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Il paraît que le hasard fait bien les choses [Ft. Meikyû Raizen]

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Mar 20 Fév 2018 - 5:23


Entre le laboratoire et le restaurant, Asami aurait pu demander ce qu’elle voulait, il allait dire oui. Que ce soit de lui demander d’essayer un nouveau poison, d’aller se jeter du haut d’un pont ou autre, Raizen était si perdu dans ses pensées qu’il se contentait d’acquiescer de la tête. Cet écart d’esprit était connoté par un affrontement intérieur par rapport aux prochaines décisions qu’il comptait prendre. En effet, la défaite était douloureuse, mais savoir qu’il s’était fait mener du début à la fin l’était encore plus. Cette expérience humiliante avait une saveur étrangement complexe. Bien qu’il essayait le plus possible de ne pas se retrouver dans une situation d’échec, il ne pouvait s’empêcher de se dire que la défaite avait parfois un goût assez intéressant. Tout comme dans la victoire, il y avait un charme à la défaite. Combiné aux émotions fortes, ces deux possibilités représentaient des situations idéales d’apprentissage pour quelqu’un d’aussi peu usuel. Raizen était le parfait candidat pour cet apprentissage.

-Ça va.

Revenant à la réalité à un moment opportun, il se contenta d’un sourire alors que son regard se baladait rapidement autour de lui. Comprenant qu’il était dans un resto-bar gracieusement choisi par Asami, celui-ci prit le temps d’observer l’ambiance. Étrangement, il n’y avait pas beaucoup de gens. En même temps, il était encore relativement tôt puisque de nombreuses personnes risquaient d’arriver plus tard en soirée. Quant à lui, le décor était excessivement traditionnel, représentant en quelque sorte le cliché des Izakaya de Kumo. Soupirant, Raizen aurait préféré opter pour les Izakaya qu’il connaissait. Malgré la longue distance qui les séparait, il aurait apprécié le fait d’être un fardeau de longue durée pour la scientifique. Or, il n’avait pas besoin d’être sur son territoire pour reprendre confiance. Quoi de mieux que de le faire une fois prisonnier du cobra?

-Je pense que mon système immunitaire est cohérent, ça devrait aller ne t’en fait pas.

Ses paroles furent prononcées avec tant de fermeté qu’il n’eut pas le choix d’accompagner le tout d’une légère grimace. Jamais il ne s’était attendu à ce que le tout soit véhiculé d’une telle manière. Or, le fait de s’être égaré dans ses pensées l’avait permis de se détacher du jeu au point où il n’enrobait plus ses paroles de fioriture inutiles. Si ça n’avait pas marché la seconde fois, la troisième fois risquait d’être une catastrophe. Ainsi, opter pour une nouvelle approche, une nouvelle stratégie sans toutefois oublier ce qui avait préalablement marché était une bonne idée.

-Mais bon, parlant alcool, je trouve ça triste que tu ne consommes pas vraiment d’alcool.

Baissant le timbre de sa voix et ralentissant sa manière de véhiculer son discours adéquatement, Raizen lui expliqua son fameux jeu.

-En fait, j’aime jouer à un jeu que j’ai inventé. À tour de rôle, on a la possibilité de choisir entre l’enchère ou la découverte. Si nous décidons tous les deux la découverte, nous pouvons, à tour de rôle poser gratuitement une question. Dans ce genre de situation, l’autre personne n’est pas obligée d’y répondre. Les questions sont généralement plus clémentes, car elles peuvent facilement garantir une réponse. En cas d’égalité, on y va avec pile ou face. Pile comme étant une découverte et face comme étant une enchère.

Par contre, si nous décidons tous les deux d’aller en enchère, nous pouvons tous les deux exposés notre question à l’autre. Une fois que c’est fait, nous devons miser sur un nombre de coupes de saké sur lesquels nous sommes prêts à miser pour être la personne qui pose la question. La personne qui gagne a obligatoirement droit à une réponse après avoir absorbé les coupes de saké qu’elle a misé.



Affichant un bref sourire, Raizen avait du mal à contenir ses émotions. Pourtant, il restait neutre, espérant secrètement y déceler un certain intérêt chez celle-ci. En effet, le seul point sur lequel Raizen demeurait supérieur était au niveau des informations qu’il avait refusé de lui donner. En évitant de lui répondre, il avait lu une frustration si intéressante qu’il voulait voir s’il était en mesure de l’utiliser.

-Par contre, il faut vraiment faire attention à ce qu’on mise... Généralement, plus les gens consomment et plus ils sont enclins à répondre aux questions de découvertes...

Alors que la première bouteille de Saké arrivait à table accompagnée de nombreux Sashimis faisant guise d’entrée, Raizen venait de lui donner une piste sur les dangers de ce jeu. En effet, plusieurs stratégies existaient et il y avait de nombreux pièges. Par contre, le facteur clé restait et demeurait la résistance à l’alcool, ce sur quoi il tentait indirectement de la mettre au défi.

-Intéressant non?

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Mer 21 Fév 2018 - 17:49
Assise face à lui, il proposait un jeu pour le moins assez singulier. Était-il si désespéré d’apprendre à la connaître ? Peut-être bien. Elle ne pouvait cependant pas lui en vouloir. Elle s’était montrée sous un visage assez particulier, le vrai, en quelque sorte, lorsqu’ils s’étaient rencontrés, pour au final arborer ce masque finement travaillé tandis qu’il l’avait aidé à la réalisation d’une antidote. De ce fait et dans cette ordre d’idée, elle ne pouvait que l’excuser d’être curieux, ce dernier se voulant peut-être même confus d’un tel revirement de situation. Il avait tout simplement été l’un des rares à rencontrer sa véritable personne, celle qui ne sortait jamais de chez elle alors qu’elle préférait être cette gentille kunoichi que tous connaissaient. Il y avait des avantages à être sympathique, notamment lorsqu’il était question de manipulation. Elle eut un léger sourire à ses conseils. Comme si elle n’était pas capable de réaliser elle-même tous les enjeux d’un tel jeu. Elle devrait faire attention.

Déjà, elle lui avait dit avoir une très légère tolérance à l’alcool et elle devrait donc aller en ce sens. Si elle commençait direct à miser de nombreuses coupes, sûrement comprendrait-il la supercherie dont il était la victime depuis un petit moment déjà. Elle allait devoir se montrer intelligente, plus que lui du moins, tout en s’assurant des réponses qu’elle donnerait. Jouer sur les mots se voulaient aussi vital dans une situation comme celle-ci, où elle était clairement en désavantage, ce dernier ayant le plus de chance d’avoir ce qu’il voulait s’ils se retrouvaient sur une enchère. Oh, elle pourrait aussi lui mentir de façon éhonté qu’elle n’en aurait aucun remord, toutefois, le jeu en perdrait de sa saveur. Elle verrait et aviserait.

- C’est un peu injuste, tu ne trouves pas ? Elle eut un sourire amusé. Tu commences d’ors et déjà avec un avantage.

Elle n’en était cependant pas embêtée en outre mesure. Ce n’était pas qu’un jeu d’alcool qui se déroulait entre les deux jeunes gens ici présents, mais bien quant à savoir qui mènerait la danse. Un combat entre deux esprits forts qui ne souhaitaient pas laisser sa place à l’autre. La bouteille de saké sur la table accompagnée de sashimis, elle attrapa ses baguettes pour manger ne serait-ce qu’un minimum. Augmenter ses chances avec quelque chose dans l’estomac.

Finalement, voilà qu’elle était prête à commencer le jeu. Il n’y avait qu’une option logique pour elle, et c’était de miser sur la découverte. Les enchères, elle était certaine d’en sortir perdante si elle considérait ce qu’elle n’était pas dotée d’une forte constitution. Elle posa donc son choix sur la découverte alors qu’il décida de l’enchère. Bien évidemment. Elle sortit donc une pièce de la bourse qu’elle tenait à sa ceinture, pile se trouvant à être découverte, face une enchère.

Un tour dans les airs, et voilà qu’ils s’en sortaient avec enchère. Un début peut-être un peu difficile pour la jeune demoiselle, du moins, en apparence. Elle était prête à répondre à quelques unes de ses questions, perdre les premières manches, pour mieux pouvoir l’attaquer par la suite. Affaiblir son ennemi pour bien l’abattre, telle était la philosophie de la marionnettiste. N’était-ce pas déjà ce qu’elle faisait, avec ses poisons ? Se sachant plus faible, elle s’assurait de les ramener à son niveau pour mieux pouvoir l’emporter. À la seule différence était qu’à l’heure actuelle, elle n’était pas aussi faible qu’elle voulait bien le laisser entendre.

- Pourquoi étais-tu prêt à mettre ta vie en jeu aussi facilement pour une expérience ?

Elle faisait bien évidemment référence à la situation du laboratoire, où il n’avait pas hésité une seule seconde à se proposer comme pouvant servir de rat de laboratoire. Cela intriguait la belle brune, qui avait posé ses prunelles enflammées sur ce dernier, patiente. Pour sa part, elle miserait un verre, pouvant maximum passer à deux. S’il décidait de monter plus haut, à moins d’une question trop pointue qui pourrait rapidement lui causer du tort, elle lui laisserait volontier gagner cette manche.
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Jeu 22 Fév 2018 - 3:33

La partie était en marche et la chance favorisait déjà Raizen. Or, il ne s’en préoccupait guère. Choisir la découverte était simplement la meilleure stratégie pour ce qu’il tentait de prouver. Ainsi, tout au long du lancer de jetons, il s’amusait à fixer Asami. Jamais son regard ne quitta le sien, signe qu’il tentait de percer en avance la carapace d’Asami pour y trouver une faille. Quelle ne fut sa surprise lorsqu’il se rendit compte qu’elle optait pour une enchère sur une question banale aussi banale.

-Intéressant.

Se contentant de réfléchir, Raizen ferma les yeux afin de mieux traiter l’information. En toute sincérité, c’était le genre de question auquel il aurait répondu gratuitement si une vérité avait été choisie. Ainsi, il y imaginait deux possibilités. La première voulait qu’Asami soit en train de le ménager afin de tester le terrain. Commencer doucement était une bonne idée, surtout si l’alcool était concerné. Prétendant ne pas vraiment consommer, il était d’autant plus réaliste d’y aller avec l’option ne mettant aucunement en péril sa pseudoincapacité à soutenir l’alcool. Or, la seconde possibilité se voulait tout aussi alléchante. En fait, elle devait probablement s’attendre à ce que Raizen soit celui misant le plus sur ses questions. Ainsi, elle était déjà prête à perdre à condition qu’il soit exposé à une forte consommation d’alcool. Cette possibilité était très intéressante compte tenu du fait que leur dernière rencontre s’était terminée sur une absence de réponse de sa part. Ainsi, peut-être s’imaginait-elle que Raizen miserait plus pour assouvir sa curiosité, mais surtout éviter de partager des informations sur sa propre personne.

-À quel point comptes-tu être honnête pendant ce jeu?

Cette question pourrait paraître totalement stupide, toutefois, il était primordial qu’il la pose. Toute la solidité du jeu reposait sur la vérité. Or, contrairement à toute attente, si l’autre personne décidait de mentir, Raizen serait en mesure d’y voir une certaine logique. Du moins, c’est ce qu’il tentait d’élucider. N’ayant aucune manière de voir précisément quand une personne mentait, il était tout de même fort en matière d’analyse et de stratégie. Peu importe sa réponse, qu’elle soit vraie ou non, il espérait pouvoir retirer quelque chose de cette question suicide sur laquelle il allait s’assurer de gagner.

-Je mise 2 coupes de saké.

La situation était la suivante. En aucun cas, celle-ci n’était en position de vouloir miser plus sauf si elle estimait être prête à prendre 3 coupes de saké pour avoir une réponse à sa question. Or, ce serait plus que contre-intuitif de boire autant pour quelqu’un qui n’en avait pas l’habitude. Ainsi, quoiqu’il arrive, Raizen s’était assuré d’obtenir une information qui lui permettrait de mieux comprendre. Pire encore, quoiqu’il arrive, il était prêt à engager de nouveau avec la même proposition.

-Je t’avertis en avance que mon prochain choix sera la découverte.

Un plan de match était clairement dessiné dans son esprit. Pourtant, rien ne laissait présager le tout, pas même le sourire cynique qu’il contenait aisément.
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Jeu 22 Fév 2018 - 17:56
La question était posée. Ce n’était rien de particulier, toutefois, une question qui avait beaucoup d’importances chez la kunoichi. Que pouvait bien motiver l’homme à se mettre en danger de la sorte ? Simplement au nom de la science ? À quelque part, elle avait de la difficulté à le croire. Il y avait plus chez cet homme que ce qu’il laissait voir et cela ne faisait aucun doute. La question de sa part l’amusait plus qu’elle ne le devrait. N’était-ce pas l’idée même de ce jeu, de se montrer honnête ? Et pourtant, en quelques mots seulement, il remettait en doute sa sincérité. Il se retrouvait sûrement un peu perdu, entre sa première rencontre avec elle et celle qu’il avait aujourd’hui. Demoiselle aux multiples visages, nul ne savait sous quel jour elle se présenterait ni à quel moment se contentait-elle de mentir pour garder les apparences. S’adaptant aisément à toutes situations et toutes personnes, elle n’avait aucun problème à endosser le rôle qui plaisait le plus à ces derniers. Ou presque.

Il y avait les gens comme Raizen qui se voulaient plus difficile à lire. Préférait-il la gentille scientifique, celle qui se montrait agréable et rassurante, ou encore la jeune femme dérangée qu’elle ne présentait qu’à quelques rares personnes ? Son esprit tordu était inconnu de tous, ou presque, or, il en avait vu une partie, de par la lueur de sadisme qui avait éclairé ses prunelles enflammées et son sourire mauvais qu’elle lui avait adressé. Une demoiselle que nul ne savait apprécier à sa juste valeur. Le faisait-il ? Elle ne saurait dire. Or, elle s’amusait à prétendre, se jouant de lui comme le jouet qu’il était à ses yeux. Elle prenait ce qui lui faisait envie, quand elle en avait envie, et ce, jusqu’à ce qu’elle s’en lasse et jette sans un seul regard en arrière. La dernière fois, il l’avait lassé, manquant presque de terminer abruptement sa vie. Pour aujourd’hui ? Elle était encore intéressée, pour l’instant. Le moment où l’ennuie viendrait l’habiter, elle se contenterait de partir. Elle avait horreur de s’ennuyer, et ça, il avait très bien dû le comprendre la dernière fois.

- Boit les deux coupes donc.

Un sourire affiché en toute innocence. Il avait misé deux, elle ne comptait pas aller plus haut. Elle lui laissa donc volontier la victoire. Cela ne lui servirait à rien que de boire maintenant, si ce n’était que de mener à sa perte. Officiellement, du moins. Son corps sujet à beaucoup trop de toxines pour que cela en soit sain lui donnait actuellement un avantage dont même lui n’avait même pas la certitude qu’il existait. Entre ce qu’elle affirmait et ce qu’il en retournait réellement, les choses étaient bien différentes.

- Aussi honnête que tu me laisseras l’occasion de l’être. Un sourire amusé, elle s’appuya contre le dossier de son siège. Je serai honnête.

Ses paroles étaient sincères. Aussi sincère pouvait-elle être. Elle n’en laissa cependant rien paraître, le rassurant tout simplement dans sa volonté de ne pas transgresser les règles. Découverte fut donc choisi pour la seconde manche alors qu’elle n’allait pas déroger de son plan initial. Pas pour le moment du moins. Qu’il le comprenne ou non n’était pas un soucis. Elle le savait intelligent. Ou, tout du moins, il semblait doué pour analyser les autres et ce qui l’entourait. Qu’elle soit prévisible ou non ne l’embêtait nullement. Cela lui donnerait même l’occasion d’éventuellement changer de stratégie, et le prendre ainsi au dépourvu. Ou pas. Encore une fois, ce serait à voir, à observer et à adapter.

- Je réitère donc ma première question. Qui sait, peut-être vas-tu accepter d’y répondre gratuitement ?

Elle haussa les épaules, le saisissant d’un autre sashimi sur le plateau situé entre eux deux. Peu importe s'il répondait ou pas, son projet choix serait assurément découverte. Elle allait y aller doucement. Elle avait tout son temps après tout.
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Ven 23 Fév 2018 - 4:39

Buvant les deux coupes, Raizen fut promptement percuté par un violent frisson. En effet, il s’était attendu à tout sauf une réponse du genre. Sur le coup, il ne put restreindre son excitation. Se contenant de rire au meilleur de ses capacités, Raizen fut forcé de se rabattre sur quelques sashimis. Il prit le temps de déglutir le tout alors que son cerveau roulait à une vitesse vertigineuse.

