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[Arcs n°3/4|Iwa] Abdiquer


Sam 17 Fév 2018 - 15:30
Iwagakure no Satô disposait déjà des Crocs Rocheux, merveille presque labyrinthique permettant aux étrangers de trouver difficilement le chemin menant jusqu’à la cité des roches. A dire vrai, il y en avait plusieurs, des routes qui menaient jusqu’à cette majestueuse cité militaire. Mais, blessée à de multiples reprises par des assauts, parfois du Soshikidan parfois de Kiri la Brume, la cité des Tsuchikages n’avait pu se cantonner à cette seule défense « naturelle ».

Des avant-postes plus présents et mieux relayés, des gardes frontaliers Iwajins plus coordonnés avaient complété la base sécuritaire des Crocs Rocheux, faisant peut-être du village caché de la Roche le plus compliqué à infiltrer des trois « capitales ninja ».

Mais à l’entrée principale du village, les shinobis qui pouvaient y être affectés ne se relâchaient pas. Même si le risque de voir des intrus arriver jusqu’ici était devenu infime, ils se devaient continuellement de vérifier l’identité de ceux qui pénétraient l’enceinte de leur ville, l’infiltration étant devenue monnaie courante pour les ninjas.

« Dis-moi pas qu… »

L’un des gardes de l’entrée d’Iwagakure no Satô s’était levé, bientôt imité par ses collègues. Tous imitèrent son regard, pointant vers l’horizon extérieur au village. Brisant le spectre du soleil matinal, un homme marchait vers eux. Comment pouvait-il être arrivé là sans qu’Iwa n’ait été prévenu ?

« Merde… ETAT D’URGENCE MAXIMAL ! »

Tandis que la panique gagnait les rangs Iwajins, l’homme poursuivait son chemin, tranquillement. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, ses traits se précisaient. Ses cheveux gris paraissaient blancs sous les rayons d’un soleil qui ne cessait de monter, dont ses lunettes opaques en brisaient parfois des reflets.

Les Iwajins qui se pressèrent jusqu’à l’entrée du village purent rapidement comprendre la situation. S’il y avait bien un homme qu’ils savaient être capables d’une telle prouesse d’infiltration, avec toute l’intelligence nécessaire pour choisir le moindre de ses déplacements, c’était bien lui.

A cent mètres de l’entrée d’Iwagakure no Satô, le criminel le plus recherché du Grand Continent s’arrêta net. Il surprit tous ses opposants lorsqu’il décida de s’agenouiller sur le sol rocailleux des Crocs Rocheux.

« Je suis venu échanger ma vie contre une audience avec le Tsuchikage et tous les gradés qui voudront bien m’entendre. »

Il plaça ses mains derrière sa nuque. Incroyable mais pourtant vrai : Nara Alderan était venu pour abdiquer.

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Sam 17 Fév 2018 - 16:01

ABDIQUER x IWA & ALDERAN



"Dois-je te dire la différence entre toi et moi ? le niveau. Il est comme l'histoire du singe essayant de capturer la lune. Peu importe la façon dont il se bat, il est juste le reflet de la lune sur l'eau qu'il voit. Donc, il s'enfonce seulement dans l'eau. au fil du temps, il coule."


Relève toi tantouze, j’en ai pas terminé ave-interrompue par l’alarme du village.

Après avoir traversé un énième mur, lui, avait encore expérimenté les joies de se faire sauver les miches. Ah, vraiment. Loué était celui qui vint au secours du sans souillure qu’était ce parfait gentilhomme. Mais il fallait être prompt. Il était temps pour sa personne de se rendre au poste de police n°12. Aujourd'hui devait être un jour de congé. Vraiment ? Bien évidemment, il ne sera pas payé en heures supplémentaires et il ne récupérera pas ce jour de repos, il soupirait en ayant arrivant au poste. À peine était-il entré qu’il remarquait que la plupart des cases et postes étaient vides, seuls les chargés de relais de communication étaient restés.

Que se passe t-il, Girreberru ?approchant.

Shihainin-san, l’heure est grave. Niveau d’alerte maximal, tu as été mobilisé ainsi que tous les autres valides d’Iwagakure.expliquant la situation.

Je vois… Le devoir m’appelle. d’une voix faussement rauque avant de partir.


Il allait s’occuper de la surveillance des quartiers résidentiels, ne pouvant faire confiance à la seule bonne foi d’un pareil homme. Bien sûr, il avait des réponses à avoir concernant ses parents et d’autres choses mais il n’était pas fidéjusseur des tenantes circonstances. Aussi, il se contenterait de faire ce qu’on lui demandait, soucieux de la sécurité d’autrui. Montrant son badge du Yamagenzo (dans lequel il est entré prématurément, rappelons le hein) à qui voulait bien le voir, il effectuait son devoir non pas avec placidité mais tout de même un incontestable tourment.


Dernière édition par Hyûga Takumi le Dim 18 Fév 2018 - 1:45, édité 1 fois
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Sam 17 Fév 2018 - 20:21


RP ➤ Abdiquer
PV ➤ Alderan





♫♪ music box ♪♫



La journée s'annonçait des plus normale. Encore une fois, le fier Muramasa avait été prestement demandé par le Yamagenzo afin d’autopsier un corps retrouvé sauvagement mutilé dans le quartier sombre d’Iwajuku, endroit sensible du village Caché de la Roche. A peine était il arrivé dans le bâtiment, qu’il put remarquer une effervescence certaine, ne manquant pas de le surprendre. Il semblait y avoir une crise sans précédent, provoquant une réaction des plus vive et effrénée au sein des Forces de Défense d’Iwagakure. Quelle était encore cette diablerie ?

A la vue du manque d’effectif des forces médicales, voilà qu’un énergumène l’interpella, demandant aide au scientifique, tout en le mettant au courant de la situation des plus urgente. Un certain ennemi de l’humanité se présentait aux portes de la Roche, selon les dires du personnage qui balbutiait un charabia incompréhensible. Prévoir une assistance médicale en cas de dérapage semblait être une chose qui manquait pour ce genre d’événements. Après les moult attaques mortelles et des plus funeste, entraînant légions de morts, il semblait chose toute logique que de mandater en cas de crise majeure, une équipe d’Iryo-nin sur les lieux, en cas de nécessité.

Malheureusement, le Syndicat Iryo-nin était en manque cruel d’effectif et la plupart des médecins étaient déjà réquisitionnés sur d’autres affaires. C’est alors en toute vaillance, que le fier Muramasa rassura l’homme, qu’il allait se charger de se rendre sur les lieux.

" Un certain Alderan ? Celui même de Shito ? Omoshiroi..."




✗✗✗



Muramasa se rendit en direction des portes d’entrée, afin de voir cet événement pas piqué des hannetons. Un dangereux criminel recherché mondialement ? Peut être y avait-il anguille sous Roche, et qu’un médecin devrait soigner quelques gens agonisant des suites d’un coup fourré. Le Nara était connu comme vil chenapan, après tout.

C'est à bonne distance que le médecin apercevait déjà la troupe de shinobi marquant ligne de défense se dresser près des portes menant à la sortie vers les lointains horizons. L'affaire était dantesque, mais en tant que simple Directeur de l'Académie, il n'avait pas autorité pour gérer l'affaire. Mais être présent sur les lieux pour assurer que cela ne soit un coup de Trafalgar, semblait être pertinent. De plus, ce n'était pas tout les jours que l'on pouvait voir de tels événements, si inattendus, que cela relevait de stupéfaction éhontée.

Le fieffé sacripant cherchait-il querelle ?




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Sam 17 Fév 2018 - 20:40
Continue de supplier, Criminels.
Aujourd’hui Izuki n’avait rien à faire, pas de mission, d’entraînement où autre chose de prévu. Il avait entrepris de narguer les policiers qui travaillaient avec Takumi avec une bonne glace, d’ailleurs, c’est en partant en direction du poste de police avec son compagnon le plus fidèle, sa glace ! Marchant tranquillement à l’intérieur des rues sans se pressé, il arriva enfin à destination, le poste de police où travaillait son meilleur ami Takumi ! En entrant, il remarqua que tout le monde était en repos sauf quelques élus si on peut dire ça. En arrivant derrière Takumi il entendit que le village était en état d’alerte maximal ! Eh bien, finalement, cette journée n’allait pas être si ennuyant et qu’il le pensait.



Cool ! Enfin une alerte niveau maximum, depuis le temps que je l'attendait !

Marchant tranquillement en direction de la porte du village, sans se soucier de rien, derrière Takumi. L’air d’un garde du corps, Izuki continua de déguster sa merveilleuse glace. Elle était sucrée et froide, comme il les aimait. Le village a une protection de folie, comme un shinobi, peu passer tranquille le labyrinthe et arriver devant les portes ? De plus, depuis l’attentat Kirijin, la sécurité à du être triplement renforcé nan ? Franchement sois c'est le type qui est balèze soit c’est nous qui sommes vraiment très nul, seul la première semble être la bonne, car dans le village, il y a Izuki. C’est pour ça que la deuxième ne peut pas fonctionner. Continuant de marcher, Izuki posa une glace dans les mains de Takumi.




Ton parfum favori.



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Yamanaka IzukiFait attention au pouvoir de l'esprit. Reste sur tes garde Invité car tu es ma prochaine cible.
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Sam 17 Fév 2018 - 22:53

Quelques échanges de voix faisaient échos dans le domaine Borukan...

-Il demande à voir Akimoto !
-Et ?... J’ai l’air d’un gros roux ?
-Sana’ !
-‘dare. Sanadare, dégage.


Elle balayait la main en face d’elle en continuant de se balancer sur sa balançoire dans le domaine Borukan, oui elle l’avait remise... Et ! Franchement, la déranger pour ça, comme si c’était ses affaires.

-Il faut le protéger d’Alderan, ne pas le laisser s’y rendre. La femme pivotait sur son jouet pour regarder Akinori, le Borukan qui assistait aussi le Kage actuel…
-Tu veux dire qu’il faut protéger Alderan d’Akimoto plutôt non… ?
-Quoi ?... SANA !
-‘dare. Sanadare.
L’homme quittait la terrasse en claquant la porte exaspéré. Bon ok, ok, allons protéger Alderan…

Son sourire malicieux s’affichait alors qu’elle rejoignait la direction des portes. Les mains pleines…

***

Quelques minutes plus tard…

-Bienvenue à Iwa, capitale de l’accueil courtois ! Fit-elle au malotru ayant mis en ébullition le village.

Penchée devant le Nara, Sanadare lui tendait un tasse de thé dont la fumée dansait encore, un sourire chaleureux. Non pas de poison, ni somnifère dedans, ou quelconque drogue une vraie infusion. Elle avait poursuivi son chemin en ignorant absolument toutes recommandations/protestations se fichant complétement des conversations ou non en cours… L’assistante du Kage dans toute sa splendeur, le pire serait probablement les faces à peine surprises, voire pas du tout de ses collègues. Ceux-là même qu’elle regardait faire du coin de l’œil…

-Ils sont un peu sous les nerfs depuis l’attaque de Kiri. Susurrait-elle faussement discrète pour son invité. Je suis l’assistante de cher Tsuchikage, je tiens à vous informer concernant votre requête que le nounours est du genre mal léché. Vous êtes certain de vouloir le voir ?

Sa tête se tournait vers le premier Tengû en vue…

-Avec un otage il serait plus disposé à écouter je pense. C’est plus l’époque de Chôgen, le genre Borukan c’est plus de casser en deux et poser les questions après. Elle secouait la tête, ces idiots alors, tout ce remue-ménage pour un seul homme.
-SANADARE ! Lui hurlait alors Akinori venant d’arriver, presque de la fumée lui sortirait des oreilles, mais la Hyûga hausser des épaules. Quoi, elle l’avait écouté après tout… Non ?
-Quoi ? C’est pas la tradition qu’accueillir les nukenins avec un thé à Iwa ? Je croyais. Fit-elle avec un sourire de toutes ses dents pour son collègue qui perdait patience la concernant…

Visiblement, tout ça ne traumatisait pas la borgne de boire la seconde tasse qu’elle avait rapporté pour elle.

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Sam 17 Fév 2018 - 23:21
Mais qu’es-ce que cette conne finie était en train de faire ? Le Tengu réajusta son masque à défaut de ne pouvoir faire un facepalm colossal. Il venait de toucher le sol, à quelques pas de Sanadare et du Nara. Contrairement à bien des Iwajins, Taishi n’avait jamais eu le plaisir – façon de parler – de rencontrer le supposé dangereux criminel. Seulement des rumeurs selon laquelle il parvenait toujours à magiquement défier toute logique en ce qui a trait à la puissance martiale. Taishi espérait ne pas devoir en aller là, mais toute l’histoire semblait bien suspecte.

Même aux standards de Sanadare, la réaction semblait tellement disproportionnée qu’il en était lui-même stupéfait. Akimoto était bien connu pour l’avoir laissé faire presque n’importe quoi dans le passé mais ça semblait dépasser les bornes désormais. Un autre Tengu venait d’arriver et il s’avançait vers l’idiote, de beaucoup moins bonne humeur. La Hyuga n’était qu’une genin en tant que tel et le type aurait été dans son droit de foutre une raclée totale à l’imbécile. Mais ce n’était pas le moment. Taishi lui barra le passage du bras.

« Attend. Fais signe aux autres, élargissez le périmètre de sensorialité.»

Elle pouvait servir d’appât, peut-être. Taishi aurait bien voulu lui demander comment il faisait à chaque fois pour complétement outrepasser les sentinelles et les senseurs qui fourmillaient dans les sentiers. Un autre de ses miracles, peut-être, ou bien Nara Alderan jouait-il vraiment selon des règles bien à part du reste du commun des mortels.

Pas franchement intéressé à la politique, Taishi se demandait bien que pouvait être le but du personnage. Que ce soit un autre piège pour cacher une attaque sur le village aurait fait beaucoup plus de sens. D’ailleurs, cette avenue était loin d’être scellée. D’autres Tengus surgissaient des murailles et atterrissaient derrière lui.

« Mobilisez les fortifications, rappelez tous les shinobis en service et assurez-vous que la garde rapprochée du Tsuchikage fait son boulot. Si la gendarmerie se montre utile pour une fois, ce serait le bon moment. »

Taishi était loin d’être un leader et n’aimait pas du tout le rôle qu’Akimoto lui affublait dernièrement. Mais il n’avait pas non plus oublié pourquoi il avait décidé de revêtir le masque à la base. Pour que ça cesse, et pour qu’à la prochaine attaque, il ne soit pas impuissant devant le sort des autres. Kanon, Meiyan… Et tous les autres

Un kunai tournait lentement dans sa main tandis qu’il gardait les yeux sur Alderan, gardant à l’esprit la position de son ombre. Il n’avait peut-être jamais vu celui-ci au combat, mais son clan portait bien son nom.

Il soupira, laissant l’idiote faire ses facéties, alors qu’une pointe d’inquiétude lui tailladait l’esprit, se demandant jusqu’où irait la tolérance du Tsuchikage.

Parlant de roux, où est-il, d’ailleurs ?

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Sam 17 Fév 2018 - 23:56
Yoroi est actuellement dans un restaurant avec son Sensei du Tengû, les gars sont devenus inséparable depuis leur mission au village des Artisans. Ils buvaient deux bières avant d'attaquer les Ramens, mais un Shinobi du même rang que nos deux compares, arriva en courant vers le restaurant. Il prit Kazami par la manche de sa veste, puis lui demanda de venir en urgence aux portes d'Iwa.

- Ho ! Calme-toi, qu'est ce qui se passe ?


Yoroi écouta la conversation discrètement.

- Aldaran ! Le mec le plus recherché du Pays est devant les portes du village !


Le Shinobi remarqua la présence de Yoroi, il lui demande à lui aussi de venir étant un membre du Tengû. Kazami partit en vitesse quand il entendit le mot "Alderan", Yoroi le suivit derrière avec le Shinobi affolé. Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent finalement aux portes du village. Yoroi demande à Kazami qui est cet Alderan et pourquoi est-ce une urgence.

- Alderan, ce nom suffit à faire trembler plus d'un Tengû expert. Sa force est si grande, que même certains ermites ne ferait pas le poids. Il aura même le niveau d'un Kage, c'est pour te dire que si tu croises ce mec, casse-toi tout de suite si tu tiens à la vie.


Yoroi sauta au poste de vigie, il demanda à un Chûnin qu'il connaît très bien où en est la situation.

- Bah, il reste à genoux les mains derrières la tête sans dire un mot. Si il a dit qu'il voulait coopérer avec Iwa et le Tsuchikage, on hésite à envoyer une troupe pour le chercher ce sera sûrement une de vos équipes, enfaîte bravo pour ta promotion, un Tengû même Junior reste un Tengû.


Yoroi observa Alderan effectivement à genoux les mains derrières la tête, Yoroi avait la main droite sur le fourreau de son kukri. Son air est des plus terrifiants, comme si son instinct animal avait repris le dessus. Yoroi avait un compte à régler avec le Shoshikidan, s'il apprend qu'Alderan est lié de près ou de loin au Shoshikidan, Yoroi risque de faire une bêtise. Son Sensei prit la main de Yoroi, il bloqua ainsi son Kukri. Il lui fit un signe négatif avec la tête, Yoroi retrouva la raison, c'est du passé, c'est terminé sa défaite est loin derrière lui.

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Dim 18 Fév 2018 - 3:47
Comme à son habitude, la routine s’étant installée, la genin se retrouvait dans le bureau qu’elle partageait avec sa meilleure amie, s’occupant de quelques documents qui avaient été déposé sur le bureau de l’assistante, et donc le sien par procuration. S’attardant sur certains d’entre eux, elle remarqua qu’il manquait la signature de l’ombre sur certains documents officiels. Elle les plaça donc de côté, par ordre de priorité, se notant à elle-même qu’elle devrait rapidement lui faire parvenir. Elle était assidue dans ses tâches, beaucoup plus que ne l’était sa collègue qui se trouvait encore une fois chez les abonnés absents. En était-elle surprise ? Aucunement. Elle l’était même plus lorsque la Hyûga se trouvait dans le bureau, pour tout dire. Oh, elle ne disait pas qu’elle faisait un mauvais boulot, cependant, elle semblait préférer les rencontres plutôt que la paperasse. Pour la Zetsu, elle n’y voyait aucun inconvénient, étant même honorée du poste qu’elle avait. Bon, il n’y avait rien d’impressionnant à être l’assistante de l’assistante de l’ombre, cependant, les responsabilités qui venaient avec se voulaient intéressantes pour celle qui tentait de laisser sa marque.

Puis, contrairement à la routine, elle sentit de l’activité au-delà de la porte du bureau. Lasse, elle s’était levée, se demandant ce que Sanadare avait bien pu faire. Il était évident qu’autant de brouhaha ne pouvait que provenir d’elle. Ce fut l’idée qu’elle avait jusqu’à ce qu’elle ouvre la porte du bureau, où il lui fut aisé de comprendre qu’elle s’était peut-être bien trompée. L’alerte générale avait été donnée, un intrus aux portes du village. Arquant un sourcil, le genin n’attendit pas qu’on lui répète et se contenta d’attraper ses deux fidèles lames qu’elle glissa à sa ceinture pour prendre la direction de l’entrée du village. Si elle ne serait pas de taille face à une menace, elle était réaliste, son devoir de kunoichi la poussait à agir. Fidèle au village, elle ne pouvait pas attendre les bras croisés à ce que les choses se tassent et s’il y avait plus qu’un seul visiteur, elle se devait d’être présente pour défendre les civils.

Ce fut donc pour cette raison qu’elle se retrouva rapidement auprès de la foule qui s’entassait près des portes du village. Son regard passant sur tous ceux présents, il y eut une personne qu’elle identifia sans problème. À grandes enjambées, elle se rapprocha donc de ce dernier, enfilant son serre-tête pour éviter que ses mèches pâles lui retombent devant les yeux.

- Mura-sensei. Elle s’était arrêtée à ses côtés. Je ne suis pas certaine d’avoir tout saisi de ce qu’il… Une voix lui parvint aux oreilles. Elle n'est pas sérieuse.

Faisant signe à son sensei qu’elle revenait, ou pas, voilà qu’elle l’abandonnait déjà pour se frayer un chemin jusqu’aux premières lignes. Si elle n’était que genin, elle ne pouvait pas rester là, les bras croisés à ne rien faire et à attendre la suite. Pas alors qu’il y avait cette idiote de Hyûga qui se tenait devant l’un des hommes les plus recherchés du Yuukan et tout particulièrement dangereux. Ses deux lames à la taille, la kunoichi se rapprocha donc et en quelques instants seulement, elle était aux côtés de son aînée. Elle avait jeté un regard à celui qui avait hurlé son nom, levant légèrement la main. Là n’était pas le temps d’une confrontation à l’interne, pas alors qu’une menace pesait sur eux et puis, tous le savaient. Si l’autorité avait tendance à exacerber quelques traits de caractère bien particulier de la folle du village, Eikō arrivait à l'apaiser. C’était là-dessus qu’elle misait.

- Sanadare, non, on n’offre pas le thé.

Presque comme une mère qui disputait son enfant. À défaut d’avoir un grade quelconque, la demoiselle décida que quelqu’un se devait de réagir, ce que personne ne semblait vouloir faire. Certes se préparaient-ils tous à un combat imminent, or, il n’était pas à exclure qu’il venait effectivement que s’entretenir avec le Tsuchikage. Que ce soit un trop plein de naïveté, la Zetsu aurait été portée à lui donner le bénéfice du doute. Surtout qu’ils n’arriveraient à rien si tous se mettaient en position défensive sans oser l’approcher. Elle fit donc un signe à l’un des gradés du Yamagenzo, profitant du fait que son statut d’assistante du Kage (ou plutôt de la folle, qu’importe) faisait en sorte qu’ils la reconnaissaient sans peine. Elle était souvent passée les voir avec divers documents et paperasses en tout genre, au nom de l’ombre.

- Il s’agit d’un homme dangereux et recherché qu’elle adressa tout bas au policier. S’il désire réellement avoir audience, le mettre en état d’arrestation ne serait pas une mauvaise idée.

Elle avait arqué un sourcil, son ton se voulait confiant alors qu’elle désignait les menottes de l’homme. Beaucoup plus qu’elle ne l’était. Aurait-elle dû rester en retrait comme la petite kunoichi qu’elle était ? Peut-être bien. Elle n’avait tout simplement pas pu laisser la Hyûga seule en faire à sa tête. Le gros roux lui aurait certainement arraché la tête. Quoique, à bien y penser, peut-être y passerait-elle aussi pour s’être montrée aussi audacieuse. Au moins avait-elle décidé de prendre le taureau par les cornes, peu importe ce que cela pouvait changer. Le dernier regard qu'elle lança à l'intention de sa collègue (et supérieure) ne cherchait qu'à lui demander, pour une fois, de faire des efforts. Là n'était pas le temps à la confrontation, elle pourrait gueuler comme elle le souhaitait plus tard.

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Dim 18 Fév 2018 - 10:40
L’ennui. Ayuka ne connaissait plus grand-chose sinon ce fameux ennui vicieux, celui s’immisçant dans le corps et l’esprit. Cercle vicieux dans lequel était en train de sombrer la Yuki. Sa vie ? Elle ne savait plus où elle en était. Le domaine était en construction, cette demeure qu’elle avait tant espéré pour son clan, pour prouver à tous que les Yuki légitimes se trouvaient à présent à Iwa. Et ce désir brûlait encore dans le corps glacée d’Ayuka. Mais… Il y avait toujours un mais. Noah restait en prison, jamais elle ne pourrait s’entraîner avec lui à ce rythme. Watari était parti essayer de tuer cet ennui à Tetsu. Eiichiro… Finalement lui aussi se trouvait dans ce cercle vicieux.

Aurait-elle dû rester à Kiri ? Quelques fois cette idée frôlait l’esprit de la blonde avant de se rappeler les horreurs du village sanglant et les mots certaines d’Eiichiro et Watari s’ils était restés. Mais à Kiri, elle s’entraînait. Tous les jours. La belle à la roche était aussi vivante voir plus que le village des brumes et Ayuka commençait presque à connaître par cœur toutes les enseignes gastronomiques de sa ville mais… Sinon ses heures perdues d’entraînement à l’académie, solitaire, plus rien. Watari ? Son niveau était à présent tellement immense que la Yuki n’imaginait pas pouvoir gagner. Quant à Eiichiro… Elle ne se battrait plus avec lui avant d’être définitivement en mesure de le mettre à terre. Comme une fille fière d’atteindre le niveau de celui qui restait son modèle Yuki.

L’ennui brisé. Par une alarme. Dans sa chambre, alors qu’Ayuka se coiffait comme chaque matinée, le silence résonna dans tout Iwa. Le même que le jour où son groupe était arrivé aux portes du village. Tous ses muscles se tendirent alors que ses premières pensées allèrent à Noah. Non, il était en sécurité enfermé… Mais si des intrus étaient repérés, elle le rejoindrait. Malgré les temps troubles, malgré le flou de son esprit, la promesse de sauver son lointain cousin restait ancrée dans le corps d’Ayuka.

Sans attendre, elle enfila un haori bleu, marqué du sceau des Yuki comme tous les autres. Sa lame à sa taille, la veloce Ayuka ouvrit la fenêtre et sauta sur le balcon. Puis de toit en toit, préférant ne pas être gênée dans sa course. Yeux légèrement plissés, elle restait à l’affut avant d’atteindre l’origine du mouvement et de la perturbation : les portes d’Iwa.

Perchée sur la toiture d’une des demeures les plus excentrées du village, Ayuka observait la scène, main prête à dégainer. Elle n’était pas une Tengû ni membre des forces spéciales. Comme Eiichiro, comme Watari, jamais on ne leur confiait quelques missions ou informations. Etaient-ils énervés ? Non, simplement lasses. Cependant elle avait fait une promesse au Hyuga de son interrogatoire et à l’ancien Tsuchikage puis à l’actuel. La promesse de protéger Iwa avec la même rage qu’elle avait déployé à Kiri par le passé.

Elle écoutait. L’abdication d’Alderan ? Un rire s’échappa d’entre ses lèvres, bien qu’inaudible en bas. Non c’était trop simple ou cela cachait un piège. Le meurtrier de Shito ne pouvait pas abandonner ainsi, sans une raison valable. Quant à l’assistante du kage… Les piques étaient habituelles mais définitivement, Ayuka avait rencontré beaucoup de folles à Iwa.

Elle observait. Prête à agir et respecter sa promesse.

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Dim 18 Fév 2018 - 18:39
Un soupir. Un autre soupir. Iwagakure no Sâto n’était pas Kirigakure no Sâto. Tsuchi n’était pas Mizu, il le savait que trop bien. Eiichiro, aveugle, s’ennuyait. Profondément. Plus le temps passait et plus il le perdait. Car de ses journées, il ne savait plus rien. S’il n’était plus aussi étroitement surveillé que par le passé, le Guerrier de Glace, celui qui se voulait être un Maître dans l’Art de cette Maîtrise, n’était finalement plus que l’ombre de lui-même, tout autant que le Village de la Roche semblait lentement s’endormir et se reposer sur ses lauriers. Alors qu’il possédait de nombreux et puissants représentants, comme le Réputé Médecin Légendaire, Uzumaki Hayate, ainsi que le Samouraï Nagamasa Yoshitsune, le village n’avait pourtant pas saisi les occasions qui se présentaient à lui. Aujourd’hui, comme tous les autres jours de cette nouvelle année, la Brume manquait à l’aveugle. Et plus jamais la Roche ne serait pareil. Car sous les assauts répétés de l’Eau, la Terre avait fini par se craqueler et, aujourd’hui encore, il s’en attristait. Soupir déçu. Ce pays que lui avait vanté son ami le Samouraï n’était que l’ombre de lui-même, un mensonge tissé par la parole aisée de son compagnon.

Il était assis, silencieusement. A une terrasse, tandis qu’il portait la coupe à ses lèvres, son visage s’était redressé, tandis qu’il entendait déjà l’alarme. Une nouvelle attaque. Une nouvelle menace. Encore une fois. Ce Village qui se voulait toujours fort était pourtant bien fragile, là où les fondations ne semblaient jamais tenir. Les Montagnes même semblaient se composer tantôt de Sable de Kaze no Kuni, tant elles tremblaient à l’approche du danger. Un soupir tandis qu’il baissait la tête avant de se relever, abandonnant le pichet de Saké autant que sa coupe à peine entamée. Une menace sérieuse alors que l’alarme continuait. Et, alors qu’il laissait la monnaie sur la table, il se déplaçait à travers la Roche afin d’atteindre les portes. Déjà, nombre de Shinobis approchaient, les uns après les autres. Comme une véritable garantie. Une protection du village. Car la Glace avait prêté allégeance à la Roche, l’Aveugle, qui n’utilisait finalement que ses sens et sa Sensorialité, s’était arrêté, observateur et spectateur d’un spectacle. Bandeau barrant la moitié haute de son visage, les cheveux attachés dans une queue qui volait au vent, les manches retroussées du guerrier laissaient apparaître, à ses doigts, les quelques bandages qui cachaient les brûlures de la glace. Shîto l’avait marqué. Vestige du passé, passant les portes hautement gardées, c’est calmement qu’il approchait du Nara. Car, de ceux qui se présentaient lentement, mais sûrement, Eiichiro restait, peut-être l’un des plus meurtriers, mais l’un des plus anciens. Souffle tranquille. Lent. C’est ainsi que, devant les portes d’Iwagakure, sans un mot, il barrait l’entrée du village au menaçant Alderan. Nara. Une nouvelle inspiration. Souffle court tandis qu’il sondait les alentours. Quel était le nouveau plan ? Quiconque ose et l’affronte, sur sa vie, le monstre d’Hi no Kuni n’entrerait pas aussi aisément au sein de la Roche.
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Mar 20 Fév 2018 - 19:26
Pour une surprise… je m’attendais à tout durant cette visite à Iwa, mais ce qu’il se passait actuellement dépassait de loin ce que mon imagination était capable d’inventer. L’alerte maximale avait été donné. Suite aux récents événements, un rien aurait pu les effrayer, mais la situation était plus complexe et surtout plus étonnante qu’elle ne le paraissait.

D’abord hésitants, les Tengus finirent par pointer leur masque sur moi avant d’indiquer le chemin vers les Crocs Rocheux. Leur réflexion portait sûrement sur ma présence dans une situation de crise, mais visiblement, la menace était trop importante pour qu’ils s’emmerdent avec des détails. Et pour cause, Alderan était aux portes d’Iwa.

Si Shizen avait pu le rencontrer, et avait même pu combattre contre lui, je ne m’étais jamais retrouvé face à la tête du Soshikidan. Cet homme est tellement recherché que les événements qui se déroulent sous nos yeux semblent être une aubaine. En effet, lors de mon arrivée, Alderan était à genou et ses mains étaient posées contre sa nuque. J’avais visiblement raté une partie de la conversation – à supposer qu’il y en ait une devant cette scène aussi incroyable qu’improbable.

La fumée de mon kiseru s’évadait encore par le sillage que j’avais emprunté pour me rendre ici. L’atmosphère était globalement lourde. Enfin… bon, exception faite de Sanadare et de son amie. Je n’étais ici que depuis quelques jours et j’avais déjà pu cerner le caractère de la Hyûga. C’est triste à dire, mais je n’étais même pas surpris par le thé qu’elle tenait en main.

Légèrement en retrait par rapport aux Tengus et aux Iwajins, je restais respectueux de leur souveraineté dans leur propre village. Peu importe l’ampleur de la situation, tant que les vies alentours n’étaient pas en danger, je n’avais, à mon sens, aucun droit d'agir pour le moment.
Cependant, selon les discussions qui suivront, les iwajins ont intérêt à être pragmatique avec le Nara. Peu importe ce qu'il va proposer, je ne saurais rester bien longtemps calme après ses agissements.
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Mer 21 Fév 2018 - 5:36


Quelques minutes avant l'alerte - Sources chaudes du domaine Borukan

La visite de Shuuhei-dono touchait à sa fin. Les deux Ombres avaient passé les derniers jours à ratifier les grandes lignes d'un accord afin d'assurer la prospérité de leur deux peuples. Si tout continuait de bien se dérouler, l'Alliance allait bientôt naître entre Kumo et Iwa...Akimoto ne pouvait faire autrement que se sentir fier du travail accompli avec son homologue depuis son arrivé au village de la Roche. Il était un Kage choisi pour faire la guerre et mener les siens au combat, mais maintenant, il s'assurait qu'on se souviendrait de lui éternellement pour autre chose, pour le grand pas fait vers la paix. Leur plan d'action était presque définitif, il ne restait plus qu'au Borukan à choisir quelqu'un à envoyer à Kumo afin de finaliser les plans de leur assaut, quelqu'un pour parler en son nom dans l'organisation du raid.

Mais ce détail serait à déterminer une autre fois. Pour l'heure, les deux Kages se la coulaient douce, après une rude journée, dans les sources chaudes du domaine clanique. "Alors Shuuhei? J'avais raison en disant que les bains thermaux d'Iwa étaient les meilleurs, n'est-ce pas?" dit-il à son homologue en haussant le ton, afin de pouvoir se faire entendre par-dessus le bouillonnement des bains. Alimenté par la chaleur du magma, on disait de ces sources thermales qu'elles avaient des propriétés médicinales incroyables. Le corps immergé jusqu'au cou, le Colosse sentait le bulles bouillonner contre sa peau et ses muscles tendus. "Tu sais Shuuhei, je dois dire qu..." Avant qu'il ne puisse terminer sa phrase, une pléthore d'hommes en uniforme débarqua de nulle part et se mobilisa tout autour du bassin. Quelque chose clochait, le Nidaime le sut aussitôt. L'un d'eux s'agenouilla à côté de sa position afin de lui révéler l'information à voix basse. "Tsuchikage-dono, un hostile de priorité oméga aux portes du village...Nara Alderan." À peine le jeune homme avait-il terminé de prononcé ce nom qu'Akimoto était déjà dressé de tout son long, hors de l'eau, exposant à tous ses hommes son corps dans la plus grande splendeur qui soit. Cinquantenaire peut-être, mais le Colosse d'Iwa n'avait rien à envier physiquement à la florissante jeunesse, bien au contraire. Fulminant et bouillonnant, le rouquin laissa échapper un cri de colère titanesque, qu'on aurait probablement pu entendre jusqu'aux portes du village. Il agrippa une serviette que lui tendit l'un de ses hommes et l'enroula autour de sa taille avant de se tourner de nouveau vers son homologue kumojin. "L'alerte a été sonnée, Nara Alderan est aux portes du village...seul."

À quel genre de subterfuge le Nara s'adonnait-il encore? En plein milieu des négociations qui plus est...S'agissait-il d'un autre de ses plans pour faire tomber son village? Avait-il eu vent du réveil de son ancien acolyte et il venait chercher rétribution? Était-il vraiment suffisamment fou pour se présenter seul aux portes d'Iwa? Non, impossible...

Akimoto enfila à toute vitesse ses vêtements avant de quitter les bains en direction du village, la dizaine de gardes à ses trousses et le Raikage à ses côtés. "Tsuchikage-dono, vous ne devriez pas vous précipitez ainsi, les protocoles de sécurité st..." lui lança alors l'un des shinobi le poursuivant. "Au diable les putains de protocole! Le démon incarné se présente à nos portes, je ne laisserai pas nos hommes l'affronter seul." hurla-t-il en guise de représailles tout en pressant le pas. "Il n'y a pas d'affrontement mon seigneur, Alderan s'est rendu. Il s'est agenouillé, sans le moindre signe d'agression et il a demandé à vous parler." Il n'y avait plus aucun doute possible dans l'esprit du Borukan, le Nara manigançait quelque chose il en était certain. S'il voulait le rencontrer, il allait le rencontrer...mais ce n'est pas la main bienveillante d'Iwa l'Accueillante qu'il lui présenterait, mais plutôt le poing destructeur qu'on lui connaissait. Le Nidaime comptait bien accueillir cet étranger avec toute la fureur et la pleine puissance des forces iwajins. "Relâchez les senseurs, je veux absolument savoir s'il est venu seul ou non. Mobilisez l'ensemble des Tengus disponibles aux fronts pour m'assister."

Une fois aux portes, le Nidaime, accompagné de sa petite troupe, put constater les efforts de mobilisation de ses hommes le long des défenses du village. Chacun était à son poste et attendait les ordres ou un geste de l'ennemi pour agir. Akimoto s'arrêta aux côtés du leader des Tengu en place. "GRIM..." dit-il en saluant tout simplement le masquer. Si les autres n'en connaissaient pas l'identité à cause du masque, Akimoto lui reconnaissait tout de même son ancien élève au premier regard. Ce dernier semblait avoir pris le contrôle de la situation, affectant les différents membres des Tengus présents à diverses tâches essentielles. Ce qui fit frissonner le Borukan, ce ne fut pas l'ennemi, mais bien ses deux idiotes d'assistantes en train de lui susurrer des mots doux aux oreilles. "L'idiote porte encore ta marque n'est-ce pas? Tu veux bien la sortir de là, avec l'autre gamine, avant qu'elle ne nous fasse tous tuer?" dit-il à Taishi. Il était hors de question que le Borukan ne laisse quelqu'un d'autre que lui prendre le poids et le fardeau de cette rencontre à sa place. En tant qu'homme, en tant que Kage, il était prêt à tout pour la sécurité des siens. "Resserrez les défenses, que tout le monde reste hors de portée de son ombre, prête à agir. Je veux tous nos senseurs rivés sur lui et son chakra. S'il bouge le moindre petit doigt, vous attaquez. Les Tengus, avec moi." ordonna-t-il enfin.

Accompagné d'une escouade de shinobis masqués, le Nidaime, dans toute sa splendeur, franchit les vestiges du champ de bataille jusqu'au Nara agenouillé. Ainsi accoutré, le vieil homme ne faisait pas bien peur...Mais Akimoto savait que tout ceci n'était qu'un jeu, une ruse. Comment pouvait-il en être autrement? Sous ses ordres, les Tengus formèrent un cercle autour d'Alderan, ne lui laissant donc aucune échappatoire facile. "Nara Alderan...Je crois que vous surestimez la générosité et la bienveillance d'Iwa. Après tous les torts que vous nous avez causés, vous avez le culot de vous présenter ici. Donnez-moi une seule et unique bonne raison pour ne pas vous exécuter sur-le-champ, ici même, à cet instant." dit-il en se positionnant droit devant l'homme. D'un signe de main, il ordonna à deux des masqués de s'approcher pour lui passer les menottes, celles-là mêmes que tous les prisonniers d'Iwa portaient. La tension était palpable, tout le monde était à cran...Que voulait donc le chef du Soshikidan?

Résumé:
 

_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
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Mer 21 Fév 2018 - 16:15
Incroyable mais vrai…

Alderan se rendait. En apparence seulement. Mais dans cette affaire, je crois avoir été moins abasourdi qu’Akimoto. Peut-être parce qu’Iwa n’était pas le village que j’avais en charge. Ou peut-être parce que plus rien ne m’étonnait vraiment de cet homme. Mais toujours est-il qu’il était ici, au village caché de la roche et que la tension était à son comble. Savait-il pour ma présence en ces lieux ? La question méritait d’être posée alors que je sortis moi aussi de la source chaude pour m’habiller en vitesse et ne rien manquer de ce qui allait se passer dans les prochaines minutes.

Le monde qu’il y avait sur place ne m’étonna point. On parlait tout de même du leadeur du Soshikidan et du daimyo de Hi. Je ne savais pas trop quel subterfuge il avait encore en tête, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il avait du culot. Et qu’il était presque coutumier du fait. La saloperie qu’il avait faite à Kahei me trottait toujours en tête et la perspective de lui balancer une sale rang S à la tronche me titilla l’esprit un moment donné. Mais puisque je n’étais pas chez moi, il me fallait faire profil bas. Aussi m’étais-je tout simplement approché d’Hisao avant de murmurer :

- « On agit s’il y a une couille, Hisao. Puisque l’alliance est pratiquement scellée, il n’y a aucune raison que l’on reste bras croisés si Iwa a des problèmes. »

Se venger en faisant fi des habitants de la terre d’accueil où nous étions était une chose. Filer un coup d’pouce à nos nouveaux alliés, une autre. Je n’allais clairement pas rechigner à l’idée de m’impliquer dans un combat contre ce chien, si jamais combat il y avait. Mais pour l’heure, c’est l’air stoïque et les poings presque serrés que j’observais la scène. Mais brusquement, mon cœur ne fit qu’un bond et vacilla presque ! Kumo… Les probabilités pour qu’un raid ait frappé mon village n’étaient pas nulles. Le Soshikidan ne bougeait jamais par hasard. Surtout s’ils savaient que j’étais ici.

De quoi me faire grogner légèrement.

Notre séjour au pays de la terre allait sans doute être écourté…
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Mer 21 Fév 2018 - 18:06
Plus le Tsuchikage se faisait désirer, plus ils étaient nombreux à s’amasser devant les portes du village caché de la Roche. Sans qu’il en fût le but à un quelconque moment, l’esprit vif du Nara lui faisait accumuler de nouvelles informations sur ceux qui restaient ses ennemis. Chaque parole qu’il put entendre, chaque souvenir qu’il put avoir sur les informations récoltées par le passé : il continua d’être la machine d’analyse qui lui avait forgé – en partie du moins – sa réputation. Ainsi, il put entendre des « Taishi » tout en étant capable de mettre un visage, ou plutôt un masque, sur celui-ci ; il constata avec une certaine surprise la présence de Kumojins sur les lieux, signe d’une alliance qui tendait à se confirmer plus rapidement que prévu ; il ne manqua pas de constater la solide silhouette d’anciens Kirijins, lui rappelant à quel point il avait été facile de les faire rentrer en conflit.

