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Lorsque la Lumière rencontre les Ténèbres | PV Eikō


Dim 11 Fév 2018 - 16:02


RP ➤ Lorsque la Lumière rencontre les Ténèbres
PV ➤ Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Le vent glacial de l’hiver soufflait sans vaciller sur le beau Village Caché de la Roche. Le froid s'insinuait, avec calme, mais zèle, répandant un peu plus durement via le zéphyr -sifflement aérien-, son règne, où en cette saison, il se faisait roi, tyran même, n’ayant aucune pitié pour quiconque. Tous redoublaient d’étoffes, pour tenter de résister tant bien que mal à ce courroux, qui venait les tarauder avec implacable hargne, de jour, comme -et surtout- de nuit.

L’académie Hashira n’était point épargnée, au contraire, elle était aussi triste victime de ces temps si mortifères, qu’il était bien mal avisé, que d’oser pointer le bout de son nez hors de la chaleur de son douillet logis, bien chaud et à l'abri. Les sanctuaires se faisaient rares, en tout cas, ils n’étaient incarnat en dehors de quatre murs. Il était marrant de voir les élèves grelotter, emmitouflés de moult couches d’habits -les rendant douillets maladroits-, leurs dents jouant les grelots d’une musique , en cliquetis effrénés et fieffés.

Le crépuscule s'invitait toujours un peu plus tôt, lorsque les jours défilaient inlassablement dans leur course sans fin, dans la saison si particulière que l’on nommait sobrement hiver. Une période monochrome, faite de nocturnes abysses d’un profond noir de jais, contrastant avec l’immaculée blancheur de la poudreuse neigeuse. Pour l’instant, cette dernière n’était pas encore apparue. Elle se défilait, se faisait même désirer. La bougresse repoussait l'échéance avec renardise, tenant du toupet éhonté. Mais tôt ou tard, la robe blanche viendrait couvrir monts et vallées d’une robe enneigée. Il ne s’agissait que d’une question de temps, à n’en point douter.

Le moment de la journée où celle-ci s’achevait, était un moment tout autant apprécié des élèves, que de leurs enseignants. Enfin, le dur labeur journalier pouvait laisser place au repos salvateur. Enfin, certains montraient plus d’entrain, à toujours pousser un peu plus loin leurs efforts, dans une soif d’apprendre pouvant tenir de l'aliénation. Quelques heures supplémentaires, pour arriver enfin au but escompté, toucher du doigt l'inatteignable excellence, pouvoir enfin trouver satisfaction d’être reconnu comme exceptionnel. Ceux-là même qui hantaient sans relâche l’enceinte de l’établissement, comme si esprits liés au lieu, leur existence se résumait. Enfin, il ne s’agissait là que d’une minorité, la plupart étant trop sujette à se satisfaire du nécessaire.

La foule se faisait éparse, se raréfiant presque naturellement, au fil des sabliers marquant le temps s’écoulant. La plupart des élèves de l’institution avaient déjà fui le lieu, pressés de rentrer chez eux. Il en était tout autant des professeurs, qui s’empressaient de rejoindre leur famille dès lors qu’ils avaient terminés les quelques tâches leur incombant dans le cadre de leurs cours. Voir ainsi chaque jour, le même rituel qui tendait, sans même que personne n’en ait conscience, vers une redondance absolue, était quelque peu décevant, voire lassant. Malheureusement, cela était inévitable.

Muramasa en avait conscience, car il était observateur bien placé de ce théâtre qui jouait encore et encore la même scène sans répit. Il ne pouvait y faire grand-chose, car l’Académie avait beau être son terrain de jeu où il pouvait changer les règles, les acteurs eux, il ne pouvait changer ni leur nature, ni leur identité. D’ailleurs, s’il y avait bien une actrice qu’il aurait voulu garder parmi tous ces personnages, cette dernière venait récemment de quitter la scène, pour s’envoler vers sa destinée. Elle avait été sans aucun doute, l’une des plus brillantes élèves de l’institution. Par conséquent, elle n’avait fait qu’une bien courte apparition au sein de cette dernière. Sa présence malheureusement -ou plutôt heureusement disparue, ne pouvait qu’être regrettée. En tout cas, pour Muramasa, elle était l’élève la plus intéressante et prometteuse, parmi tous les autres. Désireux, qu’elle ne quitte même jamais les bancs cette antre qu’il devait diriger. Une antre bien vide sans elle. Mais cela il ne pouvait l’avouer ou en faire moindre montre. Ce n’était qu’un désir personnel et égoïste, futile, qu’il ne pouvait avouer. Cependant, il était fier qu’elle ait été une élève si assidue et douée. Si seulement tous les apprentis shinobis étaient comme elle, il aurait été une promenade de santé, que de devoir endosser le rôle ingrat de Directeur. En effet, dès lors qu’il survenait un problème, il lui revenait la tâche de devoir le régler en trouvant le meilleur compromis possible. Et les soucis étaient légion, surtout lorsqu’il s’agissait de jeunes pousses encore bien immatures. Même le corps professoral lui menait la vie dure, cherchant à briguer sa place, cherchant la moindre opportunité, la moindre occasion pour venir planter une lame félonne dans le dos de celui qui pourtant, ne cherchait qu’à les aider, qu’à leur offrir un environnement où tous pourraient travailler en s’épanouissant au mieux.

Le crépitement surgit en étincelles, puis l’encensoir laisse s’évaporer sa brume. Muramasa était dans son bureau, où il fumait tout en revoyant quelques dossiers d’élèves au comportement à problèmes, nécessitant quelques mesures disciplinaires. Las, il était, que de voir tant de potentiel gâché par des esprits rebelles, agents du chaos pour éternité.

Quelques coups secs à la porte, attirent son attention, quelqu’un frappe en marquant arrivée, avant de simplement entrer. Il s’agit de la secrétaire, qui vient annoncer quelque chose, une nouvelle. Quelle est-elle ?

" Muramasa-sama, l’ancienne élève, Zetsu-san, est venue vous rendre visite. "

Elle était déjà là, alors qu'il ne s'agissait que d'’une simple lettre, qu’il lui avait fait parvenir en indiquant qu’il aurait souhaité sa visite, afin de prendre de ses nouvelles. Cela faisait à peine quelques jours qu’elle venait de s’envoler vers nouveaux horizons, vers liberté. Et encore moins qu’il avait fait parvenir la missive ! Cela le prenait au dépourvu ! C’était une catastrophe, il n’était pas prêt pour cette visite si prématurée.

Restant stoïque, pour ne point faire montre de surprise, Muramasa se leva de son bureau en prenant les dossiers qu’il étudiait tantôt, puis les tendit vers son interlocutrice.

" Tenez, contentez-vous de les expulser. "

Arquant un sourcil, perplexe, la question arriva soudain.

" … Les expulser ? Combien de temps ? "

" Jusqu'à nouvel ordre. Ce sont des récidivistes, des éléments qui n’ont aucune motivation… L’Académie Hashira s’en portera bien mieux. Je n’ai pas de temps à perdre avec des cas désespérés. Cela est bien regrettable, mais c’est ainsi. "

La secrétaire plissa les sourcils, comme se doutant qu’il y avait anguille sous roche. C’était la première fois que le Directeur agissait de la sorte, depuis qu’ils travaillaient ensemble. Il avait toujours montré une volonté inébranlable quand il s’agissait de remettre sur le droit chemin les éléments perturbateurs, quitte à perdre lui-même de son temps, pourtant si précieux.

Il fixa celle qui le dévisageait dans les yeux, comme s'enquérant de connaitre ce qu’elle semblait penser. Chose qui ne manqua pas d’être dite.

" Pas de temps à perdre…Je vois. Je trouvais cela étrange, lorsque vous me dictiez cette lettre à l’attention de l’ancienne élève. Maintenant, je comprends mieux. "

Il soupira, avant de rétorquer l’indubitable vérité.

" Eiko-san a été la plus grande fierté de l’Académie Hashira. Il est tout à fait normal qu’en tant que Directeur, je souhaite prendre de ses nouvelles et la féliciter pour son remarquable parcours. Il s’agit même d’un devoir, de justice. "

" Oh bah évidement. Sur les nombreux élèves talentueux ayant été diplômés eux aussi, vous n’en remerciez qu’une. Une très jolie jeune femme, qui plus est. Et ce soudain désir d’avoir plus de temps libre n’est qu’une pure coïncidence. "

" Votre condescendance m’exaspère. Vous voyez le mal partout. "

Muramasa était outré par les accusations infondées et mensongères de son interlocutrice. Cette satanée greluche avait toujours ce toupet pour dire des choses déplacées, voire irritantes. Cependant, elle était fiable et d’une compétence exemplaire dans son travail. Si vous omettiez cette aura lugubre et cette langue de vipère, elle aurait été la parfaite employée. Mais non, il fallait toujours qu’il y ait quelques défauts venant se glisser malicieusement. Enfin, c’était le sel de la vie, après tout. Oh il lui aurait bien tordue le cou, mais alors, il aurait pu tomber sur bien pire. Puis, il avait prit l’habitude de ce tempérament un brin dérangeant et cela ne le dérangeait pas réellement. C’était même appréciable que d’avoir une pinailleuse venant dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas.

La vipère afficha un air en coin, redoublant son regard sinistre, qui la rendait d’autant plus angoissante. Dénotant qu’elle n’en croyait pas un traître mot. Appelez cela, l’intuition féminine, sans doute.

" Je vois, je vois. Bien, je vais m’arranger pour que votre emploi du temps soit plus… Libéré, pour ne pas dire… Délivré. Je vais dire à la Belle, que la Bête l’attends. "

Muramasa porta sa main sur son front, légèrement consterné par la dernière phrase dont échos résonnaient encore entre murs et esprit. Cela le consternait, mais il sourit intérieurement. Cela était bien trouvé comme image, même s’il était bien loin d’une Bête… Enfin peut être pas si éloigné que cela… Si on le connaissait bien.

Il écrasa nonchalamment l’encensoir dans le cendrier disposé sur son bureau. Marquant un léger rictus dénotant le fait que s’il avait su qu’elle passerait, il ne se serait pas allé à ce poison pouvant déranger les non initiés. Après tout, il respectait grandement l’invitée et ne souhaité par manquer de correction la concernant. Tans pis, l’erreur était déjà commise. Il espérait juste que cela ne la dérange pas plus que de raison.

La messagère sortit du bureau, en laissant la porte entrouverte. Quelques pas suffirent à arriver jusqu’à son propre bureau qui était juste devant le couloir menant à celui de son patron et où elle avait demandé à l’ingénue de patienter quelques instants.

Elle était là, sage comme une image. Même légèrement gênée, à en croire sa posture et la nitescence de son regard.

" Zetsu-san, le Directeur vous attends dans son bureau. Il est très impatient de s’entretenir avec vous. "

Indiquant la direction, tout en ne manquant pas de faire un sous-entendu légèrement nébuleux.

Muramasa patientait, se tenant debout, face à l’entrée s’érigeant à quelques mètres devant ses yeux aux reflets dorés. Il avait hâte de revoir la jeune femme, devenue Genin, mais qui, il le savait, atteindrait rapidement de plus hauts sommets.




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Dernière édition par Borukan Muramasa le Dim 11 Fév 2018 - 17:38, édité 1 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 16:05
Son regard tomba sur cet établissement qu’elle avait côtoyé quelques mois, avant de se voir attribuer le titre de genin. Autant en était-elle fière, autant ne l’avait-elle pas vu venir. Si elle se savait intelligente, une élève assidue qui plus est, elle aurait cru avoir à faire plus ses preuves aux yeux des autres avant qu’elle ne soit reconnue comme kunoichi. Or, la nouvelle était tombée, alors qu’elle héritait de ce bandeau orné de l’insigne du village, signe incontestable qu’elle se devait désormais de servir ce dernier dans le meilleur de ses capacités. Toujours face à l’établissement, alors que le vent soufflait dans ses mèches pâles, elle resta immobile quelques instants, se remémorant quelques souvenirs qu’elle avait en ces lieux. Elle avait intégré l’académie alors qu’elle venait tout juste d’ouvrir, cette dernière prenant place dans l’idée de former de futurs genins. Une recommandation de son oncle qui, s’il admettait que ses techniques de combat n’étaient plus à prouver, considérait toutefois qu’elle avait encore un travail à faire au niveau de ses capacités sociales. Ce fut donc un peu forcée qu’elle s’était vue rejoindre les rangs de ces nombreux élèves qui aspiraient à l’amélioration. Or, si elle y était restée, il s’agissait bien de sa bonne volonté, et d’un sincère désir d’apprendre. De ce qu’elle disait.

Resserrant sa veste contre elle, s’assurant de venir couvrir le bas de son visage avec cette dernière, elle affichait toujours ces couleurs sombres de la classe qu’elle avait rejoint suite à l’arrivée du nouveau directeur. Elle était vêtue assez sombrement, la jeune demoiselle, alors que sa chevelure immaculée glissait sur ses épaules pour venir caresser ses épaules. Elle avait revêtu un pantalon sombre, venant souligner ses longues jambes musclées, et un débardeur qui se voulait caché par l’épaisse veste noire qu’elle arborait avec une certaine fierté. Élève de la classe zéro, elle était de ceux que les gens respectaient tant qu’ils craignaient, de ces quelques rares étudiants qui avaient été sélectionnés par le directeur pour former une classe d’élite. Et même encore, ce mot se voulait faible. Elle avait enfoncé ses mains dans cette veste qui l’accompagnait encore régulièrement, et ce, quand bien même lui avait-on répété qu’elle ferait mieux d’afficher les couleurs de son clan, dont elle était supposée un jour en assumer toutes les responsabilités. Or, elle se contentait tout simplement d’arborer à son poignet droit deux bracelets, l’un affichant l’insigne du village, le second le signe de son propre clan. Le premier se voulait aussi sombre que sa tenue alors que le deuxième était ponctué d’une couleur plus vive, un bleu sombre pour être plus exacte, seule touche de couleur dans son accoutrement actuel.

Un soupire s’échappa de ses lèvres, créant un nuage pâle devant son visage avant qu’elle ne se décide à avancer pour pénétrer dans ces lieux qu’elle connaissait par coeur. Aujourd’hui, contrairement à ces derniers mois, elle y entrait comme visiteure plutôt qu’étudiante. Elle avait une folle envie de retourner en salle de cours, de retrouver sa précédente routine, toutefois, elle ne pouvait agir de la sorte. Avec son premier grade qui marquait le début de sa vie de kunoichi était venues quelques responsabilités, s’abattant sur elle tel un poids qu’elle n’avait jamais vu venir. La force des choses l’avait amené à assister sa meilleure amie de toujours, Sanadare, alors qu’elle avait eu comme tâche d’assister l’ombre du village. Un sourire amusé venait étiré ses lèvres à celle seule pensée, alors qu’elle se demandait qui pouvait bien pu avoir l’absurde idée de donner des responsabilités à quelqu’un d’aussi peu fiable que la Hyûga. Voilà peut-être pourquoi son horaire se voulait aussi chargé, dernièrement, alors qu’elle passait continuellement derrière son aînée, réparant les erreurs qu’elle commettait du mieux qu’elle le pouvait.

S’avançant dans ces couloirs qui lui rappelaient nombreux souvenirs, elle s’arrêta face à celle qu’elle reconnut sans peine comme étant la secrétaire du directeur. Son expression était toute aussi froide à son habitude, ses traits taillés dans le marbre ne semblait pas vouloir se mouvoir plus que nécessaire. Poliment, elle s’inclina, lui annonçant qu’elle était là pour nul autre que le directeur, ce dernier lui ayant fait parvenir une lettre, quelques jours plus tôt, sous-entendant qu’il souhaitait avoir une visite de sa part prochainement. Cette lettre lui avait bien évidemment arraché un sourire, de ceux qu’elle n’offrait que très rarement, alors que ses pensées se tournaient vers son aîné. Il était l’un des nombreux regrets qu’elle avait, à avoir quitté ce lieu d’apprentissage, et ce, quand bien même ne l’admettrait-elle jamais de vive voix. Elle avait donc été heureuse alors qu’elle recevait une lettre de sa part et plus qu’enthousiaste à l’idée de lui rendre visite.

Forcée d’attendre seule, elle releva son regard froid vers la secrétaire, qui lui annonça poliment que l’homme qu’elle venait rencontré l’attendait. Qu’il était impatient, même, de s’entretenir avec elle. De sa froideur naturelle, il n’eut aucune expression venant percer ce mur de glace qu’elle s’imposait avec les autres. Elle hocha tout simplement de la tête, suivant la direction donnée par cette dernière de sa démarche gracieuse, bien digne de la jeune femme qu’elle était.

Arrivant face au bureau qui était identifié comme étant celui du Borukan, elle sortit une main de sa veste, la portant contre la porte, venant toquer pour lui signifier sa présence. Puis, doucement, elle ouvrit cette dernière, sa silhouette apparaissant dans l’embrasure, ses prunelles azurées à la recherche de ce regard qu’elle connaissait si bien, de ces yeux sombres qu’elle souhaitait rencontrer. S’avançant dans l’endroit, une odeur désagréable venant lui chatouiller les narines, elle referma la porte derrière elle, adressant à l’homme lui faisait face un sourire dont elle seule avait le secret, où se mêlaient innocence et sincérité. Elle ne l’offrait qu’à très peu de gens, alors qu’elle était d’un naturel méfiant, ne cherchant pas à offrir sa confiance à quiconque croisait sa route.

- Bonjour, Muramasa-sensei.

Son nom roula dans sa bouche, sur sa langue, alors qu’elle prononçait ce nom par habitude, ses traits plus vifs, plus expressifs, alors qu’elle était bien loin du regard de tous sauf du brun ténébreux qui lui faisait face. Elle avait ramené sa main vers elle, l’enfonçant à nouveau dans sa veste, celle dont elle n’était pas peu fière. Quelques élèves, tout au plus, avaient eut le loisir d’arborer cette couleur sombre, ce noir digne de cette classe choisie avec soin par nul autre que le directeur. Plus que de l’élite, ils étaient ceux qui étaient tant admirés que craints, les élèves souhaitant rejoindre leur rang sans jamais réellement y trouvé les prérequis. En avait-il seulement ? Elle-même n’aurait sut dire, quand bien même espérait-elle qu’il ne se soit agi que de ses nombreuses compétences en combat et non pas de ce franc sourire qu’elle lui adressait.

- J’espère ne pas vous déranger. Votre lettre mentionnait une visite éventuelle, cependant, vous semblez avoir oublié d’y inscrire votre propre disponibilité. Vous m’en voyez navrée si ma présence vous importune.

Ses prunelles cherchent à rencontrer son regard alors qu’elle espère ne pas être mise à la porte. Désormais loin du froid hivernal, elle en vint ouvrir sa veste sans toutefois la retirée, affichant donc le débardeur qu’elle a choisi pour la journée, parfait pour les entraînements qu’elle se dit en règle générale. Du moins, c’était ainsi qu’elle le voyait, alors qu’il était impossible d’oublier ce décolleté qu’elle affichait en toute innocence, n’ayant même pas envisager une seule seconde que les regards pouvaient se perdre sur sa silhouette entretenue, aux courbes plus qu’agréables et à la musculature digne d’une vaillante combattante.

- Et, si tel n’est pas le cas et que vous êtes prêt à m’accorder un peu de votre temps, et bien… Me voilà.

Elle lui adresse un sourire agréable, peut-être un peu moqueur, bien digne de l’humour dont elle peut faire preuve lorsqu’elle est loin des regards curieux. Parlant de regard, le sien s’attarde sur les traits de son aîné, détaillant ce visage qui lui fait face, quelques souvenirs de son temps à l’académie lui revenant à l’esprit. Elle en possède tant des bons que des mauvais, partagée entre ses mauvaises expériences avec les nombreux élèves qu’elle avait côtoyé et ces quelques rares où elle s’était sentie utile. Ou, tout du moins, peut-être bien meilleure que les autres. C’était, au final, tout ce qu’elle avait recherché, elle qui n’avait jamais été assez bien aux yeux de son père, ce dernier étant désormais décédé. Alors qu’elle s’y était retrouvée dans l’idée de parfaire ses techniques sociales, au final, elle avait simplement chercher à s’améliorer, chose qui n’aurait jamais été possible sans cet homme qui lui avait fait confiance et lui avait ouvert plus d’une porte en ce qui concernait son avenir.

