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Un manteau à plumes en commun [Ft. Hyûga Sanadare]


Dim 21 Jan 2018 - 21:19
Le domaine Borukan était particulièrement impressionnant. La géographie locale paraissait intrigante, comme si les falaises qui constituaient les Hauts-Plateaux avaient été sculptées artificiellement pour y placer les terrains d’entraînements qui tapissaient les lieux. Je ne m’étais pas aventuré en dehors du domaine, préférant profiter de la vue avec pour seule compagnie mon Kiseru. Enfin… mon Kiseru et les quelques yeux vigilants des membres du Yamagenzo. Ils nous laissaient relativement bien respirer au sein même du domaine, mais on se sentait néanmoins asphyxiés.

D’un soupir, mon regard les quittait pour retourner observer le vaste paysage d’Iwa. Même si ça m’emmerdait de me les coltiner à longueur de journées, je ne pouvais que comprendre les précautions du Nidaime Tsuchikage. Notre délégation avait certes de bonnes intentions, les Iwajins ne pouvaient pas le certifier… et ils pouvaient encore moins nous accorder pleinement leur confiance.

Quoi qu’il en soit, je profitais de ce temps mort du mieux que je pouvais. D’autant plus que mon éternel aimant à emmerde n’allait pas tarder à ressurgir. En effet, à peine quelques bouffées de fumées expirées, un léger cri qui ne m’était pas inconnu finit par me faire sortir de ma bulle de confort et de repos. En me retournant, un fameux plumage rose vint s’écraser sur mon torse avant de s’envoler jusqu’à mon épaule, prenant entre ses ailes mes joues pour plonger son œil dans les miens.

- Hisao-Zo ! Tu ne t’imagineras jamais ce que je viens de découvrir ! C’est incroyable ! Sûrement la plus grande découverte de ce siècle !


- Si c’est juste de ce siècle, ça peut attendre que je finisse mon Kiseru, non ?

- Oooh, kukuku… bien sûr !


Il se décala, bomba le torse et s’afficha fièrement sur mon épaule, comme s’il paradait devant une foule. Je m’étonnais de le voir si patient, mais bien évidement, mes craintes s'avérèrent rapidement correctes. Mon bras avait à peine eu le temps de s’élever pour amener mon Kiseru en bouche que Suzaku sursauta avant de m’agiter dans tous les sens.

- Mais non, on a pas le temps ! Suis-moi !


Accompagné de loin par les Yamagenzo, la fameuse trouvaille de mon cacatoès finit par apparaître. Une trouvaille des plus décevantes, même si c’était assez drôle à voir. Une sorte de perroquet, ou un oiseau de ce style était en train de voler jusqu’à l’un des bâtiments consistant le domaine. Mais la poursuite allait s’arrêter ici. Je prenais Suzaku entre mes paumes et retournait sur mes pas – d’autant plus que les membres du Yamagenzo me regardaient d’un œil perplexe.

- Tu auras tout le loin d’apprendre qui était cet oiseau en temps et en heure. Pour le moment, tu vas me faire le plaisir de te tenir tranquille et de simplement profiter du lieu. Fichu volatile.


- Mais tu comprends jamais rieeen !

- Ouais, ouais. Je sais.

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Sam 27 Jan 2018 - 22:03
La Hyuga était à l'étage, la fenêtre ouverte pour cet oiseau agaçant, ainsi elle esperait qu'il irait piailler ailleurs, laissant ses oreilles sauves. Cela avait marché un temps, assez pour qu'elle soit à la dernière pièce à poser de son château en rouleau de requête. Quoi ? C'était une façon de s'en occuper, Akimoto n'avait jamais précisé comment elle devait le faire... Mais l'arrivée en catastrophe du perroquet ecroulait en un instant tout son ouvrage sur le bureau. Elle lui jetait son oeil mauvais, mais ce dernier en se redressant semblait trop pris par sa nouvelle choc pour y prêter attention. Il suffoquait presque en essayant de lui dire quelque chose alors qu'il fouillait dans leur malle de rangement... sortant ses accessoires favoris, laissant présager ce qu'il y avait dans sa tête plumée... il sautillait sur place.

-ALERTE ! Envahisseur ! Prépares toi vite ! Vite !

La kunoishi relevait un sourcil perplexe, elle lui demandait de se calmer un peu, et voilà qu'il l'accusait de lui avoir menti, qu'il avait enfin des preuves sur ses origines de flamants roses tandis qu'elle le suivait à l'extérieur. La femme soupirait alors qu'il se plaignait de la nonchalance de ses pas.

-Calmes toi un peu Iago... S'était-elle agacée quand soudainement il se retrouvait le souffle couper.
-Là, là ! Il prit une longue inspiration asthmatique, alors que la femme jetait un œil sur le quadrio en face d'elle.

Évidemment, ses confrères n'étaient pas ravis de la voir, partout où elle apparaissait, les ennuis n'étaient jamais loin. Ils lui faisaient signe de passer son chemin, ce qui l'encourageait à s'intéresser davantage au fumeur et au volatile objet de l'agitation. Le sien d'ailleurs de perroquet bondissait sur son épaule, la Hyuga le constatait perplexe au début.

-Sananas !!!! Il est rose !!! ROSEEEE!! Tu vois comme moi non ?!

Il avait plaqué son visage contre le sien en tenant ses joues avec ses ailes, sauf que... un revers de la main de son perchoir vivant lui avait remis les idées en place. Il roulait jusqu'au sol, gonflant ses joues de perroquet...

-T'es calmé ou je te présente sa petite sœur ? Elle désignait son autre main. Pour la dernière fois non, les flamants roses et les perroquet n'ont rien à voir...
-Il est rose !!! COMMME MON ARRIÈRE GRAND PÈRE. La Hyuga se frottait l'arrête de son nez passablement agacée, tandis qu'il enfilait ses échasses et fixait son faux bec... Évidemment les tengus avaient du mal à étouffer leur rire.
-Iago... Marmonnait la kunoishi. Désolée, il est un peu... Elle fit rouler un doigt devant une de ses tempes. Mais pas méchant. Terriblement embarrassant aussi... le perroquet faisait son show en esquintant la patience de son invocatrice.
-Pourquoi t'es rose toi ? Et c'est quoi cette coupe de gonzesse ?!! Ici c'est mon territoire je te préviens, les minettes elles sont à moi !! Qu'il jetait à l'autre oiseau depuis le sol. Sana' ! Il est roseeee LUI !
-Oh damne ce que tu peux être agaçant ! Fais toi bouillir dans un bain tu vas déteindre !
-T'es sûre ?!! Elle lui jetait son regard de ne m'oblige pas à te frapper... en l'attrapant par la queue pour l'empêcher de filer se faire bouillir. En le ramenant vers elle, elle lui avait fait perdre ses artifices. Pour le tenir tranquille, elle en éclatait un sous un de ses pieds. Laissant l'oiseau sur son épaule choqué et déjà en train de leur jouer la scène où il mourrait son cœur cédant.
-L'homme au perroquet rose.. vous êtes donc Hisao si je me souviens bien. Nous nous sommes croisés rapidement avec nos Kages, je suis l'assistante d'Akimoto-sama... enfin une de ses assistants. Elle ne jugeait pas bon de rappeler son nom son piaf l'avait déjà fait entre deux pauses où il se donnait en spectacle. L'emplumé c'est mon kushy Iago, il semble tout retourner depuis qu'il a aperçu un cousin ? Elle se rapprochait du garde du corps du Raikage pour lui murmurait la suite... Il se prend pour un flamant rose perroquet. De neurones mal connectées. L'occasion pour les deux piafs d'un plus proche face à face. Sois sage petit poulet... insistait elle finalement envers son volatile. Je vous fais visiter ? Avec un guide, la ville est toujours mieux. Vous avez vos petites préférences ? Iago est friand de biscuits secs.

Elle avait son sourire charmant, son air de sainte, ce qui inquietait d'autant plus les accompagnateurs en arrière.