Il y avait tant d’information à prendre en considération, tant de possibilités et pourtant, celle-ci arrivait à déjouer tous les pronostics que le jeune homme se faisait. Ainsi, le tout devenait d’une vulgarité assez intéressante. Raizen ne pouvait se plaindre, il avait suffisamment de matériel pour laisser aller son côté stratégique.

-Cette question semble assez importante pour toi.

Coulant infiniment bien avec son personnage quiet et attentionné, cette question pouvait porter plusieurs sens. Peu importe quel visage d’Asami il considérait, la même question avait toujours une place aussi pertinente dans le contexte. Ainsi, tôt ou tard, il allait devoir y répondre. Or, le fait qu’elle l’ait réitéré une seconde fois démontrait un désir profond d’en savoir davantage sur ce sujet. Ainsi, Raizen commença à se questionner sur la stratégie de celle-ci. À vrai dire, il commençait à se dire qu’elle n’avait aucune stratégie. Poser la même question en enchère et en vérité démontrait une absence du sens des priorités. Si l’on veut, la facette vérité du jeu devait être considérée comme levier de test afin de savoir sur quelle question miser en enchère et à quelle intensité. Si chaque tour semblait être un nouveau jeu, ce n’était pas du tout le cas. En fait, il y avait une linéarité à toutes les questions. À la fin d’un jeu aussi suicidaire se lisait une histoire à de multiples finalités. Ainsi, chaque décision et question comptaient.

-Parce que la mort ne me fait pas peur.

Réponse brève, simple et véridique. Malgré tout, il n’avait pas élaboré sur les aspects juteux et importants de la question. Étrangement, Raizen voulait se risquer à donner une réponse à moitié complète afin de la caresser dans le bon sens du poil sans forcément trop se mettre à risque. Dans un sens, il lui permettait de goûter à la réponse sans forcément tout lui donner.

-J’espère que tu prends conscience du fait que les questions gagnées en enchères risquent d’être beaucoup plus qualitatives que celles gagnées grâce à la bonne volonté de l’autre.

Lui offrant un sourire qui ne lui ressemblait pas, Raizen était sujet à un cocktail destructeur. Le mélange entre stimulation intellectuelle et alcool ne faisait pas toujours bon ménage. Il devait s’assurer de garder le contrôle de lui-même. Autrement, il finirait sous l’emprise de la scientifique aux deux visages.

-Sur une échelle de 1 à 10, à quel point suis-je une personne qui t’intrigue ?

Se nourrissant de la question auquel il venait de répondre, Raizen tentait de pondérer le degré d’intérêt qu’Asami ressentait à son égard afin d’estimer la durée du jeu. Ainsi, il allait être en mesure de jauger la quantité de coupes qu’il pouvait encaisser. Peu importe la réponse à cette question, il allait opter pour l’enchère afin de tester le changement de comportement d’Asami suite à son léger conseil. En temps normal, quelqu’un de réfléchi aurait probablement opté pour une vérité pour toutes réponses entre 1 et 6 afin d’augmenter l’intérêt porté à leur égard pour faire gonfler les mises. Or, que la réponse soit 1 ou 10, l’enchère était la seule idée que Raizen avait en tête. Sa prochaine question risquait d’être destructice.
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Sam 24 Fév 2018 - 8:18
Autant semblait-il préféré la vie, de ce qu’il lui avait dit, autant la mort ne l’effrayait donc pas. Elle trouvait cela intéressant, amusant même. Quoique ce n’était pas spécialement surprenant. Après tout, il avait quand même été d’accord pour subir les effets d’un poison se voulant mortel alors que l’antidote était en cours de création. Qu’aurait-il fait si elle avait échoué ? Elle, elle le savait, que c’était tout simplement impossible, elle ne faisait pas d’erreurs, ou presque, dans ce milieu qui la passionnait tant. Or, lui n’avait pas su, n’ayant pu que compter sur la confiance qu’elle affichait, n’exprimant aucun doute en ses capacités, bien au contraire. Ce n’était pas un ego démesuré ou une fierté mal placée, elle était tout simplement confiante en ce qu’elle faisait. Elle hocha donc simplement de la tête. La réponse se voulait brève, or, il répondait parfaitement à sa question et donc, elle ne pouvait pas exprimer quelconque mécontentement.

Elle avait bien compris les règles du jeu et tout ce qu’il impliquait. Elle savait que sa façon de faire n’avait aucune logique, posant une question en enchère pour après s’essayer à nouveau alors qu’elle ne pouvait compter que sur sa bonne volonté. Telle était l’idée. Elle était celle menant la danse. La manipulatrice entre eux d’eux. Aussi honnête souhaitait-elle se montrer, autant préférait-elle qu’il ne parvienne pas à lire en elle. Il ne saurait que ce qu’elle acceptait de lui partager. Sa question la fit rire, doucement, alors qu’elle attrapait un autre des sashimis placés entre eux.

- Tu as envie de savoir si tu as tes chances avec moi ou simplement besoin que je te flatte l’ego ? Le ton était toujours aussi léger alors que le regard se voulait provoquant. Je dirais… Sept. Ou enfin, cela dépend. Autant tu es intriguant, autant je me lasse rapidement.

Elle répondait en toute honnêteté, ce qui pouvait sembler surprenant. Or, elle aimait cette ambiance entre eux deux, cette dynamique qui s’était créée. Et puis, elle se devait de l’admettre, cela faisait du bien par moment de ne plus avoir à prétendre et surveiller tout ce qu’elle disait. Autant le faisait-elle avec une facilité déconcertante, autant parfois aimait-elle pouvoir se reposer un peu l’esprit. Elle ne craignait pas l’homme, pas plus craignait-elle qu’il vienne détruire cette façade qu’elle s’était créée. Il ne semblait pas être ce genre de personne et puis, il n’aurait rien à y gagner, si ce n’était une violente torture suivie d’une mort assuré. Qu’il la sous-estime ou pas ne changerait rien au fait qu’elle était une femme dangereuse qui n’appréciait pas spécialement qu’on s’oppose à elle, encore moins que quelqu’un en vienne à l’attaquer directement.

Choisissant encore découverte, elle fut donc forcée de lancer à nouveau la pièce. Enchère donc, encore une fois. À croire que la chance était du côté du jeune homme lui faisant face. Soupirant doucement, elle tenta de réfléchir à une question, quelque chose qui pourrait l’intéresser et qui pourrait ne pas vouloir partager.

- Pourquoi ne crains-tu pas la mort ?

Un verre pour cette question. Elle savait qu’elle aurait une réponse à cette dernière éventuellement, et donc, de ce fait, elle préférait ne pas miser trop haut. Cependant, sa question à lui était amusante et il élevait la mise jusqu’à deux, faisant donc de lui le grand gagnant. Or, elle aurait pu renchérir, surtout qu’elle n’avait encore rien but. Mais voilà qu’elle avait l’occasion de peut-être venir perturber le jeune homme. Allait-elle être sérieuse dans sa réponse ou le mener en bâteau ? Normalement, elle lui avait promis d’être honnête, mais la croirait-il seulement ? Cela restait à voir.

- Si tu avais la capacité de te tuer toi-même, pourquoi voudrais-tu le faire ?

Elle prit cependant quelques instants pour réfléchir à cette question dont le sens pouvait possiblement porter à confusion. Y avait-il des raisons précises pourquoi les gens voudraient sa mort ? La réponse était bien évidemment positive. Du moins… Beaucoup le voudraient s’ils savaient ce qu’elle cachait derrière son joli minois et ses airs angéliques.

- Pourquoi les gens pourraient vouloir ma mort ? Sa voix était traînante. Les raisons sont nombreuses, si tu veux mon avis. Peut-être parce que je suis dangereuse ? Va savoir. Peut-être aussi parce que j’éprouve un plaisir certain à me jouer des gens. Apprendre à les connaître pour mieux pouvoir les écraser par la suite. Son sourire en devenait malsain. Les gens sont ennuyants, pour la plupart, mais il est intéressant de connaître leurs faiblesses. Tu ne sais jamais quand une personne peut s’avérer utile… La preuve, Shuuhei. Qui savait qu’il deviendrait Kage ?

Elle haussa les épaules, l’air de rien, sirotant son verre d’eau, n’ayant toujours pas touché au saké alors qu’il en était à son quatrième verres de descendu en très peu de temps.

- Mes motivations ne sont que mensonges et ma fidélité à ce village inexistante. Mon seul désir en ce misérable monde est de m’amuser et le village n’est qu’une grande scène où je me joue de tous comme de simples marionnettes. Ironique, n’est-ce pas ?

Considérant qu’il avait déjà une petite idée des compétences qu’elle pouvait avoir.

- Kumogakure pourrait bien brûler que je ne m’en désolerais pas. Au contraire même. Je me délecterais de la souffrance des autres, du chaos que cela causerait. Ne trouves-tu pas ennuyeux, toutes ces lois et toutes ces règles ? Il n’y a bien que le chaos pour se vouloir assez divertissant. Je n’ai pas d’objectif précis, au final, si ce n’est que de voir ce monde s’écrouler, voir les plus grands tombés de haut. L’anarchie… Il n’y a que sans loi que l’humain est en mesure d’exprimer le plus profond de sa pensée et sans règle que l’on peut comprendre à quel point la part d’ombre en chacun d’entre nous peut se montrer terrifiante.

Elle ne l’avait pas quitté du regard un seul instant, son ton se voulant toujours aussi léger, comme s’ils parlaient à l’heure actuelle de la pluie et du beau temps et non pas de son esprit dérangé.

- Ne trouves-tu pas agréable comme spectacle l’horreur dans les yeux d’une victime baignant dans son propre sang ?

Un léger rire.

- Pardon, j’attendrai la prochaine manche.

Finissant le plateau de sashimis, elle laissait l’homme réfléchir à tout ce qu’elle venait de dire. La prenait-il au sérieux ? Peut-être bien que oui. Or, la légèreté avec laquelle elle s’était exprimée pouvait porter à confusion. De son côté, elle était bien heureuse d’être dans un coin reculé du restaurant, où personne n’avait pu entendre ce qu’elle lui avait partagé. Pour le coup, au prochain tour, sûrement opterait-elle pour l’enchère. Il était peut-être temps qu’elle le fasse parler un peu.

- Je pense que si les gens savaient tout ça… Ce serait une bonne raison de vouloir me tuer.


Dernière édition par Tadaoki Asami le Dim 25 Fév 2018 - 13:33, édité 1 fois
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Sam 24 Fév 2018 - 18:17

La première réponse de Tadaoki Asami avait étiré un léger sourire chez Raizen. Il savait au plus profond de lui-même qu’elle avait un charme suffisamment puissant pour mener du doigt du doigt une grande variété d’hommes. Pourtant, elle savait très bien la raison pour laquelle il avait posé cette question. Puis, au fur et à mesure qu’elle répondait, la danse que Raizen croyait mener prit une tournure sans précédent. Pour une raison qu’il ignorait, tout venait de changer. Le rythme, la cadence, le style... tout. Lui qui pensait mener chaque mouvement, préparant à l’avance ses futurs pas venait de rencontrer un mur. Encore une fois, il avait l’impression de se faire manipuler d’A à Z. Pire encore, peu importe ce qu’elle disait, Raizen ne pouvait s’empêcher de réfléchir encore et encore, ce qui le mettait en position passive. Lorsqu’il réfléchissait, il était incapable de prévoir. Après tout, il fallait comprendre pour mieux réagir et elle le savait.

Pour plusieurs, l’art des signaux mixtes était un mythe qui ne prenait naissance que lorsque la personne les recevant était indécise. Malgré tout, le jeune kumojin aurait pu jurer à 100% se retrouver dans une situation où les signaux étaient beaucoup trop pluriels et éclectiques pour avoir toute la même signification.

Ainsi, la promenade de santé se transforma en visite des enfers alors qu’il engloutissait ses deux coupes de saké. Comme si ce n’était pas suffisant, sa température corporelle augmenta au fur et à mesure qu’elle lui faisait avaler ses paroles tout aussi déviantes et provocatrices les unes que les autres. Sans pour autant la quitter du regard, Raizen se faisait diriger dans sa propre danse. Sa question venait de se retourner contre lui. D’un air quasi hypnotisé, il absorbait beaucoup trop d’information qu’il ne pouvait procéder en même temps. Shuhei, destruction, brûler, ennuyante, infidélité, horreur, sang. Tous ces mots résonnaient dans tête comme si de multiples cataclysmes ébranlaient les fondations qu’il s’était bâties. Raizen savait avec pertinence que cette femme n’était pas juste la gentille scientifique qu’elle prétendait être aux yeux de tous. Pourtant, la Asami qui l’avait torturé et celle qui venait de parler étaient de nouveau, deux personnes différentes. Ainsi, Raizen était confronté à un troisième persona. Or, celui-ci était beaucoup plus tordu que le premier, mais beaucoup plus léger que le second. Était-ce de l’humour noir? À un tel degré, ce n’était probablement pas de l’humour sombre, mais bien de l’humour machiavélique.

-Ça dépend des gens, je suppose.

Raizen se considérait comme étant un être d’affinité chaotique neutre. Ainsi, il avait de la difficulté à gérer quelqu’un qui était tantôt chaotique bon et tantôt chaotique mauvais. Si ses paroles furent brèves et dites d’un ton assez neutre, il était tout de même excité à l’issue finale de ce jeu. Aussi étrange soit-il, il aimait le défi et détestait la facilité. Ainsi, le défi qu’était Asami risquait de se révéler excessivement intéressant surtout que tôt ou tard, ils allaient rencontrer un moment dans la danse où Raizen pourrait renverser la vapeur et prendre le contrôle. Le meilleur moyen pour que ça arrive était de prendre de l’initiative, un fait qui nécessitait de pouvoir prendre ses couilles à deux mains et réagir. Par chance, Raizen était loin d’être en situation où il hésitait. Au contraire, il était primordial que ce soit le cas s’il désirait revenir dans le jeu.
-Enchères.

Par chance, tous deux étaient étrangement sur la même longueur d’onde. Semblait-il que celle-ci ait décidé d’opter pour une approche plus offensive après avoir mis Raizen dans une posture où il devait être suffisamment ébranlé et confus pour ne pas vraiment savoir où donner de la tête ?

-Beaucoup plus agressive à ce que je vois.

Alors que Raizen adoptait une expression neutre depuis un bon moment, il fit signe au serveur de venir avant de commander une seconde ronde de Sashimi. Or, cette fois-ci le menu risquait d’être accompagné de maki de toutes sortes ainsi que de quelques aliments frits comme des calamars. Une fois terminé, il se retourna avant d’offrir un sourire assez prononcé à Asami. Raizen avait une idée en tête, et il risquait de la mettre de l’avant. Qu’il gagne ou non l’enchère, son idée principale demeurait la même.

-Je mise un verre sur ma question.

S’approchant lentement, Raizen leva calmement sa main gauche et l’accompagna lentement au menton d’Asami. Prenant le temps de déposer celle-ci sur sa joue tout en gardant un contact visuel intense avec celle-ci, son regard sembla se plonger dans son esprit. On aurait dit un expert du Genjutsu qui tentait de lire dans l’esprit. Malheureusement, ce n’était pas le cas.

-Suite à tout ce que tu m’as dit, comment crains-tu de mourir dans ce cas ?

Gardant toujours sa main au même endroit et soutenant toujours son regard, le Meikyû s’amusait à tester l’esprit de son opposante. Elle devait se souvenir de la capacité dont il s’était vanté lors de leur première rencontre. Après tout, qu’elle le croit ou pas, il serait dommage que ce merveilleux minois soit abîmé...

Il était hors de question qu’il soit le seul dans une situation de doute, d’autant plus qu’il avait beaucoup trop de questions à poser pour le faire dans une situation de défaite...

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Dim 25 Fév 2018 - 15:32
Elle venait de déposer son coude contre la table, son visage dans sa main, dévisageant alors l’homme tout en lui adressant un sourire narquois. Elle l’observait, s’amusant de la façon dont il assimilait toute l’information qu’elle venait de lui donner sur un ton léger, s'apparentant presque à de la plaisanterie. Et pourtant, elle n’avait sûrement jamais été aussi sérieuse quant à qui pouvait-elle bien être. Il en savait donc plus sur sa personne que presque tous ceux qu’elle côtoyait, ce qui était assez impressionnant. Or, quelque chose lui disait qu’elle ne craignait rien, en lui partageant tant d’information la concernant. Il était tout aussi intrigué par sa personne qu’elle ne l’était pour la sienne, et donc, de ce fait, il n’irait pas la trahir. Il y avait encore beaucoup qu’il pouvait apprendre et, si elle misait tout sur sa curiosité, elle était certaine de ne pas se tromper.

