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La rencontre de deux ombres | pv Raikage


Lun 22 Jan 2018 - 20:06

Bureau d'Akimoto - Domaine Borukan - Un peu après 19h

Voilà deux jours que la délégation kumoijin était au village. Deux journées remplies d'évènements protocolaires, d'apparition publique, de visites et de rencontres avec les personnalités importantes du village en tout genre. Pour faire digérer cette visite d'ambassadeurs étrangers - alors que la dernière rencontre du genre avait mené à un véritable fiasco à Tetsu no Kuni - le Nidaime avait du faire plaisir à certaines mauvaises langues dans la hiérarchie du village pour les faire taire.

Si le Raikage et le Tsuchikage avaient pu discuter à plusieurs reprises depuis son arrivée au village, ils avaient toujours été entourés d'autres membres de la délégation ou de l'entourage du rouquin. Ce soir-là, les négociations allaient pouvoir débuter véritablement. Akimoto avait convié son homologue pour une rencontre en tête à tête, loin des vautours et des yeux indiscrets du public. Une rencontre où les deux Ombres allaient pouvoir passer aux choses sérieuses. Cette alliance était d'une importance capitale - pour Iwa du moins - et Akimoto comptait bien tout faire ce qui était en son pouvoir pour la sécuriser. Pour le bien du village et de ses habitants, pour sa légacie. En attendant l'arrivée du Metaru, il espérait que tout ce que Daisuke-san lui avait dit au sujet de son supérieur et de ses intentions était vrai.

Cette alliance était la dernière pièce manquante avant de mettre en marche l'engrenage de la guerre. Les troupes se portaient bien, le village s'était redressé depuis l'attaque, les armes fournies par Kumo avaient permis de rééquiper l'ensemble des shinobis du village et avec le soutien et la collaboration du village caché des nuages, Iwa aurait bientôt toutes les pièces nécessaires pour lancer l'offensive. Un sujet qu'Akimoto allait volontiers aborder avec le kumojin.

Bientôt, on cogna à la porte du bureau. Sanadare ouvrit la porte, sans invitation, pour annoncer l'arrivée du Raikage. Akimoto grommela quelques mots en la renvoyant d'un signe de la main alors qu'elle s'écartait pour laisser entrer le Metaru. La gamine allait le rendre complètement fou. Il l'avait convaincu de jouer le rôle de son assistante pendant quelque temps, chose qu'elle avait étonnamment accepté de faire, mais depuis elle donnait des maux de tête au Nidaime à une fréquence incroyable. Depuis qu'elle avait retrouvé l'usage de son unique oeil, l'Hyûga avait redoublé d'énergie, au plus grand damne d'Akimoto.

"- Raikage-dono. Enfin un peu de tranquillité dans toute cette folie. J'espère que les nombreuses rencontres ne vous ont pas assommé. Je sais que certain des nos représentants peuvent être ennuyeux et un peu dérangeant, n'ayez pas peur de le dire, je suis le premier à m'endormir à chaque fois que je dois les rencontrer, bouhaha!" affirma le Borukan tout en rigolant et en se levant de derrière son bureau pour accueillir son homologue. "- Êtes-vous un homme de saké, Shuuhei-dono? J'ai ici une bouteille parfaite pour l'occasion." Sur le coin du bureau, Akimoto avait sorti l'une de ses meilleures bouteilles, un saké produit par sa famille au Mont Hachiman, au nord du pays, dans la demeure ancestrale de son clan.

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Mer 24 Jan 2018 - 19:43
- « Quel homme refuserait une telle invitation ? Le saké, il n’y a que ça de vrai ! »

Une fois devant le Tsuchikage et lorsque la porte se referma derrière nous, je m’inclinai respectueusement devant mon homologue, sourire aux lèvres. J’aurai bien voulu que sa secrétaire reste nous servir ce fameux saké. D’ailleurs, il devait pas s’ennuyer avec une bonasse pareille. N’eut été son œil moche mais bien spécifique aux Hyuga, cette petite avait un sex-appeal de folie. Si elle n’avait pas été son assistance personnelle et si je n’avais pas ramené Nora avec moi, j’aurai pu avoir des intentions pas très catholiques la concernant. Il faut dire qu’elle avait des formes affriolantes qui feraient baver n’importe quel mec bien portant et porté sur la chose. Mais bon… On pouvait pas tout avoir dans ce monde !

- « Vos attentions m’honorent et me ravissent Tsuchikage-dono. Les rencontres que j’ai eu à faire n’ont pas été dérangeantes, loin de là même. N’ayez crainte. »

Ce n’était pas barbant dans le sens où j’agrandissais mon réseau personnel. Rencontrer les hauts dignitaires et personnalités influentes de ces terres étaient une très bonne chose. A l’avenir, quelques contacts pouvaient toujours servir. La vie ne s’arrêtait pas à cette tentative d’alliance. Il y aurait un après et il pourrait tout aussi bien s’avérer décisif. Toujours voir loin. Toujours voir large. Toujours voir grand. C’était ma devise pour le coup. Et même que j’avais pris plaisir à échanger avec les femmes en particulier. De vraies bombes dans ce recoin du Yuukan. Kumo avait une sacrée concurrence en la matière ! Mais Nora avait également fait tourner la tête de quelques officiels iwajins. De quoi m’amuser d’ailleurs !

- « Votre initiative est vraiment louable. Je l’attendais même avec impatience. Aussi vous laisserais-je commencer par les sujets qui vous tiennent le plus à cœur. Nous avons beaucoup de choses à nous dire de toute façon... Et pourquoi pas à échanger. »

J’avais quelques présents pour lui. Mais la conversation pourrait ne pas évoluer dans le bon sens, ce pourquoi je me retenais de les dévoiler dans un premier temps. En attendant qu’il reprenne parole, je détaillai son bureau du regard. Il avait bon gout. Nous étions à peu de choses près assez semblables. A la seule différence que je devais être un peu plus pervers quelque chose comme ça. Je me demandai d’ailleurs où se trouvait sa femme puisqu’il m’avait semblé qu’il avait des gosses, ce qui était peu étonnant pour un type de son âge. Néanmoins, je n’avais pas osé lui faire la demande de peur de toucher un sujet sensible qui pourrait tout faire capoter bêtement, ce qui n’était pas du tout le but !

