Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Il paraît que le hasard fait bien les choses [Ft. Meikyû Raizen]

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Mar 6 Fév 2018 - 4:02
Lorsqu’elle ne travaillait pas dans les niveaux inférieurs du complexe scientifique, il était fréquent de la retrouver au troisième étage, dans ce vaste laboratoire ouvert à tous. Elle qui avait passé de longues années à la bibliothèque pour étudier son art avait trouver en ces murs l’endroit où exprimer son génie créatif. La marionnettiste n’était donc pas inconnue des lieux et quelques uns de ceux se trouvant à ses côtés travaillaient eux aussi pour l’institut. Ils savaient donc pour les poisons qu’elle concevait, et son désir pressant d’en créer des nouveaux, toujours en s’assurant d’avoir l’antidote à portée de main. Et puis, elle était intelligente, brillante même, alors que la tête pensante derrière tout cela lui avait plus ou moins assuré un avenir prometteur en ces lieux.

Un livre ouvert sur son bureau de travail, la belle brune en vint à froncer les sourcils. Elle travaillait à l’heure actuelle sur une antidote pour une de ses nouvelles créations, ou, plutôt, l’amélioration de l’un des poisons qu’elle possédait déjà. Se basant sur les composants du poison et de sa vaste connaissance dans le domain, elle avait griffonné dans son cahier de note qui ne l’a quittait jamais, ou presque, la recette qu’elle se devrait normalement de suite. Elle n’avait toutefois pas envisager qu’aussi simple pouvait-elle être, elle n’en restait pas moins précise et puis, demandait que plusieurs étapes soient effectuées simultanéments. Ses marionnettes ne possédaient pas la dextérité nécessaire, s'apparentant plus à des monstres. Quant aux clones, ce n’était pas une technique qu’elle maîtrisait encore réellement, elle qui s’était concentrée à contrôler son chakra de sorte à pouvoir manipuler d’autres, qu’il s’agisse de pantins inanimés ou encore une tierce-personne. En ce qui concernait la dernière idée, elle y travaillait fort, pour pouvoir y parvenir un jour.

Ce fut donc un long soupire qui s’échappa de ses lèvres, attirant le regard de la blonde qui se trouvait non loin d’elle, cette dernière travaillant aussi sur un projet personnel. L’art médicinal était son domaine, et elle était venue aider à quelques reprises la marionnettiste alors qu’elle se bloquait face à une antidote ou un composant encore inconnu pour elle. Une agréable demoiselle qui possédait la même curiosité qu’elle, peut-être moins malsaine cela dit, et qui cherchait à parfaire son art, elle aussi, pour devenir une kunoichi de soutien.

- Tu t’en sors Asami ?
- Oui, oui Naori… Ou enfin, non, pas du tout.

La jeune femme rigola, ce qui amena son interlocutrice à en faire de même. Cette dernière quitta même son poste de travail pour venir s’installer aux côtés de la brune, se penchant par-dessus son épaule pour observer ses notes.

- Que se passe-t-il donc ?
- Trop d’étapes à faire simultanément, il me faudrait assurément une paire de mains de plus, ce qui n’est pas disponible à l’heure actuelle.
- Je peux peut-être t’aider à trouver quelqu’un. Elle est bien compliquée, ton antidote ?

Asami fronça légèrement les sourcils, incertaine quant à où voulait-elle en venir. Quelqu’un, comme ça ? Il était vrai que le laboratoire était ouvert à tous, or, hormis ceux intéressés par la science et ses nombreuses branches, ce n’était pas l’endroit le plus populaire du village. Et donc, de ce fait, du rapide coup d’oeil qu’elle dirigea autour d’elle, il n’y avait personne qui ne travaillait pas déjà sur quelque chose.

- Ne t’en fais pas, je saurai trouvé ! Le charme naturel, tu vois.

La blonde lui offrit un clin d’oeil, ce qui lui arracha un sourire amusé et un léger rire.

- Ce n’est pas une antidote difficile, seulement pointilleuse. Un peu n’importe qui avec deux mains pourrait faire l’affaire.
- À vos ordres !

Elle imita un salut militaire, de quoi faire rire à nouveau les deux jeunes femmes, avant de s’éclipser rapidement, sa chevelure blonde dansant derrière elle. Quant à la Tadaoki, elle se concentra à nouveau sur le protocole se trouvant sous ses yeux, s’assurant qu’elle avait bien assez de tous les ingrédients dont elle aurait besoin, laissant la chance à la dénommée Naori de lui ramener quelqu’un qui pourrait l’aider. Et ce, pour peu qu’elle y arrive.

De son côté, la jeune femme ayant peut-être tout au plus une vingtaine d’années était partie à la recherche d’une victime. Ou, plutôt, d’un collaborateur. Car après tout, Asami était une femme douce et agréable, compréhensive de surcroît, qui se voulait minutieuse et précise, faisant donc d’elle une partenaire exemplaire lorsque venait le temps de travailler sur un projet. C’était sans compter qu’elle était toujours ouverte à venir porter assistance aux autres lorsque elle-même ne travaillait pas sur un projet personnel ou encore au nom de l’institut. De ce fait, il lui était tout simplement normal de l’aider dans sa recherche d’un partenaire tandis que cette dernière lui avait apporté son aide de nombreuse fois.

Son regard tomba finalement sur un grand brun qui, si elle en croyait pas la proximité des escaliers, venait tout juste de franchir les portes le menant à ce grand laboratoire. Et, par son expression, sûrement n’avait-il pas souvent mis les pieds ici. D’une démarche légère, presque sautillante, elle s’approcha pour s’arrêter à tout au plus un mètre devant lui.

- Bonjour, je suis Shoko Naori ! Elle tendit sa main vers l’avant pour le saluer. Tu arrives pile au bon moment. Vois-tu, j’ai une copine à moi qui aurait justement besoin d’une paire de mains supplémentaire pour un petit travail rapide et tu me sembles être le candidat idéal. Après tout, tu as toujours tes deux mains, non ?

Un rire, léger, alors qu’elle faisait dans l’humour, comme à son habitude.

- Alors, qu’en dis-tu ? Dis-toi que ce serait au nom de la science ! Et puis, peut-être qu’elle t’invitera pour un café, par la suite, pour te remercier. Tu vas voir, c’est une charmante jeune femme !

Asami, celle que tous connaissaient, avait tout pour elle. Le sourire agréable, un regard aux flammes chaleureuses, une fine silhouette où de voluptueuses courbes se découpaient, elle faisait tourné de nombreuses têtes là où elle passait. Une femme fatale qui se la jouait toutefois plus réservée, de celle qui venait charmer alors que tous se demandaient si elle n’était pas tout simplement trop gentille. Le coeur sur la main, elle était toujours présente pour aider et soutenir. Une demoiselle, en somme, fort apprécié par ceux qui côtoyaient le laboratoire de manière quotidienne, mais surtout par ces collègues.

Il était tout simplement dommage que l’homme en question, que la blonde était venue cherchée avec son ravissant sourire, avait vu le véritable visage de la Tadaoki, celui qu’elle affichait lorsque le masque tombait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Mar 6 Fév 2018 - 5:17

Plus les jours avançaient et plus la routine perpétuait le cycle infinie d’ennui. Chaque jour, Raizen se levait et passait la matinée à s’exercer pour se maintenir en forme physiquement avant de prendre le chemin vers les laboratoires ouverts à tous. Dans ce village, s’il y avait bien une chose qui était agréable , c’était l’accès à l’information et aux infrastructures public. Pour cette initiative intéressante, il était très reconnaissant envers le Raikage avec qui il avait récemment pris un verre.

Bref, si cette journée semblait s’annoncer routinière, il se trompait. Entrant dans le bâtiment sans démontrer une once de surprise envers l’infrastructure imposante que représentait cet institut, le jeune brun fit sentir sa présence. Armés d’une longue veste noire et d’un pantalon de la même teinte, ses habits sombres ne faisaient qu’accentuer son charisme naturel. Semblant excessivement sérieux, plusieurs évitaient de croiser son regard alors qu’il marchait vers sa destination. Du moins, c’était sa routine habituelle jusqu’à ce qu’une jeune femme surexcitée vienne briser sa bulle imaginaire. Sur le coup, Raizen fut si surpris qu’il passa la majeure partie des secondes durant lesquelles elle parlait à froncer des sourcils. Le ténébreux était si confus qu’il ne comprenait qu’un quart des mots qu’elle prononçait. Son attention était portée sur tout sauf au bon endroit.

-Quoi ?

Pauvre jeune femme, celle-ci fut forcée de répéter à un homme qui, de base n’était pas du tout réceptif à ce qu’elle disait. Du moins, ce fut le cas jusqu’à ce que ses lippes prononcèrent de nouveau ‘’au nom de la science’’. Sur cette combinaison de mots magiques, Raizen aurait pu aisément déposer un doux baiser sur ses lèvrespour sceller le tout et l’empêcher de parler pour ne rien dire. Toutefois, il se garda une petite gêne.

-Je suis partant.

La coupant sèchement, le pseudo apprenti-scientifique n’avait pas besoin d’en apprendre davantage pour accepter de se joindre à un projet scientifique.

-On est combien dans l’équipe à travailler sur le projet?

Alors qu’elle guidait Raizen vers l’équipe qui était affiliée au projet, elle lui répondit avec un dynamisme trop intense pour lui. Elle sautillait, riait et rougissait. Bref, elle était une personne intense. Il comprenait son excitation, toutefois, il préférait manifester la sienne différemment.

-Vous risquez d’être deux. Les étapes nécessaires pour réaliser ce projet nécessitent deux personnes puisque tout doit être fait de manière simultanée. As-tu un peu d’expérience avec les outils du laboratoire ?

Arquant un sourcil, Raizen réalisa qu’il passait plus inaperçu qu’il le pensait.

-Je me débrouille.

Se contentant d’une brève réponse, il préférait éviter de louanger ses aptitudes méthodologiques. Après tout, n’importe qui pouvait manier les instruments du laboratoire. La plus-value résidait surtout à travers les motifs expliquant la démarche et
non le procédé lui-même.

-Parfait! C’est quoi ton nom d’ailleurs, moi c’est Naori?

Riant nerveusement, celle-ci venait de réaliser qu’elle avait oublié un des éléments les plus importants. Le tout ne l’empêcha pas de tourner sur elle-même tout en lui offrant un sourire sympathique et enjôleur.


-Asami! J’ai trouvé quelqu’un! Je te présente Raizen, il t’aidera dans tes tâches. Il dit qu’il se débrouille, donc il devrait pouvoir t’aider!

Sur le coup, Raizen ne compris pas à qui il avait affaire. Plus il avançait vers la personne et plus cette silhouette lui disait quelque chose. Pour l’avoir vue lors d’un événement marquant, il savait pertinemment que cette personne ne lui était pas inconnue. Malheureusement, il n’arrivait pas à mettre le petit doigt sur qui elle était. Du moins, ce fut le cas jusqu’à ce qu’il entende son nom. Promptement, son esprit se mit à gérer l’information alors qu’il creusait dans sa mémoire en quête de réponse.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mar 6 Fév 2018 - 19:36
Penchée sur ses notes, elle avait décidé d’y ajouter quelques commentaires, tout comme des interrogations. Créer un poison de A à Z était une chose, y faire l’antidote associée en était une autre. Rien n’était sur, elle ne pouvait que se baser sur ce qui avait déjà été fait, traitant les composés du poison séparément dans l’idée de tous les contrer, un à un. Une façon méthodique et pointilleuse de travailler, qui lui offrait bien souvent les résultats escomptés. Or, il s’agissait d’une science houleuse, imprécise, alors que si cela avait fonctionné par le passé, une seule variante pouvait donner un résultat catastrophique. Une voix enjouée parvint à ses oreilles sans qu’elle ne puisse réellement comprendre ce qu’elle disait, forçant donc la belle à relever son regard flamboyant sur la blonde qui se dirigeait vers elle, semblant for enthousiaste.

- Tu disais ?
- Je disais donc, Asami-chan. Un sourire fier sur les lèvres. Que je t’ai trouvé le partenaire i-dé-al. Elle se pencha vers cette dernière, amenant ses lèvres près de son oreille. Puis il est plutôt pas mal. Il serait peut-être tant que tu penses à sortir un peu !

Le regard agacé de la brune ne fit qu’accentuer son sourire, lui arrachant même un rire, tandis qu’elle faisait signe à l’homme derrière elle de s’avancer. Curieuse, la marionnettiste posa finalement ses prunelles sur ce dernier. Armée de son large sourire sympathique, la flamme de son regard se voulant chaleureuse, elle se figea cependant temporairement alors qu’elle reconnaissait sans peine l’homme qui se trouvait devant elle et la dépassait d’une bonne tête. Elle n’en laissa cependant rien paraître, affichant avec une aisance déconcertante ce masque qui ne la quittait jamais lorsqu’elle se trouvait hors de chez elle. Il n’y avait bien qu’avec Sayo avec qui elle se permettait d’agir plus naturellement, laissant libre cours à son génie créatif. Sa cadette avait une admiration presque malsaine pour l’aînée, et cette dernière se plaisait donc à épater la Nara. Qu’il s’agisse de nouveaux poisons ou d’une marionnette terrifiante, elle savait comment plaire à la jeune demoiselle.

- Asami, Raizen. Raizen, Asami.

La brune aurait bien eut envie de lui dire que, finalement, elle pouvait s’en charger seule et que donc, par conséquent, elle ne souhaitait pas importuner l’homme qu’elle lui avait ramené. Cependant, Naori n’était pas idiote, elle avait bien vu le protocole qu’elle avait créé de toute pièce. Tenter de se défiler ne lui amenerait que plus d’ennuis tandis que la demoiselle l’harcelerait très certainement de questions ou encore de commentaires embarrassant. La Tadaoki n’avait plus qu’à enfiler son plus beau sourire et faire comme si elle ne le connaissait pas. Avec un peu de chose, peut-être aurait-il oublié la petite soirée passée en sa compagnie.