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
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Mer 31 Jan 2018 - 22:05
Les mains dans les poches – malgré mon épaule encore douloureuse de l’attaque de Kumo – j’observais avec un étrange mélange d’intérêt et de confusion la scène qui se déroulait devant moi. Un petit sourire en coin manquait d’apparaître, mais vu la situation, je m’efforçais tant bien que mal de garder mon calme. Cependant, je ne me faisais pas trop d’illusion. En voyant l’étrange spécimen qui venait d’apparaître devant moi, avec ses échasses et son faux bec, je craignais que ce ne soit Suzaku directement qui se montre… disons… ‘’engagé’’ sur le sujet. Sérieux, où est-ce que j’avais atterri…

Sans surprise, Suzaku avançait très légèrement ses pattes, s’accrochant à l’avant de mon épaule, puis dévisageait avec étonnement le dénommé Iago. Il l’étudiait quelques instants, observant ses échasses, son plumage, son faux bec et sa tête. Son attention ne se portait pas sur son invocatrice pour le moment tant il semblait choqué. Il se penchait d’ailleurs vers moi, l’aile camouflant son bec pour me ‘’chuchoter’’ deux-trois mots… sauf qu’il était parfaitement audible cet idiot.

- Hisaoooooooo-zoooo….. Ce ‘’truc’’… il … il parle l’humain !


Les yeux plissés avec consternation et la mâchoire légèrement abaissée, je tournais mon visage vers un Suzaku désespérant.

- Et toi, tu parles pas l'humain, par hasard ?


Une réflexion s’en suit dans la petite caboche de Suzaku, jusqu’à ce qu’il percute enfin, ouvrant grand l’œil. Sauf… que sa réponse n’était pas celle que j’attendais.

- Merde. Bah oui je suis bête… Donc : Hisao-zo… il parle NOTRE langue…


- … t’es con ?


Encore une fois, comme si c’était devenu un mécanisme, un soupir s’échappait du plus profond de mon âme tandis que je remarquais à nouveau l’extrême idiotie dont pouvait parfois faire preuve Suzaku. Ce qui était terrible, c’est qu’il était doté d’une redoutable intelligence… mais si seulement il pouvait éviter de laisser son cerveau à la maison quand on était pas en combat…

- Nah mais garde tes gonzesses, faux-... Euh… t’es censé être quoi, de toute façon ? Moi j’ai ma chérie Sayo-yo qui m’attends au bercail. Contrairement à d’autres, visiblement ! Kukuku… !


- Ca suffit, Suzaku. Tu m’énerves et tu presses sur mon épaule.
lui lançais-je tandis qu’il se décida à se poser sur le côté gauche afin de ne pas appuyer sur ma blessure à l'épaule. Je regardais ensuite l’assistante d’Akimoto, qui m’avait d’ailleurs fait rire en me nommant d’abord d’après mon cacatoès rose plutôt que par autre chose qui m’était propre… ce qui ne manqua pas de faire sourire ce petit fourbe de kuchiyose. On s’est en effet vaguement rencontré lors de notre arrivée. Une visite ne serait pas de refus. Je sais pas trop comment m’orienter dans un cadre pareil.

Cette phrase, à elle-seule, témoignait de mon inexpérience quant à la scène diplomatique et sociale. J’avais beau être calme et raisonné, je n’étais qu’un mec perdu qui se cachait derrière une apparence confiante. Cela dit, rien de semblable à de la peur ou à du stress. Juste… une ignorance. Tout simplement.

- Je sais pas si je dois tutoyer ou vouvoyer… Mais si ça ne te dérange pas, je vais te tutoyer. Ravi que tu me connaisse, d'ailleurs Ce n’est malheureusement pas mon cas. Vu que j’imagine facilement que Sananas n’est qu’une invention du flamant rose qui te sert de compagnon, j’en déduis que tu te nommes Sana...?

Je laissais planer un petit silence, montrant que j’attendais patiemment qu’elle complète son nom. J’avais en effet deviné – ce qui n’était pas très dur en même temps – que ce n’était qu’un diminutif de son prénom. Que je ne connaissais cependant pas. Et je me voyais mal l’appeler par son surnom alors qu’on se connaissait à peine.

- Désolé de t’imposer ça, d’ailleurs, mais on aura les Tengu sur le dos. Vu que je dois être surveillé quand je sors de ma chambre, j’ai pas trop le choix. Pour ce qui est des préférences… pas vraiment. Qu’est-ce qui mérite d’être vu ou visité, à Iwa ?


- Les bars exclusivement fémin-…


- Suzaku.


- Bon… bah les bains thermaux mixt-…


- Sérieusement, Suzaku. Un peu de tenue devant… Tiens, d’ailleurs. Pour une assistante du Tsuchikage, je m’étonne que tes amis Tengus te regardent avec un air de malice pareil. Ils sont aussi moqueurs, d’habitude ?
dis-je en lui affichant un petit sourire amical.
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Jeu 1 Fév 2018 - 3:21
La discrétion et les perroquets ça faisait trente visiblement… La Hyûga ne retenait pas son sourire moqueur envers les volatiles à ce moment-là, au moins il n’y avait pas que Iago qui se montrait gauche la plupart du temps pour ne pas dire tout le temps justement ! Iago, lui par contre semblait prendre très à cœur les dires du volatile rose contrairement à son invocatrice…

-Qu’est-ce qu’il a dit ce poulet mal fini ? CROWAA !? Il gonflait ses plumes, affichant sa moustache de général duveteuse… La Hyûga lui clouait le bec d’une main, lui lançant un regard et quelques mots inaudibles qu’il semblait pourtant bien comprendre… C’est quoi une Sayo ?... Une flamante rose ?!! Le fascié du perroquet affichait un étonnement, quand celui de la kunoishi se montrait agacée.

En face, le shinobi des nuages grondait aussi, pour une raison peut-être différente qui avait fait plisser le regard de la femme devant quelques détails tandis que le gros poulet changeait de côté. Elle se frottait le menton en gardant en tête le moment, sait-on jamais. Son ara stupide faisait toujours des grimaces à son homologue rosé, se croyant discret, mais plutôt que de le recadrer-encore, Sana’ s’attardait sur le rire amusé de leur invité. Puis l’air satisfait de son volatile, sacrés pigeons colorés, tous les mêmes…

-Le tutoiement c’est parfait, plus mon genre de toute façon.
-AHHH ! TU VOIS IL EST PLUS INTELLIGENT QUE TOI IL A COMPRIS DIRECT CE QUE JE SUIS !!!

Et voilà, la kunoishi lui présentait sa main pour le faire taire, et avant même qu’elle ne s’applique, Iago clouait son bec lui-même. La Hyûga frappait dur la garce, quand elle ne lui arrachait pas les plumes le laissant cul nu pour des semaines entières. Peut-être les détails de ce genre aussi qui faisaient sourire les Tengus. Qui la prendrait au sérieux après ça ?...

-Sanadare Hyûga au complet, j’imagine que ce n’est pas très juste que j’ai le droit à me faire souffler toutes les réponses, alors qu’on te laisse dans le flou. D’un doigt elle désignait les deux gardiens masqués, ceux-là même qui l’a-do-raient ! T’en fais pas pour ça…

Son sourire de toutes ses dents s’affichait… Mauvais présage. Dans le même temps, elle avait écouté les suggestions de l’oiseau rose, toutes très plaisantes avouons-le. Des bains et un bar hein ? Les Tengu moqueurs ? Elle ne relevait pas parce qu’elle avait déjà décidé de leur sentence à venir. Alors elle invitait ce cher Hisao et son perroquet à la suivre… Iago après un échange de regard avec sa maîtresse affichait un sourire sadique, quand elle informait la troupe qu’elle les emmènerait dans son terrain de jeu favori. Déjà trop tard pour eux. La première demi-heure, ils marchaient tranquillement avec leur escorte, elle faisait la guide touristique, classique…

Jusque-là tout allait bien, puis va savoir pourquoi, elle s’arrêtait dans une rue, pour faire un clin d’œil à son compagnon de promenade. Iago s’époumonait à hurler en pointant du bout des plumes derrière eux... Les deux Tengu se tournaient évidement sur leur garde... La Hûga elle, explosa la vitrine à côté d’eux sans la moindre hésitation d’un coup vif. Les deux ninjas se retournaient aussi soudainement vers elle, Iago accroché dans le dos de sa kunoishi étouffait son rire…

-Woooww les gars ! C’est passé à ça ! Elle indiquait 2-3 centimètres au bout de ses doigts… A ça de la tête de notre invité important… Heureusement j’étais là sans vouloir me vanter… Fit-elle en posant une main sur la poitrine jouant son grand jeu, un qui faisaient rouler les yeux de ses camarades lassés d’elle depuis longtemps maintenant. Oh ici on la connaissait bien, pour le meilleur du pire. Ça venait de là ! Je le garde c’est bon. Ils n’avaient pas dit un mot pour la boutade… Elle ne leur avait pas laissé le temps d’en placer une en même temps. Akimoto ne serait pas content si …

Elle ondulait sur place avec son sourire de vilaine fille sur ses traits d’ange innocent pourtant et le duo qui comme tous ici, qui n’était pas capable de dire quand elle était sérieuse ou non, s’empressait de partir à la poursuite d’ennemis imaginaires. Tous le savaient ici, mais… C’était toujours mieux que perdre son temps avec la Hyûga et avoir à faire un rapport impliquant la responsabilité d’un incident diplomatique grâce à cette folle que le Kage actuel s’entêtait à garder non seulement dans les rangs, mais en liberté. Encore que, elle était aussi chiante dans les bas-fonds de leurs cellules… Ils avaient déjà essayés.

