Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Team Jaeger : Première épreuve [Ft. Borukan Muramasa]

Aller à la page : 1, 2  Suivant

Mar 13 Fév 2018 - 2:13
La journée avait été longue et était bien loin d’être terminée. Sanadare, dans son habituelle excentricitée, n’avait pas semblé être particulièrement motivée à travailler, en cette froide journée d’hiver. Et donc, la pile de papiers qu’avait Eikō devant elle était assez conséquente pour en décourager plus d’un, elle-même y compris. Or, elle ne pouvait que se mettre à la tâche, triant rapidement ce qui était prioritaire pour s’y concentrer. Elle avait finalement quitté le bureau de la Hyûga avec encore plusieurs documents qu’elle avait rangé dans son sac, lui assurant qu’elle s’en occuperait ce soir, dans la tranquillité du domaine des Zetsu. Celle aux cheveux aussi pâles que les siens avait accepté de la libérer, sachant pertinemment qu’elle pouvait faire confiance à sa cadette, qu’elle ne faillirait pas à la tâche.

Elle était donc assise en tailleur sur le sol de sa chambre, simplement vêtue d’un kimono de nuit sombre dont la couleur contrastait avec la pâleur de sa peau. Sa tignasse tout aussi immaculée tombait sur ses épaules, lui chatouillant la peau, tandis qu’elle portait un serre-tête pour dégager quelques mèches rebelles qui venaient se glisser devant son regard. Sous ses yeux se trouvaient nombreux documents qu’elle traitait avec minutie, appréciant le travail bien fait. Elle avait bientôt fini, ce qui avait de quoi la soulager. Il lui tardait de s’enfoncer dans un siège confortable, un livre à la main, sachant apprécier le silence que la nuit pouvait apporter. C’était sans compter le rendez-vous donné par son ancien directeur, la veille, alors qu’il lui avait mentionné qu’il passerait aujourd’hui au domaine, pour ainsi pouvoir débuter doucement ses entraînements. Ayant passée la journée à courir d’un côté comme de l’autre, suivant tant bien que mal l’énergumène qu’elle côtoyait au quotidien, son esprit ne semblait pas avoir trouver cette information pertinente, et donc, la demoiselle l’avait tout simplement oublié. Elle s’en voudrait certainement un peu plus tard, lorsqu’elle aurait conscience de la faute qu’elle venait de commettre.

Quelqu’un toqua à la porte de sa chambre, forçant l’héritière à lever son regard des documents devant elle. D’une voix forte, elle fit savoir à l’inconnu toujours à l’extérieur de la salle qu’il pouvait entrer. Ses sourcils se froncèrent lorsqu’elle reconnut sans peine l’un des shinobis se chargeant de la protection de l’endroit. Elle se redressa donc, quittant sa position assise pour faire face à l’homme, passant ses mains pour tirer sur le tissu froissé de sa tenue de nuit.

- Eikō-san, pardonnez le dérangement. Un homme s’est infiltré dans le domaine. Bien évidemment, il a été appréhendé et se trouve à l’heure actuelle dans le salon principal. Il refuse cependant de coopérer, exigeant à vous voir.
- Vous a-t-il dit qui était-il ?
- Il n’a pas voulu répondre.

Inquiète et curieuse, la demoiselle s’avança donc tout simplement de sa démarche altière pour aller rejoindre l’homme étant venu l’interrompre dans ses travaux. Elle retira le serre-tête qu’elle portait, le déposant sur son bureau avant de quitter sa chambre, laissant donc des mèches blanches se glisser devant les traits fins de son visage. Elle garda une distance respectueuse avec le shinobi tandis qu’elle le talonnait jusqu’au salon principal. Comme si taillé dans le marbre, ses traits se voulaient figer dans sa froideur habituelle. Tous pouvaient approuver qu’elle n’était pas des plus chaleureuses, et ce, même avec les gens de son propre clan. Pourquoi le serait-elle ? La majorité d’entre eux l’avaient abandonné là où elle aurait eu besoin de quelqu’un à ses côtés. Elle les avait entendu, tous ces commentaires acides à son encontre, sans toutefois prendre la peine de réagir, préférant les ignorer, tous autant qu’ils étaient. Elle ne leur faisait pas confiance, à eux qui étaient presque comme des inconnus à ses yeux. La plupart portait bel et bien le nom Zetsu, or, il était tout simplement impensable qu’elle les considère comme de la famille.

Son accompagnateur fit glisser la grande porte menant au salon de la demeure, forçant la jeune femme à s’arrêter brusquement à peine était-elle rentrer. Sous ses yeux se trouvait un bel homme aux cheveux de jais agenouillé, les mains dans le dos et une lame sous la gorge, encadré de deux autres Zetsu. Si elle s’apprêtait à lui demander ce qu’il faisait ici, la réalité la frappa de plein fouet. Il lui avait dit, qu’il serait là. Et elle, elle était tout simplement passée par-dessus, tellement occupé avec ses responsabilités auprès de la Hyûga, tentant d’en faire le plus possible tandis qu’elle en avait encore le temps, qu’elle n’avait pas été en mesure de se rappeler de cette visite nocturne avisée.

- Vous pouvez le relâcher.
- Mais Eikō-san, il est entré par inf▬
- Il ne représente aucun danger pour le clan. Il s’agit même d’un invité, le mien. Je vous demanderais donc de le relâcher.

Sa voix était calme, voir même un peu tranchante, tandis que ses prunelles azures se voulaient glaciales. Les hommes s’éloignèrent donc finalement, la lame disparaissant de sous les yeux du jeune homme. Ils s’excusèrent donc du mal entendu, non sans jeter un regard curieux qui se voulait aussi courroucé à la princesse des lieux, avant de tout simplement quitter la salle. De son côté, elle s’était approchée de ce dernier, son visage se détendant maintenant qu’ils étaient seuls, un sourire contrit venant se dessiner sur ses fines lèvres. Elle lui tendit une main, se penchant vers lui, pour l’aider à se relever. Non pas qu’elle le considérait incapable de le faire, cependant, elle n’était pas certaine de quelles techniques avaient-ils fait usage envers ce dernier et il n’était donc pas impossible qu’il se sente légèrement engourdi, ou plutôt, qu’il ait quelques difficultés à tenir sur ses jambes pour encore quelques instants.

- Sincèrement désolée de l’inconvénient, c’est de ma faute. Sanadare m’a kidnappé pour la journée, me laissant à peine le temps de souffler et donc, par conséquent… Ses joues prirent une légère teinte de rouge. Il se pourrait bien que j’aie oublié que vous deviez passer aujourd’hui.

Il est évident qu’elle se sent coupable, que ce soit par son regard où se lisait aisément culpabilité, ou encore le sourire qu’elle lui adressait. Une fois ce dernier sur ses jambes, elle l’invita à venir prendre place sur l’un des larges sofa occupant la pièce, comme il l’avait fait la veille lorsqu’elle était venue lui rendre visite. La porte du salon s’ouvrit à nouveau, ce qui vint légèrement agacé la kunoichi. Elle se retourna donc vers la nouvelle venue, y reconnaissant cependant l’une des employées du clan, qui devait normalement s’occuper de l’hospitalité lorsque venait des invités. Sûrement pour cela qu’elle avait été prévenue, après tout, l’héritière avait désigné le Borukan comme étant son invité.

- J’ai fait le plus rapidement possible lorsque l’on m’a annoncé que vous aviez un invité, Eikō-san. Souhaitez-vous que je vous fasse préparer votre thé préféré ou encore quelque chose à grignoter ?
- Pas de thé. Se regard se tourna alors vers l’homme derrière elle. Avez-vous déjà mangé, Muramasa-sensei ? Il était vrai qu’elle, elle commençait à avoir faim. Quelque chose à manger ne ferait pas de tort je crois.
- Tout de suite.

La femme qui semblait avoir une dizaine année de plus que la genin s’éclipsa à son tour, laissant donc à nouveau la jeune femme seule avec son professeur, vers qui se retournait-elle. Serait-il contrarié qu’elle ait fait preuve de si peu de fiabilité alors qu’ils ne formaient toujours pas officiellement une équipe ? De quoi faire mauvaise impression dès le départ, ce qui amena donc la jeune demoiselle à se mordiller la lèvre inférieure, légèrement nerveuse.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Mar 13 Fév 2018 - 2:20


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Le voile étoilé de la nuit commençait à obscurcir les cieux. La teinte azurée de ces derniers essayait de subsister, de ne point s’éteindre, de ne point abdiquer face à cette éternelle querelle se déroulant sans relâche, immémoriale depuis la nuit des temps. Néanmoins, le chant du cygne était inéluctable. Évanescent, le jour disparaissait lentement, mais sûrement. Laissant dès lors place aux ténèbres éternelles, gloussantes, car heureuse d’enfin pouvoir se pavaner de leurs bien lubriques mélopées.

Muramasa était une oiseau de nuit, aimant particulièrement laisser son regard se perdre dans la voûte stellaire surplombant avec implexe les mortels. Ce tableau, ne se montrant qu’aux heures les plus obscures, lui inspirait bien des pensées, aussi versatiles pouvaient elles s’incarner. Un songeur éternel, d’une saisissante malice, que nul ne pouvait réellement comprendre, si ce n’était les chimériques divinités.

Cette  odyssée nocturne s’avérerait bien délicieuse, à tel point qu'à son apogée, une incandescente passion exultera d’une insatiable frénésie cathartique.

Il ne lui fallut pas longtemps pour s’organiser, afin de s’assurer de pouvoir s’occuper comme il se devait de son apprentie. Une jeune femme récemment devenue Genin, qui devait être formée aux arts obscurs et aux arcanes ancestrales de la nuit. Pour elle, il avait réduit sa charge de travail au minimum. Reléguant la majorité de ces besognes à sa compétente secrétaire, qui était là pour ça après tout. S’inspirant un peu de ce que la renarde à la Pupille Blanche pouvait enseigner. Apprendre des autres était quelque chose de normal, que le médecin ne pouvait qu’approuver. Après tout en tant que professeur attitré, il devait avec élégance conserver une vision impartiale et toujours désireuse de progresser vers de meilleurs lendemains. La lugubre travaillant pour lui ne manqua pas de le fixer avec son significatif regard en coin, lorsqu’elle apprit la nouvelle. Signifiant bien que cela l’énervait de devoir s’occuper des tâches du Directeur de l’Académie. Pourtant, la plupart des secrétaires devaient faire ce genre d’effort. Elle avait pris ses aises, à cause du parangon si sérieux et travailleur, supervisant avec zèle les moindres détails, aussi anodins fussent-ils. Dorénavant, la mortifère vipère devrait abattre plus de travail, ce qui ne l’arrangeait pas. Aimant particulièrement tarauder les professeurs et les remettre à leur place à la moindre occasion, elle devrait désormais diminuer la dose de ce poison qui la motivait pourtant jusqu’à l'aliénation.

Muramasa s’était tout spécialement apprêté pour l’occasion. Généralement peu sociable, il se revêtait de teintes ébènes. Chose qu’il fit bien évidement en cette occasion des plus spéciales. Absence de couleur, dans le monochrome formant son élégante parure. Pour rehausser le tout, il arborait un long manteau, à la coupe mettant en exergue son corps finement musclé. Il émanait de lui une prestance naturelle, que nul ne pouvait contester ou remettre en question. Il avait la chance que tout lui aille à merveilles. N’en déplaise, noblesse obligeait, il était des mieux habillés. Un véritable chirurgien de la mode, au diapason de cet art, reposant sur le cornélien choix des pièces à arborer, sans manquer ou excéder dans le toupet ainsi arboré. 

Cette soirée était particulière, il ne voulait en rien gacher une seule seconde ou encore commettre malencontreuse erreur. Après tout, désormais, une élève comptait sur lui. Son devoir était de l’inspirer, de toucher son coeur en profondeur, afin de la motiver et de la pousser à l’excellence exacerbée.

Heureusement, il n’habitait pas loin du domaine du clan ancestral des Zetsu.  A peine quelques minutes de marche, à cadence se voulant des plus bucoliques, suffisaient à couvrir la distance séparant les lieux. Il apercevait déjà l’imposante place, où une multitude de résidences appartenant aux membres de cette lignée se regroupaient alors, formant un ensemble qui n’avait rien à envier aux familles les plus nanties et prospères, bien au contraire. La demeure principale se démarquait des autres. Plus imposante et luxueuse, elle incarnait parfaitement l’image du palais de la Princesse, sa cage dorée, où elle attendait patiemment qu’on vienne l’enlever. Désireuse de découvrir les plaisir de ce monde, de pouvoir sentir son cœur palpiter en découvrant les horizons au delà de sa prison.

Muramasa aimait lire ces contes et dramaturgiques légendes trouvant incarnation dans l’imaginaire, au fil des encres. L’analogie pouvait être frappante, tant elle était subtile. Son esprit ne pouvait pas s'empêcher de faire cette comparaison. Cependant, il se perdait un peu trop dans ses pensées, ne venait-il pas d’ignorer les deux gardes chargés de protéger l’entrée ? Se retrouvant alors dans l’enceinte des plus surveillées. Les gardes étaient restés pantois devant l’homme qui venait de passer le plus naturellement du monde devant leurs yeux stupéfaits, ne s’attendant point à pareille candide, s’invitant avec insouciance tenant de l’irresponsabilité, ou encore de l’inconscience...

N’avait-il pas fait à peine quelques mètres, que le duo protégeant l’entrée se ruât avec hâte afin d’appréhender le forcené, bien trop dans la lune pour voir venir les freluquets le chargeant avec entrain.

Fauché de plein fouet, le médecin insouciant ne s'aperçut que bien trop tard de son inadvertance. Aussi, il fallait l’avouer, les pernicieuses pensées qui hantaient son esprit se faisaient légion, bien trop pour prendre en compte son environnement. Il était obnubilé, complètement ensorcelé, par l’enchanteresse  image qui obnubilait ses esprits. Un tableau bien inspirant, tant le plaisir qu’il provoquait tenait de fantasmagorique féerie. Bien sûr, il s’agissait de cette équipe tant convoitée, tant désirée, que toucher enfin ce rêve du doigt paraissait irréel.

Voilà qu’il était dans de beaux draps, ou plutôt de gros bras musclés. En effet, maîtrisé en un rien de temps, par l‘habileté de ces combattants experts, rompus aux arts du Taijutsu. Chose point étonnante, sachant qu’Eiko était particulièrement douée, le clan éponyme devait disposer de combattants des plus aguerris. La situation était épineuse, car utiliser les arts obscurs pour tenter de se sortir de ce mauvais pas, se serait avéré assez mal avisé. Il était en tort, cela était clair comme du cristal. Il valait mieux user de diplomatie et ravaler sa fierté. Par égard pour la Princesse, qui l’attendait sagement -ou pas vraiment- en ce palais.

Questionnement inquisiteur sur son identité fit échos.

“ Je souhaiterais voir Eiko-san. ”

La surprise pouvait aisément se sentir, de la part du comité  accueil. Réitérant l'interrogatoire, agrémenté d’un coup violent au visage, mais n’obtenant plus que silence. Il n'obtempérerait pas, car après tout, il venait d’émettre son impérial décret. Enfin, cela aurait pu être plus élégant, si son visage n’avait pas été violenté jusqu’au sang.  Dubitatif, ils le traînèrent de force à l'intérieur, sans once de délicatesse. Le forçant à s’agenouiller, lame étincelant sous la gorge. Les esprits s’échauffaient, face au calme qu’arborait le prisonnier pourtant à moitié défiguré. Était-il fou pour ne pas même vaciller d'être ainsi menacé ? Peut être bien. En tout cas, voilà qu’il devenait une distrayante attraction, bien à son insu. Heureusement, il savait être humble, loup sachant arborer le pelage innocent de mouton. En tout cas, l’hospitalité n’était point au rendez vous. Pourtant, il pensait qu’elle avait tout fait pour préparer au mieux la visite nocturne dont il lui avait parlé la veille. Qu’elle serait prête à explorer de nouveaux horizons, désireuse de s’offrir corps et âme à cette expédition. Apparemment, à en croire sa première impression, ce n’était pas le cas. Avait-elle tout simplement… oublié ? Ou encore avait elle changé d’avis ? Chargé les gardes de remettre à sa place la Bête ? Non ! Impossible ! Cela ne se pouvait. Cela ne se devait. Éclaircir ce point s’avérait  primordial. Cependant… Il n’avait pas vraiment occasion d’agir selon ses envies, restreint comme un vil chenapan, comme un renard ayant trop péché par orgueil, se trouvant alors châtié de ses péchés par le courroux vengeur demandant que Justice soit rendue.

L’intrus avait provoqué la curiosité de tous, en plus d’être divinement intéressant de part sa beauté, enfin, ce qu’il en restait tout du moins, voilà que sa présence était considérée comme criminelle. Les serviteurs se demandant bien ce qui se tramait. 

Quelques minutes plus tard, la jeune Zetsu arrivait. Divine, dans sa fine tenue décontractée, laissant le loisir aux yeux aventureux de pouvoir caresser la peau de ces jambes savamment sculptées par les divinités. la soie offrait une totale liberté à ces parfaites jumelles, laissant l’imagination voguer vers des contrées interdites.

Un maigre prix à payer, que de devoir s’agenouiller, quand la récompense était d’une telle magnificence. Le Kimono recouvrait le corps de la jeune femme avec subtilité. Un noir si profond, que le teint de porcelaine prenait une nuance particulière, d’une pureté flagrante. 

Réparant l’erreur, d’une voix fluette, mais ferme. Il lui suffisait d’ordonner, pour que obéissance lui soit accordée. Ils s’exécutèrent, relâchant la Bête, qui endurait l’humiliation devant la Belle. Une chose bien loin d’être escomptée, pour tout avouer. S’excusant de son oubli, la demoiselle, légèrement honteuse révéla alors la terrible vérité.

Expliquant alors la situation plus en détail. Ce que ne manqua pas de provoquer une certaine jalousie Après tout, ce moment était important à ses yeux. Ce dernier avait été mis à mal, balayé même, frappé en pleine fierté, pour ne pas dire... oublié. Troublé d’apprendre cette nouvelle, bien plus que la séance musclée de tantôt, Muramasa se releva, revers de sa main, dépoussiérant nonchalamment le tissu recouvrant ses genoux, tandis que l’autre se posait sur le côté de son visage tuméfié.

“ Je comprends. “ -répondant sobrement, pour ne pas trahir le désarroi dont il était victime-

Il ne lui en voulait pas. Après tour, il fallait du temps à la Belle pour prendre ses marques. Le jeune étalon n'était pas idiot au point de perdre la raison et de penser qu'elle serait immédiatement prête à sa nouvelle vie de Kunoichi.

Remettant d'aplomb le col de son manteau, qui avait souffert de la rudesse de l'accueil un peu trop… physique, Muramasa ne se fit pas prier de l'invitation à prendre ses aises sur ce sofa, qu'elle lui indiquait comme place de choix. Les deux individus ayant pris la peine d'escorter le visiteur nocturne n'avaient pas été tendre. S’asseoir s'avérait avisé, pour ne pas dire nécessaire. Prenant alors place sur le confortable autel, attendant que la prêtresse daigne le rejoindre, pour commencer la sulfureuse cérémonie devant s'accomplir. A savoir, discuter de l’équipe et de ses tenants et aboutissants

Coulissant dans un bruissement sec, mais paisible, la porte du salon laissa apparaître une servante. Cette dernière, dévouée envers l'hôte, maîtresse incontestée, proposa la douceur préférée de l’ingénue. Cette dernière refusant solennellement  l’eau parfumée par les feuilles.

Muramasa arqua un sourcil interrogateur, légèrement surpris par si catégorique refus. Loin de connaître cette facette de sa personnalité, le médecin comprenait qu’elle savait être capricieuse et dire non avec fermeté. Cependant, il ne porta pas plus d’attention à cette bien étrange histoire de thé favori. Tant mieux si le breuvage en question pouvait être évité. Loin de se douter encore, de la raison animant la raison poussant la Belle à dire non.

“ Je n'en ai pas encore eu le plaisir . La soirée est encore jeune. Je pensais justement le faire en votre compagnie. “

L'ingénue se mordillait sensuellement la lippe inférieure tout en envisageant l'invité, comme en proie à la gourmandise, au désir insatiable de croquer un fruit bien savoureux et interdit. Une demoiselle attendant d'être comblée et satisfaite jusqu'aux moindres de ses désirs, pourtant insatiables. Quelques mets accompagné de café se faisaient désirer. Afin de faire patienter la souveraine, le prince déchu s'offrit alors à elle. Après tout, les caprices d’une princesse devaient être assouvis.

“ Je crois que je suis légèrement rouillé. A trop me dévouer à la tâche de Directeur, j'en oublie de m’entraîner moi même. Heureusement, nous allons bientôt pouvoir y remédier. “

Tournant la situation en dérision, pour ne pas se retrouver totalement honteux. Affichant un sourire mutin, se jouant alors d’un humour léger.

“ Je pensais que vous aviez prévenu que vous attendiez un visiteur. La faute semble m’incomber, j’aurais du me présenter à l’entrée et ne point m’inviter sans m’annoncer. Certainement la motivation de vous voir au plus tôt, afin de commencer ces leçons particulières, m’a fait me montrer trop… entreprenant. “

Il ne lui en voulait pas de l'oublie d'Eiko qui l'avait pourtant mené à sa propre déchéance, il était fautif après tout. C'était lui qui avait commis un grave impair et n'avait pas prit garde à ce que la main du destin ne se retourne pas contre lui. Après la chance d'avoir trouver la parfaite élève, était ce le revers malencontreux qu'il se devait de subir ?

Affichant un air léger, voire même ahuri, la réalité était qu’intérieurement, les flammes l’animant s’embrassaient. Quant à savoir la raison de ces ardentes braises culminant avec entrain, peut être était elle dû à l'accueil, ou peut être encore visuelle...




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Mar 13 Fév 2018 - 2:23
Voilà que l’employée du clan quittait la salle, avec une promesse de revenir avec ce que la demoiselle lui avait demander. Si elle avait eu droit à un regard curieux de sa part alors qu’elle refusait catégoriquement le thé si gentiment proposé, elle ne posa aucune question. La froide princesse devait avoir ses raisons et mieux valait ne pas la questionner. Elle n’était jamais très ouverte aux discussions, se contentant de réponse monosyllabique lorsqu’elle en avait l’occasion. Encore une fois, il n’y avait qu’avec quelques rares personnes où elle se permettait d’être plus aimable, mais surtout, avec qui elle s’assurait d’être de meilleure compagnie. La porte s’étant donc refermée, la belle demoiselle se retourna pour faire face à l’homme se trouvant actuellement assis dans son salon, se mordillant la lèvre inférieure tandis que malaise était palpable. Elle s’en voulait, cela ne faisait aucun doute, alors qu’elle avait failli à sa première tâche en tant que kunoichi. Voilà qu’on lui offrait une équipe, ou, tout du moins, un sensei, et elle s’arrangeait pour ne pas être à la hauteur dès le premier jour. Si elle avait pu recommencer cette journée, elle l’aurait fait volontier. Ne serait-ce que pour effacer les erreurs qu’elle venait de commettre, ce qui venait de faire du jeune homme une victime dont elle n’était que seule responsable de son triste sort.

- Vous n’êtes nullement coupable, sensei. Je suis celle qui aurait dû prévenir que j’attendais quelqu’un.

