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Perdue en territoire inconnu [Ft. Hyûga Kotori]


Mar 13 Fév 2018 - 5:13
Elle était perdue, constatation qui lui arracha un sourire amère. Elle, qui se voulait d’ordinaire si inexpressive, alors qu’elle était seule avec elle-même en territoire inconnu, elle ne put que se laisser aller à se rire jaune qui vint franchir ses lèvres. Pourquoi déjà s’était-elle rendue seule dans le vaste domaine des Hyûga, se perdant après avoir contourner deux ou trois maisons ? La raison était bien simple et ne surprendrait personne connaissant l’énergumène qui lui faisait office de meilleure amie. Si c’était une chose qu’elle s’enfuit de son bureau sous ses nombreuses protestations qu’elle ignorait superbement, cela en était une autre qu’elle prenne la porte avec les documents sur lesquelles la jeune Zetsu devait travailler. Elle avait donc tenté de la poursuivre, ce qui fut peine perdue. À peine était-elle sortie en trombe du bureau qu’elle avait déjà disparu. À défaut de savoir où s’était-elle rendue, avec un soupire désabusé, elle avait pris la direction du domaine où elle vivait, dans l’espoir de peut-être la retrouver chez elle. Au final, elle pouvait très bien être n’importe qui, entre être aller s’amuser de la santé mentale de l’ombre ou encore s’être simplement arrêter dans un bar quelconque du village. Dans tous les cas, elle était partie et Eikō se devait de partir à sa recherche, même si cela lui demandait de ratisser la ville au grand complet.

Une perte de temps, cela en était sûrement une. Cependant, connaissant le spécimen, elle préférait ne pas attendre au lendemain qu’elle rentre sagement, elle ne pouvait se permettre de la sous-estimer. Ni elle, ni sa propension à s’amuser de tout et n’importe quoi. Manquait plus que ces papiers deviennent porteurs de ses oeuvres d’art, peu importe ce qu’elles étaient et ce serait l’horreur. Et maintenant, elle était seule, perdue dans le domaine des Hyûga, Sanadare toujours portée disparu et les documents toujours en danger de mort imminent. Elle n’était pas certaine si elle devait de rester immobile en espérant qu’un Hyûga passerait finalement par-là ou si elle devait avancer dans l’espoir de croiser quelqu’un.

Choisissant la seconde option, la kunoichi prit donc une direction au hasard, allant là où ses pas décideraient de la mener. Son regard glissait un peu partout, espérant voir la grande silhouette de sa meilleure amie apparaître ou encore sa chevelure aussi pâle que la sienne. En plus d’être dans l’incapacité de retrouver la demoiselle, elle se voulait désormais prisonnière de l’endroit alors qu’elle ne savait plus d’où était-elle arrivée. Un sens de l’orientation aussi mauvais ne pouvait qu’être pathétique pour la genin qu’elle était. Elle passa finalement une main sur son visage, la glissant contre sa peau, fermant temporairement les yeux. Peut-être aurait-elle dut s’arrêter avant d’effectuer un tel geste tandis qu’elle eut tout juste le temps de s’arrêter avant qu’un coup porter en sa direction ne l’atteigne. Elle était persuadée que cela n’avait pas été dirigée contre elle, mais bien qu’elle s’était retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

Qu’avait-elle bien pu faire pour mériter un sort aussi injuste ? Il fallait toujours qu’elle se mette les deux pieds dans les plats, ou encore que Sanadare l’y pousse. Dans un cas comme dans l’autre, elle allait longuement pester contre elle. C’était ce qu’elle disait, alors qu’elle savait pertinemment que la prochaine fois où elles seraient ensemble, ce serait déjà tout pardonner.

- Je suis désolée.

Son ton se voulait calme, quoique peut-être beaucoup trop froid pour ce qu’elle tentait d’exprimer. Elle n’était pas douée, en ce qui concernait de s’adresser aux autres. Ni même se sentait-elle particulièrement à l’aise, en réalité. Or, elle était en territoire inconnu, chez les Hyûga, ce qui faisait donc d’elle une intruse, perdue qui plus est. Elle se devait donc de faire des efforts, ne serait-ce que pour éviter de sembler impolie. Elle avait tout de même eut le droit, depuis sa plus tendre jeunesse, à une éducation digne de la future cheffe de clan qu’elle était.