- « Ne prenez pas de gants avec moi et allez droit au but si c’est nécessaire. »
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Mer 31 Jan 2018 - 14:25

Sans véritablement attendre la réponse de son homologue, Akimoto se saisit du saké et leur en servit chacun un grand verre. Il en tendit un au Raikage aussitôt. Si ce dernier était réellement un amateur de saké, les deux hommes commençaient cette rencontre du bon pied. Tout en l'écoutant parler et le remercier, Akimoto porta le saké à ses lèvres. Voilà longtemps qu'il n'y avait pas gouté. La production des Borukan était à leur image : puissante et ardente. Avec un taux d'alcool un peu élevé pour un saké, le liquide donnait une sensation de chaleur à peine dérangeante en gorge.

Shuuhei l'invita à prendre la parole en premier, chose que le Nidaime s'empressa de faire sans attendre. " - Eh bien…par où commencer? J'ai l'impression qu'il y a tant de choses à aborder…" dit-il dans un premier temps. Une alliance de cette ampleur était chose complexe. Et le Borukan était loin d'être un diplomate aguerri. S'il avait laissé à d'autres le loisir de parlementer avec le Raikage et ses conseillers concernant de quelconques engagements commerciaux entre les deux nations, le Colosse désirait sceller les plus grandes lignes de l'accord lui-même. Surtout ce qui touchait son nerf sensible : la guerre.

" - Je n'irai pas par quatre chemins avec vous Shuuhei-dono. La guerre est proche. À ce stade, elle est même inévitable je dirais." C'était peu dire même, elle était déjà à leur porte. Dès le lendemain de l'attaque, le village s'était activé : extraction de ressources, formation de nouveau effectifs, entente commerciale, etc. " - S'il est regrettable que vous ne soyez pas parvenu à un accord de plus grande envergure avec mon prédécesseur et l'ancien Mizukage au sommet de Tetsu, nous ne pouvons plus faire autrement. Vous étiez présent sur place, donc vous le savez déjà et Daisuke vous a probablement transféré les derniers détails : pendant qu'un certain Meikyu Yamamoto sabotait le Sommet avec l'aide de Nara Alderan, une coalition de kirijin et soshikidannin se sont attaquées à Iwa. Raonaka Ao, le nouveau Daimyo du Pays de l'Eau est également un membre du Soshikidan, il s'en est pris à mes hommes lors du sommet. Yaoguai Senku, l'un des iwajin qui l'a affronté, a reconnu le seigneur Ao comme étant l'assaillant qui s'en est pris à son équipe, pour kidnapper un médecin qu'ils escortaient à Hi no Kuni pour soigner le petit-fils du feu Daimyo. Je ne voulais pas le croire au départ, croyant à une conspiration de l'organisation pour manipuler les esprits et nous forcer à nous faire la guerre entre nous alors qu'ils agissaient dans l'ombre. Mais maintenant j'en suis persuadé : Kiri et le Soshikidan sont de mèche depuis le début. Ils ont partagé le pain, leur alliance est probablement déjà scellée. Et si ce n'est pas déjà le cas, nous devons agir vite."

Le temps filait à une vitesse alarmante, cela faisait maintenant plus de deux mois que le sommet s'était terminé, que chacun avait commencé ses préparatifs en vue d'une guerre. Il était d'une importance capitale que les deux kages puissent s'entendre sur les termes d'une alliance durant ce séjour. Ils devaient être les premiers à frapper s'ils voulaient avoir une chance de terminer cette guerre rapidement. " - Iwa et Kumo, nous constituons les plus grandes forces militaires organisées du continent. J'ai envoyé des émissaires à Tetsu no Kuni, à cause du lien qui uni la Terre et le Fer, pour demander leur aide dans la guerre à venir, mais j'ai peu d'espoir, compte tenu de leur neutralité qui perdure depuis les temps immémoriaux." Les autres nations, aussi nombreuses, riches ou puissantes soient-elles, n'avaient pas l'organisation des quatre grandes puissances que constituaient la Terre, la Foudre, l'Eau et le Feu. Si Kaze était effectivement très riche, les tribus du désert étaient davantage préoccupées par leur propre sort que celui des autres clans, et encore moins celui des autres pays. " - Individuellement, Kiri possède la plus grande force militaire du Yuukan. Même si les effectifs du Soshikidan sont peu nombreux, ils ont le soutient d'Hi no Kuni tout entier. Ma priorité demeure Kiri, afin de corriger l'affront qu'ils ont fait à Iwa par trois fois déjà. Je sais que la vôtre, selon ce que votre second m'a rapporté, est le Soshikidan. Nos cibles divergent légèrement, mais notre but est le même : rétablir la paix et sécuriser l'avenir de nos deux peuples. C'est pourquoi nous devons faire alliance."

" - Une alliance entre Kumo et Iwa serait un premier pas pour rétablir l'équilibre. Nous n'avons pas individuellement les effectifs de Kiri, mais Kumo possède les armes…Et Iwa, en plus des fonds nécessaires pour soutenir une guerre pendant plusieurs années s'il le faut…de nombreuses informations qui pourraient se montrer capitales contre le Soshikidan." Le Nidaime avait bien quelques autres cartes à jouer : Daiki, les prisonniers kirijins, l'identité de plusieurs membres de l'organisation. Et un joker plus qu'important dans sa proche, l'arrestation récente de l'un des membres de la délégation kumojin, si jamais le Raikage se montrait capricieux. Mais Akimoto espérait ne pas avoir à en arriver là. Pour l'instant, il préférait garder tout ceci pour lui, tempérer son discours, et attendre de voir ce que le Raikage avait à dire à propos de tout ça.