Son ton se faisait ferme, comme si elle n’attendait aucune réplique venant de sa part. Elle n’accepterait pas de culpabilité provenant de lui, pas alors qu’il n’avait rien à se reprocher. Peut-être aurait-il dut s’annoncer à l’entrée du domaine, cela aurait éviter ce malentendu douloureux pour ce dernier. Cependant, rien de tout cela ne serait arriver si elle avait sut se montrer fiable et donc, par conséquent, ne pas oublier ce rendez-vous qui se voulait d’une importance capitale pour son avancement sur la route sinueuse qu’était la voie du kunoichi.

S’étant inclinée vers lui, signe évident, encore une fois, de sa culpabilité bien visible alors qu’elle cherchait déjà un moyen de faire pardonner son erreur, son regard se posa sur ses traits fins, le détaillant comme à son habitude. L’angle précédent duquel elle l’avait aperçu, elle n’avait pas eut le loisir de voir le côté abîmé de son visage, signe évident que les gardes du domaine n’y étaient pas aller de main morte. Avaient-ils tenté de connaître son identité par la force ? Son regard devint légèrement plus paniquer tandis qu’elle se redressa vivement, ses prunelles claires croisant celles de son professeur.

- Attendez-moi ici, d’accord ? Je reviens.

Sans lui laisser le temps de répondre ou de s’y opposer, voilà qu’elle le laisse seule dans le salon. Parcourant les couloirs de la demeure, elle en arrive finalement à la salle d’entraînement où se trouve une petite trousse de premier soin. Rien d’exceptionnel, seulement de quoi traiter les blessures mineures. En retournant vers le salon, elle fait savoir à l’une des personnes qu’elle croise qu’elle souhaiterait qu’on lui fasse parvenir de la glace et de l’eau, au salon. Elle se retrouva donc à arriver en même temps qu’une autre employée du domaine, celle-ci tenant fermement ce qu’elle avait demandé, avant de s’inviter là où se trouvait le Borukan et déposer ce qu’elle avait sur la table. Eikō la remercie simplement, d’une voix cependant plus douce qu’à son habitude. Prenant l’un des linges qui se trouvait dans la trousse, elle se contente donc de l’humidifier avant de se retourner pour faire face à l’homme.

- Je suis sincèrement désolée, de ce qu’ils vous ont fait subir. Disons qu’ils ne sont pas très sympathiques avec les étrangers. Ou même sympathique en règle générale.

Un sourire à moitié amusé, voilà qu’elle se rapproche pour venir poser sa main sous son menton, le forçant à redresser un peu la tête alors qu’il était assis et elle, debout devant lui. Portant le linge qu’elle tenait vers son visage, d’un geste délicat, elle vient essuyer le sang qui tâchait tant sa lèvre que sa mâchoire, fronçant légèrement les sourcils à la vu de ce visage abîmer. Peut-être bien que la partenaire de vie de son ancien directeur, qui qu’elle soit, lui en voudrait, d’être ainsi la raison derrière le traitement qu’il venait de subir. Ses gestes se voulaient doux alors qu’elle en souhaitait ni le brusquer, ni lui faire du mal. Il avait déjà assez souffert ainsi, par sa faute, elle ne souhaitait donc pas en ajouter davantage.

Une fois le visage nettoyer par la belle, son regard toujours inquiet porter sur lui, elle revint vers la table pour se saisir d’une autre serviette pour y envelopper de la glace. Une fois à nouveau devant lui, elle lui tend ce qui devrait lui permettre de soulager temporairement la douleur et peut-être prévenir l’enflure. Il est évident que c’est lui le médecin, qu’il s’y connait certainement mieux qu’elle, toutefois, elle a tout de même une certaine expérience dans le domaine, ayant longtemps eut à panser ses propres blessures. Le silence s’était installé entre eux deux tandis qu’elle avait fait son possible pour l’aider, à sa manière, son regard se voulant toujours inquiet, bien qu’avenant.

- Je serai toute à vous une fois que nous aurons eu la chance de manger.

Elle range les quelques trucs qu’elle a utilisé, refermant la boîte pour la déposer près de la porte du salon. Puis, elle vint finalement prendre place sur le confortable sofa, faisant face au Borukan, la table les séparant. Élégamment assise, elle vint croiser ses jambes mises à nues par la légèreté de sa tenue, venant à nouveau poser son menton dans sa main, son coude appuyé contre son genou.

- Quel sera donc le plan pour ce soir ?

Un délicat sourire vint se dessiner sur ses lèvres, tirant ses traits pour une expression un peu plus enthousiaste. Elle se sent toujours mal de son cruel manque d’assiduité, cependant, il n’y a rien qu’elle puisse faire pour changer les choses, si ce n’était que d’essayer de rattraper le coup. Elle espérait sincèrement qu’il n’en vienne pas à regretter son choix. Cette équipe, même si très récente, comptait déjà beaucoup aux yeux de la Zetsu qui se voyait déjà progresser aux côtés du jeune homme. Elle ne souhaitait donc pas tout ruiner maintenant.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Mar 13 Fév 2018 - 2:26


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Imperceptiblement, les notes aromatisées se jouaient dans le -fameux- salon, s’incarnant théâtre d’une cour semblant royale et élégamment saupoudrée d'une teinte se mouvant lavande. Cependant, réglées comme du papier à musique, leur continuelle mélodie suscitait curiosité, ainsi que vif intérêt. Une lyre cachée jouait de ses cordes avec habileté, répandant sa musicale fragrance en ce temple. Où pouvait se dissimuler avec tant de malice l’origine de ce chant, qui dénotait bien une audace  enjouée des plus certaines ? Pourtant, l’instrument parfumé de la nymphe miroitait aux yeux de tous, ne se doutant même point lui-même, s'avérer bien inspirante muse. Une véritable ingénue, autant dans sa douce  me blessée, que de son Être si innocent.

En cette hivernale soirée, les blancs rideaux s’ouvraient sur la dramaturgique scène présentant un nouvel acte des plus rocambolesques. Une princesse taciturne, un prince déchu, des gardes goguenards et quelques serviteurs désabusés, se proclamaient les émérites se devant de transcender de lyrisme, le rôle leur ayant été attribué.

C’était chose faite, dès les premiers instants. La foule imaginaire était déjà en liesse et ça tonnait fort. Le premier sang avait déjà coulé à satiété. Outrée, la silhouette de la Muse se plastronna, pour annoncer son décret courroucé, renvoyant solennellement  les malins, ou plutôt malandrins, dans les ombres où garder leur place de vils freluquets, leur aurait été des plus avisés.

La délicate continuait son ouvrage, se faisant même joueuse, pour ne pas dire tentatrice . Évoquant le nom du serpent avec rare subtilité, comme elle se plaisait à le faire, l’ingénue de sa douce implexe ne désirait pourtant réponse. Elle réalisa l’odieux crime infligé à son apprécié visiteur, qui se révélait alors défiguré. Se décontenançant soudain à cette vue, sa fierté vacilla en retranscrivant affolement sur ses traits restant gracieux, mais perturbés. Levant les orbes dorées vers l’inquiète, qui n’était pourtant pas coupable du crime, mais qui s’en inquiétait comme si ce fut le cas, elle ne lui permit pas d’objecter. S’inclinant en guise de rédemption pour montrer ses regrets, avant de s’éclipser hâtivement, le laissant seul

Muramasa soupira, regrettant de s’être laissé aller à commettre une erreur qui aurait pu être évitée si aisément. En tout cas, il ne voulait pas inquiéter son élève de la sorte. Qu’elle pense qu’il soit faible et incompétent s’avéraient des craintes bien présentes, bien que cachées. En tout cas, cela ne commençait pas vraiment comme escompté, loin de là même. Il était assis sur un sofa confortable, mais le visage en sang et la confiance de la jeune femme avait été ébranlée. Le médecin l’avait bien vu sur le  visage de son interlocutrice, dans son regard tendrement bleuté, qu’elle s’inquiétait pour lui. Alors que que généralement, c’est plutôt au professeur de se soucier de l’élève immature et inconscient. Le mal était fait, il fallait se relever et continuer d’avancer. Une seule solution désormais se présentait à lui. Il devrait monter à l’ingénu qu’elle n’avait point à avoir peur pour lui. Sans tarder, Muramasa allait lui prouver dès ce soir, lors de la toute première visite nocturne, pourtant censée se faire en douceur pour ne pas trop effrayer et blesser profondément l’innocence de la jeune apprentie. Cela était regrettable, mais inévitable, car il s’agissait des fondements nécessaires, se devant d’être des plus solides et profonds, afin de forger une équipe des plus soudées et invincibles. Pensif à tout cela, le blessé ne se souciait pas vraiment de sa blessure. Il pouvait après tout se soigner lui même en un instant. La réelle lésion se faisait non physique, mais psychique. Remettant en question tout ce à quoi, il s’était efforcé de planifier minutieusement chaque détails. La main du destin était puissante et imprévisible, il la savait même assassine, mais ne se doutait pas un instant qu’elle soit si entreprenante pour déjà venir lui mettre des épreuves dans sa quête qui débutait à peine. Se perdant encore un peu trop dans ses pensées, il redescendit sur terre lorsqu’une servante arriva soudainement, suivit de peu par Eiko qui se faisait discrète. L’inconnue posa sur la table, en faisant attention, deux coupes, l’une emplie d’eau, tandis que l’autre était emplie de glace. Une fois cela fait, sous le regard impassible de Muramasa, qui comprenait que cela était certainement à l’intention d’Eiko, qui tenait un petit sac semblable à une trousse de premier soin. S'avançant, tout en sortant un linge, elle s’occupa de l’humecter, puis s’approcha du blessé.

S’excusant, tout en nettoyant la plaie avec dévotion, la Kunoichi s’appliquait prudemment à panser ses blessures. Se montrant dévouée, une de ses mains prenait la peine de se poser sous le visage tuméfié, le remontant avec candeur, afin de s’adonner avec précision à la tâche. Debout, elle lui offrait un regard doux, voire attentionné. Ainsi qu’un angle visuel inconnu, mais apprécié, offrant de nouveaux horizons encore insoupçonnés, se révélant plaisante contemplation. La douce fragrance qui se jouait subtilement venait donc de sa peau suave, qui avait déjà été baignée avant de se voir recouverte de ce léger kimono de soie noire, incorrigiblement  transparent de si prés, laissant transparaître tous les charmes de celle arborant. Après tout, la main funeste du destin n’était peut être pas aussi cruelle qu’elle se plaisait à s’en vanter elle-même. Le soigné qui ne la voyait jusqu’alors que comme une simple apprentie avec qui former une relation bien innocente, se risquait à se bercer de pensées se révélant de nature plus profondes encore. C’était bien la première fois que quelqu’un d’autre le soignait, ou du moins, cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas laissé ce genre d'événement se produire. S’abandonner aux mains et aux soins d’autrui, n’était pas une chose que le médecin de l’ombre aurait pu s’imaginer. Pourtant, elle venait lui ouvrir les yeux, le pousser à ce péché, à cet état où il désirait qu’elle continu de faire ainsi, qu’elle ait même l’audace de refaire ainsi. Muramasa ne lui aurait même jamais refusé d’inverser leurs rôles, dès qu’occasion se présenterait, bien au contraire, ce dernier en serait même des plus désireux. Manquant de poser ses mains sur les fines hanches s’offrant à lui, d’enlacer l’humble silhouette le surplombant alors, il se retint grâce à l’intonation cristalline de la voix qui brisait ce trop captivant silence. Fort heureusement, d’ailleurs, car le ventre sensuellement musclé, qu’elle lui présentait ouvertement, se révélait tentateur. Il aurait pu se perdre et plonger sauvagement ses crocs dans la tendre et surement délicieuse chair parfumée le narguant avec malice. Des excuses salvatrices, l’écartant de la tentation qui l’enivrait. Elles étaient si sincères, qu’elles ramenaient vers la raison.

Terminant de lui offrir les soins, l’hôte s’occupa des objets qui ne présentaient plus aucune utilité. Les rangeant dans un coin, avant de revenir s'asseoir sagement en face de son invité.

Le jeune homme était légèrement troublé et restait silencieux. Cependant, prolongé ce mutisme si particulier, n’était pas sans danger. 

“ Eiko-san, merci pour les soins. Vous êtes vraiment douée. J’ai hâte de dîner en votre compagnie, plus encore de vous voir toute à moi. On ne peut pas commencer un cours particulier, ou discuter en profondeur concernant l’équipe, avant de prendre des forces. Nous allons en avoir besoin. ”

Ayant remarqué qu’elle avait certainement de l’expérience dans ce domaine particulier, que de soigner une blessure. Se faisait-elle mal souvent ? Cela n’aurait pas étonné le médecin. Elle était habile et sa façon de faire dénotait qu’elle avait une expertise dans ces gestuelles, accessible à tout autodidactes les utilisant assez souvent.

“ Je n’ai malheureusement personne dans ma vie pour s’occuper de moi. Vous ne cessez de me surprendre, Eiko-san. Je suis censé prendre soin de vous et voilà que c’est vous qui prenez soin de mes blessures. Ce n’est pas pour me déplaire, au contraire. Je m’en remet donc à vous. Prenez soin de moi à l’avenir, je vous prie. J’en ferais de même envers vous. “

Sa voix était légère mais sérieuse, s’amusant de prononcer ces mots si particuliers. La proposition de veiller l’un sur l’autre était sincère et désirée.

“Ne soyez pas trop hâtive Eiko-san. Commençons en douceur. “

Lui souriant chaleureusement, malgré sa mâchoire encore un peu douloureuse. Ce qui lui fit laisser transparaître un léger rictus dénotant qu’il valait mieux qu’il ne sollicite pas trop ses expressions faciales. Il allait devoir manger prudemment, en n’usant que de la moitié de ses crocs.

“ Si nous oublions les cérémonies entre nous. Me permettez-vous de vous appeler moins solennellement ? “

Demandant, par correction, ce que pensait la princesse quant à en oublier l’étiquette.

“ Vous pouvez simplement m’appeler Muramasa, ou même Mura, je ne vous en voudrais pas. Pourquoi pas “ Mura-... sensei~ ” ? Si vous préférez. “

La regardant avec attention, en lui accordant son regard le plus avenant. C’était bien la seule qui pouvait se targuer de tant d’attention de sa part. Plus distant et froid, qu’importe les affects, c’était la première fois qu’il demandait avec politesse et sincérité, de se laisser aller à oublier les signes honorifiques.  Bien sûr, il tutoyait certaines personnes, comme sa sœur spirituelle, mais le faisait de lui même naturellement, sans se soucier de ce qu’elles pouvaient en penser ou même leur demander permission.

" C'est peut être encore un peu tôt. Mais sachez que vous pouvez le faire, cela me ferait même très plaisir. "

Sans crier gare, alors qu’elle n’avait pu émettre une réponse positive ou non, la porte du salon s’ouvrit une nouvelle fois. Laissant apparaître une servante, apportant quelques douceurs, accompagnées de rafraîchissements (sans thé), afin de faire patienter plus agréablement les deux jeunes gens se tenant compagnie. Une compagnie se dessinant de traits subtilement intenses, où de bien inspirantes fresques prenaient formes...




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Mar 13 Fév 2018 - 18:14
Elle n’avait pas envie qu’il la remercie, pour ce qu’elle venait de faire. Ce n’était que naturel et il lui aurait été bien ingrat de ne pas agir de la sorte. Certes était-il le médecin, et donc, le plus à même de soigner ses blessures, cependant, elle s’était sentie le besoin (et l’envie ?) de venir nettoyer ses blessures, ce sang qui venait maculer son fin visage. Eikō était une bien complexe personne où s’opposait une froideur qu’elle s’imposait et une douceur qu’elle ne souhaitait pas exprimer à d’autres que ces très peu de personnes qui la connaissaient un peu plus personnellement. Ils étaient très peu nombreux, presque inexistants, mais ils étaient là. Ayant pris place face à lui, elle l’observe, son regard céruléen s’attardant sur lui. Elle l’écoute avec intérêt, comme elle a toujours sut le faire. Sa précédente discussion avec l’homme, s’étant déroulée la veille, lui remonte alors à l’esprit. N’étant plus aussi près de l’homme, s’étant assise de son côté de la table, elle en vint cependant à se dire que ce n’était pas la première fois où il se permettait de s’approcher ainsi d’elle, entrer dans cet espace où elle n’accueillait d’ordinaire personne. La veille, il avait fait de même, amenant son visage beaucoup trop proche du sien, lui murmurant quelques mots qu’elle avait peiné à saisir le sens tant le souffle contre sa peau s’était vu être une sensation ayant mis à mal sa concentration.

Quant à ce qu’il lui avait dit, la jeune demoiselle en était venue à se demander s’il savait lire dans son esprit. Si jamais elle ne lui en tiendrait rigueur d’être parti, il n’avait, après tout, fait que son travail, elle ne pouvait donc pas se montrer égoïste à ce point. Et puis, des patients, il en avait sûrement plusieurs, médecin reconnu qu’il était. De ce fait, elle avait tout simplement dû le laisser partir, n’ayant pas non plus eu la force de le retenir. Elle n’avait été qu’une patiente parmi tant d’autres, il lui avait sauvé la vie parce que quelqu’un lui avait demandé de le faire et l’avait payé pour ses services. Si elle, sa compagnie s’était avérée salvatrice, jouant pour beaucoup sur sa santé mentale, ou, tout du moins, l’avait empêché de sombrer plus loin que là où elle l’était déjà. Mais pour lui ? Elle n’était pas assez prétentieuse pour oser croire avoir été différente de toutes les autres qui avaient croisé sa route.

Elle arqua un sourcil aux prochaines affirmations de l’homme, qui admettait donc n’avoir personne pour prendre ainsi soin de lui. Était-elle surprise ? Un peu, oui. Si, physiquement, il ne semblait pas bien plus vieux qu’elle, il y avait une maturité les séparant qui laissait ainsi croire à la demoiselle qu’il avait certainement la vingtaine avancée, à défaut de savoir ce qu’il en retournait réellement. Et donc, sans jamais réellement se poser la question, elle avait tout simplement assumer qu’il y avait quelqu’un dans sa vie, sûrement prêt à fonder une famille. Elle s’était trompée, ce qui au final, n’était pas surprenant non plus. Sûrement n’aurait-il pas eut le temps d’assumer toutes ces tâches avec une famille se dessinant à l’horizon.

- N’est-ce pas là l’idée même d’une équipe ? Même avec votre titre de sensei, il serait inacceptable de ma part de ne pas m’assurer que tout va bien de votre côté. Cela va donc dans les deux sens.

Elle hausse les épaules, un doux sourire sur les lèvres qu’elle lui adresse alors qu’elle croit ce qu’elle lui dit. Il était son professeur, c’était un fait, mais ils n’en restaient pas moins une équipe. Ils ne pourraient que compter l’un sur l’autre en situation de crise et il n’était pas à exclure où elle pourrait être celle à devoir le sauver un jour. En mission, ils n’auraient qu’eux deux, et elle trouvait donc important qu’il le comprenne qu’elle voyait cette équipe, certes comme un apprentissage pour elle, mais aussi comme un véritable tandem. Si l’un des deux s’arrêtaient, ils étaient voués à l’échec.

Si elle ne voyait aucun problème à ce qu’il laisse tomber les titres honorifiques et autres politesses avec elle, ne serait-ce que parce que cela pouvait la gêner, elle se sentait mal à l’aise d’en faire de même pour lui. Était-ce hypocrite, vu ce qu’elle venait de lui dire ? Que malgré leur position respective, ils n’en restaient pas moins une équipe ? Elle hocha doucement de la tête, signe qu’elle lui permettait de s’adresser à elle comme bon lui semblait, elle ne s’en offusquerait pas. Un léger rire s’échappa de ses lèvres alors qu’il lui donnait quelques idées sur comment devait-elle s’adresser à lui. Elle n’eut cependant pas le temps de manifester sa réponse que la porte s’ouvrit à nouveaux, un peu de nourriture se posant devant eux. Ce n’avait rien du repas qui allait certainement suivre, mais cela avait de quoi sustenter l’estomac négliger de la belle. Souvent absorbé par le travail ou encore ses entraînements, manger pouvait parfois être relégué bien loin dans son esprit.

- Mura-sensei ~ ?

Elle laissa le nom rouler sur sa langue en l’exprimant, un sourire amusé de peint sur son visage. Soit, c’était un bon compromis aux yeux de la belle. Se penchant vers l’avant, elle attrapa l’un des biscuits qui se trouvait sur le plateau.

- Alors, Mura-sensei… Un léger rire cristallin s’échappa de ses lèvres. Je sais que vous me déconseillez d’être hâtive, mais je suis tout de même curieuse quant à ce que vous avez prévu pour ce soir.

Autrement dit, ce n’était pas parce qu’ils n’avaient toujours pas eut le loisir de manger qu’il ne pouvait tout de même pas lui faire part de ses projets. La trop curieuse demoiselle y voyait là presque une forme de torture, de se voir ainsi face à l’inconnu. Le terme était peut-être un peu exagéré, compte tenu de ce qu’elle avait traversé, cependant, elle ne pouvait taire ces nombreuses questions qui lui traversaient l’esprit.

- J’ai même commencé, dernièrement, à entraîner autre chose que mes compétences en combat, que ce soit au corps à corps ou armé. J’ai encore cependant beaucoup à apprendre.

Elle qui s’était longuement concentrée sur le Kekkei Genkai de sa famille tout comme à sa maîtrise de la double lame, elle avait décidé d’élargir son éventail de techniques, essayant de devenir le plus versatile possible. Mais, surtout, le plus utile lorsqu’en équipe avec d’autres.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.


Dernière édition par Zetsu Eikō le Mer 14 Fév 2018 - 16:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Mer 14 Fév 2018 - 2:22


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Pouvait-il avec elle, se laisser aller à révéler sa véritable nature ? Celle incarnant sa réelle quintessence ? Sa raison d’être ? Il se plaisait à penser ainsi, à le souhaiter, à le vouloir. Elle s’étonnait, puis souriait le plus naturellement du monde, alliant subtiles mouvances , teintées de surprises et d’euphories éhontées. Était-il particulier pour elle ? Avait-il une place spéciale ? Quelqu’un comptant à ses yeux, quelqu’un qu’elle ne voulait ou ne pouvait laisser disparaître une nouvelle fois. Quelques soupçons planaient dans les pensées du taciturne, naissants de l’évocation de certains récits, qu’elle révélait elle-même apprécier, des récits de jadis et qui n’eurent verve depuis leurs retrouvailles. De plus, cette eau chaude et parfumée, qu’elle se plaisait habituellement à savourer, selon les dires de la servante manquant de s’offusquer, lorsque sa maîtresse adorée lui objectant l’offrande, ne faisait qu’attiser le doute. Ce regard du passé, se perdant dans les abîmes de bien insondables horizons, était-il en réalité absent, ou bien dévoué auditeur silencieux ?