- Je ehh… Une profonde inspiration. Elle se devait d’être plus agréable. Je me suis perdue.

Pathétique. Voilà le seul mot qui lui venait à l’esprit. Elle venait de manquer de percuter un homme qu’elle ne connaissait pas, qui semblait s’entraîner, et donc, elle le dérangeait nécessairement, tout ça parce qu’elle n’avait pas porté attention à où se dirigeait-elle. Une belle idiote qu’elle faisait, là, maintenant, la Zetsu, alors que son regard était rivé partout sauf sur le principal concerné. Elle était maladroite, en compagnie des autres, rapidement mal à l’aise aussi. Et puis, la situation ne l’avantageait pas spécialement, ce qui était d’autant plus embêtant. Elle se faisait la promesse de faire payer cette misérable soirée à Sanadare, ou, tout du moins, la piètre image qu’elle renvoyait d’elle-même à l’heure actuelle, la prochaine fois qu’elle verrait la Hyûga.

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Jeu 22 Mar 2018 - 2:57
Soleil haut, trônant sur son zénith. Un vent frais balayait la cour stérile - comme tout au domaine Hyûga - du dojo. Le calme légendaire des pupilles blanches se transposait à la perfection à leur environnement, qui semblait protégé des échos bruyants du village. Les rues étaient calmes et désertes, quelques Hyûga circulaient ici et là. Seul le vent dans les feuillages de l'épaisse ceinture verte qui entourait le domaine se faisait entendre.

Dans la cour d'un petit dojo, une kunoichi s'entraînait sous la supervision et l'oeil aguerrit de son protecteur. La jeune femme à la chevelure de jais faisait face à un pantin de bambou qu'elle frappait sans cesse, répétition après répétition, du bout de ses doigts délicats. À ses côtés, Kotori l'observait en comptant ses frappes. Deux, deux, quatre, huit, seize. Il laissa échapper un petit soupir. Elle n'y arrivait définitivement pas...Si les premières frappes étaient adéquates, la dernière série de seize perdait en vélocité et en précision, rendant donc les 32 poings du Hakké pratiquement inutile.
¬ Encore une fois. Plus rapidement!
+ Mais Kotori, j'...
¬ Tu ne m'auras pas cette fois Tsukyko! Encore une fois, allez!
La gamine tentait encore de se défiler. Son coeur était trop grand et aimant pour ce genre de chose. Kotori s'occupait d'elle comme il le pouvait, c'était son devoir après tout et une deuxième chance qu'il ne pouvait pas laisser passer. Mais les désirs de ses ainés de la transformer en une guerrière adéquate pour le clan s'avéraient plus difficiles que prévu. C'était là une autre facette des traditions Hyûga qui forçait le Protecteur à haïr les coutumes de son clan. Tsukyko était une jeune femme passionnée et adorable, qui n'avait absolument rien d'une combattante. Mais parce qu'elle était l'une des héritières de la Sôke, ses parents ne pouvaient s'imaginer qu'elle ne puisse porter la flamme des techniques ancestrales du clan. Ils s'attendaient à ce que Kotori la brise, mentalement et physiquement, mais comment pouvait-il? Lui qui avait été meurtri et laissé au seuil de la mort au nom de ses mêmes coutumes...

