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L'abonnée que vous tentez de rejoindre ne peut... [Ft. Hyûga Takumi]

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Dim 11 Fév 2018 - 9:51
- Mais où est-ce que tu vas ?! Sana ?! SANA ?!

Elle n’eut comme réponse que l’écho du rire de la Hyûga, qui venait de quitter son propre bureau en compagnie de son stupide piaf. Consternée, elle fixait avec incrédulité la porte qui s’était refermée derrière la borgne, les sourcils légèrement froncés. Que faisait-elle maintenant ? Tout d’abord, elle eut un long et profond soupire, se pinçant l’arête du nez. Ensuite, elle s’approcha du bureau, prenant le morceau de papier s’y trouvant, une liste y étant inscrite. Bien évidemment, elle n’était pas partie, comme ça, simplement parce qu’elle en avait envie. Ou, enfin, si, telle était l’idée, toutefois, en bonne supérieure qu’elle était, elle avait laissé nombreuses tâches à la Zetsu. Roulant des yeux, elle se laissa tomber sur la chaise pour l’analyser quelques instants. De la paperasse. L’ombre avait très certainement dut lui reléguer ces quelques tâches et cette dernière, ennuyée par celle-ci, n’avait trouvé d’autres moyens pour exprimer son mécontentement que de s’enfuir. Une véritable enfant celle-là.

Se levant finalement, s’armant de beaucoup de courage, elle s’approcha des nombreux dossiers qui s’empilaient un peu partout, la majorité n’étant même pas classée. Et comment était-elle supposée de travailler dans telles conditions ? Elle allait porter plainte. À qui ? Ça, elle ne savait toujours pas. Il était tout simplement impensable qu’elle aille exprimer son mécontement à l’ombre et donc, de ce fait, cela ne lui laissait que la principale concernée comme personne à qui s’adresser, ce qui ne serait pas concluant. Elle n’allait que lui rire au nez, dans son arrogance habituelle, ce qui ne mènerait à rien au final. Et comme la Zetsu n’appréciait pas spécialement se lancer dans des discussions qui n’iraient nul part, elle préférait encore garder le silence. Cela ne l’empêchait cependant pas de pester tandis qu’elle triait les dossiers, histoire de bien pouvoir commencer sa journée, avec bien évidemment trois heures de retard parce que la Hyûga n’était pas en mesure de classer ses choses.

Puis finalement, quelqu’un toqua à la porte. La genin leva ses yeux en direction de cette dernière, arquant un sourcil. Devant elle, sur le bureau, se trouvaient tous les dossiers qu’elle se chargeait de classer, avec diverses feuilles ici et là. L’endroit n’était donc pas spécialement en ordre, et elle hésita donc à manifester sa présence. Peut-être pourrait-elle faire comme si elle n’était pas là ? Après tout, ce n’était pas officiellement son bureau, mais bien celui de Sanadare, et elle, elle n’était pas là. Les coups se firent encore entendre et elle soupira, une nouvelle fois, avant d’élever la voix.

- Entrez.

Elle s’était levée de son siège, contournant le bureau pour s’y appuyer et croiser ses bras. Son faciès était froid, distant, comme à son habitude, tandis que ses prunelles de glace ne démontraient aucune émotion. Ce n’était pas le genre de la maison, de se montrer expressive en dehors de son cercle d’amis très fermés, qui ne comprenait que la Hyûga en réalité. Elle le savait, qu’elle devait de faire des efforts, cependant, c’était encore bien difficile pour celle qui s’était volontairement exclue de la société pendant trop longtemps. Beaucoup trop pour que cela ne lui laisse pas de séquelles permanentes en ce qui concerne ses capacités sociales.

Son regard se posa sur le visage du jeune homme entrant dans la salle suite à son invitation et elle se retrouva à arquer un sourcil. Hyûga Takumi. Si elle ne le connaissait pas personnellement, elle qui préférait garder ses distances avec la société toute entière, il ne lui était pas inconnu, ayant fréquenté l’Académie Hashira tout comme elle. Tentée de lui dire que Sanadare était absente et donc, de revenir plus tard, l’image de cette dernière l’incendiant qu’elle ne faisait pas bien son travail d’assistante lui parvint à l’esprit, la forçant à changer de stratégie. La dernière chose que voulait subir la jeune demoiselle était la colère de sa meilleure amie.

- Zetsu Eikō, assistante de Hyûga Sanadare.

C’était complètement stupide, elle était l’assistante de l’assistante. Ou, du moins, se présenter de la sorte pouvait sembler stupide, tandis que tous ceux connaissant le spécimen qu’était Sanadare comprendraient pourquoi elle n’assurait définitivement pas dans son rôle d’assistante. Eikō était même convaincue qu’elle s’amusait plus à ruiner les journées de l’ombre plutôt que de réellement l’aider. Ou, lorsqu’elle le faisait, c’était à sa façon et selon ses propres règles, ce qui n’était définitivement pas mieux non plus.

- Que puis-je pour vous ?

Toujours dénuée de toute expression, sa voix semblait tout aussi vide de vie. Elle n’était pas habituée, de se montrer plus ouverte, en présence d’inconnu. Là était peut-être bien la raison pour laquelle elle n’avait toujours pas été affectée à une équipe. Elle était trop… Simplement beaucoup trop elle pour que ce soit possible pour l’instant. Elle était tout simplement incapable de travailler en équipe, n’accordant que très difficilement sa confiance aux autres. Lui avait-il une équipe ? Sûrement, il était un Hyûga. Et puis, de ce qu’elle savait, il avait été un brillant élève, comme tous ceux de son clan. Elle aussi, elle avait sut se démarquer, faisant preuve d’un esprit vif et du fort niveau en taijutsu, entraînement y obligeant. Or, elle ne s’était jamais vraiment souciée de ses camarades de classe, préférant encore les ignorer superbement, se satisfaisant de cette solitude qu’elle connaissait si bien.

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Dernière édition par Zetsu Eikō le Lun 12 Fév 2018 - 0:54, édité 2 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 12:09

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE... x EIKO



Entrant dans la pièce avec toute la prestance et la pudeur de son noble rang, Takumi remarqua que Sanadare n'était pas présente. Il lâcha alors un léger soupir en ayant fermé les yeux. En les rouvrant il s'approcha doucement du bureau en regardant la jeune femme à la chevelure argentée. Il se présentait alors à son tour, en souriant doucement.

"Hyûga Takumi. J'aimerais savoir où est Sanadare actuellement. J'ai reçu une énième convocation, sans explications comme toujours, ce qui explique ma présence." expliqua t-il en examinant le bureau.

Effectivement, plus tôt dans la journée, le jeune policier reçut une lettre le sommant de se rendre au plus vite au bureau de sa très chère cousine. Il ne s'était pas fait attendre, la preuve en était qu'il n'avait pas prit le temps de se prendre des yakitoris sur la route, ce qui l'agaçait un peu. Se déplaçant à présent dans le bureau de la Hyûga, il se rendit compte qu'elle avait vraiment de mauvais goûts. Soudainement, il souffla du nez puis partit s'appuyer sur le bureau en croisant les bras, à l'image d'Eikō. Takumi espérait que Sanadare ne l'avait pas convoqué juste dans le but qu'il voit son assistante. Et puis quand bien même, qu'est-ce que cela changerait. Mais bon, cela n'étonnait plus son cousin qui la considérait déjà à moitié dégénérée.

"Sinon dis moi, tu fais quoi dans la vie à part être l'assistante d'une assistante, ma chère Zetsu Eikō ?" lui lança t-il d'un air joueur.

À défaut de ne pas avoir quelque chose de sérieux à faire durant cette convocation, il allait au moins essayer de se divertir. Tout comme sa rencontre avec Sanadare, l'homme aux pupilles pâles avait envie de mieux connaitre la personne qui se tenait en face de lui. C'était plus fort que lui, il ne voulait pas avoir une conversation banale et il ne voulait pas non plus repartir. Il avait fait la route jusqu'ici, il fallait au moins qu'il y ait rétribution. Takumi regardait alors la jeune fille puis sourit une nouvelle fois en tournant la tête vers l'extérieur. Son reflet dans la vitre était assez visible. Vêtu d'un simple kimono frappé du symbole du Yamagenzo et de getas classiques, il observait le village depuis le bureau. Elle était sacrément bien foutue, pour parler vulgairement, l'assistante de l'assistante. Il commença alors à se demander si cette convocation était sérieuse ou si c'était juste un jeu de plus préprogrammé par Sanadare.


Dernière édition par Hyûga Takumi le Ven 16 Fév 2018 - 22:40, édité 2 fois
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Lun 12 Fév 2018 - 1:43
Aussi froide et distante pouvait-elle se montrer, elle ne put retenir ce rire jaune qui s’échappa de ses lèvres alors que le jeune homme partagea son désarroi d’avoir été convoqué par la Hyûga sans aucune explication pour finalement que cette dernière soit absente de son bureau. Évidemment. Elle se demandait pourquoi était-elle encore surprise d’entendre ce genre de chose lorsque cela concernait Sanadare. Elle y était habituée, et pourtant, à chaque fois qu’elle avait l’impression que sa meilleure amie avait atteint le fond, elle la retrouvait armée d’une pelle à creuser encore plus profond. Elle secoua doucement la tête de droite à gauche, calmant le rire dont elle avait été la victime. C’était peut-être même la première fois qu’elle riait face à d’autres personnes que Sanadare, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut.

- J’ai le malheur de t’annoncer que j’ignore où se trouve Sanadare. Elle a quitté il y a de cela… Une vingtaine de minutes, je crois.

Elle était rapidement passée à un pronom plus familier. Aussi peu professionnel cela pouvait-il paraître provenant de l’assistante de l’assistante, elle se retrouvait tout de même en compagnie d’un ancien camarade de classe et puis, il était plus jeune qu’elle de ce qu’elle savait. C’était sans compter que lui, comme elle, ignoraient quoi faire, cette dernière se retrouvant en sa présence contre son gré et ce dernier ne sachant même pas la raison de sa convocation. Il fallait vraiment que sa collègue, ou supérieure, ou peu importait son titre, apprenne à faire part de ses intentions, ne serait-ce qu’à une seule personne. Cela lui faciliterait grandement la vie. Mais elle pouvait toujours espérer. Jamais elle ne lui ferait ce plaisir.

Il vint s’installer à ses côtés, contre le bureau, et elle fut tenté de se décaler. Un peu comme un animal blessé, elle supportait mal la proximité avec les autres. Elle n’en fit cependant rien, tentant de prendre sur elle-même alors qu’elle se devait de faire des efforts. Elle en voulait plus être la poupée brisée qu’elle cachait derrière cet épais mur de glace. Il était donc bien tant qu’elle cesse de craindre le monde extérieur et tous ceux s’y trouvant. Elle comptait aussi devenir une kunoichi digne de ce nom, ce qui se voulait légèrement compromis tandis qu’elle n’avait toujours pas d’équipe, seulement les nombreuses responsabilités qu’impliquait son titre actuel. Peut-être que de ne pas fuir cette discussion entre elle et l’ancien étudiant était un premier pas vers l’image d’elle-même qu’elle souhaitait atteindre. Elle sentit son regard posé sur elle et elle dut donc relever la tête (et se briser le cou) pour venir croiser son regard.

- En ce moment, bien honnêtement ? Rien. Ou, enfin, je m’entraîne, j’étudie et… J’essaie de m’assurer que Sanadare ne fasse pas brûler le village parce que l’idée lui aurait traverser l’esprit.

Il ne le savait peut-être pas, mais elle faisait des efforts. Beaucoup d’efforts. D’ordinaire, elle se serait contentée d’ignorer sa question pour lui annoncer qu’elle lui ferait savoir si sa cousine décidait de revenir à son bureau. Mais voilà, ses professeurs lui avaient souvent répéter, maintes et maintes fois, qu’elle ne pourrait aller plus loin si elle ne faisait pas des efforts en ce qui concernait ses compétences sociales.

- Et toi ? Son regard glissa sur son kimono. Félicitation, j’imagine, pour le Yamagenzo ?

Était-elle jalouse ? Nullement. Elle n’avait sûrement pas ce qu’il fallait, pour la police. Ou enfin, peut-être que si, comme elle possédait la distance nécessaire et un caractère déterminé. Elle détestait aussi l’injustice, s’étant même à quelques reprises battues, du temps de l’Académie Hashira, lorsqu’un élève était victime d’intimidation. Elle aurait donc pu faire une police impitoyable. Mais voilà, non, les occasions ne venaient pas, elle ne se retrouvait pas plus avancer depuis qu’elle était devenue genin. Sa chance viendrait, qu’elle se disait. Et alors qu’elle le voyait lui, affichant sûrement avec fierté son nouveau titre, elle ne pouvait qu’en être légèrement amère. Était-elle égoïste ? Pas spécialement, du tout même, seulement déçue vis-à-vis de ses propres performances.

- C’est récent ?

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Lun 12 Fév 2018 - 2:56

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE... x EIKO



"Moi ? Pas grand chose, je présume. Je fais de mon mieux." Lâcha t-il de manière hasardeuse en souriant.

Sa tête et son nom lui disaient quelque chose mais il n'arrivait pas à se rappeler d'où il la connaissait. Il l'observa de haut en bas. Petite, chevelure argentée, un semblant hésitante et assez compétente pour se retrouver à un poste d'assistante d'assistante. En tout cas, elle semblait plutôt ne pas avoir de problème à lui parler et à le tutoyer, ce qui ne manqua pas de le faire doucement sourire. Toujours dans le but de l'examiner, il s'approcha de celle-ci. Approcha sa tête juste devant la sienne en ayant l'air dubitatif. Tournant la tête dans un sens puis dans l'autre, il souffla soudainement du nez puis recula d'un pas. Il fit tomber son poing dans son autre main avant de s'exclamer.

"Mais oui ! Zetsu Eikō ! on était ensemble à l'académie non ? Haha j'me rappelle de ta petite bouille ! Bah ça va depuis le temps, t'as fait des progrès t'es plus ouverte." lui fit remarquer le Hyûga.

Ses souvenirs lui revenaient peu à peu. Les autres élèves voyaient en elle simplement quelqu'un de distant et réservé. Mais Takumi savait à quel point la solitude pouvait peser dans le cœur d'une personne, qui plus est encore à l'académie. Plusieurs fois il avait voulu l'aborder pour tenter de la faire se sentir plus à l'aise avec les autres et ainsi pouvoir vivre une vie un minimum normale. Mais à chaque fois il doutait de faire cela de la mauvaise manière et ainsi, peut-être, empirer les choses. Aurait-il dû s'y atteler ? Il était trop tard pour le dire maintenant, ce qui était fait ne pouvait être défait. Quelque part, il était content pour elle. Malgré le fait qu'elle s'était acoquiné avec Sanadare qui ne faisait que s'attirer des ennuis, sa condition était peut-être meilleure aujourd'hui.

"Hm ? Ah merci, mais ce n'est rien tu sais. Après tout, ce n'est qu'un titre.." affirma t-il en restant assez penseur.

Ce n'était qu'un insigne pour lui. Même si il avait dû prouver sa valeur durant une mission extrêmement délicate pour gagner dans sa place au sein de la police. Sa véritable fierté était de pouvoir rendre ce monde meilleur à son échelle, évidemment. Certes il avait rejoint les troupes du Yamagenzo prématurément (ni son rang, ni son grade ne le permettrait en temps normal). Ironiquement, il devait une partie de cette réussite à Sanadare. Sa cousine mais aussi celle qui mettait volontairement des bâtons dans les roues au village d'Iwa.

"Oui, plutôt récent oui. Même si j'ai rejoins le Yamagenzo "en avance" comme dirait certains, je reste quand même en bas de l'échelle des grades haha!" donna t-il en argument à son homologue Genin.

Il ne put s'empêcher de remarquer qu'elle était plutôt préoccupée par cet insigne. Avait-elle un problème avec ? Il soupira en la regardant avec un sourire enfantin. Finalement, elle n'avait pas tant changé que ça. Il la fixa un instant dans les yeux puis se dirigea vers la fenêtre en rigolant doucement, il aimait avoir l'air mystérieux. La rue était quasi vide. Une jeune femme se démarquait du reste des autres passants. Il la trouvait magnifique, tout simplement. Elle avait l'air pressé aussi, c'était marrant à regarder de la fenêtre du premier étage. Plus elle s'approchait et plus elle lui faisait penser à quelqu'un. Leurs regards se croisèrent à peine, ils se reconnurent directement. Takumi recula alors rapidement de la fenêtre, un peu stressé.

"Dis moi Eikō, tu te souviens de Sayuki ?" demande t-il en affichant un sourire qui se voulait dissimulateur d'angoisses.


