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Mar 13 Fév 2018 - 21:49
Akimoto-sama, Hoshino Watari-sama souhaite une entrevue avec vous incessamment sous peu… Cette phrase sonnait comme un aveu. Un aveu sous tension. La délégation de Kumo et les mesures de polices prisent pour assurer la sécurité du village faisait peser une chape de tension dans tout le village de la roche. Les clans de samouraï des Hoshino et les Yuki étaient relativement écartés des affaires du pouvoir et peu de gens savaient comment la situation évoluerait à ce rythme. Il semblerait qu’à la faveur du jeune samouraï à l’origine de l’exil qui avait tant fait enragé le village de la Brume et ses dirigeants, avait là encore, un certain tempo à vouloir donner…


Quelques instants plus tard…


Je vous remercie d’avoir accepté de me recevoir. J’ai peu à vous dire, pour être franc. J’imagine tout d’abord qu’un remerciement est de bon ton ; après tout, la construction de la forteresse près du cœur commerçant n’eut pas été possible sans votre aval. Watari n’était pas un rustre au point de ne pas reconnaître qu’il devait au moins ça au féroce Borukan. Certes, il avait des choses à lui reprocher, notamment la situation d’anomie dans laquelle lui et les siens se trouvaient… Mais chaque chose en son temps.

Même si je peux concevoir les raisons qui ont poussé votre jugement à ne pas faire participer les Hoshino et les Yuki à la sécurité de la visite diplomatique avec le raikage, Metaru Shûuhei-sama, il n’en demeure pas moins que nous l’annoncer officiellement eut été plus respectueux. Il n’épargnerait rien au géant roux. S’ils étaient des habitants relativement récents, politiquement, cet acte avait souillé la fierté et l’honneur de ses proches. Il n’appréciait clairement pas les conséquences de ce choix qui remettait finalement en cause leur légitimité à être là. La confiance que l’on pouvait avoir en eux. Cela étant, je ne suis pas là pour m’étendre sur le sujet. Je vous annonce que je pars pour quelques temps, en voyage, dans mon pays natal. Lorsque je serais de retour, votre village comptera parmi ses murs, des âmes valeureuses et ayant soif d’honneur, en plus. Je compte aussi aller rencontrer certains chefs de clans et voir si je peux avoir des moyens de m’entretenir auprès du shogun.

Vaste et ambitieux projet que voilà. Si la première partie était audacieuse par certains aspects, la seconde était en revanche, tout particulièrement ambitieuse. Cela étant, son regard laissait planer une mystérieuse détermination au fond de celui-ci. Au-delà de son habituel et sage tempérament, la sensation d’être inactif avait su faire naître en lui la fièvre des actes. Ceux-là même qu’il avait toujours regretté de n’avoir pu mener, par le passé. Il façonnerait l’avenir à l’image de ce qu’il souhaitait pour lui et les siens. Gare à ceux qui s’y opposeraient. En mon absence, Eirin aura l’autorité sur les Hoshino. Lors de mon retour, je formerais une équipe avec celle-ci et Sakuya. Nous prendrons probablement aussi un genin du village, histoire d’ouvrir leurs horizons. Il parlait moins comme un samouraï, que comme un commandant qui appuyait désormais les projets qu’il souhaitait voir se concrétiser. J’ai encore quelques papiers à faire, mais je vais me rendre auprès de votre assistante… Ou du moins, la personne qui supplée à celle-ci. Watari le salua d’une révérence de la tête, militaire, avant de s’éloigner vers la porte. Protégez le village de Chôgen en mon absence, Tsuchikage-sama. Je rentrerais bientôt avec des lames prêtes à châtier ceux qui ont osé salir son honneur et celui de votre peuple. Que l’honneur et la gloire guide nos pas.

Il fit coulisser la porte derrière lui sans ajouter quoi que ce soit d’autre. Un ton particulièrement sévère et grave. Watari s’avança au sortir du bureau du kage, la démarche droite, fière, et altière. Les sabres qui étaient à sa ceinture témoignaient tous du prestige du samouraï. L’un était signé du sceau du raikage. L’un était le sabre du précédent tsuchikage. L’un était porteur des armoiries de son clan. Au fur et à mesure qu’il s’avançait, des ninjas s’inclinaient sur sa route et le saluaient de manière militaire. Après tout, peu nombreux étaient ceux au grade équivalent. Ceux-là étaient bien souvent partagés entre le respect, la suspicion et la curiosité.

L’héritier du clan au ciel étoilé se rendit jusqu’au 1er étage, là où se trouvaient normalement le bureau de celle qui s’occupait des basses-besognes du Tsuchikage. Hyûga Sanadare, il la connaissait bien. Ils étaient notamment fortement opposés sur ce qu’il fallait faire et elle était peut-être l’une des raisons qui le poussaient a ainsi agir. Si le monde était si distordu au point de fabriquer des gens dont les seules convictions étaient ainsi de croire que le monde était corrompu… Il corrigerait cette distorsion. Ou plutôt, il la trancherait ; après tout il était fort particulièrement le maître dans l’art de la découpe et de la tranche.

Arrivant au bureau de celle-ci, le samouraï se présenta à l’intérieur de celui-ci. ET bien entendu, elle était absente. Fallait-il s’en étonner ? Elle était la première à vouloir rétablir l’ordre et la discipline, ce-faisant par la violence, mais elle était aussi la première à se soustraire à ses ordres… Watari soupira, désemparé. En lieu et place, une jeune femme aux cheveux plus blancs que l’opaline de platine de sa cousine, dont le regard et l’attitude discrète la faisait là aussi, apparaître comme l’antipode, à la fois de celle qui l’avait – probablement- mise là, mais aussi d’Eirin. Il ne connaissait pas particulièrement la jeune femme cependant.

Poliment, le samouraï s’inclina, déployant sa figure élancée. Pardonnez-moi, vous m’avez croisé à l’allée. J’étais pressé, mais il est temps de faire mes présentations. Je suis Hoshino Watari, samouraï de Tetsu no Kuni, responsable des samouraïs du clan Hoshino d’Iwa, ancien exilé de Kiri et ninja de votre village. J’ai quelques papiers à faire avec la secrétaire du Tsuchikage… Mais connaissant celle-ci, je suis persuadé qu’elle a fait de vous sa remplaçante. Il sourit doucement, ayant l’impression à force de regarder la jeune femme, qu’elle semblait être quelqu’un d’assez calme et introverti. Il n’y avait donc aucun intérêt à être expansif et trop volubile ; même si la volubilité de Watari était quelque chose de très difficile pour lui de limiter. Il avait le don de parler avec la politesse et l’éducation qu’on lui avait fourni.

C’était bien peut-être en l’écoutant, avec sa voix sûre et chaleureuse, ferme et déterminée, qu’il était l’ancien héritier de son clan. Un fils de bonne famille dont la lame effilée était le reflet de la dangerosité de son art guerrier. Pouvons-nous nous assurer que les différentes factures sont correctement remplies ? Elles vous ont été normalement livrées par les serviteurs du domaine des Nagamasa, au fur et à mesure que je m’assurais des différentes tâches administratives nécessaire à la construction approuvée par le tsuchikage.

D’origine un temple, si l’on s’en référait aux murailles et aux plans, fort probablement une sorte de forteresse ou de château. Une impressionnante bâtisse pour son clan et les siens ; une bâtisse qui bénéficiait de l’appui à la fois du tsuchikage et de l’émissaire de Kumo. Sans ces appuis et sans la prospérité stimulée par l’ampleur de la construction, celle-ci n’avancerait d’ailleurs pas aussi vite… Il était curieux de savoir qui elle était. S’il n’avait pas la prétention de connaître tout Iwa, il restait pourtant assez surpris qu’une jeune femme – jolie au demeurant – avec des spécificités capillaires aussi prononcées lui soit complètement inconnu…
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Mer 14 Fév 2018 - 18:36
Pour le plus grand plaisir de la jeune Zetsu, sa meilleure amie était à son bureau aujourd’hui, chose qui était assez surprenante. Malgré qu’il s’agissait de son travail, que d’assister l’ombre du village, elle se faisait rarement présente. Ou, tout du moins, elle se permettait beaucoup, depuis qu’elle avait pris sa cadette sous son aile. C’était à se demander qui d’entre elles était réellement l'assistante du Tsuchikage. La réponse était évidente pour tous ceux qui connaissaient les deux jeunes demoiselles. L’une d’elle possédait un sérieux exemplaire tandis que l’autre… Sa réputation n’était plus à faire. Elles travaillaient donc toutes les deux, ou, plutôt, Eikō travaillait avec attention tandis que Sanadare faisait acte de présence. C’était déjà ça.

… Elle aurait définitivement préféré qu’elle ne soit pas là, en réalité.

Alors qu’elle était penchée sur de nombreuses factures qu’elle s’occupait de trier, de calculer et de mettre à leur place pour ainsi s’assurer que tout était en ordre, il y avait la Hyûga et son stupide piaf qui semblaient être concentrés dans un de leur énième débat qui ne faisait ni queue ni tête. Décidément, il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre. Tentant de rester calme, cela se faisait de plus en plus difficile alors qu’elle n’arrivait plus à se concentrer sur la tâche à effectuer. Craquant finalement, elle abattit avec violence son poing sur le bureau, attirant l’attention de la jeune femme et son oiseau, qui s’arrêtèrent momentanément dans leur crise qui ne faisait aucun sens aux yeux de la kunoichi. Inspirant profondément, elle ordonna tout simplement à son aînée de quitter le bureau, qu’il lui était tout simplement impossible de travailler dans ces conditions. Elle avait bien conscience que ce bureau était celui de Sanadare avant d’être le sien, cependant, elle était celle qui faisait tout le travail.

Elle eut donc droit à un regard agacé provenant de sa meilleure amie, qui se leva finalement pour prendre la porte, non sans lui faire savoir qu’elle allait mourir jeune si elle n’essayait pas de rire un peu. La Zetsu l’ignora superbement, soupirant finalement une fois fut-elle sortie. Elle avait désormais tout le calme dont elle avait besoin pour se remettre à la tâche. Il était incroyable qu’elle ait pu obtenir ce poste, aussi peu sérieuse qu’elle était. Certes, elle connaissait les circonstances atténuantes, notamment l’affection que pouvait éprouver le gros roux pour elle, ce qui expliquait sûrement pourquoi lui excusait-il toutes ses écarts de conduite. Cependant, aux yeux de la kunoichi, il ne faisait qu’exacerber sa folie, allant jusqu’à la laisser croire qu’elle pouvait faire à peu près tout ce qu’il lui plaisait sans qu’elle ne soit tenue coupable de quoique ce soit. Il était bien temps qu’elle grandisse un peu et assume ses actes.

Un énième soupire franchit ses lèvres avant qu’elle n’en vienne à se motiver de mettre de l’ordre dans tous ces papiers et terminer le rapport qu’elle écrivait. Ce fut, du moins, jusqu’à ce que la porte du bureau s’ouvre à nouveau. Penchée au-dessus de ses papiers, elle ne daigna même pas relever la tête, lasse des enfantillages de sa meilleure amie. Si d’ordinaire, elle s’en amusait, elle avait pris un retard monstre dans toutes les tâches administratives ayant été léguées par le Borukan, et donc, de ce fait, elle ne pouvait se permettre d’être ainsi constamment interrompue par celle qui ne faisait que la moitié du travail, se souciant peu s’il était bien fait ou pas, pour tout abandonner et aller jouer aux dépens d’elle ne savait qui. Pour peu que ce n’était pas elle, elle ne s’en souciait que très peu.

- SANA ! Je t’ai dis que je ne voulais PAS te voir ici. Est-ce trop compliqué pour ton sale piaf et toi d’aller trouver un autre terrain de jeu !? Il y a des gens qui essaient de travailler, tu vois.

Son ton est cassant, désagréable même, tandis qu’un soupire agacé s’échappe de ses lèvres. Elle daigne finalement relevée ses prunelles céruléennes, pour finalement réaliser que devant elle, ce n’est non pas la Hyûga qui s’y trouve mais bien un homme qu’elle identifia rapidement comme du clan Hoshino. Elle se redressa donc vivement, son visage se colorant d’un rouge vif. Elle s’inclina à son tour, terriblement mal à l’aise, tout en écoutant avec attention ce qu’il lui disait. Sa présentation faite, l’héritière du clan Zetsu l’invita à prendre place sur la chaise de l’autre côté du bureau d’où elle se trouvait tandis qu’elle s’occupait d’attraper le dossier dont il souhaitait discuter. Il tombait à pic, elle s’occupait justement de mettre à jour ce dossier, sans compter qu’il lui semblait avoir vu son nom apparaître dans les notes de la jeune femme.

- Enchantée, Hoshino Watari. Vous me pardonnerez pour cette entrée en matière pour le peu… Désagréable. Je vous ai confondu avec quelqu’un d’autre. L’assistante, donc. Je suis Zetsu Eikō. L’assistante de l’assistante du Tsuchikage.

