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L'émergence d'un nouveau domaine ft. Akahoshi Hisao


Dim 11 Fév 2018 - 18:16
Ils se trouvaient au nord du cœur commerçant. Là où désormais prenaient place d'ambitieux bâtiments. Des bâtiments aussi audacieux n'étaient pas tous les jours mis-en-branle. Et ce n'eut été possible sans l'aide des habitants du village des nuage. Watari, comme à son habitude, restait assez silencieux et distant. L'ambiance au sein du village de la roche était étrange, tout particulièrement pour lui et ses proches, tant ceux de son clan que ceux de ses alliés du clan Yuki. La visite de Kumo avait vu un choix assez significatif être pris par le clan Borukan et le Tsuchikage : celui de mettre de côté le clan Hoshino et le clan Yuki.

Bien évidemment, après son discours qui s'était voulu inclusif, le village était relativement perdu face à ces nouveaux arrivants qui faisaient bâtir de grandes structures pour eux et leurs familles. Les efforts de Watari visant à inciter une diplomatie positive avec Kumo semblait disparaître. Yoshitsune, son vengeur cousin, s'était fait plus discret, tant et si bien qu'il se retrouvait à gérer les affaires du clan Nagamasa, un peu comme l'eut fait un régent. Entre cela et la construction du temple, les tâches administratives s'étaient fortement alourdies pour lui qui souhaitait plus que jamais, prendre une part active au destin des siens et du continent. Une paix ne se forgeait pas dans l'attente languissante des jours se succédant... Son honneur menaçait de se souiller à être ainsi contraint à l'indolence de la part du grand et fort puissant maître des laves.

Il avait laissé une missive au sein du domaine et il faisait déjà préparer ses affaires pour pouvoir profiter de l'omniprésence de la sécurité à Iwa pour s'en éloigner -temporairement- sans aucun remords.

Les abords de son futur domaine était à peine posés. Des hauts murs encerclaient les différentes ailes de ce qu'il avait fait apparaître comme étant un temple. Au final, depuis sa petite stature d'homme, les progrès de la construction lui donnait le tournis. Un château. Les plans étaient ceux d'un château. Bien évidement, il avait conçu les plans pour contenir les scépultures des grands héros d'Iwa, Nagamasa Koga et Nagamasa Chôgen. Des statues et des autels étaient prévus. Watari n'imaginait pas un endroit à la gloire de son pays et des samouraïs sans des statues de leurs dieux fondateurs et des inscriptions honorant les grandes valeurs de leur vie. Il faudrait au moins cela pour être à la hauteur de ce qu'il voulait accomplir et s'il voulait faire venir des guerriers de son pays natal. De fiers et impétueux gardien de l'équilibre qui seraient heureux de transmettre et apprendre dans le prospère pays de la roche. Sur son chemin, certains ninjas le saluaient, d'autres restaient interdits, sans trop savoir quoi en penser.

Aux abords de la première entrée, Watari salua un serviteur qui lui fit un rapport sur la situation : Watari-sama, les travaux avancent bien. Le temps est plutôt sec et l'aide de l'émissaire de Kumo nous permet de faire des progrès spectaculaires. Les artisans d'Iwa n'ont jamais été aussi sollicités que grâce à vous ! Grâce à lui, hein .. ? Une certaine forme de paix émanait du commerce. Une telle construction ne pouvait que stimuler l'économie du village et du pays.

Watari acquiesça doucement des yeux. Très bien. Je vais m'absenter pendant plusieurs jours. Eirin s'occupera de superviser la construction pendant que je serais absent. Je vais continuer de visiter le chantier. Il le salua d'une petite révérence avant de s'avancer, sa démarche assurée n'étant nullement gênée par les sabres qu'il portait à sa taille. En parcourant ainsi ce qu'il voulait être un témoignage de la légende de Chôgen et des Nagamasa, ainsi que de la gloire de son peuple et de leur amitié avec ceux qui désiraient la paix, Watari avait l'impression de revoir le long chemin parcouru, depuis son petit dojo à la toiture fuyante, à Kiri. Il fut soudainement sorti de ses pensées. Un shinobi d'Iwa, d'un grade inférieur au sien, venait l'informer d'une nouvelle : Quelqu'un souhaiterait votre permission pour venir visiter le chantier, Watari-sama. Que devons-nous faire ? Selon l'ordre du Tsuchikage, vous êtes en charges des autorisations sur cette zone.

C'était bien la première fois qu'il avait le pouvoir en une telle situation. Watari réfléchit avant de dire alors : Je vais aller à sa rencontre. Les ninjas de Kumo sont les amis du clan Hoshino, après tout ! Tant qu'à faire, autant aller voir lui-même qui était le mystérieux visiteur. Le ninja confirma son ordre et disparut dans les ombres, partant porter la décision du responsable de la zone. Watari, lui, utilisa sa vitesse pour rapidement rejoindre l'inconnu. Dans un nuage de poussière et le souffle des vents, Watari se retrouva face au shinobi de Kumo, qu'il salua d'une révérence de circonstance. Je suis Hoshino Watari, samouraï du clan Hoshino et l'un des ninja du village de la roche. Il lui sourit chaleureusement avant d'ajouter : Je n'ai pas encore eu le plaisir de faire votre rencontre. Mais vous faites parti du village qui a prêté main-forte à mon peuple. Vous êtes le bienvenu en ces lieux, mêmes s'ils ne sont pour le moment qu'à l'état de chantier. Son ton était accueillant et faisait l'écho de la gratitude qu'il avait envers le Raikage et ses ninjas.
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Mer 14 Fév 2018 - 21:55
Tandis que j’évoluais dans une série de ruelles, je constatais, malheureusement, qu’il m’allait être impossible de découvrir la totalité d’Iwa. Le temps me faisait défaut, tout comme mon devoir m’interdisait de vaquer trop longtemps à mes occupations. Exception faite de la dérangeante présence des Tengu à chacun de mes pas, je devais reconnaître passer un bon moment ici. Fidèle à lui-même, le village de la roche accueillait en son sein une majorité d’individus intelligents et bienveillants. L’atmosphère de la place commerçante était peut-être le plus surprenant. Habitué aux beuglements hystériques du port d’Humy, je m’étonnais de voir l’habile mélange entre cordialité et passion. Un spectacle intéressant, qui, s’il ne me lassait pas, n’allait pas me retenir davantage de temps.