Dernière édition par Hyûga Takumi le Ven 16 Fév 2018 - 22:41, édité 2 fois
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Lun 12 Fév 2018 - 4:26
Elle se sentait observé, sondé même, ce qu’elle trouvait tout particulièrement désagréable. C’était aussi pour cela qu’elle avait horreur d’être avec d’autres. Elle qui cherchait à cacher ses faiblesses ne souhaitait pas que quiconque y trouve une faille et révèle son véritable visage. Non pas qu’elle était spécialement hypocrite, seulement, elle se montrait plus confiante qu’elle ne l’était réellement. Autant essayait-elle de travailler sur elle-même, autant la majorité du temps, elle ne faisait qu’écraser ses fantômes du passé pour faire comme s’ils n’avaient jamais existé. C’était plus facile ainsi, de faire comme s’ils n’étaient plus présents, qu’ils n’existaient plus. Beaucoup plus lâche, aussi, elle en avait conscience. Or, elle n’avait pas encore la force d’y faire face, pas le courage d’affronter ce qu’elle avait traverser pour faire la paix avec elle-même. Et puis, comment le pourrait-elle ? Son tortionnaire avait été exécuté tandis qu’elle se trouvait encore entre la vie et la mort. Il s’agissait d’un deuil qu’elle était incapable de faire alors qu’elle éprouvait encore beaucoup de rage face à l’injustice dont elle avait été victime, une sourde colère vis-à-vis des traitements que lui avait infligé son géniteur. Et elle ne pouvait les exprimer, ne pouvait les concentrer sur qui que ce soit, la source d’une grande partie de son mal être n’étant plus de ce monde. Pouvait-elle réellement en vouloir à un cadavre ? Cela ne la mènerait à rien.

Mal à l’aise, elle l’était tout particulièrement. Alors qu’il semblait l’avoir reconnu, elle dut se faire violence pour ne pas se refermer directement sur elle-même, lui demandant alors de quitter les lieux. Elle se contenta donc de se mordiller la lèvre inférieure, ce qu’elle faisait en situation où elle ne se sentait pas particulièrement bien. Plus ouverte. Non, elle ne l’était pas. Elle essayait, vraiment. Sûrement n’avait-il seulement pas conscience de l’effort qu’elle fournissait à l’heure actuelle et de toute la force que cela lui avait demandé de lui adresser plus que trois mots prononcés d’un ton glacial. Après, elle n’était pas étonnée. Le Hyûga avait toujours été ainsi, d’aussi loin qu’elle se souvienne. Il était intéressant, intelligent et puis, il était un Hyûga. Il attirait nécessairement l’attention de tous et semblait n’avoir jamais eu de difficulté avec cela. Une qualité qu’elle ne possédait pas, celle d’être à l’aise bien qu'entouré de gens. Et ce n’était pas faute d’essayer, seulement, elle se retrouvait toujours à se braquer, tel un animal apeuré.

Était-elle jalouse du Hyûga ? Ce n’était pas exactement ça. Un peu, peut-être bien. Il possédait nombreuse qualité qui lui faisait défaut, tout en possédant toutes celles qu’elle avait. Pour celle qui avait passé son adolescence à se faire répéter inlassablement qu’elle n’était qu’une erreur, voilà que sa confiance en prenait un coup de plus. Un jour, peut-être bien, arrivera-t-elle à se reconstruire, ne serait-ce qu’un minimum. Et peut-être que ce jour-là, elle sera plus à même d’apprécier la compagnie d’autrui. Or, pour l’instant, pour la majorité, elle les trouvait bruyant, beaucoup s’amusant à parler pour ne rien dire. Elle qui s’était retrouvée muette pendant de longues années, s’exilant dans sa tête pour ne plus avoir à affronter le monde, éprouvait encore de nombreuses difficultés quant à entretenir une discussion. Elle ne voyait pas l’intérêt de parler si elle n’avait rien de pertinent à partager. Mais elle faisait des efforts, c’était déjà ça.

- Oui, voilà. On était dans la même classe. Elle esquissa un sourire. Et puis, ce n’est peut-être qu’un titre, pour le Yamagenzo, mais tu es genin depuis peu et tu y es déjà. Même si c’est en bas de l’échelle, c’est déjà pas mal.

Venait-elle de lui faire un compliment ? Oui, sûrement. L’ironie de son discours était qu’elle était la première à se discréditée, ne se trouvant jamais assez bien. Il était tellement plus aisé de se concentrer sur tout ce qu’elle faisait de mal plutôt que de voir ce qu’il y avait de bien chez elle. Elle n’était jamais assez bien, jamais assez forte, et le sommet de la montagne qu’elle tentait de franchir se trouvait toujours beaucoup trop haut. Alors, qu’elle lui tienne un tel discours se voulait sûrement hypocrite, mais elle préféra ne pas trop y porter attention. Elle n’en restait pas moins fière de celui qu’elle avait côtoyé à l’Académie. Côtoyer était certes un grand mot pour désigner l’absence de paroles échangées entre eux, mais c’était déjà ça. Et puis, elle lui devait une fière chandelle. Si lui ne s’en souvenait sûrement pas, elle, elle se rappelait de la fois où il avait pris sa défense et lui avait évité des ennuis avec un professeur tandis qu’elle venait d’envoyer son poing sans ménagement à la mâchoire d’un imbécile.

Elle l’avait observé s’éloigner du bureau pour finalement reculer précipitamment de la fenêtre, ce qui amena la demoiselle à arquer un sourcil.

- Sayuki… Hyûga Sayuki ? Son nom me dit vaguement quelque chose mais sinon… Non, pas vraiment. Elle inclina la tête sur le côté. Pourquoi ?

Elle cherchait dans sa mémoire sans parvenir à mettre de visage sur ce nom même. Elle n’avait pas été de la classe zéro, ça, elle en était convaincue. Si elle avait porté une grande attention, aussi discrète était-elle, à ceux de sa classe, elle n’avait pas spécialement chercher à connaître ceux des autres. Il ne fallait pas oublier qu’elle n’aimait pas la compagnie, en règle générale. Elle avait appris à s'accommoder de la solitude et y trouvait même réconfort. Elle se contenta donc simplement de croiser ses bras après avoir dégagé de devant ses yeux une mèche pâle, ses cheveux venant caresser ses épaules. Elle portait une tenue assez classique, un kimono sombre arborant un bleu légèrement plus clair, l’emblème de son clan apparaissant dans son dos.

La porte s’ouvrit à la volée, faisant sursauter la Zetsu qui y posa immédiatement le regard, rencontrant celui d’une femme qui ne lui était pas inconnue. Était-ce la Hyûga Sayuki dont avait fait mention Takumi ? Elle était portée à croire que c’était effectivement le cas. À peine quelqu’un était entré que son visage redevint aussi inexpressif que précédemment, perdant le sourire qui était venu y prendre place. Elle se détacha du bureau pour faire quelques pas vers l’intruse.

- Je suis désolée mademoiselle, mais vous ne pouvez vous inviter ici de la sorte. Je suis en rencontre avec monsieur ici présent au nom du Tsuchikage. Je vous demanderai donc de redescendre à l’accueil et prendre un rendez-vous.

Le ton de l’héritière du clan Zetsu était tranchant et sans appel. Elle ne souhaitait pas avoir à se répéter et elle avait horreur des gens faisant preuve d’un tel manque de savoir vivre.

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Dernière édition par Zetsu Eikō le Mar 13 Fév 2018 - 5:46, édité 1 fois
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Lun 12 Fév 2018 - 6:13

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE... x EIKO



Le compliment était prit de bon cœur malgré le fait que son quotidien en soit chargé depuis sa promotion au Yamagenzo ou plus globalement, depuis qu'il était né. Toute la branche secondaire a toujours été à ses pieds ainsi que de nombreuses personnes de la branche principale. Ayant un passif de "cold bitch", la petite personne d'Eiko fit sourire Takumi une énième fois. Elle semblait faire des efforts, c'était assez évident. Il s'était assez amusé à la taquiner en jouant sur les distances et les expressions du corps et n'allait pas aller plus loin. Il la savait encore distante malgré de gros efforts. De plus elle lui semblait fragile, ce qui est en général ce qu'il se cache derrière une carapace froide : une personne fragile, hurlant au secours en attendant que quelqu'un vienne avec une lanterne pour lui montrer le chemin à suivre.

Il n'était pas étonnant qu'elle ne se rappelait pas de Sayuki. Cette dernière ne l'avait pourtant pas oublié pour ainsi dire. En effet, Eiko qui se montrait froide avait intégré la classe 0 avec Takumi. Elle qui ne semblait faire aucun effort aux yeux de la demoiselle qui montrait tant de bonne volonté à faire de son mieux. Elle qui descendait à ses yeux d'un clan de psychopathes alors que la jalouse venait du très célèbre clan Hyûga. Clan dont on ne vantait plus les mérites tellement sa valeur était ancrée dans les mœurs de chacun. Elle ne pouvait pas l'accepter. Elle ne pouvait encore moins accepter le fait que Takumi passe des moments avec elle tandis qu'elle était coincée avec des idiots finis.

Aujourd'hui, la même chose se reproduisait devant ses yeux. Takumi & Eiko dans une même pièce, elle était aujourd'hui observatrice et ne pouvait rien y faire. Cerise sur le gâteau, cette pimbêche la sommait expressément de bien vouloir sortir du bureau, que tout cela n'était que la volonté du Tsuchikage blablabla. Elle regardait Eiko dans les yeux, l'air agressif avec des larmes aux yeux. Ses byakugans apparaissaient alors. Takumi la regardait à son tour d'une certaine manière. Il n'était pas inexpressif, mais cela se lisait sur son visage qu'il était désolé de ne pas avoir pu venir. Elle essayait de se contrôler puis vinrent alors des gardes du bâtiment venus la "récupérer". Elle décida de partir en lançant un regard qui tue à Takumi.

"Tu as intérêt à avoir une très bonne explication en rentrant." lui balança t-elle en désactivant son dojutsu avant de suivre les gardes.

La porte fut fermée par l'un des gardes qui s'excusa de l'intrusion de la jeune femme. Un moment de silence s'imposa avant que Takumi souffla un grand coup.

"Waouh, t'étais vachement impressionnante !" s'exclama t-il avant de prendre la même pose qu'elle et son expression faciale pour dire "Je vous demanderai donc de redescendre à l’accueil et prendre un rendez-vous." avant de rigoler fortement.

Il se replaça sur le bureau en retrouvant ses esprits. Décidément, la Zetsu avait fait forte impression. Il la connaissait bien mais chaque intervention froide lui donnait toujours des frissons dans le dos. Si elle se mettait à faire du théâtre, elle aurait une belle carrière. Quand même, pour une personne réservée elle avait fière allure. Elle en dégageait toujours autant la "psycho de la classe 0" ! et ce n'était pas pour déplaire au jeune joueur aux pupilles blanches. De ce côté là, elle était l'unes des plus matures de la classe d'élites. Le Hyûga était aussi mature à sa manière. Leur éducation avait beau être différente, ils savaient quand être sérieux. Sa réactivité était aussi incroyable, sans sourciller elle tint tête à Sayuki et trouva rapidement de quoi dire.

"Tu sais, tu es bourrée de qualités Eiko. On ne s'est jamais autant parlé mais si je peux t'assurer une chose, c'est que tu devrais avoir plus confiance en toi. Tu es capable de grandes choses, comme être incroyablement réactive et tenir tête aux imprévus." enchaîna t-il en souriant avant d'ajouter "Discrète comme tu es, tu trouveras rapidement un galant jeune homme haha" en la regardant d'un air sincère.




Dernière édition par Hyûga Takumi le Ven 16 Fév 2018 - 22:41, édité 2 fois
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Mar 13 Fév 2018 - 7:29
La demoiselle était bien heureuse de voir les gardes arriver et s’éloigner avec l’intruse. Elle n’avait pas envie d’élever le ton, pas plus souhaitait-elle se répéter. Dans des situations comme celle-ci, la genin arrivait à faire preuve de toute la prestance digne de la future cheffe de clan qu’elle était. Son aura glacial savait en imposer lorsqu’elle y mettait un peu du sien. Elle qui se contentait de s’y cacher derrière pour s’assurer une tranquillité d’esprit, mais surtout, pour que personne ne l’approche de trop près, pouvait aussi s’en servir pour intimider. Elle le faisait rarement, ce n’était pas dans sa nature, toutefois, cela pouvait s’avérer fort utile, comme à l’heure actuelle. Elle se contenta d’ignorer superbement le regard presque agressif poser sur elle, se contentant de lui adresser le sien, qui se voulait imperturbable. Si elle avait dans l’idée de répondre, tout chez la jeune Zetsu lui conseillait de ne pas tenter de s’opposer à elle.

À peine était-elle partie que la voix de Takumi lui parvint, la forçant à se détendre ne serait-ce qu’un minimum. Un rire s’échappa même de ses lèvres alors qu’elle assistait à son petit numéro qui consistait à imiter la petite scène qui venait de se dérouler. Était-elle impressionnante ? Elle considérait que non. Après tout, elle n’avait rien d’intimidant à première vue. Du haut de son mètre soixante-cinq, elle était même habituée de se faire regarder de haut par tous ceux qu’elle côtoyait, ces derniers beaucoup trop grands pour leur propre bien. Et puis, de nature discrète, elle préférait encore ne pas se faire remarquer. De ce fait, elle en venait presque à oublier qu’elle était l’héritière du clan et qu’elle avait hérité de la prestance de sa famille. Élevée en ce sens, elle avait toutefois beaucoup perdue de sa contenance alors qu’elle avait passé de longues années sous le joug d’un tortionnaire en qui elle avait eut confiance, à une époque.

La suite gêna cependant plus la demoiselle à la chevelure pâle alors que ses joues se colorèrent de rouge. Elle n’était pas non plus habituée aux compliments, ni même à la considération des autres. Cette discussion la mettait rapidement mal à l’aise tandis qu’il s’exprimait le plus naturellement au monde. Peut-être était-ce elle le problème. Bon, cela ne faisait aucun doute que c’était elle le problème. Elle ignorait comment réagir, ce qu’elle devait faire, ce qu’elle devait lui répondre. Elle n’avait pas été habituée à ce qu’on lui fasse part de ce qu’elle faisait de bien. Même à l’Académie, hormis le directeur, les professeurs étaient les premiers à critiquer sa façon de faire ou encore la disputer lorsqu’elle protégeait plus faible qu’elle. Et pourtant, elle avait été une élève aux résultats remarquables, exceptionnels même, atteignant les mêmes sommets que pouvait atteindre le Hyûga en sa compagnie.

- Attend, mais ehh… bredouilla-t-elle, semblant avoir quelques difficultés à formuler une phrase complète. Pourquoi tu parles de ça tout d’un coup ? Son visage s’enflamma presque. C’est pas important… Elle grommelait désormais. Je n’ai pas le temps pour ça ! Qui tentait-elle de convaincre ? Rapidement ou pas, j’veux rien savoir de toute…

Elle fixait le sol, rien de plus. Et pourquoi il lui parlait de ça, lui ? Déjà qu’elle faisait des efforts, qu’elle se montrait plus naturelle, comme elle le faisait si bien avec Sanadare, voilà qu’il se jouait d’elle, comme ça, se moquant presque ouvertement.

- Si toi tu as du temps à perdre avec de telles bêtises, ce n’est pas mon cas.

Son regard s’était relevé vers lui, reprenant de sa froideur habituelle, alors que son visage s’était légèrement crispé. Elle n’aimait pas qu’on s’immisce de cette façon dans sa vie personnelle. Encore moins que l’on semble se moquer d’elle alors qu’elle faisait déjà beaucoup d’effort. Elle avait croisé les bras, le toisant de son regard presque acide, ses traits aussi immobiles qu’il aurait pu être possible de la croire tailler dans le marbre. Elle était difficile à suivre, la Zetsu, elle qui un instant faisant preuve de gentillesse pour finalement se braquer la seconde suivante. Elle était un animal blessé, qui tentait de mettre le museau hors de sa tannière pour finalement retourner s’y cacher dès qu’elle sentait une menace approchée, même s’il ne s’agissait que du vent dans les feuilles.

- Cette Hyûga Sayuki, elle te voulait quoi ?

Toujours aussi détachée, légèrement agacée de son dernier commentaire, qui pourtant n’était certainement qu’une plaisanterie. Or, il était difficile de demander à la princesse de glace de se montrer rationnelle, elle qui avait encore tant à apprendre sur ses relations avec autrui.

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Mar 13 Fév 2018 - 8:58

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE... x EIKO



Voilà qu’elle était mise mal à l’aise, ce qui n’était pas le but initial du Hyûga même si il savait bien qu’il fallait passer par là. Elle était clairement en difficulté en cherchant une réponse, et plus elle prenait de temps pour en trouver une, plus cela devait devenir difficile et insoutenable pour la petite fille discrète et réservée qu’elle était. Il plaça l’une de ses mains devant sa bouche en rigolant doucement en mimant l’archétype de la noble coincée. Il s’amusait à tout cela ? Oui et non. Oui la situation était drôle. Oui la voir se débattre était drôle. Le fait est qu’il ne connaissait pas le passé de la jeune dame, même si il se doutait bien qu’il devait être singulier. Non ce n’était pas drôle car elle faisait beaucoup d’efforts et ne pensait pas comme lui. Cela devait être éprouvant mentalement mais il se disait que c’était probablement un mal nécessaire et que si un problème arrivait un jour, il vaudrait mieux que cela tombe sur lui plutôt que sur un pauvre pion commandé par Sanadare.