Enchère fut donc décidée pour la prochaine manche, ce qui lui était parfait. Changeant de stratégie, elle comptait profiter des quatre verres qu’il avait descendu et du trouble qu’elle venait de causer chez lui pour se montrer plus agressive dans ses décisions. Lui-même releva le point et sa seule réponse fut un regard entendu, alors qu’elle ne niait pas ce qu’il disait. Il comptait donc miser un verre sur sa question. Ne valait-elle alors pas la peine ? S’attardant sur ces pensées, il vint glisser une main sur son visage, l’amenant à arquer un sourcil, curieuse. Ne se soustrayant pas au contact, elle se contenta de la question silencieuse qui se révélait dans son regard. Puis, alors que ses pensées allaient en se sens, la révélation se fit sans qu’il n’ait besoin de dire quoique ce soit. Son sceau. C’est en cet instant même qu’un éclat de folie vint traverser le regard de la Tadaoki, son sourire ne s’en faisant que plus mauvais. Essayait-il de la menacer ? Cette simple idée lui étant amusante, alors qu’elle ne bougea pas, gardant son menton confortablement placé dans sa main.

- Deux verres pour ma question.

Elle ne le quittait pas de regard, se voulant même provocante. Allait-il venir abimer son joli minois alors qu’ils ne faisaient que discuter autour d’un bon repas ? Ne le laissant pas le temps de s’opposer, elle releva finalement la tête pour venir se saisir de la bouteille de saké, y remplissant à deux reprises son verre qu’elle vida sans ciller, comme si elle n’éprouvait aucun problème. À quoi bon se leurrer alors qu’elle venait d’être terriblement honnête avec ce dernier ? Toujours d’un sourire amusé, elle vit le serveur revenir avec leur plateau, jetant un regard curieux à leur duo, ce dernier la main toujours posée contre sa joue. Il se contenta de déposer ce qu’il était venu amené pour repartir en haussant les épaules.

- Que penses-tu de la vie ?

Une question bien simple et pourtant, assez intéressante aux yeux de la demoiselle. Pour elle, ce n’était qu’éphémère, une présence qui pouvait rapidement ne plus être. Se jouant de la mort sans y voir de conséquences, elle avait une vision bien particulière de la vie. La seule chose qui l’ennuierait de mourir, ce n’était que de ne plus pouvoir s’amuser. Mais pour lui, qu’en était-il ?

Attendant alors sa réponse, sans jamais chercher à se soustraire de sa main, s’amusant même de ce contact menaçant qui ravivait cet éclat de folie perceptible dans ses prunelles de flamme, elle se contenta d’amener un sushi à ses lèvres, mangeant calmement, comme si sa vie ne risquait rien. Et pourtant, sûrement pouvait-il la tuer, là, maintenant, d’un simple contact. Mais c’était là tout le plaisir qu’elle y trouvait, de cette menace qui se voulait excitante. Allait-il réellement le faire ou n’avait-il posé son geste que pour la menacer, qu’elle se sente prise au dépourvue comme lui l’avait été ? Bien dommage, il ne s’était pas attaqué à la bonne personne. Cette douleur qu’il lui promettait silencieusement, c’était ce qu’elle recherchait.
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Dim 25 Fév 2018 - 17:20


La situation devenait rapidement addictive pour Raizen. Étrangement, il avait l’impression de ne pas être le seul à partager autant d’excitation dans ce moment aussi intéressant. Disons que tous les éléments pour stimuler son intérêt étaient réunis. Il y avait du défi, de la curiosité, une difficulté, mais plus encore. Devant lui se trouvait un personnage qui était tout aussi joueur que lui. Le fait qu’il n’arrive aucunement à distinguer le réel du faux était encore plus intrigant. Si on veut, un personnage comme Asami était similaire à une drogue pour quelqu’un d’aussi curieux que Raizen. En plus d’envoyer le consommateur dans un état supérieur à la normale, elle arrivait aisément à déconnecter le jeune Meikyu de la réalité. Ainsi, il ne se rendit même pas compte de la présence du serveur. Il était beaucoup plus occupé à affronter son opposante du regard, savourant la moindre étincelle qu’il lisait dans son regard. Ils étaient tous deux au moment décisif où le moindre geste pouvait facilement faire pencher la balance.

Il fut fortement surpris de la voir renchérir au-delà de ce qu’il avait misé. Le jeu était officiellement commencé et la question qu’elle venait de poser était pour le moins intrigante. Sa tactique était fortement intéressante : opter pour une question large afin de lui faire parler. Peu importe de quelle manière Raizen retournait la situation, il ne cessait de voir différentes méthodes d’y répondre.

-Adjugé.

Lui offrant un léger sourire inquisiteur, il soupira doucement avant de lui en offrir pour la monnaie de sa pièce.

-Je considère indirectement la vie comme un terrain de jeu sur lequel il y a une infinité d’apprentissages. Peu importe de quelle manière je la regarde, j’ai du mal à ne pas y voir d’opportunité. Par contre, pour le moment, j’ai l’impression que la plupart des gens n’arrivent pas à voir les nuances entre le bien et le mal. La plupart sont convaincus d’être d’un seul côté alors que nous faisons tous partie de cette matière grise qui se joue de nous. C’est pour cette raison que je préfère la voir comme un terrain d’apprentissage dans lequel le bien et le mal n’existent pas vraiment. Si on veut, je pense que la vie est une arme à double tranchant.

Caressant doucement la joue d’Asami d’un geste joyeux, son regard se transforma, abordant un air d’une douceur qui lui était inconnu.

-Elle peut être merveilleuse et une vraie promenade de santé pour ceux qui refusent de voir le côté plus de sombre de celle-ci

Soudain, Raizen délaissa la joue de celle-ci, l’effleurant lentement. Activant temporairement son sceau, une lueur de chakra sombre commença à envahir sa main. D’un bref juste, il frôla une zone légère du visage d’Asami. Ce geste délicat n’était pas dangereux grâce à sa précision. En réalité, Raizen s’assurait de ne pas blesser celle-ci. Autrement, il risquait de ruiner son joli minois. Pourtant, il voulait tout de même lui offrir cette douce sensation douloureuse qui risquait de caresser ses sens pendant une courte durée. C’était la manière idéale d’accompagner ses paroles sans pour autant la blesser réellement.

-...-tout comme elle peut être douloureuse et sombre pour ceux qui grandissent dans les ténèbres et se nourrissent des énergies négatives pour motiver toutes leurs intentions...

Désactivant ainsi son sceau, il ramena sa main vers son corps alors qu’il se préparait à manger tranquillement. Sur cette même action, il détacha son regard d’Asami, affichant un sourire joueur.

-Donc si on veut, au lieu d’être victime de la délusion dans laquelle plusieurs vivent, je préfère jouer avec celle-ci et miser sur divers événements de la réalité pour en faire des apprentissages. Que je meure ou pas en cours de route ne m’effraie pas. Au moins, je sais que ce sera pour un apprentissage qui permettra peut-être un jour de détruire cette mentalité pour mieux reconstruire. J’ai l’impression que nous sommes loin de ce que nous pouvons réellement être...

S’étant emporté, Raizen se rendait compte que les 4 coupes agissaient plus efficacement que d’habitude. En effet, une fois sa langue déliée, il s’était mis à cracher tout ce qu’il avait en tête. Malgré tout, il fut contraint de s’arrêter, préférant passer à l’étape suivante.

-Enchère

Voyant que Asami était dorénavant d’humeur joueuse, Raizen devait faire attention. Ayant l’avantage de pouvoir poser sa question en premier, il entama le tout en misant une seule coupe.

-Je mise une coupe sur la question suivante : quelle est ta plus grande crainte ?

Jouant dans le même type de thème, Raizen était déterminé à en apprendre davantage sur ce personnage tordu. Il se demandait ce qui pouvait bien déstabiliser cette scientifique. Être en mesure de lui tenir tête ainsi était impressionnant et il devait lui offrir tout son respect pour cela. Malgré tout, cela n’excluait pas le fait qu’il veuille la tester.

Spoiler:
 
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Lun 26 Fév 2018 - 3:04
Il y avait, dans ses paroles, quelque chose qui ressemblait un peu à sa façon de penser. La vie était un jeu, tout simplement, seulement, ils semblaient s’adonner à ce dernier de façon bien différente. Alors qu’il semblait en profiter pour en apprendre le plus possible, elle, de son côté, ne cherchait qu’à se divertir. Il était vrai qu’elle pouvait reconnaître le charme dans l’apprentissage, après tout, elle aussi était un peu de cette idée. Incapable de supporter l’ennui, c’était ce qui l’avait amené au tout début à étudier les techniques qu’elle maîtrisait désormais. Ne s’étant jamais réellement intéressée à l’art des shinobis, en voyant sa meilleure amie allée, elle s’était décidée à trouver une façon comme une autre d’effectuer des techniques similaires. Le chemin avait été long et ardu, or, à ce jour, elle pouvait se targuer d’être arrivée à faire ce qui l’impressionnait le plus dans le kagemane : prendre le contrôle d’une quelconque personne.

La douceur de ses traits ne laissait rien présager de bon et c’était ce qui amusait la Tadaoki. L’éclat de folie se fit plus présente dans son regard tandis que son sourire laissait sous-entendre toutes les pensées qui lui parcouraient l’esprit. Elle aimait jouer avec le feu, s’approcher du danger, le provoquer. Ce n’était qu’avec la douleur qu’elle se sentait vivante, de toute façon. Alors qu’il ose abimer son joli minois ! Ce ne serait que partie remise, car elle ne se gênerait pas pour en faire de même dans une éventuelle situation. La vengeance était après tout un plat qui se mangeait froid et si elle semblait pardonner, passer outre, elle n’oubliait jamais. Au final, ce ne fut qu’une douleur soudaine, bien que légère, qui vint presque chatouiller sa joue, à défaut d’être ce à quoi se serait-elle attendue. Oh, elle avait eu mal, mais bien trop peu par rapport aux attentes qu’elle avait. Ce fut donc une moue qui vint s’installer sur son visage alors qu’elle se décalait finalement, venant se caler confortablement dans son siège, son regard ne quittant pas celui du jeune homme, une de ses mains venant se poser sur sa joue qui fut agressée.

Un léger rire s’échappa de ses lèvres. Considérait-il qu’elle était de ces personnes grandissant dans les ténèbres et se nourrissant des énergies négatives ? Le jeune homme n’était pas stupide, peu importe ce qu’elle pouvait dire à ce sujet. Il était donc évident que ces mots avaient été soigneusement choisi. Elle ne s’en insultait pas, bien au contraire. Elle lui avait dévoilé sans gêne ni remord tout ce qu’il y avait à connaître de son esprit tordu. Elle pouvait donc assumer pleinement ce rôle qu’il lui donnait.

L’enchère fut donc décidée. Sa question, il misait un verre. Sans même adresser la sienne, elle doubla la mise, un sourire narquois sur les lèvres. Coriace, il monta à trois, offre qui semblait alléchante pour la demoiselle qui pourrait s’amuser de le voir boire de la sorte. L’alcool déliait les langues après tout. Or, elle n’avait pas envie de répondre. Ne suivant aucune stratégie particulière, si ce n’était que de se montrer agressive, Asami faisait ce qu’elle savait le mieux faire : s’amuser. Elle monta donc la mise à quatre, toujours ce sourire aux lèvres, semblant presque moqueuse. L’emportant, elle vida ses quatres verres à une vitesse impressionnante, toujours sans ciller. Bon, pour le coup, elle s’attendait à en ressentir les effets dans les prochaines minutes, mais, pour le moment, elle tenait bon.

- Et donc, ma fameuse question… Après tout, elle venait de descendre quatre verres. Sur une échelle de blanc à noir, où me situes-tu ?

Une question banale, bien simple même, semblant presque pauvre pour l’alcool qu’elle avait accepté de prendre. Et pourtant, elle était importante aux yeux de la Tadaoki. À quel point est-ce que le jeune homme avait cru ce qu’elle lui avait raconté plus tôt, semblant presque s’amuser de lui. S’imaginait-il un humour noir, voir malsain, ou, au contraire, avait-il compris toute la sincérité dans les propos qu’elle avait tenu ?
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Lun 26 Fév 2018 - 4:53

Alors que Raizen avait tenté d’arrêter la valse pour changer de style de chanson, celle-ci avait imposé dangereusement son rythme. Elle était bel et bien une femme de parole vu la confiance qu’elle dégageait en surenchérissant jusqu’à atteindre 4 verres. Ce n’était pas si mal pour quelqu’un qui ‘’supposément’’ ne tenait pas l’alcool. Ainsi, il y avait deux finalités possibles. Soit elle allait s’écrouler après avoir consommé 6 verres dans un aussi court laps de temps, soit elle était plus résistante qu’elle prétendait être. Même si Raizen espérait secrètement que la première réponse soit la bonne, il était conscient qu’elle était beaucoup trop intelligente et dangereuse pour ne pas connaître ses limites. Du moins, le phénomène de limites restait sujet à débat. Après tout, son caractère chaotique laissait présager une absence de contrôle qui pouvait très bien se retourner contre elle. Cette idée avait beaucoup de sens sachant qu’elle avait misé autant afin d’obtenir une simple opinion d’elle-même.

-Beaucoup d’aisance pour quelqu’un qui ne supporte pas l’alcool.

Discutant d’un ton semi-réprobateur et semi-cynique, Raizen peinait à comprendre les motifs derrière cette surenchère. Valorisait-elle son opinion à ce point ou tentait-elle plutôt de suivre le résultat de ses tentatives de manipulation sur Raizen. Après tout, ce genre de questions avaient généralement pour but de mesurer la perception et l’influence de divers éléments.

-Bonne question...

Ayant toutefois perdu, il était contraint d’y répondre. Ainsi, il se positionna en position de réflexion tandis qu’il traitait rapidement l’information qu’il avait sur elle. Par le passé, il aurait probablement qualifié Asami différemment.

-Si je ne te connaissais, je te dirais que tu es blanche.

Marquant une brève pause, il la suivait du regard, espérant y déceler la moindre réaction pertinente à son analyse.

-Si notre première rencontre s’était faite au laboratoire, j’aurais vraiment cru que c’était le cas. Par contre, lorsque je repense au plaisir fou que tu as eu à m’infliger de nombreux poisons, j’ai tendance à vouloir te faire pencher dans le noir total.

Elle devait probablement commencer à voir où il voulait en venir.

-Donc, avant ce repas, je t’aurais probablement classé un peu plus dans le gris pâle en fonction de l’intrusion et de notre expérience au laboratoire. Par contre, à bien y penser, tu serais plutôt dans la zone grise foncé.

Lui offrant un sourire, il espérait intérieurement avoir bien cerné le personnage.

-Jusqu’à présent, j’ai du mal à savoir qui tu es vraiment, mais la seule chose que je sais, c’est que tu possèdes une déviance prononcée pour la douleur que tu infliges et cette facette semble bien plus profonde que le masque de gentillesse que j’ai pu côtoyer.

Se raclant légèrement la gorge, il poursuivit sur sa lignée.

-Au début, je pensais que ça ne faisait aucun sens, mais à bien y penser, je pense avoir raison. Même si tu es définitivement quelqu’un de chaotique, ce qui t’empêche d’être dans le noir total, c’est surtout ton côté joueur. Je n’ai pas l’impression que le degré de destruction te captive suffisamment pour que tu sois entièrement dans le noir. Au contraire, j’ai surtout l’impression que ton côté passif te sert de moment de repos dans lequel tu laisses ton intellect allé jusqu’à ce que la facette chaotique de toi prenne le contrôle et utilise les ressources de ta facette calme.

Raizen avait peut-être tort de considérer qu’elle avait deux facettes, dont une qui était plus forte que l’autre. Malgré tout, l’idée qu’elle soit une actrice ne lui avait pas du tout traversé l’esprit. Malgré les quelques indices qu’elle lui avait laissés en changeant aisément de comportement, rien dans son cerveau n’arrivait à faire germer cette idée.

-J’espère que cette réponse te satisfera plus que l’exemple d’il y a quelques minutes.

Lui faisant un léger clin d’œil, Raizen soulignait qu’il n’avait pas manqué sa moue de déception. Il considérait ce geste comme un moyen de le narguer et ça avait marché au point où il avait ressenti la nécessité d’équilibrer les pendules.

-Découverte.

Pour une fois, Raizen était celui qui optait pour la situation facile. Dans un sens, c’était mauvais signe puisque ça voulait dire qu’Asami était confiante. De l’autre, cela voulait dire que l’alcool commençait à entrer en jeu et qu’elle avait perdu la notion du risque.