Ce titre était pénible, presque risible, et pourtant, il était réel et l’amusait peut-être même un peu. Si ses traits s’étaient détendus une fois son erreur réalisée, elle ne se montra pas spécialement expressive. Elle faisait des efforts, ces derniers temps, pour se montrer plus agréable, tant pour faciliter sa vie personnelle que professionnelle, cependant, elle avait encore beaucoup de chemin à faire.

- Les factures pour le temple, c’est bien cela dont on parle ?

Elle passa rapidement en revue ce qui se trouvait dans son dossier.

- Je devais effectivement vous contacter dans les prochains jours, à ce sujet, vous m’avez devancé de quelques heures. Il me manque deux factures, en réalité.

Elle fit glisser devant lui une feuille qui résumait le dossier, des dates et des montant d’argent y étant inscrit. Deux de ces dates étaient encerclées, signifiant qu’il manquait les papiers officiels pour ces dépenses ayant pourtant été déclarées. Était-ce ceux s’occupant du projet étant dans le tort ou tout simplement sa supérieure (collègue, surtout) qui avait égaré ces papiers ? Cela en serait nullement surprenant.

- Avez-vous une idée de ce qu'il a pu se passer ?

Si elle mettait d'office la faute sur la Hyûga, il n'était pas à exclure qu'elles aient pu tout simplement ne pas arriver à destination.

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Lun 19 Fév 2018 - 20:41
Watari ne put s'empêcher de laisser échapper un rire franc. C'est bien là la réaction que j'attends de la part de quelqu'un de normal face à l'attitude de celle qui se joue à la perpétuelle provocation... Il prit une pause en répondant à la jeune femme, Zetsu Eiko, qui venait de se présenter, avant de compléter ses précédentes paroles : C'est pourquoi il est nul besoin de vous excuser de ce pour quoi je ne vous tiendrais rigueur, Zetsu Eiko-dono. Il sourit doucement, avant de rajouter, le regard acéré, mais le visage partagé entre l'hilarité et la taquinerie : Cela dit, le rouge vous va bien ! Il parlait bien de cette gêne qui s'était diffusée de manière fortement visible sur les traits de la jeune femme aux cheveux blancs et qui semblait fort avoir à faire dans ce rôle de secrétaire par procuration. S'installent en silence là où elle lui indiquait de le faire, le jeune homme regretta cependant un pièce plus traditionnelle et un oreiller pour s'installer en zazen. Pour lui, s'asseoir ainsi sur une chaise était véritablement quelque chose d'assez peu naturel, mais il n'en fit guère de réflexion ni ne laissa transparaître cette légère réticence sur ses traits qui s'était désormais vidé de toute expression hormis de ce chaleureux mais charmant mystère de ses insondables pensées.

Cela dit, il ne fut pas compliqué de comprendre à son regard pincé que l'absence de deux factures le gênait beaucoup. Sa diligence était ici mise-en-cause et bien peu seraient réellement capables de dire du samouraï qu'il n'était pourtant autre chose que l'incarnation de la plus absolue et rigoureuse des diligences. Il se souvenait avoir passé de longues heures à délicatement calligraphier chaque papier, parfois en plusieurs exemplaires, et à les faire livrer. Fallait-il croire qu'un maraud, qu'un serviteur peu scrupuleux, aurait égaré les précieux documents ? Ou plutôt était-ce l'absentéiste secrétaire ? Dans tous les cas... Voilà une déplaisante nouvelle que celle que vous m'annoncez. Pour ma part, je me souviens bien les avoir toutes fait transmettre il y a plusieurs lunes de cela. Son regard, s'il n'incarnait pas la vérité, ne vacillait pas d'un seul doute. Sa voix laissait place à la conviction de l'avoir fait et il semblait assez dur de croire qu'il pouvait réellement avoir oublié de le faire tant il ne doutait pas du contraire. Heureusement, j'ai gardé des copies au sein de mes appartements. Pouvez-vous m'indiquez lesquelles manquent au dossier ? J'irais les chercher, si vous le souhaitez. Cela devrait me prendre quelques minutes.

Il ne semblait pas douter une seule seconde de la possibilité de parvenir à se déplacer très vite de la tour du Kage jusqu'au cœur commerçant. Le jōnin avait développé quelques techniques dont la rapidité avait fait la renommée du premier chef du village de la pierre. Feu Nagamasa Chôgen, l'éclair pourfendeur. Aujourd'hui, c'était Watari qui détenait son sabre et la vitesse avec laquelle il maniait celui-ci...
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Mar 20 Fév 2018 - 20:24
Le rire de l’homme lui faisant face ne fit qu’accentuer le rouge de ses joues tandis qu’elle se sentait terriblement mal à l’aise dans une telle position. S’il ne semblait pas lui en tenir rigueur pour les propos qu’elle avait tenu, cela ne changeait en rien la gêne qu’elle éprouvait en ce moment même. Elle qui était connue pour sa froideur naturelle, cette distance qu’elle imposait entre les autres et elle-même, venait d’offrir un visage bien différent à l’inconnu qui s’était présenté comme étant Hoshino Watari. Un nom qui ne lui était pas inconnu, si elle se fiait aux quelques dossiers qui se trouvaient sur le bureau qu’elle occupait. Une personne d’importance, aussi, si elle se fiait aux titres qu’il avait évoqué. Pour celle qui avait été tenue captive du domaine de son clan pendant de nombreuses années, ne s’intéressant au monde qui l’entourait que depuis très peu, elle n’en connaissait pas beaucoup, sur les samouraïs, et ce, malgré le temple qui se trouvait actuellement en construction. Un endroit pour ces derniers, si elle avait bien compris, cherchant aussi à accueillir ceux qui avaient quitté le village caché de la brume pour des raisons qui lui étaient encore inconnues.

Si elle en croyait ses paroles, il devait donc connaître la Hyûga, l’officielle assistante du Tsuchikage. Était-il déçu, alors, de ne pas pouvoir s’entretenir avec elle, devant se contenter de celle qui avait hérité du très prestigieux titre d’assistante d’assistante ? Cela en était risible, un peu comme si Sanadare cherchait presque à se moquer d’elle. Cependant, elle n’avait pas su lui dire non, à celle qu’elle connaissait depuis qu’elle était toute jeune. Hormis une adolescence un peu catastrophique pour les deux, cela avait toujours été elles contre le monde. Il lui semblait donc parfaitement naturel d’être à ses côtés, même si cela signifiait faire tout ce qui était ennuyant pendant qu’elle s’occupait de ce qui lui plaisait.

Abordant le sujet dudit temple, la jeune demoiselle sorti le dossier à cet effet, mentionnant par le fait même que deux documents étaient manquant. Les avait-il oublié ou alors était-ce une erreur venant d’ici ? Si elle se fiait à l’état du bureau lorsqu’elle y était arrivée, la seconde option était très possible, ce qui n’enchantait guère celle qui faisait son possible pour tout remettre en ordre. Cette nouvelle ne semblait pas plaire à son interlocuteur, ce qui était compréhensible. Elle lui tendit le document qui résumait un peu toute l’histoire, où deux dates furent encercler, suivi de ce qu’ils représentaient. Ce n’était qu’administratif, toutefois, pour que tout soit en règle, ils n’avaient pas le choix, quand bien même cela pouvait sembler ennuyant.

- Que ces deux-là. Ce n’est cependant pas pressant, vous pouvez passer me les porter demain. Il est évident que le plus vite cette histoire est réglée, le mieux c’est, mais nous n’en sommes pas à la seconde près.

Après, s’il souhaitait y aller maintenant, soit, elle ne le retiendrait pas. Elle l’observa silencieusement, discrète, comme à son habitude.

- Comment est-ce que ça se passe ? Quelques secondes, qu’elle réalise à quel point sa question manquait de sens. Je veux dire, à Iwa. À ce que j’ai cru voir, vous semblez bien vous y installer ?

Une supposition sous forme de question. La Zetsu était d’une nature curieuse, mais surtout, elle souhaitait savoir comment lui, et tous ceux l’ayant accompagnés, se portaient, maintenant qu’ils étaient au pays de la terre. Un changement sûrement drastique de là où ils venaient. Elle mettrait cela sur le compte du devoir, qu’elle se devait, au nom de l’ombre, de s’assurer que les nouveaux venus se portent bien et que, si commentaire devait y avoir, qu’elle s’assure de les faire parvenir. Alors qu’au final, elle était tout simplement intéressée par ce qu’il pourrait avoir à raconter, n’ayant jamais vu outre ce que le village de la roche avait à offrir.

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Sam 24 Fév 2018 - 3:21
Ces deux-là ? Watari fit une moue pincée en réfléchissant. Quand les avaient-ils faites ? Et étaient-elles le cas échéant, avec les autres ? Ce qui finit par le rassurer, quelques secondes plus-tard, c'est qu'il savait bien de quoi il retournait et il connaissait ces factures, de telles manières qu'il était probable qu'il puisse aller les retrouver rapidement. Hélas pour moi... Watari s'approcha doucement avec un sourire amusé : J'ai annoncé mon départ prochain mais temporaire, pour Tetsu no Kuni, au nidaime tsuchikage, Akimoto-sama. J'ai donc besoin de m'assurer avant demain que tout soit en l'ordre pour éviter à ceux qui géreront mes affaires et celle des Nagamasa, en mon absence, ne soient pas embêtés... Il se releva doucement et s'avança sur le pas de la porte pour ajouter assez prosaïquement : Je reviens d'ici quelques minutes.

Et il s'en fut. Véritablement. Comme le vent soufflant des montagnes vers les plaines, le samouraï avait disparu. Une sorte d'éclair ? Mais pas de bruit de tonnerre. Un souffle, et il avait disparu. Un peu comme si jusqu'à maintenant, il avait été une illusion. Les secondes défilèrent et les minutes réclamées s'imposèrent, pouvant se faire le terreau fertile de la croyance en l'illusion. Watari Hoshino avait-il simplement était là, quelques minutes plus tôt, à lui parler et lui sourire, la sondant avec son regard mystérieux ?

Tout aussi brutalement qu'il avait disparu, il était réapparu, avançant avec une dignité fière et humble, jusqu'au bureau de la jeune femme, avant de déposer les papiers réclamés. Je ne vous ai pas trop fait attendre ? Un sourire amusé, alors qu'il s'avança jusqu'à une fenêtre pour contempler le foisonnant village de la pierre et de dire à la jeune femme : Concernant votre question... Il est difficile de s'installer ailleurs que chez soi. Et de faire cet ailleurs, son chez soi. Je pourrais vous faire la longue et trépidante histoire qui fut la mienne, alors que je vagabondais sur le continent, mes combats à Kiri, l'exil, l'ancien Tsuchikage. Il y aurait tant et tant à dire... La voix du samouraï s'était faite moins enjouée. Son dos large, ses épaules, montraient, cependant, au relief de ses paroles, qu'il avait probablement affronté de nombreux dangers pour en arriver à Iwa et s'y installer. Agir sur notre monde pour le rendre meilleur est compliqué. Cela étant... Iwa est bien meilleur foyer que ne le fut Kiri pour moi et les miens.

Se retournant jusqu'à, il sourit, amusé avant d'ajouter : Je vous intéresse ? Ou peut-être est-ce encore le tsuchikage qui mandent des ninjas du village pour me surveiller, moi et les Yuki ? Son regard étincelait d'une ruse amusée et taquine. C'est une blague. Je sais qu'il ne le fait plus. Mais si mon histoire vous intéresse réellement, je vous la raconterais. Mais pas dans cette tour. Elle a déjà trop entendu mes histoires. Même lui, se sentait vieillissant juste à l'idée de raconter une nouvelle fois, ces mêmes faits, ces mêmes histoires, ce même long récit. Il voulait bien le faire pour des inconnus, mais pour les ninjas d'Iwa... Les rapports des Tengu contenaient probablement plus que nécessaire et il ne se sentait pas réellement d'intérêt à raconter ce qui pourtant devait être de notoriété publique, désormais.

Mais vous, vous plaisez vous à Iwa ? Je dois admettre apprécier les femmes et leur beauté. La vôtre, m'est encore inconnue, ce qui me laisse assez songeur. Votre physique, au demeurant plaisant, ne passe pas inaperçu. Il profitait du ton de la conversation pour l'interroger. Et chercher à savoir pourquoi il avait l'impression de découvrir quelqu'un, alors qu'il avait probablement rencontré de très nombreux ninja d'Iwa, sans qu'elle ne s'en démarquât...
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Sam 24 Fév 2018 - 23:39
Elle arqua donc un sourcil face à sa déclaration, première expression faciale qu’elle osait lui adresser, si ce n’était ce rouge étant venu colorer ses joues. Il comptait donc quitter pour Tetsu no Kuni. Bien que d’une nature curieuse, par principe, elle ne questionna pas la décision. Cela ne la regardait pas, et donc, elle se contenta d’hocher de la tête. Elle fut cependant sceptique quant à son retour qu’il annonçait comme étant… Dans quelques minutes ? N’ayant pas le temps de questionner ce fait, elle le vit simplement disparaître sous ses yeux, la plongeant dans un état de confusion assez visible. Elle resta plusieurs secondes interdites, immobiles, à fixer l’endroit où il s’était retrouvé quelques instants plus tôt. La seule preuve qu’il avait bel et bien été là et qu’il ne s’agissait pas que du fruit de son imagination était le dossier qu’elle tenait entre ses mains, celui qu’il lui avait demandé de consulter pour s’assurer que tout soit en ordre. Soupirant, elle s’activa finalement, baissant le regard sur ledit document. Devait-elle retourner à ce qu’elle faisait ou, au contraire, serait-il réellement de retour dans quelques minutes ? Elle haussa les épaules. Les gens pouvaient se montrer bien surprenant par moment.