La jeune Hyûga fragile tenta de nouveau la technique à quelques reprises avant que son gardien ne perde patience, finalement. Kotori n'avait jamais eu l'envie d'être un sensei, malgré son statut de Chûnin, il n'avait jamais voulu prendre sous son aile une équipe, même si on lui avait trop souvent proposé. De nature solitaire, et surtout très impatiente, il n'avait pas la tête ni le coeur à être un mentor compétent. Un nouveau soupir s'échappa avant qu'il ne donne finalement l'autorisation à sa protégée de s'arrêter pour la journée.
¬ Ce n'est pourtant pas très compliqué. Tu actives ton Byakugan, tu te concentres sur ta cible, prépares ton chakra au bout de tes doigts et tu laisses ta respiration te guider. Regarde je vais te montrer une dernière fois.
La jeune fille s'écarta pour laisser place à Kotori. Fixant le pantin qu'il avait martyrisé si souvent, il activa son dôjutsu. Instantanément, sa vision s'agrandit, lui offrant alors une vision complète de son environnement. Dans toute la cour du dojo, chaque feuille, chaque grain de poussière porté par les courants d'air, il en avait conscience. La sensation était encore grandiose, même après tout ce temps. Le Bunke concentra alors sa vision sur le pantin, exposant ses points faibles distinctement à ses yeux blancs. Inspirant profondément, Kotori s'avança d'un pas et commença à enchaîner les frappes : deux, deux, quatre, huit, seize. En l'espace de quelques petites secondes, il porta trente-deux frappes dévastatrices au pantin qui craqua, menaçant s'éclater, à chacun de ses coups.
¬ Tu vois? Facile, non? dit-il à rigolant.
+ Idiot! C'est bon, arrête de jouer les prétentieux! rétorqua la jeune fille en serrant les poings.
¬ Allez, file, tu vas être en retard, tu sais que ton père n'aime pas ça. On se revoit demain.
Ne se faisant pas prier plus d'une fois, Tsukyko détala à toute vitesse en rigolant une dernière fois. Un rire dont l'écho fut porté par le vent un long moment, accompagnant l'Hyûga dans sa nouvelle solitude. Kotori replaça le pantin, c'était à son tour maintenant de s'entraîner. Si aux yeux de sa protégée il était le plus incroyable des shinobis, il en était pourtant encore bien loin...Sa détermination l'avait longtemps placé devant les autres, mais depuis sa blessure de Shîto, il avait l'impression qu'un gouffre s'était creusé entre lui et ses compétiteurs. Un gouffre que même son arrogance n'arrivait pas à l'en protéger. Kotori retira le haut de son kimono noir, le vent caressait maintenant son torse nu, et il porta sa main à son épaule endolorie, celle-là où prenait origine son imposant tatouage draconien. Il portait ce tatouage comme on porte un masque, pour dissimuler les marques laissées par son passé. Sous ce dernier était aujourd'hui à peine distinguables les longues cicatrices qui recouvraient l'ensemble de son bras.

Il massa délicatement son épaule du bout des doigts quelques minutes avant de se mettre en position, devant le pantin. Deux senbons en main, il commença un enchaînement de coups consécutif, habilement placé là où les tenketsus humains se seraient trouvés. Son affection pour cette arme lui était venue suite à son utilisation répétée lors d'un rituel commun de son clan : le rituel du senbon. Kotori enchaîna les coups contre l'innocent pantin de bois comme s'il avait été un adversaire de chair et d'os. De longues heures durant, il continua, jusqu'à avoir enchaîné 1000 coups sans s'arrêter. Il termina le tout en plantant violemment ses deux senbons dans l'abdomen du pantin, ce qui le décrocha finalement de son socle pour l'envoyer valser quelques mètres plus loin. C'est à cet instant, lorsqu'il fit un pas vers l'arrière pour reprendre son souffle, qu'il constata qu'il n'était plus le seul, lorsqu'il entendit l'impact.
¬ Mais qu'est-ce qu...
L'homme de bois avait percuté une jeune femme à l'oeil bandé et aux cheveux blancs comme neige. L'espace d'un instant, Kotori crut qu'il s'agissait de sa cousine Sanadare...mais lorsque les insultes se firent absentes, il comprit qu'il ne s'agissait pas d'elle. Que venait donc faire une étrangère ici? Bien rares étaient les personnes s'aventurant jusqu'au coeur du domaine Hyûga...Et celle-là semblait complètement perdue.
¬ Pardon, je ne t'avais pas vu. Tu vas bien? dit-il en s'approchant de la jeune femme.