-La chance semble s’être tournée de ton côté. Du moins, ça dépend de quel point de vue nous regardons la situation. Je mise 2 verres sur ma question : même si j’ai vraiment envie de savoir pourquoi tu voulais avoir mon avis sur le sujet...

Soupirant longuement, un léger sourire joueur posséda son visage alors qu’il comptait lui montrer que ses capacités d’écoutes n’avaient pas de faille.

-Qu’as-tu fait au Raikage ?

Martelant sa question, le kumojin était fortement intrigué. Pour avoir rencontré celui-ci, il savait pertinemment que ce n’était pas le genre d’homme à se faire manipuler facilement. Ainsi, il était fortement intrigué surtout que lui-même n’avait pas réussi à entrer dans sa tête.

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Lun 26 Fév 2018 - 5:25
Son analyse l’amusait, en quelque sorte. S’il avait bel et bien écouté son précédent discours, il semblait encore ne pas être certain s’il devait croire tout ce qu’elle lui avait dit. Et ce simple détail avait de quoi lui arracher un sourire, or, cela aurait été ruiner le moment. Restant impassible, ne lui donnant aucune indice quant à la véracité de ses propos, elle garda le silence. Il y avait quelques détails qui faisaient fausse route, or, pouvait-elle réellement lui en vouloir ? Il semblait croire qu’elle possédait deux visages et elle en vint à penser qu’il serait sûrement intéressé d’apprendre qu’elle avait bien plus à offrir. La fin était différente de la réalité, sans pour autant en être bien loin. Ce n’était pas tant deux pans de sa personnalité qu’elle lui offrait. Il s’agissait d’elle-même, celle à l’esprit tordu, qui se contentait de s’adapter à toute situation, se jouant des autres et abusant de ce qu’elle avait appris en observant tout autour d’elle. Ce n’était qu’en étudiant les réactions et agissements de ceux l’entourant qu’elle était parvenue à parfaire ce masque qu’elle arborait et modifiait aux grés des besoins. Ça, il ne semblait pas l’avoir compris, croyant qu’une partie d’elle pouvait presque se montrer… Gentille ? La simple idée lui donna envie de ricaner et elle se fit violence pour garder le silence. Il était naïf de croire qu’une personne aussi chaotique, aussi malsaine pour les autres et aussi tordue puisse se montrer un minimum gentille en toute sincérité.

Elle hocha finalement de la tête, le remerciant de son analyse avant d’en profiter pour manger un peu. Ses derniers verres commençaient à frapper bien malgré elle, en ressentant légèrement les effets. Elle se devait de se calmer un peu, malgré toute l’arrogance dont elle faisait preuve, sans quoi pouvait-elle dire au revoir au contrôle qu’elle détenait sur la situation. Bien que… Le danger avait son charme, surtout lorsqu’il détenait le nom de Raizen. Sans le considérer particulièrement menaçant, la situation pouvait rapidement déraper si elle se laissait trop aller quant à la quantité de verre qu’elle prenait. Et pour cause, ayant choisie enchère, lui la découverte, la pièce décida donc d’opter pour sa décision. Était-elle satisfaite de ce choix ? Elle-même n’en était pas certaine. Maintenant qu’il avait fini de la juger, elle avait laissé ce sourire mesquin étirer ses lèvres, son regard enflammé calmement posé sur ce dernier. Du moins, jusqu’à ce que la question tombe.

Ses prunelles s’écarquillèrent bien malgré elle, qui resta un moment interdite. Repassant tout ce qu’elle avait dit à une vitesse hallucinante, elle réalisa qu’elle avait laissé échappé comme quoi l’ombre du village faisait parti de ses victimes. Elle n’avait voulu que souligner un point, comme quoi chaque personne pouvoir sembler intéressante, ne serait-ce que parce que nul savait lorsque ladite personne pourrait se montrer utile. Or, à l’heure actuelle, elle se retrouvait dans une position particulière qui ne lui plaisait pas spécialement. Mentir ? Ce serait trop facile, et puis, ne lui avait-elle pas promis de se montrer honnête ? Quoique, au final, les promesses ne voulaient rien dire pour la manipulatrice qu’elle était. Cependant, tout était là le charme du jeu et ce qui la captivait depuis le début. Se mordillant distraitement la lèvre inférieure, elle misa plus haut. Il enchérit par-dessus et elle hésite. Pouvait-elle réellement se permettre ces cinq verres ? Elle peste contre elle-même, sans cependant laisser paraître ce dernier fait. Si son trouble et son hésitation sont visibles, elle s’assure de ne pas le laisser voir à quel point est-elle embêtée par cette question.

- Ce que je lui ai fait ? Tout simplement ce que j’inflige à tout le monde. Son ton était calme, elle se ressaisissait. J’aime apprendre à connaître les autres, leurs faiblesses surtout, mais ça, je crois t’avoir dit. Shuuhei n’est donc pas une exception à la règle. Il a croisé ma route, quelques années plus tôt et puis… Un sourire amusé vint finalement s’installer sur son visage. D’ordinaire, je me lasse vite, tu vois. Mais lui… Elle patienta quelques instants. Décidément la meilleure baise de Kumo.

Son regard rencontre le sien alors qu’elle hausse les épaules, l’air de rien, se saisissant d’un sushi tandis qu’elle fait mine de réfléchir quelques secondes.

- Il y a peu d’hommes pouvant prétendre à autant de violence, tu le sais ça ? Et oui, notre Raikage, un homme qui parait bien sur tous les fronts mais bien plus tordu que l’on ose se l’imaginer… Il a des mains fortes qui n’hésitent pas à faire mal et une imagination débordante. Il aurait donc été stupide de m’en priver, ne crois-tu pas ? Un ton léger, presque moqueur. Le pire dans tout cela ? Je suis toxique et il le sait. Et pourtant… Je n’ai qu’à revenir pour obtenir ce que je veux. C’était le cas il y a quelques années et c’est toujours le cas aujourd’hui.

Elle laissait donc sous-entendre que même récemment, il était retombé dans ses filets bien malgré lui. Asami possédait un charisme impressionnant et elle le savait. C’était sans compter sur son côté de femme fatale, ni même ses formes qu’elle soulignait presque outrageusement, le faisant cependant avec une innocence bien particulière, laissant croire aux autres qu’elle le faisait sans pour autant y porter une attention quelconque. Souriante, elle laissa le temps à ses paroles de faire leur petit effet, déclarant sans honte les activités qu’elle pouvait avoir avec le Raikage actuel. Elle s’était assurée que personne ne pouvait les entendre, d’un ton assez bas qui ne parvenait même pas à leur table voisine, cette dernière bien heureusement inoccupée. Il devait être le milieu de l’après-midi et l’endroit se voulait donc vide. L’idée aussi d’ingérer autant d’alcool si tôt…

Optant à nouveau pour enchère, elle testait l’homme, mais surtout le rythme qu’elle imposait. Allait-il suivre ou abandonner ? Car il était tout simplement impensable qu’il prenne le dessus. Elle avait eu sa victoire, au laboratoire, et comptait bien continuer sur cette lancée.

- Trois verres. Sur une échelle de blanc à noir, où te trouves-tu ?

Amusée, elle vint s’appuyer sur son dossier, le dévisageant tout en affichant son sourire narquois. Elle avait posé sa première question pour savoir ce qu’il avait pensé de sa précédent déclaration concernant sa personne, mais surtout, comprendre comment cet échelle fonctionnait pour lui. Ainsi, elle aurait plus d’aisance à comprendre où lui se situait et la façon dont il se considérait.
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Lun 26 Fév 2018 - 6:14

Raizen demeura impassible pendant toute la réponse d’Asami. Ses iris ne la quittaient point, dévorant chacune des paroles qu’elle tentait de lui faire avaler. Son récit était captivant et beaucoup trop vivant pour être faux. Bien qu’elle ressemblait un peu aux gens qui se vantaient d’un mensonge, il était suffisamment convaincu pour croire ce qu’elle venait de dire. Après tout, elle avait eu le mérite d’être excessivement crue dans ses propos et de ne pas aller dans les détails superflus qui lui auraient permis de catégoriser cette histoire du passé comme un fantasme. De plus, elle avait tous les attributs nécessaires pour que cette histoire soit véridique. Après tout, elle possédait un charme qui pouvait exterminer les moins préparés.

Bien que Raizen ne le démontrait pas, il était secoué au plus profond de lui-même, revoyant du même coup sa rencontre avec Shuhei. Il se souvenait son visage enjôleur et son côté taquin. Pire encore, il se souvenait avoir discuté de ses plans pour le futur et de sa femme. À en croire les paroles de la scientifique, le soldat le plus important de la nation tournait autour de son doigt, fait qui était excessivement problématique pour quelqu’un d’aussi dangereux.

Ayant visiblement besoin d’un remontant pour être en mesure de digérer toute cette information, le jeune homme se noya dans les 4 verres qu’il engloutit l’un après l’autre. Il ne lui fallut qu’un court instant pour réaliser qu’il avait consommé un total de 8 coupes. Commençant à ressentir l’effet de l’alcool, il avait l’impression que sa température corporelle était à la hausse. Passant légèrement sa main dans son propre cou il réalisa que l’entièreté de son corps s’était raidie face à une telle déclaration. Si son cerveau analysait l’information plus lentement qu’à la normale, son corps, lui, avait compris le message. Elle était dangereuse, beaucoup plus qu’il ne l’aurait cru. Si on veut, elle avait même réussi là où il avait échoué. Dans un sens, elle avait un avantage pertinent sur le point faible qu’elle avait probablement exploité. Malgré tout, Raizen se devait d’ajuster sa stratégie en conséquence. Malheureusement pour lui, alors que la carte de la sécurité représentait la méthode la plus sécuritaire pour lui, son esprit joueur commençait lentement à prendre le dessus. Dû à l’effet du poison, l’effet de l’alcool se faisait ressentir plus rapidement qu’à la normale. Ainsi, un long sourire affrontait l’amusement qu’éprouvait son opposante alors qu’il retournait à la guerre, mettant cette fois-ci 3 verres en jeu.

-Œil pour œil, dent pour dent...

Abdiquant, sans même enchérir, il attendait patiemment qu’elle consomme de nouveau alors qu’elle allait probablement atteindre sa limite assez rapidement. Si Raizen préférait ne pas répondre à ce genre de question, son absence d’inhibition brisait toute contrainte le limitant dans ses réponses. Pire encore, il comptait utiliser cette question comme tremplin pour rebondir sur ses nouveaux angles d’attaques.

-Je ne suis ni blanc ni noir. Je suis plutôt un renégat naturel qui fait comme bon lui semble. Certains considérons ainsi mes actions comme étant chaotiques et mauvaises tandis que d’autres les verront comme étant chaotiques et bonnes.

Prenant une seconde pour respirer, Raizen avait l’impression de tranquillement laisser place à un côté trop ouvert de lui-même.

-Si on veut, je suis sur la frontière du noir et du blanc et je flirte avec les deux. Mon but n’est pas de finir d’un côté ou de l’autre, mais bien d’accepter les deux comme étant une partie intégrante de ce que j’ai besoin pour apprendre. Donc, d’un sens, il m’amuse de faire face à quelqu’un d’aussi dangereux que toi. Qu’on le veuille ou non, la destruction procure une adrénaline qui met en éveil tous les sens chez l’être humain et c’est dans cet état d’éveil qu’on sait réellement qui on est....

Marquant une pause, Raizen faisait clairement mention au fait que la vraie nature des gens se manifestait en situation de survie. N’étant pas pour autant menacé, il se sentait indirectement dans une situation de survie. Après tout, il était hors de question qu’il n’échoue, du moins, pas devant elle.

-Par contre, une partie de moi regrette de ne pas t’avoir infligé plus de souffrance lorsque j’entends que tu t’amuses à jouer avec les faiblesses d’un homme fiancé qui se fait manipuler malgré lui.


La regardant avec une douce sévérité, Raizen se contredisait sur toute la ligne. Ses paroles étaient chaotiques dans tous les sens. Malgré tout, cela connotait bien sa nature éclectique. En réalité, ce système de couleur ne s’appliquait pas vraiment à lui. Si plusieurs aimaient, catégoriser leurs actions dans ce modèle, lui, trouvait qu’il était toutes les réponses en même temps. Il avait sa propre morale, sa propre raison et ses propres principes. Cela faisait de lui un homme qui pouvait finir aussi bien que mal. Or, peu importe dans quel côté il allait finir, son nom était à craindre et il n’hésitait pas à le dévoiler indirectement.

-Enchère, 3 verres : comment réagirais-tu si tu te rendais compte que pour une fois, tu n’arrives pas à manipuler ni à briser quelqu’un ?

Une lueur endormie se réveilla dans les iris sombres du jeune homme. Le regard généralement sérieux et analytique de Raizen s’était transformé pour faire place à une expression décontractée et mystérieuse. Son aura changea, laissant place à plus de mystère et de fourberies. Raizen commençait à se sentir d’humeur joueuse. Cette facette de lui ne sortait qu’à de rares moments, mais un jour, c’est ce qui lui vaudrait le surnom du stratège fou...
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Lun 26 Fév 2018 - 20:36
Il la trouvait donc dangereuse. Cette seule idée était amusante. Sûrement avait-il compris qu’elle avait été beaucoup trop honnête, et ce, depuis le début. Il pouvait se considérer chanceux : hormis Sayo, personne n’avait jamais eu droit d’apercevoir ainsi le vrai visage de la marionnettiste. Comme quoi l’intriguant personnage qu’était Raizen avait réussi, en très peu de temps, à fracasser ce masque qu’elle arborait, révélant quelque chose de sûrement bien plus terrifiant que ce qu’il aurait cru. Serait-il cependant en mesure de supporter cette vision alors que les ténèbres étaient une partie intégrante de la jeune femme ? Elle s’y trouvait, s’y reconnaissait même, dans l’obscurité qui guidait sa vie, dans cette noirceur qui pouvait promettre mille et une souffrances. Il n’y avait que loin de la lumière qu’elle se sentait bien, où elle pouvait se sentir elle-même. Et autant prétendre était un jeu qu’elle adorait depuis tellement longtemps maintenant que de se retrouver dans une situation où elle pouvait afficher son véritable visage était un vent de fraîcheur pour la jeune femme.

Elle éclata de rire. Un rire franc, bien que mauvais, alors qu’il l’accusait de s’en prendre ainsi à un pauvre homme innocent victime de ses caprices. Était-ce réellement le cas de Shuuhei ? Il l’avait cherché aussi un peu, à sa manière. Et puis, il avait parfaitement conscience que tenter de la sortir de sa vie était inutile. Elle revenait à la charge, un doux sourire sur les lèvres, le ramenant inlassablement vers elle, s’amusant de sa faiblesse face à la gente féminine. Ou face à elle, peu importait. Il regrettait donc de ne pas l’avoir fait souffrir maintenant qu’il avait une meilleure idée de qui était-elle. C’était dommage, car elle-même le regrettait.

Au moins, elle en avait appris un peu plus sur le personnage lui faisant face, tout aussi chaotique qu’elle d’une façon bien différente. C’était intriguant, mais surtout, terriblement intéressant. Et puis, les neuf verres qu’elle venait d’enfiler en trop peu de temps commençaient lentement à faire leur effet. Elle avait toute sa tête et était toujours en possession de ses moyens, elle pouvait alors remercier sa forte constitution à ce niveau et sa résistance naturelle aux poisons, cependant, sur une telle lancée, elle ne pouvait promettre d’ici combien de temps perdrait-elle le contrôle. Enchère, trois verres, sa question était intéressante. Or, la Tadaoki avait une autre idée en tête alors que son regard ne laissait rien présager de bon. Elle le regarde, le défi même, de son sourire provocateur qu’il doit bien commencer à connaître.

- Quatre verres.

Elle ne pose même pas sa question, elle n’en a pas besoin. Elle va renchérir à chacune de ses offres, jusqu’à ce qu’elle considère qu’elle ferait mieux de lui laisser la question, à savoir, s’il montait assez haut pour que cela en vaille la peine. Ce n’était pas qu’elle ne souhaitait pas répondre, pas du tout même. Mais elle avait mieux en tête. Quelque chose de passablement plus dangereux. Il monte, elle continue. Six. Adjugés. Souriante, victorieuse (ou pas), elle vide ses six verres. Ils vont commencer à taper, elle le sent. Peut-être pas maintenant, mais d’ici quelques instants, l’alcool finirait bien par s’installer dans ses veines.

