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Doppelganger [Eiko]

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Mer 14 Fév 2018 - 23:19
S’appuyant sur la rembarde du rampart, Taishi s’impatientait. Comme d’habitude, l’idiote était en retard. Qui plus est, très en retard. Ils s’étaient convenus du rendez-vous il y a quelques jours, si ce n’est que de discuter un peu. En effet, l’imbécile devenait presque introuvable avec son nouveau rôle d’assistante, et Taishi de son côté avait passé la plus grande partie de son temps à surveiller la délégation de Kumo. Mais depuis l’arrestation de Tête-De-Javelot, ceux-ci se tenaient tranquille. Il avait bien essayé de retracer la fausse Kumojine, et l’avait fait, tout ça pour constater qu’il n’avait pas grand-chose à lui dire en réalité. Elle semblait être là pour ses talents en médecine et c’était tout ce qu’il y avait à dire. À moins de souhaiter empoisonner Akimoto à coup de seringue ou de maladies vénériennes, pas grand-chose à investiguer. Il soupira, être en retard était une chose mais Sanadare finissait toujours par se pointer, d’habitude.

Puisqu’il en avait marre, il décida de déambuler dans les rues pour lentement retourner chez lui. Un peu de vacances lui ferait du bien, songea-t-il. Mais avec l’inaction accrue de Yoshitsune et le bourdonnement de la ville sous la présence des Tengus partout dans la cité ne risquaient pas de lui donner autant de chance. C’était presque une blague que les Kumojins n’aient pas remarqué le malaise provoqué par les shinobis masqués, habituellement une figure extrêmement rare dans les rues. La réputation de l’unité d’élite serait sans doute à refaire après cet évènement, si ce n’est que de remanier le titre de spectre des montagnes pour bouffon urbain.

Le soleil se couchait et Taishi regardait les étals dans les rues se fermer un à un et les bars, eux, s’illuminer l’un après l’autre. Ce n’était un secret pour personne que le nightlife était légendaire à Iwa. L’imbécile avait même mentionné à un moment l’intention d’avoir un cabaret quelque part dans la basse-ville. Mais l’avenir semblait aussi sombre que la nuit qui tombait pour cette idiote exhibitionniste, et l’Hayai devenait presque inquiet à l’égard de la secrétaire, plus habituée à quatre pattes qu’à deux.

Parlant d’escorte, la voilà qui semblait marcher au bout de la rue, sa crinière blanche ne savait pas mentir. Souhaitant limiter l’usage de ses justus avec la présence des Kumojins aux alentours, il se contenta de la rattraper au lieu de se déplacer sur sa criniasse de l’âge d’or. Il lui attrapa quand même l’épaule, c’était probablement le geste le plus décent qu’elle aurait de la journée.

« Hé !... Hum ? »

Ce n’était pas Sanadare mais bien une autre de ces albinos-bimbo. Ils se propageaient de plus en plus au dirait. Il soupira, et lui lâcha l’épaule du coup. Elle était plus musclée que Sana, cette nouille pas cuite.

« … T’es que son assistante. Erf. Ça en dit long sur sa compétence à elle. »

Il réalisa qu’il se parlait davantage à lui-même qu’à l’autre qui ne devait rien comprendre. Taishi sembla réfléchir un instant.

« T’es… Hum… Kikoo ? KekKo ? Coco ?... Désolé, j’ai pas vraiment un bonne mémoire pour les noms. Je cherchais Sanadare. Tu l’as vu ? Arf, oublie. Comme si je voulais courir après une imbécile pareille. »

Il la détailla de la tête aux pieds. Même cheveux, même courbes, même air bête, ils étaient faits pour s’entendre. Mais l’idiote n’était pas là, et elle oui, alors autant faire avec.

« Je suis Taishi, mais tu dois déjà le savoir, ça. Je ne sais pas si t’es occupée, mais si tu l’es pas… J’ai un truc à récupérer et ensuite il y a un petit évènement dans un bar du coin… Ça te branche ? »

On pouvait reprocher beaucoup à Taishi, mais pas d’être franc et direct.

« Je te ferai des scoops sur toutes les maladresses de Sana. On en aura pour des heures. »

À mourir de rire.

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Jeu 15 Fév 2018 - 18:41
Eikō rentrait chez elle plutôt tard, ayant eu de nombreux dossiers à classer avant de pouvoir se permettre de quitter le bureau. Il s’agissait d’un travail ardu que de repasser derrière le travail négligé de l’assistante actuelle de l’ombre, celle qu’elle ne faisait… Qu’assister. Un titre pénible à porter, presque risible, que d’être l’assistante de l’assistante, dont elle endossait toutefois avec un sérieux irréprochable. Elle avait été ainsi élevée, de ne jamais faire les choses sans y mettre toute sa bonne volonté. Et donc, voilà qu’elle s’assurait que tout se déroule bien, que les dossiers soient en ordre, que toutes les factures soient bien rangées, que les papiers soient signés… Beaucoup de paperasse alors, ce qui devenait lourd pour celle qui préférait davantage s’entraîner. Elle était une demoiselle active, qui passait le plus clair de son temps sur l’un des terrains d’entraînement du domaine de son clan, et donc, être installée dans un bureau pouvait se faire difficile à le supporter. Mais elle le faisait, elle était ainsi faite.

Déambulant donc dans les rues la menant au domaine de son clan, elle senti quelque chose, ou plutôt, quelqu’un, lui attraper l’épaule. S’il y avait bien une chose que la Zetsu détestait, c’était bien les contacts physiques en tout genre, quels qu’ils soient. Elle avait horreur de la proximité, que d’autres s’invitent de la sorte dans sa bulle personnelle. Il n’y avait que très peu de personnes qui avaient droit de s’y risquer. Sanadare en faisait parti, ne s’étant jamais gênée en réalité pour l’attraper, la prendre dans ses bras ou même l’embrasser pour la plonger dans une illusion quelconque de son cru. Il y avait aussi son sensei, mais ça, il s’agissait d’une histoire complètement différente. Et donc, hormis ces deux personnes particulières à sa vie, elle ne supportait pas que quelqu’un pose une main, ou quoique ce soit en réalité, sur elle, ou même à proximité.

Il parlait vite, s’adressant à elle alors qu’il semblait plus se parler à lui-même. Elle avait fait volte-face, peut-être un peu trop rapidement, et il eut la bonne idée de lui relâcher l’épaule. Non pas était-elle agressive, cependant, mieux valait ne pas insister à ce niveau. Elle lui jeta donc un regard curieux, son visage dénué de toute expression, ses traits semblant taillés dans le marbre. Elle était ainsi faite, d’un naturel froid et distant avec les autres. Elle faisait des efforts, dernièrement, tentant de s’ouvrir un peu plus aux autres. Toutefois, ce dernier ne s’y était pas pris de la meilleure des façons pour l’aborder, quand bien même n’en avait-il aucune idée.

Le dévisageant, elle essayait de le replacer dans son esprit. Lui semblait la connaître et il ne lui était pas inconnu. Ce ne fut que lorsque le prénom de la Hyûga fut prononcé qu’elle comprit finalement qui était-il, à savoir l’ancien coéquipier de la jeune femme.

- Zetsu Eikō.

Peut-être avait-elle hérité cela de la Hyûga, mais elle n’appréciait pas spécialement que l’on écorche son nom de cette façon. Elle s’était donc empressée de le corriger, sous peine de se voir affubler d’un surnom qui viendrait bien vite l’agacer. Il cherchait donc Sanadare, ce qui n’était pas surprenant. Cette dernière avait cette mauvaise habitude à disparaître comme bon lui semblait, quand bon lui semblait. Sa cadette avait donc appris à faire sans elle, ce qui n’était pas plus mal. Elle n’arrivait à rien lorsqu’elles se retrouvaient toutes les deux dans le bureau, de toute façon, s’embêtant rapidement des débats ne faisant ni queue ni tête qu’entretenait sa collègue (supérieure plutôt) avec son stupide piaf qu’elle avait ramené d’elle ne savait trop où.

Et maintenant, elle était confuse. Venait-il de l’inviter à aller à un événement… Dans un bar ? Si son visage restait toujours impassible, elle n’en restait pas moins surprise. D’ordinaire, elle se serait contenter de refuser pour repartir d’où elle venait, or, depuis la nouvelle année, elle essayait de sortir un peu plus, d’accepter de faire entrer de nouvelles personnes dans sa vie. Un soupire s’échappa alors de ses lèvres.

- Pour Sana, elle a disparu au milieu de l’après-midi, elle avait un truc à préparer qu’elle disait. Je ne pourrais donc pas t’en dire plus.

N’avait-il pas dit ne pas s’en soucier ? Oui, sûrement, mais elle avait vu nécessaire de lui faire part de ce qu’elle savait concernant la position actuelle de son aînée, à savoir rien du tout. Pour avoir été en équipe avec elle, elle était certaine qu’il se doutait bien de ses habitudes à apparaître sur la liste des abonnés absents. Cela faisait parti de son charme, en quelque sorte. Autant s’agaçait-elle d’un tel manque de sérieux, autant est-ce que cela pouvait l’amuser.

- J’imagine que je n’ai rien de mieux à faire. Elle pouvait s’entraîner, comme tous les soirs. Or, peut-être bien que sortir ne pourrait pas lui faire de tort. Et puis, il connaissait Sanadare. Par conséquent, il ne pouvait pas être dangereux. Si ? Et donc, par où doit-on aller pour chercher ce truc que tu as à récupérer ?

Elle enfonça ses mains dans la veste sombre de l’Académie Hashira qu’elle portait toujours, et ce, malgré qu’elle avait gradué depuis quelques temps déjà. Son visage s’était détendu un peu, bien que toujours particulièrement froid, comme à son habitude. Il lui en faudrait un peu plus avant de se décider d’esquisser un sourire. Déjà qu’elle lui avait adressé plus de trois mots, cela relevait presque du miracle, venant d’elle. Un signe d’efforts soutenus dans la bonne direction, ou, tout du moins, l’espérait-elle.

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Ven 16 Fév 2018 - 20:19
« ZETSU. EIKO – beep bop ! »

Il éclata de rire, probablement à ses dépens.

« Tu parles comme un coucou mécanique. C’est rigolo. T’es certaine que l’idiote ne t’a pas fabriquée ? Ça expliquerait la ressemblance entre les modèles. Je vais t’appeler Coco, je pense.»

Toute blague à part, il y a du travail à faire ici. Elle était un peu… Coincée ? Taishi ne pouvait pas faire de pronostic trop rapide. Toujours est-il qu’elle semblait au moins disposé à s’amuser un peu. Sanadare pouvait souffrir plus tard.

« Cette imbécile s’est probablement cognée la tête dans un caniveau. Ce n’est pas grave, je la trouverai plus tard, suffit de suivre les vêtements laissés sur le sol partout en ville. »

Selon toute logique, elle était une genin, et semblait à peine plus jeune que lui. Ce n’était pas une critique, il était passé chunin pratiquement dans la même année que son arrivée à Iwa. Lui n’avait pas été formé à la nouvelle académie, par contre. Taishi ne se serait même pas considéré un shinobi lui-même, ayant appris les rudiments grâce à l’imbécile, sa seule utilité à l’époque. Son clan n’avait même pas d’historique en utilisation de chakra. L’Hayai n’avait jamais entendu parler des Zetsu, mais ça ne voulait rien dire non plus.

« … C’est par là. »

Remplaçant le silence de malaise, par le bruit des bottes qui frappent le sol, ils s’enfoncèrent dans les dédales de rues, à la limite entre le cœur commerçant et les quartiers résidentiels. Taishi aurait pu se déplacer à l’aide de ses sceaux mais n’en voyait pas l’utilité, il n’était pas pressé et la soirée était jeune encore. Tout en plus qu’il connaissait la ville comme sa poche, la plupart de ses rues n’avaient aucun secret pour lui, les ayant couru de long en large comme il le faisait presque chaque jour, une paresseuse partie de son entraînement limité. Taishi ne s’entrainait presque jamais aux arts shinobis, mais la course restait dans son sang, c’était l’essence même de son clan après tout.

Après un moment, ils divergèrent dans une petite ruelle.

« C’est ici. J’en ai pour une seconde. »

Ils s’étaient arrêté devant une minuscule boutique dont le seul panneau annonçait « ZAIKEN`s » et semblait dans un état lamentable. Taishi entra et s’adressa au propriétaire, un vieil homme au dos arqué par le temps et aux mains usées. Ils échangèrent quelques mots, Taishi esquissa un sourire et le propriétaire lui tendit un paquet rectangulaire avant de faire quelques recommandations que l’Hayai écouta avec attention avant de lui tendre un bourse rebondie. Quelques instants plus tard, il était dehors.

« Voilà, merci. Par ici »

Ils retrouvèrent rapidement des coins plus populeux mais Taishi les mena dans un coin plus isolé du quartier résidentiel. Là, ils entrèrent dans une taverne. Celle-ci semblait bien ordinaire de l’extérieur, mais l’espace intérieur était surprenamment vaste. Il devait y avoir une trentaine de clients dans le bar, qui n’avait pas de chaises et seulement des tables au ras du sol. Les gens prenaient place sur des coussins. Mais l’aspect le plus unique était la petite scène au fond de la salle et la présence de multiples instruments de musique disséminé çà et là. Des flutes mais aussi des instruments à corde et un piano dans un coin. Quelques personnes jouaient à faible volume et l’ambiance était festive mais sans exagération. Taishi lui pointa un espace libre et ils prirent place.

