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Team Jaeger : Première épreuve [Ft. Borukan Muramasa]

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Mar 27 Fév 2018 - 5:58


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Ces doux doigts qui vinrent s'entremêler aux siens furent plus que salvateur pour apaiser l’esprit un peu trop tourmenté du jeune homme, qui avait énormément de mal à contenir ses sentiments pour la jeune femme. D’habitude aussi stoïque et inexpressif que le marbre, l’implexe se laissait aller à faire montre de tant de sentiments, qu’il en était bien honteux lui-même. Il ne pouvait les cacher, bien que cela aurait sans doute était préférable aux vues de la situation, et ce à son grand dam. Que pensait-elle de lui ? De ce Directeur si froid et nonchalant, qui se révélait désormais si affectueux et doux, que cela n’avait peut être pas de sens dans l’esprit de la demoiselle.

La Belle ne le rejetait pas, alors qu’elle aurait sans doute dû s’enfuir en découvrant le véritable visage de la Bête, ainsi que ses intentions. Lui demandant simplement de lui laisser du temps, de pouvoir se remettre de ces révélation, de pouvoir méditer sur ce sujet pour lequel, elle était encore trop innocente pour en connaître la passionnante saveur .

Muramasa comprenait, bien que cela lui fasse mal, qu’Eiko avait besoin de temps pour réfléchir et se remettre de cette révélation, dont il lui fit montre sans même crier gare. Il porta son regard affectueux vers elle, acquiesçant à sa demande, lui promettant implicitement de respecter sa volonté, car après tout il respectait énormément la Zetsu et ne voulait que son bonheur. Même si une fois de plus, cela ne lui apporterait au final qu’un peu plus de souffrance et d’obscurité intérieure. L’oiseau de mauvais augure n’avait jamais eu de chance jusqu’à maintenant, alors escompter d’en trouver en amour, semblait être une bien étrange folie. Après tout, ne se nommait-il pas Muramasa ? La malédiction ne pouvait que se poursuivre, tout lui tourneraient le dos tôt ou tard, les Calamités s’abattraient sur son passage, et il resterait seul, ne pouvant compter que sur lui même. A moins que peut être, Masamune ne s’incarne et vienne lui tenir compagnie pour briser la solitude de la lame maudite. La nitescence de cet espoir étaient juste au creux de sa main, doublé par les paroles de la douce.

“ Je te laisserai le temps, Eiko. Je veux que tu acceptes mes sentiments, mais je veux surtout respecter tes propres décisions. Je veux que tu sois heureuse. “ -répondit-il, d’une voix chaleureuse, mais troublée-

Il laissa échapper, avec un certain désarroi, l’étreinte formée avec les graciles doigts si chaleureux. Laissant l’apsara aux soins de la majordome, il prit alors la direction de sa chambre, afin de se rafraîchir et de se changer, mais surtout de s’isoler. Entrant dans la pièce, son pas était lourd et solennel. Il referma lentement la porte, avant de se diriger vers le miroir, où il regarda son reflet de façon singulière. Ses yeux se perdant dans le vide, voilà qu’il voyait sans réellement voir. Sa main se leva vers l'ecchymose que sa joue arborait. Sans réellement penser, de manière presque désarticulée, l’index glissa le long de cette meurtrissure, avant de continuer jusqu’à la pointe de sa chevelure de jais, présentant des lueurs violacées.

Il se déshabillât et allât prendre une douche, dans la petite pièce d’eau présente dans sa chambre. Son torse présentait les lésions de ce court échange avec la vaillante Kunoichi. Il aurait put se défaire de celles-ci avec aisance, mais parfois, certaines blessures devaient se contenter d’être acceptée et arborée.Tout comme celle de son visage, marquant bien son erreur, qu’il ne devait oublier. Pourtant, ces huit marques n’avaient pas le même goût que cette dernière. Loin de là, étant après tout importante, bien plus qu’il n’y paraissait. La preuve que celle qui suscitait tout son intérêt était forte, plus que ce à quoi il s’attendait, bien plus.

Après avoir terminé, il se contentât de mettre une tenue plus décontractée que d’habitude. Un pantalon noir, accompagné d’une chemise blanche, qu’il boutonnât en laissant les deux derniers boutons voguer en liberté. Une fois chaussé, il porta sa main dans ses cheveux, encore humides, qu’il ramena en arrière, puis descendit en direction de la salle où il devait retrouver l’invitée.

Ouvrant la porte, une grande salle aux murs d’un blanc immaculé, contenant des dispositifs et du matériel médical, ainsi que d’étranges dispositifs. Il y avait un bureau dans un coin, recouvert de diverses piles de dossier étrangement bien organisées, ainsi qu'un fauteuil médical. Il y avait aussi un fauteuil  incliné et deux sièges plus sommaires. Cela était plutôt impressionnant pour les non initiés, mais rien de bien surprenant lorsqu’on connaissait les hôpitaux et autres laboratoires scientifiques.

Le médecin laissa la porte entrouverte, allant jusqu’au bureau, où il prit un dossier et le feuilletât, afin de patienter qu’Eiko arrive. Cela était certainement plus pour occuper son esprit, qu’un réel désir de le parcourir. 

Au bout d’un moment, la jeune femme arriva, lui offrant un sourire, en s'enquérant de son état. Muramasa la regarda, lui rendant un sourire aimable, avant de l’inviter à s'asseoir sur le fauteuil incliné. Déposant le divertissement sur un coin du du bureau, il se rapprochât d'elle.

“Je vais bien Eiko, ne t’en fais pas. “ -touché par l'inquiétude dont elle faisait preuve envers lui- “ Je voulais effectivement parler de l’équipe. “

Lui même s’assit en prenant un des sièges, appuyant alors sa main sous son propre menton, il la fixa un instant. Avant de pencher la tête légèrement sur le côté, et d’entrer dans le vif du sujet.

“ Je m’excuse encore Eiko, si je t’ai semblé trop… invasif. Tu comptes énormément pour moi, je ne voudrais pas que tu en viennes à me détester. J’attendrais, je te le promets. “

Après avoir une dernière fois évoqué le sujet épineux de tantôt, le médecin changea de sujet, afin de discuter réellement de leur équipe.

“ Concernant l’équipe, nous devons débattre de plusieurs points. ” -reprenant un visage inexpressif- “ Quel genre de mission te plairais ? Y en a t’il que tu aimerais éviter ? N'hésites pas à me répondre en toute franchise. C'est important que je saches si certains types de missions peuvent te mettre mal à l'aise. Ce n'est pas parce que tu es une Kunoichi, que tu n'as pas le droit de faire tes propres choix et de respecter ton nindo personnel. ”



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Jeu 8 Mar 2018 - 17:52
Entrant dans la salle, ce fut avec sincère considération qu’elle lui demanda s’il se portait bien. Car, après tout, si elle ne sous-estimait pas l’homme, il n’en restait pas moins qu’elle ne s’était pas montrée tendre avec lui. Certes était-il docteur, mais cela ne changeait en rien au fait qu’elle avait fait preuve d’agressivité vis-à-vis de son système nerveux. Et aussi subtile son art pouvait-il être, il n’en restait pas moins dévastateur. Elle vint prendre place sur le fauteuil incliné, ses prunelles posées sur le visage de l’homme. Il semblait bien se porter et il la rassura dans ses paroles. Sans nécessairement s’en sentir coupable, elle s’était tout de même inquiétée. Elle avait pris la peine de ramener son système nerveux à la normale suite à leur bref entraînement, peut-être en ressentait-il encore quelques effets. Après tout, cela pouvait perturber le cerveau, que de ne pas être en mesure de contrôler le corps comme il le devrait.

Elle secoua doucement la tête de droite à gauche alors qu’il s’excusait. Elle ne souhaitait pas qu’il s’excuse. Il avait tout simplement été honnête avec lui-même, et elle… Elle avait été honnête avec elle-même. Si elle était vrai qu’elle portait une certaine affection pour l’homme, voir même plus, elle n’était pas prête à faire ce pas dans cette direction. On lui avait imposé tellement de choix, au cours des dernières années, depuis toujours en réalité, qu’elle souhaitait, et comptait bien, prendre son temps. Et puis, avant quoique ce soit, elle se devait de faire la paix avec son passé. Peut-être qu’une fois ceci réussi, elle serait en mesure de mieux accepter ses sentiments. Pour l’instant, elle était dévorée par cette haine qu’elle n’avait jamais eu la chance d’exprimer et qui la consumait tandis que la source de ces sentiments se voulait désormais enterrée. Pouvait-elle réellement détester de la sorte un mort ? Elle n’osait pas le faire. Elle se retrouvait donc à baigner dans ces sentiments négatifs qui ne pouvaient trouver répit, n’ayant aucun moyen de les exprimer.

- Ne t’excuse pas, s’il te plait. Elle leva sa main, venant la poser délicatement contre sa joue. Tu as su respecter mes sentiments, j’en ferai de même avec les tiens.

Les choses mises au clair, elle se décida donc de suivre la discussion et se concentrer sur leur nouvelle équipe. C’était justement pour cela qu’elle ne souhaitait pas que l’homme s’excuse. Elle ne souhaitait pas nuire à leur coopération en l’accablant de remord. Son bras retomba le long de son corps tandis qu’elle l’écoutait avec attention, hochant doucement de la tête à ses propos. Elle prit cependant quelques instants pour y réfléchir.

- Je ne sais pas trop. Je n’ai pas de nindo à proprement parler. Elle n’avait jamais réellement pensé à ce qu’elle, elle voulait. On ne lui en avait jamais laissé l’occasion. Je pense que j’ai surtout envie de… Je ne sais pas. Tout faire. Tout découvrir. J’imagine que je saurai me faire une idée plus concrète de ce qui me plaît et de ce que je ne veux pas faire… En les faisant.