Elle lui tendit donc la main, son regard beaucoup plus doux que ce qu’il avait connu. Sa crinière était attachée en un chignon lâche tandis qu’elle arborait qu’un simple chemisier sombre et un pantalon soulignant ses longues jambes chaussées de hautes bottes. Son sourire était bien plus agréable, beaucoup moins mesquin, que lors de leur première rencontre.

- Enchantée, Raizen. Sa voix était douce, mielleuse, comme à son habitude. Je me présente, Tadaoki Asami. Je travaille à l’heure actuelle sur l’antidote d’un poison. Normalement, le procédé n’est pas bien difficile, toutefois, il m’est impossible de le faire seule.

Toujours grand sourire, elle attrape son cahier de note où tout le protocole s’y trouve, se demandant si le jeune homme arriverait à comprendre tout ce qu’elle y avait écrit. Normalement oui, ne serait-ce de ce qu’elle l’avait vu faire dans son laboratoire. Il avait un minimum de connaissances dans le domaine. La blonde les avait abandonné, non sans un dernier clin d’oeil plein de sous-entendus qu’elle adressait pas si discrètement que cela à la brune, ce à quoi elle répondit par un regard courroucé avant de reporter son attention sur la détestable personne qui se trouvait devant elle.

- Si le projet t’ennuie, je comprendrais. Cependant, sache que ton aide me serait précieuse.

Toujours polie, elle s’était cependant permise un peu de familiarité. Notamment parce qu’elle le connaissait déjà, et puis, ils étaient ici presque en tant que collègues, deux scientifiques travaillant sur un même projet. La seule idée lui donnait envie de rouler des yeux alors qu’elle était très peu tentée de travailler avec lui. Il avait déjà vu son vrai visage, bien différent que ce qu’elle affichait à l’heure actuelle.

Allait-il jouer le jeu ou s’obstiner face à son hypocrisie ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Mer 7 Fév 2018 - 13:48

Dès que leur regard se croisa, un choc traversa le corps de Raizen. Dans son regard, il pouvait lire qu’elle l’avait aussi reconnu. Sur le moment, il s’était retenu de nombreuses réactions. Entre éclater de rire, arquer un sourcil et/ou répondre à la dernière parole qu’elle lui avait adressée, il avait préféré préserver le tout à l’intérieur de lui. Cette décision avait été prise pour leur bien mutuel.

-Rien ne me ferait plus plaisir que de t’aider à développer un remède contre un poison aussi violent. Après tout, ça pourrait sauver des vies.

Étrangement, il ressentait une différence. Celle qu’il avait rencontrée était beaucoup plus crue, mesquine et vilaine. Pourtant, celle à qui il parlait dégageait tout sauf cela. Portant une tenue complètement différente de la tenue de confort qu’elle portait à son domicile, Raizen avait clairement l’impression de s’adresser à une inconnue. Si ce n’était pas du passage du poli au familier, il se serait demandé si la femme chez qui il s’était retrouvé n’avait pas un clone ou une jumelle.

-Désolé, j’ai regardé tes notes, Asami.

Prenant la peine de s’excuser, Raizen devait admettre avoir la mauvaise manie de glisser ses yeux là où ceux-ci ne devraient pas être. Sans quoi, il n’aurait jamais su qu’ils allaient travailler sur un violent poison. Au lieu de fermer les yeux pour réfléchir, il était du genre à profiter de ce genre de moment pour activer ses autres sens. Ainsi, il rentabilisait non seulement sa pensée, mais aussi ses autres fonctions.

-Un jour quelqu’un m’a dit de ne pas cracher à la main qui t’offre de l’aide, donc j’espère que tu sauras m’utiliser à plein escient. Après tout, j’ai l’impression que tu en connais beaucoup sur le sujet.

La fixant dans les yeux, Raizen tentait indirectement de tester le terrain. Quelque chose clochait et il voulait le démystifier. Dans ses iris sombres, on pouvait y voir une curiosité si profonde que plusieurs pouvaient s’y perdre. Tel un trou noir, Raizen tentait d’absorber le plus d’information possible sur l’objet de sa curiosité. Ce changement de comportement soudain le perturbait et le poussait à revoir la façon dont il avait catégorisé la jeune femme. Et s’il s’était trompé sur elle… ?

-Explique-moi comment je peux t’aider.

Lui offrant presque un sourire en guise de chaleur, le kumojin tentait tant bien que de mal d’être un tantinet agréable jusqu’à ce qu’il ait la réponse à sa question. Après tout, soit elle le laissait l’aider ou soit il prenait son cahier de notes pour le lire lui-même. Il était hors de question qu’il passe outre l’occasion d’en apprendre plus sur les poisons, pas après ce qu’il avait récemment vécu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mer 7 Fév 2018 - 23:02
La blague était hilarante. Ou pas. Elle dut se faire violence pour ne pas tout simplement rouler des yeux alors qu’il répétait les quelques mots qu’elle lui avait adressé avant qu’il ne quitte sa demeure. Il savait donc exactement qui était-elle. À sa plus grande surprise, il avait cependant décidé de jouer le jeu et de s’adresser à elle comme si elle était une personne entièrement différente, ce qui n’était pas tout à fait faux. La demoiselle se trouvant sous ses yeux arborait un masque longuement travaillé, qu’elle modelait à sa guise depuis des années déjà. Il était difficile de cerner le vrai du faux alors que l’actrice née savait tromper ses victimes avec une aisance déconcertante. À en croire par le regard qu’il lui adressait, il essayait de comprendre le subterfuge. Il essayait surtout de comprendre qui se trouvait bien devant lui, à la fois identique et complètement différente de sa tortionnaire. Elle possédait la même chevelure sombre, or, c’était à peu près la seule réelle ressemblance. Son regard enflammé se voulait plus compatissant, plutôt que mesquin. Ses traits étaient doux, rassurant, tandis qu’auparavant, ils se voulaient plus dur. C’était sans compter son sourire, agréable et réconfortant, qui détonnait avec l’esquisse plus carnassière qu’elle avait pu lui adresser. Était-il confus ? Peut-être bien. Il était l’une des rares personnes à s’être confronté à deux facettes de l’immense collection que possédait la Tadaoki. Deux facettes complètement différentes.

- Tu n’as pas tort, les poisons, c’est mon domaine. Un sourire enthousiaste vint suivre cette révélation. Plus on en apprend sur les poisons et plus il devient aisé de trouver rapidement et efficacement un antidote.

Ses motivations se voulaient donc juste, exemplaire. Asami n’agissait que dans l’idée d’aider les autres, de faire de son mieux pour servir le village. Encore une fois, quelque chose qui devrait en être certainement surprenant pour l’homme se trouvant devant elle, qui avait eut le loisir d’être aux premières loges lorsqu’elle eut l’idée de tester ses nouvelles créations. Déposant son cahier de notre contre la table, elle y désigna certaines étapes qu’elle avait encerclé, soit celles qui posaient problème lorsqu’elle était seule.

- Comme tu peux le voir ici, c’est surtout qu’il faut ajouter en quantité précise cet ingrédient… Elle attrapa un contenant qui se trouvait sur la table. De manière constante tout au long de la préparation de l’antidote. Et ça, c’est sans compter toutes ces autres étapes à faire simultanément…

Asami était une femme ordonnée et préparée, de ce fait, tout ce dont ils avaient besoin se trouvait déjà sur la table de travail. Elle fit signe à l’homme de se rapprocher tandis qu’elle lui expliquait les diverses choses qu’il se devait de faire et ce dont elle s’occuperait. Décidant d’en profiter pour observer le niveau de ce dernier, elle lui confia un peu plus de tâche qu’elle ne l’aurait cru au départ. C’était risqué, elle le savait, que de mettre son antidote ainsi entre les mains d’un… Inconnu ? Ou, enfin, d’une quelconque personne qu’elle ne connaissait pas réellement et qui pourrait lui en vouloir pour ce qu’elle lui avait infligé, la dernière fois.

- Merci beaucoup, d’accepter de m’aider ainsi. Je commençais à désespérer.

La belle brune lui offrit un large sourire qui se voulait reconnaissant, de ceux qu’elle adressait avec franchise, aussi ironique cela pouvait-il être. Elle s’installa sur le plan de travail, ayant placée quelques fioles devant elle, certaines identifiées, d’autre non, alors qu’elle sortait de son sac le poison concerné. Un liquide sombre s’y trouvait, et il était aisé de l’identifier comme le poison. Attrapant une seringue, elle en prit un peu, en déposant deux gouttes sur une plaque de verre. D’une autre seringue, elle prit un peu de son sang pour en faire tomber deux gouttes dans le poison. S’assurant de bien mélangé, elle observa le liquide sombre se mêler au rouge avant de glisser la plaque sous le microscope.

Avec minutie et expertise, elle observa au travers le microscope, y cherchant quelque chose de bien particulier, à savoir le composant qui agressait le système sanguin. Puis, elle releva la tête vers le Meikyû.

- Avant que l’on commence, envie de comprendre sur quoi on va travailler ?

Elle se décala donc, lui offrant la place derrière le microscope, avant de sortir son propre cahier de note pour y chercher l’information concernant le poison et l’antidote qu’elle cherchait à faire.

- Ce que tu vois, il s’agit de ce composant. Elle designa un dessin sur la page sur laquelle elle venait de tomber. C’est autour de celui-ci que l’on va se baser pour faire l’antidote. C’est un peu… Beaucoup d’essaies et des erreurs, en tentant d’y aller par élimination et ce qu’on peut trouver de similaire avec ce qui existe déjà.

La Tadaoki savait se montrer très pédagogique, patiente même, alors qu’elle laissait le loisir au jeune homme d’apprendre, mais surtout de comprendre ce sur quoi il allait travailler. Une chance qui n’était donc pas offerte à tous et jamais s’était-elle attendue de lui offrir à lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Jeu 8 Fév 2018 - 3:18

Pour une des rares fois, Raizen n’arrivait plus à se concentrer. Il l’était à peine, prisonnier de ses pensées et insécurités. S’il avait gagné la précédente bataille, celle-ci n’était pas gagnée. En fait, il avait l’impression de partir avec beaucoup de retard. Il comprenait dorénavant le sentiment d’affronter quelqu’un ayant une longueur d’avance sur soi. Son sang-froid, sa maturité, l’aisance et le calme qu’elle dégageait étaient surnaturels. Si elle avait précédemment montré une perte de contrôle totale, elle semblait dorénavant en pleine capacité de ses moyens. Cette situation le rendait dramatiquement confus au point où il se pinça pour s’assurer de ne pas être prisonnier d’un rêve.

-En gros, on va un peu déconstruire pour mieux reconstruire…

Malgré l’écart entre ses sentiments et sa raison, il arrivait étrangement à connecter avec les paroles de la scientifique. Était-ce sa coupe de cheveux qui la changeait autant ? Raizen n’avait aucune réponse immédiate. Toutefois, il était plus que curieux. Un moyen aisé de signifier son état serait la maturation de la curiosité vers l’intérêt. Cette évolution était si vive qu’elle se lisait dans ses iris. Tantôt doux, mais dangereux, son regard affichait maintenant un désir de coopérer quasi inhumain. Au lieu d’affronter la flamme, de la piquer et de l’analyser, il comptait l’embraser.

-Est-ce que tu penses que ce serait intéressant de tester les effets de la substance à plusieurs phases de reconstruction pour pouvoir isoler les effets de chaque élément et de leurs combinaisons ?

Alors que Raizen observait le microscope pour voir observer l’objet de recherche de l’experte en poison, celui-ci eut une idée intéressante. Son cerveau fonctionnait à un rythme beaucoup plus effréné que d’habitude, signe qu’il était dans un état d’éveil dans lequel sa productivité était plus élevé. Généralement, cet état se manifestait pour deux raisons : soit il venait de comprendre tous les liens logiques menant la bonne réalisation d’un projet précis ou soit il tentait de prouver quelque chose à quelqu’un. Nul besoin de deviner quelle était la situation actuelle. Après tout, bien que nuancé, il tentait tout de même de se prouver plus qu’utile. Raizen voulait être indispensable.

-Je me dis qu’on pourrait non seulement y trouver l’antidote, mais aussi archiver des données intéressantes sur la combinaison de certaines substances entre elles à différents volumes.

Passant sa main dans sa chevelure, Raizen étayait entièrement son schème de pensée. Loin d’être certain de sa logique, il espérait tout de même pouvoir contribuer d’une manière intéressante afin d’en apprendre davantage. Le meilleur moyen d’apprendre était de participer, d’échouer et de réessayer jusqu’à la réussite. Du moins, c’était une stratégie.

-Mais bon, tu es l’experte. Par quoi allons-nous commencer ?

Raizen ne se savait pas comédien. Toutefois, il avait l’impression que son cerveau et ses émotions allaient en sens opposé. Cet état d’instabilité le rendait mal à l’aise alors qu’il était anormalement coopératif. Il avait l’impression d’être un pantin manipulé par un côté utopiste qui ne lui ressemblait pas. Étrangement, il désirait vérifier la scientifique pour le pire ou pour le pire. À l'heure actuelle, il tenait déjà un instrument de mesure signe qu'il tentait d'anticiper les premières étapes de l'expérience.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Jeu 8 Fév 2018 - 5:19
Détruire pour mieux reconstruire. Tel était là l’essence même de la façon de penser des Tadaoki alors que la belle brune arborait un tatouage qui ne faisait que souligner ces propos. Elle hocha donc doucement de la tête, approuvant ce qu’il disait. L’homme n’était pas idiot, et ça, la demoiselle le savait. Terriblement inconscient, ce n’était plus à prouver, cependant, il présentait une vivacité d’esprit qu’elle appréciait autant qu’elle pouvait détester. Dans un cas comme celui-ci, elle saurait apprécier sa réactivité. Toutefois, dans d’autres circonstances, elle détestait être repoussé jusque dans ses derniers retranchements. Ce n’était pas tant de la fierté mal placée qu’elle préférait que personne, ou presque, ne puisse admirer l’horreur qui se trouvait derrière son masque qu’elle affichait au quotidien. Cela lui ferait perdre beaucoup d’avantages dont elle bénéficiait à l’heure actuelle.