« Les gens viennent ici pour boire mais aussi jouer. Beaucoup n’ont pas les moyens de s’acheter des instruments alors l’établissement en fournit gratuitement quelques jours par mois, comme ce soir. Pas tout le monde n’est habile, mais entre maladroits, on se comprend. »

La serveuse, dont les courbes affolantes et le décolleté profond pouvaient aussi expliquer l’enthousiasme de Taishi pour l’endroit, s’approcha. L’Hayai jeta un regard concerté vers Eiko puis fit un sourire.

« Deux Awamoris sur glace, merci. »

Elle repartit de sa silhouette rebondissante.

« Alors, comment c’est, travailler pour Sanadare ? Assister une assistée, j’aurais tendance à dire. Je sais que vous passez beaucoup de temps ensemble, mais je ne m’approche pas de la tour du Tsuchikage, habituellement. C’est un endroit sombre et plutôt décourageant, je dirais. Après tout, on a un roux comme boss, non ? »

La serveuse apporta les boissons. L’Awamori était un alcool fait à base de ris et mélangé avec un jus de fruit aigre fait d’agrume. C’était un liquide très fort en alcool mais également très gouteux en comparaison au saké. Il trinqua.

« À une rencontre hasardeuse, mais le hasard fait bien les choses non ? »


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Sam 17 Fév 2018 - 8:22
Il ne peut pas être sérieux, si ? Le regard qu’elle lui décroche n’a rien d’avenant alors qu’il décide tout bonnement de l’affubler d’un surnom quelconque. Elle tenait son agacement de sa meilleure amie. Déjà que son prénom se voulait court, elle ne voyait pas l’intérêt que de l’interpeller autrement. Elle ne lui répond cependant pas. Elle est ainsi, la demoiselle, à garder le silence lorsqu’elle sent que ses paroles vont se confronter à un mur. Elle ne le connaît pas, cet homme, si ce n’était que de vu, son prénom lui étant connu grâce à la Hyûga. Or, de ce qu’elle voit, en deux secondes et demi, il a réussi à l’agacer. Et pourtant, elle reste, accepte même de le suivre elle ne savait trop où. Elle aurait clairement dû refuser et rentrer sagement chez elle et s’entraîner jusqu’à ce qu’elle soit trop fatiguée pour tenir debout. Mais non, il avait fallu que ses nouvelles résolutions viennent pointer le bout de leur nez et voilà qu’elle se retrouvait embarquer dans elle ne savait trop quoi.

- Eikō c’est très bien aussi.

Son ton est catégorique et sans appel. Elle n’acceptera pas dérogation de sa part. Enfonçant les mains dans la veste qu’elle arbore, elle le suit d’un pas tranquille, silencieuse. Son regard parcourant les alentours, elle en vient à se demander où il l’amène. Il lui avait fait signe de le suivre et elle, elle ne s’était pas obstinée. Elle avait accepté, après tout. Or, alors qu’ils s’enfoncent vers des ruelles plus étroites, la jeune demoiselle se demanda si elle ne ferait pas mieux de fuir tant qu’elle en avait encore le temps. Et, finalement, il s’arrête et c’est un regard curieux qu’elle lui envoie. Elle n’a toujours pas daigner parler. Elle qui s’était enfermée dans son mutisme pendant un peu plus de cinq ans ne voyait pas d’inconvénient à se taire quelques minutes supplémentaires. Elle n’avait rien à lui dire, à cet inconnu qui avait surgit de nul part, croyant avoir affaire à celle qui était pourtant bien plus grande et large qu’elle. Et puis, elle n’était pas douée, pour faire la conversation. Les discussions ne menant à rien n’avaient que très peu d’intérêt pour elle.

Qu’il trouve cela ennuyant ou non, il ne fait pas de commentaire. Non pas qu’elle l’ignorerait superbement s’il venait qu’à lui poser une question, mais elle se satisfait du silence qui s’installe entre eux deux. Voilà des années qu’elle s’était familiarisée avec la solitude et tout ce qu’elle apportait. Si lui pouvait trouver ce silence malaisant, la kunoichi, elle, s’y plaisait. Elle avait bien quelques lacunes en ce qui concernait ses capacités sociales, et ça, il allait très certainement rapidement le remarquer.

L’endroit, si peu intéressant de l’extérieur, se veut tout de même agréable à l’intérieur. Ses prunelles céruléennes passent sur les lieux, observant les visages qui s’y trouvent tout comme les instruments plus loin. La Zetsu n’a jamais eu le loisir d'apprendre à jouer d’un quelconque instrument, l’art n’étant en rien une priorité pour le clan. Ils se devaient d’être fort. Ce n’était pas une option mais bel et bien une obligation. Ainsi fonctionnait le clan et ainsi cela irait-il pour encore de nombreuses années. De ce fait, la demoiselle était curieuse et l’endroit n’était pas désagréable, à première vu. De sa démarche altière, elle s’approcha du lieu désigné par l’homme en sa compagnie pour prendre place sur l’un des coussins, de l’autre côté de la table. Elle n’aimait pas particulièrement être touchée, ni même à proximité des autres, s’imposant ainsi une distance entre ces derniers et elle-même.

Il parlait beaucoup, ce fut la première chose que remarqua la jeune femme. Il semblait aussi avoir une très piètre opinion de sa meilleure amie. Pouvait-elle lui en vouloir ? Aucunement. La Hyûga avait elle-même traîner sa réputation dans la boue, elle ne pouvait donc qu’assumer ses actes.

- Avec Sanadare ? Elle lève les yeux au ciel. Tu peux enlever le avec. Tu la connais bien, non ? De ce que son aînée lui avait dit. Je fais tout le travail, ou presque, et elle… Elle fait ce qui l’amuse. En serait-il surpris ? Et puis, je préfère presque lorsqu’elle n’est pas là. Son oiseau est infernal…

Elle était presque fière, la jeune Zetsu, alors qu’elle avait accepté de prononcer plus de trois mots de suite, d’un ton qui ne se voulait pas aussi tranchant que précédemment. Elle attrapa finalement le verre s’étant présenté devant elle, arquant un sourcil. La jeune n’avait encore jamais pris d’alcool et se retrouva donc incertaine face à son verre. Il trinqua et, par politesse, elle en fit de même.

- Si tu le dis…

Elle porta le verre à ses lèvres, en prenant une gorgée sûrement trop grande que ce qui aurait été recommandée. Elle avait très peu d’expériences, pour ne pas dire aucune, avec ce liquide dont pourtant presque tous les adultes raffolaient. Sa gorge lui brûla dès la première gorgée, la forçant à une quinte de toux. Elle déposa le verre devant elle, encore plus incertaine.

- C’est quoi ?

Ses prunelles céruléennes revinrent vers l’homme tandis qu’elle quitta finalement son verre démoniaque des yeux.

- Et sinon, tu joues d’un instrument ?

C’était là un premier pas vers la réussite. Elle lui avait adressé une question, s’intéressant à sa personne, Sanadare en serait presque fière d’elle.

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Mar 20 Fév 2018 - 21:27
« Si je la connais bien ? Je la connais un peu trop même. Tu croirais que cela la rendrait un peu plus prévisible à mes yeux, mais c’est bien le contraire. »

On ne sait jamais à quoi s’attendre, et on craint le pire. Mais avec l’idiote, le pire était souvent l’issue finale. Sanana ne servait à rien si ce n’est de voir à quel point les choses peuvent mal tourner parfois. Son existence, une culbute malheureuse sur une colline qui ne semblait pas avoir de fin. Une chute perpétuelle et embarrassante. Une bonne définition pour l’imbécile, songea t-il.

« L’oiseau, c’est une autre histoire. À l’origine, c’est un peu à cause de moi. Un jour, un perroquet s’est infiltré dans ma maison par la fenêtre. Sanadare, qui était là, a paniqué et l’oiseau s’est mis à l’attaquer à coup de bec et de fientes. Elle pestait, mais je pense qu’elle a toujours adoré en fait. »

Il haussa les épaules.

« Je pense qu’elle ne s’attendait pas à trouver quelqu’un qui puisse l’égaler en bêtises inconsidérées. »

Il remarqua la réaction plutôt comique de la femme à son verre et eut un petit rire amusé. Taishi n’avait pensé qu’il puisse s’agir d’une débutante. Il fit un signe à la serveuse qui vint remplir leurs verres à nouveau.

« De l’Awamori, Coco. C’est très populaire parce que ça a un goût très… Poignant. Mais il y a une manière particulière de le boire, sinon tu te brûles le palais. La saveur est propagée par les traits d’agrumes très prononcés, mais qui dit fruit, dit aussi acide. Quand tu le bois, n’essaie pas de le goûter comme tu le ferais avec un jus, laisse-le filer dans ta gorge et concentre-toi sur les effleurements du liquide dans ta bouche, comme une rivière qui défile, en toute liberté. Essaie. »

Il joignit la parole au geste et prit une simple gorgée, appréciant la chaleur du liquide. Quant à ses derniers mots, il hocha de la tête légèrement.

« Un peu... C’est une coutume dans mon clan. Lorsqu’un d’entre nous revenait après de longs mois d’absence à courir à gauche et à droite dans le pays, une fête avait toujours lieu pour célébrer leur retour. Mais les Hayai sont incapables de rester longtemps assis et immobile, c’est dans notre sang, vois-tu ? Ainsi, chacun d’entre nous apprend à jouer d’un instrument, ou encore danser. Mais je n’étais pas vraiment habile à faire des cabrioles, alors voilà. »

Il se tourna et ramassa l’un des instruments appuyés contre le mur, une longue guitare qui semblait bien usée par le temps et l’usage, comme la plupart des autres d’ailleurs. Les doigts de Taishi en éprouvèrent les cordes, il accorda un peu les manivelles. L’Hayai prit une autre gorgée de son verre et invita la kunoichi à faire de même. Puis il effleura les cordes. C’était un air lent mais populaire et bien connu dans le pays de la terre. Un homme qui s’amusait sur le piano s’interrompit et sembla l’écouter un instant avant de se mettre à pianoter, accompagnant discrètement la mélodie de l’instrument.


Le silence resta quelques instants puis les discussions reprirent dans le bar. C’était la règle, pas d’applaudissements ici, cela évitait les concours de popularité et encourageait les joueurs de tout calibre. Taishi considéra l’instrument un instant, puis le tendit à la femme.

« Essaie. »


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Mer 21 Fév 2018 - 19:13
- Eikō.

Une mauvaise habitude de son aînée qu’elle avait adopté sans même s’en rendre compte. N’étant pas particulièrement à l’aise avec les autres, elle n’avait jamais cherché à se rapprocher des gens l’entourant et donc, n’avait jamais considéré quiconque d’assez proche d’elle pour se permettre de faire preuve de tant de familiarité. Il y avait bien que la Hyûga pour profiter d’un tel privilège, mais même elle ne s’était jamais attardée à l’appeler autrement que par son prénom, si ce n’était que quelques insultes proférés lorsqu’elle se permettait de la réprimander comme elle l’aurait fait avec un enfant.

Elle s’attarda cependant sur les explications qu’il lui faisait, concernant le breuvage qu’elle avait dans son verre. Elle arqua un sourcil, sceptique. Elle qui n’avait jamais bu d’alcool se voyait donc confronter pour la première fois à ce dernier. Se devait-elle d’essayer ou simplement se contenter de déposer son verre sur la table ? Elle hésita quelques instants pour finalement suivre le jeune homme, portant à nouveau le verre à ses lèvres. Faisant comme il disait, elle ne put retenir la grimace alors qu’elle eut l’impression qu’il était encore plus fort que le précédent, lui brûlant alors la gorge au passage. Secouant doucement la tête, elle chercha à faire passer le goût. Pourquoi buvaient-ils cela si même ne goût n’en était pas agréable ?

S’intéressant alors à ce qu’il disait, elle eut le loisir d’apprendre qu’il savait jouer d’un instrument de musique. Les clans semblaient posséder des coutumes bien différentes les uns des autres et la jeune Zetsu en vient à se dire qu’il lui aurait peut-être été plus agréable de grandir dans une ambiance plus… Festive. Les Zetsu se voulaient être assez fermés, ne laissant personne de l’extérieur intervenir dans leurs affaires. S’ils se conformaient aux règles et lois établis par le village, cela ne les empêchait pas de faire ce qu’ils voulaient de leur côté, entre les hauts murs du domaine. Elle-même en était la preuve, des esprits tordus qui s’y trouvaient, de ce qu’ils pouvaient infligés aux leur propre progéniture.