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Ven 30 Mar 2018 - 6:09
À la mauvaise place au mauvais moment, voilà dans quelle situation venait de tomber l’héritière Zetsu tandis qu’elle faisait son possible pour retrouver son chemin dans ce vaste domaine. Et alors qu’elle observait tout autour d’elle sans pour autant porter une attention particulière à son environnement, ce fut un pantin de bois qui s’abattit rapidement vers elle. Levant les bras devant elle, le coup n’avait rien de particulièrement douloureux, quand bien même était-il surprenant. Ce fut par la suite qu’elle remarqua l’homme, en venant à s’excuser platement que de son interruption dans son entraînement, compte tenu qu’elle avait assumé qu’il s’agissait de ce qu’il faisait à l’heure actuelle.

Ce dernier s’approcha d’elle, s’excusant à son tour, il ne l’avait pas vu. Ce n’était pas surprenant en soi. Après tout, elle n’avait rien à faire là, intruse du domaine du fameux clan Hyûga. Et puis elle n’était pas particulièrement bruyante lorsqu’elle marchait, sa présence n’étant pas des plus imposante. Se voulait particulièrement discrète, la jeune Zetsu préférait de loin passer inaperçu. Elle n’aimait pas l’attention, tout comme elle haïssait que les regards se posent sur elle. Timidité incarnée, elle aurait bien voulu pouvoir vivre sa vie comme bon l’entendait, loin des responsabilités et de la présence d’autrui. Cependant, son avenir était tout tracé aux yeux de son clan, future cheffe qui se devrait un jour d’assumer ce titre, elle n’avait d’autres choix que de suivre la voie du shinobi. Elle ne regrettait pas, nullement même. Elle possédait des compétences faisant d’elle une redoutable adversaire. Cependant, elle ne pouvait nier qu’avoir eu le choix, son choix de vie aurait peut-être bien été différent.

- Ne t’excuse pas, je n’avais pas affaire à être là, c’est de ma faute.

Elle semblait même tenter d’essuyer ses excuses d’un vague geste de la main vers elle, daignant finalement poser son regard sur l’homme. Une réaction naturelle fut immédiate chez l’innocente demoiselle alors que ses joues venaient se colorer d’un rouge apparant. Il ne lui en fallait pas beaucoup pour se retrouver mal à l’aise et un homme torse nu entrait dans cette catégorie de ce qui la rendait mal à l’aise. Mais bon, elle se devait de passer outre, tentant de ne pas sembler complètement idiote. Un cruel manque d’expérience en ce qui concernait les contacts avec autrui. Déjà éprouvait-elle de la difficulté quant à s’adresser aux autres, faisant d’énormes efforts sur elle-même pour se montrer plus agréable, il y avait encore un long chemin à faire avant que cela devienne naturel pour elle.

- Je vais bien, ne t’inquiète pas, plus de peur que de mal pour tout dire.

Tentant même un sourire, c’est qu’elle essayait vraiment. D’ordinaire froide et distante, préférant éviter quiconque se dressait sur son chemin, ne souhaitant absolument pas que ces derniers viennent perturber son calme quotidien, elle savait qu’elle ne pourrait pas éternellement se cacher derrière cette solitude pourtant si réconfortante. Souhaitant devenir une kunoichi dont elle pouvait être fière, cela impliquait d’être en mesure de travailler en équipe. Or, pour ce faire, elle se devait bien de commencer quelque part, quand bien même le processus se montrait-il difficile.

Passant une main dans ses cheveux, elle vint retirer le bandeau qu’elle arborait. Ses prunelles claires se posèrent donc calmement sur le Hyûga (ce qu’elle suspectait) devant elle. Après de longues journées passées à faire de la paperasse, son oeil ayant été blessé quelques années plus tôt pouvait s’avérer douloureux et elle lui laissait donc l’occasion de se reposer grâce à ce bandeau. Cependant, elle trouvait l’allure un peu austère, lui attirant quelques regards qu’elle ne souhaitait pas avoir sur sa personne. Ce n’était pas pour rien qu’elle avait érigé cet épais mur de glace entre elle et les autres.