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Ven 2 Fév 2018 - 19:58
- « Daisuke a fait un bon boulot apparemment. J’ai l’impression que vous avez tout dit, et je ne peux qu’être d’accord à cent pour cent ! »

J’eus un sourire pour l’ombre de la terre. Il avait exactement prononcé ce que je voulais entendre, tant et si bien que j’avais la nette impression que je n’avais plus grand-chose à ajouter. C’était ce qui était bien avec des personnes comme lui : Ne pas tourner autour du pot. Je pris finalement mon grand verre de saké avant de le vider d’une seule traite ! Et le rouge visible sur mes joues n’indiquait non pas un état d’ébriété, mais bel et bien le bonheur que j’avais éprouvé à boire un tel breuvage ! C’était carrément le pied ! Dans ma tête, ce fut clair : J’allais repartir à Kumo avec des tonnes et des tonnes de bouteilles. Tout comme j’étais venu avec des Metaru pros dans l’art du stockage, ce qui nous avait permis de ravitailler le village d’Iwa en armes crées par mes soins, j’allais obliger les miens à stocker une multitude de bouteilles pour mon plus grand plaisir et sans que Nora ne le sache. Elle était capable de me faire des histoires pour ça et je n’avais pas envie d’abandonner ce projet aussi loufoque qu’important pour le fan de saké que j’étais !

- « Il y a une semaine, j’avais la ferme conviction que Kumo ne se mêlerait pas du conflit qui vous oppose à Kiri. Mais après avoir su ce qui s’était réellement passé, mon point de vue a radicalement changé. Je ne sous-estime pas vos forces et l’effectif fourni que vous avez, mais vous pouvez compter sur nous si jamais vous êtes dans le besoin. »

J’eus une mine tout à fait sérieuse. Le fait de savoir que mon frère d’armes d’une journée n’était pas mêlé à la dérive de Kiri me confortait dans le fait que Kumo pourrait éventuellement participer à cette guerre. Qui plus est, voir Iwa s’effondrer ne serait pas pour nous arranger sachant que derrière, nous devrions gérer le cas assez épineux du soshikidan. D’ailleurs, il n’était pas exclu que les quatre forces soient pris dans une mêlée générale comme à Shito ou encore à Tetsu. Rien n’était impossible. Sur cette pensée, je pris moi-même la bouteille de saké pour remplir une nouvelle fois mon verre et ce sans aucune gêne. « D’ailleurs, j’ai une proposition à vous faire tout comme des présents à vous offrir. » Là-dessus, j’eus un petit sourire. On attaquait le moment critique de cette réunion. Si alliance il devrait vraiment avoir, Akimoto et moi devrions nous mettre impérativement d’accord sur ce point. J’avais pas mal réfléchi à un plan d’action qui me semblait parfait, mais ce plan ne serait rien sans la coopération des forces du nidaime tsuchikage.

- « Mais aussi un gros aveu quand j’y pense, hahahaha ! »

J’eus un gros rire tout d’un coup. Ça cassait un peu cette ambiance lourde et cette tension qui s’installaient malgré nous vu le sérieux des sujets que nous abordions, mais j’avais à peu près cerné le personnage qu’était Akimoto pour savoir qu’il ne s’offusquerait pas pour si peu. Ledit rire dura une bonne poignée de secondes, avant que je ne me calme pour reprendre un peu de saké, pour ne pas dire la moitié de mon verre. L’homme en face de moi pouvait aisément comprendre qu’il avait un sérieux challenger face à lui, même s’il n’avait plus à prouver qu’il avait la meilleure descente de tout le Yuukan. J’eus un soupir de bien être avant de poser ma chope sur son bureau avec fracas, non sans déclarer solennellement : « Lors de mon retour à Kumo, je ne serai probablement plus le raikage ! » Et là-dessus, j’eus un rire. Cette révélation était saisissante et pouvait même être alarmante, mais je levai la main vers mon homologue comme pour anticiper une éventuelle réaction de sa part, avant de reprendre tranquillement la parole.

- « Pas d’inquiétude. Ma démission n’est pas due à un quelconque manquement à mes devoirs. Elle n’affectera pas non plus cette alliance entre Kumo et Iwa. Je peux même dire au contraire qu’elle la servira à merveille et je vous expliquerai pourquoi.

Quant à la personne qui va prendre la relève, je pense très clairement à Daisuke. A vrai dire, il ne sait même pas que je prévois de faire de lui mon successeur. Personne d’ailleurs, hormis mon bras gauche, Aburame Shizen. L’homme qui a aidé Yoshitsune-dono à neutraliser Aldéran à Tetsu. Nul doute qu’il reprendra le flambeau à merveille et prolongera très certainement ma politique. Du moins, celle concernant cette précieuse alliance.

Vous conviendrez avec moi que le fait de vous mettre au courant de cette nouvelle est la preuve de la grande confiance que je vous porte, Akimoto-dono. Ne l’oubliez pas… Mais revenons plutôt à nos moutons !

Je compte effectuer un raid sur le fief du Soshikidan au pays du feu et la raison est toute simple : Récupérer des parchemins interdits que Nara Aldéran a volé à Kaminari il y a un an à peu près un an.

Ces parchemins appartiennent aux Metaru. Ils contiennent des informations sur des procédés de créations d’armes ; et ce sont ces mêmes parchemins qui permettent à l’organisation d’être plus ou moins autonome au niveau de l’armement. Bien sûr, s’ils ne peuvent pas tout reproduire sans un Metaru, ils arrivent quand même à produire massivement des armes qui servent leurs larbins. J’en ai eu la preuve à Tetsu. Qui plus est, mon clan n’est pas à l’abri d’un éventuel kidnapping et revoir un titan blindé par le savoir-faire de notre clan pourrait encore une fois couter cher… »


Même si Akimoto n’avait pas été avec nous face à lui, il avait dû apercevoir ce monstre qui hantait encore les esprits et qui en faisaient frissonner plus d’un.

- « Mon plan est simple : Grosso-modo, il s’agira de faire infiltrer le pays par des sensoriels et des shinobis bons dans l’infiltration afin de localiser précisément leur base. La localiser nous permettra d’envoyer une ou deux équipes de nos meilleurs éléments pour retrouver les parchemins et les rapporter voire même les détruire carrément.