Et dire que, de tous les choix s’offrant à elle, elle s’occupait désormais de s’assurer qu’une certaine Hyûga à la santé mentale assez précaire ne cré pas trop se soucis pour le Tsuchikage actuel. Savait-il seulement dans quoi s’était-il embarqué en la désignant comme son assistante ?

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.


Dernière édition par Zetsu Eikō le Lun 12 Fév 2018 - 4:16, édité 1 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 16:08


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



L’écoulement du sable se ralentissait en l’attente pesante de l’invitée tant escomptée. Chaque grain prenait dès lors, une importance particulière, voire insane. Loin d’être escogriffe, Muramasa pouvait se targuer de toujours garder la prestance qui lui allait si bien, qui faisait tout ce charisme qu’il arborait avec une audace dénotant du miracle. Cela l’aidait grandement à justifier sa position de Directeur, qui était une position où la plupart du temps, l’âge mûr se devait d’être incarnation. Pourtant, il n’y avait point escroquerie et l’Iwajin remplissait parfaitement le rôle qu’il devait mettre un point d'orgue de satisfaire, voire un peu trop bien, pour ne pas provoquer quelques jalousies et questions éhontées.

Se jouant féline, il pouvait ressentir cette présence, le son gracile de ces pas se rapprochant avec une note d’entrain, comme s'ils étaient enjoués à s'immiscer entre ces quatre murs, tanière de la Bête. Cela avait le mérite de changer de l’habituelle crainte, qui se jouait dans ces battements souvent emplis de peur. Car en général, se faire convoquer en ce lieu, était signe de mauvaise augures. En tout cas, la jeune femme n’avait jamais été convoquée ici bas, c’était la première fois qu’elle allait passer dans le Bureau du Directeur. Lieu craint des jeunes pousses, qu’elles soient irréprochables ou des plus infâmes.

Le résonnement retentit, annonçant solennellement l’entrée en scène de l’ingénue. La porte s'entrouvrit avec espièglerie, laissant apparaître progressivement, derrière le voile boisé, un palpitant miroir aux lueurs azurées, puis son jumeau. Ces orbes balayant avec malice le territoire inconnu, semblant explorateurs curieux et malicieux, avant de se poser avec plus d’insistance sur le gardien des lieux, sur ses iris rappelant d’une teinte dorée, le métal si précieux. Le visage se dessinait, prenant forme, laissant apparaître des traits fins, accompagnés de cette silhouette menue, mais si savamment proportionnée que la volupté émanait d’elle avec toupet. Revêtant une tenue aussi sombre qu’une nuit sans lune, cela rehaussait les nuances colorées qu’elle arborait. Une peau claire, contrastée par le bleu de ses prunelles, mais aussi l'argenté pastel de sa chevelure semblant choir sans connaitre fin. Une cascade de soie aux reflets brillants, inspirant avec aisance les plus fantasmés éclats, tenant de voies lactées. Une majestueuse, mais surtout sensuelle crinière caressant ses épaules, dénotant féminité. Elle devait faire bien des envieuses, avec pareille couronne dénotant majesté. Une créature de rêve, tenant de la chimérique perfection, que toute demoiselle aspirait d'en posséder parure pour s’en glorifier.

Muramasa la fixait, restant impassible, immobile. Pas un sourire, pas une réaction, pas un mot. Il se contentait de dévisager avec sérieux tenant de l’implexe, celle qu’il attendait pourtant avec grand intérêt, comme il l’avait toujours fait, comme il avait toujours été obligé de le faire, pour préserver les apparences. S'il n’extériorisait aucun sentiment, en son fort intérieur, il était content de revoir Eiko. Il aurait même voulu laisser échapper de ses lèvres le réel sourire que sa venue lui inspirait.

Elle - innocente rêveuse- ne fit point mascarade, au contraire. Laissant ce sourire si chaleureux, pour ne pas dire en cette saison austère, si salvateur, illuminer son visage d’un éclat se révélant incandescence. Elle avait pour habitude d’adresser cet égard uniquement à lui, alors que pourtant, l’Académie Hashira dénombrait tant de personnes qu’il était difficile de se souvenir de chacun. Il l’avait remarqué, qu’elle n’était pas aussi sociable envers ses camarades ou encore vis à vis des professeurs. Il l’ignorait, gardant sa façade infaillible, mais pourtant elle continuait à chaque fois, de plus belle, à lui sourire de façon si innocente et naturelle, que cet entrain semblait être une faveur qu’elle n’offrait de bon cœur qu’envers le Directeur taciturne, comme s’il représentait à ses yeux quelqu’un qu’elle appréciait. Pourtant il ne lui avait jamais fait montre ouvertement du moindre signe de sympathie, car étant une élève, il ne devait trahir de favoritisme ou d’élan pouvant être mal interprété. De plus, il n’était pas à l’aise pour entretenir ces facéties instaurées par l’homme, ces futiles mécanismes sociaux inventés de toutes pièces et servant à pure mascarade. Les fidèles amis trahissaient leur camarade, les dociles serviteurs poignardaient dans le dos leur maître, les passionnés amoureux empoisonnaient leur amant. Finalement, les chaînes des liens sociaux se brisaient toujours, car elles n’étaient qu’entraves éphémères, prisons ne pouvant contenir la nature humaine assassine.

De facto, l’ingénue était encore pure, innocente, peut être un peu trop en ce pernicieux monde, pour ces dérisoires masques se devant d’être arborés fièrement afin de jouer double jeux. C’était ce qui faisait tout son charme aux yeux de la Bête infâme, qui lui mentait en s’érigeant bien sous tout rapport. Il était loin d’être le parangon méritant ce sourire, si loin que cela en était dantesque fantasmagorie. La Bête se cachant derrière ses façades émulant humain bien anodin, n’aurait pu résister une seule seconde à une chair si tendre et savoureuse, qu’elle aurait fondu sur sa bestiale langue, après avoir planté ses crocs dans cette délicieuse innocente, pour s'en repaître de plaisir. Il l’aurait dévorée toute crue avec férocité insatiable, ne laissant point même le moindre os s’échapper de son emprise sauvage et implacable.

Muramasa avait-il faillit ? Elle était la même que dans ses souvenirs de jadis, du moins, il avait toujours cette image ancrée en sa souvenance, cette icone d’une jeune femme aussi fragile que porcelaine. Ce fameux jour datant de pléthores saisons s’étant écoulées. Il ne l’avait pas oublié, malgré les nombreux patients qu’il avait croisé par jadis, elle détenait une place particulière et inoubliable.

Cette voix, douce et suave, qui prononçait audacieusement son nom d’une bien malicieuse façon, agrémentée du "sensei" rendant la chose encore plus délicieuse qu’elle ne l’était déjà. Ce lyrisme pouvait susciter bien des états, des tentations défendues, de succomber à la candide sirène cantatrice.

Elle portait cette monochromatique parure, ce manteau d'ébène, qui rappelait la couleur de son passage en ce Shangri-la, la teinte qu’elle avait revêtue et portée fièrement. Cela réchauffait le cœur de voir que même ayant trouvé sa destinée, elle n’avait pas oublié ce symbole. Elle le gardait et le portait toujours haut et fort, comme un flambeau survivant vaillamment en ces ténèbres froides et glaciales de l’oubli. Voilà ce qui distinguait une élève d’exception, de la plèbe ne méritant que trépas.

Elle commençait à lui parler, alors que lui n’était que silence. Il la fixait de ses portails jumelés, reflets de son âme obscure cherchant quintessence de l’harmonie pouvant apaiser ses douloureux tumultes. Elle semblait penser qu’il avait oublié d’y inscrire disponibilités, mais il n’en était rien. Cela lui laissa échapper une légère esquisse de sourire, sur ses traits pourtant figés comme le marbre. Les regards se croisaient, s’embrassaient, s’enflammaient, dans un échange aussi calme que le flot d’une paisible rivière, mais plus profond que les insondables abysses océaniques. Sa voix se perdait en échos, tandis qu’elle se libérait de son plumage la réchauffant de trop, à cause de la présence opportune de ce si crépitant et étouffant brasier illuminant la cheminée, servant à survivre en ce climat mortifère et inhospitalier. Révélant le nubile, qu’elle dissimulait d’une cape de chasteté. Muramasa ne se troublait pas, malgré la vue sensuelle pouvant happer toute attention masculine avec un magnétisme sans pareil. Ces formes hypnotisaient de leurs courbes féeriques, damnant quiconque osait s’aventurer à y glisser moindre visuelle caresse. Les quelques années qui s’étaient écoulées entre leur première rencontre et leurs retrouvailles, s’étaient montrées plus que généreuse envers la nymphe. Son corps en pleine croissance s’était sensuellement et parfaitement transformée, la rendant une muse des plus inspirantes. Des formes nubiles et généreusement dessinées, ne faisant en rien défaut à la gracieuse silhouette. Parfaite sculpture de chair et de sang façonnée par divinités elles-mêmes, tant quintessence délicieuse s'incarnait en cette charmante créature, tenant d’un véritable petit miracle. Ses traits élancés et finement musclés faisaient parfaitement ressortir l’entrainement, qu’elle suivait avec dévotion.

Pour résumer, une beauté.

De plus, elle avait de l'esprit. Malicieuse, un brin d’humour vient saupoudrer le tout, avec légèreté donnant une onctuosité des plus plaisantes, des plus rares, de celle que l’on ne pouvait que désespérément espérer.

Impassible, se plastronnant devant elle avec son implexe prestance, il continuait de l’admirer, de plonger son regard dans ces orbes sanguines brillantes de vie. Il pencha légèrement la tête sur le côté, avant de se décider à s’avancer vers elle. À lui révéler la réaction qu’il lui offrirait. Ses enjambées assurés, se mouvaient de malice, semblables aux pas d’un loup s’approchant sans vaciller d’une proie s’offrant d’elle-même à lui. Lui répondant les mots qu’il se devait, tout en continuant de réduire l’écart séparant leurs deux êtres.

" Konbawa, Eiko-san. Merci d’être venue. "

Il était déjà arrivé devant elle, en un si éphémère instant. Il pouvait sentir l’entêtante fragrance de la peau de la Belle enivrer ses sens, malgré l’odeur du poison hantant les lieux. La chevelure enflammée exultait un parfum encore plus saisissant, chaque ondulation lui donnant vie, lorsque mouvance faisait rouler les vagues animant la radieuse tiare se déployant infiniment plus loin que la croissance progressivement l’instaurait.

" Il n’y a aucun oublie. Vous pouvez passer me rendre visite à tout moment. C’est mon devoir en tant que Directeur de me rendre disponible pour les élèves, ainsi que les anciens. Surtout ceux aussi méritants que vous. "

Il leva lentement sa main vers l’un des deux bras lui faisant face, avant d'apposer sa paume délicatement sur le biceps de son interlocutrice. La regardant encore dans les yeux, tout en mouvant légèrement l’impudent contact en signe d’affection, se voulant innocent. Il s’agissait de la première fois où il se permettait pareil signe trahissant qu’il n’était pas un corps dénué d’empathie.

"Je souhaitais vous féliciter personnellement d’être passée Genin. Des résultats brillants et un parcours sans faute. Vous avez été l’élève parfaite, du début jusqu’à la fin de votre apprentissage. Si seulement tous les élèves étaient aussi brillants. "

Il enleva sa main, lui proposant d’oter son manteau, afin d’être plus à l’aise, puis l’invita à s’assoir sur le moelleux divan qui trônait devant une table basse accompagnée de deux fauteuils jumelés en symétrie parfaite, située en face du feux qui rougeoyait en faisant virevolter une ronde chaotique, mais poétique d’étincelles.

Il resta debout, oubliant de plonger son regard dans la nébuleuse écarlate, le temps de s’occuper de la veste qu’il tenait entre ses mains. Une étoffe qui lui inspirait un sentiment particulier, un sentiment de contentement, entre autres.

" Je vous ai fait venir pour cela, mais aussi prendre de vos nouvelles. Comment vous portez vous ? "

La Belle était entrée d’elle-même dans le château de la Bête. Elle ne le savait pas encore, mais elle était déjà damnée à devoir supporter sa compagnie. Réussirait-elle à s’échapper de ses griffes ? Ou s’offrirait elle à sa morsure les liant à jamais.




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Dim 11 Fév 2018 - 16:10
Elle qui avait déjà fait preuve d’audace en ouvrant la porte de ses lieux sans que la voix du propriétaire ne lui parvienne, elle ne s’avança pas outre que nécessaire dans ce bureau qu’elle voyait pour la première fois de ces propres yeux, restant donc debout à quelques pas seulement de la porte. Son regard s’attarda brièvement sur le décor l’entourant, sur ces bibliothèques qui longeaient les murs où les livres se faisaient légions, pour ensuite se perdre temporairement dans ces flammes qui animaient cette cheminée, dégageant une douce chaleur qui vint réconforter la jeune demoiselle, alors qu’elle avait dû braver froid et vent pour arriver jusqu’ici. Si le temps était presque clément, la neige se faisant tardive, ayant posé un lapin au rendez-vous que lui avait donné l’hiver, cela n’empêchait pas le vent de s’infiltrer dans les pans de sa veste pour lui offrir une caresse désagréable dont elle se serait bien passée. Elle trouva donc réconfort entre ces murs qui, s’ils pouvaient sembler austères au premier regard, en devenaient rapidement chaleureux pour celle qui appréciait ces flammes qui dansaient d’un rythme régulier, laissant donc entendre un crépitement alors que le silence baignait encore leur rencontre, et ce, pour quelques instants.

Ouvrant finalement les lèvres, ce fut le nom du directeur qui se fit finalement entendre, cette dernière le salua tout en s’armant d’un sourire dont elle seule semblait avoir le secret, son visage taillé dans le marbre s’animant plus que d’habitude. Elle qui affichait constamment un masque froid, distant, ne cherchant pas particulièrement à se mêler aux autres, ayant apprivoisé, peut-être même appris à apprécier, cette solitude qui s’était imposée à sa vie plusieurs années plus tôt. Contrairement à tous ceux qu’elle rencontrait, qui croisaient sa route, cette solitude quasi omniprésente dans sa vie ne comptait pas l’abandonner de si tôt. Ce n’était pas faute d’essayer, de tenter de s’ouvrir au monde, de se montrer plus agréable, un peu moins distante. Toutefois, il lui était encore difficile que d’accepter les autres. Ce n’était pas tant qu’ils lui étaient dérangeant, elle peinait seulement à leur accorder la confiance qu’ils méritaient sûrement. Ayant été trahie par son propre père puis abandonné par sa meilleure amie, au moment où elle avait le plus eut besoin de quelqu’un dans sa vie, quand bien même ne pouvait-elle pas en tenir rancoeur à cette dernière, cela avait laissé des marques. De lourdes séquelles qui s’attachaient à elle, semblables à des poids morts, venant ralentir sa course sur ce chemin sinueux qu’était sa vie.

Le sourire qu’elle arbore se veut sympathique, contraste frappant avec les traits figés de l’homme lui faisant face. Elle ne s’en gêne pas, après tout, elle connaissait le personnage et était habituée à ce flagrant manque d’expressions chez ce dernier, à croire que rien ne l’atteignait. Elle lui jeta donc un regard curieux, scrutant ce visage fermé, tout aussi froid que celui qu’elle affichait en temps normal. Sans y chercher quelque chose en particulier, elle souhaitait voir quelque chose, n’importe quoi qui pourrait le trahir, et peut-être bien la rassurer qu’elle avait bien fait de venir ici. Or, elle n’eut rien de sa part, si ce n’était que son silence éloquent qui aurait pu mettre mal à l’aise les plus faibles d’entre eux. Elle connaissait cependant mieux que cela, et ne s’en formalisa donc pas, se contentant de ce sourire qui étirait ses lèvres, tendant vers l’amusement.

Ce fut finalement une victoire, aussi légère était-elle, alors que l’esquisse d’un sourire vint briser ce masque de glace sur lequel ses prunelles céruléennes étaient posées. Un point pour l’ancienne étudiante ! Voilà qu’elle était satisfaite, elle qui croyait presque venir l’importuner. Or, elle en avait la confirmation que ce n’était pas le cas, qu’elle n’aurait pas à repartir de là où elle était venue. Pas aussitôt du moins. Ouvrant sa veste, la chaleur ambiante en devenant presque étouffante, elle vint ensuite enfoncer ses mains dans ses poches, affichant sa nonchalance habituelle. Une demoiselle terriblement nerveuse au naturel qui se cachait derrière un épais mur qui lui donnait l’impression d’être en parfait contrôle d’elle-même. Un éhonté mensonge qu’elle faisait perdurer, cherchant à ce que personne ne s’immisce dans sa vie. Il était tout simplement hors de question que quiconque en vienne à apercevoir cette gamine terrorisée et brisée, celle qui peinait à reprendre le contrôle de sa vie, mais surtout de sa tête. Et donc, elle jouait le jeu, se montrant confiante, cette distance qu’elle imposait n’existait que pour la protéger elle-même.

La surprise se lit dans ses traits alors qu’il s’approche d’elle, la forçant à hausser un sourcil, son regard se voulant toujours aussi curieux. Elle l’est d’autant plus alors que les paroles de l’aîné parviennent à ses oreilles et que sa main vient se poser sur ce bras. Elle qui n’est pas très tactile, n’appréciant pas particulièrement que les autres s’invitent de la sorte dans sa bulle, elle ne cherche cependant pas à se dérober, restant toujours immobile. Ses joues vinrent se colorer de rouge tandis qu’elle secoue doucement la tête de droite à gauche, cherchant à disperser les compliments qui viennent à son encontre. Elle n’était pas aussi merveilleuse qu’il pouvait le laisser entendre, et ça, la jeune femme en était convaincue.

Acceptant son offre, elle laisse donc glisser sa veste, celle de l’académie, sur ses épaules désormais mises à nues, seulement chatouillée par sa tignasse indomptable trop courte pour qu’elle puisse les attacher d’une quelconque façon. Alors qu’elle retrouvait Sanadare un an et demi plus tôt, et la voix par le même fait, elle s’était vue avoir un cruel besoin de changement. Elle avait donc coupé sa longue crinière pour les garder aux épaules.

- Si c’est toujours agréable à entendre, sensei, permettez-moi d’en douter. Vous comme moi savez pertinemment que je suis bien loin d’être parfaite. Et puis, l’académie est encore jeune. Des élèves comme moi, mieux que moi même, il y en aura d’autres.

L’honnêteté se fait entendre dans ce qu’elle dit alors qu’elle y croit dur comme fer. Modeste, elle n’apprécie pas particulièrement que l’on lui jette des fleurs, pas alors qu’elle a encore tant à apprendre, mais surtout, tant à travailler sur elle-même. Elle qui était tombée en morceaux quelques années plus tôt peinait à tout remettre en place, une pièce à la fois. Un travail long et fastidieux sur lequel elle se concentrait tous les jours de sa vie. Elle ne méritait donc pas tant d’éloges, et certainement pas de la part du Borukan.

- Laissez le temps faire son oeuvre. Des élèves prometteurs, il y en aura toujours. Et puis, qui sait, peut-être que d’ici quelques mois, je serais déjà tombée dans l’oubli.

Un léger rire franchit ses fines lèvres alors qu’elle se permet une touche d’humour, quand bien même un peu de sincérité peut s’y faire entendre. Jamais la Zetsu s’est considérée comme étant quelqu’un à mettre sur un piédestal. Si elle se savait douée, meilleure que le commun des étudiants de l’académie, cela ne faisait cependant aucun doute qu’il y aurait toujours mieux qu’elle. Ce n’était qu’une question de temps avant que la jolie tête de la classe zéro soit oubliée et aisément remplacée par une autre qui saurait charmer le directeur de ses compétences. Cela lui laissait cependant un goût amer dans le fond de la gorge, l’idée, aussi réaliste était-elle, se voulait tout particulièrement déplaisante.