En parlant de cette dernière, il l’avait aussi testée. Femme ouverte quoique un peu réticente à l’idée de rigoler sur son œil manquant. Mais contrairement à elle, Eiko pouvait encore devenir meilleure et aspirer à un avenir digne de son nom. Non pas qu’il doutait de sa capacité à être bonne, mais pour son propre bien il fallait parfois se confronter à des choses dont on ignorait tout, quitte à être éprouvé(e).

La voilà maintenant qui avait récupéré son air artificiel. Cette carapace qu’elle se forgeait et montrait aux autres comme un orfèvre vanterait les détails de ses finitions. Cela attirait l’attention, du moins celle du Hyûga. Voici donc la situation qu’il attendait. Elle le regardait visiblement mécontente de lui, il lui retournait un sourire défieur accompagné d’un regard légèrement amusé. Appuyé sur le bureau, il positionnait ses mains dessus aussi et penchait doucement la tête en arrière afin d’appuyer le fait qu’il était bien plus grand.

Des bêtises tu dis ? Mais que racontes-tu, Ei-Ko-Chan ?souriant doucement.

Il resta ainsi quelques secondes, la regardant se donnant des faux airs supérieurs. Il relâcha subitement tout son corps et s’écarta du bureau.

Pfiouuu, t’es sacrément intimidante quand tu t’y mets, tu le sais ça ?lâchant un soupir.

Il se plaçait près de la fenêtre et s’appuyait dessus avec ses mains. Regardant Sayuki au loin qui rentrait probablement au manoir. Il esquissa un doux sourire malgré la toise qu’il prendrait ce soir. Il devra être courageux et se montrer fort.

Sayuki ?d’un air amusé en regardant cette dernière par la fenêtre.

Il se retourna doucement et s’approcha d’Eiko jusqu’à n’être plus qu’à trois pas d’elle.

Vas savoir, elle a ses mystères. C’est une femme après tout.haussant les épaules.

Soudainement, quelque chose en lui le faisait se sentir mal. Une voix. Une présence. Elle se faisait de plus en plus dominante, jusqu'à faire oublier l’ambiance sonore de la pièce. Tentant de garder la face devant son homologue il retourna à la fenêtre regarder dehors. Une légère migraine faisait son apparition, il avait du mal à se concentrer sur ce qu’il se passait autour de lui tout en l’ignorant. Il plongea alors son visage dans mes mains en soufflant un bon coup.


Intérieurement
...Kuh-kuh-kuh...
Dégage.
Tu penses pouvoir aider quelqu'un, toi ? kuhkuhkuh
...
T'avais l'air de bien t'amuser avec elle, pourquoi tu ne me racontes pas de blague à moi ? kuhkuhkuh
Peut-être car tu es hideux ?
Ouuuuh, ça me blesse kuhkuhkuh
... Tires toi maintenant ducon.
Amusons nous un peu... Amusons nous avec elle, divertissons nous kuhkuhkuh
T'as l'air de très bien faire ça seul.
Kuhkuhkuh, aller Takumi un tout petit peu... kuhkuhkuh
... Non.
Sers toi de son corps, elle est en pleine force de l'âge, il faut en profiter.
...
Brises lui au moins une jambe kuhkuhkuh, amusons nous !! je veux m'amuser kuhkuhkuh
...
Retour à la réalité

Takumi a posé un genou à terre et s'est mit à respirer fortement. N'ayant pas été conscient de ce qui l'entourait durant cet instant, il se tourna vers Eiko en souriant.

"Comment j'ai pu défaire mon lacet en intérieur ? Un mystère." Concluait-il en rigolant doucement.



Dernière édition par Hyûga Takumi le Ven 16 Fév 2018 - 22:41, édité 5 fois
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Mar 13 Fév 2018 - 19:31
Il était plus grand qu’elle d’une bonne tête mais cela n’empêcha pas la demoiselle de le toiser avec autant de froideur que précédemment, l’air légèrement agacée alors qu’elle gardait ses bras croisés sous sa poitrine. Une jeune femme assez complexe, entre ce mur de glace derrière lequel elle se cachait et cette douceur dont elle pouvait faire preuve. Incertaine quant à la démarche à suivre, peu habituée aux conventions sociales, elle en revenait souvent à ce qu’elle connaissait le plus et, à l'occurrence, l’impassibilité était quelque chose d’assez rassurant pour celle qui s’exprimait avec difficulté. Il se moquait ouvertement d’elle, insistant sur son nom et la familiarité qu’il avait instauré entre eux d’eux, qu’elle y soit consentante ou pas. En soit, cela ne l’embêtait pas plus qu’il ne le fallait, et ce, quand bien même ne se considérait-elle pas spécialement proche du jeune homme. Ce n’était pas qu’elle ne l’appréciait pas, bien au contraire. Elle n’avait seulement jamais eu l’occasion d’apprendre à le connaître. Ou plutôt, elle n’avait jamais fait l’effort d’apprendre à le connaître. Et si lui en avait fait, elle qui ignorait superbement tous autour d’elle n’y avait jamais réellement porter attention.

Un soupire s’échappe de ses fines lèvres alors qu’elle ne le quitte pas des yeux. Il s’amuse, ça l’énerve, mais le pire dans tout ça, c’est qu’elle ne compte pas le chasser. Elle essaie de faire des efforts, c’est bien vrai, et puis, il est le sol à ne pas déguerpir dès lors qu’elle sort ce regard menaçant où se dresse cet épais mur de glace qu’elle tente de conserver. Il la taquine, s’amuse à ses dépens, continue de l’embêter, sans même se soucier de ses réactions et de la façon dont elle pouvait se braquer. C’était peut-être aussi un peu de ça dont elle avait besoin pour se sortir de sa coquille, de cette carapace derrière laquelle elle se cachait. L’arrogance d’un Hyûga.

- Si tu le dis.

Un claquement de langue agacé se fit entendre. Intimidante ou pas, elle agissait de la sorte pour éviter que quiconque l’approche un peu trop. Qu’ils gardent leur distance, elle n’avait pas besoin de personne. De ce qu’elle disait, au moins. Et alors que la solitude se faisait une fidèle alliée, ne l’ayant jamais trompé jusqu’à ce jour, elle pouvait en devenir pesante sur ses petites épaules. Il s’approcha à nouveau d’elle et, cette fois-ci, elle recula d’un pas ou deux, préservant cette distance qu’elle croyait nécessaire. La réponse fut évasive, ce qui déplut fortement à la curieuse demoiselle. Toutefois, elle ne pouvait lui en tenir rigueur, elle l’avait cherché, en quelque sorte.

Le silence s’installa entre eux deux, la demoiselle n’ayant même pas daigné bouger de sa stature presque trop droite pour en être naturelle. Son regard se fit cependant curieux alors qu’il resta concentré vers l’extérieur, sans exprimer quoique ce soit. Devait-elle à s’attendre à un plan foireux bien digne de sa cousine ou, au contraire, se passait-il quelque chose dont elle ne parvenait pas à en comprendre l’essence ? Elle l’observa, désormais inquiète, alors que seule la lourde respiration de l’homme venait briser le silence de l’endroit. Elle se décida alors de s’approcher de lui au moment où il posait un genou au sol. Elle n’en restait pas moins une jeune fille douce et compatissante, qui avait seulement beaucoup de difficulté à l’exprimer.

- Takumi…?

Une histoire de lacet. Elle roula des yeux, très peu convaincue de cette histoire, et ce, malgré le sourire qu’il lui renvoyait. L’avantage d’être silencieuse était qu’elle portait une attention particulière aux détails lorsqu’elle s’en intéressait. Ses collègues de la classe zéro, elle les avait longuement observé, apprenant de leur façon d’interagir entre eux sans toutefois jamais être en mesure de faire de même.

- Que s’est-il passé ?

Elle fait complètement abstraction de cette petite histoire, cette phrase qu’il a glissé dans l’idée, sûrement, de détendre l’atmosphère. Il ne voulait pas l’inquiéter ou tout simplement en pas en parler ? Elle ne saurait dire. Ses capacités d'analyse des autres n’étaient pas aussi avancées.

- Tu vas bien ?

Son ton est soucieux, inquiet même, alors que son visage se trouvait plus expressif que précédemment. Les sourcils légèrement froncés, elle garde son regard céruléen posé sur lui, jaugeant ses réactions. Elle lui tend aussi l’une de ses petites mains, comme pour l’aider à se redresser. Il n’en a sûrement pas besoin, mais il s’agit d’un peu de politesse. Une preuve de soutien, aussi, en quelque sorte. Que s’il voulait parler, malgré son manque flagrant d’aisance à ses côtés, elle saurait être présente.

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Mar 13 Fév 2018 - 21:10

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE... x EIKO



Pas grand chose, je présume que je manque d’énergie. Ces temps-ci, il est vrai que le travail donné au Yamagenzo peut être éprouvant, surtout avec toutes les affaires récentes..en se grattant un peu les cheveux.

Il soupira doucement. La regardant de ses yeux ternes et semblants sans vie, caractéristique aux membres de son clan, il gardait un air un peu sérieux après tout. Les lacets servaient de piètre excuse, il le savait mais c’était dans sa nature : les autres avant sa propre personne. Et si ça le concernait ? Il fallait simplement sourire. Garder cet air plaisantin, allant même jusqu'à frôler l’air ahuri selon les situations. De toutes façons, personne ne comprendrait la situation ou alors on le prendrait simplement pour un fou. Il ne redoutait pas le fait d’être mis à l’écart, il se disait juste que de ce fait, il ne pourrait plus aider les autres comme il tentait de le faire, fidèle à lui-même.

Elle prenait un air et un ton qui ne lui ressemblait pas, lui tendant alors la main en guise de bonne volonté. Il contempla la scène, en contre-plongée cette fois-ci. Un retournement de situation qui ne lui était pas désagréable, seulement inhabituel. La petite venait en aide au grand, c’était quelque part un grain ironique au regard de leur caractère respectif. C’en fut pas vide de sens, au contraire. Il sourit, agrippant doucement sa main. Acceptant volontiers l’aide de sa compère, l’ego n’avait pas sa place dans de pareilles situations. Il n’avait d’ailleurs pas sa place tout court. Se relevant sans forcément user du corps de la jeune femme, il était à présent aussi proche d’elle qu’au début de leur rencontre. Et ce, sans qu’elle ne se mette à s’affoler ou du moins en tentant de le cacher.

Merci Eiko, je ne sais pas ce que je ferais sans toi!d’un air joueur et taquin, pencha la tête vers elle.

Laissant s’échapper un certes court, mais délicat sourire, il prit le chemin de la sortie. Il se retourna alors vers elle, tendant le bras vers l’extérieur et s’inclinant de sorte à effectuer la révérence protocolaire qui n’avait pas lieu d’être ici.

Puis-je vous soustraire à vos devoirs d’assistante d’assistante milady ?manquant par deux ou trois fois de rire avant de finir sa phrase, faisant preuve d’une espièglerie à toute épreuve.

Elle l’avait aidé mais surtout avait fait d’énormes efforts jusqu’ici. À vrai dire, il ne s’y attendait point. Contrairement aux moments passés à l’Académie Hashira avec les autres, elle avait montré une certaine empathie derrière cette carapace marmoréenne qu’était la sienne. Curieux de savoir pourquoi un tel changement avait eu lieu, il voulait naturellement en connaître la raison. Il n’avait pas d’idée particulière quant à la destination de la balade qu’il lui proposait à travers Iwa, laissant cette fois-ci, le destin décider pour lui. Lui qui avait l’habitude d’être celui qui aide et de tout planifier à l’avance, la journée prenait bien une tout autre tournure.



Dernière édition par Hyûga Takumi le Ven 16 Fév 2018 - 22:41, édité 2 fois
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Mer 14 Fév 2018 - 16:13
Dans sa bonté bien cachée derrière une épaisse couche de glace, elle lui avait tendu sa main tout en s’inquiétant de son état. Sa réponse ne lui faisait pas plaisir, pas alors qu’elle doutait de sa sincérité. Or, que pouvait-elle dire ? Elle ne le connaissait pas assez pour réellement savoir s’il mentait ou pas, et puis, ils n’étaient pas assez proches pour qu’elle se permette de le confronter. Elle se contenta donc seulement d’attraper sa main, ses prunelles claires posées sur celles tout aussi pâles du jeune homme, lui adressant un faible sourire, ce qui se voulait assez rare venant d’elle. Il était rare que son faciès se montre expressif, toutefois, à l’heure actuelle, elle essayait. Elle tentait de se mettre dans le même état d’esprit que lorsqu’elle était avec Sanadare. Ce ne devait pas être trop difficile, après tout, elle n’était pas en danger à l’heure actuelle. Takumi n’était pas une menace. Certes ne connaissait-il rien de ce qu’elle avait traversé et il ne s’agissait pas d’un sujet qu’elle souhaitait aborder, et il était évident qu’elle se sentait plus à risque lorsqu’elle se montrait honnête, cependant… Avait-elle une seule bonne raison de se montrer aussi distante vis-à-vis de ce dernier qui ne semblait vouloir que son bien au travers les nombreuses taquineries qu’il lui adressait ?

- Je vois… Tu devrais penser à te reposer. Sinon, tu ne seras pas membre du Yamagenzo encore bien longtemps.

Si cela peut sembler froid, ce qu’elle vient de dire, cela en est surtout maladroit. Une façon pour elle de s’inquiéter et de lui suggérer de prendre un peu de temps pour lui. Il ne faudrait tout de même pas qu’une situation comme celle-ci se produise alors qu’il serait en mission, ce pourrait rapidement devenir problématique. En espérant qu’il ne le prenne pas mal, car ce n’était pas de ses compétences dont elle doutait mais bien de sa santé dont elle se souciait, de sa survie aussi, accessoirement.

- Sans moi, tu serais sûrement déjà rentrer chez toi, à défaut de retrouver Sana’ ici… Peut-être que cela t’aurait éviter les foudres de Sayuki.

Elle se permettait même de faire dans l’humour, lui adressant un léger sourire amusé, tout en innocence. Elle l’observa alors se diriger vers la sortie et considéra que la rencontre était donc terminée. Cela avait été plaisant, de revoir une connaissance de l’Académie Hashira. Elle comprenait qu’il était un homme occupé, et donc, à défaut d’être avec celle qui l’avait convoqué, il avait certainement mieux à faire. La jeune Zetsu se réconforta simplement dans l’idée qu’en générale, la discussion ne s’était pas trop mal passée. Elle avait du progrès à faire, cela ne faisait aucun doute, maladroite comme elle l’était. cependant, ce n’était pas aussi difficile qu’elle l’aurait cru. Certes, elle le connaissait déjà, cela avait sûrement dû aider à ce qu’elle se sente un peu plus à l’aise en sa compagnie. Et puis, pour qu’elle qu’elle évite les sujets sensibles… Elle s’était à peine redirigée vers le bureau, bien déterminée à mettre de l’ordre sur ce dernier, jusqu’à ce que la voix de l’homme la force à relever son regard sur celui-ci.

Légèrement surprise de l’offre, elle resta quelques secondes silencieuses en considérant l’offre. Pouvait-elle se permettre de se soustraire à ses responsabilités ? Il y avait déjà sa meilleure amie qui n’en faisait qu’à sa tête et l’ombre actuel comptait sur elles (et donc, surtout sur la cadette des deux) pour que les choses se fassent. Elle se retrouva donc à hésiter, pesant le pour et le contre, avant de tout simplement soupirer puis attraper la veste que le jeune homme reconnaîtrait sans peine. D’une couleur sombre, il s’agissait de celle de l’Académie Hashira, de la classe zéro. On lui avait souvent répété que n’étant plus étudiante, elle devrait afficher les couleurs de son clan, toutefois, elle considérait avoir fait assez d’effort aujourd’hui avec le kimono qu’elle arborait.

- J’en serais ravie de pouvoir sortir de cette haute tour dont je suis la prisonnière.

Un rire léger, cristallin, s’échappa de ses lèvres, tandis qu’elle traversait la salle pour se rendre jusqu’à ses côtés, le laissant sortir pour finalement en faire de même, refermant la porte derrière eux. En passant devant l’entrée, elle fit signe à la demoiselle s’y trouvant, la réceptionniste, que ni elle, ni l’assistante, ne seraient présentes, et donc, si quelqu’un devait s’entretenir avec l’une ou l’autre, de les faire repasser plus tard. Elle quitta finalement l’endroit, prenant une grande bouffée d’air frais. Elle savait qu’elle se devrait de travailler d’autant plus fort plus tard, pour ainsi rattraper le temps perdu, cependant, elle était convaincue que passer un peu de temps en compagnie du jeune homme ne lui ferait pas de tort. Elle s’arrêta cependant quelques instants, réfléchissant à ce qu’ils pouvaient bien faire. Les activités sociales en tout genre, ce n’était pas là où elle excellait, elle qui préférait rester chez elle avec un livre ou encore à s’entraîner.