Il revint finalement alors qu’elle s’était plongée dans un autre dossier, la faisant alors du même coup sursauter alors que sa voix parvint à ses oreilles. Il était donc bel et bien de retour, et ça, plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. Les papiers demandés furent donc déposer en face d’elle qui affichait toujours la même confusion que lorsqu’il était parti, ses prunelles céruléennes toujours un peu perdues, comme si elle cherchait à comprendre les derniers événements sans y arriver.

- Je ehh… Merci.

Elle attrapa donc les documents pour venir les ranger à leur place dans le dossier, venant aussi ajouter au résumé de toutes les transactions qu’elle avait finalement obtenu ces factures. Un problème de réglé, il allait donc pouvoir partir pour Tetsu no Kuni en toute quiétude quant à ce projet qui semblait lui tenir à coeur. À défaut de pouvoir exprimer sa confusion et de se sentir assez à l’aise pour lui demander explication, elle garda le silence, comme elle le faisait à son habitude. Elle garda cependant son regard calmement posé sur lui tandis qu’il répondait à la question qu’il lui avait adressé avant qu’il ne quitte précipitamment les lieux. Un peu plus et elle aurait cru qui l’avait ignoré, ce qu’elle aurait pu comprendre. Peut-être ne souhaitait-il pas évoqué les sentiments qui l’habitaient quant à sa terre d’acceuil. Elle-même préférait éviter les sujets délicats qui l’amenaient trop près de souvenirs qu’elle tentait d’oublier.

L’accusation qui fut porté à son encontre, bien qu’énoncée sur le ton de la plaisanterie, l’amena à lever ses mains devant elle, comme si elle cherchait à balayer ce qu’il avait dit et ainsi enlever tout doute sur sa sincérité. Ses joues se colorèrent alors à nouveau de rouge, bien digne de l’innocente jeune demoiselle qu’elle était. Une jeune demoiselle ayant de nombreuses lacunes en ce qui concernaient les relations sociales, ayant été prisonnière du domaine familiale pendant de trop nombreuses années. Elle éprouvait donc encore plusieurs difficultés quant à interagir avec les autres.

- Ce n’est pas… N’allez pas croire que… Elle inspira profondément. J’ai lu quelques rapports, concernant votre arrivée ici. Cependant, ce qu’il y est écrit et ce qu’il en retourne réellement, ce sont deux choses bien différentes. Et donc oui, cette histoire m’intéresse. Mais je comprendrais parfaitement si vous êtes las de la raconter une nouvelle fois.

Discrète et délicate, elle ne souhaitait pas s’imposer ni même mettre mal à l’aise quiconque. Et donc, de ce fait, elle préférait éviter de le brusquer, de par ses questions et sa curiosité parfois mal placée. Déjà qu’elle avait le visage particulièrement coloré, les compliments qui suivirent ne firent que la rendre encore plus cramoisie. Pour celle qui se voulait détachée d’ordinaire, une aura presque glaciale l’entourant, se voyait désormais perdre de sa superbe. Elle avait été déstabilisée au tout début de l’entretien alors qu’elle l’avait incendié, croyant avoir affaire à Sanadare, pour ensuite se voir troublée de son départ hâtif et son retour plus que rapide.

- J’ai toujours vécu à Iwa, je ne suis même jamais sortie du village. Je crois donc pouvoir dire que je m’y plais bien. C’était surtout à défaut d’avoir connu autre chose. Je préfère cependant rester discrètement dans mon bureau plutôt que de sortir.

Ce qui expliquait peut-être bien pourquoi ne la connaissait-elle pas. Et puis, avant d’être ici, elle n’était qu’une étudiante à l’Académie Hashira, aspirant à devenir une genin pour un jour pouvoir monter les échelons et devenir la kunoichi qu’elle souhaitait être. Quant à avant ça… Mieux valait qu’elle évite de s’attarder sur la question.

- C’est dans vos habitudes que de faire le tour du village en quelques secondes à peine ?

Elle pouvait bien se permettre un ton un peu plus léger, non ?

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Dim 25 Fév 2018 - 16:17
Elle était relativement facile à faire rougir : il fallait là aussi admettre que cela était à la fois amusant et relativement attendrissant. Ce n'était pas tous les jours qu'il avait le loisir de rencontrer des gens innocents. Elle lui rappelait sa jeunesse. La lointaine jeunesse où encore enfant, il avait été la victime des taquineries de ses parents, de ses cousines ou de ses pairs. Bien sûr, il était désormais bien plus à-même de reconnaître ces innocentes plaisanteries : la vie ne lui avait pas réellement laisser d'autres choix, ces dernières années. Et à la candeur de la jeunesse, avait fait place la sagesse adulte d'un guerrier qui devait gérer de plus en plus de choses. Les papiers qu'il lui avait rapporté en témoignait. Ils étaient le reflets d'activités d'importance, certes, dénués directement du danger, mais qui y faisaient fort probablement écho.

Dans les années à venir, il était indubitable que la destinée de cette lame n'ayant même pas encore atteint la trentaine, se fasse teintée de combats d'importance et de choix difficiles. C'était Là aussi, les conséquences de son histoire et des combats qu'il avait déjà mené. Des choix qui interrogeaient aujourd'hui la jeune femme rougissante qui lui avouait avoir lu des rapports sur ses activités Il l'écouta cependant parler de ses préférences ; casanière qu'elle était, réponse étrange pour une shinobi. La vie de guerrier des ombres les menaient bien souvent à sortir dans les grandes étendues du continent.

Je vois bien que oui, vous n'êtes pas réellement habituée au contact des autres. Il lui sourit doucement après avoir dit ça faiblement, comme s'il venait d'avouer se douter des réponses données. Cette déduction n'était pas bien complexe à obtenir, quand on voyait l'attitude tantôt curieuse, tantôt timide, mais aussi explosive, de la jeune femme. Quant à faire le tour du village, je ne l'ai encore jamais fait grâce à mes techniques de combat. Cela dit, j'ai hérité de ce savoir en m'entrainant auprès du shodaime tsuchikage. C'est un legs de mon cousin, en quelque sorte. C'est fort pratique au combat et comme vous pouvez le voir... Quand on doit se dépêcher de se déplacer. Tout le monde ne pouvait se targuer d'avoir la capacité de se déplacer instantanément, si vite et surtout, si loin, aller et venir. C'était une grande prouesse martiale pour ceux qui entraînaient leurs corps. Si cette technique donnait lieu ici à une utilisation relativement triviale, en combat, cette capacité pouvait être mortelle pour les adversaires de ceux qui la possédaient.

Une démonstration relativement pacifique pour une capacité qui pouvait être tout à fait mortelle pour ceux qui devaient y faire face. Mais pourquoi préférez vous l'isolation ? Pour l’introspection ? Êtes vous adepte de la méditation ? Il sourit doucement, toujours sur ce ton un peu joueur qui était le sien. Si vous voulez en savoir plus sur mon passé, il va falloir sortir dehors. Même si je ne l'ai pas beaucoup changé, c'est dehors que mes combats se succèdent. Passé comme futurs.

Une phrase douce. Pas un refus, pas une demande, un simple constat. Une voix chaleureuse, un regard sagace et tolérant, qui lui intimait que pour en savoir plus, c'était bien en l'observant à l'extérieur de ces lieux qu'elle en apprendrait d'avantage sur lui.
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Mer 28 Fév 2018 - 7:10
Était-ce si évident aux yeux de tous qu’elle avait de cruelles lacunes en ce qui concernait sa relation avec les autres ? Elle ne pouvait désormais que le croire, alors que l’homme avec qui discutait-elle depuis tout juste cinq minutes le déclarait haut et fort. Qu’est-ce qui la trahissait ? Cette distance qu’elle s’imposait vis-à-vis des autres ou encore son visage s’enflammant pour peu qu’elle reçoive un peu d’attention ? Elle ne saurait dire et, si sa fierté venait d’en prendre un léger coup, lui la regardant sûrement désormais comme une gamine encore en apprentissage, elle n’en laissa rien paraître. Ce n’était pas tout à fait faux, elle était encore une enfant, quelque part. Son père lui avait volé son adolescence, la brisant avant même qu’elle n’ait le temps de s’épanouir et, désormais, elle ramassait les morceaux d’elle-même qui furent éparpillés un peu partout, essayant de se reconstruire. Des résultats, il y en avait, cependant, le chemin se voulait encore long et bien difficile à emprunter pour celle qui refusait toute aide extérieure. Sa confiance en avait pris un coup. Entre son père, qui était l’auteur de bien des traumatismes, sa meilleure amie qui était disparue du jour au lendemain et sa famille qui ne semblait plus se soucier d’elle, elle avait appris à avancer seule sans compter sur quiconque.

- C’est impressionnant, comme technique.

La Zetsu en semblait presque admirative. Après tout, pour elle qui s’entraînait sans relâche en ce qui concernait les combats rapprochés, c’était sur ce quoi elle misait, bien souvent : sa vitesse. Petite et légère, si elle était solide sur ses jambes, ce n’était cependant pas sa force qui faisait la différence mais bien la vitesse à laquelle elle assénait ses coups. Il n’y avait cependant pas que ça. Fière utilisatrice du Kekkei Genkai de son clan, ce n’était pas tant ses gestes qui étaient rapides mais bien sa vitesse de réaction. Stimulant ses nerfs, elle était en mesure d’augmenter la vitesse avec laquelle ces derniers communiquaient avec son cerveau.

La question de l’homme vint assombrir son regard, temporairement, avant qu’elle ne retrouve son flegme naturel. Pourquoi préférait-elle rester seule ? Cela lui évitait que quiconque cherche à apprendre à la connaître. Elle haussa les épaules, l’air de dire qu’elle ne savait pas trop ce qui motivait son isolation. Elle avait côtoyé la solitude si longtemps, l’apprivoisant et appréciant même sa présence à ses côtés, elle s’y était tout simplement fait. La demoiselle était une demoiselle d’habitude, qui préférait sa routine, n’appréciant pas les bouleversements.

- Je ne sais pas. Les choses sont simplement… Plus faciles ainsi. Elle vint ranger quelques documents sur son bureau. Vous savez… Vous avez peu de chance d’être déçu si vous gardez une certaine distance avec autrui.

Pourquoi lui disait-elle cela à lui ? Elle l’ignorait. Il l’avait décontenancé dès son arrivée, ayant senti la culpabilité l’envahir tandis qu’elle l’incendiait. Ayant de la difficulté à retrouver son calme intérieure, n’étant pas certaine de comment se devait-elle réagir en sa présence, voilà qu’elle avait partagé quelques pensées qu’elle adressait rarement. Soupirant, elle s’assura de mettre le bureau en ordre avant de le contourner.

- Où souhaitez-vous donc aller ? Elle esquissa un sourire. Elle s’améliorait, lentement, à son rythme. Je crois pouvoir libérer un peu de temps. Après tout, si Sana s’en permet tout autant…

Son histoire l’intriguait, tout comme sa venue à Iwa. Si elle la connaissait brièvement, de ce qu’elle avait lu dans les dossiers, celle raconter par l’homme pouvait sûrement être bien différente. Les documents ne racontaient que les faits, alors qu’il y avait tout ce qui avait mené à ces décisions qui pouvait se montrer intéressant.

- Bien que je comprendrais si vous souhaitez remettre ça à plus tard. Vous avez sûrement nombreuses choses à préparer avant votre départ.

Toujours aussi discrète, ne souhaitant pas s’imposer. C’était ainsi qu’elle était, la jeune genin. Curieuse, cela ne faisait aucun doute. Cependant, habituée d’être effacée, de se tenir loin des autres, elle ne possédait donc pas l’audace de s’imposer dans leur vie. Il s’agissait déjà d’un premier pas, pour sa part, ne serait-ce que de s’enquérir quant à ce qu’il avait bien pu vivre.

