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Il paraît que le hasard fait bien les choses [Ft. Meikyû Raizen]

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Ven 2 Mar 2018 - 20:09
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Dim 4 Mar 2018 - 2:29
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Dim 4 Mar 2018 - 23:51
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Lun 5 Mar 2018 - 4:01
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Lun 5 Mar 2018 - 5:48
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Mer 7 Mar 2018 - 4:57
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Jeu 8 Mar 2018 - 21:31


Alors que ses mouvements, tout comme sa tête, se voulaient engourdis par l’alcool qu’elle avait pris, elle était, au final, toujours en mesure de se tenir sur ses jambes. Un peu difficilement, toutefois, faire quelques pas ne lui étaient pas impossible. Elle qui n’avait jamais dépassé les limites du respectable se faisait la promesse de ne plus jamais boire autant. Elle préférait encore garder le contrôle de ses actions et de ses pensées, n’ayant qu’à faire comme à son habitude, c’est-à-dire prétendre. Elle observa l’homme qui semblait décidé à quitter les lieux d’un pas chancelant. Ce n’était pas elle qui allait le retenir. D’ordinaire, elle ne ramenait jamais personne chez elle. Une autre habitude qu’il avait balayé du revers de la main. Asami préférait de loin pouvoir quitter sans un bruit au milieu de la nuit. Toujours silencieuse, les mots n’ayant pas leur place à l’heure actuelle, elle s’était appuyée contre la table, toujours un peu fragile sur ses jambes.

Et puis, contre toute attente, l’homme s’écroula au sol. Ses yeux s’écarquillèrent face à l’absurdité de la situation tandis qu’elle faisait quelques pas dans sa direction, à moitié habillée. S’arrêtant à sa hauteur, elle décida de s’accroupir à ses côtés, posant une main dans son cou. Bon, il respirait toujours, c’était déjà ça. Elle avait presque craint que le mélange entre l’alcool et le poison furent suffisant pour le tuer. Cela n’aurait pas été impossible. Or, il était toujours en vie, seulement… Solidement endormi.

- You better be kidding me.

Tentant de le réveiller, d’un geste plus lâche qu’elle ne l’aurait voulu, n’ayant pas la force de vivement le secouer, force était de constater qu’il ne semblait pas prêt de se réveiller. Soupirant alors, elle ferma les yeux, cherchant à mettre de l’ordre dans ses idées. S’il y avait bien une chose qu’elle appréciait de son organisme, c’était la vitesse à laquelle il pouvait éliminer les toxines. Si elle avait bu plus que lui, elle en était largement moins atteint. Difficile de rester cohérente, cela en était un fait, toutefois, outre cela, elle se sentait tout simplement légèrement assommée. Soupirant, elle s’assura de ranger le laboratoire, ou, tout du moins, remettre les choses où elles allaient tout en récupérant l’alcool et les verres qu’elle déposa sur une étagère. Elle n’aurait qu’à dire à sa mère que Sayo était passée par ici.

Maintenant, elle devait s’occuper du problème Raizen, qui s’était effondré devant la porte du laboratoire. Elle ne pouvait décidément pas le laisser ici. Elle ignorait quand il se réveillerait et l’idée que ses parents puissent le retrouver là était insupportable. Et puis, elle n’avait pas spécialement envie qu’il en vienne à croiser sa mère, cette dernière semblant désespérée du célibat de sa fille unique. Roulant des yeux, elle se concentra, malaxant son chakra pour finalement venir se saisir de l’homme telle une marionnette. Bon, elle avait connu mieux, niveau contrôle, alors que lui aussi semblait désormais chancelant sur ses jambes. Que devait-elle faire ? Le mettre à la rue ? L’idée semblait intéressante, aux yeux de la belle, or, cela pouvait être risqué. Au final, elle opta pour le choix le plus logique, ou, tout du moins, le plus sécuritaire pour son image à préserver, même si cela ne lui plaisait guère.

