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Enchères [Ketten]


Mar 20 Fév 2018 - 13:30
Ses pas talonnent ceux de celui qui le conduit jusqu’à l’entrée de la salle. Deux shinobis aux portes, d’aspect ; bien plus à l’intérieur, en perspective. Peu importe, qu’ils soient vingt ou cent-vingt, ce n’est pas ce qui freinera le Kazejin dans son entreprise. Quelques jours auparavant, depuis le désert de Kaze, il avait eu vent d’une mystérieuse vente aux enchères privée qui devait se tenir à Hi no Kuni. Une simple rumeur dont l’exactitude des précisions dérobées à un couple de riches voyageurs lui avait permis de compter parmi les enchérisseurs de ce rare évènement prisé des acheteurs fortunés et friands de biens coûteux.

Derrière les portes, l’on ne compte effectivement que peu de sièges vides. Ce n’est qu’une fois à l’intérieur et mêlé à la foule que l’illusionniste peut finalement retirer le visage qu’il avait volé à l’une des deux victimes dont les corps pourrissaient encore sous le sable pour pénétrer dans la bâtisse. Pendant que les premiers objets étaient présentés par le chargé de vente, son regard se dirigeant plutôt sur les acheteurs potentiels. S’il ne craignait pas qui que ce soit, Shima n’était pas dupe. Il savait où il avait mis les pieds.
Cette excursion risque d’être encore plus intéressante que prévu…


Le fait était probant : il n’était certainement pas le seul shinobi à s’être introduit ici. Avec toutes les pépites qui s’y vendaient, des objets rares, recherchés par bon nombre de collectionneurs qui payeraient cher pour les ajouter à leur collection… Petit hic, la situation actuelle du pays qui même après la fin de la guerre civile n’est pas des plus paisibles. Avec les ennemis que s’est fait le Soshikidan, il était toujours risqué de se trouver sur les territoires du Feu, même si ce n’était pas une première pour lui. Tant de conditions réunies pour réunir ici une concentration insoupçonnée d’utilisateurs de chakra venus d’eux-mêmes ou au nom de quelqu’un d’autre.

5.650.780 ryôs, adjugé une fois, adjugé deux fois…

Six millions.

Des têtes se retournèrent vers l’homme qui venait de surenchérir un bien pour lequel venaient déjà de combattre farouchement deux acheteurs. Sur l’estrade était présenté l’objet en question : une antique jarre ornée aux motifs fastueux de filets d’or. Mais plus que son aspect décoratif, ce qui intéressait le shinobi était le sceau apposé sur la jarre en question. Le dos toujours appuyé contre un mur, bras croisés et l’air assuré, Shima fermait les yeux un instant. Il s’était fait plutôt discret jusqu’ici, mais ne doutait pas qu’on l’ait tout de même remarqué. Si richement vêtu et si pauvrement accompagné, il avait mystérieusement de quoi attirer certains regards.
Six millions de ryôs pour la jarre sans fond ! Qui dit mieux ? Combien seriez-vous prêts à donner pour une telle merveille, mesdames et messieurs ?

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Mar 27 Fév 2018 - 19:03
C’était seul que le Sendai était arrivé dans ce village, dont la plupart des habitants et visiteurs s’étaient réunis pour une enchère spéciale. De nombreux objets, et parfois animaux, étaient étalés et successivement mis à la vente. Bien entendu, Ketten n’était pas venu ici sans raison, autrement il aurait accompagné l’aîné Masahige jusqu’à la frontière sud de Tsuchi no Kuni. Non, s’il était resté dans le pays et venu ici, c’était pour participer, lui aussi, à l’enchère.

Mais l’objet de toutes ses convoitises se faisait attendre. Il avait pu voir défiler de nombreuses choses, certaines bien plus intéressantes que d’autres. Mais il était préparé pour la plupart de ses inquiétudes. Il ne lui manquait qu’un « objet ».

Néanmoins il ne put masquer un rictus, symbole d’un peu d’émerveillement, lorsqu’il vit une majestueuse jarre. Même si le Nukenin s’était longtemps tenu à l’écart de son pays – ayant passé plus de cinq ans à Jôheki no Kuni – il ne pouvait qu’être sûr de la provenance de ce réceptacle. Kaze no Kuni, en plus d’être une terre grandiose, avait en son sein et en ses mains des trésors inestimables. Et celui-ci ne l’était peut-être pas en termes d’histoire ou de pouvoirs, mais bien en visuel et autres détails. De quoi pousser le shinobi à entamer la discussion avec celui qui avait remporté l’enchère.

« C’est un bien bel objet que voilà. »

Qu’est-ce qu’un jeune homme fortuné comme cet inconnu venait faire ici ? Dans sa quête d’informations sur la situation précise de Kaze no Kuni, Ketten ne pouvait manquer pareille occasion, surtout lorsqu’il se devait encore d’attendre que son enchère arrive. Et il n’aimait pas tourner autour du pot.

« Etes-vous un Kazejin ou un collectionneur de merveilles artisanales ? »

Droit debout, les bras croisés, le Sendai continuait de fixer les enchères. Mais il prêtait toute son ouïe à son nouvel interlocuteur.
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Sam 3 Mar 2018 - 20:30
Il avait remporté l’enchère grâce à sa manifestation remarquée ; personne n’avait osé jouer avec l’enchérisseur surprise qui mettait sur la table une somme totalement dérisoire pour, au final, ce qui n’était rien de plus qu’une poterie de luxe fabriquée au Pays du Vent. Un objet « lambda » dont on ventait des propriétés présumément fabriquées pour sa vente, mais encore une fois, tout cela n’était véritablement qu’apparence.

Ses yeux étaient restés fermés, ses bras croisés et son dos appuyé contre le mur qu’il s’était accaparé, tandis que l’objet était retiré de la scène pour être préparé et laisser place à l’objet de la prochaine vente. Il attendait patiemment et calmement que les regards portés sur lui se retournent sur le prochain bien présenté, quand une voix à proximité vint perturber son attente silencieuse. Il fronçait les sourcils puis rouvrait les yeux ; il faut dire qu’on le dérangeait, lui qui n’était certainement pas venu pour se faire des amis.

Devant lui se tenait, de profil pour garder un bon œil sur la suite de la vente, un jeune homme ; légèrement vêtu, comme lui – si par « vêtement » on excluait ses parures, à la différence près que la finesse de son tissu n’égalait pas la sienne. Cependant, les principaux détails qui n’échappaient pas à l’homme aux allures princières furent les nombreuses cicatrices qui parsemaient son corps tout entier et les deux armes qu’il possédait. Enfin, une fois de plus, trouver shinobis, sabreurs ou autres guerriers ici ne le surprenait pas. C’était sans répondre aux interactions du locuteur qu’il avait ainsi passé de longues secondes à l’observer avec insistance.

Le moins que l’on puisse dire, même s’il ne le laissait pas paraître ostensiblement, c’était que cette approche l’avait agacé. Qui était-il, cet inconnu discourtois, pour se permettre de l’aborder ainsi sans même s’excuser ? Son corps marqué en plus de son attitude lui donnait un air rustre qui ne manqua pas d’arracher un léger sourire à l’interrogé. Mais pas en guise de complaisance, non ; ce sourire traduisait poliment son agacement. Et lui qui ne cautionnait pas le manque de courtoisie à son égard n’allait pas hésiter à remettre son interlocuteur à sa place.
Lorsque l’on demande son identité à quelqu’un, la moindre des choses est de se présenter d’abord, vous ne pensez pas ?


Il avait répondu calmement, mais avec une once de mépris tout de même, comme à son habitude. Mais, dans le mépris de sa personne, il en avait presque oublié la réflexion qu’il lui faisait. Si trouver un collectionneur ou un artisan ici semblait logique, le fait qu’il lui demande s’il était Kazejin – et donc pas autre chose – était plus troublant. Il portait bien les fines coutures du Pays du Vent, et ce jusqu’aux sandales, mais il fallait bien y avoir mis les pieds pour le savoir…

Effectivement, c’est… « un bien bel objet ».

Coinçant une main dans son dos, il penchait un peu la tête en arrière pour ne plus tenir que sur les omoplates et passait son collier d’or entre les doigts de sa main libre. Il ne lâchait pas le brun du regard qui, lui, portait désormais le sien sur le centre d’attention du lieu. À vrai dire, Shima n’était même plus sûr d’être écouté, une pensée qui ne manqua pas de l’irriter, un affront qu’il ne manqua pas, malgré son calme et sa discrétion, de relever.

Puisque vous vous permettez de m’interroger de la sorte sans sembler prêter attention à ma réponse, j’imagine que vous n’êtes pas ici pour vous-même, je me trompe ?

En effet, certains acheteurs préféraient payer des shinobis pour récupérer les objets qui les intéressaient, un lieu où transitent de grosses sommes comme celui-ci étant une cible prisée des criminels. Il en avait soupçonné quelques-uns, et cet homme-là pouvait donc bien être l’un de ces shinobis – auquel cas il ferait très mal son travail. Pas que ça l’intéresse vraiment, mais si cet homme était Kazejin et relié de près ou de loin – bien qu’il en doute fort – au Premier Cercle, il ne valait mieux pas lui dévoiler sa véritable identité…
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