Fixant sa réaction, remarquant qu’elle s’attendait à une réponse toute autre concernant sa vie, Muramasa pencha légèrement le visage sur le côté, ne révélant point ses pensées, qui néanmoins se faisaient légion. Espérait-elle qu’il soit toute à elle, qu’elle soit sa seule et unique muse, celle qui savourerait sa passion, jusqu’à déraison se mouvant épectase. Laissant choir une nouvelle fois, le choix concernant un nom, qui fut vite trouvé, agrémenté d’un rire fluet. Une douceur dans ce sobriquet, s’érigeant alors, ne déplaisant point, au contraire, étant même accepté avec une certaine joie rédemptrice, bien que dissimulée sous couverts de traits se voulant des plus stoïques. Gourmande et curieuse, elle se permit, d’un geste gracile, d’attraper un met qui narguait son petit nez mutin avec espièglerie, avant d’essayer de satisfaire le mystère planant quant à cette soirée. Posant la question, d’une voix ingénue, insufflant cristalline réverbération. Révélant alors, qu’elle se dévouait même, à travailler d’autres arts, que ceux qu’elle avait pour habitude de peaufiner.

Muramasa passa sa main dans sa chevelure, miroitante de lueurs améthystes se noyant dans l'abîme noir de jais. Ramenant ses cheveux légèrement ébouriffés, qui venaient se dessiner voile, cachant subtilement les globes dorés de sa perception. Il n'était pas allé de main morte, ce fichu comité d’accueil, pour sûr ! Le décoiffant en une mise en plie des plus sonnantes, qui volait la superbe du parangon visitant son apprentie, pourtant en tout bien tout honneur, n’ayant aucune mauvaise intention, au contraire. Il s’était même particulièrement apprêté avec soin, pour cette soirée qui se devait d’être singulière, voire parfaite. C’était quelque peu raté, mais cela n’avait pas été si dramatiques que cela. Surtout après les quelques offrandes des plus délicieusement subtiles et appréciable, qu’il s’était vu octroyée en compensation par sa ravissante hôte.

Elle lui offrait des attentions particulières, des sourires qu’elle n’affichait surement qu’à l’intention de ceux envers qui elle éprouvait de la confiance. Il n’avait pas à garder ses distances, cette façade qu’il se devait d’arborer avec implexe, en présence d’autrui.

malgré le stigmate lui accordant souffrance à la moindre de ses mouvances, il lui sourit, emplissant ses miroirs d’or d’une malice subtile, mais néanmoins avenante. Laissant transparaître de son regard, si connu comme sérieux, le reflet naturel de l’âme qui le façonnait alors.

“ Les membres d’une équipe se doivent en effet de veiller les uns sur les autres. C’est une condition sine qua non. De plus, ce n’est pas tous les devoirs qui leurs incombent, car la quintessence ne se résume pas à si peu. “ -prenant une voix plus vaporeuse- “ Ils doivent se faire confiance, ne rien se cacher entre eux. ”

Faisant pencher sa tête un peu plus, il plissa légèrement les fenêtres de son âme, leur donnant intensité plus suave encore. Un charme silencieux, mais assourdissant, se dessinait origine de ces irradiants iris.

“ Eikō-chan, je me dois de vous accorder la révélation de mes plus noirs secrets, si je veux que vous me fassiez confiance. Tout comme vous devez me confier les vôtres. “

Il se leva du confortable siège moelleux où il prenait auparavant ses aises, contournant alors la table marquant une frontière imaginaire des plus horripilantes, à pas léger, se voulant digne de loup, afin de s’approcher en tapinois de la pléiade le fixant en tenant un savoureux biscuit à la main, le portant même près de sa bouche si rosée, que cela relevait d’un péché capital, que d’être si pure tentation.

“ Vous me pensez sans doute sans tare, mais il n’en est rien…”

Se posant près de l’ingénue, avec délicatesse, à ses cotés, la frôlant alors, avant de l’enlacer en glissant ses bras autour de sa taille, aussi fine qu’elle semblait pouvoir se briser à tout instant. Son regard se plongeait dans les céruléennes prunelles de la demoiselle, prise au dépourvue. Sa voix se fit lente, comme ralentissant le fil du temps, comme oraison irréelle.

“ Vous appréciez mes récits…et vous évitez en ma présence de tremper vos lèvres dans l’aqueux parfumé, un lac dont vous semblez pourtant raffoler… “ -fermant les yeux, songeur, tout en se rapprochant avec candeur- “ Par jadis j’ai dû vous abandonner, je le regrette. Je ne pensais pas que vous m’écoutiez… ou même que vous vous rapeliez de ma personne... Moi et mes histoires un peu étranges, mais cela me réconforte, tout en me chagrinant un peu. J’aurais voulu rester encore à vos côtés, continuer de soigner vos blessures, cependant, j’avais déjà trop profité de la moindre excuse pour poursuivre mes visites… votre clan se languissait de mon départ, me trouvant trop zélé à la tâche d’être présent à votre chevet... Après tout, un jeune homme peut rapidement tomber sous le charme d’une jeune femme… Ils devaient craindre que le médecin n’abuse de sa patiente, si fragile qu’elle n’aurait pu se défendre. Les quiproquo naissent rapidement à la moindre occasion, malheureusement. “

Il remonta sa main vers le visage de la Belle, écartant le ruisseau argenté couvrant subrepticement le stigmate arboré, laissant apparaître une légère cicatrice, à peine visible, tranchant l’azur scintillant d’une mer étoilée se dessinant sur la pale oronymie de ses traits, s’avérant parfaitement sculptés.

“ Je n’étais pas aussi doué à l’époque, que je le suis aujourd’hui. J’en suis navré. ” -examinant la prunelle bleutée, qu’il avait (partiellement) guéri, il y avait déjà des années- “ Je me dois de ne plus vous quitter, de veiller sur vous. “ -passant sa main dans la chevelure de soie de la sirène enchanteresse, comme un geste innocent et empli d’une affection particulière-

Muramasa avait une voix douce, mais audacieuse. Les échos qu’il clamait se faisaient rigoureux, mais d’une charmante vindicte pouvant envoûter. Il la fit doucement chavirer sur son flanc, l'enlaçant sans prévenir, tout en se positionnant derrière elle. Lui offrant une langoureuse étreinte, élégamment douce et légère, ne la tenant que de l'étaux de chair et de sang qui s’érigeait autour de la fine taille, tenue entre ses bras se rejoignant. Il devenait son ombre, se jouant affectueux spectre, la serrant en toute quiétude contre lui.

“ Ne bougez pas… C’est votre punition. “ -obligeant la timide à se laisser aller, à ne pas rétorquer ou de s’outrer, puisqu’elle méritait de se voir châtiée-

Il ferma les yeux, immobile et paisible, pouvant apprécier la fragrance qui s’offrait à lui. La douceur de cette peau qu’il pouvait imaginer à travers sa tenue d'ébène aussi fine que l’air.

“ Vous avez oublié ma visite… et hier soir vous m’avez laissé seul… ”

Laissant s’écouler quelques secondes, paraissant éternité, le tortionnaire de son corps, mais surtout de son âme, lui susurra alors près de la gracile oreille, la vérité.

“ Lors de notre toute première rencontre, nous n’avons pas eu la chance de pouvoir nous trouver. Je ne veux pas que cela se reproduise. “ 

Rouvrant ses yeux, il frôla l'omoplate drapée du bout du nez, remontant jusqu’à son épaule, puis la quittant avec regret, afin d’approcher ses lèvres un peu plus près de ce lobe, semblant délice à mordiller. Se gardant de franchir cette limite, marquant la passion, d’un peu trop près.


“ Je vous ai choisis pour mon équipe en toute impartialité. Il se trouve, que vous correspondiez parfaitement à mes attentes, donc n’y voyez pas une faveur ou une intention de ma part, vous le méritez. “ -prenant une voix sérieuse, légèrement plus grave- “ Par ailleurs, il se trouve que je vous apprécies tout particulièrement. Mais de part le fait que j’étais Directeur et vous élève, je ne pouvais en faire montre. Désormais, ce temps est révolu. Même si nous formons une équipe, nous avons dorénavant l’occasion de nous connaitre réellement. Nous devons rester professionnel, lors des entraînements et des missions. Cependant, cela n'empêche en rien de laisser nos cœurs s’exprimer, au contraire. Peu à peu, je vous aiderais, à faire de vous une Kunoichi exemplaire et honorable. Je veux former une équipe avec vous... mais aussi... peut être un peu plus... allez savoir...“

Il laissa l'étreinte se défaire de sa volonté, remontant alors son bras vers le visage de la muse, afin de caresser tendrement sa joue rosée du revers de ses doigts.

“ Désormais, je soignerais votre corps, vos tourments, mais aussi votre cœur. ” -d’une voix chaude et suave, avant de laisser place au silence-

Il finit par la libérer, se redressant à ses côtés, avant de prendre un morceau du biscuit qu’elle avait précédemment lâché avant de pouvoir le croquer, car frappée de stupeur, de ce geste dont elle était la victime, elle ne put en faire autrement. Le met était tentant, brisé en deux dans sa chute, il trônait disloqué sur la table, comme trépassant.

“ Je dois vous examiner, votre santé est importante. Puis nous ferons quelques tests, afin de prévoir avec précision, un programme adapté à nos entraînements. Je dispose de compétences en arts médicaux. Il est important que j’adapte certaines arcanes et médicaments à votre métabolisme. Concernant le reste,  je ne vais pas vous gâcher les surprises, après tout, nous avions décidé de commencer en douceur. “ -finissant par tourner son visage vers la Belle- “ Vous entraînez d’autres compétences ? Vous me les montrerez un peu plus tard dans la soirée, j’espère. Je vous montrerais les miennes. ” -affichant un léger sourire des plus cabotins, avant de manger le morceau de biscuit qu’il lui avait confisqué-

Il se montrait audacieux, peut être même un peu trop présomptueux. Il ne voulait pas qu’elle délaisse cette équipe, qu’elle en vienne à oublier leurs entraînements, qu’elle en vienne à ne pas considérer son Sensei comme une épaule sur laquelle elle pourrait toujours compter et venir se reposer.

“ Eikō-chan… avez vous une personne dans votre vie ? Quelqu’un que vous chérissez ? “ -la fixant d’un intense regard, se voulant curieux, désireux de s’assurer si la douce avait une relation amoureuse avec quelqu’un, malgré ses peines à sociabiliser-

Il lui avait avoué tant, qu'il attendait à ce qu'elle en fasse de même. Il voulait la guérir de ses démons, de ses peurs, de ses angoisses. La sauver mieux qu'il ne l'avait fait jadis, la libérer et la délivrer de ces blessures marquant autant son corps, que toujours sa psyché, comme il aurait dû réussir à le faire par le passé, cela était son souhait. 




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Mer 14 Fév 2018 - 17:03
Ne rien se cacher entre eux, voilà où se trouvait la confiance d’une équipe. Sûrement la raison pour laquelle elle n’en avait pas eu une jusqu’à maintenant, elle qui n’arrivait pas à se montrer complètement honnête vis-à-vis des autres. Il y avait bien la Hyûga, qui savait, pour son passé tumultueux. Elle lui avait tout raconté, à elle, à défaut d’avoir quiconque à qui se confier. Puis, il y avait le médecin. La famille aurait préféré taire l’événement, cependant, dû aux blessures physiques qu’elle portait et les lourdes séquelles psychologiques qu’elle affichait, ils avaient été forcé de raconter la triste histoire de l’héritière du clan. Elle n’avait donc plus de sombres secrets à partager, il les connaissait tous. Ou non, ce n’était pas tout à fait vrai. Il y avait bien des choses qu’elle gardait pour elle-même, des choses qu’elle ne comptait pas admettre non plus. Elle lui faisait confiance, ce n’était pas ça le problème. Elle tenait cependant à cette équipe et souhaitait le rassurer dans sa décision. Eikō se refusait qu’il la voit autrement que comme cette jeune femme forte solide qu’elle était devenue. Elle ne souhaitait pas qu’il découvre que ses fantômes du passé revenaient encore la hanter, inlassablement. S’il lui assurait être là pour elle, à ce sujet, elle n’avait pas besoin de personne. Elle pouvait se contenter de les ignorer superbement, comme elle le faisait depuis des années et comme elle le ferait éternellement.

Elle l’observa se rapprocher d’elle. Comme à son habitude, elle eut envie de se décaler, de se lever même. Naturellement, elle s’était imposée une distance, s’installant de l’autre côté de la table. Or, faisant preuve de son arrogance bien digne du personnage qu’il était, il avait franchit les quelques mètres pour venir prendre place à ses côtés. Elle n’eut même pas le loisir de tenter quoique ce soit qu’elle était prisonnière de son étreinte, la surprise se dessinant sur ses traits fins. Il n’y avait bien que de Sanadare dont elle supportait tel geste, et même encore, elle l’avait déjà vivement incendier à ce sujet. De façon totalement irrationnelle, la demoiselle ne pouvait s’empêcher de se sentir menacée dans une situation semblable. Elle faisait des efforts, notamment avec la Hyûga, et elle était prête à en faire avec son professeur, cependant, cela ne se ferait ni en un claquement de doigt, ni du jour au lendemain. Elle tenta de garder son esprit ancré dans la réalité, se concentrant sur les prunelles qui s’étaient posées sur elle, sur les paroles qui lui parvenaient.

Mauvaise idée. Il la ramena à une époque dont elle souhaitait tout oublier. Tout, ou presque. Il y avait bien ses rencontres avec le médecin et toutes ces histoires qu’elle avait entendu dont elle voulait bien se souvenir. Elle y tenait, même. Cependant, si elle se devait d’y faire abstraction pour ne jamais y retourner, ne serait-ce qu’en pensée, elle le ferait. Peut-être aurait-elle dut se montrer plus honnête et imposer ses limites. Ce n’était pas tant qu’elle n’appréciait pas la proximité qu’elle avait avec le jeune homme, loin de là même. Ce n’était que pour s’assurer de sa propre santé mentale, alors qu’elle sentait ses pensées déraillées et foncer droit dans un mur, menaçant de le détruire sous l’impact. Un mur derrière lequel se cachait nombreux de ses démons qui ne demandaient qu’à ressortir. Son regard se fit plus distant, plus vide aussi. Elle l’écoutait distraitement. Il évoqua son clan, qui avait souhaité son départ. Elle n’en était même pas surprise. Elle sent sa main contre son visage, un contact qui se veut doux et délicat, et pourtant, terrifiant pour la jeune femme au regard clair.

Combien de fois son père avait-il posé un tel geste ? Il se tenait devant elle, grand et fort. Il posait sa main contre sa joue, la forçant à relever son regard vers lui. Sa voix était douce, caressante même, comme un père qui tentait de rassurer sa fille. Il lui disait qu’elle se devait d’être forte. Ce n’était pas une option, mais bien une nécessité. Le clan aurait déjà bien de la difficulté à accepter une femme à sa tête, ils n’accepteraient jamais que cette dernière soit faible. Pire encore, ils n’accepteraient jamais l’imperfection. De ce contact délicat, le jeu recommençait. Son jeu à lui dont elle n’était que la victime, alors qu’il tentait de faire elle le fils qu’il n’avait jamais eu. De ses doigts posés contre sa joue, voilà qu’elle ressentait cette décharge, cette douleur lancinante qui se propageait dans tout son corps, manquant presque de lui faire perdre connaissance dans la seconde suivante.

- Ils ne vous voulaient même pas à mon chevet dès le début. Son ton était presque méconnaissable, baigné d’amertume. La seule raison pour laquelle ils ont tenté de me sauver, c’était pour préserver les apparences. Un rire jaune. Ils espéraient vous voir échouer. C’était ce qu’ils disaient à chaque jour où ils réalisaient que j’étais encore en vie.

Le clan Zetsu était beaucoup plus sombre que ce que beaucoup pouvaient s’imaginer. Eikō était un vilain petit canard, fille de celle ayant succombée à la maladie et de celui qui avait bien failli mener le clan à sa perte. Voulaient-ils d’elle comme cheffe ? Aucunement. Il n’y avait bien que son oncle pour croire en elle, qu’elle n’avait rien de son géniteur. Les traditions étaient ce qu’elles étaient et ils ne pouvaient donc que lui laisser le rôle qui lui revenait de droit le jour où elle serait apte à l’assumer. Tout aurait été bien plus facile si le précédent chef n’avait pas fait d’erreur et si sa lame s’était logée dans un organe vital.

Elle n’est pas certaine de comprendre ce qu’il se passe. Ramener à de vieux réflexes, elle s’est isolée quelque part dans sa tête, cherchant à perdre contact avec la réalité. Elle avait tenté de s’y raccrocher, cependant, par soucis d’instinct, elle avait misérablement échoué. Comme à toutes les fois où elle s’était retrouvée sous la main puissante de son paternel, elle s’isolait au plus profond d’elle-même, tentant d’ignorer tout ce qui l’entourait. Et pourtant, le Borukan n’avait rien fait méritant une telle réaction de sa part. Allongée sur son flanc, il la tenait contre elle, dans un geste qui se devait d’être réconfortant. La demoiselle aurait bien aimé pouvoir apprécier ce contact à sa juste valeur, la tendresse dont il pouvait faire preuve, de cette douceur qu’elle pouvait entendre dans sa voix. Or, Eikō ignorait depuis tellement longtemps ses propres démons qu’alors que le train de ses pensées avaient percuté le mur les tenant à distance, ils avaient envahi son esprit, réveillant de vieilles histoires, de vieilles sensations, tout ce qu’elle voulait garder au plus profond d’elle-même.

Sa voix se faisait distante. Elle ne comprenait pas tout ce qu’il disait. Ce n’était pas faute d’essayer, ses oreilles bourdonnaient, l’empêchant de saisir le sens de ses paroles. Elle le sentit s’éloigner finalement, la libérer de son étreinte qui n’avait pourtant eu aucune malice. Dos à lui, il n’avait pu voir, son regard vide qui s’était perdu droit devant elle. Il n’avait pu voir non plus la peur qui s’y était reflétée, quelques instants, alors qu’elle était ramenée bien des années en arrière. Une fois libérée, alors que sa voix lui parvenait encore, elle se redressa vivement. Son coeur débattait alors qu’elle était saisi de nausée.

- Je…

Sa voix s’étouffa dans sa gorge, comme à cette époque où aucun mot n’arrivait à franchir le seuil de ses lèvres, comme si son esprit avait abandonné l’idée de s’exprimer. Le pire dans tout cela, au travers tout l'irrationalité dont elle pouvait faire preuve, elle eut un sentiment de culpabilité. Il ne comprenait sûrement pas ce qu’il se passait dans sa tête, pas alors qu’elle avait bien gardé de dire à quiconque qu’elle n’était pas guéri, pas totalement du moins. Elle avait eut cet ardent désir de ne plus être la petite poupée brisée et avait peut-être bien précipiter sa remise sur pied, préférant se divertir l’esprit plutôt que d’y faire face.

Elle avait autant envie de rester que de fuir, différentes pensées se bousculant dans son esprit. C’était ce qu’elle craignait le plus, au final. La situation actuelle était la raison principale pour laquelle elle s’imposait une distance avec les autres, qu’elle les empêchait de s’approcher de trop près de l’animal blessé qu’elle était. Elle ouvrit la bouche pour parler que rien n’en sorti. Ses jambes vacillèrent, la forçant à tomber à genou.

Puis, contre toute attente, elle éclata en sanglot.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Jeu 15 Fév 2018 - 4:37


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Cruelle comme la fatalité, l’inquisition s’érigeait en rencontrant un écueil bien loin d’être escompté. Pourtant, il se doutait que la fragile petite fleur n’avait pas encore trouvé dans sa vie une paisible et salvatrice harmonie. Après avoir traversé de bien terribles épreuves, comment aurait-il put en être autrement ? Lorsqu’il l’avait soignée, par jadis, il avait déjà remarqué que quelque chose n’allait pas, que cela allait bien plus loin que tout imaginaire aurait pu se targuer à essayer d’en saisir la globalité de chaque facette, si cachée et légion innombrables.

La voix habituellement si douce et de cristal, se mouvait brisée dans ses échos brisant le silence. Teintée de peine et d’amertume, la Belle révélait qu’elle n’était pas aussi aimée par ce clan, qu’elle aurait dû l’être. Elle était une paria, détestée de tous, haie par son propre sang, abhorrée alors qu’elle n’était que triste victime d’un tortionnaire ayant perdu raison.

Le taciturne se doutait bien que l'ingénue endurait moult tourments, plus sombres que la nuit des temps. Il avait remarqué dans cette antre ces regards en disant long, ces gestes qui trahissait animosités, ces mots aussi viciés que félons. Elle était prisonnière de son propre château, hantée par les gardiens se révélant tortionnaires de son âme.

Les mots qu’elle-même prononçait avec aigreur, semblaient la faire souffrir au plus profond de son être. Une pauvre poupée brisée et malmenée, dans ce cachot ne lui accordant aucun instant ou moindre opportunités, de pouvoir se reposer de ses blessures passées, des meurtrissures qui ne pourraient guérir d'elles-mêmes.

Le médecin regrettait tellement de l’avoir laissée, d’avoir été contraint de l’abandonner à ces spectres mortifères, qu’il avait dû mal à garder contenance. Cependant, il n’était plus ce jeune homme n’ayant pas son mot à dire, car désormais, il lui avait promis de la sauver de ses tourments. Il n’avait déjà pas peur à l’époque, que de devoir se dresser contre les engeances les plus malfaisantes de ce monde pour accomplir ses desseins. S’il s’était laissé aller à l'époque, il l’aurait peut être même enlevée, arrachée à ces chaînes l'empoisonnant. Cependant, ne lui en aurait-elle pas voulu ? Ne l’aurait-elle pas détesté ? Ne l’aurait -elle pas considéré comme un aliéné ? Ne l’aurait elle pas vécu comme une trahison ? Une trahison bien plus cruelle que de simplement devoir la quitter ? Si hier, il ne le pouvait ou ne le voulait, au jour d’aujourd’hui, il en était tout autrement. S’il avait su le dixième de ce qu’elle gardait profondément scellé en son cœur dévasté, il n’aurait pas hésité une seule seconde à prendre le risque de se faire haïr d’elle. La Bête aurait enlevé la Belle, de son glacial palais la tourmentant.

Il voulait être doux, prendre le temps de lui faire comprendre peu à peu, qu’il ne souhaitait qu’une chose, qu’il ne souhaitait que la guérir. Malgré que l’équipe se devait d'être sacrée, il s’agissait de l’occasion parfaite pour rattraper le temps perdu. Le temps où tous deux s’étaient oubliés, chose qu’il regrettait, sans pouvoir en avouer l'essence originelle, qui pourtant n’était pas si difficile à discerner.

Se brisant, ses pensées revenaient la hanter avec force, l'empêchant d’aligner les mots, de garder les apparenced. Elle s’effondra sous les yeux de Muramasa. Ce dernier comprit qu’il était allé trop loin, trop vite, qu’il n’aurait dû évoquer cette époque où elle était silence. Ses yeux se firent lacs, puis cascades déversant perles aqueuses, roulants sur les douces joues se teintant d’émotion. 

Il l’avait faite pleurer bien malgré lui, s’en voulant alors, d’être si maladroit. Plantant ses dents en sa pulpeuse chair intérieure, mordant l’intérieur de sa bouche, geste se mouvant lorsqu’il s’avérait être contrarié, il glissa vers vers, se rapprochant alors. Regrettant de voir la douce si décontenancée, qu’elle se révélait brisée, il ouvrit ses bras, l’entourant d’une réconfortante étreinte, qu’il savait pourtant insuffisante pour calmer la bien triste et sinueuse eurythmie traversant alors avec frénésie la frêle jeune femme.

Il ramena la soyeuse tête contre son torse, plaçant l’une de ses grandes mains sur l’arrière de ce cou si gracile, pour venir faire choir ce visage attristé tout contre lui. Posant sa joue contre la soyeuse chevelure si immaculée, il l’enlaça tendrement, afin qu’elle puisse pleurer de tout son saoul.

