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Yokai


Mar 13 Fév 2018 - 8:30
La Hyûga dansait dans le salon de sa nouvelle maison, elle tournait en rond, riant comme une folle, son jeu de scène après tout, un qui prenait fin pour un fascié totalement fermé une fois la porte de sa cave ouverte, puis refermée après elle. Elle la verrouillait en descendant ses escaliers dans le noir, pas besoin de lumière pour une ancienne aveugle, devant un petit évier de buanderie, elle se stoppait un sourire mesquin, la femme allumait une petite lumière donnant sur un miroir posé contre le mur. Dans la pièce sans fenêtre elle était la seule luminosité possible. Son sac se jetait sur une tablette, aujourd’hui, les dés venaient d’être lancé, les Tengû grouillaient dans le village pour une affaire qui dépassait de loin leurs attentes*. Une affaire de jours, quelques jours à peine avant la grande scène. Elle observait malicieuse le bandage sur sa cuisse, ce matin, elle avait eu un accident et un petit passage à chez un « docteur » pour quelques sutures. Depuis, il lui manquait du matériel, oups, elle avait embrouillé avec brio le charlatan comme dirait Mura' qui avait un sacré stock avouons-le.

Un scalpel se dévoilait de son carnet de notes, elle le déposait sur la tablette en face d’elle, ainsi que deux aiguilles pour les sutures, une bobine de fils de nylon de sa sacoche et enfin, en dévissant le siphon du lavabo, un bocal en plastique avec un objet à l’intérieur. Quelque chose qu’elle gardait depuis longtemps, après la dernière arrestation* avec Watari. Quelques jours après, elle avait posé sa démission* et plus jamais approché le corps de police. Ce soir-là, ils avaient été submergés par la quantité de prisonniers, elle avait dû en ramener avec les autres policiers directs au pénitencier sans pouvoir attendre le transfert. Un vrai bordel. C’était parfaitement voulu. Même qu’elle avait dit au nain* de les poser là en attente d’un chargement, mais personne ne connaissait son lien avec leur boss*, celui à qui elle facilitait la vie avec le passage aux douanes de barils de Sake*, sacré à Iwa, contenant ses marchandises humaines à l’intérieur. Elle gardait la clé qu’elle avait sciée en deux et agrémentée de boulons et écrous pour la fin.

Elle n'avait jamais voulu faire suturer sa paupière sur son œil manquant*. Pour se souvenir qu'elle disait. Vrai, mais pas seulement. Une poche de gants de latex, une bouteille d’alcool, une bonne pile de chiffons propres et des bandages s’ajoutaient à l’inventaire. Devrait-elle commencer par le plus long ou le moins douloureux ? Qu’importe, un bout de bois à mordre entre ses dents pour s’assurer son silence, assise sur son tabouret, elle caressait la plume tatouée encore fraîche et en cicatrisation d’Hisao*. Un si beau travail, puis elle nettoyait d’abord le scalpel à l’eau chaude et au savon, son tatouage aussi, avant de faire la même chose d’un linge propre et d’alcool. Elle se faisait mal souvent pour les observer faire*. Jamais rien n’était un hasard avec cette créature-là. Suite à quoi, tout simplement, elle plantait le scalpel sous la surface de sa peau en suivant la longueur du dessin de la plume. Elle serait fort les dents et son cri s’étouffait à l’aide du linge qu’elle avait mis sur son bois, la sueur perlait sur son corps, mais elle ne flanchait pas. Elle ne pouvait plus. Un instant accordé une fois le scalpel en place, elle passait l’alcool sur le trou d’où elle l’avait poussé à l’intérieur, avant de nettoyer sa cuisse et coudre ça d’un seul point, suffisant vu l’entaille, de toute façon, elle tatouerait la plaie restante en injectant de l’encre à la chair en reconstruction. Car au final, ces premiers tatouages n’avaient servis que de test et d’étude à son plan.

Elle reposait alors une compresse sur son dessin, puis le bandage qu’elle devait garder pour le protéger encore un peu pour quelques jours de cicatrisations. Le tour de l’aiguille de suture et la bobine de nylon, lui joint à l’autre, la femme lavait ses cheveux, avant de venir se coudre progressivement la bobine ou du moins une partie de son contenu sur son cuir chevelu, aussi blancs que ses cheveux à la lumière. Les fils se mêlaient progressivement à sa tignasse laissait pousser seulement pour ça. C’était douloureux, mais pas plus que le jour qu’à vif on avait arraché son œil, alors avec ce souvenir, elle se motivait à continuer, tandis que son sang se rependait doucement. Difficile de dire combien l’action lui avait pris. Sa pause s’accordait avec une gorgée de sake, elle essuyait son front, ses larmes échappées en respirant longuement avant de passer la zone à l’alcool encore une fois.

Sanadare ramassait son précieux objet, un gant de chirurgie, puis désinfecta le tout, avant de placer sa clé en deux bouts, plus courte du coup dans un pouce du gant coupé, celui-là même qu’elle enfonçait dans son orbite manquant, avant de suturer sa paupière en prenant son temps. Parfois la vision lui donnait envie de tourner de l’œil, sans jeu de mot, plus que la douleur elle-même. Mais, tout ça ne pouvait pas avoir servi à rien. Sa paupière désinfectée, elle plaçait une compresse puis son bandeau. Personne ne vérifiait jamais sous ce dernier, puis le tour de l’aiguille d’être nettoyée, désinfectée puis placée. Alors la borgne déplaçait ses cheveux sur un côté de son épaule avant d’enfoncer cette dernière dans la chair de son oreille, elle la poussait plus avec une aiguille normal, avant d’encore passer la zone sous alcool et laisser cicatrisé. Même chose à l’autre oreille.

Une nouvelle gorgée de sake et toute la bouteille y passait en nettoyant derrière elle, est-ce que ça allait suffire ou passer ? Seul l’avenir le lui dirait, mais aucun de ses jutsus la sauveraient maintenant, en revanche, tous ce que le vieux ninja lui avait appris*, alors qu’il n’utilisait même pas de chakra. Fut un temps, où ninja et shinobi ne voulait pas dire la même chose. L’un était élevé pour se dédier à son maître ou ses objectifs à tous prix, l’autre devenait fou sous sa fausse puissance supérieure. Comme les Hyûga et leur Byakugan, le sien à elle parce qu’elle était choisie au final pour une dette qui ne lui appartenait que par héritage. Sana’ n’avait plus envie de sourire, mais son réflexe la forçait à le faire, on lui avait dit que les imbéciles vivaient heureux, elle savait pourquoi depuis le temps. Au final, un esprit trop affuté lui avait coûté cher, peut-être que si… Peut-être qu’elle aurait pu renoncer si elle n’avait pas trouvé les moyens pour son œuvre. Mais Dame la chance lui avait encore tendue une perche, une première fois dans un temple tard le soir*, une seconde une fois un papier signé*. Quand la providence avait mêlé un fils* au destin chaotique d'une fille*. Parce que mal évaluée sa cible c'était avoir perdu d'avance *. Convaincre les bonnes personnes du meilleur ou du pire les bonnes personnes était une clé de victoire*.

-Mon cher ami, j'espère que vous apprécierez de là où vous vous tenez aujourd'hui. Elle levait son verre à leur rencontre.

Une affaire de destin. À l'instant même où une muse lui avait dit qu'elle le pouvait* et qu'elle avait choisi de le croire*.


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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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