Le bain de foule n’a jamais été dans mes activités favorites. Non loin de particulièrement apprécier la solitude, j’avais juste envie de poursuivre ma marche touristique. Et puis, malgré cette joie, on sentait que les habitants avaient vécu des événements marquants.

Les minutes passèrent et je finis par me retrouver dans un endroit qui n’avait rien de bien impressionnant, mais qui capta malgré tout mon attention. D’imposants chantiers étaient entrepris au nord du cœur commerçant. A mesure que j’approchais, je sentais le regard intrusif des Tengu sur moi, jusqu’à ce qu’on m’annonce ne pas être autorisé à continuer, à moins d’en avoir l’accord du chef du domaine. Génial.

- Oi, mon gars. Peux-tu aller chercher le responsable de cette zone ? J’aimerais simplement avoir son autorisation pour voir l’ampleur du chantier. Rien de plus. Je marquais une pause avant de voir qu’il acceptait. Merci.

Mon regard confronté aux masques des Tengu, je lâchais un soupir. Certaines limitations faisaient sens, d’autres me laissent perplexes. Je pouvais concevoir qu’entrer dans le domaine des Hyûga était interdit. C’est bien normal, et je respecte cela. Mais qu’y avait-il, ou que se passe-t-il ici qui m’empêche de poursuivre ma route ?

Le nuage de fumée qui apparaissait devant moi allait sans doute me répondre. La fumée de mon Kiseru s’était d’ailleurs confondu avec le nuage avant de se dissiper progressivement dans l’air. Se présentait devant moi un homme particulièrement qui se montra enthousiaste à l’idée de notre venue. Cela méritait d’être souligné étant donné que cet accueil ne valait pas pour tous les iwajins.

- Ravi de faire la connaissance d’un samouraï. J’avoue que je m’impatientais de pouvoir discuter avec l’un de vous. En effet, Iwa était connu, entre autre, pour ces fameux épéistes dont l’honneur était le mot d’ordre. Je suis Akahoshi Hisao, gardien de la délégation Kumojin. Content que mes camarades aient pu vous prêter main-forte.

Ma tête basculait lentement sur le côté tandis que ma bouche agrippait quelques secondes le bout de mon Kiseru pour y aspirer une petite bouffée, que je relâchais ensuite par le nez. J’ignorais totalement ce que je pouvais ou ne pouvais pas faire. Quelles questions étaient adéquates et lesquelles ne l’étaient pas. J’allais, pour une fois, vouvoyer quelqu’un. Si je devais faire un effort, autant que je le fasse pour quelqu’un comme lui.

- Je ne m’attendais pas à ce que vous vous déplaciez directement. Pour être honnête, je pensais recevoir un refus et être obligé de partir. Déranger n’était pas dans mon intention. Je n’ai jamais quitté Kaminari, et même ma connaissance de mon pays est limité pour… diverses raisons. Donc c’est tout logiquement que je m’intéressais aux lieux, à ses constructions et ses travaux.


Mes yeux posés à nouveau sur lui, je lui adressais un fin sourire amical, répondant à son attitude bienveillante. Les quelques expériences que j’avais eu ici avaient été… particulières. C’est que je m’étonnais presque de trouver un peu de calme.

- Alors, Hoshino Watari. Quelle est la raison de tout ce projet de construction ? Ce n’est quand même pas une zone qui a été touchée par l’attaque de Kiri ?
En effet, ça pouvait tout à fait être de vastes réparations. Mais mon manque d'information là-dessus m'empêchait de le confirmer. J’essaye de m’informer du mieux que je peux concernant l’attaque, mais, bien entendu, les gens n’aiment pas trop en parler, pour le moment. C’est compréhensible.
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Lun 19 Fév 2018 - 21:01
L'inconnu de Kumo se présentât sous le titre de gardien de la délégation diplomatique du village des nuages et sous l’appellation d'Akahoshi Hisao. Celui-ci semblait d'ailleurs être à l'instar de nombre de ses confrères de Kumo, un adepte de la pipe et des comburants qu'ils y mettaient, car celui-ci relâchait de la fumée par le nez. Cela lui donnait un air quelque peu mystérieux, il fallait l'avouer, comme s'il venait d'un lointain et exotique pays. Il faut dire que sa tenue et ses vêtements lui donnait un air très différents des habitants d'Iwa, des Tengu, ou même des samouraïs.