Elle haussa des épaules. Si elle avait conscience que sa réponse pouvait sembler évasive, elle avait de la difficulté à offrir mieux. Non pas parce qu’elle ne lui faisait pas confiance, bien au contraire, mais bien parce que, privée de son adolescence, elle n’avait pas eu le temps de se découvrir en tant que personne. Elle avait été larguée dans ce monde hostile, seule, à une époque où parler lui était impossible et où elle ne faisait qu’être critiquée par sa propre famille. Elle avait longtemps été étouffée, et donc, de ce fait, aujourd’hui, alors qu’elle approchait la vingtaine, elle n’avait encore aucune idée de qui elle était, de comment réagissait-elle. Encore trop agressive pour son propre goût, elle ne pouvait y remédier, pour l’instant du moins. Et pourtant, ce n’était pas faute d’essayer. Au final, elle se devait de se découvrir, et elle espérait le faire au sein de cette équipe. Avec Muramasa comme sensei, qui la connaissait tant sur le plan personnel et celui plus professionnel, elle était certaine de pouvoir devenir une bien meilleure kunoichi, mais surtout, une meilleure personne en règle générale.

- Et toi, Mura-sensei ? Il y a des missions que tu ne souhaites pas faire ?

Autant commencer à apprendre, tranquillement mais sûrement, qui était l’homme qui allait dorénavant faire parti de son quotidien.

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Ven 9 Mar 2018 - 3:18


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Un sentiment étrange, teinté d’amertume et de doute, s’était érigé dans le cœur de Muramasa depuis la fin de leur si bref affrontement s’étant érigé dans l’arrière cour et à l’orée stellaire. Il avait une certaine peur pour la jeune Zetsu, si intrépide qu’elle n'hésitait pas une seconde à se mettre en danger, voire même à jouer avec sa vie pour vaincre de ses ennemis. Admirable, mais si mortifère, qu’il ne pouvait qu’en rester troublé. De plus, la réponse à ses sentiments, qu’il n’avait pu contenir au fond de lui même, s’avérait déstabilisante. Bien qu’il comprenait qu’il s’était montré bien trop véloce et entreprenant avec elle, dans un changement soudain, un tumulte frénétique, contrastant avec le calme et la sérénité dont il faisait habituellement montre. Il pensait qu’il lui avait fait peur, qu’il avait été trop hâtif en faisant exergue de son affection si particulière qu’elle lui inspirait. Après trois années passées, il ne voulait plus perdre de temps, plus un seul jour, plus une seule heure, plus une seule minute, plus une seule seconde… Mais cela était égoïste de sa part et il le savait parfaitement. C’est pourquoi, il était prêt à attendre, à patienter le jour où elle serait prête à prendre une décision le concernant, lui et ses sentiments. Les mots furent réconfortants, mais pas autant que la main qui vint délicatement se poser chaleureusement sur la peau de sa joue. Brisant alors le mal qui s’était insinué dans son esprit torturé, avec une telle aisance qu’elle était peut être plus douée pour soigner les blessures que tout autre médecin. En tout cas, concernant les souffrances de la lame maudite, cela était le cas.

Il ressentit toute la nature de la jeune femme dans sa réponse. Innocente encore, doublée d’une nature emprunte à la curiosité. Détournant les yeux, inerte, serrant l’arrière de sa propre nuque de sa main froide comme le trépas, le jeune homme fut pensif. Etre Shinobi n’était pas une activité rimant avec harmonie et plénitude. Beaucoup d’horreurs résidaient en ces arts, hormis l’ombre du Shinigami soufflant constamment sur l’épaule de ces personnes mettant leur existence au service de leur village caché. La noirceur de ce monde, encore insondable aux yeux des non initiés, pouvait faire frémir l’échine d’un cœur de glace.

“ Je vois. “

Lorsque l’ingénue vint lui demander le concernant, le pragmatique personnage fut légèrement étonné, mais un léger sentiment de plaisir le traversât. Le fait qu’elle se soucie de lui et de ses volontés était plaisant, mais il n’en fit aucunement montre, se contentant de la regarder avec une légère lueur dans les pupilles. Une nitescence douce et avenante, qu’elle seule pouvait lui inspirer.

Songeur l’espace d’un bref silence, où son cou vint légèrement faire pencher la tête à la chevelure de jais, Muramasa ne s’était pas vraiment posé cette question lui-même. Bien que Shinobi de la Roche, il avait toujours été un Spectre, une silhouette anonyme et insaisissable. Même si il avait dû tuer à certaines occasions pour soutenir les autres fantômes des montagnes, la plupart du temps il ne faisait que soutenir ces derniers, au cas où la situation exigeait les arts de l’Iroujutsu. Intransigeant, sa nature était particulière, faisant les choses à sa manière, selon ses envies. Il n’y avait eut que le Taishô à qui il faisait des concessions, et plus récemment son géniteur, bien qu’il avait encore du mal avec ce dernier qui ne manquait pas une occasion de l’énerver.

“ Me concernant, j’ai pour la plupart du temps officié en seconde ligne, de part ma fonction de médecin. M’assurer qu’en cas de problème, lorsqu’un allié est blessé, il s’en sorte. Je t’avouerais Eikô que je ne suis pas particulièrement très réceptif aux ordres, je ne t’en voudrais pas si tu ne l’es pas toi même. Je ne peux pas suivre d’ordre me paraissant… idiot. J’ai ma façon de faire les choses après tout, mon Nindo. Il faut donc que tu trouves le tiens, et je veux t’y aider. Du moment que la mission est justifiée et intelligente, cela ne me dérange aucunement de faire tout type de mission, surtout en ta compagnie. “ -expliquant sa vision avec une voix calme et appliquée-

Le Sensei se raclât la gorge un instant, avant de poursuivre ce qu’il souhaitait conter à son élève. Son discours pouvait paraître un peu rebelle et étrange, les Shinobis étant censé respecter les ordres aux pieds de la lettre, mais dans la réalité, il était extrêmement juste. Le meilleur moyen de perdre un allié fidèle, était de ne pas respecter ses sentiments après tout. Forcer quelqu’un à faire des choses non en accord avec son âme, ne faisait que naître la flamme de la rébellion, poussant à déserter ou d’autres desseins plus noirs encore.

Muramasa ne savait pas trop comment aborder le sujet, mais tôt ou tard, Eikô serait confronté à ce dernier. Il ne pouvait donc pas l’omettre, et le plus tôt serait le mieux. Son visage de marbre esquissa un sérieux plus proéminent, mais son regard restât avenant et doux. Il ne voulais pas parler de ça, ne pas la choquer, mais il le devait absolument.

“ Eikô, la voie du Shinobi peut être plus obscure qu’une nuit sans lune. Les missions sont variés et il y en a de toutes sortes. Des plus habituelles, comme escorter quelqu’un, une enquête sur un crime ou afin de récupérer des informations, protéger ou surveiller un lieu ou un individu. Mais il y en a de plus austères, comme assassiner une cible, innocente ou coupable, ou encore la torturer pour obtenir des informations… “ -une voix sérieuse, mais douce- “ Serais-tu prête à tuer de sang froid ou à torturer un innocent, si l'ordre de mission te l'ordonne ? “

Il n’y pouvait rien, mais cela était possible qu’une mission amène à de tels agissements. Cela était la charge des Tengu à la base, mais parfois, une mission de routine pouvait déraper et les ordres de mission changer. Ou bien encore, accomplir la mission nécessitait parfois des sacrifices bien amères.

“ Parfois, il arrive que les Shinobis soient amenés à prendre des mesures, sans même savoir si leurs agissements se révèlent justice ou crime, afin d’accomplir une mission. "

Il la fixait dans ses yeux azurés, avec une certaine inquiétude quand à ce qu’il venait de lui dire. Espérant qu’elle ait compris qu’il lui posait cette ignoble question pour son bien, pour lui ouvrir les yeux sur ce qu’elle pouvait être amenées à devoir accomplir afin de servir la Roche.



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Ven 9 Mar 2018 - 6:12
À défaut de bien pouvoir répondre à sa question, elle lui retourna, accompagnant le tout d’un doux sourire dont elle seule avait le secret. Peut-être se ferait-elle une meilleure idée de ce qu’elle recherchait en écoutant un shinobi ayant depuis longtemps fait ses preuves. Un nindo. C’était quelque chose qu’elle se devait de trouver. Or, que voulait-elle réellement ? Cette question lui trottait dans la tête depuis un certain temps déjà, depuis une certaine rencontre et pourtant, elle était incapable d’y répondre. Que voulait-elle ? Une question aussi facile, et pourtant, elle n’y arrivait tout simplement pas. Cela venait sûrement du fait qu’elle n’avait jamais eu le choix. On lui avait imposé sa vie, ce chemin à suivre, comme sûrement à tous les autres Zetsu avant elle. Un clan fier. Un clan fermé. Un clan qui n’aspirait qu’à une chose : la puissance. Elle ne représentait pas les valeurs dudit clan. Si physiquement, elle pouvait sembler forte, étant agile et doué au corps à corps, son mental, cela en était une toute autre histoire. Sanadare lui avait dit, lorsqu’elles s’étaient retrouvées. Elle était pathétique. Lâche. Elle n’était capable de rien, seule. Et pourtant, elle refusait que quiconque l’approche. Beaucoup de contradictions, encore une fois. Or, elle n’y pouvait rien. Ou, peut-être que si, toutefois, elle ne voyait pas trop comment, pour l’instant.

Elle eut un sourire amusé d’apprendre que son ancien directeur n’aimait pas les ordres. En était-elle surprise ? Pas tout à fait. Aussi sérieux semblait-il, elle avait dans l’idée qu’il préférait en faire à sa tête, dont pourquoi le titre de directeur lui allait à merveille. Pour sa part… Elle obéissait. Elle n’avait appris que ça, et ce, depuis toujours. Jamais avait-elle eu droit à son opinion, alors ce n’était certainement pas aujourd’hui que cela allait changé. Son père lui avait répété à maintes reprises. Un Zetsu se devait d’être fort. Un shinobi se devait d’être obéissant. Et elle, elle se devait donc d’être les deux pour honorer son nom, le clan, ses racines. Était-ce réellement ce qu’elle voulait ? Elle n’en savait rien. Elle se sentait tout aussi inconnue vis-à-vis de son clan que de son village. Et pourtant, elle y était toujours, suivant une voie dangereuse dans l’optique de… De quoi, au final ? Servir le peuple ? À quel coût ? Ainsi était son quotidien, jusqu’à ce qu’elle décide de ne plus y réfléchir et aller de l’avant, comme on lui avait toujours dit de faire.