Mais pour être honnête avec vous, les forces de Kumo ne suffiront pas à ce faire. Il nous faudrait une aide. La vôtre en l’occurrence. Celles de vos meilleurs éléments. Uniquement les meilleurs. »


J’aurai pu continuer de parler. Mais cette fois-ci, je me tus pour qu’il puisse tout digérer, réfléchir et me donner sa réponse.

Et en attendant qu’il intervienne, je me remis à boire.
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Lun 5 Fév 2018 - 17:02

Un cadeau? Le Raikage voulait lui faire un cadeau? Pendant un instant, cette pensée fit sourire le Borukan à pleine dent. Il ne connaissait que très peu Kumo, si ce n'est sa réputation de village avant-gardiste au niveau technologique et de la beauté réputée aux femmes qui y habitent. Le Raikage avait-il l'intention de lui offrir un harem pour sceller l'alliance? Non, surement pas, l'idée était ridicule...Même si Akimoto aurait bien apprécié le geste...Plus sérieusement, peut-être s'agissait-il des fameuses armes Metaru dont lui avait parlé Daisuke lors de leur entretien? Si c'était encore autre chose, il n'aurait d'autres choix que de rougir face à son homologue et sa grande générosité.

Avant que le rouquin ne puisse quémander plus d'informations sur ce fameux cadeau, son interlocuteur en rajouta, parlant d'un drôle d'aveu qu'il devait lui faire avant d'en dire plus sur quoique se soit d'autre. Il s'agissait d'un aveu des plus choquant il va sans dire. 'Lors de mon retour à Kumo, je ne serai probablement plus le raikage.' Sur ces paroles de son homologue, Akimoto avala de travers la gorgée de saké qu'il portait à ses lèvres au même instant, déclenchant alors chez lui une quinte de toux des plus violentes. "Pardon?!" réussit-il à placer entre deux toussotements gras.

Avant que le Colosse ne puisse l'interrompre davantage de son courroux légendaire, Shuuhei s'interposa et continua afin d'exposer son plan complet. Mais à quoi pensait-il? Se présenter ici, à l'autre bout du monde, pour finalement annoncer qu'il comptait démissionner de son rôle d'Ombre? Certes, il pouvait s'agir d'un geste de confiance. Un homme malhonnête aurait pu en profiter, mais Akimoto décida d'attendre pour écouter ce que le Raikage avait à dire. Il ne semblait pas être le genre d'homme suffisamment stupide pour tout simplement annoncer ses intentions sans plan derrière pour se protéger.

"Très bien, je vous écoute." Kumo avait souffert des mains du Soshikidan, peut-être même plus que quiconque. L'organisation avait trafiqué leur processus électoral, infiltré le village pour tenter de voler leur secret, des rouleaux de techniques, et il s'en était servi pour attaquer Shîto et armé leur troupe. Impardonnable. Akimoto ne pouvait que comprendre l'obsession et la priorité de son homologue pour l'organisation.

Les attaquer directement? Il s'agissait d'un acte impulsif...Mais qui avait ses chances. Après tout, est-ce que le Soshikidan s'attendrait vraiment à se faire attaquer sur son propre territoire? Difficile à dire. C'était un plan audacieux que lui proposait le Raikage, mais s'il était planifié avec précision, pouvait très bien fonctionner. Akimoto sembla pensif un instant, laissant du même coup son invité terminer de présenter son idée, puis il prit la parole. "Audacieux comme plan...Dangereux..." Le rouquin termina son verre, puis s'écarta du Raikage pour retourner vers son bureau. "Un plan comme je les aime! Bouhahah! Jusqu'à présent, le Soshikidan nous a marché sur les pieds. D'abord sur nos villages respectifs, puis à Shîto, puis à Tetsu. Impardonnable." Le Borukan écarta quelques dossiers sur son bureau, cherchant un fichier bien particulier qu'il avait préparé pour son homologue. Un petit cadeau en quelque sorte, qui s'accordait très bien avec la proposition qu'il venait de faire. "Comme j'en ai parlé avec votre second précédemment, ma priorité dans ce conflit demeure Kiri. Mais vu comment les deux sont de mèches ensemble. Nous n'aurons pas d'autre choix que de s'en prendre au Soshikidan et à Hi no Kuni avant de pouvoir marcher vers Kiri. Et qui sait, peut-être qu'en voyant leur allié renverser les kirijins calmeront leur ardeur." Akimoto extirpa alors un dossier du fouillis qui couvrait son bureau et le tendit vers Shuuhei. "J'avais préparé ce dossier au cas où. Si je sentais que notre alliance se concrétisait. Mais avec ce plan...je crois qu'il est approprié que je vous le donne maintenant. Vous y trouverez un dossier complet concernant deux membres du Soshikidan : Yamanaka Ema et Soyokaze. Un contact de l'Académie nous a révélé que tous les deux étaient issus de cet établissement et qu'ils y avaient passé une bonne partie de leur vie. Nous avons donc reçu toutes les informations les concernant : description, historique, capacité spéciale, kuchyose, techniques favorites. Tout. Vous y trouverez également des informations sur Raonako Ao, le Daimyo du Pays de l'Eau et membre de l'organisation. Je me suis servi du rapport de mes hommes l'ayant affronté pour le constituer. Et..." Il prit une courte pause, puis tendit un second fichier au Raikage. "À Shîto, nous avons capturé un de leur lieutenant. L'homme derrière l'attaque sur Iwa il y a un an. Mes médecins viennent tout juste de le sortir du pétrin, il devrait se réveiller bientôt. Il pourra probablement nous révéler une foule d'informations nécessaires sur leur base."

