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La nuit meurtrière II - Takumi - Eiko - Muramasa

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Sam 17 Fév 2018 - 3:59
Ce matin Eiko n’était pas là, pour cause, Sanadare lui avait donné un congé forcé, aussi surprenant que la pile de dossier sur son bureau et son nez plongé dedans. Le Tengû chargé de l’assister-de la surveiller plutôt- dans sa tâche s’étonnait ouvertement de la voir… travailler ?

-C’est quoi encore cette fois ? On va monter une scène sur le toit du bureau Kage ?

Il semblerait que les excentricités de l’assistante commençaient à venir à bout des nerfs de l’homme…

-Tu vas être content, t’es aussi en congé aujourd’hui, dégage !

Elle le chassait d’un revers de main en rejoignant la sortie des dossiers entre ses mains. La veille, elle avait convié Takumi en lui rappelant sa dette, pour lui confier la tâche de rassembler à la fois un certain Muramasa Borukan et une Eiko Zetsu. Il était évident qu’il allait devoir être imaginatif, la borgne ne supportait pas les échecs… Elle rendait donc grandement en retard sur le lieu du rendez-vous, là encore, il était tout à son intérêt de les avoir retenus pour le piston de sa promotion, il ne voulait pas rester un bleu toute sa vie. La Hyûga en était certaine… Shin l’avait déjà grondé hier par qu’elle y allait fort avec le gamin en lui confiant toutes les pires affaires possibles et imaginables, à lui aussi par la même occasion du coup. Rien que pour ça, aujourd’hui, elle mettrait les bouchées doubles…

-Bon matin cher cousin ! Curieusement pétillante, elle déposait ses documents sur la table. L’équipe 7 a été réquisitionnée pour t’assister dans l’enquête que je vais te remettre. Elle lui poussait sous le nez l’ordre officiel du Kage, celui qu’elle avait signé à Akimoto à trois heures du matin après un baril de sake au moins… Tu seras en autonome Takumi. Comprends par là, pas de chaperon, donc au moindre dérapage, c’est tout pour ta face. Il est où mon thé ?

Du regard, elle recherchait sa tasse, l’oiseau lui venait de revenir avec un biscuit dans le bec qu’il s’empressait de dévorer mettant des miettes partout. Un regard et un sourire en coin pour le perroquet qui savait ce qu’elle manigançait encore et elle reprenait.

-Ça veut dire que t’es le chef d’équipe. Son ricanement voulait tout dire, c’était loin d’être un cadeau qu’elle lui faisait, mais à premières vues, il aurait pu s’enchanter. Typique des genins… Pour tout te dire, Akimoto a décidé d’intégrer Eiko Zetsu au service de police. Elle sera ta partenaire officielle une fois ses tests passés. Et n’oublies pas la requête « particulière » que je t’ai soumise hier…

Celle où elle lui disait en privé qu’il faudrait convaincre le Borukan de devenir le médecin légiste du Yamagenzō, de grès ou de force, par conviction ou chantage. C’était clair et net, l’échec de la part du Hyûga dans la tâche lui retirerait son privilège aussi vite qu’il n’était arrivé. Rien n’était jamais gratuit, encore moins avec cette femme-là. La même qui se décidait à exposer la mission.

-On n’a un nouveau cas de tueur en série. Probablement un shinobi encore… Si je dis encore, c’est que, l’histoire n’est pas une première. Elle lui donnait le dossier du cas d’une arrestation d’un ancien disciple d’Akimoto qui faisait exploser des gens, civils la plupart du temps, avant d’organiser une scène macabre. Dans le rapport officiel, le meurtrier est mort. Mais, dans tous les nouveaux cas relevés, l’exécution est identique. Soit le gars nous a encore tous berné, ça ne serait pas la première fois… Soit c’est un imitateur. Comme avant, personne n’a rien vu, ni rien entendu. Il faudra que ça soit discret, on ne veut pas affoler la population, donc rapide aussi. Muramasa pourra être donc utile pour l’examen des cadavres. Des questions ?

Qu’à ce moment qu’elle se décidait à s’intéresser aux deux autres protagonistes. Ils étaient là au moins ?

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Professional Bad Girl
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Sam 17 Fév 2018 - 7:20

LA NUIT MEURTRIÈRE x MURAMASA | EIKO | SANADARE



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Ah. Il devait s’affranchir de la dette envers sa cousine. L’engagement était simple, basique… Élémentaire mon cher Watson. Un piston des plus sporadiques attestant de sa fiabilité sans faille à pouvoir épouser le rythme de vie policier en échange de quoi, il lui offrirait main forte le moment souhaité. De quoi traitait le service ? Allez savoir. Ce dont il était sûr, c’est qu’il ne pouvait pas se permettre de laisser l’algarade, qui aurait hélas tout son sens depuis la Grande Descente, se former entre elle et lui. Son tour viendrait, il le savait et s’en contenterait pour l’instant. La tâche confiée, tout du moins sa mesquine amorce, eut été de lui ramener le bienfaiteur du Hyûga et son ancienne camarade, ayant récemment fréquenté cette dernière. Il espérait simplement que la quémandeuse d’aide ne soit pas ladre et capricieuse pour la suite des événements. Enfin, était-ce vraiment ce qu’il souhaitait ? Bien que son parrain émettait de fortes oppositions sur les véhéments micmacs de la jeune femme, lui, commençait à trouver cela… excitant ? Bien entendu, il ne perdait pas de vue l’idée de l’envoyer au cachot mais les jours passaient au poste et les génies n’étaient que trop peu dans la Police, si ce n’est qu’il en était le seul. Alors peut-être bien qu’elle était la seule criminelle pouvant rendre une enquête palpitante. Ah, pour vrai, ce n’était pas digne de sa profession mais il espérait bien qu’un fieffé comploteur arriverait à lui faire atteindre quintessence d’une situation d’urgence. Non, définitivement, ce n’était pas correct. Il était de toute évidence en proie à un égarement certains.

Des documents atterrirent soudainement sur son bureau, ce qui en fit tomber d’autres, tandis qu’il se perdait dans ses pensées, un léger sourire au bout des lèvres. Il était au el famoso poste de police n°12 situé dans le domaine de son clan. Ayant son propre lieu où trouver placidité et ataraxie et recevoir des visiteurs, ce qui était un privilège même pour nombre de gradés ici. Certes il attirait l’attention avec un tel traitement. Aussi, avec le succès de la récente enquête et mission qui lui avait été confié, nombre de ses confrères venaient lui quêter aide et autres joyeux conseils concernant leurs instructions. Mais quel homme fusse t-il ! pour sûr, il imposait un certain respect et une évidente aura se dégageait du jeune homme. Recrue du Yamagenzo (dans lequel il fut recruté prématurément, rappelons le hein), il rendait service quand assistance lui était possible de distribuer. L’assistante du kage, énergique comme à son habitude, venait perturber sa routine qui était dorénavant devenue l’équivalent d’une exquise assuétude pour sa personne. Ah, vraiment. Que voulait-elle ? Il leva la tête, posant doucement le dossier qu’il traitait actuellement au sol près de son bureau.


Tu peux y aller Girreberru-san, je te recontacterais si besoin est.faisant noblement signe de la main en guise de déférence manifeste.

Oui, Shihainin-sama.


L’homme sortait de la pièce, elle, commençait à se lançait dans ses délires.

Salut Sana-baillant puis reprenant en se grattant la joue L’équipe regroupant Muramasa-sensei et Eiko, je vois.

Il ne jeta pas un œil au sceau du tsuchikage, se contentant de la fixer dans les yeux. Un minimum de respect se devait d’avoir lieu. Elle savait ce qu’il ferait, il savait ce qu’elle faisait. Il n’était pas joueur le matin venu. Enfin, cela dépendait de qui et de quel sujet il était question. Pour l’heure, ce n’était pas le cas. Saisissant tout de même l’ordre tendu diantrement, il soupirait en le prenant par la suite. De l’autonomie disait-elle ? Ce n’était pas vraiment pour lui déplaire, bien au contraire. Le problème était dans ses intentions et ce qu’elle avait bien pu chercher à lui faire faire. Il nourrissait scepticisme et cautesse quand il avait affaire à pareille zigue. Oui, une telle prudence qu’elle ferait passer celle des tengus pour la nitescence même de l’indélicatesse mal avouée.

Ton thé ? Je ne sais pas.effectuant la pose gendo.

Toujours accompagnée de la petite atrocité lui servant de piaf, elle continuait son explication, concernant la tête de l'équipe qui sera missionnée.

Oh, mais c’est trop d’honneur.. Sanadare.” n’ayant pas bougé.

Il affichait cependant une certaine réaction en se détendant d’une moindre manière par la suite.

Eiko ? Je vois, compris.en faisant doucement glisser son badge du Yamagenzo dans lequel il est entré prématurément (rappelons le, hein) sur le bureau, tout en la regardant, l’air sérieux.

Eiko en coéquipière ? Oui, pourquoi pas. Après tout, lui et la marmoréenne demoiselle n’étaient pas en conflit et avaient même passé quelques moments ensemble. Peut-être pas assez ou intense pour déclarer une indubitable amitié mais la possibilité de cette dernière en était palpable. Du moins, il le croyait. Cela se tentait, évidemment. Ouvrant le dossier durant l’explication de la borgne, il souriait doucement.

Oui j’en avais déjà entendu parler. D'ailleurs, je tiens à manifester ma surprise quant à mon affectation plus que tardive sur son cas, mais passons.” feuilletant l’affaire et lisant les rapports effectués.

Ce dégénéré n’en était pas à son coup d’essai. Enfin… Si seulement c’était une seule et unique même personne. Non peu satisfait pour ne pas dire flatté de s’occuper de ce gâchis d’être humain, il allait être de meilleure humeur dès à présent. Bien qu’il ne s’était pas non plus levé du mauvais pied pour le coup. Se concentrant pour de bon sur son exposé, il examinait les autres éléments du dossier sous ses yeux. Une fois son petit monologue ayant connu fin à sa continuité l'hypnotisant, il souriait.

Peut-être que oui, peut-être que non.avant de claquer des doigts, armé d’un air incroyablement pédant.

Deux membres de la police ouvraient avec grâce la double porte menant à son bureau. Visiblement, des changements avaient commencé à avoir lieu depuis ses récents exploits. Non pas qu’il misait un bon point sur la discipline, il plaçait simplement le respect au dessus de tout autre concept. Et tout cela avait lieu devant les yeux de sa cousine, tout le monde oubliant qu’il n’était qu’une recrue. Cette façon de faire et l’influence naturelle qu’il dégageait devait probablement venir de ses gênes. Suite à l’ouverture des portes, deux personnes semblaient patienter.

Entrez de grâce! entrez voyons. Je présume que vous avez tout entendu, ou avez-vous besoin d’un récapitulatif de la situation ?reprenant la pose gendo, laissant s’échapper un sourire.

***

La veille, Iwa (bureau de Sanadare, assistante du Tsuchikage actuel)



Pénétrant doucement et sans frapper dans le bureau de l’innocente, à croire que cela était récurrent à toute sa famille, il se dirigeait directement vers elle et se posa sur le bureau, comme la dernière fois. Respirant un grand coup, il la regardait enfin pour lui adresser parole.


Salut Eiko, ça va ?croquant dans une pomme avant de continuer tout de suite après sans pause Super, dis moi la dernière fois tu semblais happée par ce petit symbole.met une pichenette sur l’écusson du Yamagenzo (dans lequel il est entrée prématurément, rappelons le hein)Ça te dirait de venir enquêter avec moi un petit coup ? Nous gratterons sur tes horaires d’assistante mais tout est déjà arrangé avec Sana’” se grattant la joue il termina avecJ’ai quelqu'un à aller chercher après cela, tu voudrais m’accompagner ? Ça te sortira mon amie.

Il posa la pomme s’étira puis la récupéra, s’installa à la fenêtre attendant sa réponse en souriant.

***

Un peu plus tard, Iwa (bureau sombre de l’Académie Hashira)


Il frappa à la porte, patienta un court instant puis entra. Constatant la présence du directeur, il ne put s’empêcher de laisser s’échapper un léger sourire qui gâchait la révérence effectuée.


J’espère ne pas vous déranger Muramasa-sensei. J’aurais une requête.posant un genou au sol et baissant la tête, plaçant son poing droit au niveau de sa poitrine (s’était-il trompé de protocole ?) La police du Yamagenzo requiert vos services de fins scientifiques dans le but de vous proposer le poste de médecin légiste vacant.il marqua une pause avant d’ajouterSachez aussi que Zetsu Eiko de la classe 0 d’il y a peu m’accompagnera au Yamagenzo dorénavant, vos élèves travaillent mains dans la mains afin de faire avancer les choses, allez-vous en faire autant, Sensei ?

Cachant un sourire marquant la fin sans embûche de la volonté de sa cousine et de sa dette probablement “remboursée”, enfin, l’espérait-il.

***

De retour à la situation initiale, Poste de police n°12 (Bureau XXL de Takumi)


Il invitait simplement ses hôtes à le rejoindre, lui et sa cousine.



Dernière édition par Hyûga Takumi le Dim 18 Fév 2018 - 1:30, édité 2 fois
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Sam 17 Fév 2018 - 7:50
- ‘Dare. C’est Sanadare, son nom.

La kunoichi n’avait même pas daigner lever la tête des documents sur lesquels était-elle occupée. Elle l’avait accueilli dans son bureau, certes curieuse de sa présence, et lui avait donc laissé tout le loisir de lui expliquer ce qu’il venait faire ici. Une histoire de Yamagenzo, la police d’Iwa. Était-il donc question de recrutement, ou de simplement une enquête ? Elle n’en était pas certaine, et se décida donc de lever un regard confus vers celui qui était venu l’embêter alors qu’elle travaillait avec attention et assiduité. Elle haussa finalement les épaules. Elle ne voyait pas ce que sa présence pouvait bien changer à une enquête, or, si cela pouvait faire plaisir à la nouvelle recrue… Elle mettrait cela sur le compte de ces efforts qu’elle ne cessait de fournir pour devenir un peu plus agréable avec autrui. Le Hyûga avait donc droit à un caractère légèrement plus doux, elle qui cherchait à se calmer, mais surtout, apprécier la présence des autres tout autour d’elle. Ce n’était pas facile, toutefois, petit à petit, elle y arrivait. L’espérait-elle du moins.

Il fut donc question d’aller chercher une personne supplémentaire et, si elle accepta, elle fut surprise de se retrouver devant l’Académie Hashira. Encore plus lorsqu’ils se retrouvèrent devant le directeur. Elle, debout derrière lui et lui, à genou devant ledit directeur, elle l’écouta avec attention, non sans un sourire amusé. Puis, ses prunelles claires se posèrent sur le visage de l’homme qui était désormais son sensei. Que cela ? Seule l’avenir saurait le dire. Elle inclina doucement la tête sur le côté, se décidant alors de supporter le jeune homme, qui avait fait une prestation remarquable.

- S’il te plait, Mura-sensei ~. Un délicat sourire vient étirer ses lèvres. Les premiers pas des Jaegers.

Leur équipe, si elle était formée, n’était pas encore tout à fait officielle. Il lui avait laisser le temps de tout mettre en place de son côté, notamment avec le travail qu’elle effectuait auprès de Sanadare. Et si elle allait potentiellement se retrouver avec de nouvelles tâches sur les épaules, elle voyait ainsi l’occasion de faire leurs premiers pas en tant qu’équipe. Il avait finalement été convaincu, n’étant pas certaine si cela avait été par le numéro digne d’une pièce de Sheikusupia-sama ou alors la demande innocente de la jeune femme qui, si elle était toujours sceptique quant à ce qu’il était attendu d’elle, apprécierait l’avoir à ses côtés.

Et finalement, voilà qu’elle attendait aux côtés du Borukan qu’ils puissent se manifester, non sans écouter ce qu’il se déroulait. Il était donc question qu’elle intègre le Yamagenzo ? En soit, elle n’y voyait aucun inconvénient, bien au contraire. N’était-elle pas tout simplement trop… Trop elle, pour se voir affubler d’un tel titre ? Avec encore de nombreuses lacunes en ce qui concernait ses capacités sociales, le travail d’équipe se voulait particulièrement difficile pour elle. Or, si la demande venait de plus haut, elle ne pouvait qu'acquiescer. Elle était une kunoichi après tout, cherchant à être digne de son clan, mais surtout de son village. S’ils avaient besoin d’elle au sein de la police pour le bien de tous, elle le ferait sans poser une seule question.

- Je crois que tout es beau pour moi, Takumi. Des meurtres de ce qui semble être un récidiviste, c’est bien cela ? Elle arqua un sourcil. En présence de sa meilleure amie, de son professeur et de son ancien camarade de classe, elle pouvait presque se sentir à l’aise. Un imitateur ou le vrai…

Elle s’était rapprochée des Hyûga, attrapant ainsi le dossier que son aînée avait déposer sur la table, le parcourant avec une attention particulière. Si elle n’avait aucune expérience dans le domaine, elle savait aussi se montrer intelligente. Elle n’aurait jamais eu les résultats qu’elle avait à l’Académie autrement. Et donc, s’informer était toujours la première chose à faire, dans ce genre de situation.

- Si on retrouve le meurtrier… Tu veux qu’on en fasse quoi ?

Une importante question pour l’innocente jeune femme, qui se retrouva à tendre les documents en direction de son sensei.

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Sam 17 Fév 2018 - 12:27


RP ➤ La Nuit Meurtrière II
PV ➤ Hyûga Sanadare | Hyûga Takumi | Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Le songeur se perdait en ses propres pensées, tant l’eurythmie se jouant en cette paisible journée des plus insipide, se révélait sans once de salvatrice frénésie endiablée.  Rien ne venait animer ce morose désespoir, qu’incarnait la bien triste routine prenant un peu trop place. Dorénavant bien à ses aises, elle avait amère goût de désarroi. Il était là, sans y être vraiment. Voguant au gré du vent, ne tenant point de sifflant zéphyr, mais de pérenne alizé, le voyageur imaginaire bravait les sentiers sinueux de son fertile imaginarium désenchanté. La vie à l’Académie Hashira se mouvait sans intérêt, car ayant ouvré si bien, que tout s’avérait dès lors parfaitement huilé. Les réformes étaient en place depuis quelques temps, que déjà, elles s’avéraient être rodées au diapason de leur délectable firmament. Tout était parfait, ne laissant que bien rares surprises.

Il était peut être temps pour le très illustre Directeur de l’Académie Hashira, de repenser un peu sa carrière. Après tout, ce n’était pas pour rien qu’il avait convoité cette place des plus primordiales. Il souhaitait à la base trouver la Quintessence lui permettant de passer à l’étape suivante de son plan. Conquérir le monde n’était pas une tâche des plus aisée après tout. Cela nécessitait quelques ingrédients, pour que la recette donne satisfaction. Il avait trouvé ce qu’il espérait, voire bien plus encore. L’ombre de la parfaite équipe, les Jaeger, s’était peu à peu construite de ses efforts à travers une quête digne des plus grandes épopées, à savoir redorer le blason de l’établissement laissé à l’abandon. Il avait réussi ces deux missions tenant du miracle. Galvanisant la créature académique, ainsi que de former une équipe capable d’exploits tenant de l’impossible. Ce qu’il était auparavant bien loin d’escompter, arriva pourtant en pointant le bout de son grain de beauté. Celle qu’il avait par jadis rencontrée, s’avéra être la coéquipière rêvée. Dénotant que le hasard faisait parfois bien les choses. Si bien, que cela tenait de félicité.

Il était las, de cette académie ne présentant plus vraiment d'intérêt à se voie être accaparée de son implexe zèle. Il avait hâte que chaque journée se termine, car longues et ennuyantes, dès lors qu’elles s’achevaient enfin, un bien sucré temps se profilait à l’horizon. Et ce vil chenapan avait grand hâte de trouver ce réconfort dès plus plaisant, qu’il se mettait à badiner en attendant cet instant.

Il finit par se lever de son siège, où il traînait en se perdant un peu trop dans les fantasques fantasmagories de la fièvre de ses frénétiques neurones frémissantes. Quelques pas lui permirent de rapidement se dégourdir les jambes. Ces dernières commençant à se mouvoir un peu trop ancres immobiles, pour ne pas dire affligées de coupable paresse. Si seulement il avait quelque chose à faire, mais malheureusement ce n’était pas le cas. Il y avait bien deux ou trois fauteurs de troubles de temps en temps. Mais ces derniers se trouvaient châtiés séance tenante. Ce n’était point amusement que cela, mais bien triste mélopée, ne présentant aucun intérêt. L’intégralité de la toute première promotion de la classe Zero avait quitté ces sombres murs, et sans eux, ce théâtre paraissait bien vide. Finissant devant cette pile de roman et autres encres, qui quelques fois, venait attirer son attention, il passa le doigt sur la reliure d’une des tranche. Esquissant le fameux nom de l’auteur de ces pièces de théâtres des plus passionnantes et enivrantes. Quelle belle soirée ce fut, que cette sortie ayant regroupé une bonne partie de l’ancienne classe ayant vécu quelques temps (trop courts) en ces lieux. Cela était regrettable de les voir s’éparpiller aux quatre vents. Enfin, fort heureusement; tous ne l’avaient pas ingratement abandonné dans sa forteresse de solitude. 

Tirant une moue légèrement contrariée, le jeune homme porta le poison à ses lèvres. Ardent encensoir de milles et une voluptés, qu’il avait quelquefois un peu trop tendance à apprécier. Une étincelle, et voilà que le rougeoiement apaisant venait s’envoler en une nitescence aussi subtile et raffinée, qu’un songe d’une nuit d’été. Quelqu’un frappa à la porte. Annonçant enfin un peu de divertissement  pour l’hôte de ces lieu. Que se passait-il, nécessitant audience avec le fier Directeur ? La surprise se fit, lorsque un visage familier se présenta , accompagné d’un second tout aussi connu. Ne montrant sa stupéfaction Muramasa inspira un instant, avant d'expirer la volute nuageuse se faisant alors fantôme  évanescent. Décidément, cela tenait d’une drôle de coïncidence. Il semblait qu’il fusse falloir se laisser aller à la tentation, pour que la demoiselle n’appréciant guère ce fumet, pointe son gracile petit nez.