Elle se laissa porter par la musique, quelques instants, en appréciant le son. Elle était surprise, un peu, ne s’attendant pas à ce que le jeune homme soit effectivement un musicien. Ce n’était pas l’image qu’elle s’était faite de lui en quelques instants. Si, de son côté, il avait eu le loisir d’apprendre à jouer de la musique, elle, elle avait rapidement été initiée au combat, s’entraînant sans relâche. Le clan n’accepterait jamais rien de moins que la perfection pour leur futur chef. Être fort n’était pas une option, mais bel et bien une obligation qu’elle avait vis-à-vis de ces derniers, et ce, quand bien même n’avait-elle jamais rien demandé.

Elle fut tirée hors de ses pensées par la guitare qui se posait devant elle. Écarquillant les yeux, elle ne sut quoi faire si ce n’était que de la tenir, très certainement pas de la bonne façon. Jamais elle n’avait eut un instrument entre ses mains, se contentant de fines lames en règle générale.

- Tu veux que j’essaie ?? Elle secoua doucement de la tête. Je n’ai jamais joué d’un instrument. Je ne… Je ne sais donc pas quoi en faire.

Elle était honnête dans ce qu’elle disait. Si elle croyait que tous niveaux pouvaient venir ici, son cas à elle n’était pas comparable. Jamais avait-elle mis la main sur une telle chose, qui lui semblait donc étrange sous ses mains. Elle en était cependant curieuse. De sa main droite, cherchant à répéter ce que le jeune homme avait fait, elle frôla la corde, lui arrachant un faible son.

- Et je suis supposée faire quoi maintenant ? Je ne peux certainement pas faire quelque chose d’aussi bien que ce que tu viens de faire… Cela ne dérangera pas les autres autour ?

Curieuse, elle n’était pas contre d’apprendre à en jouer, ne serait-ce que les bases. Son regard se dirigea alors sur son verre qu’elle termina d’une traite, cherchant à mieux faire passer le goût particulier de cet alcool.

- Tu penses qu’il est possible de boire autre chose ?

Jeune insouciante qu’elle était, n’ayant jamais mis les pieds dans un endroit semblable, si ce n’était que pour ramener Sanadare à la maison, non sans la disputer pour tous les mauvais traitements qu’elle s’infligeait. Elle s’inquiétait, pour son amie, encore plus ces derniers temps tandis qu’elle se faisait plus discrète, plus secrète même. Un peu comme si elle manigançait quelque chose. Ce n’était jamais une bonne chose lorsque son aînée se décidait de se lancer dans une idée saugrenue quelconque.

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Jeu 22 Fév 2018 - 21:26
« Quelque chose me dit que nos clans sont bien différents, hein ? »

C’était facile à déceler, vu l’expression de la femme lorsqu’il lui tendit l’instrument, comme si un mur invisible semblait avoir soudainement surface. Mais elle semblait aimer la musique, c’était un bon point de départ, songea t-il. Il eut un petit rire, levant les mains pour lui signifier de prendre une grande inspiration et ralentir un peu. Elle venait d’avaler d’un trait son verre, ce qui était à la fois impressionnant et plutôt choquant également. Ça faisait deux verres maintenant, si elle ne faisait pas attention elle allait rapidement perdre le compte. Il finit par hausser de la tête.

« Il y a un point de départ à tout, non ? Mon clan voit la vie comme une multitude de courses. On ne sait jamais vraiment celles qu’on commence, ni celles qu’on finit d’ailleurs. L’important c’est de courir, je suppose. Je vais te montrer. »

Il se rapprocha un peu et se plaça derrière elle, puis lui montra d’abord comment mieux placer l’instrument entre ses mains et sur ses cuisses. Par chance, les siennes étaient plutôt rebondies, alors c’était bien plus facile de caler la guitare contre elle.

« Je te l’ai déjà dit, c’est le but de ce genre de soirée, personne ne juge personne. Allez, je vais te montrer quelques accords simples. Mais d’abord – serveuse ! »

Celle-ci leur amena à sa demande des thés glacés, un breuvage sucré beaucoup plus facile à apprécier pour une néophyte, et légèrement alcoolisés pour rajouter une petite pique dans la bouche. C’était essentiellement du jus de fruit un peu fortifié. Au cour de l’heure suivante, il lui montra comment bien placer ses doigts sur le manche et pincer les cordes, puis comment les frapper pour créer un son harmonieux. Elle était plus talentueuse qu’elle ne voulait l’admettre, sans doute. Peu à peu, une mélodie prenait naissance, Taishi avait pris un morceau plus simple mais tout aussi intéressant selon lui. L’Hayai se considérait lui-même comme un amateur de simplicité, complexité ne voulait pas toujours dire une richesse plus approfondie après tout. Après un moment, satisfait, il hocha la tête.

« Allez, tu as qu’à faire ce que tu as apprise, je vais t’accompagner. »

Il ramassa une autre guitare appuyée contre le mur, l’ajusta quelques instants pour être dans la bonne gamme. Et puis ils jouèrent, tout simplement.


Il reposa l’instrument. Pas de reaction dans la sale, mais plusieurs s’étaient tus pour écouter le duo. La serveuse déposa des verres de saké, vu l’heure qui avançait.

« Vin de riz, servi chaud. On boit d’un trait. C’est un essentiel en soirée. Santé ! »

Il vida son verre.

« Alors, tu t’en tires plutôt bien non ? Comment tu trouves ça. »


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Ven 23 Fév 2018 - 19:06
La proximité était quelque chose qu’elle tolérait mal. Très mal. Cela venait peut-être du fait qu’au cours des dernières années, notamment à l’adolescence, la seule personne l’ayant approchée le faisait dans l’optique de la torturer, cherchant à réveiller en elle le Kekkei Genkai du clan. Il n’y avait bien que d’une seule personne qu’elle permettait de s’approcher d’elle ainsi, et ce n’était que par tout ce qu’elles partageaient depuis des années déjà. Or, avec les deux verres qu’elle avait terminé peut-être un peu trop rapidement et dans l’idée d’apprendre à jouer de cet instrument dont elle ne connaissait rien, elle se contenta de garder le silence sur le sujet. Elle ne fit qu’hocher la tête alors qu’il suggérait que leur clan semblait bien différent. Elle ne pouvait qu’approuver, et ce, quand bien même ne connaissait-elle pas celui d’où il venait. La simple idée de fête était saugrenue au sein d’un clan comme les Zetsu et ce seul point était suffisant pour réaliser à quel point les choses pouvaient être différentes ailleurs.

- Je vois… N’est-il pas épuisant de courir sans cesse sans trop savoir où l’on va ?

La question baignait d’une innocence bien digne d’elle. Malgré qu’elle atteignait presque la vingtaine, prisonnière du domaine des Zetsu, elle n’avait appris qu’à connaître le monde que très récemment. S’étant tenue loin de tout ce qui avait pu frapper le village, le pays même, elle rattrapait lentement mais sûrement le temps perdu. Tout comme elle essayait, en fournissant de gros efforts, de se montrer plus sociable. Elle le savait, qu’elle n’aurait pas le choix. Si elle avait pu se tenir tranquille, seule, dans son coin, à l’Académie, les choses étaient bien différentes dans le monde extérieur. Alors qu’elle voyait ses anciens camarades de classe en équipe se lancer dans différentes missions, pour sa part, elle se doutait que si ce n’était toujours pas le cas, ce n’était que par son incapacité à travailler en équipe. Alors elle essayait, faisait des efforts, ne serait-ce que pour devenir une kunoichi digne de ce nom.

L’heure suivante fut donc dédiée à elle qui apprenait à jouer de l’instrument grâce aux instructions de celui répondant au nom de Taishi, étant même fière de réussir à en faire sortir un son qui n’était pas trop mal. Elle vida aussi tranquillement le verre de… Thé glacé ? C’était ainsi qu’il avait été désigné. Le goût était agréable, définitivement plus que ce qu’il leur avait commandé précédemment.

- Attend quoi ? Non ! ‘Fin, non. Tu penses que je peux..? Mais j’ai pas le niveau… Elle se parlait plus à elle-même qu’autre chose. Je sais que tu as dit… Ne prenant même pas la peine de finir ses phrases. Mais je ne voudrais pas ruiner… Il était clairement meilleur qu’elle. Et les gens… En auraient sûrement marre. Tu vois quoi ?

Et pourtant, elle se laissa convaincre, plaçant ses doigts sur la guitare, cherchant à reproduire les quelques accords qu’il lui avait appris. Elle se laissa porter par la musique, la délicatesse qu’elle pouvait avoir, qui détonnait de sa façon d’être en règle générale. Si beaucoup se contentaient de pointer du doigt tout ce qui la séparait de Sanadare, il était cependant aisé de retrouver des points communs chez ces deux jeunes demoiselles. Comme leur incapacité à dire tout haut ce qui leur pesait sur l’esprit et le coeur, préférant s’exprimer avec une violence parfois assez surprenante. Malgré les apparences, elle n’était pas particulièrement délicate comme demosielle.

La chanson tira à sa fin et elle était encore surprise du résultat. À croire qu’elle était plus douée que ce qu’elle croyait, et ce, malgré la petite heure qu’elle avait eu pour se familiariser avec l’instruments. Elle déposa la guitare à ses côtés, observant le verre qui venait de se poser devant elle. Boire d’un trait ? Elle haussa les épaules. S’il le disait… Elle le prit donc entre ses doigts, en bu tout son contenu, encore une fois frappée par le goût de l’alcool pour venir déposer à nouveau le verre contre la table.

- Je suis surprise… Mais pour être honnête, j’aime bien. Un léger sourire vint étirer ses lèvres, le premier de la soirée. Je ne m’étais jamais réellement intéressée à la musique, jusqu’à aujourd’hui.

Et elle n’allait pas s’en plaindre, appréciant le son qui montait à ses oreilles, tout autour d’elle, alors que plusieurs se jouaient de différents instruments. Pour sa part, sa tête commençait légèrement à tourner, sans qu’elle ne l’explique réellement. Le concept d’alcool se voulait encore un peu confus pour elle, sans compter qu’elle avait vu Sanadare vider des bouteilles et se tenir encore sur ses deux jambes. Elle ignorait seulement qu’il était une mauvaise idée de se comparer à cette dernière, à ce sujet-là.

- Tu connais beaucoup de chansons comme ça ? Elle semblait intéressée à poursuivre. ‘Fin, je voudrais pas t’embêter non plus, tu n’es pas là pour jouer au professeur. Elle garda le silence quelques secondes. Tu joues d’un autre instrument, sinon ?

Elle parlait déjà plus qu’elle ne l’avait fait au début de la soirée, ce qui pouvait sembler assez surprenant pour quiconque la connaissant. Elle qui ne parlait que rarement, surtout si elle n’avait rien de pertinent à dire, se voyait particulièrement volubile en ce moment même. La tête un peu engourdi, elle préféra ne pas s’attarder sur la question.

- Et tu viens d’où sinon ? Son clan. Hayai, ça ne me dit pas grand chose…

Quoique ça, vu l’ignorance qu’elle avait face à son propre village, ce n’était pas étonnant.

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Sam 24 Fév 2018 - 10:50
« Tu sais, je blaguais un peu quand même pour le saké, hein ? C’est du vin, tu peux boire ça plus lentement disons. »

Taishi éclata de rire, mais ce n’était pas un rire moqueur, il était simplement amusé. Il lui semblait étrange que tout semble si nouveau pour son acolyte, qui était pourtant sensiblement du même âge. Il fut un instant navré qu’elle ait pu être isolée du monde à un point tel, que ce soit par son clan ou ses origines. Mais Taishi était quelqu’un de simple et ça ne dura pas, telle était sa personnalité.

« Épuisant, dis-tu ? Peut-être. Mais c’est ce qu’on voit, ce qu’on vit pendant la course, qui lui donne tout son sens. On en sort grandi, plus fort, plus rapide. Même si on perd la course, on en sort quand même gagnant, tu vois ? »

La serveuse approcha et remplit leurs verres.

« Mais je ne suis pas vraiment un philosophe. Ce sont les préceptes de mon clan. Je vois les choses sans doute plus… Simplement. »

Il désigna le verre et trinqua avec elle, puis regarda la guitare qu’il avait replacée contre le mur.

« Ce sont des moyens de s’exprimer et de ressentir, pas plus ni moins. Apprendre un instrument, c’est comme apprendre une nouvelle langue, tu vois ? Un langage universel. Dur à expliquer je suppose. Tu dois me trouver un peu ridicule. »

Un peu étonnée de la nature soudainement inquisitive de la femme qui était restée silencieuse la plupart de la soirée, il se gratta la tête en haussant les épaules.

« C’est vrai que ce n’est pas très connu. Mon clan n’est pas connu pour ses shinobis, que je sache, je suis le seul qui a fini dans ce créneau. Le domaine est en plein territoire de la roche, au nord. Traditionnellement, nous sommes des coursiers, des messagers, dans les domaines commerciaux et politiques généralement. Ça a un peu ralenti avec l’arrivée des shinobis, mais Iwa a beaucoup aidé mon clan à rester financièrement viable. Et toi, parle-moi du tiens ? Le nom semble me dire quelque chose, peut-être que Sanana l’a mentionné à un moment ou un autre. »

Devant son autre question, il se contenta de sourire alors que la serveuse venait remplir les verres à nouveau.