-Tous des mauviettes. Reprenait-elle un ton plus sérieux. Ne fais pas cette tête ! Tu crois vraiment qu’ils se mouilleraient à t’accuser ? Elle riait doucement. Surtout avec moi en avocat du diable. C’était plus elle le démon en fait… Je suis l’honorable assistante du Kage après tout. Malheureusement pour Iwa, la manigance du Borukan pour la garder ici les desservait lourdement, mais cette garce quant à elle n’avait pas mis longtemps à y trouver les failles de son contrat la liant au gros roux... Puis je suis une bonne pâte à tarte pour les gros gâteaux, les gâteries c’est mon dada. Clin d’œil elle lui tirait la langue sur son sourire coquin, à bons entendeurs !

La créature vile et tentatrice s’engouffrait dans son lieu du crime, par la vitrine pour venir lui déverrouiller la porte, elle s’appuyait sur ton son flanc à l’encadrement de cette dernière, roulant ses cheveux d’une main libre. Toujours le même air malicieux qui faisait douter sur le fait qu’elle soit complétement folle ou vraiment d’un culot sans faille. Elle s’en permettait beaucoup, c’était certain.

-Allez Puddin ! Viens jouer avec moi, je m’ennuie tellement par ici. Puis… Elle avait déjà changé la cible de ses doigts en avançant pour jouer avec la veste du garde du corps… Ses faux airs de mignonne en prime. Après tout tu es sous ma surveillance non ? Tu dois un peu faire ce que je te dis, ce qui te dédouane pas mal non ?... Le sourcil de la fille se soulevait pour accentuer le fait qu’elle se jouait des règles à sa guise tandis qu’elle le tirait un peu vers elle en reculant vers l’intérieur de la boutique…

Et toujours ce sourire ! Maudis soit-il. Son rire raisonnait dans la pièce, elle savait que les deux gus ne reviendraient pas de peur de ce qu’ils pourraient découvrir avec elle dans les parages, mais qu’ils le fassent pouvait être excitant. Pas comme si ça changerait grand-chose, la Hyûga était déjà en train de prendre ses aises sur le divan de travail, rien à voir avec une séance chez le psy par effraction. La femme tirait sur ses vêtements dévoilant toute ses cuisses en un instant, une main tapotait ces dernières.

-Approches, fais-moi voir tes talents d’artiste, dessines moi un truc sur celle-ci. Un petit souvenir !

Éternel pour le coup, mais la temporalité était quelque chose qui n’avait pas de sens pour Sanadare de toute façon. Elle lui tendait l’engin du tatoueur cambriolé, d’ailleurs ce dernier était enfin descendu de son appartement à l’étage pour voir ce qui se passait. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour reconnaitre la femme dont il avait tatoué le visage d’un cœur quelques jours avant, il la regardait elle, puis l’homme successivement. Puis sa vitrine…

-T’inquiète pas pour ça, un attentat, mais nous deux, on a géré ça, tu pourras envoyer la facture au village… Aucun soucis !

Elle mentait, cela va de soi.


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Jeu 1 Fév 2018 - 21:04
La pseudo-guerre que se livrait les deux volatiles finit par passer au second-plan jusqu’à totalement disparaître sous un élan d’autorité… voire d’agressivité de ce qui semblait être une Hyûga. Mais ce n’était qu’un début à une série d’emmerdes… que je commençais d’ailleurs à accumuler à force de traîner avec des gens aussi étranges qu’originaux. Je ne sais même pas exactement ce qui venait de se passer. Un hurlement provenait d’abord de la petite cage thoracique de Iago se fit entendre, nous alarmant d’un quelconque danger proche des Tengus. Puis la seconde d’après, un fracas de verre résonna dans tout le quartier, faisant sursauter Suzaku au passage qui, malgré son incroyable vision, ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il se passait. Et pour cause… qu’est-ce qu’elle venait juste de faire ?

Le fracas provenait de la Hyûga, qui avait purement et simplement pété une vitrine en lâchant une vieille excuse ridicule aux Tengus. Ils m’étudièrent du regard un instant avant de céder aux ‘’menaces’’ de Sanadare… Putain quelle étrange spécimen. Moi qui croyait que son perroquet était l’unique … ‘’déviant’’ du groupe.

Le problème avec ces conneries… c’est que ça m’amuse toujours. Et là, j’vais pas mentir. Ma curiosité est à son maximum.

- Ma tête s’adressait surtout à tes méthodes… douteuses. Mais bon... Alors. Qu’est-ce que tu comptes faire de moi ? T’as piqué mon intérêt. dis-je en imposant ma main sur ma taille et en arquant légèrement un sourcil malicieux.

Je ne me sentais pas très bien pour le propriétaire de la vitrine brisée mais bon… au pire, je réfléchirai à une excuse au fur et à mesure. Mais pour l’heure, son culot me guidait. Mais uniquement son culot, car un air séducteur ressortait inlassablement de la Hyûga. Cela aurait été capable de faire fondre n’importe qui… comme en témoignait cet idiot de Suzaku… mais pour ma part, je n’affichais qu’un sourire amusé. Qu’elle dévoile ses cuisses m’avait tout de même fait baissé le regard quelques secondes, tandis que Suzaku faisait une crise d’hyperventilation à cause de l’excitation que lui causait la scène.

- Hein ? Dessiner un truc ?


Son regard malicieux et fourbe n’avait pas été volé. Elle désamorça totalement la situation en me faisant finalement comprendre que nous étions dans un salon de tatouage. Le propriétaire était d’ailleurs descendu pour voir ce qu’il se passait. D’un petit regard vers la Hyuga, je finis par me décider à suivre son mensonge… du moins, en partie. Rien de vrai, rien de faux.

- Ne vous inquiétez pas monsieur. On va voir ce qu’on peut faire.


Bon bon… mon semi-mensonge fait, je m’approchais de Sanadare et me posta tout près d’elle, la jaugeant calmement du regard avant de soupirer.

- Donc récapitulons, tu as un perroquet totalement dérangé – excuse-moi Iago -, tu es une assistante-mais-pas-trop du Tsuchikage, tu n’as aucun scrupule à mentir à tes camarades iwajin ni de scrupule à péter une vitrine…
je faisais mine de juger ses actes, avant d’hausser les épaules. J’pensais pas être aussi surpris et surtout aussi vite dès mon arrivée ici.

Je lâchais un petit rire avant de regarder sa cuisse puis le matériel de tatoueur.

- Hm… tu as de la chance, j’ai quelques notions dans ce domaine-là. Mais dis-moi, je suis quand même curieux. Qu’est-ce qui peut bien te passer par la tête pour avoir envie d’avoir un tatouage provenant d’un parfait inconnu ?


- En plus un inconnu plutôt moyen quoi. NON MAIS DESOLE HISAO-ZO, A LA LIMITE, ELLE ME L’AURAIT DEMANDE A MOI-…

- Suzaku, va jouer avec ton pote flamant rose-mais-pas-vraiment et laisse les adultes causer.


Une petite promenade dans le salon de tatouage me permit de trouver un livre avec des centaines de tatouages y figurant et qui servaient ainsi de modèles aux clients peu inspirés. Sans m’asseoir aux côtés de Sanadare, je m’appuyais tout de même sur le divan en lui tendant le livre.

- Vas-y. Choisis. Mais… j’te préviens. Si je rate, faudra t’en prendre à toi-même. C’est à tes risques et périls, après tout.


Si son sourire était très caractéristique, mais cette fois, c’était le mien qui s’affichait avec un léger penchant fourbe. Je n’allais quand même pas commencer à la tatouer sans l’avertir des risques encourus, après tout.