Quant à se déplacer directement, Watari lui répondit amusé : Il faut être franc, vous tombez au moment où j'inspectais le chantier et les progrès de celui-ci. Et pour le déranger... Je n'avais pas beaucoup de distance à parcourir vous rejoindre. Et puis, vous êtes, je l'espère, un de nos futurs alliés. En tout cas, ceux qui aiment la paix et la découverte du monde ont plutôt tendance à avoir mon respect. Il lui avait répondu cela avec un air mystérieux. Son regard, plein de ruse, ne cachait pas moins autre chose que ces mêmes pensées qu'il venait de lui exprimer, Si à Kiri, il avait surtout connu l'intrigue, le rejet de l'autre, la volonté de dominer et d'exclure, pour l'instant, les membres du village de Kumo était à l'image de cette grande librairie qui faisait leur renommée dans tout le continent. Curieux et sage, ouvert et tolérants. C'était bien là le minimum de la part du samouraï que de faire preuve de telles qualités à l'égard de ceux qui l'aidaient et qui souhaitaient former au moins un pacte défensif entre leurs deux villages.

Souriant doucement, le jeune samouraï fit signe à son invité du pays de la foudre de le suivre, s'avançant plus amplement dans les jardins qui n'étaient qu'à l'état de projets. Il le fit entrer dans les fondations, par-delà les remparts qui venaient à peine d'être dressés. L'architecture qu'il lui laissait la possibilité d'imaginer était fort différente de l'habituelle architecture des habitations rocheuses de ceux qui vivaient dans les zones les plus hautes d'Iwa et leurs autochtones. J'ai longtemps chercher à bâtir un dojo pour enseigner mon art et le développer. J'ai dû abandonner ce projet en partant à Kiri. Mais de cet exil et des dangers que j'ai surmonté, j'ai croisé de nombreuses et valeureuses âmes. Parfois querelleuses, souvent dans le conflits, elles se battaient toute pour atteindre une forme de paix et de tranquillité. Il énonçait là, simplement, une vérité qui faisait écho jusqu'à l'un de leurs ennemis, Nara Alderan. Plus encore, son ton était calme et solennelle, mais brillait d'une douce chaleur bienveillante. De même, mon peuple n'apprécie que peu les shinobis. Nous considérons que le chakra n'est qu'un instrument, non pas de guerre, mais qui doit être utilisé pour préserver l'harmonie des hommes, de notre monde, ainsi que la paix.

Certains Shinobi eux-mêmes souhaitaient cela. Mais la culture de son pays d'origine, basait l'honneur sur ces objectifs religieux, sûrement utopiques, mais pourtant sincères. Je veux que ce lieu puisse servir de fondation pour l'amitié entre votre village, celui du pays de la terre et les miens, du pays du fer, Hisao-dono. Il s'était retourné face à lui, dans ce qui serait un jour un long couloir où il espérait pouvoir faire siéger des statues de ceux qui étaient mort pour ces valeurs. Rien de moins, ni de plus. J'espère ne pas avoir déçu votre curiosité ! Il sourit doucement, amusé ; il n'y avait là rien de plus ronflant que ce projet qui lui tenait à cœur. Un projet de vieillard qui était pourtant celui qu'il espérait faire aboutir.

Et vous, que pensez-vous du village de la roche ? Après tout, il n'y a de plus dépaysant que de se confronter au regard d'un voyageur venu de loin. Il lui sourit doucement en prononçant cette sage maxime et en attendant une réponse de la part de celui à qui il avait fait mine de le suivre.


Dernière édition par Hoshino Watari le Sam 24 Fév 2018 - 16:17, édité 1 fois
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Sam 24 Fév 2018 - 15:51
Les rumeurs sur le code de conduite des samurais semblaient véridiques. Hoshino Watari savait se montrer humble et respectable. Certains, de par leur statut, leur caractère ou leurs idéaux, ne parvenaient tout simplement pas à démontrer une once de politesse ou de bonté. Il n’était pas rare non plus que je puisse discuter calmement avec un individu, mais l’iwajin savait se montrer convainquant lorsqu’il discutait avec un étranger et potentiel allié, ne me mettant que plus à l’aise en ces lieux. J’en oubliais presque la présence suffocante des Tengus.

- Je l’espère aussi. Cette alliance entraîne malheureusement des tensions dans les deux camps, chacun jugeant que tel ou tel point risque de provoquer des malheurs. Je marchais tranquillement aux côtés de Watari tout en observant le terrain sous travaux. A raison, peut-être. Mais on ne peut développer une relation de confiance légitime si personne n’ose faire le premier pas.

Peu importe le village, j’avais entendu des mécontents s’indigner de cette possible alliance. Que ce soit les hautes sphères ou les civils, chacun avait une opinion bien tranchée sur cette question aussi complexe qu’importante. Pourtant, il fallait savoir regarder plus loin J’entendais souvent dire que c’est une alliance de circonstance, une alliance d’opportunité, une alliance qui était destinée à se briser. Peut-être. Mais à long terme, il y avait également des possibilités intéressantes et mutuellement bénéfiques. Mais c’était peut-être trop demander de comprendre ça. Il est plus simple de penser aux avantages personnels et aux conflits, effectivement.

- La guerre n’est jamais qu’une malheureuse finalité. Si le chakra éveille en nous le goût du sang, nous ne sommes pas digne de représenter les couleurs de notre village, et encore moins ceux de notre pays. Cette règle est universelle et ne s’oublie pas. Ceux qui vont à l’encontre de cela ne méritent tout simplement pas ma confiance ni mon respect.


