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Sur les toits de Kiri


Lun 19 Fév 2018 - 22:20
Le soleil était déjà bien loin à l'horizon et baignait les alentours brumeux de Kirigakure no Sato de ses rayons donnant à la diaphane condensation des reflets orangées ou jaunes : véritable spectacle lumineux pour qui ne connaissait pas le climat particulier de la région, habituel décor pour les kirijins, civils ou shinobis, si bien qu’ils n’y prêtaient pas attention. La dure journée de labeur des uns se clôturait pendant que les autres ne commençaient qu'à peine à se préparer pour leur tâche : les hommes et les femmes de la nuit, d'honnêtes gens ou de malintentionnés voyous, des prostituées ou des jeunes femmes aux métiers non moins difficiles mais mieux perçus.

Ils et elles commençaient à s'agiter dans les rues, pendant que les badauds dont personne ne savait ce qu'ils faisaient ici ni ne voulait le savoir avaient déjà investi les allées du marché de nuit où quidams et personnalités se bousculaient pour s'offrir le bol de nouilles ou le vêtement qui ferait leur bonheur pour un prix dérisoire. Convivialité, bruit, foule... Les kirijins montraient un visage ici bien différent des idées de militaires sanguinaires que pouvaient en avoir les étrangers mal renseignés. Le coeur du village était là, et ce coeur ça n'étaient ni les shinobis ni les grands nobles, mais bien la populace basse et parfois crasseuse qui peuplait ses bâtisses.

Sur le sommet de l'une d’elles était alors ce soir posé un garçon encapuchonné, nul doute n'avait lieu d'être quant à sa fonction au vu de l'endroit où il avait posé ses pas-si-nobles miches : c'était soit un ninja, soit un expert en escalade, et considérant la topographie du Pays de l’Eau, la première option était sûrement la plus probable. Il observait d'un regard mis-blasé mis-intéressé, car oui ce genre d’expression faciale est possible, la masse de civils grouillante et désordonnée comme autant de fourmis. Dans sa main droite se trouvait une brochette de calamar dont le goût surpassait l’odeur un peu trop iodée, achat fait au même marché sur lequel ses yeux étaient posés.

En vérité, un observateur un peu plus proche et attentif aurait vite remarqué que l’attention du Kaguya n'était nullement captivée par les mouvements de foule quelques mètres plus bas. Ses pupilles marquées par la fatigue et ornées du rouge de son clan étaient en vérité perdues dans le vide, à chercher la réponse à quelque question qui occupait sans doute son esprit. L’espace d'une seconde, un spasme agita le corps quasi-immobile d’Ibara : son estomac criait famine. Ce retour à la réalité lui fît se rendre compte qu’il s’était achetée une brochette pour combler sa faim, parce qu'il l'avait oublié un moment. Ce n'était pas pour rien si on le considérait comme un canard boiteux dans son clan. Dans un soupir, le garçon porta la brochette à sa bouche et commença à manger avec appétit.
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Mar 20 Fév 2018 - 2:32
Une nouvelle journée assez banale dans ma vie de Kirijin, aujourd'hui je devais remplir des rapports de mission de ma nouvelle équipe n°7. Pour tout vous dire je devais vous avouez qu'elle était assez ingérable cette équipe, j'était avec deux femmes d'un âge complètemet différent et pour tout vous dire complètement folles. Je passais mes journées à courrir après l'une et l'autre, elles me faisaient perdre la tête. Je ne savais pas quelle divinité en avait après moi pour me foutre cette responsabilité sur le dos, ou peut être qu'elle avait fait tout cela juste pour me faire devenir quelqu'un de responsable ? Cela voudrait dire qu'elle me voulait peut être du bien ? Non impossible, toute ces divinités ne sont que des chieuses qui ne sont la que pour nous pourrir la vie. J'était en train de déprimer sur le bureau que j'avais installé près de la fenêtre de ma piaule, en y repensant c'est vrais que j'habitait en plein dans le centre ville mal famé du village. Enfin malfmé c'est un grand moment, nous étions le centre d'une institution militaire, la criminalité n'était pas excessivement haute, juste discrète. Je jetais un oeil par ma fenêtre pour voir cette magnifique vue qu'était le toît d'une autre aile de mon batiment, il était déjà le soir bordel et moi j'ai passé toute ma journée sur cette chaise.

J'observait ce jeune garçon qui était posé sur le toît, c'était soit un ninja, soit un expert en escalade, et considérant la topographie du Pays de l’Eau, la première option était sûrement la plus probable. Mmmh... J'ai l'impression d'avoir déjà vu sa quelque part... Enfin tant pis, je ne savais pas ce qu'il était en train de faire, mais de le voir avec une brochette m'avait donné faim. Et puis il fallait que je dégage ce malotru de mon champ de vision, il ne devait pas être beaucoup plus jeune que moi, je me ravisais en me disant que j'allais peut être pouvoir rencontrer un mec de ma génération. J'ouvrais donc la fenêtre et m'échappait par cette dernière pour le rejoindre discrètement en me plaçant dans son dos.

"Oy nabot, c'est quoi ton prénom ? Et qu'est ce qui te prend de te jouer les acrobates ?"

Je n'attendais pas de réponse immédiate, je lui tapotait de le dos avant de le pousser dans le vide. Je sautais en même temps que lui, si c'était un ninja il n'aura aucun mal à se reprendre. Sinon j'était la pour assurer sa chute dans tout les cas.Le bâtiment n'était pas très haut de toute manière, il ne risquait pas de mourir. Cependant c'était bien possible qu'il finisse à l’hôpital si je me ratais. Je finissait donc ma chute en marchant sur le mur à vive, allure et guidais mon nouveau pote vers le centre-ville.

"Viens on va chercher un truc à manger , c'est que ton calamar m'avait donné faim. On retournera là-haut après si tu veux. "
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Mar 20 Fév 2018 - 13:02
La mastication de l’élastique calamar embroché déjà avait achevé de replonger le Kaguya dans ses pensées profondes. Tant et si bien que ni les bruits désordonnés et cacophoniques que faisait la plèbe grouillante et agitée entre les allées du marché ni la présence d'un observateur indiscret bientôt venu se placer dans son dos aussi silencieusement qu'une ombre ne l’alertèrent. L’astre solaire achevait son tour de circuit en cet instant précis, et peu à peu disparaissait derrière la brume et l’horizon lointaine de paysages inconnus, baignant un dernier instant le toit du bâtiment au moment précis où la voix du Chûnin se fît entendre, ce moment même où la grosse main rugueuse du golgoth poussa Ibara dans le vide. À ce moment là, les derniers rayons disparurent et la nuit tomba réellement sur le village.

Le canard boiteux trop peu attentif, et surtout au bord du précipice, n’opposa aucune résistance lorsque l’inconnu tenta de l’y envoyer. Et pour cause, habitué à ce genre d’acrobaties depuis son plus jeune âge, le garçon n’eût aucune difficulté à se rattraper sur ses deux pieds sur le sol humide du village qui s’éclairait désormais de la lueur diffuse et rouge de dizaines de lanternes en papier accrochées aux fenêtres et aux façades des boutiques ou autres bâtiments. Malgré l’apparente aisance du ninja, seule sa capuche blanche remontée au niveau de sa tête dissimulait la surprise qu'il avait ressenti à se faire pousser ainsi dans le vide. Aussi, le premier réflexe qu'il eût après sa gracieuse réception fût de lever les yeux vers le responsable de sa chute.

Les yeux du garçon, cerclés du rouge des Kaguya, indiqueraient peut-être à son interlocuteur les origines du jeune homme à la brochette. Ils fixaient résolument le golgoth à l’épée qui dépassait Ibara de trois têtes au moins avec une expression mêlant habilement surprise, suspicion, et incompréhension. Que lui voulait ce gros type ? C'était une question légitime, mais les mots de ce dernier finirent par lui répondre, lui épargnant la réflexion, en partie. Ibara, après tout, était habitué à ce qu’on l’aborde ainsi, même si on ne l'avait encore jamais poussé dans le vide en guise de présentations. Un soupir s’échappa des lèvres du garçon, pâles comme la brume, et faisant écho au teint de son visage que la Lune éclairait de sa lumière fantomatique. Le garçon considéra longuement le type en face, le dévisageant et allant de haut en bas, de ses chaussures au manche de son épée, avant de finalement ouvrir la bouche.

- Ibara. Je m’appelle Ibara. Mais il me semblait qu'il était de coutume de se présenter avant de chercher à connaître le nom de son interlocuteur, fît-il en fronçant les sourcils.

Quelques silencieuses secondes passèrent, comme le temps d'une réflexion du plus jeune des deux garçons. Il finit par souffler du nez.

Pourquoi pas après tout ?

Hochant la tête, il reprit :

- Si tu paies ta tournée... Alors je te suis.
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Dim 25 Fév 2018 - 15:55
Le test de la chute c’est révélé concluant, le jeune homme n’eut pas de mal à se rattraper lors de la chute. Alors c’était soit un ninja, soit un acrobate autodidacte. De toute manière je n’allais pas vraiment tarder à avoir ma réponse, le dénommé Ibara me fit remarquer que j’étais censé me présenter tout d’abord. C’est vrai qu’il n’avait pas tort, mais moi je m’en foutais des coutumes et toutes les traditions. J’observais cet homme au moment de sa réception, la seule chose que j’ai pu remarquer sous sa capuche était ses yeux cerclés de rouges, une signature du clan Kaguya. Ce jeune garçon était t-il un ninja ? Enfin quand je dis jeune, il semblait avoir sensiblement le même âge que moi. Sauf que moi j’avais une carrure plutôt inhabituelle pour un adolescent c’était un fait. Enfin bref Ibara voulait que je me présente à lui, quoi de plus normal vu que je l’ai poussé du haut de mon toit.

« Goten, Ryoko Goten. Dis-moi à quelle famille appartiens-tu ? »


Nous étions tous deux dans les rues animés de Kiri où les couples aimaient se balader sous la lumière rouges des lampadaires du quartier, les lueurs des restaurants et autres lieu de divertissement. J’aimais bien me retrouver au milieu de toute cette foule, je me sentais bien entouré. En réalité je n’ai pas eu beaucoup d’occasion de rencontrer du monde en dehors du cadre professionnel, alors j’acceptais d’inviter Ibara boire un coup. Je regardais autour de moi au fur et à mesure que nous avancions pour trouver le bon endroit où manger un bout.

« Dis-moi Ibara , que fais-tu dans la vie ? Pour ma part je suis un ninja, tu à du remarquer mon épée que je ne quitte jamais. »

Inconsciemment j’espérais qu’il me dise n’importe quoi sauf ninja, mais une partie de moi-même savais ce qu’il allait me répondre. Nous étions dans un village de ninja après tout, c’est donc logique qu’il en soit majoritairement composé. Cela se voyait au nombre d’échoppe d’armement présente dans chaque ruelle. Au milieu d’entre elle se trouvait d’ailleurs un restaurant que j’appréciais tout particulièrement, ils servaient de délicieux Udon. Invitant Ibara à rentrer ici je prenais place sur le bar, j’aimais bien manger prêt du cuisiner je me sentais plus proche d’eux.

« Comme d’habitude chef ! Et pour le gringalet, je le laisse choisir. »


Ce plat était vraiment délicieux, je me goinfrais à chaque fois comme si je n’avais jamais rien à manger chez moi, ce qui était un peu vrai en fin de mois.
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