- Akaho-koko, tu lui tatoues une fleu-fleur ! Elles aiment ça, les filles ! Ou un cœur, ouais, un cœur… c’est bien ça. En tout cas, faut lui tatouer un truc joli. Genre… regarde Iago, tu fais le contraire, et ce sera parfait !
dit-il en faisant des petits mouvements ninjas vers son homologue à plumes.

- Finalement… je lui retirais le livre – qu’elle ne feuilletait pas vraiment d’ailleurs – et prenait une chaise pour me poser à côté d’elle. J’vais te faire un truc qui a de la valeur pour moi. Lié à moi et à Suzaku. Dis-moi, quelle taille le tatouage ? Enfin… bien sûr… le risque augmente avec la taille, hein.

J’haussais à nouveau les épaules en lâchant à nouveau un petit éclat de rire. J’étais penché et prêt à commencer. Il me manquait plus que son feu vert. Je regardais un instant les plumes qui pendaient à certaines de mes dread et dévisageais également mes poignets libres de tous liens.
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Lun 5 Fév 2018 - 5:36
Comment ça douteuses ses méthodes ? La Hyûga n’avait même pas relevé autrement que par son sourire malicieux, il était loin du compte de ce qui pouvait l’attendre avec une pareille hôte. D’autant plus qu’il constituait un partenaire de jeu particulièrement attractif et résistant. Il lui rappelait un peu le flegme de son ancien partenaire de jeu, affectueusement surnommé l’idiot, ouais, ouais Taishi, dans le mille, mais en plus… Charmant ? Au moins, il n’avait pas sa déviance « scientifique mammaire », preuve de sa bonne intelligence comparé à l’Hayai. Iago quant à lui s’était perché en haut de la porte d’entrée pour guetter la place pour sa maîtresse, un vrai oiseau de garde qui se foutait littéralement et grossièrement de la face de son homologue rosé devant sa réaction. Il s’envolait alors pour venir rajouter du poids sur l’épaule du kumojins, moqueur, il murmurait alors sans discrétion à son confrère…

-Moi mon gars, je prends des douches avec elle toute nue tous les jours tu vois, puis je dors entre ses…. CROOOAAWAAAA !!!! Il s’envolait subitement pour éviter le tir terriblement précis du projectile de fortune de la kunoichi. QUOI QUOI ?! C’EST LA VÉRITÉ !

Le kumojins, fidèle à lui-même, restait concentré sur ce qui se passait et sa jauge d’appréciation auprès de la Hyŷga montait en flèche quand il la suivait dans son baratinage. Une fois le tatoueur disparu et alors qu’il lui parlait-sans qu’elle l’écoutait vraiment, cette dernière le fixait longuement. Son éternel sourire aux lèvres.

-COMMENT ÇA DÉRANGÉ ?! T’AS BIEN REGARDÉ TON EMPLUMÉ BAVER COMME UNE LIMACE DEVANT UN BOUT DE PEAU DE FEMELLE HUMAINE ?!! L’oiseau semblait vexé, il revenait se poser sur l’épaule du kumojins-sans gêne- pour faire un face à face de bec contre bec !
-Qu’est-ce qu’il y a de si surprenant ? Que je sois moins hypocrite que la moyenne qui jouent les saints et n’en pensent ou n’en veulent pas moins ? Elle lui offrait cette fois étrangement un sourire… tendre ? C’était rare que le monstre de scène perde sa façade, même un instant. Ce qui s’est passé dans ma tête ? J’en ai envie, voilà tout. La vie est tellement fragile, autant vivre intensément la liberté, tant qu’on l’a. Peut-être qu’il n’y a que ceux qui l’ont perdus un jour qui apprennent ça !

Comme elle, au fond de sa cellule de « réhabilitation », puis entre les murs de ce village, garder bien à l’œil, avec un poste bien choisi pour la maintenir sous contrôle. Malgré les débordements de ses excentricités, la nature de Sanadare offrait quand même ses avantages, quand quelque chose allait mal, on pouvait lui mettre sur le dos, d’un ça ne l’affectait pas, de deux, qui viendrait s’en plaindre auprès de cette créature excessive et imprévisible ? Une soupape efficace pour Akimoto en somme qui n’avait l’air de rien. Personne ne la prenait au sérieux. L’association parfaite.

-Des notions ? Tu es un amateur aussi ? Au risque de provoquer un arrêt du petit cœur du volatile guimauve, la femme lui en montrait un autre en tirant sur ses vêtements sur un emplacement plus réservé. Le côté de la fesse droite qu’elle leur présentait en pivotant avait une empreinte de patte d’oiseau tatoué. La femme malicieusement glissait son regard sur l’amateur de belles formes, le seul qu’il y avait ici visiblement. Peut-être que ça plairait aussi à Suzuka-sama de laisser la marque de son passage ? Battement de cils, clin d’œil.

Iago en hauteur levait les yeux au ciel, cette femme incroyable, d'autant plus que ce n'était pas la sienne, la patte était plus volumineuse, une histoire de dindon. Un peu de sérieux lui revenait devant les mises en garde d’Hisao, elle le fixait et dans son regard il pouvait lire qu’elle n’était pas du genre à s’embarrasser des détails.

- Bof, l’art c’est relatif, on ne rate jamais une création, on ne sait juste pas l’apprécier à sa juste valeur parfois, voilà tout. C'est l'intention qui compte, crois moi.

Le perroquet de la Hyûga refit une crise à la suite des commentaires de son homologue, mais l’assistante ne semblait pas vouloir y porter attention, elle commençait à s’impatienter. Quand il se décidait enfin à passer à l'action, elle se recalait avec un air satisfait.

-Je ne sais pas, fais-le à la taille que ta patience pourra supporter le travail ? Sa main roulait ses cheveux dans un tic, quand elle n’avait rien à faire, elle fixait avec une assurance déroutante le regard du kumojins, qui pour rien au monde ne se serait laissé intimider. Intéressant ! Quelque chose d’important pour vous ?... Hum… Elle les détaillait tout deux dès lors, sous un regard plissé, une très bonne observatrice, car perdre la vue, faisait apprécier les détails une fois à nouveau capable de les observer. Une plume. Annonçait-elle d’un ton sûr en tournant son regard sur l’homme. Alors je veux qu’elle soit rose et jaune. Ok ? Comme elle s’en permettait beaucoup, cette fois, se fut la plume pendant dans ses cheveux à lui qu’elle faisait rouler entre ses doigts. Si vous travaillez bien, il est possible que je vous récompense comme des rois en sortant d’ici. Un doigt sur ses lèvres pour dire qu’elle garderait la surprise, son dernier regard était pour l’oiseau rosé. Visiblement son meilleur public aujourd’hui…






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Sam 10 Fév 2018 - 11:45
- Kukuku, ne sais-tu donc rien de la beauté humaine, oiseau de pacotille ? lança platement Suzaku à son homologue en ‘’arrière-plan’’. Je suppose qu’on ne peut pas tous faire partie des hautes sphères… surtout avec des plumes si peu entretenues. Conclua-t-il dans un ricanement moqueur. C’était de bonne guerre, cela dit. Quelque part, ça devait amuser Suzaku de rencontrer un perroquet dans une situation pareille.
De mon côté, posté face à une Sanadare plus intéressante que je ne l’aurais imaginé, mon regard étudiait son unique œil avant de se plisser sous le mouvement de mes lèvres, qui dessinèrent un fin sourire pendant que je me préparais à entamer le tatouage.

- Tu as sans doute raison. Il faut sûrement l’avoir perdu pour comprendre ce qui se passe dans ta tête.

Difficile à dire si je désirais lui transmettre un message ou si, au contraire, je tentais de dissimuler quelque chose. Elle pouvait aisément avoir deux lectures sur ce que je venais de dire. Quoi qu’il en soit, la raison pour laquelle la Hyûga dégageait une aura agréable à mes yeux était peut-être lié au fait que je voyais en elle, quelque part et pour une quelconque raison, une certaine ressemblance avec moi. Est-ce légitime de le penser ? Est-ce simplement logique ? Aucune idée.

Toutefois, le sujet n’était pas là. L’intérêt de cette journée était visiblement de s’occuper du tatouage de l’assistante du Tsuchikage. Elle en avait d’ailleurs déjà un sur la fesse droite, ce qui fit tomber de haut Suzaku.

- Mes yeuuuux ! A l’aide ! Je ne vois presque plus rien !!!


- Tu n’as qu’un œil.