Plus nous avancions, plus j’en apprenais sur les ambitions du samurai. Ses objectifs étaient à la fois simples et complexes. Ils correspondaient, finalement, aux paroles prononcées précédemment. Cet homme n’aspire pas à la guerre, mais à la paix et à l’union. Finalement, il voit en moi et en Kumo une possibilité de faciliter ses projets. Est-ce une mauvaise chose ? Aucunement. Chacun doit savoir attraper les opportunités qui s’offrent à lui. Sinon, autant rester dans son coin à pleurer son absence de chance.

- Développer l’art samurai ? C’est une bonne idée, mais j’imagine que c’est une formation plutôt rigoureuse. Vous prévoyez d’être également une sorte de… centre d’accueil pour les ambitieux du pays du fer ? Si votre nom commence à se répandre, nul doute que le dojo aura un gain de popularité.

Alors que nous nous étions arrêtés un moment, Watari s’interrogeait sur mon avis concernant le village de la roche. « Je ne suis là que depuis trop peu de temps. J’apprécie le calme qui règne ici, mais je suis tombé aussi sur quelques… curieux spécimens. » Je me targuais d’un petit rire alors que je repensais à certaines mésaventures que j’avais vécues à Iwa. « Outre l’environnement, comme ces remparts rocheux, Iwa se distingue par les marchés que j’ai pu croisé. Votre place commerçante est assez intéressante. A Kumo, on compte beaucoup plus sur les magasins et autres boutiques. »

Toujours le regard vagabond, je vins à m’interroger sur une remarque précédente. Les sourcils froncés, essentiellement par confusion que par mécontentement, je pris une petite bouffée de mon Kiseru et recrachais un sillon grisâtre sur le côté de ma bouche.

- Abandonner le projet en partant de Kiri ? J’ai du mal à situer votre origine. Vous venez du pays du fer, de Kiri ou d’Iwa ? Je vois où vont vos affiliations, mais je n’ai pas bien compris d’où vous veniez. Pour cet exil ? En raison de la politique… douteuse… de Kiri ?


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Dim 25 Fév 2018 - 14:33
La personne qui se trouvait à ses côtés et faisant parti de la délégation de Kumo semblait être quelqu'un de particulièrement sage, elle aussi. Voir des gens capable de penser autrement que dans le flot intrépide et souvent traître des émotions était quelque chose qui lui fit forte impression. Enseigner le recul était quelque chose qu'il avait distillé à travers les villages ninja, mais il n'allait pas tarder à se rendre compte que les hommes ne changeaient pas, peu importe où il se rendait. Il ne le saurait que trop bien avec la mort future de Nara Alderan...

Il est naturel que certains restent sceptiques à l'idée d'une alliance. Après tout, le village de la Pierre fut souvent la cible d'attaques étrangères. J'imagine qu'à Kumo, il y a la peur aussi de se mettre à dos le village de la brume ou d'attirer l'attention du Soshikidan... Il y avait de nombreuses raisons qui pouvaient mander la retenue plutôt que l'alliance. Mais la paix n'était jamais mieux construite sur de solides alliances, que des rivalités froides et méfiantes. Une alliance était bien plus difficile à attaquer que des villages divisés. Si Tetsu no Kuni était ainsi unie, ce n'était parce que les clans acceptaient le compromis du Shogunat. J'espère que les peuples du continent sauront apprendre à se faire confiance et à se connaître.

Sur le long terme, cela ne pouvait qu'être un bénéfique. Avoir des alliés vers qui se tourner n'était pas plus comparable qu'à tisser une amitié avec quelqu'un d'autre. L'amitié, probablement l'une des choses les élémentaires de ce monde, offrait la possibilité de ne pas vire seul. Car seuls les fous et les dieux pouvaient vivre seuls et coupés des autres. Sur ce continent qui couvait une guerre, elle n'était certainement pas de trop pour vouloir compenser les désordres potentiels qui en résulteraient.

Entendre ces paroles de la bouche d'un ninja m'impressionne énormément, Hisao-dono. Si vos actes concordent avec ce que vous venez de me dire, c'est que vous venez de gagner mon respect. Il ne mentait pas : Watari respectait ceux qui savaient déterminer l'heure juste où il fallait dégainer sa lame et quand il fallait la garder au fourreau.

Je suis né et j'ai grandi chez les miens, à Tetsu no Kuni. Par la suite, j'ai participé au mouvement de libération de l'archipel de l'eau, notamment au côté des Yuki. Mais en a résulté une union difficile entre les clans des Kaguya, des Yuki et la confrérie des sabreurs. Ces tensions ont fini par nous pousser à déserter, car ne nous ne nous reconnaissions pas dans le statu-quo qui avait été mis en place par le nidaime mizukage. Celle-ci consistait à menacer de bannissement et d'exil ceux qui ne s'entendaient pas entre-eux. Plutôt que d'étouffer les conflits, cela a provoqué encore plus de rancœur qui aujourd'hui, sert les intérêts de certains... Une version très condensée de ce qu'il avait vécu. Le détail était bien plus long. J'ai protégé mes amis du clans Yuki. Une majorité d'entre-eux sont partis pour Iwa. Pour ma part, je ne peux offrir ma lame à quelqu'un qui menace ses shinobis d'exil mutuels s'ils ne se forcent pas à s'entendre. Il y avait trop d'autoritarisme dans ces décisions. Cela étant, je ne me réjouis pas de la mort de Yuki Sôsuke. Je serais probablement l'un des derniers à me souvenir de bien des noms issu de l'histoire du village de la Brume... Il venait de conclure ainsi avec une certaine tristesse. Peut-être que lui, plus que de nombreux autres shinobis, pouvait dire à quel point la guerre façonnait l'histoire en écrasant et méprisants à la fois les valeureux et les innocents. Les traîtrises s'estompaient et formait une histoire plus simple, écrite par les vainqueurs, à leur convenance.

