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[05. Cœur commerçant] Triomphe sans gloire


Lun 19 Juin 2017 - 19:23
Aussi vaste qu'important, le Cœur Commerçant représentait une cible de choix pour les assaillants. Face à eux, Borukan Akimoto - figure parmi les plus brûlantes de son clan - avait réussi à repousser un de ces mercenaires sans trop de difficulté. Mais alors qu'il s'apprêtait à rejoindre un autre front, il fut stoppé net. Les quelques civils qui voulurent le remercier furent aussitôt dégagés par un large mouvement de bras de la part du Jônin. Ce dernier était devenu aveuglé par un désir de violence inouï ! Et si les civils ne comprenaient pas ce changement d'attitude aussi soudain que dangereux, une chose était sûre : sans personne pour arrêter Akimoto, ils mourraient bien vite.

Voici les règles et indications à suivre :
  • Lorsque c'est à votre tour de poster, vous disposez de 36h pour répondre ;

  • Une seule fois durant tout l'événement vous pourrez demander un seul et unique délai de 12h ;

  • En cas de non-respect des délais, vous serez exclu de l'événement ;

  • Respectez les règles présentes dans notre Système de combat.

Règle(s) spéciale(s) pour ce groupe :
  • Interdiction d'utiliser des techniques durant votre premier tour, seuls les PNJ pourront en utiliser puisqu'ils bénéficient de l'effet de surprise.

  • Il est probable que le Narrateur vienne de temps en temps poster, surtout pour indiquer l'évolution psychologique de Borukan Akimoto.

Merci de respecter l'ordre de post suivant :
Borukan Akimoto qui est aveuglé par un désir de combattre et est à peine maître de ses actions.
Sen'sei Ketten
Chôkoku Tensai
Inazuma Hela
Hyûga Kenta
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Lun 19 Juin 2017 - 23:00

Triomphe sans gloire - ft. Shuuryou Seigetsu // Inazuma Hela // Hyûga Kenta

Et dire que cette journée avait bien débuté…mais voilà que le village était en état de panique. Comment en était-on arrivé là ? Akimoto se le demandait bien.

La veille, il était rentré plutôt tard de mission – enquêter sur du vandalisme dans une mine au pied des montagnes – et ayant eu la flemme de faire son rapport de mission à son retour, il s’était dit qu’il le ferait de bonheur le lendemain. Chose qu’il n’avait bien évidemment pas faite. Debout bien longtemps après le lever du soleil, Akimoto s’était entraîné quelques heures avant d’enfin se décider à quitter sa demeure pour se rendre au cœur du village donner son rapport aux autorités militaires – nouvelle organisation gracieuseté du nouveau statut militaire d’Iwa en tant que village caché.

C’est ce qu’il était tout bonnement en train de faire lorsque l’attaque-surprise avait commencé.

L’intendant de service cette journée-là était un vieux grincheux. Tout recourbé au-dessus d’une montagne de rouleau sur son bureau, il marmonnait des insultes incompréhensibles dans sa longue barbe blonde en lisant le rapport du Borukan. Sans dire qu’il avait été bâclé – au contraire – disons simplement que l’écriture n’était pas la force d’Akimoto. « Que voulez-vous dire par ‘Possible dommage collatéral causés à la propriété minière’ ? » dit-il se relevant ses lunettes sur le bout de son nez. « Bahhh…hummm…voyez-vous…j’y suis peut-être allé un peu fort sur la lave. J’ai cru qu’…. » avant qu’il ne puisse terminer sa phrase, un jeune shinobi – un Jônin vu son habillement – entra en panique dans le bureau de l’intendant. « Prévenez tout le monde ! Nous sommes attaqués ! »

Une attaque, ici à Iwa ? Comment était-ce possible ? Ce n’est pas pour rien qu’on disait du village qu’il était une cité militaire, il s’agissait du plus grand point de concentration de shinobis de tout le pays de la Terre. Il fallait être complètement cinglé pour attaquer ici. Mais surtout, Akimoto se demandait qui pouvait bien attaquer. Toutes les plus grandes bandes de criminels et de bandits du pays avaient été démantelées et neutralisées il y a longtemps. Une coalition de groupes rémanents peut-être ? Ou bien peut-être était-ce une attaque orchestrée par une force extérieure à Tsuchi ? Tout était possible à ce point-ci.

Le sang bouillonnant, le cœur qui palpitait dû à l’excitation, Akimoto sortit en trombe du bureau de l’intendant, il n’avait plus une seule minute à perdre ici, des vies étaient en danger. Une fois à l’extérieur, il pouvait entendre des cris venir d’un peu partout, émanant de citoyens en déroute. D’instinct, la montagne se dirigea donc à toute allure vers les rues commerçantes. « Rentrez chez vous, évacuez les rues ! » criait-il de sa voix de ténor aux habitants affolés. Normalement, le centre-ville devrait être le lieu le plus sûr du village, à l'écart du Haut-Plateau là où l'ennemi semblait avoir lancé ses forces. Au détour d’une rue, Akimoto donna quelques ordres à un groupe de jeunes Genins qui ne semblait pas tout à fait comprendre la situation. « Bougez-vous ! Faites votre boulot ce n’est pas le temps de rien faire ! » leur cria-t-il avant de réaliser qu’il avait peut-être été un peu rude avec les gamins apeurés. « Parcourez les rues, aidez les citoyens à se mettre à l’abri. Assurez-vous que personne ne reste à découvert ! Je compte sur vous frères Iwajin. » ajouta-t-il pour les rassurer et les motiver. Aki comprenait leur peur. Il avait été élevé à une autre époque, une ère où les affrontements, les guerres et les conflits étaient beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui. Ce n’était pas le cas pour ces ninjas encore gamins. Ce genre de situation, c’était dans son sang, pas eux. Il se sentait revivre, eux mourir.