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Dim 4 Mar 2018 - 1:48
Plus facile, hein... Watari laissa sa voix s'éteindre, l'air pensif. D'expérience, je sais que ce n'est plus facile que pour ceux qui ont été blessés par les autres. J'ai par le passé, était ainsi. Quand j'étais un peu plus jeune et un peu moins vieux. Des fiançailles brisés, un honneur et une fierté bafouée. Une errance dans le continent pour apprendre à ne plus être que l'héritier des Hoshino et se forger sa propre force, puis, sa propre histoire. Loin du clan. Loin de la tradition. Loin de l'héritage. Ne pas être qu'un simple récepteur, mais aussi un créateur. Être au monde, non pas que ce que les autres avaient voulu qu'il soit, mais un guerrier qui pourrait être fier de son art et de ses choix... Mais un village, un pays et plus simplement une vie... Ne peut être le fruit de solitude. Difficile d'avoir des enfants seuls, sauf à les adopter. Difficile de fonder une famille, un clan, un village, un pays, sur la fuite, l'isolation et la solitude.

Il lui sourit délicatement, avant d'ajouter : Peu de chance d'être déçu, peu de chance aussi d'être agréablement surpris. Il sourit doucement avant de rajouter : [color=darkblue]J'ai déjà été de nombreuses fois déçu. Mais il faut accepter de pleurer pour reconnaître le bonheur.[color] Rien n'est immuable, ni la souffrance, ni le bonheur. Le passage du temps induisait indubitablement la connaissance de ces cycles de joie, de souffrance. Si longtemps, il avait simplement tué ses émotions, non pas comme un shinobi, mais comme un samouraï - non pas pour la mission, mais pour la sagesse -, il savait que le véritable objectif des samouraïs en méditant n'était pas le vide jusqu'au néant intérieur, mais la plus fidèle écoute au monde autour d'eux.

Quant à savoir où il souhaitait où aller ... Je vous inviterais bien chez moi, mais pour le moment, je n'ai pas réellement de véritable chez moi. J'ai hâte de pouvoir éloigner mes affaires du domaine Nagamasa. Même si ce sont mes cousins, je n'ai pas les mêmes velléités vengeresse que Yoshitsune-dono... La situation est relativement inconfortable, de ce point de vue là. Il s'interrompit, s'approcha doucement, et avec délicatesse, lui pris sa main pour l'emmener jusqu'à la fenêtre derrière son bureau. Malgré le froid, un grand soleil irradiait de ses rayons, le village de la terre. Une promesse de printemps qui s'annonçait de plus en plus proche. Je peux vous emmener où vous voulez dans ce village, Zetsu-dono. Même si... Il pointa du doigt vers le coeur commerçant : Si je ne peux vous emmener vous isoler dans les étoiles et vers la lune, je peux au moins vous emmener dans quelques restaurants assez calmes, notamment à cette heure. Il sourit et ajouta : C'est dommage que Iwa manque un peu de verdure, sinon j'aurais bien voulu vous emmener dans des forêts. Il n'y a pas plus d'endroits sereins que le forêts de mes provinces natales. Il lui sourit et lâcha sa main avant de la regarder, d'un air interrogatif.

Il se demandait si elle succomberait à sa curiosité, celui qui semblait s'attacher au mystère que le jeune samouraï laissait autour de lui, avec ses yeux aux teintes si particulières et à cette expression profondément rusée et aiguisée...
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Jeu 8 Mar 2018 - 17:57
Un peu plus jeune et un peu moins vieux. Ces quelques mots arrachèrent un faible rire à la demoiselle. Elle ne pouvait nier ce qu’il disait, bien qu’elle ne souhaitait pas confirmer ses propos. Elle avait été blessée, trahie et détruite, par un père qui en aspirait trop d’elle et une meilleure amie la laissant seule derrière elle. C’était sans compter ce clan qui l’avait abandonné. Être seule lui apportait donc un certain réconfort : plus jamais ne serait-elle blessée de cette façon. Et pourtant, au final, elle avait de nouveau accueilli la Hyûga dans sa vie, passant outre leurs années de séparation, retrouvant un peu de cette amitié chère à son coeur.

- Je n’ai jamais eu l’occasion d’être agréablement surprise.

Quelques morts pourtant lourds de sens. Qu’avait-elle pu traverser pour se cacher de la sorte derrière un épais mur de glace, se refusant que quiconque l’approche ? Elle était un animal blessé qui se cachait d’une menace qu’elle sentait peser sans que jamais elle n’arrive. Elle avait peur de tous, de ces gens qui l’entouraient, de ceux à qui elle se refusait d’accorder sa confiance. Trop souvent trahie, il ne pouvait en être autrement. L’abandon était encore pire que la solitude. Elle avait donc apprivoisé la dernière, trouvant réconfort dans ce silence qu’elle trouvait désormais paisible.

Elle fut surprise lorsque l’homme lui prit la main. Peu habituée aux contacts physiques, cherchant même à les éviter, elle se figea donc, se retrouvant tout simplement à le fuir. Autant cherchait-elle à faire taire son esprit tourmenté, de ces images qui s’imposaient à elle, de ce geste délicat elle ne pouvait que revoir le visage de son père, son terrible regard. Il la prenait par la main, l’amenant à sa suite sur leur terrain d’entraînement. Et puis, il venait posé une main contre sa joue, lui disant d’un ton doux, presque réconfortant, qu’elle se devait d’être forte. Il ne pouvait en être autrement pour l’héritière du clan. Et puis, sans même bouger d’un millimètre, elle sentait son corps traversé d’une lancinante douleur, la forçant à s’écraser au sol et le suppliant silencieusement d’arrêter. Il s’agissait de la raison principale pour laquelle elle ne supportait pas les contacts physiques, ce qui l’amena finalement à dégager sa main. Aussi délicat son père avait-il pu être vis-à-vis d’elle, ces gestes ne faisaient que promettre douleur.

Elle inspira profondément, secouant doucement sa tête de gauche à droite avant de passer une main pour dégager quelques mèches pâles s’étant glissées devant son regard.

- Va pour les restaurants, je ne suis pas bien difficile. Un sourire vint étirer ses lèvres, un effort de chasser le trouble de son regard. Et puis, je suis peut-être née ici mais je dois admettre que la majorité de ce village m’est toujours inconnu.

Lui, récemment arrivé, et elle, ici depuis toujours, elle se sentait tout aussi étrangère à ces lieux que lui pouvait l’être. Elle lui fit donc signe de la suivre, qu’ils puissent ainsi quitter le bureau. Elle aurait tout le loisir de poursuivre ce qu’elle faisait un peu plus tard.

- Par contre, vous m’en voyez désolée. Il vous faudra marcher à un rythme régulier pour s’y rendre.

Le ton était amusé, tout comme le sourire qui flottait sur ses lèvres. Après tout, elle ne possédait pas sa vitesse légendaire. Elle pouvait le comprendre, dans un sens, alors qu’elle aussi n’avait pas réellement de chez elle. Elle avait le domaine des Zetsu, son clan, et pourtant… Elle ne s’y sentait pas à sa place, n’ayant que son oncle pour la soutenir. Sa situation à elle aussi était particulière, de ce point de vu là et donc, de ce fait, elle pouvait comprendre une partie de ce qu’il disait, compatir même un peu, quand bien même ne l’exprimait-elle pas. Elle ne souhaitait pas s’attarder sur sa propre histoire.

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Sam 10 Mar 2018 - 16:43
Est-ce un défi que vous me lancez-là, charmante Eiko ? Il avait clos un œil, l'air taquin et mystérieux, mais blagueur. Il s'était fait plus vieux que son âge, à tant paraître un mur de glace et de sagesse, mais finalement passait-il à une autre étape de la sagesse, celle d'un renard rusé et enjôleur ? Dans tous les cas, Watari sourit doucement avant de dire : J'espère en tout cas, incarner une meilleure surprise que celles qui ont pu vous blesser, Eiko-dono.

Watari était fondamentalement quelqu'un de bon. Les samouraïs, normalement, devaient être par définition, protecteur et miséricordieux. Mais il fallait admettre que tout particulièrement chez lui, le sens de la justice était quelque chose d'important et le souhait du bonheur de ses proches, était quelque chose de là aussi, tout aussi fort. Probablement était-ce là, l'expression du caractère de Torahime, sa mère, qui dans son amour parfois débordant, restait malgré tout, une femme obstinée dans la recherche du soin et du bien-être des autres, fussent-ils riches, nobles ou pas, d’ailleurs.

Voyant la réaction de la jeune femme alors qu'il lui avait pris la main, Watari fit une petite moue embêtée et un peu triste. Pardonnez-moi si ma main a pu vous être désagréable, Eiko-dono... Il releva cependant les yeux : J'aurais pu vous emmener en vous prenant dans mes bras, mais la sagesse de mon peuple m'a appris que même les plus lents voyages sont à-mêmes de nous émerveiller. Et loin de moins l'envie de ne pas profiter de votre présence. Il sourit doucement, plus prudent visiblement, de peur de la brusquer plus qu'il ne l'avait déjà fait. Allons-y, je vais vous emmener manger le meilleur Udon du village de la pierre !

*
* *

Le vent soufflait doucement alors qu'ils avaient quitté cette tour où le Kage siégeait, pour le coeur du village. Les chemins rocailleux avaient des difficultés à côtoyer les verdures et ce qu'il regrettait le plus dans les paysages du village de la Roche. Pas assez d'arbres, pas assez de verdures. Mais au moins, il ne parcourait par ces chemins seuls. De nombreux villageois et paysans, artisans, remontaient ces chemins, certains tirant des charrettes, d'autres portants des seaux sur leurs épaules. Certains saluaient Watari, qu lui-même rendait d'un hochement de tête, de tels salutations. Il s’arrêtât quelque peu pour parler avec des jeunes enfants du village et les encourager à travailler dur s'ils souhaitaient devenir des shinobis, ou encore face à des personnes âgées qui avaient besoin d'un peu de compagnie alors qu'elles prenaient le temps d'avancer là où elles souhaitaient se rendre.

Lorsque l'on est un shinobi, on a tendance à oublier tous ces gens qui évoluent parmi-nous et qui compte sur nous pour les protéger. Il s'arrêta, au sommet d'une petite colline surplombant les premiers quartiers au cœur de la forteresse naturelle du village de la terre, pour lui montrer au loin, ces maisons, sans prétentions, ces échoppes, et toutes cette vie, qui tentait de trouver son chemin et qui luttait pour exister, avec celle des autres. C'est ce que j'aime à Iwa. Si l'on oublie les préoccupations martiales, le village de la roche possède une courageuse et accueillante population qui fait de son mieux, jours après jours. Pour un seigneur, avoir de telles personnes est un sacré trésor. On sentait l'affection du samouraï originaire du pays de fer et l'expérience qu'il avait quand il regardait ce paysage. Ses souvenirs s'élevèrent au gré du vent à destination du continent, du pays du feu et de l'eau, où les gens cherchaient encore à trouver une paix qu'on leur refusait...
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Mar 13 Mar 2018 - 16:58
Le tumulte de son esprit était bien difficile à suivre, même pour la principale concernée. Elle aurait bien voulu s’excuser, de la façon dont elle s’était dérobée de son contact, cependant, elle ne savait comment le faire sans devoir exprimer des choses qu’elle ne souhaitait pas partager. De ce fait, elle tenta dès lors d’éviter le sujet, arborant un délicat sourire propre à elle-même en tentant de faire dans l’humour, chassant ainsi les précédents instants de son esprit et ce qu’ils avaient fait remonter dans son esprit.

Elle fut cependant touchée de l’effort dont il semblait vouloir faire preuve pour être une meilleure surprise, comme il le disait si bien, que ceux ayant croisés sa route. En était-elle seulement capable, que d’accepter quelqu’un dans sa vie dans l’optique qu’il puisse s’avérer plus agréable à côtoyer que bien d’autres gens qui avaient marqué son existence au fil des dernières années ? La question méritait de se poser, sans compter qu’au final, leur rencontre n’était qu’administrative, dans un premier temps. Sûrement l’invitait-il hors de ce bureau aujourd’hui dans l’idée de lui faire changer un peu de décor mais ne comptait pas non plus la revoir une fois le repas terminé. Ce ne serait pas surprenant non plus. L’homme semblait poli, agréable, courtois, et cela semblait donc évident qu’il ne faisait que faire preuve de cette gentillesse qui, aux yeux de la demoiselle, émanait de lui. Elle avait appris à ne plus rien attendre de rien ni personne. La vie suivrait son cours et elle ne ferait que s’y faire.

- Meilleur Udon du village ? Vous attisez ma curiosité. Elle eut un léger rire. Je vous fais donc confiance !

Elle le suivit donc, sur ces belles paroles, hors du bureau, le verrouillant derrière elle (que Sana ait les clés ou pas ne lui importait peu) pour ensuite sortir à l’extérieur, le vent venant glisser dans ses mèches pâles encore trop courtes pour pouvoir être attachées. Elle les avait coupé terriblement courts, quelques mois plus tôt, celui marqué de ses retrouvailles avec la Hyûga, dans un cruel besoin de changement.