“ Excusez-moi, Eikō-chan. “ -dit-il, d’une voix légèrement confuse-

Il  laissa à l’attristée le temps de sécher ses larmes, le temps de se calmer, le temps de trouver un certain réconfort dans cette innocente étreinte qu’il lui offrait en rédemption pour la faute commise. Chaque soubresaut teinté de sanglots s’avérait comme coup de poignard dans le torse du coupable. Cependant, ce dernier ne pouvait que l’accepter en silence, se devant de se repentir envers elle. Après quelques minutes, semblant durer éternité, elle n’avait plus la force de pleurer, ayant déversé tout ce que son petit corps si gracile était capable d’exprimer comme tristesse.

Patientant, ne voulant la brusquer une nouvelle fois, le fieffé fautif la laissa se reposer contre lui, la gardant encore avec une candeur particulière dans ses bras. Il finit par ne plus pouvoir garder son propre mutisme. Faisant rouler ses bras, il la souleva en se relevant, la tenant dans ses bras comme une princesse, aussi légère que plume. Il plongea ses yeux dans ce regard qui était perdu, qui avait fuit aussi loin qu’il était possible de le faire, lorsque les cents Yokai taraudaient vos pas, afin de se repaître de votre corps, ainsi que de votre âme.

Lentement, sa mouvance le fit reprendre place sur le sofa alors déserté, tenant avec précaution la belle , qui venait trouver place allongée de tout son long, ses petits pieds dépassant même du piédestal duveteux. Son échine se cambrait sur la cuisse virile, tandis que ses épaules venaient être soutenues par un bras musclé et protecteur, prenant garde qu'elle ne tombe de cette volute apaisante. Il la regardait d’une manière des plus langoureuses, alors qu’elle semblait désarticulée, comme poupée de chair et de sang, dont les os seraient poussières d’étoiles.

“ J’ai toujours aimé ce grain de beauté près de vos lèvres… ” -contemplant ce visage si raffiné et divinement suave se présentant sans défense à ses griffes, mais surtout à ses crocs- “ Connaissez-vous la métoposcopie ? Il s’agit de la divination par les grains de beauté, un art divinatoire des plus anciens. Bien sûr, cela semble être… fantasque. " 

Il souleva légèrement la belle, tout en remontant sa main libre, en esquissant les contour de ce fin Kimono recouvrant sa peau aussi douce que pâle, puis effleura de son index ce fameux repère ancré près de ses sensuelles lèvres rosées à demi-entrouvertes. Ayant même l’audace de venir caresser avec délicatesse, la finesse si pulpeuse et tentatrice de ces lippes, le narguant ouvertement.

“ Comme vous avez dû le remarquer, j’en ai un sous l’œil gauche. Cela signifie, chez un homme, qu’il a des sentiments inconstants, des incertitudes affective, une difficulté à aimer. “ -affichant un visage sérieux-  “ Pourtant lorsque je vous contemple, je n’ai aucune incertitude. “ -la fixant avec intensité- “ Voulez vous que je lise votre… grain de beauté ? “ -laissant échapper ces mots avec une certaine malice, il affichât aux dernières syllabes prononcées, un sourire sincère -

Il approcha lentement son visage de celui de la Belle, puis posa ses lèvres sur la peau aussi douce que la soie, offrant à ce grain de beauté, un tendre baisé des plus passionnés. Se finissant par une exultation, avant de s’approcher des commissures interdites, qu’il cherchait de l'effleurement de ses lippes haletantes de désirs, finissant par rencontrer l'appétence rose et sucrée, se trouvant si convoitée, qu’ensuite, il passa même le bout de ses crocs sur cette oronymie enchantée. Il put se délecter de cette oasis si humide et savoureuse, un court, mais apprécié instant. Mordillant chaudement et délicieusement la lèvre inférieure de la tendre princesse, avant de la quitter avec moult regrets.

Un baiser tout à fait charnel, mais restant élégant, ayant été offert et apprécié avec parcimonie. Finissant par porter ses doigts vers sa propre bouche encore palpitante de cette caresse volée, le criminel esquissa la courbe de ses lèvres encore brûlantes de passion. Une bien agréable sensation s'érigeant encore dans sa chair, une sensation des plus enivrantes et fruitées.

“ ... “ -sachant qu’il venait de commettre l’irréparable- 

Ils étaient censés être une équipe tout ce qu’il y avait de plus formel. Pourtant, voilà que ce premier cours particulier prenait des saveurs interdites. La visite nocturne commençait à peine, qu’il avait déjà volé les lèvres de sa belle apprentie, alors que celle-ci était pourtant sans défenses.

Était-ce un rêve, ou était-ce la réalité ?

Il prit un des biscuit trônant sur la table, puis le tendit avec délicatesse vers l’ingénue, le présentant en offrande à sa fluette bouche, qu'il avait impunément violée.

“ Ne… Ne me regardez pas avec ces yeux… “ -détournant le regard, honteux d’avoir profité de ses larmes pour la réconforter un peu trop sentimentalement de ses lèvres- “ Vous êtes précieuse à mes yeux… bien plus précieuse qu’une simple élève... “ -légèrement gêné, sa voix se teintait de culpabilité-

Soudain, la porte du salon s’ouvrit sans crier gare. Il s’agissait d’une des servantes, venue apporter les premiers plats, afin de marquer le commencement du fameux dîner. Les joues de cette dernière se mirent à virer d’une teinte écarlate, en apercevant les deux jeunes gens se prélassant d’un peu trop près sur le sofa. Une chose était sûre, la vision était un peu trop intense pour une dame servant un si noble clan.

Muramasa tourna ses pupilles dorées vers celle venant déranger leur si appréciée intimité. Un zeste désemparé, mais n’en faisant montre, il porta son index devant sa propre bouche, en lui lançant un regard malicieux. Signe de garder cela secret. Avant de finalement, lui lancer quelques paroles, se voulant impérial décret.

“ Je suis médecin... et de surcroît, son Sensei particulier. Ne vous en faites pas. “ -dit-il, d’une voix caractérisant excuse, tenant de mutuelles apparences finement partagées- “ Il se trouve qu’Eikō-san est souffrante, pourriez vous préparer quelques unes de ses affaires, je me dois de l’amener faire quelques analyses, après nous être légèrement restaurés. Cela va de soit. ” -ordonnant la servante-

Elle affichait des yeux ronds comme des soucoupes, avant de s’extasier d’un retentissant “ Kyaaa~ !!! ” des plus expressifs. Se dépêchant de poser le plateau emplit de délices devant les deux hurluberlus, puis de s'exécuter, heureuse que sa maîtresse se laisse aller à jouer au Docteur, et autres jeux de rôle des plus... interdits, avec un aussi bel étalon faisant montre de correction et d’étiquette des plus avisées.

Eikō-chan, je vais vous enlever cette nuit, ne m’en voulez pas. “ -lui susurrant ses intentions, d’une voix suave et entremetteuse-




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Ven 16 Fév 2018 - 17:00
Cela faisait combien de temps qu’elle n’avait pas pleuré ? Elle même ne saurait dire. On lui avait appris à être forte, on ne lui avait pas donner le choix en réalité. Elle avait tout encaissé sans rien dire, sans jamais élever la voix, sans jamais pleurer même. Il n’y avait peut-être que devant Sanadare qu’elle s’était laissée aller, et même encore, très rarement. Alors là, de se retrouver à genou au sol, à pleurer à chaude larme, ses épaules secouées de lourds sanglots, elle était partagée entre l’idée de fuir et de rester. Il ne lui donna cependant pas le choix. Il vint la prendre dans ses bras, la ramenant contre lui. Cette fois-ci, elle ne se braqua pas. Elle agrippa même de ses petites mains sa chemise, cherchant à s’accrocher à quelque chose, n’importe quoi. Et il était là, avec elle, à la prendre dans ses bras, l’ayant ramené contre lui, lui laissant ainsi la chance de s’appuyer sur quelqu’un, ne serait-ce que quelques instants. Elle qui avait toujours tout fait seule, toujours tout endurer seule, elle se retrouvait désormais à pleurer encore et encore dans les bras de son professeur. Elle s’en voudrait, un peu plus tard, une fois la crise terminée, d’avoir agi ainsi. Elle s’en voudrait d’avoir pleurer dans ses bras. Elle s’en voudrait de lui avoir montré ce côté si faible et vulnérable de sa personne. Ce n’était pas le genre de la maison. Très peu digne des Zetsu.

Il lui fallut plusieurs minutes avant de se calmer. Elle avait fini par s’immobiliser, son souffle devant plus régulier, tandis qu’elle ne le relâchait pas, sa chemise désormais froissée entre ses doigts. Elle était épuisée et ils n’avaient même pas encore commencer l’entraînement. À croire qu’elle avait un long cheminement mental à effectuer avant d’être officiellement prête à affronter sa vie de kunoichi. Elle était une étudiante assidue et brillante, aux compétences qui n’étaient plus à prouver aux yeux de son sensei. Elle s’était physiquement entraînée pendant des années, améliorant ainsi ses performances, allant même jusqu’à s’épuiser pour être certaine de garder un certain équilibre en ce qui concernait sa santé mentale. Elle ne pouvait se laisser aller à ces fantômes du passé, et donc, elle les faisait taire en s’entraînant jusqu’à ne plus pouvoir bouger. Elle se tuait à la tâche, plutôt que de voir son propre esprit chercher à l’achever.

Il la souleva du sol sans trop de difficulté et elle se contenta de garder son visage contre son torse où elle se sentait en sécurité. Eikō était une jeune femme pleine de contradictions. Un instant elle ne supportait pas d’être toucher, créant le plus de distance qu’elle le pouvait entre les autres et elle-même, puis l’instant suivant elle avait besoin de ce réconfort chaleureux dont elle manquait terriblement. Les yeux à demi-fermés, elle resta accrochée à lui, ne souhaitant pas le laisser partir. Peu à peu, elle revenait à elle, réussissant à enfermer ses fantômes du passé derrière un mur qu’elle s’efforçait de reconstruire. Il était venu fracasser les remparts derrière lesquelles elle se protégeait et voilà donc qu’elle tentait de les remettre sur pieds. Relevant légèrement le visage, elle l’observa attentivement, maintenant qu’ils étaient tous les deux sur le sofa, elle encore très près de lui, trop d’après certains. Mais pour cette fois-ci, elle le laissa faire. Elle n’avait pas l’énergie, ni même l’envie, d’ériger ce mur de glace qu’elle connaissait si bien. Elle se tenait donc là, contre lui, reprenant peu à peu ses sens, un contact avec la réalité qui pouvait se faire douloureux. Elle y avait passé tellement de temps dans sa propre tête sans ne rien prendre en considération qu’il lui était presque difficile de faire différemment, et ce, malgré tout le temps qui s’était écoulé depuis qu’elle avait émergé de son mutisme.

Il s’adressait à elle et elle se concentra sur sa voix. Son regard doux se posa donc sur son visage, ces traits connus qui se voulaient rassurant dans la tempête qu’était devenue sa tête. Si elle n’avait pas envie d’y répondre, ou, tout du moins, de tout simplement parler, elle l’écoutait, le regard curieux, cherchant à comprendre le sens de ses paroles et où voulait-il en venir. Le contact délicat qu’il avait vis-à-vis d’elle, de sa main sur sa peau, lui arracha un long frisson qui lui parcouru le dos, à la différence de précédemment étant qu’il n’y avait rien de désagréable. Elle esquissa un sourire, signe qu’elle se portait mieux. La crise était passée, les fantômes à nouveau enterrés. Sûrement devait-elle les confronter, cela lui permettrait ainsi peut-être bien de faire la paix avec tout ce qu’elle avait vécu. Elle pourrait ainsi s’assurer que des événements comme celui-ci ne se produisent plus. Un jour, peut-être, acceptera-t-elle de les affronter. Pour aujourd’hui, elle n’en avait pas besoin. Ou pas envie, cela était plus juste. Elle n’en avait pas le courage, tout simplement.

La suite fut cependant bien surprenante pour la jeune femme qui était confortablement calée dans ses bras. Sûrement devait-elle se redresser, qu’ils en reviennent à ce qu’ils étaient venus faire, soit un entraînement. Mais quelques minutes supplémentaires ne pouvait lui dire de tort… Des lèvres se posent contre sa peau, ses lèvres, et voilà que si son esprit était embrouillé ces derniers instants, il en devient complètement vide. Plus rien ne s’y passe, si ce n’est que la sensation qui glisse sur sa peau. Puis, finalement, des lèvres vinrent rencontrer les siennes, dans un baiser bien différent que ceux que lui offrait Sanadare lorsqu’elle avait dans l’idée de lui mener la vie dure. Elle ferma les yeux, appréciant tout simplement le moment, aussi surprenant le geste était-il. Une fois se serait-il détaché d’elle qu’une avalanche de questions lui viendraient sûrement en tête, toutefois, pour l’instant, et pour la première fois depuis une éternité, son esprit se faisait silence radio. Elle y répondit donc, timidement, aussi inexpérimentée qu’elle était, pour finalement le laisser s’éloigner d’elle. Comme prévu, les pensées affluèrent, de nombreuses questions se bousculant derrière ses yeux. Que venait-il de se passer ? Si la réponse était évidente même pour une délicate et innocente jeune femme comme Eikō, qu’est-ce que cela était supposé signifier pour lui ? Et pour elle ? Leur équipe ? Tant de questions qu’elle n’osait adressé tout haut, préférant rester silencieuse, comme elle l’avait si souvent fait, ses prunelles calmement posées sur le visage du jeune homme, bien que la surprise y était toujours visible.

Sa voix la tire finalement de ses pensées. S’apprêtant à répondre quelque chose, la porte du salon s’ouvre à nouveau, sûrement leur repas. Elle n’ose même pas tourner la tête et observer de qui il s’agit, son visage s'enflammant d’un rouge sanguin alors qu’elle est toujours contre Muramasa. Elle écoute ce qu’il dit à la nouvelle venue avec attention et se surprend à rigoler doucement. Elle se détache finalement de l’étreinte une fois la servante repartie, se redressant en position assise.

- Souffrante, hein…

Un nouveau rire. Elle est plus détendue, ayant repris pleine possession de ses esprits. Ses yeux sont toujours rouges de la crise de larme dont elle avait été victime, mais elle se sent mieux. Elle se sent surtout prête à passer outre cette crise, faire comme si elle n’avait jamais eu lieu. Il s’agissait d’un sujet délicat qu’elle ne voulait pas aborder. Pas maintenant. Jamais en réalité. Aussi honnête souhaitait-elle être avec son sensei, il n’avait pas besoin de tout savoir, sur cette histoire. Pivotant, elle laissa ses jambes tombées hors du sofa devant elle, s'asseyant donc face à la table où reposait un large plateau contenant divers sushis, tout comme le plateau de douceurs ayant été apporté un peu plus tôt. Cela vient lui rappeler à quel point elle a faim et elle se décide donc d’attraper une paire de baguettes pour ainsi manger tranquillement. Le silence plane entre eux deux alors qu’elle ferme les yeux, revenant inlassablement à ce moment d’intimité qu’ils avaient partager, une action qui avait fortement surprise la demoiselle. Pourquoi avait-il fait ça ? Qu’est-ce que cela signifiait pour elle ? Des questions auxquelles elle peinait à trouver la réponse, aussi évidente pouvait-elle être.

- Emmenez-moi loin d’ici. Jusqu’au bout du monde s’il le faut.

Elle avait ramené ses jambes vers elle, les encerclant de ses bras, ayant prononcé ces quelques mots avec une sincérité qui lui était presque inconnue. Ces lieux étaient maudits par la jeune femme, et pourtant, elle y restait, un devoir qu’elle avait vis-à-vis de son clan.

- Vous pouvez me tutoyer. Elle prit un énième sushi. Je ne vous en ai jamais voulu, d’être parti. C’était la suite logique des choses. Je n’étais qu’une patiente parmis toutes celles qui ont croisé votre route. Donc ne vous en faites pas avec cela, il n’est même pas nécessaire de vous en excuser.

Son ton est calme, doux même, alors qu’elle en veut pas qu’il se sente coupable de si peu. Et puis, elle ne s’était jamais montrée reconnaissante, pour tout ce qu’il avait fait, plongé dans un mutisme dont elle ne désirait pas sortir. Elle n’en voyait pas l’intérêt. Comme tous les autres, il allait partir. Et il l’avait fait. Elle s’était donc contentée de rester silencieuse.

- Et mon grain de beauté… Que signifie-t-il ?

La douce créature était curieuse, et sans porter un regard sur le jeune homme, ses joues toujours cramoisies, elle se contenta de manger. Devait-elle revenir sur le baiser échanger ? Elle n’en savait rien. Elle ne savait plus rien. Elle se contentait donc de suivre la danse d’idées dans sa tête, pour finalement abandonner en s’en retrouvant d’autant plus confuse.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Dim 18 Fév 2018 - 1:52


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



La dévouée maritorne déposa prestement moult mets délicats, juste devant les deux jeunes gens se rapprochant dangereusement, mais délicieusement. L’intrusive servante ne s’attarda pas plus que cela, voyant sa maîtresse entre de bonnes mains, en tout bien tout honneur. Des mains que toute femme aurait appréciées, jusqu’à en perdre raison. L’ingénue n’avait pas osé se retourner vers la goguenarde suivante, sachant pertinemment que cela n’aurait servit à rien. Cela lui aurait même desservi, que d’afficher ses propres phares palpitant encore, s’ancrant sur ces fines joues. L’indésirable paire d’yeux, scrutant une dernière fois d’un regard intéressé les deux énergumènes en train de batifoler en toute quiétude, finit par quitter la scène.

Trop confuse auparavant, de laisser paraître ce visage décontenancé se teintant d’une sanguine oraison un peu trop révélatrice, la belle reprenait pourtant peu à peu contenance. Une douce chaleur émanait de ces corps se tenant tout près l’un de l’autre. La moindre mouvance enflammait un peu plus leur peau se caressant délicatement. La tentation se dessinait, inéluctablement tracée par les pulsions ancestrales, qui s’ancraient  en chaque être de chair et de sang, depuis la nuit des temps. De ces tumultes, étuve se dressait alors, si chaudement, qu’à la moindre seconde d’inadvertance, la passion se déchaînerait alors, jusqu’à l’aliénation orgasmique ne trouvant de repos.

Il comprenait que la douce pléiade était au fond d’elle-même, aussi fragile qu’une poupée de porcelaine menaçant de se briser à tout instant. Le taciturne n’avait droit à aucune maladresse de plus, s’il souhaitait que cette somptueuse radiance trouvant ancre en ces iris céruléens, ne se brise à nouveau.

La fleur, encore fébrile, susurra l’excuse proclamée tantôt par son vaillant  protecteur, avant de laisser échapper un fluet rire amusé, marquant le retour du beau temps. Ses pétales essuyèrent une bien terrible tempête, mais heureusement, quelqu’un avait été là pour incarner le solide rempart s’avérant salvateur.

La délicate Eikō était une Kunoichi, mais aussi et avant tout, une jeune femme comme les autres, connaissant des doutes et des tourments. Pourtant, elle ne laissait transparaître aucune faiblesse, se devant d’être digne et fière héritière d’un clan renommé et ancien. Une frêle femme brisée par le passé, peinant à rassembler les pièces de son esprit  se perdant dans les méandres froids et austères de ses démons intérieurs. Personne ne prenait la peine de l’aider à reconstituer la quintessence de son être, s’étant jadis égarée. Hormis le jeune homme se tenant près d’elle en cet instant, il n’y avait sans doute pas eu énormément de monde pour la soutenir. Peut être un oncle, ou encore une amie, se risquaient de temps à autres à essayer de la réconforter. Cependant, la nubile avait besoin de quelque chose de plus intense, qu’une relation purement affective liée à parent ou encore connaissances. Un remède nommé passion, se voulant dangereux, mais terriblement nécessaire. En temps que médecin, il ne pouvait accorder ce remède qu’à une seule élue, une seule âme en tournant. Et celle qu’il avait choisi, n’était autre que la muse le regardant présentement, de ses beaux yeux, légèrement rouge et chatoyants, tant ils avaient laissé les flots choir de leur nitescence au reflet éclatant de vie.

Elle se refermait de par sa gestuelle, prenant une position fœtale, en se recroquevillant timidement sur elle-même. Pliant ses jambes, révélatrice de genoux élégants. Ses cuisses opprimant les globes sinueux inspirant convoitise. Muramasa la laissa faire, quand à sa posture se mouvant défensive, alors que l’instant suscitait intérêt des plus ardents, à mordiller de plus belle les lèvres de la sensuelle demoiselle, même les plus intimes d’entre-elles. Elle prenait ces sushis, comme si elle cherchait une échappatoire à cette situation cocasse qui la faisait rougir. Elle était trop innocente et peu habituée à ce qu’un homme ose prétendre à lui faire la cour. Pourtant avec des charmes tels que les siens, tout homme se serait damné à ravir ces charmes un peu trop tentateur, pour être ignorer. Elle était la pomme de la discorde, bien trop savoureuse pour ne pas susciter envie de la croquer.

“ Je t’emmènerais là où tu voudras. Là où tu seras heureuse d’être, Eikō. “ -approchant son visage de l’épaule, avant de faire choir son menton sur le gracile piédestal s’offrant à lui-

Il acceptait avec joie de la tutoyer, du moins dans l’intimité de leur deux seules présences. Ses mots l’avait fait regretter encore plus, que de l’avoir abandonner. Car elle n’était pas une patiente comme une autre, loin de là.

“ Et si moi je m’en veux ? “ -lui demandant, d’une voix teintée d’amertume- “ Tu te trompes, tu n’as jamais été une patiente comme les autres à mes yeux. “ -fermant les paupières, sa voix se fit plus lente et profonde- “ Tu es ma patiente, mais aussi bien plus. “ -lui répétant ces vérités à nouveau- “ Rien que d’imaginer le fait, que tu puisses être la patiente de quelqu’un d’autre… Cela je ne le permettrais pas… Jamais. ” -se perdant en pensées un peu vagues, se transformant en paroles imagées-

Elle était cruelle tout comme lui l’avait été. Il l’avait faite pleurer sans le vouloir, comme elle venait inconsciemment de le faire souffrir par ses paroles trop insouciantes. Il fit rouler sa tête, la penchant, avant de raviver la noctiluque lueur dorée, se perdant sur le profil du visage aux si fin traits s’incarnant merveilleux.