- Tu as faim ? Je connais un restaurant pas très loin, ils servent les meilleurs yakitoris d’Iwa. Je t’invite, ce sera pour m’excuser au nom de ta cousine.

Ce fut donc dans cette direction qu’elle se dirigea, qu’il ait accepté ou non. Elle pouvait bien se permettre de manger un peu. Malgré tout le sérieux dont elle faisait preuve dans beaucoup de sphères de sa vie, la kunoichi était la première à se négliger elle-même. Elle qui passait beaucoup plus de temps que nécessaire à s’entraîner, simplement pour se vider l’esprit, en oubliait aussi parfois l’essentiel, à savoir de manger équilibré et de bien dormir. Elle préférait se garder la tête occupée, c’était beaucoup plus facile de fuir ses fantômes que de les confronter.

- Ça se passe bien, avec le Yamagenzo ? Tu peux en parler au moins ou tu es tenu à un secret professionnel ?

Son regard était curieux. Elle préférait nettement parler des autres que d’elle-même.

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Dernière édition par Zetsu Eikō le Jeu 15 Fév 2018 - 12:41, édité 1 fois
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Mer 14 Fév 2018 - 21:01

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE... x EIKO



“Ahah pour tout te dire, c’était déjà foutu pour moi à partir du moment où j’étais convoqué alors bon..” se grattant la joue en souriant “Oui tu as probablement raison je devrais me ménager et ménager sa patience aussi, enfin.. si je n’suis pas mort avant bien sûr” avant de se mettre à rire.

Éprouvait-elle ne serait-ce qu’une once de remord quant la situation ? Elle n’avait aucune responsabilité dans cette affaire, si ce n’est qu’elle avait juste fait son job. Aussi, elle se permettait d’émettre conseils sur inquiétude semblerait-il. Il soupira, comme à son habitude quand quelque chose l’amusait mais qu’il n’avait pas la motivation d’aller plus loin. On pouvait le dire, il était indolent à certaines occasions. Il se contentait simplement de répondre, sourire et ne pas creuser plus que cela. Ce n’était pas chose à faire, surtout au vue des réponses qu’il donnerait. Il était évident qu’à ses yeux, le village passait avant tout et même avant sa propre personne. Par extension, n’importe quelle vie humaine passerait devant la sienne. N’étant point du nombre des nombrilistes et autres esprits frappés par l’infortune sur leur manque de bon sens, il avait cette vision du monde qui laissait espérer un havre de paix possible pour tout le monde sans distinction d’appartenance à un clan ou village.

Elle le suivit volontiers, agrippant un habit au couleur de la fameuse “classe 0”. C’était sans rappeler des souvenirs qu’il regardait cette veste, esquissant ainsi un sourire.

Prisonnière ? Tu parles de ce travail comme si il était désagréable. Quelque chose à dire peut-être ?adoptant une allure joueuse pour ne pas changer.

Il ne cherchait pas spécialement de réponse même si il se doutait que travailler avec sa cousine devait être quelque chose de… spécial. Se basant sur son admission récente au Yamagenzo et la façon peu… dirons-nous orthodoxe de l’intégrer. Même si les résultats des tests demandés n’étaient pas vraiment signés par un certain Taishi, le jeune homme avait prouvé sa valeur en mission au rang assez élevé pour une première. Prenant le chemin afin de sortir du bâtiment, il repassait naturellement par d’où il était venu. La décoration intérieure le fit légèrement grimacer. Comment quelqu'un pouvait avoir aussi mauvais goût ? C’était impensable, tout était fade. Les couleurs n’allaient pas ensemble, même lui n’aurait rien pu y faire avec de telles dégueulasseries. Ou alors était-ce lui le problème ? Il se concentrait probablement trop souvent sur les défauts des choses. On pouvait au moins donner au responsable d’avoir voulu égayer le lieu, après tout, l’important n’était-il pas de participer ?

Ya..Yakitoris ??” étonné “Hm, oui je veux bien oui.se rattrapant maladroitement.

Le mot magique était lâché, son cœur avait commencé à battre rapidement et ses papilles s’affolaient. Sa journée était officiellement refaite. C’était certes quelqu’un d’intègre et de profondément juste, mais il restait après tout un homme. Et chaque personne ayant existé et qui existera possédait ce petit truc qui pouvait les faire passer du côté obscur du chakra. Ce plat était son petit truc. Ayant écumé tous les restaurants en proposant à Iwa, il se doutait pas mal du lieu où elle allait l’amener. Il se contentait de marcher à ses côtés en la laissant les mener à leur destination. Un léger sentiment de moquerie se dessina sur son visage. Et pour cause, il pouvait affirmer sans honte que les meilleurs yakitoris d’Iwa étaient préparés par une certaine Sayuki. Probablement une des armes de la demoiselle qui avait servi à conquérir son cœur. Malgré son appartenance à la Bunke, elle savait comment obtenir ce qu’elle voulait.

Nous croulons sous le nombre d’enquêtes et arrestations. Le travail est rude mais la sécurité du village en dépend. Je suis satisfait de cela et j’aimerais pouvoir en faire plus à l’avenir.regardant devant lui avant de se tourner vers elle en souriantDisons que le secret professionnel n’est qu’une connerie pour moi. Si je décide de ne rien dire, c’est pour la sécurité des habitants.avant de hausser les épaules.

Il esquivait quelque part sa question, surtout maintenant qu’il savait qu’elle travaillait pour Sanadare. La grosse enquête du moment la visait tout particulièrement de son côté et celui de son parrain. Aucune preuve solide n’avait été amenée pour l’instant mais ils le savaient tous les deux, elle était derrière tout un trafic inhumain. Liée de près ou de loin à la mafia locale, pour ne pas voir plus grand, peut-être par crainte de voir cette malfaisance s’étendre à un plus large territoire. Il tentait tout de même de cacher la déception dont il était victime. Ils devaient s’occuper de leur clan avec Ali, aujourd'hui sa confiance en elle ne se résumait plus à rien, pas même à la croire si elle lui souhaiterait bonne journée. Reprenant son sourire naturellement condescendant de par son éducation, il fixait la veste de la jeune femme.

J’ai toujours la mienne aussi mais je ne la met plus depuis l’attribution des diplômes.détourne le regard vers les nuagesC’était quand même une belle époque, tu ne trouves pas ?avant de rire paisiblement en repensant à tout cela.



Dernière édition par Hyûga Takumi le Ven 16 Fév 2018 - 22:41, édité 3 fois
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Jeu 15 Fév 2018 - 17:54
Son boulot était-il désagréable ? La question était difficile, et donc, elle garda le silence quelques instants. De quoi en retournait-il exactement ? Elle aimait la confiance qu’on lui portait, notamment celle du Tsuchikage. Étudiante ayant fraîchement atteint le rang de genin depuis peu, elle ne pouvait qu’être reconnaissante de l’opportunité qu’il lui était ainsi offerte. Et puis, cela lui permettait de passer du temps avec sa meilleure amie, elles qui avaient tant d’années à récupérer. Et donc, ça aussi, ce n’était pas trop mal. Or, il s’agissait aussi du principal problème, concernant son travail. Autant adorait-elle la Hyûga, autant pouvait-elle se montrer agaçante, venant plus souvent lui nuire qu’autre chose dans le cadre professionnel où elles se retrouvaient souvent.

- Disons que quand je vois Sanadare s’enfuir comme aujourd’hui, je me demande seulement si elle ne fait pas que se moquer de moi. Ou abuser de ma dévotion.

Elle haussa les épaules, un léger sourire sur les lèvres. Elle connaissait déjà la réponse, au final. Son aînée se moquait effectivement d’elle dès qu’elle en avait l’occasion, tout comme elle abusait de la fidélité qu’elle avait vis-à-vis d’elle. S’en plaindrait-elle ? Non. Cela avait toujours été ainsi, entre elles, depuis aussi longtemps qu’elle se souvenait. Elles étaient à l'opposé l’une de l’autre, et pourtant, savaient se retrouver. Préférant toutefois ne pas s’étendre sur la question, alors que sa meilleure amie était à l’origine de tous les soucis qu’elle pouvait avoir concernant ce travail, elle se contenta de sortir à l’extérieur accompagné du jeune homme, en direction d’elle ne savait trop où. Jusqu’à ce qu’elle déclare qu’elle avait faim, et donc, par conséquent, souhaitait prendre la direction d’un restaurant quelconque, émettant aussi l’envie de yakitoris. Son partenaire du moment ne semblait pas déçu par l’idée et ce fut donc en cette direction qu’elle se dirigea de sa démarche altière.

- Ils ne tiennent pas que ça, ne t’inquiète pas.

Car s’il n’avait pas émis d’objection, elle n’était pas non plus certaine si sa première exclamation dénotait un dégoût pour le plat classique ou si, au contraire, cela lui plaisait-il. Il y avait beaucoup de choses qu’elle ne connaissait pas de lui, à défaut d’avoir réellement tenter d’en apprendre plus. Sûrement était-ce là l’occasion rêvé de changer ce fait, malgré tout l’effort que cela lui demanderait. Petit peu par petit peu, sûrement arriverait-elle à plus s’ouvrir aux autres et à les accueillir dans sa vie. Cela ne se ferait pas du jour au lendemain, mais elle avait confiance, ne serait-ce qu’un minimum.

Lui aussi semblait déborder et la Zetsu ne pouvait que comprendre qu’il s’agissait du quotidien d’un shinobi. Elle n’avait pas tout à fait choisi cette voie, cette dernière lui ayant été imposé alors qu’il était tout simplement hors de question qu’une membre du clan détentrice du Kekkei Genkai familial gâche un tel talent en ne se mettant pas au service du village. Et donc, elle avait suivi les traces de ceux avant elle, bon gré mal gré. Qu’aurait-elle fait, si ce n’avait pas été ça ? À défaut de connaître mieux, elle avait suivi la vague, tout simplement, espérant ainsi peut-être satisfaire ceux qui ne cessaient de la critiquer. Elle hocha doucement de la tête, ne s’attardant pas plus sur le sujet, comprenant où il voulait en venir. Elle aussi, elle avait accès à des documents confidentiels du poste qu’elle détenait. Aucun secret d’états, de ce qu’elle savait, mais certains se voulaient tout de même importants.

- La belle époque ? Elle souffla du nez. Les choses n’ont pas tellement changé depuis. Plutôt que de me lever pour aller à l’Académie, c’est à mon bureau que je me dirige. Un léger sourire en coin. La seule différence c’est que j’y suis tranquille.

Ce n’était pas à cacher qu’elle n’aimait pas ces gens qui babillaient sans cesse, qui ne savaient pas se la fermer et se contentaient de déplacer de l’air pour se faire remarquer. Sanadare étant une exception, bien évidemment. Et puis, la cadette n’était pas idiote non plus. Il y avait beaucoup plus chez elle que ce qu’elle laissait voir, la Hyûga possédant une intelligence sûrement terrifiante pour quiconque arrivant à voir au-delà de cette folie qui semblait animer tous ses gestes. Sans pouvoir l’affirmer avec conviction, elle n’en restait pas moins certaine que ce qu’elle faisait n’était pas aussi hasardeux qu’elle ne le laissait entendre.

- Elle est confortable. Elle parlait de la veste. Et puis, par temps frisquet, sans pour autant en être terriblement froid, j’aime bien l’avoir sous la main.

Elle avait aussi sa veste de clans, comme tous les clans en réalité, ou presque. Or, elle n’en était pas spécialement fière, pas plus se sentait-elle complètement à l’aise à porter ce nom qui ne la définissait pas. Le mouton noir de la famille Zetsu, celui qui recevait les regards de travers de ceux qui se croyaient tellement mieux qu’elle. Un soupire s’échappa de ses lèvres. Ses relations avec ces derniers n’étaient pas au beau fixe.

- Et toi, ça te manque ? Les cours, la classe, les gens ?

Quoique, après, en ce qui concernait ceux ayant fait parti de la classe zéro avec eux, peut-être qu’il les côtoyait toujours, elle n’en serait pas surprise. Takumi avait été l’élève populaire, avec nombreux amis et des résultats exceptionnels. L’étudiant parfait, et ce, dans toutes les sphères. La Zetsu enfonça les mains dans les poches de sa veste, son regard se fixant droit devant elle alors qu’elle semblait soudainement mécontente. Elle était sa propre pire ennemie, et elle venait de miner son propre moral en se comparant, encore, à l’homme à ses côtés.

- Tu sais ce qu’ils deviennent ?

Elle n’irait jamais prendre de leurs nouvelles d’elle-même, ce n’était pas le genre de la maison. Toutefois, peut-être bien que Takumi possédait de l’information à ce sujet.

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Jeu 15 Fév 2018 - 23:26

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE... x EIKO



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Il ne la connaissait pas vraiment, si ce n’était via les “on dit” mais, le présumant, Sanadare devait simplement être ce qu’elle était. Il soupira un coup. Il avait bien des choses à dire à son sujet et des conseils bien avisés de type “Takumi le grand frère” à lui procurer mais ce n’était vraiment pas une bonne chose de le faire maintenant. Il espérait simplement que le moment venu, elle ne prendrait pas trop mal le fait que son amie doive répondre de ses actes. Pire, il espérait que cela ne lui ferait pas trop de mal. Peut-être vouait-elle une confiance aveugle à son employeuse. Si c’était le cas, était-ce à cause d’un éventuel manque affectif ou autre problème dont elle aurait pu être la victime ? Cela était, pour sûr, l’éventualité la moins arrangeante pour tout le monde.

Les circonstances n’avaient pas l’air de lui déplaire tant que ça, en témoignait le sourire brandi par la midinette à la toison liliale. Ah. Plus dur en serait la chute, non pas de sa crinière mais bel et bien de sa fluette manifestation d’un simulacre d’outrecuidance.


Oh mais je ne m’inquiète pas, les brochettes me suffiront.ayant l’air classe, comme à son habitude.

Tir rectifié ? Peu importait réellement. D'ici peu, il allait complètement déglinguer sa panse avec moultes plats. Des plats de qualité avec des ingrédients de qualité pour un consommateur de qualité. Il souriait à l’idée de pouvoir s’y adonner à cœur joie.

Tu ne vas pas me dire que tu n’as pas aimé l’académie. Même si tu passais ton temps à te battre avec Aono, cela fait maintenant parti de bons souvenirs. la regardant en souriant puis lui met un petit coup de coude compliceEt puis sans son caractère explosif, ne te serais-tu pas ennuyé durant tout ce temps ?plaçant ses bras derrière son crâne.Je veux dire, certes j’étais et je suis toujours un génie de l’humour mais un peu de conflit impétueux ne fait jamais de mal, cela mettait de l’ambiance. Pour moi, c’était bon enfant.lâcha t-il, scrutant l’horizon en souriant.

Les relations entre les élèves de la classe 0 n’avaient jamais été très simple oui. Entre le harcèlement, les amourettes secrètes et le caractère de chacun, un groupe rempli de génies ne pouvait que connaître de l’animation. Était-ce pour autant un mal ? Pas à ses yeux. Cela était d’ailleurs d’autant plus nécessaire que leur éducation de base car c’en faisait parti, permettant à certains de mûrir et ainsi, devenir un meilleur élément pour le village. C’était sans regret mais non pas sans gêne qu’il s’était lancé dans sa vie de shinobi à peine le premier diplôme obtenu. Les souvenirs étaient agréables mais pouvaient aussi laisser place à la nostalgie. Tous les revoir au lieu de leur rencontre initiale lui ferait du bien, d’une certaine manière.

Ah, oui.lui souriant À part pour avoir la classe et regarder gaiement les autres de haut avec, je ne la met qu’en de très rares occasions tu sais.passant une main dans ses propres cheveux, d’un air non peu satisfait de lui-même.

La veste avait une seule et unique raison d’exister à ses yeux : c’était de pousser encore plus loin la volonté d’imprégner les élèves d’une méritocratie pure et dure. Encourageant ainsi la futur Iwagakure à donner tout ce qu’ils avaient afin de mettre la main sur une veste, avec une infinie préférence pour la noire. Celle-ci assurait un avenir au sein du corps armé du village mais surtout annonçait le ton des choses : “nous ne jouons pas dans la même cour”. En tout cas, c’était ainsi que la chose était ainsi prise. En plus de la proximité privilégiée avec le directeur de l’académie bien sûr. Lui se servait plutôt du symbole afin de taquiner les autres, sans vouloir les rabaisser pour autant, attisant jalousie d'autrui entre autres. Ce qu’il ne pouvait pas empêcher, vraisemblablement. Le succès, après tout, n’était-il pas le phare attirant tous les échecs ayant chaviré que le système avait lui-même produit ? Loin d’être un nef falot au milieu d’un milliers d’autres, il se devait d’être celui qui incarnait le sémaphore les affriolant de par son immaculée nitescence. Pour leur bien uniquement. Tout donner à la place des autres, donner sa vie et son temps pour leur permettre de s’adonner à une vie classique et sans histoire.

Bien sûr que cela me manque. Mais bon…soupirant un coup avant de se remettre à sourire Nous avons été parmi les plus éminents élèves de ce pays, ce caprice ne nous est, en toute logique, pas permis. L’avenir de milliers de personnes sera entre nos mains un jour.

Il marqua une pause, inspira fortement puis expira lentement.

Mais bon, faut croire que j’en ai absolument rien à foutre de ce qu’on attend de moi.grimaçant légèrement en haussant les épaules.

Il rigolait doucement avant de reprendre.

Hmm, j’ai juste revu Aono et Daichi. Ah, j’aimerais vraiment pas être à sa place.agitant son indexNon non, vraiment pas. Je ne me sentirais pas en sécurité avec un pareil spécimen dans le coin.en souriant naïvement.

Il se mit à la regarder. Elle ne parlait que des autres et cela lui semblait très peu probable qu’elle en ait que faire de leur vie. Cherchait-elle à faire la conversation par politesse ou souhaitait-elle tout simplement à esquiver son sujet ? Il se fit la réflexion qu’il ne savait rien d’elle à part son appartenance à un clan se démarquant comme étant une sous-marque de son propre clan. Et aussi, qu’elle était fortement appréciée de Muramasa-sensei, bien qu’elle n’eut pas été la perfection scolaire. Pour les résultats du moins. Sa personnalité ou quelque chose d’autre chez elle devait avoir attiré le singulier personnage qui dirigeait l’Académie Hashira. Fidèle au fureteur qu’il était, il se devait d’en savoir plus sur ce point. Non pas seulement par curiosité mais aussi par soucis d’altruisme. Comment aider quelqu'un à détendre son slip si c’était finalement un caleçon qu’il portait ? Il finirait par caresser la vérité derrière toute cette douce attention qui lui avait été portée tout ce temps, quitte à se piquer sur la tige de la réponse avant d’en atteindre la fleur.

T’as des projets dans la vie ? À part peut-être devenir meilleure que moi bien sûr ?en se penchant, fermant les yeux et caressant son menton.

Il était toujours bon de connaître les ambitions de quelqu'un. En les connaissant, on pouvait ainsi conjecturer sur leur passé ou leur personnalité vraie. Enfin, il le verrait bien. Lui, ses ambitions ne changeaient pas et ne changeraient jamais. Elles se seraient pas, même pour un jour durant, surannées. Mais c’est d’elle dont il était question actuellement. Et puis, au-delà de l’intention de connaître le passé à travers le futur envisagé, il souhaitait aussi tout simplement mieux la connaître. Chose qu’il n’avait pas pu faire à l’Académie. Peut-être à cause de sa propre personne ? Il s’était préoccupé de tout le monde pourtant. Il la savait forte, enfin en apparence du moins. Il le pensait dirons-nous. Bien que parfois ceux qui semblent afficher la plus grande force finissent par afficher un jour la plus grande faiblesse.

Ils progressaient au sein du village, au cœur des rues, croisant maintes personnes et commerces. Sans s’arrêter, il saisissait une rose en déposant doucement le triple de son prix sur le comptoir du vendeur endormi. Il n’avait pas oublié Sayuki, avec un peu de chance, cela lui sauverait la vie dans la soirée. Enfin, il l’espérait. À un croisement, il heurta sans le vouloir une femme, la faisant donc se vautrer au sol sans aucun style. Se confondant tout d’abord en excuse, quelque chose l’interpella et interpella aussi la jeune dame.


Ahhhh c’est pas possible, vous pouvez pas regarder où vous allez ? non mais putain c’est pas vrai, encore un enfoi- interrompue à la vision du Hyûga puis ouvrant en grand les yeux T.T.Takumi ?

Les deux têtes de la classe noire, qu’on pouvait aussi appeler “Le Roi & la Reine” des élèves de l’Académie de part leur singularité évidente, venaient de tomber sur deux anciens camarades de classe : la sulfureuse Aono et l’effacé Daichi. En couple depuis quelques temps déjà, cela n’était du coup pas étonnant de les retrouver à fricoter avec frivolité au centre d’Iwa. N’avions-nous pas là, un presque, carré amoureux ? Aono remarqua celle qui accompagnait le jeune homme et la pointa du doigt en grimaçant légèrement.

V.Vous deux c’est ..? Enfin… Je veux dire vous savezen agitant étrangement ses mains, semblant vouloir faire passer un message.

Takumi lui, ne donnant pas de réponse, se contentait de faire entendre son rire auguste. Laissant ainsi la jeune Zetsu livrée à elle-même pour répondre à ces inepties.

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Sam 17 Fév 2018 - 7:23
La demoiselle était partagée, lorsque cela concernait l’Académie. Son oncle lui avait fortement recommandé de s’y inscrire, ce qu’elle avait fait sans grand envie. Cela lui demandait, après tout, que de devoir côtoyer des gens, des inconnus, et ça, tous les jours. Cela lui demandait aussi, peut-être bien, d’être comparée à d’autres, chose qu’elle n’appréciait pas spécialement. Non pas était-elle douée, loin de là, cependant, ses lacunes en ce qui concernait ses capacités sociales se feraient très visibles, beaucoup trop à son goût. Elle était fière, digne du clan qu’elle représentait, tout comme elle était forte, ces derniers n’acceptant rien de moins que la perfection. C’était, du moins, l’image qu’elle renvoyait, alors que ses prunelles renfermaient des blessures profondes qu’elle n’était pas en état d’avouer, ni même de confronter. Et puis, elle avait rejoint la classe zéro, celle dont tout le monde parlait sans comprendre ce qu’elle représentait. L’élite, c’était tout ce qu’ils savaient, alors que nul ne savait comment l’intégrer. Contrairement aux autres, cette dernière se voulait bien particulière. Les étudiants étaient choisi minutieusement par leur directeur, suivant des critères encore inconnu jusqu’à ce jour. Ils étaient donc quelques uns à avoir eu cet honneur que d’être considéré comme assez bien par le Borukan pour rejoindre l’élite.

Et elle pouvait désormais affirmée que l’élite, c’était une bande de tarés. Elle n’avait jamais trop su sur quels pieds danser, avec eux. Il y en avait certains qu’elle était incapable de supporter et d’autres qui se faisaient plus… Agréables. Et même encore, c’était vite dit. La poupée de glace qu’elle était n’avait laissé aucun d’entre eux l’approcher et n’avait chercher à approcher aucun d’entre eux. Ils vivaient leur vie, elle faisait la sienne. Elle explosait par moment, enfonçant violemment la tête de cette Aono qu’il s’était fait un plaisir d’évoquer dans un bureau lorsqu’elle osait s’en prendre à l’Akimichi de leur groupe. Et sinon, elle gardait le silence, écoutant plus qu’elle ne parlait. Si elle avait retrouvé la voix et la capacité à s’adresser aux autres, elle en voyait rarement l’intérêt.

- Je n’ai pas détesté, c’est un fait. C’était seulement que… Elle s’arrêta dans ses pensées. Laisse tomber.

Elle n’avait pas envie d’en parler, pas plus souhaitait-elle expliquer pourquoi préférait-elle porter la veste de l’Académie Hashira, et ce, malgré les émotions partagées qu’elle avait de cette époque. Elle s’était avancée sur un sujet dangereux qui ne lui plaisait désormais guère. Elle s’intéressa donc à lui, si ça lui manquait, cette époque dont il faisait référence. La Zetsu essayait tant bien que mal de ne pas vivre dans le passé, ayant laissé derrière elle trop de chose qu’elle souhaitait oublier. Or, s’il souhaitait se remémorer leur temps à l’Académie, elle pouvait lui accorder ce plaisir. L’écoutant avec attention, elle fut surprise de la question qui lui fut adressée, restant interdite quelques instants. Que pouvait-elle bien répondre à cette question ?

Il n’y avait rien qu’elle pouvait lui dire, à ce niveau, alors qu’il ne connaissait rien d’elle. Elle resta silencieuse un instant, peut-être trop longtemps, se mordillant la lèvre inférieure. Cela l’agaçait, que de se retrouver à chercher à faire des efforts pour finalement se renfermer sur elle-même. Il ne comprendrait pas ce qu’elle essaierait de lui dire sans savoir tout ce qu’elle avait bien pu traverser et elle ne se voyait pas lui expliquer les tragiques événements qui avaient bien failli lui coûter la vie.

- … Cheffe de clan.

Un peu comme un automatisme. Elle n’avait pas beaucoup d’ambitions, au final, la kunoichi. Mais surtout, avant toute chose, elle voulait faire la paix avec elle-même. Elle voulait retrouver un équilibre mental qui saurait ensuite améliorer toutes les autres sphères de sa vie. Elle souhaitait aussi devenir une kunoichi respectable qui saurait être utile pour son village. Quant au clan… Les choses étaient difficiles et particulières. Elle voulait en être digne mais se voyait mal gérer une famille qui avait préféré l’abandonner alors qu’elle avait cruellement eu besoin de soutien. Était-ce elle qui n’était pas encore digne du clan ou eux qui ne méritaient pas qu’elle y consacre sa vie ? Elle-même ne saurait dire.

Elle s’était perdue dans ses pensées, ses pas la menant machinalement là où elle souhaitait se diriger, jusqu’à ce que son partenaire de la journée ne percute quelqu’un. S’arrêtant subitement dans sa course, son regard rencontra celui d’une demoiselle qu’elle connaissait bien, tout comme le jeune homme à ses côtés. Elle arqua un sourcil, sûrement le plus d’expression qu’elle avait pu avoir face à la kunoichi, elle qui se montrait d’ordinaire si froide et si distante, son visage impassible semblant taillé dans le marbre. À peine comprenait-elle ce qu’il se passait qu’un doigt était pointé vers elle, ce qui était agaçant. Le regard sévère, son visage désormais inexpressif, elle enfonça ses mains dans les poches de sa veste. Était-elle sérieuse avec sa question ? De quoi bien évidemment embêter l’héritière Zetsu.

- Tu m’emmerdes… qu’elle grommela pour elle-même. Non. Son ton était catégorique. Et même si c’était le cas, ne soit pas jalouse. Tu n’aurais jamais été assez bien de toute façon.

La réaction est automatique, Aono pousse le Hyûga sur le côté sans ménagement pour venir agripper le col de la veste de la jeune femme aux cheveux pâles. Elle se laissa faire, ne daignant même pas sortir ses mains de ses poches. Ses prunelles glaciales rencontrèrent simplement celui enflammé de la demoiselle.

- Tu as dit quoi ?!
- Arrêtes de gueuler, déjà. Elle roula des yeux. J’ai dit que tu n’aurais jamais été assez bien. Un soupire. Tu veux bien me lâcher maintenant ?

Elle est à l’opposée complètement de celle avec qui Takumi s’était trouvé, quelques instants à peine plus tôt. Il devait toutefois s’en douter. Si elle arrive à se montrer plus à l’aise avec certaine personne, elle se braque dès que la situation la sort de sa zone de confort. Mais surtout, lorsque l’on vient presque l’agresser ainsi. Aono décide toutefois de ne pas la relâcher, bien malheureusement pour elle.

- Je te donne trois secondes.

Trois secondes s’écoulèrent et elle n’eut qu’à lever une main, toucher un seul bras, pour qu’elle la relâche, désormais incapable de bouger ses membres supérieurs. De belles retrouvailles.

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Sam 17 Fév 2018 - 15:24

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE... x EIKO



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Je vois, moi aussi je veux être chef de clan tu sais.

Ambition commune, mais peut-être étaient-ils animés par de bien distinctes motivations. Pour sa part, tout était très simple mais filandreux à la fois. Il voulait simplement supprimer le système de branches, apporter une manière de vivre exemplaire à ses semblables en les convainquant que l’égalité et la liberté étaient des principes fondamentaux d’une grande famille. Bien évidemment, il se doutait fortement que la tâche s’annonçait être de longue haleine, aussi personne chez les Hyûga ne compterait l’aider (à part les fous comme Sanadare ou encore Ali). Ah, il porte l’espoir de pouvoir régler tout ceci pacifiquement en se reposant sur le bon sens naturel de son clan, ce qui était probablement une mauvaise idée. L’affrontement aurait peut-être lieu un jour. Non, vraiment il désirais plus que tout l’éviter. Non pas qu’il ne voulait pas leur faire de mal, mais désireux d’en faire un lieu respectable où vivre, il ne pouvait pas se permettre d'entacher la réputation des pupilles pâles.

Elle semblait se perdre en réponse et explication. Il soupira simplement puis souriait. Au moins, elle avait l’air de chercher les mots justes, être honnête tout simplement. Ce qui n’était pas plus mal à ses yeux, si ce qu’il pensait était évidemment le reflet pur de la vérité. Après la petite bousculade entre lui & une troisième participante à cette joyeuse discussion, les choses s'envenimaient promptement, elle qui se trouvait être… curieuse tout simplement. D'ailleurs la réponse de la jeune femme caractérisée par son austérité handicapante ne manqua pas de de laisser échapper un doux rire de la bouche du jeune homme.


Ohoh, rien n’a changé décidément par ici. Enfin, peut-être que tu es plus agressive à la limite, Eiko.amusé.

L’altercation entre les deux dames prenait part quand il fut expulsé de leur champ d’action, ne manquant pas de renverser une jolie jeune fille suite à cela il se confondait une nouvelle fois en excuse mais envers cette dernière pour le coup. Ah, malchance légendaire qu’était la sienne. Il avait déjà fait tomber une jolie fille et avait presque fait de même avec une autre. Ah, non vraiment cet homme était malchanceux, soyez en sûrs. Après avoir expliqué la situation et exhibé son badge du Yamagenzo (dans lequel il est entré prématurément, rappelons le hein), il se tournait vers le Akimichi, comme ignorant le conflit en cours. Les femmes iwajin avaient, et c’était d’une infaillibilité sans nom qu’il pouvait s’avancer à la penser, pour sûr un caractère volcanique. Ce qui n’était pas non plus pour lui déplaire, lui qui vivait avec l’équivalent d’un tremblement de terre.

Hé Daichi mon pote, ça va ?demandait-il en souriant.

H.H..He oui e.et toi T.Takumi ?un peu mal à l’aise.


Il marquait un instant de silence en le regardant. Il était amusé.

Et bien, vous vous êtes bien trouvé vous deux à bégayer dès que vous vous mettez à parler à quelqu'un.avant de rire doucement.

Bien évidemment, il le savait, si lui et elle bégayait, c’était à cause son unique présence. Un peu déstabilisés et ce depuis l’Académie, il essayait en fait de les détendre un petit coup, arborant un sourire bien trop sûr de lui et avenant à en crever. Cela ne lui plaisait pas de l’admettre mais c’en était qu'inflexible logique et cruelle vérité, uniquement ceux de son rang pouvaient se targuer de pouvoir s’adonner à un tel comportement tout en ayant l’air incroyablement naturel. Ah, les coïncidences auraient raisons de sa personne. Oui. Tournant la tête, un marchand de glace passait. Il lui fit signe de s’approcher.

Mon brave, de grâce, approchez je vous prie.en souriant.

Il proposait plusieurs parfums dont quelques uns qui n’étaient pas natifs d’Iwagakure. Il poussait son camarade à en choisir une, s'exécutant sans trop savoir quoi dire, se contentant de l’écouter. Dégustant leur délectable met, ils observaient la scène qui allait bientôt prendre fin. Elles n’avaient pas encore fini, ce qui ne l’étonnait guère. Ce qui n’avait pas non plus l’air d’étonner son compère mangeur de glace. Un peu taquin, il commença à prendre pari quant à la tournure des événements.

60ryos sur Aono, slurp.en léchant sa glace.

C.C ? Comment ? Mais, tu sais bi-étourdi, il s'interrompit.


Ils le savaient tous les deux, Eiko avait l’avantage avec son kekkai genkai et, aussi, Aono était plutôt handicapée par le sien. L’utilisant, elle engagerait probablement le pronostic vital de sa camarade. Daichi, lui, s’arrêtait dans sa phrase de peur de froisser sa douce et par la suite, peut-être, de se faire froisser à son tour par cette dernière. Ah, les femmes iwajins, vraiment. Il souhaitait simplement s’amuser un peu. La chose ne s’annonçait guère enjolivante pour la maîtresse des poisons. De belles retrouvailles oui. Enfin, tout cela dépendait pour qui. Il soupira avant de donner sa glace à peine touchée à un petit garçon qui passait.

Je pense qu’on peut en rester là pour aujourd'hui les filles.” avant de se gratter le menton en souriant.