Sur le chemin jusqu’au restaurant, elle fut surprise de l’aisance avec laquelle le dénommé Watari s’exprimait, mais surtout, s’adressait aux autres, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes. De son côté, elle se tenait un peu en retrait, silencieuse, faisant des efforts pour offrir ne serait-ce que l’esquisse d’un sourire. Elle qui se voulait d’ordinaire particulièrement inexpressive, notamment en public, elle pouvait presque en être fière que de se montrer un minimum aimable.

Lui, originaire de loin, semblait mieux connaître le peuple du village caché de la roche alors que, pourtant, elle y était née. Elle se contenta alors d’hocher doucement de la tête, s’étant arrêtée à ses côtés pour observer ce dont il lui parlait. Effectivement, le peuple pouvait se montrer accueillant, et ce, quand bien même se voulait-il plus méfiant depuis les attaques répétées sur le village, dont plusieurs d’entre eux furent victimes d’une guerre qu’ils ne comprenaient, pour la plupart, pas exactement, faisant confiance en ces shinobis pour les protéger. Si la voie lui avait été imposée, la Zetsu s’était toutefois faite une promesse à elle-même qu’elle en profiterait pour faire le bien autour d’elle, peu importe ce que cela pouvait bien vouloir dire.

- Dîtes-moi, Watari-dono. Ses prunelles céruléennes quittèrent l’horizon pour venir se reposer sur lui. Pourquoi êtes-vous devenu shinobi ?

Une question bien innocente, et qui, pourtant, pouvait en dire beaucoup sur une seule personne. Elle ne doutait pas de ses raisons, pas après tout ce qu’il lui avait déjà dit à ce sujet, toutefois, la réponse intéressait la jeune demoiselle peut-être bien un peu trop curieuse.

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Dim 18 Mar 2018 - 17:58
Parce que je suis un samouraï. Il s'était retourné, très amusé par la question. Et encore plus avec la réponse qu'il lui donnait. C'était une bien étrange façon de répondre, mais qui était pour autant factuellement vrai. Il y a fort longtemps, le peuple de la roche s'est constitué par la fuite des guerres. Au même moment, loin à l'est du continent, les archipels de la Brume étaient victimes d'un fléau meurtrier, lui aussi. Un fléau contre lequel il s'était décidé de se battre. Il avait alors facilement dix ans de moins. Peut-être était-il dans la vingtaine. Il était encore un peu perdu et plus discret, plus friable et plus naïf. Il avait quitté son peuple à la recherche d'une réponse, à la recherche de la preuve de sa propre valeur.

En quête de force, en quête de sagesse, cherchant à dépasser les horizons de ses limites, prêt à apprendre le monde, il l'avait parcouru en quittant les siens après avoir perdu son droit de succession et après avoir perdu sa financée par la même occasion. Jeune, impétueux, mais malgré tout, très timide, à l'époque, il avait souhaité devenir la meilleure lame du continent pour montrer à quel point son honneur était grand et à quel point il aurait fait un bon héritier. Il voulait surpasser les monstres de force qu'étaient les membres de son clan plus âgé. Il avait voulu devenir le samouraï qu'il rêvait d'être.

Quand la confrérie des sabreurs, les Kaguya et les Yuki ont décidé de déclarer la guerre à l'injustice, n'était-il pas normal que je les rejoigne pour libérer l'archipel du chaos et de la violence ? Alors il était devenu, de fait, un shinobi. Pas parce qu'il avait souhaité en être un, parce qu'il avait fait la conquête de ce titre en créant Kiri avec ses les Yuki, les Kaguya et les sabreurs. Peu importe s'ils étaient en désaccord sur les méthodes et les raisons. Certains étaient là pour la gloire et le combat, d'autres pour un foyer. Lui, il était là pour porter l'honneur de son peuple et de leurs dogmes. J'étais jeune. Pour moi, être un shinobi n'avait pas beaucoup de sens. J'ai hérité d'un bandeau de la brume et je l'ai brisé ici quand ce que j'ai permis de créer était devenu l'inverse de ce que je souhaitais. Sa phrase se prolongeait évidemment aussi dans le sens où si jamais Iwa devenait un village qu'il estimait ne pas être en accord avec ses principes, il irait probablement à nouveau ailleurs.

Au final, son honneur n'avait qu'un sens et s'il jurait fidélité à servir et protéger les peuples et la paix, il se refusait de servir des hommes sans honneur. C'était pourquoi les actes du chef du clan Borukan allait avoir beaucoup d'impact sur le samouraï, à l'avenir.

Avançant doucement dans les faubourgs du cœur commerçant, Watari lui demanda alors, réciproquement, quelles étaient les rêves de la jeune femme : Et vous Eikō-dono, que souhaitez-vous faire de votre force ? Car au final, au-delà du code des shinobi, il y avait cette simple question : pour quoi choisir de se battre ? Sa fortune ? Celle des autres ? Le bien-être ? La nécessité ? Milles et unes raisons pouvaient expliquer ces choix. Il lui fit un doux sourire, chaleureux et sympathique. Peut-être même bien trop inoffensif pour la personne qu'il était devenu au fil des combats auprès des shinobi. Un sourire doux et paisible, protecteur et amical.
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Lun 19 Mar 2018 - 18:14
Désormais hors du bureau qu’elle occupait, voilà qu’il semblait plus enclin de partager son histoire avec celle qui ne l’avait connu qu’au fil des rapports qu’elle avait pu lire à son sujet, comme celui de d’autres Yuki qui étaient arrivés sensiblement en même temps. Or, elle n’aimait pas se dire qu’elle connaissait quelqu’un au travers ces récits arbitraires racontés que d’un seul point de vue, rarement celui du principal concerné. De ce fait, elle l’écouta avec attention, ses prunelles céruléennes posées sur le jeune homme tandis qu’ils avançaient au travers du village. Il était samouraï et là était la seule raison qu’il avait rejoint les rangs des shinobis. Le regrettait-il ? Après tout, il se trouvait loin de son chez lui natal. Et puis, beaucoup de sang avait dû couler, si elle en croyait ce qu’il lui racontait, au sujet du village caché de la brume. Il s’était élevé contre une menace semant chaos aux côtés de ceux dont il était désormais considéré le traître.

En ferait-il de même avec Iwa ? Si jamais le village caché qu’il avait rejoint, remplaçant la brume par de l’épaisse roche, ne s’avérait pas être celui qu’il croyait, qu’en ferait-il ? Certes ne pouvait-elle pas se targuer de le connaître, cependant, il était aisé pour la jeune demoiselle de le voir comme un homme d’honneur. Sûrement s’imaginait-elle cela de par le titre qu’il portait, les samouraï n’ayant jamais été désigné, de ce qu’elle savait, comme étant de mauvaises personnes. Est-ce qu’il était alors juste que de le considérer comme un traître alors qu’il n’avait fait que suivre ce qui lui semblait le plus important ? Des questions dont elle ne trouverait malheureusement pas réponse, notamment de par l’innocence dont elle faisait preuve face à ce monde dont elle ne connaissait rien.

Bien évidemment, la question lui fut retournée, en quelques sortes. Son regard se porta alors au loin, observant le village qu’elle servait désormais, arborant autour de son cou le bandeau de la roche. Qu’en était-il pour elle ? Ses motivations ? À quoi aspirait-elle ? Silencieuse, elle se posa la questions, quelques instants, avant de se décider à répondre.

- Devenir une kunoichi n’a pas été ma décision. Elle répondait avec franchise, c’était déjà bien. Cependant, maintenant que je le suis et possédant des capacités que d’autres n’ont pas… Je souhaite aider les autres. Cela peut sembler un peu naïf, comme réponse, voir terriblement vague, mais j’ai envie d’aider les autres.

L’innocence brillait dans ses prunelles tandis qu’elle réfléchissait encore à ce qu’elle comptait dire par la suite. Jeune demoiselle privée de son adolescence, elle apprenait tout juste à se découvrir, tout comme elle apprenait lentement mais sûrement ce que signifiait être kunoichi et ce qu’elle souhaitait en faire.

- Je tolère assez mal l’injustice. Un euphémisme. J’ai envie de pouvoir m’élever pour pouvoir défendre ceux qui ne le peuvent pas. De mes petites mains, j’ai envie de me mettre en action pour faire de ce monde un endroit où la guerre, la souffrance et l’injustice ne serait plus. Une utopie, qu’un vague rêve, je m’en doute bien. Mais il est important d’avoir des objectifs pour avancer, pas vrai ?

Elle lui adressa un doux sourire, une certaine confiance dans la voix. L’héritière était un personnage complexe, de par son envie de se tenir loin de tous comme de leur apporter leur aide. Elle érigeait barrière de glace entre elle et d’autres pour finalement se voir s’adoucir dans l’idée d’apporter un peu de soutien. Elle-même n’arrivait pas à se comprendre, par moment, de ses réactions parfois irrationnelles qu’elle ne pouvait expliquer.

- Il y a des choses en ce monde que je trouve terriblement injuste, voir horrible. Et il y a des gens qui se contente d’ignorer en haussant des épaules, comme si ce n’était rien. Je n’ai pas envie d’être de ces personnes.

Une motivation, donc, quant à se dresser face à l’injustice, face à peut-être bien plus grand et plus fort qu’elle. Elle qui s’était écrasée toute sa vie ne souhaitait plus vivre ainsi. Elle ne souhaitait pas que quiconque soit victime de ce qu’elle avait vécu. Et si, pour l’instant, elle faisait profil bas, au sein de son clan, elle ne comptait pas les laisser répéter même erreur. Elle ne se le pardonnerait pas.

- C’était comment, à Kiri ? Avant que vous quittiez ? Voir même que vous arriviez là-bas ?

Pour celle n’ayant toujours connu que les remparts qui protégeaient le village caché de la roche, elle ne pouvait que s’intéresser davantage à de là où il s’était trouvé, avant d’en arriver ici. Si elle avait bien compris son histoire, il ne venait cependant pas du pays de l’eau. Toutefois, si l’information s’était retrouvé dans le dossier le concernant, elle n’arrivait plus à s’en souvenir. Elle aurait sûrement tout le loisir que de l’apprendre plus tard.

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Mar 20 Mar 2018 - 18:34
Lui et les barrière de glace... Watari était un ami de celle-ci. Et peut-être même des laves. De par ses voyages et ses combats il avait croisé bien d'exceptionnels êtres en ces terres tourmentées par les conflits et les effets qui en découlent. Peut-être n'était-il pas le plus craint et le plus respecté, mais ses attitudes, ses choix, avaient fort probablement forgé la réputation d'un homme d'honneur, pacifique et miséricordieux, bien qu'il n'en fut pas réellement quelqu'un qui souhaitait l'être. Il se demandait parfois s'il ne regretterait pas un jour d'avoir laissé l'occasion de trancher une tête ou des mains disparaître.

Il était effectivement quelqu'un qui avait un certain respect de la vie et une certaine maturité au regard des conséquences qu'une mort pouvait entraîner. Que ce fut au regard d'un pays, au regard d'un groupe ou d'une famille, la perte d'une vie était toujours un drame. Qu'il fut nécessaire était là ou non toute la question de savoir s'il fallait dégainer et couper. L'une des plus grandes réflexions de samouraï se trouvait finalement-là. Savoir quand tuer, quand se battre.

Les motivations de la jeune femme était loin d'être étrangère à celles de Watari, pour autant. Que vos objectifs soient teintés de rêve, de naïveté ou d'idéalisme, vous n'êtes que la seule personne capable de le dire, Eikō-dono. Il lui sourit doucement en s'émerveillant d'une innocence bien trop rare ces derniers mois. Une volonté positive, et non-vengeresse. Une volonté d'apaiser des mots, et pas de directement en provoquer d'autres. C'était quelque chose de précieux aux yeux du samouraï. D'expérience, la voie que vous souhaitez empruntez est pourtant très frustrante... Il n'en dirait pas plus. Pas directement sur le sujet. Peut-être se rendrait-elle compte plus-tard à quel point ce qu'elle choisissait avait amener le samouraï à être trahi, confondu et combattu. Parfois, contre et envers toute justice, par des anciens ennemis qui souhaitaient se débarrasser d'un gêneur qui s'opposait à leur volonté de puissance et de domination.

En tout état de cause, que ce fut ou non par les velléités du destin ou d'une pieuse éducation, la jeune femme semblait se promettre à une destiné de justice. Un chemin épineux et douloureux, qu'il espérait être plus doux envers elle, qu'envers le samouraï forcé de constater, mois après mois, années après années, que ses projets de paix n'intéressaient pas souvent ceux qui pouvaient agir en la faveur de celle-ci. Les actes du Tsuchikage allait à nouveau provoquer chez lui cette sensation de désillusion et cette amertume que seuls ceux qui ne savent pas se réjouir du sang versé, pourront connaître. Plus qu'une injustice, ce serait une vengeance qu'on lui ôterait. L'occasion de rectifier une injustice et d'être confronté au choix de ne pas en provoquer une autre supplémentaire.