- Quant à votre précédente question… Je me porte bien. Très bien même. Les journées se veulent toutefois un peu chargée, dernièrement. L’assistante du Tsuchikage, Hyûga Sanadare, le nom te dit quelque chose ? Elle hausse un sourcil avant de poursuivre sur sa lancée. Je travaille pour elle, ou plutôt, avec elle. C’est un peu compliqué. Elle incline doucement la tête sur le côté, faisant mine de réfléchir. Elle ne tient pas en place et puis manque cruellement de sérieux. Elle rigole doucement. Je fais le sale boulot alors qu’elle en récolte tous les mérites.

S’en plaindrait-elle ? Aucunement. Dans le processus, elle a eu le loisir de renouer avec une vieille amie, la meilleure même, de ce qu’elle racontait. Elles se connaissaient depuis toujours, ou presque, et elle avait été celle à faire sortir la timide Zetsu de sa bulle lorsqu’elles étaient plus jeunes. Et puis, techniquement, à ce jour, elle faisait encore de même, avec une touche de folie pour agrémenter le tout. L’adorait-elle moins ? Aucunement. Elle se permettait tout simplement plus de remarques tranchantes et ne se privait pas de reproches, tentant tant bien que mal de la ramener sur terre, ne serait-ce que pour quelques secondes.

Elle qui avait pris place sur le siège offert croisa ses jambes, venant y poser son coude pour venir mettre son menton dans sa main, son regard océan toujours posé sur celui mordoré de son aîné.

- Et vous ? Y a-t-il tant de temps libre devant vous que vous êtes en mesure d’offrir audience à tous les élèves souhaitant vous rencontrer ?

Se moquait-elle ? Peut-être un peu. Il n’y avait qu’avec quelques rares personnes dont elle se sentait plus à l’aise qu’à l'accoutumée, avec qui elle se permettait plus d’honnêteté. Ils étaient faciles à identifier alors qu’ils s’agissaient de ceux connaissant les événements passés de la belle demoiselle, ceux qu’elle cherchait à effacer de son esprit. Le directeur, qui se trouvait aussi à être médecin, l’avait rencontré dans une époque de sa vie qu’elle avait enterré bien loin derrière elle. N’ayant été qu’une ombre d’elle-même, une carcasse vide avançant sans but, il l’avait rencontré dans des jours qui n’étaient pas particulièrement glorieux. Et puis, sans réellement l’admettre, elle l’appréciait, cet homme mystérieux dont nul ne savait être en mesure de percer à jour. Il avait vu en elle ce qu’elle-même ne voyait pas et lui avait offert cette chance dont elle avait eut besoin pour se dépasser.

- Avez-vous rencontrer les autres ayant gradué avec moi ? Je me demande ce que Daichi devient…

Le nom lui était venu naturellement, ce dernier ayant été un jeune homme intégrant l’académie en même temps qu’elle. Malgré la froideur qu’elle possédait et ces barrières qu’elle avait dressé, il n’avait pas abandonné. Sans dire qu’ils étaient proches, la demoiselle avait sut apprécier celui qui était d’un an son cadet et qui avait eut droit à son grade en même temps qu’elle. Et puis, elle n’était certainement pas la seule à avoir eut droit à ce traitement de faveur, à savoir des remerciements personnels avec nul autre que le directeur… Si ?

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Dim 11 Fév 2018 - 16:12


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



À l’orée des branchages de cette douce soirée hivernale déployant peu à peu ses feuillages ombrant les cieux de ténèbres un peu plus profondes à chaque instant, mais révélant lueurs stellaires se dessinant telle toile de maître prenait patiemment et savamment forme, la poésie régnait avec sérénité. Il s’agissait certainement de la saison la plus calme, apportant malgré ses augures frissonnantes, le sommeil de façon si imperceptible, qu’elle en était indolore et éternelle. La faune et la flore ralentissaient, pour s’endormir lentement, sans souffrance ou regret.

Le décor était chaleureux grâce au brasier qui instaurait sanctuaire salvateur, tout en offrant une lumière avec grâce, pour ne pas dire tamisée. Le Bureau, théâtre de la scène se jouant alors entre la Belle et la Bête. C’était bien la première fois que cette antre semblait être place propice à histoire passionnée et interdite. Peut-être était ce dû à la réunion de ces deux personnages esseulés se cherchant. Après tout, pour combler leur vide, ne suffisait-il pas qu’ils se laissent aller à l’unisson, à oser se rapprocher un peu plus, à se défaire de leur malheureuse solitude commune les hantant tous deux.

Un sourire si sincère pouvait ébranler tout cœur de glace, le faire fondre, le faire battre d’une allégresse transformant ère glaciaire en infernale canicule d’une douceur sans pareille. Était-ce le trait qui suscitait tant d'intérêt chez le taciturne, pourtant pragmatique, qui la considérait avec une attention si particulière, qu’elle avait été sa préférée, parmi tant d’élèves plus doués et prometteurs les uns que les autres. En vérité, c’était un trait qu’il appréciait grandement chez elle et qui malgré l’indifférence comme unique réponse il pouvait offrir à celle-ci, il l'appréciait. Il aurait même voulu pouvoir lui rendre pareille signe d’affection. Mais son sourire aurait révélé son terrible secret, le fait qu’il soit une engeance viciée, pourvu de crocs carnassiers et acérés.

Un regard pur et innocent, s'émerveillent dès lors qu’elle croisait la vue de l’homme si obscur. Était ce sa beauté semblant irréelle et tenant du divin, ou encore son charme naturel ne connaissant point limite, qui émoustillait la demoiselle avec passion ? Le diable était un être d’une beauté infini, pour mieux séduire, pour mieux tromper, néanmoins cette somptuosité extérieure cachait en son sein une laideur terrifiante. Muramasa était peut être même, la parfaite incarnation de ce démon si séduisant, mais malfaisant. Elle serait sa victime, celle perdant son âme innocente en se faisant corrompre et consumer par les péchés auxquels le tentateur l’initierait, pour la damner à jamais et dans les ténèbres la lier à lui. Ces yeux qui le regardaient avec tant de félicité, il savait bien que ce n’était qu'admiration, manifestation sans péchés qu’elle éprouvait pour lui. Cependant, il ne savait pas la cause de celle-ci. Il était habitué à ce que la gente féminine le dévisage avec insistance, avec des flammes assoiffées, avec désir voulant ses faveurs. Bien sûr, cela n’était pas toujours le cas, après tout, les goûts différaient. Si la majorité des femmes étaient hypnotisées dès les premiers instants où elles apercevaient le parangon de perfection physique et se seraient damnées sans regret pour une seule occasion de croiser le regard aux reflets d’or, une minorité d’entres elles semblaient insensibles au divin physique tentateur qu’arborait le personnage. Heureusement, cela était une chose des plus rarissimes. Mais l’exception confirmait la règle après tout. Le manque de goût était une tare et elles avaient le droit d’aimer les moches. Même la plus saphique misandre aurait fondu et succombé devant le trésor du ciel, parfaite incarnation de la quintessence signifiant beauté. N’allez pas croire que cela était forcément une qualité dont il se vantait. Que nenni! Car cela était en réalité, une terrible malédiction. Il portait ce fardeau avec élégance, raffinement, mais au fond de lui même, il en souffrait terriblement. Etre objet de frénétiques convoitises pouvait s’avérer bien pesant. Il était non pas simple tentateur, bien à son insu d’ailleurs, mais tentation omnipotente elle-même. Néanmoins, la prude ingénue ne regardait pas avec un insatiable regard assoiffé de stupre et de luxure, mais bel et bien une pureté immaculée et bienveillante. Était-elle une sainte pour ne pas être sujette à exposer la pernicieuse nature humaine, si viciée et corrompue ? Muramasa l’admirait et la respectait profondément pour cela. Elle le regardait non pas pour son physique, son charme ou même son captivant charisme, mais bien plus. Cela était comme une lueur d’espoir apparaissant dans un monde de ténèbres éternelles.

Ses joues rougirent vivement, l’espace d’un instant, oscillant presque à l’écarlate. Son esprit s’échauffait, lui faisant perdre contenance, à travers quelques mouvance de la tête s'enquérant de dissiper l’émotion la saisissant soudain. Ce qui la rendait adorablement ingénue. Muramasa ne pouvait qu’apprécier la réaction dont faisait montre tout naturellement la jeune femme. Exaltant, subtilement et davantage, le doux parfum émanant de la soyeuse crinière oscillant sous les secousses pourtant si graciles, elle venait inconsciemment offrir séduisant parfum exultant tentation.

La Belle laissa choir sa parure, révélant son corps de rêve, si bien dessiné et mis en valeur par sa tenue ajustée et saillante, galbant ses formes à la perfection. Parfait écrin mettant en valeur la silhouette de la nubile pléiade, diapason d’élégance. Bien que moulant son corps, sa tenue restait chaste et sans once de la si déplaisante vulgarité. Même le décolleté pourtant sensuellement mit en valeur, restait parfaitement arboré avec subtilité. La prude demoiselle aurait pu porter la plus outrageante tenue existante, qu’elle aurait été parfaite et raffinée sur elle. C’était la toute l’essence caractérisant sa pure innocence.

Acceptant l’offre proposée par l’homme lui faisant face, proposition étant bien entendue que parfaite correction envers l’invitée. Respecter l’étiquette était une base, qu’il fallait respecter avec implexe zélé. Surtout avec une jeune femme aussi ravissante et respectable. Il posa avec délicatesse la veste -important memento- sur le porte-manteau trônant non loin de la porte d’entrée.

La Belle vint contester, argumenter, lutter, afin d’assurer désespérément sa survie, de défaire la Bête via ses farouches pensées tenant de réalités. Mais peut être que pour l’engeance adverse, la vérité était bien différente à ses yeux. D’ailleurs, elle l’était. Eiko était bel et bien celle qui avait montré un parcours académique des plus remarquables. Malgré un passé brisé et son coté à être peu encline aux relation sociales, elle avait brillé. Cela était des plus remarquables, bien plus qu’elle n’imaginait. Elle n’avait pas tort sur le fait que dans le futur, d’autres se démarqueraient. Mais elle détiendrait toujours une place toute particulière aux yeux de l’Académie Hashira, et bien plus dans ceux du Directeur. Jamais elle ne pourrait être oubliée et cela Muramasa en ferait sa bataille. De plus, il l’avait déjà menée et accomplie. Elle riait de bon cœur, à cette triste idée, à cette tragédie que le temps d’une main incapable venait répandre.

Selon ses dires elle se portait bien. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Enfin, presque. Lorsqu’elle sortit le nom de la Hyûga, que Muramasa connaissait si bien depuis qu’il avait croisé la route de cette renarde lui jouant mauvais tour sur mauvais tour, une légère surprise vint arquer le sourcil du médecin. Trahissant qu’effectivement, il connaissait la Kunoichi. Il ne détestait pas cette dernière, au contraire, elle était une patiente des plus intéressantes de par son aliénante folie qu’elle se jouait d’être l’actrice éhontée, mais assumée. Cependant, Eiko venait inquiéter le Directeur si soucieux d’elle, qu’il craignait qu’elle ne soit entraînée par l’espiègle et ses lubies. Peut être même, cette coquine convoitait le corps sensuel de l’innocente. La pensée était contrariante, insufflant une légère jalousie mal placée. Mais le pire aurait été qu'elle se retrouve au service d’un homme, à devoir satisfaire le moindre de ses ordres, quels qu’ils soient….

“ Sanadare-san. Je la connais, elle me joue parfois de mauvais tour. Effectivement, son espièglerie est… un peu trop effrénée. Mais elle semble être quelqu’un ayant bon fond, même si elle le cache bien. “

Filer les tâches ingrates aux assistants était la base. Lui même usait de cette loi primordiale, sans once de remord ou de considération envers simples sbires. Certains étaient là pour diriger, d’autres pour suivre. Mais une chose était certaine, la Zetsu avait l’étoffe et le potentiel pour les plus glorieuses aspirations.

Légèrement inquiet, Muramasa se dirigea vers la belle, qui venait s'asseoir nonchalamment en s'enfonçant dans le moelleux divan, prenant audacieusement ses aises, d’une pose malicieuse. Semblant contemplative de la vision du bel étalon qui s’offrait à elle. On pouvait être jaloux de ce trône où elle venait s’ancrer avec volupté. Moelleux rencontrant moelleux, s’unissant harmonieusement. Ces rondeurs délicieusement charnues, auraient été appréciés et accueillies à bras ouverts par tout piédestal, qu’il soit objet inanimé ou de chair et de sang, ne pouvant alors que s'en trouver ardemment animé.

Elle parlait des autres élèves, comme soucieuse de ces derniers. Elle était trop généreuse, trop bonne, bien qu’elle le cachait derrière une façade nonchalante. Les autres gradués ? Étaient ils si importants ? Daichi ? Cet élève joufflu ? celui qui avait une tête formant une sphère parfaitement ronde ? Il était le souffre-douleur de ses camarades, qui le tyrannisaient et lui extorquaient même son argent de poche et son bento tous les midi. Certes, il avait des résultats excellents. C’était même à lui que les mauvais élèves imposaient de faire leurs devoirs à leur place. Bien sur, par peur de rejet, ou par désir de trouver désespérément amitié, il acceptait, se contentant d’afficher ce sourire et cet air ahuri qui pouvait insuffler désir de venir corriger d’une gifle bien sèche pareil toupet.

Akimichi Daichi. Heureusement qu’il était doué dans les études et dans les arts de son clan. Mais il était une des victimes du système, de ce théâtre où la popularité était une des malices pouvant détourner de l’excellence. cultiver la popularité ou les bonnes notes. Les deux opposés comme lumières était aux ténèbres. Cependant, la popularité tenait plus de l’inné, tandis que le savoir de l'apprentissage motivé.

Le bougre était déterminé, même sympathique tant il était grassouillet un peu balourd, tant il cherchait à se faire bien voir de ses camarades, qui profitaient pour la plupart allègrement de cette bonne poire un peu trop candide pour son propre bien.

Eiko était si gentille, bien loin d’être la personne à profiter d’autrui. Se targuant d’être populaire, malgré sa froideur et son désintérêt pour les interactions sociales, elle avait des notes la plaçant au sommet de l’élite.

Daichi n’avait pas l’étoffe nécessaire à devenir une étoile scintillant parmi les astres, à contrario d’Eiko.

“Eiko-san, le temps est une chose qui peut bien souvent manquer. Il faut savoir en tirer pleinement partie. Daichi n’a aucun soucis à se faire, il était un élève brillant lui aussi. ”

Il lui sourit, se tenant encore debout, non loin d’elle, à quelques pas. Les deux se fixant en se perdant dans l’infini des miroirs se faisant face.

“Je n’ai rencontré que vous, Eiko-san. Je voulais prendre de vos nouvelles, mais bien plus encore. “

Il s’approcha d’elle d’un pas, affichant le sérieux comme apparat.

“ Eiko-san, vous pensez que l’Académie Hashira vous oubliera, mais elle n’en fera rien. Tout comme moi je ne vous oublierais jamais, au contraire. “

Il lui montrerait ce qu’il sous-entendait, mais l’instant n’était pas encore venu.

“ Vous avez un travail avec Sanadare-san. Personnellement, j’ai mon travail à l’Académie. Mais nous avons aussi du temps libre à occuper, n’est-il pas ? C’est pourquoi je voulais vous faire une proposition. Vous n’avez pas encore rejoins d’équipe. Il se trouve que je désire en former une. Je veux que vous deveniez mon élève. “

Il était égoïste. La Bête voulait la Belle pour elle et elle seule. Son potentiel et ses talents dans les arcanes shinobis correspondaient parfaitement à ce que le Directeur recherchait. De plus, comment ne pas désirer la compagnie si appréciable de la Kunoichi.




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Dernière édition par Borukan Muramasa le Dim 11 Fév 2018 - 17:43, édité 2 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 16:15
Pouvait-elle approuver ces propos et admettre que la Hyûga avait bon fond ? Un peu, au final. Elle n’était cependant pas idiote au point de ne pas voir toute cette malice chez la jeune femme, qui prenait l’univers tout entier comme son terrain de jeu, ses habitants n’étant qu’un divertissement supplémentaire. Elle se contenta donc simplement d’hocher doucement la tête, une lueur amusée venant éclairer ses prunelles, alors qu’elle pouvait très bien s’imaginer la kunoichi comme étant source d’ennuis pour le médecin.

Cependant, assez parler d’elle. Elle venait tout juste d’arriver qu’elle souhaitait changer de sujet. Modeste jeune femme, elle n’appréciait pas être le centre de l’attention, pas plus se sentait-elle à l’aise lorsque couverte d’éloges de la sorte. Elle les appréciait, sincèrement, toutefois, elle peinait à comprendre ce que d’autres pouvaient voir en elle. Elle était une combattante acharnée, qui s’épuisait en entraînement pour faire taire ces pensées qui, inlassablement, remontaient à son esprit et venaient la tourmenter. Elle avait sut trouver refuge dans le repos que lui offrait l’épuisement, la forçant à sombrer dans un sommeil sans rêve. C’était ce qu’elle avait besoin, la jeune Zetsu, que de faire taire sa tête, ne serait-ce que quelques instants, dans la force de ses coups pour ensuite pouvoir ignorer ce qui la troublait un peu plus longtemps. Était-elle lâche ? Peut-être bien un peu. Effrayée, surtout, alors qu’elle se refusait de faire face à tout ce qui marquait sa vie jusqu’à ce jour, préférant taire le tout et se cacher derrière cette épaisse barrière glacée qu’elle avait érigé tout autour d’elle, ne laissant personne, ou presque, s’approcher.

Le sujet se dirigea donc sur sa visite ici, qu’elle suspectait être seulement routinière. Quel intérêt le directeur avait-il à la rencontrer elle, de toutes personnes ? Il se devait être un homme occupé et donc, de ce fait, elle avait misé sur l’idée qu’il faisait de même avec tous les anciens élèves. Ou, tout du moins, tous ceux ayant eut le loisir de se démarquer plus que les autres. Elle faisait très clairement partie de cette catégorie, affichant avec fierté cette veste sombre dont elle s’était délestée quelques instants plus tôt. Or, l’Akimichi qu’elle avait évoqué en faisait aussi parti. Un bien gentil garçon, peut-être parfois trop, qui avait sut faire ses preuves en ce qui concernaient de ses capacités. Quant au reste…

La jeune femme s’était plus d’une fois élevée pour prendre sa défense, toisant quiconque osant impunément s’en prendre à lui. De son faible mètre soixante-quatre, elle n’en imposait pas tant par sa taille que par la flamme froide qui illuminait son regard, animé d’une colère vive que créait chez elle l’injuste. Victime d’un tortionnaire pour le plus clair de son adolescence, elle ne pouvait tout simplement rester impassible face à un traitement de la sorte. À quelques reprises, elle s’était vue abattre avec violence son poing sur la mâchoire d’une quelconque personne, de ces imbéciles qui ne valaient pas la peine qu’elle s’intéresse à eux. Elle avait été rencontrée, quelques fois, alors qu’une sourde colère venait déformer les traits pourtant si neutre de son visage, se faisant réprimander par ses professeurs de l’excès de violence. Et dire qu’elle était considérée coupable alors qu’elle ne faisait que défendre plus faible qu’elle. N’était-ce pas là devoir de tout shinobi ?

Une expression surprise vint se peindre sur ses fins traits alors qu’il admettait de son flegme habituel qu’il n’avait rencontré que elle. Même qu’il annonçait vouloir plus de cette rencontre, ce qui l’amena à hausser un sourcil, incrédule. Que pouvait-il bien s’attendre d’elle, ancienne étudiante embrassant tout juste sa vie de kunoichi ? Elle garda donc le silence, curieuse, l’invitant cependant de son regard à poursuivre. Pour une seconde fois, elle sentit ses joues se colorées de rouge, venant égayer son visage déjà particulièrement expressif, ce qui était surprenant venant de la jolie demoiselle, tandis qu’elle préféra river son regard sur le sol. Mal à l’aise, elle l’était. Il n’y avait cependant pas que ça. Malgré son regard s’étant porté aux pieds de l’homme, elle eut connaissance d’un sourire prenant naissance sur ses lèvres. Elle avait apprécié, bien plus qu’elle n’oserait un jour l’admettre, qu’il lui admette comme ça, en toute honnêteté, qu’il ne comptait pas l’oublier. Elle qui n’était élève parmis tant d’autres s’en retrouvait surprise, mais non pas moins heureuse, de ces quelques mots prononcés doucement d’une voix calme, qui eurent cependant un effet ravageur sur elle.