- N’est-ce pas au sensei de trouver des missions ? Son ton était léger. Pour ma part, je n’ai aucun problème avec l’autorité, je pourrai donc suivre tes ordres sans soucis. Mais ça, je pense que tu l’avais déjà remarqué, non ? Elle fit mine de réfléchir avant de rire doucement. Bon, d’accord, j’ai peut-être un peu de difficulté avec l’injustice, je veux bien l’admettre.

Revenant à ces moments où elle était arrêtée de force par un professeur pour ne pas complètement défigurer un élève quelconque ayant osé se moquer d’un autre, dans le simple but d’être méchant. Elle ne supportait pas cette torture mentale que certains s’infligeaient entre eux. Or, malgré son ton léger, son sensei semblait d’avis d’aborder un sujet plus sérieux, si elle en croyait son expression facile. Arquant un sourcil, elle l’invita silencieusement à s’avancer sur un sujet qu’elle doutait être épineux, si elle en croyait son non verbal. Ce n’était pas parce qu’elle était d’une nature silencieuse qu’elle ne s’intéressait pas aux autres. Certes cela était-il vrai, or, le médecin faisait parti de ceux ayant une place bien particulière dans sa vie.

Évidemment. Elle aurait dû y penser. Il est possible de voir une ombre traverser son regard, ses yeux venant se poser ailleurs dans la salle. Sa main se lève jusqu’à son visage, passant devant ses yeux alors qu’un lourd soupire s’échappe de ses fines lèvres. Évidemment. Elle fut prise d’un léger tremblement, qui s’accentua alors que les paroles faisaient de plus en plus de sens dans son esprit. Elle se retrouva alors à fermer les yeux, inspirant profondément. Une fois. Deux fois. Son souffle se faisait plus court alors qu’elle tentait de remettre de l’ordre dans son esprit. Une troisième fois.

- Non. Du moins… Sa voix était plus faible, elle semblait avoir de la difficulté à articuler ses mots. Pas des innocents.

Une certaine détermination pouvait se faire entendre, dans ces quelques mots. La main toujours sur son visage, elle gardait les yeux fermés, cherchant à se soustraire du flot de pensées qui se déversait dans son esprit et menaçait de l’emporter une seconde fois pour la journée.

- Je ne veux pas devenir comme mon père.

Ces mots, contrairement aux précédents, furent prononcés avec une force assez surprenante. Une conviction nouvelle, quelque chose de définitif. Or, alors que son regard s’ouvrait finalement, se posant sur les traits du médecin, il y avait bien des choses qu’il ne pouvait sûrement pas comprendre dans toute cette histoire. Ce fut donc un soupire, encore, qui s’échappa de ses lèvres.

- Que sais-tu de ce que peuvent faire les Zetsu ? Elle marqua une pause. Un contrôle du système nerveux. Je peux faire taire la douleur, comme tu le sais. Toutefois, dans cette même ordre d’idée, il est possible de faire croire au cerveau à d’intenses douleurs. Mon père a tenté de me tuer. Savait-il que cela avait été la raison de son état, pourquoi avait-il dû la soigner ? Trois ans plus tôt. Il l’avait fait dans l’ultime but de faire s’éveiller mon Kekkei Genkai. Un rire amer. Ce qui a fonctionné. Mais ce n’était pas la première fois qu’il tentait de l’éveiller. Il l’a tenté pendant cinq ans, par la torture.

Elle déglutit. Elle avait parlé, franchement, bien qu’elle avait conscience que ce n’était peut-être pas le discours le plus clair qu’elle ait pu faire, s’étant emmêlée dans ses idées et dans ses mots. Mais l’essentiel était là. Une partie du sombre passé de la Zetsu avait été dévoilée, ce qui venait sûrement expliquer beaucoup de ses réactions, mais surtout, l’innocence de son regard qu’elle levait face au monde.

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Ven 9 Mar 2018 - 14:04


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Ce petit rire, si gracile que même la froideur du cristal venait frémir d’une lueur chaleureusement éhontée, était adorable. Muramasa aimait sa voix, mais encore plus la moindre esclaffe qu’elle pouvait offrir. Lors de leur première rencontre, trois ans déjà, le mutisme dont elle était malheureuse prisonnière ne permit jamais au jeune homme de pouvoir apprécier ces échos. Le médecin était désireux que d’entendre sa voix, curieux même. Il avait le désir que le silence, qui pourtant avait été un proche ami depuis ses années les plus sombre, se révèle évanescent et disparaisse à jamais. Ce fut sans doute l’unique fois où il abhorrât ce dernier. Un ange brisé, emprunt de mutisme pour seules ailes. Il avait toujours eut un intérêt particulier pour elle. Désireux de la revoir, de mieux la connaître, de la guérir de ses chaines étouffant cette voix si mystérieuses dont il voulait temps entendre les tonalités et les chants. Il la retrouvait avec joie, découvrant enfin les doux sons incarnant sa personne, accompagnés de sourires, choses qu’il était loin d’imaginer avoir plaisir d’un jour apprécier. Mais voilà que ce fut le cas, tout simplement, un jour, un moment qu’il n’oublierait jamais, comme tous les autres en sa plaisante compagnie dont il appréciait chaque gravures en son esprit.

Les paroles lui tirèrent contre sa volonté un sourire, accompagné de traits qui une fois de plus trahissait un peu trop tout ce qu’elle lui inspirait. Il lui avait promis de sérieusement parler de l’équipe. De plus il devait l’attendre, lui laisser le  temps, ne pas brûler les étapes. Il lui avait promis avec sincérité qu’il en ferait ainsi, voilà pourquoi il essayait de contenir le moindre de ses émois, de ne pas faillir à sa promesse. Être plus impliqué concernant l’équipe, même si cela signifiait se faire plus distant, de moins lui faire montre de cette affection brûlante qui le dévorait ardemment. Cela était difficile, bien plus qu’il ne l’imagina devant son reflet, que de rester de nouveaux de marbre devant la Muse. Mais il le devait, pour le bien de l’équipe, mais surtout celui de la Kunoichi. L’équipe qu’il lui avait promis était sacrée à ses yeux. Il ne lui avait pas menti là dessus, comme sur le reste. Se raclant légèrement la gorge, tout en reprenant contenance et plus de sérieux, le Shinobi lui répondit quelques mots. Voix calme, presque impériale, s'érigeant avec sérénité et sagacité, afin de répondre à la malicieuse élève qui faisait montre d’un esprit des plus appréciées.

“ Je ne manquerais pas de nous trouver des mission, Eikô. Mais parfois, certaines sont mandatées directement par le Nidaime. “ -croisant les bras- “ J’ai remarqué que tu étais très conciliante avec moi, ce n’est pas pour me déplaire. Mais la finalité de notre tandem implique que nous soyons une équipe soudée. J’ai plus d’expérience que toi, mais cela ne veux pas dire que je suis fermé à écouter tes idées ou tes objections. Peut être me donneras tu des ordres un jour, qui sait ? En tout cas, je veux que nous soyons égaux et que nous nous entendions parfaitement, cela viendra tout naturellement avec le temps, j’en suis sûr. “

Le sujet le plus épineux venait troubler la jeune femme. Quoi de plus normal, qu’en évoquant pareil sujet elle ne soit pensive et déstabilisée. Surtout que ces idées étaient particulièrement douloureuses pour l’ingénue, cela le Médecin ne pouvait en sonder à quel point.

Il ne s’attendait pas à ce soupir, à ces gestes, à ce tumulte semblant frénétique pulsion bien particulière. Le regard se détournant et  ce souffle cherchant sanctuaire, tous ces signes faisaient montre que quelque chose de bien particulier venait hanter Eikô. Quelque chose que le médecin aurait sans nul doute dû éviter d’aborder aussi maladroitement, mais n’étant omniscient, il ne pouvait imaginer cet enfer qu’elle avait vécue.

Une confidence se dessinait peu à peu, un nouveau morceau constituant son âme et son être. Muramasa l'écoutant, son regard se faisant plus vif, ses pupilles se dilatant avec exergue. Son père avait attenté à sa vie, l’ayant en outre torturée pendant cinq longues années. Muramasa comprenait soudain bien des choses. Bien sûr les Zetsu l’avait contacté pour soigner leur Héritière blessée, mais aucune information ne lui avait été fournie par ces derniers. Pourtant il restait dubitatif en voyant la blessure évidente causée par arme blanche. Cela était sombre et Muramasa s’en doutait, mais était bien loin de songer que le propre géniteur pouvait ainsi venir attenter à l’existence de sa progéniture, mais surtout lui causer tant d'odieux supplices. Une certaine froideur vint glacer l’échine de l’inconscient qui venait d’aborder le sujet. Un malaise lancinant, lui faisant battre le cœur à tout rompre. Une émotion qu’il n’avait encore que bien peu de fois éprouvée, une de celle que depuis longtemps, son corps avait oublié au plus profond de lui. Était-ce des regrets ou autre bien puissant tumultes. Des regrets sur sa bêtise et son manque de sagacité ? Ou encore son incompétence à discerner les mauvais traitements d’une patiente, même à travers un Kekkai Genkai particulier, ou encore son ignorance du véritable mal rongeant son esprit ? Il ne le savait pas lui-même, trop chamboulé par la révélation que venait de lui faire la petite et innocente Eikô.

Décroisant les bras, son regard devint terne, presque vide de la moindre flamme dorée animant son existence. Il se leva machinalement, s'avançant vers elle, détournant le regard, n’osant pas poser ses yeux dans les siens. Quelques pas, peu assurés au commencement, mais se faisant progressivement plus décidés, jusqu’à elle, jusqu’à la rejoindre, avec un seul désir, une seule envie. Ce n’était pas avec le sentiment de la charmer, de le lui montrer son égoïste affection, de profiter d’elle, mais simplement la volonté de s’excuser, de… la réconforter, bien que cela soit futile. Rien ne pouvait venir apaiser tant de souffrance et de douleur. Il voulait lui parler, lui dire combien il était désolé, mais sa voix se nouait, aucun son ne sortait de sa gorge, pourtant ses lèvres bougèrent imperceptiblement à quelques reprises, semblant vouloir murmurer.