Point le temps de soliloquer inspirante rêverie, que voilà le porteur de blanches pupilles, effectuant révérence tenant des anciennes dramaturgies.  Évoquant raison de sa visite, qui se devait accompagnée de la jeune femme. Venait-il chercher querelle, derrière boutade éhontée tenant de l’un peu trop zélé ? Que nenni! Apparemment pas. Quoique, devant pareil toupet, un gant toisant la joue de l’impudent aurait semblait des plus qualifié. Mais fort heureusement pour ce dernier, Muramasa était homme de raison et de paix. Sinon cela se serait transformé en une escarmouche assassine, jusqu’à ce que trépas d’un des deux s’ensuive. Il n’en aurait pu être autrement, vu la teneur de tel déraison. Son génie avait placé la barre de Directeur de l’Académie à un tel niveau, qu’au dessus, il s’agissait du soleil. Nul ne pouvait se targuer de réussir ce qu’en à peine quelques semaines, il avait accomplit avec brio, tenant du divin. De plus, il s’affairait à de bien longues et pertinentes séances d’entrainement , allant toujours un peu plus en profondeur, avec celle incarnant appréciée partenaire particulière. Que sous entendait-il, par faire avancer les choses ? Sous entendait-il qu’un tel génie que Muramasa, se voyant cantonné à simple rôle de Directeur, certes bien indigne de sa grandeur et de sa noblesse, devait faire montre de plus de panache ? Tout cela n’était pas clair, mais était inspirant. Un poste de médecin légiste ? Cela pouvait s’avérer un poste bien intéressant. Au moins, cela allait-être plus passionnant et surprenant que la fonction d’un Directeur académique. La Jaeger semblait être affectée au Yamagenzo, il était donc normal que son comparse vienne la soutenir. Elle éprouvait encore des difficultés à socialiser, chose dans laquelle Muramasa souhaitait l’aider à corriger. Du moins, il serait plus proche d’elle, si cette dernière venait à avoir besoin de son aide avisé ou encore de soutien pour l’épauler. Il n’y avait donc aucune raison de décliner cette offre, qui ne nécessité peut être pas l’un des plus grands Iryo-nin présent en ces contrées.

Muramasa fixa le jeune homme en l’écoutant calmement. Tout en ne manquant pas d’offrir un regard à la jeune femme, tout en lui accordant un fin sourire afin de lui faire part que sa visite était plaisante au demeurant.

" Vous ne me dérangez pas voyons. Accorder du temps aux élèves, même les anciens, est le devoir d’un Directeur. "

Lançant un regard, en direction de celle l’ayant déjà visité et à qui il avait tenu les mêmes paroles qu’à l’instant.

" Eiko-chan, vous êtes radieuse, comme toujours. Les premiers pas des Jaeger, j’aime cette expectative image. "

Ne manquant point, de complimenter la Kunoichi, en toute sincérité et avec correction. Puis, reposant ses irradiant iris, emplis de malice, sur le jeune homme, il lui tint alors ce langage.

" Takumi-san, s’il s’agit d’une requête d'un ancien élève modèle, comment pourrais je refuser. De plus, cette place de médecin légiste m’interesse.

C’est ainsi qu’il prit et revêtit son manteau, afin d’accompagner les deux jeunes gens (lui même n’étant pas particulièrement vieux).



✗✗✗



Voilà que Murasama n’en croyait pas ses yeux. Il fixait Sanadare, celle qui pourtant se montrait relativement espiègle, du moins elle lui en fit bien montre par jadis. La cyclopéenne travaillant avec implexe ? Impossible, il y avait anguille sous-roche. Elle était assistante semblant nécessiter elle-même une assistante. Pourtant, la concernée qui devait jouer cette tâche semblant ingrate, se trouvait aux côtés du médecin. Une chose était certaine, Eiko n’avait pas pu avoir toupet que de mentir au médecin, il y avait donc anguille sous roche.

Le médecin avait tout écouté avec attention et aucune question ne nécessitait évocation. Devant simplement examiner et donner ses conclusion de teneur médical, afin que le Yamagenzo puisse apporter la divine justice rédemptrice.

" Pas de question me concernant, je dois donner un avis médical si j'ai bien compris.

Répondit-il, afin de ne pas tergiverser inutilement et s'assurer de son rôle.




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Sam 17 Fév 2018 - 20:26
À peine arrivée, la kunoichi n’avait même pas hésité sur la place à rejoindre. Ce bureau-là parfait, elle l’avait longtemps convoité, mais jamais obtenu et comme elle était du genre extrêmement rancunière, la venue de Takumi dans ce poste avait été une bonne occasion pour se venger de son ancien processeur… Enfin bref, passons, car sa satisfaction au final ne venait pas vraiment de cet élément-là. Mais regardez-le le coquelet ! Sans trop montrer d’intérêt, elle avait observé le manège faisant tourner le monde autour de lui, non pas sans se ravir de leur petit air familier à cet instant, il était alors évident que sa cousine s’en amusait grandement, il savait y faire, mais comme elle le lui rappelait en un instant… Il était encore un poussin.

-Takumi as-tu une belle vue depuis ta fenêtre ? Lui répondait-elle non pas quand il se plaignait de la lenteur de son affectation, ça encore, mais quand il jouait avec ses nerfs sur un peut-être oui, peut-être non… À comprendre qu’il pourrait vite la traverser, sa fenêtre… Mon thé je te prie. Tu seras gentil.

Si la Hyûga avait commencé son exposé avec sérieux et professionnalisme, cela ne l’empêchait pas de faire une pause, pendant laquelle elle jetait un regard très entendu à son cher cousin. La phrase était polie, mais le sous ton lui disait qu’il avait intérêt à arriver fissa… Son thé. Son attention se tournait alors un instant vers les deux nouveaux protagonistes qu’elle saluait d’un sourire et revers de main avant de s’attarder particulièrement sur la question d’Eiko. Réflexe intelligent et l’expression de la Hyûga à ce moment caché mal son désintéressement. Le moment parfait pour s’asseoir sur le bureau de son cousin, jambes et bras croisés, elle avait presque l’air studieuse.

-Capturez le vivant si possible, mais pas d’imprudence inutile. Personne ne vous en tiendra rigueur si ça fini mal pour lui. Comme je vous ai dit, suite à son arrestation Seitamaro Chôkuko est resté en prison quelques mois avant de perdre la vie, on l’a retrouvé agonisant au sol le front et donc le crâne fendu. On pense qu’il se l’ait lui-même fracassé. Après tout, qui pourrait aller le tuer dans sa cellule fermée hum ? Son sourire carnassier s’affichait. Comme je vous en ai déjà informé, il avait un lien étroit avec Akimoto-dono, c’est d’ailleurs ce dernier qui l’a capturé et envoyé en prison à l'époque. On peut présumer qu'il cherche à lui nuire, lui ou son complice ect...

Taishi et elle aussi, mais elle se gardait de préciser l’information, parce que ce n’était pas utile à son sens ? Qui saurait à ce moment-là, alors qu’elle leur donnait quelques dossiers à chacun à se faire tourner.

-Voici le rapport des victimes présumées donc ayant pour lien leur meurtrier. Je vous préviens, âme sensible s’abstenir. Je vais vous laisser un petit quart pour les parcourir le temps de boire mon thé. Si vous avez des dernières questions se sera maintenant, une fois que je quitte ce bureau, je ne veux plus rien savoir de vous à moins que vous reveniez me dire que c’est bouclé. Tous les corps sont à la morgue si jamais ça vous tente.

Voici les éléments à votre disposition pour l'enquête :

1ére Victime
Naoki Urasawa – 32 ans – Domicilié à Iwa au sein du quartier Hyûga
Iryou – médecin privé des Hyuga.

▬ Éléments importants :
Retrouvé mort au milieu du parc pendu à un arbre, il semblerait qu'il lui manque sa langue. Il a été retrouvé après un incendie déclaré pendant la nuit. Tout ce que l’on sait de ce médecin, contient dans ce dossier. Iryou connu pour son audace parmi ses confrères qui se serait fait discret après qu'il aurait été approché il y a déjà presque dix ans par la puissante famille Hyûga. On sait alors qu’en échange d’un salaire fixe colossal, ce dernier a pris un marché avec eux de n’avoir que les membres de ce clan pour patient. Le début d’enquête a révélé qu'il refusait même de soigner sa propre fille. Cette dernière est d’ailleurs introuvable depuis la mort de son père.

2ème Victime
Parako Patakoti, alias "PP" – 38 ans – Domicilié à Iwa (Beaux quartiers)
Conseillé financier–
▬ Éléments importants :
Mort dans l'incendie de son bureau de traitement après une explosion, il lui manquait ses doigts et ses pieds. L'enquête a révélée qu'il s'agissait d'un financier assez puissant dans Iwa à la tête de quelques banques offrant des prêts d'argent contre des intérêts sur la durée de la somme à rembourser... Un homme qui a fait fortune par ce biais. Ils se murmurent qu'il travaillait avec toutes les grandes familles et clans d'Iwa. Et que ses méthodes étaient douteuses au point qu'ils s'assuraient de la fidélité de certains de ses clients en s’arrangeant pour les mettre en froid avec ses concurrents afin de leur ôter les alternatives et ayant ainsi gonflé sa part. Sa liste d'ennemis est très longue, mais aucun attentat sur sa personne jusque là, ses clients auraient trop à perdre d'autant plus que personne ne sait où il protégeait son argent. On soupçonne cet utilisateur dôton d'avoir une cachette au sein même de la roche avec laquelle il pouvait se fondre. Depuis deux semaines après sa mort, impossible de remettre la main sur son coffre fort. La perte pourrait presque ruiner certains de ses clients dont voici la liste :

-Borukan Akahiko
-Borukan Akitake
-Borukan Chūshichirō
-Borukan Enchō
-Borukan Etsu
-Borukan Hatsuhiko
-Borukan Ikkû
-Borukan Manichi
-Borukan Nari
-Chôkoku Assu
-Chôkoku Bunta
-Chôkoku Chisei
-Chôkoku Denjirō
-Chôkoku Enchō
-Chôkoku Fuu
-Chôkoku Fukuto
-Chôkoku Heijirō
-Chôkoku Hiromu
-Chôkoku Tadakatsu
-Chôkoku Yatsuari
-Etaru Monario
-Etsuname Arikadoö
–Fujii Aoki
-Fujita Ito
-Gatsu Maru
-Hitagaï Hachamashi
-Hyûga Amara
-Hyûga Aitsushi
-Hyûga Botsuna
-Hyûga Chiïmaki
-Hyûga Etamori
-Hyûga Fukamara
-Hyûga Gaïmatsu
-Hyûga Itematsu
-Hyûga Juan
-Hyûga Kentaro
-Hyûga Meito
-Hyûga Nadasare
-Hyûga Nakuri
-Hyûga Oyoki
-Hyûga Riyuku
-Hyûga Ruka
-Hyûga Seitamaï
-Hyûga Sutsane
-Hyûga Tamaraï
-Hyûga Teïmaju
-Hyûga Teneru
-Hyûga Tünoïraï
-Hyûga Tokama
-Hyûga Tumari
-Hyûga Uyai
-Hyûga Urumori
-Hyûga Yoramaru
-Itoru Moïrai
-Katari Murumashi
-Onishi Matsuruo
-Takada Rorü
-Yoshidata Mamamosü







3ème Victime
Capitaine Murunatsuo (Eï) – 42 ans – Domicilié à Iwa - Ancien capitaine du poste de police 12
▬ Éléments importants :
Retrouvé mort chez lui étouffé par des doigts enfoncé dans la gorge. Même chose que pour les deux premières victimes, un incendie après une explosion a attiré l'attention. Il a demandé soudainement sa mutation du poste 12, sans réelles explications, on sait juste qu'il a obtenu cette dernière après une visite auprès de l'assistante du Kage. Cette dernière a d'ailleurs été sous ses ordres pendant des mois de temps, il avait monté un dossier de disciple contre elle selon les rumeurs, un qui reste totalement introuvable et sur qui personne d'autres n'a semblé avoir travaillé, l'élément reste donc infondé, alors on se demande pourquoi elle l'aurait aidé. Interrogée à ce sujet, elle a affirmée qu'il s'agissait d'une procédure standard accordée pour ses bons services, bien qu'elle aurait voulu lui donner le pire poste, il en a obtenu un particulièrement convoité à Iwa. L’enquête approfondie a révélé par des bureaucrates qu'il était accompagné par deux membres du clan Hyûga reconnus par leur symbole de clan et l'un d'eux aurait usé de son Byakugan avant de rentrer. Une affaire de pression ? Le clan se défend de toute implication. Il a exigé qu'un des leur soit mêlé à l'enquête pour protéger leur intérêt. Encore sous la pression, leur requête a été accordée.



4ème Victime
Tonami Zaturi – 31 ans – Domicilié à Iwa - Chef de la sécurité et répartition de la prison
▬ Éléments importants :
Il n'a été rajouté au dossier de façon chronologique que récemment, mise à part sa découverte carbonisé après une explosion, l'enquête sur lui ne révèle pas grand chose. Cet homme-là avait une vie tout ce qu'il y avait de plus basic et son travail était irréprochable...



5ème Victime
Yoshina Mataretsu – 78 ans – Domicilié à Iwa - Agente de coordination avec le Daimyö.
▬ Éléments importants :
Morte avec sa pipe qui lui a explosé à la face... En pleine réunion du conseil financier. Suite à quoi, son corps s'est mis à brûler. C'est le moins endommagé de tous jusqu'ici, par les flammes du moins. Veuve d'un époux Hyûga, cette femme avait des liens très étroits avec la famille royale, voilà pourquoi son avis pesait lourd sur les décisions financières. Beaucoup de familles et de clans à Iwa étaient prêt à tout pour obtenir ses faveurs. Personne n'avait de vrai intérêt à la voir disparaître, elle était une sorte de catalyseur au sein du conseil des anciens.

6ème Victime
Kikuchi Yoka– 28 ans – Domicilié à Iwa - Femme d'affaires
▬ Éléments importants :
Mort inconnue, on sait juste que sa maison a explosée, puis un incendie a fini le travail, le corps retrouvée est supposé être le sien. Elle est portée disparue depuis. Cette femme a fait fortune grâce à ses investisseurs en rachetant tous les commerces en faillite au début d'Iwa. Certaines rumeurs disent qu'elle aurait elle-même créée la perte de commerces familiaux à l'aide de ses protecteurs à qui elle versait un lourd tribu en contrepartie de s'être sali les mains. Leurs identités a été impossible à retracer, peut-être une simple rumeur.



7ème Victime
Sano Tsubaki– 35 ans – Domicilié à Iwa - Assistante personnelle du Docteur Naoki
▬ Éléments importants :
Probablement la plus troublante des morts des victimes, elle a explosée, enfin son torse, en plein milieu de son interrogatoire après avoir avalé ses pilules pour la calmer. Du moins, c'était ce qu'elle avait affirmée avant de les ingérer. En état de choc suite à la mort du médecin, il avait fallu attendre qu'elle s'en remette pour continuer l'enquête, malheureusement, aucune question n'aura eu le temps de lui être posée, mais elle avait affirmé en arrivant qu'elle avait des aveux terribles à faire concernant le passé du médecin quand on lui avait demandé s'il avait des ennemis. C'est à ce moment là qu'elle était devenue nerveuse et avait eu besoin de son médicament visiblement...

8ème Victime
Tseng Obaku – 38 ans – Domicilié à Iwa - Professeur en psychologie et comportement humain à l'académie
▬ Éléments importants :
Retrouvé mort chez lui après un incendie. Il enseignait et étudier les comportements humains,
tout particulièrement criminels enfin de baser des critères pour les enquêteurs. Le début d'enquête n'a révélé aucun trouble avec cet homme-là, le seul détail plus ou moins marquant son ses nombreuses visites en prison et ses entretiens avec les prisonniers pour ses études. Seitamaro Chôkoku faisait parti de ses sujets.



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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Dim 18 Fév 2018 - 2:12

LA NUIT MEURTRIÈRE II x MURAMASA | EIKO | SANADARE



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


La jeune femme se posait alors sur son bureau. Pour sûr, si c’avait été une autre, les conséquences de cette rouée démarche seraient des plus viveuses euphories tel le pénétrant sybarite qu’il fut. Bien sûr, n’étant point hère, il savait quand même jouir de contentements bien plus nobles, le confortant dans sa nature toisée. Ah, quel homme. Vraiment. N’étant pas d’un naturel racrapotant, il laissait ses yeux se plisser quant au fait qu’elle se posait sur des dossiers tout aussi importants que celui pour lequel elle utilisait tant de bave à lui en parler.


Ma fenêtre hm ? Tournée vers le domaine Hyûga, elle a quand même du mal à me prévenir des parasites..

en regardant la fenêtre

(Intérieurement)
Pas très subtil mais je valide.
inspirant la malice

(Intérieurement)
C’est bien, maintenant fermes ta gueule stp


Il se tourna vers elle alors qu’elle semblait insister lourdement sur son thé. Feintant premièrement l’étonnement, il comprit finalement. Innocent et pur qu’il était, les sous entendus n’étaient pas son fort. Il joua tout de même une surprise assez grossière. Ayant ouï la discussion, un fameux serviteur vint au chevet du virtuose. Il s’agissait de Girreberru dit “Le congru”, ce qui en disait long sur sa polyvalence ici. D'un air aux premiers abords, hésitants, il se tourna vers l’assistante du kage.


Cherchez-vous querelle ?
se tenant tel un majordome alors qu’il avait étudié la comptabilité.


Ne pouvant laisser s’échapper un doux rire (le faisait-il exprès ?), il intervint tout de même.



Voyons Girreberru-san, en oubliez-vous vos basiques ?
ayant repris la pose gendo, regardant Eiko et Muramasa.

Non bien sûr, Shihainin-sama. Le thé sera prêt d’ici deux minutes milady.
s’inclinant légèrement.

Non, une seule minute Girreberru-san.

ayant gardé sa pose d’une main et pointant l’horloge du bureau de l’autre.


Le gentilhomme au grand cœur se précipita de suite afin de fournir le meilleur thé possible en moins d’une minute. Capable de diverses prouesses et s’étant durement entraîné dans le but de satisfaire le génie du Yamagenzo (à son insu), le voilà qu’il s’adonnait à un véritable spectacle devant ses hôtes et en moins de temps qu’il ne fut pour le dire, du café et du thé était proposé sur le bureau. N’en oubliant toutefois pas ses manières, il ramena des sièges afin que les hôtes puissent se mettre à l’aise si ils le souhaitaient. Sa tâche achevée, il attendait instruction. D'un signe de main, il lui donna congé.



N’oublie jamais Girreberru-san, comme dirait Sheikusupia-sama :”Gardes toi d’entrer dans une querelle.”
levant un doigt et fermant les yeux

Oui, que dieu le garde. À présent, veuillez m'excuser, Shihainin-sama.
avant de partir sans se retourner, signe qu’il abusait sur sa considération envers Takumi


Saisissant une tasse de thé, il regardait les informations dont disposait son équipe improvisée. Sirotant sa douce boisson, car en effet, les meilleures variétés mondiales de thé et de café qu’il importait chez lui arrivaient aussi ici. C’était comme une deuxième maison depuis qu’il avait obtenu son badge (en entrant prématurément au Yamagenzo, rappelons le hein), il était donc naturel et de bon sens qu’il remplisse les réserves ici. Ah, oui. V-r-a-i-m-e-n-t. Il était du genre prévoyant, pour sûr. Il en était la quintessence incarnée.


Ce Naoki Urasawa…
regardant sa cousine.

… Non oublies.
sirotant dans son thé, ayant fermé les yeux, apparemment satisfait.

Nous irons à la morgue dès que tu seras partie Sana-
marquant une pause puis se tournant vers Eiko

-dare.
avant de marquer un ultime soupir.



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Lun 19 Fév 2018 - 18:52
Vivant si possible, mais sans imprudence. Soit alors. L’innocente Zetsu appréciait l’idée de pouvoir le ramener vivant et elle avait confiance, en quelque sorte, en ses propres capacités pour le mettre hors d’état de nuire, sans compter de l’aide que pouvait amener le Hyûga en ce sens. Autant avait-elle conscience de ce que ça impliquait que d’être une kunoichi, autant préférait-elle éviter de se salir les mains. Elle savait qu’un jour elle y serait confrontée, de devoir prendre la vie de quelqu’un, toutefois, si elle pouvait repousser ce moment le plus longtemps possible, elle le ferait avec plaisir. Le coupable initial était mort, de ce qu’ils savaient. C’était, du moins, l’information qu’ils avaient concernant celui ayant été retrouvé avec le crâne fendu. Suicide ou complice ? Nul ne le savait. Elle attrapa donc l’un des dossiers tendus, malgré le fait qu’elle se considérait comme une âme sensible. Elle n’avait pas le choix, de toute façon, pas alors qu’elle était désormais là. Trop tard pour reculer, et puis, elle ne comptait pas passer toute sa vie à fuir. Elle était une kunoichi et l’assumerait jusqu’au bout.

- J’ai une petite question. Elle avait à peine ouvert le dossier qu’elle tenait avec elle. Qui a trouvé Chôkoku Seitamaro, le jour où il est décédé ? Elle marqua un pause avant de reprendre. Tu as dit que le meurtrier était officiellement mort, dans les papiers du moins. Il n’est cependant pas à exclure que cette information soit fausse, non ? Elle arqua un sourcil. Ce que je veux dire par là c’est, soit nous avons à faire à un imitateur, soit un complice ou encore le Chôkoku lui-même. Et s’il s’agit du Chôkoku, alors il n’est pas impossible que celui l’ayant retrouvé mort ait quelque chose à voir.

Autrement dit, et si ce dernier avait été un complice cherchant à le faire évader de la prison ? C’était une piste à observer, qui n’était donc pas à exclure. Ayant apportée l’idée, elle se concentra finalement sur les dossiers présentés devant elle. La première chose qui vint à l’esprit de la demoiselle était le nombre important de victimes qui semblaient liés, de près ou de loin, au clan Hyûga. Que ce soit le médecin, le banquier ou même de la vieille dame, quelques choses les ramenaient inlassablement vers ce clan. Était-ce une piste à suivre ou simple coïncidence ? Hormis la façon dont ils avaient été retrouvé mort, cela semblait être, aux premiers abords, la piste la plus évidente à suivre pour connaître ce qui avait motivé le meurtrier de s’en prendre à eux.

- Je ne sais pas si je suis supposée avoir d'autres questions à la suite de ces dossiers...

Une choix était cependant sure, elle était saisie de nausée en observant les images des crimes, quand bien même cherchait-elle à rester impassible. Aussi intelligente et vive d’esprit pouvait-elle être, elle devait admettre ne pas se sentir tout à fait à sa place au sein de cette enquête. Que devait-elle chercher ? Pas où devait-elle commencer ? Elle craignait de devenir rapidement un poids mort pour les deux jeunes hommes avec qui faisait-elle équipe, ce qui ne la rassurait nullement.

Peut-être devait-elle se contenter d’attendre que les deux hommes se manifestent et commencent la discussion sur le sujet. Une fois lancée, peut-être lui serait-il plus aisé de s’impliquer dans toute cette histoire.

- Tu le connais, ce Naoki Urasawa ? Et toi, Sana ?

Ses prunelles azurées s’étaient levées vers le Hyûga, alors qu’il avait pris la peine de prononcer son nom. Ce n’était pas impossible, après tout, il était un Hyûga et il avait été le médecin de la famille. Avait-il eu quelque chose à ajouter sur toute cette histoire ? La demoiselle se perdant à nouveau dans ses pensées, elle se mordilla la lèvre inférieure, signe de nervosité chez elle que son aînée, la demoiselle assise sur le bureau, ne peinerait sûrement pas à reconnaître. Il y avait tant de choses à prendre en considération qu’elle ignorait la quantité d’information non pertinente pouvait se retrouver dans ces dossiers. Qu’est-ce qui leur serait utile et qu’est-ce qui ne le serait pas ?