Ses prunelles revinrent rapidement sur le jeune homme, cette fois-ci bouche-bée de ce qu’il lui proposait. Elle qui était nonchalamment penchée vers l’avant, son visage dans sa main, elle s’était redressée vivement, assise désormais bien droite dans le siège confortable qu’il lui avait été offert.

- Je eh… Quoi ?

Ses mots se perdaient dans sa bouche, elle qui se perdit dans le silence qui n’était brisé que par le crépitement du feu dans l'âtre et leur respiration, ses pensées passant sans se suivre de façon cohérente dans son esprit, trop de chose s’y déroulant en même temps. Elles se bousculaient, s’entrechoquaient, attiraient rapidement son attention pour revenir d’où elles venaient. Avait-elle bien entendu ce qu’il venait de lui proposer, à elle, parmis tous les shinobis qu’il avait pu rencontrer au cours de sa vie ?

- Moi ? L’idée lui semblait saugrenue. C’est que… Une hésitation. Ce n’est pas au Tsuchikage de s’occuper de ce genre d’histoire ? Elle porta à une main à ses cheveux, jouant nerveusement avec une mèche pâle. Je veux dire… Elle écarquilla les yeux, venant agiter ses mains devant elle comme pour nier ce qu’elle venait de dire. N’allez pas croire que je refuse ! Ses joues étaient désormais cramoisies. C’est seulement soudain, et puis… Elle le dévisageait, incertaine. Pourquoi ?

Pourquoi. La seule et unique question qui se passait désormais en boucle dans son esprit. Si les réponses auraient pu être évidentes, elle peinait à les comprendre et saisir ce qu’elles signifiaient. De sa génération, elle avait sut monter d’impressionnante capacité de combats et d’une vive curiosité qui faisait d’elle une étudiante assidue et attentive. Toutefois, pour cet homme qui déclarait que le temps venait souvent à manquer, n’était-ce pas contre productif de s’embarrasser de quelqu’un de son niveau ? Elle entrait tout juste dans le monde des grands, jeune insouciante cachée derrière ce corps de femme affirmée alors que la nature avait été beaucoup trop généreuse auprès de celle qui ne savait apprécier ce qui lui avait été donné tel un don du ciel à sa juste valeur. Timide et réservée, elle n’était pas de celles à exhiber avec fierté, bien loin de l’attitude que pouvait avoir l’enjôleuse Hyûga. Eikō trouvait réconfort dans la discrétion, préférant ignorer superbement les regards portés à son encontre, ces derniers se trouvant souvent à être déplacés, à défaut de réellement pouvoir y changer quelque chose.

Vous aurez compris que la jeune femme préférait l’esprit, l’apparence n’étant qu’artifice. Il n’y avait rien de glorieux, ni même de quoi être fier, que d’avoir simplement hériter d’un physique agréable à regarder et de traits fins. Il n’y avait là qu’une valeur éphémère, et tout particulièrement subjective, où elle n’y portait qu’un vague intérêt presque hypocrite.

- Vous êtes un homme occupé et vous m’avez déjà consacrer assez de votre précieux temps. Vous avez certainement mieux à faire que de vous occuper d’une équipe de genins.

Modeste qu’elle était, elle ne voyait pas l'intérêt. Si l’attention était agréable, fort sympathique et qu’elle avait suffit à colorer son visage, Eikō étant celle qu’elle était, elle ne pouvait alors que s’y opposer, ne cherchant pas à devenir un poids pour qui que ce soit. Elle qui avait manqué de perdre la vie et la vue d’un oeil quelques années plus tôt, beaucoup de gens s’étaient relayés pour prendre soin d’elle et s’assurer qu’elle se remette sur pied. L’une de ces personnes n’était nul autre que son ancien directeur, cet homme qui se trouvait sous son regard vif. La kunoichi n’avait pas envie que l’on prenne soin d’elle et qu’on la couve, pas plus souhait-elle devenir un quelconque fardeau pour qui que ce soit. Son temps était précieux, elle le savait, et il en avait déjà tant fait pour elle.

Et puis, il n’y avait pas qu’elle. Ne considérant même pas l’idée où il souhaitait n’être en équipe qu’avec elle, elle peinait à comprendre ce qui l’intéressait à avoir plus d’un genins sous son aile, comme ces équipes classiques qui se formaient autour d’elle, ses précédents camarades de classe s’étant même, pour plusieurs, déjà lancés dans leur première mission. Jalouse ? Pas tout à fait. Amère ? Peut-être bien un peu. Elle qui recevait honneur et éloge se contentait encore d’assister l’assistante du Tsuchikage. Une tâche qui demandait beaucoup d’énergie et de dévotions, alors que la Hyûga s’amusait plus qu’elle ne l’aurait dut, ce qui occasionnait nombreuses tâches supplémentaires chez la Zetsu. Et si elle prenait son rôle à coeur et au sérieux, il n’était pas faux qu’il lui tardait de découvrir ce que le monde avait à lui offrir, elle qui avait passé près de sept ans de sa vie cloitrée dans les murs de la résidence principale du clan.

- Je suis certaine que ce n’est qu’une question de temps d’ici à ce que l’on m’attribue une équipe.

Elle s’était déjà confortée dans son idée que ses arguments étaient bétons et que le Borukan saurait être assez sensé pour la comprendre. L’idée ne lui était pas déplaisante, bien au contraire, alors qu’elle vouait une certaine admiration pour le jeune homme. Elle en serait plus qu’heureuse, même, que de pouvoir évoluer en tant que kunoichi à ses côtés. Cependant, elle était une femme réaliste qui ne se permettait pas de baigner dans l’illusion. L’idée, aussi intéressante était-elle, n’en restait pas moins saugrenue.

Un peu plus et elle aurait pu croire que l’influence de Sanadare commençait à affecter son raisonnement, ce qui lui arracha cependant un léger sourire amusé.

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Dim 11 Fév 2018 - 16:29


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Muramasa était content, malgré la désinvolture arborée d’une élégante implexe, qui lui allait si bien. Il trouvait enfin occasion de discuter plus amplement avec la jeune Zetsu. Quelque chose qui ne s’était malheureusement jamais produite auparavant. Non pas par manque de volonté, au contraire. Il s’agissait juste de fâcheuses coïncidences. En effet, du temps de leur première rencontre, la jeune femme s’était murée dans le silence. Chose normale, vu la tragédie l’ayant alors frappée. Le médecin pansait ses blessure, alors qu’elle laissait son regard vague se perdre, comme si elle était absente, comme si son corps était bel et bien là, mais sa conscience ailleurs. Le médecin se laissait même aller, chose que jamais, au grand jamais, il ne s’était permise d’enfreindre, à se montrer particulièrement bavard. Laissant choir son masque inexpressif et hautain, pour laisser paraître son visage si humain. Il lui parlait de longues heures, lui contant les histoires, plus ou moins intéressantes, des voyages qu’il mena à travers contrées inexplorées. Ou encore pouvait lui conter certains récits, certaines Odyssées, voir même contes enchantés. Elle se contentait d’être là, sans réellement l’être. Oreille pourtant attentive, accueillant ces féeries sans se mouvoir stigmates.

A quoi bon monologuer à public si absent? Pourtant, Muramasa se surprenait lui même, à se trahir, à se faire narrateur. Au bout de quelques temps, il dut quitter sa plus fidèle auditrice. Il ne pouvait rien faire de plus pour elle. Il avait soigné son corps, plus que de raison déjà. tout comme il avait tenté de la faire retrouver ses esprits, mais ces blessures, elle seule pouvait vaincre ancrage.  Même si elle ne pouvait savourer échos de ses mots, s’étant fait légion, sa seule présence avait été appréciée. Muramasa n’oublierait pas cette bien singulière patiente, mais leurs chemins se séparaient.

Une séparation qui dura éternité, afin de laisser place à retrouvailles non escomptées, mais secrètement appréciées. L’académie Hashira démontrait que la main du destin était une bien étrange créature. Le médecin retrouvait la patiente perdue. Enfin, la malice fit qu’elle était devenue élève, tandis que lui directeur. Surprise pouvait survenir avec tant d’aisance, que cela était outrageant. En cette occasion, les rôles s’inversaient. Eiko devenait narratrice, alors que Muramasa se faisait silence.

Un silence aux aguets, ne manquant pas de remarquer combien l’ingénue pouvait faire montre de qualité si rares et appréciables. Elle était la seule assez brave, pour ne montrer aucune perfidie. Se targuant même héroïne, portant secours , alors que tous ignoraient détresse des affligés, des réprouvés.

Finalement, le mutisme quitta la scène, laissant place aux deux conteurs pouvant enfin partager épopées et autres mélopées.

Affichant sa surprise, son minois ébahi révélait toute la perplexité la traversant. Pourquoi elle se demandait-elle ? S'offusquant alors, d’une curiosité demandant d’être assouvie sur les raisons menant à ce choix lui semblant déraison. Elle paniquait, les pensées se bousculant avec frénésie en son esprit. Elle était bien loin de s’imaginer en venant, de trouver pareille proposition. Pourtant, elle méritait amplement chaque compliment que le médecin lui offrit. Elle était trop humble pour voir la vérité en face, pour l’accepter.

La réaction était… Il n’y avait qu’un pour pour la qualifié. Adorable. Muramasa gardait sa façade jusqu’à celle-ci, mais sous ces ruades élégantes et si sincères, elle se brisa en milles et uns éclats. Il porta sa main vers ses lippes, laissant échapper amusement. Un rire chaleureux et aussi léger qu’un nuage flottant dans les cieux. Comment ne pas fondre devant pareille réaction ? Même la dantesque Bête ne pouvait être que vaincue. Ces joues rouges et cette panique se faisant alerte en oscillant de question plus délicieuses les unes que les autres, était incarnation d’un charme certain.

Voilà que Muramasa connaissait une défaite flagrante. Une de celle qu’il souhaitait éviter. Les cérémonies entre les deux personnages pouvaient être oubliés. Laissant transparaître une once de sa véritable entité, le Directeur lui tint alors ce langage.

“ Eiko-san, vous demandez pourquoi ? ”

Il s’approcha alors, d’un pas décidé, faisant volte-face, avant de s’assoir à ses côtés, avec une désinvolture orgueilleuse. Il pencha légèrement son visage, tournant sa tête pour la regarder dans les yeux, afin de répondre à l'énigme dont curiosité la tiraillait.

“ Si nous oublions les cérémonies entre nous, Eiko-san ? Qu’en pensez vous? Vous n’êtes plus simple élève, mais Genin. ”

Il laissait la correction se lézarder avec parcimonie. Il ne portait pas tant d’attrait aux marques honorifiques en réalité. Surtout entre véritables shinobis.

“ Vous avez raison. C’est le Nidaime qui s’occupe des équipes généralement. Cependant, en tant que Directeur de l’Académie,  j’ai aussi mon mot à dire. Je lui fait des recommandations concernant les Genin fraîchement diplômés. “

Ce qu’il disait faisait sens. Après tout, c’était l’établissement chargé de s’occuper des élèves aspirant au glorieux titre de Genin. Qui pouvait mieux se targuer de connaître parfaitement ces derniers et leur potentiel ? 

Il lui affichait un sourire, bien qu’impercemtible, cette infime courbure malicieuse s’esquissant sur ses lèvres, ne pouvait mentir.

“ La réponse à votre curiosité est simple. Je vous propose de devenir mon élève attitrée, car je le veux. Vu votre potentiel, j’en serais même honoré. Ne pensez pas parce que je suis Directeur, que je suis plus exceptionnel qu’un autre professeur ou qu’un Jonin, ou même un Chunin. Le titre ou le grade sont plaisants, mais ils ne font pas tout. J’aurais pu choisir vous ou un autre Genin, alors pourquoi vous en particulier ? Je suis quelqu’un de pragmatique, je ne choisirais pas un apprenti ne le méritant pas ou à qui mes enseignements seraient inutiles. “

Il était sincère et totalement impartial sur son choix. Malgré qu’elle était une connaissance du passé, une connaissance même appréciée, cela n'influait aucunement sur son jugement. Si il convoitait le poste de Directeur de l’Académie Hashira, c’était aussi pour ses desseins, le désir de mettre le doigt sur la perle rare, l’aspiration de trouver la parfaite apprentie à former, pour qu’ensemble, ils puissent former l’équipe tant escomptée.

Elle pensait qu’une équipe allait bientôt lui être attribuée, mais elle faisait erreur. Car Muramasa avait déjà décidé que la Zetsu ne serait attribuée à aucune équipe. Après tout, en tant que Directeur, il était le plus apte à faire des choix avisé. Le manque d’aisance aux interactions sociales de la pléiade pourrait être problématique. sans compter que nul ne pouvait mieux enseigner à la Kunoichi, que le médecin., qui se révélait de plus, s’accorder une combinaison tenant de la divine perfection.

“ Concernant le temps, ne vous en faites pas. Cela est mon problème, non le votre. Concernant l’attribution d’une équipe, comme vous devez vous doutez avec ce que j’ai dit précédemment, je n’ai pas manqué de suivre votre parcours avec intérêt, comme ceux de tous les autres élèves. Je comptais donc vous faire la proposition il y a déjà quelques temps. J’attendais juste vous vous soyez diplômée. "

Il examinait attentivement ses réactions. Désireux qu’elle accepte d’elle-même le médecin  en tant que son Sensei personnel.




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Dernière édition par Borukan Muramasa le Dim 11 Fév 2018 - 17:48, édité 1 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 16:38
Tous les arguments étaient bons pour faire changer d’avis le jeune homme qui lui faisait face. Cependant, malgré l’entêtement dont elle faisait preuve, il était possible de lire entre les lignes que ce n’était pas qu’elle refusait en bloc, bien au contraire. Elle souhaitait tout simplement éviter qu’il en vienne à être déçu et à regretter son choix. Au final, ce n’était pas elle qui ne voulait pas de lui, mais bien lui qui serait bien obligé un jour de voir l’évidence qui dansait devant ses yeux : il ne voulait pas d’elle. Aussi contradictoire cela pouvait-il être avec ce qu’il lui disait, et ce, depuis qu’elle avait mis les pieds en ce lieu qu’elle avait longtemps considéré comme sacré, elle ne pouvait que croire en cette vérité unique dont elle était la fière détentrice. Eikō avait parfaitement conscience d’être complètement irrationnelle dans la situation actuelle, cependant, le chemin était encore long et pavé d’embuche pour qu’elle en vienne à ce jour où elle saurait se voir à sa juste valeur. Elle n’avait jamais été assez bien. Jamais celle qu’elle aurait dut être. Elle était née femme plutôt qu’homme. Elle n’avait pas été assez forte. Pas assez compétente. Eikō n’était qu’une longue liste d’erreur, tout simplement.

S’étant donc confondue dans ce qui se partageait entre une argumentation solide et des excuses quelconque, soulignant divers points pour lui rappeler à quel point il ne devait pas poser son choix sur elle, elle n’eut d’autres choix que de s’arrêter alors qu’un son peu commun parvenait à ses oreilles. Désormais muette, son regard qui n’avait sut où se trouver se posa à nouveau sur le visage fin de celui qui semblait… Rire ? Était-ce cela qu’elle entendait ? Partagée entre la surprise et l’amusement, elle fut surtout soulagée. Presque de façon immédiate, elle se sentait désormais un peu plus détendue, sans qu’elle ne puisse l’expliquer ni même mettre le doigt sur la raison. Alors que son masque de pierre tombait, la jeune Zetsu retrouvait, en quelque sorte, celui qu’elle avait rencontré lorsque sa vie avait manqué d’être écourtée, bien différent de celui qui avait croisé sa route lors de son arrivée à l’académie. Elle s’était seulement adressé au directeur froid et taciturne de sa voix douce et légèrement timide, et pourtant, aujourd’hui, voilà qu’il ramenait de vieux souvenirs à sa mémoire, ces derniers n’étant ponctué que de sa voix à lui, la sienne s’étant perdue bien des années plus tôt.

À cette époque lointaine dont elle ne gardait majoritairement que de douloureux souvenirs, il y avait eu quelques lueurs d’espoir, ces dernières portant le nom de Borukan Muramasa. Il avait été ce pilier dans la tempête qui ravageait sa vie, le seul à ne s’être jamais montré incommodé de son silence forcé. Elle était présente sans toutefois y être, son esprit ayant été chassé de son corps pour préserver sa santé mentale, ou, tout du moins, ce qu’il en restait à l’époque. Tous, autour d’elle, avaient commencé à se montrer hostile, y allant de commentaires désagréables jusqu’à violents, agissant comme si elle ne les entendait pas. Après tout, qui aurait cru que cette coquille vide se baladant dans les couloirs de la résidence principale du clan portait une attention quelconque à ce qui se disait autour d’elle. Certains avaient voulu l’enfermer, qu’il n’y avait aucun doute qu’elle deviendrait le monstre qu’avait été son géniteur suite à un traitement pareil. D’autres évoquaient qu’elle n’était qu’une cause perdue, qu’il était inutile de chercher à la ramener à elle. Tandis que lui qui s’était retrouvé à son chevet, animant ses journées baignées dans le silence, s’était contenté de lui parler sans jamais ne rien demander en retour. Et si son regard peinait à s’accrocher au sien, dérivant la majorité du temps, elle s’était montrée attentive à chacun de ses récits, essayant même de les revivre dans son imaginaire, abandonnant ainsi quelques instants la sombre réalité qui l’entourait pour vivre quelques histoires merveilleuses. Or, il avait fini par partir, son travail auprès d’elle était terminée. Physiquement, elle était en pleine forme. Sa présence n’était plus requise. Un jour qui fut bien difficile pour celle qui ne fut même pas en mesure d’exprimer son désarroi face à telle décision prise à son insu, sans son accord.

Gênée, elle se décale légèrement, lui laissant ainsi donc une large place à ses côtés, endroit où il semblait déterminé à s’asseoir. Son regard le suit, ses joues toujours rouges bien qu’elle semblait s’être calmée. La nervosité, tout comme la panique, avaient quitté son être, la laissant donc seule auprès de ce directeur qui avait abandonné les apparences pour s’afficher un peu plus décontracté devant elle, ce qui n’était pas pour la déplaire. Ses prunelles mordorées rencontrant le bleu de son regard, elle garda le silence, attendant la suite de ce débat qu’elle avait cru gagner d’avances. C’était cependant douter de son adversaire qui avait plus d’un tour dans son sac.

Attentive, elle n’était pas certaine de savoir quoi penser de ce qu’il lui disait. Une partie d’elle comprenait qu’il réitérait son offre, cette fois-ci en ne lui laissant pas la chance de se dérober derrière des excuses qui pouvaient sembler banales mais Ô combien sincère pour la jeune demoiselle. Cependant, elle avait tiqué à ce moment où il avait déclaré avoir eu son mot à dire sur les équipes qui s’étaient formées des gradués de l’Académie. Elle ne put s’empêcher de se demander si son cruel manque de tact et de capacités sociales avaient joué contre elle, la forçant alors à devoir patienter calmement jusqu’à ce jour où elle pourrait fièrement servir son village. Souhaitait-il alors la prendre sous son aile car il la considérait inapte à travailler avec les autres ? Et pourtant, elle savait faire sa part des choses. Elle peinait seulement à faire confiance, craignant à chaque seconde qui s’écoulait qu’un couteau vienne violemment s’abattre dans son dos. Son père, après tout, n’avait pas hésité à la transpercer d’une fine lame.