- Bon. T'arrête de gâcher mon talentueux jeu d'acteur ? Je peux jamais rien faire avec toi !

Sans me préoccuper de lui, je devais tout de même reconnaître que les formes de l’iwajin étaient particulièrement agréables. Mon regard transitait entre son tatouage, ses cuisses et son visage avant que je ne me décide à focaliser mon attention sur la zone qui sera bientôt tatouée. Il n’y avait toujours aucune trace de perversité ou de désir dans mon regard. Mais le simple fait que je l’aie remarqué était déjà peu banal.

- Oi, oi. Pour la santé mentale de Suzaku, évite de dire ce genre de trucs. D’autant plus qu’on a pas besoin d’être récompensés pour ça. lui dis-je avec un petit sourire amical. L’idée de la plume rose me plaît. J’ai peut-être quelques idées, déjà.

Ma main se déposa sur sa cuisse et évaluait la surface sur laquelle j’allais travailler. Je sentais le regard enflammé du cacatoès, toujours allongé au sol, mais que voulait-il ? Je n’allais pas tatouer sans toucher un minimum la Hyûga. D’autant plus qu’il sait très bien comment je suis.

Après un soupir à l’attention de mon partenaire à plumes, j’allais d’ailleurs lui en arracher une pour m’en servir de modèle. Si je lui avais fait part des risques qu’elle encourait de demander à une personne comme moi de lui faire un tatouage, j’avais tout de même à cœur de faire mon travail correctement.

- MAIS TU TE PRENDS POUR QUI ! MON BEAU PLUMAGE !


- La ferme, laisse-moi travailler.


Je déposais la plume sur le divan, non loin de la jambe de Sanadare et commençais lentement à marquer de minuscules croix avec de l'encre afin que cela serve de repère. En les marquant, j’évaluais également la taille que la plume aura. Le choix n’était pas facile. Je ne voulais pas y passer des heures mais je n’avais pas non plus l’intention de lui faire une connerie d’à peine 5 centimètres de long.

Pour le moment, je restais silencieux et n’engageais aucun type de conversation. Je n’étais pas un expert donc le ‘’squelette’’ du tatouage devait prendre forme avant que je ne me permette de me relaxer. Finalement, ce fut assez rapide. Les marques étaient posées et j’avais, en plus de ça, une idée pour rendre le tatouage vraiment personnel. Je faisais quelques points tout autour de la plume, sans pour autant révéler à Sanadare ce que ça allait être.

- Prête ?

La séance allait être plus douloureuse pour elle que pour moi. Alors autant qu’elle lance son feu vert. Une fois que c’était fait, je commençais lentement à marquer les contours de la plume afin d’avoir la représentation exacte de la taille que cela prendra. Quinze centimètres semblaient être la longueur qui se dessinait petit à petit.

- Pour en revenir à cette histoire d’hypocrisie et de saints… quelles situations merdiques t’as traversées pour penser et agir comme ça ? C’est pas une critique. Loin de là. Je préfère avoir quelqu’un d’honnête en face de moi plutôt qu’une personne qui tourne autour d’un sujet sans jamais dire précisément ce qui en est vraiment.

Le squelette de la plume se dessinait lentement, mais sûrement. Quelques traits servaient déjà à marquer les irrégularités que pouvaient avoir les extrémités d’une plume. J’étais étonné par le début de mon travail, qui était plutôt réussi. J’espérais pouvoir continuer comme ça.

- Tu as le droit de garder tout ça pour toi, bien sûr. Mais je dois avouer que ta personnalité m’a pas mal intrigué jusqu’à maintenant. On en rencontre pas tous les jours, des personnes comme toi.


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Mar 13 Fév 2018 - 2:56
Pendant que la guerre des plumes était à son comble, la Hyûga observait toute la scène avec un intérêt évident, c’était rare de voir sa boule de gras emplumé se remuait autant pour quelque chose ou plutôt quelqu’un. Il préférait s’empiffrer d’ordinaire. La femme jetait son regard d’un seul œil vers son artiste du jour quand il acquiesçait la véracité de ses dires, un petit sourire de plus qu’il lui décrochait, la liberté aussi c’était relatif. Ainsi, décidait-elle que sa nouvelle marque serait dédié à celle-ci et sans le savoir, le Kumojins était en train de lui offrir une porte de secours vers son avenir. Alors elle espérait qu’il dessinerait vraiment les détails qu’elle espérait, comme un signe du destin qu’elle était toujours dans les bonnes grâces de Dame la Chance. Bien que la Hyûga avait toujours eu un don pour forcer cette dernière.

-C’est criminel j’avoue, je n’aimerais pas me faire interrompre non plus durant mon jeu de scène, surtout avec un pareil talent.

Haussement d’épaules pour le Kumojins en tort visiblement, bien que Iago lui se mettait immédiatement de son bord en critiquant les compétences artistes de son homologue rose. Voilà qui allait les occuper encore un peu pour se disputer, peut-être qu’ils faisaient un peu exprès au fond. Forcément, il tirait un petit rire en lui assurant qu’il n’y aurait pas de quoi ou du moins de mérite à les récompenser. Elle se demandait alors, ce qu’il dirait, si elle lui avouait un jour que l’idée et le choix de son emplacement étaient parfaitement calculés pour la suite logique de ses plans personnels. Étrangement concentrée, elle s’assurait de graver dans sa mémoire son expression souriante dont le rappel, lui ferait probablement patientait plus facilement « le bon moment ». Peut-être un jour, peut-être pas, quelle importance.

-Oh, ça c’est ce que tu peux croire, mais les choses les plus évidentes ne sont pas toujours forcément la réalité du vrai fond des dites choses.

Une bien confuse phrase, dans toute son espièglerie légendaire, pas sûre qu’il comprendrait, mais ce n’était pas important, pas lui qui aurait à dealer de toute façon avec tout le merdier qui s’en viendrait. La kunoichi espérait qu’il serait déjà rentré chez lui avant ça, mais après tout, tout ne tenait plus qu’à un fil et un pion providentiel offert par son pire ennemi lui-même, son clan. La pensée la rendait joyeuse, ça se voyait sur son visage, même si on aurait mal pu deviner à cet instant toute la profondeur sombre de ses pensées. Sa main sur sa cuisse était tiède, étrange avec ce froid, peut-être pour ça qu’elle retenu le détail, non pas sans guetter d’un coin de l’œil les échanges entre le perroquet et son maître. Le duo ressemblait au sien, celui qu’elle formait avec Iago, alors oui, elle appréciait… Encore plus quand il lui arrachait une plume comme elle avait la fâcheuse manie de le faire.

-Puis au fond, si c’est sa plume ton modèle, j’aurais sa marque non ?

Son ricanement joyeux plombait d’autant plus l’humeur de son propre perroquet. Qui fit des bonds sous le regard de sa maîtresse jurant silencieusement qu’il aurait aussi son rôle à jouer. Pas de jaloux. Au fond, il avait même déjà eu son heure de gloire indirectement. Au « prête », la femme hochait la tête affirmativement, suivant avec attention ses gestes et son étrange douceur dans l’action, un petit plus surprise semblait se profiler à sa plume et comme elle aimait ça les surprises, la Hyûga se ravissait. C’était dur pour elle d’en avoir malheureusement elle manquait cruellement de naïveté malgré les apparences.

-Définissons merdique ? Par exemple, être l’assistante d’un Kage, c’est merdique. Glissait-elle dans un petit rire avant de lever sa mèche de cheveux couvrant la moitié de son visage et son œil manquant. Le Byakugan se vend plus cher que n’importe quelle pierre précieuse. Tu le savais ? En toute sincérité, je suis née dans la Sôke. Tu connais cette histoire de branche chez les Hyûga ?

Au cas où, elle s’évertuait à le lui expliquer assez simplement, mais avec des détails tout de même assez surprenants. Son ton changeait quand elle évoquait la forme d’esclavage de la Bunke qui la répugnait depuis toujours, avant même d’être reniée. Alors simplement, elle concluait avoir été chanceuse dans son histoire, aussi terrible certains pourraient la qualifier.

-Je suis restée aveugle sept ans et mon monde n’a jamais été plus clair qu’à ce moment-là où tous les masques et les faux semblants se sont effondrés. Nous avons un médecin d’exception, tu mettras ça dans ton rapport j’espère, en plus de vanter mes courbes.