La belle releva ses prunelles enflammées alors qu’il lui adressait une question qui pouvait être pertinente. En venant à se questionner, elle tentait surtout de voir comment mettre cela en place et si c’était possible. Se mordillant légèrement la lèvre inférieure, elle garda le silence quelques instants, réfléchissant à ce qu’il lui disait. Elle fut ramené à la réalité seulement lorsqu’il lui demanda par où devaient-ils commencés. Elle leva la main, lui faisant signe d’attendre un instant alors qu’elle se penchait vers son sac pour en sortir un autre cahier, où se trouvait d’autres notes. Elle en possédait beaucoup, des comme ceux-ci, tandis qu’elle passait beaucoup de temps à la bibliothèque. Elle compara ensuite ses notes au protocole qui se trouvait sur le bureau.

- Il serait possible de tester l’antidote à l’étape quatre, puis à l’étape treize. Puis, évidemment, une fois celle-ci complétée. Avant ou après, ce ne serait pas particulièrement utile.

Après tout, certaines des étapes concernaient de faire chauffer le produit, ou encore de le laisser reposer, et elle ne souhaitait pas abimer le produit final dans la simple idée de faire des tests au fur et à mesure qu’ils avançaient. Si elle pouvait bien donner un peu de satisfaction à son esprit scientifique, et aussi parce qu’elle souhaitait voir de quoi il en retournait, il était hors de question qu’il en vienne à nuire à son projet. Commençant donc finalement, elle se saisit d’une fiole au liquide clair pour le verser dans un petit contenant de verre qu’elle tenait au-dessus du flamme pour le moment éteinte.

- Jusqu’à l’étape quatre, on en a pour environ une bonne dizaine de minutes. Je te laisse préparer les différents ingrédients et composants dont on a besoin ou tu préfères surveiller la température de l’antidote ?

Elle lui donnait le choix, à lui qui semblait enthousiaste à l’idée de travailler au nom de la science, de s’impliquer plus qu’il ne l’aurait cru au départ. S’il ne le souhaitait pas, elle s’adapterait. Cependant, la si gentille Tadaoki y voyait là une chance pour lui de travailler sérieusement sur un projet concret. Après tout, c’était ainsi qu’elle était, à souhaiter aider les autres, les accompagner dans leur cheminement personnel. Elle aurait aussi très bien pu lui enfoncer la tête dans la table, toutefois, elle s’était calmée, depuis la dernière fois. Et puis, c’était mauvais pour l’imagine.

- Une fois l’étape quatre complété donc, il sera possible de le tester et d’en noter les résultats, à savoir qu’est-ce qui a été affecté dans le poison. Cependant…

Elle s’arrêta dans son mouvement, une seringue à la main.

- J’aurais besoin d’un peu de ton sang.

La demoiselle était immunisée à ses propres poisons, et donc, s’il avait été possible de voir au microscope le composant qu’elle avait cherché à lui montrer, à l’heure actuelle, il ne devait plus y avoir aucune trace dudit poison. S’il s’agissait d’une certaine résistance, elle n’y allait pas non plus de main morte avec divers antidotes, ne souhaitant pas voir l’émanation de ses créations lui causer un quelconque problème.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Ven 9 Fév 2018 - 5:19

Raizen était aussi confus qu’une horloge déréglée. Malgré tout, il se plaisait dans cette atmosphère différente. On aurait dit qu’il évoluait. En effet, il était conscient de ne pas être la personne la plus amicale vu la cruauté qui vivait dans ses paroles. Parfois, Raizen se disait qu’avoir un filtre constant serait une bonne idée. Pourtant, il ne l’utilisait que de manière stratégique, préférant laisser libre cours à ses pensées pour la simple et bonne raison qu’il avait toujours un gain : celui de mieux comprendre. Si chaque test avait ses apprentissages, Raizen s’arrangeait pour transformer le plus de moments possible en tests lui permettant de générer des acquis et une meilleure compréhension. Faisant ainsi de la vie son terrain de jeu, il s’amusait à bouger les pièces sur un échiquier sans conséquence. Du moins, c’était le cas pour le moment. Pourtant, depuis bien longtemps, de nombreuses personnes, notamment Asami prophétisait secrètement ou à voix haute qu’il finirait par tomber de haut. À vouloir tout manipuler, il était possible de se frotter à plus fort et de frapper un mur. Malgré tout, alors que cet obstacle était le plus imposant, il y avait des phénomènes plus dangereux, notamment le fait de devenir un pion malgré soi. Le désir de bouger les pions et de mener les dés pouvait parfois devenir si enivrant qu’on s’y perdait, se retrouvant sur le terrain malgré soi. Certains le prenaient mal et paniquaient. Or, d’autres se lançaient dans un fantasme interne, se délectant ainsi de l’expérience. Pour le moment, malgré lui, Raizen se positionnait un peu plus du côté de la déviance …

-Quoi…

Sortant de son nuage, la demande de la jeune femme provoqua un choc interne qui réveilla sa conscience. Si ses sens s’étaient endormis sous le charme qu’apportait cette expérience, son sens du danger restait bien éveillé. Se raclant la gorge, Raizen plongea ses iris dans ceux de la jeune femme. Si précédemment, il avait pu lire ses pensées tel un livre ouvert, il venait de se heurter à un miroir le renvoyant vers sa propre personne. En d’autres mots, soit elle cachait bien son jeu ou son ou soit elle était si transparente qu’il ne pouvait rien déceler outre sa propre insécurité.

-D’accord…

Ne la quittant pas du regard, le jeune homme fit tomber sur le côté une partie de son sarrau afin laisser son bras à l’air libre. Remontant ses manches d’un geste semi-hésitant, il dévoila son bras parsemé de quelques tatouages. Sur ses deux bras étaient visibles des roues contenant un mécanisme. Était-ce un sceau Meikyuū ou un simple tatouage ? Nul ne le savait outre son hôte.

-À partir de quel moment es-tu devenue immunisée aux poisons ?

Ne la quittant pas du regard, Raizen se démontrait d’un sérieux quasi relaxant. Peu importe de quelle manière la situation était retournée, il fallait admettre qu’il faisait preuve d’un sang-froid exemplaire, même pour une personne qui n’avait pas froid aux yeux comme lui. Prenant lentement le bras de la jeune femme, il prit l’initiative de guider celle-ci pendant tout le processus, comme si elle n’avait pas fait de piqure de sa vie. C’était sa manière de lui faire confiance sans forcément lui faire confiance.

-Je vais m’occuper des ingrédients.

Ne la quittant toujours pas du regard, Raizen fronça les sourcils alors qu’il tentait de déceler quelque chose. N’y voyant que du feu, il se retourna, avant de canaliser son incompréhension en énergie positive. Ramassant les nombreux éléments nécessaires à la recette, Raizen faisait des va-et-vient entre le cahier de notes et les zones de rangement. N’étant pas aussi familier que Asami , il devait admettre avoir du mal à trouver tous les éléments qu’il cherchait. Malgré tout, il y arriva et entama la préparation des quelques éléments nécessitant d’être traités afin d’être utilisable.

-Tu t’en sors?

Venant tout juste de finir ses préparations, Raizen se tourna vers la jeune femme afin de voir ce qu’elle faisait. Or, malgré son efficacité, il était si perdu qu’il n’avait pas remarqué le filet de sang qui longeait le long de son bras.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Ven 9 Fév 2018 - 16:55
Il était perspicace et elle ne pouvait le nier. Alors qu’elle tenait dans ses mains une seringue et qu’elle lui demandait innocemment d’avoir un peu de son sang, la question qu’il lui posa pouvait sembler particulière. En avait-il déduit qu’elle ne pouvait utiliser le sien ? Un sourire amusé étira ses lèvres tandis qu’elle hochait doucement de la tête, s’étant rapprochée de lui. Il semblait hésitant, incertain même, cependant, il avait accepté. Il semblait hésiter entre lui faire confiance ou la craindre, elle qui se montrait aujourd’hui douce et gentille, bien différente de celle qui l’avait torturé quelques temps plus tôt. Il rencontrait le masque, celui qu’elle avait enlevé lorsqu’ils s’étaient affrontés dans ce combat d’esprit. Se saisissant délicatement de son bras, il vint poser une main sur la sienne, ce qui manqua de l’agacer. Ne pouvait-il pas la laisser faire ? Elle était l’experte dans le domaine, après tout. Il ne semblait pas de cet avis et il lui fut donc difficile d’obtenir l’échantillon nécessaire aux différents tests qu’elle souhaitait faire, à sa demande.

- Quelques temps déjà, des années même.

Cela lui était presque venu naturellement. Ayant imposée à son organisme nombreuses émanations toxiques tout en se droguant presque d’antidote, elle avait sut se protéger, en quelque sorte, de ses propres créations. Le sang finalement obtenu, elle alla déposer la seringue sur le table. Il leur fallu plus de temps que prévu pour accomplir cette simple tâche et elle espérait sincèrement qu’il ne vienne pas nuire à son projet. Il semblait intelligent et vif d’esprit, de ce fait, qu’il ne se montre pas trop arrogant ou même trop confiant. Il avait des qualités qu’elle pouvait respecté, et ce, quand bien même tout chez lui pouvait venir la déranger. Elle n’aimait pas qu’on lui dise non et qu’on s’oppose à elle, surtout pas lorsque cette personne se trouvait en position difficile. Or, il l’avait fait, et autant avait-elle détesté ça, autant l’expérience s’était-elle vue être particulièrement distrayante. Que de contradictions qu’il faisait naître chez elle, où elle était partagée à vouloir en savoir plus sur lui ou encore le tuer dans d’atroce souffrance. Elle ne fit qu’hausser les épaules à ces pensées qui effleuraient son esprit. Elle aurait tout le loisir de le faire souffrir plus tard, si vraiment il venait à se jouer de ses nerfs.

Elle s’en doutait. Surveiller l’antidote n’avait rien de palpitant. Elle hocha à nouveau la tête, lui laissant le loisir d’avoir accès à tout ce qu’ils avaient besoin, se contentant d’aller allumer le brûleur et de placer au-dessus de la flamme la base de leur antidote. Effectuant avec une précision digne d’elle-même ce qu’elle avait à faire, elle avançait d’un rythme soutenu, attrapant les divers ingrédients et autres composants que Raizen se devait de préparer. Alors qu’elle y ajoutait deux gouttes d’un produit spécifique, elle s’arrêta net tandis qu’elle tenait la feuille d’une plante médicinale dans ses mains. Elle était tâchée de sang.

Un simple regard vers le jeune homme lui suffit pour comprendre d’où venait le problème.

- Raizen !

Elle s’était exclamée plus fort qu’elle ne l’aurait voulu, contournant le bureau pour venir se saisir de son bras, le forçant à lâcher les ingrédients. Un soupire s’échappa de ses lèvres, elle qui secouait doucement la tête de droite à gauche. Bien évidemment.

- Attend-moi ici.

Elle s’éclipsa quelques secondes, le temps d’aller chercher à l’étage inférieur un linge humide et de quoi recouvrir la blessure, aussi petite était-elle. Revenant rapidement auprès du jeune homme, elle semblait légèrement agacée de se voir ainsi ralenti par quelque chose d’aussi stupide.

- Si tu m’avais laissé faire aussi, pour la prise de sang, on n’en serait pas là…

Elle déposa devant lui le linge et ce qui ferait office de bandage, revenant vers l’antidote. Comme elle s’en était attendue, la température était désormais trop élevée. Un nouveau soupire. Elle attrapa le contenant de l’antidote à l’aide de pince pour la déposer plus loin contre la table.

- On va devoir recommencer.

Elle était ennuyée d’une telle constatation.

- Tu vas devoir recommencer la préparation des ingrédients. Il est impératif de ne pas contaminer l’antidote.

Son ton se voulait presque sévère. Si elle n’avait en rien perdu de sa douceur précédente et de cette flamme chaleureuse dans son regard, il était évident que la scientifique était embêtée. Était-elle à blâmer ? Après tout, ils venaient à peine de commencer qu’ils devaient tout recommencer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Sam 10 Fév 2018 - 19:58


Raizen venait de faire une gaffe et il le réalisait. De par le ton d’Asami et les conséquences qui découlèrent de son manque de confiance en elle, leur première expérience fut un échec lamentable qui contamina les ingrédients. C’était drôlement frustrant comme situation. En réalité, en fonction des paroles rudes qu’elle avait prononcées la dernière fois, le kumojin se serait attendu à des paroles un peu plus crues. Or, elle ne cita que des faits, sans pour autant le blâmer. Malgré son ton réprobateur, l’écart était beaucoup trop grand pour qu’il y comprenne quoi que ce soit à la ‘’nouvelle Asami’’.

-Je pense qu’il vaut mieux s’occuper du problème à la source.

Soutenant son regard depuis qu’elle s’était occupée de nettoyer et de bander son bras, Raizen décida de passer à l’action. Pour leur bien-être mutuel, il avait besoin de comprendre. Si au départ il s’était uniquement concentré sur ce qu’il avait à faire, il avait maintenant besoin d’instaurer un climat de travail propice au succès de l’échantillon.

-Je pense qu’on doit mutuellement se faire confiance si on veut réaliser ce projet correctement alors réponds-moi honnêtement : qui es-tu en ce moment Asami ?