_________________
How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Mar 20 Fév 2018 - 3:34


RP ➤ La Nuit Meurtrière II
PV ➤ Hyûga Sanadare | Hyûga Takumi | Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



En ce temple de la Justice éternelle, ce n’était pas une pittoresque dramaturgique qui se jouait, mais bel et bien la quintessence du polar noir, plus sombre encore que la nuit des temps. Une étrange mascarade prenait place, mais le vaillant médecin fait fit de cette entourloupe, aux revers miroitants de bizarreries et autres facéties. Quelque chose de pas très net se déroulait sous l’implexe de ses dorures virevoltantes restant solidement ancrées dans leur écrin. Montrer stupeur de cette Sanadare aussi sage qu’une image, se montrant même zélée dans son ouvrage, n’aurait sans doute fait que tonner fort dans les chaumières, pour finalement se voir zieuté d’air pour le moins désabusés. Cette étrange ton dans la voix, ces regards suspicieux s’échangeant comme dans les intrigues les plus obscures… Bien étrange, mais les Hyûga étaient désormais connus comme des gens particuliers aux yeux (non ternes et mornes) du taciturne, qui ne s’étonnait guère de leurs surprenantes actions.

Selon les dires de la borgne aveugle, ayant retrouvé l’usage partiel de la vue (on se demandait par quel miracle), il s’agissait du très célèbre et non des moindres Chôkoku. Une affaire ayant fait grand bruit et défrayé la chronique, plus ou moins. Il fallait capturer ce sacripant imitateur mort ou vif. Apparemment, le vrai adorateur d’explosifs s’était suicidé de lui-même. Chose non rare chez les psychopathes enfermés en prison, se donnant la mort de leur tristesse de ne plus pouvoir exprimer leur nature créative à travers les mauvais tours, dont ils étaient instigateurs. Ou alors, il s’agissait d’un fameux meurtre en chambre close. Ce genre de casse tête pas piqué des hannetons, apanage de tout bon roman policier. Akimoto était-il derrière tout cela ? La question se posait. Il avait un mobile des suites de sa possible hargne contre le pauvre malade mental, qui n’avait pu bénéficier d’une lobotomie avant de nuire. Allez savoir ce qu’il s’était passé entre le criminel et l’ancien Taisho des forces de l’ordre. Bien souvent, les gens les plus innocents pouvaient dérailler et tomber du Coté Obscur, car plus séduisant, plus facile il était. De plus, étant désormais Nidaime, le bougre avait les moyens de faire ce qui lui chantait. Il n’était pas rare que le pouvoir monte à la tête, puis que l’on dérape inexorablement en roue libre, jusqu’à des horizons non escomptés, manquant même de subtilité et provoquant par là même, de véritables Tsunami emportant alors la taquine Roche joueuse. Ou alors était ce un sacripant, fieffé félon, en voulant au miséricordieux Tsuchikage ? Peut être un parent, un ami ou autres joyeux drilles, voulant venger leur ami adorateur d’argile ayant trouvé trépas. Était-il d’ailleurs vraiment mort ? Avec le Chakra et ses multiples infinies, allez savoir.

Le bel étalon était un être au pragmatisme aussi aiguisé, qu’il eut tôt fait de devoir traverser les enfers esseulés. Il suffisait de partir sur la base, que tous ici, pouvaient être coupable, même lui-même. Allez savoir, comme le dit la chanson, un Genjutsu, et c’est fou, fou, fou...

Se sachant non coupable, il ne restait que lui (et sa coéquipière) contre le reste du monde.

Takumi était un personnage parfois étrange, mais il ne semblait pas avoir mauvais fond. Le professeur l’avait choisi pour intégrer une Classe tout particulière après tout. Mais il ne s’était pas vraiment penché plus que cela sur son cas. Une chose était certaine, et c’était qu’il aimait le thé. Tout comme la Renarde qui lui demandait avec insistance, cherchant querelle, de lui offrir cette offrande, afin d’en apprécier le gouleyant fumet.

Eiko était vive d’esprit et curieuse, ce qui suffisait amplement à lui attribuer un de ces uniformes si enchanteurs, que les jeunes justicières arboraient afin de répandre le courroux du bras armé de la justice, ainsi que bien appréciés fantasmes. Cependant, avait-elle le pragmatisme suffisant pour remettre en question tout ce qu’elle ne constatait pas elle-même ? Son innocence l’aveuglait sans doute trop, pour qu’elle soit en sécurité dans ce nid de vipère que constituait le Yamagenzo. Après tout, s’il y avait bien quelqu’un sachant ce que ces Unités Spéciales risquaient d’engendrer, c’était bel et bien le (possible ?) futur médecin légiste.La dernière fois qu’il s’était risqué à remplacer le poste en question, cela s’était finit en une scène des plus sanglante et aliénantes. De toute façon, si sa coéquipière attitrée des Jaeger devait être dans ce repère de canailles aux pattes parfois bien graissées, autant qu’il puisse être dans les parages si cette dernière avait besoin d’aide ou de conseils avisés.

Le véloce d’esprit, s’enquit alors en s'avançant vers la table, afin de saisir le premier de ces épais feuillets, passant devant une Eiko faisant déjà lecture éhontée, tandis que le goguenard Girreberu faisait montre de tout son zèle . Fort heureusement, avant que rixe assassine n’éclate dans une sanglante échauffourée, Takumi intervint pour calmer les ardeurs du Congru. Ce dernier s'exécutant alors avec abnégation, à servir quelques rafraîchissements pour humecter le palais de ces hôtes. Une correction appréciée à sa juste valeur. Muramasa se permit même, laissant ses yeux voyager au fil des encres, de prendre l’un de ces fumant café bien frais. Trempant rapidement ses lèvres sans sourciller, il continua le périple de ces épineux dossiers.

Sanadare était une femme espiègle, mais semblait vraiment sérieuse et appliquée dans sa tâche, voire même un peu trop.. Le taciturne savait parfaitement qu’elle était d’une rare intelligence, le lui ayant prouvé en le faisant tourner en bourrique à maintes reprises. Elle aimait tant le thé, que cela en tenait de l’outrage. Un quart d’heure, elle offrait, pour poser questionnette ou se taire à jamais. Il fallait la jouer finaude, et non l’endimanché sur ce coup là. De plus, les corps étaient à la fameuse morgue, cela n'en était que mieux.

Le Hyûga semblait s'enquérir d’un nom, mais se ravisa, tandis que la petit Eiko semblait plus alerte en inquisitrice verve, posant alors de biens pertinentes charades. Tout en continuant à feuilleter en silence, le médecin ne perdant pas une miette de ce qui se tramait dans les échos de ce bureau des mieux agencé. le nom Naoki Urasawa revenait briser le mutisme, une nouvelle fois. Les deux jeunes gens semblaient particulièrement intéressés par ce dernier. Chose toute normale, vu les acteurs et les décédés virevoltant dans ces miasmes d'enquête s’annonçant des plus passionnante.

Voyons voir, ce fameux Urasawa, qui semblait être le maelstrom de toutes les pensées. Ça tombait fort bien, il était la toute première victime de ICS. Commencer par ordre chronologique des événements semblait avisé. Ainsi que d’attribuer un acronyme pour le responsable réel de ces crimes, afin de rester discret.Mais afin d’être subtil, chose que l’on ne pouvait reprocher à notre génie intellectuel, il transforma ce nom de code, afin de brouiller les pistes. Le surnommant dès lors dans ses propres pensées, “Ike Ike”. Peut être ferait-il part de ce surnom des plus rocambolesque au reste de l’escouade, ou peut être pas.

Médecin personnel des Hyûga ? Ça commençait fort, à peine l'enquête commençait qu’il y avait déjà conflit d'intérêt. Enfin, il notait ce détail dans le schéma conceptuel se dessinant alors en sa psyché. Fille disparue, ce qui ne pouvait signifier qu’une chose.

Deuxième mort, un financier. Pour sûr, cela aurait grandement intéressé un certain Koeki, malheureusement, ce dernier avait perdu lui-même la vie. Un Coffre caché? Erreur somme toute classique. Une chasse au trésor et c’en était fini de ses deniers. Le fils perdu d’Akimoto faisait partie des escroqués de ce malandrin ? Chose encore plus intéressante. En voilà un mobile étayant certaines hypothèses, mais rien de bien flagrant. Surtout lorsqu'on remarquait l'impressionnante propension de Hyûga comparée aux autres clan. Délicieux, voilà qui ramenait encore un peu de piquant supplémentaire à ce méli-mélo des plus méandrines. Chaque nom inscrit sur cette fichue liste avait de toute façon une raison d’estourbir le vilain malfrat.

Comme par hasard, l’ancien Capitaine du poste 12, où ces jeunes gens tout à fait charmants (hormis Girreberru) étaient présentement en train de profiter de quelques rafraîchissements en tout bien, tout honneur, s’était fait occire. Tiens, voilà que ce dossier évoquait une certaine personne connu comme le loup blanc. En plus les doigts devaient être ceux de la seconde victime. Un dossier s’était perdu, ce qui amenait une nouvelle clé à trouver.

Muramasa sembla pensif quelques instants, avant de porter sans regarder ses doigts vers la table où les dossiers trônaient en évidence. A l’instar de sentir le grain du papier sous ses doigts, une certaine chaleur douce et suave se faisait palpable. Interloqué, le jeune renard porta alors son attention sur le pourquoi du comment. Se rendant compte qu’il venait de toucher la gracile mimine d’Eiko qui avait eu le malheur de vouloir en même temps que lui (coïncidence subtile digne d’une dissimulation d’un rang digne d’un civil), se saisir d’un nouveau document. Il retira sa main prestement, en inclinant la tête en guise d’excuse, puis lui fit signe de se servir. Après tout, honneur aux demoiselle, comme le voulait la de correction.Attendant son tour, il continua donc à explorer les beaux paysages de ces pages, ne manquant pas de mordant.

Une chef de prison, grillé à point et non saignant, incarnait le quatrième cas. Ça sentait le roussit et pas qu’un peu. Quel était le lien avec les autres victimes ? Nous y reviendrons sans aucun doute par la suite.

Surinée par sa propre pie, en voilà une histoire peu commune et que vous ne verrez pas chez tout le monde. La cinquième victime était liée au Daimyö et aux Hyûga.Personne somme toute de haute importance et à l’influence certaine.

Venait ensuite une femme d’affaire pour sixième cadavre. Présupposée, aux vues du modus operandi, qui aurait put servir à brouiller les pistes. Ce coup de Trafalgar était certainement connu des services du Yamagenzo. Étant l’idéal pour faire disparaitre quelqu’un, afin que ce dernier devienne spectre. Un classique éprouvé, mais efficace. Enfin, sauf si le médecin légiste se montrait trop sérieux dans son travail, cela allait de soi.

L’avant dernier macabé semblait avoir abusé des pillules. Chose encore plus amusante, il s’agissait de l’assistante du dénommé Naoki. Tout était donc lié, cela était prémédité et réglé comme du papier à musique.Voilà que le Doc cachait de terribles secrets. Chose des plus évidentes vu que ce goujat ne soignait même pas sa pauvre fille, en plus de certainement lustrer son bureau dans tous les sens avec la dénommée Tsubaki. Mais il ne fallait pas se montrer trop hâtif en conclusions tenant de l'opprobre. Enfin, la dernière victime, non des moindres, car huitième appendice tentaculaire venant conclure les agissements du criminel (pour le moment, très certainement) Il s’agissait d’un professeur de l’Académie, parfaitement bien sous tout rapport. Muramasa l’avait même croisé à quelques reprises dans l’établissement où il était Directeur. Il envoya un coup d’oeil vers Takumi, puis Eiko, qui avaient sans doute eu occasion de croiser eux aussi ce dernier dans les sinueux couloirs labyrinthique de l’antre du savoir. Cependant, ce sacripant suivait le cas de Seitamaro. Il devait donc exister un dossier concernant le maniaque au tempérament explosif.

Muramasa reposa le recueil, ayant mémorisé la totalité des appendices. Vu les faciès hétéroclites ainsi que les disparités entre les victime, la réponse était évidente. De facto, il y avait anguille sous roche. Et faire la vérité sur cette affaire des plus sinistres était le devoir de tout bon et honnête Iwajin respectant l’ordre et la justice.

Le Directeur espérait juste que la vue de tous ces corps brûlées et mutilés, réduits en charpie et en petits morceaux, ne serait pas une épreuve trop dure pour son ancienne élève préférée. Quelle drôle d’idée de donner un cas aussi extrême en tant que première mission à une Kunoichi n’ayant encore jamais effectuée d’apostolat sur le terrain. Elle semblait s’en tirer plutôt bien, contenant certainement son désarroi intérieurement en lisant ces horreurs.Pour son ancien élève Takumi, le bourreau des cœurs, étant entré prématurément au sein des forces de l’ordre, Muramasa ne s’en faisait pas particulièrement. Après tout, il semblait plus érudit en massacres et autres joyeusetés funestes. Ne sourcillant pas le moins du monde aux photos et autres descriptions plus abominables les unes que les autres. Tout cela était une promenade de santé pour un médecin. Les trucs les plus ignobles ne les faisaient même pas sourciller une seule seconde en général.

Posant son regard, rappelant le métal précieux, sur la gourgandine cyclopéenne, Muramasa patienta que tous eurent posés leurs questions, et que cela soit son tour, avant d’administrer la sienne.

" J’aurais une question. Prenons le cas de la huitième victime, je suppose que le Professeur Tseng disposait de dossiers concernant son patient. Si ces derniers existent, ils doivent être dans la salle des pièces à conviction. Y a t’il des pièces à convictions, toutes victimes confondues, qui ont été récupérées par les services du Yamagenzo ? “

Muramasa énuméra cette simple énigme, avec un implexe stoïcisme. Patientant, avant de suivre les directives du chef des opérations et de se rendre à la morgue dès lors que le départ se ferait montre.




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Mar 20 Fév 2018 - 21:35
Le show n’en finissait pas et si elle hésitait un instant à poser les papiers pour remettre une correction digne de la querelle présentée de façon si charmante, l’importance de l’affaire la ravisait en quelques instants. Peu importe, puisque après tout, elle avait obtenu son thé. Le sirotant, elle hochait la tête envers son cousin quand il lui parlait de leur visite prochaine à la morgue, bonne idée, avant de tourner son attention sur son amie précieuse et relever un sourcil sous l’interrogation.

-La quatrième victime, Tonami Zaturi, on ne peut malheureusement plus l’interroger à ce sujet.

À cet instant, démontrait-elle à quel point elle connaissait bien le dossier, peut-être un peu trop bien, ce qui pourrait éveiller quelques mauvaises suspicions.

-À propos, j’étais avec Akimoto-dono dans cette affaire, le Kage étant trop occupé, elle a été renvoyée vers un autre membre qui lui est aussi trop pris, puis vers moi. Parce que nous restons prioritaires à cause de notre familiarité avec le suspect. Mais, je n’en veux pas donc…

Une pause pour boire son thé et elle écoutait patiemment le reste des questions non pas sans garder un œil sans jeu de mot, sur l’heure et leur temps imparti.

-Tous les Hyûga le connaissent, il a été mon médecin à mon aussi quand j’étais plus jeune, jusqu’à ce que je perde mon œil…

Elle grimaçait, mais pouvait-on lui en vouloir de le faire aussi ouvertement, surtout qu’elle le soupçonnait grandement mêlé à recyclage de son Byakugan volé. Son attention se tournait alors vers Muramasa, encore un bon réflexe, mais elle ne doutait pas un instant de l’intelligence supérieure de toutes les personnes conviées à l’enquête. Peut-être devrait-elle s’en inquiéter, mais à la place, le tout était si… excitant.

-Puisque tu parles de ça… Sa main libre plongeait dans ses poches pour ressortir deux badges qu’elle jetait vers les nouveaux protagonistes. Voilà votre passe-partout dans les locaux. Il y a effectivement une salle pour les pièces confinées, demandez à l’archiviste du sous-sol, il vous les donnera. Toutefois, les enregistrements ne pourront pas être consultés sans l’accord du directeur de l’académie. Ce qui la faisait rire en regardant Mura’. Le professeur mort, toute son étude classée confidentielle reste la propriété de l’académie, donc, du directeur.

Les quinze minutes s’achevaient dès lors à cet instant. La Hyûga avait fini son thé pile à temps, elle avait un sens du timing impressionnant pour quelqu’un de si éparpillé la plupart du temps. Un dernier détail lui revenait en mémoire en passant l’encadrement de la porte avant de quitter l’endroit. Autant leur donner toutes leurs chances…

-Pour le corps du Chôkoku, il me l’a remis et je l’ai remis avec Shin Chôkoku à son clan. Takumi n’aura aucun mal à lui en demander plus si besoin non ? Son sourire carnassier s’affichait. Il était tout ce qu’il y a de plus mort et j’étais encore dans les forces de police en charge du dossier si vous vous demandez pourquoi moi. Shin était mon binôme, voilà pourquoi lui aussi. Puis ils acceptaient déjà mal l'idée qu'il soit vraiment coupable, donc un membre de leur clan facilitait pas mal la remise de leur fils déchu vous imaginez bien.... Sur ce ! Amusez-vous bien !

Elle était partie pour de bon, non pas sans tirer sur le col du valet du petit policier, un air dans le regard de lui dire qu’elle avait deux ou trois petites choses à voir avec lui… Takumi ne l’en sauverait pas malheureusement.

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Mer 21 Fév 2018 - 1:02

LA NUIT MEURTRIÈRE II x MURAMASE | EIKO | SANADARE



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Les questions fusaient, les réponses aussi. Tout lui semblait pertinent. Le Shihainin se contentait de siroter discrètement son thé, les yeux fermés en repensant à toutes les victimes. Bien évidemment la première semblait au centre de tout ce fieffé bordel. Arrivant comme une douce crème sur la pâtisserie que Girreberru avait préparé plus tôt dans la journée (quelle polyvalence, il ne cessera d’étonner son monde celui-là), ses lèvres se posait sur cette dernière, ses dents se chargeaient du reste. Quel fin pâtissier était ce valet de substitution ! mais quel talent cachait-il encore ?

Pour en revenir à l’enquête, le coup du médecin lié à son propre clan paraissait assez gros pour ne pas être ignoré. Il en allait de même pour le conseiller financier. Les plus gros clans du coin étaient impliqués de près ou de loin, volontairement ou involontairement, dans cette histoire. Pour ne pas arranger les choses, le capitaine Murunatsuo avait aussi été touché par la faucheuse. Ah. Encore une histoire avec son propre clan. Cela était vraiment STUPÉFIANT.

Il esquissait tout de même un sourire à la vue de la quatrième victime, qui pour lui, jouait un plus gros rôle qu’elle n’en avait l’air dans cette affaire. Il se tournait vers la fenêtre de son bureau, son visage affichant alors un sourire des plus passionnés et excités, frôlant l’extravagance ayant atteint quintessence. Il se calmait et se retourna promptement. Sa mort n’était peut-être due qu’à une incroyable MALCHANCE..

Mme Mataretsu… Ah… Dans le dossier, il est simplement dit qu’elle servait de “catalyseur”. À moins de vouloir brouiller certaines pistes, seule celle impliquant une personne aimant le chaos et sans grand sens des responsabilités pouvait être pointée du doigt. Sauf si bien sûr, la vieille dame trempait dans des histoires peu aguicheuse, ce qui n’étonnerait pas le jeune Hyûga, si on retenait l’information qu’elle avait un passif la reliant au clan de ce dernier. Probablement une COÏNCIDENCE.

Cette femme d’affaire… Une maison qui explose, cela pourrait grandement faire penser à une façon de faire du clan spécialisé dans les joyeux feux d’artifices. C’était carrément dans l’esprit même. Faux semblant ? Pouvait-on parler de HASARD ???

Le cas de boucles d’églantines était troublant pour sûr. Sa mort était-elle due à de la manipulation ou autre sombre combine shinobi ? Oh non, elle devait probablement se sentir si mal qu’elle n’aurait pas voulu aider l’enquête en ce qui concernait la personne qu’elle assistait. Immanquablement, elle avait simplement PANIQUÉ.

En vérité la seule personne qu’il regrettait était bien la dernière victime. Pour l’instant, toute son attention était portée sur cette personne. Il avait pour volonté de feuilleter ses études et ce qu’il avait réunis en ce qui concernait Seitamaro. Pour lui, son seul travail pouvait éviter de perdre un temps fou. D'ailleurs, le directeur de l’Académie Hashira avait aussi tiqué sur ce cas. Incroyable pertinence ou simple curiosité scientifique ? Quoi qu’il en fut, toute cette histoire était devenue véritablement intéressante.

La douce étant maintenant partie, il pouvait maintenant s’exprimer, ne lui accordant que très peu de confiance. Pas du tout même. Il se leva promptement, ayant fait disparaître son noble sourire pour quelque chose laissant apparaître une détermination sans faille.


Tout le monde a l’air d’être prêt, sauf erreur de ma part. marquant une pause

Vous avez des passes-partouts, cela va nous faire économiser du temps. en montrant son badge du Yamagenzo (dans lequel il était entré prématurément, rappelons le hein)

Nous nous séparons. Muramasa-sensei, vous allez seul à la morgue. Je pense que vous avez déjà compris la volonté derrière la visite prévue à cet endroit, il faut savoir si des éléments nous ont été cachés ou ont été oubliés. Aussi, nous devons veiller à vérifier si les blessures causées coïncident avec l’usage d’explosif par un Chokoku. Pensez aussi à vérifier ou demander si la signature chakratique du suspect est celle d’un des leurs, ou si il y en avait plusieurs. Tout autre élément pouvant aider comme des empreintes est bien sûr à avoir. expliquant tranquillement la situation.

Avec Eiko, nous allons récupérer les études de la huitième victime. Nous aurions besoin de votre autorisation pour y accéder. Nous nous retrouverons au plus vite dans mon bureau, Girreberru-san vous laissera entrer si vous lui chuchoter le mot de passe suivant : quand une femme change d’homme, elle change de coiffure. Et si cela ne suffit pas, donnez lui ceci : quand le chat a la queue verticale, c’est qu’il est en confiance.

Il marqua une courte pause afin de les laisser digérer les informations.

Allons-y. agrippant la veste de la classe 0 qui traînait dans son bureau.

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Ven 23 Fév 2018 - 6:20
La piste qu’elle cherchait à suivre se voulait donc brouiller. L’homme était mort. Est-ce que cela jouait en la faveur de la possible survie du premier criminel, qui aurait cherché à brouiller les pistes de sa supercherie ? Elle n’en savait rien mais l’idée restait. Ce n’était pas impossible, du moins, pas dans son esprit. Elle craignait encore n’être qu’un poids mort pour les deux hommes en sa présence, se voulant bien moins vive d’esprit que pouvait l’être Takumi et moins réfléchie que l’était Muramasa. Elle se retrouvait donc à faire acte de présence sans trop savoir ce qu’elle pouvait bien leur amener. Encore trop innocente pour ce sombre monde, il y avait bien des choses qu’elle ne connaissait pas. Et qu’elle souhaitait peut-être bien ne pas connaître. Écoutant avec attention ce que les autres avaient à dire, elle remercia rapidement sa meilleure amie alors qu’elle prenait entre ses doigts graciles le passe-partout qu’elle lui tendait.