Hésitant à rappeler le score médiocre qu’avait Aono en ce qui concernait leurs conflits, il ne brillait guère comparé aux nombreuses victoires de la Zetsu. Bien que les paroles de cette dernière n’eut pas été des plus subreptices et que son opposante avait encore les bonnes manières à apprendre, rien ne justifiait un affrontement.


Dernière édition par Hyûga Takumi le Sam 17 Fév 2018 - 23:39, édité 1 fois
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Sam 17 Fév 2018 - 20:49
La situation lui rappelait vaguement ce qu’elle avait évoqué un peu plus tôt. De lointains souvenirs, pas si loin que ça au final, de cette classe dont elle avait été membre, en compagnie de personnes tout aussi dérangées qu’intelligents. L’élite de l’Académie Hashira était particulière, regroupant de nombreuses personnes à l’intelligence qui n’était plus à prouver mais dont le passé semblait chaotique. Elle même en faisait partie, de ces jeunes troublés qui avaient traversé des épreuves qui n’auraient pas dû se trouver sur leur chemin. Elle le vivait, tant bien que mal, encaissant sans ne jamais rien en dire, préférant garder silence sur ces événements qu’elle se forçait d’oublier. Peut-être qu’en parler soulagerait son coeur meurtri, toutefois, se remémorer ces souvenirs ne pouvait qu’être nocif pour elle. Il n’y avait qu’avec Sanadare, qu’elle en avait discuté, alors qu’elles rattrapaient le temps perdu. Il n’y avait qu’avec elle qu’elle savait se montrer parfaitement honnête.

La suite ne fut pas bien surprenante. En ayant assez, celle qui avait pourtant provoquer la demoiselle l’attrapa tout bonnement par la gorge pour l’amener violemment contre le sol, son dos percutant douloureusement ce qui se trouvait sous elle. Ayant réussi à l’engourdir, elle n’eut pas le loisir de prévenir l’attaque qui s’était dirigée vers elle. Une bonne chose de fait, sa voix ne parvenait plus à ses oreilles tandis qu’elle devait très certainement chercher son souffle. Agressive ? Un peu. Après, elle n’y pouvait pas grand chose. Aono avait été la première à lui chercher des noises, quelques mois plus tôt, ne cessant de l’embêter et, désormais, elle ne pouvait que l’associer à un mauvais souvenir, tout chez elle se voulant désagréable. Elle n’avait donc pas pu retenir le commentaire désagréable et ce, malgré que la situation actuellement l’agaçait. Elle n’aimait pas son babillage incessant, pas plus que sa voix qui montait dans les aigue. Elle l’avait donc fait taire, peut-être pas de la façon la plus délicate qu’il soit, mais de celle qu’elle connaissait. Elle avait été élevée dans la violence, ou, tout du moins, y avait passé son adolescence. Personne ne pouvait lui en vouloir de ses manières brutales et expéditives de faire taire quelqu’un qui l’embêtait.

- On peut effectivement en rester là.

Maintenant qu’elle était au sol, il n’y avait plus rien à faire. La Zetsu dépassait les deux jeunes hommes pour aller, à son tour, se chercher une glace. Elle avait faim et leur visite au restaurant semblait être interrompue par l’arrivée des deux étudiants qui s’étaient retrouvés dans la même classe qu’elle. En revenant vers eux, elle réalise qu’Aono s’est relevée et n’en a pas fini, s’insurgeant du sort dont elle avait été la victime, allant jusqu’à la pointer du doigt à nouveau, ce qui n’était pas pour améliorer l’humeur de l’assistante de l’assistante de l’ombre. Si tout allait bien jusqu’à maintenant, le Hyûga sachant être d’agréable compagnie, ce qui se déroulait en l’instant même n’avait rien d’agréable.

- Daichi, tu te portes bien ?
- HEY ! Je te parle alors tu vas m’écouter ! Tu veux bien m’expliquer c’est quoi ton problème avec -
- Je n’ai pas envie de t’entendre, ni même de m’adresser à toi. Un énième soupire. J’aurais cru que tu aurais compris, depuis le temps.

Elle se la ferme et c’est tant mieux. La Zetsu reste immobile, une glace à la main, en attendant la suite des choses. Si le Hyûga avait envie de s’attarder avec eux, soit, elle irait manger seule. Elle avait su apprivoiser la solitude, cette ombre l’accompagnait depuis presque toujours. Elle s’y était donc fait. S’il était d’agréable compagnie et qu’il venait chasser le silence ambiant, elle saurait très bien faire sans lui. Elle attendait donc, dans son impassibilité typique que tous pouvaient lui connaître. Son regard s’attarda au loin, son esprit déjà à mille lieux de la discussion qui se déroulait tout autour d’elle. Elle était douée pour ça aussi, se perdre dans ses pensées, ignorer tout ce qu’il y avait autour d’elle. Un mécanisme de défense à l’époque qui était devenu son seul refuge.

- Tu dois 60 ryos à Daichi ajouta-t-elle simplement d’un ton neutre.

Elle ne se souciait même pas d’avoir interrompu quiconque. Dans sa querelle avec la demoiselle, elle avait entendu Takumi soufflé quelque chose à l’Akimichi, un pari sur qui l’emporterait. Tous le savaient que le nombre de victoire de la part de la Zetsu était écrasant face aux quelques unes qu’avait réussi à avoir l’ancienne étudiante. Jetait-elle de l’huile sur le feu en déclarant haut et fort le petit pari s’étant déroulé ? Qui sait. Elle n’en était plus à ça près. La froide personne qu’elle était n’avait pas peur de risquer de se brûler.

- Je t’abandonne ici ou les yakitoris sont toujours d’actualité ?

Qu’elle soit fixée si elle patientait ainsi comme une idiote pour une raison particulière ou si elle pouvait tout simplement s’y rendre toute seule, pour ensuite rentrer finir ce qu’elle avait commencé, ce qui s’annonçait être une tâche longue et fastidieuse.

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Dim 18 Fév 2018 - 0:12

L’ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE x EIKO



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Que de violence. Les deux jeunes hommes grimaçaient et soufflaient fortement quand l’avantage fut définitif pour la Zetsu. Ah, vraiment. Elle avait toujours de quoi se défendre, faisant honneur à sa petite réputation de "cold bitch" de la classe 0. Se hâtant elle aussi de se prendre une glace, elle engageait la discussion comme si de rien n’était, ce qui bien évidemment eut le don de relancer des élans colériques chez l’autre demoiselle. Ah. Ils n’avaient pas changé, et il souriait pour ne pas changer non plus. Le groupe de dégénérés qu’ils formaient était bien plus qu’un simple package d’élèves entre eux, même pour des soit-disant génies.

Le directeur de l’Académie avait forcément quelque chose en tête. Une volonté qu’apparemment il était le seul à pouvoir connaître les secrets. Tout cela, le jeune Hyûga se le disait depuis l’annonce de la création de cette classe. Cet homme ferait parti des personnes qu’il surveillerait du coin de l’œil au cours de sa vie de shinobi, bien qu’il nourrissait à son égard un certain respect. Respect dû à son rang uniquement, ils ne se connaissaient pas plus que ça.


Effectivement, tiens mon pote.
en donnant son dû à Daichi.

Elle semblait… impatiente ? Contrariée ? Les deux à la fois ? Ah, vraiment cette kunoichi. Il ne put s’empêcher de doucement sourire à l’éventualité d’un abandon de Hyûga en plein milieu d’Iwagakure. Le pauvre, qu’allait-il faire ? Il soupira innocemment. Daichi lui, un peu dépassé par la tournure des choses, arrivait à peine à balbutier quelques syllabes, des semblants de mots. Se confondant en excuse pour la gêne et l’humiliation occasionnée, il marquait une légère révérence en guise de respect et de considération envers le couple avant de leur dire au-revoir.

Il hocha de la tête pour Eiko, signe qu’il les voulait ces yakitoris. Se mettant en route pour le restaurant qui ne devait plus être très loin, lui, avait plutôt faim. Oui, il était affamé, pour sûr. Quelques pas pressés commençait à les rattraper derrière, la jeune folichonne n’en avait pas terminé avec son adversaire. Etant quelque peu irrité par cet acharnement et (aussi et surtout) le fait qu’il voulait être dans un endroit tranquille et manger, il tournait légèrement la tête, un sourcil arqué (chose qu’il ne faisait que très rarement), en direction de la belle sans s’arrêter de marcher.

Il fallait croire que la simple vue d’un byakugan activé avait refroidi complètement la jeune femme, même si il semblait plus probable que ce soit l’idée de nuire à l’humeur du damoiseau qu’elle avait convoité il y a un moment déjà. Allez savoir. Sans importance étaient ces interrogations. Ils continuaient leur route. Ne cachant son impatience de se péter le bide, il engagea à nouveau la conversation.


Du coup, pourquoi tu veux être cheffe de clan ?
en regardant devant soi.

Il avait laissé tomber son numéro du Hyûga supérieur. Un véritable début de discussion pouvait avoir lieu. Lassé ? Curieux ? Pointilleux ? Les adjectifs ne manquaient évidemment pas pour qualifier la démarche du jeune homme, encore fallait-il trouver le bon. Il fallait quand même pointer du doigt son forcing de l’extrême effectué quant aux réponses fournies par la petite neige. Il se doutait bien qu’il n’aurait pas accès à des raisons folles, non bien loin de là. Ils croisaient un manant visiblement en situation de difficulté financière, au vue de son allure vestimentaire. Il s’approcha de lui, souriant et en lui montrant son badge de la police du Yamagenzo (dans lequel il était entré prématurément, rappelons le hein), il lui demandait service. Lui passant la rose précédemment récupérée et une centaine de ryos, il lui donna pour mission d’aller quémander la miséricorde de sa douce. Il n’oubliait pas l’essentiel, évidemment (sa survie).

(Intérieurement) Mais qu’il est galant..
d’une voix faible mais sardonique.

Il soupira, exaspéré par ce démon, cette possession, donnez donc lui le nom qu’il vous plaira. Son ventre gargouilla un bon coup, peut-être assez fortement pour être audible à quelques mètres. Oui, la quintessence de la faim fut atteinte.


C’est encore loin ?
se grattant l’arrière du crâne en souriant, gêné

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Lun 19 Fév 2018 - 8:16
Il avait accepté de ne pas l’abandonner au milieu du village, ce dont elle lui était reconnaissante. Oh, elle y serait allée sans lui, s’étant accoutumée à la solitude qui se faisait quotidien, cependant, pour l’une des rares fois de son existence, elle ne crachait pas sur un peu de compagnie, encore moins la sienne. Il y avait bien peu de personnes qu’elle tolérait, encore moins avec qui appréciait-elle sincèrement passer du temps. Et si elle n’avait pas eu le loisir d’apprendre à connaître le Hyûga du temps qu’ils étaient encore étudiants, elle avait bien besoin de l’arrogance de ce dernier pour lui permettre de sortir un peu plus de sa bulle. Il n’avait pas froid aux yeux et n’était nullement ralenti par l’aura glaciale qui enveloppait la belle demoiselle. Il s’en moquait, même, agissant comme bon lui semblait, posant des questions se voulant presque indiscrètes pour elle et se rapprochait peut-être un peu trop de celle qui avait horreur des contacts physiques. Aux antipodes de cette dernière, il lui offrait toutefois un vent de fraîcheur des plus agréables.

Ignorant superbement les pas qui se rapprochaient, sûrement Aono qui en redemandait encore, elle se contenta d’hausser les épaules alors que l’homme aux pâles pupilles à ses côtés s’assuraient qu’elle cesse de les importuner. Elle connaissait le danger que pouvait représenter de Byakugan, et pourtant, elle ne le craignait pas spécialement. Takumi était un adversaire de taille, cela ne faisait aucun doute, mais il n’y avait qu’en s’affrontant à plus fort qu’il était possible de réellement s’améliorer.

La question lui étant adressée était embêtante, comme elle concernait bien plus que ce qu’il n’en paraissait. Les mains à nouveau dans ses poches de cette veste sombre qu’elle arborait, elle se dirigeait toujours vers le restaurant, gardant le silence un petit moment. Elle se devait de mettre de l’ordres dans ses idées, mais surtout, elle cherchait à exprimer sa pensée sans qu’il n’ait d’autres questions à ce sujet. Il y avait encore trop de choses qu’elle ne souhaitait pas évoquer. Non pas qu’elle ne lui faisait pas confiance et peut-être même cela soulagerait-il un minimum son esprit que d’en parler. Mais elle ne pouvait tout simplement pas, n’étant pas certaine de sa propre réaction si de telles paroles devaient franchir ses lèvres.

- Parce qu’il en est ainsi. Elle inspira profondément. Les Zetsu sont très à cheval sur les traditions. Je suis la fille du dernier chef de clan, ce qui implique donc que je serai la prochaine.

Elle aurait normalement dû l’être le jour où Ken’ichi, son père, fut exécuté. Normalement, le titre n’était accordé que de père en fils (ou en fille, dans ce cas-ci), personne d’autre ne pouvant y prétendre. Le seul soucis dans cette histoire était qu’il était décédé, ou plutôt, avait été exécuté avant qu’elle ne soit en état d’assumer le rôle. Cette histoire était connue des autres clans, que le précédent chef avait été exécuté pour tentative de meurtre et que son frère cadet se trouvait donc désormais à sa place à la tête du clan. Nul ne savait toutefois ce qu’il en retournait réellement. Il avait tout simplement été dit qu’Eikō était encore trop jeune pour un tel titre et qu’ils souhaitaient qu’elle ait la chance de s’épanouir en tant que kunoichi avant de prendre de telles responsabilités.

- Et toi ? Pour quel raison souhaites-tu être chef du clan Hyûga ?

La question était sincère. Sa meilleure amie était une Hyûga après tout, et elle semblait vouer des sentiments plus que négatifs vis-à-vis de sa propre famille. C’était compréhensif, du moins, aux yeux de la Zetsu, lorsqu’elle prenait en considération tout ce qu’elle avait traversé. Finalement, ils arrivèrent au restaurant, ce qui semblait être une bonne chose si elle considérait l’opposition sonore qu’avait exprimé l’estomac du jeune homme. Quelque chose d’assez discret et simple, où la nourriture était excellente et abordable. Non pas que l’argent était un problème pour nos deux jeunes protagonistes, cependant, la Zetsu vivait très bien dans la simplicité, n’étant pas fan de l'opulence dont pouvait faire preuve la majorité des membres de son clan.

Ils furent amener à une table un peu en retrait, ce qui allait très bien à celle qui évitait les contacts humains. Elle prit donc place face à Takumi, attrapant le menu entre ses mains bien qu’elle avait déjà une bonne idée de ce qu’elle souhaitait avoir.

- Je suis désolée.

Des paroles bien étonnantes provenant de la jeune femme, qui avait relevé son regard azur vers l’homme lui faisant face.

- Pour eh… La rencontre un peu catastrophique avec Aono et Daichi. Un soupire s’échappa de ses lèvres. Les vieilles habitudes ne changent pas.

Elle eut un léger rire, assez discret, tandis qu’elle déposait le menu devant elle. Les choses n’avaient pas changer, et ce, malgré le fait qu’elles ne s’étaient pas vu depuis quelques temps déjà. Si Eikō faisait de nombreux efforts, concernant sa vie sociale, elle avait encore beaucoup de difficultés, notamment avec un caractère aussi flamboyant que celui de la Fujiwara.

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Mar 20 Fév 2018 - 19:08

L'ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE NE PEUT x EIKO



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Ah, les traditions claniques. Pour sûr, il les connaissait bien. Avec les branches du clan et la même façon de passer le pouvoir au sein du clan. Enfin, en toute logique cela devrait être le cas. Aussi, de fait, Takumi était un des prétendants naturels à la place de chef de clan sans forcément se battre. L’un des nombreux avantages de la Soke était effectivement cette place tant convoitée donnant pouvoir, influence et autres choses essentielles aux intrigues nationales voir internationales. Malgré leur grand potentiel, les Hyûga se gardent bien d’aider ceux dans le besoin et adoptent même une politique isolationniste. C’était définitif et ancré au fond de son âme, il changerait tout cela et exploiterait leur capacité à être de parfaits justiciers. Beaucoup d’autres choses étaient à régler, mais elles seraient abordées plus tard. Chaque chose en son temps comme disait l’autre.


Je vois. en souriant, marquant une courte pause.

Je ne vais pas te le cacher, c’est encore plus qu’une envie. C’est une obligation. Je changerais ce clan jusqu'à la dernière once de pourriture. Je dédie ma vie au bien des autres, et je dois d’abord passer par cette bande d’hypocrites, bien évidemment.