Le silence.

Il vint à elle, puis s'agenouilla en l'enlaçant tendrement, la ramenant vers lui, afin qu’elle arrive à sa hauteur. La tirant de ce siège où elle prenait place. Il fit rouler lentement son menton sur son épaule, laissant sa tête s’affaisser jusqu’à toucher placidement la chevelure immaculée de ma sienne. Juste de la tendresse, une volonté sans arrière pensée aucune. Il joignit ses mains, entourant avec douceur la taille si fine et élancée, serrant contre lui Eikô, laissant le silence s’exprimer pour lui.

Aucun mot en ce monde ne pouvait répondre à ce que venait de lui révéler la jeune femme. Il se contentait de cette étreinte, une accolade toute aussi inutile, qui jamais ne pourrait venir amoindrir les tourments du supplice qu'elle avait traversé. Restant inerte, tout contre elle, son souffle se faisait légèrement haletant, son regard se perdait dans le vide, son esprit était trop nébuleux pour esquisser la moindre parole.



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Sam 10 Mar 2018 - 15:00
Il allait être difficile pour la belle que de se sentir son égale, pour le moment du moins. Certes faisaient-ils équipe, toutefois, il n’en restait pas moins son sensei, celui qui avait très certainement beaucoup à lui apprendre quant à cette voie qu’elle… N’avait pas choisi, certes, mais qu’elle se décidait de suivre tout de même. Toutefois, elle pensait comme lui, tous deux devraient en venir à avoir une confiance totale en l’autre, sans quoi cela pourrait devenir dangereux pour leur équipe, ce duo qu’ils formaient désormais. Ils ne pouvaient, après tout, que compter sur eux et personne d’autre. Elle hocha donc la tête, souriant doucement, jusqu’à ce qu’il enchaîne sur un sujet plus délicat. Un sujet qui la ramena nécessairement quelques années en arrière. Une époque qu’elle essayait de tout son coeur d’oublier, pour ne plus avoir de ces souvenirs qui apparaissaient devant ses yeux, de ces sensations qu’elle sentait encore au travers tout son corps, de cette douleur qui n’était désormais plus que fantôme d’un passé trouble bien qu’elle se voulait toujours aussi présente.

Partagée entre le silence ou la confession, elle se décida de finalement opter pour la seconde option. Il saurait, tôt ou tard, le mal qui la rongeait. Il se devait de savoir. Un pas de plus vers la rédemption ? Ça, elle n’y croyait pas. Toutefois, il y avait tant de choses qui pouvaient s’expliquer, chez elle, de par cette histoire que nul ne connaissait, qu’elle se devait de lui faire confiance. Les mots furent lourds de sens. Torturée, son père avait décidé, dans un élan de désespoir, de tout simplement attenté à sa vie. Ce fut en ce jour tragique qu’elle éveilla le Kekkei Genkai de son clan, une technique aussi magnifique que terrible, dont les possibilités étaient si larges qu’elles en étaient effrayantes.

Finalement, elle fut tirée hors de son siège, se retrouvant ainsi s’agenouillant aussi au sol, attirée dans les bras de celui se voulant réconfortant. Elle se laissa aller à l’étreinte, sa tête venant reposer contre son épaule, fermant les yeux tout en essayant de contrôler sa respiration devenue plus lourde, étouffée par ce qu’elle venait de lui raconter, chose que peu connaissait à son sujet. Elle avait tout raconté à Sanadare, un peu plus d’un an plus tôt, alors qu’elles se trouvaient toutes les deux en cellules après s’être violemment battues. De belles retrouvailles, bien digne des deux demoiselles au sang chaud qu’elles étaient. Et sinon… Jamais s’était-elle ouverte sur cette histoire. Elle venait de le faire, une seconde fois en trois ans. Son oncle avait tenté à plus d’une reprise de lui parler de toute cette histoire, croyant peut-être bien l’aider dans sa guérison, or, jamais elle n’avait voulu prononcer un seul mot à ce sujet, sur cette histoire bien triste.

Elle aurait voulu pleurer. À quelque part, sûrement en aurait-elle été soulagée. Cependant, de par la crise s’étant produite quelques temps plus tôt, lors d’un contact mal avisé de celui qui en savait trop peu sur elle, elle avait flanché face à ses propres démons. Silencieuse, seule sa respiration se faisant toujours aussi lourde, elle tenta de remettre de l’ordre dans ses idées, mais aussi calmer le tremblement qui secouait tout son corps.

- Je vais bien. Mensonge. Je suis passée par-dessus. Se moquait-elle de lui ? Je refuse simplement de me rapprocher de l’homme qu’il était. Je ne pourrais le supporter.

Sa voix s’était faite plus franche tandis qu’elle se détacha, venant poser son regard où se reflétait des eaux agités sur lui, tentant d’esquisser un doux sourire se voulant rassurant. Il avait bien fait d’aborder ce sujet, sans quoi se serait-elle vu en position fort difficile si elle y avait été confrontée lors d’une mission. Maintenant, il savait. Ce n’était pas que par principe ni morale qu’elle cherchait à éviter ce genre de mission, ce genre de situation. Il s’agissait bien d’un traumatisme prenant ancre quelque part dans son être, dans ses souvenirs, de ce qu’elle avait traversé et enduré. Et pourtant. Des gens avaient vécu bien pire. Certains avaient perdu leur maison. Leur famille toute entière. Certains avaient été abandonné. D’autres avaient vu leurs proches mourir sous leurs yeux. Certains avaient même tout simplement perdu leurs yeux pour la valeur de ces derniers. Pouvait-elle donc s’accabler de la sorte ? Était-elle en droit d’en souffrir encore aujourd’hui ? Certes ne devrait-elle pas comparer sa douleur à d’autres, cherchant peut-être ainsi à minimiser comment se sentait-elle. Toutefois, elle ne pouvait se sortir ces quelques mots que lui avait prononcé sa meilleure amie, lorsqu’elles s’étaient retrouvées : elle était pathétique.

- Ne t’en fais pas avec ça. C’est passé. Et puis, si ça peut te rassurer. Après tout, elle vivait toujours dans cette même demeure où elle avait vécu cet événement. Mon père… Ce qu’elle haïssait ce mot. A été exécuté le lendemain.

Il comprendrait sûrement. Le lendemain de sa tentative de meurtre sur sa propre fille. Un délicat sourire, à son tour, elle souhaitait le rassurer, lui dire que tout allait bien. Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète pour elle, pas sur ce sujet délicat dont elle tentait tant bien que mal de s’en sortir. Et puis, elle ne voulait pas de pitié. Certes ne l’accusait-elle pas d’une telle chose, cependant, ce regard qui se posait sur elle, un mélange entre de la pitié et du dégoût, lorsqu’elle se déplaçait au travers du domaine Zetsu, il s’agissait de quelque chose qu’elle supportait mal. Assez mal, même. Si elle avait besoin de soutien et de réconfort, sans aucun doute, de la pitié, elle s’en passerait certainement.

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Dim 11 Mar 2018 - 8:16


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Des tremblements imperceptibles venaient tirailler la fine et délicate silhouette féminine venant se poser tout tendrement contre lui. Une étreinte sincère se nouant, perdurant en apesanteur tel astre se perdant dans l’infini étoilé.  Il ressentait chaque palpitation, mais demeurait inerte et silencieux. Les mots étant inutile, les lèvres demeurèrent scellées. Se contentant de faire montre de cette simple mouvance. Pas un mot. Pas un geste de plus. Se fourvoyer en voulant bien faire aurait pu être rapide. Simplement, il comprenait enfin. Ses maladresses, ses erreurs, ses crimes. Eikô était une muse bien plus profondes et subtile, que ce qu’il avait eu l’impudence d’oser imaginer en sa psyché. Elle était forte, bien plus forte que ce qu’il pensait. Désormais, il le savait. Il ne soupçonnait pas tant de souffrances et de tourments en cette adorable jeune femme. Elle n’en faisait aucunement montre, gardant silence, se levant et affrontant le monde tous les jours, ce qui relevait de l’exploit. Nombreux auraient été ceux ayant abandonné. Pas elle.

Yeux clos, respiration mélancolique, le jeune homme était bien loin d’avoir traversé semblable obscurité. La sienne en était même risible. Fébrile, elle venait pourtant essayer de le rassurer, de lui dire que tout cela était du passé, qu’elle avait guéri ces stigmates pourtant indélébiles. L'océan connaissant tempête venant rencontrer la dorure des miroirs de l’âme s'entrouvrant peu à peu. les regards se perdaient l’un l’autre dans la profondeur de leurs reflets. L’étreinte s’achevait, laissant une proximité cathartique entre les deux être se regardant tous deux. Il la contemplait en silence, écoutant les mots qu’elle lui offrait afin de tenter d’apaiser ses craintes. Elle savait qu’il avait une réelle affection pour elle, une affection bien plus profonde et intense que ce simple mot qu’il lui avait énoncé à l’instar de la réelle quintessence qu’elle incarnait pour lui. Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète pour elle. Il le savait et le ressentait. Tout comme il n’était pas aveugle qu’elle lui mentait, qu’elle n’était aucunement remise du tortionnaire et de ses agissements.

Déglutissant, Muramasa finit par légèrement détourner les yeux, avant de lui répondre. Sa voix était abyssale, une tonalité se cherchant au début. Peinant à briser le mutisme, il voulait la rassurer, lui montrer qu’elle avait eu raison de lui faire confiance et de lui parler de ce secret dont elle était hantée.

“ Je suis désolé. J’ai été si maladroit…. “ -faibles murmures- “ Je ne trahirais pas la confiance que tu m’offres. Jamais… “ -voix se mouvant plus prononcée et pesante-

Toujours au sol, le corps agenouillé glissa avec harmonie, afin de s’asseoir sur ce dernier. Adossant le dos contre la branche offerte par le fauteuil dont la douce Kunoichi avait était tirée avec délicatesse, le jeune homme marqua un silence, avant de lui aussi livrer sa quintessence éclipsée à l’orée des ténèbres.

