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Quand l'autodidact ne suffit plus - Suite - Itagami


Ven 23 Fév 2018 - 4:54
Sous l’ombrage des arbres du chemin qui les menait à destination, la Nara restait attentive envers la Metaru. Sa brillance d’esprit l’impressionnait encore, elle avait rarement quelqu’un d’aussi développé et si peu voire pas du tout imbu d’elle-même. L’existence de cette femme arrivait à la rassurer sur bien des points sans qu’elle puisse lui avouer, car il était vrai qu’être élevé en tant que Nara avait vite le don d’écarter le caractère émotionnel de toute chose, la logique primant sur tout. Alors voir un confrère en plein travail l’intéressait au plus haut point, ne sachant pas vraiment s’ils avaient la même approche, ses maîtres étaient tous si… sévères. Froids et déprimants, des élitistes qui lui faisaient regretter quand Yuan avait dû céder la main à son éducation sous la pression clanique. Quant à la leçon qu’elle lui offrait dans le fond de son regard à ce moment-là, pas sûre de tout comprendre, la Nara la gravait. Ses grands yeux s’amplifiaient, elle avait l’air surprise par ce qu’elle venait d’entendre, il était rare qu’on fasse confiance à la Nara, justement à cause de son clan, tout le monde pensait qu’elle avait toujours quelque chose derrière la tête. Ce qui n’était pas toujours faux.

-Confiance… ? ...

Elle l’observait alors tourner autour d’elle en s’étant stopper, la suivant du regard et pivotant sa tête par moment pour ne pas la perdre de vue trop longtemps. La Metaru avait un véritable don pour l’intriguer. Fixant sa main, silencieuse, elle se laissait faire et tenter au mieux de comprendre le message qui lui semblait bien important à cet instant, les mots, fort bien choisis avaient eu le don d’être très parlant. Alors Itagami avait réussi à percevoir cette ombre, Sayo s’inquiétait un instant de s’être livrée plus qu’il ne le fallait, mais la suite du discours la rassurait, comprenant que la Metaru en avait fait autant. Qui se ressemble, s’assemble ? Ce n’était pas la première fois qu’elle avait médité sur ce diction là et quand la femme lui offrait une affection particulière dont elle n’avait pas l’habitude, la jeune fille en mal de cette dernière se laissait envelopper de cette dernière en fermant les yeux. Une sensation vibrante agréable et étrange lui parcourait l’échine, elle sentait ses poils se dressaient tandis qu’elle observait la main de la responsable. Entre ses doigts, elle capturait l’écaille, la fixant avec attention avant de refermer sa main dessus, comme une promesse silencieuse d’accepter le contrat sans ligne qu’elles venaient de prendre entre elles.

-Je fais de mon mieux pour ça Sempai… Je la garderais sur moi pour m’en rappeler, jusqu’au jour où il faudra te la rendre.

Elle souriait en baissant la tête, peut-être par gêne de montrer à quel point elle avait apprécié l’attention, après tout, pour une Nara, se prendre à ces jeux-la était-il une bonne idée.

- Pas aujourd’hui non.

Fut sa réponse en relevant le menton son sourire assuré sur sa face en fixant la blonde qui l’invitait dans sa vie au final, un cadeau loin d’être de petite importance, Sayo se promettait de lui rendre à cet instant, mais… pas aujourd’hui. D’un hochement de tête, la jeune kunoichi emboitait les pas avec entrain, après tout, le lieudit était en vue maintenant, place impressionnante n’ayant rien à envier à celle des Nara. La curiosité de la Nara était d’ailleurs à son maximum, curieuse de savoir alors ce qui motivait son confrère à enseigner à cette petite fille, puisque Itagami était loin d’avoir été assez naïve pour ne pas vérifier ses intentions… Mais Sayo ne croyait pas à la gratuité du temps précieux d’un homologue, alors si la petite fille était à l’image de sa mère, elle avait déjà un indice de l’intérêt. Au final, tel était pris celui qui croyait prendre. Voilà un autre dicton qui était de circonstance.