« Peut-être… Mais d’abord, je dois t’apprendre quelques nouveaux accords. »

Il se replaça contre elle pour lui montrer les emplacements des nouveaux accords, prenant du temps pour s’assurer qu’elle appuyait correctement les cordes et les frappaient au bon rythme. Ce n’était pas un enchaînement complexe en soit mais les bases étaient essentielles en musique. De toute manière, ce n’était qu’une courte leçon, et l’alcool rendait toutes les manipulations bien plus hasardeuses. Il eut quelques rires, sans vraiment savoir si elle les partageait. Lorsqu’il fut satisfait du résultat, il l’encouragea à continuer sans dire un mot et ramassa un violon contre le mur, attendant le bon moment pour débuter la mélodie.


Après quelques instants, quelqu’un commença à frapper un petit tambour pour donner un fond à la musique et plusieurs badauds se levèrent pour danser sur l’air léger. Lorsque Taishi donna les derniers coups d’archet, on pouvait observer des sourires partout dans la pièce.

« Je crois que tu es populaire ! Un talent tel, on ne voit pas ça tous les jours. »

Il vida son verre.

« Je pense que la musique est peut-être la voix dont tu as besoin, toi aussi. Tu en penses quoi ? »


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Dim 25 Fév 2018 - 2:37
Elle était de bonne humeur. Plus qu’elle ne l’avait été depuis un bon moment en réalité. Décidément plus qu’au moment où il l’avait arrêté, au milieu de la rue, passant avoir affaire à son aînée, à savoir sa meilleure amie. Et pourtant, hormis cette chevelure blanche que toutes les deux arboraient, il y avait peu de ressemblance. Elle était petite et de taille fille, affichant une musculature certaine mais sans trop en faire, tandis que la seconde se voulait beaucoup plus grande et imposante. À l’un de ses commentaires, elle réagit vivement, agitant ses mains devant elle, secouant doucement la tête de droite à gauche.

- Non ! Ce n’est pas du tout ridicule. C’est même intéressant, ce que tu racontes. Tout un art que je ne connaissais pas…

Cherchant donc à rassurer le jeune homme, elle lui adressa un large sourire, entre deux gorgées de la boisson lui faisant face. Elle suivait son rythme, sans trop se poser de question, ce qui expliquait peut-être pourquoi se montrait-elle si expressive alors que, d’ordinaire, elle se terrait derrière un mur de glace. Elle discutait, riait même, affichant des traits de sa personnalité que beaucoup ignoraient tant elle répugnait laisser d’autres gens l’approcher. À trop se montrer aimable, ils voudraient apprendre à la connaître, et c’était tout simplement impensable pour celle qui se refusait de faire confiance aux autres.

Se penchant légèrement, elle appuya ses coudes contre la table basse lui faisant face, son visage entre ses mains, posant ses prunelles claires sur le jeune homme pour écouter ce qu’il avait à dire sur son clan. Un nom qui se voulait inconnu pour la jeune demoiselle curieuse qu’elle était, à la différence de l’habitude étant qu’elle ne se gênait pas pour l’exprimer. C’est donc avec une attention non feinte qu’elle l’écouta parler, hochant doucement de la tête à son récit. Il était donc le seul à avoir suivi cette voie qui se voulait pourtant bien dangereuse. Une autre différence opposant leur deux clans, tandis qu’elle, ce n’était pas par choix qu’elle arborait son bandeau au symbole d’Iwagakure, mais bien par obligation. Elle était une Zetsu, héritière du clan, et donc, de ce fait, il n’y avait pas eu d’autres choix pour elle.

N’étant plus gênée par la proximité qu’il se permettait avec elle, portant toute sa concentration sur l’instrument qu’elle tenait entre ses petites mains, elle se prit à nouveau au jeu avec beaucoup de motivation, apprenant ainsi de nouveaux accords, le tout entre quelques rires et peut-être un verre supplémentaire. Elle se sentait plus engourdie, comme si son corps se voulait plus lent qu’à l’habitude, moins précis, or, elle n’y porta pas d’attention particulière. Pourquoi le ferait-elle ? Elle n’avait aucune raison de s’inquiéter, pas alors que la soirée se voulait amusante. C’était bien la première fois depuis un bon moment qu’elle ne s’était pas permis de rire de la sorte.

Et puis, finalement, comme précédemment, elle joua les quelques accords qu’elle venait d’ajouter à son répertoire, accompagner de l’homme qui venait d’opter pour un violent. Elle y mettait toute la concentration du monde et s’il y eu quelques notes qui furent écorchées, l’amenant à rire au beau milieu de la chanson, ce fut, au final, assez plaisant à l’oreille, à son plus grand plaisir.

- Tu as entendu ça ? Je crois que je commence à comprendre. Elle en était bien heureuse même. Et puis, peut-être, oui. Ça me change des entraînements quotidiens… Ça me change de tout, en réalité. Des papiers, des entraînements, les obligations et les attentes…

Elle soupira, prenant son verre dans ses mains, faisant tourner le liquide à l’Intérieur et l’observant avec attention quelques secondes.

- Quant à mon clan, les Zetsu… Nous sommes arrivés peu après les premiers clans à Rokkusu. Et puis, disons que le clan est assez, comment dire… Discret. Ils n’aiment pas que d’autres viennent mettre leur nez dans leurs affaires. À l’intérieur du domaine, ils font un peu comme bon leur semble, tant que cela ne fait que concerner les membres du clan.

Elle haussa les épaules, prenant une gorgée de son verre avant de le déposer devant elle. Pourquoi lui racontait-elle tout ça ? Même elle, elle l’ignorait, sachant que d’ordinaire, elle restait assez discrète sur la chose.

- Ils ont une vision assez particulière du monde. Si tu n’es pas fort, tu n’es pas digne du clan, tout simplement. Et puis, comme je suis supposée être la prochaine cheffe, et bien… Les attentes sont élevées.

Elle soupira tout simplement, remettant en place la guitare tout en l’observant. Elle passa ses fins doigts contre les cordes, s’amusant du son qui s’en échappait. Elle ne s’y connaissait pas, pas plus avait-elle souvent écouter de la musique. De ce fait, elle ne faisait qu’y aller, maladroite, laissant quelques sons en sortir sans réelle continuité, cherchant tout simplement à s’occuper l’esprit.

- Si les Hyûga peuvent sembler terrible dans leur façon de faire, c’est que les Zetsu se sont toujours montrés discrets.

Elle eut un rire qui ne semblait pas particulièrement joyeux, avant de tout simplement hausser à nouveau les épaules. La soirée était agréable, mieux valait alors ne pas miner le moral avec ces histoires ennuyantes d’un passé trouble qu’était le sien. Finissant son verre, elle lui adressa un sourire agréable, les traits détendus, tandis qu’elle gardait toujours la guitare contre elle, passant à nouveau ses doigts contre les cordes, légèrement perdue dans ses pensées.

- Si je devais comparer… Une course n’a de la valeur que si elle est gagnée, aux yeux de mon clan.

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Dim 25 Fév 2018 - 23:27
Taishi ne put que remarquer le rire de la femme, réalisant que c’était la première fois qu’il l’entendait faire ainsi. C’était bien dommage, sa voix était agréable, tout comme le son de la musique produite par les instruments. Il ne put sourire que devant l’enthousiasme de la femme devant ses propres progrès musicaux.

« La musique, c’est une course sans fin. Mais c’est exactement ce qui la rend aussi captivante. On ne sait jamais là où elle va nous amener, parce qu’elle peut mener partout, tu vois ? »

Il prit une gorgée, écoutant avec attention les mots de la jeune femme tout en donnant le violon et son archet à un autre client qui s’était approché de manière respectueuse. Taishi fut peiné de voir qu’à chaque fois que son clan semblait mentionné, le regard profond de la belle semblait s’assombrir soudainement, comme un mauvais rêve qui venait l’assaillir. Il posa la main sur sa sienne en secouant la tête. Il ne pensait pas pouvoir si simplement la réconforter mais ne voulait pas qu’elle reste prisonnière de ce genre de pensées.

« Tu sais Coco, on est pas si différent que ça à cet égard-là. C’est au cours de mes voyages que j’ai rencontré Sanadare. Je lui ai… rendu service et elle m’a appris les bases de l’art shinobi. Le chakra, ce genre de chose. Et je me suis rendu compte que j’avais une certaine affinité, que je pouvais lier les enseignements de mon clan et ce que je savais désormais. Lorsque mon clan l’a appris, ils m’ont envoyés servir Iwa dans l’espoir que le village renoue des liens commerciaux avec le clan. Et c’est ce qui est arrivé. Akimoto a vu un avantage dans l’usage de messagers non-shinobis. Ils sont plus lents, mais aussi beaucoup plus difficiles à détecter, car ils n’ont pas de chakra significatif. »

Il haussa les épaules en se replaçant plus confortablement, jetant un œil sur le paquet toujours à ses côtés.

« C’est ce que ton clan pense… Mais toi, que penses-tu ? »

Il sembla réfléchir un instant pendant que la serveuse remplissait leurs verres à nouveau.

« Tu l’as dit toi-même, tu seras la prochaine chef, non ? Mais avant ça, je pense que c’est important de se souvenir que tu n’es pas simplement une Zetsu, ou bien un Hayai. Tu as un nom et tu es ta propre personne. Le monde est ouvert devant toi, comme la musique, et tu peux en faire ce que bon te semble. Ne te méprend pas, Coco. Si tu cours dans une course, c’est pour gagner. Mais il n’y a jamais qu’un vainqueur dans une course, et serais-tu la plus rapide que tu ne pourrais pas toujours finir première. Et c’est pour cela que tu devrais chercher la victoire, non pas au fil d’arrivée mais bien dans la course elle-même, et parfois, même dans la défaite. Regarde.»

Il se déplaça dans son dos, passant les bras de chaque côté de sa taille doucement avant de mettre les mains sur les siennes pour les déplacer sur l’instrument afin d’en produire une mélodie.


Il relâcha les mains de la dame. Si Coco avait été attentive, elle avait certainement entendu les sons écorchés, les doigts mal appuyés, et les erreurs dans le rythme. C’était un produit de bien des choses, que ce soit la complexité du morceau ou celle de jouer avec des mains qui n’étaient pas les siennes, mais cela ne changeait rien au final.

« Un musicien n’a pas besoin d’être le meilleur pour apprécier ce qu’il fait. Il apprécie le son tel qu’il est. Il apprécie l’opportunité que l’instrument lui donne. Il apprécie le moment présent. Et il apprend. La prochaine fois, il fera un peu mieux. Jusqu’au jour où cette mélodie sera pure. Et à ce moment, le musicien prendra une autre musique, plus difficile, ou encore plus simple, peut-être. L’important c’est qu’elle lui plaira, comme elle est. Avec ses défauts, et ses qualités. »

Il lui jeta un regard, à elle et la guitare contre elle.

« Attend un instant, je reviens. »

Il se leva, titubant légèrement ce qui lui arracha un rire, à lui et à elle aussi peut-être, et s’avança jusqu’au comptoir de la taverne avant d’échanger quelques mots avec la serveuse, désignant des yeux la femme aux cheveux blancs un court instant. Il sortit un petit sac de sa poche que la serveuse soupesa avant de le placer dans son propre tablier, hochant de la tête simplement avec un petit sourire. Taishi la salua respectueusement avant de revenir s’asseoir tout près d’elle.

« Maintenant que tu es officiellement une musicienne, il te faut connaitre et appliquer une règle sacrée, vois-tu ? »

Il lui fit un simple sourire en replaçant les doigts de la femme sur le manche afin de produire un son plus harmonieux.

« Un musicien doit toujours respecter son instrument et l’honorer. Il n’a pas le droit de posséder un instrument pour ensuite le laisser prendre la poussière. »

Il hocha la tête, confirmant ce qu’elle avait peut-être désormais deviné. Il désigna la guitare.

« Elle est sous ta charge, désormais. »

Il eut un sourire.

« Ne me regarde pas comme ça ! Elle ne vaut qu’une bouchée de pain. Mais ce n’est pas cette valeur-là qui nous intéresse, non ? »


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Lun 26 Fév 2018 - 8:52
Le geste posé à son encontre, cette main sur la sienne, fit rougir la demoiselle qui, contrairement à ses habitudes, ne chercha pas à se soustraire du contact. Un geste qui se voulait réconfortant, tout simplement, et ce, quand bien même n’était-elle pas spécialement habituée à ces derniers.

Avant d’être une Zetsu, elle était Eikō. Ces mots qui se voulaient pourtant sensés ne trouvèrent pas leur sens dans l’esprit de la demoiselle. En repassant sur sa vie, il était aisé de réaliser que malgré sa presque vingtaine, elle n’avait toujours été qu’une marionnette manipulée par d’autres. Chacune de ses décisions lui avaient été imposés par ceux croyant savoir ce qu’il y avait de mieux pour elle, ou encore par d’autres qui ne se souciaient que très peu d’elle, pour ne pas dire pas du tout. Et donc… Qui était Eikō ? Le résultat de ces choix imposés par d’autres, faisant donc d’elle la kunoichi qu’ils aspiraient avoir à la tête du clan ? Même avec Sanadare, aussi sincère était son amitié avec elle… Il n’était pas exclus qu’elle n’existait que pour des fins précises. Après tout, n’était-ce pas elle qui lui avait offert d’être son assistante ? Voir même exiger, lançant l’idée avant de la traîner à sa suite. Cela ne lui déplaisait pas, bien au contraire, cependant, bien des événements l’amenant ici, aujourd’hui, qui la concernaient directement s’étaient déroulés sans qu’elle ne puisse émettre un quelconque commentaire.