Et vous ? Comment s'est façonnée l'histoire de votre village ? L'entente entre les clans est-elle plus aisée qu'au sein du village de la brume ? Sur ses paroles, Watari pénétra au sein d'une future cour intérieure. Pour l'instant, il n'y avait rien. Ni verdure, ni jardin zen, ni fontaine.
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Ven 2 Mar 2018 - 19:14
Les dires du Samurai étaient vrais. Pourtant, la réalité des choses ne se trouvaient pas là : Kumo a des réticences sur cette alliance, c’est indéniable. Certains trouvent que cette union entre village n’est né que de l’opportunisme, de la peur et de la naïveté. Pourtant, je ne crois pas trop m’avancer en voyant autre chose au-delà des nombreuses hésitations et interrogations de la population. Ils avaient peur, mais cela venait d’autre chose. Malheureusement, si je voyais en Watari un shinobi exemplaire et honorable, je craignais de ne pouvoir trop en dire. Mon rôle était de veiller sur le village et je ne pouvais pas trop en révéler pour le moment. Peut-être serons-nous, dans le futur, deux hommes capables de se faire confiance – et je l’espérais, mais pour le moment, mon rôle me l’interdisait.

- Eh bien, j’espère rester pour toujours fidèle à mes actuels idéaux. Je ne me vois pas vivre autrement, de toute manière. lançais-je simplement avec un léger sourire.

Après une lente inspiration, je relâchais un sillon de fumée blanche qui s’envola soudainement après une légère brise. Les origines du Hoshino se dévoilèrent à moi tandis qu’il m’expliquait la raison de sa venue à Iwa. Je ne savais pas grand-chose du Nidaime Mizukage. Ma culture générale ne s’est développée que progressivement et le retard que j’avais accumulé ne m’a permis de tout assimiler. Cependant, je sais que c’est l’homme qui est mort lors du Sommet des Kage et, à l’image de ce qu’il semblait dire, les quelques échos que j’ai eu du Yuki n’étaient pas glorieuses.

- Je vois. Une politique étonnante pour un pays qui se veut en crise, notamment après le passage catastrophique du Shodaime. J’aurais cru que le dirigeant choisi aurait été un mélange de compréhension et de fermeté. Un homme capable de protéger son peuple tout en se montrant proactif dans la croissance de son village. Mais bon, je ne suis pas vraiment expérimenté en diplomatie, j’imagine que les raisons de sa nomination sont plus complexes et ‘’logiques’’ qu’elles ont en l’air.


Je marquais une petite pause, hochant lentement la tête lorsque Watari me confia qu’il ne se réjouissait cependant pas de sa mort. C’était définitivement un homme dont la vengeance ou la haine n’était pas le maître mot. Rare étaient les gens capables de faire preuve d’autant de calme, surtout dans une atmosphère oppressante comme celle qui règne aujourd’hui sur le Yuukan.

- Je peux comprendre votre sentiment, même si j’ai, bien entendu, du mal à réellement juger. Je ne suis qu’un spectateur, un œil extérieur à l’événement. Je juge que les crimes doivent être punis à la hauteur de leur gravité. Mais je me bats contre les jugements absolus, aveugles et stupides. Il serait donc bien insolent de ma part de contester ou d’aller contre votre avis.


D’un pas aussi flegme que d’habitude, je suivais le Samurai vers une autre partie particulièrement vide. Impossible de visualiser concrètement ce qui allait se faire dans ce dojo. Je serais presque intéressé de revenir ici, un jour où Watari serait de retour du Pays du Fer, un jour où Kumo serait à l’abri du danger et un jour où les relations entre Iwa et Kumo seront cordiales… cela risque de prendre du temps, mais bon. Je sais me montrer patient.

- Je ne viens pas de Shitaderu, mais de la ville côtière d’Humy.
Je me raclais silencieusement la gorge. J’ai passé l’essentiel de ma vie là-bas et ne suis arrivé à Kumo il y a à peine un an de cela. C’est un village que j’apprécie énormément. Je ressens ce que l’union des trois clans majeurs a fondé : Un village de connaissance, de science et de culture. La fierté est une partie intégrante des habitants de Kumo et il est bon de voir que les gens aiment se considérer Kumojin. Les trois clans s’entendent bien. Mais vous n’êtes sûrement pas étranger au scandale qui a éclaboussé la réputation des Nara et des Suzuri, lors du trucage des élections qui ont hissé Seijiro jusqu’au titre de Shodaime Raikage.

Je fis quelques pas en solitaire, me dégourdissant les jambes, profitant de mon Kiseru et analysant la taille de cette zone de construction.