C'était un archipel aux mains de bandits et de criminels. Puis, le daimyo et ceux qui souhaitaient apporter un peu de paix à l'endroit ont joints leurs forces. Je fus parmi ces hommes qui fondèrent Kiri. J'étais sous le commandement d'Eiichiro Yuki, un de mes plus proches amis... Il resta pensif en évoquant ces mots. Eiichiro était un ami bien difficile à avoir et à gérer. Et pourtant, il n'en doutait pas. Eiichiro était un homme bon, au fond. Quand nous l'avons quitté... Eh bien, la misère y demeurait encore. Le peuple était inquiet, incertain face aux querelles de pouvoir. Le peuple de Mizu no Kuni est un peuple bon et qui a trop longtemps été oppressé aux profits de félons. Rugueux, mais tout à fait accueillant pour celui qui les connaît ... Il soupira, plein de nostalgie. Certains habitants lui manquaient, parfois. Il se demandait où ils se trouvaient et comment ils allaient. J'ai fini par croire que ces îles sont maudites et ne savent qu'attirer que les meurtriers et les tyrans.

Il lâcha sans concession. Le souvenir des mizukage hantait sa mémoire en cela qu'ils lui avaient fait connaître les plus sombres heures de son existence : souffrance, frustration, errance, solitude, suicide...
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Ven 23 Mar 2018 - 17:41
Elle l’écouta parler, ce dernier possédant sûrement bien plus de sagesse qu’elle n’en avait. Jeune insouciante qui ne connaissait pas grand chose à la vie, si ce n’était que la souffrance lui ayant été imposée et l’abandon vécue beaucoup trop souvent, elle faisait tout de même preuve d’un certain optimiste. Il s’agissait plus d’une solide détermination à ce que nul ne traverse ce qu’elle avait vécu. Elle le savait, que tout d’abord, elle se devait d’agir au sein de son clan, les idéologies lui étant dérangeantes. Elle se devait de commencer quelque part. Or, la confiance, tout comme les responsabilités, n’y étaient pas encore. Et, à quelque part, elle n’était pas certaine d’être prête à les assumer. L’héritière portait encore son lourd passé que ne cessait de venir la tourmenter, chose qui l’empêcherait certainement que de bien mener son clan. Elle n’était pas assez objective. Une part d’elle avait cruellement envie de tous les écraser pour leur faire payer l’indifférence qu’ils avaient eu face à son sort. Cela ne règlerait cependant rien, si ce n’était qu’engendrer plus de sang sur ce nom.

- Qu’elle soit frustrante ou non… Quelqu’un se doit de prendre cette voie. Le monde tout autour de nous semble ne répondre que par toujours plus sang, de guerre et de vengeance… Je suis naïve, assurément, cela ne fait aucun doute. Je n’ai jamais quitté Iwa, je n’ai jamais eu le loisir d’explorer et de voir comment est-ce que ce pouvait être, ailleurs. Mais j’ai envie d’y croire. Ce serait triste autrement.

Un doux sourire vint éclairer son visage. Il n’y avait bien que ça qui arrivait à animer autre chose que son indifférence habituelle. Une motivation sincère quant à faire changer les choses, l’injustice étant un sujet sensible chez elle qui ne souhaitait pas se considérer comme une victime, mais à qui on avait beaucoup trop longtemps imposé des choix qui, pourtant, lui revenaient de droit. Elle était bien plus jeune que lui, sûrement aussi aveuglée par l’innocence dont elle faisait preuve. Cependant, elle ne souhaitait pas cesser d’y croire, se raccrocher à un espoir d’un monde plus calme que celui dans lequel ils vivaient actuellement. Un rêve d’une jeune fille qui avait bien failli mourir de la main de son père, trois ans plus tôt.

S’intéressant à Kiri, le village qu’il avait aidé à fonder, elle écouta son histoire avec attention, son regard aux couleurs vives tranquillement posées sur lui. Encore une fois, une histoire de guerre, d’un peuple secoué par ce qui les dépassait sûrement. Une bien triste réalité qu’elle souhaitait pouvoir effacer, de ses petites mains toujours immaculées. Elle parlait de la guerre sans jamais l’avoir connu. Elle parlait de ce sang lui étant inconnu. Elle parlait de vengeance avec un sentiment similaire qu’elle souhaitait faire disparaître. De toute, il lui était impossible que de l’exprimer. Le coupable de ses tourments était déjà mort et enterré.

- Je me demandais, et n’y voyez pas là quelconque accusation ou critique. Mais pourquoi ne pas être resté, pour ce peuple oppressé ? Si les valeurs du village ne correspondaient plus à ce que vous cherchiez, pourquoi ne pas avoir tenter de les changer ?

Encore une fois, une innocence certaine dans ses propos tandis qu’elle avait arqué un sourcil, tentant d’adresser un délicat sourire pour être certaine qu’il comprenne qu’elle ne jugeait nullement son choix. Il ne s’agissait que de la curieuse qu’elle était qui souhaitait le comprendre, se faire une idée de ce peuple qu’elle ne connaissait pas, de ces samouraïs étant partis de loin pour finalement trouver refuge au pays de la terre.

- J’ose imaginer que vous êtes ni tyran, ni meurtrier. Ou, si tel est le cas, alors vous cachez très bien votre jeu. Un éclat plus amusé vint éclairer son village. Et donc, dans ce cas, ces îles ont réussi à attirer autre chose.

Elle s’adressait à lui avec légèreté, tentant de remettre les choses en perspective, qu’aussi sombre le monde pouvait-il être, la lumière était toujours bien présente.

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Ven 23 Mar 2018 - 19:16
Eikō-dono, vous êtes quelqu'un que j'aime beaucoup. Il lui sourit doucement avant de s'arrêter pour la regarder. Il tendit un de ses sabres après l'avoir dégainé et lui avoir tendu, profitant d'une accalmie dans les voyageurs pour pouvoir lui faire contempler la lame. Qu'en dîtes-vous ? Combien ? Le jeune homme gardait son air mystérieux mais abordait un sujet très grave. La lame, immaculée, était tout à fait renforcée et semblait bien entretenue. Elle s'appelle Tsukiotoshi. Comme tout bon katana de samouraï, elle portait un nom. Elle faisait parti des lames que Watari avait accumulé. Il en avait beaucoup trop, désormais, d'ailleurs. Mais jamais, il ne se séparerait de celle-là.

Vous voudriez devenir une samouraï ? Vous seriez une disciple pour qui j'enseignerais avec joie. Votre cœur est pur ; cela est quelque chose que j'ai rarement perçu, en ces temps troublés. Il y a bien une autre de mes disciples... Et amantes, se prit-il à penser. Rien n'était consommé, mais il y avait des intimités du cœur qui ne laissait pas de place aux doutes. Que vous le souhaitiez ou non, je vais vous professer cette simple leçon. Une seule, simple leçon qui dictait l'honneur et la fierté des samouraïs. Être un samouraï, c'est savoir quand tirer sa lame et quand la garder au fourreau. Car la tirer et couper, c'était prendre une vie. Avec toutes les conséquences que cela pouvait induire. Avec toute l'horreur que cela pouvait produire. Avec les larmes et les tragédies qui y seraient liés. Combien, selon-vous ? De nouveau cette question.

Cette question qui avait le goût et l'odeur du sang, une sensation de métal froid et grinçant dans la bouche du samouraï. Le saké des guerriers. La malédiction de ceux qui se battaient avec la contradiction de vouloir la paix et le poids des morts sur eux. Plus que vous ne pouvez en imaginer. Cette lame a fauché des centaines, des milliers de bandits. De vie. J'en ai même perdu le compte, probablement. Depuis quand se battait-il ? Combien de fois avait-il dû se défendre ? Le jeune homme avait perdu son sourire en récupérant la lame pour mieux la ranger au fourreau. Bien trop souvent, le prix de la paix et de la sécurité que l'on offre à une vie est en échange d'une autre. Et pourtant, tous les félons que j'ai tué avaient des amis. Des femmes et des enfants, qu'ils nourrissaient parfois de leurs larcins. Tous n'était pas que de belliqueux avides Watari assumait le lac, boueux, du sang des ennemis qu'il avait coupé et tranché.

Je ne sais pas si je suis un meurtrier ou un tyran, mais j'ai pourtant beaucoup tué. Beaucoup trop, selon-moi. Je ne regrette rien, mais j'ai conscience... Conscience que la voie d'un guerrier est indubitablement celle d'une voie de sang. Et pour ne pas s'enfoncer dans le carnage, la plus grande vigilance est nécessaire. Un monde où seuls des démons seraient bons à châtier : comme cela serait fort pratique. Or, le monde était plus complexe que cela. Il avait pu être l'assassin de bien des vies, au nom de sa volonté de paix. Les membres du Soshikidan doivent pour certains, êtres des gens comme moi. Ils ont choisi un camp, une paix à défendre. Et ils ont jugés nécessaire de tuer pour y parvenir. Sa voix était lourde d'amertume. Il comprenait mais n'acceptait pas. Parce que même si au fond, les objectifs immaculés de la jeune et jolie femme qui l'accompagnait, les siens et ceux du Soshikidan, étaient peut-être au fond, les mêmes, l'une était encore immaculée. Et pour les deux autres ?

C'était le nombre de morts et d'exécutions qui les différenciaient. Watari gardait avec une vigilance permanence la conscience de cet acte singulier et grave qu'était de tuer. Peut-être que le Soshikidan aussi, avait cette conscience. Ou peut-être que ses membres se fichaient du flacon, tant que l'ivresse de leur rêve de liberté et de paix les parcouraient. Mais auquel cas... Ils n'étaient pas dignes. Ils n'avaient pas d'honneur. Pas le moindre. Je n'y suis pas resté parce que rester mettait en danger mon ami et sa famille. La situation politique était telle que la suite logique aux menaces d'exil, c'était la mort et l'assassinat.

Mais il lui rendit doucement son sourire : Je garde malgré tout, bon souvenirs, de Kiri. Ses habitants me manquent, parfois. Pas les shinobis, les restaurateurs pour lesquels je travaillais. Et puis, j'y ai rencontré Yuki Ayuka-dono. Elle vous aimerait beaucoup. Vos rêves ont le point commun d'être honorables et purs. Et vous avez le point commun d'être irrésistibles, toutes les deux... Il soupira en riant doucement, comme s'il lâchait la première fois la barbe d'un vieux professeur pour être un peu plus lui-même. Vous apprendrez que je suis un homme à femme... Et croyez-moi, l'admettre est quelque chose qui m'a fallu beaucoup d'efforts... Il soupira à nouveau, comme si effectivement, le poids du monde semblait être beaucoup plus facile à manier pour lui que d'admettre simplement son attirance pour de multiples femmes. Les ravages d'une éducation très pointilleuse, probablement.

Mais quelqu'un m'a appris un jour que si l'on voulait atteindre ses rêves, il fallait d'abord apprendre à connaître son coeur et non pas l'endormir dans la plus placide et neigeuse des méditations. Il fit une petite prière aux hotokes pour compléter ces confessions au monde et à la jeune femme.
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Dim 25 Mar 2018 - 10:13
La suite eut de quoi déboussoler la jeune demoiselle, qui leva alors un regard curieux vers le samouraï, silencieuse face à son discours. Si le compliment quant à la pureté de son coeur vint à nouveau colorer ses joues, à croire qu’il était doué pour cela, la suite était d’un ton un peu plus sombre. Combien de vies avait-il fauché ? Une question à laquelle elle ne voulait pas répondre. Dans tous les cas, elle était certaine d’avoir tort. Elle se contenta alors de garder le silence, attentive à ce qui allait suivre. Si elle pouvait comprendre ses motivations, au final, des morts avaient marqué son chemin, aussi juste avaient pu être ses raisons. Le chemin de la paix était toujours souillé du sang s’y opposant. Or, ça, elle n’était pas d’accord. S’étant arrêtée pour observer la lame qu’il lui avait présenté, elle-même portant les deux siennes à sa taille, elle leva une main en direction de l’Hoshino, son regard venant rencontrer le sien.

Une lueur de détermination venait éclairer ses prunelles tandis que le sujet abordé était quelque chose qui lui tenait à coeur. Elle vint poser sa main contre son torse, juste en dessous du cou, sans pour autant dire ce qu’elle comptait faire. Puis, d’une insufflation de chakra dans son système nerveux, elle vint l’engourdir, temporairement. L’idée était simplement de venir souligner les propos qu’elle allait lui tenir, comme il l’avait fait avec le katana lui ayant été présenté.

- Le Kekkei Genkai des Zetsu consiste à venir perturber le système nerveux, qu’il s’agisse de celui de quelqu’un d’autre ou le mien.

Elle marqua une pause, invitant l’homme à tenter de lever un bras ou de simplement bouger. Son corps serait certainement plus lent à réagir, plus engourdit, pour peu qu’il n’ait pas quelconque protection à ce niveau, et ce, en tout temps.

- Je peux mettre hors d’état de nuire un adversaire sans même faire couler le sang.