Ce ne fut que lorsqu’il vint se placer dans son dos qu’elle s’échappa de ces pensées qui n’avaient pas leur place dans un endroit comme ici. Elle qui s’était laissée à rire et à s’amuser s’était vu avec le regard recouvert d’un épais nuage, des souvenirs remontant à son esprit sans qu’elle ne soit en mesure de les contrôler. Des fantômes du passé venant inlassablement la hanter, et ce, quand bien même se portait-elle bien. Elle qui d’ordinaire refusait qu’on l’approche, tel un animal sauvage ayant été blessé, se laissa aller contre lui, appuyant son dos contre son torse pour venir tenir plus confortablement la guitare. Son cerveau semblait manquer quelques informations tandis que ses gestes se faisaient encore engourdis, un peu comme si elle avait été victime de ses propres techniques. Elle préféra ignorer le sujet, retrouvant sa précédente bonne humeur alors que, ses mains sur les siennes, il lui fit jouer une mélodie bien plus difficile que ce qu’il lui avait montré jusqu’à présent.

La chanson terminée, il relâcha ses mains et elle laissa la guitare reposer contre elle. Cela n’avait pas été aussi mélodieux que les fois précédentes, et ce, quand bien même écorchait-elle certains accords, et perdant parfois dans le rythme. Cette fois-ci, son manque de réactivité jumelé avec le fait qu’il avait plus ou moins joué pour elle avait fait de la musique quelque chose d’agréable, quoique peut-être moins que ce qu’ils avaient joué plus tôt.

- C’est étrange… Ses mots se faisaient traînant. Elle avait presque de la difficulté à les articulier. Apprécier quelque chose qui n’est pas parfait. Elle se questionnait presque. C’est quelque chose que je vais devoir apprendre à faire, je crois.

Elle rigola sur la fin, comme si la pensée l’amusait. Et pourtant, ses paroles se voulaient plus lourdes de sous-entendus qu’il n’y en paraissait, aux premiers abords. Elle n’avait toujours été, aux yeux de tout le monde, tout du moins de son clan, qu’une erreur. Elle lui jeta un regard curieux tandis qu’il s’éloignait, se demandant ce qu’il comptait faire. Pour faire passer le temps, elle termina le verre devant elle. Son regard se faisait trouble par moment, ce qui lui arracha un rire. Seule à sa place, elle rigolait sans trop savoir pourquoi, si ce n’était de sa main qui s’agitait devant ses yeux, ces derniers peinant à la suite et elle-même ses mouvements étant plus difficiles. Il revint donc pour la retrouver hilare, tandis qu’elle cherchait à calmer ce fou rire venant de nul part. Quelques secondes furent nécessaire avant qu’elle puisse reposer son regard sur lui, se concentrant sur ce qu’il lui disait.

- Attend quoi ?!

Ce fut deux grands yeux ronds qu’elle posa sur l’homme, interdite, la bouche légèrement entrouverte. Elle garda le silence quelques secondes de plus.

- Tu veux dire que c’est la mienne ?

L’émotion se fait entendre dans sa voix alors qu’un large sourire vint fendre son visage, en profitant pour rire un peu plus. Elle se retrouve encore un peu confuse, n’étant pas certaine de tout ce que cela impliquait, mais une chose était certaine, elle était sienne désormais. Est-ce qu’elle aurait le droit d’en jouer chez elle ? Le clan d’ordinaire assez silencieux n’était pas très avares des divertissements autre l’entraînement. De ce fait, la musique n’avait jamais spécialement eu de place dans sa vie. Du moins, pas avant aujourd’hui, ce qui semblait être bien différent de l’homme à ses côtés.

- Mais alors… Qu’est-ce que je peux faire pour te remercier ? Elle parlait vite, comme si les mots se bousculaient dans sa tête. Non parce que je refuse ce cadeau si je ne peux pas faire au moins une chose pour toi ! Elle était décidée. Sans compter tout ce que tu as fait ce soir… Jamais je n’aurais cru apprendre à jouer d’un instrument, ni même m’y plaire.

Son regard était tout aussi décidé que ses paroles tandis qu’elle semblait avoir reprise une expression plus sérieuse, ses prunelles azurées posées sur le visage de l’homme.

- Alors, que puis-je bien faire pour te remercier ? Demande et j’exécute !

Elle rigola, encore, souriant doucement, caressant du bout des doigts l’instrument qui était désormais sien. Par habitude et s’étant habituée au goût, elle attrapa son verre, en prenant une gorgée, non sans quitter l’homme du regard ni sans se départir du sourire qu’elle affichait. C’était une bonne soirée, et ça, elle en était convaincue.

- Je me demande. Qu’est-ce que tu as dû aller chercher avant de venir ici ?

La discrète demoiselle n’était plus alors que la curiosité prenait le dessus, exacerbée par l’alcool qui se trouvait dans son sang.

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Mar 27 Fév 2018 - 2:43
La tête de Coco était inestimable à cet instant, et il éclatait de rire, bien satisfait de l’effet de son action. Ce n’était pas l’habitude de Taishi de trop se poser de questions sur les gens, si ce n’est qu’il en avait souvent bien assez à gérer ce qui trainait dans sa propre tête. Il avait supposé que ce serait quelque chose qu’elle aimerait bien, et avait agi dans ce sens. Pour ses propres raisons, évidemment.

Il leva les mains à son tour, essayant d’endiguer le fleuve de paroles qui se déversaient sur lui. Taishi avait la tête qui tournait alors ça ressemblait davantage à un tsunami verbal, en plus.

« Tu t’énerves pour rien, comme je t’ai dit, ça ne vaut rien monétairement ! Sanadare paie toute ma bouffe, alors j’ai de la marge, oublie ça tout de suite »

Il vide le contenu de son verre.

« La musique n’appartient à personne, elle n’a pas de frontières. Ce n’est pas un cadeau que je peux te faire, car ce n’est pas à moi. Tout ce que j’ai fait, c’est te montrer l’entrée d’un chemin. Tu peux jeter la guitare à la poubelle en rentrant chez toi, ou bien débuter ton voyage. Ce n’est pas à moi de décider ça, ni de juger, non plus. »

Il secoua la tête. La serveuse vint remplir les verres. Taishi faillit l’arrêter, songeant qu’il était peut-être temps de ralentir un peu, même s’il était beaucoup plus habitué que Coco. Quelqu’un s’amusait sur le piano en arrière.


« Il y a bien des choses qu’on ne croirait pas et qui arrivent quand même. Je n’ai jamais pensé que je finirais dans un village, que je finirais par m’y attacher comme une seconde famille. Ne jamais penser que je finirais par m’inquiéter de ce qui se passe, de ce qui me dépasse. Les choses ne changent pas, Coco. On finit simplement par mieux les découvrir avec le temps… »

Elle continuait d’insister sur sa redevance et Taishi devenait soudainement bien silencieux, se contentant de s’appuyer la tête dans le creux de la main, la contemplant presque autant qu’elle ne s’abimait dans son propre regard. Demande et exécute, un truc du genre… Il roula des yeux presque pour lui-même, un léger sourire tout de même contraint aux lèvres. Elle parla du paquet et il y jeta un œil un court instant avant de sourire tout en réfléchissant. Enfin, après un autre silence, il s’avança un peu.

«… Je vais te montrer ce que je cherchais. »

Il se pencha vers le visage de la Kunoichi, glissant la main le long de sa tête pour terminer son voyage derrière son cou, croisa son regard profond, et l’embrassa longuement, si ce n’est que simplement. Il pouvait encore goûter l’alcool sur ses lèvres. Après cela, il se recula, un fin sourire au visage, mais détourna quelque peu les yeux.

« Écoute, t’es chouette… Mais t’es bourrée, et moi autant. Je ne voudrais pas que tu fasses un truc que la prochaine chef Zetsu Eiko regretterait. Mais Coco, elle… Je ne sais pas ce qu’elle en penserait, elle. Tu vois ? »



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Mer 28 Fév 2018 - 21:20
Peut-être avait-il raison, qu’elle s’emportait pour un rien. Toutefois, jamais personne n’avait eu de telle attention à son égard. Même Sanadare n’avait jamais été aussi… Aimable. Et pourtant, il s’agissait de sa meilleure amie. Certes n’était-elle pas une exemple à suivre alors qu’elle exprimait son affection d’une façon bien particulière, mais voilà que lui, qu’elle ne connaissait pas avant aujourd’hui, lui faisait un cadeau, comme ça. Une guitare. À elle qui n’avait jamais joué de musique. Elle était déroutée, confuse même, ne comprenant pas pourquoi avait-il posé un tel geste. Mais elle en était heureuse. Sincèrement. Peut-être pour la première fois depuis un long moment. Le nuage sombre qui recouvrait sa vie avait été soufflé, un peu plus loin, par ce geste posé par ce dernier. Puis, sortant un peu de sa torpeur, elle chercha à le remercier. N’importe quoi. Elle souhaitait exprimer sa gratitude et il y avait peu de mots qui pouvaient dire combien ce geste comptait-elle pour elle.

La tête un peu dans les vapes alors que ses pensées se confondaient, semblant manquer de sens, elle se laissa bercer quelques secondes par le son du piano qui jouait. Un son agréable, doux, qu’elle apprenait aujourd’hui à apprécier, à écouter et à en saisir le sens. Un peu. Toujours dans l’idée de le remercier, elle changea cependant de sujet alors que son esprit partait dans une toute autre direction. Désormais curieuse, elle cherchait à savoir ce qu’il était parti chercher avant qu’ils n’arrivent ici. Son regard azuré, posé sur lui, le dévisageait, gardant toujours ce sourire accroché à ses lèvres. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas passé une telle soirée, où elle pouvait sourire sans même se poser de question.

Elle avait écouté ce qu’il lui disait, tentant d’en comprendre le sens, toujours bercée par le doux son du piano. Les mots se perdaient alors qu’elle peinait à suivre la conversation. L’alcool, très certainement et, pour la première fois de sa vie, elle en connaissait les effets. Peut-être aurait-elle dû ralentir le rythme, cependant, dans toute son innocence, elle n’avait bien eu, encore une fois, que Sanadare comme modèle dans cette sphère de sa vie. Elle l’avait vu boire bien plus que ça, et donc, elle ne s’était pas posée davantage de question. Elle l’avait remarqué s’approcher d’elle. Un nouveau morceau ? Quelques accords de plus ? Non. Aucunement même. Le geste posé par ce dernier eut de quoi surprendre la jeune femme, sa main se glissant dans son cou et ses lèvres se posant contre les siennes.

Ce fut l’arrêt complet de ses fonctions cérébrales.

Elle se figea, interdite, ne sachant pas trop quoi faire, encore moins quoi penser. La seule personne à avoir jamais posé un tel geste était l’idiote de Hyûga lorsqu’elle cherchait à se jouer d’elle de ses illusions. Elle était bourrée, de ce qu’il disait. Oui, certainement.

- Coco…

Elle ne chercha même pas à le corriger. Encore décontenancer de son dernier geste, elle garda le silence encore quelques instants, le regard rivé partout sauf sur son visage. Gênée ? Oui, elle l’était, assurément. Discrète et timide, supportant mal les contacts physiques, elle venait d’être brusquée dans tout ce qu’elle était. Elle ne lui en voulait pas, du tout même, il ne s’agissait ni de rancune ni de colère. Pas plus l’accuserait-elle de quoique ce soit. Elle était simplement… Un peu confuse.

- Je ne sais pas.

Les premiers mots qu’elle fut enfin en état de prononcer.

- Coco n’a… Jamais eut à penser. Les choses lui ont toujours seulement été imposés. Elle n’a jamais eu à se demander si elle voulait devenir une kunoichi, si elle voulait servir son village. Elle le devait. On ne lui a jamais demandé si elle voulait s’entraîner pour devenir forte, avoir les épaules de supporter son clan. Les choses étaient ainsi faites. Ce qu’elle pense…

Un soupire. Elle parlait d’elle à la troisième personne, désignant cette personne qu’il évoquait sans qu’elle ne la connaisse réellement. Elle était une Zetsu. L’héritière de son clan. Son chemin était tout tracé, elle n’avait qu’à le suivre sans en dévier. Et pourtant… Elle ne s’était jamais posée de question, jusqu’à aujourd’hui. Elle avait encaissé sans ne jamais rien dire.

- Elle ne pense pas. On ne lui a jamais donné le droit de penser.

C’est un rire qui s’échappe de ses lèvres suivant cette phrase. La situation en est presque risible, à ses yeux. Un rire, un vrai, sans qu’elle ne comprenne pourquoi ni d’où il vient.

- Pourquoi tu as décidé de suivre la voie du shinobi ?