- Ce fut difficile, mais les clans ont bien réagi. Bien décidés à se racheter, les Nara et les Suzuri ont œuvré de toute leur âme de sorte à pouvoir, à nouveau, se considérer comme Kumojins. Ce ne fut pas facile, mais, par exemple, le présent dirigeant des Nara est un homme fiable et honnête… En bref, l’entente entre les trois clans se passe bien. Et heureusement. Nous en avons besoin pour aller de l’avant.

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Ven 9 Mar 2018 - 19:12
Hisao continuait de faire émaner une image de force et de sagesse mature à travers ses gestes, ses paroles et son rythme, flegmatique, mais qui révélait bien plus une grande maîtrise de soi. Kumo devait avoir de la chance de compter parmi ses membres, un être aussi stable, rusé, et donc indubitablement, fort. Et à travers les paroles et la posture d'Hisao Akahoshi, Watari admettait qu'il était plus que jamais intéressant pour Iwa d'obtenir une telle alliance.

Ce ne sont que théories. Mais depuis que je suis à Kiri, des influences étranges ont manipulé la nomination des Kage. Leur Daimyo, Ao, est un usurpateur. J'ai honte de l'avoir laissé s'échapper lors du sommet des Ombres... Watari fit une moue pincée. Il revoyait encore ce cou, lui échappant, alors qu'il l'avait presque sectionné en entier. Ce cadavre, qui chutait dans cette limace qui lui sauva la vie. C'était une défaite, malgré tout, pour Watari, de n'avoir pu définitivement empêcher ce gêneur de nuire. Qu'importe au final sa politique... Bien peu nombreux seront ceux qui se souviendront de lui, qui fut si brutalement défait. Plus que jamais, la gloire des uns cache le sang et les souffrances des autres. Qu'en était-il d'Hanzo et des sabreurs de Kiri ? La vérité, inconnue, pour Watari, était terrifiante. Morts, tués par celui qu'il n'avait su châtier. Et même s'ils s'opposaient, ces shinobis et Watari s'étaient connus. Peut-être était-il une âme trop innocente d'espérer le salut pour ses anciens ennemis. La vérité était que personne ne méritait de finir mort, comme un chien, dans l'ombre des manipulations des plus grands esprits félons du monde.

Quant aux unités claniques... C'est important que les clans apprennent à s'entendre. Kiri et semble-t-il, Iwa, ont du mal à trouver cet équilibre. Espérons que cela soit rapidement accomplit. Alors qu'il caressa un pilier de bois, structure de ce futur lieu qu'il espérait un jour pouvoir être un point d'encrage pour les samouraïs de Tetsu no Kuni, celui-ci montrait bien à quel point la solidité des familles de shinobi pouvait influer sur le sort des villages et leur prospérité.

J'espère en tout cas que les relations entre les samouraïs et les shinobi du continent pourront un jour s'améliorer et aboutir à une entente entre nos divers peuples. La paix est un trésor qui se fait hélas bien trop rare ces derniers mois...

Il comptait bien montrer que les samouraïs, en tout cas, étaient les principaux défenseur de la paix et de l'harmonie. Il irait jusqu'à Tetsu no Kuni et jusqu'à la rencontre du Shogun et de l'Empereur, si cela s'avérait nécessaire.
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Mar 13 Mar 2018 - 23:32
Face aux informations que me révélaient Watari, je me sentais presque gêné d’avoir choisi et réfléchi à ce que je pouvais ou ne pouvais pas dire. Bien entendu, son statut de samurai parlait déjà pour lui, mais au-delà de ce statut, il y a la personne. Et force est de constater qu’il faisait forte impression. Il sera intéressant de voir comment il évolue et comme ses projets se développe. Rien que pour ce dojo en construction et pour ce qu’il m’a raconté, il semblait avoir de l’avenir.

- Qu’entendez-vous par usurpateur ? Qu’il a volé sa place ? Qu’il l’a gagné injustement ? Qu’il n’a rien à faire en tant que Daimyo ? Pour être honnête, je n’ai été promu que récemment en tant que haut-placé de Kumo et je ne trouve pas encore vraiment ma place. Donc il me manque sûrement quelques informations.


Faisant quelques pas, je m’attardais inconsciemment sur sa remarque concernant l’unité clanique d’Iwa. Je savais ce qu’il en était pour Kiri. Le Pays de l’Eau n’a – malheureusement – jamais été bien stable. J’ignore concrètement comment est la vie là-bas et qu’est-ce qui explique que ce soit la seule région victime de cette constante désorganisation – pour ne pas dire de ce constant chaos.

- Quels clans peinent à s’entendre, à Iwa ? Si ma mémoire ne me fait pas défaut, trois clans sont considérés comme majeurs, ici, voire même quatre. Pourtant, il ne me semble jamais avoir eu écho d’une quelconque difficulté pour eux à coopérer. Qu’est-ce qui freine cet « équilibre » ?

Songeur, je continuais à vagabonder dans cet espace presque totalement vide, embrasant ce qu’il restait de tabac dans mon Kiseru. Vu que je faisais des efforts pour arrêter – et que je n’avais surtout pas arrêté depuis un bon moment – je me décidais à ranger la pipe métallique.

- Je me posais la question. A vous entendre, vous semblez animé par un mélange de passion, de devoir et d’ambition. Je me trompe ? Vous espérez atteindre un rang élevé par la suite ? J’entends par là Tsuchikage ou quelque chose de propre aux Samurai, peut-être ?