- Élève attitrée ? Est-ce que cela signifie que… La lumière se fit dans son regard. Je serais votre seule élève ? Elle fronce légèrement les sourcils. C’est… Elle ne sait même plus par où continuer. Ce serait un honneur, sincèrement…

Elle se parle à nouveau plus à elle-même qu’elle ne s’adresse à lui, perdue dans les méandres de ses pensées, tentant d’y mettre de l’ordre pour s’exprimer de façon convenable. Cependant, tandis qu’il avait toujours son regard calme posé sur ses traits, avec cette presque question laissée en suspend, elle était tout simplement incapable d’aligner deux idées pour en faire quelque chose de concret.

- C’est avec plaisir que j’accepte !

Le doute ayant quitter son regard, elle faisait désormais preuve d’un enthousiasme contrastant violemment avec sa froideur habituelle. S’était-elle attendue à une offre pareille ? Aucunement. Toutefois, l’idée d’apprendre aux côtés de cet homme qu’elle respectait sincèrement et qui avait sut de montrer fidèle, là où beaucoup lui avaient tourner le dos, elle n’aurait aucun problème quant à entretenir cet esprit d’équipe qu’elle peinait à avoir avec d’autres. Elle se devrait cependant de s’entraîner plus alors qu’il était tout simplement qu’elle s’arrête à son niveau actuel. Elle n’était pas de taille d’accompagner le Borukan, peu importe était-il son sensei ou non. Loin d’elle l’idée de n’être qu’un poids mort pour ce dernier.

- Je m’efforcerai d’être à la hauteur. Quelques secondes, une autre pensée filant à la vitesse de l’éclair dans son esprit. Vous semblez cependant avoir beaucoup d’attente à mon égard. Se regard vint croiser le sien, venant presque chercher réconfort. J’espère sincèrement que vous n’en viendrez pas à regretter votre décision.

Elle trouverait dommage qu’il en vienne à réaliser qu’elle n’était pas celle qu’il croyait qu’elle était et décide de mettre fin à cette équipe qui se voulait toutefois prometteuse pour l’étudiante qui se voudrait accabler de toute l’attention de son sensei. Il s’agissait d’une chance qu’elle ne pouvait laisser filer, une opportunité qui ne se présenterait pas à elle une seconde fois. Plus que ça encore, seule l’éventualité de pouvoir côtoyer l’homme dans un domaine un peu plus personnel, beaucoup moins froid que l’allure austère de l’académie, suffisait à ce qu’elle accepte sans chercher à se défiler à nouveau, aussi saugrenue pouvait lui sembler l’idée.

- Ce sera officiel à partir de quand ? Vous êtes certain que je ne viendrai pas nuire à votre travail de Directeur ? Les étudiants tout comme le personnel ont besoin de vous après tout… Et puis, puis-je réellement me permettre de laisser seule Sana pour assister le Nidaime ?

Tant de questions qui se bousculent dans son esprit, cherchant toutes à franchir ses lèvres au même moment. Aussi silencieuse l’avait-il connu à l’époque, une fois l’usage de la parole retrouvée, elle avait sut se montrer plus bavarde. Certes se trouvait-elle encore souvent caché derrière cette barrière froide qui la séparait du monde extérieur, où elle ne se sentait pas à sa place. Or, dans l’intimité, loin des regards curieux, et seulement auprès de quelques rares personnes de son entourage, elle savait faire tomber le numéro, semblant presque reprendre vie alors qu’elle se permettait de se laisser aller à ces sentiments qu’elle ne souhaitait pas partager, ces émotions qui venaient briser son visage de marbre.

- Que devient la classe zéro ?

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Dim 11 Fév 2018 - 16:40


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



L’ingénue était une personne peu sûre d’elle, cela sautait aux yeux. Elle se dévalorisait, alors qu’il n’y avait raison d’être. La confiance en soi était d’une importance capitale, dans l’attirail de tout shinobi. Une pièce maîtresse, qui était le noyau permettant d’aspirer à de grands et inescomptables desseins. Être habile pour croiser le fer, ainsi que la stratégie de l’art de la guerre, étaient certes les faces primordiales formant la pierre angulaire des grands combattants. Mais toutes missions n’impliquaient pas forcément ces seuls aspects. Bien loin de là. Il fallait que cette jeune femme apprenne ce que l’Académie n’avait pas pu lui apporter. A savoir, créer des liens sociaux et les entretenir. Elle était loin d’être inconsciente de cela, Muramasa s’en doutait bien. D’ailleurs, elle le lui démontrait à chaque fois, lorsque subrepticement, ils se croisaient de manières inopinées et des plus formelles, au sein de ce théâtre du savoir, où tous deux étaient présentement en cet instant en train de discuter.

Il prenait ses aises lui même, s’étalant comme un prince se serait posé sur siège de son règne. Ne manquant pas d'intimider la prude qui se décala légèrement. Certainement par soucis de ne pas être trop envahissante, mais surtout par timidité. Plus vivant, ses mouvances pouvaient alors choquer, tant il gardait constamment cette façade stoïque, le rendant froid et distant. Cependant, en présence d’Eiko qui lui montrait depuis toujours vérité, il pouvait bien faire un effort. Laisser choir un peu de ce masque impassible. C’était peu être sa façon à lui, de la récompenser d’avoir été une si brillante élève. Il savait que cela lui ferait plaisir, bien plus que gratifiant compliments vantant son parcours si précieux. La proposition de rejoindre son équipe n’avait rien d’une récompense. Il ne s’agissait que de suite logique, de méritocratique système. Muramasa savait faire la part des choses et être totalement objectif et impartial. Il n’aurait jamais choisi quelqu’un ne le méritant pas. De plus, perfectionniste effréné, il voulait le meilleur de ce que le monde avait à lui offrir. Cette équipe qu’il escomptait tant, serait un diamant de perfection et nul autre.

Il pensait que cela prendrait du temps pour arriver à mettre le doigt sur les perles rares pouvant satisfaire cette quête qu’il avait décidé de mener. Que peut être même, jamais elle ne trouverait achèvement. Pourtant, il ne fallut pas si longtemps pour qu’elle soit accomplie et parachevée. Elle l’avait même était par jadis, tant le destin était malin, se jouant de rouages et de cordes, pour faire de ce monde une terre enchantée, où d’incroyables surprises pouvaient prendre vie et éclore en audacieuses magnificences oscillant entre Calamités et Félicités.

Les équipes se composait d’un professeur et en général de deux ou trois Genins. Si au départ Muramasa cherchait deux élèves, son choix se porta finalement sur un seul.Cela présentait deux avantages. Premièrement, ne pas se disperser et se dévouer totalement à la formation afin de la mener à son paroxysme. Évitant de facto conflits ou jalousies éventuelles entre individualités disparates. Deuxièmement, en cas d’extrême nécessité, d'accueillir un invité selon les situations se présentant, puis de s’en défaire une fois qu’il ne présenterait plus utilité dont tirer parti. Il fallait savoir faire des sacrifices après tout. Se servir de quelqu’un, puis le sacrifier pour une noble cause, était parfois une des tristes réalité que demandait la Justice pour pouvoir s’accomplir et prospérer.

Ses grands yeux curieux s’illuminèrent, marquant qu’une idée venait traverser l’esprit de la demoiselle qui affichait toujours ce sourire sincère et honnête. Elle le fixa, un peu inquiète, car il lui demandait tant.

“ Effectivement, vous serez ma seule et unique élève. Ce qui signifie que vous devrez me supporter des missions seront attribuées à l’équipe. De plus, cela me permettra de vous former en profondeur. Je sais que généralement, les équipes sont composées de deux ou trois élèves. Cependant, il existe aussi des équipes où un Professeur ne fait équipe qu’avec un seul et unique apprenti, à qui il enseigne avec abnégation les arts obscurs. Je vous préviens, je suis sévère et intransigeant. Vous allez peut être même me détester, lorsque je vous entraînerais personnellement et vous pousserais à offrir le meilleur de vous-même. Néanmoins, je sais que cela fera de vous une grande Kunoichi. Je vais vous aider en ce but. Je veux que notre équipe devienne légendaire et que ses accomplissements soient contaient à travers le monde. “

Voilà qu’elle acceptait ce pacte avec naïveté, ne se doutant point, ingénue qu’elle était, qu’elle venait d’accepter sa propre damnation. Les équipes n’étaient pas quelque chose d’anodin. Les Genins inexpérimentés sortaient de la bulle protectrice, de la zone de sécurité rassurante, entrant finalement dans l’arène de ce monde si dur et implacable, où désormais la faucheuse d’âme les tarauderait avec zèle pour se repaître à satiété de leur trépas. Une erreur pouvait entraîner la mort d’une facilité déconcertante. Être Shinobi était une véritable vocation, qui faisait rapidement ressortir la réelle nature humaine se cachant au plus profond du cœur de chacun. Parfois, un formidable élément se révélait félon ou encore plus simplement couard. Muramasa avait une excellente intuition, se trompant rarement sur les individus lui faisant face. Eiko était un diamant brut, nécessitant d’être minutieusement taillé des mains de l’orfèvre qu’il était. Il ferait d’elle une Kunoichi sans précédant. L’étoile la plus brillante de tous, bercée à l’orée des ténèbres éternelles de la nuit des temps. Ils seraient Lumières et Ténèbres; se complétant mutuellement, formant l’incarnation de la quintessence de l’équilibre incarné. Bien sûr, il demeurait beaucoup d’incertitudes, Muramasa était loin d’être omnipotent. Est-ce que cette dernière se révélerait être une alliée fidèle ou bien une déception ? Une traîtresse le poignardant dans le dos, l’abandonnant une fois qu’elle lui aurait subtilisé ses enseignements ? La réponse était imprévisible. Cependant, la meilleure candidate demeurait cette jeune femme. Son physique était plus qu’attrayant, cela aurait pu paraître une des variables instaurant son choix, mais il n’en était rien.

Eiko faisait montre d’un enthousiasme certain. Cela rassurait Muramasa, qui n’était pas convaincu que la nouvelle lui plairait. Après tout, elle serait seule et n’aurait pas la compagnie d’un camarade avec qui partager une solidarité commune, en se soutenant mutuellement lors de rudes entraînements. Elle devrait faire face à la Bête et à ses épreuve, seule, envers et contre tous. Néanmoins, la Bête se révélerait être toujours un allié lorsqu’elle en aurait besoin.

Muramasa détourna ses orbes dorées, laissant son visage faire face à l'incandescent brasier, qui les épiait en crépitant d’une parcimonie hypnotisant avec candeur.

“ L’officialisation se fera rapidement. Je peux vous octroyer quelques jours de répit avant cette dernière. Après tout, une fois que cela sera officiel, vous serez bien occupée avec l’entrainement  en tant qu'élève d’une équipe. Sans compter les missions qui peuvent surgir de manière imprévisibles et l’apprentissage que je me dois de vous faire suivre. ”

Elle avait bien raison de se demander si cela était une bonne idée de laisser Sanadare seule, pour assister le Nidaime. Eiko devait certainement être des plus sollicitée, car connaissant la renarde, il l’imaginait mal faire son travail bien sagement. Pour relever le tout, Elle avait besoin d’une assistante pour assister ? Cela n’était pas piqué des hannetons.

Soucieux de ne pas vouloir trop accaparer la demoiselle, ou encore lui imposer de choix drastique, Muramasa ne rechigna pas à faire quelques concessions. Après tout, il était question de la santé mentale du Tsuchikage, qui devrait être mise à rude épreuve, s’il perdait l’assistante de son assistante.

“ Eiko-san, je vous propose une chose. Durant quelques temps, je vous donnerais des cours particuliers, afin de vous préparer au mieux à cette équipe nouvellement formée. Puis lorsque vous vous sentirez prête, nous officialiserons tout cela. Ainsi, vous pourrez mieux vous organiser, si vous souhaitez poursuivre votre rôle d’assistante. Qu’en pensez vous ? Je ne dis pas que cela sera facile de jongler entre les deux, mais je sais que vous êtes quelqu’un de capable. “

Parfaite élève elle avait été, tout aussi parfaite elle le demeurait. S'enquérant même de son ancienne classe, avec grande curiosité. Choque qui fit encore une fois plaisir à entendre. Elle était une personne qui ne montrait aucune once d’ingratitude. Elle était parfaite pour former une équipe avec le mégalomane, qui désirant quelqu’un d’humble et sachant faire preuve de reconnaissance.


“ La classe zéro est bien vide sans votre présence et celle de Daichi. Mais elle se porte bien. De nouveaux diplômés ne devraient pas tarder. ”

Il n’avait plus vraiment surveillé la classe zéro où même déjà remplit les deux places s’étant libérées. Après tout, il avait dû préparer l’équipe qu’il désirait former. Cependant, il allait s’occuper de ce qu’il avait légèrement laissé en suspend. Elle faisait bien de lui rappeler qu’il ne devait omettre son rôle de Directeur.

“ Toute équipe à un nom. Le choix vous revient. Je dois bien vous récompenser après tout. “

Il lui proposait de choisir le nom qui entrerait dans l’histoire. Celui qui représenterait la légendaire équipe, qui prenait alors naissance à l'orée de cette soirée. Il lui devait bien cette faveur, car après tout elle méritait énormément de considération et il était fier d'elle et de la compter comme une élève d'exception.




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Dernière édition par Borukan Muramasa le Dim 11 Fév 2018 - 17:49, édité 1 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 16:42
Semblerait-il qu’elle avait eu raison et qu’elle serait donc sa seule élève, ce qui ne manqua pas d’augmenter le niveau d’anxiété chez elle. Ce n’était pas l’idée de se retrouver en tête à tête avec le directeur qui se voulait dérangeante, mais bien ce sentiment qui prenait naissance en elle, à savoir qu’elle ne saurait que le décevoir. On lui avait martelé la tête de critiques et d’insultes, la rendant terriblement fragile derrière ces grands airs qu’elle se donnait. Elle hocha la tête, sérieuse, tandis qu’elle acceptait qu’il se montre aussi intransigeant envers elle. C’était ce qu’elle avait besoin, de toute façon, pour progresser. Elle n’avait pas besoin qu’on soit tendre avec elle, pas plus ne souhaitait-elle de compassion. L’honnêteté était bien suffisante. Et donc, de ce fait, au final, sûrement s’attendait-elle à cela, venant de lui. Qu’il lui dise les choses comme elles l’étaient, dans la simple idée de l’amener toujours plus loin, sur cette sinueuse route qu’elle souhaitait entreprendre.

- Ne vous en inquiétez pas, je doute être un jour en mesure de vous détester.

Son sourire des doux, son regard calme, alors qu’elle ne fait qu’accepter ce qu’il lui dit, n’en demandant pas moins, ni plus, provenant de sa part. Elle avait peut-être rougi, un peu, alors qu’il évoquait leurs futurs exploits, se demandant s’il n’exagérait pas, ou si, au contraire, il croyait ce qu’il disait. Si tel était le cas, elle se sentait à nouveau mal à l’aise, convaincue qu’elle n’était pas aussi bien qu’il le prétendait. Mais ça, ce serait sujet de débat éternel chez la douce demoiselle, il était alors inutile de poursuivre sur le sujet, elle serait incapable de donner raison à son aîné.

Au final, elle était rassurée, aussi, dans un sens, de voir son horaire aussi chargé. Que ce soit avec son récent travail auprès de la Hyûga que cette équipe fraîchement formée, elle peinerait certainement à avoir du temps pour elle. Ce qui était exactement ce qu’elle recherchait. Se tuant souvent à la tâche dans la simple idée d’obtenir quelques instants de répits, sa tête se trouvant en constante ébullition. De ce fait, elle arriverait à jongler entre toutes ces responsabilités, elle en était certaine. Elle en prenait beaucoup sur ces épaules, semblant arborer cette confiance comme si elle lui venait naturellement, alors qu’au final, ce n’était qu’un sincère besoin de se garder active qui l’empêchait d’être effrayé par tout ce qui se dessinait à l’horizon.

Sans se soucier réellement de ses anciens camarades de classe, elle qui s’était montrée si distante vis-à-vis de ces derniers, elle était tout de même intéressée de savoir ce qu’ils devaient. Une question resta cependant en suspens, quelque chose qu’elle n’osa pas demander, étant trop… Trop elle-même, en réalité, pour se permettre tant d’audace. Avait-elle été remplacée ? Il était évident que oui, alors qu’elle n’était qu’une étudiante parmi tant d’autres. Brillante, certes, toutefois, elle n’était pas la seule dans ce cas. Elle préférait cependant ne pas trop y penser. Une part d’elle ne souhaitait pas apprendre si c’était effectivement le cas.

- Je ne crois pas être la plus indiquée pour choisir le nom de cette équipe. Ne croyez-vous pas être mieux placer pour prendre une bonne décision à ce niveau, Muramasa-sensei ?

Portant une main à ses lèvres, elle fit mine de réfléchir, son doigt glissant négligemment sur sa peau. Il s’agissait d’un tic fréquent chez elle, qui identifiait normalement qu’elle se perdait dans ce gouffre qu’était son esprit. Il lui était cependant difficile de venir, là, maintenant, avec une idée qui serait bien digne de lui. Après tout, il serait celui sous les projecteurs alors qu’elle ne serait-là que pour le suivre et tenter aussi bien que mal d’apprendre de ce que beaucoup pouvaient qualifier de génie. La tâche serait ardue tandis qu’elle serait bien souvent comparée à lui, toutefois, elle comptait bien déployer tous les efforts nécessaires pour espérer mériter sa place à ses côtés.

- Jaeger ?

Signifiant chasseur. Si elle était peut-être trop douce pour prétendre à ce titre, elle trouvait qu’il collait très bien à son aîné. Il était le prédateur là où elle était la proie. Une proie bien insouciante, elle se devait de l’admettre, alors que la Belle était rentrée dans l’antre de la Bête sans même se poser une seule question. Elle y était arrivée, armée de son plus beau sourire, entre ces murs qui se voulaient chaleureux, ignorant tout des desseins que pouvait bien cacher le maître des lieux. Jamais un instant l’idée que la Bête puisse enfoncer ses crocs dans sa chaire tendre lui avait traversé l’esprit. Autant avait-elle été forcée à vieillir trop vite, autant se trouvait-elle baigner d’une innocence certaine. Elle qui avait été élevée dans la violence se trouvait dénuée de toute malice. Elle secoua finalement doucement la tête de droite à gauche.

- Je ne suis pas certaine de mon choix, hein. Je proposais ça juste pour que l’on puisse commencer quelque part.

Elle lui adresse un franc sourire, bien qu’un peu gênée, ne serait-ce de part sa proximité que l’offre inattendue qu’il lui avait fait quelques instants plus tôt. Eikō n’était pas particulièrement à l’aise en société, encore moins lorsque quelqu’un cherchait à envahir son espace personnel. Toutefois, elle ne le chassait pas, et ne cherchait même pas à se dérober. Peut-être était-ce ce calme qu’il lui inspirait, ou encore cette confiance quasi aveugle qu’elle avait vis-à-vis de celui qui l’avait sauvé. Elle ne saurait dire.

- Je ne vous cacherai pas souhaiter poursuivre mes tâches auprès de Sana. Je devrais aussi pouvoir jumeler les deux sans problème. Quelques jours devraient être bons pour réussir à mettre tout cela en place, mais vous pouvez me faire confiance ! Elle semblait plus motivée que jamais. Et puis, j’acceptais aussi avec plaisir ces entraînements particuliers dont vous avez parler.

Être seule avec lui, à apprendre de ses nombreuses compétences, il s’agissait d’une chance qui ne se présenterait pas une seconde fois, mais, surtout, quelque chose qui ne proposait pas à tous.

- J’ai plus de temps libre que ce que l’on pourrait penser.

Ou, plutôt, elle se privait d’importantes heures de sommeil tout comme de passer du temps seule à seule avec elle-même. Mais cela, au final, aux yeux du directeur qui n’en savait rien, revenait à la même histoire. Elle avait du temps à lui consacrer et était plus que motivée de lui accorder.

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Dim 11 Fév 2018 - 16:44


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



La pénombre, berçant timidement le décor entourant la scène, était repoussée par la douce lumière du brasier formant les jeux d’ombres si subtils, que bien peu d’âmes remarquaient. Pourtant, lorsqu’on s’attardait sur ces fresques trouvant naissance, on pouvait admirer de bien malicieuses mouvances. Les nuances étaient légion, bien trop infinies pour toutes les attraper et les contempler.