Son titre ne venait que d’obligation, alors que lui, il avait eu tout le loisir de prendre la décision de lui-même. Qu’est-ce qui l’avait motivé dans ce mode de vie assez particulier, où sa vie pouvait être constamment mise en danger ?

Et puis, bien évidemment, son regard posé sa la guitare, la sienne même, elle passait outre les derniers événements, faisant comme s’ils ne s’étaient jamais produits. Elle allait mettre ça sur la faute de sa timidité.

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Mer 7 Mar 2018 - 20:35

« Pourquoi ? Une bonne question sans doute… Tu n’aimerais sans doute pas la réponse… »

Il soupira en s’étirant les mains derrière la tête un instant, mais son regard était vif malgré l’alcool coursant dans son sang. Après un instant, il secoua la tête en posant les yeux dans les siens.

« Je suis devenu shinobi parce que je déteste les shinobis. Je déteste ce qu’ils sont, ce qu’ils font. Me regarde pas comme ça ! J’ai fait du chemin depuis mon arrivée dans ce village. J’ai vu tout le mal que font les shinobis, mais j’ai vu aussi le bien qu’ils peuvent faire. »

Ses yeux se posèrent sur le paquet à ses côtés.

« Je ne suis pas convaincu que les shinobis soient un facteur positif en ce monde, mais je ne peux pas être naïf à l’idée qu’ils sont là pour rester. Et je fais partie de ça, désormais. J’essaie de faire une différence quand je peux, aider parfois. Mais je ne me considère pas comme un ninja traditionnel, ou encore de la nouvelle génération. Je suis devenu shinobi par choix, parce qu’il est facile d’haïr ce qu’on ne connait pas. Mais une fois dans la danse, on en comprend peut-être mieux les pas, tu ne penses pas ?»

Il haussa les épaules en finissant son verre. Ses yeux se posèrent sur celui de la femme, se demandant combien elle en avait ingurgité, elle.

« Les premiers shinobis étaient de vraies machines à tuer. À l’inverse, les nouveaux ne font parler que d’amour et d’amitié. Et toi Coco, tu es où dans tout ça ? »

Les mots de la femme l’attristaient, autant que son manque de réaction face à de l’affection sincère, du moins l’espace d’un moment. Taishi n’était pas attaché à ses propres sentiments, il était là le temps d’une course, reparti le moment d’après, des fibres inscrites dans son sang et sa personnalité.

« Tu fais ce que tu veux, Coco. Mais t’es ici, là, maintenant. Il n’y a pas d’oreilles pour entendre, de voix pour ordonner, de yeux pour juger. Il y a juste la musique, maladroitement ou adroitement tissée, et moi. T’es libre. Tu peux faire ce que tu veux, aller où tu veux, penser ce que tu veux. »

Il haussa des épaules tout en se relevant. Quelques musiciens au fond de la salle avait commencé à jouer un air lent et lascif. Ils étaient talentueux et l’air dans le bar était lourd et pourtant envoûtant.



« C’est ce qu’il y a de plus terrifiant, agir pour soi… Du moins jusqu’à ce qu’on fasse un choix. »

Il désigna de la tête d’autres clients du bar qui se levaient à leur tour et se mettaient à danser, enlacés. Taishi lui tendit la main, une invitation claire.

« Qu’est-ce que Coco veut ? »



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Jeu 8 Mar 2018 - 18:02
Ses paroles trouvèrent échos chez la demoiselle, qui essayait d’en comprendre tout le sens. Il détestait les shinobis. Pouvait-elle en être surprise ? Pas tout à fait. Et puis, qu’est-ce qu’un shinobi, à bien y réfléchir ? Qu’étaient-ils supposés représenter ? Elle-même ne le savait pas. Forcée dans cette vie dont elle ne voulait rien, elle suivait un chemin déjà tout tracé pour elle. Elle aurait pu vouloir y déroger. Chercher à faire autre chose. Or, elle-même ne savait pas ce qu’elle souhaitait faire.

- Les nouveaux ne font pas que parler d’amour et d’amitié.

Cela avait été plus fort qu’elle, le coupant presque dans ce qu’il disait. Une douleur passa dans son regard, preuve d’un passé trouble qu’elle n’arrivait pas à oublier. Or, son ton s’était fait plus déterminé, comme si elle cherchait à imposer son idée.

- Il y en a encore beaucoup trop qui ne parlent que de puissance et quoi faire pour y parvenir… Elle attrapa son verre que la serveuse était venue remplir, en prenant une grande gorgée. Beaucoup trop qui ne font que répondre par la violence.

Son clan en faisait parti. La faiblesse n’était pas une option, tous se devaient d’être forts, elle la première. Elle ne s’attarda cependant pas sur cette histoire, préférant ne pas illustrer ses propos d’expériences vécus. Ce n’était pas parce que son cerveau peinait à placer deux pensées cohérentes qu’elle se sentait aussi ouverte vis-à-vis d’elle-même. Et puis, l’ambiance était agréable, et elle ne souhaitait donc pas ruiner ceci. Elle préféra se concentrer sur la voix de l’homme, qui vint à nouveau presque la rassurer. Ici, en ce moment même, il n’y avait qu’elle et lui. Personne pour la juger. Personne pour la contredire.

Mieux, elle pouvait même se permettre de penser. Certes s’agissait-il d’une tâche difficile compte tenu de son état actuel, mais seule l’idée pouvait apporter un certain soulagement. Et voilà qu’il se levait, tendant une main dans sa direction. Son regard passa tout autour d’eux, de ces gens qui dansaient sur un rythme lascif. Que voulait-elle ? La question était beaucoup trop vaste pour qu’elle daigne y répondre. Or, elle posa sa main contre la sienne, se levant sur ses jambes eurent de la difficulté à la maintenir debout.

De ce fait, elle se retrouva donc à s’accrocher à lui, se mettant alors à rire de nouveau. Ses prunelles azures se levèrent alors vers lui.

- Je ne sais pas danser.

Il n’y avait pas grand chose, autre combattre, qu’elle savait faire. Toutefois, elle était bien partante pour essayer. Regardant à nouveau autour d’elle, elle tenta alors d’imiter ceux qu’elle voyait faire, tout en restant solidement accrochée à lui, de peur de tomber. Ses jambes étaient chancelantes et son équilibre plus que précaire, ce qui la fit encore une fois rire. Sa tête appuyée contre son torse, près de son épaule, elle tenta de suivre le rythme donné, bien que c’était presque mission impossible.

- Et là, on fait comment ?

Voilà que l’Hayai s’improvisait professeur pour la soirée, pour celle qui ne connaissait rien de la vie ni des arts. Elle avait finalement accepté ce contact physique avec lui, se tenant contre lui, cherchant soutien de sa démarche maladroite.

- Je faisais si pitié que cela ? Elle rigola. J’veux dire, pour que tu décides de m'inviter comme ça. Elle haussa les épaules. J’dis ça, tu fais p’t’être ça avec toutes les inconnues qui croisent ta route.

Elle ne savait pas trop quoi penser de l’homme, si ce n’était qu’elle lui en devait une. Déjà, pour la guitare, sûrement plus beau cadeau lui ayant été offert, juste en dessous des épées ayant autrefois appartenues à sa mère. Et puis, pour lui avoir permis d’oublier, l’instant d’une soirée, tout ce que tous attendaient d’elle. Bon, cela était-ce peut-être aussi dû à l’alcool, mais elle allait mettre cela sur la faute de sa compagnie, qui se voulait assez agréable.

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Jeu 15 Mar 2018 - 5:49
« La puissance, Coco ? On appelle ça l’ambition. C’est un peu naturel, je pense. Mais la puissance doit être orientée pour avoir du sens. À quoi servent les moyens de changer le monde, si on ignore ce qu’on veut en faire ? Quelqu’un quelque part a dit : grande puissance veut dire grande responsabilité. Un fan des araignées, ou un truc comme ça… »

Elle ne savait pas danser, mais Taishi ne voulait rien entendre et elle semblait se laisser perdre au jeu, au final. Elle était chancelante, et lui n’était pas bien mieux, mais c’était quand même amusant, parce que de toute façon ils étaient loin d’être les seuls éméchés dans le bar. Mais personne ne jugeait personne, c’était la règle. Il pouvait faire et être ce qu’ils voulaient, à l’abri des regards évaluateurs. Ils échangèrent plusieurs rires sous leurs facéties, l’un des siens alors qu’elle demandait ce qu’il fallait faire à un certain moment.

« Tu tournes sur toi-même, oui voilà, laisse toi tomber en arrière… Tu vois, t’es une naturelle pour un tas de choses. »


Ils enchainèrent les pas, mais ce n’était pas une danse bien compliquée ni même trop organisée. Taishi n’était pas vraiment doué dans le domaine, bien qu’il s’agisse d’un atout imparable dans ce genre de situation. Il haussa les épaules alors qu’ils ralentissaient sous les notes lentes des musiciens, la lumière tamisée jetant leurs ombres rassemblées contre les murs, défilant comme un spectacle de marionnettes grandeur nature…

« Personne m’avait informé que tu es censé faire pitié ? Moi, j’ai seulement vu une femme attirante qui semblait avoir besoin de passer du bon temps. Ne me louange pas trop Coco, je suis comme n’importe quel autre gars. »

Il passa la main dans sa chevelure encore plus blanche que l’autre idiote. Mais d’où venait cette obsession pour l’air vieille dame à 20 ans ? Sexy, mais étrange quand même.

« Inconnue, ça ne veut pas dire grand-chose. Nous sommes tous des inconnus, jusqu’au jour où on trouve quelqu’un qui nous connait mieux que nous-même. »

Taishi lui fit un mince sourire avant d’aller cueillir un baiser, sa deuxième tentative de la soirée si l’on peut dire. Le résultat importait peu, ou presque. Il fit durer le moment aussi longtemps qu’on lui permit. Il lui tapota la joue avec un sourire fin.

« Ou un truc du genre… Ça devient plus difficile d’être charmant avec autant d’alcool, hahaha. »

Les derniers sons s’enchainèrent puis le silence retomba dans la pièce. La soirée était déjà avancée, Taishi n’était pas certain de combien de temps ça faisait, qu’ils étaient là.

« Tu viens ? Ce serait dommage de manquer un ciel étoilé. »

Des étoiles, comme celles dans ses yeux, peut-être.



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Ven 16 Mar 2018 - 5:50
Pour la seconde fois de la soirée, ce fut l’arrêt complet de ses fonctions cérébrales.

À quelque part, cela en était presque risible, sachant que ses techniques claniques lui permettaient que de venir affecter le cerveau d’autrui. Or, à l’heure actuelle, voilà qu’il avait forcé son cerveau à cesser de fonctionner, le silence se faisant dès lors dans son esprit. Jeune demoiselle encore trop innocente pour ce monde se montrant parfois beaucoup trop sombre, elle se trouvait inexpérimentée dans des domaines où bien des jeunes de son âge se montraient déjà connaisseurs. Elle ne put que fermer ses yeux, se décidant alors de profiter du moment, qui était bien loin d’être désagréable, répondant maladroitement à son baiser, incertaine quant à ce qu’elle devait faire, et si même elle devait faire quelque chose.

Ses joues étaient désormais colorées d’un rouge assez prenant, ses prunelles azurées venant croiser les siennes, avant de rapidement détourner le regard. Elle qui s’était accrochée à lui pour la danse se détacha, passant une main dans ses cheveux, signe évident de gêne chez cette dernière. Si l’alcool lui avait donné une dose de courage assez surprenante, elle ne pouvait empêcher cette vague de timidité de prendre le dessus. Mal à l’aise, elle l’était un peu. Ce qui était normal, ou, tout du moins, ce dont elle tentait de se convaincre.

- Je n’ose pas imaginer alors comment tu es sans alcool.

À nouveau, un rire s’échappa de ses lèvres. Pour sa part, alcool ou pas, elle le trouvait charmant, cela ne faisait aucun doute. Du moins, de ce qu’elle croyait. Il était gentil, agréable et l’avait instruit à un univers qu’elle ne connaissait aucunement, à savoir celui de la musique. Son regard se glissa sur la guitare qui se trouvait contre la table, cadeau dont elle lui était plus que reconnaissante.

Elle arqua un sourcil à sa question, avant de peut-être en comprendre le sens. Était-il l’heure qu’ils quittent les lieux ? Elle ne savait même pas cela faisait combien de temps qu’elle était ici, s’étant contentée d’apprécier sa soirée en sa compagnie. Ce n’est pas comme si cela avait été une chose difficile à faire, pas alors qu’elle avait sincèrement apprécier les moments passés avec lui alors qu’il s’était improvisé professeur pour l’amener sur des chemins qu’elle ne connaissait pas. Elle revint vers la table, titubant légèrement, pour attraper sa guitare, hors de question qu’elle quitte les lieux sans.

Puis, revenant vers lui, elle se contenta de s’accrocher à son bras, se voyant presque trébucher alors qu’elle se rapprochait. Mieux valait pour elle de ne pas marcher seule, et ce, quand bien même son équilibre à lui était peut-être aussi précaire que le sien.