“ Je… Je vais te raconter une partie de mon passé. “ -prenant une profonde inspiration avant de poursuivre. “ C’était pour soigner ma mère du mal la rongeant. “

Ses yeux se fermèrent, cela lui était éprouvant que d’évoquer cet aspect cette histoire. Mais la Zetsu avait montré tant de courage que d’évoquer ses démons, pires que les siens, qu’il devait au moins lui montrer qu’il avait confiance en elle.

“ Ma mère était encore une jeune femme, lorsqu’elle tomba dans la déchéance et le désespoir. Fille appartenant à la noblesse, son destin était pourtant tout tracé… ou il faut croire que non… Un égarement, et voilà qu’elle était enceinte, chose impensable, impardonnable. C’est pour moi, pour mon bien, qu’elle décida de fuir, de s’enfuir loin, afin de protéger la vie qu’elle portait en elle. Moi, qui porte si bien mon nom. Nom que j’ai choisis à défaut de celui qu’elle m’avait accordé. La Lame Maudite, Muramasa. Bien plus de circonstance que Masamune. Ce changement prit ancre lorsqu’elle rendit son dernier souffle. Seule, elle m’avait élevé,  m'avait donné de l’affection. J’ai vécu une enfance heureuse à ses cotés, bien plus que ce que je méritais, en sachant combien mon existence lui avait apporté la damnation. Jamais elle ne plaignit de sa malédiction… au contraire. Mais vint le malheur qui s'abattait de plus belle. La maladie, sinueuse et implacable, venait la frapper. Aucun médecin ne trouvait de solution. J’ai donc décidé de faire tout ce que je pouvais pour l’aider moi même… pour la sauver de la mort qui venait poser ses doigts sur son épaules, toujours un peu plus chaque jour se levant encore et encore. Mais je n’ai rien pu faire. “ -marquant un long silence- “ Je me hais… bien plus que mon géniteur, bien plus que celui que je déteste pour ne pas avoir pris soin de mère…” - serrant les dents, rien que d’y penser- “ Elle n’a jamais pu lui dire, le revoir, alors qu’elle l’aimait encore et toujours. Un amour si fort qu’elle ne voulait pas lui causer le moindre tort, ou même simplement le déranger. Je suis venu à Rokkusu, afin de le retrouver, afin de savoir. Savoir quel homme infâme il pouvait bien être. Je voulais venger les tourments de ma mère, mais finalement, ne suis-je pas davantage coupable de part ma simple existence en ce monde… “

Il finit par laisser choir sa tête en arrière, songeur. Il ne savait pas la réponse à cette énigme existentielle.

“ Mon père est Akimoto-san. “ -voix monotone et désarticulée-

Laissant le silence s’ériger, pensif, Muramasa finit par porter son regard vers Eikô. Il ne voulait pas qu’elle le sache. Qu’elle sache qu’il n’était qu’un bâtard du volcan. Il voulait restait digne devant elle, immaculé, pourtant il lui devait se montrer sincère, même si cela lui faisait mal d’admettre ces vérités qu'il préférait laisser silencieuses.
 


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Mar 13 Mar 2018 - 18:02
L’idée n’était pas de l’inquiéter avec cette histoire qu’elle lui avait raconté à demi-mot. Elle se doutait que même si elle n’avait pas été très claire, dans ce qu’elle lui disait, il aurait compris l’essentiel de son passé tourmenté, en venant sûrement aussi à comprendre nombreuses réactions qui étaient les siennes. Elle secoua doucement sa tête de droite à gauche, cherchant à balayer de sa main des excuses qui n’avaient pas leur place en cet instant. Il n’était nullement coupable de ce qu’elle avait traversé et encore moins des gestes qu’il avait posé alors qu’il n’avait aucune idée de ce qui marquait sa personne. Elle était cependant touchée que d’entendre qu’elle pouvait lui faire confiance, de la sincérité avec laquelle il avait prononcé ces quelques mots. Si elle n’en avait jamais douté un seul instant, cela n’en restait pas moins rassurant.

Ce dernier s'asseyant aux sols, elle s’avança vers lui, restant sur ses genoux, désormais à ses côtés, ses prunelles tranquillement posées sur ses traits. Elle avait arqué un sourcil, curieuse, tandis qu’il semblait tenté, à son tour, que d’en révéler un peu sur son passé. Silencieuse, elle le laissa parler, bien qu’elle eut envie de l’arrêter une fois ou deux tandis qu’il était évident qu’évoquer cette période de sa vie semblait douloureux. Elle n’avait pas envie qu’il se sente forcé que de lui raconter ce qu’il aurait préféré ne pas lui dire. Or, elle le laissa poursuivre, son coeur se serrant à certains moments, se sentant peinée pour celui qui semblait avoir une bien piètre image de lui-même, derrière ses grands airs et son assurance. Un peu comme elle, au final.

La fin, cependant, fut bien surprenante et vint décontenancée la demoiselle, qui ouvrit grand les yeux, l’air de se demander si c’était possible. L’homme soigné respirant la noblesse qu’il était, son fin visage encadré de cheveux de jais, se trouvait à être le fils de l’armoire à glace aux cheveux flamboyants qui se trouvait actuellement à la tête du village caché. Du moins, c’était ce qu’elle avait assumé, ne connaissant aucun autre Akimoto si ce n’était que celui pour lequel elle travaillait à l’heure actuelle. Toutefois, ce n’était pas sur ce détail qu’elle décida de s’attarder, venant poser une main sur son épaule, cherchant à être rassurante, ne serait-ce qu’un minimum réconfortante, gardant le silence encore quelques instants, un peu comme si elle cherchait à trouver les bons mots pour exprimer sa pensée.

- Je ne crois pas, et j’en suis même certaine, que ton existence soit à condamner. Je refuse de croire que quiconque ait pu la voir comme une malédiction, ce serait beaucoup trop injuste. Et je ne pense pas que ta mère t’ait, ne serait-ce qu’un seul instant, considéré comme tel. De ce que j’en ressens, elle t’aimait, beaucoup même, beaucoup plus que sa propre vie, qui aurait tout fait pour t’offrir le monde si elle l’avait pu. C’est, du moins, ce que j’en comprends, de la façon dont tu parles d’elle.

Ses yeux s’humidifèrent tandis que quelques larmes silencieuses vinrent rouler sur les joues pâles de la jeune demoiselle, qui, cependant, ne le quitta pas des yeux, ne cherchant même pas à venir les essuyer. Elle n’avait pas fini ce qu’elle comptait lui dire, elle cherchait seulement à bien ordonner ses pensées à ce sujet, pour être certaine de bien se faire comprendre.

- Je n’aime pas entendre que tu te hais, Mura. Plus que de te condamner toi-même, tu devrais embrasser cette existence dont elle a tout sacrifié pour préserver, parce que tu étais cher à son coeur. De l’amour venant d’un parent, voilà quelque chose que la Zetsu n’avait jamais connu. Si elle n’avait pas été là, si tu n’avais pas été là, et je sais que ça ne veut peut-être pas dire grand chose, mais si tel avait été le cas, je n’aurais pas survécu à mon père. Et si j’ai longtemps souhaité périr cette journée-là, si j’ai tellement voulu te demander de partir et de me laisser seule, au final… Les larmes se faisaient plus abondantes. Je t’en suis tellement reconnaissante.

Elle qui avait déjà beaucoup pleurer, chez elle, se voyait en faire de même, bien que plus silencieusement, suite à ce qu’il venait de lui partager. Elle pleurait ce que lui ne semblait pas être en mesure de pleurer, exprimait une souffrance pour eux deux tandis qu’il restait beaucoup plus stoïque qu’elle.

- Quant à Akimoto… Je ne pense pas qu’il mérite ta haine. S’il avait sut, pour toi, pour elle, je suis convaincue qu’il aurait pu déplacer ciel et terre pour vous deux. Après tout, elle l’avait vu, cet instinct presque paternel qu’il avait vis-à-vis de Sanadare. Mais s’il te plait, ne te déteste pas… Pas alors que ton existence à tellement amener à tellement de gens.

Elle passa une main contre sa joue, venant essuyer les larmes qui y roulaient encore, inlassablement. Peut-être était-elle injuste, dans ce qu’elle lui disait, ignorant presque les sentiments que lui-même pouvait avoir vis-à-vis de la situation. Or, elle s’était exprimée avec franchise, ce qu’elle-même ressentait vis-à-vis de tout cela, de cette histoire, de lui même. Elle espérait seulement qu’il comprenne ses intentions, à savoir de lui prouver que son existence était bien loin de la malédiction qu’il croyait être.

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Mer 14 Mar 2018 - 1:43


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Les histoires les plus profondément enfouis s’avéraient toujours perturbantes, lorsque évocation de ces dernières devait prendre place afin de trouver narration. Il était douloureux et inconfortable que de se remémorer les fragments d’un lointain passé, se  voulant être noyé dans les méandres de l’oubli. Parfois, il fallait faire fit de cet inconfort, tout simplement conter ces secrets pesant d’une lourdeur harassante et désagréable sur les épaules. La Kunoichi avait fait cet effort, il était donc normal que le médecin fasse de même. Elle écoutait avec attention le conte de ce jadis hantant le jeune homme. Se troublant sous ces esquisses se dessinant peu à peu au fil des mots, prenant la forme d’un récit dramatique, Eikô en suivait chaque traits avec attention, tout comme émotion. Même si cela était loin d’égaler les souffrances qu’elle avait elle-même traversé, son minois reflétait toute l’empathie animant sa bonté. Le jeune homme se détestait lui-même, encore plus maintenant qu’il savait les stigmates de l’ingénue. Elle avait tant souffert, bien plus que lui. Pourtant il n’avait pas mieux à lui offrir, si ce n’était son histoire. Dire qu’il l’avait abandonnée, alors qu’elle aurait tant eu besoin de quelqu’un lui apportant réconfort, soignant la moindre blessure de son cœur meurtri et trahit par sa propre famille. Il ne pouvait que davantage se haïr, mais il n’évoquait en rien ce fait. Ce fait pourtant bien réel qu’il n’avait pas saisit la quintessence incarnant la frêle demoiselle livrée à elle-même dans le théâtre macabre et austère où elle dû survivre envers et contre tous. Alors qu’il le voulait, qu’il désirait rester avec elle, silencieuse muse au regard se perdant dans imaginaire liberté, il ne l’avait point fait.