Elle se redresse, se penche même au-dessus de la table. Si certains pourraient l’accuser de mettre son décolleté de l’avant, là n’est pas l’idée, aucunement. D’ordinaire, peut-être, en se voulant provocante, cependant, ce n’est pas là qu’elle a envie d’attirer l’attention du jeune homme, et ce, quand bien même bien d’autres que lui s’y seraient risquer un regard. Après tout, son charme ne venait pas que de son charisme, mais bien aussi de ce corps qu’elle entretenait avec attention. La flamme de son regard vint rencontrer le sien, une étincelle bien particulière s’y trouvant, sûrement une à laquelle il n’a encore jamais été confronté. Ce n’est plus de la folie à ce stade-ci, mais bien un désir profond de quelque chose de malsain. Tout chez elle se veut terriblement dangereux, à l’heure actuelle, tant sa façon d’être que de la façon dont elle flirt avec la menace.

- Six verres donc.

Elle les a déjà bu, ces six verres. Pour l’instant, se penchant au-dessus de la table, elle a rapproché son visage du sien, ses lèvres tordues en un rictus qui se veut aussi mauvais qu’amusé. Sa main vient se poser contre la sienne, s’en saisissant, pour la ramener contre sa joue. A-t-il compris où elle souhaitait en venir ?

- Dis-moi, Raizen… Sa voix se trouve mielleuse, beaucoup trop pour en être rassurante. Qu’est-ce qui t’empêche donc de me faire souffrir ?

Elle incline la tête, appuyant sa joue contre cette main, la sienne, celle porteuse du sceau promettant douleur et bien pire, ne le quittant pas du regard. Il avait réveillé ce qu’elle ne présentait à personne, cette créature avare de plus de connaissance, mais surtout, de ce besoin de se sentir vivante. Même Sayo n’avait peut-être jamais rencontré un tel chaos chez sa meilleure amie, qu’elle offrait en ce moment même au jeune homme. Était-il prêt à cette rencontre qui, sans aucun doute, l’entraînerait dans sa chute ?


Dernière édition par Tadaoki Asami le Mer 28 Fév 2018 - 21:59, édité 1 fois
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Mar 27 Fév 2018 - 3:55

Plus Raizen augmentait la mise et plus elle renchérissait, remportant assez facilement la manche. Une partie de sa tête voyait la situation comme l’échec de celle-ci. En acceptant de consommer autant de verre, elle venait de signer son arrêt de mort. Qu’elle soit résistante ou pas, Raizen s’attendait à ce que ce pari risqué mène à sa perte. Or, une autre partie de lui se disait que ce risque ne pouvait être anodin. Chacun de ces gestes était jusqu’à présent calculé. Telle une chorégraphie, Asami manipulait de nombreuses facettes de la situation dans les ténèbres. Parfois visible, parfois non, celle-ci s’amusait généralement à ramener la situation là où elle le voulait. Or, contre toute attente, elle venait d’opter pour une technique dont Raizen n’avait pas encore été victime.

La voyant s’approcher, ses sens se contractèrent, réalisant à quel point la situation risquait de devenir dangereuse. Ayant à peine le temps de bouger, Raizen était déjà dans les filets de celle-ci malgré lui. Ses sens s’affolaient peu à peu au fur et à mesure qu’elle exécutait son approche de manière beaucoup trop sensuelle pour être nouvelle. Ressentant des frissons le long de son corps, il devait avouer que cette sensualité était tout sauf anodine. Bien qu’il était un homme de réflexion, il n’en demeurait pas moins une personne gouvernée par des pulsions et des émotions. Malgré tout, il se savait un être contrôlé. Ainsi, il continuait de l’affronter du regard, plongeant peu à peu ses iris dans ceux de la jeune femme qui se rapprochait.

Puis plus rien. L’espace d’un instant, le temps se figea tandis qu’elle venait de prendre sa main et de lui murmurer des paroles dévastatrices. À ce moment précis, si des flammes avaient pu prendre possession de son regard, c’est probablement ce qui se serait passé. Cette scientifique aimait jouer avec le feu. Or, en cherchant parfois à connaître une sensation, il était fort probable de se brûler à un degré supérieur à la normale. En faisant un tel geste, Asami savait qu’elle réveillait un être qu’elle ne connaissait pas. Pourtant, elle n’éprouvait aucune crainte. Au contraire, elle le cherchait si activement que cela en devenait frustrant. Ressentant un mélange de haine, de refus et d’émotion négative, Raizen prenait cette menace au sérieux.

De nature contrôlée, ses émotions commencèrent à prendre le dessus. Était-ce dû à son touché ? Il n’en était pas certain sourtout qu’il n’arrivait plus à penser clairement. Il n’avait qu’une seule envie en tête, lui faire goûter à sa propre médecine. Ainsi, sous cette provocation, il donna l’impression de perdre le contrôle alors que son sceau s’activa de lui-même. Lentement, une sensation se mit à calciner légèrement la joue de la jeune femme. Plus les secondes avançaient et plus la douleur deviendrait terrible. Débutant par une douce chaleur, le tout progressa rapidement jusqu’à ce que la sensation devienne similaire à celle d’une vive brûlure, puis plus rien. Il arrêta juste au moment où les gens hurlaient généralement.

Un silence entre les deux êtres prit forme tandis que l’expression sérieuse de Raizen se dénouait tranquillement. Arborant un sourire joueur qui était tout nouveau, il caressa doucement la joue de celle-ci avant de s’avancer lentement. La défiant du regard, ses iris dégageaient une lueur d’une douceur chaotique. Dans le calme qui se lisait sur son faciès, on pouvait clairement deviner que rien de bon ne risquait d’arriver.

-...

Approchant lentement son visage de celle de son opposante, le jeune homme fit lentement son chemin en prenant le temps de longer son cou. Ses lèvres s’approchèrent alors de son oreille alors qu’il s’apprêtait à prononcer des paroles aussi douce et mielleuse que celle qui avait réveillé son côté chaotique.

-Tu y prendrais trop de plaisir.

Gardant toujours la même position, il osa même lâcher un léger soupir qui avait pour but de la narguer dans tous les sens du terme. Si Asami pensait pendant un instant qu’il allait céder à ses caprices, elle se trompait. Au contraire, Raizen avait activé son sceau afin de lui donner un avant-goût de ce qu’elle manquait. Pour une fois, il comptait lui offrir un réel avant-goût de ce qu’elle infligeait aux autres.

-Tiens, voici une question de découverte pour toi.

Gardant un ton toujours aussi doux, mais pourtant sombre et joueur, il envenima la situation.

-Non... une enchère. Comment on se sent lorsque quelqu’un s’amuse à jouer avec notre point faible ?

Bougeant son pouce sur la joue légèrement rougie de celle-ci, il fit tomber une couche de peau morte. Raizen s’amusait à alimenter le feu en l’arrosant le plus possible. Cette facette de lui était inconnue de plusieurs, mais c’est ce qui faisait réellement de lui un être chaotique. Son état second le poussait bien souvent à faire des actes irréfléchis et celui-ci en était un. Il décidait de s’en prendre à Asami sur son propre terrain de jeu, n’hésitant aucunement à lui montrer qu’il ne la craignait pas.

-ou plutôt, comment on se sent lorsqu’on se fait dire non pour la première fois ?

Lâchant un sourire, le bruit de ses lèvres en aurait probablement agacé plus d’un. À vrai dire, il ne savait pas du tout à quoi s’attendre de celle-ci, surtout qu’elle était ivre. Raizen se contentait ainsi de lui faire face, la regardant doucement alors que sa main était toujours au même endroit. Le stratège fou se plaisait à l’idée d’avoir attisé la curiosité de ces sens. En lui offrant un avant-goût de ce dont il lui privait, il tentait indirectement de prendre le contrôle de la situation. Après tout, ses actions étaient maintenant gouvernées par quelque chose de plus fort et vif que la raison : son instinct.

-Deux verres.

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Mar 27 Fév 2018 - 4:57
Elle le dévisage, penchée vers lui, tenant sa main contre sa joue, un sourire mauvais traînant sur ses lèvres. Sa question adressée d’une voix beaucoup trop mielleuse pour en être rassurante se veut être provocante. Il avait envie de la faire souffrir, pour ce qu’elle infligeait à d’autres sans remord. Soit. C’était tout ce qu’elle attendait de sa part, au final. Alors elle le regarde, semblant presque sensuelle dans ses gestes tout comme de la façon subtile dont elle vient se mordiller la lèvre inférieure. Elle attendait sa réponse, voir même peut-être plus, alors qu’elle ne fait que le provoquer. Elle le sait. Ou, tout du moins, elle a eu le loisir de l’apprendre. Tous les hommes réfléchis semblent garder une bête enfermée à l’intérieur, comme s’ils craignaient de la faire s’échapper. Shuuhei était ainsi fait. Tout comme bien d’autres hommes qu’elle avait pu rencontrer. Et, comme avec Shuuhei, tout ce qu’elle cherchait était de réveiller la bête. Il devait y avoir plus chez cet homme, et ça, elle en était convaincue. Quelque chose de moins sensé, de beaucoup plus instinctif. Et alors qu’elle savait que l’alcool faisait son effet, que ses révélations précédentes avaient su l’ébranler, elle en rajoutait une couche.

Ce fut victoire. Quelque chose ne tournait pas rond dans sa tête, cela ne faisait aucun doute. Tandis que la douce chaleur se faisait sentir contre sa joue, elle ne put que se satisfaire de ce qu’il lui offrait. L’éclat de folie de son regard en était presque dangereuse alors qu’elle se délectait des sensations, de cette brûlure qui n’était pas anodine. Sûrement en garderait-elle une marque, voir peut-être une cicatrice. Et pourtant, malgré que cela viendrait abimer son joli minois, le jeu en valait définitivement la chandelle. La douleur se faisait plus intense, la forçant presque à fermer les yeux, elle se contenta de se mordre la lèvre inférieure jusqu’au sang. Aussi soudainement que la chaleur était apparue, elle disparut, laissant la jeune femme presque en manque de ces sensations qui lui rappelaient à quel point était-elle bien vivante. C’était quelque chose qu’elle avait tendance à oublier. Était-elle toujours vivante ou était-elle devenue son propre pantin, s’étant pris au jeu d’hypocrisie auquel elle participait depuis des années déjà ?

Mais là, il n’y avait aucun doute, elle était en vie. La proximité de l’homme lui arracha un frisson, tout comme elle affichait un sourire amusé. Elle en voulait plus, du contact destructeur de sa main contre sa joue. Or, rien ne vint. Sauf quelques mots, qui se trouvaient à être terriblement décevant bien qu’assez satisfaisant. Il avait compris qui était la femme se trouvant devant lui, la dangereuse créature qui se jouait de provocation, venant inlassablement tenter de chercher la partie la plus sombre de son être pour la réveiller.

Il ne s’éloigna pas, pas plus le faisait-elle. Sa joue brûlait toujours légèrement, marquée par la main de l’homme se trouvant devant elle. Ce soupire, ce souffle contre sa peau, eut le don de venir embêter la demoiselle, désormais passablement frustrée par ce dernier. De nature capricieuse n’appréciant pas qu’on la rejette, elle arrivait d’ordinaire à passer outre, l’artiste qu’elle était préférant ne pas afficher ce trait de sa personnalité. Or, à l’heure actuelle, la quinzaine de verres qu’elle avait pris commençaient à faire leur effet, tout comme la sensation procurée par le Meikyû avait su l’enivrer.

Il commença par découverte, pour finalement enchaîner sur l’enchère, ne lui donnant même pas l’occasion que d'émettre son avis. À croire qu’il tentait de reprendre le force son titre de meneur, cherchant peut-être à calmer cette danse au rythme effréné qu’elle lui avait imposé. La question lui fit sourire, elle avait presque l’impression qu’il s’adressait à un enfant à qui il aurait dit non.

- Enchère…

Sans se dégager de la main de l’homme, qui se voulait toujours menaçant contre son visage, elle vint sortir Konchuu, sans chercher à attirer son attention. Laissant tomber la marionnette au sol, elle se dirigea silencieusement vers la jambe de l’homme, prête à l’agresser si le besoin était. Pour sa part, elle se contenta de sourire, comme elle le faisait depuis un moment déjà, réfléchissant presque à la prochaine question qui allait suivre.

- Trois verres.

Elle n’avait rien de plus à perdre, et puis, était-elle là pour s’amuser ? Encore une fois, elle le provoque, mise plus haut que lui, tente de voir à quel point a-t-il envie d’avoir réponse à ses questions. De son côté, elle cherche toujours à faire sortir la bête de ce dernier, ce côté plus sombre de sa personnalité. S’il flirtait avec le blanc tout comme le noir, elle souhaitait communiquer avec cette partie de lui-même plus proche de l’obscurité. Il l’avait lui-même déclarer qu’il savait se placer sur les deux extrémités du spectrum. De son côté, elle comptait bien l’entraîner dans sa chute. Cherchant alors à avoir réponse à ses questions, comme s’il voulait savoir si ses provocations faisaient leurs effets, il monta la mise. Elle en fit de même, sans même prononcer sa question. Mieux valait laisser durer le suspens, et puis… La scientifique aimait bien créer les règles au rythme du jeu, cela lui donnait un ton plus divertissant. Elle monta à huit, confiante, sans le quitter des yeux, s’amusant de la situation.

Il lui proposa alors d’égaliser. Tous les deux quatre verres et chacun posait sa question. Ennuyeux. Huit, c’était à prendre ou à laisser, s’ils les buvaient avec elle, alors elle répondrait à sa question. Les huit passèrent, montant donc le compte d’Asami à vingt-trois. Elle allait devoir se calmer. Il n’était pas dit qu’elle soit en mesure de sortir de ce restaurant d’elle-même, en marchant bien droite. C’était bien la première fois qu’elle buvait autant et très certainement la première fois qu’elle commençait à perdre le contrôle. Pas tant de la situation alors qu’elle menait la danse, mais bien d’elle-même, et de son cerveau d’ordinaire si réfléchit.

- Je ne sais pas. Elle sourit. La première fois date d’un peu. N’était-ce pas lorsque tu t’étais introduit dans mon laboratoire par infraction ?

C’est sa seule réponse, alors qu’il a bu ses huit verres pour ses quelques mots. Elle en rigole, s’amusant de la réaction qu’elle obtiendrait de l’homme. Ses pensées dérapent et alors qu’elle n’avait pas spécialement de stratégie jusqu’ici, elle avait au moins eu le loisir de se découvrir un objectif : apprendre à connaître l’homme impulsif qui se révélait à elle. Elle se leva finalement, se détachant de sa main, pour venir s’asseoir du même côté de table que ce dernier. Elle s’amuse, il en est évident, très certainement à ses dépens. Sa main vient se glisser contre son bras, son ongle contre sa peau, tandis qu’elle incline légèrement la tête, un sourire se voulant presque adorable sur les lèvres.

- Dis-moi donc, Raizen… Qu’est-ce que ça te fait, de faire souffrir les autres ainsi ?

Elle désigne sa joue, une moue venant se dessiner sur ses traits, soulignant ses propos. Éprouvait-il un plaisir au mal qu’il pouvait lui infliger alors qu’elle lui avait présenté le monstre derrière le masque, l’horreur qu’elle pouvait amener autour d’elle. Elle ne le lâche pas des yeux, ses prunelles toujours plongées dans les siennes. Quant à Konchuu, il patiente calmement au sol. Au cas où.

Il le savait aussi bien qu’elle : elle n’aimait pas perdre.
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Mar 27 Fév 2018 - 5:58

Cette mascarade prenait une tournure qu’il n’aurait jamais pu prévoir. Alors que celle-ci ne cessait d’augmenter sa mise, sans même se consulter lui-même, Raizen se trouvait copilote de son propre instinct et refus de perdre. Par simple fierté et curiosité, celui-ci venait d’absorber tout ce qu’il avait consommé depuis le début d’un seul trait. La suite n’augurait pas bien. Pour avoir bu à de nombreuses reprises dans sa vie, il savait que ce n’était qu’une question de temps avant que l’ivresse prenne le dessus. Or, jamais par le passé, il n’avait vu l’ivresse se mélanger avec le stratège du fou. Ce mélange l’effrayait autant qu’il l’excitait. Si Raizen aimait faire de nouvelles expériences, il anticipait tout de même cet instant où rien ne pourrait vraiment freiner son côté chaotique.