“ Ne parlons plus de ces choses, cela doit te mettre mal à l’aise. Cependant, je ne peux pas m’empêcher de te faire la cour, ne m’en veux pas. Je prendrais le temps qu’il faudra pour que tu acceptes mes sentiments, ou me ferais même une raison, sans empiéter sur notre équipe. Je m’en veux que le hasard t’obliges à supporter ça. Le fait que tu sois la parfaite coéquipière que je recherchais tant. Mais qu’en plus de cela, tu sois aussi une personne ne me laissant pas indifférent. Quel bien piètre Sensei je dois être, pour ne pas pouvoir me contenir et savoir faire la part des choses, alors que je t’avais promis de commencer nos entraînements ce soir, en tout bien tout honneur. Je suis sincère concernant l’équipe, je veux que nous soyons les meilleurs partenaires que le monde Shinobi n’ait jamais connu. Ne m’en veux pas, j’aurais du te dire que… hormis les Jaeger, j’escomptais partager bien plus de choses avec toi... depuis longtemps... “

Il posa ses grandes mains sur les hanches menues lui faisant face, avec tendresse, la caressant d’une manière langoureuse. Faisant même glisser l’une de ces audacieuses exploratrice, vers des territoire plus voluptueux et interdit encore. Passant de l’étoffe à la peau brûlante d’une arrière cuisse à la douceur ataraxique. Laissant virevolter les doigts audacieux, s’abreuvant de ces délices s’offrant à eux au fil d’une descente se transformant des plus audacieuse. L’aventurier se risqua à plonger vers la plus envoûtante intimité de ce chaste sanctuaire inexploré, mais s'arrêta avant qu’il ne soit trop tard. Il avait déjà découvert tant, que plus n’aurait été que trop entreprenant. Ses gestes étaient si doux, se dotant d’une avenante gestuelle des plus avérée, que ces caresses n’avaient rien de dérangeant. Aucune lubricité ne se tramait, tant il faisait attention à ses gestes, qu’il lui offrait avec une dévotion indéfectible.
 
“ Ton grain de beauté ? Qui sait, je te le dirais peut être si tu réussis un petit entrainement que j’ai prévu. Après tout, il faut bien une récompense pour motiver une élève à donner le meilleur d’elle. “ -lui offrant un sourire malicieux, se voulant légèrement taquin-

Finissant par remonter la main un peu coquine, pour la déposer sur ce délicieux genou, qu’elle révélait sans même le vouloir, à cause de sa posture un peu trop introvertie.

“ J’ai volé ton grain de beauté, donc cela n’a plus d’importance. Il me revient le droit de décider de sa signification. Ne penses tu pas ? “ -malicieux, il se montrait bien plus détendu et sauvage que ce que l’on pouvait s’imaginer, bien loin de cette implexe sérieuse qu’il arborait en public- “ Qu’attends tu pour voler le mien, le lire de tes lèvres… ? “

Soudain, la servante revint, avec un sac contenant quelques affaires de la demoiselle, ainsi que sa veste. Elle ouvrit la porte, lançant un regard des plus curieux, afin de s’assurer qu’elle ne venait pas à un instant qui se serait montré fort cocasse d’être interrompu.

Elle s'avança légèrement afin de poser les affaires près de la porte, avant de s’incliner, puis de refermer discrètement derrière elle. Elle affichait un air étrangement enjoué, envoyant un sourire et un regard des plus explicite à sa maîtresse, qui ne devait alors pas être très à l’aise si elle le remarqua.

Muramasa se contenta d’un hochement de tête, pour remercier cette complice inespérée, tombée du ciel.

Il finit par prendre une baguette trônant sur le plateau, se collant alors contre le gracile dos, connaissant émoi jusqu’au bout de son échine, puis pris un sushi et le porta à sa bouche, engloutissant avec noblesse.

“ Délicieux. ” -concluant en appréciant la saveur- “ Mais loin d’être intéressant, surtout après un fruit si… rose et sucré…” -susurrant à son oreille les derniers mots, en se faisant haletant dans son évanescent écho-

Finissant par quitter le confortable sofa, ainsi que l’accolade formée auprès de la prude beauté, le médecin alla près de la porte, puis ramassa la veste qui était soigneusement posé. Il l’ouvrit, invitant la Kunoichi à venir se couvrir de ce dernier, afin de l’accompagner. Elle n'avait pas besoin de s'habiller plus que cela. Un enlèvement après tout se devait d'être un brin fait dans la frénésie du moment.

Le geste ne nécessitait mot. La Bête enlevait la Belle, afin d'apaiser ses tourments. Elle avait besoin d’un environnement moins oppressant pour pouvoir se divertir, ou même apprendre les enseignements de son Sensei. Muramasa voulais lui offrir une bouffé d’air frais, afin de l’aider à aller mieux. Il était son enseignant attitré, mais aussi son médecin dévoué, escomptant lui apprendre toutes les choses qu'elle n'avait eu occasion de découvrir, ainsi que veiller à sa santé de corps et d'esprit.

Les cours particuliers de cette visite nocturne, ne pouvaient prendre place en ce palais mortifère. Muramasa, fort heureusement, savait déjà où salvateur sanctuaire pouvait être trouvé.




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Lun 19 Fév 2018 - 8:16
Il s’en voulait. Pourquoi ? Ses paroles ne faisaient pas de sens à l’esprit de la belle, ou alors très peu. Si elle arrivait à saisir ce qu’il lui disait, cela ne faisait naître qu’en elle toujours plus de question. Elle n’avait pas été qu’une parmis tant d’autres. Ces seules paroles lui firent du bien tout autant qu’ils la troublèrent. Elle posait donc un regard curieux sur le jeune homme, le sourcil arqué, comme si elle lui demandait d’élaborer sur le sujet. Des questions silencieuses qui lui traversaient l’esprit qu’elle adressait tout aussi silencieusement, comme si elle n’acceptait pas de poser des mots sur ce qu’elle pensait, sur ce qu’il s’était passé. Puis il fut question de sentiment. La confusion se dessinait donc sur les traits de l’innocente demoiselle, dont les sourcils s’arquèrent pour souligner l’incompréhension dont elle était victime à l’heure actuelle. Son visage, appuyé sur son épaule, était terriblement près du sien. Son souffle glissant sur sa peau lui arrachèrent un frisson qui lui parcouru l’échine, venant perturber ses pensées qui fusèrent une fois de plus dans tous les sens. S’il avait réussi le miracle de faire taire son esprit quelques secondes, il était aussi celui provoquant ce tumulte qui ne semblait pas vouloir se calmer.

Bien plus qu’une simple coéquipière. Elle en comprenait le sens. Du moins, elle croyait comprendre où souhaitait-il en venir. Alors, il lui vint d’autres questions. Pourquoi elle ? Même s’il avait déclaré qu’elle n’avait pas été qu’une patiente parmis tant d’autres, cela ne changeait en rien qu’elle n’était… Qu’elle. Une jeune femme torturée au passé sombre qui n’arrivait toujours pas à s’en sortir. Si elle semblait forte aux yeux du monde, quiconque s’attardant un peu plus longtemps sur sa personne comprendrait sans difficulté qu’il n’en était rien. Sanadare le savait et elle s’efforçait même de briser ce masque qu’elle arborait, encore et encore, dévoilant ainsi la poupée brisée qu’elle était réellement. Parce qu’elle était une femme possédant de nombreux doutes, elle en vint aussi à se demander, tout comme la veille où il lui avait proposé d’être de son équipe, si elle était seulement assez bien pour lui. Que pouvait-il bien lui trouver, à elle ? Jeune immature qu’elle était, encore beaucoup trop naïve et insouciante, malgré cette jeunesse qui lui avait été dérobée.

Elle aurait voulu répondre quelque chose, n’importe quoi, et voilà que sa main contre sa peau vint la déconcentrée. Vêtue seulement de son kimono, il eut ainsi accès sans difficulté à sa cuisse mise à nue tandis qu’elle avait ramené ses jambes contre elle. Elle se contenta alors de garder le silence, tentant d’assimiler ce qu’il lui racontait, sa voix se faisant douce et caressante. Elle aurait pu tenter de fuir ce contact, cependant, elle l’envie de se dérober une nouvelle fois n’était pas là. Si sa main contre sa joue lui avait rappelé de nombreux souvenirs qu’elle désirait oublié, cette caresse sur sa peau ne la ramenait à rien qu’elle ne connaissait. Des sensations nouvelles qu’elle découvrait tout juste, qui n’amenèrent que plus de confusion chez la jeune femme. L’aimait-il ? Ce simple mot perdait son sens pour celle qui n’avait jamais rien connu de temps. Peut-être que sa mère l’avait aimé, or, elle était décédée sans qu’elle ne puisse en garder un seul souvenir. Il s’agissait donc d’un sentiment inconnu, d’un regard qui ne s’était jamais posé sur elle, des mots qu’elle n’avait jamais entendu.

Ce fut finalement la servante du clan Zetsu qui la sauva d’une discussion qu’elle n’était pas certaine de vouloir avoir. Non pas qu’elle rejetait l’homme, là n’était pas l’idée. Elle ne savait pas où elle, elle se situait, dans toute cette histoire. S’il était vrai qu’elle avait une affection particulière pour l’homme… Jamais ne se serait-elle doutée de sentiments de sa part à son égard. Une idée saugrenue qui n’aurait jamais traversé son esprit avant aujourd’hui, tant impossible cela lui semblait-il. Elle ne savait donc pas comment y réagir, tout ça lui semblant encore n’être que folie. Peut-être avait-il mal digéré son déjeuner ? Une chose était cependant certaine : elle allait devoir se situer elle-même dans toute cette histoire avant de pouvoir dire quoique ce soit.

Elle ignora superbement, comme elle savait si bien le faire, le regard dirigé vers elle, son visage encore cramoisie des dernières paroles prononcées par son sensei, de sa proximité avec sa personne. Puis alors qu’elle disparaît, il se rapproche à nouveau d’elle, son coeur s’emballant en même temps que son esprit. Décontenancée, elle s’arrêta de manger, semblant éprouver quelques difficultés à coordonner ses mouvements en ce moment même. Elle resta immobile encore un instant, semblant avoir quelques difficultés avec ce côté très tactiles de son ancien directeur. Non pas qu’elle y voyait un inconvénient… Il s’agissait plus d’un manque d’expérience, alors qu’autre Sanadare, jamais personne ne s’était approché ainsi d’elle, posant leur main contre elle, dans le simple but d’être délicat. De vieux traumatismes qui la hantaient encore, ce qu’il avait eu tout le loisir de remarquer aujourd’hui.

Se levant du sofa, n’ayant plus faim de toute façon, elle se rapprocha de lui pour enfiler la veste qui lui était tendue, aux couleurs de son clan, d’un bleu sombre venant se dénoter du noir. Elle aurait préféré sa veste de l’académie, cependant, elle ne pouvait en vouloir à la gentille dame venue déposer de ses effets personnels. Elle ne pouvait savoir. La jeune demoiselle était, après tout, fière de son clan. Une fois le tissu recouvrant ses épaules, elle pivota sur elle-même pour faire face au professeur. Faisant un pas dans sa direction, elle vint rejoindre ses mains dans le dos de ce dernier et poser sa tête contre son torse dans une étreinte.

- Merci. Elle se détacha ensuite, les joues toujours colorées. Elle n’avait pas besoin d’en dire plus. Où est-ce que tu m’amènes ? Elle s’était permise de le tutoyer. Ne vaudrait-il pas mieux que je me change avant de partir ?

Elle désigna sa tenue alors qu’elle s’était préparée pour la nuit. Cela pouvait se montrer embêtant, surtout s’ils comptaient s’entraîner. Elle jeta un regard à ce qui traînait aux pieds du jeune homme, un léger sourire sur les lèvres en y voyant ses deux épées. Elle y vit aussi là de quoi changer de sujet, essayant tant bien que mal de ne pas repasser sur ce qui s’était dit. C’était peut-être injuste pour le professeur qui allait rester dans l’ombre, mais elle se voyait mal dire quoique ce soit à l’heure actuelle. Elle était confuse. Elle ne comprenait pas non plus. Si elle, elle avait toujours apprécier le médecin, sûrement plus qu’elle n’osait l’admettre, jamais elle aurait cru la réciproque vraie. Il y avait donc beaucoup d’information à assimiler pour la jeune femme.

- Je t’ai déjà présenté Dawn et Dusk ? Elle se pencha pour attraper les deux lames, l’une noire, l’autre blanche. Elles appartenaient à ma mère, elles m’ont été léguées il y a deux ans de cela. Mon oncle croyait que… Une inspiration. Que ça m’aiderait, de les avoir avec moi. Un sourire presque nostalgique se dessina sur ses traits. Ma mère leur avait donné ces noms car elle disait toujours que de l’obscurité en sortait vainqueur la lumière, mais elle ne gagnait jamais bien longtemps.

Elle aurait bien aimé connaître sa mère. Les choses auraient peut-être été différentes. Quoique… Malgré tout ce qu’il s’était passé, ces fantômes du passé qui ne la quittaient pas, si les choses avaient été différentes, peut-être bien qu’elle n’aurait jamais retrouvé Sanadare. Peut-être bien que jamais elle n’aurait rencontré Takumi. Et puis, peut-être bien que jamais le Borukan aurait eu une telle place dans sa vie.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Lun 19 Fév 2018 - 18:57


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Une innocence qui ne comprenait pas ce qui pourtant était évident. Il lui offrait des mots avec une voix particulière, des regards qui en disaient longs, des gestes dénotant toute l’affection qu’il éprouvait pour elle. En fallait-il plus pour que cette candeur ne s’éveille à l’illumination lui faisant défaut. Elle disposait de toutes les vérités présentées devant ses céruléennes prunelles si bleutées, mais semblait trop pure en en saisir les subtiles origines. La source expliquant ces mouvances particulières, dont elle n’avait déjà connu le frisson lui parcourant délicieusement l’échine. Elle se demandait pourquoi elle était la victime de ces chimères, dont elle n’avait souvenance, et encore moins connaissance. Mais elle savait au fond d’elle-même de quoi il était question. Humble d’elle-même, elle était bien loin de s'imaginer être vue de cette manière, surtout pas de surcroît, par le médecin ayant toujours garder une façade nonchalante et froide à ses sourires. Pourtant, elle était une femme des plus désirable, de part sa beauté, ainsi que sa douceur. Était-il si étonnant qu’un mâle la convoite, la fasse la cour avec passion ? Non, bien évidement, cela était des plus naturel.

Muramasa comprenait parfaitement que la prude ait besoin de temps, afin de digérer ce changement soudain résidant, dans les paroles et le comportement de son interlocuteur. Il venait de lui révéler la quintessence que la muse lui inspirait, avec une audace certaine, bien qu’un peu maladroite. L’oiseau au plumage de jais n’avait pas eu de chance dans son existence. Il suffisait de voir la complexe situation familiale dans laquelle il était, pour comprendre qu'en réalité, il était seul. Une génitrice décédée dès son plus jeune âge, un père à la réputation sulfureuse et tyrannique, et ne parlons pas du reste de la famille, bien trop éloignée pour se préoccuper du triste sir. Il s’était toujours débrouiller sans l’aide de quiconque, ne pouvant compter finalement que sur lui. Voilà qu’il espérait peut être quelque chose de quelqu’un, d’une personne comptant à ses yeux. Il avait la folie de croire qu’il aurait droit à quelques mots, à somme toute quelques confidence. Mais rien de tout cela ne lui fut accordé. La pléiade était distante, comme troublée d’être ainsi regardée, comme si tout cela la dérangeait, mais n’avait pas le courage de montrer les désagréments que son esprit traversé. La Zetsu pouvait se montrer cruelle avec lui, ne lui offrant rien de personnel, et encore moins états de son cœur, palpitant avec tant d'ardeur, qu’il risquait à n’importe quel instant de rompre sa cage thoracique. Il n’y avait que le silence.

un long moment d’hésitation planait en cette atmosphère céleste, qui en réalité ne dura qu’un bref instant. Cette attente de voir la Belle le rejoindre, d’être enlevée de son plein grès, d’accepter cette main tendue qui ne demandait qu'à être prise. Elle accepta, de sa démarche enjouée, mais légèrement fébrile, se trouvant apeurée de cette inconnue se présentant à elle. De ces horizons qu’elle acceptait , de ces pas se rapprochant , de ces pas affirmant les désirs d’être emportée loin de son palais. Lui offrant alors enfin une réponse, une accolade signifiant qu’elle ne disait pas non, n’en affirmant point objectivement une certitude. Mais rien que cela suffit à le rendre heureux. Il s’agissait après tout d’une énigme qui s’élucidait légèrement, car ainsi, elle lui indiquait qu’elle ne le rejetait, pas complètement.

Après l’ataraxie qu’elle lui apporta en toute simplicité, après avoir enfilé sa parure, elle le remercia, avant d’essayer de trouver quelques onces de réponses.

Exhibant sa nocturne tenue, afin de signifier qu’il aurait été avisé que de se changer, elle se vit refuser sa requête.

“ C’est une surprise. “ - lui souriant avec sincérité- “ Tu n’as pas besoin de te couvrir plus. “

Son regard papillonna, cherchant quelque chose du regard afin de trouver inspiration, avant de finalement la trouver. Présentant une infime part de son être, mais d’une importance des plus capitale pour elle. Jamais elle ne lui avait accordé la moindre part de son passé, dont il ne connaissait qu’une bribe infime d’il y a trois années déjà.

“ Je n’ai pas eu ce privilège. “ -regardant le leg de sa mère- “ Votre mère était une femme bien sage. Il est important de garder des Memento des personnes qui nous sont chères, car c’est un peu garder une partie d’elles avec nous… “ -sa voix se crispa légèrement et son regard se détourna-

Lui aussi gardait un souvenir de feu sa mère toujours auprès de lui. Il s’agissait d’un objet très particulier, dont il ne se séparait jamais et dont la souvenance le taraudait, dès lors qu’il le contemplait.

Il soupira légèrement, avant de reposer les globes dorés de ses iris, dans ces yeux si bleu que la teinte des cieux en paraissait bien pâle.

“ Dawn et Dusk ? Elles sont magnifiques, leurs noms sont parfaitement trouvées. “ -ramenant sa main, puis posant cette dernière sur sa tempe, un air mélancolique se dessina sur ses traits- “ Ma mère est décédée il y a une quinzaine d’année. Je sais combien un Memento peut être important… “ -laissant place à un court silence-

Il finit envoyez un vif regard vers l’ingénue, prenant d’une main le sac que la servante avait déposé, puis de l’autre, il ouvrit la porte avant de saisir le frêle avant bras, entraînant l’inconsciente avec lui.

Ils traversèrent alors le domaine Zetsu, en direction des portes, de cette sortie, de cet interstice vers l’horizon lointain, sous le regard incongrus des gardes ne semblant pas réagir après la bévue de tantôt. Le pas du médecin était décidé, ne laissant pas choix quand à ce qu’elle le suive. Pourtant, il ne pressa pas de trop le pas, afin de ne pas bousculer l’apsara. Voilà, ils étaient sortis de ce repère malsain, où l’atmosphère était oppressante. Une fois ces arches passées, l’implexe se faisait plus légère et calme. Mais il continuait de la tenir, de ne pas la lâcher, car s’il brisait ce lien, il avait peur qu’elle ne disparaisse à jamais.

“ Ce n’est pas très loin. “

Arpenté le chemin, quelques brèves minutes suffirent à arriver près d’une résidence située non loin du domaine de la Princesse. Il s’agissait d’une résidence, plus modeste certes que le monument principal des Zetsu, mais ne manquant pas de chatoyante architecture et de grandeur (point petite, mais digne d'une péninsule). Gargantuesque, la bâtisse s'élevait sur plusieurs étages, dénotant un style novateur, qui se rependait au grand dam des fieffés traditionalistes.

“ Il s’agit d’une de mes résidences. Je l’ai acquise, car la plus proche de votre domaine. Je me doute que maintenant, vous devinez pourquoi. Pour les entraînements, avoir un sanctuaire ou encore ne pas être dérangé... ou d'autres choses. “ -se tournant vers elle, lui affichant un regard malicieux-

Il l'invita à la suivre à l'intérieur. Passant les quelques gardes (car Muramasa était un homme important, doté lui aussi comme il se devait, en cas de malandrins cherchant querelle, d'une soldatesque casquée, rappelons le), ces derniers ployant le genoux en guise de respect, Noblesse Oblige.

Le Majordome, une femme, présente sur le perron, accueillant les deux jeunes gens, afin de ne point manquer à ce qu'elle se devait obligation de faire, leur fit révérence.

Tout deux purent rentrer dans le luxueux hall d'entrée, suivit de près par la servante dévouée (mais pas trop).

" Muramasa-sama, vous avez fait vite. " -remarquant l'évidence- " Ojou-san, permettez moi de vous débarrasser. " -invitant l'inconnu à laisser choir sa veste-

" Cette charmante jeune femme se nomme Eiko. Veuillez à ce qu'elle soit toujours la bienvenue en ces lieux. " -ôtant nonchalamment sa veste et la tendant à l'esclave et le sac contenant les affaires (se résumant en fait à une tenue des plus spéciale, prévue par la suivante de la gente demoiselle, mais cela, personne ne pouvait alors s'en douter...)-

" Il en sera fait selon vos ordres. " -s'inclinant-

Se tournant vers la bien nommée, quelle ne fut pas la surprise de cette dernière, lorsqu’elle découvrit que la Belle était en tenue plus que légère, sous son épais manteau. Pourtant, par correction, elle ne releva pas plus que cela ce fait.

" Eiko-sama. " -faisant milles courbettes, avant de s'affairer à s'occuper des affaires-

Muramasa se rapprocha plus près d'Eiko, afin de lui tenir ce langage.

" Eiko, tu seras toujours la bienvenue ici, saches le. Tu viendras ici pour les entraînements... ou si tu veux me rendre visite, à n'importe quelle heure, tu seras toujours la bienvenue. Je vais te faire visiter, puis nous pourrons commencer la première leçon. "




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Mar 20 Fév 2018 - 19:42
Elle se demandait vaguement ce qui était le pire. De n’avoir jamais connu sa mère ou d’avoir assister à sa mort ? Elle secoua doucement la tête, désormais légèrement coupable d’avoir évoquer ce sujet qui était sensible pour tous les deux. Elle avait simplement tenu à lui présenter ses fidèles acolytes, deux lames avec lesquelles s’entraînait-elle régulièrement. Elle aurait bien aimé pouvoir apprendre de sa mère, qu’elle lui aurait alors montré tout ce qu’elle savait faire, elle qui avait été considérée comme une excellente combattante. Or, elle avait dû apprendre seule ou encore avec d’autres membres du clan, qui avaient accepté d’aider la jeune demoiselle qu’elle était. Elle s’était grandement améliorée, devenant même assez compétente avec ces dernières. Elle n’en avait cependant jamais parlé à personne, ou presque, alors qu’elle préférait attendre d’avoir un certain niveau avec ces dernières. Elle était connue pour ses techniques en taijutsu qui se voulaient redoutables, elle avait simplement cherché à élargir son champ de compétences.

- Je suis désolée… Elle n’avait pas voulu raviver de vieilles blessures. Je n’ai aucun souvenir de ma mère, elle est décédée lorsque j’étais encore trop jeune. Je n’ai que ça pour ma rattacher à elle, me dirait que je l’aurais au moins connu un minimum.

Elle se contenta pas la suite de ranger ses armes, les ajoutant avec les quelques effets personnels qui avaient été rassembler. Un dernier regard sur leur plateau de sushis à moitié mangé et elle le suivit sans s’attarder sur d’autres questions. Elle le connaissait, quand bien même souhaitait-elle savoir où se dirigeaient-ils, elle n’obtiendrait aucune réponse de sa part. Il était ainsi, l’ancien directeur, baignant dans le mystère et se délectant des questions silencieuses qui éclairaient le regard d’un bleu profond de la jeune demoiselle. Il l’attrapa par le bras, chose qui provoqua chez elle un malaise qu’elle n’adressa pas. Si elle le suivait volontairement, être traînée ainsi au travers ces murs qu’elle connaissait par coeur ravivait de vieux souvenirs, encore une fois. Elle se fit violence pour ne pas se laisser envahir par le passé, la crise étant déjà passée. Et puis, le Borukan ne lui voulait pas de mal. S’était en s’accrochant à cette pensée qu’elle réussit sans éclater à sortir du domaine des Zetsu, lui la tenant toujours par le bras. Cela ne servirait à rien, qu’il soit la victime d’une colère qui ne lui était aucunement destinée. Il n’était pas celui responsable des cicatrices marquant son esprit.