-Allons rencontrer la princesse dans ce cas, je suis impatiente !


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Lun 12 Mar 2018 - 15:35

[justify]Je savais être de nature souriante, mais cette jeune fille avait le don de me pousser à le faire davantage. Elle s’était dévoilée sans trop le vouloir et m’était confiée à elle pour lui offrir du répit… un moment de paix… une confidente ; peut-être pour m’en offrir aussi à dire vrai. Menant la marche vers le domaine, j’avais gardé la tête haute, mais profitait du fait qu’elle ne soit pas encore à mon niveau pour baisser le regard. En parler avait fini par remuer la vase et faire remonter non pas des cauchemars, mais un poids que je portais depuis… une demi-décade.

- Allons lui demander audience ! Fis-je en me retournant, le visage rayonnant. quant à son sensei… Hummm, il y a des chances que tu le connaisses, Zorokou san est un individu d’un certain âge après tout, il ne devrait pas tarder à rentrer dans le cercle des anciens parmi les Nara… Fis-je en lui donnant une description rapide de l’individu.

Émettrait-elle des doutes quant à mon choix ? C’était plus que fort probable, après tout Zorokou était connu pour être l’un des plus sévères, voire difficiles à vivre d’après les dires des gens. Il ne souriait jamais et était un peu rachitique ; certes il s’agissait d’une bibliothèque vivante, mais ses manières abruptes en faisaient un reclus de la société. Ses enfants avaient fini par l’abandonner, car ils ne supportaient plus son élitisme, ses amis, les vrais étaient soit décédés soit d’un âge trop avancé pour lui rendre visite… grosso modo, il était purement et simplement coupé du monde.
- Savais-tu que Zorokou à une petite fille ? demandai-je à Sayo, mais peut-être ne faisais-je pour elle qu’énoncer une évidence. La dernière de son fils, je dois dire que, n’eût été elle, ça aurait été difficile de « l’embaucher » si l’on puis dire ainsi. Fis-je en ralentissant la cadence avant de complètement m’arrêter un peu avant que l’on arrive à notre partie de la demeure. Me cachant au détour d’un mur, je fis signe à Sayo de me rejoindre. Un peu plus loin, tous deux autour d’une table à l’extérieure travaillais encore. Leurs voix ne nous parvenaient pas, mais il nous était possible de distinguer leurs expressions.

- Il a voulu former sa petite fille, lui transmettre son savoir, son expérience, tout ce qu’il a accumulé durant son existence… mais à être trop sévère, à trop céder à ses sautes d’humeur, à trop la pousser à bout, la petite à craquée… Expliquai-je à voix basse, en les observant, constant sur le visage dudit sensei l’air renfrogné qui lui allait un peu trop bien.
Il n’était rien arrivé de fâcheux à la fille de son fils ! Rassurai-je ma compagne du moment, il s’agissait juste d’une crise de nerfs suite à la surcharge d’information qu’il tentait de pilonner dans sa tête… à passer toute sa vie à apprendre, il n’avait malheureusement pas appris à correctement partager son savoir... pour le bien de son enfant, son fils à arrêter de la lui confié… même s’il s’est opposé à cette décision, Zo san lui-même était bien conscient d’avoir dépassé les bornes… Posant sur l’individu un regard sérieux, un petit sourire s’étira sur mes lèvres lorsque je vis Kuu l’imiter, fronçant aussi le regard en pointant du doigt ce sur quoi elle voulait des informations.

- Mais comme tu le vois à son air stupéfait, Kuu arrive à le canaliser… non pas sur ce qu’elle ne maitrise pas sur le moment, mais sur ce qu’elle a envie de connaitre à l’instant T… et le lendemain ou le sur lendemain, elle revient à la charge avec le sujet qu’elle à réussi à leur faire écarter… Fis-je avec un regard fier.