L’affrontant du regard alors qu’il lui posait la question, Raizen voulait lui montrer qu’il cherchait une réponse honnête. Aussi borné et imprévisible soit-il, il n’hésitait jamais à attaquer un mystère à la source. Rester confus et en position d’examination ne donnait pas toujours des résultats. À son humble avis, il aurait fini par être tourné en bourrique sans jamais comprendre pourquoi Asami lui offrait deux visages complètement opposés.

Malgré tout, afin de lui prouver qu’il ne comptait aucunement abandonner ce projet, comme s’il était le précurseur de la recherche, Raizen recommença à préparer les ingrédients avec professionnalisme. Cette fois-ci, le tout allait plus rapidement. Il savait où aller puisque son environnement devenait familier. C’était aussi sa manière de lui prouver qu’il était loin de vouloir cesser de collaborer pour une telle ânerie. En fait, elle ne l’intimidait en aucun cas. Malgré la souffrance qu’elle lui avait fait vivre à travers l’épisode de torture, Raizen cherchait juste à mieux la cerner. Après tout, il était fort probable qu’elle ait deux personnalités complètement opposées. C’était ce sur quoi il penchait, car en aucun cas, il n’osait imaginer qu’une personne pouvait jouer aussi bien le théâtre en public. De plus, il devait admettre qu’il éprouvait un certain intérêt à travailler dans un climat aussi riche en mystères.

-Ou plutôt, à quel jeu joues-tu ?

Restant concentrer, il faisait maintenant dos à sa partenaire temporaire. Allait-il ressentir un regard meurtrier flirter avec sa nuque? Il ne le savait guère, pourtant, il ne pouvait s’empêcher de baisser totalement sa garde afin de capter l’animosité possible qu’elle allait diriger vers lui. Ce n’était qu’en ouvrant toutes les portes qu’on pouvait réaliser un test concluant, quel qu’en soit le prix.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Sam 10 Fév 2018 - 20:20
Toujours passablement agacée de devoir tout recommencer, elle était cependant bien heureuse d’avoir remarquer maintenant qu’il y avait un soucis. Après tout, il aurait été déplorable d’attendre plus longtemps, elle qui détestait perdre son temps. S’étant occupé de son bras avec douceur, elle n’était pas un monstre tout de même, elle ne se gêna pas pour lui faire comprendre l’erreur qu’il venait de commettre et à quel point cela était impératif d’éviter de faire quoique ce soit du genre. S’il y avait bien une chose à retenir lors de l’élaboration de poisons ou d’antidotes, c’était la précision avec laquelle ils se devaient d’être effectuée. Tout était une question de balance et une seule erreur pouvait avoir un impact catastrophique. Finalement, elle l’incita à recommencer, elle-même faisant de même de son côté, faisant tranquillement monter la température de la solution qui se trouvait au-dessus de la flamme.

La source du problème ? Elle était sceptique, lui offrant alors un regard curieux, les sourcils arqués. Que voulait-il dire par-là ? Leur travail d’équipe ? Au final, c’était lui le soucis, qui s’était vu incapable de lui faire confiance pour une simple prise de sang. Elle, de son côté, elle savait parfaitement travailler en équipe, même qu’elle ne négligeait ni ses connaissances ni ses compétences, lui offrant un travail qui demandait qu’elle lui fasse confiance. Une erreur de sa part, comme il venait de le faire, pouvait mettre à mal le projet, et pourtant, elle le laissait encore faire, dans sa bonté naturelle.

Sa question lui aurait arraché un sourire si elle n’était pas cachée derrière ce masque qu’elle arborait avec une aisance déconcertante. Peinait-il à la cerner ? C’était normal, après tout, si elle réfléchissait quelques instants à ce qu’elle lui avait fait subir. Le torturer sans une once de compassion pour finalement lui offrir un doux sourire accompagné d’un regard chaleureux ? Il avait de quoi être confus. Après tout, il n’était pas comme Sayo, qui connaissait par coeur les diverses facettes que pouvait présenter Asami. Il ne connaissait pas l’obscurité qui se cachait derrière ce masque, la sombre personne derrière les rideaux. Elle ne pouvait pas le blâmer. Allait-elle être honnête ? Pas tout à fait. Après tout, ce serait contre-productif que de révéler qui était-elle vraiment. Sadique, mesquine et toujours en quête de divertissement, elle était terriblement égoïste. Elle avait seulement appris bien jeune que les beaux sourires lui apportaient beaucoup plus.

- Je ne suis pas certaine de comprendre ? Elle haussa un sourcil. Aux dernières nouvelles, je ne suis que Tadaoki Asami.

Le ton était toujours aussi agréable. Si elle ne semblait pas embêter par la question, elle n’en restait pas moins curieuse, faisant mine d’être intriguer par ce qu’il racontait. Allait-il s’énerver, qu’elle ne lui réponde pas ainsi, faisant comme si de rien n’y était ? Lui-même avait agit de la même façon, lors de leur première rencontre, en restant hermétiquement fermé à toutes les questions qu’elle avait pu avoir pour lui. Ce n’était donc qu’un retour de la balle. Elle ne comptait bien évidemment pas se dévoiler de la sorte, pas alors qu’il y avait des années de travail derrière ce masque qu’elle arborait.

Concentrée sur son antidote, cela ne l’empêcha pas de poser ses prunelles de flamme sur le dos du brun, l’observant travailler les ingrédients. Un jeu. Il n’avait pas pu mieux le résumer. Ce n’était qu’un jeu, aux yeux de la Tadaoki. Le monde entier était son terrain de jeu, ses habitants que des pions pour la divertir. Lui-même en était un, qu’il le veuille ou non, qu’elle acceptait sur sa scène tant qu’il aurait ce petit quelque chose pour attiser sa curiosité. Le jour où, vraiment, elle n’aurait plus rien à gagner de lui, il serait jeté à la poubelle, comme tous les autres avant lui. Elle ne s’embarrassait pas de ce qui l’ennuyait, son quotidien se voulant déjà assez répétitif de la sorte. Un silence plana entre eux deux, quelques secondes, ce qui pouvait laisser l’imagination du Meikyû tourner à toute allure.

- Et bien, en ce moment, je travaille sur une antidote. S’il est vrai que ça m’amuse, de telles recherches, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un jeu…

Elle s’approcha de lui pour se saisir de quelques ingrédients, son visage exprimant la confusion qu’il lui inspirait. Elle était née actrice, prétendre était sa seconde nature, et elle ne souhaitait que l’embêter un peu plus. Elle cherchait réaction chez lui, subtilement, jouant de ce jeu de mensonge où elle était maîtresse. Elle était appréciée car elle prétendait, et car elle était douée dans le domaine. Nul ne se doutait, ou presque, de qui elle était. Elle était cette main tenant les fils de toutes ces marionnettes.

- Je ne suis pas certaine de comprendre. Son regard vint croisé le sien, ses sourcils froncés. Qu’essaies-tu de dire ?

Elle jouait l’innocente comme elle savait si bien le faire. Allait-il la prendre pour une folle ? Assumé qu’elle avait une deuxième personnalité cachée, beaucoup plus terrible que celle qu’elle lui présentait aujourd’hui ? Elle revint vers son antidote, enchaînant avec la seconde et la troisième étape du processus, avant d’en être à nouveau à attendre, et ce, quelques minutes au minimum.

- Je pensais avoir été claire et que tu avais compris que je te faisais confiance. C’est une antidote qui demande de la précision et un travail sur lequel je travaille depuis un certain moment déjà. Si je ne t’avais pas fait confiance, tu en manipulerais pas les ingrédients à l’heure actuelle.

Elle désigna d’un signe de tête ce qu’il faisait, le travail qu’il accomplissait. Sa voix était douce, caressante même, alors que son regard exprimait toujours une certaine confusion.

Comment allait-il réagir ? Insister ou tout simplement croire halluciner ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Sam 10 Fév 2018 - 22:21


Dans bien des cas, confronter la situation était l’issue parfaite, la solution de secours qui permettait de tout résoudre. Bien souvent, les individus avaient du mal à se rendre jusqu’à cette étape, laissant leur orgueil ou leurs appréhensions prendre le dessus et limiter leurs désirs d’agir. Pourtant, Raizen n’était pas de ce monde. Sans crainte et sans jamais se faire intimider, il fonçait et disait ce qui lui traversait l’esprit quand cela lui traversait l’esprit. Son désir d’apprentissage et de connaissance représentait sa source primaire de motivation. Il révélait ce qui était important pour lui, quoiqu’en soit le prix. Par moment, le prix était faible tandis qu’à d’autres moments, le prix était lourd comme c’était le cas. 

Alors qu’il pensait que confronter Asami lui donnerait des indices, il était encore plus confus qu’avant, ne sachant plus vraiment où donner de la tête. Pour une des rares fois, Raizen goûtait à sa propre médecine et se heurtait à un mur. Si leur stratégie défensive était différente, il n’en restait pas moins que la sensation était frustrante. Malgré tout, il ressentait un étrange éclectisme dans ses émotions. Alors qu’une frustration interne de ne pas comprendre s’emparait de lui, une excitation sincère face à l’incertitude venait calmer le tout. Cette collision entre phénomènes opposée était si intéressante qu’il s’esclaffa simplement de rire. Il y avait de nombreuses manières d’affronter quelqu’un et Asami le faisait, sur son territoire et selon ces conditions. À vrai dire, aussi frustrante soit la situation, Raizen ne pouvait s’empêcher de ressentir une excitation face à ce genre de moments. Il était rare de pouvoir se mesurer à quelqu’un d’aussi dominant et féroce dans une guerre mentale. Mieux encore, il était rare de le faire dans une circonstance de guerre froide. Là où ils n’étaient pas ouvertement en confrontation, son intuition lui disait cependant qu’elle allait tenter d’égaliser la bataille qu’elle avait perdu la dernière fois. 

-  Que Tadaoki Asami hein…

Prenant le temps de prononcer le nom de l’opposante de taille avec qui il travaillait, un rictus peu usuel s’installa sur le faciès généralement froid du ténébreux. Raizen ne démontrait pas forcément ses émotions. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de sourire à l’idée de flirter avec une incertitude aussi dévastatrice. 

-Rien, je cherchais juste à en savoir davantage sur le personnage avec qui je travaille.

Prenant une grande respiration, Raizen cessa de discuter pour se concentrer sur la quatrième étape de la conception de l’antidote. Cette étape était cruciale et excessivement difficile. Portant une attention particulière sur les notes inscrites sur le cahier, il réalisait les moindres tâches en prenant soin de laisser paraître un calme exemplaire. Malgré tout, pendant cette tâche, il ne pouvait s’empêcher de revoir le sourire malsain d’Asami. Cette image avait marqué son esprit et la contradiction entre l’avant et l’après était beaucoup trop forte pour ne pas le troubler. Ainsi, le jeune homme redoublait d’effort pour se concentrer, tentant tant bien que de mal de contrôler ses moyens. Calmant sa main agitée, il commença à ralentir son rythme cardiaque alors qu’il sentait les goûtes de sueurs se former sur sa nuque.  Cette pression démesurée à laquelle il était confronté était enivrante. Bien que néfaste pour plusieurs, Raizen s’en nourrissait pour vivre, comprendre et expérimenter. Sous de nombreuses facettes, tout était une question d’expérience, d’échecs et de tests. 

-J’ai simplement de la difficulté à cerner la couleur de ton chakra.

Terminant la dernière étape sur ses paroles, il se tourna avant de poser son doigt à l’endroit où se trouvait le tatouage d’ouroboros. Il fit le tout tout en ouvrant la discussion sur un phénomène peu connu et documenté. En effet, en fonction du type de personnalité, il était dit que le chakra interne d’une personne pouvait se manifester sous différentes couleurs. Cette dite couleur était une indication de plusieurs facteurs. Bien qu’imperceptible à ses yeux pour le moment, Raizen était fortement intéressé à l’idée d’en savoir davantage sur elle, et ce, même s’il devait opter pour une tactique détournée.

-La 4e étape est terminée. Comment allons-nous tester le tout ?

Cette question n’était pas anodine. En fait, il était conscient que le tout devait forcément être testé à l’aide du microscope. Pourtant, il tentait de voir si elle allait lui proposer un autre type de test, un test réel. Par moment, tendre la perche vers une dépendance était une bonne manière de la découvrir. Ne sachant pas si elle comprenait son intention, Raizen demeurait impassible alors qu’il tentait d’avoir le plus d’information sans forcément paraître à la recherche d’information. C’était en montrant l’objet de sa curiosité qu’on perdait tout type de levier. 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Lun 12 Fév 2018 - 0:50
Il doutait, ce qui l’amusait d’autant plus. Il ne savait plus qui croire, que croire non plus, et ce, malgré l’expérience qu’il avait vécu quelques temps plus tôt. Tout chez la Tadaoki transpirait la sincérité, ce qui devait être un spectacle des plus troublant pour celui qu’elle avait peut-être traumatisé. Elle aurait bien aimé pour lire dans sa tête, sonder son esprit, entendre ce qu’il s’y passait, toutes les contradictions qui s’y passaient. À quoi pensait-il ? Doutait-il d’elle ? Elle garda la même expression que précédemment, ne lui laissant alors pas le loisir de voir à quel point se délectait-elle de l’instant présent. Il avait voulu tenter de jouer au plus malin, se contentant de réponse qui n’était en aucun cas satisfaisante ? Soit alors. Elle allait lui montrer ce que c’était, que de se retrouver sur son terrain de jeune, cette vaste scène dont elle était l’actrice principale et la metteur en scène.

- Il n’y a rien de particulier, me concernant. Je passe la moitié de ma vie entre ces murs et l’autre moitié à la bibliothèque… C’est un peu ennuyant, de ce que j’ai cru entendre, comme mode de vie.