Akimoto laissa un peu de temps à son invité pour digérer l'information avant de reprendre. "Votre démission me surprend. Surtout à un moment aussi crucial. La sélection d'un nouveau chef n'affaiblira pas votre village? Qu'est-ce qui vous pousse à quitter?" Il ne pouvait pas juger son invité, lui-même rêvait déjà au jour où il pourrait quitter son poste. Si Shuuhei était l'homme d'action qu'il croyait, les raisons étaient plus qu'évidentes, mais Akimoto désirait s'informer quand même. Si c'était bel et bien Daisuke qui prenait le relais, il était sûr que l'alliance perdurerait malgré tout. "Votre plan me semble bon Shuuhei-dono. Une première phase nous permettant de localiser leur base et leur effectif, puis une deuxième pour les prendre d'assauts. Les Tengus seront parfaits pour la première phase, c'est leur rôle après tout. Et le village possède bien de nombreux excellents shinobis pour pouvoir aider avec l'assaut."

"Avant d'aller plus loin, Shuuhei-dono, j'aurais une question pour vous. À Shîto, Nara Alderan a mentionné l'existence d'un certain livre à Kumo. Mon prédécesseur vous à certainement questionné à ce sujet, mais j'aimerais l'entendre moi-même de vive voix. Êtes-vous réellement en possession d'un tel ouvrage? Comprenez que si c'est le cas, cette alliance et cette mission auraient tout à gagner si vous partagiez une partie de son contenu avec moi, ne serait-ce que pour exploiter les faiblesses de nos adversaires." Voilà, toutes les cartes étaient alors sur la table. Akimoto espérait réellement que son homologue fasse preuve d'ouverture sur le sujet. Il ne s'agissait plus de protéger intiment les moindres petits secrets de leur village respectif, mais bien de penser au plus gros tableau : la guerre, le conflit qui les liait maintenant qu'ils ne veulent ou non. Le Tsuchikage avait étalé pour Shuuhei le contenu de son sac secret, les informations qu'il possédait sur Daiki et les autres membres du Soshikidan. Il espérait maintenant qu'il puisse faire de même.

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Mer 7 Fév 2018 - 17:42
- « Halala… Vous me prenez de court, Tsuchikage-dono. »

J’eus un soupir amusé. Tout ce qu’il venait de me dire et de me présenter sonnaient comme des gages de bonne volonté qui eurent raison de mes dernières hésitations. Il n’y avait plus à tergiverser longtemps, ce pourquoi je me mis à fouiller l’intérieur de mon kimono pour en quelques parchemins que je posai devant lui, sourire aux lèvres. Je pris alors tous les dossiers qu’il venait de me donner pour ranger là où je venais de faire sortir les différents parchemins. J’aurai largement le temps de m’y pencher plus tard, mais pour le moment, il lui fallait des réponses et j’étais disposé à les lui donner sans mentir. C’est à cet instant précis que je me souvins de ce que j’avais raconté à la réunion des Kages. Même si mes dires ne furent pas au centre de l’attention de toutes les personnes qui se trouvaient dans cette salle, Yoshitsune, actuel bras droit du kage de ces terres avaient dû retenir mes propos. Propos qu’il avait sans doute rapporté à Akimoto. Ça me semblait évident. Evident et normal puisque je ne lui en voudrais pas du tout si jamais c’était déjà le cas. Cela prouverait tout simplement l’amour qu’il avait pour Iwa.

- « Le livre existe bel et bien et il est en notre possession. Et ces parchemins en sont la preuve. Vous avez là tous les renseignements des clans majeurs de Hi, de Kiri, mais aussi d’Iwa, dont le vôtre, d’ailleurs… C’est le cadeau que j’ai spécialement préparé pour vous, en fait. »

Si je lui avais donné ceux de Hi, c’était bien pour qu’il n’ait pas de réticence à me suivre dans le raid que je voulais organiser sur Hi, tout simplement. Un geste de ma part pour nourrir la confiance, bien qu’il ait fait pareil. Si je lui avais également remis ceux de Kiri, c’était tout simplement pour qu’il soit mieux préparé à la guerre qui allait faire rage entre les deux pays que Kumo soit de la partie ou pas. Enfin, si je lui avais octroyé toutes les informations sur les clans d’Iwa, c’était pour qu’il puisse fourbir ses armes et apprêter ses hommes comme il se doit. Rien de plus, rien de moi. Tout avait donc été calculé. La seule chose qu’il n’aurait pas, c’était le livre dans son entièreté et les informations sur les clans majeurs de Kumo. La confiance avait ses limites. Elle n’était jamais aveugle avec moi et elle n’excluait pas du tout le contrôle. Même si cette ère passait et qu’une autre venait à s’installer, rien ne me prouvait que nos deux villes soient encore alliées dans le futur, proche comme lointain. Je faisais donc preuve de vigilance ; et j’étais sûr qu’il me comprenait et qu’il ne m’en voudrait pas. Après tout, derrière le kage, il y avait un homme.

Un homme bien.

- « Tsuchikage-do… Non. Akimoto. Permets-moi de te tutoyer. Ça ira plus vite et il va de soi que tu peux faire de même.

J’ai été élu raikage dans des conditions un peu spéciales. Mais plus le temps passa et plus je me suis rendu compte que je n’étais pas vraiment fait pour le poste de Kage. La diplomatie, les décisions trop politiques, c’est pas trop mon truc. J’ai beau être un homme de paix, que paradoxalement, je n’excelle dans une seule chose : La guerre sous toutes ses formes.

Cette mission sera délicate. Délicate dans le sens où il y aura certainement des morts. Je ne me voile pas du tout la face. Le soshikidan est puissant et qui plus est, ils auront des avantages conséquents : Celui du terrain et celui du nombre. Même si nous arrivions à atteindre nos objectifs, réussir sans morts relèverait du miracle. Sauf que je suis homme pragmatique.

Je ne crois pas aux miracles.

En venant te solliciter ton aide pour le coup, je viens en quelque sorte te demander d’envoyer tes éléments en pâture. Or, ceux dont j’ai besoin à mes côtés sont les meilleurs iwajins qui t’entourent. A bien des égards, cette faveur n’est pas pour t’arranger d’autant plus que tu prépares une guerre imminente contre les kirijins qui doivent se refaire une santé.