Muramasa était un homme à la sagacité certaine, mais il savait bien lui même qu’il lui restait encore tant à apprendre et découvrir, que tout comme Eiko, il allait devoir faire des efforts et ne point se reposer sur ses acquis. Le pouvoir est une quête ne connaissant jamais fin. Il en fallait toujours un peu plus, pour pouvoir se targuer conquérant et non simple fainéant.

La Genin le rassura, lui avouant qu'elle doutait sincèrement qu’il arrive le jour où elle le maudisse. Il espérait qu’elle ait raison, car il lui offrait bien plus qu’une simple équipe à demi-mots, mais un véritable partenariat qu’il désirait depuis toujours. La solitude le berçait chaque journée, depuis qu’il était enfant. Une solitude pesante et plus froide que les abîmes du néant. Il était les ténèbres, monotones et lassées, espérant que lumières apparaissent. Une compagnie se voulant équilibre, depuis la nuit des temps. Deux chimériques entités, jouant un jeu, s'opposant, se défiant, mais ne se trahissant jamais. La félonie était malheureusement dans le cœur de tout être. Muramasa le savait bien, pourtant, il croyait en cette jeune femme. Car son aide pourrait s’avérer précieuse et il avait besoin de quelqu’un pour accomplir ses desseins. Le meilleur moyen était de choisir une âme innocente et de l’accompagner jusqu’à maturité, jusqu’au moment où enfin, elle offrirait  et partagerait ses fruits. Il lui offrirait  l’eau et les nutriments nécessaire afin qu’elle s’accomplisse. Il ne s’agissait pas d’un échange unilatéral, bien au contraire. Peut être qu’elle comprendrait cela et adhérerait à ses desseins, ou peut être au contraire, le trahirait. Il s’agissait d’un pari, tout simplement.

Muramasa était quelqu’un qui n’appréciait pas l'inconnu. Pragmatique, calculateur même, il aimait que tout se déroule comme il l’escomptait et le prévoyait d’avance. Mais bien sûr, l’omniscience lui faisait défaut.

La douce voix ne faisait que donner une ambiance calme et paisible. L’hiver se faisait en cet instant été. Cette façon dont elle prononçait avec légère espièglerie le nom du jeune homme, à peine plus âgé qu’elle, était des plus plaisantes. Elle accompagnait ses mots de mouvances subtiles, dénotant toute son élégante innocence.

Muramasa souriait intérieurement lorsqu’elle jouait cette scène qu’inconsciente ingénue, elle lui avait tant offert par jadis. Là il pouvait se permettre de lui sourire en toute sincérité, sans même éprouvé le moindre regret. Chose qu’il fit. Esquissant la courbure de ses fines lèvres, il lui montra qu’il appréciait sa façon qu’elle avait de raisonner en se perdant dans ses pensées à voix haute. Cette petite habitude de toujours porter sa main et de la poser sous sa bouche, mettant en exergue ce grain de beauté qui la rendait si sensuelle malgré son visage d’ange. Prenant naturellement une pose, qui dénotait de toute la pureté immaculée de son âme.

Hésitante, Muramasa se contenta de rester silencieux, tout en savourant ce questionnement, qui ne nécessitait point réponse. Le choix lui revenait, à elle et nul autre. Promesse avait été proclamée, elle se verrait donc accordée.

Jaeger ? Un nom qu’il ne pensait pas être choisi. Car sa signification semblait être bien trop violente pour être pensée par la jeune femme n’ayant once de mal en son être. Muramasa acquiesça, en hochant légèrement son visage afin de lui signifier que cela était parfait. En effet, ce nom était en parfaite harmonie avec ce qu’une équipe se devait d’être. La Chasse était après tout nécessité. Les deux se devant de poursuivre une quête qui ne connaîtrait point fin. Une Odyssée éternelle, en somme.

Voilà qu’elle hésitait encore. Le professeur vint la rassurer avec implexe, mais douceur.

“ Eiko-san, Jaeger sera le nom de l’équipe. “

La Kunoichi était déjà d’une aide précieuse. Le nom d’une équipe était toujours quelque chose d’épineux à trouver. Il se devait d’être perfection. Il s’était souvent penché sur la question et avait même quelques pistes. Cependant, ces dernières, même si des plus satisfaisantes, étaient toutes bien loin d’égaler celle proposée par la demoiselle.

Motivée, elle révélait alors ses intentions, souhaitant continuer son travail en tant qu’assistante. Décision que bien entendu, Muramasa avait anticipé. Connaissant le tempérament travailleur de la belle, comment aurait elle pu abandonner le rôle qu’elle avait décidé de revêtir. Bien loin d’être le genre de personne à baisser les bras, c’est bien pour cela qu’elle faisait une apprentie des plus désirées. En plus, elle disait, alors qu’il la soupçonnait à raison d’être occupée, avoir du temps libre à lui accorder, beaucoup de temps libre même. Chose qui ne manqua pas de toucher le médecin de l’ombre.

“ Eiko-san, c’est parfait. Je vais préparer toutes les formalités administratives en avance. Dès lors que vous vous sentez prête à franchir le pas, nous officialiserons l’équipe Jaeger. “

Il se rapprocha d’elle, légèrement, afin de mieux la fixer dans les yeux et lui demander quelque chose de plus personnel.

“ J’aimerais vous poser une question, j’espère que je ne manque pas de correction envers vous en désirant connaître la réponse à celle-ci. Si cela vous offusque, je ne vous en voudrais pas et vous prierais de me pardonner. “

Il n’était pas sûr que cela soit avisé de lui demander quelque chose de personnel. Après tout une équipe se devait d’être professionnelle, non de s’enquérir de la vie privée des même qui devait rester leur secret bien gardé.

“ Eiko-san, quelle sont vos désirs ? Je veux dire, concernant l’équipe et vos aspirations futures, en tant que Kunoichi. Souhaitez vous accomplir des exploits particuliers ou encore un type de mission plutôt qu’un autre ? En tant que votre Sensei, je désirerais que vous n’ayez pas peur de me parler des volontés de votre cœur. “




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Dernière édition par Borukan Muramasa le Dim 11 Fév 2018 - 17:51, édité 3 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 16:48
L’idée qu’elle avait proposé pour leur nom d’équipe avait été d’ors et déjà accepté par le directeur. Elle était surprise, toutefois, elle n’en fit pas part. Après tout, peut-être s’était-il reconnu en ce mot, prédateur qu’il était, tournant autour de cette proie si innocente que pouvait être Eikō. Il aurait très bien pu se jouer d’elle qu’elle ne l’aurait pas remarqué. La confiance qu’elle portait en cet homme était assez particulière, si l’on considérait sa nature méfiante aux premiers abords. Cependant, lui, il avait été là, dans ces sombres jours qui, elle en avait été certaine, auraient dut mener à sa mort. Il lui avait parlé de tout et de rien et une certaine relation s’était créée entre eux deux, aussi muette la jeune femme s’était-elle montrée.

Motivée par la perspective d’équipe, et plus particulièrement d’avoir le Borukan comme professeur, elle lui fit rapidement comprendre qu’elle avait tout le temps du monde à lui accorder, s’il le fallait. Ou, enfin, pas tout à fait. Pas alors que Sanadare avait besoin d’elle pour remettre de l’ordre dans sa vie, mais surtout dans celle de l’ombre du village, cette dernière semblant toujours faire tout ce qui était en son pouvoir pour rendre les tâches plus difficile qu’elles ne l’étaient. Elle était bien heureuse d'apprendre qu’elle pourrait occuper ses journées avec des entraînements sérieux auprès de quelqu’un qui se chargerait d’assurer son évolution. Depuis qu’elle avait quitté l’académie, elle se contentait de combat en solitaire dans la cours derrière la vaste demeure principale du clan. Ce n’était pas faute de chercher partenaire de combats, toutefois, l’héritière se retrouvait à être un peu comme le vilain petit canard de la famille. Dut à ses nombreuses blessures, tant mentales que physiques, beaucoup la couvraient, et un peu trop même. Ils ne voulaient pas la blesser, ni même la brusquer, préférant donc ne pas se mêler à ses entraînements.

Elle hoche vigoureusement de la tête, signe qu’elle a compris ce qu’il lui dit. Dès qu’elle s’en sentirait prête, l’équipe Jaeger serait prête à partir au bout du monde s’il le fallait. Elle était réaliste et savait que cela n’arriverait pas de si tôt, cependant, c’était un peu sa façon à elle d’exprimer que quitter les grands murs où elle avait été retenue prisonnière lui ferait le plus grand bien. Ses joues se teintèrent d’un rouge prononcé tandis qu’elle le regardait se rapprocher d’elle, plongeant ses prunelles dorées dans l’océan qu’étaient les siennes. Il aurait été déplacée de se décaler à nouveau, notamment parce qu’elle n’avait plus spécialement la place pour le faire. Quand bien même gardait-il une distance, tant de proximité se voulait presque difficile pour celle qui n’avait connu comme seul contact physique pendant des années les mains tortionnaires de son géniteur. Elle n’était pas encore accoutumée aux gestes plus affectif, et ce, malgré en était-elle la victime d’une Hyûga un peu trop tactile pour son bon vouloir. Mais à elle, la jeune femme était en mesure de tout pardonner.

La question laissa la Zetsu perplexe quelques instants. Il y avait tant de choses qu’elle pouvait répondre à cette question, tant de choses qui venait traverser son esprit. Or, ce n’était pas toutes ces choses qui correspondaient à ce que cherchait l’homme comme réponse. Elle se devait de se concentrer sur son avenir en tant que kunoichi. Il lui fallut un instant de silence avant de finalement soupirer.

- En toute honnêteté, je dois avouer avoir beaucoup de difficultés à répondre à cette question. Je n’ai pas spécialement choisi la voie du shinobi, elle s’est imposée à moi, comme à tous les autres membres du clan Zetsu. Elle prend une profonde inspiration. J’ai été… Formé, dans l’unique but de suivre ce que tous ont fait avant moi.

Formée, oui, ou torturée, au choix. Son père avait tenté de faire d’elle la descendance parfaite en l’entrainant d’une façon particulièrement barbare, forçant la jeune femme en devenir de se cloîtrer dans sa propre tête, fuyant la réalité.

- Par conséquent, je n’ai pas d’ambitions particulières. Je souhaite tout simplement devenir digne du clan, assez pour un jour pouvoir les représenter sans faire honte à qui que ce soit.

Le clan fonctionnait, certes, par mérite, toutefois, la tête de ce dernier était souvent choisie selon la descendance. Alors qu’à l’heure actuelle, il s’agissait de l’oncle de la jeune femme à occuper ce rôle, ce n’était que provisoire. Le précédent chef étant décédé plus jeune que prévu, il occupait ce poste le temps qu’Eikō gagne en maturité et en expérience. Mais, surtout, le temps qu’elle fasse la paix avec ces fantômes qui ne cessaient de la tourmenter.

- Je souhaite seulement ne pas décevoir personne.

Sa voix s’était faite plus faible avec ces dernières paroles alors que là était la seule chose à laquelle elle aspirait réellement. Pourquoi en parler au Borukan ? Lui-même s’était montré totalement, ou presque, honnête avec elle, alors que son regard était tranquillement posé sur la fenêtre de sa chambre. Aussi absente avait-elle été, elle l’avait écouté, attentivement, à défaut de pouvoir faire mieux. Elle ne voyait donc pas l’inconvénient de se montrer un peu plus honnête lorsque avec lui, notamment vis-à-vis elle-même. Elle abaissait un peu ce rideau derrière lequel elle se cachait, il avait déjà vu la fille brisée se trouvant derrière de toute façon. Il n’y avait pas plus vrai que son désir d’être à la hauteur, pour tous ceux qui l’entouraient. L’injustice de ce monde lui faisait mal et malgré la petite personne qu’elle était, elle souhaitait y remédier, d’une quelconque façon que ce soit. Elle voulait faire la différence. Aussi utopique pouvait sembler tel objectif, elle s’y accrochait avec l’énergie du désespoir. Après tout, autre les autres, à quoi cela servait-il de se battre ? Eikō n’était pas une femme égoïste. Sa vie avait manqué de s’éteindre, or, elle avait survécu. Elle comptait bien faire du mieux qu’elle pouvait avec cette seconde chance qui lui avait été offert.

- Et puis, vous semblez déjà décider à ce que notre équipe soit légendaire. Je vous accorde donc toute ma confiance et vous suivrez jusqu’au bout du monde s’il le faut.

Son ton se voulait plus léger, tendant vers l’humour, alors qu’un sourire venait étirer ses lèvres, son visage s’étant légèrement fermé précédemment. Il y avait tant qu’elle souhaitait faire, tant qu’elle souhaitait dire, cependant, assister le directeur du mieux qu’elle le pouvait lui semblait être aussi une excellente idée. Une idée très tentante, même.

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Dim 11 Fév 2018 - 16:53


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



La frimousse acquiesçait aux dire de l’interlocuteur, ce dernier n’en étant que des plus satisfait. Il trouvaient tout deux satisfaction, l’une entrant enfin au service du Village Caché et trouvant une équipe par la même occasion, tandis qu’en même tant l’autre trouvait une élève qui serait des plus intéressante à former. Que demander de plus ? Il s’agissait d’une soirée particulièrement importante pour les deux Iwajins, un tournant qui s’avérerait certainement décisif, pour l’un, comme pour l’autre.

Ce regard légèrement azuré, mais pastel aux brillances tirant vers l'argenté, ne pouvait que d’aller de pair avec les réfections dorées qui le croisait à l’horizon. Une distance qui diminuait d’un pas de géant, après avoir été si grande par jadis, que peut être, ce rapprochement était un rêve qui ne se serait réalisé

Quels étaient ses propres envies ? La curiosité se posait, quant aux flammes brûlantes animant la demoiselle semblant insouciante. Elle n’avait pas encore vu la moindre essence composant ce triste monde tragique. Enfin, peut être qu’elle avait côtoyé certains malheurs, peines étreignant toujours son palpitant cœur apeuré et fébrile, mais les tragédies étaient légion. En tant que son professeur, il ne la laisserait pas se faire dévorer par ces démons, encore moins meurtrir. La Bête ne partagerait pas sa proie, gardant l’intégrité de celle-ci pour elle seule, du bout de ses ongles luisants, jusqu’aux pointes de ses cheveux d’argents. La Belle ne devait connaître Géhenne, une fois de plus. Par le passé, la dramaturgique qui l’avait si finement ciselé, avait ouvré la parfaite apsara. Merveille ayant naquis miraculeusement envers et contre tous. La hasard ne pouvait reproduire pareil prodigue, s’érigeant d’un passé funeste, qui aurait dû damner inévitablement  l’âme pour l’éternité, et non la rendre immaculée.

Le hiatus les séparant se mouvait de plus en plus évanescent entre ces deux personnages, se trouvant incorrigiblement dans ce qui semblait être un de ces contes féeriques peuplant tant d’encres à travers les contrées, des plus proches aux plus éloignées et encore imaginées. La porte de la prison où elle survivait depuis toujours, pour ne pas dire la nuit des temps, s'ouvrait peu à peu devant ses grands yeux un peu trop rond pour ne pas trahir sa surprise de cette nouveauté dont elle était incongrue spectatrice. Une spectatrice qui devait choisir entre demeurer entravée ou bien se libérer de ses chaînes. Elle avait accepté la clé, qu’on lui présentait sous le nez mutin, pointant avec fierté sur son visage, qui d’abord se faisant hésitant, finit par s’illuminer d’entrain.

Aucune usage de sophisme, au contraire, chaque parole était vérité.  Muramasa se plastronnant, pouvait être fier, mais ne pouvait trop en afficher le plumage qui aurait était aussi dantesque et surprenant que vive pandiculation.

Comme beaucoup de Shinobi ou de Kunoichi, la voie s’était imposait à elle, sans réellement être désireuse d’arpenter ce chemin si particulier. Peut être serait elle bien loin de là, si les désirs de son cœur s’étaient montré plus véhéments. D’ailleurs, tout comme elle, Muramasa n’avait pas particulièrement choisit d’être maître des arts obscurs. Le destin l’avait mené d’une main de maestro, se jouant de lui comme d’un orchestre suivant ses quatre volontés. Pourtant, il ne s’était lui même jamais posé la question. Il aurait pu rester un médecin comme il l’avait toujours été la plupart de son existence. Le crime incombait à son géniteur. Sans ses félonies, il aurait vécu un tout autre destin. Ou bien cela était se voiler la face. Car s’il n’avait pas abandonné ce fils et sa mère, le volcan aurait certainement mené sa descendance à arborer ce bandeau frappé à l’image de Roche. Destiné inextricable ? Si tel était le cas, la jeune Zetsu lui faisant face était destinée à devenir Kunoichi quoi qu’elle fasse. Cette équipe les unissant, n’était que la volonté divine qui l’instaurait. Cela semblait être d’une logique déconcertante et irréfutable. Ce n’était que maintenant, que le médecin le réalisait, grâce à sa discussion avec la gracieuse nubile. Elle était un cadeau des cieux, nul autre, tant elle lui apportait illumination, avec une audace inconcevable et une simplicité épurée de viles futilités. Magnifique, il n’aurait pu trouver meilleure membre pour son projet. Peut être même que cela mènerait encore plus loin qu’il ne pouvait imaginer.

“ Devenir digne de votre Clan et le représenter fièrement. Des motivations qui trouveront certainement satisfaction, j’en suis certain. ”

Lui même était loin de pouvoir se targuer représentant du Clan Borukan. Aucunement roux, ne disposant pas du primordial trait si brûlant et terrifiant, sans compter spectre à l’orée d’innombrables mystères. Décidément, il était vraiment les Ténèbres, faisant face à la Lumière. Cette dernière était aveuglante et il avait bien du mal à résister face à la nitescence, qui s’avérait bien dangereuse pour lui. Trop radieuse et chaleureuse pour laisser en paix, l’obscur néant habitant et s'incarnant en lui.

Ne vouloir décevoir personne était le cris de son cœur, qui s’animait en ce but bien altruiste. Levant sa main vers son visage, le malicieux renard effleura du revers de ses doigt la joue se teintant d’un rose des plus sanguins. Elle ne pouvait trahir les élans sentimentaux qui la traversait. Souvent rougissante pour un rien, pour un simple mot, un simple regard. Était elle honteuse d’elle même, pour afficher ces colorations pourpres et chaudes ? Pourtant, elle n’avait aucune honte à avoir. Douée et travailleuse, elle était trop craintive pour accepter l’idée d'être bel et bien un personnage d'exception. Méritant des compliments tout à fait justifiés. Muramasa lui prouverait, qu’elle n’avait pas à être si humble et qu’elle devait accepter les qualités de sa propre essence, formant la quintessence identité jumelant son âme et son être.

“ Les Jaeger marqueront l’histoire, j’en suis sûr. Il suffit de nous en donner les moyens. ”

Ramenant l’audacieuse main vers son propre espace, Muramasa se leva. Faisant quelques pas vers l’entrée, prit le manteau de la jeune femme et lui tendit.

“ Vous disiez avoir du temps libre, plus qu’on ne pourrait le penser. C’est parfait, car c’est aussi mon cas. Vous savez, j’étais  très occupé jusqu'à récemment.Il s'agissait de remettre l’Académie Hashira sur pied, afin d'en faire l'établissement prestigieux qu'il se devait d'être. Chose qui est faite, désormais. Je peux donc me dévouer plus particulièrement à l’équipe, à vous. Je souhaite commencer immédiatement ces... séances particulières. Elles seront intenses et dures, je vous préviens. Vu que votre travail doit se dérouler la journée, nous étudierons la soirée. Vu la saison, le crépuscule se fait hâtif. J'espère que les visites nocturnes ne vous dérange pas. Je passerais au domaine du Clan Zetsu dès demain, afin d'en débattre avec vous en profondeur. Nous pourrions même commencer un léger entrainement. Nous débuterons en douceur, rassurez vous. “

Muramasa porta sa main libre sur sa tempe, se faisant un instant songeur. Devait il lui montrer ce secret pouvant la décontenancer avec stupeur, choquer son innocence ? Son choix fut vite fait. Il lui devait bien ce témoignage pour la récompenser pleinement, ingénue qu’elle était.