Une main sur la hanche, je jetais un regard calme et intrigué au samurai. L'air de rien, à force de parler et d'écouter, ma curiosité m'avait poussé à me poser quelques questions sur lui et ses projets. Je savais bien ses envies de développer son art, notamment grâce à ce dojo... mais encore ? Est-ce qu'il comptait aller plus haut ? Diriger un peuple ? Un pays ? Ou désirait-il se contenter d'une place plus modeste ?

Finalement, ces questions étaient également utiles pour moi-même. Moi, dont les projets et les objectifs se construisent au jour le jour. Moi, qui ne sait rien de ce que je veux faire ni de la personne que je veux devenir, du rang que je veux atteindre...
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Dim 18 Mar 2018 - 19:09
Eh bien... Ce conseiller de l'ancien daimyo était inconnu de tous. Et je sais de mon meilleur ami qu'il a nommé la folle de Benten shodaime mizukage et ce malgré ses instructions du daimyo de nommer un membre du clan Yuki à ce titre. Au-delà de cela, il a attaqué le sommet de Tetsu no Kuni et je le soupçonne d'avoir très fortement été impliqué auprès du Soshikidan. Il doit avoir choisi de se débarrasser du nidaime mizukage qui semble-t-il, a été nommé suite au testament du précédent daimyo... Mort mystérieusement. Il n'avait aucune raison légitime d'être nommé daimyo de l'eau. Ses actes me prouvent sa félonie.

Watari ne manquait pas d'arguments et de témoignages pour parler de cet homme qu'il avait presque décapité grâce à l'aide de Senku, un expert des portes célestes originaire du village de la Roche. Il faut dire qu'il le tenait pour responsable d'une grande partie des ennuis qu'il avait pu avoir et de la terreur qu'il avait pu infliger à ses amis, ses proches et le peuple pour lequel il s'était battu. Si aujourd'hui, il était un exilé, il serait faux de croire qu'Ao n'y était absolument pour rien. L'ambiance délétère qui avait frappé Kiri et qui avait fait grandir la méfiance entre les clans était là-aussi de son fait. Pour faire court, selon les croyances du pays natal de Watari Raonaka Ao était un être promis à se réincarner en caillou. Pour en revenir à Iwa...

Ces informations qu'il lui demandait n'étaient pas vraiment des informations secrètes. Elles pouvaient s'entendre assez facilement. Les Hyûga, j'imagine, ont du mal à s'entendre entre eux. Je n'en sais pas plus. Les Chôkoku, quant à eux... Eh bien, ils sont très en retrait. Au contraire des Borukan. J'espère que notre nouveau Tsuchikage honorera les valeurs de son village... Au risque de nouveau de diviser au lieu de rassembler. Cette idée fatiguait déjà d'avance le samouraï qui en avait assez de rencontrer des chefs qui provoquaient d'avantage de chaos qu'ils ne parvenaient à en résoudre de par leurs actes. Quant à ce qui freinait cet équilibre... Il n'allait pas venir précisément sur le point, mais les défauts de force et d'implications étaient à eux seuls capable d'être plutôt hostile à toute forme d'équilibre.

Enfin, alors que son interlocuteur rangeait sa pipe, il lui posa une toute dernière question... Visait-il le titre de tsuchikage ? Comme à l'instar de son défunt cousin ? Il en était fier de lui. Mais cette question, cette ambition, ne l'avait jamais réellement traversé. Et le ninja du village des nuages semblait l'orienter sur la piste des samouraïs. Souhaitait-il s'élever dans les sphères du bakufu, le gouvernement central ? La politique de mon pays est complexe. Je ne suis pas vraiment reconnu là-bas. Même si je souhaitais obtenir un nouveau statut là-bas, j'imagine qu'il me faudrait plus de force. Après tout, je suis un inconnu sur le continent. Il restait humble et ne souhaitait pas spécialement obtenir un titre ou le contrôle de quoi que ce soit, à Tetsu no Kuni. Il n'y aurait vraisemblablement que la par la force des choses qu'il deviendrait plus important... Ses projets diplomatiques risquaient effectivement de le faire connaître auprès de la cour impériale et du gouvernement militaire, mais seul l'avenir le dirait.

Watari, personnellement, souhaitait perfectionner encore et encore son art et surpasser les limites de celui-ci. Punir l'injustice, rétablir l'harmonie et l'équilibre. Protéger l'honneur et la paix. Il était simplement une lame vagabonde qui avait décidé de joindre ses forces à d'autres pour atteindre ces simples objectifs.


Dernière édition par Hoshino Watari le Ven 30 Mar 2018 - 22:25, édité 1 fois
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Dim 25 Mar 2018 - 15:45

Cela s’entendait déjà tout à l’heure, mais désormais j’en avais la confirmation. Watari ressentait une véritable rancœur envers ce Ao. Et comment lui donner tort, de toute manière ? D’après ce qu’il me dit, il est typiquement un homme qui pourrait se faire détester d’un Samurai qui est, par définition, bien plus respectable et honorable qu’un homme capable d’assassiner pour accéder au pouvoir ou pour réaliser ses ambitions. De toute manière, dès qu’on parlait de « mort mystérieuse », ça ne servait à rien d’aller par quatre chemins. J’avais eu les informations suffisantes pour juger cet ancien conseiller du Daimyo.
 