- Tu n’es pas comme n’importe quel autre gars. Elle semblait convaincue. N’importe quel autre aurait continué son chemin, comme d’habitude. Elle se savait peu sympathique, aux premiers abords. Et puis, ce n’est pas n’importe qui qui aurait offert une guitare à une… Inconnue.

Après tout, elle ne le connaissait certainement pas mieux qu’il se connaissait lui-même. Une façon pour elle de le remercier, en d’autres mots, que de l’avoir traîné jusqu’ici, sûrement sans raison valable. Elle était attirante ? Elle ne s’était jamais considérée comme telle. La beauté était subjective tout comme éphémère, et donc, de ce fait, elle n’y portait qu’une vague attention.

- Ce n'est pas non plus n'importe qui qui...

À nouveau, voilà que le rouge envahissait son visage, avant qu'elle n'en vienne à baisser les yeux. Sûrement trop tôt pour l'innocente demoiselle que de revenir sur ce baiser échangé, dont elle n'avait pas compris grand chose. Y avait-il seulement quelque chose à comprendre ? Elle mit cela sur l'inspiration du moment, la musique et leur danse, tandis que l'alcool devait certainement y être pour quelque chose.

- Tu aimes observer les étoiles ?

Une question posée en toute innocence, changeant subtilement de sujet, alors qu’ils quittaient les lieux, elle toujours à son bras, se concentrant pour mettre un pied devant l’autre, rigolant doucement lorsqu’elle se prenait pied dans rien du tout.

- Tu penses qu’on voit les mêmes étoiles, hors de village ?

Elle ne pourrait savoir, elle-même n’étant jamais sortie de village caché de la roche. Même le village en lui-même lui était toujours inconnu, en quelques sortes. Voilà à peine un an, voir un peu plus, qu’elle apprenait à se familiariser avec ce dernier.

- C’est comment, hors d’Iwa ?

Elle avait relevé sa tête vers lui, le regard curieux que d’en apprendre plus, un délicat sourire aux lèvres, sa guitare dans son dos alors qu’elle avait attaché cette dernière pour plus de facilité. Elle ne se faisait pas assez confiance pour ne pas l’échapper, si elle la tenait dans ses mains.

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Dim 18 Mar 2018 - 21:49
[color=teal]« Sans alcool ? Bonne question. Sanadare dirait que je suis détestable, je pense ! »

Petit rire. Elle avait beaucoup à apprendre mais au moins elle ne jouait plus à faire l’étoile de mer, Taishi détestait ça. Elle avait détournée les yeux, les joues en feu, ce qui lui arrachait un autre rire. Il était quand même habitué à l’expérience presque inquiétante de l’idiote, mais ses innombrables conquêtes à Iwa avait quand même permis un éventail large en la matière. Autant ne pas partager ce détail pour le moment…

Elle titubait et lui tomba pratiquement dans les bras, mais lui-même avait un peu de mal et ils échangèrent un rire alors que Taishi hochait de la tête.

« On voit que tu t’es pas regardée dans un miroir depuis un moment, ou que t’es aussi aveugle que l’imbécile peut-être. Même ce soir, tous les regards étaient sur toi, ma pauvre. »

Elle pointait la guitare et il roula des yeux.

« Je t’ai déjà dit que c’était une babiole. C’est juste une idée que je te transmets, ça n’a aucune valeur monétaire à moins que tu décides de laisser tomber le shinobisme pour devenir gitane… Je te conseille pas ! »

Simple sourire et ils se dirigèrent vers la sortie, Taishi déposant un sac de pièce sur le comptoir et un clin d’œil à la serveuse qui roulait des yeux à son tour. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait l’Hayai finir la soirée ainsi… Elle-même avait déjà été sous son bras quelques fois. Coco parla des étoiles et il fallut un moment à Taishi pour réaliser que celle-ci n’était en effet qu’une genin, comme il l’avait été, il y a un an et demi.

« J’aime regarder tout ce qui a des angles harmonieux, tu vois ? »

Il se souvenait de sa frustration au début, de ne pouvoir pas sortir du village alors qu’il avait passé sa vie à parcourir le monde comme messager. Il lui fit signe de s’arrêter.

« J’ai déjà eu demande plus difficile. Tiens-toi bien et ferme les yeux.»

Il la serra contre lui tout en cherchant un marqueur portant son chakra. Satisfait, il le laissa déferler et ils disparurent dans un éclair de lumière verdâtre. Il passa la main dans ses cheveux immaculés.

« Ok, tu peux les ouvrir. »

Ils étaient au sommet d’une colline, à mi-chemin entre le pays des cascades et Iwa. C’était une marque qu’il avait posé il y a un certain temps quand lui et l’idiote était passés par là pour une mission. La nuit était noire mais le ciel était dégagé, révélant un ciel parsemé de lumières blanches et occasionnellement pourfendu par des étoiles filantes. Plus bas dans le chemin, des lucioles créaient des lueurs jaunâtres intermittentes. Le faux silence de la nature les enveloppait.

« Bienvenue en hors Iwa. »

Il créa un sceau basique dans sa main, en extirpant de grandes couvertures qu’il déposa sur le sol et sur les épaules de la femme avant qu’ils ne prennent place, appuyés contre un rocher dépassant du sol. Sans gêne, il la rapprocha de lui afin de partager la chaleur sous la couverture, ses doigts jouant dans les cheveux de la jeune femme.

« Le ciel est pareil presque partout. Je pense que l’important c’est avec qui ou quoi on partage le moment, peu importe où c’est. »


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Lun 19 Mar 2018 - 18:06
Elle qui était déjà bien rouge ne put rougir davantage. Or, son compliment lui fit détourner les yeux, à défaut de pouvoir faire autrement. Elle n’aimait pas attirer l’attention. Elle n’aimait pas savoir les regards posés sur elle. Jeune demoiselle timide, elle aspirait à la discrétion. Elle arqua un sourcil quant à ce qu’il lui disait, n’étant pas certaine de saisir ce qu’il voulait dire.

- Une étoile n’a pas d’angle…

Une question innocente posée plus à elle-même qu’à lui, ne s’imaginant pas non plus obtenir de réponse. Lui ayant cependant posée quelques questions, notamment au sujet des étoiles, il lui fit signe de s’arrêter, ce qu’il fit. Après tout, dans l’état actuel des choses, elle ne pouvait que le suivre, accrochée à son bras, se déplacer sans appui se voulant presque impossible, relevant même du miracle. Et si son équilibre était tout aussi précaire que le sien, elle ne pouvait que rigoler lorsqu’ils manquaient tous les deux de trébucher.

Suivant sa demande, elle resta solidement accrochée à lui tout en fermant les yeux, se demandant ce qui allait bien pouvoir suivre. Sans trop comprendre ce qu’il venait de se passer ni même de ce qu’elle venait de vivre, elle avait la ferme intuition qu’ils avaient changé de place sans même bouger. Rouvrant les yeux à sa demande, comme de fait, ils n’étaient plus dans le village.

Ses prunelles céruléennes passèrent tout autour d’eux, observant l’horizon qu’elle ne connaissait pas, ce décor lui étant inconnu. Si elle se fiait à ses paroles, ils étaient hors d’Iwa. Elle posa alors son regard sur lui, les yeux écarquillés, se demandant par quel miracle avait-il réussi ça. Parce que, bien évidemment, aux yeux de la jeune demoiselle, ce ne devait pas être possible que de franchir telle distance en si peu de temps. Impossible, voilà. Mais alors, comment se trouvait-elle là ? Prenant place contre le sol, une couverture autour des épaules, elle s’appuya contre lui, sa tête dans le creux de son épaule, son regard toujours posé sur l’horizon, sa guitare déposée à ses côtés.

- Ça aussi, c’est pour être charmant ?

Elle eut un léger rire, ne quittant pas le ciel des yeux, sauf peut-être pour observer les lucioles un peu plus loin, son regard se perdant dans l’horizon.

- C’est un genjutsu ?

Question naïve alors qu’elle ignorait tout des compétences de l’homme. Cela lui semblait être la réponse la plus logique concernant ce qu’elle voyait. Il y avait encore tant qu’elle ignorait, tant sur le monde que sur les shinobis, ce qu’ils étaient en mesure de faire. Et puis, Sanadare ne s’était jamais attardée sur les talents de son ancien coéquipier.

- Sana’ n’a jamais vraiment voulu me parler de toi, je me demande pourquoi…

Elle eut un léger rire à l’idée saugrenue qui venait de lui traverser l’esprit. Quel genre de relation entretenait-il avec sa meilleure amie ? Il y avait de quoi se poser quelques questions, notamment connaissant le caractère de cette dernière et le genre de relations qu’elle pouvait avoir avec les hommes (voir même les femmes).

Fermant légèrement les yeux, elle était plus détendue qu’elle ne l’avait jamais été au cours de ces dernières années. Était-ce l’alcool qui circulait dans son sang ou la main dans ses cheveux ? Elle commençait aussi à fatiguer, la petite, bien qu’elle s’efforçait de garder les yeux ouverts.

- Le ciel n’est pas le même partout. Il est vachement plus beau celui-ci.

Ou alors c’était la première fois qu’elle le voyait sous cet angle. Il y avait beaucoup de reconnaissance, dans cette phrase, tandis qu’en plus d’une soirée bien agréable et de la guitare, il venait de l’amener hors du village, lui montrant alors des paysages qu’elle ne connaissait pas, un décor qu’elle n’avait jamais vu avant aujourd’hui.

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Mar 3 Avr 2018 - 21:17
« Un genju-quoi ? »

II eu un simple rire, s’emmitouflant confortablement pour contrer la fraicheur de la nuit. Le ciel était magnifique, loin des lumières de la cité. Ça lui rappelait les années passées comme messager, à belle étoile chaque nuit, si longtemps qu’on finissait par prendre les lueurs célestes pour acquises. Les seules choses en ce monde qu’il semblait impossible de rattraper à la course.

« Pas charmant, juste responsable. Si on apprend qu’un jonin a enrhumé une pauvre petite genin… »

Pas que ça lui fasse grand-chose mais c’était une raison comme une autre. Il soupira en continuant de jouer avec les cheveux blancs, c’était une manie chez lui. Il y avait une autre raison, mais pas de quoi à élaborer davantage pour le moment, du moins.

« Tu aurais voulu qu’elle te dise quoi sur moi au juste ? L’idiote et moi avons un long passé, et particulier je suppose. Pour le reste, qui pourrait bien pouvoir expliquer ce qui se passe dans la tête de cette imbécile bornée ? Il y avait un gars, un Jônin… C’était quand j’étais moi-même Chûnin. On l’appelait le dragon d’Iwa, mais c’était davantage un poulpe pervers, tu vois ? Enfin bref, il m’a dit un jour que Sanadare était un spécimen unique. Tu peux voir ça de bien des manières. Unique, unique… Qu’es-ce que ça veut dire en fait ? J’ai vu des déformations très uniques. Tu vois le genre ? Haha. »

Les mots de la femme lui firent lever les yeux au ciel pour s’y abimer. Elle n’avait pas tort, même s’il avait vu plus beau, à cet instant même en fait.

« Je sais ce que c’est. Je suis passé d’un nomade à un prisonnier des murs de cette cité. Il a fallu pas mal de temps pour que j’accepte de jouer le jeu, que je persiste, pour enfin devenir chûnin. Il y aura toujours un ou deux renégats pour partir en croisade, une rébellion envers le concept des villages. Mais ces types-là, ces sombres et ténébreux héros… Ils ne font jamais long feu. »

Il parlait d’une certaine expérience mais ne voulait pas s’étendre sur le sujet. Il constata la fatigue de la dame et lui-même étouffait un bâillement. Festoyer c’était plus épuisant qu’on ne le pensait. Après un moment de silence, il glissa les mains dans sa chevelure et la relâcha.

« Allez, il se fait tard, surtout pour une jeune genin… »

Une belle ironie sachant qu’il n’avait que quelques années de plus.

« Je te ramène chez toi ou… Je te montre chez moi ? »


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Mer 4 Avr 2018 - 20:05
- Je ne pense pas que Sana soit idiote… Elle en sait beaucoup plus que ce qu’elle prétend. Mais unique, c’est pas faux j’imagine.

Sa tête appuyée contre l’épaule de l’homme, elle parlait sans trop réfléchir, réagissait à ce qu’il disait, défendant presque sa meilleure amie. Et pourtant, elle le savait, qu’il n’avait pas tort. Elle était un cas à part, un peu particulier. Or, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle était bien plus intelligente que ce qu’elle faisait croire au reste du monde. Après tout, elle était celle lui ayant affirmée que de tromper ainsi les gens par une folie apparente offrait de nombreuses possibilités. Être sous-estimée pouvait souvent s’avérer être un réel avantage alors que nul irait la suspecter.

Son regard était rivé sur l’horizon alors qu’elle reposait calmement sa tête, ses yeux à demi-clos, se concentrant sur cette main dans ses cheveux, un contact agréable dont elle n’était pas habituée. Elle qui d’ordinaire fuyait la proximité, de ces contacts qui la ramenaient incessamment à la violence qu’elle avait vécu de longues années, se voyait, de façon assez surprenante, particulièrement détendue. À croire que l’alcool, mais surtout sa présence, avait réussi à passer outre les réticences qu’elle avait d’ordinaire.