Ses prunelles ne quittèrent pas la jeune femme toujours assise sur le bureau. Quelque chose clochait chez elle sans qu’elle n’arrive à mettre le doigt dessus. Elles avaient toujours été ensemble, depuis aussi longtemps qu’elle se souvenait. Cela avait toujours été elles contre le monde entier, car rien ne pouvait les arrêter, tant qu’elles étaient ensemble. Or, depuis quelques temps… Les choses semblaient différentes. Elle semblait plus distante du moins. Et si elle n’avait jamais abordé le sujet, ne cherchant pas à créer d’ennuis, cela l’embêtait tout de même. Encore plus aujourd’hui alors qu’elle était dépassée par les événements, mais surtout, par l’attitude de celle qui leur présentait le cas. Elle n’en fit cependant aucun commentaire. Comme à son habitude.

Au final, elle se sentait inutile. Or, elle se devait de faire de son mieux, le cas semblait assez particulier. Et puis, alors que son regard se posait sur le jeune prodige du Yamagenzo, quelque chose lui disait que lui pouvait risquer beaucoup dans cette histoire. Et il était tout simplement hors de question qu’elle lui fasse du tort. Il fut donc décidé par celui menant l’enquête qu’ils se sépareraient, ce qui n’était pas une mauvaise idée vu tout ce qu’ils avaient à faire et à voir. Elle irait donc, en compagnie de son ancien camarade de classe, à l’Académie pour accéder aux enregistrements et autres concernant la huitième victime, Tseng Obaku. Le voir ainsi, dans ces documents, avaient ébranlé la jeune femme qui l’avait connu, auparavant, ayant même été suivi par ce dernier alors que sa santé mentale ne faisait que dépérir à vue d’oeil. Elle n’en avait cependant rien laisser paraître, pour le bien de l’enquête. L’idée, toutefois, d’aller chercher ses enregistrements, ne l’enchantaient guère.

- Mura-sensei, tu penses que ça va poser problème avec ton assistante ? Elle posa son regard sur son sensei. J’imagine qu’elle pourra nous guider jusqu’à son bureau et ainsi nous permettre d’accéder à ses enregistrements et dossiers, non ?

Puis, elle se tourna alors vers la nouvelle recrue du Yamagenzo (dans lequel il était entré prématurément, rappelons le hein), réfléchissant quelques instants.

- Ne devrions pas non plus aller observer les pièces à conviction ? Quelques secondes. Ou, enfin, oublie, veux-tu. Tu es l’expert dans le domaine, je suis à ton écoute.

À défaut de pouvoir faire mieux, elle s’assurerait de faire exactement ce qu’il lui demandait de faire et ainsi, l’espérait-elle, pourrait-elle contribuer ne serait-ce qu’un minimum à cette enquête qui semblait être un mystère difficile à résoudre.

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Sam 24 Fév 2018 - 7:11


RP ➤ La Nuit Meurtrière II
PV ➤ Hyûga Sanadare | Hyûga Takumi | Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



La Hyûga n’était pas comme à son habitude, évidence qui revenait une énième fois à l’esprit du taciturne. Bien qu’il la connaissait peu en réalité, cela ne semblait pas être Sanadare qu’il avait eu loisir de brièvement côtoyer. Muramasa la regardait attentivement, à la recherche d’une raison expliquant ce sérieux, dont elle faisait preuve à cet instant où elle leur évoquait les faits concernant l'enquête. Voilà qu’elle mentionnait Akimoto, puis un autre membre dont elle ne mentionna pas le nom, et finalement elle-même. Ces trois personnages entretenaient des liens particuliers, étant d’après les dires ceux ayant suivi la première affaire. Il écouta le reste des réponses aux questions avec attention, mais ne voulait pas émettre de supposition sans fondement. Le pragmatisme était un de ses traits les plus primordiaux.

Il ramassa le badge, permettant un libre passage dans les l’antre de la branche policière du Yamagenzo. L’inspectant un instant, le vaillant était bien loin de s’imaginer avoir l’occasion d’entrer dans la branche policière où son paternel officia un long moment. Cela le faisait presque rire intérieurement. Allait-il suivre les traces de son père et ne rien dire ? Peut être, car une raison importante l’y poussait. Une motivation qu’il ne pouvait pas exprimer ouvertement, le forçait à accepter de participer à cette enquête. Il rangea l’insigne dans la poche intérieure de son manteau, sans mot dire. C’était une occasion qui ne se présentait pas tous les jours, qui avait en outre le bénéfice de le tirer de sa routine quotidienne.

La Blanche Princesse finit ses explication, d’une manière plus que ponctuelle, les quinze minutes promises s’étant écoulées. Elle fit donc ses adieux, en s’éclipsant comme elle l’avait annoncé. Laissant l’affaire en main à Takumi et les deux futurs recrues encore à l’essai.

Le chef de l’opération annonçât la marche à suivre. Séparant le groupe en deux, l’un chargé d'aller voir du coté de l’Académie, tandis que le médecin était mandater d’aller à la morgue. Simple, il devait mener une contre expertise, ainsi que voir si les blessures des victimes étaient bien causées des suites d’explosions caractéristiques des arcanes du Clan Chôkoku, ainsi que de voir concernant une histoire de signature chakratique particulière ou non, certainement dans le but de savoir si il s’agissait d’un seul tueur ou de plusieurs, ou encore de trouver la présence d’empreintes. Pour résumer, trouver tout ce qui incarne les faits. Chose qui ne serait pas difficile à faire, pour le fier Muramasa.

Eiko vint s'adresser à son Sensei, soucieuse, semblant même un peu perdue. C’est tout naturellement que ce dernier la rassura.

" Eiko-san, ne vous inquiétez pas. Je vais vous faire un mot pour Haiiro-san, ma secrétaire. Vous l’avez croisée. Elle vous guidera à son bureau et vous permettra d'accéder aux enregistrements et aux dossiers en question. Vous avez mon autorisation pour les consulter ou même les ramener ici. L’académie conserve des copies des travaux de chaque professeur. Cela ne devrait pas être un problème de les ramener avec vous, afin d’aider à l'enquête. "

Il fit la lettre, indiquant à sa secrétaire personnelle, que le Yamagenzo avait besoin d'accéder au bureau du Professeur Tseng, ainsi qu’aux travaux concernant le suivi du patient Seitamaro. Pendant que la demoiselle évoquait au damoiseau l’histoire des pièces à convictions, il avait déjà finit et lui tendait le laisser passer, en lui disant qu’elle n’avait pas à se soucier de celles-ci car il allait s’en occuper.

" Concernant les pièces à convictions, je me chargerais d’aller les chercher et de les ramener au Bureau, où je vous attendrais après avoir mené ma contre expertise. Nous pourrons les examiner ensemble. "

Ayant déjà officié en guise de remplaçant du médecin légiste, Muramasa savait où se situait la morgue. Il souhaitât bonne chance aux deux compères, qui le laissait seul. Tant pis pour eux si la secrétaire leur crevait les yeux de leur impudence, cela ne le regardait pas. Ils avaient fait leur choix.

" Bonne chance, je vais de ce pas à la morgue. "

Après avoir déambuler dans les couloir, et descendu quelques marches, voilà que le médecin était finalement arrivé là où la mort irradiait de son silence. L’endroit était sinistre et des plus inquiétant. L’endroit parfait où il ne fallait pas se retrouver seul. Fort heureusement, l’assistante du médecin légiste était là, en train de lire une édition de ce fichu Kunai Émoussé. Il l’avait déjà croisé la dernière fois qu’il était venu, après l’épisode de la toute première rencontre avec Sanadare. Le pragmatique médecin n’aimait pas particulièrement cette excentrique brune, qui était plus qu'inquiétante, mais lui rappelait une gothique de service.

" Keiko-san, comme on se retrouve. "

Elle leva le nez de ce torchon, affichant des yeux ronds comme des soucoupes, dénotant une certaine surprise de revoir l’individu arrivant en cette antre funeste.

" Oh, Doc, ca faisait longtemps. "

" Je suis ici pour mener une contre-expertise, concernant le présumé imitateur de Chôkoku Seitamaro. "

" Encore du travail. "

Soupirant profondément, avant de se lever de sa chaise et de travailler.

" Il faut mener une nouvelle autopsie sur les huit corps. Nous allons repartir de zéro. Trouver des correspondances sur les blessures, voir si elles sont toutes dues à des explosifs de nature clanique, voir s’il y a différentes signatures chakratiques, vérifier si aucune empreinte n’a été omise… La totale. "

La gredine se frappa le front du plat de la paume de sa main, en entendant la charge de travail que tout cela représentait. Elle était juste l’assistante qui n’avait aucune compétence avancée en dans l’art de l’autopsie, pourtant elle savait déjà qu’elle serait mise à rude épreuve.

" Super ! "

Ainsi, le médecin put opérer son art macabre, poussant ses autopsie en vu d’omettre aucun détail. Recherchant le moindre indice.

Après avoir terminé, le constat était étrange.
Les blessures de certains corps étaient pour certaines dues à des explosions, tandis que d’autres relevaient de brûlures. Des bouts manquants, comme les doigts disparus, étaient présents dans d’autres corps. Il y avait la présence de deux signatures chakratiques distinctes, dont une correspondant à 90% à celle de Seitamaro. Le travail avait été saboté ou bien les dossiers avaient été sciemment trafiqués. Allez savoir. Le pire était concernant la sixième victime. Il ne s’agissait aucunement d’une femme, comme il était mentionné dans le dossier. Il ne manquerait pas de faire part de ces découvertes à ses coéquipiers. Il remercia l'assistance pour son aide, avant de prestement se nettoyer, après avoir quitté la blouse médicale et les gants qu’il avait enfilé pour l’occasion.

Il remonta à l’étage, prenant la direction de la salle des pièces à conviction, après avoir demandé à l’un des membres des forces de l’ordre sa position, afin de s’y rendre prestement. Arrivant à destination, le fier jeune homme sortit le badge, afin de demander au responsable les indices concernant l’affaire. Grommelant, ce dernier alla chercher un carton, qu’il donna au médecin, après avoir noté la sortie sur une feuille. C’était la procédure après tout. Prenant alors le carton, où il posa les nouveaux rapports d’autopsie qu'il avait rédigé des suites de la contre expertise, Muramasa prit la direction du fameux bureau.

Arrivant devant la porte, il toqua, afin de signifier sa présence. Le passage s'entrouvrit, laissant apercevoir Gibberru, arborant un œil au beurre noir.

" Mot de passe. "

S'enquérant de l’identité du visiteur qui était pourtant évidente.

Muramasa s’approcha, afin de chuchoter à voix basse, le fameux sésame.

" Quand une femme change d’homme, elle change de coiffure. "

Le goguenard gardien des lieu arqua un sourcil, s’attendant apparemment à plus. Ce qui manqua de faire soupirer celui qui voulait entrer, mais il n’en fit rien. Se contentant de la suite, afin que ce sacripant cherchant querelle daigne le laisser entrer.

" Quand le chat a la queue verticale, c’est qu’il est en confiance. "

Affichant un large sourire, ce congru finit par enfin le laisser passer. Ce qui n’était pas trop tôt. Entrant dans l’antre, il était le premier arrivé. Muramasa déposa le carton contenant les pièces à conviction sur le bureau, avec les nouveaux dossiers. Puis, le taciturne médecin s’assit dans l’un des sièges, afin de méditer ces découvertes pas piquées des hannetons qu’il venait de faire.

Il se remémora alors les précédents dossiers de mémoire, tandis que Gibberru le fixait, avec son regard des plus dérangeant. Moira… Était ce la même gourgandine que celle qu’il avait croisé ? Et puis cette chanson que lui avait offert Sanadare, y avait-il un sens caché ? Possible, plus que probable même. C’est donc avec intransigeance qu’il devrait interroger lui même cette renarde à l’air si espiègle. Moira allait voir de quel bois se chauffait la quintessence de la justice.

Il avait hâte qu’Eiko et Takumi reviennent, afin de faire le point sur cette affaire cherchant querelle avec un peu trop d’impétuosité, pour être simplement oubliée.




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Sam 24 Fév 2018 - 9:49

Si la secrétaire vous laisse passer, elle ne vous laissera pas fouiller dans les dossiers, en ouvrant le tiroir, vous pouvez voir quelques noms, rien de plus. Dans les notes concernant le Chôkoku, il dit simplement qu’Akimoto le gênait dans sa quête, visiblement, il se refusait à dire qu’elle était-elle. Par contre, il parle souvent d’une femme, avec une étrange « fascination » si on en croit les notes du professeur. Elle ne voit pas comme les autres selon ses dires, une annotation suppose qu’elle serait peut-être aveugle ? En tout cas il dit qu’ils se sont rencontrés dans un bar, parfois un nom lui échappe : Sawa’ ou La Nana’. Le reste du dossier raconte un bout de leur rencontre, visiblement le professeur espérait le faire parler en se servant d’elle, mais elle ne suffisait à apaiser sa haine contre Akimoto. Une note dit sur ce dernier que son sujet lui un jour posait une question :

-Jusqu’où un père est prêt à aller pour son enfant ? Tu crois au lien du cœur et ceux du sang Docteur? Je voulais qu’il souffre de son impuissance, je le veux toujours, il souffrira de ses erreurs, tôt ou tard.-

La citation est soulignée en rouge. Preuve qu’elle a percutante et il ne semble pas avoir retrouvé la fille qui lui écrivait en prison, là encore, personne n’a vu passer de courrier, alors qui lui remettait ? Toutes ses informations ainsi que l’état perturbé et instable de son patient sont dans le dossier, il semblait choisir ses victimes au hasard sur la fureur du moins, un geste, un mot, un regard était le déclencheur, voilà pourquoi dans la première enquête aucun lien entre les victimes avait pu être fait. Parfois il parle de « cette salope » avant de rentrer dans ses états de transes et de fureur incontrôlables. Là encore, qui est-elle ? Sawa’ ? Toutes ses crises surgissent après avoir parlé d’elle.

***

À la morgue Muramasa fait de précieuses découvertes, sauront-ils en tirer profit ?

***

Dans les pièces à convictions, si le Borukan a pensé à prendre le registre de qui y avait accédé, il découvrira le nom de la 3ème victime avant sa mort ayant consulté les deux premiers dossiers, suivit de Chôkoku Shin, un policier bien connu de Takumi, ainsi que Sanadare évidement. Si le nom du premier n’apparait que deux fois dans le calendrier le jour des décès des premières victimes, les deux autres suivent l’affaire depuis le début visiblement, mais ne passent jamais le même jour ou la même heure…

D’ailleurs, hasard ou non, Muramasa aurait pu trouver aussi leurs noms dans les passages à la morgue pour visiter les cadavres ainsi que celui de la première irou chargée des autopsies, Wasaki Noaki.

Dans la boite :
-Les pilules relaxantes de l’infirmière 7ème victime, elles sont normales, troublant.
-L’alliance gravée de la 5ème victime, inscription : « À tout jamais Y.M & K.S »
-Un registre dit que Shin aurait emprunté une clé de la 3ème victime.
Le reste semble être des babioles, les incidents n’ont permis de récupérer grand-chose…

***

« On peut encore se sortir de tout ça… »
« On ? On le peut ? On le peut vraiment ? Une fin comme dans les contes et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. »


Un ricanement se perdait dans la pièce sombre, le ton était moqueur.

« Possible. Si c’est vraiment ce que ça demande. »
« Tu peux toujours essayer… Mais ça ne suffira pas, car si c’était si simple, ce serait déjà fini. Mais chacun est libre de choisir sa fin… Voilà pour toi. »


Un bruit de papier se glissait dans la poche d’une chemise, celle-là même qui se faisait dégrafer.

« Tu es la pire. Définitivement. »
« Et pourtant tu es là, alors qu’on sait tous les deux que les histoires qui se passent bien ne sont que dans les livres… »
« Arrête de croire que tu sais toujours mieux que tout le monde, c’est... »
« Les plus belles histoires sont à la fois tragique et cruelle. »
« Non, pas toutes. »
« Vraiment ?… Tu te sens capable de défendre ça ?... À tous prix…? »


Les derniers murmures mettaient fin à la conversation.

***

Un homme sous sa capuche se rappelait cette conversation dans sa vie, alors qu’il déplaçait le restant de corps de ses victimes. Toute une famille, dont le père était comptable. Il récupérait les documents obtenus sous la torture, s’assurant de n’avoir rien dérangé pour le manque apparaisse le moins possible. Deux précautions valaient mieux qu’une. Il ouvrait une fenêtre et une création d’argile contenant ses vols s’élevait dans le ciel, haut très haut dans les nuages pour disparaître. Tout comme l’homme, un incendie se déclenchait alors dans le bureau de la maison. Le cadavre du père était sur son bureau, la mère était dans leur lit, mais déjà morte depuis longtemps. Et leurs deux fils assis sur le sofa du salon avaient subis le même sort. Au milieu de la nuit l’alerte de l’incendie se propageait…

Au petit matin du lendemain de leur prise en mains du dossier, la maison luxueuse du quartier Hyûga fumait encore… Mais il était possible d’y accéder, les utilisateurs de dôton ayant renforcés les fondations. Bien que la scène de crime était sévèrement compromise, les cadavres bien que calcinés étaient toujours présent… Celui de la femme avait été brulée que sur un coté étrangement, puis elle avait été retrouvée dans sa baignoire, baignant dans l’eau. Alors pourquoi Takumi, Eiko et Muramasa étaient ici ? On avait rapporté une explosion avant que le feu dévastateur se propage…

Quatre victimes de plus dans le dossier:

Onishi Matsuruo 45 ans Le père - Hyûga Tumari 39 ans la mère - Onishi Sasuke 18ans leur fils ainé- Onishi Naruto 16 ans second fils


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Sam 24 Fév 2018 - 18:08

LA NUIT MEURTRIÈRE II x SANADARE & JAEGER



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Arrivés à l’Académie Hashira, ils avaient fier allure. Enfin, lui surtout bien entendu. Le fameux combo tenue du yamagenzo assortie à la très distinguée veste de la classe légendaire de ce lieu faisait d’ailleurs son effet. De nombreux regards étaient braqués sur eux donc. Il arborait un sourire pas peu fier de lui-même et, aussi, en pensant à ce que devait ressentir la jeune femme à côté. Il fallait dire que ce n’était pas son fort de se retrouver au milieu de l’attention ainsi. Ils étaient “escortés” par le chef de la sécurité lui-même. Après tout, c’était une demande du Yamagenzo (dans lequel il était entré prématurément, rappelons le hein) avec en plus l’accord du directeur de l’Académie. De sombres murmures se firent ouïr tandis qu’ils progressaient au sein des lieux.


J’ai du mal à croire qu’il soit revenu ici, on dit qu'il… stupéfaite.

Moi aussi j'ai aussi entendu dire que… essuyant un peu de bave.

J’en ferais bien mon… en insistant du regard sur certaines parties du corps du jeune homme.

Roooh, t'es folle c'est moi qu... rattrapant la précédente

D’autres remarques du style fusent discrètement.


Taisez-vous, il va vous entendre. sous pression.

À l’entente des ces mots il tourna doucement la tête, le vent mouvant sa sombre crinière. Elles baissèrent le regard, n’assumant pas leurs hormones en surchauffe. Ne comprenant pas bien la situation, il continuait son chemin comme si de rien n’était. Un de ses cheveux se détacha du reste de la chevelure et attérit sur l’une d’entre elle. De nombreux cris mêlant hystérie et jalousie se firent entendre avant que les compagnons d’enquête rencontrent la secrétaire.

Elle ne payait pas de mine à première vue, mais bon, il n’allait pas commencer à juger les goûts plus que douteux de certains et certaines. Sa nature noble tentait de reprendre le dessus tandis qu’elle obstruait le passage entre ses mains et ce qui représentait des pièces à convictions aux yeux du policier. Un brin hésitant entre une jukenisation en bonne et due forme afin de remettre cette paysanne à sa place et une arrestation pour une possible entrave à l’exercice de la justice, il laissa finalement la bougresse faire ce que bon lui plaisait. Manquant probablement de discipline, celui à blâmer était probablement son supérieur hiérarchique qui lui aurait possiblement donné un ordre allant à l’encontre des besoins de la police. Ou c’était tout simplement un manquement pur et simple de bon sens, et dans ce cas là, le possible médecin légiste devrait vite réparer le cerveau malade de la femme. Il soupira finalement.

Un lien avec le Tsuchikage ? Il était simplement admis qu’il faisait ce qu’il devait faire en s’en prenant au forcené. Au moins un qui ne manquait apparemment pas à son devoir, contrairement à beaucoup d’autres. Le visiblement retardé mental avait une obsession pour une femme supposée aveugle (ou du moins malvoyante) du nom de Sawa qu’il appelait aussi “La Nana”. Voilà où menait la misère sexuelle de ce monde ? Un détraqué ayant pour but de faire exploser des gens ? Ah, vraiment. On frôlait la quintessence du ridicule. Ou bien c’était sa rancune envers le Borukan à la tête du village qui guidait ses actes ? Enfin une note pour le moins mystérieuse était laissée, à l’attention du chef d’Iwagakure. Visiblement, ils avaient plus à en tirer. Enfin, si ils pouvaient eux-mêmes feuilleter le dossier. Ce qui était leur propre tâche à la base. N’ayant pas pour but de créer de conflit, il attendit quelques instants afin de voir si sa partenaire avait des questions, puis il prit la direction de la sortie.


Allons-y, nous perdrons notre temps à nous éterniser ici. en souriant de manière suffisante à la secrétaire.

***

De retour au bureau :

Entrant sans mot de passe (bien évidemment), il fit signe au congru qu’était Girreberru de préparer des rafraîchissements pour l’équipe éphémère. Il s’installait confortablement dans son siège en repensant aux dossiers restés à l’Académie. Délivré de toutes tentation de jukenisation expresse, il commençait à parler en regardant le doc’.


Visiblement, votre secrétaire considère que mettre fin à une série de meurtres est moins important que la confidentialité du dossier du coupable. Ce qui est ironique vu que j’ai le droit de regard absolu sur le cas de ce dégénéré, ne trouvez-vous pas ? en souriant.

Il expliquait alors la situation au principal intéressé sans filtre ou sans mâcher ses mots. Il voyait clairement cela comme un énorme manquement et un manque de respect évident envers son supérieur sachant qu’il leur avait donné la permission en ce qui concernait le “rapatriement” des dossiers. Précisant que si cela n’avait pas été pour les moments passés ensemble, il aurait embarqué l’effrontée sans ménagement et l’aurait ramené sur le champ au poste. Peu lui importait de provoquer rumeurs et/ou polémiques en ce qui concernait l’Académie Hashira. La justice n’attendait pas, ce que visiblement la forcenée n’avait pas compris. Il soupira, comme à son habitude, avant de terminer sur le sujet.


Je lui laisse une chance de rattraper son erreur si vous allez la refroidir vous-même, bien évidemment. J’en ferais tout de même part dans le rapport d’enquête, elle devient un suspect potentiel vu les récents événements et devra être interrogée afin d’expliquer son comportement. C’est pourquoi sa présence sera fortement recommandée pour ne pas dire, obligatoire, demain à la première heure au poste à la salle d’interrogatoire n°3. d’un air désolé pour le directeur.