Ils arrivèrent finalement à l’endroit où il semblait vouloir les mener. La jeune demoiselle avait gardé le silence, perdue dans ses pensées qui voguèrent un peu partout, entre ce contact qu’elle n’appréciait pas particulièrement mais qu’elle tolérait comme il s’agissait de Muramasa et les derniers événements s’étant déroulés dans le grand salon de sa demeure principale. Si elle s’y concentrait, elle était certaine qu’elle pourrait encore sentir les lèvres du jeune homme contre les siennes, ce qui l’amena à secouer légèrement sa tête, cherchant à chasser ces quelques pensées qui lui amenèrent d’autres questions, toujours plus nombreuses. Et elle, dans tout cela ? Son regard s’attarda sur le dos du jeune homme alors qu’elle se posait la question. Que représentait-il pour elle ? Elle ne s’y était jamais attardée, à ces histoires de sentiments qui pourtant furent longuement racontés par d’autres demoiselles de sa classe, elle se retrouvait alors confrontée à l’inconnu. Complètement dépassée par les derniers événements, elle-même ne pouvait exprimer ce qu’il se passait dans sa propre tête, pas même pouvait-elle répondre aux questions qui traversaient son esprit.

Si elle lui était reconnaissante de lui offrir un lieu où ils pourraient s’entraîner qui n’était pas le domaine de son clan, cet endroit respirant les mauvais souvenirs qui s’y trouvaient rattacher, son commentaire ne fit qu’accentuer le rouge qui ne souhaitait pas quitter son visage. Autre chose. Qu’insinuait-il ? Au fond d’elle, elle en connaissait la réponse, mais il était tellement plus aisé d’ignorer. Une fois à l’intérieure, la jeune demoiselle regarda la femme qui s’était approchée d’eux, à qui donna-t-elle la veste qu’elle portait sur ses épaules.

- J’en prend bonne note.

Ce qui voulait dire, dans son langage à elle, que jamais elle n’oserait venir ici sans y être invitée, et ce, quand bien même lui donnait-il son accord. Elle était ainsi faite, la demoiselle, alors qu’elle ne parlait que très rarement d’elle-même, encore moins de ce qui pesait sur ses épaules. Une discrète jeune femme en sorte qui essayait de tout faire toute seule pour éviter d’embêter les autres avec ce qui lui semblait être des futilités. Même auprès de sa meilleure amie, elle taisait nombreuses choses, cette dernière en ayant déjà aussi beaucoup sur ses propres épaules. Et puis, elle avait longtemps été seule, terriblement seule même. S’appuyer sur autre personne qu’elle même lui semblait presque impossible.

- Ce n’est pas nécessaire pour la visite, pas maintenant du moins. Elle leva ses prunelles claires pour rencontrer celles du jeune homme. N’avons-nous pas nombreuses choses à faire et voir ce soir ? Autant commencer maintenant, avant que l’on soit trop épuisé pour s’entraîner, non ?

La question était sincère alors que le soleil avait déjà décliné depuis un bon moment à l’horizon. L’obscurité extérieure suffisait à supporter ses propos. Et puis, il lui tardait de se dégourdir un peu, de passer à l’action. Il n’y avait bien que ça pour faire taire son esprit, ces questions et ces doutes qui s’y trouvaient. Il y avait aussi une autre solution qu’elle venait tout juste de découvrir, cependant, cela n’amenait, au final, que plus de questions. L’entraînement, il n’y avait que ça qui étouffait tout ce qui la dérangeait pour au final l’épuiser assez, la forçant généralement à un sommeil sans rêve, tombant de fatigue, ce qui lui évitait de longues heures, seule avec elle-même.

- N’ais-je pas dit que j’avais de nouvelles technique à te montrer ?

Enthousiaste, la demoiselle observait les deux épées qui étaient restées près d’elle, celles qui l’accompagnaient depuis un certain temps déjà et qui devenaient peu à peu une extension d’elle-même en combat. Elle avait appris, bien heureuse, à les manier, se réconfortant dans l’idée que, si elle avait été encore là, sa mère aurait été fière de la kunoichi qu’elle devenait.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Mer 21 Fév 2018 - 0:13


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



L’hôte de ce sanctuaire voulait mettre à l’aise son invitée. Que cette dernière ne se surmène pas trop, car déjà accaparée par tant de travail, que cela était impressionnant qu’elle réussissent à être motivée par ces cours particuliers. Il remarquait sa façon de se refermer, à chaque fois qu’elle affichait ce regard sérieux et décidé, cette manière qu’elle avait de rester évasive, en se contentant de brève verve. Mais il avait aussi à l’esprit, que lorsque ces joues s’empourpraient, là elle ne pouvait mentir. Si ce silence ne laissait aucun indice, ses traits miroitaient en offrant pléthore de ces derniers.Subtilité s’avérait nécessaire, pour décrypter la Belle, qui restait mystérieuse et insaisissable en tout temps.

Leur passé avec leur mère était pour tout deux bien triste, bien amère. Évoquer ce genre de sujet était sensible, trop délicat encore. Donc le jeune homme éviterait tant que faire se pouvait d’aborder de trop épineuses conversations.

Beaucoup d’efforts, afin de briser ces murs, allaient être nécessaires, peut être trop même. Cependant, le médecin en avait déjà conscience, et c’était en connaissance de cause, qu’il acceptait de faire choir ces remparts, cachant le cœur dont il souhaitait tant s’emparer. Il appréciait sa pureté et son innocence, cette image inaccessible, qu’il contemplait en voulant la protéger pour l’éternité, mais ironiquement désireux de la lui voler à jamais. Il était un égoïste fini, souhaitant que personne ne touche à sa petite Eiko, ou encore lui fasse le moindre mal. Tout en aspirant à ce que la princesse ne fasse attention qu’à celui-ci, qu’elle lui offre finalement son jardin secret, que la nymphe gardait caché si précieusement. Offrait-elle a d’autres quelques esquisses de la quintessence l’incarnant ? Rien que l’idée lui déplaisait, mais si elle voulait s’épanouir, faire montre d’une sociabilité lui faisant défaut, celui qui désirait que cette pléiade ait une vie heureuse, devait faire des concessions. Enfin, cela le calmerait peut être si cette douce mais énigmatique demoiselle, lui offrait quelques confidences plus souvent. Quelques paroles qu’elle ne gardait que pour ceux envers qui elle avait confiance, comme celles concernant les lames jumelées si précieuses et importantes à son âme. Les fâcheuses circonstances avaient joué contre ce fait, mais dorénavant, il en était tout autre. Venant même de gagner la première, ce qui lui apporta malgré une pensée troublée, un certain réconfort. Mais gourmand, le renard en voulait plus, toujours et encore. L’inconsciente venait de lui offrir une friandise, en tenant un énorme sac emplis de milles et une sucreries. N’était ce pas là le narguer, voire le pousser à la malice ?

Muramasa regarda Eiko avec un regard songeur, comprenant que la Belle voulait se dépenser physiquement, qu’elle en avait besoin pour se sentir bien, peut être même pour discerner qu’elle était réellement vivante.

“ Eiko, je veux que tu fasses plus, que de prendre simplement note. ” -se plastronnant, comme pour dénoter la rigueur de ses propos- “ Me faut-il manquer de subtilité… Encore  ? “ -détournant légèrement le regard, en faisant imperceptiblement la moue- “ Je veux que tu me promettes de venir ici si tu as besoin de te détendre, ou pour n’importe quelles autres raisons. Naoko sera à ton entière disposition et t'accueilleras comme mon invitée, même si je suis absent. Tu es ici chez toi, ne me fait pas répéter, d’accord ? “ -demandant à la gracile sirène, en déviant son regard légèrement gêné qui le traversait en cet instant-

Naoko regardait la scène en restant droite et sérieuse, comme tout majordome se le devait, remarquant que la gourgandine ne manquait pas de toupet. Elle osait mettre dans une situation fâcheuse son maître, sans sourciller. Tout homme aussi bon et respectable que ce dernier, n’avait pas à se justifier. La blondasse faillit en avoir le souffle coupé, tant la demoiselle était d’une flagrante incorrection. L’hôte offrait la bienvenue à son invitée, ce qui était un privilège, voire un honneur, et cette dernière n’en afficha par sa jouissance. Cherchait-elle vivement querelle avec une telle impudence exacerbée ? Quand bien même, méritait-elle un gant caressant sa joue, Naoko se retint, car après tout, si Muramasa semblait si décontenancé (chose dont elle ne fut jamais témoin), cette dernière devait être une personne importante et toute particulière. De plus elle était une femme, mais comme Naoko en était une elle même, elle aurait bien abandonné l’étiquette pour la châtier de son insultant outrage. 

“ Ojou-san. “ -intervenant en faveur de son maître- “ Muramasa-sama est une personne qui n’invite généralement pas de la sorte. Il serait inconvenant de ne pas accepter ce présent avec sincérité. “ -d’une voix sérieuse, se voulant implexe, mais en gardant une parfaite correction et des plus neutre-

Le concerné se retourna vers la gredine qui n’avait pas à intervenir de la sorte. Surtout que la Belle à la blanche chevelure était sa protégée et qu’elle avait parfaitement le droit de se montrer impudente envers lui.

“ Naoko, amenez Eiko-san au salon et servez la comme il se doit. Sachez rester à votre place, surtout avec elle. “ -d’une voix froide-

Renard, il s’approcha de cette dernière, afin de lui glisser quelques mots à sa seule intention. Des mots qui ne devaient être ouïe, par soucis des convenances et de fierté.

Les majordome avaient une fichue tendance à trop être protecteurs après tout. Il soupira, puis regarda avec un grand sourire la petite Eiko dans ses grands yeux somptueux.

“ Eiko, je vais aller me préparer pour notre entrainement, j’ai hâte de voir ces nouvelles techniques. Je vous laisse aux soins de Naoko-san quelques instants. J’espère que vous vous entendrez bien toutes les deux. "

“ Il en sera fait selon vos désirs, Murasama-sama. “ -s’inclinant légèrement en signe de respect, avant de se tourner en direction de la douce, afin de l’inviter à la suivre.- “ Je vous prierais de me suivre. “ 

Le taciturne se hâte de prendre la direction de sa chambre, afin de se changer pour une tenue de circonstance. Tandis que les deux demoiselles prirent la direction du grand salon. Une belle pièce, d’un style moins traditionnel que ceux ayant ancre en ces temps. Après lui avoir proposé de s’asseoir sur un moelleux divan des plus luxueux et moelleux, afin de patienter quelques instants, cette dernière partit, puis revint rapidement en portant un plateau, le déposant devant la table basse faisant fasse à Eiko.

En restant courtoise, Naoko lui servit alors un thé semblant très raffiné, pour la faire patienter.

“ Eiko-san, prenez votre temps, je crois que Muramasa-sama va mettre un moment avant de calmer ses esprits. Je vous amènerais à une pièce afin que vous puissiez vous changer en toute intimité. “

Elle restait impassible, droite comme un piquet et un peu à l'écart, mais à disposition de la jeune femme. Il ne fallut pas longtemps, avant qu'elle ne brise ce pesant silence entre elles.

“ Si vous avez besoin de quelque chose, je suis à votre disposition. “




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Jeu 22 Fév 2018 - 8:37
La jeune demoiselle n’était pas certaine d’être à l’aise avec la femme qui semblait la juger silencieusement, sentant quelques reproches dans le ton employé par cette dernière. Avait-elle réellement fait quelque chose de mal ? Elle n’en savait rien. Elle l’avait compris au ton du jeune homme qu’il souhaitait réellement qu’elle n’hésite pas, qu’elle était la bienvenue ici. Or, c’était beaucoup demander pour celle qui était toujours aussi discrète, qui ne disait jamais un mot plus haut que l’autre ne se voyait pas du tout s’imposer de la sorte. Cela lui était tout simplement inconcevable. Même s’il l’invitait. Même s’il lui disait clairement qu’elle ne devait pas hésiter. Malgré tout cela, elle ne le ferait pas. Elle se contenta alors de simplement hocher de la tête. Pouvait-elle faire autrement ? Elle n’était pas certaine d’avoir envie d’exprimer le fond de sa pensée sur le sujet. Elle craignait décevoir l’homme qui lui faisait toujours face et qui ne souhaitait, au final, que son bien. Ce n’était pas contre lui, aucunement même. Elle était tout simplement faite ainsi, cette petite créature timide.

- … D’accord.

Elle ouvrit la bouche comme pour ajouter autre chose avant de se raviser. Elle sentait toujours le regard de la femme poser sur sa nuque et cela la rendait mal à l’aise. Elle qui ne s’exprimait que rarement en public avait adopté une attitude un peu plus froide dès l’instant où elle était arrivée, et encore plus maintenant. Détachée, comme à son habitude, si elle était en mesure d’afficher un peu plus de sa personne en compagnie du médecin, la situation se voulait différente lorsqu’il y avait d’autres personnes autour d’elle. De ces personnes qu’elle ne connaissait pas et qu’elle souhaitait garder loin d’elle. Ils étaient nombreux, ces personnes, tandis qu’elle se protégeait à sa façon du monde extérieur. Très peu savaient ce qu’elle avait traversé, et tout aussi peu nombreux avaient eu le loisir de la voir plus détendue. Plus agréable. Les Hyûga semblaient savoir comment s’y prendre avec elle, pour la mener à baisser ses barrières et accepter d’être un peu plus honnête. Ils étaient majorités dans son entourage très restreint.

Silencieusement, elle suivit la femme. Elle n’avait pas spécialement envie d'interagir avec elle alors que malgré ses belles paroles, elle se sentait toujours comme une intruse ici. Une raison supplémentaire pour ne pas arriver sans crier gare. Peut-être n’était-ce pas voulu, mais elle n’y pouvait rien. Quelque chose l’embêtait chez cette femme, qu’il s’agisse du regard qu’elle portait sur elle ou encore autre chose. La proximité qu’elle semblait avoir avec le Borkuan ? C’était stupide, comme idée. Ce ne pouvait décidément pas être un problème aux yeux de la belle. Et pourtant, la voilà qu’elle se retrouva à s’y attarder, ce qui se trouvait à être plus que désagréable. Éprouvait-elle une pointe de jalousie ? Elle ne saurait le dire. Quelque chose laissait sous-entendre qu’elle connaissait bien mieux le médecin qu’elle, mais surtout, elle semblait faire partie intégrante de sa vie. Sûrement était-ce irrationnel, certainement même, toutefois, malgré toute sa bonne volonté, elle n’était pas quelqu’un de particulièrement logique.

Prenant place sur le sofa proposé, toujours légèrement vêtue, elle porta un regard sur le plateau qui s’était placé devant elle tout en écoutant les paroles que la femme lui adressait. Un thé lui fut servi, cependant, elle n’y porta pas d’attention particulière. Elle en vint même à se demander pourquoi est-ce que l’homme semblant vivre seul en possédait-il, si elle se fiait à ce qu’elle savait de lui. Les quelques mots portés à son attention attisèrent toutefois sa curiosité. Avait-elle remarqué quelque chose qui lui avait échappé. Toujours dans sa froideur habituelle, peu à l’aise avec les inconnus, elle posa ses prunelles claires sur la femme qui se tenait droite, non loin d’elle.

- Que voulez-vous dire par… Calmer ses esprits ?

Une vague de doutes submergea presque la kunoichi. Avait-elle réellement dit ou fait quelque chose qu’elle n’aurait pas dû ? Était-il en colère contre elle ? Faisait-elle preuve de mauvaise foi alors qu’elle n’avait pas simplement accepté son offre qui se voulait rare et particulière, si elle se fiait aux paroles de la dénommer Naoko ? Un sentiment peu agréable vint donc l’habiter, ce qu’elle chercha à cacher aux yeux de la femme à qui elle avait adressé sa question. Peut-être lui en voulait-il pour son silence ayant suivi le baiser échangé ? Le vivait-il comme un rejet ? Ce n’était pas à exclure et pourtant… Là n’avait pas été l’intention de la belle. Et puis, au final, si la dame lui avait répondu, elle n’en écouta rien, perdue dans son propre flot de pensées qui se voulait de plus en plus chaotique alors que les questions fusèrent de tous les côtés.

- Puis-je aller me changer ?

Elle avait réussi à se sortir de ce flot de questionnement qui ne faisait que lui amener toujours plus de questions sans la satisfaction d’une réponse. Elle suivit donc à nouveau la femme, n’ayant pas touché au thé qui lui avait pourtant été aimablement offert. Atterrissant dans une chambre, elle se saisit de ce qui contenait les vêtements que sa propre servante avait été chargée d’apporter. Ouvrant le grand sac, elle y chercha à l’intérieur de quoi mettre pour s’entraîner qui se voulait toutefois plus confortable et surtout, plus d’occasion que le léger kimono qu’elle portait à l’heure actuelle. Ses fins doigts se refermèrent sur un tissus particulier, semblant orné de dentelles, qu’elle tira hors du sac pour au final l’y remettre avec empressement, ses joues s’embrasant. Était-ce une mauvaise blague de la part de sa servante ou un message subtile ? Elle secoua doucement de la tête. Cela expliquait peut-être les nombreuses questions que cette dernière avait pu avoir vis-à-vis du plat de sa vie sentimentale. Étant à ses côtés depuis toujours, elle était peut-être la seule personne se rapprochant d’une mère à ses yeux, quoique peut-être plus d’une grande soeur si elle se fiait à ce qu’elle avait ajouté à ses bagages.

Enfilant finalement un pantalon quelconque et un débardeur, comme à son habitude, elle fut bien heureuse d’y trouver aussi ses hautes bottes qu’elle trouvait plus que confortable. À sa ceinture vinrent s’ajouter ses deux lames qu’elle avait présenté un peu plus tôt. Changée, elle quitta la chambre, suivant alors la femme qui la guida jusqu’à l’extérieur où le Borukan semblait toujours se trouver.

Elle s’avança jusqu’à lui, esquissant un sourire qu’elle était certaine que la femme ne verrait pas. Resterait-elle pour tout l’entraînement ? Elle espérait sincèrement que non, sans quoi s’en trouverait-elle déconcentrer. Elle n’était pas être observée lorsqu’elle s’entraînait, ce qui signifiait qu’elle l’avait rarement fait à l’Académie, en étant seulement forcée lorsqu’elle était confrontée à un combat imminent, qu’il s’agisse d’avec Yomi ou encore Aono par exemple. Elle s’y était faite, à la solitude, et ce, dans presque toute les sphères de sa vie.

- Par quoi commence-t-on ?

Elle aurait peut-être pu se montrer plus douce, dans son ton, sa façon de s’adresser à lui. Une nouvelle vague de culpabilité manqua de l’entraîner avec elle. Elle s’en voulait, d’être ainsi faite, avec ce malaise qui l’habitait tandis que la femme était toujours présente. Elle n’avait pas dit grand chose et pourtant… Elle n’irait pas jusqu’à dire qu’elle ne l’aimait pas, cela serait injuste. Il s’agissait plus qu’elle n’aimait pas les gens en règle générale. Oui, voilà. Une excellente raison.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Ven 23 Fév 2018 - 1:34


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Cette soirée était particulière, autant pour l’insouciante Zetsu, que pour le taciturne médecin. Chacun apprenaient silencieusement un peu plus l’un de l’autre, à travers ces regards, ces non-dits, ces mots, ces hésitations, ces silences, ces réactions, ainsi que bien d’autres choses. Cette tension qui s'immisçait subtilement entre ces deux être se cherchant, depuis que le soleil s’était couché, ne faisait que s’intensifier de manière sinueuse.

Naoko était absolument tout ce que sa fonction exigeait d’elle. Un air sérieux et appliqué, respectant l’étiquette avec abnégation, ce qui pouvait renvoyer une image de machine sans once de vie ou de libre arbitre. Pourtant, elle avait un esprit affûté, plus que ce que ses actions pouvaient laisser transparaître. Elle regardait la Belle, sans être incorrecte, juste par soucis de la servir au mieux. Prête à réagir, chose qui était normale pour tout majordome. La question de l’ingénue la fit légèrement sourire intérieurement, mais ses lippes ne bougèrent pas d’un seul soubresaut. Contenir ses réactions était la base dans ce métier, où le sérieux était condition sine qua non, afin d’exceller dans ses responsabilités.

“ Murasama-sama est une personne introvertie. Eiko-san, vous êtes particulière pour lui, pour qu’il arrive à se mette dans ces états. “

La majordome porta sa main près de son visage et réajusta simplement ses lunettes, avant de poursuivre. Laissant même échapper une confidence qu’elle n’aurait pas dû, après ce signe qui était caractéristique, dès lors qu’elle exposait le fond de sa pensée.

“ Il m’a souvent parlé de vous et vous tiens en grande estime. Je vous serais gré d’accepter ses sentiments. Mon Maître mérite d’avoir un peu de bonheur, il le mérite et en a besoin. “

Voyons qu’elle se refusait au thé, Naoko comprit que la jouvencelle était une personne troublée, tout comme son maître. Deux personnes maladroite, ne voulant se décevoir mutuellement. Ce qui conforta la femme sans émotion affichée, à apprécier cette invitée peu banale.Elle ne lui en aurait pas voulu si elle avait bu ce thé, mais peut être que la candide pensait trop.

“ Muramasa-sama m’a demandé de vous préparer ce thé. En réalité, il n’apprécie pas cette boisson, comme vous devez le savoir. Il ne m’a jamais dit pourquoi. Mais il sait que j’en bois, ainsi que les autres servants qui officient ici. Il ne vous en aurais pas tenu rigueur si vous le buviez. En tout cas, sans vous offenser, je vois que vous tenez grandement à lui, ce qui me rassure. “

Elle tourna la tête, regardant le thé encore fumant qu’elle lui avait préparé. Ce geste qui paraissait anodin, mais pourtant soulevait de plus ombrageux desseins. 

“ Il tenait sans doute à ce que vous buviez ce thé, car il sait que vous aimez cette boisson et que vous refusez de la boire en sa présence, par attention pour lui. Ce geste maladroit de mon maître… Je le reconnais bien là. Il voulait vous signifier par ce geste, qu’il ne veux pas vous gêner ou vous déranger dans ce que vous aimez faire, qu’il ne veux pas être un poids pour vous. ”

Reposant son regard sérieux sur la jeune demoiselle perdue dans ses pensées, elle finit par lui faire une dernière confidence.

“ Je suis au service de Muramasa-sama depuis quelques années. En tant que femme, je comprends que vous émettiez des doutes concernant le fait qu’il ait une femme pour majordome. Mais je vous rassure, je ne suis pas une rivale ou une ennemie dans votre relation avec lui. Je l’encourage même, après les éloges que j’ai ouïe de sa bouche vous concernant. Si vous avez besoin de mes services, n’hésitez pas. Muramasa-sama a demandé à ce que je m’entende bien avec vous, et je le ferais avec joie. “

La Belle finit par émettre une requête, n’ayant au final pas touché à la tentation. La servante lui ouvrit le chemin, l’invitant une fois de plus à l'accompagner, montant les escaliers, elles arrivèrent dans un grand couloir, puis la guide des lieux lui indiqua la porte à ouvrir. Il s’agissait d’une belle chambre, bien agencée, mais au style épuré. Avant de laisser entrer la nymphe dans cette pièce, elle lui parla une fois de plus de manière un peu trop sincère.