Un frisson lui parcouru l’échine à ces quelques mots. Son père l’avait écrasé sans jamais la blesser physiquement, si elle oubliait le jour où il avait tenté de la tuer, d’en finir une bonne fois pour toute avec elle ou alors provoquer l’éveil de leur Kekkei Genkai. Ce fut la seconde option qui se produisit, faisant donc de la demoiselle l’héritière officielle de ce clan dont elle ne se sentait pas faire part. Quel étrange concept que celui de la famille lorsque cette dernière n’arrivait même pas à offrir du soutien en temps de crise.

- Si je comprends la nécessité que peut avoir ce geste… S’il j’ai l’option, si on me donne le choix, je préférerais ne jamais avoir à sortir ma lame. Pas alors que j’ai d’autres alternatives. Il y a déjà assez de souffrance en ce monde.

Puis, d’un même contact, elle vint s’assurer de rééquilibrer son système nerveux, venant ainsi effacer toute trace de l’effet qu’elle avait tenté de lui imposer. Souriant doucement, elle se décala, rougissant par la suite en réalisant ce qu’elle venait de faire, une audace qu’elle ne se connaissait pas alors qu’ils abordaient un sujet qui lui tenait tout de même à coeur.

- Je ne connais pas la Yuki dont vous parlez. Si vous dites que nos rêves ont des points communs… Elle préféra éviter de revenir sur le charme qu’il semblait noter chez elle. J’espère avoir la chance de la rencontrer prochainement.

Elle s’adressait à lui avec sincérité. Cette Yuki Ayuka, s’il la portait en si haute estime, devait valoir la peine que d’être rencontrée. Et si elle-même était maladroite, en relations sociales, elle osait s’imaginer qu’avec un peu de pratique, elle arriverait à se sortir de cette coquille derrière laquelle elle s’isolait la majorité du temps.

- Est-ce que vous vous y plaisez, à Iwa ?

Une question qui avait le mérite d’être intéressante, aux yeux de la jolie demoiselle, tandis qu’elle cherchait à en apprendre plus sur le personnage qu’était le samouraï.

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Lun 26 Mar 2018 - 20:21
Lorsqu'elle posa sa main sur le torse de Watari, celui-ci écarquilla un peu les yeux. N'était-ce pas un peu rapide pour qu'ils entretienne une telle proxim-... Le corps du jeune homme, parfaitement entraîné, lui fit parvenir ce qui commençait à l'affectait. Il aurait pu y résister. Mais il se laissa faire, comme s'il avait confiance en cette main posée sur le haut de son kimono. L'engourdissement était assez désagréable, lui qui avait l'habitude de sentir son corps prêt à toute situation.

Cela dit... Incroyable. Si un jour, vous en auriez l'envie, pourriez vous m'en montrer plus ? Votre technique me donne beaucoup d'idées... Que ce soit à mains nues, ou pour le combat plus largement, Watari ne manquait pas du tout d'idées pour faire l'usage de telles application... Même s'il était probable que leur maîtrise innée leur permettrait de faire bien des choses qui lui seraient inaccessibles, l'ingénieux apprenait de chaque chose. Et cette courte expérience qu'elle venait de lui infliger était quelque chose qui l'inspirait beaucoup pour lui-même. Cela dit... Si votre pouvoir est sans conteste quelque chose qui vous permettra d'assommer et non pas de tuer... Watari se redressa, après avoir rétabli lui-même le fonctionnement normal de son propre système nerveux, par la force de son propre corps. Dans un véritable combat, il n'est parfois pas possible de sauver tout le monde. Seuls les dieux peuvent accomplir de tels miracles et hélas... Nous n'en sommes pas.

Watari le savait bien. Les compétences nécessaires pour vaincre et désarmer ses adversaires étaient nécessairement ceux des maîtres. Et s'il était facile de désarmer de la piétaille dans la tuer, qu'en était-il des guerriers les plus forts et les plus retors ? Ce n'était pas hélas, si simple que cela, que de maîtriser les plus grands démons du continent... Et lui, ne le savait que trop bien. Faute d'avoir simplement pu protéger ceux qu'il avait souhaité protéger. Savoir tirer sa lame en temps utile est quelque chose qui demande à la fois du courage et de la retenue. Mais j'ai foi en vous. Vous semblez être quelqu'un dont l'âme est vertueuse. Elle était jolie, douce et adorable, malgré ses propensions à tenter de l'assommer par l'électricité et son introversion fataliste.

Elle a un sourire beau comme le plus beaux des tournesols. Elle manie les glaces, mais souhaite apporter un foyer réconfortant et accueillants à tout ceux qu'elle aime. Il sourit tendrement en parlant d'Ayuka. Puis, il conclut finalement : Tant que ce village protègera les miens, je le protégerais. Cette réponse était la plus pertinente qu'il pouvait donner. Car tant qu'Iwa était agréable à vivre pour les siens, il le défendrait comme son foyer. Sinon... Watari avait toujours été quelqu'un de libre et d'indépendant.
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Mar 27 Mar 2018 - 18:15
- Je le sais que trop bien. Mais voilà, je suis encore une enfant qui s’imagine un monde utopique, où la mort ne règlerait pas tous les conflits.

La présence de l’homme en était presque… Rassurante. Elle ne saurait trop expliqué, cependant, son attitude et la façon dont il s’adressait à elle lui donnait cette impression. Peut-être parce qu’il semblait comprendre, en quelques sortes, les propos baignés d’innocence qu’elle adressait, sans nécessairement tenter de lui imposer sa vision du monde. Un monde sombre et sanglant dont elle ignorait presque tout. Il acceptait seulement sa façon de voir les choses, admirant presque la pureté dont elle faisait preuve, de ces idées particulières pour une demoiselle ayant rejoint les rangs des shinobis.

- Il y a un homme, quelques années plus tôt, dont la mort m’a apporté beaucoup de soulagement, dans un premier temps. Un regard un peu vague suivit ces propos. Et pourtant, aujourd’hui, je regrette cette dernière. À quelque part, j’aurais voulu qu’il soit encore là. Il y a beaucoup de choses qui n’ont pas été dites.

Son père, qu’elle haïssait du plus profond d’elle-même. Cet homme qui avait fait de sa vie un enfer, lui volant ces précieuses années où elle n’avait plus été que l’ombre d’elle-même, marquant de façon permanente son esprit. Il y avait beaucoup de rage et de colère en cette jeune demoiselle qui se voyait consumé lentement mais sûrement par ces dernières à défaut de pouvoir les exprimer. Elle ne se voyait pas en vouloir autant à un cadavre. Il était parti. Il avait été tué avant qu’elle n’ait la chance de faire la paix avec lui, avec son passé.

Désormais, comme seul souvenir de lui, elle arborait une cicatrice au niveau de son abdomen et de son dos, là où la lame ayant tentée de mettre fin à ses jours l’avait transpercé. Beaucoup de choses demandaient à être exprimées alors qu’au final, le premier concernait n’était plus. Cela rendait son deuil certainement plus difficile. Et si elle n’était pas ceux animés d’un esprit de vengeance, cela créait tout de même un certain sentiment d’injustice que de n’avoir jamais pu le confronter.

- Dégainer l'arme peut sembler être la bonne chose à faire sur le moment, mais par la suite, qu'en est-il ? Si je ne peux pas sauver tout le monde, et bien, je me battrai toute ma vie pour tenter de le faire.

La suite lui arracha un sourire tandis que son regard se posait à nouveau sur l’homme aux côtés de qui marchait-elle dans ce village qu’elle connaissait peu, en direction du restaurant qu’il avait lui-même proposé. Elle fit mine de réfléchir, quelques secondes, comme si elle hésitait à lui adresser quelque chose, quelques paroles ou encore une question.

- Cette Ayuka, dont vous me parlez, il s’agit de celle qui partage votre vie ?

De la façon dont il parlait d’elle, ce sourire qu’il avait en évoquant sa personne, voilà l’idée qui s’était imposée dans l’esprit de l’innocente jeune demoiselle. Un sentiment inconnu pour celle qui n’avait jamais réellement d’amis, ni même d’attachements. La seule qu’elle pouvait considérer avoir aimer était sa meilleure amie, dont le départ l’avait profondément marqué avant qu’elle n’accepte, quelques années plus tard, que de l’accueillir de nouveau dans sa vie.

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Sam 31 Mar 2018 - 0:36
Et c'est bien pour cela que vous êtes une jolie personne ou que vous avez mon respect, Eikō-dono. Lui avait-il répondu avec voix chaleureuse et un regard doux. L'optimisme et l'utopisme étaient des trésors difficiles à manier, ils n'en demeuraient pas moins les plus beaux artéfacts des hommes. Lui qui avait vu bien des hommes sombrer dans leurs rages, leurs désespoirs, ainsi que dans des meurtrières rhétoriques, des projets de vengeances sourds et aveugles, d'obscures et assassines intrigues... Les paroles de la jeune femme était un trésor pour les yeux de Watari. Quelque chose qui valait plus cher que tous les rouleaux antiques, objets mythiques. Un cœur d'or, une âme d'argent. Si seulement ces objets du beaux n'étaient pas si rares en ces temps de tourments et de conflits...

Elle lui confia bien vite ses regrets. Mortifères regrets, d'ailleurs. Quand on prenait une vie, on détruisait une histoire. On infligeait parfois des chapitres de peine et d'errances à d'autres... Des morts, Watari en avait la conviction et l'expérience : rien de bon ne ressortait. L'amertume, la vengeance, la souffrance, le désespoir, la haine et la rancœur. Des antipodes d'une sombre esquisse que l'on appelait chez lui le carnage. La voie qu'il espérait ne jamais emprunter. Une voie qu'il combattait et qui l'avait mis en porte-à-faux avec ses cousins, les Nagamasa... Son visage s'assombrit profondément à ces pensées, un peu comme si l'orage qui naissait du vide orageux de la belle jeune femme du clan Zetsu, venaient se répandre en son cœur et son âme. Il ne doutait pas, ni n'en était troublé. En revanche, il était malheureux. Les gens, ivres de colères, de gourmes suintantes, de vengeances et de tragédies, répétaient les plus ancestrales histoires, encore et encore, comme si la vie n'était qu'une folle et sanglante danse sans fin.

Le Shodaime tsuchikage, était mon cousin. Je lui dois beaucoup. Le peu de temps passé avec lui était très précieux, lui aussi. Les saisons ont passé et sa mort est déjà en train de s'éteindre avec le passage du temps. Il s'interrompit, comme pour laisser le vent porter les sentiments qu'il ressentait actuellement et les laisser s'enfuir. J'avais la sensation d'avoir enfin quelqu'un rencontré qui me comprenait et avec qui je pouvais traiter autrement qu'en sage samouraï. Il lui sourit doucement, en lui faisant un clin d’œil complice et entendu, avant d'ajouter : Mais hélas, je me suis brouillé avec son frère. Parce que je ne souhaites pas tuer indistinctement ceux qui sont cible de sa vengeance. Il ne donnait pas de nom. Après tout, des frères vivants, parmi les Nagamasa, ce n'était pas très fréquent. Sauf à ce qu'on découvre encore des nouveaux enfants cachés du défunt Hideyoshi, les Nagamasa avaient hélas rencontrés des fins assez brutales, ce que déplorait bien évidemment Watari...

Des paroles courageuses. J'espère pouvoir observer la concrétisation de votre voeu, Eikō-dono. Il sourit à nouveau doucement, le regard toujours heureux, mais un peu plus triste. Après tout, il venait de se remémorer de choses sur lesquelles il n'avait aucune prise et qui l'avaient tourmenté. Il fallait revenir à Ayuka. Eh bien... Si je dois être franc... Il n'y a qu'une chose avec laquelle je manque cruellement de rectitude et d'expérience. Watari soupira et avoua : Les choses de l'amour. J'ai hérité du côté un peu... Avide, de ma mère et j'aime autant le corps des femmes qu'elle aime les corps tout court. C'était dit. Pourtant... Mon coeur pour bat pour deux personnes actuellement. Elles me sont chères, car elles me donnent la force d'affronter le monde et le courage de tenter de le changer. Un peu comme vous et votre jolie rêve me donne de l'espoir. Il lui sourit doucement en continuant d'avancer, quelque peu gêné. Ce n'était pas simple, pour lui. Clairement pas.