- J’vous remercie pour ces informations. C’est toujours mieux d’évoluer dans le Yuukan lorsqu’on a une certaine connaissance des événements récents et de leurs acteurs. Si je croise cet Ao, je saurai – en tout cas vaguement – comment réagir. Qui sait, je pourrais vous l’apporter. S’il faut ça pour solidifier les rapports entre nos villages…
 
Je soufflais du nez tandis qu’un sourire s’affichait. J’ignorais qui était cet Ao, si c’était un ninja ou si c’était uniquement un homme intelligent et fourbe, mais avec des gens comme ça, les emmerdes ne sont jamais bien loin. « J’ai une profonde haine pour les trahisons, les manipulations et autres mensonges. Je suis peut-être trop naïf ou utopique, mais ça nous éviterait bien des soucis s’il n’y en avait pas. » Tout ça pour dire qu’avec les propos du Hoshino, Ao ne sera de loin pas un allié, un ami ou quoi que ce soit de ce style. En somme, je lui disais que Kumo prenait bien note du statut de cet homme, et de sa personnalité, même s’il était clair que nous ne portions pas Kiri dans nos cœurs.
 
- Je vois. D’un œil extérieur, c’est un peu difficile à visualiser les causes de ce déséquilibre. Pour autant, je sais comme une goutte d’eau peut impacter un océan. Donc je ne m’attarderais pas davantage là-dessus, si ce n’est pour vous souhaiter bonne chance.
 
Derrière moi, un Tengu semblait s’impatienter. A raison, étant donné que j’avais à faire ailleurs et qu’il était – quelque part – responsable que je suive à la lettre l’emploi du temps qui m’avait été fourni. Dans un soupir, j’haussais les sourcils, l’ignorant encore quelques instants.
 
- Bon. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Je suivrai attentivement les rumeurs vous concernant, du coup. Qui sait, la prochaine fois que nous nous reverrons vous attendrez peut-être certains de vos objectifs, ou peut-être le dojo sera-t-il terminé.
 
Mes efforts pour m’afficher comme une personne correcte et éduquée ne m’avaient pas posé tant problèmes que ça. Finalement, à part le vouvoiement et l’usage de certains mots, j’étais resté le même. Quelque part, j’en étais plutôt rassuré. Me cacher derrière un masque n’est clairement pas mon truc. Ainsi, je me contentai d’incliner très légèrement la tête avant de m’éclipser.
 
- Bonne chance pour la suite, Hoshino Watari.
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Ven 30 Mar 2018 - 23:10
Pas de problème. Une alliance doit aussi fonctionner sur la base de tels échanges d'informations. La confiance se construisait ainsi, d'une certaine manière. Et dans ce genre d'entreprise, on ne pouvait qu'espérer la loyauté des autres, sans jamais être certain de l'avoir par la suite. Il ne savait pas si ses vœux pieu, feraient que le village de la terre et celui des nuages, s'entendraient un jour envers et contre les agresseurs. Cela étant, Ao n'importait finalement que peu. Il avait de l'importance pour le jeune homme, mais au yeux du reste du continent ? Seuls quelques puissants du pays de l'eau devait connaître l'homme qui savait se dissimuler dans les ombres et se faire petit.

Il ne fallait pas l'oublier : sa maîtrise des intrigues faisaient de lui le gestionnaire de Mizu no Kuni depuis un bon et long moment, maintenant. Le plus incroyable était bien que Watari était l'un des seuls à s'en souvenir et à continuer de le dénoter. Cela dit, un homme avertit en valait bien deux, dans le cas présent, puisqu'Hisao, semblait ne pas du tout aimer la description qu'il lui avait fait du daimyo. Watari reprit la parole philosophe : Il est toujours aisé de tirer les armes, plutôt que d'expliquer les choses en face. Il est toujours plus facile d'isoler et d'intriguer que d'assumer haut et fort ses convictions. Tout comme il est facile de ne pas chercher à comprendre ou à vouloir comprendre les autres. Même si je répudie cet homme, je me demande qui il est et pourquoi il a voulu accomplir tout cela. Que savaient-ils des motivations ? Si la traîtrise était bien réelle, qu'en était-il au fond, des motivations ? Pouvait-on réellement ignorer ces vérités cachées, qui à défaut de justifier, pouvaient expliquer ? Watari n'aimait pas les conflits et ne savait pas s'il parviendrait à obtenir du renégat de l'eau des explications sur ses motivations.

Mais il ne souhaitait pas fermer à cette part de vérité qui manquait lorsqu'on se faisait un adversaire d'autrui. Après tout, avant d'être dans des villages différents, d'avoir des origines différentes et des objectifs ou raisons différentes, ils étaient avant tout des Hommes. Il faudra donc beaucoup de patience et de calme, de communication, pour que les clans du village travaillent ensemble. Comme pour toute alliance ou pour toute relation humaine, j'imagine. Il soupira, presque déjà fatigué par l'ampleur et l'ingratitude de la tâche en question.

Mais déjà l'heure du départ sonnait pour le shinobi du village des nuages, tant et si bien que Watari s'inclina alors : Je vous remercie. J'espère que les rumeurs porteront les nouvelles de mes succès. Portez-vous bien, Hisao-dono. Ces mots s'effacèrent avec lourdeur, alors que les hommes s'éloignèrent. Il avait lui aussi à faire... Et allait-il avoir besoin de chance ? Ou de courage, pour continuer à essayer de se faire entendre, dans la tempête d'un monde parfois sourd à ce qu'il cherchait à dire ou à faire ? L'avenir le dirait...
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L'émergence d'un nouveau domaine ft. Akahoshi Hisao

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