Akimoto continuait d’aider ceux qu’il croisait à partir lorsqu’il remarqua quelques silhouettes sur les toits. S’agissait-il de l’ennemi ? Le Borukan se trouvait tout de même en plein centre-ville, tout près du cœur commerçant. Si l’ennemi avait déjà réussi à se rendre jusqu’ici, c’est que les évènements étaient pires qu’il ne le pensait. Sans se poser davantage de questions, il se remit en route à la poursuite de ces ombres. Cela ne prit pas longtemps avant que sa proie ne s’aperçoive de sa présence – après tout, une armoire à glace qui court en pleine rue, ça se remarque vite. L’un des hommes bondit au-dessus de la rue et lança une salve de shuriken dans sa direction. Pris par surprise, Akimoto s’arrêta et fit un bond vers l’arrière pour les esquiver. Les autres poursuivirent leur chemin vers le cœur commercial, tandis que celui qui l’avait attaqué atterrit comme une plume au milieu de la route. « Tu as choisi la mauvaise journée pour t’en prendre à Iwa. » lança-t-il pour faire réagir son adversaire. Celui-ci resta silencieux et fonça sans attendre vers lui. Les deux guerriers échangèrent quelques coups jusqu’au moment où le Borukan réussit à le désarmer et à lui coller son énorme poing en plein ventre. Il n’en avait peut-être pas l’air à cause de sa grande taille, mais le Borukan demeurait un agile combattant au corps à corps. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas combattu de la sorte. À chaque coup qu’il donnait, son sang bouillait. À chaque coup qu’il donnait, sa vision se brouillait. Il était dans une sorte de transe, et tout ce qu’il importait, c’était de massacrer son adversaire. Sans laisser le temps à ce dernier de reprendre son souffle, Akimoto le saisit par le collet et le souleva dans les airs avant de l’envoyer valser plus loin. L’envahisseur termina violemment sa chute contre une échoppe, qui éclata en mille-et-un morceaux.

Plus essoufflé qu’à la normale, Akimoto ne parvenait pas à se calmer. L’adrénaline peut-être ? Son instinct de shinobi lui disait de partir à la chasse des autres inconnus – ce qu’il essaya de faire – mais lorsque quelques marchands curieux et effrayés sortirent leur tête de leur cachette pour le remercier, il stoppa net. Son regard – injecté de sang – se tourna lentement vers eux, un grand sourire maniaque sur le visage. Que se passait-il ? L’adrénaline du combat ne voulait pas redescendre, si son esprit lui disait de continuer sa route, son corps lui désirait continuer à combattre. On aurait dit qu’Akimoto était devenu une bête, complètement soumise à ses instincts animaux. Sans rien d’autre de visible dans son champ de vision, la montagne chargea les pauvres commerçants qu’il venait tout juste de sauver.

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »


Dernière édition par Borukan Akimoto le Mer 21 Juin 2017 - 19:10, édité 1 fois
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Mer 21 Juin 2017 - 18:09
Les troupes progressaient à folle allure. Chaque camp se faisait face, tout deux muent par la volonté de leurs généraux. Une bataille sanglante s'était engagée, et il n'y avait aucun espoir qu'un répit soit accordé. Les soldats s'entretuaient pour protéger leur Roi respectif, et s'effondraient ainsi sur le champ de bataille, un peu plus jonché de cadavres au fil du temps. Au coeur de la mêlé, un guerrier prenait l'ascendant sur chaque ennemi qui avait le malheur de croiser sa route. Ce Général d'Or au regard fier et perçant progressait dangereusement jusqu'au monarque adverse. Mais, trop obsédé à attaquer, il en avait oublié la défense de son propre souverain. Il le compris lorsque, sur le visage du général ennemi, il ne put que constater avec effroi le large sourire qui se dessinait.

« Ote-zume, Sei ! »

Le jônin eut à peine le temps de constater sur le plateau l'échec et mat qui menaçait sa pièce maîtresse, que des cris poussés dans Iwa le mirent en alerte. Son jeune adversaire, un excellent sparring-partner pour le shogi, découvrit lui aussi que les gardes du village caché hurlaient à une attaque. Au moins, cela laissait peu de temps à Seigetsu pour digérer la défaite. « Putain, j'déteste perdre aux échecs... » L'heure n'était plus aux escarmouches fictives sur un plateau de jeu : aussi hallucinant que cela puisse paraître pour beaucoup, l'ancienne Rokkusu était attaquée.

Hallucinant pour beaucoup, mais pas pour le Shuuryou. La richesse attisait toute sorte de convoitise, et les dieux auraient presque put être remerciés que cet assaut n'ait pas eut lieu plus tôt. Il y avait bien cent mille raisons pour qu'une communauté soit la cible d'une autre, et l'appât du gain n'en était qu'une. A dire vrai, le shinobi ne se prenait pas vraiment la tête avec le pourquoi du comment. S'il avait quitté Hi no Kuni pour Tsuchi, c'était précisément pour offrir ses services dans ce genre de situation, en bon mercenaire de sang qu'il était.

En temps de guerre, la réflexion était un luxe, et c'était l'apanage des stratèges. Pour les troupes, l'essentiel se réduisait à l'action. Dans le cadre d'une attaque surprise, l'urgence et l'adrénaline réduisaient encore plus la part faite à l'observation, et entraînaient de la précipitation. La conséquence en était la suivante : les victimes de l'attaque s'exposaient complètement aux plans de l'assaillant, ce dernier pouvant se permettre d'anticiper la réaction de sa cible face à l'embuscade. Et dans l'art de la guerre, rien n'était pire que d'être prévisible.

Ainsi, au contraire de ses camarades qui se ruaient dans tous les sens possibles à la poursuite des envahisseurs, Seigetsu pris de la hauteur, et balaya la vallée du regard. Ses yeux se mirent en quête d'une piste : une direction commune des troupes ennemies, une formation de combat particulière, un armement spécifique... Mais rien dans l'organisation de l'armée ennemie ne semblait trahir le moindre indice. Il ne put que constater que les forces du village répondaient de bonne façon à l'attaque, car malgré le nombre d'adversaires, la défense était en place.

C'est une scène peu commune qui attira l'attention de l'Iwajin. Un de ses compatriotes, qui était parvenu à maîtriser facilement un assaillant, témoigna d'un brusque changement de comportement. Il semblait se retourner contre les civils.

Sans autre forme de procès, Sei quitta son perchoir avec la vitesse caractéristique d'un ninja de son rang, et vint faire barrage en se plaçant entre le renégat et les commerçants que ce dernier s'apprêtait à charger. Le natif du Pays du Feu avait pris soin de se placer à une distance raisonnable des civils, afin de pouvoir intervenir pour les protéger, tout en étant suffisamment loin de l'homme à qui il faisait face pour ne pas risquer une attaque subite et frontale.



« Hm, eh bien eh bien, Roux-san. Tu sembles te tromper d'ennemis... » A en juger par son regard, Roux-san ne semblait pas tout à fait maître de ses moyens. L'important était d'attirer son attention sur Seigetsu, afin de la détourner des commerçants.