Il soupira calmement après avoir dévoilé ses intentions. Certes, il ne parlait pas clairement des personnes qui ciblerait si des morts il devait y avoir, ni même quelconque manigance. Simplement qu’il voulait les changer pour le meilleur et leur montrer le chemin de la droiture, le meilleur à ses yeux. Et si ils ne suivaient pas son idéal ? Des personnes allaient mystérieusement disparaître, Iwagakure et le monde par extension ne s’en porteraient que mieux. C’était était une évidence, ils devaient se retirer volontairement des affaires du clan ou quelqu'un allait les tirer dans l’ombre, sans que plus jamais, ils ne soient en mesure de percevoir la lueur du jour. Il avait toutes les raisons du monde de tous les massacrer sans éprouver une germe de remord mais il voulait prouver que les membres de son clan pouvaient se montrer bon et ainsi, faire le bien. En gros, il allait passer tel un bulldozer, balayant ceux qui ne suivraient pas le rythme donné. Il fallait savoir quand se montrer doux mais aussi quand se montrer dur, c’était une des plus grandes difficultés imposées dans la vie d’un homme.

Entrant alors au si attendu restaurant, il gardait une allure noble, sans suffisance cette fois, au cœur de simplicité sans nom. Le modeste lieu qui tenait lieu de rendez-vous amical pour les deux anciens camarades n’avait rien à envier au domaine Hyûga. Enfin… Matériellement, il avait tout à envier. Un seul mètre carré de son manoir pouvait acheter une vingtaine de lieux comme celui où ils se trouvaient. D'autres mobiliers étaient inestimables, à l’image de son fauteuil qui ferait rougir les trônes des plus grands rois de ce monde. Certes, il était excentrique quand il s’agissait des dépenses. Pour en revenir à l’humble restau, la vie et la sincérité de ses clients et propriétaires était encore à prouver. Mais nul doute que la leur surpasserait la chimérique honnêteté et la rectitude difforme de son clan.

Ils prenaient place, au milieu d’autres venant quérir une pitance des plus populaires, tout comme eux. Le menu était agreste, manquant d’harmonie et se laissant tomber dans une nébulosité propre aux gens de la masse. Mais peut-être cette remarque n’était-elle propre qu’à lui seul ? Après tout, même la disposition des meubles et les couleurs l’avaient aux premiers abords un peu stressés. Lui, prenait commande puis mangeait à l’extérieur, ne supportant pas le mauvais goût. Cela était par contre, assurément, lié à son éducation de noble. Homme aux goûts soignés et délicats, il faisait l’effort de se tenir comme tout le monde. Il souriait aux paroles de la jeune femme.



C’était prévisible. Et puis, nous avons chacun nos défauts. Le plus flagrant des tiens étant de probablement faire preuve de trop de zèle sur un sujet qui te tient à cœur. en la regardant d’un air à donner des leçons.


Un serveur vint les voir, demandant leur commande.



On m’a parlé de cet endroit comme étant celui qui préparerait les meilleurs yakitoris du village, j’aimerais en avoir le preuve mon brave. en souriant doucement.


Après avoir noté ce que les jeunes gens avaient à dire, il les laissa. Il repensait au passé, au pourquoi du comment de leur réunion en une seule classe. Ce n’est pas les élèves doués qui manquaient à l’appel à l’Académie Hashira, non. Le directeur de cette dernière avait rassemblé des personnes bien singulières. Pourquoi ? Connu dans certains milieux comme étant un éminent scientifique, des rumeurs circulaient bien à son sujet comme étant un faiseur d’expériences douteux. Les rumeurs étaient ce qu’elles étaient, il avait quand même le désir d’en savoir plus à ce sujet. La seule chose qui l’avait encouragé à se poser des questions sur cet homme, c’était le flou posé sur les critères de sélection. La classe 1 avait été là pour accueillir ceux qui sortent du lot alors créer une classe au dessus de celle sensée surpasser toutes les autres, cela lui paraissait un peu bizarre, étrange. Il n’avait pas commencé à enquêter sur cet homme mais cela allait débuter quand ils devra user du chirurgie sur le Hyûga, cela arriverait bien sous peu, les plans de ce dernier étant connus comme sans faille par le peu de personnes faisant parti de ses proches. Il ne se sentait alors pas de demander son avis à la demoiselle à la coquille marmoréenne fissurée. Ce n’est pas qu’il ne faisait confiance à personne, c’est simplement qu’il ne faisait confiance à personne. C’était TRÈS différent.



Dis moi, comment en es-tu arrivée à être l’assistante de Sana ? Ce n’est pas donné à tout le monde d’approcher la (tristement) si connue Hyûga Sanadare.


Un court instant après.


Que penses-tu du monde qui nous entoure ? Je ne parle bien évidemment pas de la nature et des beaux animaux dans la forêt. La politique et sa corruptibilité, la disparité de rangs sociaux et les inégalités économiques flagrantes. Tout cela. Agrippant une édition du kunai émoussé et en faisant mine de le lire.

Sans pour autant vouloir lui faire passer un quelconque test, il était curieux d’en savoir plus sur elle. Si elle était du genre à rester de marbre face aux difficultés que connait ce monde, si elle n’avait que son clan en tête, si pour elle la justice était de simplement se contenter de tuer les coupables… Une personne de plus dans ce village sur qui il pouvait peut-être compter, cela prendrait un temps fou pour avoir la confiance du policier. À ce propos, le symbole du yamagenzo (dans lequel il était entré prématurément, rappelons le hein) frappé sur son uniforme attirait quelque peu l’attention. Sa présence réconfortait les autres ? Probablement. Après tout, la police avait pour devoir de veiller à la sécurité de chacun et que demandait le peuple, si ne c’est d’être en sécurité afin de vivre une vie paisible ? En tout cas, il se tenait garant du fait que leur quiétude atteigne quintessence.


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Mer 21 Fév 2018 - 18:35
Le clan Hyûga… Si son propre clan était constitué de dégénérés, elle n’avait aucun mal à croire qu’il en était de même pour le clan du jeune homme. Il n’y avait qu’à voir ce qu’ils avaient fait à Sanadare pour comprendre l’obscurité qui englobait le clan. C’était sans compter ces branches, la Bunke et la Sôke, qui mettait immédiatement certains sur un piédestal alors que les autres n’existaient que pour servir. La jeune demoiselle éprouvait nombreuses réticences face à une telle façon de faire et, au final, était bien heureuse qu’il n’ait pas de ce genre de chose chez elle. Ou, enfin. Peut-être que si, un peu, quelque chose pouvait y ressembler chez les Zetsu, alors que les héritiers au titre de chef se voulaient être… Mieux que les autres ? Ou, tout du moins, avant même d’arborer le titre, ils étaient ceux qui, normalement, regardaient de haut le reste du clan. Normalement. La situation d’Eikō était particulière, se trouvant à être le vilain petit canard de sa famille. Elle le savait, qu’elle aurait un travail monstre à faire, si elle souhaitait se faire accepter des siens comme étant leur future cheffe. Et alors qu’à l’heure actuelle, les choses pouvaient se montrer difficile, elle n’abandonnerait pas. Son oncle l’avait rassuré, qu’elle pouvait prendre son temps, qu’elle pouvait découvrir cette vie qu’elle l’avait pas eu la chance d’avoir, tenue prisonnière par son géniteur. Le jour où elle en serait prête ou encore celui où il ne pourrait plus assumer les fonctions, il viendrait la voir et lui apprendrait tout. Il n’y avait bien que lui pour être de son côté, de toute façon.

Une obligation. Au final, elle ne pouvait que le comprendre. De son côté, si ce n’était pas de son ardent désir d’imposer des lois concernant l’utilisation de leur Kekkei Genkai, peut-être aurait-elle tout simplement laissée tomber la place de cheffe. Après tout, un rapide coup d’oeil était suffisant pour réaliser qu’elle n’était pas prête à assumer le rôle et ne le serait sûrement jamais. Or, elle avait ce besoin de s’imposer auprès du clan, ne serait-ce que pour éviter que des cans comme le sien se reproduise. La torture faisait partie du quotidien des meilleurs du clan et cela se voulait tout simplement inacceptable pour la jeune Zetsu. Alors, si elle prenait son temps, ce n’était que pour mieux revenir, car ces efforts, elle comptait bien les faire. Non pas pour elle, mais pour toutes les générations à venir. Elle avait tut ce sujet au Hyûga, ayant préféré ne pas aborder ces détails qui se voulaient particulièrement douloureux pour elle. Beaucoup trop proche d’elle-même pour qu’elle puisse en parler sans se briser. Et puis, elle n’avait pas menti. Les Zetsu aimaient beaucoup les traditions.

Arrivés au restaurant, elle en profita pour s’excuser de la tournure qu’avait pris leur retrouvaille improvisée avec deux élèves de la classe dont ils avaient fait part, il y avait de cela quelques temps déjà. Fraîchement gradués, de son côté, elle n’avait jamais cherché à entrer en contact avec ceux qui avaient partager sa vie quelques mois, n’y ayant pas vu l’intérêt. Avaient-ils été amis ? Même pas. Elle n’était pas ainsi. Elle n’aimait pas ces relations qui la forçaient presque à s’ouvrir aux autres. C’était ce qu’ils s’attendaient d’une amie et elle n’était définitivement pas prête à assumer ce rôle. De ce fait, elle s’était contentée d’observer et de s’énerver lorsque la situation le demandait, le tout sans apprendre à connaître personne, mais surtout, sans jamais laisser la chance à quiconque de la connaître. Sauf peut-être la Hyûga qui lui faisait face, qui semblait tout de même avoir une petite idée de qui elle était. Son commentaire lui arracha un sourire alors qu’elle ne pouvait qu’approuver. Fervente défenderesse de la justice, elle ne pouvait tolérer que quelqu’un ose s’en prendre à une autre sans aucune raison valable. L’injustice dont elle avait été victime faisait d’elle une jeune demoiselle assez vindicative lorsque venait le temps d’intervenir et elle n’avait jamais hésité à frapper pour se faire entendre.

- Concernant Sana’... Elle soupira. Nous étions amies, plus jeunes. Cela a toujours été nous contre le monde, entre nos deux familles respectives. Il n’y avait jamais rien que je faisais sans elle et elle ne faisait jamais rien sans m’avoir dans les pattes. Elle eut un léger rire. Puis… La vie en a décidé autrement. Elle a quitté un beau jour sans jamais rien dire. Ses yeux s’abaissèrent alors que ses poings se serrèrent. Elle avait tellement eu besoin d’elle, à cette époque. Ce n’est que lorsqu’elle est revenue à Iwa… Sans son oeil. Que nous avons renouer. Et puis, j’ai gradué de l’académie, elle était l’assistante de Tsuchikage et les choses se sont tout simplement enchaînées.

Il y avait quelques détails qu’elle avait préféré ne pas aborder, mais l’histoire générale était là. Elle n’aurait pas cru un jour raconter cette histoire à quiconque, et pourtant que voilà, Takumi avait eu le loisir d’en apprendre un peu plus ce qui liait les deux jeunes femmes à la chevelure pâle entre elles. Beaucoup se demandaient ce qui les avaient réunis tant elles étaient différentes. Et pourtant, c’était ces différences même qui faisaient d’elles des amies aussi complices. La cadette était calme alors que l’autre ne l’était pas du tout, l’une apaisait l’autre tandis qu’à l’inverse, l’aînée s’assurait de sortir la jeune demoiselle de sa bulle, qu’elle s’ouvre un peu plus au monde. Elles étaient complètement à l'opposé, et pourtant… Cela avait toujours été elles contre le monde, tout simplement.

Ayant passée sa commande auprès du serveur, se contentant de la même chose que ce qu'avait choisi le jeune homme en face d'elle, elle attrapa le verre d'eau lui faisant face pour en prendre une gorgée.

- Quant au reste… Un inspiration. Comment pouvait-elle bien s’exprimer ? C’est peut-être un peu niais de penser ainsi, mais j’ose m’imaginer un monde où, un jour, tous pourront y vivre sans crainte pour leur vie et en toute égalité.

Ce n’était pas une réponse à proprement parler, mais la meilleure qu’elle pouvait lui offrir. Étant sortie de son mutisme il y avait de cela un peu plus d’un an, elle commençait tout juste à s’ouvrir un monde. De ce fait, elle se voulait bien innocente quant à toutes les grandes sphères, la politique lui étant difficile à suivre, les corruptions d’autant plus. Mais, encore une fois, c’était du détail qu’elle gardait pour elle, et ce, quand bien même aurait-il eu plus de facilité à la comprendre en sachant ce qui avait marqué son adolescence.

- Pourquoi ? Et qu’en penses-tu ?

Autant lui retourner la question. Peut-être serait-il même en mesure de l’éclairer un peu sur ce monde où elle vivait.

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Dernière édition par Zetsu Eikō le Jeu 22 Fév 2018 - 18:26, édité 1 fois
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Jeu 22 Fév 2018 - 3:48

L'ABONNÉE QUE VOUS TENTEZ DE REJOINDRE NE PEUT... x EIKO



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


La voilà qu’elle se livrait un peu. Parlant de sa cousine, des informations supplémentaires sur cette dégénérée ne pouvaient que se prendre. Loin de lui l’idée de vouloir manipuler l’innocente princesse de glace du clan Zetsu, il semblait juste vouloir lier l’utile à l’agréable. Il avait bien évidemment déjà cerné la foldingue, mais n’étant jamais trop sûr de ce que l’on a sous les yeux, il fallait toujours être aux aguets de la moindre opportunité. Et bien! apparemment elles étaient toujours fourrées ensemble. Le jour & la nuit à première vue. À moins qu’elle ne cache son jeu à l’instar de la borgne ? Il le saurait bien assez tôt. Ayant pour but d’éradiquer de manière définitive le mal de ce monde, il n’hésitera pas à la supprimer si il le fallait. Au même titre que tous les autres. Elle avait l’air de se remémorer des souvenirs pas fameux, l’attitude corporelle en disant long.

(Intérieurement)
Elle fait la grande mais ça m’a tout l’air d’être une magnifique petite merde. Je vois le genre, froide et distante mais bris- interrompu.

Quel farceur cet alter ego. Son avis importait peu. Visiblement, à l’instar de son propre cas, un piston était en jeu dans toute cette histoire. C’était quelque chose de banal et courant dans ce village bouffé par la corruption et la malhonnêteté. Il n’allait pas se plaindre non plus, elle avait commencé à parler et semblait toute disposée à continuer. Affichant ainsi une naïveté sans faille sur son désir, elle dévoilait quelques unes de ses pensées. Vérité ou pure comédie ? Allez savoir. Dans tous les cas, si il s'avérait qu’elle se trouve mêlé au mal de ces lieux, il le saurait bien assez tôt. Après tout, au Yamagenzo (dans lequel il est entré prématurément, rappelons le hein), on l’appelait le Shihainin et ce n’était pas pour rien. Elle lui relançait sa propre question. Il souriait alors doucement en sirotant lui aussi son verre d’eau avant de se lancer.


Pourquoi ? Et bien disons que je suis de nature curieuse. en fermant les yeux.

S’amusant à faire tournoyer le verre d’eau, se donnant comme enfantin défi de faire légèrement dépasser l’eau du rebord sans pour autant qu’elle tombe. Très vite lassant comme activité il s’arrêta net, posant le récipient d’un geste brusque. L’eau jaillie du contenant finissait par revenir d’où elle venait, marquant une marque de classe sans égal. Il esquissa un léger sourire, il n’avait pas perdu la main. Enfin, c’était la première fois qu’il essayait en fait. Premier essai, premier succès. Il pouvait en faire un slogan avec tout ce qu’il réussissait sans peine. Tournant finalement son regard vers sa partenaire de repas, il avait gardé un sourire inspirant l’outrecuidance fine qui lui était propre.


Ahhh… lâchant un soupir.

Il rigola doucement avant de reprendre.


Ce que je pense ? On vit dans un monde de merde. Pourquoi me diras-tu ? en lâchant un doux rire mêlé à sa condescendance naturelle.

Ah ! J’en sais rien. Peut-être que c’est lié au fait que tout le monde considère les Kage comme des grands hommes alors qu’on sait très bien que la plupart d’entre eux sont des guerriers barbares qui n’ont que faire du sort des petites gens. Ou peut-être bien que cela vient du fait que tous nos héros semblent être des imposteurs, et le monde lui-même un énorme canular. On se spamme les uns les autres avec un tas d’opinions minables qui voudraient se faire passer pour de vraies idées avec des clans qui simulent le fait d’avoir une véritable famille. Ou est-ce que c’est le fait qu’on a “voté” pour ça, je ne parle pas de toutes ces élections truquées, je parle de nos gadgets, nos possessions, notre argent. J’invente absolument rien, on sait tous pourquoi on fait ça, pas parce que la dernière pièce de Sheikusupia nous rend heureux. Non. Mais parce qu’on préfère vivre sous sédatifs, parce que ça fait mal d’affronter le monde tel qu’il est, parce qu’au fond, on est tous des lâches... marquant une pause en serrant le poing.

Je l’emmerde la société. en regardant au fond de son verre avant de boire tout son contenu d’une traite.