Une main se posait sur son épaule, accompagnée de paroles réconfortantes. Des paroles qu’il ne méritait aucunement. Des paroles chaleureuses trop douces pour le criminel qu’il était. Des paroles sortant de la bouche de celle qu’il n’avait pu sauver, ni même réellement soigné.

Des perles naissaient de ces sublimes miroirs aux nitescences céruléennes, roulant le long de ces joues douces et soyeuses, finissant par choir en une fine averse. Il la regardait, inerte, osant lever sa main en direction de son visage afin de sécher ces larmes en caressant ces cascades, mais se ravisa, ramenant sa main en la refermant. Un geste irréfléchi qu’il initiait de manière instinctive, mais qu’il ne pouvait faire en sachant ses méfaits. Ces années de tortures, comment aurait-elle pu s’en remettre ? Faire confiance à autrui ? Ou même encore supporté que quelqu’un la touche physiquement ? Elle n’en disait rien, mais Muramasa n’était pas sot. Un profond traumatisme gangrenait la psyché de la pléiade. Comment aurait-il pu en être autrement ? Ces absences à chaque fois qu’il posait ses doigts contre sa peau, ou encore qu’il avait audace de l’étreindre contre lui, ou de coller ses lèvres aux siennes.

Elle éprouvait de la reconnaissance pour ce médecin lui ayant sauvé la vie. Pourtant il aurait du faire plus, bien plus. Détruire les démons de son cœur tourmenté, afin de la soigner totalement de tous les maux la maudissant. Ses larmes coulaient, alors que lui n’en avait aucune à lui offrir. Ayant déjà tari il y a longtemps la moindre de ces dernières. Elle ne voulais pas qu’il se déteste, ni lui, ni même son géniteur. Une requête qu’il voulait pleinement lui accorder, mais même si il était emprunt à la satisfaire, cela était difficile. Mais il pouvait au moins essayer, car si une chose comptait pour lui, c’était de se racheter des erreurs qu’il avait commises concernant celle qui comptait plus que de raison à ses yeux.

“ Eikô, tu es vraiment gentille avec moi. Je ne mérite pas tant de gentillesse… “ -lui affichant un sourire de circonstance, plus léger qu’une plume- “ Je ne veux pas te voir pleurer, encore moins te faire pleurer… “ -détournant les yeux- “ Je t’ai abandonnée il y a trois ans, je n’ai pas su voir tes plus profondes blessures, mais désormais je serais là pour toi. Toujours. Je veux guérir la moindre de tes blessures, la moindre de tes souffrances, la moindre de tes peines. “

Reposant les lueurs ambrées dans les cascades azurées s’asséchant , Muramasa semblait déterminé, sérieux dans ses traits, mais restant avenant. Le doute avait disparut, comme cette mélancolie amère qui se dessinait auparavant sur son visage.

“ Je dois être fort et montrer que désormais, je ne reculerais devant rien ni personne. Plus jamais. Il y a trois ans je n’ai pas pu rester auprès de toi de par mon unique faute. Je ne referais pas cette erreur, je te le promet. “ -parlant d’une voix calme et claire-

Portant sa main vers ses propres lèvres, effleurant le contour du bout des doigts, le parangon se souvenait encore de la sucrée ataraxie qu’il avait volé en abusant de la situation s’y offrant. Éprouvant une certaine culpabilité, il n’avait pourtant aucun regret. Il ne pouvait en avoir, pas après tout ça.

“Il commence à se faire tard. Tu dois être fatiguée, parlons encore un peu. Je t’ausculterais rapidement, puis tu pourras aller te reposer. “ -changeant de sujet- “ Nous profiterons de la journée de demain pour reprendre l'entraînement de manière plus sérieuse. Je tiens aussi à profiter de ce rare jour de repos pour te montrer quelque chose. “
 
Adossé contre le mobilier, encore au sol, la Zetsu était si proche de lui qu’il sentait la fragrance de son être. Enivrante, elle inspirait tant à Muramasa qu’il avait du mal à résister à ces lèvres si suaves, désireux d’y apposer tendrement les siennes. Mais cela aurait été si déplacé, surtout après tant d’émotion, qu’il se retint. Il comprenait qu’elle n’était pas prête, il comprenait maintenant cette demande de l’attendre. Tout cela faisait sens. Mais il ne pouvait aucunement ne pas lui montrer son affection. Donc, comme il le lui avait annoncé, il continuerait de lui faire la cour, mais avec subtilité. Lui faire montre de son affection avec parcimonie, en douceur et avec tout le respect que la demoiselle méritait.

“ Les Iryo-nin sont spécialisés dans le soutien et les soins, mais cela ne signifie pas qu’ils ne disposent pas de terribles arcanes destructrices. “ -affichant un sourire malicieux, essayant de la réconforter pour lui faire oublier  ses larmes- “ Demain, je te montrerais ma force. Ne sois pas surprise d’accord ?! “ -prenant un ton léger-

Inclinant légèrement la tête sur le coté, montrant une nature presque joueuse, pour ne pas dire charmeuse tel serpent malicieux, son regard devenait langoureux.

“ Eikô, si je veux t’ausculter, c’est pour pouvoir te soutenir au mieux lors des mission, grâce à divers médicaments ou Fuinjutsu permettant de bénéficier de plusieurs avantages non négligeables. En tant que partenaire, cela est important. Mais je veux aussi, m’assurer de ta santé. Je veux être ton médecin personnel. Me laisseras tu soigner le moindre de tes maux ? “ -prenant une voix calme et sérieuse, tout en la fixant dans les yeux-

Demandant subtilement à la jeune femme une permission dès plus particulières, en laissant les échos de plus profondes significations résonner en ces simples mots.



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Ven 16 Mar 2018 - 5:26
Tentant de le rassurer, ce fut elle qui en vint à pleurer. Une émotion sincère alors qu’elle exprimait ce que lui ne pouvait sûrement plus exprimer. Les larmes roulèrent sur ses joues, se faisant plus abondantes alors qu’elle ne supportait la vision qu’il avait de lui-même. À ses yeux, il était beaucoup de choses et lui avait tant offert qu’elle ne pouvait considérer ni même accepter qu’il puisse lui-même se voir comme une erreur, une malédiction. Elle chercha même à le réconforter, défendant au passage Akimoto, un homme qu’elle ne connaissait pas particulièrement mais dont elle ne pouvait voir comme quelqu’un de mauvais. Il avait certainement ses défauts, elle n’en doutait pas, cependant, elle ne pouvait concevoir qu’il ait pu volontairement l’abandonné. Il ne le savait tout simplement pas et donc, était-il justifié que de lui en vouloir ? Lui qui n’avait rien pu faire car… Personne ne lui avait jamais rien dit, concernant toute cette situation. Si elle comprenait le désarroi qu’il avait pu ressentir et la rage animée de l’injustice, elle ne pouvait rester impassible face à de paroles tout aussi injuste.

- Cesse de revenir trois ans en arrière, s’il te plait. Elle secoua doucement la tête de droite à gauche, ses mèches pâles glissant alors devant ses yeux. Tu ne m’as pas abandonné, tu as fait ce qui était attendu de toi. Tu t’es occupé de moi et tu es reparti, comme on te l’avait demandé. Ils te l’avaient demandé, ce serait plus juste. Je ne t’en ai jamais tenu rigueur non plus. Après tout, même si j’avais voulu te retenir, je n’en ai rien fait, je suis tout aussi à blâmer, voir même plus. Je ne t’en ai jamais voulu, alors s’il te plait, ne te torture plus avec cette histoire.

Elle était sincère, dans ses paroles, son regard venant croiser le sien, en étant presque implorant. Elle ne voulait pas qu’il s’en fasse davantage sur cette histoire du passé. Et puis, à quelque part, elle souhaitait oublier cette époque, ce qu’elle y avait vécu, pour repartir sur de meilleures bases. Tranquillement, elle se reconstruisait, s’approchant lentement mais sûrement de la jeune femme qu’elle souhaitait être. De ce fait, pour lui, comme pour elle, il était bien, voir même nécessaire, que de passer à autre chose. Il était parti, l’avait laissé seule livrée à elle-même, certes, toutefois, elle ne voyait pas l’intérêt de s’y attarder. Ils s’étaient retrouvés et si son rôle de directeur avait créé une barrière entre eux, désormais, cette dernière n’avait plus sa place.

Était-elle fatiguée ? Peut-être bien un peu. Les larmes s’étant calmées, cette soirée forte en émotion en était effectivement venue à l’épuiser. Elle se contenta alors d’hocher de la tête, qu’il pourrait l’ausculter rapidement avant qu’elle aille se coucher. Demain serait une autre journée, meilleure qu’elle espérait. Ou, enfin, aujourd’hui n’avait pas été une mauvaise journée, pas alors qu’elle avait réussi à s’ouvrir un peu plus à lui, lui présenter une partie de son passé que peu connaissaient. Et puis, dans la même ordre d’idée, elle en avait plus appris sur lui, sur ce qu’il avait traversé et ce qui avait marqué sa personne.

- Va pour demain.