- Ça ne te manque pas trop, la vie de nomade ?

Pour ce qui était des ténébreux héros, voilà un concept qu’elle n’était pas certaine de comprendre. Dans sa grande innocence face à ce monde dont elle ne connaissait pas grand chose, si la guerre était une réalité qu’elle connaissait, ce qui en découlait, les motivations et ce qu’ils essayaient de revendiquer, voilà quelque chose qui la dépassait. Lentement mais sûrement, elle essayait de rattraper le temps perdu, désormais fière kunoichi du village caché de la roche, et pourtant, elle avait encore du chemin à faire en cette direction.

Elle, fatiguée ? Absolument pas… C’est, du moins, ce qu’elle aurait voulu répondre, alors qu’elle accompagna l’homme dans son bâillement, signe équivoque que peut-être bien la soirée s’était-elle montrée plus épuisante qu’elle ne l’aurait cru.

- Je ne suis pas sûre qu’ils apprécieraient me voir rentrer dans cet état.

Un rire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle se redressait, quittant ainsi son épaule pour venir poser ses prunelles claires sur lui.

- Et puis, je suis certaine que personne ne remarquera, si je m’absente une nuit.

L’héritière oubliée du clan, celle qu’ils se disaient surveiller et qui, pourtant, semblait presque pouvoir faire ce qu’elle voulait. Elle n’avait pas un très bon contact avec ceux distant être de sa famille. Pourquoi restait-elle ? Parce qu’il y avait des choses qu’elle souhaitait voir changer au sein du clan, certaines pratiques des Zetsu qu’elle comptait abolir.

- Je n’ai pas envie de rentrer de toute façon. Ce serait nul de ruiner une si belle soirée.

Un large sourire vint étirer ses lèvres, adressant ce dernier à l’homme qu’elle regardait calmement.

- Et donc, si je peux me permettre un caprice… Je veux bien ne pas rentrer chez moi.

Aussi simple que cela, le tout annoncé avec une innocence bien digne d’elle-même, un sourire agréable sur les lèvres. Il y avait encore beaucoup de choses qu’elle ignorait de ce monde, toutefois, sa décision avait été prise. Elle ne comptait pas rentrer. Pas maintenant du moins. Elle n’était pas d’humeur à se prendre la tête avec quiconque croiserait sa route, au sein du domaine Zetsu.

- C’est bien ton chez toi ?

Une question comme une autre, accompagnée d’un léger rire alors qu’elle portait une main à ses cheveux, dégageant quelques mèches de son fin visage.

Toujours à proximité de lui, elle se surprit à se pencher dans sa direction, n’étant même pas certaine de savoir ce qu’elle faisait ni ce qu’elle cherchait à faire. Peut-être bien simplement recréer cette sensation agréable, lorsque ses lèvres avaient rencontré les siennes. Légèrement confuse face à sa propre audace, elle préféra ne pas y porter plus d’attention qu’il ne le fallait, se laissant simplement guider par son instinct, déposant doucement, discrètement presque, ses lèvres contre celles du jeune homme.

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Jeu 12 Avr 2018 - 5:43
«La vie de nomade ? Eh… »

Ses yeux foncés se tournèrent vers le ciel étoilé alors qu’il cherchait les mots pour exprimer sa pensée malgré le voile qu’était l’alcool.

« Je veux rien glorifier, ça avait des bons et des mauvais côtés comme le reste. Je pense que c’est surtout que j’y étais habitué depuis mes premiers pas en ce monde. Et perdre ça, c’était comme s’avouer à soi-même, se dire : « voilà une époque qui se termine, et qui ne reviendra jamais vraiment. » Le changement, c’est terrifiant pour tout le monde je pense. »

La réaction de la femme lui arracha un petit rire et il secoua la tête pour lui-même, amusé. Tout ça, et elle s’inquiétait encore de ce que pouvait penser son clan d’elle, de son image publique. C’était désolant, mais Taishi n’avait pas vraiment les moyens de juger. Il essaya quand même de tirer son épingle du jeu, en rebondissant sur ce qu’elle disait.

« Je sais pas pour toi, mais si j’avais un chef, j’aimerais qu’il ne soit pas juste un modèle. Je voudrais aussi qu’il me soit accessible, pas juste une statue sur un piédestal plus haut que moi. Je pense que je respecterais un meneur davantage par son humanité, que par ses tentatives à vouloir renier sa propre nature… »

Il n’avait pas grand-chose à dire de plus sur le sujet. Taishi ne cherchait pas à la convaincre de quoique ce soit de toute manière. Et rien à se plaindre non plus ! Surtout quand elle montrait enfin un peu d’initiative… Il haussa des épaules quand elle demanda comment était son chez-soi.

« Vois par toi-même. »

Il y eut un éclat de lumière verdâtre et ils posèrent les pieds dans sa petite maison. Elle était à nouveau dans un ordre parfait, rétabli des jours sombres ayant suivi la mort de l’Inuzuka et du poulpe lors du sommet. Un ordre qui semblait ne pas coincider avec l’Hayai, mais celui-ci avait toujours été une antithèse, une impatience paresseuse… Il alluma quelques petites lampes, diffusant une lumière tamisée dans la pièce principale.

« Voilà ce que mon glorieux salaire de Jônin me permet d’avoir ! Désolé si tu t’attendais à un palais, haha. »

Dans un coin, le sergent-major dormait sur son perchoir, la tête sous son aile. Fichu oiseau. Il étouffa un bâillement avant de s’avancer dans un coin de la pièce pour retirer son manteau vert pour le poser sur le crochet. Quant à son paquet, il le déposa sur un meuble à côté, où une guitare semblable à celle de la femme était appuyée, de même qu’un shamisen, une guitare orientale à quatre cordes.

« Tu m’excuseras, je n’ai pas beaucoup de mobilier, j’ai toujours préférer le vide à l’inutile. Je ne passe pas beaucoup de temps ici de toute façon. »

Il se dirigea vers la porte-véranda arrière et l’ouvrit, dévoilant l’arrière-cour jumelée à celle de la maison de l’idiote. Un bassin naturel en composait le fond, rempli par une cascade qui coulait à travers la montagne, produisant un son continu mais pas trop élevé, davantage comme une sérénade éternelle.

« L’eau vient d’une source chaude, mais elle parcourt la montagne alors elle arrive tiède ici. »

Il s’approcha du bord en retirant ses sandales et se trempa les pieds. Ça faisait toujours du bien après une longue journée.

« Une si belle soirée, tu dis ? Tu ne semblais pas avoir cette opinion quand celle-ci a débuté. Je me demande encore pourquoi tu as accepté de venir, à la base. »


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Dim 15 Avr 2018 - 18:14
Décidément, elle n’arriverait pas à s’y faire, à ces déplacements quasi immédiat. Elle venait d’arriver dans la maison du jeune homme, comme ça, en ayant simplement le temps de cligner des yeux, légèrement confuse. Son regard s’attarda tout autour d’elle, observant avec attention l’endroit. Son équilibre toujours précaire, elle préférait éviter de marcher pour l’instant, se remettant de son apparition soudaine en ces lieux.

- C’est très bien. Puis surtout… C’est chez toi.

Quelque chose qu’elle ne connaissait pas. Si elle vivait au domaine Zetsu, à quelque part, elle se sentait étrangère là-bas. Elle était l'aliénée. Celle qui était devenue folle suite aux mauvais traitements de son géniteur. Celle qui s’était plongée dans le mutisme. Celle que tous évitaient en regardant de travers. À quelque part, elle pouvait comprendre les sentiments de Sana, ces regards qui se posaient aussi sur elle, à plus grande échelle. Doucement, et surtout prudemment, elle en vint à suivre l’homme jusqu’à l’extérieur, son regard curieux observant les décors.

Il lui semblait reconnaître l’endroit, sans qu’elle n’arrive à l’identifier avec précision. Son cerveau était encore beaucoup trop embrumé par l’alcool qu’elle avait ingéré pour qu’elle soit en mesure de réfléchir convenablement. De ce fait, elle s’appuya contre le mur pour venir retirer ses hautes bottes et ses bas, désormais nues pieds contre le sol, s’avançant vers le bassin où il s’était installé.

S’invitant à ses côtés, elle fit comme lui, les pieds dans l’eau. S’asseyant sur le bord du bassin, une fois à sa hauteur, elle se pencha vers lui, venant à nouveau poser sa tête contre son épaule, la fatigue commençant à se faire sentir tandis qu’elle en vint à bailler. Son interrogation était légitime et elle n’était simplement pas certaine de savoir comment y répondre. De ce fait, elle inspira profondément, fermant les yeux pour mieux se concentrer.

- C’est… Je n’aime pas les gens.

Un rire s’échappa de ses lèvres à ces quelques mots alors qu’elle réalisait l’absurdité de la chose.

- Je ne me sens pas bien lorsqu’il y a des gens autour de moi, encore moins lorsqu’ils sont nombreux. J’ai aussi horreur de contacts physiques. Normalement.

Elle s’était sentie le besoin de préciser qu’en temps normal, tel était le cas. Lui semblait faire exception à cette règle. Ou, tout du moins, si au départ, elle avait réagi assez vivement à sa main contre son épaule, à l’heure actuelle, les choses étaient différentes.

- Je ne fais pas confiance aux autres. Je n’aime pas avoir à faire avec eux. Mais je sais que si je veux devenir une kunoichi dont je pourrais être fière… Je n’aurai pas le choix de travailler avec les autres. Alors j’essaie. J’essaie d’être plus sympa. J’essaie de rencontrer de nouvelles personnes. Donc j’ai dit oui.

Un apprentissage qu’elle faisait, lentement mais sûrement, cherchant à s’ouvrir un peu plus aux autres.

- Une agréable surprise, au final.

Peut-être qu’aux yeux du jeune homme, cela ne ferait aucun sens. Or, alors qu’elle évoquait ce sujet, la conversation qu’elle avait eu avec un certain samouraï lui revint en tête. À force de se priver de rencontrer de nouvelles personnes par crainte de déception, elle pouvait passer à côté de bonnes surprises.

- J’ai encore beaucoup à faire pour devenir une kunoichi respectable. Une cheffe de clan sur qui ils pourront compter. Seulement une meilleure personne, je crois, au final.

Parce qu’elle voulait changer, bien qu’elle prenait les choses lentement, à son rythme.

- Ce n’est pas la maison à Sana ?

Une question qui la fit rire tandis qu’elle n’était pas tout à fait sérieuse, doutant fortement que ce soit effectivement le cas. Un nouveau bâillement se fit entendre de sa part alors qu’elle gardait les paupières closes, sa tête appuyée contre l’épaule de l’Hayai.

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Lun 16 Avr 2018 - 5:25

« Normalement. »


Ça le fit rire un peu. Si elle prétendait la chose, il se serait décrit comme un parfait contraire. Taishi avait toujours eu de l’aisance à mettre les gens à l’aise avec lui. Il n’avait jamais vraiment poussé ça pour convaincre, mais plutôt à amener les gens à mieux le comprendre, et agir en conséquence. Coco était sans doute un peu naîve mais l’Hayai ne l’avait pas forcée à faire quoique ce soit. Et elle était là, plutôt qu’à vivre les rêves de quelqu’un d’autre, ailleurs. Taishi l’écouta avec attention, hochant parfois la tête.

« Les gens sont d’étranges créatures, sans aucun doute. Souvent, je trouve que les animaux se débrouillent bien mieux que nous, en fait. Regarde. »

Il pointa vers le bassin. La lumière argentée de la lune se reflétait dans l’eau cristalline, révélant des formes presque dorées tournant près de la surface. Des poissons koi.

« Avec le temps, ils ont appris à me reconnaitre parce que je les nourris. Quand je m’approche, ils se rassemblent et observent. Ils sont heureux, parce qu’ils croient que je vais leur donner quelque chose. Mais si je pars sans rien faire, ils ne seront pas déçus. Ils ne seront pas malheureux. Ils vont juste reprendre leur vagabondage dans le bassin, jusqu’à ce que je revienne. Je pense que les humains ont beaucoup à apprendre des Koi. Aimer sans rien attendre. Aimer comme solution à tout conflit. Une volonté féroce de vivre sans les frustrations de ce monde. Mais je m’égare je crois. »

Il remarqua qu’elle semblait bien fatiguée et se releva en sortant les pieds de l’eau, avant de mettre le bras sous ses genoux pour la prendre dans ses bras comme une princesse. Sans lui demander son avis, il fit demi-tour pour la ramener dans la maison.

« Tu ne savais pas qu’on était voisin ? Mais elle n’est pratiquement jamais là. »

Il entra et ferma la porte coulissante du pied avant de l’amener jusqu’au lit pour l’y déposer. Taishi resta appuyé près d’elle, les mains de chaque côté de son visage, avant de se pencher pour l’embrasser longuement, avec un peu plus d’intensité. Sa voix fut davantage un murmure à l’oreille de la jeune femme alors que ses mains effleuraient ses cuisses découvertes et trituraient les bords de sa robe.

« Ce n’est pas moi qui fera de toi une meilleure personne, Coco… Mais je peux te montrer autre chose… »







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Doppelganger [Eiko]

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