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J'avais fini par ne plus y croire [Ft. Tadaoki Asami]


Jeu 1 Fév 2018 - 21:17

Kumo, Dernière visite médicale avant le voyage à Iwa


Ma main glissait le long des murs immaculés de l’hôpital. Le blanc resplendissant qui m’avait entouré durant mon séjour ici était toujours aussi lumineux et pur qu’à mon arrivée. Les draps clairs étaient également parfaitement propres, tout comme les…

Putain, qu’est-ce que j’avais hâte de dégager de cette pièce. Est-ce que c’est seulement sain pour la santé mental d’avoir une pièce aussi propre, éclairée et blanche que ça ? C’était trop dangereux pour mes blessures de rajouter deux-trois couleurs histoire de dire « T’es quand même dans une sorte de prison qui te soigne, mais au moins, y a des couleurs ! ».

Un soupir mêlé d’un râle s’évadait du plus profond de mon âme alors que je fermais définitivement la porte derrière moi, un petit sac sur le dos qui regroupait les quelques affaires qu’on m’avait apportées lors de mon arrivée ici. Mon épaule était toujours dans un état catastrophique mais on m’avait dit que le bandage qui tenait mon avant-bras n’allait bientôt plus être nécessaire. Mais bon… entre nous, je ne veux qu’une seule chose : Sortir d’ici. Je sais prendre soin de moi. Je suis un ninja, spécialisé en Taijutsu en plus. Faire attention à ma santé physique fait partie de mon devoir, après tout.

Enfin bon. Je n’allais pas leur reprocher de faire leur travail correctement. Mon coude gauche s’écrasait sur le comptoir, alertant l’infirmier que j’étais prêt à signer tous les papiers, attestations, ou que sais-je encore qu’il voulait. Bien qu’en voyant ma tronche, il avait directement compris que j’étais là pour accélérer au plus vite ma ‘’remise en liberté’’.

En attendant la fin des protocoles, mon regard vagabondait dans l’allée de l’hôpital, cherchant du regard la fameuse Tadaoki qui avait annoncé sa venue aujourd’hui. Mais aucune trace d’elle dans les environs. Il fallait s’en douter. Déjà c’était pas mal tôt vu que je m’impatientais pour dégager, et puis voilà. On aura d’autres occasions de se croiser, elle n’avait pas à s’emmerder à se déplacer jusqu’ici.

- Bon. Messieurs, dames. Déjà, je suis même pas sûr qu’il faille que je signe des papiers. Donc si vous voulez bien me permettre de dégager, ce serait génial. Je vous assure que je ferais attention. Je ne suis pas un gosse, vous savez.


Donc laissez-moi partir, bordel…
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Ven 2 Fév 2018 - 8:39
Ce matin-là, elle avait dut faire un détour sur son chemin habituel qui la menait normalement au complexe scientifique. Un arrêt rapide alors qu’elle souhaitait seulement acheter un peu de thé. Ou, plutôt, un thé en particulier, à savoir du gyokuro. Il lui avait fallu se rendre dans une boutique spécialisée, ce dernier se voulant plus rare et assez dispendieux. Qu’est-ce que la belle brune ne ferait pas pour entretenir les images ? Elle-même ne savait pas trop, alors qu’elle n’avait jamais atteint ces limites dont elle ne connaissait pas l’existence. Une fois le petit montant d’argent, quoique tout de même assez élevé, dépensé, elle le rangea dans son sac avant de se rendre sur son lieu de travail, là où elle assistait des scientifiques tout en ayant la chance d’en apprendre beaucoup elle-même.

La journée, ou, tout du moins, l’avant-midi, s’était déroulée comme à son habitude. Bien assez vite, l’heure du repas venait à arriver et, plutôt que de rester dans les locaux de l’institut, elle avait une mission bien différente à l’heure actuelle. La veille, une soirée assez mouvementé l’avait amenée à rencontrer un jônin répondant au nom d’Hisao, à qui elle avait promis, en quelques sortes, de venir lui rendre visite pour chasser l’ennui que les murs terriblement blancs de l’hôpital devaient lui amener. Elle n’avait pas à se déplacer beaucoup, n’étant qu’à quelques étages près de l’homme en question. Ce fut donc avec son sac sur une épaule qu’elle traversa les étages, ne s’arrêtant pas sur son chemin, et ce, malgré les quelques personnes qui la saluaient. Le temps devant elle n’était pas infini, pas alors qu’elle s’efforçait de bien paraître et d’être ponctuelle. Mine de rien, elle tenait à ce qu’elle faisait à l’institut, organisation qui lui permettrait d’évoluer sur bien des fronts.

En direction de la réception pour obtenir le numéro de chambre du jeune homme, quelle ne fut pas sa surprise de le voir déjà présent, intimidant le pauvre infirmer derrière le comptoir, qui semblait un peu désemparé de la situation. Un sourire amusé étirait donc les lèvres de la belle brune alors qu’elle s’approchait doucement dans son dos, ne s’arrêtant qu’à quelques pas de lui.

- Lorsque je t’ai dit qu’il y avait d’autres moyens d’exprimer ton mécontentement, je n’avais pas en tête que tu irais terrorisé le pauvre premier garçon venu.

Son ton se veut amusé alors qu’elle brodait le tout d’humour, son sourire toujours assez agréable que la veille. Ses prunelles enflammées vinrent rencontrer celles du jeune homme lui faisant face qui s’était finalement retourné vers elle. Elle aurait tout bonnement pu le saluer, ce qui aurait été plus poli, cependant, ayant assistée à la scène, elle n’avait pu s’empêcher cette petite pique, qui, de ce qu’elle avait cru comprendre du personnage, ne viendrait pas l’embêter.

- Vu ton empressement, dois-je en déduire que tu cherchais à me fuir ? Elle haussa un sourcil, sans toutefois se départir de son large sourire. Tu sais, si ma compagnie t’était si désagréable, tu aurais pu prévenir.

Elle laisse le doute planer quelques secondes, et ce, quand bien même savait-elle que le jeu ne fonctionnerait pas, l’expression qu’elle affichait la trahissant. Elle ne pu donc que rire, légèrement, alors qu’elle faisait à nouveau preuve de cette auto-dérision qui, souvent, lui valait quelques points auprès des autres. Asami était une femme assidue et minutieuse, qui savait cependant ne pas se prendre au sérieux lorsque la situation le demandait. Ayant croiser ses bras sous sa poitrine, elle ne bougea pas, dévisageant simplement l’homme, tous deux au centre de l'accueil de l’hôpital. L’infirmier devait cependant être soulagé de ne plus être le centre d’attention du jônin.

- Ce sont donc les murs blancs qui auront eu raison de toi à la toute fin, au final...

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Dim 4 Fév 2018 - 0:30
Le coude posé sur le comptoir et le menton enfoncé dans la paume de ma main, l’impatience commençait gentiment à me ronger. Mes yeux vagabondaient et se posaient sur des détails insignifiants de sorte à m’occuper quelques précieuses secondes. Cependant, je ne parvenais pas à accélérer le temps autant que je le voulais et je manquais de me plaindre une nouvelle fois auprès de l’infirmier. Heureusement une voix familière vint me tirer de mon désespoir naissant.

Mon menton quittait la paume de ma main et l’entièreté de mon échine se redressa. Ma tête se tourna très légèrement, de sorte à ce que l’intéressée sache que je m’adressais à elle, mais pas assez pour que nos regards puissent se croiser.

- Il fallait être plus clair, alors. Donner des indications incomplètes ne mène jamais à rien de bon, tu sais.

Un petit mouvement de rotation maîtrisé me permit de m’adosser au comptoir en m’appuyant légèrement sur mon coude, me laissant ainsi apparaître sous mon habituelle désinvolture. Mes paupières plissées demeuraient les mêmes que d’habitude mais on sentait dans mon regard, qui venait de se poser sur Asami, que son apparition soudaine et inespérée me faisait légèrement plaisir. Il faut dire qu’un peu de compagnie n’était vraiment pas de refus dans cet hôpital.

- Oi, arrête ton numéro. Déjà que tu m’accuses injustement de terroriser cet infirmier.
Je tournais brièvement ma tête dans la direction de ce dernier en lâchant un soupir. Il était en effet un peu paniqué, mais c’était pas l’effet désiré. Et puis, de toute façon, maintenant que tu es là, je ne peux plus vraiment fuir, pas vrai ?

Un léger sourire s’affichait sur mon visage alors que je portais à nouveau mon regard sur la marionnettiste. L’infirmier avait intérêt à se dépêcher mais il pouvait reprendre son souffle grâce à l’intervention de la jeune femme. Elle risquait fortement de capter mon attention quelques précieuses minutes.

- Tu remarqueras d’ailleurs que j’ai écouté tes conseils. Je me suis pas évadé et je demande tranquillement l'accord de l’hôpital. En même temps… quelle image j’aurais si je commençais à fuguer comme un adolescent en pleine crise…

Mon corps bascula légèrement en avant, se détachant ainsi du comptoir à l’aide d’une petite impulsion provoquée par mon bras. D’une démarche lourde mais calme, je m’approchais d’Asami jusqu’à ce que nous soyons séparés d’à peine un demi-mètre. Si j’avais toujours un peu de mal à saisir toutes les complexités sociales, je savais respecter la sphère personnelle de chacun. D’autant plus que je n’appréciais pas non plus qu’on vienne grignoter sans raison mon espace vital.

- Si j’ai bien compris, j’ai un peu de temps devant moi avant qu’ils finalisent mon départ et confirment que je suis autorisé à sortir. Tu as une idée de ce qu’on pourrait faire ? Je ne connais pas le complexe plus que ça. Je ne suis venu qu’une seule fois pour voir Shizen.

Ce fut d’ailleurs une expérience particulièrement… particulière. Ouais, j’avais pas vraiment d’autre mot pour qualifier ça. La journée fut intéressante et notre conversation fut globalement bonne, mais je reste encore aujourd’hui étonné d’y avoir pris part. Surtout sous conseil de Daisuke. Je suppose que c’est à des fins qui me dépassent.

- Enfin, à moins que tu sois simplement passée en coup de vent.

Après tout, elle avait déjà été sympathique de venir comme elle l’avait dit hier soir. Nous ne nous connaissons pas, après tout. Toutes les excuses auraient été bonnes pour justifier son absence. Et je comprenais. Cela dit, si elle restait, elle était la plus à même de servir de guide ou de savoir où se poser en attendant la fin du bordel administratif de l’hôpital.
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Dim 4 Fév 2018 - 15:36
C’est sur un ton assez taquin qu’elle décida de l’aborder. Elle aurait pu tout simplement le saluer pour signifier sa présence, or, de ce qu’elle avait sut du jeune homme, il savait apprécier l’humour. Elle ne s’était pas gênée, la dernière fois, pour retourner le couteau dans la plaie et s’amuser légèrement à ses dépens, notamment lorsqu’est venu le temps du saké, et elle avait trouvé bon public chez ce dernier. D’une voix calme, teintée d’amusement, elle désigne le pauvre infirmer d’un mouvement de tête qu’il ne peut cependant pas voir comme il lui fait dos, attendant dès lors une réaction de sa part. Bien évidemment, elle ne peut s’empêcher ce petit numéro mélodramatique de la jeune femme que l’on aurait trahie. Pauvre petite Asami, qui se voulait si gentille et était ainsi repoussée. Ce n’était bien évidemment que plaisanterie alors qu’elle se contenta de rester calmement debout à quelques mètres de ce dernier, ses bras croisés sous sa poitrine et son regard flamboyant tranquillement posé sur sa silhouette qui daigne finalement se retourner vers elle.

Elle est tout sourire lorsque ses prunelles vermillons croisent les siennes, bien digne de la douce jeune femme qu’elle était. Ou, tout du moins, celle qu’il avait rencontré lors d’une petite mésaventure, au bar, forçant le funeste destin du thé qu’il aurait cru pouvoir profiter tranquillement. Les choses se voulaient bien différentes lorsque l’ennuyée décidait de forcer un peu le destin pour se divertir, animant ses soirées comme elle le pouvait. Elle avait trouvé en le jônin un partenaire fort sympathique, qui ne semblait pas fuir les conversations et qui avait eut le loisir d’attirer l’attention de la belle. Asami n’accordait pas son attention à quiconque, elle était une femme difficile dont la lassitude arrivait souvent bien rapidement, trop même à son goût alors qu’elle avait horreur de l’ennui. Pour le moment, le spécimen se trouvant sous ses yeux avait encore bien des choses à raconter et donc, de ce fait, il se voulait encore intéressant. Pour combien de temps ? Elle ne saurait le dire. Les gens l’entourant ne sont que pion dont elle se saisit et abandonne une fois la partie terminée, et ce, quand bien même tente-t-elle d’en tirer le plus possible de ces derniers.

- Tu me dois ravie d’apprendre que je n’aurai pas à aller renverser ton thé pour te rappeler à l’ordre.

Le ton de la conversation est toujours léger alors qu’il s’y était, lui aussi, prêter au jeu. De quoi bien évidemment l’amuser. Elle l’observa s’avancer jusqu’à ce qu’il soit a à peine un demi-mètre d’elle, la forçant à relever légèrement la tête pour ainsi pouvoir continuer de l’observer. Il était plus grand qu’elle, d’une bonne tête comme elle avait pu le remarquer la dernière fois. Elle ne s’en sentait pas intimidée pour autant, alors que du haut de son mètre presque soixante-dix, elle savait en imposer. Peut-être pas à l’heure actuelle où elle arbore les doux traits de l’agréable kunoichi qu’elle était, cependant, l’histoire en était légèrement différente pour ceux qui rencontraient celle qui se cachait derrière le masque.

- Chanceux que tu es, j’ai encore un peu de temps devant moi et donc… Si l’envie t’en dit d’explorer le complexe scientifique, je ne sais pas si tu es déjà allé voir les laboratoires ?

Curieuse qu’elle était, elle pensait cependant avoir raison, si elle se fiait à leur précédente conversation quant à savoir ce qui pouvait tant intéresser la jolie demoiselle chez ce qui était mort, qu’il s’agisse d’humains, d’animaux, mais surtout, de la préservation de plantes. Non pas qu’elle jugeait le jeune homme, loin d’elle cette idée, il ne semblait tout simplement pas posséder la fibre scientifique qu’elle détenait et qui avait attiré l’attention de ce Shizen qu’il mentionnait quelques mois plus tôt.

- Et donc, si l’idée t’en dit et si ça t’intéresse, je peux t’y amener. C’est au troisième étage.

Elle haussa les épaules, faisant mine de réfléchir s’il y avait plus intéressant à faire dans l’endroit. La question se voulait presque difficile à répondre alors que la jeune femme, elle, avait accès à des niveaux qui étaient restreints à la vaste population du village caché, seuls les quelques initiés y ayant accès.

- N’oublie pas, il s’agit d’un complexe scientifique. Ce n’est sûrement pas l’endroit le plus palpitant, quand bien même je peux y passer mes journées.

La recherche avait toujours intéressée la belle brune, d’aussi lointain qu’elle se souvenait. Et donc, par conséquent, elle y avait vu là une opportunité qu’elle se devait de saisir. Elle fut mise à l’épreuve par celui qui tirait les ficelles derrière tout cela et en était plus que satisfaite que sa place au sein de l’institut était garantie. Certes n'impressionne-t-elle pas par son grade ou encore son rang, n’étant encore que simple genin, toutefois, elle savait qu’il ne s’agissait que d’une question de temps, qu’elle se démarque encore plus, d’ici à ce qu’elle se voit attribué de plus gros projets.

- Oh ! Et pendant que j’y pense…

Faisant glisser son sac le long de son bras, elle l’ouvre pour y trouver ce qu’elle ne cherche que quelques secondes tout au plus. Elle en sort donc un petit sac scellé, le mot gyokuro s’y trouvant inscrit en grandes lettres, avant de le tendre vers le jeune homme tout en replaçant son sac sur son épaule.

- Tu auras ainsi tout le loisir de le boire chez toi, ce qui devrait lui éviter le funeste destin dont il fut victime la dernière fois.

Allait-il accepter le cadeau ? Elle ne lui laisserait pas le choix, de toute façon.

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Jeu 8 Fév 2018 - 21:17
Instantanément et fidèle à elle-même, c’est une flèche qui fusa droit dans mon cœur, sur lequel j’écrasais avec humour ma paume pour simuler qu’il se brisait en mille morceaux. Qu’est-ce que c’est mesquin de reparler de ce thé alors qu’elle avait déjà fait quelque chose de semblable hier soir. Décidemment, je suis face à une spécialiste des coups dans le dos. Et pour être franc, ça m’amusait bien de voir une personne un peu décomplexée dans cet hôpital pourri. Donc, logiquement, j’ai moi-même participé à son petit théâtre de mélodrame.

- Tu sais, la douleur est encore là. Je préfère ne pas en parler...
dis-je dans un sourire en redressant fièrement mon dos, qui s’était légèrement vouté pour donner l’impression qu’une flèche s’était vraiment plantée dans mon torse. Aller, j’te suis. Montre-moi ce qu’un complexe scientifique peut bien cacher.

Comme à mon habitude, je n’allais pas m’éterniser sur place. J’avais fais le premier pas en avant pour me rendre à l’étage supérieur avec une Asami. D’ordinaire, l’inactivité avait le don de m’ennuyer profondément, mais alors depuis que je vis comme une âme en peine dans cet hôpital, l’inactivité me tuait définitivement.

Maaais bon. Parfois on a pas le choix. Il faut se faire violence pendant quelques minutes. D’autant plus qu’on est jamais à l’abri d’une surprise. Et la genin allait m’étonner sur plus d’un aspect. D’abord silencieux, je m’étais emparé du petit sac scellé qu’elle m’avait soudainement tendu, puis haussais les sourcils en imposant mon habituel regard sur elle, qui était cependant tapissé d'une lueur surprise.

- Oh... euh... je faisais tourner sur lui-même le petit sac, comme s’il y avait une multitude de détails à regarder. Mais là où ce geste était normalement fait face à un cadeau dont on ne savait pas trop quoi en faire, moi j’étais simplement agréablement surpris par son geste. Et ça se lisait dans mon regard. Merci beaucoup, ça fait plaisir. Ma main s’écrasa sur sa tête que je frottais très légèrement et que je retirais sans trop tarder. Inutile de foutre en l’air sa coupe de cheveux, c’était juste un geste de remerciement naïf et amical. Et puis... après coup, j'me suis dit que c'était déplacé. Bon, par contre, arrête de parler de malheur. Je crois que si, par malchance, je le renverse, je te tiendrais comme responsable d'un quelconque mauvais sort.

Le sourire amusé sur mon visage, je détournais finalement la tête pour continuer ma marche, enfonçant au passage le petit sac dans la poche intérieure de mon manteau. Je marquais un petit silence, remarquant que j’avais, ces temps-ci, généreusement reçu des cadeaux pour aucune véritable raison. Ca faisait plaisir, mais je commençais presque à me sentir mal. Voire coupable… bon, des personnes comme Nara Sayo arrivait bien à m’escroquer un petit restaurant, mais si on prend l’exemple d’Itagami, je ne lui ai rien offert. Merde ni même Reiko du coup. … Putain, la sociabilité c’est pas facile. Je suis pas habitué à toutes ces conneries. Enfin… toutes ces subtilités.

Je lâchais un petit soupire avant de finalement m’exprimer à nouveau. « Alors. Dis-moi un peu ce que tu fais dans ton poste ? Quelle est ta journée type, quels genre d’expériences tu fais dans cet endroit… ? » Mon intérêt était plutôt sincère. La Tadaoki avait réussi l’exploit d’atterrir ici malgré une sélection compliquée. Pour un genin, c’est une sorte de petit exploit. Elle avait bien entendu montrer qu’elle était plus que capable d’assumer un rôle dans un lieu comme celui-ci, mais parfois il faut davantage que de l’envie, et même plus que du talent.

- Bon je sais bien que tu peux pas tout me dire sur ton boulot ici. Même à la police on a nos petits secrets. Donc vous… Je suis même pas sûr de vouloir tout savoir. dis-je dans un sourire empli de malice. La branche scientifique avait été fondée en coopération avec la branche spécialisée dans l’espionnage. Autant dire que je me doutais qu’il y avait deux-trois choses en plus dans ce bâtiment.

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Ven 9 Fév 2018 - 6:31
La main de l’homme se posa sur sa tête, ce qui surprit sincèrement la Tadaoki, l’amenant à froncer légèrement les sourcils avant de tout simplement rire doucement. Elle n’était pas spécialement habituée aux gestes affectifs aussi sincères. Après tout, elle-même n’éprouvant d’affection pour personne, sauf peut-être un peu pour sa seule amie, ce n’était pas dans ses habitudes d’agir de la sorte. Quant avec la majorité de la population, elle gardait une certaine distance, car aussi sympathique était-elle, plus avait-elle de proximité avec quelqu’un et plus il y avait de risque que ladite personne comprenne le subterfuge de la belle. Une excellente actrice, certes, mais dont le rôle à entretenir pouvait devenir épuisant. Le commentaire de son aîné lui arracha un sourire amusé tandis qu’elle levait les mains devant elle en signe d’innocence.

- Je plaide non coupable.

Puis vint le temps de le guider vers les laboratoires qui occupaient le troisième étage de ces lieux. L’endroit où elle passait beaucoup de son temps, maintenant qu’elle avait épluché presque tous les ouvrages qui l’intéressaient à la bibliothèque. Certes, certains s’étaient ajoutés à la liste et d’autres viendraient, toutefois, tout ce qui concernait les poisons ou encore le Kugutsu, elle les avait lu religieusement, prenant nombreuses notes qui se traduisaient par les nombreux cahiers qu’elle avait chez elle, tous bien classés dans une large bibliothèque. Montant les escaliers les menant jusqu’au laboratoire, elle avait dépassé Hisao pour ainsi pour le guider. Lorsque vint sa question, elle ralentit légèrement le pas pour finalement s’arrêter, l’observant par-dessus son épaule.

Elle arqua un sourcil, tentant de se remémorer la conversation qu’ils avaient eu la veille.

- Tu es dans la police ?

Des nombreux titres qu’il lui avait énuméré, elle était convaincue qu’il ne lui avait pas partager ce fait. Oh, non pas qu’elle s’en inquiétait, nullement même, elle était seulement surprise. Après tout ce qu’il faisait déjà, elle se demandait si vingt-quatre heures dans une journée étaient assez pour un homme comme lui.

- Et sinon, sans trop pouvoir en dire… Elle eut un léger sourire. Je vais te laisser un petit indice. La dernière fois, on a parlé de plantes médicinales, notamment celles utilisées dans les antidotes. Et puis, comme tu as sûrement dut le remarquer, mes marionnettes sont toutes équipées de nombreux poisons.

La brute qu’elle avait envoyé au sol, elle ne l’avait pas fait qu’avec une banale attaque de Konchuu. Il n’aurait pas été terrasser aussi facilement. Le secret des techniques de la marionnettiste résidait dans tout ce qu’elle utilisait qui semblait presque être invisible aux yeux des autres. Le poison était un art que certains trouvaient déloyal mais dont la demoiselle abusait presque. Elle semblait délicate et fragile, et pourtant, elle savait tenir sa position en combat. Il était évident qu’un combat face à un excellent utilisateur de taijutsu pouvait s’avérer difficile, mais même ces vaillants combattants pouvaient avoir certaines difficultés une fois privé de leur sens, notamment celui de la vue et de l’ouïe.

Elle poursuivit sa montée de sa démarche altière pour finalement entrer dans le laboratoire de l’étage. Peut-être un peu trop clair et trop blanc au goût de celui qui se sentait prisonnier de l’hôpital, l’endroit semblait être aussi aseptisé que les étages inférieurs, bien que beaucoup plus vivants. Il y avait de nombreux postes de travail, tous très bien équipés, pour ainsi laisser la chance au génie créatif des kumojins (ou plus particulièrement celui de la Tadaoki) de s’exprimer librement.

- Voici donc où je passe le plus clair de mon temps. Ce n’est peut-être pas aussi bien qu’un terrain d’entraînement, si je me fis à l’idée qu’on bien des gens mais… Il faut savoir se rendre à l’évidence, ce n’est pas sur le plan physique que je m’impose le plus.

Elle rigole doucement, s’avançant dans ces lieux qu’elle connaissait par coeur. Il n’y avait rien de particulièrement intéressant, du moins, quelques uns de ses collègues des niveaux inférieurs s’y trouvaient, travaillant sûrement sur un projet personnel ou elle ne savait trop quoi. Elle les salua, pour la plupart, d’un vague signe de main et d’un large sourire tout en désignant autour d’elle différents outils et instruments qui pouvaient se montrer utiles, expliquant brièvement ce qu’il en retournait.

- Au final, ce que je fais pour Shizen, c’est un peu ce que je fais ici, mais à une échelle différente et des objectifs précis.

Elle fit glisser son sac de son épaule, y sortant un cahier de notes, de ceux dont elle possédait plusieurs. Elle en traînait souvent un ou deux avec elle, dépendamment du projet qui l’intéressait pour la journée.

- Créer ses propres poisons, c’est intéressant, mais il est tout de même nécessaire d’y avoir l’antidote associée. Sans quoi cela peut devenir rapidement problématique.

Non pas qu’elle se souciait spécialement de faire du mal ou même de tuer une tierce personne, elle qui ne connaissait ni le mot compassion, ni culpabilité. Cependant, elle se devait de faire bonne figure alors que l’homme à ses côtés semblait être quelqu’un de foncièrement bon. Il était vrai qu’elle ne le connaissait pas spécialement, or, elle croyait être en mesure de dire qu’il transpirait l’honnêteté, nul besoin de se cacher. Ou alors était-il tout simplement aussi doué qu’elle pour prétendre. Elle ne saurait dire.

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Dim 11 Fév 2018 - 14:39
… Intriguant. Pourquoi a-t-elle été aussi surprise d’apprendre que je travaillais en tant que membre du Kyuubu ? Songeur, je la dévisageais quelques instants. Mes paupières légèrement plissées semblaient lui lancer un regard à la fois jugeur et interrogatoire. Un léger silence s’imposa durant lequel je me posais de rapides questions sur sa réaction, mais les sombres pensées qui m’étaient soudainement apparues s’étaient rapidement dissipées tandis que je déposais le regard sur mes larges menottes.

- On endosse pas toujours le rôle qui semble correspondre à notre tronche. avais-je finis par lâcher après cet instant silencieux. Je suis sous les ordres de Reiko, qui elle-même est sous les ordres de Daisuke. C’est lui qui m’a invité à les rejoindre.

La suite logique aurait été que je dise quelque chose d’autre à ce sujet, que je poursuive avec une réaction ou une quelconque émotion. Mais il n’en était rien. J’avais haussé mon épaule démuni de bandages et avait continué ma route à travers le couloir dans lequel nous nous étions progressivement enfoncés. Le laboratoire était, hélas, trop semblable à l’hôpital : Blanc, lumineux, blanc, propre et blanc encore. Il valait mieux ça que le contraire, j’imagine. Mais j’ai comme la désagréable sensation de devenir aveugle à force de ne pas être stimuler par les couleurs. Heureusement que je peux regarder la chevelure ébène d’Asami ou les plumes accrochées à mes cheveux, sinon je ferais une dépression.

- Je n’en étais pas certain, mais je m’en doutais. Je connais pas tes méthodes au combat, mais un homme tombe pas au sol après une simple petite piqûre. Donc… mes doigts effleuraient l’un des instruments que ma curiosité m’avait forcé à approcher, puis, dans un mouvement calme et maîtrisé, ma main se dissimula au fond de ma poche. Je n’avais pas particulièrement envie de péter un truc parce qu’un scientifique avait mal serré le support. ... le poison n'était pas vraiment un scénario impossible, je dois bien l'admettre.

Mon corps pivota lentement vers Asami, sur laquelle mon regard se déposa pendant qu’elle m’expliquait les tenants et aboutissants des divers instruments scientifiques. Pour être tout à fait franc, ce n’était pas un environnement qui me plaisait. Intéressant, oui. Plaisant, pas vraiment. J’ai trop de mauvais souvenirs de la prison pour me figurer un endroit pareil sous un jour altruiste et optimiste… les effets secondaires de l’isolement, j’imagine.

- C’est une simple question… mais… un regard innocent mais lucide se posait sur la Tadaoki. La question que je désirais lui poser ne sortit pas tout de suite, marquant ainsi un petit instant de suspense qui s’intensifiait de par mon regard froid. Dans quel ordre vous procédez ? Vous étudiez les poisons et fabriquez des antidotes… ou étudiez les antidotes pour obtenir de meilleurs poisons ?

Les yeux plissés, je me détournais d’elle pour lui laisser répondre sans avoir à affronter un regard qui pouvait parfois se montrer menaçant – même s’il n’en était rien. Je pouvais m’imaginer que les deux scénarios étaient possibles. Le monde dans lequel on vit doit être prêt à réagir à n’importe quelle arme… mais également à surpasser n’importe quelle défense. Une méthode douteuse que je n’appréciais pas. Mais une méthode dont je ne pouvais pas sous-estimer la valeur et l’importance. Surtout en des temps pareils.

- A force de parler de ça, j’vais commencer à me méfier des verres que je boirai à Iwa. Si Kumo est la capitale de la science, j’imagine qu’ils ont aussi des saloperies dans le genre. lançais-je dans un petit râle qui se voulait ironique.


Finalement, je retournais petit à petit aux côtés d’Asami. Les quelques pas que j’avais effectués m’avaient également servi à m’occuper et à ne pas rester sur place. Si ce n’est dans des situations où je souhaite me reposer ou simplement flâner, je suis quelqu’un qui n’aime pas ne rien faire. Typiquement, rester debout, sur place et sans mon Kiseru, c’est pas possible…

- Du coup, tu injectes les poisons dans tes marionnettes et les utilise contre tes ennemis… Effectivement, c’est normal que le corps-à-corps ne soit pas ta spécialité. J’aimerais bien qu’on fasse un jour un rapide entraînement. Je suis curieux de vraiment voir comme un marionnettiste se bat. Et surtout, curieux de savoir comment les combattre.

Je lui affichais un petit sourire. A nouveau, j'étais bien loin de sous-estimer la plus-value que pouvait avoir un ninja. Qu'il soit genin ou pas ne m'intéressait vraiment pas.

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Lun 12 Fév 2018 - 7:51
Il n’avait pas tort. Un homme ne tombait pas au sol avec seulement une piqûre, encore moins venant d’une bestiole aussi petite que Konchuu. Mais là était tout l’intérêt de ses méthodes. Alors qu’une personne s’assurerait de se protéger des griffes venant en sa direction, elle ne sera pas assez vigilante pour se prévenir du poison qui viendrait de l’autre côté. La subtilité était un art où elle excellait. À défaut de savoir frapper fort, elle s’arrangeait pour affaiblir assez l’ennemi et ainsi l’emporter. Si c’était déloyal aux yeux de certains, Asami se contentait de dire qu’il était nécessaire de connaître ses faiblesses et d’arriver à travailler autour. Peu importe comment s’entraînait-elle, elle n’aurait jamais le niveau des plus forts. Hisao lui avait bien montré la veille, que malgré son bras blessé il faisait preuve d’une puissance assez impressionnante. Elle n’arriverait jamais à ce niveau. Alors mieux valait savoir jouer de ce qu’elle connaissait, exploiter ses compétences. Non pas qu’elle ne cherchait pas à travailler sur ses faiblesses, toutefois, elle était simplement réaliste.

- Mieux vaut assumer ses faiblesses plutôt que de se voiler la face. Je sais que face à face avec quelqu’un, je ne tiens pas la route. Il m’a donc fallu palier à cela, à ma manière. Les poisons se sont donc imposés, d’une certaine manière… Face à un nouvel adversaire, ça me donne aussi l’avantage. Elle eut un léger sourire. Les gens ne s’y en attendent pas tout le temps.

Certains croyaient voir une marionnette s’abattre sur eux alors que ce n’était que diversion pour propager un gaz toxique. Ou alors, ils tentaient de parer un coup et acceptait de se faire faire qu’une simple égratignure par une griffe de l’un de ces pantins, croyant que ce ne serait qu’une petite blessure. Grave erreur, sachant qu’elle s’arrangeait souvent pour que ces dernières soient enduites de poison. Au final, tout se jouait dans la subtilité, mais surtout, sur les attentes que l’ennemi quant au combat. Pour peu qu’elle soit sous-estimé et déjà elle avait l’avantage, ayant bien plus d’un tour dans son sac.

La question qui lui fut adressée était intéressante, très intéressante même. Surprenante aussi, assez pour qu’elle doive prendre une pause et réfléchir à ce qu’elle allait lui répondre. Ce n’était pas tant qu’elle n’en savait rien, après tout, c’était son domaine d’expertise, mais elle avait été pris de court. Et puis, elle ne s’attardait jamais à comment travaillait-elle. Elle le faisait, comme bon lui semblait, et cela lui allait. Elle exprimait son génie créatif de nombreuses façons, ces poisons étaient tout simplement parfaits pour qu’elle s’en sente bien.

N’ayant pas le temps de lui répondre immédiatement, il suivit sur autre chose qui ne put que faire rire la scientifique, alors qu’elle hochait doucement de la tête. Lorsque l’on réalisait à quel point l’humain pouvait être fourbe, il en devenait presque naturel de se sentir menacer par tout le monde et même l’environnement. Son regard n’avait pas quitté l’homme, nullement intimidée par ce dernier, et ce, quand bien même était-il bien plus grand qu’elle. Impressionnée, cela ne faisait aucun doute, cependant, il en fallait beaucoup pour qu’elle se sente intimidée. En ce moment, elle était en contrôle de la situation, ils se trouvaient sur son territoire, son terrain de jeu et il n’y avait aucune raison pour qu’elle se sente menacé. De ce fait, soutenir son regard avec un doux sourire ne l’embêtait nullement.

- Pourquoi crois-tu que j’ai insisté à réparer mon erreur et aller te chercher un autre thé ?

Elle lui adressa un clin d’oeil amusé alors que son ton laissait sous-entendre bien des choses. Avait-il été victime de la fourberie de la Tadaoki ? Nullement. Mais c’était sa façon de se jouer un peu de lui et faire preuve de cet humour léger qu’elle possédait. Elle doutait aussi fortement qu’il la prenne au sérieux.

- Plus précisément, mes marionnettes possèdent nombreux reservoires et mécanismes. Que ce soit poisons ou encore des armes cachées, elles sont assez versatiles. Je m’assure que ce que l’ennemi voit et croit menaçant ne soit pas le plus dangereux.

C’était sa façon de faire, une technique qui fonctionnait très bien. Elle s’était finalement appuyée contre un bureau, ayant terminé ses explications des nombreux outils qui se trouvaient en ces murs.

- C’est d’accord, pour l’entraînement. Une autre fois, oui, car j’imagine qu’avec ton bras, ce ne doit pas être évident. Elle était compréhensive. Et puis, maintenant que tu connais tous mes petits secrets, tu as l’avantage. Elle lui adressa un regard accusateur. Était-ce pour ça, toutes ces questions ?

Elle eut même l’air choqué, comme si elle s’était faite avoir comme une débutante pour le jeu d’esprit d’Hisao, chose dont elle le tenait coupable à l’heure actuelle. C’était jusqu’à ce qu’elle éclate d’un doux rire, reprenant peu à peu son sérieux.

- Pour répondre à ta question précédente, concernant notre façon de faire… Ou, enfin, je vais parler de la mienne. Il y a des poisons plus complexes que d’autres, de même que des antidotes plus complexes que d’autres.

Elle s’arrêta quelques secondes, sortant de son sac son cahier et un crayon, histoire d’illustrer, en quelque sorte, ce qui allait suivre, être certaine de ne pas perdre le jônin dans ses explications.

- Alors, tu vois, tu commences avec un poison simple. Elle traça un X. Puis, tu crée donc une antidote pour venir le contrer. Et donc, après, tu peux soit t’arrêter là, soit décider de voir comment améliorer le poison pour que l’antidote ne soit plus celle requise. Elle ajouta quelques détails de plus à son X initial. Normalement, en étudiant avec attention, il est aisé de reconnaître des schémas, des symptômes et seulement la façon dont le poison s’attaque au système, ce qui peut être observé par un microscope. Et donc, par expérience passée, tu peux en venir à isoler ce qui pose soucis et comprendre comment l’éliminer. Elle ajouta quelques détails supplémentaires pour venir ensuite encercler une branche. Par contre, par moment, il y a tellement de détails, tellement de chose à regarder, qu’il est possible de croire connaître le poison, de par les symptômes évidents et ce que l’on observe pour finalement se retrouver avec un composant que l’on aura pas traiter et qui se montrera dévastateur.

Sur sa feuille se trouvait donc un dessin barbarisé de sa représentation du poison, tout comme son homonyme qui correspondait à l’antidote.

- Une connaissance en poison donne nécessairement de meilleurs antidotes, mais c’est en tentant de les contrer qu’on obtient des poisons encore plus efficace. Une roue qui tourne, tout simplement.

Elle l’observa quelques secondes.

- … Pardon, je me suis laissée emporter.

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Ven 16 Fév 2018 - 22:20
Ce genre de technique n’est pas pour moi, définitivement. Combattre avec ou contre des poisons ne fait clairement pas partie des activités favorites, pourtant, elle soulève un point aussi stupide qu’évident. Non, les gens ne s’y attendent pas toujours, encore moins quand ils sont peu renseignés sur les différentes capacités qui existent parmi le Yuukan. J’ignore si c’est l’adage de tout marionnettiste que de maîtriser des subterfuges de ce style, mais j’y penserai à l’avenir. Mais, ce n’est pas la seule chose à laquelle je pense.

- C’est fourbe. Pour être parfaitement honnête… je m'adossais à l’un des meubles qui tapissait les murs et m’apprêtais à croiser les bras… avant de constater que j’avais toujours un bras dans le plâtre. Putain. J’avais un petit moment de confusion avant de soupirer en enfonçant ma main disponible dans la poche. Donc… oui. Je pense que si je tombais un jour contre quelqu’un qui utilise des poisons, j’aurais de vrais ennuis. Je ne sais pas comment me battre contre ça, je ne sais pas comment résister à ça et je n’y penserais même pas avant le combat, donc je me ferais surprendre.

Je lui adressais un petit sourire qui s’effaça aussitôt. Elle pourrait prendre ça comme un aveu de faiblesse ou une faille à exploiter. D’autant plus que je lui avais proposé, il y a quelques minutes, un combat pour que je puisse me familiariser avec ses compétences de manipulatrice de pantins. Mais elle ne semblait pas redouter l’affrontement contre un Jônin. Au contraire, au-delà d’être confiante, elle était lucide sur son inventivité.

- Je vois. Mon regard ne s’attardera pas sur ce qui est menaçant, alors. Je saurais faire attention aux détails.


A nouveau, un sourire lui était adressé. Une fine élévation au coin de ma bouche qui se voulait moqueur. Elle m’en révélait énormément. Fonctionnement, techniques, tactiques, idées… Je pourrais presque lire en elle comme dans un livre ouvert. Pourtant, la manière dont elle parlait, raisonnait et réagissait montrait que, d’habitude, c’était elle la meneuse. Je ne gagnais absolument rien. Aucun jeu n’était actuellement en cours, du moins de mon côté. Mais indiscutablement, elle s’était ouverte à moi plus que je ne l’aurais pensé.

L’oreille attentive et le corps penché de sorte à observer ses petits gribouillages, je suivis non sans intérêt son blabla scientifique. Bon, on va pas se mentir, mon visage annonçait parfaitement la couleur : Un sourcil froncé, un sourcil arqué, une petite grimace et un regard vagabond, tout montrait que je perdais un peu le fil. Loin d’être stupide, j’avais simplement été pris de court par mon entrée violente dans le monde scientifique.

- Oi, oi. Du calme. J’ai perdu le fil après ton « X ».

Je soufflais du nez, particulièrement amusé par sa réaction et sa mine désolée. J’avais bien sûr suivi toute l’explication, et donc bien au-delà du « X ». Mais en raison de son caractère, me montrer plus détendu et taquin m’amusait pas mal.

- Bon, bon. Tu as attisé ma curiosité. Un poison attaque le système, très bien. Mais est-ce qu’il y a des corps plus résistants que d’autres ? Tu as déjà pu constater une résistance naturelle à tes poisons ? Car si je tombe contre une personne comme toi et que je me fais avoir, j’ai pas un millier de possibilités. Sois j’encaisse, soit je finis par terre avec le temps.


Vaincre l’ennemi plus vite qu’il ne me tue ? Oui, c’était une solution. Celle de dernier-recours-quand-tout-a-déjà-échoué. Sauf que ce scénario ne me plaisait pas vraiment… Peut-être que je pourrais utiliser la corrosion de mon Futton à l’intérieur même de mon corps… Mais c’est un truc à se tuer pendant l’apprentissage de la technique, ça.

- Enfin. Je voulais pas t’emmerder avec toutes ces histoires de poison. Quoi qu’il en soit, content d’entendre qu’un entraînement t’irait. Mon bras n’aurait pas été un problème. J’te sous-estime pas, loin de là. Mais c’est aussi le devoir d’un ninja que de savoir combattre en étant diminuer.

Je marquais une pause, faisant à nouveau les cent à l’intérieur de cette pièce dont les murs blancs me rappellent tristement ceux de ma chambre. Mentalement, j’avais vraiment besoin de sortir.

- Mais bon. Ce ne sera pas possible étant donné que je pars pour Iwa bientôt, comme je te l’ai dit un peu plus tôt. Je t’aurais bien ramené un poison d’Iwa à étudier mais… ce n’est pas vraiment le genre de chose qu’on trouve sur le petit marché en bas de chez soi.


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Sam 17 Fév 2018 - 17:43
Fourbe. Ce n’était pas la première fois, ni la dernière, qu’elle entendrait un tel commentaire concernant ses capacités. Allait-elle changer sa façon de faire ? Aucunement. Chacun avait des forces et des faiblesses, elle avait seulement décider de les assumer. Elle l’écouta avec une attention non feinte, hochant doucement de la tête à ce qu’il disait. Il admettait qu’il aurait de la difficulté face à de telles techniques, ce qui n’était pas surprenant. Elle arrivait à ébranler nombreux adversaires de la sorte. Cela ne faisait pas d’elle la gagnante à tous les coups, loin de là même, mais cela lui offrait tout de même l’avantage de la surprise. Quelques secondes de répit qu’elle avait alors pour se préparer au pire et tenter de mettre en place une stratégie. Il ne semblait cependant pas particulièrement apprécier avoir ainsi partager de ses failles, ce à quoi elle ne pouvait répondre que d’un haussement d’épaule. Pour sa part, elle n’avait rien à cacher, il suffisait de regarder sa fine silhouette et ses frêles épaules pour comprendre qu’au corps à corps, elle n’en mènerait pas large. Elle s’améliorait, il ne pouvait en être autrement, toutefois, elle palliait avec autre chose, ne pouvant aucunement faire confiance à sa force physique.

- Si cela peut te sauver lors d’une éventuelle altercation, et bien, ravie d’avoir partager de mes secrets.

Le sourire était doux, le ton agréable, alors qu’elle se montrait sincère. Il avait lui-même admis qu’il n’y aurait pas pensé, et donc, de ce fait, maintenant qu’il avait connaissance, ne serait-ce qu’un minimum, le de fourberie dont pouvait faire preuve un shinobi, peut-être bien cela pourrait-il changer la situation pour lui. Qu’avait-elle à y gagner ? Pas grand chose, si ce n’était que de pouvoir discuter de l’un de ses sujets favoris et peut-être bien amener l’homme à lui faire confiance. Il était toujours plus aisé de manipuler dans de telles circonstances. Et puis, il n’y avait aucun problème à ses yeux que de parler en toute franchise de ses capacités et des secrets qu’elle possédait. Ils étaient du même village, se battaient donc du même côté. Il y avait même beaucoup à gagner que d’en savoir plus sur les autres.

S’étant ensuite intéressée à sa question, elle se chargea de lui faire une explication qui, si se voulait-elle expéditive et largement barbarisée, cela ne changeait en rien qu’elle se voulait peut-être compliquée. Motivée par le sujet, il y avait bien deux choses pour lesquelles la scientifique était passionnée. Ses poisons, aussi nombreux que variés, qui se voulaient être des armes redoutables dans l’arsenal de la belle. Et puis, ses marionnettes, qu’elle appréciait tout particulièrement, aimait même, comme une mère aimait ses enfants. Elle avait toujours de nouvelles idées pour ses créations, quelles qu’elles soient, son cerveau en ébullition constante. Elle ne s’arrêtait jamais de penser, son génie créatif ne cherchant qu’à s’exprimer.

- Tu ne m’emmerdes pas, loin de là même, sur ce sujet. C’est un sujet que je trouve tout particulièrement intéressant, ce qui ne semble pas être le cas de bien des shinobis. Et pourtant, il y a tellement à savoir sur le sujet… Des connaissances qui peuvent jouer sur la balance de vie et de mort.

C’était sa vision des choses. La belle s’intéressait à tout et n’importe quoi, dans la simple idée d’accumuler le plus de connaissances possibles et ainsi pouvoir se préparer à un peu tout et n’importe quoi. Elle aimait avoir le parfait contrôle des situations, et donc, de ce fait, elle ne pouvait le faire en n’ayant pas connaissance de toutes les variables. Elle se redressa finalement, quittant le meuble sur lequel elle s’était appuyée, lui faisant signe de le suivre. Sûrement avait-il besoin de voir autre chose que ces murs beaucoup trop blancs.

- Il y a effectivement des corps plus résistants que d’autres aux poisons. Certains prennent plus de temps à s’installer, sont moins efficaces ou traînent moins longtemps dans l’organisme. Pour ma part, venant peut-être bien d’une habitude ou tout simplement de la forte quantité d’antidotes que j’ai pu ingéré, je ne ressens plus les effets de mes propres créations.

Son système s’y était fait, lentement mais sûrement. Elle était toujours victime des poisons des autres, cependant, les siens possédaient sa marque, la signature Tadaoki, et son métabolisme avait fini par s’y faire. Cela faisait donc d’elle une adversaire redoutable qui ne craignait pas un retour de ses propres poisons et qui pouvait se trouver au milieu de ses quelques poisons sous forme gazeuse sans en subir les effets.

- Il est vrai que, dans ton cas, et avec moi comme adversaire, il est évident que ce n’est pas un bras de plus ou de moins qui va changer quoique ce soit. Un léger rire s’échappa de ses lèvres. Si tu as envie de te dégourdir les jambes, pourquoi pas. Mais après, je doute que le personnel médical ne soit d’accord avec cette initiative.

Elle avait descendu les marches pour les ramener au premier étage, là où se trouvait la porte pouvant leur permettre de sortir des lieux, ce qui ferait peut-être du bien à celui qui avait manqué d’agresser le pauvre jeune homme à l’avant tout simplement pour sortir.

- Iwa… C’est au sujet de ce qui se dessine à l’horizon ? Elle faisait référence aux attaques plus ou moins répétées dont avaient été victimes les villages shinobis. Je ne suis jamais sortie de Kumo, donc il est vrai que j’aurais apprécié un poison venu d’ailleurs… Mais même un livre, ce serait très bien.

Elle lui adresse un sourire amusé, n’étant pas du tout sérieuse dans sa demande. Il était vrai qu’il lui tardait de voir du monde autour d’elle, des autres pays et villages, d’en apprendre plus sur ces derniers aussi, or, chaque chose venait à qui savait attendre. Le quotidien se faisait bien souvent banal, l’envie d’aventure toujours un peu plus forte, cependant, elle restait sage.

- Je te laisse remplir tes papiers pour que tu puisses finalement sortir d’ici et on va manger ? Je ne veux pas être accusé de ton enlèvement si on part sans que tout ne soit en règle.

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Sam 17 Fév 2018 - 20:40
Son corps avait développé une résistance naturelle contre les poisons ? C’était aussi intéressant qu’intriguant. La corrosion de ma vapeur, aussi violente soit-elle, n’était pas un danger pour moi. Sinon, cela ferait bien longtemps que je ne serais plus de ce monde. Mais ma situation était différente : c’était ma capacité. D’une manière ou d’une autre, j’ai été capable de rendre la vapeur corrosive à tout individu autre que moi. Mais son cas était plus spécifique. A force d’être en contact avec ses poisons, de les préparer, d’en sentir l’odeur, elle avait développé une résistance naturelle…

- Donc, naturellement, le corps peut être plus performant à éliminer certains poisons. Sauf qu’il existe des cas, comme le tien, où il y a un développement progressif de cette résistance… Intéressant. Je suis pas vraiment motivé à me foutre du poison et des antidotes dans le corps, mais je garde ça en tête.


L’entraînement que nous allions faire pouvait potentiellement m’aider. Au cas où elle parvienne à m’injecter une certaine quantité de poison dans le sang, mon corps sera naturellement chargé de l’éliminer. Et s’il n’y arrive pas sans l’antidote d’Asami, il aura au moins une idée de la défense à déployer la prochaine fois.

- Qu’est-ce que tu racontes ? Tu veux dire que tu es tellement confiante vis-à-vis de tes capacités que même avec deux bras, je ne ferai pas le poids ? Merde alors. J’vais devoir être deux fois plus vigilant.

Ouvrant la marche en direction du premier étage, la marionnettiste me raccompagnait à l’entrée de l’hôpital où il était finalement l’heure de signer tous les papiers nécessaires à ma ‘’libération’’. Quel soulagement. Je n’étais sorti que deux fois en douce… bon, peut-être trois. Mais ça avait suffit à montrer mon agacement quant au chouchoutement donc je faisais preuve. J’allais, finalement, pouvoir me balader en toute tranquillité. Enfin… ça c’était mon cas. Mon porte-monnaie, lui, allait sévèrement souffrir. Elle m’avait grandement surpris en m’offrant du Gyokuro, alors il était de mon devoir de lui rendre l’appareil.

- Bon… Ca aura été affreusement long, mais je peux enfin sortir sans m’attirer d’emmerdes. Et effectivement, point bonus, tu ne seras pas considérée comme une kidnappeuse.
Je lui adressais un petit sourire en me mettant en route, traversant le seuil de l’hôpital en premier. Aller, je t’invite. Je sais parfaitement où aller.

Après quelques brèves minutes de marche, nous nous retrouvions dans un restaurant à l’identité forte, qui semblait dégager une atmosphère mêlant luxe et simplicité. Une allure de bar, mêlé à un raffinement de restaurant haut-de-gamme, il était difficile d’évaluer précisément comment aller se dérouler le repas. La carte permettra, cependant, de vite constater que les prix étaient certes haut, mais pas affolants.

Ainsi, une fois que nous nous étions annoncé auprès du serveur, nous pouvions prendre place à une table, proche de la fenêtre et plutôt isolé. Nous n’aurons donc pas de problèmes à nous asseoir en devant esquiver des clients envahissants.

- Je t’en prie. C’est un restaurant qui me plaît pas mal. Comme tu l’as compris, on va bientôt aller à Iwa pour nos projets de rapprochement. Je ne sais pas encore quoi penser de tout ça, c’est très rapide et soudain. Mais comme tu as dû l’entendre, avec tous les récents événements… ils restent les plus … les moins… Ouais. Ils n’ont pas la réputation belliqueuse et la politique douteuse de Kiri. Je marquais une petite pause, en repensant au livre dont elle m’avait parlé. Si ça t’intéresse, tu peux me donner le nom exact du livre. Ou le style, en tout cas. J’essaierai de l’obtenir.



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Lun 19 Fév 2018 - 8:10
Un rire s’échappa des lèvres de la belle brune. Bien évidemment, ce n’était pas ce qu’elle avait cherché à dire, cependant, elle ne nia pas, se contentant d’un clin d’oeil amusé et d’un haussement d’épaules. Avait-elle tant confiance en ses capacités ? Elle n’en était pas certaine. Certes se savait-elle douée en stratégie, tout comme elle faisait confiance à ses divers subterfuges pour pouvoir au moins mettre à mal l’ennemi. Cependant, face à quelqu’un comme le jônin, elle était même persuadée de perdre si affrontement il devait y avoir. Sûrement le ferait-elle souffrir, ne serait-ce qu’un minimum, toutefois, au bout de la ligne, elle ne s’en sortirait pas vainqueur. Pas sans miser sur des poisons aussi forts que dévastateurs, ce qui se voulait difficile à utiliser lorsqu’il était question d’entraînement. Au moins ne possédait-elle pas une fierté mal placée, ce qui lui permettait même d’apprécier une défaite lorsqu’elle était en mesure d’y gagner quelque chose. Une meilleure connaissance de ses propres capacités et celles d’autrui était une récompense bien suffisante pour celle qui mettait un point d’honneur sur l’apprentissage. Et puis, elle avait la mauvaise habitude à s’affronter à plus fort qu’elle. Il n’y avait que comme cela qu’elle pouvait réellement progresser.

Une fois au rez-de-chaussé, elle attendit patiemment qu’il en finisse avec ses papiers. Il devait sûrement attendre ce jour depuis un bon moment déjà, si elle en croyait leur dernière discussion et ses escapades à l’insu de tous. Les bras croisés, elle observait tranquillement les visages qui passaient devant elle, en vint même à saluer quelques uns qu’elle reconnu de l’institut qui se dirigeaient vers l’extérieur, profitant sûrement eux aussi de la pause qui leur était octroyée. S’il lui arrivait souvent de passer cette heure avec sa meilleure (et seule) amie, cette fois-ci, elle lui avait signifié qu’elle comptait s’absenter, sans s’étendre sur les raisons. Elles auraient tout le temps pour partager les derniers potins de leur vie respective plus tard. Et voilà que, finalement, l’homme revint vers elle et elle lui adressa un sourire.

- Tu m’en vois rassurée. Imagine si j’avais dû passer les prochaines années en prison pour un crime dont j’aurais été parfaitement innocente.

Le ton se veut presque choqué alors qu’il est aussi tout autant amusé. Ses paroles étaient légères, la Tadaoki ignorant tout de ce qu’il avait pu vivre avant d’arriver au village, si ce n’était qu’il avait été marin une partie de sa vie. Elle accepta l’offre, bien qu’il n’y avait pas été forcé, et le suivit donc jusqu’au restaurant qu’il avait choisi, une emblème qu’elle avait souvent aperçu mais ne s’étant jamais arrêtée. Elle entra donc, suivant l’homme qui la dépassait d’une bonne tête, avant de prendre place à la table qui leur fut désignée, près d’une fenêtre et loin de tous. Pour la jeune demoiselle qui appréciait les discussions tranquilles, cela lui permettant ainsi d’en apprendre plus sur autrui, elle ne pouvait qu’être en accord avec la place offerte.

- Je n’ai pas de nom exact concernant le livre, j’ignore ce qu’ils ont à Iwa. Mais si tu trouves un ouvrage un minimum scientifique que tu peux amener avec toi, je suis preneuse. Il y a toujours beaucoup à apprendre des écrits des autres pays.

Au final, elle ne voulait rien en particulier, mais s’il l’offrait, elle comptait bien saisir la chance qui lui était offerte. Pour celle n’ayant jamais quitté le village, elle avait un grand intérêt pour tout ce qui se trouvait au-delà des remparts. Intelligente jeune femme qu’elle était, elle savait qu’il y avait beaucoup à apprendre d’ailleurs, allant de leur histoire jusqu’à leurs techniques. Sûrement possédaient-ils un savoir différent du leur, en ce qui concernait les poisons. Après tout, leur position tout comme leur climat offrait la chance à une flore différente de s’épanouir, offrant ainsi des opportunités différentes et tout particulièrement intéressantes.

- N’est-il pas risqué de faire une alliance par un temps pareil ? Avec ce que nous avons connu à l’intérieur même du village en faisant bien évidemment référence à la trahison de la Suzuri est-il réellement possible de faire confiance à autrui ?

Elle n’était pas certaine d’obtenir une réponse de sa part. Il s’agissait d’enjeu politique qui dépassait certainement la compréhension que pouvait avoir une genin sur toute l’histoire, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir quelques réticences à ce niveau. Et puis, une alliance signifiait un moment de paix, normalement, entre les deux partis, ce qui pouvait se montrer bien embêtant pour celle qui souhaitait voir le monde à feu et à sang. L’anarchie avait son charme, et ce, quand bien même tous peinaient à le reconnaître. Il y avait intéressant, en l’absence d’ordre, ce dernier se voulant particulièrement ennuyeux aux yeux de la belle brune.

- Et sans vouloir jouer les rabats-joie, est-ce la meilleure des idées de quitter le village dans cet état ?

Aucune critique ni rien, si ce n’était qu’une pointe d’inquiétude dans sa voix. Asami était une demoiselle qui s’inquiétait rapidement pour les autres, son regard éclairé d’une flamme chaleureuse tandis qu’elle respirait la bienveillance. Un serveur revint vers eux et, à défaut de s’être concentrée sur le menu, elle se contenta de prendre ce que son partenaire du moment avait choisi. Elle lui faisait confiance et puis, elle n’était pas particulièrement difficile en cuisine.

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Sam 24 Fév 2018 - 1:47
Ce n’était pas sa faute, mais sa remarque moqueuse sur ses éventuelles années de prison tout en étant innocente m’avait… touché plus que je ne l’aurais imaginé. Je pense que j’étais pas spécialement préparé à un tel hasard. Ca arrive, mais ma longue inspiration et mon haussement d’épaule voulaient dire pas mal de choses. J’avais bien envie de faire mon petit rire habituel, mais sur ce coup-là, je me contentais de passer au sujet suivant. Ces derniers mois m’ont bien montré que je n’étais plus particulièrement affecté par mon passé et par les traitements dont j’ai été victime. Pourtant, force est de constater qu’une petite… faiblesse n’est jamais à exclure.

Enfin, pas besoin de s’emmerder pour si peu, je suppose. De toute manière, la conversation devint un peu plus sérieuse, étant donné qu’elle concernait désormais Iwa. Que ce soit au sein du village ou au sein du Conseil, chacun a sa petite opinion personnelle sur la question. Certains sont catégoriquement contre, d’autres sont totalement pour. La majorité est partagé. Mais effectivement, l’alliance posait surtout un problème au niveau de la confiance. Qui étaient les iwajins, finalement ? Qu’avaient-ils fait pour mériter notre temps, notre confiance et notre aide ? Même le plus optimiste trouvera toujours des failles…

- Je ne suis pas totalement sûr de ce que va faire le Raikage avec cette alliance. Quels sont les termes, les conditions et l’ampleur de celle-ci ? A quel point sommes-nous alliés ? … Ce sont des questions qui font sens et pour être honnête, la confiance ne règne pas. C’est discret, mais il y a une vraie chasse au sorcière concernant d’éventuels traîtres au sein de Kumo.


Et bien entendu, Iwa ne sera pas exclue. D’un commun accord, il sera probable que les secrets de l’un soit respecté de l’autre. Mais aussi qu’un niveau de surveillance et de doute soit accepté. On a des objectifs semblables, mais ça s’arrêtait là pour le moment. Les informations que je lui révélais n’étaient en rien confidentielles. Je lui partageais davantage ma vision plutôt que les détails de ce plan d’alliance.

Les yeux rivés sur mon bras, je soupirais en plongeant mon regard dans le sien. Elle était gentille à s’inquiéter, mais vraiment, ce n’était rien… C’est un plâtre impressionnant pour pas grand-chose. Bon… peut-être pas. Mais c’était en bonne voie de guérison.

- Je te l’ai déjà dit, je suis en meilleure santé que j’en ai l’air. J’ai encore un petit moment pour me reposer, en plus. Et puis, tu comprends bien qu’avec ma position, je ne peux pas rester derrière alors que le Raikage sort du village.

Je lui souriais tandis que les plats arrivaient. Après avoir levé mon verre à son attention avant de boire une gorgée, mon sourcil s’arquait tandis que mon menton se leva en direction de la marionnettiste.

- Je ne juge pas, hein… Mais vous avez vraiment une liberté totale dans ce complexe. Tu es en pause depuis quoi ? Une heure ? Un peu plus ? Et tu peux prendre le temps d’aller au restaurant… Y en a qui sont tranquilles, hm ?

Un petit rire vint conclure ma réflexion alors que je lui lançais un regard moqueur. Je m’étonnais vraiment du temps qu’elle avait à sa disposition. Bon, du coup ça me permettait de prendre un repas avec une personne que j’apprends à connaître, ce n’était pas si mal.
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Sam 24 Fév 2018 - 20:48
Était-elle surprise ? Aucunement. Le village avait essuyé une vague de trahison qui s’était montrée douloureuse de la part de personnes qui se voulaient pourtant fidèles shinobis de ce dernier. De ce fait, qu’il y ait une chasse au sorcière n’était pas surprenant. Une des raisons pour lesquelles elle appréciait d’être discrète. Non pas qu’elle souhaitait du mal au village, ou tout du moins, pas concrètement. Elle avait bien envie de le voir brûler, lui et ses habitants, or, ce n’était pas le village en lui-même qu’elle souhaitait voir brûler. C’était le monde tout entier, pour ainsi voir l’anarchie s’installer. De belles idées en somme, qu’elle ne pouvait cependant pas exprimer, ne serait-ce qu’autrement, elle se retrouverait bien vite privé de sa liberté. Et donc, elle gardait cela sous silence, arborant ce rôle de kunoichi dévouée pour son village, qui avait à coeur le bien-être de ceux y vivant. Un rôle très crédible, si elle se fiait que personne n’était encore passer outre ce masque qu’elle arborait avec tant de zèle.

- Je vois… J’imagine que tous ces soucis politiques viennent aussi prendre une ampleur différentes lorsque tu y es toi-même confronter.

Après tout, il faisait parti de ceux qui accompagneraient le Raikage au village caché de la roche tandis qu’elle, et bien… Elle ne connaissait pas exactement tous les enjeux de cette alliance et tout ce que cela impliquerait, pour tous les shinobis du village caché des nuages. Une chose était certaine aux yeux de celle qui souhaitait voir la guerre éclater, cette alliance l’éloignait de ce spectacle dont elle souhaitait être témoin. Soit alors. Elle ne pouvait s’y opposer de toute façon et, même si elle le faisait, qu’est-ce que cela pourrait bien changer ? Sa parole ne valait pas grand chose, du moins, pas aux yeux de bien des gens. Et si l’Akahoshi semblait respecter les shinobis de tout titre, ce n’était pas le cas de bien des personnes dans une situation de supériorité.

Changeant de sujet, d’une voix qui se voulait légèrement inquiète, elle se soucia alors de son bras, qui se voulait toujours immobilisé. Elle était ainsi faite, de se soucier de la sorte d’inconnus. Bon, l’homme lui faisant face ne faisait plus exactement parti de cette catégorie, cependant, elle n’était pas particulièrement proche de ce dernier, loin de là même. Cela ne l’empêchait pas d’exposer ses réticences, inquiète de ce qui pouvait l’attendre. Ce n’était pas un manque de confiance en ses habiletés, loin de là, cependant, cela se devait d’être bien peu utile lorsque venait le temps d’effectuer des mudras, ce bras quasi inutilisable. Elle se contenta d’hocher doucement la tête, ne pouvant que croire ce qu’il lui disait et lui faire confiance. Il connaissait son corps après tout et s’il considérait être apte à entreprendre une telle mission, et bien… Soit alors. Cela ne l’empêchait pas d’afficher cette mine inquiète bien digne d’elle-même.

Les plats arrivant finalement, elle put commencer à manger. Après tout, elle se devait d’éventuellement retourner travailler. Il se fit même un plaisir de lui rappeler, ce qui lui arracha un sourire amusé. Prenant une bouchée de son repas, elle haussa les épaules, toujours avec ce sourire accroché aux lèvres.

- Tu sais, lorsqu’on est aussi indispensable que moi, ils tolèrent beaucoup, tout simplement.

Elle haussa les épaules, non sans se départir de son sourire amusé, lui adressant même un léger rire. Elle n’était pas sérieuse, pas du tout même, compte tenu du peu, à son avis, qu’elle faisait au sein de l’institut. Oh, elle était assidue et faisait beaucoup… Seulement pas autant qu’elle le voudrait et encore moins que ce que ses compétences lui permettaient. Mais ça, c’était un tout autre débat. La discussion allait donc de bon train, toujours sur un ton léger bien digne d’elle-même. Une fois son repas terminé, c’est avec un large sourire qu’elle le remercia, non sans insister un minimum pour payer sa part, qu’il n’avait pas à l’inviter, que cela lui avait fait plaisir de passer la dernière heure avec lui et de lui avoir offert le thé.

- Mais voilà, tu n’as pas tort et je ne peux pas me permettre d’abuser de leur patience. Je vais donc devoir y retourner, ayant encore quelques petits trucs à régler. Et ne t’en fais pas, je ne te demanderai pas de me raccompagner. J’imagine que le plus loin tu peux te tenir de l’endroit, le mieux tu te porteras, non ?

Toujours dans la considération des autres, elle s’inclina poliment, lui souhaitant alors un bon voyage et un prompt rétablissement. Elle appréciait tout particulièrement ces nouvelles rencontres et ces gens qu’elle apprenait à connaître. Elle se garda donc son nom dans un coin de sa tête tout en se dirigeant vers le complexe scientifique. Qui sait, un homme dans sa position pouvait assurément se montrer utile un jour ou l’autre.

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Merci Kaedlin ❤:
 
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Sam 3 Mar 2018 - 11:37
Décidemment, elle n’en loupait pas une pour se glorifier et se mettre sur le devant de la scène. Un comportement qui me faisait bien rire, à l’image de la petite comédie qui se déroula ensuite sous mes yeux. D’un sourire, j’accueillais avec une pointe de moquerie sa pseudo-politesse pour feinté qu’elle désirait payer sa part. Profiter d’une invitation pour simuler un certain respect de l’autre, c’est diabolique. Je ne vais pas mentir, j’ai, pendant l’espace d’un instant, hésiter à accepter lâchement sa proposition de payer. Au fond de moi, j’aurais aimé voir son visage se décomposer sous le regret et la surprise.

- Laisse-moi régler ça. Comme tu le dis si bien, tu es trop indispensable pour te permettre d’abuser de leur patience. De mon côté je vais réfléchir à un moyen de trouver quelque chose qui pourrait t’intéresser à Iwa.

En réalité, je voulais surtout rester seul, face à moi-même et dans un calme relatif. J’allais même, contre toute attente, commandé un Shoshu avant de m’en aller. L’alcool et moi, on est pas spécialement amis. Mais bon, parfois on a juste quelque chose qui nous passe par la tête et qui nous fait prendre une décision spontanée. C’était maintenant mon cas.

- Oui. Si ça te dérange pas, je ne me vois pas retourner au complexe pour ce soir. Et puis… comme tu l’as dit, je dois prendre soin de moi après cette blessure. Tu penses vraiment que je devrais m’épuiser à remonter jusque là-bas ? Je fis un petit mouvement de la tête sur le côté, comme pour montrer ironiquement mon hésitation. J'suis pas sûr.

Finalement, d’un sourire et d’un petit geste de la main, je ponctuais cette soirée d’une conclusion en la remerciant pour son souhait de bon rétablissement. Mon voyage à Iwa s’effectuera dans… trois jours ? Putain c’est beaucoup plus proche que je ne le pensais. Je n’ai même pas le temps de me reposer, retourner à mon bureau du Kyuubu ou revoir certaines personnes. En effet, comme j’avais confié précédemment à Asami, j’étais loin d’être une personne qui négligeait son rétablissement. Ainsi, en tant que gardien du Raikage et de la délégation, c’était encore plus logique de savoir que j’allais passer trois jours très tranquilles.

- A la prochaine, Asami.

Je détournais mon regard, plongeant mes lèvres dans la boisson alcoolisée et m’évadant dans mes pensées.
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J'avais fini par ne plus y croire [Ft. Tadaoki Asami]

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