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Vents contraires | ft. Masashige


Ven 23 Fév 2018 - 10:56


Vents contraires

Masashige & Natsuko


Des semaines avaient passé. Natsuko s'était perdue dans le désert, errant volontairement à l'écoute des vents du sud, sa seule piste. Seul indice lui indiquant où elle pourrait, peut-etre, trouver un sens à son nom, et des racines dont elle avait désespérément besoin. Que l’on ne s’y trompe pas, la jeune femme était bien une nomade dans l'âme, attachée à sa culture mais aussi et surtout a sa liberte. Une notion bien plus présente dans ses souvenirs de Kaze que dans son pays tel qu’il l'était réellement. Fort heureusement, l'Académie avait su la rendre plus débrouillarde que le Kazejin moyen et, même en l’absence du grand rouge, elle s'était frayé un chemin dans le désert sans véritable événement regrettable.

S'efforçant de se montrer discrete, Natsuko avait rejoint Taiyo quelques temps. Les Caravaniers, sa famille de substitution, devaient y passer d’ici peu - la nouvelle lune approchait, repère que la vieille lui avait donné si elle voulait les retrouver. Qui plus est, la Kazejin devait accuser un sacré coup au moral. Plusieurs semaines sans vraie piste avaient eu raison de son enthousiasme premier et la solitude se faisait gravement ressentir. En revenant a Taiyo, elle avait l’espoir de revoir quelques amis d’enfance, rejetons des rues d’une ville aux nombreux paradoxes. Si elle n'était pas encore en position de les aider, peut-être pourrait-elle obtenir quelque information qui lui remettrait le pied à l'étrier.

Couverte de la tête aux pieds, une longue et large étoffe élimée couvrant sa tête et une partie de son visage, Natsuko se faisait silhouette couleur du sable, déambulant dans les allées du marché de Taiyo, un lieu de souvenirs. Combien de fois elle avait chapardé quelque maigre butin dans ces échoppes, avant de rencontrer celui qui changea sa vie en l'extirpant d’un destin bien moins brillant que celui - pourtant pas si glorieux - qui semblait se dessiner pour elle a ce jour ? Embrassant ces souvenirs, la jeune femme posait son regard gris sur les passants, les marchands. Elle ne savait pas bien ce qu’elle cherchait. Une tête connue, un déclencheur de son instinct, une piste, même tenue ? Le clan des Vents du Sud était un véritable mystère et Taiyo etait un dernier recours.

Une tache rouge, au coin de son angle de vision. Natsuko tourna la tête brusquement, dévoilant une partie de son visage, mais elle s’en fichait bien, il y avait trop de monde pour qu’elle attire l’attention, elle ne s'était couverte que par excès de prudence en réponse aux rumeurs sur l'état actuel de la ville. Il y avait plus important, ces cheveux écarlates. La jeune femme fronça les sourcils et se mit à suivre ses mouvements, discrètement, se faufilant dans la foule. Il fallait rester prudente, tant la fatigue que ses émotions contraires et intenses avaient le don de rendre son Shakuton incontrôlable. Lorsqu’elle fut parfaitement certaine que c'était bien lui, elle le hela. “Eh, je peux savoir ce que tu fiches ici espèce de lâcheur ?” Il y avait bien un fond d’affection dans la formulation - elle avait surtout envie de le traiter de connard - mais son ton trahissait bien son agacement. Elle ne savait même pas exactement comment elle pouvait justifier son ressentiment, c’est pourquoi lorsqu’il se retourna et posa son regard sur elle, Natsuko couvrit à nouveau son visage et partit en courant. De la façon dont il l’avait regardée, elle déduit qu’il l’avait reconnue. Mais elle n’aurait su dire pourquoi son instinct lui dictait de partir en courant. Sans doute parce qu’elle n’assumerait pas ses mots, comme une gamine prise sur le fait en train de faire une bêtise. Bousculant de nombreux badauds sur son passage, elle se faufilait en direction des ruelles. Et après quoi ? Natsuko n’en savait strictement rien.
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Ven 23 Fév 2018 - 14:16
Vent. Sable. Désert. Dunes. Tandis qu’il approchait des portes de la Cité des Sables, Taiyô, Capitale de Kaze no Kuni, et unique grande ville connue en dehors des frontières, le Caravanier s’arrêtait quelques instants. Observateur silencieux d’un spectacle dont il ne se lassait jamais. Abandonnant la vision de la Cité, se tournant vers le Haut Soleil, il prit une longue inspiration. Car, une nouvelle fois, il retrouvait ses terres natales. Celles qui l’avaient vu naître. Celles où, pendant de nombreuses années, il avait arpenté les chemins ensablés avec sa mère. Doux sourire aux lèvres au rappel de ces souvenirs. Il avait toujours marché. D’aussi loin qu’ils se souviennent, le Voyage semblait ancrer au sein même de son esprit. Est-ce que cela lui avait été transmis par sa mère ? Ou il s’était découvert cela, tout seul, alors que ses pieds foulaient les grains ? Il avait longuement arpenté les territoires, se faisant appeler le plus souvent comme un simple voyageur. Il y avait eu l’Académie, durant de longues années il y avait séjourné, jusqu’à attendre l’appel du Vent, le cri silencieux des Dunes.