Non je n’irais pas jusqu’à me targuer de dire qu’il s’agissait d’un génie, mais s’était toujours avec une certaine fierté que je parlais d’elle. Maintenant que Sayo savait ce que je savais de lui, elle avait probablement due comprendre le pourquoi je ne m’inquiétais guère qu’il soit trop absorbé par ses racines. Kuu chan en plus de lui rappeler sa propre petite fille avec qui il avait échoué était l’un de ses rares contactes humain régulier, en plus de ma famille proche qui avec moi l’avions accueilli à bras ouverts. J’avais pris l’avantage sur une personne en difficulté ? L’on pouvait le dire ainsi, mais de mon côté je préférais voir cette opportunité que je lui offrais comme une chance non seulement d’apprendre à être un bon professeur, mais aussi de fuir la solitude dans laquelle il s’enlisait au fil des mois, saisons et années…
Et puis… C’était peut-être un autre caprice après tout. J’avais encore en mémoire le jour où il l’avait aidé à résoudre un problème sur lequel elle n’arrivait pas à mettre le doigt. Elle était si heureuse qu’elle lui avait sauté au cou. C’est ce jour-là que j’ai compris, que j’ai compris qu’il ne savait plus sourire… mais ressentait quand même l’émotion engendrant celui-ci. ( ou peut-être était-ce que derrière cette épaisse moustache ce n’était pas le truc le plus évident à repérer… )

- Kuu chan y a trouvé un grand-père, lui y a trouvé une deuxième chance… je trouve que c’est un marcher honnête ! Finis-je en me retournant vers Sayo, un large sourire sur les lèvres.


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Diminuez d’un peu plus de la moitié


- Kaaa saaaaaaan !!!! S’écria brusquement la voix de Kuu, déchirant le peu de calme qu’il y avait alors que nous avions repris la marche vers eux.

Quittant la table sous le regard que je supposai amusé du vieil homme, la blondinette miniature se précipita dans mes bras et me serra un moment contre elle avant que je ne la fasse monter et prendre une position assise sur mon bras droit, la gardant contre moi.

- Comment vas-tu trésor ? Fis-je en lui donnant une bise tandis qu’elle prolongeait un peu son câlin. Zorokou, toujours un plaisir ! Fis-je en m’inclinant un peu pour le saluer, non seulement lui mais son grand âge.

- Hum ! Okaerinasai Itagami... Fit le vieil homme avant de poser son regard sur Sayo.

- Maman… qui est-ce ? Demanda-t-elle en plongeant ses gros yeux verts dans ceux de la future Jashiniste en herbe.

Le temps de la poser par terre et faire face à Sayo, je présentai la jeune Nara comme une connaissance, non, une amie avec qui j’espérais pouvoir approfondir nos liens. J’eu un petit rire en entendant la petite clamer que ça me ferais le plus grand bien une personne en plus à qui parler, énonçant surtout le fait que la raffinerie, mes travaux et mes recherches me bouffaient la vie :

- Metaru Kumiko Tsukiko chan ! Merci de prendre soin de ma moman ! Fit-elle en baissant poliment la tête avant de se redresser, un large sourire sur les lèvres.

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Lun 19 Mar 2018 - 7:06
Le portrait qu’elle lui dressait du professeur Nara ne la surprenait nullement, ils étaient souvent comme ça pour le peu qu’elle en connaissait. Son propre père avait beau l’adoré et être prêt à tout lui donner, dès qu’elle avait montré les premiers signes de défaillances ou pas réussie à contenter ses attentes, la donne avait radicalement changée. Peut-être en oubliaient-ils parfois que leur génie n’avait rien de si naturel que cela et rependue comme chance. Mais pouvait-on juger quelqu’un sur quelques-uns de ses mauvais traits face à la globalité de ce qu’il était ou avait fait dans sa vie ? Pour Sayo, il était évident que non et elle discernait de plus en plus la facette de la personnalité d'itagami qui la poussait à aider les autres... Faute de pouvoir s'aider elle-même ? Les gens les plus altruistes étaient souvent les plus silencieusement tristes. Une sorte de compensation ou simplement d’empathie...