J’ai aussi réfléchi au sort de mes propres hommes. Si je devrais envoyer quelqu’un à la tête de cette expédition, ce serait certainement Daisuke. Mais qu’il aille au charbon comme ça titille mon esprit. Je ne le sous-estime pas loin de là, mais si un kage doit savoir envoyer ses hommes à la mort, je n’y arrive pas. J’ai trop de scrupules et je n’ai pas cette étoffe-là.

Mon bras droit reste après tout mon meilleur ami.

Il y a le kage. Celui-là même qui doit faire des choix sans laisser ses sentiments influencer ses décisions.

Et il y a l’homme. Celui-là même qui est un fils, un frère, un oncle, un ami et qui laisse ses sentiments guider ses pas.

Il me fallait faire un choix entre les deux, mais n’ayant pas réussi à le faire, j’ai tout bonnement décidé d’être les deux : Le kage a décidé que l’homme parte lui-même au combat, tout simplement. Cette mission, c’est donc moi qui la chapeauterais. J’irai sur le front. Je combattrais et je suis résolu à donner ma vie pour que la mission soit un succès total.

D’où le fait que Daisuke doive impérativement prendre la relève à Kumo.

Le constat peut te sembler défaitiste voire même fataliste, mais comme je te l’ai dit, je suis pragmatique. Tous ceux qui prendront part à la mission n’ont pas les qualités intrinsèques d’un espion. Avec ma trop grande réserve de chakra, je serai surement repéré à des kilomètres à la ronde. C’est inévitable. Et comme me cacher ne sert à rien, j’ai décidé justement de focaliser toute l’attention sur moi.

Tu as du le comprendre : Une fois que nous localiserons l’endroit, je serai un leurre. Un leurre qui causera destruction sur son passage pour que les plus grosses pointures viennent à moi. Cette démarche permettra à une ou deux équipes de pouvoir largement fouiller l’endroit où sont entreposés les parchemins. Et une fois qu’ils seront détruits ou récupérés, je m’occuperais de couvrir leur retraite.

Mes chances de survie sont donc de… 5% Peut-être moins. Mais si ça peut sauver la vie de tous ceux qui y participeront, il est de mon devoir de kage et aussi d’homme de prendre mes responsabilités. C’est comme ça que je conçois la situation. Pour obtenir des choses, il faut en sacrifier d’autres. Moi je sacrifie ma vie. Pour la paix de nos nations, de nos foyers… »


Et surtout pour celle de la femme que j’aimais plus que tout au monde. Mais je serais bien niais de lui dire ça.

- « Akimoto. J’ai besoin de tes hommes pour le coup. Et je te promets de tout faire pour assurer leurs arrières. »

Qu’avais-je dis le regard vivace et plein de détermination. A présent, je devais de tout lui dévoiler.

Tout mon plan. Le secret de Kumo. Et il n’y avait plus qu’à voir ce qu’il avait à dire.
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Mar 13 Fév 2018 - 0:27


Un cadeau un or. Une offrande inespérée. Voilà ce que lui offrait le Raikage. Si Akimoto avait amené sur la table le sujet du livre secret de Kumo, c'était avant tout pour s'assurer que son homologue et lui soient sur la même longueur d'onde vis-à-vis de cette alliance. Le Nidaime ne pouvait pas tolérer de cachoteries de la part du Metaru, aucune. Il ne s'attendait cependant pas à ce que dernier lui offre, sur un plateau d'argent, une partie du contenu de ce fameux livre. Alors qu'Akimoto lui offrait les dossiers sur les deux membres du Soshikidan, Shuuhei lui tendait plusieurs rouleaux de parchemin, les informations tant convoitées concernant les clans majeurs de Tsuchi, Hi et Mizu no Kuni. Par curiosité, le rouquin déroula le premier rouleau histoire de survoler son contenu. Il ne put alors s'empêcher d'afficher une expression de surprise sur son visage, c'était plus que ce qu'il n'aurait osé imaginer...Et dire que le livre complet comprenait encore davantage d'informations. Son regard s'arrêta concernant l'entrée sur son propre clan, et le Tsuchikage fut choqué d'y trouver autant d'informations. Des détails que seul un Borukan devrait savoir : des éléments sur leur histoire ancienne, sur l'origine de leur pouvoir, leur croyance, sur leur capacité à manier la lave, ses limites, ses forces, ses faiblesses. Cela en était presque terrifiant. Comment Kumo avait été capable de récolter autant d'informations? "Je vous remercie de ces informations Raik...Shuuhei. Je n'en espérais pas autant. Je saurai les mettre à bon escient." Oui...mais Akimoto devait avant tout s'assurer que personne ne puisse mettre la main sur ces rouleaux. Entre de mauvaises mains, elles pourraient être destructrices, plus que n'importe quelle arme.

Le Metaru poursuivit alors en exposant son plan pour la suite des choses ainsi que les raisons de son retrait du poste de Raikage. Akimoto ne pouvait que le comprendre. Lui aussi avait toujours été un homme d'action, entraîné pour les champs de bataille, non pas pour croupir sous la paperasse derrière un bureau alors que ses hommes perdaient la vie à sa place sur le front. C'est probablement ce qui le dégoutait le plus. "Daisuke me paraît être un homme bien, même si je n'ai passé que très peu de temps avec lui. Il a la trempe d'un Kage, ça se voit. Vouloir sacrifier ta vie pour la sienne...Ce que tu désires faire est plus qu'honorable Shuuhei...Fou, mais honorable. Je comprends l'art de la guerre mieux que quiconque, crois-moi. Les Shinobis tels que nous, notre devoir est de protéger, vitre et combattre pour les autres. C'est avec confiance que je peux dire que mes hommes seront en sécurité à tes côtés." Ce qu'Akimoto donnerait pour retourner sur le champ de bataille...Mais Iwa n'était pas prête. Le village commençait à peine à se redresser, si l'Ombre venait à tomber à nouveau, ce serait la catastrophe. "Votre plan en lui-même est audacieux...Mais surprendre l'ennemi sur son propre territoire sera à notre avantage. Le Soshikidan a, jusqu'à présent, toujours pris les devants. Il faut commencer à bouger nos pièces sur son terrain de jeu et frapper en son coeur avec précision pour avoir une chance de gagner."