Un doux rire s’échappa de ses lèvres suivant cette affirmation tandis qu’elle enchaîne quelques gestes précis et efficaces. Elle n’en est pas à sa première antidote et ce ne serait certainement pas la dernière. Qui était donc Tadaoki Asami ? Tous s’entendraient pour dire une chose. Il s’agissait d’une jeune demoiselle douce au caractère fort sympathique, qui était toujours prête pour offrir son aide aux autres. C’était, du moins, ce que dirait la majorité de ceux la connaissant. En s’attardant un peu plus sur sa personne et en demandant à la seule personne qu’elle pouvait peut-être bien considérer comme une amie, elle pourrait être désigner comme une personne intéressante au génie créatif assez impressionnant. Elle avait toujours une idée pour tout et n’importe quoi, qu’il s’agisse d’une nouvelle marionnette ou encore d’un poison quelconque. Toutes ces personnes n’avaient pas tort. Cela dépendait tout simplement de quel masque arborait-elle.

- La couleur de mon chakra ?

Elle avait posé la question, pas certaine de ce qu’il entendait par là. S’il était bien vrai que son aura se voulait beaucoup plus sombre que ce qu’elle affichait en l’instant présent, son commentaire l’avait amené à arquer un sourcil, toujours curieuse de ce qu’il racontait. Décidant cependant qu’il valait mieux se concentrer sur l’antidote, elle enchaîna donc avec la quatrième étape, plutôt satisfait du travail que faisait son coéquipier improviser. Laissant ensuite la solution reposer, son regard carmin se posa sur le jeune homme, écoutant avec attention sa question.

La réponse évidente voulait qu’ils fassent des analyses au microscope. Cependant, du peu qu’elle avait cru voir de lui, il avait sut très bien tolérer les poisons de la belle brune, aussi dévastateur avaient-ils pu être. Certes, celui qu’elle tentait de contrer à l’heure actuelle était différent en quelque sorte, toutefois, il était tout aussi dangereux. Elle aimait avoir plus d’un outil dans son arsenal, de quoi surprendre ses ennemis. Elle fit donc mine de réfléchir, l’antidote ayant encore besoin de reposer un peu, la température de cette dernière devant descendre. Elle croisa finalement ses bras sur sa poitrine, dévisageant le jeune homme.

- Normalement, on va en prendre un échantillon et le tester dans une éprouvette. Le tout sera observé sous microscope pour voir si, à ce stade-ci, la partie ciblée du poison se fait effectivement neutralisée.

Elle avait cependant laissé son explication en suspens, comme si elle s’apprêtait à suggérer autre chose. Le silence perdura encore quelques instants, un peu comme si elle hésitait, n’étant pas certaine si son idée était la bonne. Au final, un soupire s’échappa de ses lèvres.

- On pourrait aussi l’essayer sur quelqu’un… Cependant, ce n’est pas recommandé. Pas du tout même. Sans compter que l’antidote n’est pas terminée, que nous avons aucune garantie qu’elle soit efficace, quand bien même, en théorie, elle le sera et donc, personne ne sera volontaire pour ce genre d’expérience dangereuse.

Allait-il se porter volontaire ? Savait-il au moins en quoi consistait le poison qu’ils tentaient de contrer ? Un sourire amusé aurait étirer ses lèvres en d’autres circonstances. Pour l’instant, elle se contenta de faire tomber deux gouttes de poison dans un flacon où se trouvait quelques gouttes de sang, prête à tester le début d’antidote qu’ils avaient pour l’observer sous le microscope.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Lun 12 Fév 2018 - 2:04

Se mordant la lèvre, Raizen venait de nouveau de se heurter à un mur. Pourtant, la porte ne semblait pas totalement fermée. Il avait l’impression qu’une possibilité s’offrait à lui. Or, pour le moment, il préférait l’ignorer, se contentant de suivre du regard sa partenaire qui ne semblait pas vouloir démontrer de faille. Du moins, c’est ce qu’il pensait jusqu’à ce qu’elle mentionne un test sur un cobaye réel. Sur le coup, il n’en pensa rien. Ce n’était qu’un avertissement générique qui était vu et revu avant chaque expérience, le genre de phrase que chaque scientifique se récitait à soi-même avant d’entamer une quelconque expérience. S’il y avait eu une bible des scientifiques, cette règle aurait probablement était gravé sur la 4e de couverture, signe que l’éthique demeurait prioritaire malgré le désir constant d’en apprendre davantage.

-Je suis surpris que tu passes supposément la moitié de ta vie dans la bibliothèque, mais que tu ne sois jamais tombé sur la théorie du chakra.

Cette théorie était connue pour ne pas faire l’unanimité chez bien des gens. Toutefois, il était fort probable que celle-ci ne l’ait pas lu. Après tout, c’était le genre de lecture qui était peu nécessaire. Tout comme le fait de tester un poison sur un humain, le livre en question était sujet à de nombreux doutes. Peu de gens avaient d’information sur l’auteur, si ce n’était que son niveau de sensorialité était suffisamment élevé pour percevoir les différences entre le chakra de chacun des individus.

-Si on veut, il semblerait que le chakra soit porteur de la personnalité de son hôte. Allant au-delà de la représentation liée à l’affinité élémentaire, le livre révèle qu’il est possible d’y déceler des informations sur la nature de son hôte. Que la personne se démarque par son intellect, sa chaleur ou …

Marquant une brève pour amplifier l’impact de ses paroles, il martela ses paroles d’un ton prometteur.

-son côté joueur, voire… dangereux, il est supposé que le chakra soit en mesure de démontrer ce genre de traits aux yeux des plus attentifs.

Ne précisant rien de plus, le livre n’apportait pas plus d’explication. Il était fort possible que cette théorie ait été basée sur un Kekkei Genkai qui permettait de telles prouesses. Or, Raizen n’en avait besoin que pour laisser planer le doute qu’il était probable que quelqu’un soit en mesure de la lire. Sur le coup, il aurait aimé être doté d’une capacité lui permettant de détecter la nature des gens. Ça lui aurait été très utile, surtout d’un point de vue purement stratégique. Le temps nécessaire pour cerner les gens était souvent du temps perdu à ne pas se concentrer sur la problématique. Ainsi, le temps sauvé en négociation stratégique aurait été intéressant.

-Qui sait…

Haussant légèrement les épaules, il s’approcha d’Asami pour lui faire face. Il était grand, beaucoup plus grand qu’elle et il le savait. La fixant de haut, aucune émotion ne se lisait dans ses iris. Si ce n’était de leur mouvement constant, Raizen aurait paru totalement en contrôle. Malgré tout, il semblait chercher quelque chose, comme s’il tentait de voir à l’intérieur d’elle. Sous ce geste provocateur étrange, son regard s’arrêta. Contre toutes attentes, il s’arrêta sur une idée folle.

-À quel point as-tu confiance en tes talents scientifiques ?

Enlevant lentement ce qui lui servait de veste scientifique, le jeune homme se racla la gorge en réfléchissant de nouveau à l’initiative qui lui avait traversé l’esprit. Aussi fou soit-il, il se souvenait avoir lu du plaisir dans les iris de celle-ci lorsqu’il s’était fait empoisonné. Ainsi, son objectif était simple, lui tendre la perche vers un plaisir qu’elle ne saurait refuser.

-Je me porte volontaire.

S’adossant contre une table, il défiait Asami du regard, attendant la moindre réaction de son côté. Patiemment, il attendait alors qu’il commençait à relever ses manches. Prenant le temps de regarder aux alentours, il remarqua que les autres scientifiques étaient tous dans des zones différentes du laboratoire. Ainsi, l’environnement était propice pour un tel test. Après tout, le meilleur moyen de trouver un antidote était dans une situation extrême.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Lun 12 Fév 2018 - 3:18
Dangereuse. Il n’avait pas tort. Allait-elle lui en faire part ? Aucunement. Ce serait ruiner ce petit jeu qui s’était installé, cette innocence dont elle faisait preuve. Quant au reste, elle se contenta de rouler les yeux, alors qu’elle connaissait cette histoire. Elle ne lui avait seulement jamais porter de réel intérêt. La Tadaoki était une scientifique, elle se basait sur des faits vus, revus, testés et confirmés. De ce fait, cette théorie lui était passée bien au-dessus de la tête, elle qui n’y voyait pas l’intérêt de lui accorder une attention quelconque. Si Raizen aimait ce genre d’histoire pour enfant, tel était son droit. Cependant, elle n’était pas dupe. Avait-il évoqué cette histoire pour la provoquer ? L’idée était intéressante, et pas complètement impossible, de ce qu’elle savait du jeune homme.

- Ça ? Je l’ai lu. L’histoire est divertissante… Je doute cependant qu’elle soit véridique.

Lui faisant donc part de son scepticisme, elle ne voyait toutefois pas l’intérêt de s’étendre sur le sujet. Cherchait-il à la prendre à défaut, voir une faille dans son jeu ? Qu’il essaie. Il allait pouvoir s’amuser pour un long moment de la sorte. Asami était douée dans ce qu’elle faisait, elle qui mentait comme elle respirait. Elle était née ainsi, ayant appris dès son plus jeune âge à manipuler les autres pour avoir ce qu’elle voulait. Et puis, en vieillissant, elle avait appris qu’en affichant un doux sourire et semblant agréable, il était d’autant plus facile de s’immiscer dans la vie des autres puis mieux les contrôler par la suite. Un apprentissage qu’elle avait fait, qui avait fait d’elle la femme qu’elle était aujourd’hui. Une dangereuse jeune femme qui avait la patience nécessaire pour réussir à obtenir tout ce qu’elle voulait.

Elle se vit forcée de lever la tête tandis qu’il s’était rapproché d’elle, ses prunelles enflammées venant rencontrer le regard sombre de son partenaire du moment. Il était plus grand qu’elle, la dominant d’une bonne tête, et pourtant, elle n’en était pas impressionnée. Certes était-elle plus petite et ne possédait-elle pas la même prestance que la dernière fois, cependant, il en fallait beaucoup plus pour intimider la belle brune.

Autant s’en était-elle attendue, autant sa question la prit de court. Elle eut envie d’éclater de rire. Un rire fou, presque maniaque, alors qu’il lui laissait la chance d’utiliser ce poison sur lui, même s’il ne savait rien de ses effets. Il était complètement taré et le pire dans tout cela, c’était qu’elle aimait ça. Adorait ça, même. Elle garda son sérieux, eut même l’air choquée de l’entendre se porter ainsi volontaire, ses prunelles le sondant, cherchant à voir si elle n’avait pas mal entendu. Et puis, elle se contenta de secouer sa tête de droite à gauche, baissant le regard, se faisant violence pour ne pas briser son masque.

- As-tu une seule idée dans quoi est-ce que tu t’embarques ?

Sa voix est douce, dénuée de toute menace, et pourtant, elle sait que ses paroles feront mouches. Il avait eut le loisir de goûter à certains de ses poisons, or, elle n’avait pas utilisé ses plus dévastateurs, n’ayant tout de même pas chercher à le tuer. Elle ne souhaitait toujours pas le tuer, mais il lui avait offert, comme ça, sur un plateau d’argent, de satisfaire son génie créatif. Elle ne pouvait tout simplement pas refuser.

- Ce poison est… Particulier. Elle prit une profonde inspiration. Il consiste à faire cesser de fonctionner ton corps. Tu vas commencer par cracher du sang puis un à un tes sens vont cesser de fonctionner, puis tes organes. Ce qui, bien évidemment, t'amènera à une mort certaine qui ne sera pas des plus agréables.

Elle avait décrit cela avec un sérieux bien digne de la scientifique qu’elle était, ne laissant aucunement paraître le plaisir que lui procurait de pouvoir l’essayer, sur lui qui plus est.

- Et pour répondre à ta question, j’ai une confiance absolue en mes compétences.

Trop de confiance pouvait tuer, cependant, à ce niveau-là, il n’y avait aucun doute à ce faire. Ses preuves n’étaient plus à faire et elle se savait plus que douée dans le domaine. Elle n’avait, jusqu’à ce jour, jamais raté une antidote et elle se devait de remercier ses longues heures passées à étudier pour ça. Il accepta. Il était complètement fou. Un côté qu’elle appréciait tout particulièrement chez lui. Hochant donc la tête, elle alla chercher le poison en question, le mettant dans une seringue, pour venir l’injecter dans ses veines d’un geste précis et calculé.

- Tiens. Elle lui tendit une poubelle, au cas où aurait-il besoin de cracher, voir même vomir du sang. Risque dont elle lui avait fait part. D’ici deux minutes, tu devrais perdre le sens de la vue. Lorsque ce sera le cas, dis-le moi. On pourra commencer les tests.

Elle l’observa avec attention, curieuse de voir l’efficacité de sa création. Elle lui réservait une surprise dont il n’avait sûrement aucune idée et dont elle ne lui ferait pas part avant que le poison ne fasse effet. Il s’était proposé pour devenir le test humain du poison, cependant, la Tadaoki avait toujours besoin d’une paire de mains supplémentaire. Elle y voyait donc là l’occasion d’essayer une technique dont elle s’était longuement entraînée pour la réaliser.


Dernière édition par Tadaoki Asami le Mar 13 Fév 2018 - 17:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Lun 12 Fév 2018 - 4:09

Raizen était exaspéré. Elle n’avait en aucun cas flanché ou démontré de signe d’excitation. Pourtant, quelque chose clochait. En aucun cas, il ne pouvait croire que quelqu’un d’aussi confiant l’aurait été au point de mettre la vie de quelqu’un en danger, et ce même s’il était volontaire. Pire encore, dans de telles circonstances, n’importe qui se serait arrangé pour s’entourer d’une grande équipe au cas où le tout allait mal tourner. Deux possibilités s’offraient à lui. Soit elle était confiante au point de pouvoir se permettre ce genre d’individualité, soit elle était simplement heureuse de le faire souffrir pour son plaisir personnel. En réalité, il était fort probable que les deux situations soient véridiques. Pourtant, aucune trace d’indice ne venait corroborer ses soupçons.