- Je me demandais… Tu es un Hyûga, pas vrai ? Aurais-tu vu Sana’... Sanadare, par hasard, dans les environs ? Disons qu’elle a quitté son bureau avec quelques documents importants qu’il me faut absolument retrouver.

Sa détresse était apparente alors qu’un lourd soupire s’échappa de ses lèvres. Décidément, si être l’assistante du Tsuchikage était une tâche demandante bien que somme toute assez simple, être celle de l’énergumène qui lui servait de meilleure amie était une toute autre paire de manche. Pourquoi avait-elle accepté ? Elle-même se le demandait encore, parfois confuse de sa décision… Ah, vrai. Elle ne l’avait pas décidé. Sanadare lui avait imposé et elle n’avait fait que garder le silence, comme à son habitude.

Finalement, comme si elle venait de réaliser quelque chose d’important, elle tendit sa petite main dans sa direction, toujours l’esquisse d’un sourire sur les lèvres.

- Zetsu Eikō, meilleure amie de Sanadare et son assistante.

La bonne blague.

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Mar 3 Avr 2018 - 4:50
Encore un peu mal alaise d’avoir renversé la jeune fille avec son pantin d’entraînement, Kotori s’avança vers elle afin de s’assurer de ne pas l’avoir blessé. Aussi austère et sérieux pouvait-il paraître la plupart du temps, comme bon nombre des siens, l’Hyûga ne pourrait se pardonner d’avoir blessé une dame sans défense. Bien sûr, il n’avait pas encore la moindre idée que cette demoiselle en détresse était en réalité une kunoichi. Lorsque l'intrus retira son bandeau pour révéler son magnifique regard bleuté, Kotori se surprit à s'y perdre un court instant. Rapidement, il détourna le regard, s'éloignant un peu, pour récupérer son chandail et l'enfiler. Les joues teintées de la jeune fille ne lui avaient pas échappé, et il ne désirait pas la rendre mal à l'aise plus longtemps.

L'Hyûga trouva la question de la Zetsu bien drôle. Jouait-elle les naïves? En plein coeur du domaine du clan, elle demandait à un homme aux pupilles blanches s'il était un Hyûga. Petit sourire en coin, il se rapprocha de nouveau, scrutant son interlocutrice. Il savait son regard intimidant, ce n'est pas pour rien que les membres de son clan avaient une réputation austère. Comme un Borukan qu'on associe à un mastodonte de muscles et de chairs ou un Chôkoku que l'on associe à une profession artistique, les Hyûga étaient souvent associés à une noblesse froide et solitaire.
¬ Sana? Si je la connais? C’est ma cousine! dit-il nonchalamment en guise de réponse.
La réponse pouvait paraître un peu ironique, après tout, les Hyûga n’étaient-ils pas tous cousins? Mais dans leur cas, ils l’étaient réellement au premier degré, puisque leurs mères étaient soeurs. Ce n'est pas pour autant que Kotori l'appréciait réellement...Si dans leur tendre enfance ils avaient passé quelques matinées à s'amuser alors que leurs mères partageaient le thé, les deux cousins ne s'étaient plus réellement vus suite à l'accident de Sana et la perte de sa précieuse pupille.
¬ Voler des documents? Tsss…Ça ne m’étonne pas d’elle...
Malgré leur lien de parenté, Kotori n'appréciait pas particulièrement sa cousine aux cheveux blancs. Parce qu'elle était de la Soke et lui de la Bunke? Non, car il savait que malgré son statue, elle détestait tout autant que lui la branche principale, sinon plus. S'il la détestait, c'est parce qu'elle agissait avec sournoiserie et sans aucune considération pour les autres. Sana l'avait encore démontré lors de son "entretien" pour devenir Tengu...Elle s'était efforcée de le ridiculiser, tentant de le décourager dans son projet de rejoindre les forces protectrices du village, allant même à le provoquer en évoquant devant lui la perte de son premier protégée, lorsqu'il était adolescent, et qui lui avait mérité la correction qui avait marqué son corps à tout jamais. C'était le genre de comportement que Kotori ne pouvait pardonner chez personne, famille ou non.