Il n’avait pas prévu de ne se faire que des amis en entrant à la police, c’en était sûr. Il devait se montrer ferme en ce qui concernait ses convictions et le bien des villageois. Il savait être doux mais aussi dur quand il le fallait et dans le cas présent, la douceur laissait place à la dureté. Celle de la justice.

Ainsi, comme pour marquer une interlude entre plusieurs scènes, ce filou de Girreberru profita de la fin de l’explication pour amener les boissons aux enquêteurs. Détendu malgré tout, le jeune Hyûga commençait à consulter les découvertes du médecin légiste improvisé. Les blessures n’avaient pas l’air de l’étonner plus que ça, si on prenait en considération le fait que des incendies étaient déclarés aux moments des faits. On pouvait bien entendu émettre l’hypothèse qu’un utilisateur de Katon voir Yoton serait dans le coup, ce n’était évidemment pas à exclure. Les doigts qui manquaient pouvaient être dues au pur hasard. Ou bien, une certaine signification se cachait derrière ce geste. Punir quelqu’un en s’attaquant à ses mains était souvent signe d’une accusation d’avarice, de vol ou toute autre chose similaire ayant un rapport avec la possession de quelque chose. Ce détail n’allait pas être mis de côté, comme tous les autres. Même celui supposant aucun rapport entre les victimes… Quelque chose dérangeait le Shihainin. La proximité entre les trois clans majeurs du village était trop évident pour n’être qu’une coïncidence à ses yeux. Le Kage Borukan comme cible, un Chokoku terroriste et les pupilles pâles au centre de tout cela, avec l’enquêteur gardant un oeil sur l’assistante du Tsuchikage.

Deux signatures chakratiques différentes pour les crimes, l’imitateur n’était donc pas seul. D’un signe de main, il fit signe à son fidèle comptable d’approcher. S’empressant d’être à son chevet, il restait finalement de l’autre côté du bureau par respect (et par pudeur ?). Sacré Girreberru vas.


Oui, Shihainin-sama ? s’inclinant.

Je veux une étude sur toutes les signatures chakratiques des membres du clan Chokoku. Tout ceux étant en âge de tenir une conversation, enfants comme adultes. Je la veux au plus vite et les résultats arriveront dans ce bureau en priorité. N’oublies pas de préciser que la sécurité de hauts gradés du village ainsi que de nombreux membres des clans fondateurs est en jeu et que chaque récalcitrant sera emprisonné jusqu’à nouvel ordre venant de la hiérarchie. Fais bien comprendre que l’entrave à la justice est chose grave. Va, maintenant et accompli ton devoir. avant de siroter le thé Sado importé du pays de la foudre.

Vos désirs seront réalités, honorable Shihainin-sama. en se préparant à partir.

Si des récalcitrants venaient à se montrer, ils pourraient tout aussi bien aller expliquer au Tsuchikage pourquoi ils pensent que sa sécurité et celle de sa progéniture ne mérite pas qu’on obéisse sagement. De plus, ils étaient sous ses ordres. Il n’aurait pas de temps à perdre avec les ennuyants, il serait expéditif avec eux et implacable. La justice n’attendait pas, jamais. En ce qui concernait le légiste, quelque chose clochait. Soit pour le rapport, soit pour les méfaits en eux-mêmes. Aussi, le sexe d’une des victimes n’était pas le bon et ce n’était pas pour jouer le blanc hétéro cisgenre privilégié que cela était souligné.

Saisissant le registre amené par le médecin, il remarquait le nom de Shin. Il souriait un peu nerveusement. En fait, c’était la journée où tout le monde avait décidé de se foutre de sa gueule non ? Ah, vraiment. Celui de la Hyûga y était aussi écrit mais rien d’étonnant à cela. Un passage à la morgue des deux anciens amants était aussi noté. Le tuteur du Hyûga était trop curieux à propos de cette histoire ou avait-il, lui aussi, quelque chose à se reprocher dans l’histoire ? Quoi qu’il en fut, il n’était pas en charge de cette enquête et devra aussi répondre aux questions qui lui seront posées.

Aussi, les pilules de l’infirmière étaient aussi là. Normales en apparence. L’alliance de la 5e victime ne l'intéressait que très peu, était-ce tout ce qui restait de l’influente dame ? Et puis Shin qui se faisait encore remarqué dans les papiers. Coupable ou fin justicier, il allait devoir s’expliquer. En posant le registre sur le bureau, il fit signe à l’assistant improvisé.


Girreberru-san, missionnez quelqu’un afin qu’il invite vivement le membre du Yamagenzo Chokoku Shin à venir répondre à quelques questions. Dites lui que cela concerne une enquête ayant une importance capitale. en sirotant le thé Sado.

Très bien, autre chose Shihainin-sama ? en s’apprêtant à partir, attendant d'autres ordres au cas où.

Oui, je veux le rapport détaillé de l’entrevue avec l’infirmière avant son suicide. Aussi, les personnes ayant été en contact avec elle peu de temps avant l’entrevue et qui sont lié à cette affaire de près ou de loin devront aussi répondre à certaines questions. Bien évidemment, ce sera la même chose pour ceux qui l’ont interrogé. en se resservant du thé Sado.

Très bien Shihainin-sama. en partant.

Il avait décidé de “ne pas parler chinois”. Enfin, il partageait au légiste ce qu’ils avaient trouvé à l’Académie. Enfin… Trouver était un grand mot, disons plutôt ce qu’on leur avait autorisé à savoir. La fascination pour la malvoyante, la haine envers le Tsuchikage actuel ainsi qu’une note plutôt troublante à propos d’un enfant. Peut-être celui du Borukan pour le coup. Ne connaissant pas vraiment les liens de parentés entre ceux de ce clan au village, il demanda au directeur de l’académie ainsi qu’à la Zetsu si il en savait plus à ce sujet. D’autres informations étaient dans le dossier mais ils n’y avaient pas eu accès.


Y a-t-il un détail dans toute cette histoire qui vous chiffonne ? en sirotant le thé Sado.

Chacun devait avoir son petit truc à partager sur la chose, du moins il le pensait.

***

Le lendemain :

Missionné tôt dans la matinée, il se trouvait devant le macabre. Pleins de courbatures et quelques marques sur le corps cachées par l’uniforme du Yamagenzo, il s’étirait. La nuit avait été des plus agitées, la matinée l’avait était à son tour. Sacrée sayuki. Il se retenait alors de sourire car le lieu ne prêtait pas à la blague ou même au souvenir agréable. Le sérieux devait être gardé, il avait besoin de toute sa tête et de l’attention qu’il pouvait fournir. Des victimes de plus. Avaient-elles un lien avec l’enquête qu’il menait en ce moment ? Cela était possible vu qu’ils étaient conviés à ce sinistre spectacle. Des Hyûga ? Sôke ou Bunke ? Cela n’avait visiblement plus aucune importance pour eux. Accompagné des deux shinobi qu’il avait à charge pour cette affaire, il décida de prendre certaines dispositions qui coulaient de source pour lui.


Muramasa-san, pouvez-vous nous faire part de votre expertise après avoir examiner la scène et les environs ? Eiko, peux-tu demander aux policiers déjà sur place ce qu’ils savent sur ce qu’il s’est passé. Si par exemple des indices ou choses louches peuvent être apportées aux éléments de l’enquête que nous menons actuellement. Je vais aller voir le voisinage afin d’en savoir plus sur cette sombre affaire, mon clan étant très… réservé, je pense qu’il est préférable que ce soit un regard terne qu’ils aient à voir plutôt que des yeux bien vivants. en regardant ce qui restait des victimes.

Sur ces mots, il partit alors questionner les voisins des victimes dans l’espoir de détails ou toute autre chose pouvant les aider à résoudre le nouveau problème auquel ils sont confrontés.




Précisions HRP:
 

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Jeu 8 Mar 2018 - 18:00
S’il y avait bien une chose de désagréable à l’idée de revenir en ces lieux aux côtés du Hyûga, c’était l’attention qu’il attirait systématiquement. De ce fait, elle se contenta alors de presser le pas, bien hâte d’en arriver au bureau de la seconde de leur ancien directeur. S’ils étaient ici, c’était bel et bien pour une enquête et non pas pour faire plaisir à toutes ces filles qui semblaient peiner à se contenir. Désespérant. À peine arrivé que l’accès à tous les documents, sauf quelques uns bien précis, furent refusés. Si elle eut envie de s’obstiner, venant en ces lieux au nom de la loi pour une enquête importante, elle préféra courber l’échine tandis que la recrue officielle du Yamagenzo en faisait de même. Soit. Ils eurent donc le loisir d’en apprendre un peu plus concernant le Chôkoku actuellement décédé, ou, tout du moins, de ce qu’ils savaient de l’histoire. Au final, rien de bien pertinent, si ce n’était qu’il semblait terriblement en vouloir au Tsuchikage et qu’une certaine Sawa semblait éveillé de l’animosité chez lui. Un horrible pressentiment se fit sentir, la forçant à fermer les yeux quelques instants. Ce ne pouvait pas être Sanadare. Elle se refusait de croire qu’elle puisse avoir un quelconque lien avec le meurtrier.

Suivant son cadet, ils quittèrent les lieux. Du moins, c’était l’idée, jusqu’à ce qu’elle s’arrête au niveau de la demoiselle leur ayant refusée l’accès, un sourcil arqué. Une question toute simple : pourquoi ne pouvaient-ils pas lire et amener ces dossiers qui pouvaient faire toute la différence dans leur enquête actuelle. La réponse fut tranchante : seule le Tsuchikage et son assistante était en droit de mettre la main sur ces derniers. Hochant doucement la tête, elle la remercia puis quitta les yeux à la suite du Hyûga.

La suite fut assez difficile à suivre pour la jeune femme. Assise dans le bureau, elle tentait de capter toute l’information partagée entre les deux hommes sans parvenir à réellement se faire une idée de la chose. Des dossiers avaient été falsifiés, ça, c’était un fait désormais sûr. Plus les choses allaient et plus elle avait l’impression que Sanadare était plus impliquée dans l’histoire qu’elle l’aurait cru. Et pas que simplement comme étant celle ayant mise le Chôkoku derrière les barreaux. Même Shin était mentionné ici et là. Beaucoup trop d’information en trop peu de temps, la belle ne put, au final, qu’hocher doucement de la tête. Elle avait pris de nombreuses notes et elle prendrait certainement la soirée à tenter d’y voir plus clair. Et alors qu’elle écoutait distraitement Takumi donner quelques ordres à son assistant, un éclair de génie lui traversa l’esprit. Elle préféra cependant ne rien dire pour l’instant, se concentrant alors sur la question du jeune homme.

- Peut-être bien, oui, un peu. La note concernant Seitamaro. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il parlait d’Akimoto-dono. Que c’était lui qu’il souhaitait voir souffrir. Ce qui m’amène à Sawa… La Nana… Sana. Elle soupira. Sanadare, qu’Akimoto-dono considère presque comme une fille. Lien du coeur, comme il est mentionné dans sa note. Était-il possible que… Elle chercha à mettre de l’ordre dans ses idées. Il ait tenté de s’en prendre à elle ?

Bien évidemment, aux yeux de la jeune Zetsu, Sanadare ne pouvait qu’être une victime. C’était ce qu’elle souhaitait, de tout son coeur. Il ne pouvait en être autrement. Elle ne pouvait lui faire quelque chose comme cela. Non, elle ne le pouvait pas.

***

Ils s’étaient quittés. Elle était toujours un peu confuse et définitivement très peu sereine, concernant cette histoire. Or, avant de rentrer, elle s’était décidée de retourner à l’Académie Hashira. Un détail la chiffonnait. Se rendant auprès de la secrétaire, cette dernière semblait surprise de la voir ici. Elle s’inclina donc poliment, lui demandant dès lors de lui laisser avoir accès aux dossiers concernant les notes du docteur Tseng Obaku.

- Vous ne pouvez…
- Je suis l’assistante du Tsuchikage.

Son ton était sans appel. Elle dévisagea donc la demoiselle, se sentant soudainement en confiance. Certes était-elle que l’assistante de l’assistante, mais, au final, elle avait accès à tout ce que sa supérieure (la bonne blague) avait accès. Cette dernière hocha finalement de la tête et elle eut finalement droit au dossier, qu’elle comptait bien ramener chez elle. Elle passa la soirée entière à éplucher le document, tout en liant le tout à ce qu’ils savaient déjà. Ce qu’elle apprit eu de quoi l’ébranler. Elle n’avait pas tout à fait eu tort, dans son hypothèse, bien que désormais, elle en connaissait les motifs. Fils de Borukan Akimoto, jaloux de l’attention qu’il pouvait porté à la Hyûga. Était-ce alors pour cela que les victimes, cette fois-ci, semblaient avoir une connection que les anciens n’avaient pas : ils étaient tous, de près comme de loin, liés à la famille Hyûga. Une haine vis-à-vis du clan ? C’était quelque chose à exploiter.

***

Ce fut devant une scène de crime qu’elle se retrouva le lendemain matin. Rapidement, Takumi prit charge de l’histoire et elle hocha doucement de la tête, acceptant la tâche qui lui était remise. Cependant, avant qu’ils ne quittent chacun de leur côté, elle attrapa la manche de sa veste, l’intima alors à rester quelques instants.

- J’ai fait quelques découvertes, hier. J’ai eu accès aux dossiers du docteur Tseng. Je t’expliquerai tout plus tard.

Puis, elle salua Muramasa, le gratifiant d’un délicat sourire et d’un hochement de tête avant de se rendre auprès des policiers déjà sur place, cherchant à savoir ce qu’il s’était passé ici, ou, tout du moins, ce qu’ils croyaient être le déroulement de l’incident. Elle afficha même son badge du Yamagenzo, histoire de souligner qu’elle n’était pas qu’une personne quelconque s’intéressant de trop près à un drame. Elle était ici pour une bonne raison.

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Ven 9 Mar 2018 - 8:43


RP ➤ La Nuit Meurtrière II
PV ➤ Hyûga Sanadare | Hyûga Takumi | Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Patientant dans le bureau tenant de lieu de rendez-vous de l’escouade de la Justice, Muramasa réfléchissait à toutes ces informations et à ce cas d’imitateur. Le dénommé Gibberru, planté comme un piqué dans un coin de la pièce, le fixait avec un air étrange, immobile, un large sourire peu rassurant arborant son visage de congru. Le bougre se tenait prêt d’un nécessaire à thé de l’illustre Clan Sadô, sur le qui vive et prêt à réagir à la moindre demande de rafraîchissement. Peut être même que cela lui aurait fait plaisir que le médecin lui demande quelque chose, mais ce dernier n’en fit rien, ayant notamment bien trop à penser. Toute cette histoire, de meurtres tous aussi sordides les uns que les autres, étaient peut être moins troublante que ce bien étrange personnage. Mais il fallait en faire fit et se concentrer.

Muramasa avait inspecter les cadavres sous toutes les coutures, ramené les pièces à conviction, ainsi que les formulaires faisant état des visiteurs à la morgues, tout comme celui concernant la salle des pièces à convictions. D’ailleurs, en examinant ces encres, cela ne venait que rajouter encore plus de questions à une liste déjà légion.

Sanadare était omniprésente dans l’affaire où enquête faisait rage. Muramasa ne pouvait être que bien troublé pour le coup, surtout après leurs échanges et les étranges comportements qu’elle arborait avec espièglerie. Mais surtout un tout autre fait, bien plus important encore, que seul Muramasa connaissait et tenait pour silence. Voilà qu’il repensât aussi au secret qu’elle lui avait fait promettre, mais surtout encore une fois quelque chose de plus troublant encore venait se dessiner au fond de l'abîme. La vilaine perdait toujours à la fin de l’histoire après tout. Était-ce seulement vrai ? Passant ses doigts sur sa tempe en silencieuse effervescence, le pragmatique légiste de remplacement ne pouvait sauter à de bien trop hâtives conclusions. Après tout, il n’était là que pour un avis et une aide médicale, concernant les dépouilles et de potentiels indices en découlant. Faisant rouler sa tête, craquant légèrement dans d’inaudibles lamentations, il s’étirât de tout son long, fatigué que de douter. Il n’aimait pas l’incertitude, ou encore les surprises, mais malheureusement ce dossier en était truffé. Plus il l’étudiait et plus de nouvelles énigmes venaient lui sauter au visage.

Voilà que la porte s’ouvrait, sans mot de passe, laissant apparaître les deux coéquipiers de l’enquête. Gibberru affichât son contentement sous la demande de rafraîchissement, manquant même de défaillir de plaisir semblât-il.

Apparemment cela ne s’était pas bien passé à l’Académie, chose prévisible, connaissant la secrétaire et le fait que les recherches scientifiques et autres entrevues médicales étaient régie par un code strict, bien plus que l’on ne pouvait le penser. Même le Nidaime sans une raison valable ne pouvait y demander accès sans enfreindre une sainte institution et bafouer toute la profession médicale. Mais là en cas de crime, il était tout à fait normal que les dossiers pouvant présenter des indices soient consultables par le bras de la Justice et le Directeur avait même fait une autorisation spéciale pour s’en assurer. Cela était étrange que l’implexe Haiiro ait fait sa forte tête, même en ayant eu connaissance de tout cela.

Restant impassible, Murasama répondit au jeune Hyûga sans faire montre de doute ou d’hésitation.

" Si vous le dites. Je suis certain que Haiiro-san ne pensait pas à mal, elle est une valeur sûre de l’établissement Hashira et une employée modèle. Elle souhaitait certainement protéger le secret professionnel et que les travaux de feu Professeur Tseng ne disparaissent pas. Elle est très à cheval sur les règles après tout, si vous la convoquez au poste, elle se ferat un plaisir de se justifier elle-même et de vous donner accès au dossier de feu Seitamaro. Elle est certainement loin de se douter que la demande du Yamagenzo concernait un crime aussi gravissime et urgent à élucider. "

Après avoir mises les choses au clair, Muramasa expliqua ce qu’il avait trouvé, présentant les nouveaux rapports d’autopsies, ainsi que les formulaires de visites de la morgue et de la salle des pièces à conviction. Écoutant les découvertes de ses deux comparses avec attention, tous trois eurent loisir d'examiner ensemble les pièces à conviction. Rien de bien extraordinaire, quelques babioles paraissant désuètes d'intérêt. Enfin, seulement à première vue.

Les paroles d’Eikô concernant l’affaire finirent par oblitérer certains doutes restant nébuleux dans l’esprit de Muramasa. “Comme une fille”, cela était frappant et résonnait en échos dans ses pensées. Cela était une piste de plus afin d’expliquer ce ramassis de mystères spongieux et cornéliens.

" Un détail me chiffonne effectivement Mais il est encore trop tôt pour que je l’évoque, je ne voudrais pas semer le doute, je préfère patienter et vous le dire au moment importun s’il s’avère que cela fait sens. "

Restant pragmatique au demeurant et se relevant du siège où aises étaient tenues éloignées, l’Iwajin s’enquerat d’aller fouiller dans la boîte à évidence. Farfouillant, puis sortant les fameuses pilules, le scientifique les regat un instant.

" Je vais analyser ça, tout comme procéder à une nouvelle contre-expertise des corps des défunts. Peut être que cela permettrat de trouver une piste cruciale et qui est restée tapie dans l’ombre. "

Faisant tourner le flacon dans la paume de sa main avec agilité tenant d’un habile magicien.

Stoïque, mais pensif, il saluât le Hyûga et son dévoué Congru, d’un aimable mais inexpressif signe de tête, puis se tournant vers Eikô, il fit de même, mais avec un léger sourire cette fois, à son attention uniquement, de par leur lien si profond de coéquipiers les unissant tous deux.

C’est alors qu’une nouvelle visite s’imposât à la morgue. Une longue, très longue visite, qui était loin d’être désirée, mais qui part un soucis de perfectionnisme se devait. Après avoir une nouvelle fois détaillé en long, en large et en transversale, la totalité des corps, ainsi qu’analysé avec minutie ces pilules, Muramasa avait fait tout son possible. Il n’y avait rien de plus à faire dans l’antre macabre à la lumière artificielle. Il prit donc congé de l’assistante qui n’en pouvait plus de cette nouvelle visite requérant ses efforts pour assister au mieux le processus.

Sortant du poste de police, Muramasa avait une ferme conviction en tête, c’est pourquoi il fit un léger détour, afin de rencontrer quelqu’un qu’il soupçonnait détenir des informations capitales. S'enquérant de toute sa prestance semblant défier les lois de ce monde, le médecin se dirigeât vers une demeure où il ne pensait pas remettre les pieds de sitôt. La dernière fois avait été bien étrange, pour ne pas dire rocambolesque épopée.

Arrivant finalement au lieu-dit, le vaillant fit montre de sa présence. Faisant sonner cette cloche de fonte servant à indiquer que visiteur venait se présenter.

La chance voulut que ce soit-celle qu’il désirait voir, qui vint pointer le bout de son malicieux minois. Étonnée de revoir l’oiseau de mauvais augures, elle lui demandat la raison de sa venue.

" Konbawa, Moira-san. Cela faisait longtemps. Je désirais depuis notre première rencontre vous revoir. Passer un moment en votre compagnie me ferais extrêmement plaisir. "

Sa voix était douce, mais ferme, faisant montre qu’il était préférable d'acquiescer à une requête exécutée avec tant de correction.

Moira, la renarde était un élément essentiel concernant l'enquête, mais plus particulièrement les sombres secrets de Sanadare. Nul doute qu’elle pourrait apporter quelques précisions la concernant, mais pour cela, il fallait la jouer fine et ne pas lui faire peur.

" M'accompagniez vous ? Je connais un endroit parfait. Aimez-vous les glaces ? "

Invitant la jeune fille à venir manger une glace, en tout bien tout honneur. La ruse était finaude, quelle demoiselle normalement constituée refuserait de sortir accompagnée du parangon, afin de manger une délicieuse douceur glacée et sucrée ? Bien sûr, ce n’était pas pour sortir innocemment la demoiselle et profiter de sa compagnie autour d’une glace, mais bien pour la questionner jusqu’à ce qu’elle crache elle-même le morceau sur ses sombres secrets, autant ceux de la Hyûga, que les siens.

Le lendemain matin, un nouveau crime avait prit place. Non pas une, non pas deux, non pas trois, mais bel et bien quatre victimes avaient trouvé trépas. C’est tout naturellement que l’équipe de charme et de choc dut se rendre sur les lieux, encore chauds et fumants, pour poursuivre une enquête qui s’avérait loin d’être piquée des hannetons.

Muramasa rejoignit les lieux, prévenu de la situation, voilà que de nouvelles morts venaient s’ajouter à la collection. Saluant Takumi et l’inspirante Muse, avec correction, le médecin légiste savait ce qu’il lui restait à faire. L’oiseau de mauvaise augure regardât tout particulièrement son élève adorée quelques instants, un peu soucieux pour elle, comme à son habitude, mais se gardant bien d’en afficher la moindre plume. Ne pas faire montre qu’il était particulièrement inquiet concernant le fait qu’elle assiste à ce bien triste spectacle, qu’elle en ait même l’odeur de la chair calcinée venant caresser son petit nez gracile, était un devoir, par respect pour elle et son titre de Kunoichi. Après tout, elle lui avait déjà démontré qu’elle n’était pas faible, bien au contraire. Alors il ne pouvait lui faire honte en la considérant comme une fleur innocente qui devait être préservée des funestes visions que ce monde pouvait offrir.