Aujourd’hui, alors qu’il fermait brièvement les yeux, il revenait une nouvelle fois chez lui, colporteur de ce qu’il avait vécu durant bientôt une année sur les Territoires du Feu. Le Soshikidan et sa rencontre maladroite avec la Yamanaka et le Samouraï. Le Caravanier, alors qu’il reprenait ses pas vers les portes, se sentait finalement chez lui. Il n’y avait que là, alors que son pied glissait légèrement sur la dune, qu’il se sentait véritablement comme à la maison. Non pas là, derrière les murs de la Cité des Sables, mais ici, au sein même de ces grains qu’il avait tant foulés. Il aimait cette étrange sensation qui le prenait alors aux tripes. Frissons de sa colonne vertébrale. Sourire aux lèvres, il quittait le silence du Désert pour retrouver le brouhaha de la foule citadine. Là-bas, tous se bousculaient. Chacun se cherchait et se trouvait, pour avoir une place. Là, tandis qu’ils vivaient quotidiennement sous l’ombre des murs, chacun hurlait à qui voulait l’entendre qu’il possédait les meilleurs produits. Quelques Caravanes, les Tribus nomades du Désert, se désaltéraient ici et là, le temps d’une ou deux nuits loin de la belle étoile, vendant leurs quelques maigres découvertes.

???Eh, je peux savoir ce que tu fiches ici espèce de lâcheur ?, lâcha une voix familière.

Et, à peine se tournait-il, qu’il pouvait voir la jeune femme s’enfuir après son méfait. Il ne lui dirait jamais, mais elle lui avait manqué. Sûrement ramasserait-il un petit coup de poing dans le bras alors qu’elle râlerait qu’à moitié, faussement, tentant de prouver qu’elle ne tenait pas à lui. Ou à peine. Pour montrer qu’elle était capable d’être quelqu’un sans qu’il soit là. Aussi, alors qu’il oubliait les aventures de Hi no Kuni, il s’élançait à la suite de celle devenue une sœur pour lui. A travers les rues de Taiyô, l’ancien Académicien, là où il l’avait connue, se lançait dans une course poursuite à travers les étals de verreries, bousculant ici et là quelques marchands en turban, et, jouant de son Art Ancestral, activa le Sceau de son pied gauche.

D’un gain de vitesse, il se lança bientôt au-dessus de la foule et, passant de la muraille aux nombreux édifices à étage, usant de chakra pour se propulser à chaque fois, il poursuivait son amie. Ne la perdant jamais de vue, c’est le sourire aux lèvres qu’il s’approcha lentement, mais sûrement, de celle qu’il n’oubliait jamais. C’est ainsi que, depuis les airs, passant entre les fils tirés par les ménagères, le Tatoué hurlait à sa partenaire.

MasashigeTu comptes encore courir longtemps, Koko-chan ?

Faisant entendre son propre rire, son ombre se rapprochait lentement de la silhouette de son amie. Inépuisable. Même sous les plus fortes chaleurs de la Saison Sèche, Natsuko restait cette petite fille qu’il avait vu grandir et qui, pourtant, restait pour lui cette enfant de l’Académie.
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Mer 28 Fév 2018 - 12:46


Vents contraires

Masashige & Natsuko




Une enjambée après l’autre, elle courait, sachant parfaitement où elle mettait les pieds. Bousculant à dessein quelques passants - elle n’était plus a ca près - elle retrouvait le sentiment d'être à nouveau cette petite fille de six ans de la capitale. Cette petite fille qui ne le savait pas à l'époque, mais avait échappé par miracle à un destin des plus sombres entre les mains d’esclavagistes. Nul doute qu'à un niveau inconscient, son besoin de liberté avait un goût amer face au simple constat que les enfants de Taiyô étaient voués à un destin plus douloureux.