« Puisque tu porte l'bandeau d'Iwa, j'suis dans l'obligation d'd'abord tenter d'te raisonner. » Tout en s'exprimant avec un ton très neutre comme il en avait l'habitude, il sorti l'une de ses cigarettes, avant de la coincer entre ses lèvres et de l'allumer. Il en recracha aussitôt la fumée, et posa ses yeux sur l'homme inanimé qui avait été victime de l'impressionnant Roux-san un peu plus tôt. S'il s'agissait bien d'un assaillant, il fallait en conclure que Roux-san n'était pas un traître, mais bel et bien hors de contrôle. Sinon, pourquoi aurait-il pris soin de mettre un ennemi d'Iwa hors d'état de nuire, pour juste ensuite s'en prendre aux mêmes civils ?

« Si tu refuses d'entendre raison, j'aurais pas d'autre choix que d'te considérer comme un traître. » Il espérait que ces mots résonnent suffisamment fort pour le faire sortir de sa transe, mais il y avait peu de motifs d'espoir. Plus que tout, Sei espérait l'arrivée de renforts : rien n'était plus délicat que de gérer un adversaire tout en protégeant des citadins.
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Jeu 22 Juin 2017 - 21:49
- Je te jure … Encore une chasse aux chats … je vais tous les empailler pour qu’ils ne bougent pas … bougonna-t-elle pour elle, bien à l’abri des oreilles de son coéquipier Kenta.

Elle marmonnait mille et une insulte, et mille et une malédiction, à l’égard de la cité marchande d’Iwa. Elle appréciait ce pays – nous pourrions même dire « adorer » tant l’environnement rendait son commerce des plus prospères – mais certainement pas son système militaire. En plus de l’obliger à devenir militaire – pour faire ardoise blanche suite à un délit commercial, un fait que seules deux ou trois personnes étaient au parfum -, on l’avait obligé à débuter au plus bas de l’échelle. L’humiliation était totale, ayant des conséquences jusqu’aux affaires. Etre une femme était déjà une tare, mais si on vous collait l’étiquette de « bleusaille du village », les choses allaient en pis.

« Je n’ai plus le choix. Soit je monte de grade très vite pour être à nouveau respectée, voire davantage, soit je me condamne à une constante image de looseuse si je quitte le navire maintenant » ragea-t-elle, consciente de sa totale impuissance face à ces événements aux conséquences en domino. Quelle allait être la prochaine étape, ou devrions-nous dire, sa punition divine pour avoir fauté en ce bas-monde ?

« Le châtiment ». Pour une raison inconnue, ce mot éveillait en elle un terrible effroi, au point de tressaillir. Il fallait dire que depuis son « réveil » en plein milieu d’un désert, au milieu des morts, elle n’avait pas connu une seule nuit calme. Entre ses cauchemars, ou récemment ses nuits courtes – concilier une fonction marchande, et militaire, n’était pas chose aisée -, il faut dire qu’elle était un tantinet plus superstitieuse ou sensible à certaines choses, visions ou paroles.

Soudainement, elle sentit une présence à ses côtés. Un militaire qui baragouinait une chose étrange, ou plutôt « hurlait ». Elle eut du mal à en connaître la teneur. Elle ne comprit qu’un seul et unique mot – et le plus important, sûrement – « attaque ». Il y avait une attaque mais de « qui » et « où », elle ne saurait dire. A peine ce militaire était-il parti, qu’elle vit non loin un combat s’engager entre un colosse roux et un autre.

« Bien, qu’il s’en charge » pensa stoïquement la brune, attendant la fin du combat pour comprendre quelle position elle aurait l’obligation d’adopter – ou devrait adopter. N’oublions pas qu’elle était au plus bas de l’échelle en termes de titre, ou encore de puissance. A son plus grand bonheur, le Roux qui était un Shinobi d’Iwa avait remporté le combat. Les commerçants rassurés osèrent à nouveau s’aventurer dans les environs … sauf que quelque chose n’allait pas. Ce géant avait toujours son aura menaçant, et s’attaqua soudainement au groupuscule de civils. Les yeux de la commerçante s’écarquillèrent de surprise. Une attaque qui fut un échec avec l’arrivée d’un nouveau Shinobi.

Hela analysait la situation aussi vite qu’elle pouvait, estimant les forces et les faiblesses de chacun.

- Toi et l’autre, vous vous occupez du rouquin. Je me charge d’évacuer les civils, ordonna Hela de son ton impérieux. Quant à ce Shinobi … avant de le mettre totalement K.O. et de perdre une main d’œuvre inutilement, tentez de perturber son réseau de chakra, au préalable. Il est peut-être seulement sous l’emprise d’un Genjutsu.

S’il était seulement sous l’emprise d’un Genjutsu, alors oui, il pourrait se montrer encore « utile » plus tard. Et au vu de la situation qui se profilait à l’horizon, toute main d’œuvre était précieuse.

@"Hyûga Kenta"


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Dim 25 Juin 2017 - 22:02

Assis dans mon jardin, je profitais pleinement de la belle journée qui s'offrait à moi. J’appréciais beaucoup lire dans mes temps de pause, cela me reposait. L'environnement était en effet propice à ces moments de détentes. Pour une fois, Saori n'était pas à mes côtés. Je me demandais ce qu'elle pouvait bien faire, cela me perturbait même. Je tentais de ressentir sa présence mais je n'y parvenais bien. Cependant je ne comptais pas lui courir après, elle était ma protectrice et non l'inverse, c'était bien elle qui devait être à mes côtés... Je me ferai un plaisir de lui rappeler de la façon qu'il se doit...

Mes pensées étaient dirigées vers elle -ayant même oublié ma lecture- lorsque j'entendis une alarme à l'intérieur des murs du village. Aussitôt je me levai avant de comprendre que ce signal n'annonçait rien d'autre qu'une attaque ennemie. Était-ce vraiment le cas ? L'idée d'un exercice me traversa l'esprit quelques secondes mais à l'entente d'une explosion, mes doutes se dissipèrent. Je sentis comme s'éveiller en moi une puissante excitation, je tremblais même. Une opportunité s'offrait à moi, celle d'utiliser mes capacités afin de remplir mon serment, servir mon village ! Je ne comptais pas la laisser me filer entre les doigts. Le clan Hyûga devait répondre présent, la branche Sôke particulièrement. Lâchant mon livre, je cherchai autour de moi si je ressentais la présence de ma protectrice -peut-être avec un peu de chance cette fois-ci-... Ce fut un échec. J'allai devoir composer sans la Bunke, dommage pour elle.