Mais tout ceci appartenait au passé, d’autant plus que les enjeux dont il allait être question étaient bien trop importants pour que la guerre entre le Soshikidan et les villages cachés ne soient quelque-chose d’autre qu’une page à tourner, du moins pour le moment.

Lorsqu’on l’encercla, il ne put s’empêcher de penser que le village d’Iwa avait su tirer quelques enseignements depuis la première offensive Nukenine qu’ils avaient eu à supporter. Mais, toujours les mains derrière la tête, Nara Alderan tenta de mieux apercevoir Borukan Akimoto qui était enfin arrivé.

« Laissez-moi au moins voir votre chef… »

Et quelle ne fut pas sa surprise de voir qu’il y avait aussi, bien plus discret mais tout de même, une autre Ombre sur place. Metaru Shûuhei était aussi de la partie. Aussitôt, Alderan pensa à son homologue, Rei, et à la situation qu’il aurait à avoir au village caché des Nuages.

« Tsuchikage, Raikage, les salua-t-il une fois que certains Tengus s’écartèrent. »

Avant d’entrer dans les détails, il se devait bien de répondre à l’interrogative du Roux, surtout lorsqu’il évoquait une exécution sur place.

« Je ne suis plus simplement votre ennemi, je suis le Seigneur de Hi no Kuni. Me tuer ici alors que je me rends pour vous livrer des informations capitales risquerait de déclencher une nouvelle guerre dans le Pays du Feu, voire même entre ma nation et la vôtre. Si vous permettez… »

Il leva sa main gauche, montrant qu’il continuait sa réédition, mais sortit de l’intérieur de son vêtement un journal. Un exemplaire de la dernière édition du Kunai Emoussé, qu’il jeta quelques mètres plus loin à la page politique.

« Inutile de vous dire que Naredla Rei n’est qu’un pseudonyme utilisé par mon ancien maître. Rei, qui fut lui aussi son élève, s’est rendu à Kumogakure no Satô afin de négocier là-bas. Il n’a pas mon passif, aussi je suis sûr que ce sera plus simple pour lui, mais passons. L’Homme au Chapeau, voilà son nom, dont vous avez peut-être entendu parler grâce à Nagamasa Yoshitsune ou Aburame Shizen. »

Il n’avait pas besoin de réfléchir davantage à l’emploi de ses mots. Minutieux comme à l’accoutumée, Alderan ne faisait que réciter ce qu’il avait eu le temps de travailler à l’avance.

« Il nous a entraîné mais nous avons compris à quel point il était dangereux et imprévisible, et nous l’avons quitté il y a plusieurs années. Aujourd’hui, tout porte à croire qu’il est revenu aux affaires, preuve en est cet article. Je suis autant sa cible que vous l’êtes. En effet, en plus de ses talents « uniques », il contrôle un réseau qui s’étend sur tout le Grand Continent. Il est impossible qu’il ne tente rien, que ce soit directement ou indirectement, contre les villages shinobis. »

Il marqua une pause, qui lui semblait d’ailleurs intéressante pour laisser aux intéressés le soin d’accumuler les informations qu’il donnait.

« Je ne crains pas pour ma vie, mais je crains pour mon pays. S’il est impossible de prévoir exactement où il va frapper, j’ai en ma possession une liste de lieux et d’évènements où il pourrait être. Certains d'entre eux pourraient d'ailleurs renfermer des armes stratégiques pour vos puissances communes, ce qui justifierait en partie la présence de mon maître. Je vous en dis plus et ne vous demande qu’une chose en retour : prendre cet homme et toute cette histoire très au sérieux. Plus vous enverrez des troupes là où il sera probablement, plus vous aurez de chances de le surprendre et de prendre le dessus avant qu’il n’ait eu le temps de reprendre tout son réseau en main. Avoir un ennemi en commun ne fera jamais de nous des alliés, mais pour nos pays respectifs l’Homme au Chapeau représente une menace si grande qu’elle doit nous faire s’asseoir sur nos querelles. »

Nara Alderan sortit de sa poche, toujours intérieure, une feuille de parchemin pliée, qu’il posa au sol. Puis il remit ses mains sur sa nuque.

« Je pourrais vous épauler en soutenant une équipe que vous enverrez à un de ces endroits, mais je vous pense encore trop ignorants et craintifs pour me croire totalement… alors maintenant que j’en ai fini, et à moins que je me sois trompé sur votre compte… »

Il ne ferma pas les yeux, fixant le regard de Borukan Akimoto, Nidaime Tsuchikage, chef du premier village à avoir été attaqué par le Soshikidan.

« … je suis prêt à mourir. »
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Mer 21 Fév 2018 - 20:04
Homasubi ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait. Il faut dire que la situation avait de quoi être inédite. Ils se préparaient à la guerre, à affronter un pays et voici que soudainement, on ne sait pas trop pourquoi, le chef ennemi se rendait à leurs portes, comme pour une visite champêtre, en parlant haut et fort de la dangerosité d'un maître au chapeau. Mais quel type de chapeau ? S'agissait-il d'une nouvelle mode? Et puis, très franchement, quand on a le passif d'un manipulateur, renégat, parjure, traître, chaotique, avec la mort d'innombrables personnes sur les mains, il se présentait comme ça, en parlant d'un article d'un torchon émoussé...

Il n'en fallut pas plus pour que la petite Borukan s'impose dans la foule, malgré sa modeste taille. Cherchant à se rapprocher, à la fois pour mieux voir et sûrement vociférer des âneries (ou peut-êtres des paroles pleines de sagesses), mais dans une ultime et déterminée avança, elle s'approcha de l'homme qui venait d'être menottée.

La tension était à son comble...

Hélas pour elle, un des membres de la foule avait le pied poser sur sa cape, tant et si bien que la petite brune au képi chuta vers l'avant, détonnant avec la solennité grave du monde. Qu'importe, elle se releva, s'épousseta devant probablement tout le visage qui la dévisageait, tandis que en toute décontraction, elle bombait le torse et n'hésita pas une seule seconde à prendre la parole. Probablement là où tout le monde était en train de commenter, sans doute par esprit grégaire, crainte, et révérence. Mais la crainte, c'était bien quelque chose qu'elle ne connaissait pas. Son grand-père irait probablement la faire mettre au cachot pour ça ; elle avait l'habitude qu'on lui rappelle que sa carrure de petite femme ne lui permettait pas d'avoir son mot à dire ; surtout quand il s'agissait d'affaires aussi grave.

Peu lui importait, au fond. Cet homme, qui était-là, ne manquait pas de souffle et de culot. Et autant avait-elle ainsi frappé de ses mots le dépressif Yuki Noah, autant elle comptait bien réserver de sa voix jouvencelle et arrogante, un sermon dont elle seule avait le secret. Elle avait pour ainsi dire, totalement ignorer les tengu et la secrétaire de Pépémoto. Elle se fichait du monde. Elle avait face à elle l'un des plus grands arrivistes du continent. Tu es prêt à mourir, espèce de félon ? Mais encore heureux que tu es prêt à mourir ! Tu te crois où ? Chez pépémoto ? Eh bien... EH BIEN C'EST LE CAS ! Et pépémoto, contrairement à toi, c'est pas un salopard qui déclenche des guerres civiles et qui fait massacrer des gens partout dans le continent ! C'est pas un meurtrier et un manipulateur qui utilise les techniques de son clan pour faire tuer les Nagamoisa et les Hoshinois ! Elle n'allait pas s'arrêter là. Toi, t'es qu'un ramassis de terroriste renégat qui se croit tout permis, même d'aller inventer des histoires d'homme au chapeau pour venir narguer chez les autres alors que t'as passé toute l'année à faire en sorte que le village se fasse attaquer ! Tu dis que tu crains pour ton pays parce que ton maître il porte un bob, mais à cause de toi, ça fait un an que tout le monde craint pour son pays et pour sa vie et que le continent est obligé de soupçonner tout le monde ! T'as même pas hésiter à aider des gens pour qu'ils en tuent d'autres ! Alors oui, on est des ninja, mais là c'est pas être un ninja, parce que les ninja, ils servent les daimyo ! Toi t'as fait tout ça pour tes propres objectifs, peu importe les conséquences !

Elle continuait de verser son flot, même quand on tentât de la faire taire et de la traîner ailleurs. Probablement pour qu'elle s'éloigne du danger. Ou qu'elle arrête de se ridiculiser. Ou d'insulter le "seigneur du feu", Nara Alderan. Lâchez-moi, j'ai pas fini ! Tu crois qu'on va te faire confiance ? Tu crois que dire que mourir va arranger les choses parce que t'as peur pour le pays que tu as volé à quelqu'un d'autre ? J'espère que Pépémoto te mettra des baffes enflammées de lave, parce que tout ce que t'as fait, tu pourras jamais le réparer, ordure ! Et si je pouvais, si je pouvais... Bah je te ferais pendre au-dessus d'un bain de lave, façon clan Borukan ! On verrait si tu es si intelligent, au-dessus d'un bain de lave ! SALAAAAAAAUD ! La volubile jeune femme tenta de crier une dernière fois ce qu'elle ressentait pour un homme visiblement qu'elle trouvait particulièrement méprisable, mais ce fut à cet instant qu'on parvint à la maitriser et à la faire taire. Mais elle s'en fichait. Peu importe si on la grondait. Elle avait dit le fond de sa pensée.

Alderan était un monstre sans honneur, sans respect, qui n'agissait que par égoïsme. Et elle espérait que tout Iwa, tout Kumo, s'en souviendrait.
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Mer 21 Fév 2018 - 20:54


Akimoto ne put s'empêcher de sourire narquoisement lorsqu'il remarqua la surprise d'Alderan face à la présence de Kumojin au village. Était-il enfin parvenu aux limites de son esprit calculateur? Face à l'homme à genou, le Borukan n'avait qu'une seule envie, le faire taire. Lui briser sa nuque si fragile entre ses énormes mains, le réduire au silence à jamais. Plongeant son regard dans le sien, Akimoto se remémora tout : la mort de son sensei lors de la première attaque, la désolation de Shîto, le massacre de Tetsu, l'assaut contre Iwa...Nara Alderan était un monstre. Une créature vicieuse avec qui le Borukan n'accepterait jamais de collaborer.

Il laissa échapper un rictus suite à la remarque du Nara sur sa position de Seigneur. Il est vrai qu'en temps normal assassiner une telle figure diplomatique plongerait le Yuukan dans le chaos, mais Alderan n'était qu'un despote. Il avait installé son organisation, de force, à la tête du pays après avoir prolongé sa guerre civile pendant des décennies. Certes le Pays du Feu se portait progressivement mieux qu'au temps de ses guerres intestines, mais les conflits étaient loin d'être terminés. Et son règne était tout aussi contesté que celui de son prédécesseur, il s'était emparé du pouvoir par la force des armes, par la peur...Combien de réfugiés avaient été accueillis, ici à Iwa, depuis Shîto?

Lorsqu'Alderan extirpa un journal de sa poche, il leva la main pour faire signe aux Tengus de ne pas intervenir, de le laisser parler librement. Son histoire était presque ridicule, frôlant la paranoïa. Il espérait leur faire cesser la guerre qu'il avait lui-même déclenchée pour quoi? Un homme de l'ombre au pouvoir supposément remarquable? Si Akimoto ne détectait pas le mensonge chez le captif, il ne pouvait qu'être septique..."Vous espérez vraiment nous faire pourchasser un fantôme aussi facilement? Disperser nos troupes aux quatre coins du Yuukan? Pour que vous en profitiez pour attaquer au même moment? D'abord nous diviser, puis nous affaiblir, et maintenant nous faire baisser notre garde?" Il y avait trop à penser, trop à réfléchir. Si l'existence de cet Homme au Chapeau lui avait bel et bien été reportée par Yoshitsune suite au sommet, le Nidaime n'y avait jamais apporté une attention bien particulière, tout simplement parce que cette histoire semblait ridicule.

Akimoto rompit finalement la distance qui le séparait de l'homme à genou. Les Tengus, nerveux de cette approche, tentèrent de s'interposer, mais le Nidaime les retint d'un geste de la main. Il s'avança jusqu'au côté d'Alderan et se pencha pour lui murmurer à l'oreille quelques mots que lui seul pourrait entendre : "Ne t'inquiète pas trop pour l'avenir de 'ton' pays...Bientôt, son successeur légitime en prendra la tête. Tu te souviens de Daïki, n'est-ce pas? Et avec l'aide de notre alliance, Hi no Kuni retrouvera sa grandeur d'antan. Et je veillerai personnellement à ce que le Yuukan tout entier t'oublie, toi et la déchéance que tu as causée." Il se releva et s'écarta de nouveau, ne pouvant tolérer sa présence plus longuement. "Amenez-le." Ses hommes lui passèrent enfin les menottes et le forcèrent à se relever pour l'amener vers le village, vers la prison où il croupirait pour le restant de ses jours. Il passa ensuite la liste remise par Alderan à un Tengu. "Trouvez-moi toute l'information possible sur ces lieux, leur lien avec les réseaux criminels existants, je veux absolument tout ce qui se trouve dans nos dossiers sur eux. Si nécessaire, envoyez des équipes en reconnaissance." Akimoto ne serait jamais trop prudent, il ne porterait pas de nouveau la mort de ses proches sur la conscience par la faute des manigances de ce Nara.

Le laisser vivre était-il un acte de merci? Même croupissant au fond d'une cellule, dans le plus profond des cachots, Nara Alderan ne continuerait-il pas à semer le trouble sur Iwa? Les risques étaient grands...trop grands? Si ses paroles étaient dénuées de mensonge lorsqu'il parlait de ce fameux Homme au Chapeau et que c'est en toute bonne foi qu'il lui avait remis une liste de localisation à explorer...À quel point pouvait-il se laisser berner par ses manipulations trompeuses. Tôt ou tard, Akimoto en était sur, il finirait par s'échapper, être libérer, à montrer son véritable jeu. Il ne pouvait pas concevoir lui faire confiance, qu'importe la menace qui se présentait. Avec Kumo déjà comme allié, les deux nations avaient tout en leur pouvoir pour faire face à n'importe quelle menace, aussi grande soit-elle.

Akimoto se remémora ce que Taishi lui avait dit quelque temps plus tôt, suite à leur discussion mouvementée et pleine de reproches : 'Quelqu’un m’a déjà dit qu’un grand meneur d’homme doit être plus féroce, plus bruyant et furieux que tout autre. Qu’il doit exemplifier l’extrême de toute chose, incluant le bien et le mal. Si jamais tu le croises, demande-lui son nom… Car j’ai oublié, moi.' La rectitude politique, toutes ces balivernes et ces jeux d'apparence, tout ce qui rendait le rouquin malade jour après jour. Il y a le kage. Celui-là même qui doit faire des choix sans laisser ses sentiments influencer ses décisions...Et il y a l’homme. Celui-là même qui est un père, un frère, un oncle, un ami et qui laisse ses sentiments guider ses pas. pensa-t-il ensuite, se remémorant les paroles de Shuuhei lors de leur première réunion.

Un acte égoïste non pas en tant que Kage, mais en tant qu'Homme. Non pas pour le bien d'Iwa, mais pour lui-même. Pour les amis et pour le fils perdu...

Le cortège s'éloignait, mais Akimoto avait toujours le temps. De quelques grandes enjambées rapides, il se rapprocha, chacun de ses pas embrasant la surface du sol alors qu'il activait au même moment sa maintenant célèbre armure de lave. Une main de déposa à l'arrière de la tête du Nara, tandis que l'autre bras lui enlaça le visage par devant. Et d'un geste spontané et simultané...Il lui brisa la nuque. Le corps d'Alderan s'écroula au sol, la chair de son visage carbonisé, toujours rongé par la chaleur ardente de son aura.

Enfin...Le silence pour Akahiko

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

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Mer 21 Fév 2018 - 23:20
Yoroi observe Akimoto de loin depuis les postes de vigie d'Iwa, depuis un moment Kazami grince des dents. Yoroi est trop occupé par le spectacle, Kazami part de son propre chef, mais avant il dit à Yoroi.

- Tu as fait une connerie, ont est censé être de simple Chûnin, répare ta bêtise sinon tu seras recalé.


Kazami ne veut pas encore voir le sang couler une fois de plus inutilement. Un Chûnin met un coup de coude à Yoroi et lui dit avec une assurance déconcertante, accompagnée de ses camarades.

- Alors toi aussi, un jour, tu seras dans ce cercle avec t'es camarades !


Yoroi comprit le message de Kazami, il tente de réparer son erreur.

- Franchement, vous avez vraiment cru à mon histoire ?


Un Chûnin répond à Yoroi .

- Comment ça ? Ton histoire, tu fais bien partie du Tengû ?


Yoroi sort une cigarette, puis il l'allume, il tire une bouffée de cette dernière.

- Vous êtes aveugles ou quoi, tous les Tengû sont avec le Kage, en train d'entourer Alderan. Comment je pourrai être un Tengû même un Junior serait obligatoirement mobilisé, alors que le Kage les a tous à ses côtés.


Un Chûnin s'énerve puis agrippe Yoroi par son manteau.

- Espèce de Fumier, j'en étais sûr. Un mec comme toi qui rejoint une garde comme les Tengûs impossible, puis le mec qui était avec toi je suis certain qu'il est de mèche.


Yoroi repousse sans difficulté le Chûnin vers ses amis, Yoroi leur dit simplement.

- J'ai menti depuis le début, bande de ringards. Moi un Tengû, un simple garde, plutôt mourir ouais. Par contre avec les femmes ça fonctionne du tonnerre, le mensonge voilà ma spécialité. Yoroi parle assez fort, pour que les curieux comprennent qu'ils ont fait erreur.


Les Chûnins se mettent à rire avec Yoroi, la rumeur comme quoi Yoroi était un membre du Tengû disparu très vite, le mensonge que Yoroi leur avait raconté sembler plus logique aux yeux des autres Ninjas que la vérité. Après tout Yoroi, n'est qu'un éternel satisfait de lui-même. Manzoku eu chaud cette fois-ci, sa mauvaise réputation l'avait sauvé. Elle qu'il l'avait toujours mit dans le pétrin. Manzoku Observe Alderan menotté ainsi que neutraliser, Yoroi part à son tour du poste de vigie.


- Tu pars déjà ? Pas d'autre histoire ? Essaye déjà de faire la moitié de ce que font ses gardes, puis après on verra foutu menteur.


- Pff... Yoroi part sans dire un mot.

Dans une rue, il tombe sur Kazami qui le félicite d'avoir résolu le problème. Il le met en garde, c'est la dernière fois qu'il ouvre sa grande bouche sur le Tengû sous peine de punition.

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Mer 21 Fév 2018 - 23:25
Le Tsuchikage l’avait salué et il fit de même, avec une certaine appréhension. Taishi n’avait pas d’émotion particulière envers Alderan, mais pas non plus de sympathie. Il était plutôt intrigué de savoir comment les choses allaient se passer, même s’il avait tout de même un doute. Ils allaient le traîner en prison indéfiniment. Puis un jour, il réussirait à s’enfuir, et ce serait un nouveau cycle. C’était la réaction qu’il avait appris à attendre d’Akimoto, et celle qu’il lui avait reproché dans le passé. La demande du roux – et Kage – le fit soupirer. Coco avait de bonnes intentions mais l’idiote était réellement hors de contrôle. Le Tengu planta un Kunai dans le sol, puis disparut dans un éclat de lumière verdâtre, réapparaissant une dizaine de mètres plus loin, la main refermée dans la tignasse de la femme. Akimoto était plus observateur qu’il ne le paraissait d’avoir remarqué le sceau. Son autre main se ferma sur le collet de Coco.

« Tenez-vous bien »
souffla-t-il.

Les deux femmes disparurent entre ses mains et allèrent s’écraser à l’endroit même où il avait planté son couteau, le thé se renversant un peu partout. C’était un nouveau tour qu’il n’utilisait pas aussi souvent, lui permettant de déplacer… Sans se déplacer lui-même. Pratique, mais malheureux d’avoir à le montrer devant un si grand public. Il avait d’autres préoccupations, comme Alderan qui était désormais juste à côté de lui. Un Kunai tournait déjà dans sa main mais sans réelle intention. Il ne savait pas trop à quoi s’attendre, alors autant s’attendre à tout, y compris son ombre. Le Tsuchikage s’approchait à son tour, et il fit signe aux différents Tengu pour proprement encercler Alderan tout en gardant des distances sécuritaires. Un certain monologue éclata entre les deux leaders, et Taishi écouta avec attention sans pourtant vraiment en comprendre l’essentiel. Akimoto interpréta plutôt bien la réaction qu’aurait eu Taishi à sa place, à savoir unee certaine incrédulité. Mais pour la part du Tengu…

« …Et alors ? »
murmura-t-il à voix basse, surtout pour lui-même.

Même si l’histoire d’Alderan était la pure vérité, ça ne changeait pas grand-chose à son implication dans certains des actes les plus violents de l’histoire de Yuukan. Demain, Iwa pouvait se pencher sur la question de cet homme à chapeau, mais aujourd’hui, ils avaient quelqu’un d’autre en face des yeux, non ? Un Iwajin que Taishi ne connaissait pas hurlait de colère et des membres de l’unité de gendarmerie peinèrent à le contenir. Il soupira enfin quand Akimoto leur demanda de l’emmener. Et voilà, le cycle recommence… Il fit signe à son acolyte LYNX qui mit la menotte au Nara. Les Tengus étaient tous des assassins confirmés, mais une certaine nervosité régnait en face d’une personnalité qui avait semblé, aux dires de certains, invincible sur le champ de bataille. Il attrapa le bras du Nara et LYNX attrapa le deuxième. Ils se mirent en marche.

Puis l’improbable se défoula sur le destin. Ils n’avaient faits que quelques mètres lorsque Taishi sentit le déplacement d’air derrière lui et tourna la tête pour apercevoir un démon de feu qui plongeait sur eux. Sa réelle identité ne faisait aucun doute, mais sa colère et la pression de son chakra faisait presque trembler le sol. Taishi lâcha Alderan et agrippa la manche de LYNX, et ils s’écrasèrent à leur tour dans un éclair verdâtre pratiquement par-dessus l’idiote et Coco. Taishi se releva prestement et vit les derniers moments du Nara, la voix coupée par la surprise.

« Que… »

C’était bien la première fois qu’il voyait Akimoto ainsi. Aussi… Vindicateur. Taishi n’aurait jamais cru voir le Tsuchikage agir d’une telle manière, et ne l’aurait jamais cru s’il ne l’avait pas vu en face. Il y eut un certain silence. Personne ne savait comment réagir… Taishi sembla sortir de sa rêverie, comme si son cerveau venait enfin d’accepter la réalité. Son regard se posa d’abord sur Hisao, qui regardait en retrait. Des mots prononcés pendant leur rencontre lui revinrent en mémoire. Il espéra que le gardien du Raikage comprenne que ceux étaient plus vrais que jamais désormais. Le Soshikidan allait s’effondrer avec la mort d’Alderan… Ainsi que les fondations mêmes de cette alliance à peine conclue.

« Tous les shinobis réguliers, retournez aux remparts. Ne faisons pas un spectacle à nos invités de Kumo. Faites signe au Directeur Muramasa de venir confirmer l’état du Nara. Coco, ramène Sanadare avec toi, loin d’ici. Le Yamagenzô va boucler la scène. »

Son regard se posa enfin sur le Borukan.

« Tsuchikage… Vos ordres ? »



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Jeu 22 Fév 2018 - 1:53


RP ➤ Abdiquer
PV ➤ Alderan





♫♪ music box ♪♫



Muramasa était à bonne distance, scrutant à l’écart cet étrange énergumène arborant des verres teintés et qui se présentait pour apparemment abdiquer, sans même chercher querelle. Il était réputé comme génie du mal, pire engeance démoniaque que la terre ait engendré, un stratège hors pair. Décidément, il était certains que cela était une fieffée mascarade et que le renard devait avoir un plan machiavélique en tête. Laisser entrer ce cheval de Hi dans la forteresse de Roche était inenvisageable.

Le taciturne arqua un sourcil, lorsque la voix de sa coéquipière fit montre de son arrivée. Mais l'insouciante ne se figea à sa cotés qu’une seconde, avant de réagir de manière totalement impromptue en fonçant comme une irresponsable auprès de l’assistante. Sanadare avait elle un peu trop déteint sur sa coéquipière ? Certainement, car il s’agissait d’une folie que de faire tel mouvance. Cela énerva profondément le médecin intérieurement, qui n’avait pas eu le temps de l'arrêter ou de la raisonner. Il comptait dès lors s’expliquer avec elle, du moins, si elle ne mourrait pas des causes de son impudence.

Heureusement, le comité d'accueil était au rendez vous, arborant nombreux shinobis, Tengus et autres joyeusetés, comme senseurs sur le qui vive. Cela en était presque grotesque, qu’un seul homme puisse mettre en effervescence la Roche à ce point. Et l’arrivée du Nidaime, ainsi que d’autres éminents membres arriva rapidement, pour prendre les choses en main et remettre à leur place les deux demoiselles n’ayant rien à faire là. Le sacripant fut encerclé de toute part, avec implexe tenant du gargantuesque. On aurait presque put se laisser s’imaginer à contempler une armée encerclant un dantesque dragon assassin.

Muramasa examinait et écoutait les dires prenant place sur cette scène des plus pittoresques et peu commune.Il n’en perdit pas une miette, ayant même tendance à légèrement s’avancer, plus intéressé qu’il n’aurait dû laisser choir. Une raison particulière le poussait à cela après tout. Il ne comptait pas changer d’élève, après tout cela n’était pas envisageable.

Le Nara usait de verve, dénotant de sa malice ou bien de sa folie. Le Borukan était inquisiteur et vindicatif, renvoyant une image de force. Surtout lorsque ce dernier sembla se raviser et occis le malandrin avec une rage des plus inspirantes. Ce craquement de nuque sonna dans des échos retentissant, marquant qu’on ne jouait pas au plus finaud avec un volcan. Après tout, il fallait marquer le coup en lui brisant le cou. A trop chercher querelle, voilà que l’impudent payer une note des plus salées.

Muramasa n’avait pas d’avis particulièrement tranché  sur la réaction de Shishi no Hi. Il avait raison et tort à la fois, mais prendre des risques aurait semblé être de la faiblesse. Il y avait tant de facteurs à prendre en compte après tout. Mais une chose était certaine, le Côté Obscur était puissant dans le chef d’Iwagakure.

Muramasa s'avança finalement en direction du cortège, décidé à touché deux mots à l’inconsciente qui se trouvait être sa partenaire. Ainsi  que pour raison tenant de l’évidence. On lui faisait signe de venir, chose qui était parfaite et avisé. Allez savoir si ce fourbe renard de Nara était bel et bien occis.

Stoïque, se dirigea d'abord vers Eiko, posant un instant très légèrement sa main sur son épaule pour l'interpeller et lui faire signe de sa présence.

“ Eiko-san, j’aurais deux mots à vous dire. Je vous rejoindrais, dès lors que j’en aurais terminé ici. “ -d’une voix stricte-

Il allait lui faire la morale plus tard, car ses actions irréfléchies étaient graves et retomberait certainement sur lui, étant son chef d’équipe.

Puis il tourna son regard vers le Nidaime, avec qui il allait devoir avoir une explication, quitte à se faire défenestrer. Mais ce n’était pas le moment de lui adresser ce genre de requête, il devait patienter que le tumulte décante. Il avait beaucoup à lui conter en privé sur ses agissements, et des choses qui ne lui plairait certainement pas.

“ Je vais vérifier son état. “ -d’une voix froide et monotone-

Le médecin s’approcha de la dépouille défigurée, en prenant ses précautions. Les Nara étaient des chenapans après tout. Il était pieds et poings liés, toujours encerclé par les vaillants protecteurs aux aguets, prêts à intervenir à la moindre entourloupe du décédé présumé.

Se baissant en plissant ses genoux légèrement, le pragmatique utilisa son arcane médicale pour s’assurer de l’état de la dépouille. S’assurant qu’il n’y ait aucune ruse ou danger, tels bombe ou autres mauvaises blagues. Il était froid comme la mort, ce qui était bon signe.

Muramasa se releva prestement, fit quelques pas en se reculant par précaution. rejoignant ce qui semblait être les personnes en charge, non loin du Nidaime qui devait être pensif.

Il s’adressa à la faucheuse verte, qui semblait être le Tengu le plus gradé présentement sur les lieux.

“ L’individu est décédé. Cependant, il serait trop hâtif de ne pas se méfier. La science et les arts obscurs peuvent faire des choses singulières… Même un corps ayant trouvé trépas n’est pas sans danger. Personnellement, je n’ai rien relevé de notable, aucun signe de vie ou de présence d’altération entrant dans le cadre de l'expertise médicale. “

Il regarda le Nidaime avec un air songeur. Alderan était mort et il était impossible que son analyse minutieuse ait omis un détail. Mais avec l’Akimichi géant et autres joyeusetés, Muramasa savait que tout était possible, se méfiant donc en le signalant implicitement dans ses propos.

Muramasa sortit une cigarette, qu'il porta à ses lèvre, avant de l'allumer et d'en tirer une inspiration salvatrice. Toute cette affaire n'était pas piquée des hannetons. Il se rapprocha du Nidaime, gardant une certaine distance, par correction... et surtout prudence. Voulant lui demander un entretien pour lui parler d'affaires urgentes et de cet Alderaban carbonisé au feu de Borukan, en sachant que qu'il ne s'agissait pas du meilleur temps pour le faire. Le silencieux taciturne patienta l'occasion propice, si cette dernière se présentait. Cela ne l'étonnerait pas qu'on lui demande quelque chose, comme disséquer le cadavre encore fumant. 






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Jeu 22 Fév 2018 - 13:04
La tête levée vers ce ciel invisible. La mine tranquille. Une longue inspiration dans l’écho silencieux de ce corps qui, brutalement, s’était éteint. Alors qu’un instant auparavant, il vivait encore, Nara Alderan, Seigneur d’Hi no Kuni, celui qui avait déclenché les premières hostilités sur son propre territoire, chassant l’Eau, la Roche et la Foudre dans un combat titanesque, venait de mourir des mains de l’Homme qui, hiérarchiquement, était le plus puissant. Tandis que la stupeur s’évaporait des lieux, laissant place aux doutes et aux questions qui suivraient, le Maître des Glaces poussa finalement un soupir. Lourd. Tournant le dos à la scène, il se rendait compte que cette mort, abrupte, ne lui enlevait guère de poids, sinon d’en rajouter même davantage. Car c’était bel et bien une mine attristée qu’il portait à son visage contraint. Il n’avait d’autre choix que d’accepter la décision de son Ombre. L’accepter uniquement.

Tandis que la neige se mettait lentement à tomber, premières gouttes de sa technique, le Yuki s’inquiétait malheureusement de la décision du Tsuchikage. Car s’il avait été sage d’exécuter le Nara, l’acte aurait de nombreuses conséquences. Outre ceux qui ne pourraient pas le tuer de leurs propres mains, l’affaire prenait malheureusement des allures politiques et, dans l’esprit de la Glace, il se demandait ce qui avait guidé les bras de l’homme. Sa position ? Sa propre rancune ? Prenant une longue inspiration avant de soupirer une nouvelle fois, Eiichiro aurait préféré agir autrement. Que cela soit moins public, d’abord. Tout le monde apprendrait rapidement l’exécution sommaire du Criminel de Guerre, alors que ce dernier, à genoux, affirmait se rendre. Ne venait-il pas de rendre uniquement sa propre justice, et non celle d’Iwa ou du Yuukan ? Ainsi, tandis que la neige tombait encore, permettant de sentir toujours un peu mieux chacun qui était touché d’un flocon, la Glace affirmait dans son esprit toute l’erreur monumentale du Volcan. Celui-ci s’était fait, devant une partie de son village, le juge autant que le bourreau d’un homme qui devait répondre à de nombreuses questions et autant de crimes. Mais, de ses mains, le Tsuchikage venait d’arracher cette possibilité à de nombreuses personnes.

Sous les yeux de deux villages, le Shinobi du Volcan, le Borukan et Tsuchikage, s’était montré d’une férocité implacable. Malheureusement, pour celui qui faisait maintenant tristement tomber la neige, pleurant la mort d’un adversaire brutalement tué par l’arbitre d’un seul, tout ceci était une véritable erreur. Prenant une longue inspiration, tandis que la foule s’en allait lentement, c’est la mine triste, le visage fermé, qu’il se remit à marcher. Silencieux. Spectateur aveugle de la folie d’un seul. Du meurtre d’un Seigneur. La Roche s’était fissurée, laissant le Feu créer ses brèches. Dans l’Ombre du Tsuchikage, celle du Nara avait, une dernière fois, tiré ses ficelles. Un souffle froid. Le monde était voué à la guerre, à l’égoïsme et à la destruction.

Le cœur lourd, Yuki Eiichiro acceptait la décision de son Kage, mais ne la comprenait pas. Le cœur plus lourd qu’à son arrivée, Borukan Akimoto venait de perdre son respect.
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Jeu 22 Fév 2018 - 17:05
La genin n’avait jamais eu le loisir de s’intéresser à ce qui avait ébranlé la Roche plus d’une fois, ni à ces ennemis qui se faisaient possiblement légions. Si elle connaissait le Nara de nom, ne serait-ce que parce qu’il était impossible de l’ignorer, elle ignorait très certainement tout son sa terrible implication et ce qu’il avait infligé au monde. La seule raison de sa présence non loin de lui, lui faisant presque face, concernait le folle aux cheveux pâles qui lui offraient en ce moment le thé. Lui ayant attrapé le poignet tandis que l’ombre arrivait à leur hauteur, elle se contenta de garder le silence, se faisant discrète, tout en reculant pour amener sa meilleure avec elle, qu’elle le veuille ou non. Si elle ne comptait pas faire affichage de ses propres capacités pour la forcer à la suivre, n’ayant pas besoin de se donner en spectacle de la sorte, le regard qu’elle lui lançait la suppliait de se calmer, quelques instants, juste le temps qu’elle l’entraîne loin d’ici. Elle qui n’avait aucun droit de se tenir aussi près de l’ennemi cherchait tout simplement à protéger celle qui semblait avoir abandonné tout instinct de survis depuis un moment déjà. Si elle n’en avait pas, elle en aurait pour deux, et ce, malgré les situations précaires où elle la plaçait.

Sans cependant qu’elle n’ait le temps de s’éloigner bien loin, une présence apparaît dans son dos, la faisant vivement sursauter, jusqu’à ce qu’elle disparaisse à son tour, tenant toujours fermement le poignet de la Hyûga à ses côtés. Un peu ébranler de ce déplacement instantané, son regard se retourna donc vers l’initiateur de cet événement, pour se retrouver confrontée à un masque Tengû. Elle préféra dès lors baisser les yeux au sol, peut-être bien honteuse de sa propre audace. Ses prunelles céruléennes se posèrent ensuite sur l’échange entre les deux hommes, puis sur celle qui s’était manifestée avec violence. Il était évident pour elle, et pour tous en réalité, que celui se tenant à genou n’était pas particulièrement apprécier. Il n’y avait qu’à se concentrer sur l’aura que dégageait l’ombre de la Roche pour le comprendre sans trop de difficulté.

Les choses s’enchaînèrent alors bien vite, il fut embarqué par les Tengû, dont celui qui avait traîné de force Sanadare et elle loin du lieu du conflit et qui venait de réapparaître brusquement, la forçant à se décaler rapidement, en faisant de même avec celle à ses côtés. Un se figea finalement en observant la scène, le corps du dénommé Nara Alderan venant choir au sol, tué par nul autre que le Tsuchikage. Était-elle sous le choc ? Possiblement. Certainement même. Quand bien même avait-elle le rang de genin, elle n’était peut-être pas tout à fait prête à se retrouver confronter à tant de violence. De morts, même. Elle était peut-être bien kunoichi, cela ne l’empêchait pas à avoir quelques (plusieurs réticences sur le sujet). Elle ne pipa cependant pas mot, n’y voyant pas l’intérêt de partager les sentiments conflictuels qu’elle vivait à l’heure actuelle. Était-ce injuste ? Elle n’en savait rien, de toute cette situation entourant l’homme désormais mort au sol. Et elle ne pouvait concevoir le Borukan poser un geste aussi définitif simplement sous le coup de l’émotion. Il n’avait pas pu, non ?

La suite fut tout simplement… Particulière. Subtilement disputée par celui qu’elle avait abandonné pour rejoindre la folle du village, elle se contenta de baisser les yeux une nouvelle fois.

- J’ai pour ordre de t’amener loin d’ici.

Sa voix se faisait vide de toute émotion, ce qui arrivait souvent lorsqu’elle se concentrait sur les pensées bousculant son esprit. Encore une fois sans trop lui laisser la chance, elle tira la Hyûga à sa suite, loin d’ici, se dirigeant vers le village sans trop savoir où elle comptait l’amener. Loin d’ici. C’est tout ce que lui avait demandé le Tengû.

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Ven 23 Fév 2018 - 3:15
Étrangement, Sana’ se montrait coopérative, bien que son rire de folle retentissait alors qu’on la sortait de la scène, pas une grande surprise en même temps. Elle avait une réputation à entretenir. Son seul commentaire sur l’affaire fut alors très… ciblé.

-Un si bon thé gâché… Elle soufflait se laissant traîner par la Zetsu déçue sans nul doute. C'était le plus important de ce qu'elle avait retenu, question de priorités vous comprenez.

À vrai dire, la Hyûga ne voulait pas vraiment la mêler à ça, un dommage collatéral, mais c’était loin d’être une mauvaise chose, à un moment ou l’autre, Eiko serait sévèrement pointer du doigt. L’habituée à encaisser était donc prolifique, mais évidemment, elle ne pouvait rien lui en dire. Un sourire en coin, elle lui suivait donc la laissant se perdre dans ses esprits, tandis qu’avec sa sensorialité de toute façon, elle pouvait presque y être encore. À la mort exécutive du Nara, son sourire malsain s’étirait et non pas parce que ce gus irrespectueux avait ignoré son chaleureux accueil et thé si délicat, mais parce qu’il lui offrait un nouvel élément pour jouer sur son tableau.

La sentence du Borukan était d’autant plus excitante que son choix de traitement la concernait indirectement, mais chaque chose en son heure. Le quitte ou double avait toujours été son truc, parcourant la distance sans réelle destination visiblement, elle roulait ses cheveux entre ses doigts en fixant les hauts plateaux. Le vieux roux pouvait se montrer plus intéressant qu’elle ne le pensait en fait. Quant au reste… Bof, elle les cumulait tous les jours, alors un peu plus, un peu moins, ça ne ferait plus de différence maintenant, pourtant, elle se sentait obliger de glisser un mot pour sa précieuse cadette.

-Oh ! Il l’a tué. Voyez vous ça ! Et ne te tracasse pas trop de tout ça… Tu sais bien qu’il suffit de dire que c’est la faute de Sana’… Ce qui n’est pas tout à fait faux. Son ricanement insupportable encore.

Difficile de dire à cet instant ce qui la rendait le plus heureuse, n’aurait-elle pas dû s’inquiéter comme la Zetsu des conséquences. Oh non, pas après ce que son petit doigt lui avait glissé à l’oreille. Il était déjà trop tard pour arrêter la machine de toute façon, avec ou sans elle, les dés étaient lancés, mais il était vrai que la Hyûga voudrait en profiter un peu. Elle ondulait dans les rues sans le moindre état d’âme.

-Coco hein… Fit-elle taquine. Petite cachottière va… C'est correct, ce n'est pas comme si je te racontais tous mes divertissements aussi...

Ton et pas léger, elle avait déjà oublié l'alerte, si on pouvait appeler ça comme ça.

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Professional Bad Girl
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Mer 28 Fév 2018 - 15:45
Ayuka ne bougeait pas. Du haut des toitures d’Iwa, depuis son poste d’observation, son regard contemplait le corps inerte du Nara mais elle ne réagissait pas. Que fallait-il faire ? Rien. Il n’y avait plus rien à faire, juste attendre les conséquences d’un tel acte. La mort d’Alderan. Tant la désiraient. Le Tsuchikage. Noah. Watari. Les Nagamasa. Et beaucoup d’autres… L’idée de transpercer l’homme responsable de tant de morts avait effleuré l’esprit de la manieuse de glace qui se souvenait du massacre de Shîto. Mais elle n’était pas juge, et les jeux de pouvoirs et de secrets avaient appris à la Yuki qu’un prisonnier vivant était toujours plus utile qu’un cadavre.

Tuer lui rappelait Kiri. Elle avait dû tuer lors de la Grande Répression. Mais n’y avait jamais pris plaisir. Sur l’instant, peut-être le Tsuchikage ressentait de la joie ? Un soulagement ? Mais par la suite ? L’avenir parlerait pour la conscience du grand roux.

Depuis son perchoire, elle observait. Les tengus, les membres du Yamagenzo. Des inconnus, des êtres qui ne lui avaient jamais adressé la parole. Elle avait conservé le titre de chuunin et se battrait pour Iwa. Elle désirait un avenir pour les Yuki dans ce village. Mais après des mois à faire des rencontres, à assumer presque seule l’intégration de sa famille, les prémices de la fatigue se faisaient sentir.

Soupirant, Ayuka finit par se redresser, et d’un saut veloce, se détacha du toit pour atterrir à quelques mètres d’Eiichiro. Son frère, son mentor, son meilleur ami. Elle le savait, que dans les quelques flocons de neiges qui tombaient, il la sentirait proche. Quelques secondes de silence, l’assemblée se dissipant. “Je risque de rentrer tard ce soir, je dois m’entraîner. Si tu me cherches, je serai à l’Académie.”

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[Arcs n°3/4|Iwa] Abdiquer

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