Tout était dit ou presque… Il laissait le silence faire le reste. Ces discours d’hypocrites que les dirigeants et les fortunés pouvaient lâcher sans sourciller. Ils mentaient au peuple, en effectuant l’équivalent d’un gros crachat en pleine gueule. Pour lui, ils n’avaient aucune raison valable de mentir. Être l’équivalent d’un roi, pour lui, plaçait la personne à l’abri de la crainte inspirée par le fait de dire la vérité. Pire encore. Si les têtes de cette société ne montraient pas l’exemple en respectant les lois & la morale, qui allait le faire ? C’est bien une des raisons pourquoi tout le monde pouvait se fournir plus ou moins tout ce qui existait la nuit passée sur le marché noir d’Iwagakure. La corruption évidente des têtes du monde le pourrissait de l’intérieur, ne retenant pas les autres à faire de même. Enfin, à moins qu’ils ne marchaient pas sur leurs plates bandes et qu’ils se montraient un minimum discrets. Ah, pour sûr il était fatigué de tout cela. Mais pour lui, tout n’était pas définitif.


Mais bon, je garde espoir. Oui, moi aussi je nourri naïvement peut-être l'espoir d'un monde où tous ces problèmes n’existeraient pas. Ou alors seraient si rares qu’ils seraient traités de la meilleure des façons et avec justesse. Seulement pour cela… en la regardant.

Des choses allaient devoir changer. en souriant.

Un court silence s’installa, il reprit de plus belle.


Sinon mes passe-temps sont le sport et la lecture. avant de laisser entendre son noble rire.

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Jeu 22 Fév 2018 - 19:31
Peut-être était-elle tout simplement trop innocente pour ce monde sombre dans lequel ils évoluaient. Cela ne faisait aucun doute, même. Et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir été confrontée bien jeune à la réalité de ce dernier. Son père était un parfait exemple des pourritures qui avaient frôler ces terres, la folie l’ayant mené jusqu’à torturer sa propre descendance. Ayant décidée de lui renvoyer la question, intéressée par ce qu’il avait à dire, elle garda alors calmement son regard posé sur ce dernier. De ses souvenirs, il n’avait jamais hésité une seule seconde à dire tout haut ce que d’autres pouvaient penser tout bas. Une énième force qu’il possédait et qui lui faisait cruellement défaut, à la petite à la chevelure pâle. Il n’y avait bien qu’une chose qui la mettait hors d’elle, à savoir l’injustice. La seule chose qui était en mesure de tirer la jeune Zetsu de son attitude détachée qu’elle arborait au quotidien. Combien de fois s’était-elle élevée pour faire taire ceux embêtant Daichi ? Beaucoup trop souvent aux goûts de ses professeurs alors qu’elle pouvait se montrer terriblement agressive sur le sujet.

C’est avec attention qu’elle écouta ce qu’il avait à lui dire, comprenant un peu plus les motivations du jeune homme. Ce n’était pas tant son clan qu’il voulait purger mais bien le monde. C’était, du moins, ce qu’elle en comprenait, en quelques sortes. Elle ne pouvait que respecter cette idée, elle-même tolérant que très peu, pour ne pas dire pas du tout, l’injustice dont beaucoup étaient victimes. La seule différence étant qu’il osait aller de l’avant, prenant sur lui responsabilités pour un jour pouvoir mieux affirmer sa vision du monde tandis qu’elle… Elle se cachait, tout simplement, cherchant à se préserver elle-même. Était-elle égoïste ? Peut-être bien un peu. Elle n’était seulement pas en mesure, au final, de pouvoir supporter d’autres. Pas alors qu’elle n’était qu’un poids mort pour elle-même. Elle ne ferait que leur nuire.

L’ironie de ses paroles frappèrent aussi celle qui se trouvait confrontée à un soucis que lui-même semblait connaître très bien. Les clans. Ces fausses familles. Ces gens qui prétendaient pour préserver les images aux yeux du monde alors qu’à l’interne, ils n’avaient rien de ce qu’on pouvait s’attendre d’une supposée famille. La fin cependant de son discours fut plus dérangeante. Beaucoup plus dérangeant même, aux yeux de la demoiselle. Était-ce la réalité de ses paroles qui l’embêtaient ? Certainement. Elle n’avait rien de la femme forte qu’elle essayait d’afficher, préférant ignorer et faire comme si de rien n’était plutôt que de faire face au monde. Il s’agissait-là de la raison principale de ce détachement qu’elle avait alors qu’elle repoussait tous ceux tentant de se rapprocher d’elle.

Lâche.

Autant le savait-elle pertinemment, autant ce mot se voulait douloureux à ses oreilles. Elle tenta de ne rien en laisser paraître, et ce, quand bien même une ombre vint obscurcir son regard. Il ne l’avait pas fait exprès et puis, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Il n’avait fait qu’être honnête et au final, il ne savait rien d’elle, ou presque.

- Je vois.

Plus froide que précédemment, en revenant inlassablement à ses bonnes vieilles habitudes. Elle avait envie de lui dire qu’elle était d’accord, avec sa vision des choses, or, les mots s’étouffèrent dans sa gorge. Elle eut le loisir cependant d’être sauvé par les yakitoris qui arrivaient. De quoi lui permettre de changer de sujet, ou plutôt, se soustraire du regard du jeune homme. Se saisissant de l’une des brochettes, elle garda le silence quelques instants de plus.

- J’imagine que le Yamagenzo t’offre l’opportunité de t’avancer un peu plus dans cette direction, non ?

Policier, il était fidèle justicier et donc, de ce fait, intervenir se devait d’être plus aisé pour lui. Souhaitait-elle rejoindre une telle place ? Elle n’en était pas certaine. Le pourrait-elle seulement ? Elle n’avait ni le charisme, ni la force de caractère de son interlocuteur. Il pourrait sans problème amener nombreuses personnes à suivre son mouvement de pensé. Quant à elle ? Elle était celle qui se tenait discrètement en retrait, n’osant même pas s’impliquer ni même s’en mêler, de peur d’être un poids mort pour tous.

- Le sport et la lecture donc ? Un changement de sujet comme un autre. Des lectures intéressantes à partager ? Je dois admettre moi-même ne pas avoir sérieusement pris le temps, à ce niveau-là, depuis que j’ai quitté l’Académie…

Entre ses entraînements et son travail auprès de la Hyûga, elle prenait de moins en moins de temps pour elle-même et, surtout, pour profiter d’un bon roman. Les choses étaient ainsi faites. Continuant de manger doucement, elle espérait qu’il ne lui en tienne pas rigueur, de son inaptitude à maintenir une conversation, en revenant bien trop souvent à se braquer. Sûrement l’avait-il remarqué. Peut-être se posait-il des questions. Ou alors il avait tout simplement compris et ne cherchait pas à la brusquer. D’une façon comme d’une autre, cela ne changerait rien à sa façon de faire. Autant faisait-elle des efforts et autant s’intéressait-elle à lui, ce qui était déjà signe de grands progrès, autant ne changerait-elle pas du jour au lendemain. Le chemin s’annonçait long et sinueux.

- Et alors, ces yakitoris ?

Elle les avait vanter après tout.

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Ven 23 Fév 2018 - 5:07

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"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


(Intérieurement)
T’as touché un point sensible apparemment kukuku.!. d’un air amusé.

Le ton avait changé mais avait-il raison pour autant ? Allez savoir. Ce qui était sûr, c’est que le Hyûga n’avait pas mis de filtre pour ses paroles. Ne craignait-il pas de parler ainsi dans un restaurant de moyenne fréquentation ? Bien sûr que non. Il incarnait parfaitement leur Naoto Date, du moins pour ceux étant victime d’une injustice quelconque. Et c’était effectivement ce qu’il inspirait : un fort se dressant contre les forts au profit des faibles. Même si pour l’instant, plus il avançait et plus cela semblait devenir difficile, risqué et sans espoir par moment.
Précisant qu’il voulait du thé, il attaquait doucement le met récemment apporté sur la table. Ah, le Yamagenzo (dans lequel il était entré prématurément, rappelons le hein). Cela revenait sur le tapis.


Et bien… *sirote*

Bien sûr, oui. Avoir accès à une grosse base de données sur tout le monde est un avantage pour ce dessein. Mais cela peut aussi se retourner contre toi. en la regardant.

Tu deviens témoin de tout ce qu’il y a de mauvais au sein du village, et si tu es quelqu’un d’intègre, cela devient très vite difficile à gérer. Peu de gens peuvent se targuer d’être blancs comme neige tu sais. s’enfilant 3 brochettes d’un coup.

Des hauts placés en tout genre (militaires, diplomatiques, financiers…) trempaient dans des magouilles pas très nettes et défavorable pour le village. Ce qui voulait aussi dire que c’était un problème pour ses habitants, et donc, qu’il se devait de régler cela. Mais il n’avait pas encore assez de poids au sein de la police et il n’était pas encore assez puissant pour jukeniser les récalcitrants sans risquer la mort. Bien que cela ne lui dérangeait pas de mourir pour ses idées, pas le moins du monde.


Aussi, tu dois user de masques et de ruse pour ne pas qu’on te retrouve “suicidé” si tu vois ce que je veux dire haha. sur le ton de l’humour.

Prenait-il la menace comme étant une blague ? Les prenait-il au sérieux ? Une condescendance réprouvant la méfiance. Visiblement, il se considérait vraiment au-dessus des autres. Pouvait-on en vouloir à celui qui avait pris le contrôle du poste de police n°12 ? Telle était la question. Ah les lectures. Pour sûr, il en connaissait de bons auteurs. Feuilletant parfois ce que lisait Sayuki, il était témoin de la quintessence littéraire de ce siècle.


Oui tout a fait, le sport et la lecture. *sirote*

Et bien, tout dépend de ce que tu préférerais lire. Yuugô se la joue plutôt dans le drame, Sheikusupia aussi. Après, si les romans te suffisent, Volutoru, Sandô ou Sutendôlo sont plutôt pas mal. Après les œuvres en particulier… Je pense que tu devrais te faire toi-même une idée de la chose.

Quelques noms par-ci par-là qu’il avait retenu. Des auteurs reconnus pour leur plume même si certains cachaient des zones d’ombres bien sombres. Les double faces ne manquaient pas de ce monde, pas même dans le domaine de l’art. Peut-être était-ce même pire. Aucune certitude cependant sur la culpabilité, simplement que tout n’était pas clair. Mais il veillerait au grain, lui, le Shihainin. La nourriture avait de quoi faire rougir les autres établissements en effet, mais rien ne valait les yakitoris de sa douce. C’était le seul plat qu’elle savait faire et l’avait perfectionné des années durant dans le seul but de l’amadouer.

Ouais, ils ont de quoi se défendre en effet. en demandant trois autres portions.

Il avait certes, déjà englouti ce qu’on lui avait amener. Visiblement, c’était une fin digne de lui. Le tout était de ne pas partir en roue libre et d’en finir malade. Il fallait être raisonnable mais savait-il seulement l’être ? Tandis que les deux camarades parlaient sans visiblement se soucier de ce qu’il y se passait autour d’eux, une joyeuse bande de yankees s’étaient installés à une table à l’autre bout du resto. Des perturbateurs de l’Académie, récemment sortie de la prison de cette dernière pour “bonne conduite”. Décidément, la duperie n’en finissait jamais.


Hé dépêches toi de me servir grognasse, j'ai pas que ça à faire de traîner dans ce resto pourri! avant de cracher sur le sol

La serveuse s’exécuta sans trop demander un meilleur comportement, sachant pertinemment. Le Hyûga quant à lui, regarda sa comparse d'un air taquin en sirotant son thé.


Mais que fait la police ? en souriant.

Voulait-il voir si son naturel justicier pouvait faire d'elle un membre du Yamagenzo, cherchait-il simplement à faire durer le mystère ou simplement voulait-il s'amuser un peu ?


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Sam 24 Fév 2018 - 9:42
Elle pouvait comprendre où souhaitait-il en venir. Il semblait être un homme assez droit, très à cheval sur ses principes et donc, de ce fait, il pouvait effectivement être difficile de réaliser que tous n’étaient pas aussi bien qu’ils le laissaient présager. Mais n’était-ce pas l’essence même des clans de ce village ? Ils étaient beaux, grands et forts, parfaits en apparence et aux yeux de tous, alors que la situation était bien différente au sein du domaine. Eikō n’était qu’une parmis tant d’autres. Sans en avoir eu la confirmation, elle le savait que son cas n’était pas isolé. Bien d’autres avaient dû souffrir de ce qu’elle avait traversé alors que les plus grands cherchaient à créer des utilisateurs parfaits de leur Kekkei Genkai, se décidant alors de les former dès le plus jeune âge. Or, pour ce fait, il était impératif que de provoquer l’éveil, ce qui ne se passait jamais dans d’excellentes conditions. Il lui présentait cependant sous un angle assez particulier les risques qu’il vivait au quotidien, qui amenèrent la jeune demoiselle lui faisant face à s’inquiéter. Pour ça non plus, il n’avait pas tort. Les ennemis, dans son travail, se devaient d’être fréquents, habituels même.

- Tu feras attention ?

Quelques mots prononcés entre deux yakitoris, qui détonnaient avec son détachement habituel. Au final, elle n’en restait pas moins une jeune femme empathique, en quelques sortes, mais surtout altruiste, qui étouffait le tout derrière cette barrière de glace qui l’éloignait de tout le monde. Ce n’était pas tant approcher les autres le problème mais qu’eux cherchent à la connaître.

Changeant cependant de sujet, s’éloignant de ce qui frappait trop proche de la réalité, préférant garder le silence sur certains moments de sa vie, elle s’attarda alors sur les loisirs qu’il venait de lui partager, comme le sport et la lecture. La lecture plus précisément, en venant même à lui demander quelques titres qui lui avaient plu. Elle l’écouta donc avec attention, notant les noms qui furent évoquer dans un coin de son esprit. Si elle avait passé des années à lire, n’ayant rien de mieux à faire alors qu’elle s’était enfermée dans son propre esprit, elle en avait perdu l’habitude, ces derniers mois. Cela lui ferait peut-être du bien, de s’y replonger, partir à l’aventure de ces récits fictifs.

- Contente qu’il te plaise, il aurait été dommage de te décevoir. Elle eut un léger rire, décidément plus détendu que lorsqu’il était entré dans le bureau. Mais merci, j’en prend bonne note. Cela m’aidera peut-être à me décider sur quoi lire la prochaine fois que j’en ai l’occasion.

Car s’il était bien d’étudier, se détendre pouvait être agréable. Elle ne le faisait pas souvent, sachant que l’entraînement se voulait important aux yeux de son clan. Or, plus le temps passait et plus elle essayait de prendre un peu de temps pour elle. Si les autres ne la connaissaient pas, elle-même avait de la difficulté à se connaître. Elle apprenait donc lentement qui était-elle, au travers tout ce qu’elle avait vécu. Son regard se leva vers une table voisine et ses sourcils se froncèrent en entendant la voix rauque, voir même moqueuse, de l’un des hommes s’y trouvant, semblant impatient que la serveuse leur ramène ce qu’ils avaient commandé. Le commentaire du Hyûga la força à rouler des yeux, semblant à moitié amusée et à moitié embêtée par ce fait, elle n’était pas encore sure.

Or, digne d’elle-même, elle se leva, ne pouvant rester impassible face aux commentaires qui fusèrent de leur part. Elle n’était pas bien grande, atteignant tout juste le mètre soixante-cinq, voir même pas tout à fait, ce n’était pas ce qui allait l’arrêter. Ça ne l’avait jamais arrêté, en réalité et ce n’était pas aujourd’hui que cela allait commencé. De sa démarche altière, elle s’approcha d’eux, ayant repris son attitude précédente. Elle peinait à être sympathique avec ceux qu’elle connaissait, elle ne l’était certainement pas avec ceux qui agissaient de cette façon. Que Takumi ait envie d’intervenir ou pas, cela ne la concernait pas. Il faisait ce qu’il voulait de son titre de nouvelle recrue. Quant à elle, elle était prête à sauter à la gorge au premier lui manquant de respect.

- Vous savez ce qui est merveilleux ? C’est que si vous avez mieux à faire que de traîner dans ce restaurant… Pourri ? Et bien, la porte est juste ici, prête à s’ouvrir juste pour vous. Elle dévisagea celui s’étant exprimé. Alors, vous faites preuve de respect ou vous dégagez ?

L’homme semble mécontent, ce qui n’est pas surprenant. Elle l’observe donc sans ciller, et ça, malgré le fait qu’il s’élève devant elle, la dépassant d’une bonne tête tout en faisant presque le triple de sa taille. Ce n’est pas le genre de chose qui l’arrêtait non plus.

- Elle a dit quoi la connasse ?
- La connasse, comme tu l’appelles, t’a suggérer de débarrasser le plancher si tu ne trouves pas le service satisfaisant.

Stupide ou tout simplement inconsciente ? Aucun des deux. Autant pouvait-elle doutée de tout autant avait-elle confiance en ses capacités. Et puis, sans sous-estimer son adversaire, il semblait plus fort que rapide, un avantage pour elle donc. Sans compter que Takumi n’était pas bien loin, non ?

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