Un sourire vint répondre à celui qu’il lui adressait, chassant ainsi l’obscurité de son regard. Elle était désormais curieuse, des secrets que renfermait l’iroujutsu, et elle ne pouvait dès lors que vouloir en apprendre plus sur ce qu’il disait à demi-mot. Elle allait toutefois devoir attendre au lendemain avant de voir sa curiosité satisfaite, convaincue qu’il ne lui ferait pas ce plaisir que de ruiner la surprise. Elle se redressa alors, dégageant de devant ses yeux ses cheveux qui y tombaient, en venant presque à regretter de les avoir couper si courts. Elle qui les avait longtemps porté long, ce qui facilitait sa tâche lorsque venait le temps de les attacher, se retrouvait désormais à devoir gérer ces derniers qui avaient bien de la difficulté à ne pas se montrer encombrant. Il s’était agit d’un cruel besoin de changement, lorsqu’elle avait retrouvé Sanadare, plus d’un an plus tôt, l’amenant ainsi à faire un premier pas en coupant ses cheveux. Un moyen comme un autre que d’assumer ces changements qu’elle entreprenait, dans la bonne direction l’espérait-elle.

- Oui. Répondant à sa question. Je te promets, du moins, de faire des efforts. Par contre, tu ne peux pas m’en vouloir si je me renferme sur moi-même, pas plus s’il y a des sujets que je ne souhaite pas aborder. Je sais qu’encore une fois, cela peut te sembler injuste, mais sache que… J’ai passé cinq ans sans prononcer un seul mot et, je pense que tu l’auras compris, me forcer à parler ne mènera à rien.

Elle eut un doux sourire qui lui était adressé tandis que sa voix se voulait calme. Elle ne critiquait pas, pas plus n’accusait-elle. Elle souhaitait seulement expliquer à son sensei sa façon d’être, sa façon de pensée, qu’il ne se fâche pas si elle gardait des secrets et qu’il ne le prenne pas personnel si elle n’allait pas directement se confier, s’il n’apprenait les choses qu’un peu plus tard. Ce n’était pas contre lui. Et ça, elle souhaitait qu’il le comprenne.

- Je vais faire mon possible, cependant… Mon silence est parfois nécessaire, pour ma propre santé mentale. Je viendrai vers toi, à tous les coups, toutefois, il se peut que cela prenne un peu plus de temps.

Fière d’elle, elle l’était. Voilà bien la première fois qu’elle arrivait à s’exprimer ainsi avec quiconque, expliquant de façon claire comment elle était, comment se comportait-elle. Ses réactions se voulaient assez surprenantes pour beaucoup ne la connaissant pas, cependant, elle espérait que Muramasa arrive à comprendre les tourments de son esprit et la difficulté qu’elle éprouvait à aller vers les autres. Elle lui tendit une main, dans l’idée de l’aider à se relever, se penchant légèrement vers lui, toujours armée d’un délicat sourire qui, pour le moment, n’était offert à nul autre que lui.

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Ven 16 Mar 2018 - 11:01


RP ➤  Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤  Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Inerte, la poupée désarticulée reposait sur un lit. Teint de porcelaine, proche du laiteux, son regard se perdait dans l’imaginaire. La chevelure immaculée semblant ne connaître aucune fin venait choir sur la soie drapée. Infinie et souple. Figée dans le temps, la muse dormait dans un rêve éveillé. Une beauté simple et envoûtante, dont la pureté ne connaissait égale sublimation. Somptueuse, tout simplement. Plus d’un milliers de jours après, sa beauté semblait encore plus irréelle en ce monde qu’elle ne l’était auparavant. Jeune fille devenue femme, Eikô cachait les stigmates encore saignants de ses tourments.

Trois années et la chrysalide revenait en une créature de rêve. Une apparence si envoûtante, mais cachant de bien lourds secrets, de bien profondes blessures. Elle révélait sa Quintessence, se révélant à lui en toute sincérité. Tout comme il fit de même. Le passé était le passé. Le présent était tout autre, tout comme le futur le serait tôt ou tard. Virevoltantes, les mèches soyeuses venaient choir devant l’azur qu’elle arborait de ses céruléennes pupilles. Des mots réconfortants une fois de plus, accompagnés d’une simple requête. Comment refuser devant de tels yeux (encore humides) aspirant uniquement à ce que jadis ne soit plus jamais évoqué. Impossible. Elle désirait faire ses propres choix, ne pas se voir imposer ceux d’autrui. Son affection pour elle était plus profonde qu’il ne se risquait à en évoquer l’essence primordiale l'incarnant. Le mot affection ? Doux euphémisme ! N’y en avait-il pas un autre ? Évidemment.

Depuis quand le jeune homme était-il lâche ? Incapable de nommer le nommable pourtant innommable ? Les mots étaient si faux, quand les gestes s’avéraient criant de vérité.

Sa réponse à la requête émise tendrement par la petite Eikô ? Un simple sourire, doublé d’un regard. Signifiant l’exactitude de sa réponse. Une approbation silencieuse bien plus significative qu’un simple mot. Naturellement, cette simple mouvance était ce que désirait la gracile demoiselle qui ne voulait plus du passé macabre, mais d’un avenir radieux où elle pourrait s’épanouir avec sérénité. Les regards se croisaient, ou plutôt se parlaient entre eux.

Elle acceptait de passer la journée de demain à suivre un entraînement plus sérieux que celui qu’ils avaient tenu dans le vespéral présent. Heureusement, la Lumière était douce, acceptant de poursuivre avec les Ténèbres. Aucune rancune ne venait voiler la radiance de astre.

“ Eikô, je ne t’en voudrais jamais. “ -sincère, il acceptait le moindre de ses choix-

Elle lui expliquait les choses qu’il n’avait pas comprises, ce qui marquait le début d’une relation plus profonde, une relation de confiance mutuelle qui se dessinait, qui s’ancrait dans le marbre semblant éternel. Cela marquait un grand pas, autant pour leur équipe, que pour de plus romancées aspirations. Il la découvrirait peu à peu, la laissant se révéler à lui, lorsqu’elle le désirerait, lorsqu’elle en éprouvait le besoin, lorsqu’elle serait prête, lorsqu’elle aurait choisit, de sa propre volonté, de ses propres désirs. Il acceptait d’être là pour elle, de l’épauler et de la soutenir, jusqu’à ce que la confiance ait atteint le paroxysme signifiant les aurores partagées, tout comme les crépuscules. Ensemble.

La main s'avançait vers lui, l’invitant ostensiblement à se relever. Sa tête se perdait en arrière, comme s’il pouvait voir les nitescences stellaires ancrées dans les cieux. Reposant ses yeux sur les doigts graciles il leva sa main et la posait avec délicatesse dans celle qui était tendue vers lui. Un sourire se dessinait sur son visage. Pas l’un de ces rictus malicieux. Large et semblant empli de contentement, aucune chaîne du passé ne venait en restreindre le moindre trait.

“ C’est d'accord. “ -la fixant tout en esquissant un sourire des plus franc- “ Pour t’ausculter, je dois poser ma main contre ta peau. Je vais faire une auscultation partielle pour cette fois. Prochainement, petit à petit, étapes par étapes, nous progresserons ensemble. Cela te va ? “ - attendant sa permission, ne voulant la troubler-

Il se levait avec précaution, davantage grâce à ses jambes, que via l’aide offerte, mais ne perdit aucun contact, laissant la caresse du bout des doigts et de la peau se prolonger. Profitant de cette mouvance, il la tirait vers lui, en la rattrapant avec délicatesse. Il la soulevait avec aisance, la portant alors comme la princesse qu’elle était. Légère comme une plume.

Il s'avançait d’un pas décidé en direction du piédestal médical, puis la déposait avec prudence, comme si au moindre tumulte, la jeune femme risquait de se briser. Retirant ses bras, il la regardait avec un visage avenant, mais légèrement perdu, avant de lui sourire avec sincérité.

Il se permettait ce geste, qui n’avait rien de pernicieux, au contraire. Il comprenait que peut être, elle se fermerait dans le silence. Mais lorsqu’elle verrait son visage, elle comprendrait. Elle comprendrait que ses silences, il les respecterait assidûment. 

Allongée sur le dos, il venait glisser sa main sous ses vêtements, sur ce ventre, ferme et doux, évitant le stigmate de sa blessure passée avec candeur. Du bout des doigts, il ne cessait l'ascension, posant sa paume sur la cage thoracique palpitant sous le tambour écarlate. Une eurythmie légèrement plus frénétique que la normale, mais rien d'inhabituel. Un léger soulagement s'esquissait. Il quittait la peau se collant contre la soie brûlante, puis retire sa main d’une manière plus aérienne. Court contact avec la pléiade, il n’avait pas profité de son absence (si elle se produisit) pour abuser d’elle. Un sérieux exemplaire, lui permettant de s’assurer de l’état de santé de la jeune femme. Cependant, il restait quelque chose qui ne lui plairait peut être aucunement. Devait-il attendre ou bien poursuivre, se perdre en paroles, ou bien lui faisait-elle confiance ?

“ Eikô, c’est bientôt terminé. Je dois te faire une piqûre pour prendre un peu de ton sang, afin d’évaluer avec précision le mélange adéquat concernant certaines arcanes de soutien . Ais-je ta permission ? “ -cherchant dans les yeux azurés la réponse à sa requête- “ Crains tu les aiguilles ? “ -soucieux de ne pas la faire souffrir-

Sa voix était douce, son inquiétude réelle. Il ne voulait pas que cette séance soit trop éprouvante, surtout après la soirée chargée qu’ils avaient partagés tous deux. Il était prêt à arrêter la séance en plein milieu si la Kunoichi ne donnait pas son approbation ou si cela lui semblait être trop dur.



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Lun 19 Mar 2018 - 18:07
Penchée vers lui, elle lui tendait la main, un délicat sourire aux lèvres. Elle s’était exprimée avec franchise, lui demandant à nouveau d’être patient avec elle, sur un sujet bien différent que la première fois. Elle avait besoin de temps, pour devenir celle qu’elle aspirait à être, mais surtout, pour se remettre de son passé tumultueux. Se remettre des mauvaises habitudes qu’elle avait pris, sa manie de se renfermer face à quiconque. Du temps, c’était tout ce qu’elle avait de besoin, bien qu’un peu de soutien ne lui ferait pas de tort. Si elle adorait Sanadare, pour plusieurs raisons, et ce, bien que peu de gens pouvait comprendre ce qui les unissait, elle n’était pas ce qu’elle pourrait considérer comme une épaule sur qui s’appuyer. Elle lui faisait confiance et elle n’hésiterait pas un seul instant à placer sa vie entre ses mains. Cependant, la Hyûga ne semblait pas posséder quelconque compassion, ou alors que très peu. Elle-même avait vécu tragiques événements au cours de son adolescence, alors, même si elle aurait pu se montrer plus agréable vis-à-vis de ses propres tourments, jamais la jeune Zetsu aurait osé venir l’embêter avec si peu. Beaucoup les unissaient, dont leurs expériences respectives sur lesquelles elles évitaient de revenir. Sanadare, sûrement pas désintérêt et elle-même par respect.