Le corps toujours endormi de l’homme reposait désormais sur son lit, à son plus grand dam, tandis qu’elle avait pris place sur sa chaise, face à son bureau. Aussi fatiguée pouvait-elle se sentir, il était tout simplement hors de question qu’elle s’endorme alors qu’il était chez elle. Pire même, dans sa chambre. Aux dernières nouvelles, seule sa meilleure amie avait eu le loisir d’entrer en ces lieux. Ce qu’elle pouvait détester le Meikyû en cet instant même.

Déroulant un parchemin, elle fit apparaître Kuchiki, qu’elle déposa sur son grand bureau, attrapant alors quelques outils de travail. À défaut de pouvoir dormir, elle se contenta alors de s’occuper l’esprit, de quoi la tenir éveillée jusqu’à ce qu’il daigne ouvrir les yeux. Est-ce qu’un poison assez violent suffirait à le sortir de son lourd sommeil ? L’idée était intéressante. Si elle pouvait aussi tout simplement le tuer, l’idée ne lui était pas aussi plaisante. Autant le détestait-elle à l’heure actuelle, autant présentait-il un intérêt pour la marionnettiste. De quoi bien évidemment la rendre folle. Soupirant, elle ouvrit alors un tiroir, en sortant un des poisons qui se trouvait dans toutes ses marionnettes. Elle attrapa aussi un senbon qui se trouvait sur une étagère, le plongeant alors dans le liquide. Une fois cela fait, elle le lança sur le corps inanimé du Meikyû, l’arme arrêtant sa course dans son abdomen.

Elle n’avait décidément pas envie qu’il passe la nuit ici.

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Ven 9 Mar 2018 - 3:36

Succombant à la fatigue, Raizen venait de franchir un stade de non-retour. S’il y avait plusieurs cycles et phases du sommeil, celui-ci pouvait se considérer comme étant un niveau au-dessus de tout ce qui était connu. Malgré sa ténacité et son désir ardent de quitter les lieux avant de s’écrouler, son corps avait tout simplement lâché là où son esprit aurait préféré survivre. C’était triste sachant pertinemment le danger que rester chez cette femme représentait. Pourtant, cette idée ne fut pas suffisante pour créer une étincelle au niveau de son instinct de survie. Il se contenta de se taire sur le poids de ses paupières qui devinrent lourdes comme des pierres.

Pendant tout le transport, aucune turbulence ne le réveilla. Bien qu’inconfortable, il ne put émettre le moindre commentaire, se contentant de dormir comme s’il n’avait jamais eu cet honneur de sa vie. Autrement, il aurait probablement pris le temps d’indiquer à la jeune femme d’ajouter des coussins à ses marionnettes.

Se retrouvant dorénavant dans une chambre sur un lit confortable, son cycle de sommeil s’accentua, atteignant une zone encore plus confortable. Nul besoin de dire que Raizen était bien, et ce, même s’il dormait dans le lit d’autrui. En temps normal, il n’aurait jamais pu dormir chez autrui. Faute d’avoir essayé, son organisme s’endormait difficilement dans les lieux étrangers malgré son absence totale de crainte. Provoqué en partie par le fait que la curiosité le plongeait constamment dans des moments de réflexion constante, il était du genre à ne pas s’endormir, laissant ainsi les cernes établir leur territoire son visage sombre. Par moment, cette facette curieuse de sa personne se laissait aller, se livrant au sommeil tout comme Asami s’était livré à lui. Fait inaccoutumé, comme toute chose, cette facette ne cherchait qu’une chose, assouvir sa curiosité sur des facettes inconnues. Faisant bien souvent des rêves assez loufoques, cette fois-ci, Raizen ne rêva pas. En effet, il avait l’impression d’être porté par une vague réconfortante qui le plongeait dans un vide total.


Cet effet dura jusqu’à ce que son corps le réveille dans un état d’alerte. Subissant de fortes turbulences provoquées par un senbon enfoncé dans son abdomen, Raizen retira l’artefact de son corps et se contenta de la lancer plus loin. Or, ce soudain élan de force et de contrôle fut rapidement ralenti par la douleur qui le força à poser sa main sur la zone touchée. Grimaçant et serrant les dents, son expression digne des douleurs les plus intenses était mélangée à un puissant mal de tête. Or, le tout ne dura pas longtemps. Il ne comptait pas donner cette satisfaction à la jeune femme qui attendait impatiemment son réveil. Prenant sur lui, il se mit à calmer tous ses sens en se concentrant uniquement sur sa respiration. S’adossant contre le mur pour être en meilleure posture, au lieu de fermer les yeux, il fixait Asami, respirant à un rythme de plus en plus contrôlé. Même si son visage trahissait quelques grimaces, il ne pouvait s’empêcher de feindre un sourire devant un message aussi clair et net.

Regardant calmement autour de lui, Raizen réalisa dans quelle pièce il était alors que la douleur provoquée par le poison se diffusait tranquillement. Observant d’un air inquisiteur la chambre de la jeune femme, il avait une vue directe sur toute sa zone d’intimité. Si plusieurs cachaient leur vrai visage aux yeux de tous, Asami devait probablement considérer sa chambre comme étant le seul endroit dans lequel elle pouvait être réellement elle-même.

-Ça fait combien de jours que je dors ?

Sachant pertinemment qu’il n’avait pas dormi aussi longtemps, Raizen opta pour une phrase visant simplement à briser la glace. Après tout, celle-ci le regardait comme s’il était là depuis plusieurs semaines. En attendant, son attention se reporta sur des éléments beaucoup plus intéressants et divertissants comme l’aménagement de sa chambre. Grande et épurée, Asami vivait dans un lieu excessivement organisé. Rangeant le contenu de sa pièce tout comme elle rangeait soigneusement de nombreux faux visages, Raizen pouvait y voir son soin du détail. Tout comme dans un poison, chaque détail comptait. Cette bibliothèque en était d’ailleurs le reflet, arborant une vaste étendue de livres qui semblaient tous aussi intéressants les uns que les autres.

Sans forcément la quitter du regard, il se leva, suivant le fil électrisant que ces iris sombres pointaient vers lui.

-J’ai compris le message.

Feignant d’avoir réellement compris ce qu’elle voulait, il se leva lentement, prenant le temps de prendre le pouls sur son état. Sa tête se mit soudainement à tourner avant de se stabiliser, fait qui fut apparent à travers l’équilibre qu’il semblait vouloir garder. Une fois en état d’équilibre, il entama quelques pas vers la sortie avant de bifurquer vers la grande bibliothèque. Cherchant lentement un livre qui saurait capter son attention, il attrapa celui qui était le moins couvert de poussière. Si on veut, c’était un signe de son utilité et de sa pertinence pour son hôte.

Lui livrant un visage semi-joueur, semi-amusé puis totalement taquin, le jeune Meikyû s’amusait à la défier du regard alors qu’elle n’entendait aucunement rire, tout comme lui d’ailleurs. Si les nombreux livres qu’elle avait dans sa bibliothèque représentaient les multiples manières dont elle pouvait et voulait mettre un terme à sa vie, Raizen lui vola une de ses armes. Ainsi, il savait pertinemment qu’il prenait le dessus. Aussi dangereuse était-elle, Asami était du genre à aimer contrôler ce qui l’importait. Elle aimait que tout tourne dans la paume de sa main. Ainsi, peu importe de quelle manière elle pouvait le tuer, en lui volant une arme parmi des milliers, telle une enfant, elle comptait attendre de retrouver cette seule et unique arme pour rendre son existence un enfer.

-Merci de ton hospitalité

Se rapprochant d’elle pour venir lui murmurer ces quelques paroles à l’oreille, il lui tourna dos alors qu’il se dirigeait vers la sortie après une énième provocation.
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Ven 9 Mar 2018 - 7:25
Elle eut un sourire amusé, voir même satisfait, alors qu’elle l’observait se réveiller, le tout avec une grimace qui signifiait qu’il subissait les effets de son poison. La Tadaoki n’avait envie que d’une chose, à l’heure actuelle, et c’était d’aller prendre une douche puis de dormir, histoire de peut-être bien oublié toute cette histoire dans la folle quantité d’alcool qu’elle avait pu consommer. Bon, ce n’était pas tant que ça, or, elle ne pouvait qu’accuser cette boisson pour ses précédentes actions. Il n’y avait que l’alcool qui pouvait expliquer l’état dans lequel elle s’était retrouvée, sa fierté n’accepterait pas autre chose. Elle s’en voulait donc à elle-même, pour la faiblesse dont elle avait fait preuve. Lui en vouloir à lui serait d’admettre qu’il y était pour quelque chose, ce qui était inconcevable. Vivait-elle dans le déni ? Certainement. Voilà que celle qui contrôlait toujours tout s’était vue perdre tous ses moyens face à un abruti quelconque, qui avait eu l’audace de venir la défier.

Ce même abruti qui ouvrait encore la bouche avec un commentaire quelconque qui l’amena à simplement rouler des yeux. Elle n’avait même pas envie de lui répondre. Lors de son réveil, elle s’était tournée sur sa chaise, désormais assise en califourchon sur cette dernière, une jambe de chaque côté, appuyée contre le dossier, sa tête reposant sur ses bras. Silencieusement, elle désigna la porte du regard. Qu’il parte, qu’elle puisse finalement être tranquille. Déjà s’était-elle montrée gentille en l’amenant jusqu’ici alors qu’elle aurait bien été tentée de l’abandonner elle ne savait trop où. Personne hormis Sayo avait mis les pieds ici, dans sa chambre, et voilà qu’il y était accueilli, chose dont elle ne se pardonnait déjà pas. Il y avait bien des choses de cette journée qu’elle souhaitait tout simplement oublier. Ou pas. Elle avait nombreuses pensées contradictoires en ce qui concernait l’homme qui s’était levé et qui se dirigeait vers la sortie. Elle le détestait autant qu’il l’attirait. Elle était intéressée par lui autant souhaitait ne plus rien avoir à faire avec lui. Il était un défi qui se montrait terriblement dangereux pour elle. Il avait su balayer du revers de la main toutes ses barrières, faisait fi de ces dernières et pourtant… Cet instant d’impulsivité s’était montré grisant.

Elle le détestait. C’était tout ce qu’il y avait à savoir. Ou pas.

Ce fut un regard courroucé qu’elle lui adressa alors qu’elle le vit bifurquer vers sa bibliothèque. Était-il sérieux ? Elle qui souhaitait seulement le voir sortir l’observait déambuler dans ce lieu qui n'était pas le sien, cet endroit qui n'accueillait jamais de visiteurs en temps normal. Elle allait ouvrir la bouche, lui demander de partir, or, elle fut surprise de son geste, pour ensuite en être sérieusement agacée. Il lui prenait un de ses livres ? Mais qui pensait-il être ?! Elle se releva donc dans un certain vacarme tandis qu’elle repoussait la chaise. Il était revenu près d’elle, son visage proche, beaucoup trop proche, tandis que son souffle glissait à nouveau contre sa peau, lui arrachant des frissons, son corps se rappelant sans problème du moment passé en sa compagnie. Elle eut envie de lui enfoncer son poing dans le visage, là, maintenant, comme pour lui faire payer l’emprise qu’il avait toujours sur elle.

Décontenancée, notamment parce que jamais rien ni personne ne lui avait fait perdre la tête comme lui avait sut le faire, elle l’observa alors s’éloigner, toujours avec son livre. Fronçant les sourcils, elle leva une main, créant à nouveau des liens entre lui et elle-même. Elle allait finir par s’épuiser, à user toujours cette technique qui se voulait assez coûteuse, question chakra. Il n’était pas aisé de prendre ainsi contrôle d’une quelconque personne. Elle le força alors à s’arrêter, puis à reculer quelques pas, le faisant tourner vers elle. Pour sa part, elle s’était rapprochée de lui, annulant son contrôle tandis qu’elle se trouvait à quelques centimètres seulement de sa personne.

Il la dépassait d’une bonne tête, or, cela ne l’empêcha pas que de poser ses prunelles énervées sur son visage, venant rencontrer son regard avec une colère visible. Asami ne s’énervait jamais, ou très peu. Tout du moins, la colère n’était pas une émotion avec laquelle elle était familière. À croire que le Meikyû savait éveiller en elle une partie un peu plus humaine de sa personne, celle qui n’était pas complètement détachée de toute émotion. Elle tendit le bras, venant alors se saisir du livre qu’il tenait, le ramenant vers elle. Son visage avait pris une teinte un peu plus rouge, et ce n’était décidément pas de la gêne. Elle se sentait sur le point d’exploser, chose qu’elle tentait de contenir du mieux qu’elle le pouvait. Raizen avait déjà eu droit à beaucoup trop de facettes de sa personnalité, ces dernières s’étant voulues trop sincère au goût de la demoiselle.

- Et tu te prends pour qui ?!

Elle explosait. Toujours proche de lui, elle le dévisageait, la flamme de son regard s’animant dangereusement, ce qui n’avait rien de rassurant.

- Sérieusement ?! Déjà, j’te rappelle que t’es pas chez toi. Donc, tu évites de poser tes sales pattes partout. Elle en était revenue avec ce commentaire. Ensuite, bordel, mais t’es vraiment un abruti.

Elle n’haussait jamais le ton. Sauf maintenant. Un soupire exaspéré s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle le contourna (ou le poussa hors de son chemin en réalité) pour retourner porter le livre dans sa bibliothèque. Il allait la rendre complètement folle.
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Sam 10 Mar 2018 - 23:36

Devant sa dixième provocation, Raizen fut contraint de devenir de nouveau une marionnette, chose qu’il détestait. Perdant ainsi le contrôle de ses membres, il devint promptement copilote de son propre organisme. La seule facette de sa personne qui lui appartenait encore n’était nul autre que son esprit. Tant qu’elle n’arrivait pas à jouer avec son cerveau, c’était l’essentiel. Malgré tout, le jeune kumojin détestait se faire contrôler de la sorte. Le sentiment de savoir qu’elle pouvait du jour au lendemain se saisir de lui et le manipuler comme un vulgaire pantin ne le plaisait pas. Elle l’avait peut-être fait à de nombreuses reprises avec d’autres personnes. Or, ce devait être la première fois qu’elle était contrainte d’utiliser une technique pour avoir ce qu’elle voulait. Usant généralement de son charme naturel, Asami avait tous les éléments et le potentiel nécessaires pour pousser les gens à faire ce qu’elle voulait. Or, la masse critique ne représentait pas toute la population et pour une première fois, elle était confrontée au Meikyû qui ne faisait pas partie de cette masse.

Peu importe à quel point elle l’engueulait ou se mettait en colère, le jeune homme ne pouvait s’avouer intimidé. Il était bel et bien vrai qu’elle démontrait beaucoup de confiance et d’animosité. Après tout, par sa manière de s’approcher de lui sans crainte, de soutenir son regard et de l’incendier, Raizen pouvait y lire une frustration sincère. Pourtant, dans cet élan de colère se cachait aussi une certaine dose de fragilité. Raizen avait pris son temps pour découvrir cette faille dont il pouvait dorénavant profiter. Quelque chose lui disait que leur relation ne serait plus jamais pareille. Si on veut, Raizen venait d’inverser la tournure des événements suite à l’expérimentation en laboratoire qu’ils avaient eue. Si seulement elle avait montré son vrai visage dès le début, ceux-ci ne se seraient jamais rendus là. Le regrettait-il ? Aucunement. Au contraire, Raizen se délectait de la tournure intéressante que les événements avaient prise. Il avait beau avoir obtenu une victoire partielle. Or, il avait appris et c’est ce qui importait. Ce combat avait été très important, certes. Or, la guerre risquait d’être encore plus intéressante et il partait avec une longueur d’avance sur Asami.

-Tu t’es réveillée du pied gauche ou...?

Amenant soigneusement sa main, il posa son doigt en dessous du menton de la manipulatrice, prenant ainsi le temps de remonter le remonter vers lui. Se rapprochant soudainement d’elle, il pouvait sentir sa respiration perturbée par sa colère. Tous ses membres parlaient pour elle. Son regard l’incendiait de flammes dans lesquelles Raizen se complaisait.

- Est-ce que tu viens de réaliser que tout ne peut pas tourner dans le plat de ta main ?

Les paroles de Raizen se faisaient provocatrice, signe qu’il n’avait en aucun cas peur d’elle. Au contraire, il la défiait dans son animosité, se nourrissant de la haine qu’elle dégageait envers lui. Si Asami avait pu laisser son chakra exploser en une aura destructrice, elle l’aurait probablement fait. Or, Raizen était le reflet même d’un ratel. Ces créatures étaient connues pour ne pas craindre le danger, s’attaquant aux proies plus dangereuses qu’eux. Ainsi, le jeune homme exécuta une action digne de son animal spirituel. Se rapprochant un peu plus d’Asami, il frôla ses lèvres une dernière fois avant de les mordre avec une lenteur qui avait pour but de lui faire prendre conscience de sa fragilité.

-Tu m’excuseras.

Sur ces paroles, il resta une brève minute, gardant ce moment de proximité. Si elle ne faisait rien pour l’arrêter, Raizen allait tout simplement la quitter sur un long sourire qui avait pour but de lui indiquer que ce n’était pas fini. Or, tout dépendait de la manière dont elle allait réagir face à cette action destructrice. Qui était-il ? C'était à elle d'en prendre conscience.
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Dim 11 Mar 2018 - 8:18
Se tenant face à lui, son regard courroucé planté dans le sien, elle le dévisageait tout en l’incendiant. Pour qui se prenait-il ? Elle avait horreur de son ton suffisant, de son expression qui démontrait une confiance qu’il ne devrait normalement pas avoir, dans une telle situation. Qu’il ne la craigne pas était une chose. Qu’il se montre supérieur, cela avait de quoi agacer la demoiselle. Et alors qu’elle aurait voulu ajouter autre chose, l’accuser de tous les maux du monde pour exprimer sa colère vis-à-vis de ce dernier, elle fut réduite au silence tandis que sa main glissait sous son menton, forçant ainsi son visage à se relever vers lui, imposant alors à la demoiselle son sourire qu’elle avait bien envie de lui faire ravaler dans l’idée qu’il s’étouffe avec.

Elle avait envie qu’il débarrasse le plancher, qu’elle puisse ensuite aller prendre une douche et se terrer dans son lit, sous sa couette, dans l’idée d’oublier les derniers événements, se convaincre qu’il ne s’agissait que de son imagination. Perdre de la sorte face à un tel abruti, cela avait de quoi venir titiller son ego. Et pourtant, elle n’était pas quelqu’un de particulièrement fière. Ou, tout du moins, elle écrasait beaucoup sa fierté lorsque venait le temps que d’obtenir ce qu’elle voulait. Mais voilà où se trouvait le problème. Il n’y avait jamais rien qu’elle faisait sans raison, habituée que le monde danse dans la paume de sa main. Et donc, de ce fait, l'irrationalité qu’il faisait naître chez elle avait de quoi la rendre complètement folle. Et puis, autant elle se savait faillible, autant ne s’était-elle pas attendue à ce que l’échec soit aussi violent, misérable même. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas que d’écraser son ego dans l’idée d’en obtenir quelque chose. Elle avait perdu face à un imbécile qui se croyait tout permis.

Et ça, peu importe ce qu’elle chercherait à se dire, c’était douloureux.

Son souffle contre sa peau lui arracha un frisson qu’elle tenta de réprimer alors que son corps, lui, se souvenait très bien de la torture (terriblement agréable) dont il avait été victime, un peu plus tôt. Elle se maudissait de ces réactions qu’elle ne contrôlait pas, de son corps réagissant à son contact avant même que son cerveau ne puisse comprendre quoique ce soit.

- Ça suffit à la fin !

Voilà qu’elle s’énervait à nouveau, venant abattre son poing contre son torse, comme pour le forcer à reculer. Il y avait trop de chose qui se passait dans sa tête depuis leur dernière rencontre, des pensées aussi conflictuelles que chaotiques. Elle était organisée, dans toutes les sphères de sa vie, et voilà qu’il venait lui arracher ce contrôle dont elle était pourtant maîtresse depuis des années. Elle fulminait, tant de colère vis-à-vis de sa propre personne que dirigée sur l’arrogance dont il faisait preuve.

- J’en ai marre de toi.

Elle ne pouvait pas être plus honnête vis-à-vis de ses sentiments et, paradoxalement, elle se montrait terriblement hypocrite. Il était intéressant, tout comme il avait sut attiser cette curiosité en elle. Elle avait autant envie de découvrir qui pouvait-il bien être, ce personnage tout aussi chaotique qu’elle pouvait l’être, alors que dans un même temps, elle mourrait presque d’envie que de le tuer de ses propres mains.

Il était désagréable, tout autant qu’il l’attirait, et il s’agissait certainement de là dont provenait ces émotions presque violentes qu’elle pouvait éprouver à son égard. Se contentant de reposer le livre dans la bibliothèque, non sans pester une nouvelle fois contre lui, elle tendit la main vers son bureau. Des fils de chakra se formèrent, laissant ainsi deux marionnettes faire leur apparition. L’une d’elle semblait être une version brouillon de Konchuu tandis que la seconde, plus large, ne ressemblait à rien. S’il ne partait pas, elle s’arrangerait pour qu’il le fasse.

Ou pas.

- Soit tu dégages maintenant, soit je m’arrange que tu ne ressortes jamais d’ici vivant. Fais-moi confiance, je ne suis pas du genre à plaisanter.

La menace avait été prononcée d’un ton calme, contrastant avec ce qu’elle avait affiché quelques instants plus tôt. À se jouer de la succube, il allait vivre comprendre qu’elle n’avait pas fait que l’entraîner dans sa chute. Elle qui avait été élevée dans l’obscurité comptait bien l’y garder prisonnier, le forcer à sombrer toujours un peu plus. Elle avait appris depuis des années à s’abandonner à ses démons intérieurs, eux-mêmes s’exprimant au travers une folie certaine où se complaisait son génie créatif.

L’homme ayant finalement quitté la demeure Tadaoki, elle put finalement souffler un peu. Sa rencontre avec le Meikyû l’avait ébranlé plus qu’elle n’osait l’admettre, et ça, il l’avait très certainement bien remarqué, à son plus grand dam. Une douche plus tard, voilà qu’elle se laissait tomber dans son lit, son cerveau toujours encore un peu engourdi par l’alcool alors qu’elle suspectait avoir droit à une belle gueule de bois le lendemain.

Et avec un peu de chance, vu l’alcool que lui-même avait pris, peut-être en viendrait-il à oublier l’échange ayant eu lieu entre eux deux. Si elle en doutait, il était toujours bon que d’avoir un peu d’espoir.
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