-Non, j’ignorais pour sa famille, les Nara ne sont pas du genre à stocker ce genre d’infos… inutiles.

C’était triste à dire comme ça, mais vrai, le clan n’aimait que la performance intellectuelle de ses individus, leur petite vie privée, faites de bonheurs ou de drames, tant qu’elle n’entachait pas l’image du clan étant hors du tableau. On pouvait vite être exclu, effectivement, son propre père en avait fait l’expérience pour toutes ses particularités, mais parce qu’il était un élément doué et donc précieux du clan, son rôle lui était encore attribué. Elle les observait tous deux, nostalgique de ses propres jeunes années d’études, ça lui manquait pour sûr.

Le nom du vieux Nara lui faisait dresser les poils, tous le connaissaient, il avait une certaine réputation, à la fois bonne pour son savoir exceptionnel, une référence, mais aussi ses méthodes et son caractère. Et là-dessus, Sayo savait de quoi elle parlait… Quand venait le moment de se faire face, elle déglutinait avant qu’enfin, le vieux Nara et la jeune Metaru soient à leur portée. Échangeant un regard avec son aîné, presque instinctivement, la plus jeune du clan s’inclinait respectueusement, attendant le marmonnement ronchon du professeur pour redresser l’échine.

-Yuan-kun se porte bien ?

Demandait le vieux homme qui connaissait bien le moins Nara de ses pères, parce qu’il avait été le professeur de Ryu son père Nara. Yuan lui avait bien souvent demandé conseil ou autre. Malgré sa réputation, ce vieil homme intelligent avait toujours été correct, quel que soit la position de leur clan. Quant à Sayo, il avait toujours vu comme une petite graine manquant de discipline. Cette dernière d’ailleurs, ne lui avait répondu que par un « Bien » fort timide.


-Enchantée jeune demoiselle, je suis Sayo, Nara. Tu peux m'appeler Sayo si tu veux. Son sourire était charmant, mais elle grimaçait un peu pour le choix de l’ordre de ses mots concernant son nom.
-Ryu, cette mauvaise graine… Reprit le vieil homme qui connaissait sûrement l’histoire de son nom.
-En toute franchise, c’est plutôt ta maman qui prend soin de moi, mais je ferais de mon mieux pour lui rendre la pareille. Tu dois être une sacrée magicienne ou un génie hors pair… Marmonnait pour elle-même la Nara, qui sentait le regard d’un autre plus dur se posait sur elle…
-Juste toi Sayo Nara qui est un cerveau lent.

(cerf-volant) Voilà l’image qui venait en tête à la brunette qui un instant se demandait s’il ne venait pas de faire un jeu de mots exprès, avec lui, c’était toujours difficile à dire. Le regard des Nara se croisaient, tous deux avaient bien compris et le plus vieux soufflait du nez. Cela avait toujours été le problème de Sayo, elle cherchait les informations partout et se disperser dans tous et n’importe quoi, ce qui l’avait toujours ralentie sur ses apprentissages d’origine.

-Au moins, tu es une kunoichi maintenant finalement.

Et il était bien placé pour savoir à quel point cela n’avait pas été une étape facile pour la jeune Nara en retard sur tous les arts ninjas et au talent plus que moindre pour les exigences du clan. Malgré tout, elle avait persévéré, qu’importait le chemin tant qu’on finissait par arriver à la destination non ? Sayo haussait des épaules n'ayant rien à rajouter à cela, avant de reporter son attention sur la jeune demoiselle.

-Je suis sûre qu’il ne t’apprend que des trucs trop sérieux. Le problème avec les Nara souvent, tout un challenge pour les dérider, ou un véritable talent... À l’occasion je pourrais te montrer comment faire des formes avec des ombres pour créer des histoires. Les ombres chinoises quoi… C’est bien aussi de s’amuser un peu parfois.

Affirmation qui ne ferait pas l’unanimité, mais bon. S’il avait bien une chose qui lui avait manqué enfant, c’était ça, un peu de légèreté. Aussi avait-elle déjà commencé à lui apprendre les signes les plus basics de ses mains pour créer un chat.

-Tu voudrais connaître le secret de manipuler une ombre sans être une Nara, regarde ! Sur le mur rien qu’avec ses doigts et la lumière, elle faisait bougé le matou. Bon ok, cela n’avait rien de bien utile, mais… C’était la première fois que Sayo partageait son jeu d’enfance. Même toi Ita-chan tu peux le faire. L'ombre donne l'impression de fuir la lumière, alors qu'elle ne peut pas jouer de ses formes sans elle.

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Ven 6 Avr 2018 - 20:12

J’en avais une certaine appréhension, mais j’étais loin de me douter que sa relation avec les membres de son clan était aussi controversée ; finalement sa décision de vivre reclus dans un coin perdu du domaine du clan n’avait pas été prise à la légère… bien il s’agissait d’un Nara après tout. Sayo jadis pleine de vie et surtout d’entrain se vis siphonner toute cette lumière et joie de vivre dès l’instant où elle entendit le nom de l’instructeur de Kuu, crispée des pieds à la tête, il était assez aisé de voir auquel point elle était tendue et mal à l’aise auprès de Zorokou… et… ses premières réponses n’arrangèrent pas vraiment es choses.
Kuu s’était retournée vers moi, s’accrochant un large sourire sur les lèvres avant de s’intéresser au paquet que je portais, puis à la conversation entre manipulateurs des ombres. Je lui avais certes rendu son attention, mais les difficultés que ces deux-là semblaient éprouver à ne serait-ce que partager quelque mètres carrés ensemble m’attristais.

Ceci dit il était quand même surprenant de la voir ainsi réussir à se défaire d’une conversation… potentiellement houleuse avec lui, à la remarque qu’il fit sur l’un des pères de ma compagne de trajet, je manquai de le reprendre pour me plaindre de ses manières, mais… je n’en avais aucun droit. Il s’agissait de frictions entre membres du clan, qui plus était Sayo elle-même évitait au mieux de jeter de l’huile sur le feu, laissant couler le venin pour dorer davantage mon nom auprès de ma petite larme de lune. Était-ce dû à l’habitude ? À respect des aînés ? Ou alors simplement à une éducation qui suffisamment rigoureuse lui permettait d’apprendre à faire fit de ce genre d’indispositions ? Fronçant un tantinet le regard, c’est tout de même la jeune Nara qui des deux gagna mon respect, ou plutôt grimpa dans mon estime.
Je savais qu’aux près des gens, je faisais bonne figure, mijaurée et presque parfaite même pour certain, puisque c’était l’image que je voulais qu’ils aient et gardent de moi ; ceci dit… je n’étais point sure de pouvoir garder autant de sang-froid qu’elle en cet instant précis. Probablement une des autres différences flagrantes entre, le sang chaud des Metaru et le calme froid des Nara… Un petit rire devant ces constats, c’est le dicton qui disait que « les contraires s’attirent toujours l’un l’autre » qui m’arracha un sourire alors que je me rendais en cuisine.

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Et voilà Jii san était reparti, pourquoi devait-il toujours tout compliquer ? C’était comme le premier jour ; s’il était heureux pour elle il pouvait simplement le dire non ? C’est un des trucs que j’adore chez ma momant, elle dit toujours ce qu’elle pense quand il le faut ! « On ne répond pas et on ne contredit pas les aînés ! », grand papy me l’a tellement répété que même maintenant j’ai l’impression de l’entendre. Mais, je croyais comprendre maintenant ce qu’il voulait dire. Sayo … * Sayooonara !!! Hi hi hi… non je ne peux pas lui ire ça quand même. * Elle reste sage même quand on parle comme ça de ses proches… parce que c’est un ancien ? * C’est pénible d’être le plus jeune, peu importe notre âge…*
Un sourcil levé, un doigt au menton alors que je regardais encore Zorokou oji san, j’essayais de comprendre… :

- Un cerf-volant…? répétai-je Sans rire ! sans rire ! Surtout ne pas rire ! Il se fâcherait et j’aurais une autre bosse… Zorokou Jii san… tu n’es pas un peu vieux pour faire du cerf vol… Ha !!! un cerveau lent… je venais de comprendre ! Enfin… mais ça voulait dire que moi aussi j’avais un cerf-volant… heu non… oui… non… oui j’ai un cerf-volant, non j’ai pas un cerveau lent… on s’y perd… Fis-je en m’attrapant la tête… bha oui ça devenait compliqué avec ces sous-entendus dans des jeux de mots de sous-entendu de non-dit… Mais… du coup oui j’ai un cerveau lent et un cerveau lent … ! non c’est pas ça …

- Hoooo ! Je suis curieuse pour ces histoires illustrées !!! Bha oui quoi des histoires vivantes avec des ombres, dans la pénombre… Bon maman les fait avec des poupées de métal, mais j’aimerais bien voir comment il font les Nara. Mais papy Zorokou il enseigne bien ! C’est vrai que des fois c’est compliqué, mais comme il dit toujours « quand on commence en bas de l’échelle, on arrive toujours… toujours… »

- À une équivalence de difficulté, croissant avec notre ascension… Répondit la voix devenue plus calme de mon professeur.

- Oui c’est ça ! Une équivalence gouter de croissant avec notre ascension !

- Kumiko…

- À une équivalence de difficulté croissant avec notre ascension… repris-je avec plus de sérieux pour ne pas provoquer de nouvelles foudres du pépé.

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Lorsque je revins de la cuisine, un plateau de thé en main, ce fut pour constater une Kuu chan complètement conquise par le jeu d’ombre que lui offrait la jeune Nara en cet instant. Des étoiles pétillant dans ces gros yeux émeraude, elle n’en ratait pas une miette, se pressant même pour imiter celle-ci dans ses manœuvres. Un sourire sur les lèvres, je posai le plateau sur la table où je pris aussi place, observant Zorokou qui s’était finalement laissé absorber par autre chose que le travail ; sa jeune élève assoiffée de connaissance et débordante de joie de vivre.
Je proposai de lui servir un thé, mais après un bref silence, il refusa d’un simple geste, quittant tranquillement sa chaise, son devoir pour la journée était fini après tout à l’instant où il tenta de s’éclipser c’est finalement Kuu qui le retint quelques secondes ; la petite blondinette courue à toute vitesse vers la réserve avant de revenir avec un petit pot de fleurs en terre cuite.

- Hai ! Zorokou Jii san ! Fit-elle en présentant son travail toute sourire. L’avais-je aidée ? La petite avait insisté pour le faire seule ! Seule la cuisson nécessita mon assistance… fin les cuissons, il y eut plusieurs essais, mais le résultat était loin d’être horrible ; bien au contraire. Comme tu aimes, beaucoup les fleurs, je t’ai fait un pot avec un petit lapin dessus !... Bon tu n’aimes peut-être pas les lapins, mais au moins tu sauras que c’est le mien !

-… … … … Arigatou… Kuu chan… Fit sa voix généralement bourrue devenue bien plus calme encore.

N’eu été sa réputation, j’aurais juré voir un faible sourire derrière cette épaisse moustache alors qu’il caressait les cheveux de sa bienfaitrice toute sourire, agissant presque comme un chaton sous les caresses. Bon Weekend Kuu… Itagami… tournant les talons, il se dirigea avers le portique du domaine alors que derrière lui Kuu agitait ses bras pour lui souhaiter une bonne route, avant qu’il n’adresse un dernier mot à mon invitée.

- Hey Kuu ! Regarde ce qu’on t’as amené ! Fis-je en dévoilant enfin le contenu de mon sac sur la table de travail : un Kuu chan spécial !

- Hiiiii !!!


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