“ Je veux vous montrer quelque chose. M'accompagnez vous ? "

L’invitant alors, vers une découverte à laquelle elle était bien loin de s’attendre, ou même de soupçonner existence.




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Dernière édition par Borukan Muramasa le Dim 11 Fév 2018 - 17:52, édité 2 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 16:56
Il s’était rapproché d’elle, forçant ses joues à se colorer un peu plus qu’elles ne l’étaient déjà. Si elle lui adressait un doux sourire, ce dernier en vint à s’effacer alors qu’elle évoquait ses ambitions, ses objectifs. Ils n’étaient pas nombreux, de ceux qui étaient en lien avec la vie de kunoichi. Il y en avait quelques uns qui la concernaient plus précisément, elle qui cherchait à se reconstruire, lentement mais sûrement, cependant, ce n’était sûrement pas ce qu’il recherchait. Un léger rire s’échappa de ses lèvres, semblant cependant désillusionné, alors qu’il tentait de la rassurer, ou, du moins, c’était ce qu’elle avait compris. Il lui disait qu’elle y arriverait, à être bien digne de ce grand clan dont elle était l’héritière. Elle était convaincue que, si la position de chef se faisait par élection, jamais pourrait-elle prétendre à ce titre. Elle était trop abimée. C’était sans compter qu’elle était la fille de cet homme qui avait sali leur nom, celui qui fut exécuté pour avoir tenté d’assassiner sa propre descendance. Peinaient-ils à lui faire confiance ? Assurément. Il n’y avait sûrement que son oncle pour prendre sa défense, seule personne qui semblait être de son côté. Il l’avait toujours été, en réalité. Il était celui qui s’était levé contre son frère, ayant tenté de s’opposer aux violents traitements dont la pauvre gamine fut la victime. Il était celui aussi l’ayant sauvé, étant aller chercher compétent médecin plutôt que de la laisser pour morte.

Si, par réflexe, elle aurait été tenté de se soustraire de ces doigts qui glissaient doucement contre la peau de son visage, elle n’en fit rien. Elle n’était pas habituée aux gestes délicats se voulant presque affectueux. Et pourtant, ce n’était pas comme si c’était la première fois que le médecin posait ses mains contre elle alors qu’il lui avait permis de se remettre de ses blessures et regagner partiellement la vision de son oeil abimé. Toutefois, le contexte était différent, cette fois-ci, et elle ne comprenait pas tout à fait ce qui avait motivé l’homme à agir de la sorte. Cherchait-il à se montrer réconfortant ? Elle ne saurait dire, alors que son cerveau semblait s’être tut au moment où il avait posé sa peau contre la sienne. La cacophonie qui résonnait entre ses oreilles avait finalement cessé, quelques secondes, le temps qu’elle parvienne à bien saisir ce qu’il lui disait. Le contact n’était pas désagréable, seulement surprenant pour la jolie demoiselle. Seule Sanadare avait le droit de se montrer plus tactile avec elle et d’oser l’approcher plus que nécessaire. Et même si elle n’avait pas le droit, elle l’aurait fait tout de même.

Le contact fut bref. Eikō en aurait presque pu être fière, de ne pas s’être dérober comme elle l’aurait fait. Un signe qu’elle tentait tant bien que mal de se faire à l’idée de côtoyer d’autres personnes. Certes, elle n’aurait pas laisser n’importe qui agir de la sorte, bien prête à agripper la main fauteuse pour y briser les doigts, cependant, alors qu’elle était avec le jeune homme et qu’elle appréciait sa présence, certes intimidante, elle avait préféré rester calme. Il était à peine plus âgé qu’elle, et pourtant, semblait la devancer de nombreuses années. Il se montrait beaucoup plus mature qu’elle, et puis, il était directeur de l’Académie alors qu’elle était tout juste genin. Un univers entier semblait les séparer tandis qu’elle n’était pas bien plus jeune. Là où elle avait longuement été couvé, bien loin du monde extérieur, lui y avait été largué, forcé à vivre dans ce monde pouvant se montrer tout particulièrement hostile. Elle était cette princesse prisonnière de sa haute tour là où lui était ce chevalier ayant affronté la vie, et même la fort, trop tôt. Quoique ce n’était pas tout à fait le cas. Il était la mage noir s’étant intéressé trop rapidement aux arcanes peu recommandées.

Attrapant la veste qui lui était tendu, elle vint recouvrir ses épaules du tissus, laissant cependant les pans de la veste détachés. Elle s’était levée, s’approchant de sa démarche altière de la porte, les mains enfoncées dans ses poches, comme à son habitude. Elle écoutait avec attention ce qu’il avait à lui dire, notant dans son esprit tout ce que cette équipe allait signifier pour elle à l’avenir et tout ce sur quoi devrait-elle travailler.

- Vous pouvez compter sur moi. M’entraîner des heures durant n’est pas un soucis, qu’une habitude en réalité. Je ferai mon possible d’être à la hauteur, pour peu que vous me fassiez la promesse de ne pas y aller de main morte.

Elle n’avait pas besoin d’être couvé, pas plus avait-elle besoin que l’on prenne soin d’elle. Elle était une femme forte, essayant d’être indépendante, et elle savait encaisser de nombreux coups sans qu’une seule plainte ne vienne franchir ses lèvres. La dernière question du jeune homme lui faisant face la surprit, elle qui se retrouva à hausser un sourcil, curieuse. Ses prunelles claires détaillaient ce fin visage, y cherchant une indice lui indiquant ce de quoi il pourrait bien lui parler. Quelque chose à lui montrer ? Qu’est-ce que ce pourrait bien être.

- Assurément. Elle ne pouvait pas lui dire non. De quoi s’agit-il ?

Elle était cependant convaincue qu’elle n’obtiendrait pas réponse à sa question. L’homme se voulait énigmatique, semblant toujours avoir une idée derrière ces traits immobiles, qui s’étaient toutefois détendus en présence de l’enthousiaste demoiselle. Ce serait trop lui demander qu’il lui dise ce qu’était ce quelque chose avant qu’elle ne se retrouve devant. Et donc, elle devrait faire preuve de patience, chose qu’elle possédait en grande quantité et pas du tout, aussi ironique que cela puisse sembler. Eikō savait tolérer nombreuses choses, aussi désagréables étaient-elles, gardant le silence et faisant comme si de rien n’y était. Or, elle était curieuse, les surprises n’étant de ce fait pas ce qu’elle préférait. Elle voulait tout savoir dans l’immédiat, sans quoi elle ne pourrait taire son esprit qui se perdait dans de nombreuses directions, les idées passant devant ses yeux pour repartir aussi rapidement. Elle ne pouvait cependant qu’attendre que l’homme accepte de faire cesser le supplice et se décide à satisfaire sa curiosité.

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Dim 11 Fév 2018 - 17:01


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



La scène devait laisser place à une autre de ses semblables. La vie se résumait après tout en une succession de tableaux, s'enchaînant les uns après les autres, plus ou moins rapidement.  En effet, le climat chaleureux du bureau du directeur était un cadre parfait pour les échanges cordiaux, voire propice pour des occupations très intéressantes et insoupçonnées. La discussion entre les deux jeunes gens s’était déroulée paisiblement, s’étant avérée des plus constructives. L’équipe les réunissant avait vu ses prémices prendre forme devant un brasier brûlant d’une passion cathartique. Ce chaleureux décor devait céder sa place à un autre, laissant le hasard décider, quant à la parure que ce dernier revêtait.

L’invitant à se lever afin de de suivre dans une pittoresque aventure, mettant en évidence la veste aux plumage noir de jais, la jeune femme ne se fit pas prier. Acceptant de venir jusqu'à lui, affichant même une élégance féline. Sa démarche agile donnait une élégance gracieuse à la silhouette s’approchant afin qu’il puisse l’envelopper de la chaste étoffe. Cacher les attributs de la Belle, sous un voile masquant les attrayantes formes si généreusement développées, prenait la gravité d’un crime odieux. Il le fallait bien hélas. La peau nue exultant la tentation avec audace, était bien trop tentatrice de milles et une euphories. La raison d’être de l’apparat était justement d’être confortable, de par son minimalisme, doublé de sa simplicité. Ce décolleté inspirait l’imagination à son paroxysme, tant que le contempler avec abnégation et dévotion, en quête de l’illumination, ne pouvait être autrement. Parfaitement dessiné, cette union entre les globes se séparant en parfaite symétrie, tenait de la perfection. Orbes jumelées ne demandant que d’être embrassée d’un feu nommé passion. Il posa délicatement la veste sur les épaule de la nymphe dénudée, offrant à ses charmes une certaine intimité retrouvée. Il ne fallait pas qu’elle prenne froid après tout. Si à l’intérieur du bureau, la chaleur s’était faite fournaise des causes des passionnants ébats verbaux entre les deux jeunes gens, à l’extérieur de ces murs l’atmosphère tiédissait. Il aurait été dommage que la Kunoichi insouciante prenne froid, se retrouvant alors alité et incapable de travailler. Aider Sanadare devait être une tâche demandant bien des efforts. Non pas que cette dernière soit incapable, bien au contraire. L’esprit de la cyclope était aussi aiguisé que le fil d’une lame. Muramasa s’en était bien rendu compte. Malgré une apparente folie, un véritable génie pour ce qui tenait de trouver amusement. Elle lui avait montré son tempérament, qui était loin d’être piqué des hannetons. La malvoyante devait certainement provoquer des situations burlesques, que la tendre Eiko devait alors s’efforcer de réparer en mettant tout son cœur à l’ouvrage. Muramasa était un peu soucieux pour elle, peut être même un peu trop. Mais s’il pouvait lui éviter d’attraper froid, c’était toujours préférable. De plus, si la Princesse de l’équipe se retrouvait alité et souffrante, cela aurait mis à mal un temps des plus précieux.

Elle revêtit le duvet en le l’enfilant point, mais simplement en le portant grâce à ses épaules menues. Une audace certaine se dégageait de ce comportement digne de l’impérial cape d’une reine.

Une fois drapée de sa parure pour défier le climat moins chaleureux hantant les couloirs de l’Académie, la Kunoichi se serait avérée prête pour l’aventure qui l’attendait. Enfin, pas tout à fait. Laissant entrouverte sa veste, ses rondeurs charnues dépassées allègrement de l’écrin. Tentant de fuir les chaînes venant dans les ténèbres les lier. Sauvages, elles s’avéraient impossibles à contenir. Muramasa abdiqua, car il ne pouvait rien faire de plus. Faire preuve de correction était dans sa nature. Noblesse oblige. Il ne voulait pas paraître trop inquisiteur avec la demoiselle. Il aurait simplement pu poser ses main sur le col de cette veste si importante, lui glisser quelques mots dans le creux de l’oreille ressortant à travers la chevelure d’un blanc tenant de l’argent. Lui signifiant ainsi qu’il valait peut être mieux faire attention en cette saison. Il aurait pu, mais non. Eiko était une jeune femme, mais une grande fille, sachant parfaitement prendre soin d’elle. Empiéter sur son libre arbitre et lui imposer des choses en profitant de sa position de professeur, Muramasa ne voulait qu’il en soit ainsi. Le médecin respectait profondément et avec sincérité la membre du Clan Zetsu. Elle serait une fière Kunoichi, non un petit chaton protégé de tout danger.

“ Je vous le promets, je n’irais pas de main morte avec vous. Je vous entraînerais durement durant de très longues heures, bien plus même. De plus, vous ne travaillez pas tous les jours, donc nous pourrons profiter de séances bien plus longues et approfondies. Il est important de toujours chercher à repousser vos limites, ne l’oubliez jamais. “

Il prit lui même un de ses propres manteaux. Au nombre de deux, ils trônaient sur le piédestal. L’un était d’une teinte assez clair, arborée pour les occasion plus civile, tandis que l’autre était le parfait opposé, de par son noir de jais si prononcé.

Choisissant celui qui était une pièce assez sobre, mais révélait un goût indéniable pour les belles choses. La teinte de ce dernier était sombre, telles les obscures abîmes de la nuit des temps.

Ouvrant la porte, puis la tenant afin que la demoiselle puisse passer. Une fois chose faite, il referma la porte, puis ouvrit la marche commençant dans le couloir passant devant le bureau à demi ouvert de la secrétaire. Égale à elle même, cette dernière les dévisagea avec ses yeux hautains. Sans vraiment s’affairer de s’enquérir vraiment de savoir où ils allaient. On pouvait aisément savoir le fond de sa pensée, si on la connaissait un peu. En général, c’était la première à dire les ce que tout le monde pensait tout bas. Une vrai langue de vipère, qui prenait même le Nidaime de haut et le remettait à sa place les rares occasions où ce dernier faisait une de ces rares visites officielles à l’Académie.

Il n’avait pas répondu à la question de l’ingénue, pas encore du moins. Attendant d’arriver aux escaliers permettant de changer d’étage, il ralentit alors le pas. Ne croisant pas âme qui vive au cours de leur escapade, l'atmosphère était légèrement pesante. Une certaine pénombre hantait les lieux.

“ Nous descendons d’un étage. “

Indiquant qu’ils se dirigeaient au second palier du bâtiment principal, où était situé cette grande bibliothèque, occupant la majorité de l’étage, où de nombreux écrits étaient à disposition des élèves voulant étudier.

Descendant les escaliers dignes d’un palais en premier, par correction et comme le voulait les us et coutumes en compagnie féminine, le Directeur ne se hâta aucunement, puis arriva tranquillement dans le couloir qui ouvrait ce nouvel horizon.

“ Suivez-moi. C’est une salle réservée à mon usage personnel, où quelques rares personnes sont invitées. Bien sûr, j’aimerais que cela reste entre nous. “

Quel secret pouvait bien cacher le Directeur de l’établissement ? En tout cas, Eiko allait bientôt connaitre la réponse interdite.

Au détour d’un couloir, qui n’était jamais emprunté par les élève, car débouchant sur une grande porte verrouillée, Muramasa sortit une clé en l'extirpant de ses vêtements, puis l’introduisit lentement afin de déverrouiller le mécanisme métallique. Tournant en cliquetis mécanique qui se faisaient grinçants échos fantomatique. Le portail des enfers, scellé depuis la nuit des temps, venait d’être descellé à jamais, pour la jeune demoiselle pourtant encore inconsciente de ce qui se tramait là. Comment aurait elle pu s’attendre à la révélation. A ce monde si obscur et palpitant, à ces pulsions passionnées et effrénées.

“ Eiko-san. Je veux vous faire découvrir ma nature créatrice. Ne soyez pas intimidée. Il ne s’agit pas de quelque chose que je partage souvent. Mais, je tenais vraiment à vous montrer à quel point j’ai confiance en vous et que vous méritez une récompense des plus particulières. “

N’hésitant pas à lui offrir ce gage d’absolue confiance, il gardait l’intensité du mystère afin que l’ingénue soit décontenancée, comme il se devait être.

“ Avez vous des passions ? des lubies ? Des activités pour vous divertir ? “

La Bête allait lui montrer les siennes, il était donc normal qu’il veuille en apprendre un peu plus concernant celles de la Belle.




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Dernière édition par Borukan Muramasa le Dim 11 Fév 2018 - 17:54, édité 2 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 17:03
C’était toujours avec attention qu’elle l’écoutait, ancrant chacun des mots qu’il prononçait dans sa mémoire. Il ne comptait pas se montrer doux avec elle, ce qu’elle appréciait. Aussi brisée était-elle, elle souhaitait se montrer forte, capable d’en prendre. Et puis, physiquement, elle l’était, forte. Capable d’ignorer la douleur, ayant été victime de nombreux tourments en étant plus jeune, elle arrivait même à en oublier la fatigue pour s’entraîner davantage. De sa silhouette fin, il était possible d’y remarquer une musculature bien sculptée. Toujours aussi féminine, elle n’en était pas moins forte et endurante. Or, elle se basait notamment sur sa vitesse, elle qui faisait de nombreux efforts pour porter des coups précis et rapides, attaquer sans que l’autre ne s’y attende ou puisse esquiver. Elle se démarquait au combat rapproché, que se soit armée de ses deux épées ou encore à main nue. Elle savait se montrer versatile alors qu’au final, elle s’assurait simplement de ne pas se retrouver désemparé si quelqu’un venait à lui confisquer ses armes de prédilections. Elle avait plus d’un tour dans son sac.

Enfilant sa veste sombre, aux couleurs de la classe zéro, elle la laissa détachée, ses mains venant retrouver habituelle place. Elle l’observa donc enfiler à son tour un manteau pour qu’ils puissent finalement quitter l’endroit chaleureux où ils se trouvaient pour les corridors plus froid de l’établissement, tant par l’absence du feu qui crépitait dans l’âtre que par leur apparence austère. Toujours en gardant une distance respectable, elle suivait son aîné, curieuse de savoir où comptait-il l’amener. Que pouvait-il donc avoir à lui montrer, là, maintenant ? Diverses pensées vinrent effleurées sont esprits, n’y restant que quelques secondes pour repartir, comme si de rien n’y était, ne la laissant que plus perdue qu’elle ne l’avait été. Tant de questions qui lui traversaient l’esprit et le détenteur de ces réponses salvatrices ne semblait pas intéressé à lui apprendre la vérité dans l’immédiat. Le supplice s’allongeait donc, se voulant presque insupportable pour l’impatiente demoiselle.

Les couloirs étaient silencieux, déserts même, la tranquillité ambiante n’étant perturbée que par leur pas raisonnant entre les hauts murs. Du moins, notamment ceux de l’homme lui faisant face, tandis que sa démarche dénotait plus de la subtilité du félin. Elle se montrait assurée, presque altière, mais toujours de cette agilité propre à elle. De ce fait, ses chaussures caressaient plus le sol qu’elles ne s’y déposaient. Quand bien même ne pouvait-il pas l’entendre, elle le suivait toujours, ne le quittant pas des yeux, se laissant ainsi conduire dans les entrailles de l’Académie, lieu qu’elle n’avait jamais eu le loisir d’explorer. Si l’envie avait pu se montrer tentante, elle s’en était toujours tenue éloignée. Après tout, il était interdit à tout étudiant de se trouver ici et si sa curiosité pouvait se montrer être un bien vilain défaut, elle était avant tout une élève exemplaire qui s’était donc pliée face aux règlements et y avait obéit sans même poser de questions. Elle ne posait pas souvent de questions, en réalité, lorsqu’on lui demandait de faire quelque chose. Elle avait appris à garder le silence et tout simplement hocher de la tête. Soit belle et tais-toi, voilà ce qu’elle appliquait la majorité du temps, préférant encore garder le silence plutôt que de se lancer dans des débats inutiles.

- Vous pouvez me faire confiance sensei. Je ne dirai rien à personne. Un petit moment de silence où un sourire vint étirer ses lèvres. À qui pourrais-je bien partager ce secret de toute façon ?

Elle préférait encore en rire qu’en pleurer, de son flagrant manque de compétences en ce qui concernait les relations sociales. Des amis, elle n’en avait pas beaucoup, pour ne pas dire pratiquement aucun. Elle avait bien Sanadare et puis… Elle avait Sanadare. Daichi aussi, à bien y penser, bien qu’ils ne s’étaient pas vraiment reparlé depuis qu’ils avaient tous les deux gradués. Son cercle privé se voulait très restreint. Elle n’y voyait toutefois aucun inconvénient. Elle préférait n’avoir qu'une, voir deux personnes sur qui elle pouvait compter qu’une foule d’amis qui ne seraient jamais réellement présents. Et puis, cela lui demanderait de faute confiance à autant de personnes, ce qui était peine perdue.

- Si je réponds en toute honnêteté à cette question, vous allez me trouver bien ennuyante.