“ Votre chambre personnelle. Muramasa-sama me la fait préparer spécialement pour vous. Il souhaite que vous vous sentiez à votre aise. N’hésitez pas à l’utiliser à votre convenance. Si vous désirez que je l'aménage de façon particulière, n’hésitez pas à me le demander. “

Elle ouvrit la porte et la referma derrière elle. Attendant qu’elle soit apprêtée à ressortir, afin de la conduire à l’arrière court, où allait se dérouler l’entrainement.

Pendant ce temps, Muramasa était dans sa propre chambre, en train de se changer pour l’entrainement. Il avait envie de se laisser aller à fumer discrètement une cigarette, mais n’en fit rien, par correction envers son invitée, qu’il ne souhaitait pas décevoir. Laissant choir ses habits, révélant un corps des plus viril et finement musclé, il s’approcha du grand miroir arborée contre l’un des murs. Examinant son visage tuméfié, il soupira, encore honteux de cette marque qui dénotait son manque de précaution, lorsqu’il se rendit au domaine Zetsu. Cela l’énervait, que d’avoir montré de la faiblesse devant son élève, même si une certaine récompense inopinée fut trouvée. Il enfila rapidement une tenue d’entrainement, d’un profond noir de jais, semblable à une combinaison de combat, d’une classe certaine. Passant rapidement sa main dans sa chevelure, pour ramener celle-ci en arrière, il agrippa son arme de prédilection. Puis, sortit de sa chambre, débouchant sur le couloir où la majordome restait plantée comme un piquet. Tous deux s’échangèrent un regard, avant que l’homme ne vienne toucher deux mots à la femme qui restait imperturbable.

“ Je vais à l’arrière cour. “

“ Eiko-sama est une très belle femme. “

“ Elle est bien plus. Tâche de ne pas l’indisposer avec des remarques bizarres. “

“ A en croire votre joue, je ne m’y risquerais pas, Muramasa-sama. “ -croyant qu’il s’était prit une gifle de la part de la demoiselle-

“ … ” -ne relevant pas-

Le fier médecin combattant ignora la remarque, se contenant de prendre la direction du terrain où l’entrainement se déroulerait. Il était légèrement énervé de ce qui s’était passé, de ce silence qu’Eiko lui offrait pour seule réponse. Sa nature impatiente le dévorait profondément, mais il savait qu’il se montrait trop hâtif, que faire la cour à cette charmante créature allait prendre du temps. Il ne voulais pas la brusquer, tout autant qu’il ne voulait la perdre.

Impérial, sa marche dans cette antre finit par l’amener sous cette voie lactée, finement baignée par la lumière lunaire. Contre toute attente, un vaste jardin de style traditionnel s’érigeait, laissant place à un théâtre parfait pour un duel au clair de lune ou une pittoresque romance.

Le professeur patientait la venue de la pléiade souhaitant lui montrer ses nouvelles techniques. La curiosité était puissante quand à ces arcanes, car après tout, Eiko était une Kunoichi présentant un potentiel des plus certains.

Voilà qu’elle arrivait enfin, celle tant attendu, qui s’avançait vers lui dans une tenue de circonstance. Elle était même accompagnée de ses deux meilleures amies. Son ton était ferme, appliquée à vouloir en découdre, à vouloir montrer qu’elle était celle qui méritait amplement sa place dans l’équipe.

Muramasa lui affichait un sourire malicieux, portant son regard dans celui de l’intrépide. Il y avait un temps pour la légèreté, mais un autre ou il fallait faire montre d’un sérieux à tout épreuve.

“ Eiko, je ne suis pas expert en Kenjutsu, mais je me défend. ” -d’un ton des plus sérieux- " Si tu gagnes, je t'offrirais quelque chose. " -touchant sa pommette, en affichant un regard assez sinueux, afin de la motiver- " Cependant, si tu perds, j'aurais le droit à un gage de ta part. " -lui conseillant d'éviter de perdre- " Ce n'est pas négociable. Tu dois apprendre que chaque combat comporte des conséquences. " -d'une voix des plus implexe-

Empoignant sa lame part le Saya, il se plastronna fièrement, invitant la farouche muse à ouvrir les hostilités.

“ Montre moi ces nouvelles techniques. “ -lui faisant signe d’approcher afin de croiser le fer-

Naoko s’éclipsa, après avoir fait une rapide révérence en s’inclinant, afin de préparer la suite de la soirée, qui s’avérerait des plus particulières.

Les Jaeger se faisaient face, marquant le début du tout premier de leur entrainement.




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Ven 23 Fév 2018 - 19:46
Si les mots de la femme avaient été entendus, ils ne furent pas compris. Perdue dans ses pensées, se minant elle-même le moral. Cherchant donc à chasser ces pensées négatives qui venaient prendre place dans son esprit, elle demanda donc à celle se trouvant dans la même pièce qu’elle de l’amener là où elle pourrait se changer. Une fois cela fait, elle la remercia simplement et la suivit jusqu’à l’extérieur. Ce fut donc là qu’elle vint rejoindre son sensei, un sourire délicat sur les lèvres, s’arrêtant à quelques pas en face de lui. Ses épées à sa taille, elle était presque pressée de finalement s’y mettre, ne serait-ce que parce qu’il y avait bien qu’un bon entraînement pour lui faire oublier un peu tout ce qui se passait dans sa tête. Elle avait, après tout, été forgée dans la violence de son clan, faisant d’elle une combattante naturelle. Elle hocha doucement de la tête à ses paroles. Un gage ? Soit. Elle était légèrement en désavantage à l’heure actuelle, le directeur de l’Académie étant très certainement d’un niveau bien supérieur au sien. Or, ce n’était pas pour autant qu’elle n’allait pas donner son meilleur.

Avant de sortir ses fidèles acolytes, Dawn et Dusk, elle effectua quelques mudras. L’instant suivant, elle le savait par le chakra qui passait dans son corps, elle se voudrait sourde à toute douleur. Elle le faisait plus par habitude qu’autre chose, s’habituant ainsi à ne pas être déconcentré par cette dernière. Et puis, finalement, ses deux épées en main, elle se positionna, toujours avec ce léger sourire aux lèvres.

Elle décida donc de bondir vers l’avant, comme à son habitude, préférant être celle à prendre directement l’offensive. Cependant, avant qu’elle n’arrive à sa hauteur, ses deux lames se recouvrèrent d’électricité propre au raiton, un arc se formant entre eux deux. Il était donc évident qu’il n’y avait pas que des épées dont il fallait se méfier, mais bien ce qui les liait entre elles aussi. Se faisant toutefois note d’y aller avec le plat de la lame pour éviter de sérieusement blesser l’homme, cela ne l’empêcha pas que d’envoyer un coup en sa direction, gardant la seconde épée plus près d’elle, prête à défendre.

À peine le coup envoyé dans sa direction, elle pivota sur elle-même, cherchant à se rapprocher dangereusement de lui. Elle le frôla même, venant cependant portée sa main armée à son visage, son front pour être plus précise, cherchant à venir le frapper que très légèrement. L’idée n’était pas tant le coup qu’elle comptait porter, mais le chakra qu’elle viendrait y ajouter, cherchant alors à perturber sa vision. Normalement, il connaissait bien les techniques propres à son clan, et donc, de ce fait, il essaierait de l’éviter. Autrement, il partait déjà avec un désavantage, s’il se voyait avoir les sens perturbés si tôt dans le combat. Sans l’avoir dit explicitement, tout dans le regard déterminé de la genin et dans son sourire suffisait à démontrer du sérieux qu’elle avait vis-à-vis de cet entraînement. Et puis, elle était convaincue qu’il ne se serait pas attendu à moins d’elle.


_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Ven 23 Fév 2018 - 21:17


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



L’ingénue acceptait ce petit jeu, où le perdant devrait offrir quelque chose au vainqueur ayant triomphé du duel. Il était évident qu’il ne s’agissait que d’un entraînement où le professeur testait son élève, et donc qu’il n'employant pas ses techniques les plus dangereuse pour vaincre à tout prix. Après tout, il la déclarait gagnante si ces nouvelles arcanes dont elle voulait tant faire montre étaient digne d'intérêt. Il savait déjà que la Zetsu était douée, donc il s’attendait beaucoup d’elle, en restant humble de lui même.

Ils se faisaient face, quelques mètres à peine les séparant l’un de l’autre. Se fixant intensément du regard, à la recherche de l’occasion de commencer la rixe amicale qui allait prendre place sous cette voûte étoilée. L’air se faisait frais, laissant transparaître leur respiration qui se faisait brumeuse. La scène était bucolique, digne des fantasmagorie des temps anciens. La Belle affrontant la Bête, sous une nocturne fresque des plus somptueuse. Cela était semblable à un songe, qui tenait d’une Odyssée des plus passionnantes et intense.

Le taciturne n’était peut être pas un expert en art du Kenjutsu, mais ayant pour meilleur ami la plus fine lame que le monde ait connu jusqu’à ce jour, il connaissait quelques principes et mouvements. Bien loin d’égaler un adepte du Bushido ou un utilisateur des Portes Céleste, le médecin avait quand même une expertise certaine jusqu’à un certain point. Et cela lui faisait plaisir de s'entraîner en compagnie de son élève adorée. Cependant, même si elle comptait particulièrement pour lui, il ne comptait pas la ménager. De plus, cette Muse semblait vouloir en découdre et ne pas y aller de main morte. Soit, il acceptait tout ces sentiments avec joie, voulant lui prouver qu’il n’était pas du genre à courber l’échine.

Était-elle du genre à laisser s’installer ces combats spirituels, se déroulant lorsque deux experts en arts martiaux se font face en sondant toutes les possibilités du déroulement des échanges, afin de voir quel est le mouvement à faire ? Apparemment pas, car la douce lança l’offensive en première, sans perdre un instant. Ce tempérament sauvage et indomptable était inspirant, mais mal avisé. Preuve qu’elle avait encore beaucoup à apprendre et que le coté obscur était puissant en son cœur.

Elle lui fonçait dessus de manière frontale, avec une rapidité prodigieuse, mais insuffisante pour déstabiliser le calme de l’homme aussi serein et éternel que le flot d’une paisible rivière s’écoulant depuis la nuit des temps. Il la fixait, se contentant de porter sa main vers son arme, qu’il tenait droite par le Saya, juste devant lui. Prêt à accueillir le courroux de l’enragée désireuse de se repaître de sa proie. Cette féline allait voir qu’il n’était pas aussi simple de s’attaquer à un Shinobi de sa trempe, même s’il n’était qu’Iryo-nin bien loin d’être en première ligne lors des échauffourée.

Une agréable surprise vint pourtant se dessiner à ses yeux perçant, lorsque la belle utilisa une technique liée au Raiton. Électrifiant alors ses lames jumelées contre toute attente. Il s’agissait donc de ces nouvelles arcanes qu’elle vantait tant. Elle eu la correction d’attaquer d’un coup de sa lame assassine, en utilisant le plat de la lame. Ce à quoi le vaillant répondit en utilisant le revers de sa main pour bloquer l'attaque. Activant alors son Scalpel propre aux arcanes de l'Iroujutsu, lui permettant d’encaisser le coup, en omettant la nature électrisée via le Chakra neutre englobant sa main. Puis, pivotant en un éclair, elle tenta de toucher sa cible entre les deux yeux, utilisant alors un des arts de son clan. Ne voulant prendre de risque, le fier parangon esquiva en se baissant rapidement tout en pivotant lui même, utilisant alors son arme encore scellée pour essayer de faucher l’espiègle gladiatrice au niveau de son genou encore tendu par son approche des plus hostiles. Visant l’arrière de la délicieuse gambette, pour tenter de lui faire perdre l’équilibre. Elle n’aurait pas de mal à esquiver vu ses réflexes, mais le mouvement était subtile et caractéristique des joutes de Kenjutsu.

Fauchant alors le vide, car la Zetsu était douée, il ne perdit pas de temps, profitant du mouvement de rotation initié, il se repositionna afin de revenir dans un mouvement fluide, frapper à l’horizontale en direction de la petite Eiko qui s’était elle même replacée pour éviter d’être touchée par la contre attaque précédente. Une frappe nette et précise en arc de cercle, visant la gracile épaule, afin de tenter de la désarmer d’un sonnant coup contondant, grâce au Saya de son arme toujours en place.

Cet entrainement, il l’appréciait grandement, cela étant surtout du de la partenaire qu’il avait pour s’amuser en cette somptueuse soirée. La nuit était encore jeune, il y avait encore beaucoup de temps pour profiter de cette douce compagnie à l’orée des étoiles.




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Sam 24 Fév 2018 - 10:32
À peine était-elle arrivée à sa hauteur, se lançant immédiatement à l’offensive qu’il évitait le coup porter à son encontre. C’était certainement ce qu’il y avait de mieux pour lui, connaissant le Kekkei Genkai du clan Zetsu. Quelque chose de subtile qui, pourtant, ne pardonnait pas. Il n’y avait rien d’impressionnant en apparence, quant à son utilisation. Pas de grandes gerbes de feu ni même d'éruption volcanique. Aux yeux de tous, les Zetsu étaient passés maîtres dans l’art du taijutsu, que ce soit à mains nues ou encore armés. Or, la vérité en était toute autre alors que chacun de leur coup pouvait se montrer terriblement dangereux, venant altérer le système nerveux de leur adversaire, en passant par les sens à la rapidité de compréhension. L’influx nerveux, une fois chamboulé, pouvait se montrer être une arme terrible aux mains de ceux sachant le manipuler. Lui qui connaissait ce dont elle était capable, elle aurait alors besoin de se servir de ruse, mais surtout de rapidité, pour parvenir à l’atteindre.

D’une pirouette souple et agile, elle évita sans peine le coup qui se portait à son genou, se réceptionnant avec grâce, ses épées toujours placées devant elle. Ne laissant pas de temps mort ni de répit, elle revint à la charge, cette fois-ci alors qu’il s’attaquait aussi à elle. Le coup porté à son intention fut encaissé sans trop de difficulté. Ne ressentant pas la douleur qui pouvait se répandre dans son bras, elle resta solidement accrochée à son épée. Ne lui laissant pas la chance de respirer, elle revint à l’offensive, se rapprochant à nouveau de lui. Dangereusement même. Ce n’était pas que ses lames qui pouvaient toucher, l’arc électrique entre elles pouvait aussi faire du dommage.

À peine les avait-elle fini sa danse armée qu’elle levait la jambe dans l’idée de l’atteindre et, pourquoi pas, l’entraîner au sol avec la force du coup qui s’abattait vers lui. On lui avait appris à ne laisser aucune chance à son ennemi et tant qu’elle serait rapide, elle pourrait mener la danse. Du moment où elle passait en défensive, cela deviendrait un problème. Une fois fait, elle se recula de quelques pas, le toisant de ses prunelles où sa détermination semblait s’enflammer. Elle était une combattante, peu importe ce qu’elle se disait. Quelques mudras supplémentaires et elle vint à nouveau affecter son système nerveux. Ou, plus précisément, ses réflexes. Une fois cette technique faite, son temps de réaction était beaucoup plus court que celui d’un humain lambda, la rendant ainsi plus difficile à toucher comme parer se voulait plus aisé.

Le seul soucis était qu’elle s’épuisait vite, ainsi. Que ce soit physiquement ou encore en ce qui concernait son chakra, sa résistance était encore à travailler et ça elle le savait. Or, ce n’était pas pour autant qu’elle changeait de tactique. À quoi bon tenir longtemps si elle pouvait gagner rapidement ? Elle était une Zetsu après tout. Les combats ne s’éternisaient jamais bien longtemps de part leur capacité à affaiblir considérablement l’ennemi. Telle était leur façon de faire après tout. C’était tout ce qu’elle avait appris, au final. Dans cette valse au rythme effréné, elle était réapparue devant lui, ne lui donnant pas la chance de reprendre son souffle. Ses lames tournées vers l'extérieur, elle tenta une autre approche cherchant à l'affaiblir, comme le voulait les techniques claniques qu'elle possédait désormais. Huit coups, c'était tout ce qu'elle avait besoin pour venir l'engourdir considérablement.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Sam 24 Fév 2018 - 11:56


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



La féline Zetsu se mouvait diablement bien, esquivant avec une facilité déconcertante la contre-attaque de médecin, qui ramenait avec fluidité une frappe circulaire en sa direction. Un coup qu’elle encaissait sans aucun mal, ne ressentant aucune douleur grâce au Kekkai Genkai si particulier de son Clan. Chose qui fit sourciller le médecin, qui s’attendait à ce qu’elle pare une attaque aussi prévisible comme s’il s’agissait d’une réelle lame fondant sur sa délicieuse chair. Il ne releva, poursuivant la joute avec l’aérienne et gracile pléiade, qui en profitait pour se rapprocher au plus près de lui, alors qu’elle aurait dû parer de coup de tranche.

Levant sa jambe, elle arma un puissant coup de pied, afin de le déstabiliser ou encore de le faire tomber. Le fier jeune homme parât cette attaque, en la bloquant via son avant bras, afin d’en amortir le choc. Elle était violente, c’était le moins que l’on puisse dire, car elle avait réussit à engourdir ce bras si viril et musclé, arboré part le parangon. Toute sautillante, elle se permit même de narguer l’adversaire lui faisant face, comme par amusement. Cela ne fit que réconforter Muramasa dans son analyse la concernant. Formant ses mudras, elle eut même l’impudence de porter une attaque qui fut encaissée par son professeur, qui n’avait pas bougé d’un pouce durant tout le combat. S’étant contenté d'accueillir ses fougueux assaut, comme un homme, un vrai. Il la regardait, dans ses prunelles qui miroitaient d’entrain et d’une ivresse du combat rare.

Elle venait de lui asséner son dernier coup, aussi rapide que le zéphyr, que le Sensei proclama à son élève de cesser le combat. Le corps du jeune homme était engourdit, des suites de cette arcane qu'il avait encaissé sans chercher à esquiver.

“ Il suffit, Eiko. “

Plongeant son regard dans le pastel de ses pupilles, Muramasa s'avança péniblement vers elle, tentant de la prendre dans ses bras. Bien qu’elle avait utilisé le plat de ses lames, la violence des coups, doublée du Raiton, firent des dégâts considérables sur le corps pourtant si solide de l’Iwajin. Il l'étreignant à peine, encore légèrement sous l'effet de la technique qu'il subissait, mais il s’accolât contre elle avec légèreté, avec une certaine attention, dénotant point de l’affection, pourtant des plus présentes, mais bel et bien d’une réelle inquiétude la concernant. Il la libéra, faisant un pas en arrière, afin de la regarder bien en face. Retrouvant progressivement le plein usage de ses sens.

“Tu te bats avec une telle insouciance. Pourquoi n’as tu pas paré mon attaque… Tu as considéré le coté entrainement, sans le prendre réellement au sérieux, comme un vrai combat.  S’il s'agissait d’une lame au clair, tu aurais perdu ton bras… “ -d’une voix douce, mais légèrement stricte- “ Cela était bien mal avisé. Fais plus attention… Je ne veux pas te perdre. “

Il posa sa main sur ses blessures, affichant un air soucieux, avant de lui déclarer qu’il était tout de même fier d’elle. Il devait lui faire comprendre qu'elle était trop imprudente, mais des plus douées.

“ Tes arcanes sont impressionnantes. Je vois que tu développes déjà tes propres techniques. Je savais bien que tu était la meilleure pour former une équipe avec moi. Comme tu le sais je ne suis pas un excellent combattant, mais nous nous complétons parfaitement, comme le Soleil et la Lune. Tu sera l’attaque et moi je te soutiendrais. Je soignerais tes blessures et veillerais à ce qu’il ne t’arrive rien. Je suis ton médecin personnel, désormais. Je prendrais ta douleur, je te le promets. “ -sa voix fut douce et chaleureuse, tout comme son regard-

La Bête s'avança vers la Belle, puis posa la paume de sa main sur son épaule meurtrie. Une lueur verte et chaude vint alors l'irradier, la soignant avec une profonde douceur.






_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Dim 25 Fév 2018 - 0:46
Le combat fut bien court aux yeux de la jeune femme, qui venait toujours juste de s’assurer de décupler sa rapidité d’action. Elle n’en avait pas fini, pas maintenant du moins. Car si elle se sentait fatiguée, elle était bien loin de l’état d’épuisement qu’elle s’imposait à chacun de ses entraînements, seul moyen qu’elle avait trouvé pour réussir à plonger dans un sommeil qui se voudrait un minimum réparateur. Elle préférait les sommeils sans rêve, ne serait-ce que parce que ces derniers se voulaient bien souvent habités de cauchemar sur cette époque qui était désormais révolue mais qui venait encore la hanter continuellement. Or, alors qu’elle s’était lancée vers lui, venant engourdir tout son corps en perturbant son système nerveux, il déclara la faim de ce combat. Elle s’arrêta donc net, et ce, quand bien même l’adrénaline coulait-elle dans ses veines et qu’elle était encore prête à en découdre. Lui ne semblait pas du même avis et donc, au final, elle ne pouvait que lui obéir. Un sourire traînait sur ses lèvres alors qu’elle avait déjà l’esprit plus tranquille que précédemment. Elle laissa tomber ses épées au sol, signe qu’elle arrêtait de se battre, tout comme elle effectua quelques mudras pour rétablir son système nerveux à la normal, pour éviter ainsi de brûler inutilement son chakra.

La première chose qu’elle réalisa alors était sa douleur à l’épaule tandis qu’elle avait encaisser sans ciller le coup qu’il lui avait porté, profitant de ce dernier pour se rapprocher dangereusement de lui. Il avait frappé plus fort qu’elle ne l’aurait cru, sur le moment, alors que toute douleur était oubliée, reléguer au second plan de cet affrontement rapidement écourté. Elle fut cependant surprise de l’accolade, où, au final, elle dut plus le supporter qu’elle ne l’aurait cru, ce dernier sûrement encore victime de ce qu’elle lui avait infligé. Venant poser sa main contre sa nuque, il ne lui fallut qu’un peu de concentration pour venir rétablir l’influx nerveux de ce dernier, lui rendant alors parfait contrôle de ses mouvements. L’avantage des techniques de sont clans voulait que, pour la majorité, il s’agissait de quelque chose de réversible, alors qu’elle se contentait de remettre de l’ordre dans les influx nerveux.

Elle comprenait ses inquiétudes, alors qu’il était vrai qu’elle s’était peut-être bien montrer trop imprudente. Elle le laissa cependant parler, garder son habituel silence, tandis qu’il venait guérir l’épaule qu’il avait frappé avec force. Finalement, elle soupira, doucement, baissant légèrement les yeux.

- Ce coup, qu’il en ait été une vraie lame ou pas, je l’aurais encaissé. Autant être franche. Ce n’est pas la douleur qui me fera arrêter dans un combat. Ça, il l’avait très bien compris. Et si la personne ne s’attend pas à ce que j’encaisse, c’est me laisser l’ouverture pour la victoire.