-Règle numéro 1 : Si je ne demande pas les effets, ne me dis pas les effets.

Soupirant, Raizen démontrait un sérieux plus important alors qu’il réalisait dans quoi il s’embarquait. Malgré qu’il avait ressenti le liquide pénétrer ses veines, il était loin d’être inquiet pour le moment. Au contraire, il gardait ses iris plongés dans ceux d’Asami. En réalité, il était si concentré qu’il aurait pu s’y noyer. Sur le moment, un nombre incalculable de réflexions traversèrent son esprit alors qu’il patientait. Il savait à quel point le virus risquait d’être désagréable. Après tout, il avait eu un avant-goût du type de poison avec lesquelles la déesse des poisons travaillait.

-Ça risque de corrompre les observations et ma constatation des symptômes.

Lui offrant un clin d’œil qui se voulait un tantinet chaleureux, Raizen ne put que constater à quel point sa vision avait faibli. Sur le moment, sa main se porta à son visage au niveau de l’œil, comme s’il comptait rétablir sa vue de la sorte.

-Ça commence…

Faisant deux pas vers la gauche, il attrapa ce qui ressemblait à un lit sur une structure à roulette. En toute sincérité, il ne savait pas à quel moment il allait chanceler. Ainsi, il préférait l’avoir à ses côtés afin de ne pas être un fardeau au moment de perdre contrôle de tout.

-Je commence à perdre la vue.

Il y avait une grande différence entre accepter une expérience sans en savoir les conséquences et l’inverse. Dans le premier cas, on ne faisait que subir et il n’y avait aucune appréhension. Dans le second cas, celui qu’il vivait en ce moment, Raizen était sujet aux conséquences du poison, mais aussi à ses appréhensions. Alors que sa vue venait de faiblir à plus de 80% de ses capacités, quelques images lui revinrent à l’esprit. Il revoyait le sourire charmeur et destructeur de la belle brune. Il ressentait de nouveau la détresse qui avait traversé son organisme en le traumatisant d’une douleur aiguë. Il s’en souvenait comme si c’était hier.

-Mainte…

Alors qu’il s’apprêtait à lui donner le feu vert, une toux violente traumatisa son corps au point où il se mit à cracher du sang. Pire encore, il n’arrivait pas à voir. Genoux au sol, il semblait être sur le point d’y laisser la vie. On aurait dit un lendemain de soirée beaucoup plus douloureux et traumatisant.

-Merde…

Si le regret traversa son esprit, un sourire flirtait pourtant avec ses lèvres. Après avoir atteint un point de non-retour comme celui-ci, en aucun cas il n’était utile de paniquer. Il le savait, mais cela ne l’empêchait pas de trembler. S’il se refusait à accepter mentalement son état, son corps lui, le démontrait clairement. Tremblant violemment, Raizen tentait de se concentrer. Entre la toux et la perte de sensation graduelle, il tentait de forcer son esprit à se réfugier quelque part pour éviter de subir des séquelles morales accentuées.

-….Ça me rappelle des souvenirs…

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mar 13 Fév 2018 - 3:17
- Ne t’inquiète pas pour ça. Je ferai les observations et te donnerai un compte rendu.

Son ton se voulait toujours aussi doux, bien que sérieux. Elle lui adressa aussi un léger sourire amusé suivant son clin d’oeil tandis qu’ils attendaient désormais que le poison fasse effet. Cela ne devrait pas prendre de temps, de ce que savait la scientifique. Ses poisons se devaient après tout d’être efficace en combat et donc, elle n’avait pas le loisir de perdre son temps. Elle l’observa donc d’un visage curieux, voyant son expression changer alors que les premiers symptômes faisaient leur apparition. Et finalement, il lui annonça avoir perdu la vie. Quelques secondes plus tard et voilà qu’il était saisi d’une violente quinte de toux. Ayant désormais le feu verre, elle s’assurait de garder un échantillon de l’antidote à ce stade-ci pour en faire des tests à passer sous le microscope, identifiant la seringue d’un large ÉTAPE 4. Avant toutefois de lui donner ladite antidote, elle attrapa une autre seringue pour prendre un nouvel échantillon de sang, ce qu’elle ferait bien évidemment entre chaque test. INITIAL fut donc écrit sur cette seringue, qu’elle alla déposer avec les autres, comme la scientifique organisée qu’elle était.

Puis, finalement, elle lui donna une dose de l’antidote, avant de retourner vers ses notes. Il y avait une série de lignes s’enchaînant dans son cahier, les étapes suivantes qu’elle se devrait d’effectuer, pour finalement refaire un test suivant l’étape treize. Elle se mordilla la lèvre inférieure. Elle ne pouvait décidément pas faire cela seule et son coéquipier n’était plus en état de l’aider. Pas alors qu’il tremblait aussi violemment et qu’il était toujours privé de ses sens.

- Normalement, cette partie de l’antidote devrait venir neutraliser ce qui s’attaque à ton système digestif, tu devrais donc arrêter de cracher du sang. La prochaine fois, ce sera ton système nerveux et normalement, une fois l’antidote complétée, tes organes vitaux.

Devait-elle le prévenir de ce qu’elle s’apprêtait à faire ? Son regard glissa sur lui, alors que lui ne devait certainement plus être en mesure de la regarder. Elle était gentille. Mieux valait ne pas trop le faire paniquer, cela pourrait potentiellement altérer les résultats. La puissance du mental pouvait se montrer assez impressionnante, par moment.

- Pour la suite, ne panique pas. J’ai simplement toujours besoin d’une paire de mains supplémentaire pour finir l’antidote.

De ses doigts apparurent alors des fils de chakra, qui vinrent se lier à l’homme, comme elle le faisait si souvent avec ses marionnettes. En à peine quelques instants, grâce à son propre chakra, il se tenait debout, bien droit et avait cessé de trembler. Sûrement allait-il être en colère une fois cette expérience terminée alors que ce ne devait clairement pas faire parti de l’entente, cependant, qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour la science ? Encore une fois, elle s’était exprimée avec sérieux, cherchant à lui faire comprendre que c’était nécessaire. Il était revenu auprès des ingrédients et elle s’arrangea pour faire les choses de son côté. Elle ignorait il en était où, dans ses symptômes, or, elle ne pouvait perdre sa concentration à l’heure actuelle. Elle devait s’assurer que ce qu’elle faisait, c’était bien, mais surtout, ce qu’elle faisait faire à l’homme aussi. Tout se devait d’être précis, son sort en dépendait aussi.

Treizième étage finalement complétée, elle se rapprocha de lui, le forçant alors à lever son bras dans sa direction. Elle fit une nouvelle prise de sang, identifiant cette seringue comme étant PREMIÈRE DOSE. Après tout, il n’avait toujours pas reçu la seconde. Elle se garda un échantillon de l’antidote à ce stade-ci, qu’elle posa à côté de celui qu’elle avait récolté un peu plus tôt. Et puis, finalement, elle l’injecta dans les veines du jeune homme, le regardant avec un sérieux qui n’avait rien d’hypocrite. Il lui tardait de voir comment est-ce que cela allait se dérouler.

- Lentement, tu vas retrouver tes sens.

Elle n’était même pas certaine qu’il pouvait encore l’entendre, ne sachant pas à quel rythme exactement est-ce que le système arrêtait de fonctionner. Sans donc perdre un instant de plus, elle le força à retourner à ses tâches, en faisant de même de son côté. Il lui fallut quelques temps supplémentaires pour que l’antidote soit finalement complétée, que les prises de sang et échantillons collectés et qu’elle l’amène s’asseoir sur le semblant de lit qu’il avait tiré près d’eux. Lui injectant la dernière dose d’antidote, normalement, les quantités avaient été juste.

Il ne manquait plus à voir les effets de ce qu’elle (ils ?) venait de faire, en profitant pour prendre un dernier échantillon de sang, maintenant que l’antidote était complète.

Et, en attendant à ce qu'il revienne complètement à lui, s'étant tout de même assurée qu'il respirait toujours, cela aurait été malheureux que ses poumons cessent de fonctionner, elle avait attraper son cahier et un crayon pour y noter les différentes choses qu'elle avait observé chez ce dernier, au cours des dernières minutes.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Mar 13 Fév 2018 - 4:47

Plus rien n’était visible. Tout était devenu noir. Raizen se sentait prisonnier des ténèbres. Seul un vide total cohabitait avec lui. Pire, l’absence de sens détruisait sa capacité d’imaginer. Il ne savait plus rien, se sentant sujet à de nombreuses turbulences qu’il ne pouvait ressentir. Son aura n’était pas perceptible, sa personne semblait inexistante. Il était si perdu et confus qu’il ne savait plus s’il était en mesure de penser. Ses réflexions étaient-elles un mythe ou une fausse illusion qu’il se donnait pour se maintenir en vie ? Il ne le savait guère. Cette sensation était tout sauf agréable.

Malgré tout, son esprit s’accrochait à l’intangible. Pour une raison inconnue, sa curiosité refusait de lâcher prise, tentant désespérément de percevoir la moindre donnée intéressante sur cette expérience. La fracture entre son intellect et son corps était dangereusement véridique au point où dans une situation de vie ou de mort, son corps risquait probablement de lâcher avant son esprit.

Alors que Raizen semblait sombrer dans l’oubli, un stimulus vint lui donner espoir. Lentement, ses sens revenaient, lui donnant accès à ses anciennes facultés. Le tout commença au niveau de la vue. Lentement, mais surement, les ténèbres se dissipaient pour venir faire place à la lumière du jour. Cette douce luminosité fut accompagnée d’une chaleur qui commença à caresser ses sens. Comme en séance de méditation, il commençait à reprendre conscience de la vie qui l’animait. Allant du sang qui circulait dans ses veines à son rythme cardiaque, Raizen reprenait graduellement ses sens. Malgré tout, quelque chose clochait. Il n’avait aucun contrôle. Son corps bougeait seul. Il était passager d’une situation qui lui était totalement inexplicable. Sur le coup, il paniqua. Malheureusement, il n’était aucunement en mesure de démontrer la moindre frustration. Seul son regard semblait s’emballer tandis qu’il luttait intérieurement pour hurler.

Alors que la dernière dose traversa son organisme, piqure qu’il sentit, la technique qui le rendait prisonnier se relâcha, lui permettant de nouveau de reprendre contrôle de son corps. Contrairement à la minute d’avant, aucun son n’osa sortir de ses lippes. Son regard était vide de sens, mais bien présent. Un mélange éclectique d’admiration et de frustration lui donnait un regard aussi vif qu’une flamme. Son ton était d’une sévérité qui ne lui connaissait pas. Pour une raison inconnue, il avait l’impression de s’être fait manipuler. Comme au Shogi, le pion qu’il était avait vu la possibilité d’être promu général. Pourtant, il s’était fait piéger comme un débutant. Alors qu’il avait tenté de tirer les ficelles, les ficelles avaient pris contrôle de lui. Aussi difficile soit la situation, il devait faire face à l’échec de son affront. Toujours aussi curieux d’apprendre et de découvrir, le jeune homme venait de découvrir le goût amer de la défaite. Du moins, c’est ce qui lui traversa l’esprit jusqu’à ce qu’il tombe à la renverse.

-Merde…

Faisant mine d’être en situation de panique le jeune homme relâcha la moindre tension qui habitait son corps, devenant aussi mou qu’une larve. Il était fort possible qu’il se fasse repérer. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de se demander comment quelqu’un d’aussi confiant réagirait en lors de complications. Ainsi, Raizen concentra toute son énergie à simuler une hyperventilation. Respirant de manière saccadée, il commença à s’agiter tout en empoignant son torse. S’inspirant des émotions perturbantes qu’il venait de vivre, il céda lentement à la panique au point où le tout atteignit la frontière du réel et de la fiction. Comment allait réagir Asami fasse à une telle situation…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mar 13 Fév 2018 - 17:10
Alors qu’elle attendait que l’antidote fasse effet, elle en était déjà à observer l’évolution de l’antidote aux différents stades dans le sang du jeune homme. Un sourire satisfait vint éclairer son visage tandis qu’elle remarqua qu’à chaque fois, l’antidote contrait exactement ce pour quoi il avait été programmé. Peut-être était-ce prétentieux, toutefois, Asami se savait plus que douée dans le domaine. Déjà parce qu’elle le pratiquait depuis un long moment mais surtout parce qu’elle l’avait longuement étudié avant de se lancer. Elle s’attarda aussi à noter ce qu’elle observait, inscrivant alors ce à quoi chaque étape critique, la quatrième et la treizième donc, signifiait pour ce qu’ils avaient créer. Et alors qu’elle attendait patiemment qu’il revienne à lui, qu’elle puisse le remercier et, surtout, lui faire part de ses résultats.

Or, ce qui se produisit vint surprendre la scientifique qui avait pourtant une confiance absolue en ses compétences. Elle fit rapidement volte-face lorsque sa voix lui parvint, ses prunelles enflammées posées sur celui qui venait de tomber à la renverse, une main sur sa poitrine et le souffle court. Avait-elle fait une erreur de calculation ? Impossible. Asami ne faisait pas d’erreur. Mais alors, qu’est-ce qu’il se passait ? Elle avait observé son sang et, normalement, il ne devait plus y avoir aucune trace du poison dans ses veines. Elle se rapprocha rapidement de lui, se penchant au-dessus de lui, l’observant avec curiosité. Sa main vint se placer contre son front, cherchant à voir s’il ne serait pas fiévreux, s’il n’y avait pas un composant, quelque chose, qu’elle avait oublié de considérer dans toute cette histoire. Après tout, elle l’avait expliqué dernièrement à l’une de ses récentes rencontres, à quel point un poison pouvait se montrer complexe, mais surtout terriblement fourbe. Cependant, en tant que créatrice du poison actuel, elle aurait normalement dû tout prendre en considération. Avait-il muté ?