D’un sourire entendu, elle lui relevait un sourcil, assistante du Kage pour rappel, si chez on avait lancé l’ordre aux recrutements d’infos, logiquement chez eux aussi. Au fond Sana’ était persuadée que tous les villages avaient plus oû moins le même fonctionnement sur certaines bases et qu’ils s’entretuaient justement par cette rivalité de semblable justement. Il suffisait de regarder les perroquets pour comprendre sa pensée.

-Dis aussi qu’un jour je ferais tombé le clan Hyûga. Je ne peux pas mourir avant ça tu sais. Elle le fixa, une expression plus neutre, mais une lueur déterminée dans son seul œil. Tu le feras ?...

Sûrement qu’il comprendrait à son ton qu’il ne s’agissait pas d’une vraie question, mais qu’elle avait plutôt besoin de le croire. Avant d’admettre qu’elle serait définitivement gommée de l’histoire, perdue dans son néant l’ayant fait naître.

-Je n’ai pas l’intention d’en émettre un sur toi, tous ces jeux-là ne m’intéressent pas, je ne sers que moi.

La vérité et si elle servait le village, c’était seulement dans ses propres intérêts, jamais pour rien d’autre, comme arrêter masse de criminels pour visiter maintes et maintes fois la prison qui les terrait. Sa tête se secouait dans des moments comme ceux-là, la Hyûga espérait vraiment que ça aurait valu le coup. D’un sourire timide, elle se permettait une question à son tour.

-Et toi, tu as appris ça comment ? Je veux dire tatouer ?

Le vice de son esprit voulait demander où, mais un bout encore humain voulait préserver cet homme à l’étrange aura de sa nature corrompue. À cet instant, elle choisissait l’innocence pour la dernière fois.

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Sam 17 Fév 2018 - 18:47
Très bien. J’hochais plusieurs fois la tête tout en continuant mon travail sur sa cuisse, mais elle avait réussi à me perdre. Les sourcils froncés, je pris une petite inspiration avant de lever la tête et de plonger mon regard dans le sien.

- Les choses évidentes ne… Euh… Je sens que tu as essayé de me dire quelque chose… mais je suis pas sûr que c’était compréhensible.


- Même moi j’ai rien compris, Akaho-koko. Et pourtant, tu connais mon extrême intelligence ! Mais je crois qu’elle voulait dire que, même si tu étais le maître, c’était moi qu’elle préférait.

- … hm-hm.

- C’est qu’une interprétation… hein.


Ma tête s’abaissait quelques secondes le temps que je lâche un long soupir. C’est fou comme, malgré le fait que je le connaisse par cœur, il arrive encore à m’étonner et à m’exaspérer. Une qualité rare. Qu’est-ce que je me suis emmerdé à conclure un contrat avec ce kuchiyose-là…

D’un haussement d’épaule nonchalant, je poursuivis le tatouage tout en prêtant une oreille attentive à ce qu’elle disait. L’atmosphère n’était en rien semblable à celle qui régnait quelques minutes plus tôt. Sa sombre histoire semblait l’avoir ouvert les yeux – à défaut d’en avoir perdu un – mais je sentais surtout une certaine justification. Je ne connaissais pas assez la personne pour juger, mais quelque chose me gênait dans sa façon d’expliquer, de voir, ‘’d’évoluer’’.

- Je vois… Je me suis éloigné de ma famille il y a déjà bien longtemps. Sans connaître ni même imaginer ces conneries de branches principale et secondaire, j’en ai vu assez pour savoir que ça ne finit pas toujours de la meilleure des manières.


Et je ne croyais pas si bien dire. Cette histoire l’affectait, mais elle ne désirait plus regarder derrière elle. Son œil fixait le futur, et ce futur était aussi sombre qu’ambitieux. Faire tomber sa famille ? C’est de la folie, de la bêtise, ou du courage ? Impossible à dire, et surtout, trop tôt pour le dire. Peu importe l’image que Sanadare a à mes yeux, j’étais un inconnu qui jugerait ce qu’il ne connaissait pas.

- Pour le médecin d’exception, c’est d’accord. Pour les cuisses, pas sûr que ça intéresse qui que ce soit. Une pause me fit penser aux rumeurs, à Shuuhei, à Daisuke. Euh… quoique… Ses courbes intéresseraient finalement les principaux concernés. Si j’étais moins pragmatique, je l’aurais fait. Pour ce qui est de tes projets…

Les contours de la plume étaient terminés. Les détails à l’intérieur allaient lentement se dessiner tandis que le brouillard planant sur la touche personnelle était toujours bien présent. Je m’en occuperais qu’à la fin. Jusque-là, j’étais très curieux quant à tout ce qui tourne autour de cette Hyûga.

- A t’entendre, tu sembles prête à mourir prochainement. Comme si tes jours étaient comptés. Je ne veux pas rentrer dans les détails personnels, mais ce n’est pas le genre de pensées qui sont agréables à mes yeux. Tu es libre. Pourquoi tu t’emmerdes avec ça ?

Je levais le menton, plongeant à nouveau mon regard dans le sien et arrêtant, temporairement, mon travail sur sa cuisse. Je désirais voir son œil, son visage… en bref, l’observer quand elle parlait et surtout, quand elle écoutait mes remarques. Un bref instant me permit de la regarder, mais le tatouage n’allait pas avancer tout seul.

- Je n’ai rien à cacher. Rien qui me semble spécialement néfaste, en tout cas. Je faisais une pause, enchaînant donc sur sa question. J’ai fait de la prison. Injustement. Je soufflais du nez, aussi amusé et dépité par ce que je disais. C’est cliché, le prisonnier qui ne méritait pas son sort. Mais bon…

Cette fois, je prenais les devants. J’avais déjà entendu des remarques perplexes sur mon passé. Soit on ne croyait pas que j’avais fait de la prison, soit on ne croyait pas à mon innocence. Dans les deux cas, ça m’emmerdait, mais je n’avais pas d’autre choix que de faire avec.

- Faut bien s’occuper. J’étais pas à ma place, là-bas. Je tuais le temps car je traînais avec personne. C’était une troupe de cinglés, de criminels et d’idiots. J’étais pas comme eux. Et je le suis pas plus aujourd’hui.

La vérité était que j’avais surtout appris avec des Suzuri. Du moins, la partie pratique de la chose. En prison, j’avais assimilé les fondements, les gestes. Mais je n’aurais fait que me lacérer la peau : On avait aucun matériel digne de ce nom.

- Qui es-tu, au fond ?
lançais-je soudainement. J’arrive pas à comprendre qui tu es en t’entendant parler. Et ça me déstabilise un peu. J’affichais un petit sourire, légèrement distinguable par l’iwajin. Ce sera plus simple pour décrire la personne qui a fait tomber le clan Hyûga. Je m’efforçais de rester de bonne humeur avec elle. Sanadare m’était sympathique, mais j’avais, quelque part, ''peur'' de découvrir qui elle était vraiment.


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Sam 17 Fév 2018 - 21:21
Elle riait joyeusement devant la face qu’ils affichaient tous ne semblant pas comprendre ce qu’elle voulait dire par sa phrase si compliquée. Simplement d’un haussement d’épaules, elle fixa son regard dans le sien d’un seul œil.

-Peu importe, Suzaku a raison, chacun doit pouvoir l’interpréter à sa façon. C’est là toute l’idée.

Effectivement, la réalité se maniait avec une facilité si déconcertante que c’était aussi troublant qu’amusant. Enfin, pour la Hyûga dérangée du moins, mais l’était-elle vraiment tant que ça ? Il lui parlait à son tour de sa famille, ce qui lui décrochait un sourire, elle n’attendait pas de retour en réalité. Pour une fois, c’était presque gratuit, presque, parce qu’il était évident qu’elle n’avait pas choisi de lui dire tout ça juste pour vider son sac. Qu’importe à quel point il avait de beaux yeux !

-Hey, tu ne peux pas ne pas parler de mes courbes, tu sais tous les efforts que ça me demandent pour les dessiner ?!

Presque elle aurait eu l’air fâchée, mais ça se voyait bien qu’elle faisait encore son show échangeant des regards profonds entres leurs iris et l’examen de l’avancement de la création. Il était doué, ce n’était pas si désagréable que ça, puis la fille n’était pas vraiment du genre sensible non plus. Alors ça la faisait rire encore quand il lui parlait de sa probable acceptation de la mort, le moment parfait pour lui attraper le menton et lui faire lever la tête vers elle. D’ailleurs, la borgne se rapprochait pour qu’il profite au mieux de toute la lueur de son regard et son expression à ce moment précis.