Natsuko l’entendait, derrière elle, et jaugeait la distance qui les séparait aux réactions de ceux qu’il bousculait à son tour. Jugeant qu’il n'était plus stratégique de se fondre dans la foule si elle ne parvenait pas à s’y perdre convenablement, elle bondit à son tour en hauteur et parcourut les toitures plates des habitations du centre. “Tant que t’es pas fatigué ! ” Lança-t-elle à l’attention de son grand frère de coeur. La vérité c'était qu’il y avait de plus fortes chances qu’il la rattrape ou qu’elle se fatigue plus vite que lui, avec ses petites jambes et le contrecoup de ces derniers jours de voyage. Il avait toujours été plus endurant qu’elle.

Bien vite, il lui fallut constater que Masashige lui mettrait bientôt la main dessus. La solution qui se posait alors pour elle était de se cacher. Natsuko n’avait aucune idée de pourquoi elle fuyait son ami après l’avoir elle même interpelle. La vérité, c'était qu’elle lui en voulait autant qu’il lui avait manqué et qu’elle ne parvenait pas à discerner sa frustration de son enthousiasme à le retrouver enfin. Elle mourait d’envie de lui faire des tas de reproches qu’elle savait tout sauf légitimes, et dans le doute, la Kazejin préférait fuir.

La jeune femme repéra une opportunité de s'éclipser au loin. Pour perturber son poursuivant, elle attrapa un objet au hasard sur un toit - une raquette à tapis très usée, sans doute abandonnée là depuis des mois - et lui lança en criant. “Réflexe !” Puis, profitant d’une ouverture entre deux habitations, elle fit mine de sauter au dessus de la ruelle pour se laisser tomber dans celle-ci et continuer sa route dans la petite impasse déserte. Ce cul de sac n’etait pas prevu, mais au moins, elle pouvait y trouver une bonne cachette entre les draps étendus sur les cordages tendus entre chaque mur. Caressant du bout des doigts les étoffes, Natsuko se faufile derrière les multiples rangées de linge et s’accroupit derrière un amoncellement de caisse et d’outils déposés la. Tendant l’oreille, elle réfléchissait. Que pourrait-elle bien lui dire lorsqu’il la retrouverait ? Car elle ne doutait pas un seul instant qu’il le ferait. Si elle pouvait prendre cette course poursuite comme un jeu enthousiasmant, la pulsion première qui l’avait lancé était moins drôle et la jeune femme cherchait surtout à gagner du temps à présent. Le temps de se faire à ces retrouvailles impromptues, nouvelle facétie du vent d’Est.

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Mer 28 Fév 2018 - 15:15
Alors qu’il continuait sa course, passant tantôt de quelques pas sur les remparts à quelques pas sur les murs de quelques bâtiments de la Capitale, l’Asaara s’envolait constamment, gardant son œil fixé sur sa partenaire. Car, devant lui, se tenait celle qui l’avait suivi jusqu’ici depuis l’Académie, et ce malgré son interdit. Elle était encore là et, comme toujours, elle lui semblait libre comme l’air. Vive. Intelligente. Parfois, alors qu’il était seul, il soupirait de ne pas réellement pouvoir la comprendre, ou en tout cas, il ne devinait jamais ce qui se tramait dans son esprit. Quel était le véritable piège qu’elle lui tendait ? Suivant son amie sur les toits, sautant au-dessus de quelques tables qui traînaient là, signes des soirées tardives sous la fraîcheur stellaire, il souriait, s’amusait et riait de cette course poursuite, usant ici et là du Fûton pour s’envoler aux instants cruciaux. C’était, pourtant, sans compter sans la malice de Natsuko qui, comme depuis toujours, usait de ruse pour ne pas se laisser rattraper.

NatsukoRéflexe !