L'Hyûga savait sa cousine si exécrable, qu'il se demandait comme il était possible qu'elle ait une véritable amie. Cette jeune inconnue, perdue en territoire Hyûga, se qualifiait comme telle, ce qui fit sourire légèrement Kotori. Lui-même n'était pas un exemple de sociabilité, mais au moins, contrairement à sa cousine, il se croyait capable de compassion et de connexion avec autrui.
¬ Tu es certaine que tu cherches au bon endroit? Sana n'est pas vraiment du genre à trainer par ici.
Depuis son exile volontaire, Sanadare ne trainait que très peu dans les quartiers Hyûga. S'il l'avait bien surprise quelquefois à l'intérieur du domaine, c'était à chaque fois pour mettre des bâtons dans les roues de quelqu'un du clan. Kotori concevait encore mal comme cet énergumène avait pu être choisi pour être l'assistante du Kage. Borukan Akimoto avait la réputation d'être un guerrier féroce, mais il semblait plus...mollasson en matière d'administration. S'il s'était entouré de sa cousine, c'est que quelque chose ne devait pas tourner très rond chez lui. En même temps, cela ne l'étonnait pas vraiment, pas de la part de l'homme qui avait ouvert les portes d'Iwa à la peste samouraï en tout cas...Son interlocutrice mystérieuse se présenta finalement, Zetsu Eiko était son nom. Il n'était guère familier avec ce clan, s'il en était un, mais plus rien ne l'étonnait. Au fil des années, Iwa était devenu un véritable fourre-tout, accueillant des clans des quatre coins du Yuukan.
¬ Hyûga Kotori. dit-il pour se présenter à son tour, tout en serrant la main que la jeune fille lui tendait.
Suite aux salutations, Kotori empaqueta ses quelques effets personnels qu'il avait laissés de côté avant son entrainement, enfila sa veste noire et jeta sa besace sur ses épaules.
¬ Tu veux de l'aide pour sortir d'ici? J'allais rentrer justement. J'ai peut-être une idée ou deux d'où elle pourrait être, si elle est vraiment dans le coin.
Kotori se sentait particulièrement serviable aujourd'hui, probablement à cause de toute l'énergie qu'il venait de brûler durant son entraînement...Et n'oublions pas le fait que cette jeune inconnue était particulièrement jolie...Et qu'il ne laisserait jamais une occasion pour prendre la tête de sa cousine passer. Il fit quelques pas vers la sortie avant de se retourner, zieutant une nouvelle fois la Zetsu, avant de l'inviter d'un geste à le suivre au travers des rues du quartier.

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Mer 4 Avr 2018 - 20:03
Pouvant désormais mettre un nom sur le visage qui se trouvait devant elle, elle se contenta d’un léger sourire, ayant légèrement relevée la tête lorsqu’il s’était rapproché. Du haut de son mètre soixante-cinq à peine atteint, elle en venait souvent à devoir lever les yeux pour ainsi pouvoir observer les autres. Petite et d’apparence peut-être bien un peu frêle, la jeune demoiselle se basait beaucoup plus sur ses réflexes et sur sa rapidité que sur sa force. De part ses techniques claniques, elle n’avait, de toute façon, pas besoin de frapper fort. Un contact était souvent tout ce dont elle avait besoin pour venir perturber de façon temporaire le système nerveux d’autrui, lui donnant ainsi bien souvent l’avantage en combat.

- Je me doute bien que Sana ne traîne pas souvent par ici, toutefois, je commence à être désespérée et donc, toutes les idées sont bonnes à prendre.