Après tout, nul n’irait croire quelqu’un d’assez fou pour possiblement perdre un bras dans la simple idée de l’emporter. Or, s’il s’agissait d’un réel combat, où sa vie était en danger, elle était prête à sacrifier son bras pour sa survie. C’était, du moins, ainsi qu’elle le voyait, chose qu’elle essayait alors de faire comprendre à son sensei, qui vivrait cependant peut-être assez mal sa témérité.

- Et puis, n’es-tu pas là pour soigner mes blessures ?

Elle prenait le tout avec légèreté. C’était peut-être parce qu’elle avait failli y passer qu’elle voyait les choses sous un angle différent. Rien n’était trop cher payer pour sa survie. Et donc, de ce fait, elle se battrait, et ce, jusqu’au bout, avec toute la hargne dont elle pouvait faire preuve, et ce, quand bien même peu pouvaient s’en douter.

- Je ferai attention. Et puis, pardon. J’aurais peut-être pu y aller plus doucement.

Elle ne l’avait pas ménager. Et s’il était évident qu’il était plus puissant qu’elle, alors qu’elle pouvait ralentir son corps et l’engourdir, tout en augmantant ses propres capacités, en ce qui concernait le corps à corps, peut-être pouvait-elle avoir l’avantage.

- Mais je me suis dit que tu m’en aurais voulu si je n’y étais pas allée sérieusement.

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Dim 25 Fév 2018 - 2:56


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Ce frêle et gracile petit corps était encore désireux de croiser le fer, de continuer à se dépenser jusqu’à ce qu’il ne possède la force de se tenir debout. Son souffle était encore rapide, haletant, la Zetsu étant après tout une Muse guerrière, désireuse de montrer ce qu’elle savait faire, de se dépenser physiquement et avec allégresse, de tout simplement gagner. Elle incarnait l’héritage de son clan, étant façonnée pour combattre sans relâche avec rage et frénésie, ne manquant pourtant d’élégance et de beauté.

Son corps le brûlait par endroits, bien qu’il restait de marbre concernant cette douleur lancinante qui le transperçait. Elle avait le mérite d’y aller à s'en se retenir, il fallait le reconnaître. De plus, elle était douée, ce qui ne manquait pas de rendre fier le taciturne, que d’avoir une telle jeune femme pour coéquipière, ainsi qu’élève. Cela aurait été parfait, si cette dernière lui aurait parlé de ses opinions et de ses pensées à cœur ouvert. Mais elle se contentait de ne rien dire et de se montrer particulièrement évasive dès lors qu'il essayait de se rapprocher d'elle. Le médecin était désabusé, mais ne pouvait rien y faire. Il avait essayer à plusieurs reprises, et hormis l'accolade qu'elle s'était permise de lui offrir, avant de quitter le domaine Zetsu afin de venir jusqu'ici, la nymphe demeurait un mystère. Peut-être s'était-il montré trop entreprenant en lui volant ce baiser, qui devait troubler l'ingénue, se demandant alors peut être qu'il désirait profiter d'elle. Il ne savait pas précisément ce qu'elle s'imaginait, mais se doutait bien qu'elle n'avait pas une vie des plus monotones. Il percevait parfaitement le fardeau qu'elle portait avec silence sur ses épaule bien trop frêle pour en supporter le poids.

Terminant de soigner l’hématome de la pléiade, qu’il avait frappé auparavant, chose qu’il regrettait, mais était inévitable, Muramasa croisa les bras, la regardant avec insistance. Il lui avait légèrement fait la leçon, mais sans méchanceté, sans sévérité déplacée. Tout ce qu’il espérait venant d’elle, était de bien prendre conscience des risques et des conséquences liées au monde obscur, que de servir un Village Caché. Parfois, il fallait faire preuve de sagesse, plutôt que de se montrer querelleur et chercher à repaître sa soif de sang..

“Je serais là pour soigner tes blessure. Tu es mon élève, mais aussi ma coéquipière... “

Muramasa n’aimait pas qu’elle se montre si impétueuse et se risque à prendre de graves blessures, même si ce dernier pouvait les soigner comme si cela n’avait été qu’un mauvais rêve. Pourtant, ce tempérament, bien qu’il ne l’avouait pas, il l’aimer particulièrement. Ce caractère si tranché et affirmé, il ne pouvait qu’en être adorateur, lui au demeurant si calme et pragmatique. Deux opposés s'attirant en se complétant en parfaite harmonie, s'incarnaient en ces deux être.

“ Tu as bien fait, je n’en attendais pas moins venant de celle que j’ai choisie pour former une équipe. Je me doute que tu n’es pas satisfaite et désireuse de poursuivre l'entrainement. Mais ne soyons pas trop hâtifs. “

Il avait beau vouloir lui montrer qu’il était un homme plus fort, que ce à quoi il paraissait en réalité, mais il se faisait facilement une raison. Après tout, il y a peu de choses qu’il n’aurait pas fait pour elle.

Le jeune homme lui affichât un sourire, s'avançant un peu plus près d’elle. Arborant un regard faisant preuve d’une certaine malice.

“ Une victoire pour toi. Après tout, tu l’as bien méritée. “ -la fixant dans les yeux- “ Tu as droit à la récompense, que je t'avais promise. “ -prenant une voix  taquine, tout en pointant de son index l’évidence-

Lui faisant face, il se baissa vers elle, afin d’être à sa hauteur, au cas où elle acceptait le terme de leur petit pacte. Même si ce geste n'était pas très sérieux, il avait envie de laisser quelques esquisses subtiles se dessiner entre eux. Cependant, il se ravisa, avant de faire quelques pas en se perdant dans ce théâtre bucolique, bercé par le luminescent voile stellaire.

" J'aimerais que tu me parles plus ouvertement, tu n'as pas à hésiter avec moi. Je saurais t'écouter, crois moi. D'ailleurs, que dirais tu de discuter de notre équipe ?  " -se retournant vers elle-




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Dim 25 Fév 2018 - 19:02
Coéquipière… Il était bien vrai que dans la situation actuelle, vu la composition de leur équipe, ce n’était pas qu’une relation entre élève et sensei qui se formerait entre eux deux. Excluant les sentiments affirmés de son aîné et les siens terriblement plus confus, ne pouvant compter que l’un sur l’autre, ils se devaient de se faire confiance, mais surtout, d’agir comme s’ils étaient égaux dans une situation de combat réel. Elle ne pouvait que compter sur lui et lui, de son côté, de devait de pouvoir compter sur elle. Autrement, leur équipe se résumant qu’à eux deux était vouée à l’échec, chose qu’elle ne voulait absolument pas. Elle le laissa la disputer, bien que cherchant aussi à lui faire comprendre son point de vue. Si le combat avait été réel, elle aurait agi de la même façon. Sa vie, c’était tout ce qu’elle avait à présent et alors qu’on avait déjà tenté de lui arracher, elle ne laisserait rien d’autre tenter de l’amener à une mort précipité. Si elle devait sacrifier un bras, une jambe ou peu importe, elle le ferait sans hésiter, si cela pouvait lui éviter la mort. Ce n’était pas si peu qui allait l’arrêter, pas alors qu’elle était en mesure de faire taire la douleur pour mieux pouvoir se concentrer.

Son épaule guérit, elle remercia le médecin de l’attention portée. Il s’agissait de la seule blessure qu’elle eut lors de ce court affrontement mais il était évident que d’autres auraient suivi s’il avait décidé de poursuivre. Il ne semblait cependant pas de cet avis et elle ne pouvait qu’accepter ce qu’il lui disait, non sans se noter quelque part dans son esprit qu’elle irait se dépenser un peu plus tard, comme à son habitude.

La victoire était donc sienne, chose dont elle n’était pas d’accord. Le combat fut terriblement court, lui y mettant fin avant qu’elle n’ait réellement la chance de prouver ses compétences, tout comme elle n’avait pas eu réellement d’idées sur ce qu’il était en mesure de faire. De ce fait, ce n’était en rien une victoire, si ce n’était que lui ayant décidé d’arrêter alors qu’elle avait l’avantage. Une minute ou deux supplémentaires et la situation aurait pu être complètement différente. Et donc, de ce fait, quand bien même avait-elle droit à une récompense, si elle se fiait à ce qu’il avait dit, elle ne considérait pas la mériter. Elle secoua donc doucement la tête de droite à gauche, ne semblant même pas apercevoir le geste qu’il avait fait, concernant ce prix pour sa victoire. Innocente jeune demoiselle qu’elle était, il serait injuste de lui en vouloir pour si peu alors que si elle avait de la difficulté, en ce qui concernait ses relations sociales, il en était encore pire concernant ces sentiments qui se bousculaient en elle et les siennes qu’elle peinait à remarquer.

- Ce n’est en rien une victoire. Qu’une démonstration de quelques unes de mes techniques, tout au plus.

Son ton était ferme, signe qu’elle n’accepterait donc pas d’éloges à ce niveau. Si elle pouvait croire qu’il voyait en elle une compétente partenaire, elle n’accepterait pas ses compliments quant au combat venant de se dérouler. Qu’il s’agisse de mauvaise foi ou pas, la jeune demoiselle ne s’en souciait que très peu. Déjà peinait-elle à réaliser qu’elle était compétente, elle préférait que ces compliments viennent lorsqu’elle le prouvait réellement, et non pas pour la rassurer d’une quelconque façon. Cela avait même tendance à avoir, bien malgré elle, l’effet inverse, ce qui n’était pas souhaité.

L’observant s’éloigner, elle garda sa position, ayant cependant rangée ses deux épées. De fidèles acolytes qu’elle ne comptait pas quitter, seul souvenir qu’elle possédait de sa défunte mère. La situation devint donc plus particulière alors que son regard se baissa jusqu’au sol. Être plus ouverte. C’était une demande qui se voulait toute simple, et pourtant, bien difficile pour la jeune Zetsu, qui faisait déjà d’immenses efforts à ce niveau. Elle soupira.

- Je veux bien qu’on parle de l’équipe, oui.

Pourquoi pas, après tout. Or, il y avait autre chose. Elle n’avait pas ignoré ce qui semblait presque être une requête, elle ne savait tout simplement pas quoi lui répondre. Sa main vint se poser devant ses traits, glissant sur son visage, fermant les yeux quelques instants, réfléchissant à ce qu’elle allait bien pouvoir dire.

- Les choses sont… Difficiles. Tant à expliquer qu’à comprendre. J’ai encore beaucoup de chemin à faire, par moi-même. Une route à emprunter qui ne sera sûrement pas de tout repos. Elle inspira profondément. Je dois faire la paix avec certaines choses qui me tracassent et… Ce n’est pas évident. Y faire face, je parle.

Cela ne faisait que très peu de sens ce qu’elle racontait, elle en avait bien conscience. Elle s’était rapprochée de lui, n’osant pas le regarder dans les yeux, ses joues étant légèrement colorées d’un rouge pourtant bien visible.

- Je suis désolée. Elle soupira à nouveau. Je suis désolée, parce que c’est injuste ce que je t’inflige. J’ai envie d’être à tes côtés, avec toi, sans pour autant être en mesure de répondre à tes attentes… Pour le moment du moins. Elle lève la main, lui faisant signe qu’elle n’avait pas terminé. Je ne sais pas quand, mais j’ai envie de m’accrocher. Il y a encore tant que je dois faire, dans ma vie, dans ma tête, pour finalement accepter autre chose dans ma vie. Mais je suis une enfant, terriblement égoïste même. J’ai envie que tu restes. Avec moi. Rien qu’elle. Même si c’est injuste. Même si je suis égoïste.

L’émotion montait dans sa voix alors que la culpabilité en faisait tout autant. Elle ne pouvait rien lui promettre, quant à eux, ce qu’ils seraient. Elle pouvait tout simplement lui dire que, si elle ne le rejetait pas, l’accepter lui était difficile, alors que la confusion se faisait écho dans sa tête et dans son coeur. Elle en pouvait faire mieux, pas plus pouvait-elle lui offrir plus pour le moment. Accepterait-il de la côtoyer, pour l’instant, comme simple élève et coéquipière, avec l’ouverture d’un futur commun ?

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Lun 26 Fév 2018 - 1:01


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Bien que comprenant l’ingénue se trouvant confuse de par les révélations, dont elle avait était ébahie spectatrice insoucieuse, le taciturne ne pouvait s'empêcher de vouloir plus venant d’elle, que son simple manque de réponse quand à cette affection qu’il lui avouait. Il était maladroit, car après tout, le mystérieux personnage n’avait pas pour habitude de faire montre de sentiments, surtout de ce genre là. Il ne voulait pas les afficher, mais n’avait sût résister à dévoiler la vérité qui s’érigeait en son âme. Il n’était pas homme à mentir, se contentant en général d’user d’une fidèle amie, se nommant silence. Apparemment, cette dernière était aussi une connaissance de la Belle. Plus proche encore, elle avait été littéralement victime de sa compagnie, mais désormais délivrée d’elle, elle se contentait de réponse évasives.

Elle refusa la récompense, ce qui ne le surprit guère, car il s’y attendait. D’ailleurs, il s’agissait de la raison du pourquoi il s’était ravisé. Se contentant juste de la taquiner une fois de plus, bien contre sa volonté, preuve encore une fois de maladresse, mais il ne pouvait taire ses émois en la présence de la jeune femme le captivant. Elle lui faisait éprouver des tentations qu’il ne pouvait cacher, preuve qu’elle n’était pas n’importe qui pour lui.

Dans un certain mutisme, il écouta sa réponse, une réponse si cruelle qu’il avait la sensation de se faire déchirer le palpitant en petits morceaux. Pourtant, placide comme la course des astres, il encaissa chaque mot qui venait le frapper plus durement les uns après les autres, en formant des phrases lourdes de sens. Que voulait dire la Zetsu derrière ses paroles, qui restaient assez équivoques, mais laisser pourtant présager une lueur d’espoir chez son interlocuteur.

Elle se rapprochait timidement de lui tout en parlant, en déviant son beau regard azuré, n’osant croiser l’éclat doré, arboré par l’Iwajin la contemplant. Une douce confession, mais légèrement égoïste, s'esquissa de ces ravissantes lèvres rosées. Muramasa laissa transparaître un sourire des plus fluets, appréciant enfin ces éclaircissements. Les savourant, mais toujours avec parcimonie, car il était trop épris d’elle pour la laisser douter sur un “possible” avenir les réunissant tous deux à la même orée.

Une légère amertume s’immisça en lui, derrière un réel contentement , mais insuffisant pour oblitérer la vision et la décision de la rêveuse. Passant sa main dans sa chevelure, en la ramenant en arrière, comme il avait habitude de souvent le faire, il lui répondit simplement ce qu’il se devait de lui révéler.

“ Par toi-même ? “ -rebondissant sur les paroles qu’elle avait tenu envers lui- “ Les choses ne sont jamais faciles, Eiko. Tu n’es pas obligée de braver cette route seule… De faire face à ces choses qui te tracassent… sans quelqu’un pour te soutenir… Ou encore pour t'aider à les résoudre. Je comprends que tu ai besoin de temps pour penser à tout ça, que tu as des choses à faire de ton coté, que tu as tes propres désirs, que tu as des épreuves personnelles à accomplir… ” -sa voix étant sérieuse, mais amicale-

Ces deux êtres se faisant face, sous cette belle nuit hivernale, étaient égoïstes l’un comme l’autre. Muramasa voulait qu’elle accepte ses sentiments, mais elle le rejetait, comme il avait été rejeté toute sa vie, cela même avant sa naissance. Était il réellement la lame maudite, pour que son nom soit si bien porté ? Cela était triste, mais il subsistait encore un espoir. Le médecin ne comptait pas abandonner, même si la Belle tentait de fuir, la Bête l’en empêcherait pour l’éternité. Sous son innocence, une candide cruauté se révélait, mais le pragmatisme du parangon pouvait être encore plus obscur qu’il ne se faisait montre.

“ Ce que tu me demandes est injuste et tu es égoïste en effet. Et moi? Ne le suis-je pas davantage envers toi ? “ -s’approchant d’elle, en prenant un ton plus sérieux qu’il ne le faisait auparavant- “ J’attendrais que tu m’acceptes. Cependant, je ne peux pas te laisser seule, tu devras me supporter, que tu le veuilles ou non. Tu doutes de tes sentiments, je m’en rends compte. Mais moi, je sais ce que j’éprouve pour toi, je sais parfaitement que je ne pourrais pas te promettre d’attendre… sagement. Je ferais des efforts pour attendre que tu m’acceptes, mais je continuerais à te montrer toute l’affection que j’ai pour toi, que tu le veuilles ou non. Je suis plus égoïste que toi, tu ne te doutes même pas de ce que je pourrais faire, si quelqu’un osait toucher à un seul de tes cheveux. “

Penchant légèrement la tête sur le coté, à la recherche de ces yeux si somptueux, où il voulait plonger et disparaître complètement, Muramasa affichât un sourire plus enjoué, bien que légèrement proche de la mélancolie.

“ Je veux être avec toi, rien qu’avec toi, pour toujours et à jamais. Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement, car je vais t’aider et t’épauler, te soutenir, te montrer à quel point tu es importante pour moi, s’en sois certaine. “ -d’une voix chaleureuse- “ J’attendrais que tu sois prête, mais je ne serais pas passif, au contraire. “ -lâchant un subtil rire des plus évanescents, afin de détendre l'atmosphère- “ Ne t’avais je pas promis de te faire la cour ? “ 

Il prit la direction de l’intérieur de la résidence, se retournant alors vers la demoiselle, qui semblait troublée, afin de l’inviter à le suivre. “

“ Viens, nous devons parler de l’équipe, puis je dois aussi t’ausculter. “

Naoko, qui s’était précédemment éclipsée, patientait dans le couloir. Elle avait préparé un bain à l’intention de la fin de l’entrainement. Elle porta son regard sur l’oiseau de mauvais augures, qui ne semblait pas être particulièrement serein.

“ Naoko-san, occupez vous d’Eiko, puis faite la venir à la pièce médicale. “ -se retournant vers Eiko- “ Naoko-san va s’occuper de toi. Si tu veux t’entrainer encore un peu, n’hésite pas, elle te montreras où tu pourras te rafraîchir. “ -s'adressant alors à la majordome- “ Vous lui montrerez le bain, moi je vais me contenter d’une douche pour cette fois. “

La blondinette acquiesça, d’un hochement de tête, avant que le médecin ne disparaisse. La servante se tourna alors vers Eiko, la regardant sans montrer d’expression particulière, mais légèrement curieuse de ce qu’il avait pu se passer. L’imperturbable s’attendant à ce que les deux partagent le bain ensemble, voilà que son maître ne profitait pas de cette occasion.

“ Eiko-san, désirez-vous que je vous conduise la où un bain vous attends ? “

Attendant sa réponse, la majordome réajusta de son index ganté, ses lunettes sur son nez, en les remontant légèrement.




_________________
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/ http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari

Lun 26 Fév 2018 - 16:43
Elle n’y était pas obligée, cependant, c’était nécessaire. Peu importe le soutien qu’elle pouvait obtenir des autres, cela ne changeait en rien qu’elle se devait d’affronter ces démons qui la hantaient encore et toujours, inlassablement, faisant d’elle prisonnière de ce passé qu’elle souhaitait oublié. Les choses auraient-elles été différentes si son père avait toujours été en vie ? Elle ne pouvait le dire avec certitude, mais elle s’imaginait que oui. Cela lui aurait fait quelqu’un sur qui déverser sa hargne qui lui empoisonnait l’existence. Il n’y avait rien ni personne sur qui elle pouvait diriger tous ces sentiments négatifs qui l’habitaient depuis un bon moment déjà. Un poids qui se trouvait difficile à supporter pour la jeune demoiselle, mais qui y était contrainte de le faire. Si elle acceptait son soutien, tout comme elle avait accepté celui de Sanadare, bien malheureusement (ou heureusement), aucun des deux ne pouvaient s’inviter dans sa tête pour y régler ce qu’il clochait. Elle n’avait pas besoin d’aller bien loin pour régler le problème. Il lui faudrait simplement s’armer de beaucoup de courage, de patience aussi, et d’une volonté de fer, ce qui se voulait plus facile à dire qu’à faire. Bien trop souvent, elle se défilait, remettant à plus tard pour ne pas avoir à revivre ces événements qui l’avaient marqué, traumatisé même. Il était tellement plus aisé de chercher à les oublier, bien qu’il était évident que cela ne serait jamais aussi facile.

S’étant approchée de lui, elle lui attrapa la main, entrelaçant ses doigts dans les siens, gardant le silence encore quelques secondes. Ses mots résonnaient dans sa tête, faisant écho à ce qu’elle-même pouvait penser. Jeune insouciante qu’elle était, il y avait des choses qu’elle peinait à comprendre, elle se devait de prendre du temps pour faire de l’ordre dans ses idées. C’était ce qu’elle souhaitait que l’homme comprenne. Elle ne le rejetait pas, bien au contraire, lui demandait même égoïstement de rester à ses côtés. Cependant, elle ne pouvait lui offrir ce qu’il demandait, pas de suite du moins. Un soupire s’échappa à nouveau de ses lèvres.

- Je te demande seulement… De me laisser le temps. D’accord ?

C’est un doux sourire qu’elle lui adresse, se cherchant à être rassurante. Elle n’avait pas voulu blesser l’homme, tel n’en avait pas été son intention. Or, il lui adressait des sentiments qui lui étaient encore inconnus et elle avait besoin de temps pour les apprivoiser. Elle comprenait son point de vue, que, lui aussi, égoïstement, n’arriverait pas à se tenir tranquille et faire abstraction de tout ce qu’il ressentait pour elle. Soit, elle ferait sa part des choses, ne pouvant qu’accepter l’homme dans sa vie alors qu’il était impensable qu’il en ressorte. Pour peu qu’il se montre respectueux des limites qu’elle s’imposait, ne cherchant pas à être brusquée dans cette quête personnelle qu’était de faire de l’ordre dans ses idées. Sa vie n’était qu’une multitude de choix ayant été imposés par d’autres, la privant de son libre arbitre. Dans cette situation-ci, elle voulait que la réponse vienne d’elle-même et non pas de personne d’autres.

Relâchant sa main, elle le suivit jusqu’à la demeure, où il fut dit qu’un bain l’attendait. Elle arqua un sourcil, légèrement surprise de l’attention. Non pas s’était-elle attendue à autre chose, mais cela valait tout de même la peine d’être souligné d’un remerciement.

- S’il vous plait.

Polie, comme à son habitude, elle passa par sa chambre pour attraper d’autres vêtements, remerciant celle ayant préparé ses choses d’avoir pensé à tout, voir même quelques tenues de rechanges. Entrant dans la salle, seule, n’appréciant déjà pas la compagnie au quotidien, encore moins lorsqu’elle cherchait à détendre ses muscles, elle profita de l’eau chaude un certain temps. Suite à cela, elle enfila la tenue somme toute assez confortable qu’elle avait, n’étant pas bien différente de ce qu’elle avait porté pour l’entrainement. Elle fut accompagnée par la dénommée Naoko jusqu’à la pièce médicale, gardant le silence, perdue dans ses pensées. Une fois entrée, elle adressa un sourire à l’homme qui l’y attendait.

- Tu te remets bien ?

Un peu d’inquiétude concernant leur précédent affrontement, où elle n’avait pas hésité une seule seconde à le faire victime des techniques propre à son clan.

- Et sinon, tu voulais discuter de l'équipe ?

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2560-zetsu-eiko http://www.ascentofshinobi.com/u462

Team Jaeger : Première épreuve [Ft. Borukan Muramasa]

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche
Sauter vers: