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À l'aube d'une lune rouge. [PV : Kyûseishu]


Lun 12 Fév 2018 - 12:29
Une après-midi sans particularité. Le temps est maussade, mais sans qu'il ne pleuve ou qu'il ne vente plus que cela. Après avoir fait mes visites de la journée, je me contente de flâner collé à la fenêtre. À ce moment-là, une ombre à la fenêtre. Un homme drapé dans des tissus aux teintes de la nuit, faisant corps avec celle-ci dans son attitude et son silence, portant l'insigne de notre village. Sans un mot, il me tend une lettre puis disparait aussi soudainement qu'il est apparu. Comme un songe éveillé, je caresse un instant le papier de mes doigts fins et abîmés, puis me décide à l'ouvrir sans me poser plus de questions que cela. S'il avait voulu m'attaquer, il n'aurait pas eu besoin de subterfuge de toute manière... Une lettre, un rendez-vous pour le lendemain, une requête on ne peu plus particulière.

S'en suis une nuit sans sommeil, j'observe le ciel et y vois une magnifique lune aux teintes écarlate. Lune de sang ou simple illusion ? La nature réserve tellement de secret et de mystère. Je profite de mon insomnie pour remplir des dossiers et en relire un en particulier, blotti dans une couverture et à la faveur d'une chandelle. L'enquête avec Kanon avait pris fin avec sa tragique disparition... Pourtant, une autre se profile, comme une petite sœur vicieuse et aux relents plus sucrés. Un soupir, une crainte, j'enlace mon duvet comme une enfant le ferait avec un parent pour se rassurer. Mais je suis une fière ninja d'Iwa, je n'y couperais pas, autant essayer de dormir, si le sommeil ne vient pas naturellement, alors je vais devoir le provoquer.

Je m'infiltre dans la chambre de celle à qui j'ai envahi la demeure, prends un somnifère et me colle à elle comme à une peluche. Elle ne dit rien, trop occupée à dormir où à se demander ce qui arrive allez savoir. Si je ne reçois cette convocation que maintenant, c'est parce que je sors tout juste de l'hôpital, ils me savent prête et disponible immédiatement. J'imagine ou plutôt j'espère que les deux personnes aussi citées dessus auront eu plus de temps pour se préparer pour ce qui va suivre.

Au petit matin, sortant de mon repos artificiel avec comme le droit mon amie : "La tête dans le cul" j'essaye plus ou moins vainement de me rendre présentable, même si le maquillage ne fait pas des miracles. Je rafraichis, enfile une tenue large pour essayer de camoufler mon ventre qui l'est tout autant. Cela fait cinq mois, presque six mois depuis l'examen. Je ne regrette rien, mais cela va devenir bientôt envahissant et m'empêcher de plus en plus d'être opérationnelle. Enfin soit, je prends plusieurs heures pour préparer un repas pour cinq en comptant les deux personnes que je vais retrouver et les deux personnes qui logent avec mois ici... Enfin même si c'est plutôt moi qui squatte chez elles en fait.

Je leur laisse leurs repas, leur dis au revoir et vais au point de rendez-vous. Entre temps le temps s'est gâté, le ciel est rempli de nuage obscur, même si rien n'a encore éclaté. Comme une menace constante de nous tremper jusqu'aux os sans pourtant mettre celle-ci à exécution pour le moment. En apparence, je ne porte rien sur moi si ce n'est mes vêtements et un sac en tissus contenant trois bentos, en réalité n'importe quel ninja remarquera sans mal un certain nombre de sceaux de stockage, c'est largement plus pratique et moins encombrant. Un spécialiste de la sensorialité me verrait même encore plus simplement qu'un feu au milieu d'une nuit noir tellement je concentre de petites sources de chakra dans un point fixe. Enfin soit, ce n'est pas comme si je devais me cacher dans l'immédiat.

J'arrive, en milieu de mâtinée soit tout juste à l'heure, peut-être un tout petit peu en retard. J'observe un instant le ciel, la tête en l'air et m'exprime à vois haute même si en réalité je réfléchis plus qu'autre chose.

"Il ne manquerait plus qu'il pleuve, cela va être déjà assez dur de trouver des indices..."

Il va falloir que je trouve mes coéquipiers, ils sont certainement déjà arrivés ? Ou ne tarderont pas.

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Lun 12 Fév 2018 - 16:49
Pour la seconde fois depuis qu'il avait été recruté dans le Yamagenzo, Shihainin comme l'avaient nommé ses collègues, était en charge d'une enquête. Au poste de police n°12 d'Iwa, les couloirs étaient bondés, les officiers se pressaient. Shin, avec le temps, accordait de plus en plus de libertés à son filleul. Il serait seul dans cette affaire. Sur son bureau pullulaient maintes affaires regorgeant d'histoires toutes plus folles les unes que les autres. Caressant du regard un dossier venant d'être déposé par un supérieur, il feuilletait rapidement ce dernier. Il lâcha un léger soupir avant de se lever. Il lui fallait du café ou quelque chose pour tenir, cette journée allait être rude. Saluant les retardataires sur leurs enquêtes en usant de taquinerie, certains lui rétorquaient ironiquement le mot junior.

En effet, étant entré dans la police prématurément, il avait prouvé à tous qu'il était unique ou tout du moins, appartenait à la future élite du village. On pouvait dire qu'il avait complètement éclaté le record établi par ses pairs précédemment en s’immisçant dans le corps policier moins d'un mois après la remise des diplômes de l'académie. Effectivement, à peine un mois après avoir été nommé Genin, il rejoignait l'unité spéciale. Sans prendre en compte le traitement des dossiers et les épreuves, c'est comme si il était devenu policier en même temps que shinobi. Mais est-ce si étonnant venant de la part d'un ancien élève de la Classe Zero de Muramasa ? Allez savoir. Quelqu'un s'approchait de lui, un trentenaire ayant l'air débordé.

"Shihainin-san, j'aurais besoin de ton avis sur une enquête en cours." l'air affolé, en sueur.

Le jeune policier lui sourit alors.

"J'aimerais bien mais je suis vraiment occupé moi aussi, repasses plus tard ou déposes une copie du dossier sur mon bureau tu veux ? J'y jetterais un œil en rentrant."

Repartant aussi vite qu'il était arrivé, le fourbe n'avait pas demandé son reste.

Il arriva enfin à la machine à café. À l'intérieur de laquelle il n'y avait d'ailleurs plus de café. Il soupira une nouvelle fois avant de hausser des épaules. Il fallait se rendre au point de rendez-vous établi par la direction. Sortant du poste, il marchait sans se presser. Génie certes, mais pas au point de se mettre à suer pour une entrevue. Les rues établissaient un beau contraste avec l'intérieur du bâtiment policier. L'animation peinait à se lancer à l'extérieur tandis que tout le Yamagenzo était déjà sur le qui-vive. Ce village n'avait vraiment rien à envier aux autres. Bien sûr, le fait d'avoir été attaqué un certains nombre de fois était regrettable mais Iwa s'en est toujours sorti la tête haute.

La destination n'était pas très éloignée du poste de police, le Hyûga arrivait à destination. Un peu en retard certes mais avec la classe. Son uniforme aux couleurs du Yamagenzo témoignait pour lui de la raison de sa présence. Une jeune femme attendait. Aux allures innocentes, elle était perdue dans ses pensées. Un semblant trop parfaite à son goût, il l'observait en s'approchant à allure moyenne. Il ne jouait pas au ninja. Se tenant à présent à quelques mètres de cette dernière, il lui lança un sourire.

"Hyûga Takumi, membre de la police du Yamagenzo." sortant sa plaque de police.

Il marqua un temps d'arrêt avant de continuer en plongeant son regard dans le sien. Les yeux de son clan pouvaient être déstabilisants à fixer pour beaucoup de gens, c'était assez unique en son genre il fallait dire. Pouvant aussi avoir l'air terne et sans émotion comme ses semblables, lui distribuait plutôt des sourires lourds de sens. Il ne suivait pas les traditions du clan, alors adopter le même caractère... À part sa démarche noble et son goût pour les bonnes choses, il n'avait rien en commun avec ses cousins, si ce n'était son dojutsu. De ce dernier, il tirait certes une grande force mais pour lui, cela était synonyme de grand devoir. Souriant de nouveau, il continua.

"Dites-moi ma petite dame. Auriez-vous rendez-vous, à tout hasard, ici ?" l'air joueur.
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Mer 28 Fév 2018 - 10:42
Hé bien décidément quel timing ! Je regarde une dernière fois le ciel d'un air légèrement inquiet. Pas que je sois en sucre et fondrait en quelques gouttes, mais les preuves elles ne sont pas forcement très endurante aux éléments et il y a bien moins de gens dans les rues quand il ya de la pluie... Pour une enquête de voisinage, ça serait pénible. Enfin soit ! Je le regarde, lui fais un beau sourire les mains l'une dans l'autre derrière mon dos. Décidément, les shinobi ont la fâcheuse tendance à être singulièrement charismatique au mieux, parfois comme ici d'être plutôt beaux hommes. Sa plaque semble me prouver qu'il n'a pas qu'un joli minois, mais aussi la tête qui va avec, ce sera a moi de lui prouver que c'est aussi mon cas.

"Effectivement. Enchanté Takumi-san, je suis Shuuchuu Chiryou, Iryô-nin."

Ce qui sous-entend donc que je suis compétente en soin et en analyse des corps... C'est d'ailleurs pour ça généralement que l'on envoie un ninja médecin sur une enquête. D'après la lettre, nous sommes censés être trois, enfin ils devaient être deux et moi m'y greffer. Mais bon, rien n'interdit un potentiel retard ou un contre-ordre de dernière minute si le troisième larron est pris au dernier moment dans une autre mission.

Enfin soit, je regarde le Hyouga droit dans les yeux comme il le fait avec moi, avant de mettre la main devant la bouche pour bâiller. J'ai trop l'habitude de soigner Sanadare pour que cela me gêne, c'est devenu familier même. D'ailleurs, je suis tout autant habitué à avoir des cas particuliers en face de moi, il est loin d'être aussi maussade et avare de mots que ses confrères. Je dois avouer que je préfère cela. Je vais donc tout de suite tâter le terrain d'ailleurs, le meilleur moyen de voir où sont les limites, c'est de demander ou essayer de les franchir à la limite... Mais essayons la méthode la moins invasive des deux dans un premier temps.

"Vu que cela semble être un travail de longue haleine, je propose de se tutoyer."

Un premier pas en avant, en milieu de matinée c'est encore tôt pour manger, d'un autre côté je me dis que l'on n’a rien de mieux à faire en attendant notre dernier confrère, au pire il cassera la graine avec nous à son arrivée. Comme je ne peux plus utiliser de drogue pour me remettre d'aplomb et vu la nuit que j'ai eue, je vais me venger sur la nourriture. Du coup, je lui tends un bento, il le prend ou pas, moi en tout cas je m'installe où je peux et je commence à manger un bout.

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Mer 28 Fév 2018 - 13:08

À L'AUBE D'UNE LUNE ROUGE. x KYÛSEISHU



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Oh je vois, ravis de te rencontrer Chiryou! en souriant.

Assez familier mais pas au point d'en être grossier, c'est d'une manière chaleureuse qu'il s'adressait à la jeune femme qui devait avoir à peu près le même âge que lui. À une ou deux années près grand max, dirait-il. Pour sûr, c'était un expert en évaluation d'âge des personnes, hommes comme femmes. Encore un des nombreux talents dont il faisait preuve. En revanche, il n'avait pas encore acquis la faculté de prévoir le temps. Visiblement, la journée allait être longue. De service tôt le matin, cela commençait par une rencontre sous la pluie. Belle femme ou pas, cela était plutôt malvenu. Mais il ne se permettrait pas de soupirer devant sa coéquipière d'enquête. Elle disait être une femme médecin, ou quelque chose qui s'en rapprochait du moins. Un véritable plus, un must have même durant une investigation policière. Apparemment c'est derniers temps, ils ne couraient pas les rues les Irous. C'était sans réelle surprise mais avec un certain soulagement tout de même qu'il prenait conscience de ses compétences.

Il n'avait pas eu plus d'information que ça sur cette affaire alors qu'en temps normal, on lui en aurait dit pas mal, ne serait-ce que les bases. Mais il fallait croire qu'un gars du poste a trouvé bon de faire la blague de la missive perdue. À moins qu'elle n'eut vraiment été perdue. Pas plus affectée que ça par le regard vide propre à son clan, elle en baillait même. Il souffla doucement du nez en souriant, un peu amusé. La plupart des gens sont soit pris de curiosité, soit de peur soit de dégoût. Elle venait de créer un quatrième cas qui n'existait même pas chez les Hyûga. Pas mal, pas mal. C'était peut-être pas plus mal comme ça après tout.


Ouais, pas de soucis. avant de saisir le bento gracieusement offert.

C'était cool, elle avait même ramené de la nourriture. Plutôt attentionée la bougresse. Il n'allait surement pas faire le difficile, même si elle pouvait se révéler mauvaise cuisinière à tout instant. Ouvrant la boite repas, il constatait qu'elle avait l'air de se débrouiller en choses culinaires. Enfin, après le meilleur moyen d'en être sûr, c'était toujours d'y goûter. En la regardant partir pour s'installer, il la suivit et resta debout. Il n'avait pas spécialement envie de créer un malaise en allant manger autre part voilà tout. Il restait toujours sur ses deux jambes et se mit à se nourrir à son tour. Pas mal, pas mal. Chiryou la "pas mal" qu'il pourrait l'appeler. Pas parfaite, pas dégueu, au dessus des attentes en fait. Pas mal quoi. Tandis qu'il se dépêchait plus ou moins de manger ce qu'elle lui avait donné, il trouvait un moment pour parler.


Dis moi, t'as plus d'infos sur ce qu'on va faire ? Puisque là moi, on m'a prévenu de rien. Je l'ai appris peu de temps avant de tracer du bureau, genre vraiment le vide tu vois. avant de se remettre à manger.

Le repas était un moment de détente et de partage à la base, mais on lui avait assez fait perdre son temps comme ça. Et puis, il était curieux aussi.


µJfe Pfe... avant d'avaler ce qu'il avait en bouche.

Ah.. Je présume que c'est encore une histoire de meurtres. en refermant le bento.

Il avait terminé de manger, ce gros crevard. Il n'était pas calé pour autant mais ça fera l'affaire jusqu'au repas du midi. Enfin... Si aucun événement n'allait leur faire sauter ce précieux moment bien sûr.

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Jeu 1 Mar 2018 - 13:45
Il semble ouvert d'esprit, enfin un minium et n'a pas la tendance on ne peut plus ennuyeuse de ses confrères de clan à avoir un ustensile ménager profondément ancrer dans son tréfonds. C'est une bonne chose, pas que cela le rende plus qualifié, mais au moins ça rendra notre travail en équipe plus agréable. Les premières gouttes d'eau tombent sur nous alors que je croque dans ma première bouchée. Je prends tranquillement un sceau et en sor un parapluie, puis un second pour mon coéquipier... Puis me rend compte que je n'en ai pas pris plus. Bof, il sera surement équipé, sinon, il sera trempé après tout les absents ont toujours tord !

Il prend ou pas l'outil, moi, ça ne m'empêche pas de profiter de mon repas avec ou sans le début des intempéries. En tout cas mon coéquipier lui semble apprécier ma cuisine plus que moi. Tant mieux ! Mais je me dois de lui répondre aussi... Mais qui dit que l'on ne peut pas s'amuser un peu. J'imagine que Sanadare doit un peu avoir une influence sur mes manières. Ainsi, quand il demande des détails, je le regarde avec un faux air gêné en faisant un petit "oh" sonore.

"Donc vous ne savez pas..."

Puis agrippe mon bras comme s'il s'agissait d'affaire on ne peu plus... Charnel ? Avant de rapidement couper court à la comédie en riant un peu. Décidément certaines personnes ont une emprise sur mes manières, qui se dégrade un peu parfois.

"Désolé, c'était une boutade. Oui et non, c'est bien une affaire, mais de disparitions et j'ai la vague impression qu'elle va encore mettre à mal le peu de foi que j'apporte encore à l'humanité."

Même si les propos sont sombres, je ne me complais pas dans le pessimisme et l'abdication. Il ya toujours des personnes pour me rappeler que les hommes et les femmes ne sont pas qu'un tas de personnes abject et égoïste. Si ce n'était pas le cas je ne serais plus à même d'aimer les humains, de les servir et de les protéger en tant que pratiquantes des arts médicales.

De toute évidence, le trio se retrouve amputé d'un membre, nous n'allons pas attendre plus longtemps, on a du travail. Je remarque aisément qu'il semble avoir encore faim... À moins que j'imagine que ce soit le cas. Du coup pour me faire pardonner mon ânerie et dans un effort de bonne entente, je lui tends le repas de celui qui ne nous honore malheureusement pas de sa présence en disant d'un ton léger.

"Les absents ont toujours tort."

Avec un grand sourire chaleureux, lui indiquant aussi de ne pas se dépêcher de le finir comme le premier. On n'est pas à quelques minutes près et on aura l'air fin s'il se sent mal par la suite. Une fois qu'il a fini, je me place à côté de lui et dit comme si de rien n'était.

"Je vais être clair pour éviter tout malentendu et surtout mauvaise surprise. Cette affaire risque de remonter en moi de vilains souvenirs et je promets de tout faire pour être utile et rester concentré dessus. Néanmoins..."

Je laisse le mot en suspension, lui prenant le bras, le bloquand contre ma poitrine et plaçant ma joue sur son épaule un petit instant.

"Je compte sur toi pour me soutenir, de mon côté je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire de même... TU es l'enquêteur, je suis ton assistante."

Il est assermenté, je ne le suis pas, enfin je ne suis pas de sa branche. Je suis un soutien, je compte être utile, une coéquipière un peu plus fragile qu'elle ose se l'avouer et qui n'a rien contre le support solide d'un homme de métier. En tout cas, une bise sur la joue plus tard, je lui laisse de nouveau son espace personnel avec un sourire chaleureux, maintenant que c'est clair, on va pouvoir aller de l'avant, vers une enquête qui d'avance ne me plaît guère. Mais le travail est un devoir et je ne le néglige JAMAIS.

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Jeu 1 Mar 2018 - 16:08

À L'AUBE D'UNE LUNE ROUGE. x KYÛSEISHU



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Fuinjutsu. Des parapluies. Très bien, pourquoi pas. Pratique, il fallait dire. Plutôt du genre prévoyante la douce. C’était une qualité très appréciée dans le métier, vraiment. Il prit alors volontiers l’objet proposé par la jeune femme en souriant. Aucune raison de refuser, et qui plus est, il pleuvait. Logique, sinon elle ne les aurait pas sorti. Il l’observait aborder un air mélangeant incommodité et oscillation. Ne sachant pas trop comment réagir, il se contente de la regarder un peu bouche bée (mais pas trop!), l’air un peu curieux mais tout de même impatient de prendre connaissance de la suite. Bien évidemment, c’est avec humour et un sourire très humain qu’il répondait à ladite boutade.

L’altruisme était la qualité qui se démarquait le plus chez lui, il ne le cachait pas et cela se ressentait dans la plupart de ses actes. Des paroles chaleureuses, une intégrité à toute épreuve et une familiarité sans précédent. Voilà ce qui le caractérisait le plus et lui donnait plus de couleurs que ses semblables. Il n’était pas pour autant le mouton noir du troupeau même si il est vrai qu’il prenait ses distances par rapport à eux. Contrairement aux autres membres de son clan, on pouvait dire de lui qu’il était un bon vivant.


Allons Chiryou.. en souriant.

Il s’était alors assis sur le même banc que sa coéquipière du jour.


Tout de suite les extrêmes, rooh. Voyons déjà de quoi il retourne, ensuite tu pourras juger bon de détruire le “peu de foi” qu’il te reste. en tapant doucement le bras de la femme avec son coude, l’air un peu taquin.

Un bon vivant ouais. Peut-être trop ? On ne lui avait encore pas fait la remarque jusqu’à aujourd’hui. Il fallait dire qu’à l’Académie, c’était un peu le playboy de ces dames. Une fois diplômé, ce n’était pas mieux. Sa mirifique aura faisait, pour sûr, toujours effet. En général, les femmes lui couraient après et les hommes se soumettaient naturellement. La première partie probablement à cause de son physique et la seconde à cause de ses capacités. On pouvait dire que la vie lui souriait oui. Mais il n’en profitait pas. C’était un bon gars, en gros. Il accomplissait sa tâche dignement et restait courtois les fois où sa privauté ne contaminait pas les personnes autour de lui.

Oh! elle faisait ici preuve d’encore plus de générosité, en elle le nourrissant une nouvelle fois. Il n’avait pas de fierté mal placée, il accepta ce présent de bon cœur. Après tout, elle s’était sûrement donné du mal pour préparer cela. Mais, il y avait trois bentos ? Elle s’en était gardé un de côté ? Elle en avait préparé un au cas où un morfale comme lui ne serait pas comblé ou alors une troisième personne devait les rejoindre ? Elle avançait la célèbre apophtegme concernant les absents. Il n’était pas complètement conquis par cette dernière. Mais ceci dit, le retardataire pouvait rendre les choses plus compliquées. Visiblement, ils avaient “tout leur temps” d’après elle. Noble avant tout, il déposa délicatement le repas sur les genoux de la mousmé.


Ça ira, je survivrais. Mais merci de proposer. en souriant doucement.

Si elle était prise d’une subite faim, il ne se sentirais que trop mal d’avoir englouti autant de nourriture. Aussi, il devait faire l’effort de rester correct en présence d’autres personnes, d’une femme qui plus est. Soudainement, elle prit de court le génie attitré de l’Académie et du Yamagenzo en effectuant un mouvement assez… fripon ? Ah, vraiment. Mais qu’avait-elle ? Éviter tout malentendu ? Une mauvaise surprise ? De vilains souvenirs ? NÉANMOINS ? Il s’agitait, regardant à droite puis à gauche, un visage cachant plus ou moins une frayeur évidente. Certes, il était tôt le matin mais il devait être prudent si il tenait à sa vie. La pupille pâle pouvait se montrer à tout instant et avoir la brillante idée de lui faire traverser des arbres cette fois-ci. Seulement y survivrait-il ? Permettez moi d’en douter. Allant plus loin dans son espièglerie, elle insistait fortement sur une sorte de hiérarchisation faite entre eux deux pour ensuite l’honorer de ses douces lèvres. C’était officiel, si quelqu’un en voulait à sa vie ou le faire chanter, il lui suffisait d’avoir été témoin de la scène et la fameuse Sayuki se chargerait de son futur cadavre avec plaisir et allégresse. Décidément, il serait toujours entouré de personnes douteuses ou extrêmement décalées. Enfin, décalées par rapport à quoi ? À ce qu’il avait déjà vu ? Non, plutôt par rapport à ce qu’il se faisait de la normalité. Ah, vraiment. Certains le jalousait pour tout ce qu’il avait mais il fallait dire que parfois, cela le plaçait dans des situations fort… douteuses ?


Je vois. en la regardant, abordant un sourire plus amical qu’autre chose.

Toutefois, j’aimerais que l’on garde légèrement nos distances si cela ne te dérange pas, Chiryou. en se grattant la joue.

Marquant un court moment de réflexion il reprenait la parole.


N'ayez crainte, jeune demoiselle, je ne vous demanderais pas plus de détails si cela vous met mal à l’aise. en effectuant une révérence caricaturée.

Après tout, il est vrai que l’on m’appelle le Shihainin dans les forces spéciales. Donc autant jouer le jeu de la réputation et me laisser dans le flou jusqu'à ce que les faits me soient présentés. levant un doigt, l’air d’avoir eu une idée de génie et les yeux pétillants de malice “bon enfant”.

Victime de ce titre ? Oui et non. Cela était plaisant de voir que les autres avaient confiance en lui, même à un point excessif. Mais bien évidemment, cela lui faisait porter un poids conséquent sur les épaules : celui de l’homme qui ne doit jamais essuyer de défaite. C’était le cas jusqu'à maintenant et ça le serait probablement encore pendant un bout de temps. Mais viendra bien un jour où ce poids sera trop lourd et qu’il l’écrasera. Il échouera, c’est indéniable. Et ce, car aucun homme n’est destiné à la réussite complète et sans faille. Il redoutait ce jour, non pas par peur de décevoir mais bien par crainte de voir les iwajins se renfermer à nouveau dans une peur constante du danger. Aussi celle de voir les “méchants” s’en sortir sans jamais se faire attraper. L’insécurité et les criminels intouchables, tels étaient les principaux maux de ce village. Et il dédiait sa vie à l’en décharger. Se levant avec toute la noblesse de son rang, il tendait tout de même la main à cette femme qui avait visiblement des problèmes avec son passé. Acte de bonté seulement, n’y voyez pas là tout abus de faiblesse ou autre sournoiserie de pécore.


Nous devrions nous mettre en route. Tu viens, Chiryou ? en souriant chaleureusement de nouveau.

Oui, leur discussion pouvait attendre. La sécurité des villageois, non.


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Ven 2 Mar 2018 - 13:22
Il n'a pas tord, mais pas tout à fait raison... Suis-je passée de l'optimisme au pessimisme en quelques mois ? Allez savoir, en tout cas la suite et même l'instant d'après me prouvent que... À tort ou à raison, je l'aime bien. En tout cas, je lui présente ma faiblesse d'une manière fort douteuse pour faire plus facilement passer la pilule et... Je ne saurais dire si ça a fonctionné ou non, mais il est clair que s'il contraste de certaines manières avec feu Kanon, il est tout autant que lui une personne capable de garder son sang-froid face à la gent féminine et de rester un bon gentleman. À croire que j'attire les personnes soit trop polies, soit pas assez, mais jamais autre chose que ce genre d'extrême.

Il me demande de garder un peu de distance, je lui répond d'un beau sourire et en refaisant un pas en arrière avant de dire, sur un ton qui ne demande aucune réponse puisque c'est une plaisanterie :

"Je marche peut-être sur les plates bandes de mademoiselle, ou madame ?"

Evidement, je ne cherche pas à le séduire, j'ai déjà le coeur pris et... J'ai même un petit coeur en plus dans mon ventre donc.

"Désolé, j'ai depuis le début des relations tellement particulières que j'ai perdu pied avec la réalité et la courtoisie la plus élémentaire. Par contre j'étais sérieuse par rapport à l'enquete, la dernière m’a laissé de sales réminiscences. Mais c'est vrai que rien ne dit qu'il y aura le même genre de zone d'ombre entre ces disparitions et... L'autre."

Voilà, je n'ai pas forcément envie de dire à voix haute les mots "trafique d'organes" même si je ne pense pas qu'il serait choqué outre mesure, c'est aussi et surtout pour moi en fait. Le Shihainin hein ? Il se pourrait bien que je t'appelle plus tard dans un certain cas... Pour une cause définitivement et totalement professionnelle... Enfin pas seulement, mais rien de... Je m'embrouille. Bref ! Allons-y effectivement.

"Gagnons du temps, qu'est-ce qui est permis ou non histoire que je fasse attention à ne pas être trop tactile ? Le tutoiement s'est acté, pour le reste ?"

Autant ne pas tourner autour du pot, certes j'ai joué un peu trop fort avec lui, je ne souhaite pas recommencer. J'imagine que la bise c'était vraiment trop. Non, je n'imagine pas, c'est le cas, surtout avec une personne que je viens de rencontrer. Pour peu qu'il ait une fiancée ou une femme, elle pourrait lui en vouloir ou m'en vouloir.

En tout cas une chose est sûre, on a plus urgent, même si cela ne semble pas être le même ressenti pour... Ne soyons pas médisants, il a certainement une bonne raison de ne pas être encore là.

[ Suite ]

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