Et, juste le temps de se mettre derrière le mur d’un escalier qui s’ouvrait sur le toit, déjà il voyait la raquette à tapis passer à ses côtés, volant maladroitement, entre l’horizontal et la verticale. Sourcils froncés, il se demandait si la jeune femme l’avait réellement visé ou si tout cela n’avait été qu’une vulgaire distraction dans laquelle il était tombé car, il fallait le reconnaître, il avait davantage réagi à son interpellation qu’au véritable danger qui, finalement, s’éloignait sans l’avoir réellement inquiété. Rieur, amusé, le Tatoué sortait de sa cachette, cherchant du regard la silhouette de sa partenaire. Disparue. Sourcils froncés, curieux, il se mit à scruter plus attentivement l’horizon, comprenant qu’elle s’était bel et bien évanouie. Où était-elle disparue ? Avançant lentement, tournant tantôt la tête à gauche, tantôt à droite, il se questionnait sur le comportement de son amie.

MasashigeKoko-chan ?

Il s’était arrêté. Elle n’avait pas pu aller aussi loin sans qu’il ne s’en aperçoive, vu qu’il ne l’avait jamais perdue que quelques secondes de son champ de vision. Elle n’avait pas su se rendre plus loin que deux ou trois toits et, tandis qu’il retournait sur ses pas, il comprenait qu’elle s’était plus sûrement enfouie par le bas, se cachant un niveau en dessous, filant ainsi plus subtilement qu’il ne l’aurait cru. Peut-être lui en voulait-elle réellement au point de désirer disparaître ? C’est l’esprit intrigué que, tombant aisément au sol, une brassière sur l’épaule gauche, qu’il scrutait la ruelle plus sombre. Là, point de badauds qui hurlaient et discutaient juste à côté, dans le boulevard où de nombreux marchands interpellaient chacun, cherchant le crédule capable d’acheter quelques babioles sans véritable valeur.

MasashigeT’es là ?
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Jeu 1 Mar 2018 - 17:13


Vents contraires

Masashige & Natsuko



Il avait toujours eu un instinct remarquable. Natsuko, malicieuse enfant, aimait se cacher, se faufiler, se déguiser, mais lui n’avait jamais eu de mal à la retrouver. Alors que ses pas résonnaient dans l’impasse, la Kazejin leva les yeux au ciel. Un courant d’air soulevait les draps étendus là, faisant voler la fine couche de sable qui tapissait le sol. Très lentement, Natsuko recouvrit à nouveau son visage révélé par sa course qui avait arraché le tissu qui masquait sa bouche. Pour atténuer le bruit de sa respiration. Puis, tout aussi précautionneusement, elle se releva et se glissa entre une rangée de draps. Puis une autre. Voletant sous l’effet d’un nouveau courant d’air, certains venaient se coller à elle et trahir sa présence pour qui saurait regarder au bon endroit.

Les pas semblèrent s’approcher un peu plus, ce qui n’empêcha pas Natsuko de progresser, lentement. Il était vraiment tout près. D’un mouvement rapide, elle pivota et se retrouva derrière lui. “Qu’est-ce que tu cherches ?” Prononça-t-elle très clairement, d’une voix assurée. Debout derrière lui, elle le regardait les bras croisés, comme pour sous-entendre qu’elle était derrière lui depuis le début. Avant même qu’il ne se retourne, la fille des vents du Sud reprit. “Tu es un peu rouillé j’ai l’impression. Les gens du continent seraient un peu trop mous pour les Kazejins ?”

Ironie étrange que de trouver ces mots dans la bouche de celle qui avait été éduquée par d’Académie, bien plus que par les habitants de Kaze. Mais elle ne s’était jamais sentie proche des autres shinobis autant que de son pays natal. Son rire résonna dans l’impasse, brisant l’atmosphère étrangement silencieuse qui y régnait, en contraste avec le reste de la ville en ébullition. Natsuko avait tant à lui dire mais se retenait, elle voulait lui faire comprendre que son départ brusque l’avait prise au dépourvu de la pire des façons, sans pour autant sembler aux abois. Que c’était compliqué pour une jeune femme qui peinait à comprendre ce qu’elle voulait exactement. Elle opta, comme toujours, sans vraiment y songer, pour une forme de naturel qui sonnait faux compte tenu des circonstances. “ Alors, t’as pu mener toutes tes petites affaires là-bas ? Qu’est-ce que ça a donné ?”

Gardant une certaine distance mais feignant la décontraction, Natsuko s’adossa à l’un des murs de la ruelle, les bras toujours croisés dans une posture nonchalante. Mais, toujours couverte, ne laissant paraître que ses yeux très expressifs, elle était prête à partir une nouvelle fois. Et sans doute que Masashige s’en doutait. La jeune femme pouvait sembler imprévisible de par ses réactions parfois exagérées mais depuis le temps, il la connaissait peut-être plus qu’elle-même. C’était bien cela qui l’intimidait, au fond. Elle pouvait mentir tant qu’elle voulait, il voyait clair dans son jeu.

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Jeu 1 Mar 2018 - 21:46
Puis, comme un vent. Souriant légèrement, il se tourna vers celle-là, la Minakaze. Natsuko. Avec ce regard flambant. Avec sa langue franche. Alors, il souriait. Il s’amusait de la retrouver là, au milieu de cette ruelle coupée de Taiyô. S’ils n’étaient pas dans le Désert, ni dans une de ces auberges qui abritaient les quelques Caravanes, il ne pouvait s’empêcher de s’amuser de ces retrouvailles. Si une année était déjà passée depuis son départ, il lui semblait pourtant qu’il avait encore vu son visage la veille, laissant apparaître un sourire aussi amusé que sincère. Natsuko. Cette femme qui, par les événements, était devenu comme une sœur. Sa protégée. Sa fierté. Aussi, lorsqu’il se tournait enfin pour la retrouver, il parlait de ce ton clair et rieur.

MasashigeJ’ai beaucoup à te raconter, Koko-chan ! Le monde bouge tellement, loin des Remparts de Taiyô. Tout est si différent, plus encore que lors de notre départ.

Puis, s’adossant au mur face à elle, tandis qu’une brise venait s’engouffrer dans une ruelle, laissant sentir les belles odeurs venues directement de la principale rue commerçante, l’Asaara observait son amie pour la première fois depuis une année. Et … Elle n’avait pas changé. Elle semblait encore être cette petite fille rencontrée à l’Académie, celle qui n’avait jamais vraiment grandie et qui, pourtant, l’avait suivi jusqu’ici. Elle était retournée là, dans le Désert, sur les traces de ses Ancêtres. Puis, un soir, l’esprit de l’Aventure l’avait appelé, lui, et l’avait envoyé au loin. Il était parti, sans un mot, disparaissant entre les Dunes pour, finalement, revenir une année plus tard. Différent. Porteur de nouvelles.

MasashigeJ’ai rencontré des hommes et des femmes aux pensées si différentes. J’ai l’impression qu’ils ne pourront jamais comprendre ce qu’est le Désert, tu sais ?

Alors qu’il laissait traîner son sourire, cachant soigneusement la cicatrice qui recouvrait une partie de son bras droit, séquelle encore vivace dans son esprit de sa rencontre avec le Sendai, le Tatoué se contentait de conserver ses bras croisés, soigneusement, évitant d’évoquer sa douloureuse et malencontreuse aventure au Pays du Feu. Car lorsqu’elle apprendrait sur sa malchance, elle ne serait pas là pour pleurer une blessure, mais bel et bien pour l’embêter encore un peu plus. Lui faire savoir qu’il avait été un véritable idiot. Qu’il s’était, finalement, comporté comme un bien piètre imbécile. Peut-être avait-ce été son erreur, sur tout ce chemin. Et, souhaitant éviter de discuter plus longuement de son voyage, lui qui aimait pourtant tant le faire, il détournait déjà la conversation vers un autre sujet.

MasashigeJ’espère que tu auras fait autre chose que dormir comme une véritable marmotte durant toute une année, quand même.


Et d’un sourire, il se laissa aller à un clin d’œil. Amusé. Il la connaissait. Qu’avait-elle réellement fait en son absence ? Sinon se plaindre sans cesse de son absence. Ou peut-être que, malgré son comportement parfois pénible, elle avait réussi à se faire de nouveaux amis ? Elle qui s’attachait si facilement aux gens, avait-elle été déçue par ceux-ci ?
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Dim 11 Mar 2018 - 19:48


Vents contraires

Masashige & Natsuko



Quelle audace il avait de se montrer ainsi et parler comme si rien ne s’était passé. Natsuko n’en revenait pas, mais ne savait pas non plus comment exprimer son exaspération. Un drôle de sentiment qui la prenait sans qu’elle puisse n’y trouver de vraie légitimité. Pourtant, quelque part, elle comprenait ses décisions. C’était parce qu’il agissait de cette façon qu’elle même avait pu retrouver Kaze après de nombreuses années déracinée. C’était encore parce qu’il n’était pas si difficile et rigide qu’il avait accepté qu’elle l’accompagne des années plus tôt et ce pour longtemps encore. Qu’est-ce qu’elle était heureuse de le revoir ! Et au bout du compte, elle ne pouvait pas lui en vouloir longtemps. Natsuko voulait tout savoir, absolument tout, sur son voyage. Et sur ce que cela signifiait pour Kaze. Pour la suite. Ce qu’il allait advenir d’eux et du pays du Vent et de ses habitants. Car elle en était certaine, Masashige voyait grand pour l’avenir des Nomades et des Clans de Kaze no Kuni. Et il irait au bout de ses projets.

“Différent … Comme dans “mieux” ou comme dans “effrayant” ? Parce que je pense qu’on a bien assez à gérer à Kaze sans se soucier des problèmes des autres …” Le regard malicieux de la jeune femme trahissait sa curiosité. Et elle avait une sacrée audace de parler des problèmes de Kaze, elle qui s’était perdue dans le désert pendant des mois, évitant habilement les conséquences de ces fameux problèmes Kazejins. Ses aspirations étaient égoïstes, après tout. Et l’échec de son entreprise lui faisait à peine reconsidérer l’éventualité de faire d’une pierre deux coups : rendre leur liberté aux Kazejins, leur offrir un avenir qu’ils pourraient prendre en main eux-mêmes, et retrouver son clan. Comme elle y avait toujours songé, si elle faisait parler d’elle, ils sauraient trouver leur chemin vers leur progéniture. “ Enfin, au moins, toi, tu ne l’as pas oublié, le Désert. Pourtant j’aurais pu y croire … “

Connaissant bien la jeune femme, il détournait la conversation avec une petite provocation. Mais il ne touchait pas vraiment à côté… Car si elle n’avait pas passé l’année à dormir, elle revenait bredouille à Taiyô et il fallait admettre que c’était douloureux d’y songer. “Oh, j’ai pas vraiment dormi. Toi et moi on sait très bien qu’il serait mal avisé de dormir seul trop longtemps dans le désert, où que ce soit d’ailleurs.” Par là, elle évoquait la situation instable et le danger permanent de la vie de nomade dans le désert de Kaze. Même accompagnée des caravaniers, il fallait que Natsuko reste sur ses gardes. Mais alors seule … L’on pouvait dire qu’elle gagnait en autonomie et en ruse mais c’était épuisant, et rude. “Mais je n’ai pas exactement brillé par mes résultats. J’ai pas osé aller trop au sud ceci dit.” Alors que c’était bien la piste la plus viable. Le Clan des vents du Sud. Cela coulait de source mais aussi impulsive que pouvait être Natsuko, elle n’était pas bête pour autant, l’endroit était extrêmement dangereux, tant par son climat que par ses fréquentations. Même accompagnée de Masashige elle n’aurait su se décider à y aller ainsi. Au fond, elle espérait toujours trouver des pistes, ou bien des cousins, ailleurs. Et si elle s’y rendait enfin et repartait bredouille ? Elle non plus n’était pas très à l’aise à l’idée d’évoquer l’année qui venait de s’écouler.

“Mais ! Change pas de sujet ! Qu’est-ce qui t’a pris tant de temps ? Tu vas rester ? Ou je dois m’attendre à te voir repartir comme la dernière fois ? C’est vraiment pas sympa de me larguer toute seule ici, hein ! “ Le bombarda-t-elle d’un ton vexé. Elle s’était faite avoir mais il était hors de question qu’il la tienne hors de ses histoires. Il avait accepté - bon, elle lui avait forcé la main - qu’elle l’accompagne tout ce temps, il devrait l’assumer. “Surtout avec le climat actuel.” Précisa-t-elle. Il ne faisait pas toujours bon vivre à Taiyô et Natsuko avait quand même hâte de repartir dans le désert.
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