Ses pensées défilant à cent à l’heure, d’une voix douce voir même légèrement inquiète, elle tenta de rassurer Raizen, de lui dire de rester calme. Se saisissant de l’un de ses bras, elle y enfonça la seringue avec une délicatesse surprenante pour se saisir un peu de son sang. C’était la seule façon d’observer s’il y avait un soucis dans ce qu’elle avait fait. À peine sous le microscope qu’elle arqua un sourcil, confuse. Il n’y avait aucun problème, rien. Aucune trace du poison dans ses veines. De la confusion, elle passa à la colère une fraction de seconde avant de se calmer, un lourd soupire s’échappant de ses lèvres.

- Quel imbécile… marmonna-t-elle pour elle-même.

Glissant une main sur son visage, elle revint finalement vers lui. Elle se devait d’être calme, douce et gentille, ne serait-ce que parce qu’il y avait nombreuses personnes autour d’eux, quand bien même ne leur accordait-il pas d’attention. Elle vint prendre sa place à ses côtés sur le lit, posant une main de façon rassurante sur son bras, comme pour lui intimer à se calmer.

- Prend de profondes respirations, d’accord ? Là, il va surtout être important de te calmer.

Sa voix se voulait caressante presque tandis qu’elle avait bien envie de lui enfoncer la tête dans un mur, pour faire changement. Autant était-elle d’avis qu’il jouait peut-être un numéro quelconque tout simplement pour l’embêter, autant il n’était pas à exclure qu’avec les mauvais traitements de la dernière fois et de la violence du poison actuel, son cerveau se soit naturellement placé en situation de panique. Et, si tel était le cas, il n’y avait d’autres choix que d’attendre que cela lui passe.

- Il n’y a plus aucune trace du poison dans ton organisme. Tu n’as donc pas à t’en faire…

Elle se mordilla la lèvre inférieure. Asami était une excellente actrice et il n’y avait bien malheureusement que très peu de personnes pour confirmer ce fait tandis qu’il y avait que très peu de personnes qui savaient que ce n’était qu’un numéro monter de toute pièce.

- Je suis désolée Raizen… Toute la culpabilité s’entendait dans sa voix. Je me suis laissée emballée, car il est rare de pouvoir essayer les poisons sauf dans une situation d’urgence, ce qui n’en permet pas réellement l’analyse. Mais, malgré ton offre, je n’aurais pas dû. J’en connaissais les risques…

Un soupire s’échappa des lèvres de la belle brune tandis que son expression se voulait tout aussi coupable que le ton qu’elle employait. Elle secoua doucement sa tête de droite à gauche, sa main toujours délicatement posée sur son bras.

- Désolée, sincèrement.

Et elle n’avait plus qu’à attendre que la panique lui passe, qu’il se calme finalement, pour pouvoir ainsi discuter des derniers événements, soit de l’antidote réussit avec succès.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Mer 14 Fév 2018 - 4:40

Raizen profita du court moment de réjouissance interne dans lequel il put constater une forte réactivité de la part de sa partenaire. En effet, celle-ci n’avait pas mis de temps à réagir. Malgré tout, aussi étonnant soit-il, il n’avait pu lire aucune présence de doute ou de panique. Son degré de confiance était excessivement élevé, beaucoup plus que la moyenne.

Reprenant lentement contrôle sur sa panique artificiellement amplifiée, le jeune homme fut surpris par l’approche que celle-ci aborda. À ce stade, il s’attendait à ce qu’elle ait grillé l’absence totale de poison. Pourtant, bien qu’elle l’ait découvert, celle-ci semblait associer ce cirque à un moment de pure panique. À vrai dire, le tout aurait été légitime, surtout après avoir été piloté par quelqu’un d’autre. Rien qu’en y pensant, un violent frisson traversa sa colonne vertébrale, le laissant ainsi dans une situation d’effroi. Si plusieurs se seraient calmés suite au contact chaleureux et doux de la belle brune, Raizen ne manifesta aucun signe de réconfort. Au contraire, ses traits se durcirent alors qu’il se heurtait à une douceur beaucoup trop réaliste pour être comparable à ce qu’il avait vécu en compagnie de la même personne. Sur le coup, son comportement changea de manière prompte, optant ainsi pour un regard inquisiteur et réprobateur. Arquant sévèrement un sourcil, le Meikyû paraissait agacé. Sa tactique était un échec et s’était retournée contre lui aussi vite qu’Asami avait changé de personnalité.

-Je vais bien, merci. Par contre, je ne sais pas ce que tu as fait, mais contrôler un individu sans son consentement aurait été véritablement sujet à une crise de panique.

Y allant en toute franchise et transparence, Raizen avait beau ne pas dire précisément qu’il avait joué la comédie, mais le tout était fortement sous-entendu. Après tout, elle s’en était surement rendu compte et il n’avait rien à perdre. Une défaite restait une défaite et celle-ci avait un goût amer. Aussi cynique soit la situation, il comprenait dorénavant ce qu’elle avait ressenti lorsqu’elle l’avait détaché. Si on veut, le kumojin venait de goûter à sa propre médecine, un remède qu’il imaginait drôlement bien sous forme de poison. Drôle de coïncidence…

-As-tu pensé à prescrire un tranquillisant qui agirait de manière différente et qui ne briserait pas les effets de l’antidote ?

Si Raizen pouvait agir de manière totalement hors du commun et bornée, il démontrait toutefois qu’il n’était pas aussi stupide que certains pouvaient penser. En effet, à travers son cirque, son intellect avait dégagé une initiative intéressante pour venir appuyer une application plus efficace à l’antidote.

-En fait, en perdant contrôle des sens, on perd aussi contrôle de toute sensation et il est facile de paniquer. Même avec l’antidote et la reprise graduelle des sens, quelqu’un d’un minimum sensible ou ayant peur de mourir peut aisément paniquer et céder à une crise. À ce moment, les symptômes du poison risquent de se calmer, mais il y a un autre risque potentiel, celui que la victime fasse une crise cardiaque.

Prenant quelques secondes pour regarder son bras il constata que celui-ci était encore confortablement enrobé entre les mains douces et chaudes de la scientifique. Sur le coup, il ne put s’empêcher de penser qu’elle était un vrai casse-tête. Toutefois, il chassa rapidement l’idée, préférant ne pas vivre son échec une seconde fois.

-L’idéal ce serait de fusionner un composé tranquillisant à l’antidote pour en faire un seul et même remède, mais bon…

Pour considérer une telle situation, il lui fallait une information primordiale qu’il aurait du demander dès le départ.

-Qui a développé ce poison? Sais-tu s’il est répandu parce qu’il est fort probable que ça n’en vaille pas la peine ...

Tant de questions pertinentes pour quelqu’un qui avait agi comme une victime récemment. Peu importe de quelle manière la situation était retournée, il était impossible de dire que Raizen n’était pas un spécimen bien particulier.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mer 14 Fév 2018 - 8:42
Elle comprenait désormais le problème dans la situation actuelle. Ce n’était pas tant le poison alors qu’il avait été parfaitement volontaire pour l’expérience. C’était bien ce contrôle qu’elle avait effectué sur sa personne. Elle avait eu besoin de cette paire de mains supplémentaire, sans quoi il était destiné à mourir. Elle n’avait donc pas eu le choix, si elle souhaitait obtenir une antidote. Elle passa outre le fait qu’il avait pu potentiellement faire semblant d’être paniquer, elle n’avait pas besoin de s’embarrasser de si peu. Si ça l’amusait, soit, toutefois, il en fallait beaucoup plus pour ébranler celle qui était dénuée de toute compassion. Elle faisait semblant, de son aura bienveillante et de la flamme chaleureuse dans son regard. Elle savait surtout se montrer convaincante, prétendre étant une seconde nature. Qu’il soit prit de panique ou non, cela ne la faisait nullement sentir coupable d’avoir tester son poison sur lui. Or, pour préserver les images, elle fit mine d’être désolée, la culpabilité se lisant sur ses traits. Qu’il ait donc jouer un jeu ou non, au final, la vie n’était qu’un jeu dont elle abusait et continuerait d’abuser jusqu’à ce que la scène s’écroule.

Toujours assise à ses côtés, elle l’écouta avec attention, surprise de sa suggestion. Cela aurait pu être bien, excellent même, si l’idée était réellement de soigner les personnes victimes d’un tel poison. Toutefois, à l’heure actuelle, l’antidote se voulait existante seulement par principe, parce qu’un accident était si vite arriver. Ce n’était pas comme lorsqu’elle avait rejoint l’institut, confrontée à un groupe de civils tous victimes d’un poison dégénératif. Peut-être était-ce là d’où elle tenait l’idée de celui sur lequel ils venaient de finir de travailler. Elle trouvait toujours son inspiration un peu partout, son cerveau ne s’arrêtant jamais de penser à tout et n’importe quoi. Cela expliquait sûrement son arsenal de marionnettes, mais surtout, son immense collection de poisons en tout genre.

- Le tranquillisant ne serait pas une mauvaise idée, en effet.

Il était cependant évident au ton qu’elle avait employé qu’elle n’était pas convaincue. Devait-elle tout lui dire ou feindre l’innocence ? La réponse était évidente. Elle ne voyait pas l’intérêt de lui mentir sur un sujet comme celui-ci. Et puis, il possédait une forte curiosité, ce qui n’était pas pour déplaire à celle qui se montrait tout aussi curieuse. Elle relâcha finalement son bras, maintenant qu’il était plus calme, avant de se lever et de se tirer une chaise, s'asseyant en califourchon sur cette dernière, ses bras appuyés contre le dossier, faisant face à l’homme. Elle avait opté pour une position détendue, maintenant que tout était terminé et qu’il ne lui manquait plus qu’à comptabiliser ses résultats. Au final, elle avait vu juste, l’antidote s’attaquant efficacement au poison, chaque composant de ce dernier. Elle était toutefois déçue de l’avoir réussi en si peu de temps. Cela voulait donc dire que d’autres pourraient y arriver.

Bon, ce n’était pas tout à fait le cas, pas alors qu’elle, elle connaissait les composantes exactes dudit poison, l’ayant créé elle-même, mais l’idée était là. Plus elle avançait dans le domaine et plus elle en composait des difficiles, des fourbes qui se cachaient derrière de premiers symptômes évidents pour mieux achever une fois les barrières abaissées. Même qu’elle s’était concentrée sur des poisons sous formes de gaz… Encore plus dangereux, se voulant plus difficile à saisir, mais surtout, plus difficile à analyser.

- J’ai créé ce poison de toute pièce. Son visage ne laissait en rien apparaître la malice qui l’habitait. Et donc non, il n’est pas très répandu, pas du tout même. Le tranquillisant ne serait donc pas spécialement utile. Ce n’est pas un poison que je compte utiliser dans l’idée que la victime se fasse soigner.

Ils étaient des shinobis après tout. Ils existaient pour se salir les mains et faire le sombre travail que nul ne voulait faire. S’il était vrai qu’ils protégeaient le village, la mort ne devait pas être quelque chose d’effrayant, ni même de dérangeant pour eux. Cela faisait parti de leur quotidien. Il n’y avait donc rien de choquant dans ce que la scientifique affirmait. Ces poisons se devaient d’être efficaces et rapides, ce qui n’était plus à prouver. Et puis, le naturel dans lequel elle avait parlé d’éventuels victimes n’était qu’une preuve supplémentaire qu’elle assumait son rôle de kunoichi, aussi dangereux, voir même immoral que cela pouvait être. Elle avait après tout intégré l’institut, dont l’une des règles était de ne jamais questionner un ordre reçu. Elle le faisait donc, sans poser de question. Cela pouvait sembler aux yeux de ceux la connaissant comme étant du professionnalisme, alors qu’au final, elle était tout simplement dénuée de toute conscience morale.

- Encore besoin de quelques secondes pour récupérer ?

Son regard se faisait toujours légèrement inquiet. Après tout, le poison s’était montré tout particulièrement violent, preuve de l’efficacité de la belle brune dans le domaine.

- Si tu veux, je ramasse le tout et je t’invite à manger ? Cela me permettra de te remercier pour l’aide que tu m’as apporté aujourd’hui.

Un agréable sourire suivit ses paroles tandis qu’elle avait toujours son regard tranquillement posé sur lui. Elle était sincère dans son offre. Et puis, cela lui permettrait aussi d’éviter les sous-entendus et questions incessantes de Naori, dont le regard revenait trop souvent vers le duo au goût de la brune. La blonde devait sûrement presque jubiler alors qu’il n’y avait aucun doute qu’elle avait assisté à la scène où Asami s’était permise de le rassurer en le prenant par le bras. Elle était impossible à vivre cette fille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Jeu 15 Fév 2018 - 5:36

Souriant, les dernières révélations furent plus qu’intéressantes. Dans la vie, il ne suffisait parfois que de demander pour avoir une réponse. Ensuite, la qualité de la réponse risquait de varier en fonction de la qualité de la question. Dans le cas actuel, Raizen n’eut aucun mal à obtenir plus que ce qu’il voulait vraiment. N’étant pas forcément surpris qu’elle soit l’hôte d’un remède aussi dangereux, le jeune homme ne put s’empêcher de se demander pourquoi elle développait un poison aussi dévastateur. Pire encore, pourquoi ce laboratoire lui offrait l’infrastructure suffisante pour pouvoir développer ce genre de pratiques? Certes, ne pas expérimenter par peur de créer une arme destructrice était une philosophie de pensées arriérée. Cependant, il trouvait la situation tout de même intrigante.

-Je serais curieux de savoir qui subventionne ce laboratoire et pourquoi ...