Un soupire accompagné d’un léger rire alors qu’elle secoua légèrement sa tête de droite à gauche, signe évident que la demoiselle qu’elle recherchait en venait à sérieusement l’embêter, et ce, malgré toute l’affection qu’elle avait pour elle. Elle passa par la suite une main dans ses cheveux, venant replacer quelques mèches derrière ses oreilles, dégageant ainsi son visage. Une idée saugrenue, venue d’un cruel besoin de changement, où elle avait décidé de couper ses cheveux. Désormais trop court pour être en mesure de les attacher, elle ne pouvait pester que sur sa spontanéité en attendant patiemment qu’ils atteignent une longueur acceptable. Si cela s’était montré comme étant une bonne chose pour venir faire une croix sur un passé qui la taraudait toujours, au final, il s’agissait de quelque chose de bien peu pratique.

L’observant ramasser ses choses, sa proposition ne pouvait qu’être la bienvenue pour celle ayant admis être assez désespérée pour être venue chercher la folle et son idiot de piaf à l’intérieur même du domaine des Hyûga, endroit où il était rare de la retrouver. Reconnaissante, elle hocha de la tête avant de le suivre, accélérant légèrement le pas pour en arriver rapidement à ses côtés.

- Ce serait bien aimable à toi, bien que je n’ai pas envie de te déranger avec ça.

Après tout, lorsqu’elle était arrivée, il était en plein entraînement. De ce fait, avait-il cessé pour lui porter assistance dans sa quête supposée la mener à l’idiote qui lui faisait office de meilleure amie ? S’il admettait qu’il comptait rentrer, cela ne l’empêcha pas que de se sentir un minimum coupable. Il avait sûrement mieux à faire que de jouer les guides touristiques au sein du domaine Hyûga, sans compter que rares étaient les intrus. Peut-être même que beaucoup avaient dû la confondre avec une membre de l’illustre clan, beaucoup en étaient venus à dire qu’elle et Sanadare se ressemblaient, si ce n’était que la taille qui était bien différente, son aînée étant pas mal plus grande qu’elle.

Silencieuse dans un premier temps, elle talonnait le jeune homme, son regard curieux se posant tout autour d’elle. Elle n’avait que très rarement mis les pieds ici, au cours des dernières années. Si, plus jeune, elle était toujours avec son aînée, que ce soit ici ou chez elle, les affres du temps les avaient éloignés de longues années avant qu’elles ne se retrouvent, toutes les deux dans un sale état.

- Tu es son cousin donc ?

Brisant le silence, décidée que de passer outre cette mauvaise manie qu’elle avait de se refermer face au contact avec autrui, elle s’était décidée à s’intéresser au jeune homme, ou, tout du moins, tenter de venir faire la discussion. Après tout, elle ne pouvait que le suivre pour l’instant, les décors tout autour d’elle n’étant qu’inconnus.

- Je n’ai jamais entendu parler de toi…

Elle porta une main à son menton, faisant mine de réfléchir alors qu’elle essayait de se remémorer quelques discussions qu’elle aurait pu avoir avec la Hyûga.

- Tu me diras, elle ne me parle pas beaucoup de sa famille. Du moins, ce n’est jamais très positif.

Toutes les deux possédaient de nombreux mauvais souvenirs concernant leur clan et leur famille respective. Pouvait-elle lui en vouloir ? Absolument pas, elle-même se voulant assez discrète sur ceux qu’elle peinait à considérer comme de sa famille. Il n’y avait personne chez les Zetsu dont elle pouvait se considérer proche, si ce n’était que son oncle qui lui avait toujours offert un soutien plus qu’apprécier. Nécessaire, surtout, dans l’état des choses.

- Où penses-tu qu’elle serait ?

Son regard curieux se posa à nouveau sur lui, ses prunelles azurées venant rencontrer le regard plus pâle de son interlocuteur. Elle lui adressa doux sourire alors qu’elle faisait des efforts pour chasser cette expression austère qu’elle arborait généralement. Elle avait désormais un regain d’espoir, aussi faible était-il, quant à retrouver celle pour qui travaillait-elle, ou, tout du moins, les documents qu’elle avait amené elle ne savait trop où. Si elle aurait pu se rendre directement auprès de l’ombre du village pour déplorer la mauvaise foi de son assistante, elle ne cherchait pas non plus à attirer des ennuis à la demoiselle et elle s’était donc décidée à régler le problème seule.

Ce qui, au final, n’était pas bien concluant.

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