****


Quelques heures de discussions plus tard... Il se faisait plus que tard. Les deux Ombres venaient de passer les dernières heures à discuter d'autres détails mineurs et divers de l'alliance entre leurs deux villages ; partage de ressources, d'informations, droit de passage, accord commercial. Ils avaient étalé sur le sol du bureau du Borukan une vingtaine de grands parchemins rédigés par divers conseillers des deux Kage, comprenant divers arrangements commerciaux et politiques, des sujets franchement ennuyeux pour les deux hommes d'action, qu'ils avaient donc laissé le soin à leur conseiller de compléter. Ils en étaient à leur troisième bouteille de saké, donc Akimoto se servit un énième verre. "Je suppose que nous avons maintenant en main tout ce qu'il nous faut pour conclure un accord, n'est-ce pas Shuuhei? Je propose de faire mettre le tout sur papier par l'un des scribes de mon administration pour que nous puissions ensuite parler des petits détails, puis ratifier le tout. Qu'en dis-tu?"

La rencontre tirait à sa fin, les deux hommes pourraient bientôt profiter d'un repos bien mérité. Mais avant..."Au fait...Je dois vous faire un aveu." Les discussions s'étaient déroulées un peu trop rondement pour qu'Akimoto ait la chance de jouer du coude. Il voulait utiliser cette information comme une épée de Damoclès au cas où le Kumojin se montre réticent sur certains détails, mais l'occasion ne s'était pas présentée. Il était vraiment dommage, aussi noble et courageux soit ses intentions, que le Metaru quitte son poste aussi rapidement après leur rencontre. "Ikezawa Shojito." Simplement prononcer son nom faillit le rendre malade. En réalité, c'est après Sana qu'il aurait dû en vouloir, mais il était incapable d'en vouloir à celle qu'il considérait comme sa propre fille. Il s'était alors tourné vers la seule autre personne possible. Lorsque l'Hyûga l'avait confronté par rapport à son enfant abandonné, lui révélant par le fait même l'identité du père, Akimoto n'en avait pas réellement tenu compte. Un nom parmi tant d'autres. Mais lorsqu'il avait entendu de nouveau ce nom, parmi les invités de la délégation Kumojin...Sa rage s'était avivée et instantanément portée vers le blondinet. Il avait demandé à ses gardes du corps de trouver la moindre occasion de le coincer, d'exagérer leur rapport, bref tout faire pour trouver un motif pour l'arrêter. Ses suspicions s'étaient confirmées lorsque les deux surveillants de l'Ikezawa lui rapportèrent une discussion entre lui et son assistante, mentionnant une certaine Hana à Kumo. C'est là qu'il avait tout compris. Une fois les rapports modifiés et exagérés entre les mains du chef de la sécurité pour le sommet, Taishi, l'histoire était facile à suivre. Était-il fier de tout ça? Non, pas particulièrement. En avait-il honte? Absolument pas. Même si Sana n'en avait rien à faire et qu'elle s'en était débarrassée comme un vulgaire chiffon, cet enfant était capital pour Iwa. Si les Hyûga apprenaient ce qu'elle avait fait à un héritier de la Sôke, en le privant de son Byakugan pour toujours, on lui réclamerait la tête de la jeune fille. Et s'il refusait, ce qu'il ferait assurément compte tenu de ses sentiments et de son attachement pour elle, c'est vers une guerre civile que le Nidaime se dirigerait. "Il a été placé en état d'arrestation. Il est présentement dans l'un de nos cachots. J'ai profité de la première bêtise de sa part pour le faire enfermer." Le sujet était délicat, Akimoto ne savait pas comment son homologue allait réagir. "Il a engrossé une Hyûga et, malgré moi, l'enfant vit actuellement en secret avec lui à Kumo. Je ne peux le tolérer. Les Hyûga sont un peuple très protecteur de leur secret et de leur coutume. S'ils apprennent que cet enfant est à Kumo, cette alliance serait compromise à un point que je ne peux même pas décrire. Je m'en veux de trainer cet enfant dans nos jeux politiques ainsi...Mais sa mère est comme une fille pour moi...Il est capital que cet enfant rentre chez lui, auprès de sa famille, de son...grand-père."

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

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Mar 20 Fév 2018 - 14:19
- « Je te promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour ramener cet enfant ici même. Ce ne sont pas les mots du kage, mais de l’homme. »

J’aurai voulu sourire en lui disant ça, mais je n’y arrivais pas. Vraiment pas. Si Akimoto avait été vieux jeu ou même vindicatif, nul doute que l’incident qu’avait provoqué le blond aurait fait capoté l’alliance. Mais ce n’était pas tout. La présence de l’Hyuga à Kumo me turlupinait. Comment s’était-il arrangé pour la faire venir jusqu’à nos terres et sans se faire choper ? Une aide… C’était certain. Ses compétences n’étaient pas assez suffisantes dans le temps pour une telle prouesse. La logique voulait que j’aille également interroger la mère du gosse chez nous, mais je ne souhaitais pas envenimer les choses. Non en fait… Je n’en avais rien mais vraiment rien à foutre ! Savoir le pourquoi du comment ne réglerait pas les choses. Le mieux à faire était de chercher dans Kumo et ses alentours pour la trouver. Interroger aussi mes plus proches collaborateurs. Une personne était sans doute au courant. Shikarai, Reiko et Hisao n’avaient été promus que depuis peu. Ils étaient donc exclus d’office. Ne restait donc que Daisuke et Shizen. Si les Hyuga n’étaient pas encore au courant de ce forfait, cela voulait tout simplement dire qu’il avait été commis sous peu. Sous mon règne quoi. Les deux jonins qui étaient tout bonnement mes plus proches collaborateurs devaient tout savoir. Ou l’un d’entre eux. Pas bien difficile de se faire une idée sur la personne la plus susceptible de connaitre les dossiers les plus sensibles de notre pays quand elle dirigeait la surveillance de Kumo…

Shizen hein… Ça lui ressemblait bien…

J’eus un sourire carnassier pour la première fois depuis mon arrivée à Iwa. Ça coulait tellement de source que ça me faisait presque rire. Mais un rire jaune. Le genre à vous inquiéter grave. Un Borukan qui passerait par-là aurait eu la chair de poule en voyant ma gueule. J’étais sur les nerfs. La mâchoire crispée, les poings serrés, je faisais tout pour me calmer ; et ce d’autant plus que je n’avais pas les preuves que Shizen était directement impliqué dans cette sale histoire. Mais s’il ne l’était pas, cela voulait tout simplement dire qu’il faisait mal son boulot. C'était d’ailleurs ce que j’espérais pour le coup et pour une fois. Mais plus que quiconque, je savais à quel point l’homme était professionnel et performant. Les chances pour qu’il n’en sache rien était tellement minces que mon cœur saignait presque. Presque. Il avait le bénéfice du doute après tout. J’étais tenté de lui envoyer une missive sur le champ, mais je préférai sincèrement attendre mon retour pour régler cette sale histoire. Manquait plus que ça… Après quelques secondes de colère intense refoulée, preuve de mon réel sang-froid -Avais-je le choix de toute façon ?-, je finis par soupirer, comme d’habitude avant de me calmer. Je passai une main dans ma chevelure d’un geste las, avant de reprendre un autre verre de saké que je m’enfilai cul sec. Saoul ? Non. Loin d’être éméché même. Et pour une fois, Nora comprendrait que le saké était incontournable. Ça vous nouait facilement des amitiés, ce breuvage…

- « Akimoto, si tu le permets, je récupèrerai Shojito et l’enfermerai moi-même dans les geôles de Kumo. Il sera rétrogradé… Non… Déchu même de son grade de ninja et croupira en prison. »

Je n’allais pas le laisser ici. Qui sait ce qu’il pourrait révéler à Iwa si je décidais de le laisser pourrir là. Non… Ne lui laissons pas cette opportunité. Il reviendrait avec moi et je le jugerais comme il se doit. Un procès ? Inutile. Il n’en bénéficierait pas. C’était pratiquement la fin de sa carrière shinobi à moins d’un revirement digne d’un deux ex machina. Pour moi, l’affaire était d’ores-et-déjà classé. Ce qui m’inquiétait le plus était la possible implication des deux piliers sur lesquels je me reposais depuis un certain moment. Le blond n’avait plus aucune espèce d’importance à mes yeux. J’avais un seul regret le concernant : Sa mère qui était aussi ma tante. J’imaginais son désarroi, mais en tant que kage, je me devais de montrer l’exemple. Je tuais les déserteurs. Je châtiais les insubordonnés. C’était tout bêtement logique. Et puis, c’était pas à ce dernier que je justifierai quoique ce soit. Il ne le méritait tout simplement pas. « Je suis sûr que tu comprends mes raisons même si je ne les énonce pas clairement. » Il n’était pas bête. Qui plus est, s’il était dans ma position, nul doute qu’il aurait fait pareil, tout simplement. Si ça avait été pour ma gueule, j’aurai surement abandonné le blond ici, mais puisqu’il s’agissait de Kumo et de tout un tas de paramètres à prendre en compte, je n’avais tout bonnement pas le choix. Je me demandai d’ailleurs pourquoi il ne me l’avait pas annoncé au début de notre conversation, mais je suppose qu’il ne voulait pas plomber l’atmosphère…

- « Je te remercie pour cet entretien Akimoto. Mais aussi pour ta compréhension et ton hospitalité. Crois bien que je m’excuse de ce qu’à fait mon homme. C’est vraiment regrettable, mais les torts seront réparés, ne t’inquiète pas. »

Sur cette phrase, je pris un dernier verre que je levai vers l’homme comme pour trinquer avant de le vider cul sec une nouvelle fois. Et lorsque je le déposai, je sentis mes joues se colorer un peu. C’était la preuve et le signe que j’allais bientôt atteindre la zone qu’il ne fallait pas si je continuais à ce rythme-là. Il était donc pour moi de me tailler en vitesse avant de dire ou de faire des choses regrettables, d’autant plus que j’avais eu l’intention de profiter de la joliesse de ma femme. Il fallait bien que j’honore aussi mes devoirs conjugaux ! J’étais parfois un homme si bon ! Une pensée qui eut l’art de me faire sourire depuis l’annonce du cas Shojito. Cas que je balayai de ma tête pendant un moment avant de me lever de mon siège et de m’incliner poliment devant le Tsuchikage à qui je tendis ma main pour qu’il la serre chaleureusement. Plus qu’une alliance, je venais de me faire un camarade. J’en avais le sentiment. Nous étions indubitablement faits du même bois et converser avec lui fut un réel plaisir. « Pour la signature des différentes accords, je te fais confiance et je reste à ta disposition pour. » Sa proposition ne me dérangea point. Bien au contraire. Même si notre ère était des plus sanglantes, des accords couchés sur parchemin et signés pourraient nous éviter bien de tracas à l’avenir. Mais alors que je me retournai et que je me dirigeai vers la porte, je finis m’immobilisai au moment de l’ouvrir. J’avais oublié un dernier petit détail qui me tenait à cœur.

- « J’ai cru entendre que vous aviez un prisonnier du nom de Yuki Noah. J’aimerais échanger avec lui si ça ne te dérange pas. A vrai dire… C’est un ami à moi. »

Qu’avais-je déclaré tout sourire en me retournant vers mon nouvel allié. Puis la porte s’ouvrit finalement…

- « Bonne soirée Akimoto. »

Et je finis par sortir en la refermant devant moi.

Au bout d’un couloir, je vis l’Hyuga et j’eus un soupir amusé en ayant une seule et une unique pensée :

- « Quel gâchis… »
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La rencontre de deux ombres | pv Raikage

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