-Tu es dans le faux. Je ne vais pas mourir, même la mort ne veut rien savoir de moi. C’est tout l’inverse, je compte survivre longtemps, très longtemps, car chaque jour de mon existence est un jour de malédiction pour celui qui profite encore de mon œil. Son sourire s’étirait. Mais il y a peut-être un décompte, mais en rien la fin est tragique pour moi. Crois-moi, c’est exactement ce vers quoi je cours de mon propre grès. Elle le relâchait en caressant sa joue. Non, je ne serais libre qu’après avoir réglé ça. Certaines obsessions sont plus fortes que tout, tu dois bien le savoir.

Le chapitre sur la prison la gardait silencieuse un instant, elle lui laissait alors le loisir d’enchaîner, visiblement, la kunoichi avait réussi à capturer son intérêt, une bonne chose non ? L’homme à l’oiseau rose, comme elle l’avait abordé semblait un peu perdu sur sa réalité et il avait bien raison de l’être, sûrement était-il plus clairvoyants que beaucoup ici. Parce que son point de vue était neutre ?

-Je ne suis pas celle qui tient la plume pour écrire l’histoire, mais je serais celle qui aura murmuré aux bonnes oreilles des acteurs qui l’inspireront. Tu sais l’innocence ou culpabilité, ce n’est jamais qu’une question de point de vue et de la façon dont on expose les faits. Je te crois quand tu le dis, parce que toi-même tu en es convaincu. Au fond, tu sais à quel point le sentiment d’injustice est corrosif. Puis tu sais, j’ai moi-même fait un tour en cellule, j’étais genre fouteuse de trouble, une abonnée du mitard. Et pourtant, je n'avais même pas encore commencé les festivités...

Elle haussait ses épaules un rictus doux en coin de lèvres en le fixant.

-Et tu aimes ça tatouer les cuisses d’une kunoichi d’iwa. Lui fit-elle taquine en soufflant sur son visage pour le déconcentrer. Je suis sûre que tes mains pourraient démontrer nombre d'expertises si on leur donnait de la matière à travailler. Mes doigts aussi sont habiles. Elle ricanait de son air espiègle en remontant son sourcil. Pariant même sur le fait que l'oiseau comprendrait plus vite que le maître.


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Sam 24 Fév 2018 - 0:33
Il fallait le reconnaître : Malgré son caractère … original… elle savait parfaitement comment m’amuser. Mon souffle chaud vint encore s’écraser sur sa cuisse alors que je lâchais un petit rire moqueur.

- Bon, si c’est comme ça, je peux bien en faire mention quelque part…


Puis… tandis que je m’apprêtais à poursuivre mon travail, je sentis des doigts s’imposer lentement et subtilement sur mon menton afin de le soulever. Le visage de la Hyûga était proche. Très proche. De mes yeux calmes, je pouvais observer, voire admirer le regard de Sanadare, qui semblait vouloir communiquer par la voix et par l’image. Cette fille était indubitablement complexe, mais chaque phrase qu’elle prononçait ne faisait qu’amplifier le brouillard d’incompréhension dans lequel j’évoluais. Dès que je pensais comprendre, une nouvelle information venait la contredire. Pourtant, j’avais l’intime sensation que, quelque part, je comprenais ce qu’elle partageait avec moi.

- Je vois… ce sont toujours les pires, ceux qui dictent au lieu d’écrire. Ceux qui manipulent au lieu de diriger. C'est ceux qu'on doit redouter. Et d’après ce que j’entends, tu corresponds typiquement à l’archétype de l’emmerdeuse… donc tu es plutôt fidèle à ta réputation. Ou tu as fait en sorte de coller à celle-ci.

La manière dont je le disais… c’était perceptible qu’il n’y avait pas de jugement de valeur. Était-ce son histoire qui m’avait touché ? Ses idéaux et ses opinions ? Sa façon d’être, voire même sa réputation ? Je n’étais pas assez bon pour comprendre mes ressentis. Je n’étais pas assez expérimenté pour piger pourquoi je comprenais ou appréciais quelqu’un. Mais en tout cas, je n’allais pas la juger ou la critiquer pour ses choix.

Mes yeux plissés, je restais focalisé sur son tatouage tandis que des mots plus fourbes que tout à l’heure vinrent pénétrer mes oreilles. Même du haut de mon ignorance en matière de gestes sociales, j’avais bien compris où elle tentait d’aller avec son petit jeu. Sauf que mon regard restait braqué sur sa cuisse… pendant un temps.

- Il fait chaud, Hisao-Zo, non ? Phfew, je crois que je vais prendre l’air ! Sinon… mon cœur va lâcher !
Il se mit à battre des ailes jusqu’à la sortie afin de prendre de grandes bouffées d’air. On pourrait presque croire qu’il rougissait. POH LA LA MAIS QU’EST-CE QU’ELLE EST-… hm-hm…

- Hm c'est vrai que ça ne me déplaît pas de tatouer. Et comme tu as dit, tu as de jolies courbes… Mais je ne suis pas ce genre de type qui tombent facilement sous le charme d’une fille. Je levais la tête, lui souriais puis lui fis un petit clin d’œil moqueur. Laisse-moi plutôt continuer ton tatouage. Je n’aimerais retenir l’assistante du Kage pendant des lustres. dis-je finalement sur un ton de malice.

Mes gestes semblaient peut-être sensuels, maintenant que j’y pense. Ma main n’hésitait pas à basculer à gauche, puis à droite. Encore une séquelle de mes années d’emprisonnement. J’avoue ne pas vraiment penser à l’image que je dégage dans des situations pareilles. Mais c’était pour le tatouage, qui commençait d’ailleurs à prendre forme. La plume était complète et rendait mieux que je ne l’aurais imaginé. Mais ce qui était intéressant, c’est que je commençais à ajouter des chaînes tout autour de la plume, dont certains maillons se brisaient, comme si la plume se libérait.

- Tu pourras y trouver la symbolique que tu veux… moi, c’est simplement mon histoire que je viens de te tatouer. A t’entendre, je trouve qu’il te correspond bien aussi. Je ne sais pas quand est-ce qu’on se reverra, mais t’auras un souvenir durable de ma part.


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Mar 27 Fév 2018 - 6:47
Comme un chat qui voudrait jouer toutes griffes dehors avec un autre, parce que c’était plus divertissant que les souris, innocentes créatures sans once de chance. Le sourire de la femme s’affichait satisfait devant sa requête acceptée, ah si pouvait être toujours aussi à négocier qu’avec lui… Encore que.

-Comment ça ? Quelle réputation ?

Savante comédienne, elle aurait presque pu jouer les surprises, mais l’effet ne prenait plus vu qu’elle s’amusait de ses jeux de scène à l’excès depuis le depuis de leur rencontre. Des réputations, elle en avait bien plusieurs, des sons de cloches variant selon les personnes, les grades, le coin de la ville. Si elle venait des Tengû, il connaîtrait son sobriquet « la folle », intenable qui fait de belles gâteries au Kage pour que ça passe. Parlant de ça, Iwa tout entier connaissait son manque de sérieux pour tout, absolument tout. Dans les postes de police, ces anciens partenaires lui auraient vanté sa descente de sake et ses méthodes musclées. Ceux qui composaient ses seuls acolytes, auraient excusé ça par sa trop grande créativité. Elle secouait la tête, elles étaient toutes vraies, et pourtant archies fausses parce que crées de toutes pièces par l’actrice principale. Village d’imbéciles, de shinobis imbus quoi, hormis quelques exceptions trouvant vertu durement à ses yeux, comme lui ? Mais elle ne le connaissait même pas. Peut-être ce qui l’amusait autant, quand il partirait, il serait aussi étranger à l’histoire que quand il était arrivé et pourtant devenu une muse pour le reste de ces jours restant. Lui-même qui l’ignorait en travaillant sur ses cuisses pour ne pas affronter la tentation. De bonne guerre et intelligent. Ce qui ne l’empêchait pas de se moquer en riant de bon cœur –pour vrai- de longues minutes alors que l’oiseau rose avait plus de mal à jouer de sa badassattitude.