Après avoir récupéré quelques armes et mes fournitures habituelles, je quittai ma demeure afin de rejoindre un lieu de conflit proche. Je ne mis pas longtemps à trouver des civils en panique, je cherchai alors du regard de potentiels ennemis. Sans même utiliser mes capacités spéciales, je pus déceler des assaillants. Un grand sourire se dessina sur mon visage et je partis donc à toute vitesse en direction de ceux-ci. Seulement un Iwajin avait déjà répondu à l'appel et avait repoussé aisément ses adversaires. Je soupirai un grand coup, l'air dégoûté avant de m’apprêter à monter sur un toit de façon à que je puisse avoir une meilleure vue d'ensemble. Je fus alors retenu par un mauvais pressentiment, mon regard se porta sur l'homme ayant balayé facilement nos ennemis. Sans comprendre le pourquoi du comment, il tenta de porter des coups sur des civils.

Les yeux écarquillés, je me dépêchai de le rejoindre au plus vite afin d'arrêter cette absurdité. Je n'avais pas été le seul à être spectateur de cette scène et je n'étais pas non plus le seul à vouloir en devenir acteur. L'homme ne semblait plus maître de lui même, la situation était totalement dénuée de sens. Un Iwajin tenta d'ouvrir le dialogue avec le rouquin fou tandis qu'une Kunoïchi proposa des solutions et un début de plan. J’acquiesçai à cette dernière avant de prendre la parole.

«  Je ne sais pas quelle folie vous atteint mais dans tous les cas nous allons mettre fin à celle-ci. Iwajin ou non, si vous menacez ceux pour qui on a prêté serment, je compte bien vous arrêter. S'il vous reste un tant soit peu d'esprit, reprenez-vous...  »

J'observai la Kunoïchi qui avait proposé d'utiliser du Genjutsu afin de perturber son chakra. C'était une bonne idée mais je ne détenais pas ce genre ce capacités. Cela dit je pouvais faire en sorte de fermer ses points de chakra afin de couper tous les flux. Les Hyûga se trouvaient maître en la matière je pouvais donc m'y essayer.

«  Si vous n'y parvenez pas... »

Je glissai rapidement mon pied droit à l'arrière et levai mes deux mains face au traître. La position de combat que j'arborai était nulle autre que celle des Hyûga. Propre à notre clan, elle avait été développée de façon à optimiser nos capacités.

Fermant les yeux brièvement, je les rouvris aussitôt. Des nerfs étaient apparus aux coins de mes yeux, mon visage s'était légèrement transformé. J'avais en effet éveillé mon Byakugan et j'étais prêt à l'utiliser pour défaire notre ennemi.
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Lun 26 Juin 2017 - 3:19

Triomphe sans gloire - ft. Shuuryou Seigetsu // Inazuma Hela // Hyûga Kenta

On dit souvent des Borukan qu’ils sont des êtres d’excessivité, d’impulsivité et d’action, qu’ils sont soumis à leurs instincts les plus purs. Mais ce qui arrivait à Akimoto présentement n’avait rien à voir avec l’instinct. Son regard injecté de sang était intense et furieux, il cherchait des yeux la provenance du son qu’il avait entendu quelques instants plus tôt tout en avançant d’un pas déterminé. La montagne n’entendait plus rien, son ouïe était masquée par les bouillonnements de son sang. Tout ce qu’il entendait était les battements de son cœur dans ses tympans, qui sonnaient comme des tambours de guerre. Bien qu’en plein cœur du village et sans ennemi conscient à proximité, le Borukan avait toujours l’impression d’être sur le champ de bataille. Même s’il était de nature agressive, Akimoto était investi d’une rage et d’un désir de combattre qu’il n’avait rencontré sur aucun champ de bataille auparavant. Le rouquin était aux prises avec un phénomène qu’il ne connaissait pas. Son esprit semblait fragmenté en deux. Une part – le Berserk – avait soif de sang et d’action et, sans faire la distinction entre le bon et le mauvais, ne désirait que taper dans tout ce qui bougeait autour de lui. L’autre – le véritable Akimoto – n’était que prisonnier de son enveloppe corporelle. Il n’avait que très vaguement conscience des évènements. Et malheureusement pour lui – et ceux qui se mettraient en travers de son chemin – c’est le Berserk qui était en contrôle de ses actions.

Derrière une échoppe, deux commerçants avaient montré le bout de leur nez, mais dans la vision trouble d’Akimoto, tout ce qu’il voyait était deux taches d’ombre sur un fond rouge sang. Poussant un cri monstrueux – digne d’une véritable bête sauvage – le colosse s’était mis en charge. Bien rapidement, avant même d’avoir parcouru plus de quelques mètres, une tierce personne s’interposa entre lui et sa cible. « …ennemi… » compris Akimoto entre deux coups de tambour. L’homme enragé stoppa net son mouvement. Ne la reconnaissant pas – ne voyant qu’une troisième silhouette obscure dans son champ de vision – il supposa immédiatement qu’il s’agissait d’un nouvel adversaire. Le visage crispé du Borukan semblait lutter. « Je…ne sais pas…. » réussit-il à dire avec peine. Sur le coin de sa bouche, sa salive formait une écume, lui donnant encore davantage l’air d’une bête sauvage. « …ce qui se passe… » Sa voix était faible et chancelante, à demi masquée par ses grognements. Akimoto luttait et tentait de prévenir quiconque s’était mis en travers de son chemin de la situation, qu’il n’était pas en contrôle.

Le Berserk serra les poings, comme s’il était prêt à frapper dans le moindre obstacle à grand coup. Avant de se remettre en marche, un nouvel adversaire se présenta au côté du premier. « J’ai n’ai pas envie… » de vous faire de mal avait-il envi de dire. Encore plus de sang, encore plus d’os à fracasser. Akimoto se dégoutait lui-même, ces pensées n’étaient pas les siennes. Il luttait, mais la bête était plus forte. Soudainement, l’enragé perçu un mouvement sur l’une des deux silhouettes devant lui. Alors qu’il ne s’agissait que du jeune Hyûga qui se mettait en garde, adoptant la position de combat traditionnelle de son clan, tout ce que lui perçu fut une provocation. « J’ai envie de….tout brûler !!! » Il n’en fallut pas plus pour le faire réagir. D’une main, tout en prenant une grande inspiration, le Borukan effectua un signe incantatoire. En expirant son air, il cracha une gerbe de lave en direction de ses adversaires.

Heureusement qu’Akimoto avait encore une once de contrôle. Si le Berserk avait tous ses moyens, c’est une technique beaucoup plus dévastatrice qu’il aurait employée…mais s’affaiblissant de plus en plus à chaque seconde qui s’écoulait, Akimoto ne pensait pas pouvoir contenir sa rage plus longtemps.