Ses prunelles d’azur se posent sur l’homme, venant détailler son fin visage, ses traits plus expressifs alors qu’ils n’étaient que tous les deux. Il semblait même amusé du tourment qu’il lui infligeait, ce secret qu’il prolongeait simplement pour le plaisir de la garder en haleine. L’homme était sadique, se jouant de la vive curiosité de la Zetsu pour son propre divertissement. Lui en tiendrait-elle rigueur ? Aucunement. Pourquoi le ferait-elle ? Il s’amusait, à ses dépens, certes, or, elle mordait volontier à l’hameçon, se jetant elle-même dans la gueule du loup pour lui demander qu’elle soit faite prisonnière. Il y avait tant à découvrir sur cet homme, et ce, quand bien même en connaissait-elle beaucoup, de ces nombreux récits qu’il lui avait partagé. Or, il avait aussi gardé une bonne partie pour lui-même, de ce qu’elle savait, et aujourd’hui, elle s’apprêtait à faire un pas vers l’avant pour lui permettre de peut-être un jour cerner le mystérieux personnage.

- Je lis beaucoup. Ou, plutôt, je tâche de me tenir informé, qu’il s’agisse du village ou de tout ce qui l’entours. J’ai de nombreuses années à rattraper sur le sujet.

Prisonnière des trop hauts murs de la résidence principale des Zetsu, voilà qu’elle commençait à peine à découvrir ce monde qui l’entourait et tous les secrets qu’il pouvait posséder. Si cela ne tenait que d’elle, elle se serait déjà enfui, pour partir vers l’inconnu et ne jamais revenir. Or, les choses ne fonctionnaient pas ainsi et elle se devait de se montrer plus rationnelle que cela. Plus intelligente. Et puis, ce n’était qu’utopie, tandis qu’elle ne pourrait jamais réellement disparaître vers l’inconnu. Le rôle de chef du clan lui incombait, ce qui lui promettait qu’elle serait à jamais enchaînée au village.

- Autre cela, je ne me suis jamais réellement penchée sur la question, quant à ce qui pourrait m’intéresser… L’entraînement, j’imagine, bien qu’il s’agit plus d’une habitude que d’autres choses.

La demoiselle glissa une main dans ses mèches immaculées, les dégageant de ses prunelles claires. Sa vie n’avait rien de palpitant. Qu’un terrible drame qu’elle essayait d’oublier, tentant de forcer son esprit à ne plus jamais y repenser. Elle-même n’était-elle pas particulièrement intéressante, beaucoup trop froide et distante pour que quiconque tente de venir l’aborder.

- Et vous, Muramasa-sensei ? Qu’allez-vous me montrer ?

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Dernière édition par Zetsu Eikō le Lun 12 Fév 2018 - 7:53, édité 1 fois
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Dim 11 Fév 2018 - 17:12


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



En tant que Directeur de l’Académie, Muramasa disposait d'informations concernant les élèves inscrits à l’Académie Hashira. Ce n’était pas par hasard, qu’il désirait les clés de l’établissement, bien au contraire. En effet, aucun autre poste n’aurait pu offrir une meilleure position pour repérer à la racine le talent et le potentiel des meilleurs éléments qui incarneraient les générations futures du monde Shinobi. Desceller les élèves talentueux et prometteurs, afin de constituer l’équipe rêvée pouvant relever les défis tenant de l’exploit, était plus aisé en occupant cette fonction qui était  désormais l'apanage du médecin taciturne. Accès aux dossiers, avis des professeurs, ainsi que d’autres précieuses sources d’informations concernant tous ces aspirant rêvant du tant convoité titre de Genin. Étapes nécessaire à gravir les échelons de la hiérarchie militaire régissant tout Village Caché.

Muramasa avait suivit avec une attention toute particulière le parcours de l’élève émérite. Elle excellait dans chaque matières, se démarquant de la masse, avec d’autres élèves tout aussi brillants. Il remarqua rapidement que cette dernière n’était pas très sociable, selon les dires des professeurs. Ce qui ne manqua pas de lui faire mener sa propre enquête la concernant. Découvrant qu’en effet, la jeune femme semblait peu encline aux futilités régissant toute sociétés. Ce qui s’avérait être un mal pour un bien. Se dévouant totalement à son parcours académique, démontrant tout le sérieux dont elle faisait montre, l’ingénue ne pouvait que briller avec éclat. Malgré la solitude amère qui l’accompagnait, elle ne s’égara pas, continuant d’avancer sur le chemin qui se présentait devant elle.

“ … “

Dans un premier temps, Muramasa ne répondit pas, par correction. Qu’aurait-il pu proclamer à ce qu’elle venait de souligner ? Après tout, la solitude avait pour seul ami le néant. Le médecin était bien placé pour le savoir. Après ses années d’errance à être un spectre sans nom, déambulant sans attaches, voilà qu’il dénotait une subtile ressemblance à son propre passé. Cela expliquait peut être en partie le choix concernant belle, un choix avisé, même en omettant cette troublante similitude les hantant tous deux. Autant les opposés s’attiraient en se complétant, autant les ressemblances pouvaient susciter un intérêt exacerbé.

Muramasa afficha un faible sourire, un de ceux censé être compatissant. Non pas qu’il la prenait en pitié, car il ne se serait permis envers elle telle sentiment. Car le sentiment qu’elle suscitait tenait de la fierté. La regardant dans ses yeux azurés, il se permit de lui rétorquer, que dorénavant, elle aurait quelqu’un sur qui compter.

“ Eiko-san, j’espère que dans un futur très proche, nous partagerons nos plus intimes secrets, vous et moi. “

Quoi de plus naturel, entre un professeur et une élève, que de partager des liens solides et une confiance absolue. Après tout, désormais, tous deux devraient mutuellement veiller à s’assurer de l’intégrité physique de leur partenaire et à la préserver.

Elle aimait lire, cela tombait bien, Muramasa aussi. Ecrire même, lorsque le temps ne lui faisait pas défaut.

“ Nous avons un point commun de plus. Si vous aimez lire, nous sommes prédestinés à nous entendre. Il m’arrive d’écrire, pour mon unique plaisir. Enfin, rien de ce qui a attrait avec les informations, mais plutôt l’imagination. Peut être qu'à l’occasion, je m’essayerais de tenter une écriture plus… réelle. “

Le Kunai Émoussé était donc une de ses lectures, s’il déduisait bien. Ce journal international, qui devrait être remplacé par quelque chose plus proche de la vérité. Quitte à ce que papiers et encres, prenne union à l’orée de la Roche. Une idée pas si inintéressante à laquelle le médecin pensait depuis le jour où il avait lu cet infâme torchon calomniant sa patrie. La vengeance était un écrit, qui se lisait froid !

Muramasa finit par pousser la porte, qui s’ouvrit dans un léger son strident, faisant frissonner l’échine même des plus vaillants. L’invitant à entrer en cette antre du plaisir et de la déraison. Allait-elle accepter cette vision, cette incommensurable infini qu’il allait lui dévoiler. Peut être prendrais elle peur ? S’enfuirait-elle des plus horrifiées ?

La pénombre régnait, laissant la grande volute les surplombant, se faire des plus lugubre. La salle était grande et des formes s’esquissaient en ce théâtre artistique, où il ne fallait pas voir fantasme, mais nature créatrice, comme l’avait si bien souligné le maître du lieu.

L’invitant à avancer, à s’engouffrer dans ces ténèbres, il laissa l’ingénue à s’immerger totalement dans l’inconnu. Il activa alors le mécanisme, allumant le lieu de douce lumière, révélant alors ses secrets. Il s’agissait d’un atelier, où trônait quelques sculptures, ainsi que quelques croquis éparpillé sur une large table.

Parmi ces statues, elle put voir son reflet, parfait miroir incarnant ses trait. Une sculpture finement détaillée, que cela en était troublant de réalité. On aurait presque pu penser, qu’elle s’animerait, prenant vie à n’importe quel instant. Et n’était ce pas ce joufflu Akimichi non loin ? Tout à fait réaliste lui aussi, il avait droit à une représentation des mieux ouvré.


“ J’aime particulièrement l’art. Je suis loin d’avoir le talent d’un Chôkoku pour ce qui est des sculptures, mais je me débrouilles plutôt bien. “

Humble, le Directeur avait un don semblant inné pour l’art. Comment faisait-il pour être un tel parangon de perfection ? Personne ne pouvait de comprendre pourquoi les Kami lui octroyait tant de félicités.


“ Vous disiez que vous seriez oubliée. Je vous avais répondu que non. Je veux que l’Académie se souvienne de chacun des élèves ayant obtenu leur Diplôme. Voilà pourquoi, je veille à ce que les méritants, comme vous l’êtes, soient immortalisées à jamais. Je pensais faire une salle commémorative où les sculptures pourraient venir prendre piédestal, afin que tous les futurs élèves de l’Académie Hashira puissent venir voir les anciens élèves pour trouver inspiration et faire leur connaissance, que ces anciens élèves de marbre veillent sur eux. “

Le secret était révélé. Encore à l’état de projet, personne n’était au courant, même pas sa désagréable secrétaire. Il n’était pas de nature publique, que le médecin ait une âme d’artiste. Pourtant, il se livrait à ces arts avec passion.

Il scrutait la réaction d’Eiko, attentif, se demandant comment réagirait la belle, devant ces révélations.




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Lun 12 Fév 2018 - 8:46
Un doux sourire flottait sur les lèvres de la belle. Elle n’était pas surprise d’entendre qu’il aimait écrire, encore moins d’apprendre qu’il s’agissait surtout du fantastique. Elle en avait entendu nombreuses histoires venant de lui, alors qu’elle était sur son lit dans sa chambre trop blanche, le regard rivé sur sa fenêtre. À défaut de pouvoir sortir, elle qui était encore en convalescence, elle appréciait le monde extérieur de sa place, le regard perdu à l’horizon. Ce n’était cependant pas pour autant qu’elle n’était pas attentive à ce qu’il lui racontait. Qu’il le sache ou pas, cela ne changeait pas grand chose, mais elle l’avait écouté avec attention, tous ces récits qui lui avaient permis de quitter l’injuste monde où ils se trouvaient pour s’imaginer quelques aventures dont elle aurait pu en être l’héroïne. Il avait été le phare dans l’obscurité de sa vie, celui qui lui avait permis de garder la tête hors de l’eau, et ça, quand bien même ne lui avait-elle jamais admis. Il était parti, la laissant seule, elle qui n’avait jamais pu lui exprimer sa reconnaissance. Un jour, il avait quitté son chevet, pour ne jamais y revenir. Elle allait mieux, qu’il avait dit. Ce n’était pas faux, son corps se portait bien. Or, sa tête avait eut besoin de lui, une seule personne qui pouvait se montrer un minimum affectueux vis-à-vis d’elle. Emprisonnée dans son mutisme, elle n’avait pas pu lui demander de rester. De repasser. Elle l’avait simplement regarder s’éloigner pour se retrouver à nouveau confronter à sa solitude. Si elle avait eut le loisir de l’apprivoiser, cette dernière avait retrouvé son apparence menaçante tandis que la présence chaleureuse du Borukan n’était plus là.

- J’ai toujours aimé vos récits, sensei. Me permettrez-vous d’en lire quelques uns, si cela n’est pas trop vous demandez ?

S’en suivit d’un adorable sourire alors qu’elle lui faisait presque les yeux doux, tentant même de le soudoyer. Cela lui ferait changement des études, ces quelques récits qu’il écrivait. Après, elle n’insisterait pas. S’il n’était pas à l’aise à partager ces derniers avec elle, elle comprendrait et ne pourrait que respecter son choix. Elle était ainsi la jeune demoiselle. Déjà qu’elle ne demandait pas souvent, préférant ne pas embêter les autres, elle n’était définitivement pas de celle à insister.

Ils poursuivirent donc leur route jusqu’à finalement arriver à destination. Que se trouvait donc derrière ces portes ? Il y avait tellement de questions qu’elle aurait voulu lui poser, or, elle était convaincue qu’elle n’aurait eu aucune réponse. Il voulait lui faire la surprise et Muramasa ne semblait pas être de ceux à faiblir facilement. Et puis, elle n’insistait pas, ce qui ne l’aurait donc pas spécialement avancé. Elle avait alors gardé le silence à ce sujet, non sans en être terriblement curieuse. La porte s’ouvrit finalement, suivi d’une lumière et alors qu’elle faisait quelques pas dans la salle, elle s’arrêta net, les yeux écarquillés, n’étant pas certaine de comprendre ce qui se trouvait sous ses yeux. Ses paupières papillonnèrent à quelques reprises, comme pour se faire à l’idée alors qu’elle croyait presque au mirage.

Elle lui jeta par la suite un regard confus, cherchant des explications qui semblaient tarder à venir. Son regard s’était attardé sur tous les visages taillés dans la pierre qui se trouvait devant elle. S’il lui fut aisé de se reconnaître, elle y reconnut aussi l’Akimichi qui avait étudié lui aussi au sein de la classe zéro. Ses prunelles revinrent vers les statuts, et elle y trouva aussi le cousin de sa meilleure amie, Takumi, qu’elle avait revu dernièrement en plus. Une surprise alors qu’il était débarqué dans le bureau de sa collègue (supérieure) tandis qu’elle l’avait convié sans lui donner de raison pour disparaître avant qu’il n’arrive sous le regard désemparé de la Zetsu. En écoutant son ancien directeur parlé, elle comprit donc qu’il s’agissait d’un memento. De quoi souligner le passage d’exceptionnels élèves qui avaient fréquenté l’Académie Hashira. Un doux sourire vint finalement éclairé le fin visage de la demoiselle.

- C’est… Je n’ai pas de mot, en réalité. C’est exceptionnel. Et puis, je vous dirais bien qu’il n’était pas nécessaire de m’y inclure, mais je crois qu’il s’agit d’un débat inutile et puis, ce serait une insulte à vos talents.

Un débat inutile, effectivement. Il pourrait s’entêter du contraire, elle était convaincue ne rien avoir d’un modèle que d’autres devaient admirer. Elle était forte, douée et compétente, cela ne faisait aucun doute. Cependant, en ce qui concernait ses compétences sociales, elle avait encore un chemin terriblement long à faire. Et puis, elle n’était pas aussi forte qu’elle le faisait croire, petite poupée brisée qu’elle était. Elle n’avait rien à envier et décidément rien d’un modèle pour les générations à venir. Le compliment faisait toujours plaisir à entendre, toutefois, elle préférait que personne n’en vienne à être victime d’un cheminement tel que le sien. Une vie qu’elle ne souhaitait à personne. Et à défaut de pouvoir changer le monde, elle s’assurerait qu’un tel incident ne se produise plus chez les Zetsu.

- Pour une surprise, cela en est effectivement une. Je ne croyais pas avoir marquer assez l’esprit des gens pour que l’on se remémore ma présence ainsi. Cependant, je dois admettre que c’est apprécier. Vraiment.

Elle semble même un peu émue. Au final, si elle ne se soucie pas vraiment de ce que les autres peuvent bien penser d’elle, tous ceux de son ancienne classe l’ayant réalisé depuis longtemps déjà. Or, se savoir ainsi apprécier par son désormais sensei, cela lui faisait un petit quelque chose qu’elle n’était pas en mesure d’identifier. Une chose était certaine, elle en était heureuse.

- Je suis aussi bien heureuse de votre décision de me faire confiance.

Son sourire était ravissant et destiné à nul autre que le Borukan se trouvant devant elle.

- Et non pas que votre compagnie n’est pas agréable, mais je pense ne pas pouvoir m’attarder plus longtemps. Je dois passer chercher quelques documents dans le bureau de Sana, et donc le mien par extension, si je veux pouvoir vous accorder ma soirée de demain.

Le ton était enthousiaste et un léger rire s’échappa de ses fines lèvres alors qu’elle évoquait sa meilleure amie. Cette dernière était un spécimen bien particulier qu’elle n’échangerait cependant pas pour rien au monde.

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Lun 12 Fév 2018 - 17:39


RP ➤  Lorsque la lumière rencontre les ténèbres
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Dans cette antre solitaire, où le créateur façonnait savamment ces sculptures au fil de ses doigts, il avait trouvé une première spectatrice à ces œuvres, qu’il ouvrait avec un intérêt certain. L’ironie voulait, que la pièce marbrée, dont il était le plus fier, dont il avait pris le plus de plaisir à à donner essence, fut la représentation fidèle de cette dernière. Elle lui avoua aimer ses récits, trahissant légèrement qu’elle avait déjà eu loisir à suivre ses fantasmagoriques verves de féeriques épopées. Il ne releva pas, se contentant d’un sourire approbateur, quand à lui accorder ses encres les plus personnelles. Il lui révéla le secret, lui volant des traits surpris, bien soulignés par ces beaux yeux d’un bleu si profond, se mouvant sphères azurées et ébahies. Muramasa appréciait voir l’étonnement cherchant à trouver raison de cela dans les premiers instants, avant de finir tout naturellement par s’élucider de lui même.

Elle semblait apprécier cette idée qu’il avait eu, mais encore plus le fait qu’elle en soit le chef-d’oeuvre, la pièce maîtresse, tant il avait offert -sans avouer- bien plus de temps et d’efforts, concernant la jumelle inanimée de la belle.

Elle le remerciait, avec un contentement certain, savourant cette confiance  que le jeune homme, à peine un peu plus âgé qu’elle, lui accordait. Il était simplement plus mature sans doute, plus obscur, ayant été confronté aux ténèbres dès son plus jeune âge, bien plus tôt que celle ayant rencontré plus tardivement le silence.

Muramasa comptait lui dire quelque chose, mais n’en eu l’occasion. La Zetsu, ne manquant pas de manières, annonça poliment qu’elle devait le quitter pour le travail. Mais que fort heureusement, cela était dans le but de pour pouvoir lui offrir une soirée le lendemain. Un rendez-vous qui serait dès plus appréciés. Marquant le premier cours particulier de la future équipe qui allait voir le jour, dès qu’elle serait prête et mieux organisée. 

Cette annonce ne fut pas, en son fort intérieur, des plus douces, lui tirant même un mordillement caché de l’intérieur de ses lèvres, ses opalines ivoires blanches manquant se se teinter de sang. Sans afficher le désarroi de ce départ un peu trop hâtif, pour s’avérer être pardonné.

Il affichât un léger sourire à la jeune femme, se mouvant près d’elle, comme renard joueur se plaisant malicieux et fieffé malinois. Prenant une voix chaleureuse, il lui parla un peu avant son regretté départ.

“ Allez-y, je ne voudrais pas que vous délaissiez votre travail, au risque de vous faire taper sur les doigts. ”

S’approchant encore, il posa sa main sur la gracile épaule avec légèreté tenant du nuage, avançant son visage avec douceur vers le côté de la petite tête aux traits si fin, afin de lui susurrer quelques mots. Tel un serpent sifflant un agréable venin, se révélant tentation.

“ Je vous remercie de votre visite et j’ai hâte de vous voir demain. ” -marquant une brève pause, avant de poursuivre- “ Eikô-san, je vous ferais lire mes encres avec plaisir. Je suis heureux que mes récits vous ai plus. ” -venant imperceptiblement à légèrement frôler la tempe arborant les soyeuses cascades argentés si lisses, de la sienne- “ Je suis vraiment content de pouvoir être avec vous, que nous formions une équipe. Je vous promets de rester toujours à vos cotés et d’être là si vous avez besoin de moi. “ -sa voix se fit plus lente, esquissant chaque syllabe comme caresse éhontée- “Je ne vous abandonnerais plus… plus jamais. ” -après un léger silence, marqué du dernier mot, il recula paisiblement-

Révélant subrepticement un visage semblant plus doux, que jamais il ne l’avait été. Bien que restant sérieux et fier, c’était sans doute ce qui montrait une légère confidence, quand à l’affection qu’il avait eu pour cette jeune femme qu’il avait rencontré par jadis. Il avait apprit à apprécier ses sourires, à apprécier sa quintessence.

Il fit volte face, regardant dans le vide, puis lui fit ses adieux. D’une voix devenant monotone, comme habituellement cette dernière s’incarnait.

“ Je vous aurais bien raccompagnée, mais je ne veux pas vous gêner. Rentrez bien. ”

Laissant la Belle quitter le Château de la Bête, la créature abandonnée ne pouvait contester à lui accorder sa requête, une requête assez cruelle, le délaissant d'une plaisante et appréciée compagnie.




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Lorsque la Lumière rencontre les Ténèbres | PV Eikō

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