-Ne fais pas cette tête. Si tu ne veux pas, ce n’est pas grave ! Il lui fit son clin d’œil moqueur et cela lui donnait son sourire mesquin… Tu as le droit de jouer dans l’autre équipe tu sais. Moi aussi des fois après tout, je le fais. Retour du clin d’œil. Ne t’inquiète pas de mon temps, ce n’est pas comme si j’étais une vraie assistante ou que je travaillais.On le sait tous les deux, comme tout Iwa d’ailleurs… N’est-ce pas un peu ridicule d’ailleurs…

Son sourcil s’arquait, à quoi pouvait penser Akimoto ? Même pour elle c’était un mystère, ce qui l’inspirait à lui partager un secret…

-Et tu sais comment je le suis devenue, assistante ? Une nostalgie au final s’empreignait sur son visage. J’ai démissionné à l’heure du déjeuner, pendant son repas. Poser mon bandeau d’Iwajins, ma plaque de police, en mode c’est fini, je ne veux plus du Yamagenzō, je ne veux plus être ton élève ou même kunoichi, ni rester ici. Akimoto ! Fit-elle en mimant la scène, joueuse comme elle était. Je me barre. Parfaitement, je me barre. Elle riait joyeusement, comme une petite fille qui raconte les bêtises réprimandées par son papa. Il m’a donné une mission et quand je suis revenue… Tu connais la suite et c'est moi la folle pourtant.

Sa tête se remuait. Qui était le plus fou des deux au final ? Le Borukan ou la Hyûga ? Son calme revenait doucement, même si la Hyûga refusait de l’avouer, ce qui lui avait semblé être des moments terribles devenaient avec le recul de bons souvenirs. Est-ce qu’elle pourrait un jour rire de toute son histoire ? Peu importait, la douceur de ses gestes avaient le don de la garder si apaisée. Son corps était détendue et dire que le kumojins résistant ne lui faisait pas d’effets serait mentir, mais… Sana’ savait aussi quand il était temps d’abandonner pour ne pas gâcher tous les efforts des troupes dans une bataille. L’important n’était peut-être pas tant la victoire, mais la limitation des pertes… Elle fixait de son seul œil le tatouage, calmement.

-Tu as raison, il est parfait. Peut-être quand mes chaînes se seront brisées elles aussi, qu’en dis-tu ?

Son regard d’un seul œil se fixait un moment sur le dessin, plus parfait qu’elle l’aurait pensé. Quelle tristesse au final d’être plus proche d’un kumojins dans la réalité à cet instant que n’importe qui d’autres dans sa vie. La Hyûga se rendait alors compte en quelques secondes ce qu’elle n’avait jamais voulu admettre, mais toujours su, elle était aimée et entourée par bien des âmes ne laissant jamais tomber, quoi qu’elle fasse, mais… Malgré tous leurs efforts, hier, aujourd’hui, comme les jours arrivant, elle était seule et personne ne pourrait rien y faire. Ironie pour cette créature populaire de bien des façons, adulée avant ses yeux, pointée du doigt et maintenant…. Avec des réputations. Certes, peu glorieuses, mais… On saurait qu’elle avait existée à la fin, être oubliée n’étant soudain plus qu’un détail…

-Voilà un souvenir pour toi dans ce cas. Elle lui glissait une pochette qu’elle ne quittait jamais, cousue et donc impossible de voir le contenu présentant pourtant du métal à première vue. Il avait un petit poids et tenait dans la paume de sa main. Si tu es curieux de son contenu, ouvre le qu’une fois chez toi. C’est la base des efforts de toute ma vie. Ne le perd pas.

Elle lui caressait une joue, mais cette fois, cela n’avait plus la malice de la vipère qu’elle était là plupart du temps.

-Maintenant que tu es libre Hisao, pourquoi tu refuses d’en profiter ? De vivre. La vie calme est à son paroxysme en cellule, où sont passés tes frustrations ?... Elle remuait la tête. Imbécile. Concluait-elle malicieuse plus qu’autre chose… Mon invitation tient toujours, tu peux t'inviter chez moi quand tu voudras. Elle se rapprochait de ses oreilles pour lui dire plus bas... Je te réchaufferais avant de te border. Promis. De son seul œil, sourire malicieux, elle l'observait, cette femme incorrigible qui elle profitait à l'excès...




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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Ven 2 Mar 2018 - 19:53
J’accueillais d’un long soupir sa réponse à mon refus. « C’est la deuxième fois depuis que je suis ici que j’entends ça... que je joue ‘’dans l’autre équipe’’. » Je marquais une pause, déposant le même regard calme que d’habitude sur elle. « Je commence à croire que c’est anormal de ne pas succomber aux charmes de la première venue, aussi attirante soit-elle. » D’un petit compliment, je fermais cette parenthèse. Je prenais avec humour les deux remarques que j’avais reçues à Iwa, mais je commençais sincèrement à me poser des questions. Si je n’avais jamais entendu ce genre de choses à Kumo, j’avais pourtant bel et bien refusé quelquefois. Est-ce que j’étais passé pour un homme fermé d’esprit ? Déviant à la société ? Après tout, j’avais tout à apprendre – ou à réapprendre – de la vie. Est-ce que je faisais fausse route en refusant les plaisirs de la chair ?

D’un haussement d’épaule, je préférais passer à autre chose. Ce comportement n’était pas le mien. Peut-être allait-il le devenir, mais ce n’est pas le cas pour le moment. Quoi qu’il en soit, son lien avec Akimoto était à la fois complexe et touchant. Finalement, sa position n’était dû qu’à l’affection que le Roux lui portait, mais est-ce qu’on pouvait totalement en vouloir au Tsuchikage ? … c’est à débattre.

- Folle ? Je ne sais pas. Je ne te connais pas assez pour juger, peut-être.
lui lançais-je d’un sourire, lui laissant donc le bénéfice du doute… ce malgré l’impression qu’elle me donnait d’elle. Tu es appréciée, tout simplement. Si tu n’as pas plus de problème que ça alors que tu détruis sans remord de pauvres vitrines sans défense, c’est que tu es presque intouchable. Moi-même pourrait affectionner une personne qui semble, au premier abord... originale.

Quoi qu’on en dise, quoi que je puisse penser, je ne peux me résoudre à mettre la Hyûga dans une mauvaise case. Elle était sympathique, joviale et amusante. Ses écarts avaient leur charme, et m’avaient d’ailleurs attirer aussi loin. Le matériel de tatouage en était témoin : J’avais été, quelque part, attiré par son charme. Ou plutôt son charisme. Et le tatouage que je lui avais fait était intime et symbolique pour moi. Si je suis ainsi, comment critiquer un homme comme Akimoto ?

- Tu n’as pas besoin de me donner quelque chose en échange de ce tatouage. Disons que c’est pour te remercier de m’avoir fait passé un bon moment.

Cependant, je finis par accepter son cadeau. Dommage de devoir attendre de rentrer pour pouvoir découvrir ce qu’il y avait à l’intérieur. Mais bon… j’allais devoir être patient. Et.. en attendant, elle posait une question qui faisait terriblement sens… et dont je n’avais pas forcément la réponse.

- Ah…
je soufflais du nez, amusé et confus. Je ne sais pas. Peut-être que, au fond, j’ai peur de découvrir cette facette de la vie dont j’ignore tout. Des frustrations ? Oui, j’en ai. Mais je crois que c’est justement pour ça que j’ai décidé de ne pas me précipiter.

Je me relevais finalement, détournant mon regard après qu’elle m’ait caressé la joue afin de ranger le matériel du tatoueur.

- Je pense rechercher quelque chose d’autre. Quelque chose d'aussi simple que de l'affection.


J’agrippais lentement son menton et collais mes lèvres contre sa joue gauche. A force, peut-être qu’elle-même ne connaissait plus ce que c’était que les plaisirs simples et subtiles plutôt que ceux spontanés et sauvages. Les deux avaient leur avantage, mais pour le moment, mon choix était fait. Je concevais que ce n'était pas aux goûts de tout le monde... mais depuis quand me préoccupais-je de mon image, de toute manière ? J'en avais strictement rien à foutre de l'avis des autres, et je me portais mieux comme ça.

- C’était un plaisir, Sanadare. Et merci pour la proposition, je garde ça en tête. lui lançais d’un air moqueur et taquin tout en m’éloignant et en sifflant Suzaku, qui vint instantanément se relever et se poser sur mon épaule. A la prochaine fois. Je repasserai sûrement un de ces jours à Iwa.

Avais-je déjà donner un baiser depuis ma sortie de prison ? … Non, je ne crois pas. Alors à une Iwajin encore moins...
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Un manteau à plumes en commun [Ft. Hyûga Sanadare]

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