Après tout, lui et les femmes, c'était une histoire complexe et tourmentée. Abandon, regrets, amours partagés, incertains... Watari était trop occupé à combattre et parcourir le monde pour simplement créer une relation stable avec Eirin et Ayuka.
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Sam 31 Mar 2018 - 18:38
La mort avait toujours quelque chose de triste, peu importe en était-elle la cause. Autant avait-elle été soulagée de savoir que son père n’était plus de ce monde, autant aujourd’hui vivait-elle mal avec la mort de celui ayant tenté de l’assassiner. Une colère sourde qu’elle enterrait du mieux qu’elle le pouvait, cette rage face à l’injustice de ce qui lui avait été enlevé. Il ne s’agissait pas d’un désir aveugle de vengeance, mais bien d’exprimer à l’homme l’ayant torturé toute la rancoeur qui l’habitait. Et pourtant, elle ne pouvait plus lui en vouloir, considérant cela comme risible que de s’acharner sur un mort. Il était mort, emportant une partie d’elle-même avec lui, ces années qu’elle ne retrouverait jamais, où l’enfant avait été brisé avant d’avoir la chance de devenir une adulte. Désormais entre deux mondes, partagées entre les responsabilités d’une adulte et l’innocence de l’enfant qui avait été plongée bien jeune dans une réalité qu’elle assumait difficilement.

Jamais avait-elle connu la mort d’un proche, si ce n’était que son père. De ce fait, elle ne pouvait que compatir sans réellement comprendre vis-à-vis de ce que l’homme lui partageait. Cependant, elle pouvait comprendre sa réticence face à la vengeance, ce sentiment animé d’une colère venant aveuglé même les personnes les plus réfléchies. Elle-même y avait été confrontée, ayant longtemps souhaité de raser son clan, tous ceux portant le nom Zetsu, rayer à jamais de l’histoire ces monstres qui, s’ils n’avaient pas participé activement à son sort, avaient assisté à la torture sans jamais levé le petit doigt.

- La colère est sûrement l’un des sentiments les plus faciles à exprimer… Et pourtant le plus dangereux, à mon avis. Le frère de votre ami, le Shodaime Tsuchikage… J’imagine qu’il ne peut qu’être normal de se sentir ainsi, compte tenu de l’injustice des circonstances.

Un ton soucieux, alors que son regard se posait devant eux. Elle appréciait se balader ainsi au sein de ce village qu’elle apprenait à connaître et la situation était d’autant plus agréable alors qu’elle se trouvait aux côtés de quelqu’un d’assez réservé, bien que fort sympathique. Elle avait certaines difficultés avec le babillage incessant de certaines personnes qu’elle côtoyait et le calme du samouraï était plus qu’apprécié.

- Peut-être a-t-il seulement besoin de soutien en ces temps troubles ? Il est difficile d’y voir clair lorsque la rage devient le seul moteur.

Elle même avait manqué d’être ravagé par ce sentiment alors que l’injustice l’étouffait. Encore aujourd’hui, elle se voyait parfois réagir au quart de tour pour une situation ou pour une autre, sentant ces sentiments négatifs la consumer. Or, elle faisait des efforts, s’assurait de ne pas laisser son passé diriger sa vie actuelle, dicter les actions qu’elle comptait poser.

S’intéressant par la suite à la réponse de l’homme concernant la Yuki qu’il avait évoqué, elle se devait d’être surprise. Deux femmes ? Cela lui semblait particulier, bien qu’elle ne posa aucun jugement. Après tout, inexpérimentée comme elle l’était, pouvait-elle réellement avoir un avis quelconque sur la question ?

- Je vois… N’ayant aucune expérience ni même connaissance sur le sujet, je ne peux que partager votre confusion alors. Elle eut un léger rire. L’important, je pense, c’est seulement de trouver une personne qui vous donnera l’envie et le courage de vous dépasser en tant que personne et d’entreprendre des choses que vous pourriez considérer impossible, ne trouvez-vous pas ?

Quelqu’un qui donnerait envie à la jeune demoiselle de se surpasser et de devenir celle qu’elle aspirait à être, celle qu’elle voyait au loin sans croire pouvoir l’atteindre un jour. La situation était particulière pour elle, notamment par son incapacité que de laisser les autres s’approcher d’elle. Seule Sanadare avait réussi, et ça, ce n’était que parce qu’elle la connaissait depuis toujours, amies depuis leur plus tendre enfance. Seul moment tendre de leur vie, pour tout dire.

- Je n’ai encore jamais rien connu de tel, bien que j’admets ne pas être pressée sur le sujet. Il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas forcer.

Et puis, elle lui avait dit, et il le savait donc, qu’elle avait beaucoup de difficulté quant à accorder sa confiance à autrui.

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Dim 1 Avr 2018 - 22:53
Normal, ne veut pas dire acceptable... Nous ne sommes pas n'importe qui. Nous sommes des samouraïs. Et il est le frère d'un grand homme, qui loin d'être un faible, connaissait la force de la compassion. La colère obscurcit le jugement et affaiblit le bras qui manie la lame et le pousse à la lever pour de mauvaises raisons. Watari avait un avis arrêté, documenté et d'expérience sur le sujet. Il connaissait des figures qui se laissaient parfois porter par leurs colères et qui l'avaient regrettés au point d'en perdre la vue. La colère et la vengeance ne ramenait rien d'autres que souffrances et regrets, vide et plus amples problèmes...

Il n'en veut pas. Vous êtes avec ou contre lui. Hélas. Il soupira à nouveau, se rappelant de cette soirée où il avait appris à se méfier très sévèrement des genjutsu. Watari était un homme de raison et de logique. S'il comprenait les émotions humaines sans les nier totalement, fussent-ils les siennes ou ceux des autres, il avait eu de longs moments où il n'avait plus réussi à être autre chose que ce que l'image d'un samouraï idéal pouvait être. C'était pourquoi il n'arrivait pas réellement à comprendre ou à accepter ceux qui persistaient à être déraisonnables ou à s'enfoncer dans des chemins qui ne les mèneraient qu'à plus de souffrances et de regrets. Non, il n'y arrivait pas, car lui-même avait déjà rejeté ce genre de raisonnements, de désirs.

J'espère que vous trouverez quelqu'un qui fera naître en vous ces émotions. Pour ma part... Il y a une personne dont je veux protéger le rêve. Une autre qui me donne la force de me dépasser. Je ne crois pas que l'un ou l'autre soit moins important. Ces deux personnes sont très chères à mon coeur.

Le rêve d'un doux foyer qui saurait accueillir les autres. Le rêve de devenir la meilleure. Elles avaient beau nourrir des rêves différents et d'être différentes, elles restaient pas moins pour lui des femmes qu'il aimait très sincèrement. L'une avec plus de pudeur que l'autre.

En tout cas, si vous cherchez un jour quelqu'un pour vous enseigner le sabre, je le ferais avec plaisir. Iwa à besoin de jeunes femmes fortes, d'autant plus que vos voeux correspondent à la philosophie de mon art, Eikō-dono. Il lui sourit en changeant de sujet. C'est vrai qu'elle avait le tempérament et le fond qu'il souhaitait voir en de potentiels disciples.
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Mer 4 Avr 2018 - 20:02
Ne pas vouloir d’aide ni de soutien. Elle se retrouvait dans ces quelques mots, elle qui tenait tout le monde à distance car elle se refusait de faire confiance à nouveau. Elle ne pouvait que comprendre ce sentiment, que de refuser la main tendue de quiconque. La seule qu’elle avait accepté fut celle de sa meilleure amie, cette Hyûga au tempérament particulier. Si, elle, elle avait accepté de lui faire confiance, il ne s’agissait que du passé qu’elle partageait. Amies depuis l’enfance, son départ avait été un événement terrible pour celle qui voyait son monde s’écrouler et elle n’avait pu qu’accepter sa présence à ses côtés lors de son retour. Elle avait cruellement eu besoin de quelqu’un. Et puis, leur expérience se ressemblait, en quelque sorte. Toutes les deux abandonnées par leur père et laissées pour mortes, elles avaient trouvé soutien dans ce qu’avait traversé l’autre. Triste réalité pour celles à la pâle chevelure.

N’argumentant donc pas sur ce point, comprenant aussi l’idée qu’il s’en faisait, de cette droiture propre aux samouraïs, elle hocha doucement de la tête. Elle avait encore beaucoup de chemin à faire, beaucoup de maturité à gagner avant de finalement pouvoir abandonner ces sentiments négatifs qui lui étouffaient encore le coeur.

Préférant s’attarder sur le sujet suivant, elle déclara sans gêne que l’amour était quelque chose avec lequel elle n’était que trop peu familière. Et il ne s’agissait pas que d’amour entre un homme et une femme, même l’amour familial, elle n’était pas certaine de comprendre. Sa mère décédée avant qu’elle soit assez vieille pour garder quelques souvenirs d’elle et son père ayant souhaité sa mort à plusieurs reprises, sans compter tout ce clan qui n’avait jamais levé un seul doigt pour lui venir en aide, il s’agissait d’un sentiment qu’elle n’avait pas souvent ressenti, tant chez elle que chez les autres. Encore une fois, seule Sanadare venait faire exception à la règle. Sans trop savoir pourquoi, elle s’était attachée plus que de raison à son aînée.

- Je l’espère aussi. Le jour où je me serai décidé d’essayer d’être agréablement surprise par les autres.

Un faible sourire en ramenant ce que lui-même avait dit vis-à-vis de sa difficulté à s’ouvrir envers autrui, de sa crainte d’aller vers les autres.

L’offre qui suivit vint surprendre la demoiselle, quand bien même avait-il évoqué précédemment qu’elle possédait la candeur, mais surtout, la pureté qu’il pouvait rechercher chez ceux pratiquant son art. Son sourire s’élargit alors qu’elle reposa ses prunelles céruléennes sur lui, venant passer une main dans sa chevelure pâle pour dégager quelques mèches de devant son regard, qu’elle vint porter derrière son oreille.

- J’ai majoritairement appris seule, les Zetsu préférant de loin le combat à main nue, compte tenu de nos capacités. Cependant, ils appartenaient à ma mère, seul souvenir que j’ai d’elle. Sans vouloir vous importuner avec ça, je ne refuserai pas un coup de main à ce niveau.

Sa mère était morte bien avant de pouvoir lui apprendre l’art du combat à deux lames. Si elle était connue comme ayant été une forte guerrière, qui ne craignait rien ni personne, d’un style de combat plus rapide que fort, au final, elle ne pouvait que se baser sur ce que les autres disaient d’elle. Et elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait pas faire confiance à tout ce que son clan disait.

- Mais vraiment, je ne veux pas vous importuner avec ça. Vous êtes sûrement déjà bien occupé par un tas d’autres trucs.

Timide demoiselle demandant rarement de l’aide, elle était partagée entre son envie de décliner l’offre, par principe, ou encore de l’accepter, pour ainsi peut-être se rapprocher de la femme qu’avait été sa mère, à une époque où elle n’existait pas encore.

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Mar 10 Avr 2018 - 18:31
Refuser la main tendue était bien souvent le seul moyen de protéger son cœur blessé. Mais c'était aussi la plus grande folie : on ne pouvait pas soulever l'adversité ou le poids du monde sur ses seules épaules. Watari, qui était un voyageur solitaire, une lame dont le nom était inconnue du continent, ne le savait que trop bien. Seul, on était faible. Seul, tout était plus dur. Seul, on était vulnérable. Il avait eu la chance de rencontrer des gens prêts à le soutenir, même si aujourd'hui, bien peu étaient encore là.

Courage. Et méfiance. La voie de la paix est une voie qui fera de vous un être isolé. Prophétie auto-réalisatrice : il est toujours plus dur de s'élever contre une majorité belliciste et de s'opposer à leurs velléités véhémentes vindicatives, que de s'associer au groupe et de faire taire ses idéaux. Il était encore plus dur d'assumer de lever sa lame contre ses anciens alliés pour leur faire comprendre qu'ils avaient tort. Il fallait le courage d'assumer ses idéaux et la solitude, l'isolement, qui en résulterait, tout comme il fallait assumer les risques d'une telle insubordination. Mais il y avait des obéissances civiques et désobéissances civiques. Tout n'était finalement qu'une question de conscience, de fierté, de courage.

Lorsque nous aurons fini de combattre le soshikidan, je prendrais le temps de vous former, si ma vie ne s'est pas fanée. Sinon, n'hésitez pas à venir rencontrer ma famille, dans l'Empire du fer. Le ferait-elle ? Quand on connaissait à quoi mènerait les futurs événements, l'incertitude régnait désormais sur l'avenir des deux protagonistes de cette discussion. Cruelle oraison funèbre du destin, peut-être jamais la leçon d’épéisme ne pourrait avoir lieu. Le silence de la scène fut interrompue par l'irruption d'un chuunin qui vint s'adresser à Watari : Watari-sama, on vous demande sur le chantier...

Watari soupira avant de regarder Eikō et d'ajouter : Je vais devoir y aller, j'en ai peur. Il s'approcha d'elle et lui tendit de quoi se payer le repas qu'il voulait lui offrir et déposa un baiser sur sa joue. Je suis sûr que quoi que l'avenir soit fait, nous nous reverrons. Prenez bien soin de vous, Eikō-dono.

S'éloignant de quelques pas, il fit face au Chûunin et l'attrapa par l'épaule. Accrochez-vous bien. Nous y allons. Watari disparut prestement comme si jamais il n'avait été là. Comme un mirage qui s'évanouissait dans le désert du silence de ce chemin d'Iwa...
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