Malgré tout, le moment présent était beaucoup plus important. À vrai dire, Raizen n’arrivait pas à se projeter plus loin, contraint de devoir affronter Asami du regard sans relâche. Leur affrontement se trouvait entre la ligne du combat et de la sensualité. Tous deux avaient un fort caractère et refusaient de laisser l’autre dominer. Pourtant, ils s’amusaient à jouer dans le terrain adverse afin de susciter une réaction ou le moindre mouvement suffisant pour être en mesure de prendre le dessus ne serait-ce que d’un pas. Cette danse infernale pour une prise de position dura jusqu’à ce qu’Asami change de position. Ce geste étira un sourire sur le faciès de Raizen alors qu’il y avait pensé. Pourtant, il s’était retenu d’un tel geste afin d’avoir cette distance qui lui permettrait de se souvenir de la ligne à ne pas franchir. Tel un démon enfermer, il était conscient de ses propres limites. Pourtant, d’un seul geste, elle venait de briser toute source de protection. Autant pour lui que pour elle, tous les deux étaient sujets à un danger qui leur était inconnu. En jouant avec le feu, les deux étaient sujets à une valse brûlante dont ils n’étaient probablement pas prêts à supporter les brûlures.

Si cette valse s’annonçait brûlante, une puissante éruption psychologique se fit sentir alors qu’elle venait de nouveau de lever un sceau sur la cage du kamikaze. Malgré le risque associé, Raizen prenait le temps de vivre chacune des sensations à son maximum afin de prendre le pouls global de la situation. Si son côté logique avait tôt fait d’ignorer le doux touché de celle-ci, son côté instinctif prit le dessus, vivant les puissants frissons causés par ce geste provocateur. S’il y avait bien une chose que Raizen comprenait, c’était le danger qu’elle représentait. Il ne faisait plus aucun doute qu’elle avait probablement trouvé un moyen aisé de se glisser sous la peau de ces précédentes œuvres d’art ; ces victimes.

Cette situation s’avérait catastrophique. Cette question devait totalement s’adresser à la partie la plus neutre de Raizen. Pourtant, il trouvait une plus grande difficulté à l’employer afin de répondre à la question. Paraissant un peu déstabilisé, le mélange d’alcool et de pulsions menait un combat interne pour savoir qui dominerait sur le moment. Le fait d’être entre les deux mondes avait de nombreux avantages comme des désavantages. Les chocs éclectiques en étaient un. Ceux-ci arrivaient rarement, mais quand c’était le cas, la raison passait souvent en second plan, laissant ainsi le champ libre à l’instinct qui commençait de plus en plus à prendre le dessus.

-Faire souffrir les autres...

Se mordant la lèvre, il tentait indirectement de se souvenir de ce qu’était la sensation de douleur. Ce jeu anodin eut aussi pour but de le ramener à l’ordre, éveillant suffisamment son esprit pour qu’il puisse fusionner l’ensemble des facettes de sa personnalité qui se manifestaient.

-Ça me donne probablement plus de plaisir que je saurais me l’avouer.

Baissant légèrement le regard, un sourire sombre s’empara de lui alors qu’il s’approchait de nouveau d’Asami. Glissant lentement sa main sur le cou de celle-ci, il s’amusait à le caresser soigneusement tout en allant jusqu’à sa nuque. C’était sa manière de lui montrer qu’elle n’était pas la seule à pouvoir jouer à ce jeu, d’autant plus que ça allait l’aider à accompagner ses paroles. Se rapprochant subitement en amenant le côté de son visage vers ses lèvres, il lui chuchota quelques paroles afin qu’elle soit la seule à pouvoir les entendre.

-Le fait de savoir que tu souffres en ce moment me fait penser à la nuit dans laquelle tu t’es amusée à me torturer. Je me souviens de chaque moment comme si c’était hier. Pourtant...

Alors que Raizen prononçait ses paroles, son sceau s’activait et se désactivait de manière relativement chaotique. Tantôt faible, tantôt intense, la sensation était beaucoup trop chaotique et interrompue pour lui laisser d’importantes séquelles. Pourtant, la douleur était bel et bien vive et cinglante. Mieux encore, elle augmentait au fur et à mesure qu’il l’amenait dans son récit historique. Il désirait lui faire vivre les événements qu’il avait vécus. Il désirait tant de choses et pourtant... ce qu’il voulait vraiment...

-Pourtant, même quand je pense au plaisir que tu as eu à me faire mal, je ne pense pas que nous partagions le même type d’euphorie. Au contraire... j’ai l’impression que te faire souffrir psychologiquement est encore plus intéressant, plus gratifiant, et surtout...

Bougeant légèrement sa main, il amena soigneusement son doigt sur la lèvre ensanglantée de celle-ci afin d’y essuyer le léger filet de sang provoquée par la morsure qu’elle s’était faite.

-Te briser mentalement risque de se répercuter sur tout ton être.

Il faisait notamment mention au fait que les blessures psychologiques infligeaient bien souvent des douleurs sous différentes formes lorsque les cas étaient extrêmes. Or, cette simple pensée le ramena à l’ordre. Alors qu’il semblait en avoir trop dit, à la dernière seconde, il transforma en ce qui semblait en tout point être la victoire d’Asami en la sienne.

-Et pour cela, je compte m’assurer de ne jamais te donner l’emprise sur ma personne...

Augmentant peu à peu son ton, il finit par déposer un délicat geste de gracieuseté sur sa nuque. De ses lèvres, il vint déposer un simple baiser sur sa nuque histoire de la narguer à un niveau supérieur

-1 verre... Dis-moi, te sens-tu prête à connaître l’échec encore et encore ?

Le côté découverte du jeu venait probablement de disparaître en même temps que la raison des deux individus qui se rapprochaient de plus en plus. Cette distance était dangereuse pour chacun des participants alors que leurs pouvoirs respectifs pouvaient à tout moment mettre l’autre hors d’état de nuire. Pourtant, leurs respirations respectives semblaient apprécier ce cocktail alcoolisé. Penchant de plus en plus pour un chaos unique, ce n’était plus leurs regards et leurs paroles qui s’affrontaient. Leurs déviances, fiertés, personnalités, esprits et âmes flirtaient à un rythme dévastateur et cette phrase n’était en rien présente pour aider. Au contraire, il voulait simplement la poser pour la provoquer. Le verre était symbolique, mais intérieurement, le fou en lui savait qu’elle mourrait d’envie d’y répondre pour lui donner tort. Qui sait, peut-être reconnaitrait-elle sa défaite ?
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Mar 27 Fév 2018 - 7:45
Elle s’était levée, prenant place à ses côtés, se rapprochant du danger qu’il représentant, flirtant avec ce qui pouvait s’avérer destructeur pour elle. Autant savait-elle qu’elle pourrait le tuer d’un seul instant si elle le souhaitait, le pouvoir qu’il détenait promettait chose semblable, se voulant cependant beaucoup plus souffrante. Installée à ses côtés, légèrement appuyée contre lui, elle lui adressa un sourire tout aussi mauvais que les précédents, sa main se posant contre son bras, son ongle passant sur sa peau. Elle cherchait à éveiller ses sens, de cette douce provocation. S’étant rapprochée de lui, elle lui pose sa question, qui lui avait tout de même coûté huit verres d’une voix mielleuse, se voulant beaucoup trop douce pour en être rassurante. Aimait-il faire souffrir les autres comme il l’avait fait avec elle, infligeant la douleur de son sceau tout en venant abîmer ses traits fins ? À quelque part, de par le regard qu’il lui avait adressé alors que sa main se tenait toujours contre sa joue, elle s’imaginait que oui. Un minimum, du moins.

Un frisson lui parcouru l’échine tandis que sa main vint se glisser dans son cou, sur sa nuque, caressant la peau sensible qui se trouvait sur son chemin. Autant jamais ne l’avouerait-elle, autant ce jeu s’étant installée entre eux deux en était électrisant, addictif même. Sûrement que l’alcool ne lui aidait pas à voir très clair dans cette situation, ajoutant à l’excitation du moment et l’adrénaline qui se passait dans ses veines. Il en éprouvait plus de plaisir qu’il n’osait l’admettre, ce qui fut suffisant pour lui arracher un sourire. Il s’était dangereusement approché d’elle, son souffle contre sa peau venant perturber ses sens. Elle qui d’ordinaire avait un grand contrôle sur elle-même se voyait dangereusement glisser vers une zone inconnue tandis que les vingt-trois verres enfilés en un temps beaucoup trop court commençaient à fortement taper.

Une belle soirée, celle qu’il évoquait, où il avait eu tout le loisir de rencontrer la folle derrière la scientifique qu’elle était. Elle n’eut cependant pas le temps de se réjouir de ses paroles tandis que la douleur se faisait aussi vive que subite, disparaissant à peine se faisait-elle sentir. C’était grisant, cette douleur qu’elle ressentait sous son contact pourtant délicat, tout alors qu’il lui admettait se souvenir de chaque moment passé en sa compagnie, comme s’il l’avait vécu la veille. Elle resta près de lui, ne cherchant même pas à s’échapper de son étreinte, son bon sens ayant quitté son esprit depuis bien longtemps, sûrement accompagné par l’instinct de survie. Il n’y avait que la dangereuse femme avec ce cruel besoin de se sentir vivante, d’éprouver ces sensations qu’il était en mesure de lui offrir sans grand effort. Elle était folle, complètement timbrée, cela était tant visible par l’éclat de son regard que le sourire qu’elle affichait.

Sa main glissait encore contre sa peau, caressant même ses lèvres, où du sang était visible, de là où elle s’était violemment mordue. Ce dernier s’étant légèrement décalé, elle put le défier du regard, comme elle aimait tant le faire. Il souhaitait la détruire mentalement ? Bonne chance. Il n’y avait que peu de choses qui arrivaient à atteindre la marionnettiste et il ne connaissait pas sa plus grande faiblesse. Un projet de longue durée qui avait peu de chance de connaître succès. Soit. Cela voulait donc dire qu’elle avait tout le loisir de chercher à provoquer sa déchéance, s’enchantant de le faire sombrer à ses côtés.

Il jouait au même jeu qu’elle, de ces sensations provoquées, ses lèvres contre sa nuque. Un nouveau frisson. Elle se sentait déraper, se perdant dans ce jeu qu’elle avait pourtant mené sans difficulté. L’alcool lui en faisait presque oublier celle qu’elle était, mais surtout, ce profond désir de contrôle qu’elle éprouvait. Un verre. Essayait-il d’être sage ? Elle même n’avait même pas envie de renchérir, sa question se voulant bien trop intéressante pour qu’elle passe à côté. Il ne souhaitait pas lui donner d’emprise sur sa personne, lui déclarant même qu’elle serait confrontée à une défaite continuelle à ce sujet. Et pourtant… Un léger rire s’échappa de ses lèvres, comme si elle se moquait doucement de lui. Finalement, elle s’approcha de lui, son visage qu’à quelques millimètres du sien. Son souffle se mélangeait au sien tandis que sa main vint glisser sur son cou, descendant vers l’épaule et la clavicule.

- You don’t seem to get how much I’m already crawling under your skin.

Sa voix était sensuelle tandis qu’elle effleurait ses lèvres des siennes. Sans réellement s’appuyer sur le geste, elle venait le frôler, le taquiner, alors qu’elle affichait toujours son éternel sourire. S’il ne voulait pas lui donner satisfaction que d’avoir une certaine emprise sur lui, c’était déjà trop tard. D’un côté comme de l’autre, leurs esprits vifs s’étaient lancés par fierté dans ce combat où fiertés et vices s’opposaient. Or, tous les deux s’y étaient perdus, en quelque sorte, se laissant mener alors que ni l’un, ni l’autre, ne semblait avoir le plein contrôle désormais. Elle s’éloigna ensuite, venant porter un sushi à ses lèvres, les mêmes qui avaient glissés contre les siennes. Un air suffisant, voir même arrogant, elle vint remplir un verre qu’elle descendit sans plus se poser de question. Nouvelle règle qu’elle venait de créer, alors qu’elle avait évité sa question, elle avait pris ce qu’il avait parié.

- J’suis pas certaine que rester ici soit une bonne idée. Elle semblait avoir repris un peu de sérieux. Pas à la vitesse dont les verres se sont vidés. Un rire s’échappa de ses lèvres, son regard désormais malicieux. Mais tu sais…

Se penchant à nouveau vers lui, s’amusant de cette proximité, ses lèvres entrèrent en contact avec sa mâchoire, y traçant la ligne jusqu’à son oreille où elle s’arrêta, son souffle chaud contre sa peau.

- N’avais-tu pas un projet en cours ? D’humeur joueuse, son ton l’était tout autant. Et cette fois-ci, je pourrais te laisser le terminer. Elle laissant quelques secondes de silence supplémentaire. Tu n’as rien à craindre cette fois-ci, je t’invite de mon plein gré dans mon laboratoire.

C’était assurément une mauvaise idée, dans leur état, alors qu’ils pouvaient certainement en venir à endommager du matériel. Or, elle n’en avait pas fini avec lui, de sa descente aux enfers qu’elle souhaitait provoquée. Ce restaurant n’était toutefois pas le lieu idéal, pas s’ils continuaient sur cette lancée. Entre l’alcool, les provocations, ces rapprochements et leurs esprits chaotiques se confrontant, mieux valait peut-être quitter alors qu’ils en étaient encore en état. Une pensée bien sensée dans son esprit embrouillé. Se levant finalement, elle bougea de la main, faisant sauter sa marionnette sur les genoux de l’homme, dévoilant alors sa présence. Une menace qui avait pesé sur lui sans qu’il ne le réalise.

- Je te laisse payer. Tu invitais, non ? Profiteuse ? Ce n’était pas dans son genre, d’ordinaire. Or, en ce moment, elle n’y voyait aucun inconvénient. J’offre le saké une fois chez moi.

Il s’agissait d’une offre raisonnable. Se saisissant de Konchuu qui se retrouva rapidement entre ses mains, ce fut d’une démarche se voulant assurée, désormais chancelante, qu’elle se dirigeait vers la sortie. Elle avait un grand besoin d’air frais, ne serait-ce que pour mettre de l’ordre dans ses pensées. Et alors qu’elle lui tournait dos, poussant la porte du restaurant, sa main vint se poser contre sa nuque, où il l’avait marqué de son sceau. Il n’avait pas hésité un seul instant lorsqu’elle s’était rapprochée dangereusement de lui.

Mais quel abruti… Un sourire amusé vint étirer ses lèvres à cette seule pensée.


Dernière édition par Tadaoki Asami le Mar 27 Fév 2018 - 22:12, édité 1 fois
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Mar 27 Fév 2018 - 8:34

Raizen était loin d’être en situation de contrôle. Rendu au point où ils étaient, nul n’avait vraiment le contrôle. Que ce soit par son approche sensuelle ou par le court moment dans lequel leurs lèvres s’étaient entrechoquées, un puissant courant électrique passait entre eux. Ce courant était le catalyste de la déchéance, réunissant deux individus destructeurs à leur manière autour d’une euphorie commune.

Alors qu’elle s’était déjà levée, ses paroles résonnaient encore dans l’esprit de Raizen. Soit elle l’avait marqué au point de le mettre dans un état second ou soit, l’alcool commençait à frapper. En réalité, les deux faisaient partie intégrante du cocktail. Pire encore, sa seconde facette semblait prendre part à cet échange d’un dynamisme divin. Affichant un sourire, Raizen repensait à la proposition de la jeune femme. Se connaissant, il savait très bien que l’ignorer était une possibilité sage. Pourtant, il n’arrivait pas à imposer cet organisme au reste de son organisme. Frôlant doucement sa joue puis sa nuque, il ressentit de violents frissons lui rappelant le moment d’euphorie qu’il venait de vivre. Ce genre de geste ne lui était pas inconnu. Pourtant, il semblerait que quelque chose était différent. Était-ce l’alcool, la dynamique ou simplement le cumul de tout ? Il ne le savait guère. Malgré tout, ivre ou pas, il y avait bel et bien une chose qui ne le quittait pas, sa curiosité.

Ainsi, devant une si belle offre, Raizen ne pouvait reculer. Après tout, la fuite n’était pas un signe de contrôle. C’était un signe de repli qui témoignait tout sauf ce qu’ils tentaient d’établir depuis le début de leurs interactions. Ainsi, il était hors de question que cette possibilité fasse parti de ses choix, d’autant plus qu’elle avait utilisé un argument de choix pour l’attirer. En parlant de son laboratoire, elle avait éveillé les souvenirs du passé qu’il avait vécu dans ce lieu. Elle avait exécuté cela tout en prenant soin de lui mettre une parole en tête qu’il n’oublierait pas de si tôt. Ces paroles étaient brèves, mais pleines de sens. Telle une créature en plein combat, Raizen pensait être intact, mais pourtant, il était fort probable qu’il ait été infecté d’une manière ou d’une autre par son charme. Or, son esprit demeurait trop puissant pour se laisser dominer par une telle situation. Vivre dans le déni ne risquait probablement pas de l’avancer. Ainsi, il se devait d’aller jusqu’au bout de cette histoire et de revenir avec la victoire. Autrement, il ne serait pas en mesure de dormir en ayant la tête reposée.

Se levant, il s’assura d’absorber une grande quantité d’eau à proximité afin de pouvoir rafraichir son corps. Il avait beau être ivre, son instinct de survie l’alertait des ressources dont il allait avoir besoin. En effet, comme à la guerre, de nombreux dangers l’attendaient. En pénétrant dans le territoire d’Asami, Raizen se mettait en position de faire face à d’innombrables dangers. En d’autres mots, elle risquait d’être sur son territoire et il comptait bien s’assurer de faire passer le mot dans une atmosphère qui lui était inconnu.

Déposant quelques pièces qui furent plus que suffisantes pour couvrir leur repas, il rejoignit Asami à l’extérieur sous le regard curieux des autres clients. Dès son contact avec l’extérieur, ses sens furent balayés d’une fraicheur assez agréable. Cette même fraicheur lui permit de se préparer mentalement à la suite des événements qui risquaient d’être excessivement imprévisibles. Après tout, Asami comptait peut-être l’empoisonner après lui avoir dit autant d’information. Pourtant, son sens du danger ne l’alertait de rien d’alarmant. Bien que quasi absent, Raizen avait l’impression qu’Asami était loin de vouloir mettre fin à son existence dans les prochaines minutes. Du moins, tant que Raizen ne céderait pas à ses moindres caprices, celle-ci risquait de le percevoir comme un défi qu’elle se devait d’affronter.

-J’espère que tu es prête à perdre sur ton propre territoire...

À peine venait-il d’entrer dans le laboratoire que Raizen commençait déjà à provoquer la jeune femme. En effet, ce n’était pas parce qu’il entrait en zone adverse qu’il ne devait pas s’arranger pour passer directement à l’offensive. Titubant en compagnie de la jeune femme, il n’hésitait pas à afficher ce même sourire qu’il lui avait offert en la défiant sur tous les points alors qu’il s’était retrouvé attaché. Ce souvenir risquait d’être le pilier de la fondation qu’il tentait d’établir. En d’autres mots, Raizen comptait s’assurer qu’elle comprenne que cette victoire n’était pas
hasardeuse, mais bien la suite logique de tout ce qui allait suivre.

-Tu sais, c’est dans ce genre de moment que mon projet t’aurait été utile.

Se promenant comme s’il était chez lui, il attrapa le pot qui était aisément reconnaissable. C’était un enduit qui avait de nombreuses propriétés pour le corps.

-Disons que ça m’aurait permis de te faire ressentir la douleur sans pour autant causer de dégâts sur ton joli visage provocateur...

S’avançant légèrement, il appliqua légèrement l’enduit en prenant soin de garder le contact visuel avec elle. Ne la lâchant pas du regard, tentait-il vraiment d’observer l’impact d’un tel enduit sur les blessures qu’il infligeait? Pas vraiment.

-Je me demande réellement qui est en train de se frayer un chemin dans les failles de qui en ce moment…

Il faisait évidemment référence à la phrase qu’elle lui avait dit. Après tout, il ne comptait pas la laisser s’en tirer ainsi. La partie ne faisait que commencer...

-Ce n’est pas comme si ça allait être ton premier échec sur ton propre territoire...

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Mar 27 Fév 2018 - 9:26
Son laboratoire, à savoir l’endroit où elle passait sûrement le plus clair de son temps. Sur trois étages, il se voulait équipé de tout ce dont la scientifique avait besoin pour exprimer son génie créatif. Ouvrant la porte, elle invita l’homme à sa suite. Ses pas étaient toujours chancelant tandis qu’elle avait peut-être sous-estimée la quantité d’alcool qui se trouvait désormais dans son sang. Peu lui importait. Ouvrant une lumière, elle vint débarrasser une des tables de travail des divers livres et recherches qui s’y trouvaient pour venir la tirer et ainsi l’éloigner du mur. L’idée était alors de poser des chaises autour, leur offrant ainsi le loisir de s’asseoir. La demoiselle, après tout, se voulait assez faible sur ses jambes. Or, avant quoique ce soit d’autre, elle l’abandonna pour se rendre chez elle, quittant le laboratoire pour entrer à l’intérieure. Elle attrapa deux bouteilles de saké (pourquoi pas) et deux verres avant de revenir là où se trouvait le jeune homme. Ce n’était pas parce qu’ils étaient partis qu’elle en avait abandonné leur petit jeu. Certes les découvertes semblaient avoir été oubliées, or, cela ne l’empêchait pas que de chercher à en apprendre toujours un peu plus sur l’étrange créature qu’elle côtoyait à l’heure actuelle, flirtant presque avec le danger qu’il représentait.

Déposant le tout sur la table, elle observa les chaises puis ladite table à nouveau. Comme à son habitude, elle vint s’y hisser, croisant alors ses jambes et posant ses mains sur ses dernières. Elle était chez elle après tout. Sagement installée, elle ne se départissait pas de son sourire qui se voulait toujours provocant, légèrement mauvais, presque aguicheur même. Jouer de ses charmes, c’était ce qu’elle savait le mieux faire et l’ambiance presque électrique entre eux d’eux s’y prêtaient.

Perdre sur son propre territoire ? L’idée en était amusante alors qu’elle était convaincue que ce ne serait pas le cas. Elle avait une confiance presque aveugle en ses propres capacités. L’ennui ? En ce moment, elle avait bu beaucoup trop pour son propre bien, beaucoup plus qu’elle n’en avait l’habitude. Ce n’était plus tant le contrôle de la situation qu’elle désirait, mais bien d’entraîner cet homme dans sa chute, lui faisant découvrir ce que l’obscurité pouvait révéler, pour peu qu’il acceptait de s’y rapprocher. Elle l’observait de sa position alors qu’il se sentait clairement à l’aise dans cet endroit n’étant pas le sien. Peut-être de douloureux souvenir qui l’amenait à croire qu’il pouvait faire ce qu’il souhaitait. Pour l’instant, elle ne s’imposerait pas, cela n’en valait même pas la peine.

Le voyant se saisir d’une crème tendant vers une huile, elle le laissa faire, encore une fois. Il s’était rapproché d’elle, son regard rencontrant les flammes du sien, semblant presque la défier, comme depuis le début de la soirée. Et sinon, il passait ses doigts contre sa peau, à nouveau, lui arrachant un frisson tandis qu’il appliquait le soin sur sa joue, puis sur sa nuque.

- Tu parles d’échec comme s’il n’y avait que ça qui comptait, à tes yeux.

Tendant la main, elle attrapa son bras, le rapprochant un peu plus d’elle. C’était un jeu où tous les deux s’opposaient de toute leur force, et pourtant, continuait de se rapprocher, se jouant de malice et provocation. Leur visage à nouveau proche, elle ne le quittait pas des yeux, lui adressant son sourire narquois, son souffle se mêlant à nouveau au sien, venant caresser sa peau.

- T’aurais-je blessé dans ta fierté ? Un léger rire alors qu’elle relève sa main pour venir la déposer contre sa joue. À qui cherches-tu à prouver quelque chose ? Est-ce un désir de me prouver que j’ai tort ou alors de simplement te convaincre toi-même que tu es assez fort pour me résister ?

Qui d’entre eux deux se frayait un chemin dans les failles de l’autre ? Elle avait envie de répondre les deux. Il en avait appris beaucoup sur elle, plus que n’importe qui en réalité, le tout en très peu de temps. De son côté, elle le savait, l’homme était prisonnier de sa toile, qu’il ne l’accepte ou pas. Elle s’en permettait, de son arrogance naturelle, venant caresser sa joue de son pouce, soulignant ses traits. La différence était que son geste ne portait aucune menace, si ce n’était qu’une promesse de l’attirer avec elle dans sa chute. Peu importe qui chutait en premier ou à quelle distance du fond, pour peu finissait-il pas s’y écraser, c’était tout ce qui comptait pour elle. Elle se mordilla légèrement la lèvre inférieure avant de venir y passer sa langue sensuellement, silencieuse.

- Enchère. Elle ne lui laissa pas le temps de répliquer. Quatre verres. Elle montait à vingt-sept tandis qu’une seconde fois, elle ne lui laissa pas le loisir de s’opposer, vidant lesdits quatre verres. Alors, alors…

Elle fit mine de réfléchir, venant porter une main à son menton, le regard se perdant sur les alentours. Elle avait pourtant déjà une bonne idée de ce qui l’intéressait. Et puis, elle n’avait pas laissé la chance à l’homme de s’opposer, ignorant complètement les règles du jeu pour en faire comme bon lui semblait. Était-ce surprenant, venant-elle ? Aucunement. L’ayant rapproché d’elle, sa main sur son bras vint finalement rencontrer son torse, y glissant doucement ses doigts sur le tissu qui la séparait de sa peau, cherchant réaction, provoquant ses sens, s’amusant de la situation.

- Comment comptes-tu t’y prendre pour me briser mentalement ?

Elle est curieuse, vraiment. Cependant, avant qu’il ne réponde, elle lui fait signe d’attendre, attrapant son verre pour se servir et le vider d’une traite. Vingt-huit. Du moins, de ce qu’elle croyait. Elle commençait définitivement à perdre le compte.

- Question bonus. Une nouvelle règle inventée. Tu trouves que j’ai un joli visage ?

Un rire s’échappa de ses lèvres, se montrant à nouveau joueuse. L’alcool était impitoyable avec cette dernière, se jouant d’elle tout autant qu’elle se jouait de l’homme. La question, aussi puérile pouvait-elle sembler, offrirait cependant à la marionnettiste ce qu’elle avait besoin de savoir quant à sa position vis-à-vis d’elle. Charmante jeune femme qu’elle était, elle se basait souvent sur ça, accompagnée de son intelligence et sa forte capacité d’observation pour obtenir ce qu’elle souhaitait. Elle était, après tout, une manipulatrice, et fière de l’être. Sa main qui passait contre son torse, descendant vers son ventre, s’arrêtant finalement dans sa lente course, Asami y remonta sa main pour venir la poser à plat contre son torse. Elle était curieuse de voir si son rythme cardiaque s’accélérerait, sous ses questions, mais peut-être aussi celles qu’il était impatient de poser. Et puis, s’il semblait à l’aise ici, elle ne doutait pas un seul instant qu’il n’avait pas oublié être dans le terrier de l’ennemi.
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Mer 28 Fév 2018 - 4:06

Son cœur battait à un rythme anormalement chaotique. Raizen le sentait, il dérivait peu à peu vers une perte de contrôle, une perte de bon sens. Si l’absence d’alcool lui avait fait du bien pendant le trajet, il rechuta quasi immédiatement dans cette atmosphère électrique et chaotique. Sentant les moindres paroles de sa compagne résonner dans son esprit comme s’ils étaient absolus, celui-ci ne pouvait s’empêcher de vouloir se rebeller. Pourtant, il patientait, la laissant établir son jeu comme elle le voulait. Allant de son doux regard, aux gestes aguicheurs, Raizen voyait tout, observait tout et ressentait tout. Or, il demeurait toujours maître de sa folie. Elle avait beau flirter avec ses manies, mais il résistait, apte à calmer la tempête qui se développait calmement en lui. Du moins, cela dura jusqu’à ce qu’elle devienne tactile. Établissant ainsi son territoire en dehors des provocations, Asami venait de rehausser son jeu. Tout comme elle rehaussait les quantités d’alcool sans s’attendre à une rivalité, celle-ci venait de changer de stratégie. Si l’atmosphère actuelle était chaotique et électrisante, celle du moment était devenue destructrice et suicidaire. Au plus profond de lui-même, Raizen aurait préféré admirer cette évolution soudaine de tactique. Pourtant, il était en direct de l’épicentre. Vivant chacun de ces faits et gestes, il ressentait de violents frissons parcourir ses membres alors qu’elle agrémentait le tout de mots anormalement bien placés. Lui faisant goûter à sa propre médecine, un sourire de folie flirtait violemment avec l’expression de Raizen qui se laissait bercer par cette mélodie d’un charme perturbateur. Tous ses sens étaient en alerte. Son rythme cardiaque pourtant contrôlé semblait se débattre contre quelque chose de simplement plus fort. Raizen voulait libérer la folie en lui et se laisser totalement aller. Pourtant, une partie de sa raison continuait encore de le rattacher même s’il commençait à planer...

Bien qu’elle avait de bonnes prémisses sur de nombreuses facettes, Raizen était beaucoup plus compliqué que cela. Si elle pensait l’avoir cernée, celle-ci se trompait totalement. Alors qu’elle s’attendait surement à ce que son rythme cardiaque s’accélère, celui-ci commença à ralentir, comme si le temps autour d’eux ralentissait. Accompagnant soigneusement sa main contre son torse, Raizen ne la quittait pas des yeux, se contentant d’approcher son visage du sien. Gardant toujours le contact, il demeurait silencieux d’une manière qui ne lui ressemblait pas. De nature bavarde, il démontrait un côté beaucoup plus sinistre et mystérieux de lui. Petit à petit, il s’approchait de son visage, se retrouvant désormais nez à nez avec celle-ci. N’ayant aucunement peur de ce contact, il laissait leurs souffles se mêler à nouveau alors qu’il flirtait avec la tentation. Ses lèvres ne désiraient qu’une chose, pourtant, il s’y refusait, tout comme il refusait bel et bien de perdre contre elle. Glissant soigneusement ses mains sur son visage, il laissa sa main y déposer une caresse calculée qui vint essuyer la lueur du liquide que ses lèvres affichaient fièrement, puis plus rien. Raizen se pencha simplement jusqu’au lobe de son oreille, lui chuchotant quelques paroles.

-Qui a dit que je devais absolument gagner ?

Perdant légèrement le contrôle de sa phrase sur son dernier mot, un léger brin de folie accompagnait désormais sa voix qui était dangereusement sensuelle. Dans cet élan de passion brulant, on pouvait y lire une excitation qui témoignait de sa lutte interne.

-Et je n’ai aucune preuve à t’apporter, car tu finiras tôt ou tard pas réaliser que ça ne me fait ni chaud ni froid d’échouer.

Marquant une brève pause, son souffle se faisait de plus en plus taquin alors qu’il était à proximité du lobe de son oreille.

-Au contraire, il n’y a rien de pire que de me faire goûter à l’échec, car une fois que ça arrive, la suite ne fait que devenir pire.

Bougeant légèrement la lèvre pour venir frôler le lobe de son oreille qui arborait une teinte rougie, il poursuivit sur sa lancée.

-Mais pour ça, il faudrait déjà que tu arrives à me faire tomber, car après tout, je n’ai rien à prouver parce que je n’ai rien à perdre. Au contraire, j’ai tout à gagner et aussi attirante sois-tu, je sais qu’à l’intérieur de toi, tu ne supportes pas de te faire dire non encore et encore...

Se laissant bercer par les flammes qu’il commençait de plus en plus à alimenter, il vint croquer le lobe de son oreille de ses douces lèvres, se saisissant ainsi de cette zone sensible.

-Je sais qu’au plus profond de toi, tu ne supporterais pas de te faire provoquer sur ton propre territoire, ton propre point fort, là où l’échec est inadmissible par pur caprice. Je sais que tu ne supporterais pas de te savoir si proche du but sans pour autant être en mesure de mettre la main sur ce que tu veux.

Rehaussant de plus en plus l’intensité de son geste, il s’amusait à prendre contrôle du rythme. Raizen était beaucoup plus dangereux qu’il ne l’aurait été auparavant. Si son côté stratège préférait observer et vivre les expériences sans pour autant se compromettre totalement, cette facette de lui voulait le jeter en plein dans la gueule du loup. Si son but était de le faire sombrer avec elle, il comptait l’accompagner jusqu'au dernier moment. Là où tout semblait gagné et décisif, c’était à ce moment précis que Raizen comptait lui montrer qu’elle n’avait aucune emprise sur lui.

-Si jamais tu arrives à m’amener à 99.9 % de ton objectif, c’est ce dernier pourcentage que je vais m’assurer de te voler, parce que je sais à quel point...

Raizen s’arrêta subitement, poursuivant la torture qu’il s’amusait à proférer à son oreille, tant verbalement que physiquement.

-tu désires être parfaite dans ton crime.

Terminant ce geste sur ses brèves paroles, il freina son geste avant de laisser ses lèvres glisser le long de son cou. Au même moment, sa main gauche était venue se poser délicatement sur la cuisse de celle-ci, lui montrant qu’il était loin de reculer devant le défi qu’elle représentait. En effet, Raizen était prêt à se compromettre beaucoup plus qu’elle ne le pensait. À un stade aussi avancé d’alcoolémie en plus de ne pas faire abstraction du danger de base, il devenait simplement imprévisible.

- 4 verres.

Remontant le long de son cou pour finalement lui faire face, il s’amusait à la défier du regard alors qu’il consomma directement l’objet de sa mise. Elle n’était pas la seule à pouvoir tricher...

-Ma question est la suivante : jusqu’où es-tu réellement prête à aller pour avoir ce que tu veux... ?

Sur le coup, Raizen s’arrêta, respectant la règle qu’ils avaient établie avant de la briser.

-Simple curiosité.... À partir de quel moment as-tu cru dominer la situation ?

Lui offrant un sourire presque contrôlé, le kumojin faisait référence au fait qu’il venait de reprendre les rênes en main. Au fur et à mesure de son offensive, son rythme cardiaque s’était accéléré de manière déchaînée. Illustrant parfaitement ce qui se passait dans son esprit, il était prêt à tout laisser dans ce duel passionnel. Si sa nature considérait la guerre plutôt que le combat, son instinct désirait à tout prix remporter ce duel qui risquait d’être le tournant de beaucoup de choses. Ainsi, c’est cette motivation qui empêchait Raizen de plonger totalement dans le néant. Même s’il ressentait un profond désir de se risquer à goûter temporairement à la déchéance, il savait très bien qu’à partir de ce moment, plus aucun de leurs mots n’allait avoir de signification. Les paroles cèderaient ainsi leurs places aux actes, situation qui risquait d’être néfaste pour tous les deux. Malgré tout, plus cette éventualité devenait une fatalité qu’il comptait embrasser pleinement.
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Mer 28 Fév 2018 - 8:25
Tous deux semblaient perdre contrôle de cette situation, qui en devenait aussi dangereuse qu’excitante. Son visage si près du sien, elle ne pouvait que sourire de façon provocante, attendant le prochain geste de sa part. Elle l’avait rapproché d’elle, posant une main contre son torse et il réduisit encore un peu plus la distance entre eux deux. Sa main contre son visage vint éclairer son regard, cette folie qui lui était propre se voulant parfaitement lisible. Un frisson lui parcouru l’échine alors qu’il s’était rapproché de son oreille, son souffle venant caresser la peau sensible de son cou. Tous deux se jouaient de charmes et de provocations, ce combat devenant tout aussi sensuel qu’il pouvait en être violent pour leur deux esprits. Il ne souhaitait donc pas gagner ? Elle se devait d’admettre en être surprise. Ce n’était pas ce qu’elle avait remarqué chez lui, alors qu’il semblait déterminé à ne pas lui céder de terrain, ne pas la laisser gagner en somme. Avait-elle mal compris quelques choses ? Bien malheureusement pour elle, elle n’était pas en état de se poser de telles questions. Pas alors que la proximité de l’homme se voulait grisant et que sa bonne volonté fuyait accompagné de son esprit analytique, tous deux ayant fuit les ravages que l’alcool pouvait faire sur elle.

Désormais, pour la demoiselle, ce n’était plus une question de perdre ou gagner. Qu’elle lui laisse mener la danse ne voulait plus rien dire pour elle. Non, sa seule envie était de l’entraîner dans sa chute. Mieux encore, venir fracasser ce qui retenait la sombre partie de son être prisonnière pour rencontrer celui qui flirtait dangereusement avec le noir. Toutefois, il venait de lui donner une motivation quant à l’emporter, alors qu’il lui déclarait devenir bien pire une fois avait-il goûté à la défaite. Était-ce pour cette raison qu’il se comportait ainsi, la défiant dans toute l’arrogance dont il savait faire preuve ? Parce qu’aujourd’hui, il avait perdu ? Elle n’avait qu’à remonter un peu en arrière pour en revenir au laboratoire, où elle l’avait mené par le bout du nez sans lui laisser le loisir de s’y opposer d’une quelconque façon.

À nouveau, ce contact de ses lèvres contre sa peau, lui procurant frissons agréables. Sa voix se voulait caressante alors que ses mots s’imprègnaient dans son esprit. Elle ne put retenir son rire à l’entendant parler. Si elle avait fait fausse route sur sa personne, à quelques détails près, lui aussi, semblerait-il. Ce n’était pas tant un désir de gagner plutôt qu’un besoin de contrôler, mais surtout, de voir jusqu’où pouvait-elle aller. Or, alors qu’il n’était plus question de contrôle, pas alors que la présence du Meikyû se voulait toute aussi enivrante que l’alcool avait pu se montrer traître. Il ne faisait aucun doute qu’elle avait abusé, se prenant à ce jeu qui avait commencé doucement, avant qu’elle ne se décide de dévoiler ce visage qui était le sien, laissant tomber les masques et les faux-semblants. Elle se demandait en ce moment même ce qui affectait le plus son esprit et sa capacité de réfléchir convenablement, tout ce qu’elle avait pu boire dans une simple idée de le défier ou encore sa main gauche, celle portant le sceau, contre sa cuisse alors qu’il s’attaquait à nouveau à son cou ?

- Es-tu sûr de réellement vouloir connaître la réponse ? Sa main posée sur son torse descendit tranquillement, toujours d’un contact léger. Il n’y a rien pour m’arrêter et rien que je ne ferai pas pour atteindre mes objectifs. Sa voix était plus traînante, comme pour qu’il comprenne bien ce qu’elle allait dire. La conscience morale, les remords, la culpabilité… Des mots qui ne font pas parti de mon vocabulaire. Je prends comme je veux et jette lorsque l’ennui pointe le bout de son nez. La seule limite est celle de mon imagination… Elle eut un léger rire. J’imagine que ça peut te donner une bonne idée à ce sujet.

Toujours terriblement honnête dans ses propos, alors qu’elle ne se cachait plus. Peu importe ce qu’il en pensait, il était toujours là, devant elle, se jouant d’elle comme elle se jouait de lui, tous les deux cherchant à en savoir plus sur l’autre, sur ce caractère bien singulier que tous deux possédaient. Sa main descendu vers sa hanche, elle glissa sous son chandail, venant taquiner sa peau d’un geste léger, comme tous les précédents.

- Est-ce que dominer a réellement été mon intention ? Un clin d'oeil à son intention. Lorsque tu as compris que tu ne contrôlais plus rien. Lorsqu'elle avait pris contrôle de son corps donc. Comment expliquerais-tu cette sensation de ne plus rien contrôler, pas même ton propre corps ?

Plus le temps allait et plus il lui semblait que lui laisser le loisir de mener cette danse l’aiderait à le faire chavirer vers ce chaos qu’elle représentait et qu’elle retrouvait chez lui. C’était malsain, elle le savait, et pourtant, elle était bien loin de s’arrêter. Elle dérapait, elle le savait, chose qu’elle ne faisait jamais, l’actrice qu’elle était ne pouvant se permettre de perdre contrôle. Et puis, au final, elle n’était même plus sûre de ce qu’elle voulait réellement, se contentant alors de jouer avec le feu, risquant certainement de s’y brûler. Après tout, elle en portait déjà des marques, de ce jeu dangereux.

- Cela te fait plaisir, de savoir que tu m’as marqué ?

Elle faisait bien entendu référence à sa joue, son cou même, qu’il avait agressé de son sceau. Toujours dans cette provocation, sa voix caressante, sensuelle, toujours aussi près de lui. L’observant dans les yeux, les flammes de son regard rencontrant le sien plus sombre, elle combla la courte distance entre eux pour venir se saisir de ses lèvres. D’une main, elle vint caresser son cou, remontant pour entrelacer ses doigts dans ses cheveux. Le geste n’avait rien de délicat, ni même de doux, se voulant plus passionné, presque viscéral. De son autre main, celle s’étant invitée sous son chandail, elle vint la glisser sur sa peau, venant détailler du bout des doigts ses muscles, s’amusant encore une fois des réactions qu’elle provoquait chez lui. Le gardant près de lui, elle se perdit dans ce baiser presque toxique, venant enflammer le peu de bon sens qui lui restait, se laissant emporter vers la déchéance, bien décidée de l’entraîner avec elle.
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Jeu 1 Mar 2018 - 4:56

Raizen avait de la difficulté à comprendre ce qui se passait. Alors qu’il pensait avoir de nouveau repris le contrôle, ceux-ci semblaient destinés à s’échanger la balle dans un éternel duel. Résistant du mieux qu’il le pouvait, il luttait contre cette vague d’intensité, contre ses propres désirs, contre son instinct. À vrai dire, il lui avait dit vouloir ne pas lui donner ce qu’elle voulait. Pourtant, il luttait pour bien plus que cela. Ne pas succomber représentait indirectement un symbole de sécurité. L’être curieux et ne craignant rien ressentait une forte vague d’hésitation. Pour une fois, cette crainte semblait lentement prendre le dessus au fur et à mesure que celle-ci effectuait sa contre-attaque. Ces moindres gestes étaient anormalement calculés. Allant de son timbre de voix à ses mouvements, le tout s’enchaina comme une pièce de théâtre fièrement planifiée et dessinée. Les réactions ne faisaient que suivre, alors que lentement, le jeune homme se fragilisait. Il ressentait une vague de frustration l’envahir alors que les frissons parcourant son corps l’amenaient dans un état frôlant l’hystérie. Promptement, sa raison dérivait, se mélangeant aux nombreuses facettes de sa personnalité qui s’affrontaient afin de ne pas succomber, encore.

Pourtant, même si une facette de lui craignait cet échec, la partie folle en lui embrasait ce moment particulier. Échappant un léger sourire, Raizen se laissait réellement bercer par les moindres sensations qu’il ressentait. Qu’elles soient positives ou négatives, le tout ne faisait qu’alimenter ses sens, les affutant peu à peu. C’était à force de tout détruire qu’il comptait reconstruire. Ainsi, Raizen se laissa aller, abattant tous les murs de la raison qui l’auraient empêché de ne pas faire suite à ce moment plein de passion. Se laissant ainsi bercer par ce baiser chaotique, il croqua dans ce fruit empoisonné. Aussi étrange soit-il, il était reconnu pour aimer les expériences. Pourtant, celle-ci avait une sensation visiblement différente. Abritant une vaste quantité d’émotions négatives, mais aussi de désirs, le choc des deux créait un moment électrisant. Ainsi, de violents chocs parcouraient ses sens alors qu’il laissait un libre arbitre total à ses gestes.

Ayant de la difficulté à se défaire de ses lèvres, le jeune homme n’hésitait aucunement à briser la distance qui les séparait. Aussi courte fût cette distance, il s’assurait indirectement de maximiser les dégâts pour les deux acteurs. Si celle-ci s’amusait à découvrir ce qui se cachait sous son haut, Raizen s’était lancé dans une découverte encore dévastatrice. De sa main gauche, il s’amusait à lui faire vivre un moment électrisant. Parcourant l’extérieur de sa cuisse pour aller jusqu’au bas de son dos, il s’amusait inconsciemment à lui rappeler la douleur qui pouvait à tout jamais éclater dans ce cocktail d’émotion chaotique.

-Contrairement à toi...

Délaissant ses lèvres le temps de quelques secondes, Raizen s’assurait de garder l’intensité du contact alors qu’il répliquait à ses dernières paroles.

-Je n’ai pas peur de ne rien contrôler...

Sa respiration s’était accélérée, signe visible que son être entrait dans un état relativement dangereux.

-Tant que tu ne me contrôles pas, c’est suffisant...

Luttant entre son désir de répondre et ses pulsions, Raizen ne savait pas réellement comment réagir. Bien que ses paroles étaient tempérées et contrôlées, la passion avec laquelle il poursuivait cette interaction physique dévoilait une dépendance bien pire que la drogue. Si Asami était comparable à un poison, celle-ci avait la particularité de créer une dépendance dangereuse chez les gens. Aussi néfaste était-elle, une fois en contact, il était difficile de ne pas rechercher à revivre ce moment. C’était de cette manière qu’elle contrôlait les gens. En ayant une telle emprise sur ceux-ci, elle s’amusait à les manipuler, les faisant faire ce qu’elle voulait faire. Destructrice comme elle était, le poison qu’elle représentait pouvait ainsi faire de nombreux dégâts. Pourtant, avec Raizen c’était différent. Contrairement aux autres qui avaient consommé une dose de poison dilué dans quelque chose d’anodin, le jeune kumojin avait été exposé à une dose totalement pure de cette déchéance. Pour cette même raison, il lui en voulait, et c’est d’ailleurs ce qui le motivait à l’amener, à son tour dans la déchéance.

-Parce que je sais très bien que tu finiras par tomber, peu importe à quel point je finis par perdre, contrôle, car je ne peux que devenir de plus en plus dangereux.

Mêlant douleur et émotions fortes, Raizen s’amusa à lui mordre l’inférieur de la lèvre alors que son sceau décrivait une symphonie mélodieuse dans son chaos. D’une inconstance propre à la situation, il lui offrait un spectacle plein de frisson qui saurait lui faire comprendre qu’il ne tomberait pas seul. Il n’hésitait pas à lui réitérer certains mots afin de s’assurer de leur marque sur son esprit.

-Et tu finiras alors par réaliser...

Amenant totalement son corps contre le sien, Asami était dorénavant assise sur lui. Pour une fois, il était celui à démarrer les hostilités et à prolonger le contact. Bien qu’il s’en était aucunement dérobé, il était motivé à l’idée de la faire succomber. Prisonnier entre de multiples désirs, il se contentait de suivre ce que son instinct lui disait, le poussant vers l’inconnu.

-Que même en position de contrôle...

Délaissant ses lèvres pour venir lentement tracer un chemin vers son cou, Raizen découvrait chaque facette que ce corps avait à lui offrir. Que ce soit à travers ses baisers ou ses morsures, il mémorisait indirectement les moindres sensations, les moindres mouvements et turbulences que causaient ses actions. Aussi destructeur était-il, il comptait s’amusait à détruire une à une les barrières que ce corps avait à lui offrir de manière à ce que l’inconnue devienne sien et qu’elle se redécouvre à travers lui.

- Tu risques de tomber avant moi...



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Jeu 1 Mar 2018 - 11:24
D’ordinaire, la jeune femme se contentait de charmer sans réellement tenter quoique ce soit. D’une douceur bien digne du masque qu’elle arborait en public et son petit côté enjôleur venait se confronter à l’innocence dont elle pouvait faire preuve. De ce fait, elle flirtait sur cette ligne discrète entre une gentillesse toute simple ou quelques sous-entendus pouvant porter à confusion. S’amusant des autres, les faisant languir, bien souvent elle en venait à briser leur rêve, s’excusant dès lors du malaise qu’elle avait pu causer, faute à son innocence apparente. Or, Raizen n’était pas comme tous les autres. Ce qui se déroulait en ce moment n’avait rien à voir à ce quoi la manipulatrice avait l’habitude. Elle lui avait révélé son vrai visage, affichant les plus sombres facettes de sa personnalité et voilà qu’il était toujours là, ayant préféré tenter de comprendre son esprit tordu plutôt que de le fuire. Idiot ou tout simplement inconscient ? Elle-même hésitait encore sur cette question qui lui effleurait l’esprit depuis leur première rencontre. Bien qu’en réalité, elle l’avait compris aujourd’hui. Il était tout simplement dénué d’instinct de survie.

Difficile de dire ce qui lui traversait l’esprit en ce moment même. Même elle n’en avait pas les capacités, à l’heure actuelle. L’homme se trouvait à être un mélange toxique qui venait enflammer sa raison pour ne la laisser confronter qu’à cette passion dévorante qui faisait des ravages tant chez elle que chez lui. Assise sur lui, une jambe de chaque côté de son corps, elle se délectait du contact de sa main sur sa peau, glissant de sa cuisse à son dos, une frisson lui parcourant l’échine. Et pourtant… Elle n’aimait pas ce qui était délicat. Ce n’était clairement pas le genre de la maison. Il y avait toutefois une menace certaine dans ce contact, ce sceau qui l’avait déjà marqué à deux reprises. Là se trouvait tout le charme de la chose, ce danger constant qui planait sur elle, enivrant ses sens de façon exquise. Malgré toute la bonne volonté du monde et l’alcool aidant, elle venait de s’abandonner à ce jeu qu’ils avaient tous deux provoqués. S’agissait-il d’un échec pour la demoiselle ? Pas s’il venait s’écraser avec elle.

Elle était restée étonnamment silencieuse sous les provocations de ce dernier, renversant sa tête vers l’arrière pour lui laissait le loisir d’explorer son cou et la peau fragile s’y trouvant, se plaisant de ses dents qu’elle pouvait sentir contre celle-ci. L’une de ses mains se trouvait placée contre la peau de son abdomen, glissant contre cette dernière, venant ensuite se loger sur sa hanche qu’elle effleura délicatement, un sourire malicieux venant prendre place sur ses lèvres.

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Ven 2 Mar 2018 - 6:29
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Il paraît que le hasard fait bien les choses [Ft. Meikyû Raizen]

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