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Sweet dreams are made of this [Ft. Hyûga Sanadare]


Ven 16 Fév 2018 - 6:40
Elle errait. C’était tout ce qu’elle faisait, errer. Elle n’avait rien de mieux à faire, de toute façon. Elle lisait, beaucoup même, seule dans sa grande chambre de la demeure principale du domaine Zetsu. Or, ces quatre murs, elle les connaissait par coeur. Et maintenant qu’elle avait le droit de sortir, elle en profitait. Du moins, en quelques sortes. Elle errait, tout simplement. Elle sentait les regards curieux posés sur elle sans qu’elle daigne y porter une attention particulière. Les gens la saluaient et elle les ignorait superbement. Ils s’adressaient à elle qu’elle n’en faisait pas de même. Ce n’était pas de mauvaise foi ni contre eux directement. Voilà bien des années qu’elle s’était cloîtrée dans sa propre tête, se détachant du monde extérieur pour se protéger elle-même.

Elle était jeune, beaucoup trop jeune même, lorsque son père s’était mis en tête qu’elle recevrait l’éveil avant n’importe quel Zetsu. Elle serait la meilleure de tous, celle en mesure de contrôler le Kekkei Genkai du clan à un âge si jeune que cela en serait exceptionnel. Il avait donc décidé de provoquer l’éveil, peu importe la façon dont il devait s’y prendre. C’est ainsi que le si respecté chef de clan, Zetsu Ken’ichi, en était venu à torturer sa propre fille. Tous savaient qu’il avait été particulièrement affecté par la mort de sa femme, de nombreuses années plus tôt, qui l’avait quitté sans lui offrir d’héritier. L’homme avait toujours eu un caractère particulier, ne supportant que très mal l’opposition et faisant régner ses lois parce qu’il était en droit de le faire. Un tenait son clan dans un gant de fer tandis que l’erreur n’était pas permise. Il en était de même pour Eikō, sa seule et unique descendance. Être fort n’était pas une option mais bien une nécessité. Il ne pouvait se permettre de léguer le clan, son clan, à quelqu’un qui n’en serait pas digne. Et, bien évidemment, il avait une idée bien précise de comment devait être Eikō. Le simple fait qu’elle ait été affublé d’un prénom masculin en disait long sur l’avis qu’il avait de la gamine qu’elle était.

Un frisson lui parcouru l’échine. Encore aujourd’hui, elle était seule avec elle-même. Son regard se perdait à l’horizon. Ou, tout du moins, son seul oeil valide observait tout et rien à la fois. Quant à l’autre… Il éprouvait encore certaines difficultés. Si le Borukan avait réussi à le sauver, sa vision ne serait jamais identique. Elle lui en devait beaucoup, à lui… Un soupire s’échappa de ses lèvres. Il y a tant qu’elle aurait pu lui partager, alors qu’il prenait soin d’elle. Elle n’avait tout simplement pas oser s’adresser à lui. Elle ne s’en sentait pas prête. Elle n’y était tout simplement pas arrivée. Et donc, elle l’avait vu quitter son chevet, retournant à ses responsabilités, alors qu’il avait été le seul réellement présent pour elle. Sa famille ne lui offrait qu’une vague attention… Elle était l’héritière déchue, celle dont les traitements de son géniteur l’avaient mener à la folie. Ou l’avaient brisé, au choix. Elle les entendait ces commentaires alors qu’ils la pointaient du doigt et jugeaient sans en être particulièrement discrets. Mais à quoi bon réagir ? Elle n’en avait jamais vu l’intérêt.

Elle n’était pas certaine d’où elle était et elle ne s’en souciait pas spécialement. Elle errait, après tout. Elle avançait sans but précis, cherchant seulement à changer de décor. Sa chambre, elle l’avait vu et revu, y ayant été beaucoup trop longtemps enfermée. Maintenant qu’elle se remettait de ses blessures, physiques du moins, et qu’elle avait été déclaré comme guéri, elle se permettait de sortir, de prendre un peu d’air frais. Mais, surtout, s’éloigner de cet endroit qui lui rappelait nombreux événements qu’elle cherchaient à oublier, qu’elle enterrait dans sa tête, érigeant un mur entre elle-même et ces souvenirs. Mieux valait les fuir plutôt que de les confronter. Elle n’avait pas envie d’y faire face, à ces fantômes du passé, pas alors qu’ils revenaient inlassablement sans qu’elle ne puisse rien y faire.

La solitude était devenu son quotidien, la seule qui ne l’avait encore jamais trahi ou abandonné. Son père l’avait trahi le jour où il lui avait pour la première fois fait goûter à la puissance du Shinkeikei, une douleur lancinante lui ayant traversé le corps sans pour autant qu’elle n’en soit physiquement blessée. Son médecin l’avait abandonné, sans toutefois qu’elle ne puisse lui en tenir rancune. Il avait fait ce pour quoi il était venu, avait été payé et était reparti comme si de rien n’y était. Il y avait aussi eu… Sanadare. Seul son nom ramenait une vive douleur dans l’esprit de la demoiselle. La Hyûga faisait parti de sa vie depuis aussi longtemps qu’elle pouvait s’en souvenir. Là où Eikō était timide et réservée, Sanadare se trouvait à être extravertie et semblait naturellement à l’aise à aller vers les autres. Elle avait sorti l’héritière Zetsu de sa bulle, la forçant à l’accompagner elle ne savait trop où. Une complicité était née entre les deux demoiselles au caractère complètement opposé et la cadette l’appréciait pour tout ce qu’elle lui apportait qu’elle n’avait pas elle-même.

Mais comme les autres, elle était partie. Du jour au lendemain, alors qu’elle avait le plus besoin de quelqu’un, torturée sous les mains de son géniteur, elle avait disparu. Eikō n’avait plus jamais prononcé un seul mot depuis.

- Hey ! Arrêtes-toi là, la jeune.

Ayant été tentée de poursuivre sa route, un rapide coup d’oeil vers le détenteur de la voix lui fit réaliser qu’elle avait affaire à un shinobi, qui devait sûrement garder l’entrée du village. S’était-elle réellement rendu jusqu’ici sans s’en rendre compte ? Cela semblait être effectivement le cas. Elle s’arrêta donc, les mains enfoncées dans les poches de la veste qu’elle arborait, l’air désintéressée. Son regard se faisait vague, perdu vers l’horizon, alors qu’elle n’avait déjà plus envie de s’intéresser à l’homme. Elle peinait à rester connecter à la réalité.

- Déclines ton identité.

Un ordre ? Ses paupières papillonnèrent. Que devait-elle faire ? Elle resta silencieuse, comme tous les jours depuis quelques années maintenant, se forçant toutefois à poser ses prunelles céruléennes sur celui qui l’arrêtait dans son errance quotidienne. À peine croisait-elle son regard qu’il semblait mal à l’aise, comme s’il n’appréciait pas ce que l’héritière dégageait. Elle semblait presque être une coque vide déambulant dans le village.

- Sana’, ramènes-toi ! Besoin de toi ici.

Elle haussa les épaules. Que devait-elle faire ? Elle arborait une veste d’un des grands clans d’Iwa. Que devait-elle faire de plus ? Certes serait-il intelligent que de décliner son identité. Or, elle n’avait aucun papier sur elle, rien pour confirmer son identité. Et parler lui était tout simplement impensable.

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Sam 17 Fév 2018 - 2:00
Iwa, du nouveau nom désignant le village caché de Shinobi, avait grandement avancée dans ses constructions, la Hyûga ici depuis plusieurs mois déjà aurait pu avoir du mal à suivre le changement dans sa cécité, mais c’était tout l’inverse. Si elle avait pu rester une kunoichi, c’était justement parce qu’elle avait été capable de compenser sa perte par un nouveau talent de sensorialité. C’était un chien de garde parfait avec son radar marchant à des mètres et des mètres même dans la nuit la plus noire, Sanadare voyait tout, tout ce qui se passait entre les murs des bâtiments de la citée. Ça aurait pu impressionner. En fait, c’était comme ça qu’elle avait récolté son bandeau après tout, au début, personne n’avait été capable de deviner que la borgne était aveugle. On savait juste qu’elle ne pouvait ou ne voulait plus se servir de son Byakugan. Les Hyûga avaient tout tentés dès les premiers jours pour la chasser. Parce que la rumeur sur cette étrange créature s’était répandue bien vite. Sanadare allait au fils des mois allait devenir tristement célèbre par son sort passé…

Elle n’oublierait jamais le jour où elle avait eu le courage ou la folie, de franchir l’entrée de ce village, tout faire pour obtenir son bandeau pour rentrer dans les archives, avant de se présenter dans la grande cour du domaine de son clan. Le temps semblait s’être arrêté, tous ses homologues aussi en braquant leur regard sur elle, si elle ne pouvait pas lire leur haine dans leur yeux, elle pouvait sentir le malaise oppressant, particulièrement quand le chef de clan se décidait à venir la rencontrer. Il jura à quel point elle ne manquait pas d’audace de se présenter ici, dans leur domaine, sous leurs yeux, dans leur village après les avoir déshonoré. La jeune femme ne semblait pas d’accord, mais stoïque, elle écoutait les arguments terribles allant même à venir murmurer à son oreille qu’il était encore temps pour elle de rattraper ça. De mourir. Si elle ria ce jour-là, c’était par fierté, son âme déjà mise à mal par l’abandon livrée à son sort des dernières années, puis son retour au bercail raté…

Elle se souvenait parfaitement avoir vu le visage de son père en tout dernier, lui qui se retournait pour partir sans une once d’hésitation, aucune tentative pour l’aider, mais étrangement, elle n’avait jamais eu d’haine pour lui jusque-là. Il avait sauvé sa vie et elle avait été heureuse pour ça, heureuse de pouvoir un jour espérer les retrouver. Mais être une kunoichi valide ne suffirait pas, ses propres parents l’avaient reniés, aucun ne pipait mot face à l’horrifiant acharnement. Son seul crime était d’avoir survécu et s’être battue pour revenir sur la scène. Ce jour-là, tout changeait, si Sanadare n’avait pour haine qu’envers ses ravisseurs, tout le clan Hyûga si faisait englober… Et elle ne savait pas encore à quel point ils étaient responsables de son cauchemar.

-Yôkai !

Seul un démon aurait pu survivre à tout ça et le fait que tous leurs essais pour l’éliminer se succédaient d’échecs, la rumeur enflait dans le clan, au point que le maudit chef se décidait à proposer un arrangement. De l’argent en échange de son effacement. Si Sana’ avait accepté, ce n’était que pour mieux se donner les moyens d’un jour les faire tomber. Elle n’était qu’une petite kunoichi sans talent remarquable une feuille sur laquelle on pouvait souffler et laisser pourrir au loin, les gens la piétineraient sans même s’y attarder. De toute son insignifiance comme il lui avait dit ce jour-là, sans savoir qu’elle lui donnerait raison sur tous les points seulement pour tout emporter avec elle. Depuis, elle se tenait tranquille, la très remarquée Sana’ semblait chuter inexorablement dans la médiocrité et les vices. Pauvre gamine dont la raison avait échouée… C’était ce qu’ils pensaient. C’était ce qu’elle voulait qu’ils pensent. Tout ce qu’elle voulait, c’était rentrée chez elle auprès des siens, avec sa naïveté de princesse Hyûga traînant Eiko dans toutes ses bêtises, peu inquiète de la sévérité des parents derrière, parce que sa cadette lui avait appris à rester forte. Seulement parce qu’elle voulait la protéger à tous prix, mais aussi l’ouvrir au monde qu’elles domineraient un jour à la tête de leur clan. C’était ce que leurs rêves d’enfants disaient. Un jour elles prouveraient au monde qu’être née femme n’étaient pas à leur désavantage comme on voulait le faire croire.