" Je m'en occupe, Takumi-san. "

Commencent alors à ouvrir sa sacoche et à enfiler des gants, ainsi qu’une blouse sur mesure du plus bel effet. Pas une de ces blouses lambda de vils médecins de tous les jours, les rendant presque grotesques feu follets, bien au contraire. Cette journée allait être particulièrement intense, pour sûr !

Après avoir terminé d'autopsier les cadavres encore chauds et bien braisé au feu de bois, Muramasa inspectât les environs à la recherche d’indices. Il repensait à cette visite que sa secrétaire ne manquât pas de lui souligner, avec un ton des plus accablants. Eikô étant une jeune femme si mystérieuse et intrépide, que cela n’étonnât pas vraiment son professeur. Ce profond désir de justice qui la poussait à chercher à élucider ces agissements criminels, s’avérait un de ces nombreux attraits que Muramasa appréciait chez elle. Il ne lui en voulait pas, mais était soucieux, soucieux du fait qu’elle semblait particulièrement s’impliquer à résoudre ces énigmes.

Terminant de remplir les quatres rapports, en nottant scrupuleusement le moindre détail, Murasama levat son regard vers le ciel un instant, avant de poursuivre sa rédaction. Une fois les encres sèches, il posat ces derniers sur la boite où il avait soigneusement collecté et étiqueté chaque indices pouvant être significatifs.





Résumé:
 

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Sam 10 Mar 2018 - 1:48
* Le lendemain à la première heure, ce ne fut pas Haiiro-san qui se présentait pour son interrogatoire, mais une femme encore moins commode. Takumi et les autres ayant été retardés par un contre temps, se fut face à ce pauvre Gibberru que la Hyûga se présentait, peu envieux de se retrouver avec un second œil au beurre noire, il se contentait d’hocher la tête et promettre de transmettre l’information à Takumi à son arrivée. Sanadare lui déconseillait très très fortement d’insister auprès de Haiiro, avec pour rappel que dans son titre un « junior » régnait encore en maître. D’autant plus que la secrétaire ne faisait que suivre les instructions de la tour Kage –truquée ou pas, à ses yeux elles étaient officielles-. En chemin, Shin et elle s’étaient croisés, la tension palpable entre les deux allait aussi être rapporté par le congru à son inspecteur en charge de l’enquête.

*Chôkoku Shin lui, n’y allait pas par quatre chemins, d’entrée de jeu il informait ses interrogateurs sur le fait qu’il avait volé les clés pour vérifier qu’il ne restait plus de traces du dossier contre sa partenaire Sanadare. Ce même qu’il avait lui-même fait disparaître ou plutôt remis entre d’autres mains, mais pas de son propre chef, à ce moment-là, il suggérait d’aller en demander plus à l’investigatrice première de cette affaire, une Hyûga, et non… Pas Sanadare, mais la chef du poste de police 12 en service actuellement.

* Les analyses chakratiques étant elles-aussi arrivées, la parenté entre Shin et Seitamaro s’affichait un peu plus que comme de simples cousins. Muramasa saurait sûrement le plus apte à définir à quel point ils étaient proches, du moins pour la génétique.

* Concernant l’infirmière, là encore, Shin était à son escorte, ainsi que son amie la légiste du poste en « vacance » , Wasaki Noaki pour rappel. Cette dernière (la légiste) a d’ailleurs pris congé pour retrouver sa nièce disparue, la fille de son frère, si vous vous posez la question. Malheureusement les pilules ont l’air normales, mais le flacon lui contenait une substance étrange, on dirait bien qu’elles ont été remplacées et que l’effet de l’élément inconnue correspond à une drogue utilisée par le professeur Tseng pour calmer l’état mental perturbé de ses patients dans ses études. La première personne au poste envers qui l’infirmière s’était confessée était la chef de police du poste 12, visiblement elle ne pouvait en parler à personne d’autre…

* La veille, en ayant la bonne intuition de retourner consulter les dossiers seule grâce à son statut, Eiko découvre alors la proximité entre Seitamaro et Akimoto. Il avouait au professeur n’en avoir jamais informé le Borukan part dégoût, il espérait se faire reconnaitre à ses yeux avant de lui jeter à la face sur quoi il avait craché. La Nana, ou Sana… dare si on ne voulait pas l’énerver ne lui était pas étrangère non plus. S’il la connaissait avant qu’elle participe à son arrestation, il ne l’avait pas approché par hasard, elle avait sans le moindre effort ce qu’il avait toujours voulu alors que même son clan ne voulait plus d’elle. Grâce à sa fiancée Sawa, fille d’une Hyûga et du médecin du même clan, il avait réussi à en apprendre plus qu’il ne l’aurait espéré sur sa rivale. Aucune note ne fait référence à quoi, il ne l’a peut-être jamais dit au professeur. D’ailleurs ce dernier a annoté qu’il en avait parlé avec la concernée qui était restée fermer à toutes discussions, mais qui avait pourtant dès lors rendu visite à son patient quelques fois. Là encore, jamais aucun des deux n’aura avoué leur relation au professeur. Une chose est sûre, les deux semblaient vouloir la peau de l’autre.

* Moira quant à elle, n’avait pas su refuser une si charmante invitation. Devant sa crème glacée et le charme du jeune médecin, elle avait plutôt joué le jeu. Face à son nom dans la liste des capitaux perdus, sa réaction ne mentait pas, sa surprise fut d’autant plus grande, qu’elle était orpheline, enfant de parents très modestes, elle n’avait pas eu d’héritage, juste le temps de fuir en s’accrochant à l’ombre de Sanadare. D’ailleurs, c’était la Hyûga qui avait toujours géré le capital et Moira se surprenait elle-même comme si elle le réalisait soudainement, qu’elles avaient toujours vécues très confortablement. Enfin, même avant Iwa sa tutrice avait toujours su tirer les bonnes ficelles faut croire, Moira lui apprenait alors qu’elles avaient rejoint Iwa parce que les Hyûga y étaient, l’obsession de Sanadare pour son clan la laissait perplexe, mais comme elle lui avouait de bon cœur, à ses yeux, la Hyûga était une fausse méchante au fond. Moira voulait le croire ainsi du moins. Pour le reste, la gamine avait appris avec le temps à ne pas fouiller dans les placards de son aînée, de toute façon Sana’ n’avait jamais été du genre à se confier. Venait alors le moment intéressant le plus capital de la conversation.

" Y a bien un truc qui se trame, mais je sais rien de plus. Je gagne quoi à oublier de lui raconter notre rendez-vous ? Hum ? "

* Des éléments montrent que le corps de la femme a été déplacé pendant l’incendie, mais par qui ? Et pourquoi ? Les voisins Hyûga donc, n’expliqueront pas grand-chose à Takumi, ils savaient que la mère marginale était peu appréciée du reste du clan après sa prise de partie pour une gamine aveugle reniée par ce dernier à cause de son mixte parentale, une Hyuga et un non Hyûga. Il semblerait qu’elle la gardait enfant à la place de son père, sa mère étant morte à sa naissance et que c’était la raison pour laquelle elle avait fini par un mariage arrangé pour les affaires du clan. Les deux fils avaient le Byakugan scellé, comme de coutume aux faux Hyûga, le plus bavard ou moins intelligent avouait même à son confrère l’avantage d’avoir des yeux de secours comme ça à portée. Le ton était de l’humour, mais le fascié dérangé de sa femme semblait penser différemment. Au policier de trier. Mais tous n’avaient qu’une interrogation en tête : Les dossiers de comptabilités étaient-ils tous perdus ? La seule inquiétude véritable visiblement. D’ailleurs l’un d’eux demandait à Takumi s’il pouvait se rendre chez les Chôkoku, leur comptable en chef était l’associé du leur, il y avait de forte chance qu’il puisse avoir les doubles.
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Mar 13 Mar 2018 - 22:19

LA NUIT MEURTRIÈRE II x LES VRAIS



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


La crinière argentée avait découvert quelque chose et semblait vouloir lui en parler. Le temps leur faisait défaut malgré l’importance de l’information.

Dès que nous serons au poste de police, nous en parlerons. en hochant de la tête, avant de partir interroger les voisins Hyûga.

Une personne mise à l’écart au sein de ce clan ? Peu d’étonnement lui prit alors. Elle s’était uni avec un homme externe au clan, les impurs étant plutôt mal vus, la situation ne semblait pas anormale. Enfin.. Pas anormale mais immorale oui. Arrivera bien un jour où le fouet de la justice marquera à jamais les récalcitrants, la patience ne lui ferait pas défaut sur ce point. Une gamine aveugle hein. Énormément d’aveugles, il y avait, ces derniers temps au sein du noble clan qui avait pourtant les meilleurs yeux du Yuukan. Le fouet frappera sans retenue, pour sûr. Sur le ton de l’humour, l’idée macabre lancé ne fit pas réagir le Shihainin, ce dernier trop occupé à reluquer sa femme, qu’il jurerait l’avoir déjà troncher un nuit de pleine lune. C’était peut-être aussi pour cette raison qu’elle ne voulait pas réagir sur un ton humoristique ? Sacrée gourgandine. Mais il fallait être pragmatique et ce n’était pas ses folles aventures dans les méandres du désir féminin, bafoué comme jaja (elles étaient rarement satisfaites de leur mari assez froid il fallait dire), au sein de son clan qui allait régler le problème. Et venait ensuite le problème de l’argent. Pas encore chef de clan qu’il devait déjà s’occuper des petits soucis de chacun, sacré Takumi va.

Sachez que je partage votre inquiétude en ce qui concerne ces dossiers de comptabilités, l’avenir de notre clan est un sujet qui me préoccupe au plus haut point. La résolution de cette partie de l’affaire passe, de ce fait, évidemment au premier plan. Aussi, n’ayez crainte, je compte bien rendre une petite visite au clan Chôkoku. Une visite à la Hyûga, si vous voyez ce que je veux dire. en regardant chacun des plaignants.

Merci à vous pour votre coopération, n’hésitez pas à venir au poste de police n°12 afin de m’informer de chaque nouveau détail qui pourrait être utile. La moindre chose peut sauver le prochain d’entre nous. Nous ne pouvons que nous montrer prudent, quitte à effleurer l’abus, quand il s’agit de notre clan. Mais je pense que nous sommes sur la même longueur d’onde. Passez une bonne journée et restez sur vos gardes chers cousins. avant de partir en les saluant.


***


De retour au poste, Girreberru le congru informait, non sans crainte, la visite impromptue de sa cousine et tout ce qui avait bien pu se dérouler. Son fidèle serviteur semblait inquiet face à tout cela. Le bureau du Shihainin était plutôt calme malgré le bordel dehors.

Junior ? Convoques la dans mon bureau, un petit tête à tête des familles s’impose. sirotant son thé, il se lève et se dirige pour regarder à travers la fenêtre, les mains dans le dos.

Un éclair de génie vint frapper l’esprit du Casanova à l’oeil blanc. Se hâtant vers la sortie du bureau, il incombait alors à son subordonnée d’organiser quelque chose.

La cheffe du poste de police. Arranges moi une petite… passe un de ses doigts sur ses lèvres puis s’arrête pour se retourner vers lui.

“entrevue”, avec elle. Madame est prioritaire sur la précédente, fais de ton mieux pour me l’avoir au plus vite. avant de se remettre en route, restant tout de même un peu soucieux de voir sa, de toutes évidences, supérieure.


***


Maintenant face à Shin dans une des salles d’interrogatoires, il n’avait pas pensé qu’ils se retrouveraient dans cette situation à leur première rencontre. Cet homme au passé un peu trop nébuleux aux yeux du Hyûga, s’expliquait sur tout cela tandis que son interlocuteur examinait registres et rapports.

On rapporte que tu aurais ramené le corps de Seitamaro au domaine Chôkoku, jusque là rien d’anormal. avant de le regarder.

Avait-elle besoin d’être là ? avant de retourner feuilleter les dossiers en main.


Le pupilles pâles soupira, ne souhaitant pas discuter plus longtemps avec lui, visiblement déçu de son sens de la justice à géométrie variable. Qu’il n’espérait pas s’en sortir avec ces petits conseils, se montrant peut-être très utiles.

Avec tout ce qu’il se passe, tu ne quitteras pas le poste de police. Je n’irais pas jusqu’à dire que tu reçois une mise à pied pour ces manquements au règlement cela dit. perplexe car il aurait bien voulu le faire, mais n’en n’ayant pas le pouvoir, il se contenterait d’en faire part dans le rapport.

L’enquêteur fait face aux policiers, derrière la vitre teintée permettant d’observer l’intérieur de la pièce sans être vus eux-mêmes.

Cet homme ne doit pas se trouver à plus de dix mètres de ma personne, il se permet trop de libertés. Au moindre faux pas ou détail pouvant laisser place au doute, neutralisez le promptement. avant de se diriger vers la sortie et d’ouvrir la porte. Il se tourne ensuite vers Shin.

Visiblement, le syndrome Sanadare est contagieux. avant de sortir de la pièce en fermant la porte.


Il allait devoir faire affaire la, espérait-il lubrique, cheffe du poste. Si bien sûr elle ne semblait pas à son goût physiquement, il éviterait le contact corporel. Si elle ne semblait pas convenir au poste qu’elle occupait, il tâcherait de faire en sorte qu’elle finisse dans un endroit plus approprié. Des policiers viennent le tenir au courant sur l’infirmière et les personnes l’ayant côtoyé. La discussion menait alors sur le fait que la légiste était en congé, qu’un élément de plus à analyser pour le Borukan montrait le bout de son nez et.. encore celle en charge du poste de police. Il se dirigeait alors dans son bureau, attendant le retour de ses coéquipiers, & la visite de ses deux cousines dans la journée. Quand la rencontre avec celles-ci se sera produite, il pourra ensuite se charger du problème du clan.

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Mar 20 Mar 2018 - 22:48
S’adressant aux policiers, elle n’eut pas le loisir d’en apprendre plus que ce qu’ils savaient déjà, sur la situation. Le cadavre de la femme avait été déplacée suite à l’explosion et au feu qui avait ravagé l’endroit. Or, outre cela, elle en ressort avec très peu d’information. Il y a cependant tout ce qu’elle a pu lire, la veille, concernant les dossiers qu’elle était allée cherchée qui lui reste en tête, l’empêchant peut-être que de se concentrer davantage sur toute cette histoire. Un brin émotive, elle ne pouvait chasser Sanadare de son esprit, ni même de la possible implication qu’elle pourrait avoir avec tout cela. Remerciant agréablement les policiers, elle revint vers le Hyûga chargé de l’affaire, lui disant qu’elle passerait à son bureau plus tard, qu’il n’aurait qu’à lui faire signe. Pour sa part, elle avait une petite idée en tête.

Si Sanadare lui avait exprimé qu’elle ne voulait rien savoir d’eux avant que l’affaire soit réglé, quelque chose lui disait qu’elle ne perdait rien à aller la voir. Il s’agissait de sa meilleure amie, après tout. Une meilleure amie qui semblait enfoncée un peu trop profondément dans cette histoire, à son plus grand dam. Que Muramasa et Takumi s’occupent des corps et de ce qui les liaient entre eux, pour sa part, elle comptait bien élucider l’histoire qui se tramait derrière la relation entre Seitamaro et Sanadare.

Ce fut donc en direction de là où vivait la demoiselle qu’elle se dirigea, plusieurs questions en tête et qu’une seule envie, qu’elle lui admette ne pas être liée à tout cela. Si elle manquait peut-être de jugement que d’aller voir un des potentiels suspects, l’innocence de la demoiselle et la confiance qu’elle portait en son aînée l’empêchait que de la voir comme tel. Son plan du jour était assez précis. Discuter avec sa meilleure amie de Seitamaro, d’une conversation qu’elle voudrait légère dans un premier temps. Peut-être même sous-entendrait-elle qu’elle avait eu une relation quelconque avec ce dernier, avant son emprisonnement. Vu le charme qu’elle pouvait avoir et la facilité qu’elle avait à embobiner les gens, ce ne serait pas surprenant aux yeux de celle qui la connaissait si bien. Si, toutefois, elle se contentait d’éviter les questions, elle irait plus franchement, avec des faits concrets qu’elle possédait désormais.

Si elle savait qu’elle lui mentait, ou, tout du moins, lui cachait des choses, depuis qu’elles s’étaient retrouvées, sans jamais poser de question ni importuner son aînée, aujourd’hui, elle ne comptait pas la laisser se défiler.

Par la suite, qu’elle ait, ou non, réussi son entretien avec la Hyûga, elle comptait aller rendre visite à deux personnes qui la connaissaient très bien et qui avaient eu le loisir, sûrement, que de l’accompagner lors de l’emprisonnement du Chôkoku. Elle comptait donc rendre visite à nul autre qu’Hayai Taishi, ancien coéquipier de la borgne, qu’elle avait elle-même eu le loisir de rencontrer lors d’une soirée. Elle était certaine qu’avec un agréable sourire et en battant des paupières, de par ce qu’elle entretenait avec lui, elle arriverait à obtenir quelques informations. Il était toujours partant, de ce qu’elle avait compris, pour enfoncer la Hyûga…

Quant à la seconde personne, elle comptait s’arrêter dans le bureau de son patron, nul autre que l’important Borukan qui se trouvait à être l’ombre du village. Étant son assistante, elle n’avait pas besoin de justification quelconque pour lui rendre visite et en profiterait donc pour s’attarder sur le cas de sa seconde assistante. L’idée derrière tout cela ? Voir s’il avait remarqué quelconque changement chez son ancienne élève. Si elle se faisait plus discrète. S’il y avait plus de secrets. Quoique ce soit qui puisse jouer en sa faveur (ou pas).

Dans tous les cas, une journée chargée de rencontres qu’elle espérait pouvoir faire, s’armant même d’une bouteille de saké pour le gros roux, avant de terminer tout cela dans le bureau de Takumi, à qui comptait-elle faire part des informations qu’elle avait obtenu depuis la veille.

Spoiler:
 

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Mer 21 Mar 2018 - 17:43


RP ➤ La Nuit Meurtrière II
PV ➤ Hyûga Sanadare | Hyûga Takumi | Zetsu Eikō





♫♪ music box ♪♫



Muramasa regardait la malicieuse renarde se délecter avec joie de sa glace. Elle affichait un air si satisfait de cette simple sucrerie que cela en était étrange. Était-ce la douceur froide et goûteuse qui l’inspirait tant, ou bien la compagnie du beau jeune homme qu’elle trouvait à son goût ? Qu’importe, du moment qu’elle était satisfaite, c’était le principal. Entre deux coups de sa petite langue rosée venant chercher la neige parfumée, elle laissait choir quelques informations concernant l’énigme. Rien de bien instructif ou de particulièrement révélateur. Le médecin croise ses bras, un peu perplexe. Il se doute qu’elle en sait bien plus qu’elle ne le dit. Des traits et des mouvances aussi espiègles ne peuvent être innocentes.

Vient alors le moment où la demoiselle a les yeux plus gros que le ventre. Gourmande, mais comment lui en vouloir ? Cela tombait bien, car le taciturne perfectionniste n’en avait pas terminé avec elle. Il ne la laisserait pas repartir avant qu’elle ne lui ait avoué le moindre de ses secrets, même les plus intimes. Elle allait se confesser pleinement, mais elle ne le savait pas encore elle-même. Il allait se montrer implacable, afin qu’elle cesse ces cérémonies entre-eux. Ce petit jeu était plaisant, mais le temps venait à manquer.

“ Je pensais que la glace et ma compagnie vous suffiraient. “ -souriant- “ Que vous racontiez ou pas notre petite sortie, cela n’a pas d’importance. Est-ce un crime que d’offrir une glace à une jolie jeune femme ? Si tel est le cas, je plaide coupable.“ -laissant échapper de ses lèvres un rire aussi cristallin que lui-

“ Quelque chose se trame ? Si vous m’en disiez davantage, je saurais me montrer reconnaissant. “ -laissant une lueur malicieuse dans ses miroirs ambrés accompagner ses mots-

Il lève ses yeux vers le ciel, marquant un silence pensif. Il cherche ce qui pourrait plaire à la demoiselle. La chose lui permettant qu’elle se montre pleinement coopérative. Portant sa main afin de soutenir son menton, il trouve rapidement une idée qui ne manquerait pas de plaire à l’ingénue. Il repose ses yeux sur elle, son visage de marbre esquissant des traits malinois.

“ Je voudrais savoir comment vous avez rencontré Sanadare. Mais je veux en savoir bien plus. Si vous vous demandez pourquoi, cela a un lien avec l'enquête, mais cela est plus personnel aussi. Voyez ça comme un frère se souciant de sa sœur. “ -souriant à l’idée-

“ Moira-san, je veux aussi en apprendre plus vous concernant. “-lui offrant un clin d’œil un peu espiègle- “ Pour ce que vous y gagnez ? Que diriez vous de ma sympathie, amenant à vous proposer d’autres sorties. Ne dit on pas que la saveur de la glace diffère selon qui vous l’offre et vous tient compagnie ? ” -amusé, laissant choir le marbre de son implexe- “ La soirée est encore jeune, si nous allions boire un verre ou partager un dîner ? La glace à du vous ouvrir l'appétit. Je serais un monstre si je vous laissais sur votre faim. “ -la taquinant légèrement-

Une proposition difficile à refuser. Malgré le motif principal, à savoir l'enquête, la jeune femme l’avait intrigué. Il voulait en savoir plus la concernant, tout comme concernant sa bienfaitrice. Muramasa connaissait un secret qu’il taisait pour l’instant, car ne ferait que mettre en effervescence des tumultes qui nuiraient à l'enquête. Les liens de parentés peuvent jouer de bien malines farces. Les frères ou les sœurs se croisant sans même connaître les liens les rattachant.


✗✗✗


Retour au présent, devant les ruines encore fumantes de la dramaturgie funeste ayant fait son oeuvre.

Les bras croisés, le légiste reste pensif. Les zombis sortent du placard. La pilule est viciée. La légiste est comme par hasard absente. Les dossiers sont trafiqués. Une mère est déçue et pleure des larmes ensanglantées. L’essence chakratique se dispersent comme les branches d’un cerisier un soir d’été. Coupable innocente ou innocente coupable, la borgne se complaît à jouer l’espiègle énigme tournoyant au milieu de la scène. Moult autres éclats viennent s'entremêlent dans la Quintessence devant être élucider.

Un beau bordel en somme. Même si Muramasa avait compris bien des choses, il y avait toujours quelque chose qui ne collait pas. Sa soirée passée en compagnie de Moira avait été très fructueuse. En espérant qu’elle dise vrai, pas mal de pièces du puzzle s’illuminaient. Cela ne lui avait coûté qu’un peu de temps et d’efforts pour que la gourgandine avoue de plein gré de bien sombres secrets. Elle lui offrit même quelque chose de spécial à la fin de leur entrevue lourde en révélation, prouvant qu’elle ne pouvait mentir.

Ce corps qui avait été déplacé lorsque l’incendie faisait rage ne faisait que saupoudrer le tout d’un peu plus de mystères. Enfin, si les supposition de la Lame Maudite étaient vraies, cela s’expliquait tout simplement. Il fallait de la volonté pour prendre ses aises à déplacer un corps en plein enfer au péril de sa vie. Surtout avec la chaleur et les fumées toxiques, cela paraissait être une aspiration dénotant de l'aliénation. Enfin, sauf si bien sûr, certains indices donnés lors d’une sortie des plus inimaginables ne venaient corroborer certaines hypothèses.

Les quatre corps sont soigneusement mis dans des sacs mortuaires, prêts à être rapatriés à la morgue. Muramasa arque un sourcil, avant de s’avancer vers les hommes chargés de la tâches.

“ Je serais plus utile à la morgue, je vais vous accompagner. ”

Les brancardiers semblent surpris, mais ne trouvent rien à redire au médecin légiste remplaçant. Cela était bien la première fois qu’ils avaient le plaisir de se voir accompagner de la sorte. Soucieux, Muramasa ne pouvait pas laisser ces corps sans surveillance.

Arrivé au poste, il s'assure en passant de glisser quelques mots au Congru, qui semblait tout excité pour une raison obscure qu’il valait mieux ne pas connaître. Lui signifiant simplement que si on le cherchait, il serait en bas à la morgue.

Une fois nouveaux corps placés là où ils connaîtraient un séjour durant le temps de résoudre l'enquête, Muramasa regarda l’assistante qui était en train de faire la moue. Elle qui avait choisi le poste pour son calme, elle était bien décontenancée de voir arriver toujours un peu plus de travail. Il se gratte le front, un peu songeur, après avoir déposé les pièces à convictions, ainsi que les quatre dossiers concernant l’expertise. Ce n’était pas qu’il avait oublié, mais qu’il voulait s’assurer de certaines choses, notamment ne pas perdre de vue les corps.

“ Pourriez vous aller chercher Gibberru-san, je dois lui donner quelque chose. “

L’assistante hausse les épaule, mais s'exécute. Pendant son absence, le médecin fait des copies des quatre dossiers, puis examine rapidement les indices qu’il a trouvé, en notant scrupuleusement un compte rendu détaillé, au cas où quelqu’un viennent à trafiquer ou à faire disparaître quelque chose.

Goguenard et le sourire niais, voilà que le mandaté apparaît avec une théière fumante dans une main et un sachet de thé du clan qu’on ne nomme plus.

“ Gibberru-san, il faudrait que vous transmettiez prestement ces quatre dossiers à Takumi-san. Ainsi que la boite présente ici. Je vous remercie “

Hochement de tête, le Congru s'exécute, disparaissant comme un fantôme une nuit de pleine lune en emportant les preuves ainsi que les copies des quatre dossiers. Étrange, mais toujours efficace. L’assistante arrive bien après, décidément, ce Congru était une foudre de guerre. Un atout précieux pour le poste de police. Il pose ses yeux sur la femme qui semblait être un peu contrariée de ne pas pouvoir procrastiner en paix. Le Congru réapparaît rapidement, apportant lui-même des dossiers et les tendant silencieusement vers le médecin qui se demandait pourquoi ses yeux étaient si vitreux (dont un au beurre noir). Il s’agissait des empreintes chakratiques. Ce qui tombait à pic. Le Congru restait immobile, prêt à servir une nouvelle fois la justice avec dévotion. En examinant tout ça et en comparant les nouveaux dossier, l’évidence se présentait alors. Le meurtrier était fait comme un gros rat. Du moins l’un d’eux. Un nouveau qui plus est. Muramasa regarde le messager et lui donne sa déduction, afin qu’il en informe son maître. Chose qu’il s'enquiert de faire avec frénésie, disparaissant dans les ombres avec une prestance égale à sa qualification dans les arts de la comptabilité. Le pragmatique croise les bras, songeur comme si quelque chose le tracassait. Cette affaire était un nid de vipère, et se finirait certainement pas comme il le supposait.

" Parlez moi du médecin légiste que je remplace. "


Inquisiteur, mais pas trop, le Directeur regarde la femme le fixant avec un air dubitatif, tout en affichant la moue qui animait ses pensées.





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Jeu 22 Mar 2018 - 1:34
La veille...

Moïra restait légèrement pensive, devait-elle tout dire ? Sana’ allait lui en vouloir, mais elle ne pouvait nier à quel point tout ça l’inquiéter et égoïstement, elle voulait qu’on empêche son aînée de partir, car elle en était convaincue :

« Je pense qu’elle va déserter. Partir, un truc dans le genre, elle parle toujours depuis que je la connais de liberté, une vraie obsession. Puis, c’est comme dans la maison dans les bois, elle réduisait ses affaires au minimum, pas de souvenirs rien, parce qu’elle était convaincue que ce serait provisoire et ça était le cas dès qu’elle la décidait… Mais à côté, elle se débarrasse de moi en me laissant le confort de base pour m’en sortir, elle a déjà essayé, mais le temps à brûler, donc elle a dû m’emmener avec elle. »

La fille boudait en se rappelant l’épisode, elle n’avait jamais su comment la Hyûga avait su acheter comme ça sa place pour elle auprès de ses étranges personnages, mais le fait était qu’elle l’avait fait, comme ici à Iwa ces derniers temps. Ce qui la poussait logiquement dans des souvenirs plus frais de leur rencontre dans sa tête. Pourquoi le médecin avait-il besoin de savoir ça ? Pourtant, la jeune fille avait envie de lui répondre, parce que c’était un bon moyen d’avoir toute son attention.

« En forêt à Hi no kuni, ma famille fuyait les problématiques du pays, j’étais petite, y a au moins sept ans… »

Et par hasard, elle avait aperçu ce qu’ils avaient cru le cadavre de la Hyûga, par respect des morts, comme elle le comptait au Borukan, ils s’étaient rapprochés pour peut-être au moins couvrir le corps de ce qui semblait encore une enfant. Son œil était déjà arraché et les brûlures fraiches sur son visage, comme le reste de son corps, visiblement elle avait perdue, il avait d’autre cadavres bien morts quant à eux plus loin. La Hyûga avait dû se déplacer par elle-même. Son second œil semblait crever ou un truc du genre, Moïra a fait un caprice pour qu’ils l’emmènent, même si elle devait mourir en chemin. Jurant qu’elle s’en occuperait. Finalement, malgré les soins précaires, elle avait survécu aveugle. Moïra rajoutait que la « princesse » était déjà détestable, peut-être encore plus, mais pas encore aussi folle. Bien au contraire. Têtue en revanche ! Peut-être pour ça qu’elle prend soin de la jeune Moïra pour payer sa dette. Elle ajoutera même que Taishi Hayai était un mercenaire à l’époque qui était payé pour leur escorte. Elle a vu Sana’ lui apprendre les bases de l’art shinobi (contrôler le chakra), ce qui l’avait un peu marquée par sa capacité d’adaptation. Sana’ ne niaisait jamais avant d’arriver à Iwa, elle était plus sérieuse que les religieux qui les hébergeaient… D’ailleurs à la remarque de Muramasa sur l’intérêt fraternel, Moïra relèvera amusée :

« Je pense qu’elle n’a pas de famille à part sa mère je crois, du moins j’ai supposé, qui la visitait avant quelque fois en toute discrétion, elle n’en parle jamais, hormis le clan qu’elle reconnait vouloir raser si elle pouvait. »

Ça la fait rire, parce que c’est invraisemblable. Rien à tirer de plus la gamine, le charme du médecin lui a fait user tous ses atouts.

...


Shin n’ajoutera qu’un dernier mot avant d’être raccompagné aux cellules des suspects en prévention du poste 12 :

« Tu lis mal ton rapport, c’est Sana’ qui devait le ramener et elle aussi qui m’a demandé de venir avec elle. Son raisonnement était que ça passerait mieux avec un Chôkoku. D’ailleurs, elle s’était montrée incroyablement courtoise. »

Sous-entendu qu’il n’expliquera pas. Plus rien à tirer de Shin il semblerait, pour le moment du moins.

...


Le lendemain...

À la morgue l’assistante en avait déjà marre de travailler, alors si en plus il fallait la conversation au moins, comme elle l’indiquait :

« Elle ne parlait jamais ou très peu, puis déteste être regardé, donc j’avais souvent des pauses grâce à elle. Elle me manque énormément. Sa disciple en revanche, une vraie morue, mais elle est disparue, c’est même pour ça que ma boss est absente, pour retrouver la trace de cette idiote. Elle l’adore sa nièce adorée, alors qu’au premier coup d’œil… M’enfin. Elle a dit qu’elle passerait prendre le thé avec moi aujourd’hui si vous voulez la voir, elle était triste quand je lui ai dit pour Shin que je l’avais vu le mettre en cellule. »

Oui, une vraie commère, enfin c’était plutôt qu’elle avait des vues sur le Chôkoku plutôt sympa, donc forcément, elle le stalkait un peu… Visiblement, elle ne remarquait absolument rien du manège du Borukan, comme quoi, elle n’était pas très attentive de manière générale… Et comme promis, à l’heure indiquée Wasaki Noaki se présentait à la morgue avec des pâtisseries et deux tasses fumantes. Un sourire charmant sur les lèvres, pourtant elle surprenait l’assistante en débarquant soudainement du couloir plongé dans le noir à cause d’une lumière qui avait sauté dans le sous-sol ? Nop, quelques minutes entières dans tout le poste 12 en fait. Étrange, mais rien de bien alarmant. En tout cas, le noir ne semblait pas avoir troublé la visiteuse, elle n’avait presque aucune réaction quand la lumière se rallumait.

« Je t’ai surprise ? Ah ah ! Tu as cru qu’un de nos clients s’était relevé d’entre les morts ? »

Elle semblait prendre ça légèrement.

...


Sana’ ne viendra pas, mais Eiko l’ayant visité pourra en informer Takumi, ainsi que ses découvertes via ses interrogatoires non officiels si elle le souhaite. Par contre, concernant la cheffe du poste 12, elle débarquait en trombe dans l’étrange bureau du Junior de son poste, pour lui râler dessus ? Non, le congru avait su exposer ça de façon plus « avantageuse » pour son maître, en refermant la porte le sourire aux lèvres satisfaite d’attirer l’attention d’un jeunot prometteur du haut de ses quarante années passées, la femme semblait s’attendre à autre chose que des questions. C’était évident dans son attitude, Takumi avait sa réputation –de dépravé, cf Sana’- après tout.

...


En cellule, un énième policier venait rendre visite à Shin, presque tout le poste l’avait fait, rien d’anormal, pour essayer de comprendre ou lui poser des questions. Il semblait apprécier ici, c’était l’incompréhension. Un Hyûga encore, la plupart des effectifs de ce poste étaient composés de ce clan pour la raison logique qu’ils s’occupaient de leur quartier. Cependant, quand ce dernier-là relevait la casquette de son uniforme, le visage de Shin se couvrait d’effrois.

« Impossible tu es mort… »

L’homme ne lui répondait pas, comme si ses capacités cérébrales ne le lui permettaient plus, simplement, il ouvrait la cellule avec le même multi-passe que les autres policiers ici, entrant dans la cellule pour briser le crâne du Chôkoku en feintant une mauvaise chute contre le rebord de son couchage en cailloux. Une mort qui ressemblait à celle de Seitamaro d’ailleurs… Du moins, dans la version officielle donnée à son clan.

Les enquêteurs avaient-ils prévus quelque chose de spécial pour la surveillance de la cellule de Shin ?

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Jeu 22 Mar 2018 - 14:26

LA NUIT MEURTRIÈRE II x LES PELOS DE LA ROCHE



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."

Le congru avait vu la cheffe du poste de police entrer dans le bureau, le congru était donc ravi pour le Hyûga. Tout se passait pour le mieux. Il s’occupait de diverses affaires quand le sceau apposé sur sa paume droite sembla s’affoler, quelque chose n’allait pas. Le jeune maître ne devait être dérangé, et ce, même en cas d’attaque du village. Effectuant le mudra du lièvre, il concentrait du chakra dans sa paume. Ainsi, il pouvait déterminer quel endroit nécessitait une intervention d’urgence. La cellule du Chokoku. Diantre. “Il disparut dans un éclair verdâtre”. Une “lumière verte” vint troubler la scène et le congru du clan au nom que personne n’avait retenu à Iwagakure s’interposa entre les deux hommes.

On peut dire que je n’ai pas été soufflé par votre beauté, damoiseau. en mimant le fait de mettre un masque sur son visage, un peu comme un tocard.

Il semblerait que le congru avait eu un passé connu de personne, pas même de son maître, au sein de la branche secrète du Yamagenzo. Dans son tumultueux parcours, il aurait été surnommé S.I.N.I.S.T.R.E, tant il était mystérieux. Il avait aussi cette fâcheuse manie de courir après les jeunes garçons de manière abusive. Il ressemblait vachement à un shinobi du village, la ressemblance était si troublante… Le congru venait-il du futur, étant la même personne que ce ninja ? Était-il son père ??? Ah. Enfin, bien sûr, toutes ces choses n’étaient que des suppositions. C’était un non sens complet, oui (Vraiment ?).

En s'agrippant aux deux personnes, c’est un phénomène smaragdin qui se reproduit au seins des locaux. Ils réapparaissent au milieu du bureau du Shihainin, tandis que ce dernier bourlinguait allégrement sa supérieure. Ils arrivaient à temps, visiblement. Quelques jouets avaient été sortis, laissant penser aux côtés sombres du policier. Étalant finalement son lait d’homme sur les fines lèvres de la milf en uniforme, c’est soulagé qu’il remettait son kimono. La situation était probablement impromptue mais voilà où ils en étaient : lui à peine rhabillé, la supérieure en position quelque peu humiliante, Shin & l’inconnu aux côtés de Girreberru qui rigolait mystérieusement en ayant ses mains sur les épaules des deux personnes qu’il venait de ramener dans le bureau. Ce rire complexe était bien évidemment un code établi il y a quelques temps déjà. Il venait d’expliquer toute la situation par des variations de décibels et en visitant aigus et graves par moment.

Girreberru-san, veuillez prévenir le docteur Muramasa. en s’approchant de l’autre hyûga, tout en activant ses byakugans.

C’est dans un nouvel “éclair verdâtre” qu’il disparut avec Shin, probablement dans le but de le ramener dans sa cellule. Il fallait dire qu’avoir un comptable téléporteur était utile, docile qui plus est. Ah, il était bien différent que dans sa jeunesse le congru. Le Shihainin souhaitait en apprendre davantage sur cet individu et comptait défendre son bout de viande récemment entamé si il le fallait (la cheffe). C’est à ce moment précis qu’entrait l’assistante de l’assistante du Kage. Une situation maintenant plus que cocasse mais dont il fallait faire fi.


Spoiler:
 

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Mer 28 Mar 2018 - 15:16
- T’es qu’une idiote. Une sale idiote égoïste, Sanadare.

Elle avait envie de pleurer, à l’heure actuelle, alors qu’elle terminait son entretien avec sa meilleure amie. Elle lui avait posé des questions dont elle n’avait pas envie de connaître les réponses et ces dernières venaient l’ébranler plus qu’elle ne l’avait cru.

- C’était ça l’idée, hein ? De tout me jeter à la figure en m’impliquant dans cette enquête alors que d’autres beaucoup plus qualifiés que moi auraient pu faire le sale boulot ?!

La colère, l’injustice, des émotions bien frappantes qu’elle connaissait que trop bien. Elle lui en voulait, terriblement même, que de lui imposer ça sans même lui avoir demander son avis. Les réponses étaient trop lourdes de sens pour l’innocente demoiselle, qui peinait à contrôler ses émotions. Sous ces nombreuses couches de glace se trouvaient une jeune fille qui n’avait jamais eu la sens d’exprimer tous les sentiments négatifs qui la consumaient depuis des années déjà. Elle avait envie de lui cracher à la figure, de lui hurler dessus, voir même de la frapper. Or, elle n’en fit rien. Cela n’aurait fait qu’amuser son aînée.

- Je vais trouver le fin mot de cette histoire, Sana. Peu importe tes mensonges, peu importe qui as-tu manipulé, je te connais, sûrement plus que tu n’oses l’imaginer.

La flamme de la détermination illuminait son regard, la même qui l’avait animé lorsqu’elle s’était opposée avec véhémence à celui proclamant être son cousin.

- Je ne te croyais seulement pas aussi horrible. Me trahir une fois ne t’a pas suffit ?

Sur ces dernières paroles, elle quitta l’endroit, la mort dans l’âme mais avec une détermination renouvelée. Cela n’avait certainement rien de professionnel, mais elle venait de trouver une raison beaucoup trop personnelle pour mener à bien cette enquête. Serrant les poings, elle parcourait rapidement les rues du village en direction du domaine Borukan, là où elle comptait y trouver le Tsuchikage. Il fallait cependant qu’elle se calme, avant de se retrouver confronter à ce dernier. Beaucoup trop d’émotions passaient dans son regard, menaçant de la faire exploser.

Au final, son entretien avec l’ombre du village ne fut pas spécialement concluante. Ce dernier semblait parfois surpris, parfois confus des questions qu’elle lui adressait concernant Sanadare, qu’il savait pourtant être sa meilleure amie (et collègue, en quelque sorte). Le ton semblait aussi monter de son côté alors que la situation ne semblait pas lui plaire. La Zetsu faisait son possible pour garder son calme, aidée par le fait qu’elle trouvait intimidant de se retrouver face à l’homme presque aussi grand que large. Pourtant, alors qu’il semblait remettre en question tout ce qu’elle disait et qu’elle lui partageait, notamment en ce qui concernait les desseins les plus sombres de la Hyûga, l’émotion prit le dessus sur son discours.

- Alors vous allez faire rouler la tête de Sana ! qu’elle s’exclamait avec véhémence, se levant de la chaise sur laquelle elle s’était retrouvée. C’est elle l’idiote derrière cette enquête, qui a tout mis en place ! Je la suspecte même d’avoir fait exprès d’avoir mis Takumi et Muramasa sur le cas ! Ne trouvez-vous pas risible que moi aussi je sois de la partie sans pour autant avoir aucune compétence dans le domaine ?

Son ton à elle aussi montait, son regard s’enflammant tandis qu’elle tentait de lui faire entendre raison, ou, tout du moins, avoir autre chose que ces réponses qui ne la menaient à rien.

- C’est Sana qui orchestre tout ça, en ce moment. Je vous l’ai dit, elle veut aller en prison, même si ça, je n’ai pas spécialement compris pourquoi. Une chose est évidente, Akimoto, cela a rapport avec la vengeance qu’elle veut sur son clan.

S’il avait dit ne rien savoir de cette histoire, elle lui partagea donc, sans se soucier un seul instant que la principale concernée pourrait lui en vouloir. Au diable ce qu’elle pensait, cette dernière. Elle ne s’était jamais souciée ce qu’elle, jeune demoiselle un peu perdue, pouvait penser, jouant d’un égoïsme sans nom. Alors, voilà qu’elle faisait de même, partageant ses petits secrets avec l’homme qui se voyait presque comme un père pour elle.

- Akimoto, la chute des Hyûga est entamée, de ce qu’elle m’a dit. J’ignore comment elle compte s’y prendre, mais elle a placé tous ses pions jusqu’ici dans cette ordre d’idée. Et nous serions tous les deux idiots de ne pas la prendre au sérieux.

L’émotion avec laquelle elle venait d’exprimer cette phrase, s’étant partiellement calmée, démontrait plus un sincère soucis de la jeune femme qu’autre chose. Elle adorait sa meilleure amie, plus que ce que la raison pouvait expliquer. Remerciant ensuite l’homme de son temps, elle quitta l’endroit, toujours un peu plus confuse.

La pire, toutefois, fut d’arriver dans le bureau de Takumi. Si d’ordinaire, elle aurait pu se montrer choquée d’une telle vision, innocente demoiselle qu’elle était. Or, à l’heure actuelle, alors que la rage et la rancune animait chacun de ses gestes, ce fut une toute autre réaction qu’elle eut devant ce tableau.

- Tu plaisantes j’espère ?

Elle grognerait presque alors que ses traits étaient tirés dans un rictus mécontent, son regard accusateur ne lâchant pas Takumi.

- Il y a des gens qui sont morts, un meurtrier toujours en liberté, une folle qui fait des siennes et qui se joue de nous depuis le début et toi, qu’est-ce que tu te retrouves à faire ? Te taper ta supérieure dans ton bureau plutôt que d’enquêter ?

Rien ne semblait pouvoir arrêter le flot incessant de paroles s’échappant des lèvres de la demoiselle qui avait pourtant été bien longtemps muette.

- Tu n’es qu’un abruti prétentieux ne méritant pas le titre t’ayant été octroyé.

Si elle se prenait des baffes, rien à faire. Des gens étaient morts, Sanadare les tournait en bourrique et un meurtrier était toujours en liberté. Ils avaient clairement mieux à faire qu’une partie de jambes en l’air à laquelle il semblait s’être abandonner. Et puis, il savait très bien comment pouvait-elle se montrer vindicative, voir clairement agressive, dans certaine situation.

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Jeu 29 Mar 2018 - 13:12





デウス・エクス・マキナ


::: RP ::: La Nuit Meurtière II
::: PV ::: Hyûga Sanadare | Hyûka Takumi | Zetsu Eikô
Gibberru | Moira | Chôkoku Shin
et bien d’autres hurluberlus




♫♪ music box ♪♫




Soirée de la veille du jour fatidique | Alentour de 21h00
Cœur-Commerçant | Iwagakure no Sato



La petite Moira était réceptive aux charmes du médecin (aussi taciturne que le vespéral pouvait s'incarner d'être). Elle ne se fit pas prier pour accepter l’invitation de ce dernier. Après tout, passer un peu de temps en compagnie du parangon valait tout l’or du monde. Il suffisait d’avoir un minimum de goût pour rapidement le comprendre. Apparemment, Moira était une demoiselle ayant du goût, bien qu’un tantinet trop gourmande si elle croyait pouvoir croquer un tel morceau. L'assiette était bien garnie. Peut-être un peu trop.

Voilà qu’après une copieuse glace, ils se retrouvaient tout deux en tête à tête dans l’un des restaurants les plus réputés de la Roche, pour ne pas dire du Yuukan, afin de se restaurer. Muramasa était quelqu’un sachant traiter les femmes comme il se devait, faisant montre d’une correction exemplaire. C’est tout naturellement qu’il s’occupait de satisfaire la jeune demoiselle, en ne commettant aucune fausse note. La faire parler de ses sombres et noirs desseins serait plus aisé à la condition sine qua non que cette dernière passe une soirée parfaite, satisfaisant à la perfection le moindre de ses désirs. Elle pouvait être rassurée, car Muramasa n’allait pas la laisser repartir déçue et insatisfaite, en plus de ne point s'être confessée sur les secrets qu’elle gardait enfouis dans les ombres.

Plus le temps s’effilochait, plus elle se confiait facilement. Il écoutait attentivement les dires de la demoiselle, la regardant en lui offrant sourire ou encore sérieux selon l'eurythmie prenant place. Beaucoup d’informations très intéressantes découlaient de tout ce qu’elle lui narrait. Sanadare comptait abandonner une nouvelle fois Moira, elle n’en était pas à son coup d’essai à en croire l’histoire qu'il écoutait. Tout cela semblait faire sens. Avec l'enquête qui était en cours et  soulevait pas mal de questions sur l’intégrité de l’espiègle borgne immaculée, cette dernière avait de quoi s'inquiéter. Ses fesses allaient certainement finir derrière les barreaux, tant son nom figurait en exergue dans des affaires plus que louches. Il était évident que la Blanche Princesse était mêlée à tout ça. A quel point ? Muramasa n’en était pas encore certain, mais plusieurs signes ne trompaient guère sur son implication l'incriminant directement. Comme par hasard, la date correspondait parfaitement avec la rencontre des deux jeunes femmes. Voilà qu’une histoire de mère venait corroborer ce à quoi il pensait. Décidément, la chanson avait un air de déjà-vu. Espiègle.

“ Sanadare-san veux raser le clan Hyûga et ne s’en cache pas. J’imagine que les Pupilles Pales ne voient pas d’un très bon œil (c’était le cas de le dire) qu’on veuille leur voler dans les plumes. ”

Moira était une jeune femme tout à fait charmante, semblant parfaitement éduquée, malgré ses modestes origines paysannes. D’ailleurs, Muramasa ne portait que peu d'intérêt à toutes ces histoires de lignées et autres mascarades claniques. Si cela les amusait de se croire supérieurs et intouchables, de sous-estimer les autres, alors tant mieux. La réalité leur montrerait que plus violemment de quoi il en retournait. En tout cas, Moira s’avérait de plaisante compagnie. Ce n’était pas si mal que de partager une soirée, en tout bien tout honneur, avec elle. Cependant, s’il était là, c’était avant tout pour en apprendre plus concernant l'affaire. Elle avait déjà avouer beaucoup de choses, mais les pièces du puzzle restaient un peu trop nébuleuses pour parfaitement s'imbriquer entre elles. Il fallait donc tirer les dernière gouttes de rosée de l’ingénue.

“ Sanadare-san doit avoir des ennemis. Connaîtriez vous des personnes qui veulent lui nuire ? Autant au sein de son clan, dont elle à été bannie, qu’en dehors ? “

Malicieux, il essaye de rassembler les pièces entre elles, en apportant sa vision sur l’affaire. Des questions simples et faciles, afin de souligner les informations manquantes qui permettraient d’aider la bienfaitrice aliénée voulant fuguer une fois de plus. Avec un personnage aussi exubérant que la borgne, il était évident que de nombreux détracteurs existaient. Autant Hyûga, bien évidemment, qu’autres individus plus ou moins liés à ces derniers. La liste devait être longue, il en avait bien conscience, mais la moindre information pouvait se révéler importante, voir décisive. Bien sûr, il n’en voudrait pas à l’ingénue de ne pas se souvenir de tout. Elle avait déjà grandement aidé à mieux cerner le mystère.

Le repas touchait à sa fin. Il n’était de bonne compagnie qui ne se quittait.

“ Moira-san. J’ai vraiment apprécié notre petite sortie. Je vais vous raccompagner chez vous. Je ne peux pas laisser une charmante jeune femme telle que vous rentrer aussi tard toute seule. Les tarés et autres détraqués sexuels sont légion. Je ne voudrais pas qu’il vous arrive quelque chose. “

Lui proposant de la raccompagner chez elle, Muramasa faisait montre d’une parfaite correction. Chose rare en ces temps si décadents. La demoiselle ne pouvait refuser pareille escorte.


Soirée de la veille du jour fatidique | Alentour de 22h00
Quartiers résidentiels | Iwagakure no Sato



Finalement, ils arrivaient devant la demeure marquant la croisée des chemins. Moira avait passé un bon moment. Cela était visible sur son minois. Tant mieux pour elle. Lui avait obtenu les informations désirées. Tant mieux pour lui. D’une pierre, deux coups. Il la laissa sur le perron, en lui faisant ses adieux. S'assurant quand même qu'elle rentrait bien à l'intérieur de chez elle, avant de repartir.

“ Je vous inviterais à nouveau. Vous offrir une glace, même si ce n’est pas vraiment la saison. Mata Kondo. “


Soirée de la veille du jour fatidique | Alentour de 23h00
Académie Hashira | Iwagakure no Sato



Muramasa fit un détour par l’Académie afin de mettre au clair la fameuse histoire de dossier du professeur Tseng. Malgré l’heure particulièrement tardive, c’est sans surprise que sa secrétaire était comme d'habitude derrière son bureau. Un peu surprise de voir débarquer le Directeur si tardivement, elle était du genre travailleuse et quittait rarement l'Académie avant minuit. Elle lui expliqua la situation en détail. Chose qui ne manqua pas de faire sourire intérieurement le personnage, que plus rien ne surprenait.

" Voilà, vous savez tout. Dans le doute, j’ai préféré accéder à la requête."

" Vous avez bien fait. Je toucherais quelques mots au Nidaime, afin de bien clarifier que l’Académie dispose de son propre règlement intérieur. Dorénavant, la moindre demande externe, touchant de près ou de loin l'Académie, se passera directement entre lui et moi. Sortez la copie du dossier des archives, je dois la consulter. Tant qu’à faire, amenez tous les documents et travaux du Professeur Tseng dans mon bureau. "

Muramasa pensait avoir été clair avec le Nidaime, lorsqu’il lui proposa son aide concernant l’Académie, il ne voulait pas de belligérances. Apparemment pas assez, à en croire la tournure des événements. En plus du manque de respect flagrant fait à sa personne, comme envers l’institution, tout le monde se croyait tout permis et prenait l’établissement pour un moulin.

Comme par hasard, l’assistante (au coeur de l’affaire et connue pour son espièglerie) avait profité de sa position pour jouer avec les rouages Hashiriques. De plus, tout le monde semblait penser avoir le droit de fourrer son nez partout sans demander la permission à celui en charge, tout en violant les lois propres à l’endroit. Voilà comment la corruption s’immiscait sinueusement en gangrenant tout système. Muramasa n’allait pas laisser passer ça, corrigeant immédiatement le tir afin de mettre un terme à cette mascarade.

“ Haiiro-san, désormais, aucune demande ne se fera sans mon aval direct. Toute personne ne se pliant pas au règlement, hormis le Tsuchikage en personne, devra être appréhendée. Faites le savoir au chef de la sécurité. “

La secrétaire acquiesça d’un léger mouvement de tête plus qu’approbateur. Puis, elle partit pour satisfaire la demande du Directeur, s'enquérant d’aller chercher ce qui avait été demandé.


Jour fatidique | Alentour de 2h00
Quartiers Résidentiels | Iwagakure no Sato



Muramasa avait terminé de passer en revue la globalité des travaux de Feu Tseng. Il avait trouvé quelques indices venant compléter ses hypothèses. Décidément, l'enquête était épineuse et loin d’être facile à comprendre, mais contrairement à ce que semblait penser certains, il était loin d’être homme à sous-estimer.

Il venait d'arriver chez lui. La journée avait été éprouvante. Pourtant, il devait poursuivre quelques recherches. Naoko l'accueillit, comme d’habitude, avec un air sérieux et appliqué, démontrant une fidélité sans faille. Heureusement qu'il pouvait compter sur elle dans ce nid de vipère incarnant la Roche.

" Okaeri. "

" Tadaima. "

" Vous rentrez plus tard que d’habitude, Muramasa-sama. "

" Ne vous en inquiétez pas. "

S’étirant prestement, il regarda la femme qui continuait de le fixer avec un air de marbre. Il était évident qu’elle aurait apprécié quelques précisions, mais elle avait l’habitude des mystérieux non-dits.

" Il me semble que nous avons quelques ouvrages évoquant les légendes autour de la nécromancie, n’est-il-pas ? "

Cela n’était que pure sémantique. Il connaissait parfaitement sa collection d’ouvrages. Il savait aussi que la jeune femme passait beaucoup de temps à lire en secret ces derniers, lorsqu’elle n’avait rien à faire ou encore en son absence.

" Effectivement, Muramasa-sama. "

" Imaginez la signature chakratique d’un mort-vivant. Serait-il incorrect de penser que le Chakra le personnifiant soit semblable à celui de son vivant ? "

" Je penserais plutôt que le Chakra est plus proche de celui manipulant le cadavre… N’est ce pas à travers le Jutsu du manipulateur que le corps se trouve réanimé ? "

" C’est ce que la plupart des gens penserait. Ce n’est pas une théorie fausse, cependant, la majorité de la signature chakratique demeure celle de l’organisme réanimé si j'en crois l'hypothèse vers laquelle tend les faits. "

" Je comprends Muramasa-sama. "

" Par exemple, imaginons un cas présentant environ 90% de similitude entre le corps qui à été réanimé en usant des arts obscurs et le même corps de son vivant. La différence restante de 10% serait dû au chakra du nécromant utilisant la technique, ainsi qu’à la dégénérescence chakratique dû à la décomposition cadavérique, que nous surnommeront -nécrose chakratique-. Bien entendu le pourcentage varierait grandement selon l’état de décomposition du corps."

Elle ne comprenait pas vraiment où le scientifique voulait en venir, mais cela était assez intéressant pour trouver toute son attention. Elle avait habitude de ce petit jeu qui s’instaurait naturellement entre-eux.


Jour fatidique | Avant l'heure du thé
Morgue du Poste #12 du Yamagenzô | Iwagakure no Sato


Muramasa écoutait avec intérêt les paroles de l’assistante. Cette dernière ne manquait pas d’offrir de précieuses informations. Le médecin saurait parfaitement en tirer profit, afin de faire avancer l'enquête qui n’avait que trop durée à son goût. Selon les dires de la tire au flanc, la légiste n’aimait pas les regards (fieffée timide) et s’avérait particulièrement silencieuse. Il était fort aimable de sa part, que d’offrir des pauses à sa fidèle employée. Quelle douce ironie… Cela était clairement dans le but de ne pas l’avoir dans les pattes. La raison était simple. Pas de témoin sur ce qu’elle faisait à l’orée du théâtre macabre. Si Muramasa remplaçait la légiste, c’était parce que cette dernière était trop occupée à retrouver une morue. L’excuse était presque acceptable. Peut être pas très professionnelle, mais pourquoi pas. En tout cas, Muramasa n’était pas idiot au point de croire que comme par hasard, il fallait les services d’un des plus grands médecins de tout le Yuukan pour palier à l’absence d’une simple légiste. Non, on l’avait choisi, ou plutôt, la Hyûga l’avait mêler exprès à l’enquête. Tout comme jadis, elle lui avait chanté les indices prenant enfin tout leur sens. Que cherchait-elle à faire ? Se lancer un shuriken dans le pied en se sabordant elle-même ? Ou bien, attendait-elle quelque chose de particulier ? Essayait-elle de dire quelque chose à travers ses douteuses facéties ? Il fallait reconnaître que Sanadare tenait de Machiavel. Muramasa se doutait de la raison se cachant derrière tout ça. Peut-être que Sanadare avait perçu la quintessence de la Lame Maudite. Du moins, tout le laisser supposer. Bien que cela était impossible. Ils était bien loin d'avoir échangé plus que quelques mots (hormis une bien étrange sortie qu'il valait mieux garder sous silence). De facto, le pire dans cette histoire était que celle paraissant la plus aliénée et frappadingue de tout Iwagakure semblait être la seule à ne pas sous-estimer l’intellect du jeune homme. Enfin, jusqu’à un certain point, car il était évident qu’elle tentait de le manipuler et de se servir de lui. Le genre de personne à utiliser les autres sans vergogne, puis à les jeter une fois qu’il ne présentaient plus aucun intérêt pour ses propres desseins ou encore son plaisir personnel.

“ Passer prendre le thé ? Quelle charmante idée que voilà. Vers quelle heure ? “

Affichant un sourire assez satisfait. Qu’importe l’heure, il ne pouvait aucunement rater cette occasion. Savourer un rafraîchissement avec une personne faisant montre de tant de bonté et de générosité envers une assistante était un devoir. Muramasa ne raterait la rencontre avec cette femme pour rien au monde. Il fallait qu’il fasse la connaissance de cette altruiste si réservée et avenante qu’elle en était introvertie.

“ Dépêchons nous de ranger les corps avant son arrivée. D’ailleurs, n’oublions pas de verrouiller les compartiments. Tout doit être parfait. La correction avant tout. “

Un brin goguenard, le remplaçant ne pouvait pas  laisser un tel bazar semer l’opprobre. C’est tout naturellement qu’il convia la ronchonne à l’aider, afin que tout soit méticuleusement ordonné, lorsque l’invitée se présenterait afin de prendre le thé.

Tous les compartiments funéraires se trouvaient solidement verrouillés, les nouveaux locataires étaient soigneusement rangés. L’assistante avait même contribué à mettre à la tâche en faisant la poussière, évidement en laissant échapper de nombreux soupirs et autres haussements d’épaules dénotant sa lassitude.

“ J’aimerais faire une surprise à notre invitée, je compte sur vous pour ne rien dire. “

Affichant un fin sourire, tout en mettant son index près de ses lèvres, afin de marquer la renardise se voulant silencieuse surprise éhontée. L'assistante leva les yeux au ciel, ou plutôt au plafond, en soupirant, mais acquiesça à la requête en finissant par hocher lourdement la tête de haut en bas en signe d'approbation.

Prenant avantage de la disposition de la salle, il s’adossa au mur de façon à ne pas être vue si quelqu’un arrivait. Laissant alors la paresseuse vaquer à ses occupations, à savoir plonger son nez dans le Kunai Émoussé. Ce qui ne manqua pas de faire tiquer le Directeur, qui ne comprenait pas comment de pareilles encres pouvaient susciter tant d'intérêt parmi la populace.

Soudain, le congru apparut à travers les ombres, affichant un sourire plus que déstabilisant. Quelle était cette diablerie ? Il valait mieux ne pas le savoir. Muramasa le regardait en affichant un air pour le moins dubitatif. Pourquoi venait-il d'apparaître ? La réponse était évidente. Ce dernier avait un message important à transmettre. Un signe suffit. Zombie. Chose à laquelle s’attendait déjà le taciturne, qui fit signe au comptable reconverti de se faire silencieux, simplement via un geste. Plaçant une nouvelle fois son index devant sa propre bouche. Le Congru écarquilla les yeux, faisant montre de sa surprise le faisant tressaillir de tremblements incontrôlables, en formant toute sa surprise sur son faciès. L’assistante n'avait même pas remarqué ou fait attention, toujours cachée derrière les grandes feuilles encrées qu’elle parcourait avec entrain. Muramasa fit signe à Gibberru de se planquer, chose que ce dernier fit en se collant au mur tel un chenapan, après avoir fait montre d’une réaction exprimant l’exactitude de sa perplexité.

Soudain, les lumières laissèrent place à l’obscurité. Le Congru semblait encore plus surpris, bougeant sa tête de droite à gauche rapidement, cherchant explication à cette extinction des feux qui venait de se produire sans crier gare.

D’un coup, la lumière se rallumait, laissant apparaître l’invitée qui s’avançait en portant des rafraîchissements accompagnés de sucreries. Elle ne semblait pas s'alarmer le moins du monde par le noir total qui avait prit place. Apnée, le souffle de Muramasa et celui du Congru s’arrêtèrent un instant, tant la pression était insoutenable, lorsque la silhouette de la visiteuse émergeait des ténèbres. L’assistante pour sa part sursauta, manquant de tomber à la renverse de façon totalement rocambolesque. Une voix cristalline vient alors taquiner la maladroite.

Wasaki Noaki n’avait rien remarqué. Le Congru et le Directeur se tapissaient dans les ombres, prêt à intervenir et à frapper par surprise.

Muramasa se glissa malicieusement derrière la femme qui venait de faire montre d’un talent indéniable dans les arts noctiluques. Ou alors il s’agissait d’une experte en sensorialité. Aucune importance, elle venait de tomber en plein dans le piège qui se refermait peu à peu sur elle. Elle ne le savait pas encore, mais elle était déjà prisonnière.

Il ne laissa aucune échappatoire à sa proie, tel un serpent se faufilant avec malice, il vint la saisir par derrière en se collant à elle, en serrant la gorge de la légiste d’une poigne virile, avec fermeté. Son autre main vint se placer rapidement sur le bras, afin de la saisir et de l'empêcher de se débattre. Le plateau transportant les délicieux mets glissa et tomba lourdement sur le sol. La porcelaine se brisa avec violence en laissant choir les échos de sa destruction.

Le congru semblait paniqué, sursautant lorsqu’il vit  la scène. Il semblait des plus choqué par le gaspillage du thé qui venait de faire rage. Il se mordit les lèvres en s’agitant frénétiquement  tout en tournant sur lui-même. Décidément, un bien étrange personnage, mais Muramasa était trop occupé pour prêter attention à son comportement particulièrement étrange.

“ Ne bougez pas. “

Annonçant son impérial décret, à la moindre mouvance suspecte, il aurait été si aisé de briser ce petit cou comme une simple brindille. Du moins, la menace était claire et ne laissait aucun doute s’ériger.

Ne lui laissant pas vraiment le choix, le médecin avança ses lèvres vers l’oreille de sa prisonnière, afin de lui susurrer quelques mots.

“ Discutons. “

Il y avait quelque chose de malsain dans la voix de la Lame Maudite. Elle était plus froide et abyssale que d’habitude.

“ Wasaki-san. A votre avis, quelle est la profession la plus prisée des nécromants ? “

Une énigme dont la réponse était une évidence.

“ N’est-ce-pas légiste ? “

Il sourit, avant de lancer un regard au Congru qui affichait un air goguenard et vicié en fixant la scène qui s’érigeait devant ses yeux. L’assistante était en train de rougir et de se cacher à moitié le visage derrière ses mains, tant elle se trompait sur la situation qui prenait place.

“ Wasaki-san, Wasaki-san, Wasaki-san… Etes vous vraiment Wasaki-san ? “ -répétant ce prénom comme pour indiquer quelque chose- “

“ Vous n’être pas très bavarde. Permettez moi de vous mettre à l’aise en vous proposant une seconde énigme. “ -sa voix prenait une tonalité encore plus irréelle-

“ Connaissez-vous la raison se masquant derrière la majorité des crimes les plus sanglants ? “

Le Congru affichait un large sourire, se délectant de la maîtrise incontestée du parangon, lorsqu’il s'agissait de mener la questionnette. Était-il lui même un fin connaisseur de ces arts interdits? Muramasa ne connaissait pas la réponse à ce mystère et cela importait peu.

" Une romance. Une romance ayant mal tournée. "

L’assistante devint plus rouge qu’une pivoine, tombant définitivement dans les pommes. On l’avait perdue. Peut-être était-ce un mal pour un bien. Le Congru quand à lui était égal à lui même, planté comme un piqué, il se contentait de sourire.

Muramasa relâcha légèrement son emprise, tournant la femme vers lui afin de voir son visage. La plaisanterie avait assez durée. Il ne comptait pas la tuer de toute manière, simplement lui faire comprendre qu’elle ne gagnerait rien en essayant de se rebiffer. Il s'attendait bien sûr qu'elle résiste, mais cela aurait été vain. Le serpent aurait pu aisément déjouer toute tentative de la renarde.

“ Etes-vous muette et sourde, en plus de votre cécité ? “







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Ven 30 Mar 2018 - 1:33
Shin en apparaissant dans le bureau du Hyûga fut plus que surpris, en revanche, la frénésie du feu Borukan (Fils d’Akimoto) ne se stoppait pas un seul instant, comme s’il avait été incapable de comprendre ce qu’il s’était passé. Il semblait fixer sur la personne du Chôkoku, n’ayant pour but que de le tuer alors que les menottes de ce dernier lui coupaient tout usage de chakra. Heureusement, d’autres shinobis étaient dans la salle, visiblement on ne pouvait pas compter sur les deux policiers Hyûga occupés à autre chose. Peut-être Eiko pourrait sauver la situation ? (Si cette dernière lui fait une attaque de sa cs, le lien avec sa nécromancienne se coupera, il tombera à nouveau raide mort à vos pieds)

Pendant ce temps, le congru ne revenait pas, pour cause, Mura l’avait mis à contribution. Lui-même qui avait dû être bien déçu du manque de réponses supplémentaires de la jeune Moira, Sana’ n’était pas du genre à se confier à qui que ce soit, Eiko pouvait bien en témoigner. La légiste, n’ayant pas de vrais grands dons de sensorialité fut prise par surprise, ce n’était que récent qu’elle n’avait plus besoin de sa canne, apprenant à peine un subterfuge d’une pseudo amie Hyûga avec le même handicape jadis. Elle écoutait le médecin, un visage fermé, ne répondant à aucune de ses questions et pour cause.

« Je ne suis qu’une mandataire de folle encore tu sais. Tu te trompes de cible et tu gâches un temps précieux. »

Au même moment, la paroi murale qui contenait la fenêtre du bureau de Takumi explosait. Tant pis pour ceux à proximité… Dans le trou, sous le manteau du mélange de fumée et de poussière, une silhouette s’affichait, puis plusieurs billes explosives fusaient dans les quatre coins du bureau. Certaines explosant à l’impact, d’autre ricochant avant leur explosion.

Dans la morgue, Sawa, la fille du médecin des Hyûga, la première victime, ôtait son henge, surprise d’avoir été découverte, elle fit part de son admiration pour la déduction du Borukan. À quoi poursuivre la comédie, sans ses deux pantins de chairs, elle ne pouvait plus rien faire de plus. Avec un sang-froid déconcertant, elle n’opposait aucune résistance. Après tout, elle avait pendu son père sans sourcillé après l’avoir drogué, s’assurant de laisser le fardeau à une vieille amie, qui mériterait au moins autant qu’elle son sort. Parlant de châtiment, la femme se mordait la langue au sang avant même de répondre davantage, elle refusait de finir en prison et y croupir comme ce pauvre Seitamaro qui jouait les troubles fait à l’étage.

Dans sa cellule, Shin convulsait, peut-être que le zombi qui l'avait attaqué lui avait laissé une dernière surprise, il semblait perdre sa vie... Et avec cette dernière, bien des choses qu’il avait cachées se perdaient…

Ni même de prendre le risque qu’on lui arrache tous ses secrets qui pourraient compromettre tous ses efforts. Si elle n’avait pas réussi à faire revenir son fiancé auprès d’elle comme elle le désirait tant, n’obtenant qu’un vulgaire zombi, au moins devait-elle le venger. Tout était assemblé pour. À peine quelques secondes s’écoulaient quand elle s’écroulait raide morte dans les bras du médecin, une capsule d’un poison à mort subite ayant été libérer par sa morsure. Voilà qui laisserait bien plus de confusions encore dans toute cette histoire. Seitamaro, naturellement aurait dû s’écrouler sans vie à la mort de sa nécromancienne, mais avant de se tuer, elle leur avait laissé une dernière surprise. Ce dernier explosait, libérant un bien macabre spectacle de ses entrailles dans le bureau, sans pour autant avoir eu l’effet destructeur que Sawa avait espéré…

Composez avec tout ce bordel maintenant, votre enquête est terminée.

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La nuit meurtrière II - Takumi - Eiko - Muramasa

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