Résumé du tour:
 

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Jeu 29 Juin 2017 - 20:25
« Oh là, que se passe-t-il ? »

En réalité, Ketten le savait très bien. Du haut de ses soixante-dix ans, il avait pu voir les dérives des Hommes et les conflits internes que certaines de leurs organisations pouvaient engendrer. Même au sein des grands moines, il y avait eu des sources de déstabilisation qui avaient menacé leur harmonie. Mais de toute son existence, jamais il n'avait vu quelqu'un s'en prendre aux siens au même moment où leur foyer commun était attaqué. Et il était encore plus surpris de voir que ça venait de...

« Akimoto ! Bah alors mon gros... Il regarda vers son propre ventre, plutôt épais. Ouais, j'suis sûrement pas bien placé pour t'appeler comme ça. Depuis quand t'attaques nos jeunes pousses ? Y a de vrais ennemis plus loin ! »

Bien entendu, le Grand Maître jouait un rôle, comme à son habitude. Il avait très bien compris que la situation, inégale et inédite, semblait forcer le Borukan à s'emprisonner dans une rage difficilement contrôlable. Et vu la puissance de ce dernier, il ne laissait pas d'autre chose à Ketten que d'agir.

« Bon allez, s'adressa-t-il aux autres Iwajins - hormis à Seigetsu qu'il invitait à se rendre sur un autre front - qui l'affrontaient. J'vous regarde ! »

Et non, personne ne rêvait : Sen'sei Ketten s'était affalé sur un des toits de la zone - le fissurant un peu d'ailleurs - et croisa les bras. Malgré son inactivité apparente, il observait.

Spoiler:
 
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Ven 30 Juin 2017 - 20:14
On dit souvent que c'est le calme avant la tempête cette journée semblait être l'exemple même d'un jour banal dans le nouveau village de la roche. Rien n'avait annoncé une catastrophe si imminente ni les astres ni les songes n'avaient réussi à prédire un tel cataclysme dans ce village d'ordinaire si prospère au commerce fleurissant et à la vie agréable. La cité rocheuse avait bien sûr copiée quelques idées à ses voisins mais celle-ci avait réussi l'étonnant coup de force de faire collaborer les trois grands clans fondateurs. Si bien qu'on aimait se dire que ce village était celui de la pérennité éternelle. Donc personne n'avait vu ou annoncé ce jour. Une attaque Iwa était en train de subir une attaque sur plusieurs comme-ci les assaillants souhaitaient tester nos domaines défensives. Les attaques furent simultanées et bien pensées cela nous laisse à penser que cette offensive n'était qu'un début cependant il fallait l'enrayer à tout prix et donc tout les ninjas étaient sur le front même les plus excentriques.

En parlant d’excentricité Tensai était comme on pouvait s'en douter absent. L'artiste avait des quotas journalier à respecter sinon il se sentait pas bien comme un manque terrible en lui. C'était l'un de ses besoins naturels qu'il devait assouvir au risque de perdre la raison comme tout homme n'ayant plus de but dans la vie. Donc il était en train de réaliser son œuvre toujours avec ce calme olympien et cette concentration profonde lorsque des cris et hurlements parvinrent à ses oreilles. Lors que ce genre d'inconvénient arrivait, il avait toujours de la cire pou à mettre dans ses oreilles afin de ne plus entendre les malotrus selon lui persécutant son esprit créatif. Malgré une épaisse couche de cire apposée il entendait encore ces sons qui s'intensifiaient même. Tensai ne voulait même pas savoir ce qu'il se passait car pour peu qu'il soit impliqué par x ou y raison cela aurait eu raison de sa journée. Lorsqu'il est en phase créatif il ne ne demande rien à personne et attend cela en retour. Chacun voit midi à sa porte.

Pour autant son irritation envers ces malandrins monta de manière crescendo mais il ne tarda pas par être excédé par tant d'incivilité il décida donc d'ouvrir sa porte pour comprendre ce qu'il se tramait dans son village et surtout aux alentours du quartier principal des Chôkoku. Il eut comme une vision d'horreur en voyant la foule déferlait sur lui avec ce sentiment de peur intense. Lui nageait à contre courant la remontant alors que certains villageois essayaient de l'en dissuader. Tensai était d'abord curieux mais aussi il comprit que le cœur du problème provenait du quartier commerçant central celui gardé et entretenu par ceux de son clan. Cela l'intrigua encore plus comme les membres de sont clans pouvait laisser passer un tel affolement se rendait-ils compte de ce que pouvait perdre le village si le quartier commerçant était à feu et à sang. Bien que pas encore tout à fait sûr de ce qu'il se tramait il commençait à entrevoir l'horreur du monde.

Arrivé sur place il eut du mal à comprendre la place de tout les protagonistes. C'était un peu confus dans son esprit il semblait y avoir affrontement mais entre des ninjas du même village. L’incompréhension régnait dans son esprit pourquoi deux personnes abhorrant le même bandeau voulaient se battre. Une guerre civile avait-elle éclatée durant son travail d'artiste. La situation ne tarda pas à s'éclaircir grâce à l'intermédiaire d'un vieil homme qui semblait vouloir se délecter d'un combat plutôt que d'intervenir. Il faut que jeune se fasse cela devait être la pensée de l'homme. Tensai ressentait en lui la sérénité d'une personne ayant travaillée sur elle même profondément. Cependant il ne s'attarda pas sur cette personne. Trois autres protagonistes avaient l'air bien plus importants surtout celui qui semblait être la cause de tout ce raffut. Akimoto Borukan un grand nom de la société Iwajin qui se comportait de la sorte c'était une raison suffisante pour une mise à mort et surtout un bannissement du clan pure et dure. La démence n'avait pas lui d'être dans ce monde seul la transe artistique était tolérée dans ce monde pensa-t-il. Il interpella ensuite l'homme à la crinière de feu.

« Hey le Borukan toi et ton clan de destructeur ! J'avais bien compris que vous n'étiez pas des bâtisseurs mais quand même delà à détruire votre propre travail c'est beau. Je crois que c'est de l'Art d'être aussi stupide. J'aime ! montre-nous où ta stupidité peut nous emmener. »

Tensai effectua quelques mudras tout en déchirant sa veste montrant aux autres protagonistes qu'il était un Chôkoku. Il donna à manger cette vorace de bouche puis en mélangeant son chakra avec l'argile celle-ci recracha des petits minions assez difformes à la consistance légère. Le créateur leur signifia la cible tout en prenant soin de leur indiquer un chemin ou la lave n'était pas présente. Après cette commande indiquée il partit rejoindre ses compatriotes, du moins le Hyûga il attendait que ses minions viennent gêner ce fou de Borukan pour l’embourber dans cette fureur. Le jeune homme faisait ce pari à double tranchant que plus enragé il viendrait à commettre des erreurs qu'un classe A ne commettrait pas. Cependant il savait qu'une seule attaque de cet homme et la galerie marchande serait à feu et à sang et les ninjas défendant le cœur même d'Iwa mort sous la lave du Borukan. Le problème dans cette situation semblait être le manque de communication et l'inexpérience sur place. Le vieil intervenu plutôt ne semblait pas bouger alors que celui-ci aurait pu leur montrer la voie et comment agir dans une pareille situation. Arrivé à hauteur de ces alliés il tenu un discours qu'il n'aurait jamais cru prononcé un jour. Dans les situations critiques on se découvre des qualités insoupçonnées.

« La Kunochi l'aide des civils n'est pas une priorité vient près de nous quand il s'agit de fuir ils savent faire. Le cœur marchant va être réduit et ça c'est notre principale occupation. Le Hyûga dit nous si il est sous l'emprise d'une illusion. Nous allons devoir agir vite et dispersés je pense. Mes techniques sont explosives si vous avez une idée d'une stratégie à mettre en place avant que l'autre détruise le symbole même de notre village. J’espère que sa fureur nous offrira l'opportunité de l'arrêter... »

Recapitulatif:
 

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Charles Baudelaire
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Lun 3 Juil 2017 - 13:07
@Inazuma Hela étant malade, elle s'excuse et se retire de l'Intrigue. A @Hyûga Kenta de poster, il a 36h à partir de maintenant.
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Ven 7 Juil 2017 - 11:36
Alors que le combat faisait rage - et qu'Akimoto avait été capable de mettre hors d'état de combattre Inazuma Hela et Hyûga Kenta - Sen'sei Ketten observait, tandis que Chôkoku Tensai tentait de déranger le plus possible le Borukan fou de rage. Alors que le moine semblait enfin décidé à agir, une chose inédite se produisit : Borukan Akimoto semblait s'être calmé. Mieux encore, il avait repris ses esprits et sa liberté totale de mouvement. Que s'était-il passé ? Et surtout, qu'est-ce que les trois Iwajins présents devaient faire maintenant ?

Spoiler:
 
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Ven 7 Juil 2017 - 18:01

Triomphe sans gloire - ft. Chôkoku Tensai // Sen'sai Ketten

Bam. Bam. Bam.

Bam. Bam. Bam.


Les tambours de guerre résonnaient toujours. La lave coulait à flots, mais ne brulait pas suffisamment. Sang et flamme, c’est ce qui occupait l’esprit d’Akimoto. Sa précédente attaque avait fait réagir ses ‘adversaires’ qui s’étaient dispersés. Le plus âgé des deux hommes avait bondi sur le toit d’une échoppe avoisinante tandis que le plus jeune avait reculé, conservant toujours sa garde hyûgaienne.

Akimoto ne comprenait toujours pas ce qui lui arrivait, et encore moins ce qui se déroulait autour de lui. L’esprit toujours embrouillé, il était prisonnier de sa propre rage. Aveuglée par son désir de destruction soudain, la montagne ne se rendit même pas compte qu’un nouveau protagoniste les avait rejoints – le vénérable Ketten. Leurs paroles n’étaient qu’écho à ses oreilles et elles étaient étouffées par l’assourdissant bruit de tambour qui résonnait dans son crâne. Du coin de l’œil, Akimoto pu voir le plus grand de ses adversaires quitter les lieux, décollant de son perchoir à toute vitesse en direction d’un autre front. « Lâche !! » hurla le Borukan. « Reviens ici ! Reviens te BATTRE ! » Sur ses paroles, le berserk cracha une nouvelle fois de la lave en direction de l’homme qui fuyait. Mais plutôt que d’être une simple gerbe comme crachée précédemment, il expulsa une poignée de projectiles de lave – de la taille de shuriken – qui décollèrent à toute vitesse vers les toits, manquant bien évidemment leur cible qui était déjà bien loin.

Alors qu’il était distrait par cette fuite, Akimoto ne remarqua pas le jeune Chôkoku – et encore moins son élocution aux allures de provocation. Le berserk s’aperçut de sa présence lorsque ses créations d’argiles sautèrent sur lui. Pris par surprise, une dizaine de petites bestioles d’argile bondirent sur lui tout d’un coup, s’agrippant à ses jambes pour l’immobiliser et grimpant sur son corps jusqu’à son visage pour l’aveugler. Si l’artiste avait pour but d’enrager encore davantage Akimoto, il avait totalement réussi son plan. « BOUHAHA ! ENFIN ! » s’exclama le Borukan tout en riant. Le colosse se débattait dans tous les sens pour essayer de faire lâcher prise aux petites créatures. Chaque fois qu’il réussissait à en dégager une, son rire gras s’accentuait et le son des tambours s’amplifiait. Son sang bouillait de plus en plus. Akimoto se saisit de l’un des petits minions qui venait d’atteindre son visage et l’écrasa de sa puissante poigne, réduisant la petite bête sculptée avec attention en une bouillie.

Alors qu’il se débattait toujours, le jeune Hyûga profita de la distraction de l’enragée pour passer à l’action. Usant de la pupille de son clan et de l’une de leur technique secrète, il fonça à son tour vers lui. Du bout des doigts, il frappa Akimoto – rapidement et précisément – sur les tenketsus de son corps. Le jeune homme avait-il décelé une fluctuation dans son chakra et tentait de le perturber ? Akimoto était-il sous l’effet d’un genjutsu ? Dans tous les cas, le jeune homme n’avait pas partagé son plan avec ses collègues et avait agis avec impulsion, profitant de la distraction du colosse. Les premiers coups de l’Hyûga atteignirent Akimoto à la jambe. Réalisant ce qui se passait, le Borukan porta son attention sur le gamin. Aussitôt, ne voulant pas lui laisser le loisir de l’atteindre davantage, la montagne s’enveloppa d’une aura de chakra orangée, sa peau prit une allure de roche volcanique, sombre et fissurée par la lave. Les minions toujours accrochés au corps d’Akimoto se mirent à fondre et à bruler face à la chaleur extrême qui se dégageait maintenant de son corps tout entier. Il s’empara du jeune Kenta par le bras et le souleva dans les airs – comme un vulgaire chiffon – et lui décocha un violent coup de poing en pleine poitrine. « C’est tout ce que vous savez faire avortons ?! » Le berserk projeta le jeune homme – maintenant inconscient – en direction des deux autres genins. Le projectile humain termina sa course contre la jeune fille qui, probablement distraite, ne put l’esquiver.

Bouillonnant comme jamais, Akimoto avait des palpitations. Son souffle était erratique. Son regard rougeâtre se tourna vers son dernier adversaire. Il allait en finir maintenant en usant de l’une de ses techniques les plus destructrices. L’imposant shinobi s’élança et donna un puissant coup de talon au sol devant lui….mais rien. Absolument rien. Son coup de talon avait effectivement été puissant – fissurant le sol autour de l’impact – mais ce qui devait se produire n’arriva pas. Pas de volcan, pas de chaos, pas de lave, pas de destruction, un gros rien.

Akimoto poussa un nouveau grognement de bête et tenta de s’élancer vers son dernier adversaire. À peine quelques pas de franchis qu’il stoppa net. Sa peau redevint claire et l’aura ardente qui l’entourait disparut. La rage dans ses yeux fut rapidement remplacée par un regard incrédule, emplie d’incompréhension. Comme sortie d’un rêve, Akimoto réalisait finalement ce qui venait d’arriver. Chaos et destruction. Il vit les deux jeunes genins inconscients au sol, quelques mètres devant lui, les échoppes brisées, la lave qui rongeait le sol et les toits. « Que… » Le Borukan ne comprenait plus rien. « Je… » Akimoto s’agenouilla au sol, ses jambes étaient molles. Toute la rage dont il était empli quelques instants plus tôt avait disparu, la bête s’était calmée. Comment était-ce possible ? Avait-il été victime d’une manipulation, d’une illusion ? Son esprit était-il faible à ce point ? Chose certaine, même s’il possédait un tempérament incertain, jamais le Borukan ne se serait volontairement tourné contre les siens. Mais qui allait le croire ? Venait-il de signer la mort de son clan ? Akimoto tenta de s’expliquer aux quelques témoins de la scène, mais les mots lui manquaient.



Résumé du tour:
 

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He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »
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Sam 8 Juil 2017 - 4:59
Tensai s'était transformé en homme de combat l'artiste devait se muer en une personne calme et réfléchie. Il avait parlé et attendait une réaction de ses coéquipiers, lui n'avait pas la solution sa formation militaire était faible et ses stratégies inexistantes. Le créateur était bon dans l'Art de créer des choses mais établir une formation pour mettre en déroute un adversaire ça il n'en avait aucune idée de comment faire. Il voulait être la voix du groupe en étant fédérateur. Il souhaitait porter des idées mais pas les siennes, car comment arborer ce colosse qu'il avait en face de lui. Même le regroupement semblait être déjà une mauvaise idée. C'était bien la seule qu'il proposa avant de sombrer peu à peu dans les ténèbres. Une ébauche d'un stratagème commença à émerger par le jeune Hyuga mais il était déjà trop tard le mal était fait. L'homme à la crinière de feu faisait ressentir toute sa puissance et personne n'était capable d'arrêter sa démence.

«C'est donc la fin … C'est de ma faute .»

Tensai voyait l'équipe qu'il avait formée se faire balayer d'une manière si écrasante que la peur s'empara de son esprit. Le créateur vint à douter, à regretter d'être en ces lieux, lui qui souhaitait juste défendre ce quartier, il était paniqué à l'aide de perdre la vie. Ce n'était ni l'heure ni le moment mais il avait aussi en lui l'envie de défendre non pas sa patrie mais le cœur de son village. C'était devenu un homme d'incertitudes ne sachant que faire tétanisé par ce qu'il voyait. Une scène macabre ou il serait le dernier témoin avant de rejoindre ses compatriotes. Faut dire que Tensai avait perdu de sa superbe de son aura si mystique il faisait peine à voir c'est peut-être pour cela que le Borukan l'avait épargné. Il avait encore assez de jugeote pour évaluer la situation. Alors qu'il lui restait que quelques instants vie il décida non pas de se battre mais de créer sa dernière œuvre. N'était-il pas un artiste avant d'être un ninja. Sa vie c'était l'Art au moins mourir avec une incertitude de moins. Faire retentir une fois encore le cri de son âme.

« L'art … Mon Art.

Alors que ce dernier était en train de modéliser son ultime création. Une fleur bleue dont l'aura était d'une grande pureté. Tensai n'avait plus de yeux que pour ce qu'il faisait remettant tout au second plan même sa mort programmée. Akimoto n'aurait fait qu'une bouchée de lui donc une fuite ou un moyen de gagner du temps n'était que futile. Il était désormais torse nu, ses trois bouches cousues malaxaient son chakra et l'argile chacune donna un pétale sa bouche principale avait déjà créée le socle. Les pétales se réunirent pour former un lys à la couleur bleutée. Il n'était pas encore mort bien que pour lui l'espace temps n'était plus important il avait calculé que son décès devait coïncider a peu près à cet instant. Il envoya sa création dans le ciel qui explosa comme pour faire retentir une dernière fois son art.

Tensai à jamais artiste.

Toujours pas passé de l'autre côté il décida enfin de prendre son courage à deux mains et regarder vers son adversaire. Quel ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit le colosse comme effondré genoux sur le sol. Le coup de sang du Borukan semblait être de l'histoire ancienne il était désormais en train de comprendre l'état de la situation et de la gravité ambiante. Les morts, les blessés, la panique générale et les dégâts sur les bâtiments. Il y avait encore peu de témoins trop perturbés à fuir. L'incompréhension générale était parfaite pour le jeune artiste qui voulait désormais tirer son épingle du jeu. Le clan Chôkoku n'était pas un clan d'anciens artistes-marchands les siècles d'avant. Tensai partit à la rencontre du Borukan, ils n'avait que peu de temps pour lui expliquer la situation. Le brouillard actuel et l'état dans lequel se trouvait Akimoto était idéal pour le jeune créateur.

« Cher Akimoto, le temps nous manque et nous devons nous décider rapidement. Ton clan est à présent en péril et tu es le seul fautif. Nous allons devoir agir pour le bien de tous et cela vite... »

Il avait fait exprès de rendre ses paroles pressées dans la confusion générale son ainé devrait perdre un peu plus pied dans cette situation. Alors c'était donc cela le jeune homme qui avait aucune vocation militaire, la même personne qui quelques minutes auparavant avait attendue la mort, celle-ci essayait de se muter en leader de crise nationale. Tensai jeta un regard au vieil homme il semblait demander son approbation il avait l'aura des grands hommes. Peut-être n'appréciait-il pas les petitesses du Chôkoku. Tensai alla chercher l'homme qu'Akimoto avait assommé au début du combat. Il le déposa sur le corps encore chaud du Borukan. Continuant sur sa lancée

« Allons Akimoto le temps presse. Nous devons trouver une solution, je connais un endroit près d'ici où nous pourrions discuter des démarches à suivre. Tu viens ? 

Sa dernière interrogation semblait être destinée à Ketten. Il voulait avoir l'aval de cet homme pour quitter les lieux. Ils se devaient de créer une cellule de crise afin d'interroger l'assaillant et surtout de pouvoir établir un plan sur le futur. Tensai avait sa petite idée en tête comment amener les sujets qui fâchent. Tensai ne relâchait pas la pression mentale sur Akimoto, surement un peu trop vidé par le tout plein d'émotions qu'il avait subi. Il avait pris le bras du Borukan comme pour lui indiquer le chemin à suivre. Arriverait-il à ses fins et quel était cette idée de s'improviser meneur d'une telle situation. Un dessein politique ? Certainement pas simplement une lubie d'artiste. Il aspirait à une liberté plus grande que le monde ninja ne voulait pas lui accorder.

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Lun 10 Juil 2017 - 22:30
A quelques pâtés de maisons du lieu où Akimoto avait fait preuve d’une grande rage, une silhouette observait. Sur des courbes gracieuses, des vêtements de ninja voire de guerrières remontaient jusqu’à un visage à la fois doux et violent. Des cheveux blonds, des tatouages, un regard sombre : tout ceci appartenait à une femme. Les bras croisés, elle soupira.

« Voilà qui devrait suffire à semer la confusion… »

Ema jugeait que sa mission avait été accomplie. Rapidement, elle scruta les alentours pour faire état des autres fronts que son groupe avait attaqués. Les dégâts n’étaient pas impressionnants, mais les Iwajins semblaient avoir compris ce que c’était de subir un raid. Différents nuages de fumée témoignaient d’affrontements qui avaient eu lieu un peu partout dans la cité.

Elle attendit quelque-chose. Puis lorsque ce fut bon, elle esquissa un très fin sourire, avant de composer un mudra unique. Sa concentration sembla sereine.

« C’est le signal. Ordre de repli à tous. »

Puis sous ses yeux perçants, elle vit les troupes assaillantes battre en retraite. Ce raid n’avait sans doute fait que fragiliser Iwa, mais pourtant c’était une victoire presque totale pour elle…

Spoiler:
 
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Dim 16 Juil 2017 - 19:14

Triomphe sans gloire - ft. Chôkoku Tensai

« Cher Akimoto, le temps nous manque et nous devons nous décider rapidement. Ton clan est à présent en péril et tu es le seul fautif. Nous allons devoir agir pour le bien de tous, et cela vite... » Les paroles du Chôkoku résonnaient encore dans son esprit. Qu’avait-il donc fait ? D’où était venue cette crise, cette rage, cette destruction ? Akimoto s’était-il réellement laissé emporter par ces instincts les plus bestiaux ? Refoulait-il une haine si grande contre le village, contre ses semblables, qu’il avait soudainement craqué, éprouvant le besoin de les détruire ? Bien sûr que non, tout au contraire. Le Borukan avait été l’un des premiers bâtisseurs de ce village, il avait aidé les marchands et les commerçants à s’établir ici dans ce petit bourg qui était devenu Iwa. Le rouquin ne possédait peut-être pas la créativité et les qualités artistiques d’un Chôkoku, mais il était tout de même fier de ce qu’il avait créé ici. Jamais il ne s’en prendrait volontairement à eux. Quelle sorcellerie l’avait donc frappé ? Et le jeune Tensai avait raison…Venait-il de condamner les siens ? Son clan avait une importance certaine et indéniable, mais il avait également une réputation guerrière. Bientôt on allait élire un chef pour Iwa, une Ombre de la Terre. Sa rage d’aujourd’hui venait-elle de signer l’arrêt de mort pour les Borukan ? Venait-il à lui seul de s’assurer que jamais un membre de son clan ne dirigerait le village ? Un immense sentiment de culpabilité envahissait le rouquin, le faisant trembler.

Prenant les devants de la situation, le jeune homme s’occupa de l’envahisseur qu’Akimoto avait vaincu plutôt et le déposa sur l’épaule de ce dernier, l’extirpant aussitôt de sa torpeur. « Allons Akimoto le temps presse. Nous devons trouver une solution, je connais un endroit près d'ici où nous pourrions discuter des démarches à suivre. » Encore un peu zombie, la montagne n’était toujours pas entièrement à l’aise. Alors que les deux hommes quittaient les lieux, ils laissèrent le soin à Ketten – qui les observait toujours – de s’occuper des blessés. Aki se laissa guider aveuglément par le gamin à travers les rues du village jusqu’à un petit entrepôt du secteur appartenant aux Chôkoku. Les rues étaient à feu et à sang, on pouvait entendre des cris s’élever de partout, des gens courraient dans toutes les directions. C’était le chaos à Iwa.

Sur place, Akimoto déposa – avec peu de délicatesse – son ennemi contre une caisse et il ligota ses mains et ses pieds avec une corde qui trainait dans l’atelier. L’homme était toujours inconscient – ou feignait toujours de l’être. Son étrange comportement avait commencé tout juste après l’avoir combattu, se pouvait-il qu’il en soit responsable ? L’avait-il infecté avec un genjutsu ou un quelconque poison ? Akimoto comptait bien obtenir des réponses. Mais avant de commencer un semblant d’interrogation, il devait parler avec le jeune Chôkoku. Ce dernier – resté plutôt silencieux depuis leur départ du lieu de l’incident – semblait vouloir quelque chose. Maintenant qu’il avait repris ses esprits, le Borukan ressentait le besoin de s’excuser. « Je…je n’ai pas de mots pour exprimer tout le regret que je ressens. » dit-il en se retournant vers le jeune Tensai. « Je n’étais pas moi-même, quelque chose m’a poussé à commettre ces gestes. » Il marqua une pause, réfléchissant au fur et à mesure à ce qu’il essayait de dire. « Mais ça, personne ne voudra l’entendre, n’est-ce pas ? À partir de ce jour, je resterai celui qui s’est tourné vers les siens…qu’importe les excuses que je trouverai, les stigmas de mes actions resteront sur moi et mon clan. »


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[05. Cœur commerçant] Triomphe sans gloire

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