Sanadare était prodigieuse dans son apprentissage, un peu pour ça que tous les siens la connaissaient avant ou après l’incident. Une bagarreuse, une petite arrogante maligne, bien qu’un peu trop joueuse. Eiko et elle avait en commun leur talent forcé par la pression familiale, mais sa cadette à l’inverse de la Hyûga était plus tempérée, Sana’ apprenait d’elle à choisir ses batailles et Eiko à sortir de sa bulle. Ensembles, elles étaient impossibles à arrêter, aucuns coups de fouet ou de bâtons ne les auraient fait dénoncer l’une ou l’autre. Sana’ avait toujours eu la folie des grandeurs, une grande excessive et Eiko était là pour lui rappeler les devoirs et responsabilités. Elles se complétaient, avant… À quoi bon aujourd’hui la retrouvait, la borgne n’était plus que l’ombre d’elle-même et ne savait même pas par oû commencer. Elle ne pouvait pas la mêler à toutes ses histoires encore une fois. Peut-être qu’elle avait fini par grandir ? Elle voulait juste que tout redevienne comme avant, c’était ce qu’elle avait toujours espéré, mais tout à coup, cela ne lui semblait définitivement plus possible. Son collègue en face d’elle jetait ses cartes sur la table de leur office de contrôle…

-Bordel ! C’est pas humain d’avoir une veine pareille !

La kunoichi haussait ses épaules. De la chance hein ? Pas tout à fait, mais il ne le saurait jamais. La borgne aurait bien continué à lui mettre quelques raclées en rafale, on s’ennuyait tellement par ici, mais son attention fut captivée ailleurs. Son seul sourcil visible se fronçait, l’autre garde en face ravalait sa salive en quittant sa place prétextant sa patrouille à faire. Presque tout le monde dans les patrouilleurs le savaient… Elle était déjà folle et intenable après tout. D’un pas nonchalant, la nommée se rapprochait dangereusement, un sourire sur sa face pourtant, mais à portée de l’homme son expression changeait du tout au tout et le coup de genoux qu’il prenait dans ses bijoux de famille le pliait en deux. Il rejoignait doucement le sol sous l’indication de son bourreau…

-‘dare. Sanadare. Ce n’est pas faute de te l’avoir dit plusieurs fois, peut-être que maintenant tu retiendras mieux. À terre il l’insultait, du moins il essayait entre deux grognements et coups de pieds de la kunoichi…
-T’es pas subtile pour une Hyûga, Sanadare ! Se moquait avec un sourire le troisième garde du haut de sa muraille. Il avait une vue excellente, même pour le doigt d’honneur qu’elle lui pointait en sa direction. Ça avait plus l’air de le faire rire qu’autre chose. Il avait les cheveux verts, elle l’appelait tête de laitue depuis la seconde où elle l’avait su…
-Allez ! C’est le moment où t’es maligne et que tu dégages toi…

Indiquait-elle à la fausse inconnue qu’elle était alors incapable de reconnaître, sa sensorialité s’étant éveillé après la perte de son Byakugan, Sana’ ne savait pas encore reconnaître son chakra…


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Sam 17 Fév 2018 - 19:00
‘Dare. Sanadare. Le demoiselle se figea, plus qu’elle ne l’était déjà, son regard posé sur la femme qu’elle avait vu arrivé aux côtés de l’homme qui l’avait intercepté. Il lui avait demandé de décliner son identité et, en absence de quelconque papiers pouvant signifier qui elle était, elle se retrouvait donc démunie. Elle aurait pu leur dire de vive voix, se présentant comme étant Zetsu Eikō, cependant, elle ne se souvenait même plus du son de sa propre voix. Et puis, à l’heure actuelle, plus rien de ce qu’il pourrait dire n’aurait d’importance. Non. Toute son attention était dirigée sur celle qui arborait la même teinte de cheveux qu’elle, celle qui s’occupait d’abattre son pied sur l’homme déjà roulé en boule au sol.

Hyûga Sanadare.

Ce nom fit naître en elle une vive douleur, suivit d’une colère sourde. Était-ce l’injustice dont elle était témoin qui créait ce tumulte en elle ou le simple fait d’avoir la jeune femme l’ayant abandonnée des années plutôt face à elle ? Ses prunelles devinrent glaciales, une colère froide s’y reflétant. D’abord, elle se devait de régler le premier problème. Elle-même ayant été victime de violence, et ce, pendant de nombreuses années, ne pouvait supporter la vision que lui offrait la tortionnaire et le shinobi. Rapidement, elle s’interposa, agrippant son aînée par le poignet, la tirant sur le côté pour l’éloigner de l’homme, lui laisser ainsi un peu de répit. Puis, d’un geste vif et rapide, digne de l’héritière qu’elle était, elle lui donna un coup rapide, presque doux même, en y mettant cependant une quantité de son chakra. Une technique digne de son clan, utilisateurs du Shinkeikei, qui consistait à venir influencer le système nerveux de leurs adversaires, et même le leur.

Normalement, la victime, à savoir la Hyûga cette fois-ci, devrait sentir un léger engourdissement, la rendant ainsi plus lente à réagir. De ce fait, elle se contenta de l’éloigner un peu plus, peut-être trop brusquement, avant de simplement la relâcher et revenir vers celui au sol. Toujours sans adresser un seul mot, elle se pencha dans sa direction, le tendant une main. Elle aurait pu s’essayer à sourire, toutefois, ce n’était pas le genre de la maison. Et puis, elle était en colère. Elle ressentait toute l’amertume des dernières années remontées en elle, la déception qu’elle avait vécu lorsqu’elle était partie, suivi de la colère d’avoir été abandonné, pour finalement lui en vouloir terriblement pour l’avoir laissé seule dans de telles circonstances.

L’aidant à se relever, elle se contenta d’un léger signe de tête. Puis, sans demander son reste, sa bonne action de la journée ayant été faite, elle pivota sur ses talons, prête à partir. Qu’ils le veuillent ou non, ils n'obtiendraient rien de celle qui ne souhaitait pas parler, s’étant reculée dans son propre esprit pour fuir la réalité. Qu’ils l’amènent elle ne savait où, elle ne dirait rien. Et puis, cela aurait pu être pire, si elle avait pu parler. Sûrement aurait-elle hurler à la tête de son aînée, l’accusant de tous les torts et de tous les maux. La cadette avait eut une confiance aveugle (sans mauvais jeu de mots) en elle, pendant des années, la suivant comme son ombre, et pourtant, voilà qu’elle était partie. Elle avait eu besoin d’elle, cruellement même, seule et prisonnière du château qu’était le domaine du clan Zetsu. Elles avaient été toutes les deux, il n’y avait toujours eu qu’eux deux. Elles auraient pu affronter le monde ensemble. Tant qu’elles étaient ensembles.

Peut-être même qu’Eikō ne serait pas la poupée brisée qu’elle était à l’heure actuelle, si elle était restée dans sa vie. Si elle l’avait soutenu. Peut-être même qu’elle aurait eu le courage de faire face à son tortionnaire, avec la belle à ses côtés. Elles auraient pu affronter le monde, alors pourquoi pas son géniteur ? Le jour de son départ avait marqué la descente infernale de la cadette, alors que sa santé mentale se brisait, son esprit se fracassant contre le sol où elle se retrouvait beaucoup trop souvent. Ayant perdu seul soutien qui lui restait en ce bas monde sombre et terriblement injuste, elle avait chuté. Et lorsqu’elle croyait finalement s’être écrasée, désarticulées, voilà qu’on la poussait à nouveau et qu’elle chutait encore. Sans la tenir responsable de tout ce qui lui était arrivée, au final, la jeune ne pouvait que lui en vouloir. C’était égoïste et terriblement injuste alors qu’elle ne connaissait pas les raisons qui avaient poussé Hyûga à l’abandonner mais elle n’y pouvait rien. Peut-être avait-elle une bonne raison. Sûrement n’avait-elle pas voulu l’abandonner volontairement.

Or, elle ne pouvait taire ce sentiment qui l’habitait, tandis qu’elle s’avançait tranquillement vers elle ne savait où. Errer, sûrement.

C’était tout ce qu’elle faisait.

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Lun 19 Fév 2018 - 3:42
Faute d’être maligne, la jeune femme se démontrait combative, sans crier gare la voilà qui s’interposait, mieux encore, avec un rare brio, surtout contre un Hyûga, elle maîtrisait la gardienne des portes la chassant de sa proie. Une vive douleur happait alors la borgne au contact des doigts de l’inconnue, qui le restait qu’à demi dès lors… Sanadare avait toujours été une bagarreuse, avec ses homologues ou tout ce qui passait dans le coin. Alors maintes et maintes fois, elle avait goûté à cet art-là, unique… Typique que d’une seule famille.

-Es-tu une Zetsu ? ! L’interrogeait-elle au lieu de riposter, ce qui aurait été son genre en fait, frapper et ensuite discuter…

Mais aucune réponse de la femme ne lui était donné, Shin, son partenaire depuis son perchoir riait de bon cœur, c’était rare ce genre de spectacle, évidement que cela lui avait plu, tandis que l’autre garde lui repartait vers la Hyûga. Aussi belliqueux l’un que l’autre. Sûrement que son orgueil aussi c’était blessé par l’assistance, car à peine remercier sa bienfaitrice, il s’empressait de bousculer sa tortionnaire.

-C’est quoi ton problème Sana-dare ? D’être nulle au point d’avoir perdu un œil qui te rend si frustrée ?

La bagarre à ce stade-là était inévitable, au point même que le coup de sang soudain lui faisait presque oublier de demander à la fille si elle connaissait Eiko. Son coup de boule instantané percutait la tête de son confrère, les sonnant tous les deux quelques secondes vu la force qu’elle avait mis là-dedans, mais l’adrénaline faisant son travail, les coups pleuvaient à nouveau… Pendant ce temps, Shin, tête de laitue, dernier protagoniste du trio de garde, avait fait quelques bonds pour barrer la route de la fuyarde…

-Hey ma mignonne, oû tu crois aller comme ça. Surtout après m’avoir déclenché un merdier pareil… Il la fixa tout souriant, Shin était le genre de personne à la force… tranquille. Tu sais, si y a un truc que j’ai appris, c’est qu’il ne vaut mieux pas se mêler des affaires de ces deux-là. Y a les intellectuels et ceux qui frappent puis discute après. Comme Sana’… dare. Rajoutait-il au cas si elle entendait. N’empêche qu’aucune diversion ne suffira avec moi. Quel est ton nom, pourquoi tu refuses de nous le dire ? T’es une Hyûga toi-aussi ? Tu vis au village ? Tu peux pas me parler c’est ça ?

Il tentait de la fixer dans les yeux pour comprendre, tout en l’empêchant de filer comme elle le voudrait, d’autant plus que plusieurs points intriguaient le futur enquêteur. Il avait postulé dans la police depuis des semaines déjà.

-Qu’est-ce qui t'a rendu furieuse comme ça, tu connais Sanadare ? À toi aussi elle te tape sur les nerfs ? Décidément toute sa famille veut sa peau. On se demande pourquoi… fit-il un ton ironique tandis que les cris des passants lui faisaient détourner son regard vers les deux agités.

Le fracas lui en donnait déjà la cause et voyant un étale à terre, il soupira en allant calmer la Hyûga et son camarade, ils y allaient un peu fort là quand même…

-BORDEL ! Vous êtes sérieux là ? Y en a marre de vous ! Toi aide moi !

Sur ce, il se dirigeait vers le duo en prise essayant de les séparer au mieux…

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Lun 19 Fév 2018 - 10:02
Avait-elle reconnu le Kekkei Genkai qui s’était attaquée à elle ? Peut-être bien. Ou alors était-ce cette chevelure blanche qui avait vendu la mèche ? À ce niveau-là, la jeune femme n’en était pas convaincue. Elle ne semblait pas l’avoir reconnu, ce qui, au final, n’était peut-être pas plus mal. Elle ne voulait pas la voir, pas même tenter de communiquer avec elle. Pas alors que cette rage montait tranquillement mais sûrement en elle, menaçant de la faire exploser. Elle était intervenue dans ce combat, avait aidé celui s’étant injustement fait jeté au sol et maintenant, elle comptait repartir d’où elle venait. Cela était sûrement la meilleure décision à prendre. Il n’y avait aucun doute quant à l’identité de la Hyûga et elle préférait donc ne pas s’attarder, sans quoi la situation pouvait rapidement dégénérée, ce qui ne l’enchantait guère. Elle errait, comme à son habitude, et avait la sincère intention d’y retourner, à défaut d’avoir mieux à faire. Elle avait besoin de se vider l’esprit, de tenter d’oublier cette rencontre qui faisait remonter en elle de vieux souvenirs qu’elle tentait d’enterrer, tout comme les dernières années de sa vie.

Ce n’était cependant pas son jour de chance. L’homme à la chevelure singulière se plaça au travers de sa route, la forçant à arrêter. Les mains enfoncées dans la veste aux couleurs de son clan, elle cessa donc de marcher, levant un regard vide de toute émotion sur le jeune homme. Que lui voulait-elle ? Ah, elle ne pouvait s’éclipser de la sorte. Elle aurait pourtant espérer que oui. Qu’est-ce que ça changeait, de toute façon, qu’ils valident son identité ? Elle n’exprima cependant pas son mécontentement, pas plus cherchait-elle à se montrer plus agréable. Elle était froide et distante, comme à son habitude, son visage semblant tailler dans le marbre tant il était inexpressif. Elle l’écouta, comme elle le faisait toujours, à défaut de savoir faire mieux. Quelques questions vinrent à sa rencontre alors qu’il tentait de comprendre pourquoi ne souhaitait-elle pas décliner son identité. Entendre le nom de la demoiselle lui était encore difficile. Sanadare. Combien de fois avait-elle espéré la voir revenir dans sa vie ? Beaucoup trop. Et pourtant, elle n’était jamais revenue. Pourquoi maintenant ? Pourquoi maintenant qu’elle avait fait son deuil, qu’elle était passée outre cet abandon qui, au final, se voulait toujours aussi douloureux ?

Elle lui fit simplement signe qu’elle ne pouvait pas parler. Elle en voulait pas, pour être honnête, depuis des années maintenant, mais elle n’avait pas le courage de l’expliquer à qui que ce soit. Tous tentaient de la sortir de son mutisme alors qu’elle s’y trouvait pour se protéger. Il n’y avait bien eu que son médecin, le Borukan, qui ne s’en était pas insulté, faisant la discussion pour deux. Quant au reste… Elle fut surprise, sans en laisser toutefois paraître sur son expression, que d’apprendre que sa famille voulait sa peau. Qu’avait-elle bien pu faire ? Que s’était-il passé au cours de ces dernières années ? Elle n’avait même pas envie de le savoir. Sanadare ne faisait plus partie de sa vie. Ou, tout du moins, c’était ce qu’elle s’était dit, depuis le temps.

Forcée à l’aider à la demande impérative de l’homme, elle se retrouva donc à reprendre part au combat. Ne sachant trop que faire, elle se contenta de mettre hors d’état de nuire celle qui la dépassait d’une bonne tête. S’était glissée avec agilité et rapidité entre les deux qui se tapaient sur la gueule, elle lui envoya huit coups bien placé, venant troubler son système nerveux en entier. Si ça, ça ne la calmait pas… Elle n’était même pas certaine qu’aussi engourdie, elle parvienne à rester debout. Peut-être n’était-ce pas la meilleure idée de s’en prendre de la sorte à des shinobis, cependant, l’homme lui avait demander de l’aider. S’en suivi donc d’un balayage qui envoya la Hyûga au sol et elle pu remettre ses mains dans les poches de sa veste.

Quelques instants plus tard, une feuille et un papier lui furent tendus tandis qu’elle était remerciée pour l’aide apporter. Elle n’était pas certaine que ce qu’elle avait fait était la bonne chose à faire, mais voilà qu’on lui avait presque exigé de s’interposer entre la demoiselle et sa victime. Elle n’avait donc fait que de son mieux, à savoir utiliser le Kekkei Genkai propre à son clan. Son nom lui fut demandé une seconde fois et elle soupira. Maintenant armée d’une feuille et d’un crayon, elle put y griffonner quelques symboles pour finalement le rendre à l’homme qui s’était adressé à elle et dont elle avait superbement ignoré toutes les questions et commentaires jusqu’à maintenant. Elle n’avait pas eu envie de s’étendre sur la relation désormais inexistante qui l’avait autrefois lié à la kunoichi qu’elle avait envoyé au sol.

- Zetsu Eikō ?

Elle hocha la tête. La veste qu’elle arborait pouvait sûrement prouver qu’elle faisait bel et bien parti de ce clan aux techniques particulières. Elle était cependant mécontente de l’entendre le prononcer à voix haute. Si la Hyûga ne l’avait jusqu’alors pas reconnu, sûrement en serait-il le cas désormais. Sauf si elle en était venue à oublier jusqu’à son nom. Ce qui ne serait pas impossible, vu ce l’abandon qu’elle lui avait infligé.

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Mer 21 Fév 2018 - 3:35
Leur échange avait le don d’énerver Shin, mais pas que, le marchand aussi tapait du pied, tandis que la Hyûga peinait à se relever, seconde fois qu’elle était prise en traîtrise, pourtant, au corps à corps, elle n’était pas la pire… Ce qui augmentait encore sa suspicion, une seule personne savait autant la prendre sur ses points faibles, mais c’était ridicule de penser ça, Eiko ne lui passerait jamais devant le nez sans lui dire un mot. Comme la mauvaise herbe qu’elle était, luttant contre toutes les commandes de son corps meurtri lui disant de rester au sol, la Hyûga se redressait sous le regard toujours aussi déconcerté de Shin qui remuait la tête.

-Elle m’épuise comme partenaire tu sais… Fit-il à la jeune fille à qui il récupérait le carnet prêté pour lire son nom à haute voix.

Ce dernier faisait défroncer le sourcil de la Hyûga qui en cet instant, se retrouvait bien désarmer sans sa technique de détection pour se localiser. Elle était alors vraiment aveugle pour la première fois depuis longtemps, regardant d’ailleurs si on pouvait le dire ainsi vers le mauvais sens. La technique pouvait servir d’excuse pour la désorientation, mais tête de laitue fronçait quand même les sourcils, ce n’était pas la première fois qu’elle lui avait douté des doutes.

-Tu peux partir. Informait-il la jeune Zetsu.
-Non, attend un peu toi. Rajoutait la Hyûga visiblement pas du même avis. Tu es vraiment Eiko ? Je pourrais comprendre que tu sois fâchée, mais au point de ne même pas dire un mot… Elle fronçait son seul sourcil visible. C’est quand même sacrément enfantin.
-Sanadare… S’interposait Shin entre son facepalm. Le social ce n’est pas ton truc. Il fit signe à la demoiselle qu’elle pouvait partir, peut-être qu’il avait compris qu’elles se connaissaient et ne voulait pas gérer ça en plus du marchand qui lui hurlait déjà dessus…

Difficile de se dire à quoi s’attendait Sanadare en agissant ainsi, peut-être qu’au final, même si elle refusait de l’avouer, se voir ignorer après tout ce qu’elles avaient partagé la blesser au fond. Est-ce qu’elle regrettait de ne pas être revenue la voir ? Non, pour être franche, pas du tout et même qu’en fait elle se serait passée de se croiser, car au final, cela n’allait attirer que des problèmes à la Zetsu dont elle n’avait pas besoin. Sana’ se souvenait déjà des exigences grotesques de son père à son encontre, aucune chance que son ambition eut diminué avec l’arrivée d’Iwa. Ce qui lui faisait penser d’ailleurs… Elle s’avança brusquement emportant dans sa charge la fille aux cheveux blanc avec elle s’assurant de la retourner à son tour pour qu’elle rejoigne le sol à la fin de sa prise qui avait pris soin d’éviter tout contact avec les mains de la Zetsu. Elle n’avait pas oubliée. Shin hurlait, mais dans le vide, la kunoichi ne l’écoutait pas…

-Allez relève toi. On sait toutes les deux qu’on peut se frapper mieux que ça. Ne crois pas que ne plus avoir le Byakugan me rend obsolète, je suis toujours une kunoichi.

Son ton était sévère persuadée qu’elle était qu’avec la proximité des clans à l’époque et la leur, on lui avait forcément rapporté la honte qu’elle avait abattu sur la famille en survivant. La Hyûga était en garde prête à revenir la charger si elle lui tournait le dos. La tension palpable ou la curiosité poussait alors son partenaire à laisser faire, tandis qu’il relevait leur collègue qu’elle avait salement amoché…

-Elles se connaissent vraiment donc… Disait-il plus pour lui-même…


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Jeu 22 Fév 2018 - 17:25
Il n’y avait qu’une seule chose que souhaitait la demoiselle et c’était de pouvoir quitter les lieux sans ennuis et retourner à ce qu’elle faisait. Certes, ce n’était rien de bien passionnant, ni même d’important, cependant, c’était toujours mieux que de se retrouver en présence de la Hyûga. Elle remercia donc d’un signe de tête celui qui lui donnait la permission de partir et ce fut donc dans cette ordre d’idée-là qu’elle tourna le dos, une seconde fois, aux shinobis pour pouvoir ainsi repartir de là où elle venait. Ce que la demoiselle pouvait bien lui dire lui passait à quelques mètres au-dessus de la tête. C’était, du moins, ce qu’elle se disait, alors que chacun de ses mots se voulaient plus douloureux à supporter. Enfantin ? Il n’y avait pas qu’à elle qu’elle n’osait pas s’adresser, c’était envers le monde entier qu’elle se remerfait. Il n’était pas question de colère, ni même d’amertume. Un mécanisme de défense, tout simplement, alors qu’elle se détachait de plus en plus de la réalité pour se préserver, en quelque sorte. Certes son tortionnaire était-il mort, et pourtant, il la hantait encore et toujours, troublant son sommeil et sa vie en générale. Il était mort, toutefois, les souvenirs se voulaient encore bien vifs. Beaucoup trop même.

Cherchant à quitter les lieux, ce ne fut cependant pas son jour de chance. Projetée au sol, elle tomba lourdement sur le dos, son souffle se coupant dans sa gorge suite à l’impact. Elle voulait jouer à ça ? La cadette eut presque un rire jaune. Elle en aurait eu un, même, si elle avait été en mesure de s’exprimer. Elle se releva donc à la demande de cette dernière. Elle voulait qu’elles s’affrontent ? Soit. La Zetsu avait été forgée dans la violence et si elle avait toujours sut se battre au corps à corps, elle était désormais fière détentrice du Kekkei Genkai de sa famille, et ce, malgré son jeune âge. Elle s’en serait bien passé, au final, ne serait-ce que par les conditions qui furent imposées pour qu’elle soit en mesure d’éveiller prématurément le Shinkeikei. Mais ça, nul ne le savait. Du moins, personne hors du clan Zetsu, sauf peut-être le médecin s’étant occupé de son cas, ne savait, pour la tentative de meurtre vis-à-vis de l’héritière, et ce, effectuée par son propre père.

S’étant relevée agilement, elle effectua quelques mudras. Si elle n’était toujours pas une kunoichi, ayant encore beaucoup de chemin à faire pour pouvoir un jour prétendre à ce titre, ce n’était pas pour autant qu’elle n’était pas en mesure d’affronter la jeune femme. Elle tiqua cependant sur ce qu’elle venait de lui dire. Perdue son Byakugan ? Était-ce seulement possible ? Son regard s’attarda donc sur sa personne, les sourcils froncés. Et puis, au final, qu’en avait-elle à faire ? Ce n’était plus son problème. Pas depuis qu’elle l’avait chassé de sa vie. En apparence, rien ne semblait avoir changer chez elle alors qu’au final, il ne s’agissait que d’une preuve qu’elle allait se battre sérieusement. Ou, tout du moins, exprimer tous ces sentiments nocifs qu’elle faisait naître en elle. La douleur ne serait désormais que secondaire, oubliée même, tandis qu’elle venait de forcer son cerveau à ne plus la ressentir.

Elle bondit de sa place, presque toutes griffes sorties en direction de la Hyûga. Elle n’avait plus le Byakugan ? Soit alors. Elle irait même jusqu’en profiter, négliger même de se protéger des vicieuses techniques de son clan. Son poing s’abattit violemment au visage de cette dernière, sans ménagement. Continuant sur sa lancée, elle pivota sur elle-même, levant la jambe pour profiter de sa vitesse et ainsi lui infliger peut-être bien plus de dommage. Elle avait été formée dans la violence, seule solution ou presque qu’elle connaissait. Et alors que son aînée lui avait dit qu’elles pouvaient bien faire mieux que cela, en terme de coup, elle avait dès lors déclencher quelque chose chez elle. Toute cette haine, toute cette hargne qui l’habitait depuis si longtemps maintenant cherchait à s’exprimer. Ce qui n’était sûrement pas une bonne chose pour celle qui, elle l’espérait, serait tout de même une adversaire de taille.

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Ven 23 Fév 2018 - 2:53
Malgré son décalage pour l’éviter, le poing d’Eiko percutait de coin avec violence le fascié de la Hyûga, si certes sur le coup elle fut sonnée quelques secondes, cela avait été loin de suffire à raccourcir leur échange. Ce n’était pas comme si elle ne faisait pas que ça ou presque de ses journées, prendre des coups et en donner surtout. Un moyen d’évacuer sa rage, un moyen de patienter aussi, mais aussi et surtout de se garder prête pour le jour où l’opportunité se présenterait. Toutefois, il ne fallait pas que ça trop flagrant, son plus gros avantage dans ce village était son paraître, tant qu’elle restait minable, elle était sauve et ses objectifs eux aussi…

Le sang de son nez giclait dans les airs, alors qu’elle parait par reflexe le coup de pied, ne rien y voir ne changeait rien de toute façon pour une aveugle, elle avait ses sens pour la guider et rien que pour ça, la Hyûga déchu restait une bonne adversaire au corps à corps, n’ayant rien à envier à ses homologues ayant toujours leurs pupilles. Peut-être ce qui les irritaient autant, aurait-elle été aussi bonne voire plus avec ? On ne le saurait jamais, mais il était certain, qu’enfants, la Zetsu et la Hyûga n’avait rien à envier l’une à l’autre grâce à leurs ardus entraînements claniques… Mais voilà que le chemin de la borgne avait dévié, loin des conventions, elle avait eu affaire à pire que des coups choisis d’un Bunke, mais des biens réels pour sa survie. Sa vie n’avait résidé que dans sa capacité à résister aux assauts et les rendre, sûrement aussi que l’adrénaline du moment face à la colère y était pour quelques choses, malgré la rudesse et la force de frappe de sa cadette, la kunoichi restait en place.


Shin lui-même arquait un sourcil en les voyant faire. Sana’ était connue pour être la pire des Kunoichi du village, la pire dans tous les sens du terme et la Zetsu n’avait même pas l’air d’avoir encore intégrée les rangs. Pourtant, quand la Hyûga capturait la jambe venue la frapper pour retourner la force de son adversaire dans sa prise et la faire viroler, ça n’avait rien d’un geste « d’amateur », comme la reprise de sa partenaire de danse brutale. Sana’ essuyait son nez laissant la Zetsu revenir à la charge, parce qu’elle savait qu’elle ne frapperait jamais aussi fort qu’elle ou assez pour lui faire mal, mais plus Eiko mettrait de force, plus elle pouvait la retourner contre elle.

Le pire, la Hyûga n’avait appris ça, ni de son clan et cinquante mentor, ni d’un shinobi, mais d’un simple vieux combattant à la retraite s’étant perdu faute de mieux dans un temple de la forêt où on l’avait abandonné. Elle se souvenait encore comment le vieux boiteux était capable de la faire voler en quelques mouvements, un art qu’il avait tenté de lui apprendre à mêler à ses talents de shinobis, quand il lui avait appris que le mot shinobi avait un autre sens dans son temps. Le liquide tiède s’écoulait encore, elle n’en avait rien à faire, ce n’était pas que le jour où on lui avait arraché son œil à vif, rien ne serait jamais pire que ça. Une main tendue, elle faisait signe à une Eiko enragée de revenir s’y frotter, un sourire en coin provocateur avant de se remettre en garde.


La Zetsu avait fait beaucoup de progrès, une fois de plus, comme dans le temps, elle lui donnait du fil à retordre, alors autant s’économiser en la laissant charger à sa guise et s’épuiser. La stratégie était aussi importante que les coups, ça aussi tous les passages à tabac lui avaient appris.

-C’est tout ce que t’as appris depuis le temps ? C’est décevant, je devrais peut-être te laisser partir finalement, tu vaux peut-être pas le coup de gaspiller du temps.

Si Sana' ne se montrait pas détestable, cela ne serait plus Sana', mieux valait la tenter de ne jamais revenir dans sa vie, pour son propre bien...

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Ven 23 Fév 2018 - 5:34
Pivotant sur elle-même, cherchant à porter un rapide coup, elle se retrouva rapidement à virevolter sur elle-même, son aînée ayant attrapée sa jambe. Elle se réceptionna donc, restant sur ses deux jambes, dévisageant la demoiselle qui lui faisait face. Si d’ordinaire elle se voulait inexpressive, ce n’était pas le cas à l’heure actuelle. Ses traits étaient déformés par la colère et l’amertume qui l’habitaient en cet instant même. Son regard glacial s’enflammait tandis que ses lèvres s’étaient tordues en un rictus presque mauvais. Elle avait été formée dans la violence. Et, bien malheureusement pour la Hyûga, elle allait apprendre ce que des années d’entraînement sous torture constante pouvait faire à une personne. Sa rage se fit d’autant plus violente alors que cette dernière se contentait de provoquer, la laissant charger continuellement vers elle, se contentant de se protéger des coups qui tombaient en sa direction.

Tout ce qu’elle avait appris ? Elle aurait presque pu grogner, tant celle lui faisait face la mettait hors de elle. C’était bien la première fois depuis des années qu’elle exprimait tous ces sentiments nocifs qu’elle gardait bien enfoui au fond d’elle. La rage. La hargne. Le désespoir. L’abandon. La solitude. L’horreur. Toutes ces choses qu’elle ressentait, qui l’avaient brisé un peu plus à tous les jours, ressortaient avec une violence qu’elle ne s’était jamais connue. À défaut d’avoir son géniteur encore en vie pour lui exprimer tout ce qu’elle avait toujours tut, c’était ce fantôme du passé revenant dans sa vie qui s’en retrouverait être la pauvre victime.

Répondant à la provocation, elle chargea à nouveau. C’était prévisible, et pourtant, elle n’avait pas pu faire autrement. Le pire dans cette histoire, c’était sûrement qu’elle était la seule à frapper, son adversaire se contentant d’encaisser ou de bloquer. Un coup parti à nouveau, la Hyûga lui attrapa le bras pour la jeter derrière elle. En profitant de cette ouverture, elle pivota rapidement sur elle-même, venant poser sa main à la base de la nuque de la demoiselle. La dose de chakra envoyée à même le système nerveux de cette dernière était peut-être plus élevée qu’elle l’aurait dû, cependant, l’effet serait le même. Rapidement, les sens de Sanadare n’arriveraient plus à suivre ce qui se déroulait autour d’elle, la forçant alors à prendre du retard. Ce n’était donc pas la Zetsu qui était plus rapide à frapper, mais bien elle qui se voulait plus lente à comprendre son entourage.

Elle redoubla donc d’ardeur, ses coups portant avec violence, ignorant superbement la douleur que cela aurait pu lui provoquer. Son adversaire peine à tenir le rythme qui devient de plus en plus difficile à suivre, elle-même ne se laissant pas un seul instant de répit. Elle n’allait pas laisser sa vieille amie la sous-estimée, pas plus la laisserait-elle se moquer ainsi d’elle. Elle avait traversé beaucoup trop de chose pour qu’elle ose lui dire qu’elle n’avait pas progressé.

Finalement, elle semblait prendre le combat au sérieux. Pour la première fois, elle riposta d’un solide coup qui vint surprendre la cadette, cette dernière se retrouvant envoyant quelques mètres plus loin, tombant lourdement au sol. Le genou écorché et la lèvre fendue, elle ne s’en soucia pas, se contentant de se relever comme s’il n’y avait aucun problème. La douleur étant absente, elle pouvait reprendre sans y porter une quelconque attention. Elle aurait tout le loisir de souffrir plus tard. À nouveau elle se jeta sur elle, pour se retrouver victime d’un violent coup dans l’estomac qui lui fit cracher de sang au sol. Un sourire presque malsain vint cependant étirer ses lèvres. Elle était coriace, la Hyûga, malgré ses sens altérés.

Une chose était sûre, elle ne laisserait personne s’interposer entre Sanadare et elle-même. Elles avaient beaucoup à exprimer et à défaut d’être en mesure de lui parler, elle se contentait de la frapper, toujours plus fort. Parant un de ses coups, elle se retrouva rapidement à nouveau dernière elle, plus rapidement, qu’elle ne pouvait sûrement le comprendre, envoyant un coup derrière ses genoux pour la forcer à tomber au sol.

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Ven 23 Fév 2018 - 7:15
Au fils des minutes et des échanges, la rage de la Zetsu semblait augmenter, avec elle sa maîtrise et sa précision, ce qui remontait l’excitation, mais pas le sérieux de la Hyûga trop arrogante pour perdre son obsession du jeu si facilement. Pourtant, un seul de ses gestes venait remettre ça en question, quand sans s’en rendre vraiment compte, le ralentissement de ses actions la faisait encaisser plus de coups que prévu. Bien que résistante, la kunoichi se sentait prête à faillir au bout d’un moment, ce qui l’obligeait à devenir plus sérieuse malgré qu’il s’agisse de son amie d’enfance tant adorée. Fierté ou instinct de survie, la Hyûga commençait enfin à porter des coups à son tour, précis et puissants, comme ceux de son adversaire. Elles échangeaient les coups une fois, deux fois, trois fois et à la dernière…

Leurs coups de poings se synchronisaient avec une perfection surprenante avant de rejoindre leurs tempes, à l’une comme l’autre… Ce qui avait pour effet de les faire s’effondrer en même temps au final dans un double K.O après un échange brutal. Shin arquait un sourcil, il n’avait rien fait jusque-là, ne voulant pas lui-même encaissé des coups à leur place, surtout qu’il se doutait un peu que ça finirait comme ça vu leur état. Il se contentait donc de les pousser du bout du pied pour vérifier qu’elles étaient bien sonnées, avant de les ramasser toutes deux sur ses épaules. Direction la cellule de dégrisement, prévu pour les perturbateurs…

Au réveil, elles étaient dans la même cellule, mais pieds et poings liés, Shin les avait laissé là jusqu’au lendemain matin pour trouble de l’ordre public. Du moins, c’était ce que lui avait dit le gardien en charge après que Sanadare eut hurlé autant qu’elle pouvait de sa situation. Bien sûr, sceau anti-chakra étant de rigueur, le plan b pour se libérer échouait…

-Fais chier.

Sans chakra, pas de senso, pas de senso, pas de détection, la borgne était donc vraiment à l’aveugle…

-Vous tu dis ? La fille est là aussi ?...
-T’es bourrée ou quoi Sana’, elle est en face de toi…
-‘dare. Sanadare.
Le reprenait simplement la Hyûga qui ne pouvait pas avouer être aveugle.

Le gardien s’éloignait en secouant la tête, la réputation de folle de cette fille était en train de se faire petit à petit après tout. Silencieuse, la borgne testait la solidité de ses liens, non pas sans grimacé parfois sous la douleur des mouvements. Elles n’y avaient pas été de mains mortes et pourtant, par orgueil, l’aînée tentait de le montrer le moins possible. De longues minutes, puis heures s’écoulaient dans le silence. Soit Eiko dormait encore, soit elle ne voulait toujours pas lui parler, peu importe, Sana’ avait au moins une chose à lui dire, peut-être qu’elle le lui devait…

-J’étais un peu inquiète de comment tu te débrouillerais quand j’ai compris que je ne pourrais plus revenir. T’étais si innocente parfois… Elle soupirait en ricanant. Mais je vois que toi au moins, tu n’as pas échoué aux aspirations de ton clan.

Sa tête appuyée contre le mur, la femme fermait son seul œil. Son crâne était douloureux et ses vêtements tachés de sang séché prouvaient comme l’affrontement avait été violent entre elle.

-La rage et la rancœur sont de bons moteurs…

Sanadare en était le parfait exemple, mais elle ignorait encore à quel point Eiko aussi.

-On ne se sera jamais croisée en sortant d'ici. Crois moi, c'est mieux comme ça.







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Ven 23 Fév 2018 - 9:19
Ses paupières papillonnèrent alors qu’elle se réveillait contre un sol froid. Il lui fallut quelques instants avant qu’elle réalise où elle se trouvait. En cellule ? Pathétique. Elle peinait presque à se souvenir des derniers événements et ce ne fut que lorsque son regard se posa sur la femme non loin d’elle que tout lui revint. Elle l’avait revu. Après toutes ces années, elle l’avait revu. Et elles s’étaient battues, violemment même, les envoyant au final toutes les deux au sol. Tandis qu’un peu plus tôt, il lui avait été aisé d’oublier la douleur, alors qu’à l’heure actuelle elle ne pouvait sentir son chakra, elle sentait bien tout son corps lui être douloureux. Si elle, elle n’y avait pas été de mains mortes, son aînée non plus, à en croire par la souffrance qu’elle ressentait à chacun de ses mouvements, aussi infimes étaient-ils.

Se redressant, elle s’appuya contre le mur derrière elle, le tête renversée vers celui-ci, fixant le plafond. Un lourd silence pesait tout autour d’elles. Il y avait tant de choses, au final, qui demandaient encore à être exprimer, or, elle ne pouvait rien faire à ce niveau-là. Les mains et les pieds attachés, elle ne pouvait tout simplement expier tous les sentiments négatifs qu’avait fait naître en elle cette rencontre inattendue. Elle ne pouvait que garder le silence, comme à son habitude, parce que c’était tout ce qu’elle faisait depuis quelques années maintenant. Elle endurait sans piper mot, sans jamais chercher à exprimer son avis. Et pourtant, bien des gens auraient mériter qu’elle fasse volte-face et leur fasse comprendre sa façon de penser. Sa famille en tête de liste, qu,elle entendait cracher dans son dos, se contentant d’ignorer superbement alors qu’au final, elle entendait tout. Elle était la poupée brisée, celle à l’état mental perturbé.

Il aurait même été plus aisé qu’elle n’ait pas survécu, qu’elle entendait.

Une voix lui parvint. Celle de Sanadare. Malgré le temps s’étant écoulé depuis leur dernière discussion, remontant à bien des années plus tôt, elle était convaincue qu’elle l’aurait reconnu entre mille. C’était, du moins, ce qu’elle se disait, alors que ses prunelles azurées étaient posées sur cette dernière. Un rire jaune s’échappa de ses lèvres, sans même qu’elle ne le décide. Première fois depuis une éternité qu’elle entendait le son de sa propre voix, aussi désagréable cette dernière pouvait être en ce moment même.

- Jamais croisée.

Sa voix était rauque. Ce fut les premiers mots qu’elle exprimait depuis qu’elle s’était enfermée dans son mutisme, se coupant du monde extérieur. Du venin semblait presque s’échapper de ces derniers tant elle en avait sur le coeur, à lui exprimer.

- N’est-ce pas comme ça que tu as agis toutes ces années ? Comme si nos existences ne s’étaient jamais croisés.

C’est la première fois qu’elle parle depuis qu’elle l’avait quitté. Le jour où Hyûga Sanadare l’avait quitté fut le jour où elle perdu toute espoir, acceptant son sort sans même tenter de s’y opposer. Un triste jour pour la jeune Zetsu.

- Ne parles pas de ce que tu ne sais pas.

Encore une fois, elle grognait presque. Elle était mécontente, cela ne faisait aucun doute. En colère même. Elle avait quitté des yeux la jeune femme pour fixer le vide. C’était toujours mieux que la regarder elle, qui l’avait abandonné sans un seul regard pour l’arrière.

- J’aurais nettement préféré échouer aux aspirations de mon clan.

Possédée et maîtrisée le Shinkeikei à un si jeune âge était soit signe d’un prodige, soit d’une tragédie. Bien malheureusement, elle faisait partie de la seconde catégorie. Avec tout ce qu’elle avait traversé, elle aurait préféré ne jamais avoir à le vivre, quand bien même cela signifiait-il qu’elle décevait toute sa famille.

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Sam 24 Fév 2018 - 7:00
Pour la première fois depuis des années, à nouveau le souvenir de la voix de son amie d’enfance lui confirmait sa présence. Bien que roque, elle avait toujours la même intonation au final, même si l’arrière fond présentait un océan d’amertume, qu’est-ce qui la rendait aussi mauvaise ? Le fait qu’elle ne soit pas revenue ou partie sans un au revoir. Il lui avait manqué et elle commençait à l’oublier, comme tout le reste. À cet instant, elle qui avait oublié les propres traits de son visage se demandait alors à quoi pouvait bien ressembler la Zetsu six ans après…

-Toutes ses années ? Non, pas vraiment, pas comme on se ne s’était jamais croisé, mais plus comme si on ne le pouvait plus.

Le ton de la Hyûga était ferme, si certes, elle avait fait le choix de ne pas revenir, elle n’avait pas fait celui de partir, malheureusement. Mais, très vite son état l’avait empêché et il n’avait pas fallu longtemps pour que l’hostilité des siens se fasse paraître. Au final, Iwa et leur intérêt pour ce village la sauver d’eux tant qu’elle en était un kunoichi avec son bandeau. Belle ironie.

-Tu crois qu’on m’a demandé mon avis ? Mais j’imagine qu’ils ont arrangé l’histoire à leur guise.

« Ils », sa pseudo famille, celle qui avait grincé des dents en se rendant compte qu’elle était toujours vivante, celle qui lui faisait froncer les sourcils rien que d’y penser, celle qui la rendait aussi corrosive que sa cadette à son sujet.

-Ils ont dit que j’étais morte ? Après tout c’était leur meilleure version, pas comme s’ils ne m’avaient suggérés maintes fois de le devenir, ça serait tellement plus préférable… selon eux, pas de mon point de vue.

Son seul sourcil visible se fronçait, ça non désolait, envers et contre tout, ce qui lui fit penser qu’il y avait encore six ou cinq ans, c’était encore Eiko et Sanadare contre le Monde, quoi qu’il puisse arriver. Qu’avait-il pu se passer ? Sana’ avait perdu ses yeux alors qu’elle partait enjouer pour son entraînement, d’ailleurs n’était-ce pas les derniers mots qu’elles avaient échangées avant de ne plus se revoir. Sana’ se souvenait de la dernière fois qu’elles s’étaient vues, son sac dans le dos, toute excitée à l’idée d’aller sur le terrain. « Je reviens vite », qu’elle lui avait dit, une promesse impossible à tenir à son plus grand damne.

-Je ne sais effectivement pas, je constate juste. Au moins tu as retrouvé ta langue.

La borgne haussait de ses épaules. Le méprit était bien pire que n’importe quel mot, aussi dur pouvait-il être. Les dernières paroles de la Zetsu en revanche lui laissaient un gout amer, ou plutôt une curieuse impression, sa raison lui disait d’abandonner et attendre l’heure pour partir de son côté, mais une partie de ses sentiments refusaient de laisser la jeune femme dans cet état… Parce que c’était Eiko sûrement que la Hyûga faisait entorse à ses propres règles qui dictaient qu’elle ne devait faire que ce qui lui servait… Rien d’autre.

-Mais vu qu’on a du temps à tuer, profites de ton occasion pour vider ton sac, ça sera sûrement ta seule chance de faire.

Tristement, la Hyûga était sérieuse à cet instant, parce qu'elle ne comptait pas mêler Eiko à ses affaires de quelques façons que soit, combien même, elle aurait voulu recoller les morceaux...

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Sam 24 Fév 2018 - 11:32
Elle aurait tant envie de ne pas porter attention à ce qu’elle pouvait bien lui dire, ignorer ces bribes d’histoire qui se voulaient incompréhensible de toute façon. Passée pour morte ? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien raconter ? De qui parlait-elle ? Son clan ? Ce ne serait pas surprenant. Les Hyûga, tout comme les Zetsu, semblaient cacher de sombre secret au sein de leur domaine respectif, loin des yeux du commun des mortels. Elle se retrouvait donc confuse, ne comprenant pas où elle souhaitait en venir. Or, souhaitait-elle savoir ? Elle-même n’en avait aucun idée. Elle sentait encore la colère lui vriller les tympans, sa hargne lui laissant un goût amer dans la gorge. Elle était curieuse mais n’avait même pas envie de la questionner. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec elle. C’était, du moins, ce qu’elle se disait. Ce qu’elle tentait de se convaincre. La réalité en était toute autre, mais voilà bien longtemps qu’elle avait décidé d’arrêter d’y faire face.

Retrouver sa langue, ça, elle n’avait pas tort. Ça lui faisait presque étrange de parler. Et cela la troublait d’autant plus que ce n’était que maintenant qu’elle se décida à passer le pas. Ce n’était pas les occasions qui avaient manquer. Pourquoi n’avait-elle pas pu trouver la force de s’exprimer alors que le Borukan fut forcé de partir, la laissant seule derrière lui ? Pourquoi n’avait-elle pas pu lui demander de rester alors qu’elle se sentait terriblement seule ? Ou tout simplement le remercier de l’avoir sauvé d’une mort certaine. Non. Elle n’en avait pas été capable. Mais maintenant, avec Sanadare, son coeur semblait avoir besoin de s’exprimer et, désormais menottée, il n’y avait qu’avec des mots qu’elle pouvait le faire.

- Tu parles comme si on ne se reverra plus.

Triste réalité. Pour celle qui ne voulait plus rien avoir à faire avec elle ne tolérait pas l’idée qu’elle parte à nouveau. Qu’elle la laisse seule à nouveau. Ses pensées étaient aussi chaotiques que contradictoires. Or, elle ne chercha même pas à y faire de l’ordre. Elle lui avait dit de vider son sac, que ce serait seulement sa seule chance. Et alors qu’elle voulait retourner se cacher dans son mutisme, ce fut plus fort qu’elle. Face à celle qui fut sa confidente toutes ces années, sa meilleure amie, l’une des seules personnes qui importait à ses yeux, elle ne pouvait plus garder le silence.

- Tu es partie. Je ne sais pas pourquoi mais tu es partie, sans rien dire. Et pourtant j’avais tellement, mais tellement besoin de toi…

Sa voix commençait à devenir plus faible, alors qu’un intense sentiment de détresse vint remplacer la colère qu’elle ressentait précédemment. Allait-elle se mettre à pleurer ? Elle espérait bien que non.

- Tu ne savais pas, je n’avais pas le droit d’en parler. Ça a commencé à peu près un an avant que tu partes. Mon père… Elle déglutit. Ken’ichi. Ce n’était plus son père. Il a… Une profonde inspiration. Tu sais comment fonctionne le Kekkei Genkai des Zetsu ? Il est dit qu’il n’est accessible normalement qu’une fois la vingtaine entamée et que ce n’est pas tous les Zetsu qui arrivent à l’utiliser. Trop dangereux que d’éveiller de telles techniques pour quelqu’un de trop jeune, compte tenu qu’il peut se montrer particulièrement dangereux pour le cerveau.

Pourquoi lui racontait-elle tout ça ? C’était plus fort qu’elle. Elle en avait besoin. Personne n’avait jamais su. Ou, du moins, tout ceux ayant su n’en avait rien eu à faire. Sauf peut-être son médecin, qui n’avait cependant émis aucun jugement ni commentaire. Car si personne ne lui avait dit la vérité, celle-ci se voulait aisée à deviner.

- Mais il est possible de provoquer l’éveil… Si le corps est sous un stress intense ou s’il est en danger de mort. Tu sais, on est en mesure de contrôler les signaux qu’envoient les nerfs au cerveau. C’est ce qui me permet d’ignorer la douleur… Mais il est aussi possible de torturer, dans le même ordre d’idée. Il a commencé j’avais onze ans, soit un an avant que tu partes.

Un énième soupire.

- Ça s’est terminé il y a trois ans. Et pour cause, il a tenté de me tuer. Un coup, la lame me passait de l’abdomen au dos… Elle eut un rire jaune. J’ai même failli y perdre mon oeil. Une semaine plus tard, il était exécuté.

Puis le silence revint. Son souffle était court, comme si tous ces souvenirs qui remontaient à la surface étaient difficiles à gérer. Ce qui n’était pas tout à fait faux.

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Dernière édition par Zetsu Eikō le Mar 27 Fév 2018 - 8:17, édité 1 fois
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Mar 27 Fév 2018 - 8:15
La Hyûga eut un sourire qui se décrochait à une phrase, elle avait vraiment de lui dire, qu’elle ne voyait déjà plus dans son cas dans un mauvais humour qui lui était propre, mais le moment semblait mal avisé. Sanadare ne pouvait définitivement jamais se montrait sérieuse tout le long, même pendant les pires moments, les meilleurs ou comme là, les plus importants. Peut-être pour le prolonger qu’elle décidait alors de ne pas le gâcher.

-Ne plus se revoir ? Ce n’est pas ce que tu veux ? C’était pour dire à quel point je t’ai manqué et que je devrais plus partir que tu m’as tapé dessus ? Ok j’ai toujours eu des tendances masochistes, mais plus sado quand même…

Réponse déroutante, hors sujet, sans l’être, peut-être parce qu’elle voulait le lui dire sans exprimer tout son attachement sur la situation, en jouant l’arrogance, la provocation. La dureté de l’épreuve de rester stoïque face aux complaintes de sa cadette en revanche, Sana’ avait présumé à quel point cela pouvait être un exercice difficile. Son sourire de façade et agaçant se retirait, sa mine contrainte prenait le relai. Sans rien dire ? Mais au final, si elle avait su…

-Je ne serais jamais partie de mon plein grès.

Voilà par quoi elle commençait dans ses réponses, tout ce qu’elle venait de lui avouer l’avait comme accablé sur place encore plus de ses échecs. Non seulement, elle n’était pas rentrée à cause de sa faiblesse, son manque d’assidu, mais en plus quelque chose d’aussi important avait pu lui échapper pendant si longtemps… Ses poings se serraient, sa mâchoire était crispée, sa propre rancœur remontait à la surface, alors la Hyûga baissait la tête pour la première fois de sa vie au final. Impuissante et trop tard pour livrer bataille de toute façon. Mais Sana’ n’avait pas changé au final, à l’époque comme aujourd’hui, la première personne dont elle s’occupait, c’était elle-même, alors que… Elle s’était jurée plus jeunes, elles contre tous, de détruire le monde s’il le fallait… Mais elle n’avait rien vu. Comment ?

-Je suis désolée Eiko… Désolée pour ce qui t’es arrivée, désolée de n’avoir rien compris. Mais je ne serais pas désolée d’avoir disparue, parce que c’était inévitable. Au moins tu es en vie… Et il est mort.

Malheureusement. Sana’ se demandait alors si sa mort l’avait vraiment libéré au final ? Un instant, elle prenait le temps de s’imaginer à sa place et très vite, par sa propre expérience, elle se rendait bien compte à quel point, certaine chose reste irréparable… Même vengée. Et les voilà qui se retrouvaient par hasard dans ce village que Sana’ détestait, aussi brisée l’une que l’autre par leur vie de jeunes années. Où était la justice dans tout ça ? Elle avait espéré chaque jour que tout irait bien pour Eiko… de ne pas l’approcher pour ne pas lui attirer d’ennui. Même prit en pitié Moïra parce qu’elle lui manquait. Sans Eiko, aucun état d’âme serait venue l’empêcher d’abandonner la petite fille à son sort sans rien ni personne, comme on lui avait fait.

-J’aimerais te montrer, mais… On aurait pu être jumelles comme on le voulait gamine, on m’en a arraché un et l’autre… Vu qu’il ne marche plus. Elle soupirait. À nous deux on aurait fait la paire… Comment avant. La Hyûga soupira longuement, bien que désolée et Eiko le savait mieux que personne… Je ne vais pas te plaindre, j’ai de la peine pour toi parce que je t’adore, mais même si je le pouvais Eiko, je ne viendrais pas te prendre dans mes bras, ni te consoler. Si tu me l'avais dit, on se serait battu à deux.Sana avait toujours été trop fier et dure comme un marbre, rien de nouveau, mais Eiko savait qu’elle avait sa propre méthode pour l’affection. Mais pour ce que ça vaut… l’amie de toujours qui reste de moi et ce que nous étions va te botter le cul si fort que tu ne pourras plus t’asseoir si tu continues à croire que le rôle de victime est une option acceptable. Idiote. Tu t’entends ? Heureusement que je te vois pas, tu dois être pathétique. Ah ils doivent bien se foutre de ta gueule, déjà que tu étais une fille et que tu partais perdante… Si en plus avec un corps de femme tu restes chétive comme une fillette !

Sa tête s'était relevé pour qu'elle profite de son expression au mieux.

-L'Eiko que j'ai connu au final n'est peut-être plus là, donc... Je n'ai rien fait de mal en revenant pas non ?

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Jeu 8 Mar 2018 - 17:55
Son rire n’eut rien de joyeux. Et pourtant, elle l’exprima tout de même. Cela faisait bien longtemps, des années, qu’elle n’avait pas entendu un tel son provenir d’elle. Un rire. Elle n’avait même jamais eu la force de rire. Ces années avaient été beaucoup trop sombres pour qu’elle laisse la place à un quelconque amusement. Or, en ce moment même, elle riait, pour aucune raison particulière si ce n’était que de mieux être en mesure de confronter ce qu’elle racontait, ces fantômes qui revenaient inlassablement la hanter. Ce qu’elle ne savait toujours pas, c’était que ces fantômes qu’elle cherchait à fuir reviendraient encore et encore au fil des prochains mois, voir même des prochaines années. Triste réalité pour la lâche qu’elle était.

- Je suis vivante et il est mort. Elle riait encore, sans joie. Est-ce réellement le cas, Sana ? J’ai arrêté de vivre il y a déjà quelques années. Le jour où il est mort, le jour où il a été exécuté, je suis morte en même temps que lui.

Elle n’avait pas pu assister à cette scène, elle n’avait pas pu le regarder dans les yeux alors que son clan se chargeait de le mettre à mort. Beaucoup trop faible et encore entre la vie et la mort, elle avait passé de longues journées, voir même semaines, dans son lit, alors qu’un jeune homme faisait son possible pour la sauver. Une partie d’elle avait voulu l’arrêter. En avoir eu la force et le courage, elle aurait posé ses mains contre les siennes et elle l’aurait éloigné. Avoir été en mesure de parler, elle lui aurait demandé d’arrêter. Elle ne voulait plus vivre. À quoi bon ? Elle ne connaissait rien de cette vie, elle ne se connaissait même pas elle-même. Elle ne connaissait plus rien et n’avait plus personne pour se tenir à ses côtés, avec qui pourrait-elle affronter le monde. Elle lui aurait demandé de l’abandonner, de la laisser pousser son dernier souffle. Or, elle n’en avait pas eu la force. Et aujourd’hui, elle était toujours en vie. En quelque sorte. Elle n’avait pas qu’errer, sans jamais rien dire, telle une coquille vide de tout volonté. Sauf aujourd’hui. Peut-être même qu’aujourd’hui, pour la première fois depuis des années, elle pouvait admettre être en vie. Un peu.

Le discours de la Hyûga la troubla un peu et elle en vint à se demander de quoi parlait-elle. Ils lui avaient arracher ? La réponse fut cependant évidente pour celle qui se rappela ce que sa famille avait de plus précieux : le byakugan. S’était-elle fait arracher les yeux ? Était-elle aveugle ? Ce n’était pas impossible… Un beau duo, donc, avec celle qui, jusqu’à quelques instants auparavant était muette et celle qui ne pouvait pas voir. Elle n’eut cependant pas le temps de s’y attarder que ses commentaires ravivèrent à nouveau une colère qu’elle tentait d’étouffer du mieux qu’elle le pouvait. S’en suivi des larmes. Elle était en colère et elle… Pleurait.

Peut-être bien était-elle tout aussi pathétique que ce que son ancienne meilleure amie pouvait le laisser entendre.

- Salope. L’insulte était bel et bien dirigé sur la Hyûga. Je t’aurais dit il s’en serait pris à toi aussi. Il lui avait bien fait comprendre de ne pas l’impliquer dans cette histoire. Je suis pathétique, et alors ? Tu voulais que je fasse comment ? Je ne suis pas toi. Je n’ai pas ta force de caractère. Et ça, tu le sais. J’étais toujours cachée derrière toi lorsqu’il y avait conflit. Mon clan tout entier m’a tourné le dos. Ils ont même souhaité que je meurs, cette journée-là. J’étais seule Sana. Et sûrement l’étais-tu aussi, je n’en sais rien. Mais seule, je n’arrive à rien.

Un soupire s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle renifla et tenta de venir essuyer ses larmes qui continuaient de rouler inlassablement sur ses joues.

- Où étais-tu ? Que t’est-il arrivé ?

Elle avait changé, cela ne faisait aucun doute. Lors de ces années loin l’une de l’autre, toutes les deux avaient changés. Serait-il possible de ramasser les pots cassés et de revenir à cette proximité qu’elles avaient avant ? Aussi meurtri était son coeur, elle comprenait, lentement mais sûrement, que Sanadare n’avait sûrement, elle aussi, qu’été une victime. Pouvait-elle réellement lui en vouloir ? Elle n’en était plus certaine.

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Sam 10 Mar 2018 - 5:52
La Hyûga se désolait en apprenant les détails de la mort de son bourreau, un instant, elle se mettait à sa place, quelle serait sa frustration si on lui volait sa revanche ? Probablement que la borgne exploserait, car c’était au final, le moteur de sa nouvelle vie, ce qui l’avait gardé vivant au final, mais aussi morte qu’Eiko lui prétendait être. Un long souffle lui échappait, elle était désolée pour ce sort tragique qu’elle n’aurait encore moins souhaité à son amie de toujours, mais s’il avait bien une chose que la vie lui avait apprise…

-Les gens te voient encore non ? Tu foules la même terre, respire le même air. Donc tu vis. Que tu te sens morte à l’intérieur c’est une chose, que tu leur montres à quel point tu es détruite, c’est comme acceptée que ton sort est normal ou mérité. Donc ne t’en plains pas.

Du rire aux larmes, ça résumait bien leur existence au final, à la base, elles avaient tout de gamines chanceuses, gâtées par la vie, mais au final, les apparences étaient trompeuses, elles s’étaient gravement faite fourvoyer. Un prix fort pour la vérité. Sana’ secouait la tête un peu exaspérée, il s’en serait pris à elle ?...

-Et ? Quoi. Combien même il m’aurait blessé, tuer ou ce que tu veux, les Hyûga l’auraient massacré.

Mais à cet instant, alors qu’elle l’accablait, la Hyûga elle-même réalisait qu’elle ne pouvait pas la blâmer pour cela, alors qu’elle-même aurait eu la même réaction défensive pour la préserver. Voilà qui lui rappelait pourquoi elle s’était fermée aux autres ainsi, les liens affectifs étaient quelque chose de fort bien dangereux, une faille terrible qu’elle ne voulait plus se permettre. Au salope, un sourire ravi lui collait à la face, oh tient donc, pas si éteinte que ça la petite…

-Force de caractère tu dis. Son tour de rire pour ne pas pleurer, masque de façade, si la petite Moira ne l’avait pas ramassé ce jour-là, si cet idiot de Taishi n’avait pas titillé son égo… Elle serait morte ou livide. Eiko avait raison, si elle avait été seule alors… Et ce n’était qu’en parlant avec elle, que la borgne se rendait compte au final, qu’elle ne l’était pas autant qu’elle le pensait. Tu ne peux pas toujours être cachée derrière quelqu’un Eiko. On a plus dix ans, puis vu comment tu cognes, tu sais te défendre et te faire entendre si tu le voudrais idiote.

Un petit silence s’installait au moment des interrogations, elles se frappaient il y avait encore quelques heures et les voilà discutant tranquillement ou presque, ça leur ressemblait parfaitement au final. Les choses qui revenaient à la normale ? Non, ça, ce n’était plus possible malheureusement.

-À Hi no kuni pendant quelques années. Une retraite en forêt. Fit-elle ironique, mais c’était la vérité. J’entrainais ma senso après le vol de mon œil. Tu te souviens la mission pour laquelle j’étais tant excitée en partant ? Elle n’a jamais eu lieu, en chemin on a été pris en embuscade, la suite tu la connais.

Ce n’était pas vraiment le genre de récit que la Hyûga aimait conter, ou même se rappeler, Sana’ était déjà assez rude et amère de base, pas vraiment besoin d’en rajouter non ?

-Eiko, ce qui est fait est fait, mais ce qui est à faire est le plus important. Ce clan tu en es l’héritière non ? Tu vas rester sur la touche pour le reste de ta vie comme la fautive que tu n’es pas ? Je pense qu’une fois de plus on est dans la même galère, sauf… Pas question tu te planques derrière pour tout, mais… On peut se reposer l’une sur l’autre. De temps en temps ! Insistait-elle bien sur le dernier point. Tu vois la fenêtre, quelle heure tu penses qu’il est ? On relâche toujours vers six heures du matin en général.

Ce n’était pas qu’elle en avait marre des chaînes, mais elle en avait marre. La liberté était quelque chose de précieux tant qu’on l’avait encore après tout.

-T’es au moins devenue shinobi de ce village ? Rassure-moi sur le fait que je ne dois pas te donner encore une correction en sortant.

Son sourire s’étirait, pourtant son fond intérieur grimaçait, c’était une erreur de mêler Eiko à sa vie, surtout avec ce qu’elle allait devenir, mais… Elle ne pouvait pas non plus la résigner à la laisser seule plus longtemps. En temps et en heure, elle aviserait…

-Puis salope, le mot est faible, si tu savais... peut-être même que je vais avoir à t'éduquer sur la question... Fit elle parfaitement sérieuse.

La fille de bonne famille que Eiko avait connu avait quand même changée sur bien des aspects, à commencer par son tact, déjà peut présent à l'époque, alors aujourd'hui qu'elle n'avait plus aucune apparence à sauver...



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Dim 11 Mar 2018 - 7:08
- Ce que tu ne sembles pas comprendre, c’est que j’aurais préféré mourir, cette journée-là.

Et même si les Hyûga l’auraient massacrer, cela ne changeait en rien le fait qu’il s’en aurait pris à elle, chose qu’elle n’avait et n’aurait pas pu accepter. Quant à ce qu’elle venait de dire, elle était totalement honnête. Que lui restait-elle ? Absolument rien. Plus aucune raison de se battre. Aucune raison de s’attarder en ce bas monde qui s’était montré bien sombre pour l’innocente qu’elle était. Elle riait encore. Un rire triste, qui exprimait toute la douleur qu’elle n’avait jamais pu adresser à personne.

Si elle savait se défendre, ce n’était pas pour autant que, mentalement, elle était prête à tout encaisser. Elle se montrait forte, à défaut d’avoir eu le choix de faire différemment, toutefois, les choses étaient au final bien différentes lorsque venait le temps de faire face à une situation. La demoiselle fuyait, tout simplement. Elle entendait tous ces gens cracher dans son dos, injustement, et plutôt que de s’opposer, se battre pour cette justice qui lui revenait de droit, elle baissait la tête et faisait tout comme si elle n’avait jamais rien entendu. Triste alors qu’elle était si jeune, qu’elle aurait d’ordinaire dû être animée par la fougue de la jeunesse, cette intrépidité qui amenait les personnes de son âge à s’opposer à tout et n’importe quoi en quête de soi-même. Déjà naturellement discrète, ce besoin que nul ne pose les yeux sur elle s’était fait de plus en plus présent, la forçant à se renfermer sur elle-même, se cacher derrière ce rideau pâle qui venait recouvrir ses prunelles troublées.

Attentive, elle écoutait le récit de son aînée. Au final, son histoire n’était pas aussi glorieuse que la sienne, voir même pire. Abandonnée et laissée pour morte, on lui avait confisqué ce qui faisait d’elle une fière Hyûga, ces pâles prunelles qui recelaient nombreux secrets. C’était, du moins, ce qu’elle avait réussi à comprendre, du peu qu’elle lui disait. Convaincue qu’elle était aveugle, l’abandon semblait aussi être une réalité qu’elle connaissait. Incapable de faire autrement, de lourdes larmes vinrent rouler sur ses joues, exprimant colère, que ce soit face à son père, au monde ou encore le sort de celle qui fut autrement sa meilleure amie.

- Il fait encore sombre. Je dirais trois heures environ. L’esquisse d’un sourire. On a dormi longtemps.

Vu la force avec laquelle elles s’étaient battues, ce n’était pas surprenant. Elles avaient été d’une violence qui, de ce qu’elle comprenait désormais, n’avait pas été dirigée l’une vers l’autre. Un sort terrible les avait séparé, celles qui auraient pu affronter le monde ensemble. Or, elles s’étaient retrouvées. Même que la plus vieille des deux semblait offrir une trêve. Passer outre ces mauvais souvenirs, ces années d’absence pour trouver le soutien qu’elles avaient besoin.

- On me demande d’être chef d’un clan qui crache dans mon dos… Ou même à mon visage. Ils ont tous cru que j’avais sombré dans la folie. Elle roula des yeux. Il parait que passer cinq ans sans adresser un seul mot, ça ne donne pas une bonne image de soi-même.

Un énième soupire. Voulait-elle seulement de ce rôle ? Souhaitait-elle endosser toutes ces responsabilités ? Elle n’en savait encore rien. Une chose était toutefois sûre. Plus jamais personne du clan ne vivrait le même sort qu’elle. Elle s’en faisait une promesse.

- On se serait déjà revue, si j’étais déjà shinobi de ce village… Pourquoi n’es-tu pas venu me voir à ton retour au village, au fait ?

La question était sincère, bien que la voix légèrement plus émotive. Pourquoi avait-elle fait comme si elle n’avait jamais existé, l’oubliant presque ? Pourquoi avait-elle dû la croiser aujourd’hui, alors que de ce qu’elle comprenait, voilà déjà un petit moment qu’elle était rentrée.

- J’aurais remué ciel et terre pour toi Sana’... Pourquoi ?

Sans l'accuser d’être partie, elle était tout aussi innocente qu’elle dans cette histoire, victime de l’avarice des plus vieux, elle souhaitait comprendre. Quelles avaient été ses motivations ? Pourquoi s’était-elle sentie aussi abandonnée par celle pour qui, à une époque, elle aurait tout fait pour ? Jamais aurait-elle envisagé ne serait-ce qu’un instant abandonner son aînée. Car pour elle, rien n’était trop gros, rien n’était impossible. Elle n’avait jamais eu qu’elle comme seule véritable amie et pour elle, elle aurait donné sa vie sans même y réfléchir un instant de plus. Alors pourquoi ?

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Lun 19 Mar 2018 - 1:53
-Je comprends plus que tu ne l’imagines, et maintenant tu le sais.

Jamais la fierté de la Hyûga ne l’autoriserait à avouer qu’elle aussi aurait préféré ce sort-là, combien même elle s’était battue chaque jour suivant pour sa survie, dans l’attente d’une revanche à laquelle elle croyait à peine.

-Voilà qui nous donne trois heures pour décider alors ce que nous allons faire de notre nouvelle situation.

Car il fallait désormais prendre en compte, qu’Eiko faisait déjà, qu’elle le reconnaisse ou non là encore, à nouveau partie de sa vie. Comment aurait-elle pu l’abandonner, même pour la garder à l’écart de son gouffre, sachant qu’elle vivait le même enfer, à la différence que, sa cadette semblait s’être résignée à l’affaire… s’accommodant avec le temps d’être mise au second plan, puis progressive carrément en dehors du décor. Sana’ ne l’entendait pas de la même oreille, si ses propres parents l’avaient reniés pour garder leurs bonnes faveurs dans le clan, la borgne était décidé à tout faire pour les faire payer, mais contre qui la colère d’Eiko pouvait être redirigée ? Au final, Sana’ était plutôt chanceuse dans sa terrible configuration de la situation…

- La folie est un masque bien utile pour t’excuser ou te cacher de bien des situations.

Si elle lui souriait à cet instant, alors que le ton de la voix anéantie de sa cadette ne lui avait pas échappé, c’était bien parce que la Hyûga en parlait en connaissance de cause. Sa réputation la disant ayant perdu l’esprit débutait au sein de la roche, cela n’avait rien d’un hasard, ce qui la faisait se sentir d’autant plus perplexe, comment pouvait-elle être crédible en faisant la morale à Eiko. Elle-même n’avait rien d’enviable, mais si personne ne le faisait, comment se remettrait-elle à flot ? Que la charge incombe à Sana’ était une belle ironie, cette dernière étant plus destructrice qu’altruiste si on se fiait à ses derniers actes. Bien que Moïra était une exception dérangeante.

-Et tu reparles pour moi ? Est-ce ce que tu es train de me dire ?

Si tout d’abord, elle avait dit avec moquerie et amusement sans le penser réellement, au bout de quelques secondes qu’avait pris son esprit pour assembler les pièces manquantes, la borgne se rendit compte, que c’était fort possible. Lors du contrôle pas un mot et elles ne s’étaient pourtant pas encore vu. La pensée lui arrachait un bien long soupire de découragement, pourtant, son sentiment était tout autre, comme si dans la froideur de son monde ténébreux, la petite flamme de l’évènement était venue la réchauffer et apaiser un instant la lourdeur de sa solitude. Bien des gens semblaient tenir à la Hyûga, mais seulement parce qu’ils connaissaient la façade qu’elle leur avait offert pour leur plaire juste ce qu’il fallait, d’aucun ici dans ce village, n’aurait pu prétendre la connaitre pour vrai.

Aujourd’hui ou dix ans avant, cela avait toujours été la même chose, Sana’ jouait le rôle qui lui incombait pour rendre des parents et un clan fiers, s’imposant toujours de prendre sur elle ses désirs et frustrations… Mais la rencontre avec Eiko avait été différente, cette petite fille timide et innocente n’avait jamais rien attendu de spécial d’elle si ce n’était d’être elle-même. Avec elle, Sana’ n’avait jamais eu besoin de rire pour soulager les apparences et rassurer son monde quand elle avait mal, pleurer ou se plaindre parfois ne gâchait en rien sa vision d’elle qui partageait avec son amie tous le poids de ses efforts. Était-ce de la clairvoyance ou une intelligence hors du commun ? Mais Sanadare n’avait jamais eu à faire semblant.

Et si son cœur était si serré en la retrouvant, c’était qu’elle n’avait jamais été certaine d’être capable de lui mentir ou tout simplement de le vouloir. Eiko méritait mieux que ça, mais mieux aussi que sombrer avec elle, car la Hyûga n’en avait aucun doute, même au fond du trou, en toute connaissance de cause, Eiko l’aurait accompagnée. Combien même tout était perdu d’avance, pour ne pas la laisser seule. Et Sanadare en aurait fait autant pour elle, mais elle aimait tellement, qu’elle s’y refusait, quitte à la trahir ou la tromper, qu’elle la déteste ou la blesse valait mieux. Alors, ce sourire qu’elle détestait tant, mais qu’elle portait toujours sur sa face s’étirait, celui qui affirmait que tout allait bien, qu’elle se foutait de tout. Lui qui faisait d’elle la meilleure des menteuses.

-Ce n’est pas faux, encore que… Je ne suis pas la meilleure des Kunoichis, donc je fais plus des patrouilles qu’autre chose. Et si je ne suis pas venue, c’est parce que j’ai naïvement cru que ça serait le mieux. Tout le monde ou presque me déteste par ici tu sais. Les Hyûga sont des gens influents, bien plus encore depuis la création d’Iwa. C’est justement parce que je sais qui tu es et à quel point je peux compter sur toi que je ne suis pas revenue.

Elle soupira longuement en baissant la tête, les tonalités, la discussion, la vérité, tant de coups de poignards qui jouaient contre elle, mais elle se devait de ne pas trop montrer la déchéance, non, elle le lui devait. S’il avait bien une chose, une seule que Sana’ aurait voulu sauver de tout ce chaos c’était Eiko.

-Parce que je ne veux pas que tu te jettes tête baissée contre le monde à chaque fois que je suis pointée du doigt et que tu en ramasses les conséquences. J’ai fait des choix Eiko, j’ai pris un chemin avec pertes et fracas obligatoires, mais je l’ai fait en connaissance de cause et en engageant que moi. Autant piétiner mes anciens frères ou même les gens de cette citée ne me ferait ni chaud, ni froid, autant toi, je ne saurais jamais m’y résoudre. Eiko…

Il lui fallait à nouveau un petit silence, car elle n’en dirait pas plus, sachant que c’était déjà bien trop d’explication qu’elle venait de lui donner…

-Restons ensembles nouveau, remontons la pente ensemble, mais … toi et moi contre le monde tout entier, ça ne peut plus exister que dans un sens. Il y a des choses que je dois résoudre seule, parce que j’en ai besoin, comme tu aurais peut-être eu le besoin de régler tes comptes avec ton père par toi-même. Aussi longtemps que tu ne seras pas mêlée à mes affaires ou que tu ne t’en mêleras pas, je serais ravie de rester à nouveau auprès de toi si tu veux toujours de moi. Notre vie a fait que… On en est réduite aux concessions. Et damne tu sais à quel point je ne suis pas friande des négociations. Rendons les choses simples, au moins ça après tout ce qui nous est tombé dessus, non ?

Mais avait-elle été assez claire dans le message qu’elle voulait lui faire passer ?...



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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Professional Bad Girl
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Dim 15 Avr 2018 - 16:45
Parler ne lui était pas habituel. Elle avait prononcé plus de mot aujourd’hui que dans les cinq dernières années. Elle n’avait plus rien dit le jour où la Hyûga était partie sans ne jamais revenir. Sa gorge lui faisait mal, sa bouche était sèche et, bien évidemment, ce n’était pas en cellule où elle trouverait quelque chose à boire. Toutefois, cette conversation était importante. Elle avait vidé tout ce qu’elle avait sur le coeur, ou presque. Ce venin adressé à nul autre que celle en sa présence à l’heure actuelle. Son amertume. Sa colère. Sa rage. Elle avait hurlé à l’injustice, l’avait incendié de chose dont elle n’était, au final, que victime. Toutes les deux ayant eu une adolescence particulière ponctuée de trahison de cet homme qui, pourtant, aurait dû les protéger envers et contre tous. Au final, elles n’avaient qu’elles. Tout du moins, à quelque part, malgré la rancoeur, la haine et sa rage qui allumait ce feu en elle, embrasait tout son être, elle l’espérait. Du fond du coeur, même. Qu’un jour, elle puisse retrouver sa meilleure amie, celle avec qui elle avait toujours tout partager. Cette personne à l’importance particulière, dans sa vie et dans son coeur.

- Oui.

Elle reparlait pour elle. Parce qu’elle n’aurait pas pu tout lui dire si elle s’était contentée de rester plongée dans ce mutisme qu’elle avait côtoyé toutes ces années. Parce que, au final, elle souhaitait réparer les pots cassés, en quelque sorte. Les choses seraient difficiles, la confiance ayant été grandement affectée, cependant, elle arrivait à voir au-delà de ça. Elle arrivait à voir qu’il ne s’était agit que d’aléas de la vie leur ayant été imposée, de ces pères à l’esprit peut-être plus dérangé que le leur. Si la Hyûga semblait faire preuve d’une certaine originalité, à ce niveau, elle-même faisait de même.

Les choses étaient compliquées. La vie n’était pas aussi innocente que lorsqu’elles avaient été enfants, à s’avancer main dans la main, elles contre le monde. Rien n’aurait pu les arrêter, si elles avaient poursuivi cette route ensemble. Peut-être était-ce innocent de penser ainsi, cependant, la confiance qu’elle avait en son aînée, l’amour sincère qu’elle avait éprouvé pour celle partageant son quotidien et étant toujours présente pour elle… Elle se refusait de croire qu’ensemble, elles auraient perdu. À deux, elles étaient bien plus fortes, peu importe ce que leur clan respectif avait pu en penser. Les Zetsu avait toujours mal perçu celle aux pupilles pâles, l’aversion qu’ils avaient pour ces nobles arrogants pouvant parfois en être presque palpable.

- Puis-je encore te faire confiance, Sana ? Assez pour rester aveugle à tout ce que tu feras et me taire lorsque j’apercevrai quelque chose ? Assez pour me dire que peu importe les conneries que tu fais, je n’aurai pas le droit d’intervenir, qu’au final, tu sais précisément ce que tu fais ? Est-ce que je peux te faire confiance au point où peu importe qui tu écraseras, je ne serai pas victime collatérale de ce que tu feras ?

Un soupire. Elle baissa les yeux.

- Je ne pense pas pouvoir en supporter plus. C’est peut-être égoïste, et peut-être est-ce que je prends encore le rôle de la victime, mais… Ne me fais pas de mal. Pas plus que ce que j’ai déjà vécu. Je ne sais pas si je pourrais être en mesure de me relever si tel était le cas.

Elle acceptait. Elle acceptait cette trêve, tout comme elle souhaitait revenir dans sa vie. Seulement… Elle ne pourrait assumer nouvelle trahison. Elle ne pourrait vivre de nouveau tout ce qui l’avait traversé à l’époque. Et ça, elle en était convaincue. Les choses étaient déjà assez difficiles à ce niveau et elle le vivait déjà assez mal. Elle souhaitait ravoir la Hyûga dans sa vie. Elle souhaitait être à nouveau à ses côtés. Mais à quel prix ? Qu’était-elle en mesure de sacrifier pour ce fait ? En mesure d’accepter ?

- Tu m’as manqué.

Sa voix était plus rauque, plus difficile même. Parler était épuisant et elle le réalisait. Se laissant glisser contre le mur, elle prit une position allongée. Elle était fatiguée. Tout du moins, si elle était physiquement blessée par endroit, elle était surtout mentalement épuisée.

Fermant les yeux, elle poussa un nouveau soupire.

- Réveilles-moi lorsqu’ils seront là.

Sur ces dernières paroles qui marquaient le début d’une nouvelle relation à celles qui avaient tout partagé jusqu’à ce que le destin les sépare, elle se laissa porter dans un sommeil sans rêve, plongée dans l’obscurité de ce qui se trouvait sous ses paupières.

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Sweet dreams are made of this [Ft. Hyûga Sanadare]

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