Une exclamation de surprise s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle quitte le sol. Elle ne s’était pas attendue à ça, venant de l’homme. Ne ripostant pas, elle se retrouve à nouveau assise là où elle se trouvait, un peu plus tôt. Avant qu’elle ne se décide de partager sombres secrets avec l’homme. Elle hocha doucement de la tête, comprenant le nécessaire qu’il devait faire pour s’assurer de son état de santé. Elle resta donc immobile, silencieuse, ne cherchant pas à le perturber dans sa concentration. Main contre sa peau, elle ne s’y opposa pas, pas plus se vit-elle ramenée quelques années en arrière. À croire qu’en parler lui avait fait plus de bien qu’elle ne l’aurait cru, ne serait-ce que temporairement, allégeant le poids qui se trouvait sur ses épaules. La question qui suivit lui arracha un sourire. S’il semblait surprenant à première vu, ce qu’il disait n’avait rien de particulièrement amusant, elle trouvait touchant l’attention qu’il avait de ne pas la brusquer. Peut-être s’était-elle montrée trop véhémente dans sa façon d’exprimer son besoin de temps. Elle ne pouvait que lui en être reconnaissante.

- Sans problème, je ne crains pas les aiguilles, ne t’en fais pas avec ça.

Lui tendant son bras, elle attendit patiemment que la prise de sang soit faite avant de le ramener vers elle. Réfléchissant quelques instants, au final, la soirée, aussi tumultueuse avait-elle pu être, s’était montrée instructive, tant pour ce qui allait advenir de leur équipe que ce qu’il deviendrait d’eux deux. Acceptant les sentiments que l’homme nourrissait à son égard, elle ne pouvait malheureusement pas y répondre maintenant. Pas dans sa situation actuelle, alors qu’elle se voyait encore tourmentée de bien des choses. Or, il y avait une promesse dans ce qu’elle avait dit, une subtilité qu’il n’avait peut-être pas saisit. Elle ne lui avait pas dit jamais, loin de là l’idée qu’elle avait eu. Qu’un simple plus tard, le temps qu’elle s’occupe un peu d’elle-même avant de pouvoir s’occuper de quelqu’un d’autre.

Elle se releva finalement, la soirée étant terminée. Et puis, elle était épuisée. Non pas par le combat qu’ils avaient eu, qui s’était voulu très court, mais bien par l’ascenseur émotionnel dont elle avait été victime. Oh, elle ne lui en voulait pas, cependant, elle avait besoin de se reposer. Ils avaient parlé, un peu, du nécessaire, concernant leur équipe, la suite viendrait sûrement avec le temps. Petite demoiselle qu’elle était s’arrêta face à l’homme, ses prunelles céruléennes se posant sur son visage.

Levant une main, elle vint la déposer sur sa joue meurtrie, celle qui avait été blessée par quelques membres de sa famille mécontents que de voir un inconnu s’inviter de la sorte au domaine Zetsu. De la culpabilité était présente dans son regard, son doigt glissant contre de la peau du jeune homme. Elle semblait hésiter quant à dire quoique ce soit à ce sujet, avant de finalement se raviser. Elle se contenta de se hisser sur la pointe des pieds, venant déposer ses lèvres contre sa blessure, un baiser délicat contre sa mâchoire. Se faisant, elle recula par la suite, évitant quelques instants son regard, le rouge prenant possession de ses joues avant de relever un regard timide vers lui.

- Merci.

Un mot bien simple qui voulait cependant dire beaucoup de chose à l’heure actuelle. Elle passa une main dans ses mèches pâles, venant les dégager de devant son regard.

- Je devrais pouvoir me rendre à… Ma chambre. Elle eut un léger rire. Sans problème. Demain donc, l’entraînement ? Ne te défiles pas, cette fois-ci.

Suivant le tout d’un sourire amusé, elle s’inclina poliment avant de quitter le bureau, prenant ainsi la direction de la salle qui avait été désignée comme sa chambre. Possédant une aisance à s’orienter et se souvenant d’où elle venait, retrouver le chemin ne fut pas bien difficile. Ces deux derniers jours avaient été particulièrement riches en émotions et en changements. Elle voyait sa vie d’un tout nouvel angle, tant en ce qui concernait son rôle en tant que kunoichi que sa situation plus personnelle. Bien que, dans ces deux facettes-là de sa vie, elle savait qu’elle pourrait compter sur le médecin pour être à ses côtés.

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Mer 21 Mar 2018 - 17:45


RP ➤ Première Epreuve| Team Jaeger
PV ➤ Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



La lumière se reflète le long des murs opalins. Rempart livide se dressant pour tenir tête au voile vespéral prenant son règne intransigeant.

Une légère hésitation se dessine sur le visage douloureux (mais de marbre autant que faire se peut), comme au travers des mots émanant doucereusement de sa bouche souffreteuse (mais rigide). La scène devient cérémonielle, lorsque la muse tend en toute confiance le bras de porcelaine qui n'appartient qu'à elle. Un prêt de quelques instants. La peur est absente. L'aiguille cherche où faire son ouvrage sur l’albe toile de satin. Agile, le croc perforant se plante profondément dans la chair, afin de satisfaire son insatiable soif. Une fois abreuvé du nectar écarlate, la fine tige de métal se retire précautionneusement, apaisée de sa gloutonne frénésie. Voilà qui est fait. Suite à la morsure implacable de l'aiguillon, une perle colorée apparaît timidement sur le tableau jusqu'alors immaculé. Un nuage cotonneux vient calmement se poser, asséchant la larme sanguine avec attention. Plus d'inquiétude que de mal. Peut être même que le tortionnaire fut plus chamboulé que la victime s'étant montrée particulièrement sage et impassible. Il lui offre un sourire rassuré, rangeant avec précaution le matériel médical n'ayant désormais plus d'utilité.

La soirée avait été particulièrement éprouvante, autant pour la demoiselle, que pour le jeune homme. Loin d'être une fatigue physique, il s'agissait d'une atonie éreintante de l'âme qui épuisant autant le corps que l'esprit. Debout face à elle, Muramasa ne savait que lui dire pour l'empêcher de. Ce moment où ils devaient se séparer, même l'espace d'une simple nuit, il n'en voulait pas. Pas après tout ce qu'ils avaient partagé à l'orée de cette soirée si singulière. Une impression pesante le hantait malicieusement. Le sentiment sinueux que s’il la laissait ne serait ce qu'une seule seconde s'éloigner de lui, il la perde à nouveau. Elle avait fait son choix. Il respecterait sa volonté. Le destin se montre toujours cruel lorsqu'on lui laisse l'occasion de jouer. Après tout, la Lame Maudite portait à la perfection son nom. Une fois de plus, le bien nommé finirait seul et abandonné. Après tout, comment une Belle pourrait-elle aimer une Bête ?

Venant dissiper d’un simple geste l’implexe vérité ancrée depuis la nuit des temps, elle le délivrait avec une gracile aisance de ce tourment. Comme si l’irréel des contes pouvait plonger profondément ses racines dans la réalité de ce monde. Posant en tout simplicité ses lèvres rosées contre sa joue. Une douceur qui prouvait que l’espoir persistait toujours. La flamme prend vie, brûle ardemment, puis vacille. Il suffisait juste de la maintenir, car même fébrile et fragile, une simple étincelle peut toujours donner naissance à un brasier des plus envoûtant. L’oiseau Vermillon en est la parfaite représentation. Renaître de ses cendres, encore et encore, était une idée qui ne manquait point de laisser rêveur, autant les insouciants que les sages.

Inerte, il accepte calmement le baiser effleure timidement sa peau encore un peu enflée. Signe marquant la fin de leur entrevue où tous deux révélèrent la quintessence les animant.

“ Repose-toi bien. “ -posant un bref instant ses yeux sur le grain de beauté qui le narguait comme à son habitude-

Avec tout ce que lui avait imposé Muramasa, il était normal qu’il souhaite qu’elle se repose. En plus de ne pas lui avoir laissé son mot à dire concernant cette escapade innocente, il lui avait fait traverser beaucoup de choses plus qu’éprouvantes. Des choses qu’il aurait abordé avec plus de prudence s’il avait su la situation de la jeune femme. Décidément, Il fut si maladroit avec elle, que le Directeur à la sagacité exemplaire semblait une chimère n’ayant jamais existé. Il avait encore tant à apprendre et à découvrir en ce monde.

“ Je ne me défilerais pas. “ -la rassurant en toute sincérité- “ Oyasumi. “ -la gratifiant d’un sourire chaleureux-

La question ne se pose pas. Elle le sait, tout comme lui. Une boutade un peu malicieuse, qui est appréciée plus qu’il ne le laisse transparaître derrière le marbre qu’il arbore et tente désespérément de maintenir en une seule pièce sous les nombreuses lézardes le craquelant.

Les astres dansent en apesanteur dans les cieux, la nuit étant leur écrin pour l’éternité. Le vent siffle son râle, haletant à jamais, cherchant son souffle, puis l’offrant généreusement à travers monts et vallées. La nuit accompagne la lune, jusqu’à ce qu’elle s’endorme peu à peu , afin de laisser place au réveil de son frère enflammé.

Seul, il peut se laisser aller à laisser choir son visage entre ses mains. Une lancinante fatigue le traverse, doublé d’émotions auxquelles il n’avait jamais dû faire face.

Que réservait demain ? Cette énigme était la seule hantant dès lors ses pensées et ses rêves.



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Team Jaeger : Première épreuve [Ft. Borukan Muramasa]

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