Lui offrant un sourire en coin, Raizen se contenta d’un bref clin d’œil. Cette fois-ci, il avait perdu. Or, même dans la défaite, il arrivait à arborer un air plus ou moins agréable. Après tout, dans la victoire, la satisfaction représentait la source primaire de valorisation. Or, dans une défaite, l’apprentissage qui y était fait devenait un cadeau à long terme. En investissant les bons éléments, il était possible d’exploiter le potentiel total des échecs que chaque personne devait tôt ou tard subir dans sa vie pour mieux apprendre.

-J’ai une meilleure idée.

Tentant de se relever, Raizen fut assommé par une force qu’il avait sous-estimée : celle du regain de force. En effet, entre le délai où son cerveau et son corps se resynchronisaient, il devait y aller doucement. Ainsi, il opta pour une approche beaucoup plus douce, se contentant ainsi de se tenir fermement au lit.

-On ramasse tout et je t’invite à manger. Après tout, je te dois bien cela pour m’avoir temporairement aidé à rencontrer la mort…

N’hésitant en aucun cas à lui rappeler les risques qu’il avait dû affronter , Raizen ressentait un léger plaisir déguisé à remuer le couteau dans la plaie. Qu’elle joue un jeu ou pas, ce genre de paroles pouvait facilement tirer sur une corde sensible. Que la personne masque son degré de culpabilité ou pas, il ne suffisait que du bon commentaire au bon moment pour générer une frustration intéressante.

-avant de me sauver .. Évidemment.

Mettant l’accent sur le mot sauver, il eut un malin plaisir à annoncer ses couleurs face à la situation. Malgré tout, il était bon joueur et acceptait la défaite. Du moins, pour le moment.

-Ah oui, j’espère que tu aimes le saké..

Titubant lentement vers la table de travail, il se mit à accompagner Asami dans son rangement afin d’accélérer le processus. Lorsque tout n’allait pas dans la bonne direction, l’alcool restait le sérum de vérité le plus efficace.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Ven 16 Fév 2018 - 20:26
Ce poison, une nouvelle création signée Tadaoki. Une arme dangereuse dans des mains si délicates, il était à se demander ce que la douce créature avait bien pu traverser pour devenir la dangereuse jeune femme qu’elle était. Contrairement à bien des esprits tordus comme le sien, elle avait été élevée dans l’amour et la compassion de deux parents présents et passionnés par leur recherche. Une vie somme toute agréable, où elle n’avait manqué de rien et avait tout pour s’épanouir. Elle avait seulement réalisé bien jeune qui ne suffisait qu’un peu de théâtre pour parvenir à obtenir ce qu’elle souhaitait, se jouant superbement du chantage émotif avec ses propres parents. Asami était tout simplement un esprit dérangé, sans raison ni excuse. Elle était comme ça, une passion dévorante pour le chaos, cherchant son divertissement sur cette scène qu’était sa vie.

- Kumo se vante d’être assez prononcé sur l’avancement de la science. Il était donc normal qu’un laboratoire comme celui-ci ouvre ses portes.

Lui proposant finalement qu’elle ramasse le tout et qu’elle l’invite à manger, ne serait-ce que pour ce qu’elle venait de lui faire subir, elle était retournée vers le bureau. Ses notes avaient été compilées, l’antidote finalisée et elle n’avait donc qu’à tout nettoyer. Elle s’assurerait de recopier les notes sur une autre feuille pour ainsi permettre à celui l’ayant aidé dans le projet d’avoir une idée de ce qu’il s’était passé. Il semblait assez intéressé à tout ce qui pouvait bien toucher la science, et donc, de ce fait, ce serait un dédommagement de l’aide apporté, mais surtout pour lui avoir servi de test vivant, lui permettant ainsi d’avoir des valeurs concrètes et testées. Et elle était plutôt satisfaite de la vitesse à laquelle le poison s’installait dans le corps de la victime. Peut-être quelques ajustements à faire, mais outre cela, voilà une nouvelle arme de son arsenal qui se voudrait plus qu’utile, elle en était convaincue.

Jouant le jeu, le commentaire du jeune homme força la demoiselle à s’arrêter dans ce qu’elle faisait, une ombre passant sur son visage. Elle s’était inquiétée. Elle avait été motivée de son offre, y voyant une occasion qui ne reviendrait jamais, mais, après l’avoir vu dans un tel état de panique suite à l’expérience, elle s’en était terriblement voulue. Un soupire s’échappa donc de ses lèvres, elle qui se retournait lentement vers lui, n’osant cependant pas le regarder.

- Je suis désolée. Encore ces trois mots où une sincérité déconcertante pouvait se faire entendre. J’ai été idiote, animée par ma passion scientifique. Ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de faire des tests dans ce genre-ci… Je n’aurais pas dû, c’était imprudent de ma part.

Elle n’aurait pas eu à le sauver si elle n’avait pas mis sa vie en danger en premier lieu. Se concentrant à nouveau sur ce qu’elle faisait, s’éloignant parfois pour nettoyer les divers instruments qu’elle avait utilisé, elle les plaça ensuite là où ils déposaient ce qui devait être désinfecté et stérilisé. Puis, elle revint vers lui, nettoyant ce qu’il restait, désinfectant la surface de travail et autre pour que finalement tout soit propre et à sa place. Dotée d’une précision et d’une minutie digne de la scientifique qu’elle était, cela ne lui avait pas pris de temps, les accidents se voulant inexistants lorsqu’elle travaillait.

- Le saké ? Elle eut un sourire amusé. Je ne tiens pas spécialement l’alcool, donc je préfère éviter.

Ce qui était un éhonté mensonge. Asami possédait une très forte tolérance à l’alcool et encore jamais s’était-elle laissée tenter de perdre la face. Pour la manipulatrice qu’elle était, il lui était tout simplement inconcevable de perdre le contrôle. De ce fait, alors qu’elle était une actrice née, elle prétendait souvent, s’excusant ainsi de cesser de boire ce liquide qui faisait rapidement perdre la tête. Elle savait se montrer très convaincante dans le domaine, s’amuser à se faire passer pour intoxiquée avait son charme.

- Si tu veux du saké, soit, je te laisse même choisir le restaurant. Après tout, tu dois sûrement mieux t’y connaître que moi, quant à où servaient-ils le meilleur.

Et puis, elle était douée pour s’adapter à un peu n’importe quoi. Tel était son talent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Lun 19 Fév 2018 - 1:21

Arquant le sourcil d'un air inquisiteur, Raizen éclata de rire pendant une longue minute. Son rire était un mélange de sarcasme, de folie, mais surtout de désespoir.

-Résistante au poison, mais pas résistante à l’alcool. Dit donc, le monde est drôlement fait...

Arborant soudainement une mine sérieuse, il ne pouvait s’empêcher de se dire que la situation était intéressante. Quoiqu’il essayait, elle avait toujours une réponse quasi immédiate à ce qu’il disait. Si ce n’était du doute qu’il éprouvait vis-à-vis les deux facettes qu’il avait rencontré, Raizen l’aurait considéré comme une personne unique. Or, dû à sa forte incertitude, il était contraint de lui donner le titre de personne dangereusement unique.

Il y avait un dicton qui disait que la première impression était et restait toujours la plus importante. Or, cette fameuse parole ne mentionnait en aucun cas ce qu’il fallait faire lorsque la seconde impression était aussi intense, mais dans un sens totalement opposé.

-Puisque tu ne bois pas pour le moment, pourquoi ne pas aller dans un Izakaya?

Les Izakaya étaient des pubs japonais dans lesquels étaient servis de nombreux accompagnements intéressants comme des Sashimis, edame et yakitori. Au final, ce type de lieu semblait être le plus propice pour avoir un équilibre entre la nourriture et la boisson. De plus, de par l’atmosphère décontractée et polyvalente, Raizen risquait d’y trouver son compte. Même s’il aurait espéré éviter de consommer de l’alcool seul, il en avait besoin. Si l’eau n’était pas apte à effacer son échec, l’alcool le ferait.

-Et tu garderas tes excuses pour un autre moment, pour le moment, j’aurais juste besoin que tu m’aides à marcher jusqu’au restaurant. Il n’est pas loin, mais mes mouvements risquent d’être lents et saccadés…

Gardant son appui sur le comptoir, il s’attendait à ce que la scientifique vienne l’aider, après tout, elle l’avait mis dans cet état. Mieux encore, Raizen venait d’opter pour un comportement de mauvais foie. En réalité, malgré quelques difficultés, il était apte à marcher par lui-même. Simplement, tituber jusqu’au restaurant ne l’intéressait pas. Il ne pouvait pas concentrer son attention sur la manière dont il allait de l’avant en même temps de réfléchir au dernier épisode. Ainsi, il allait profiter de la pseudoculpabilité qu’éprouvait la vipère pour optimiser son énergie et son temps de réflexion.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Lun 19 Fév 2018 - 8:10
Le commentaire lui aurait arraché un sourire amusé dans d’autres circonstances. Voilà qu’effectivement, il faisait preuve d’une intelligence qu’elle aurait presque cru absente chez lui. Elle était résistante aux poisons et nullement à l’alcool. C’était, du moins, ce qu’elle déclarait haut et fort. Or, comme il l’avait très bien fait remarqué, au final, ce n’était que mensonge éhonté. Elle tenait très bien l’alcool, plus que bien des gens qu’elle avait rencontré, nombreux hommes même qui vantaient leurs compétences pour finalement se retrouver étaler au sol bien avant elle. Peut-être un contre coup de ses compétences, son métabolisme étant désormais habitué d’éliminer les toxines qu’elle pouvait ingérer. Elle hocha doucement la tête à sa proposition, un restaurant faisant aussi office de pub semblait très bien, un compromis entre de la nourriture qui leur ferait le plus grand bien et l’alcool qu’il avait proposé. Devait-il noyer sa défaite ? Peut-être bien. Cette fois-ci, elle avait été celle à mener la danse, de A à Z, lui laissant à peine le temps de souffler qu’elle ripostait déjà. Une valse dont elle connaissait tous les pas, l’entraînant à sa suite alors qu’il glissait sur le piste de danse, peinant à suivre le rythme effréné de la musique qui marquait leur rencontre.

Elle eut presque envie de lui suggérer de répéter l’expérience d’un peu plus tôt alors qu’elle manipulerait son corps pour les mener jusqu’à l’endroit choisi, cependant, elle préférait éviter. Mieux valait éviter de le brusquer, ou encore de lui adresser ce sourire malsain qu’elle aurait bien envie d’afficher. Elle se contenta de se rapprocher de lui, s’offrant alors pour passer l’un de ses bras autour de ses épaules, l’aidant ainsi à s’échapper du laboratoire. Beaucoup plus petite que lui, la démarche ne devait pas être évidente pour ce dernier, c’était cependant tout ce qu’elle pouvait lui offrir.

- Je suis surprise, j’aurais cru que l’antidote aurait fait effet plus rapidement…

Elle semble se parler à elle-même plus qu’à lui. Sous-entendait-elle quoique ce soit ? Soit une faiblesse de sa part ou hypocrisie, elle ne saurait le dire. Ou alors que son corps n’était pas habitué à vivre un tel supplice, ce qui ne serait pas impossible non plus. Elle ne connaissait pas bien des gens, autre qu’elle, qui subissaient régulièrement les affres de nombreux poisons aussi nombreux que variés. Une fois sortie du complexe scientifique, non sans un regard entendu de la blonde qui leur adressa un signe de main et un large sourire, l’air de leur souhaiter de passer une excellente fin de journée, soulignant aussi leur proximité actuelle. Une véritable plaie cette dernière quand elle s’y mettait, cherchant à sortir la Tadaoki de son célibat. Il y avait malheureusement bien des choses que la jeune demoiselle ignorait.

- J’en connais un pas trop loin, ça te va ? Sauf si tu as autre suggestion, après tout, c’est toi qui as parlé de saké.

Ils arrivèrent donc assez rapidement à un pub, se faisant placer près d’une fenêtre, les menus rapidement déposés devant elle. Elle l’observa donc avec attention, incertaine quant à ce qu’elle souhaitait manger. Elle qui s’entraînait un peu plus dernièrement, souhaitant s’endurcir physiquement, cherchait donc ainsi à penser à sa ligne. Sans compter que sa fine silhouette ne s’entretenait pas tout seul.

- Ça va ?

Son regard était toujours teinté d’inquiétude, tandis qu’ils s’étaient assis l’un en face de l’autre. Elle avait dû l’aider à se rendre jusqu’ici, elle voulait donc seulement s’assurer qu’il se portait bien.

- Tu devrais peut-être attendre de ne plus avoir de symptôme avant de te tenter avec l’alcool.

Un conseil comme un autre. Il n’était pas recommandé que d’abuser de poisons. Cela était peut-être un peu hypocrite venant d’elle, toutefois, elle se devait de bien paraître. Elle était, après tout, celle qui s’y connaissait dans le domaine. Elle l’observait donc, cherchant signe de faiblesse ou autre, à voir s’il y avait encore trace du poison qu’elle lui avait injecté. Officiellement, il n’y avait plus rien, elle l’avait confirmé, toutefois, jumelé avec la maîtrise parfaite qu’elle avait eu de lui, les séquelles mentales pouvaient toujours être présentes. Y avait-elle été trop fort ? Aucunement. Rien n’était de trop lorsque cela concernait la science, cependant, ce n’était pas tous qui partageaient son avis sur la question. La scientifique ne voyait aucune limite à son génie créatif et alors qu’on lui laissait le loisir de l’exprimer, aussi dangereux cela pouvait-il être, elle ne pouvait refuser. Quand bien même s’était-elle excusée de nombreuses fois, faisant mine d’être désolée, au final, elle ne ressentait aucune culpabilité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2381-tadaoki-asami-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2444-tadaoki-asami http://www.ascentofshinobi.com/u491

Il paraît que le hasard fait bien les choses [Ft. Meikyû Raizen]

Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages
Sauter vers: