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Voulez-vous un thé ? [PV ŌKUNINUSHI TOTSUKA - YUKI EIICHIRO]


Lun 19 Juin 2017 - 19:45
Spoiler:
 

La brume était épaisse en cette fin d’après midi. C’était la fin de mon footing journalier à gérer mes sens pour me repérer dans cette purée de pois et à muscler mes jambes pour charger plus vite un adversaire loin de moi. Une pierre deux coups, j’en profite pour aller rendre visite à mon petit frère dans son trou à vermine. Qu’est ce qu’il ne faut pas faire pour voir son frère adoré. Enfin bon il se rattrape bien avec sa merveilleuse cuisine !

Vêtue d'un jogging avec mon sweet attaché à la taille et d'un débardeur de sport, ce n’est sans déception que j’appris d’un serveur que Kon’ était absent aujourd’hui pour aller chercher des victuailles au port. Tant pis je le verrai un autre jour, même si cela m’aurait fait plaisir de voir sa bouille. Je décide cependant de m’attarder et de boire un thé ananas coco miel pour me rafraichir de mes efforts physiques de la journée. Récupérant une serviette blanche d'un serveur pour me la mettre sur les épaules, je regarde alors de chaque côté du bar, comme curieuse de la vermine qui m’entourait.

La plupart me connaissait déjà, avec mon statu quo de sœur de Kon’. Et c’était tant mieux, car c’est qu’il y en avait des obsédés de l’entre jambe ici. Il y avait qu’à voir les lustres se balancer au plafond. Décidément je ne comprendrai jamais mon frère à être émerveillé d’un endroit aussi nauséabond. Il avait eu pourtant le choix à servir de chef cuistot au Daimyo de Mizu no Kuni. Quelle imbécile, j’en rage presque ! Et notre vieux qui était de son côté, j’en reviens toujours pas !

Il y avait donc les habitués, ces gens sans honneurs prêts à dénoncer n’importe qui pour de l’alcool ou de l’argent. Sauf un sans doute. Un grand blond – avec une chaussure noire – était posé à ma gauche. Il sentait fort l’alcool et possédait une bien belle arme. Une sorte de gourdin à tête de poisson ? Mon côté analytique me faisait dire que c’est un sabreur. Ce n’est que lorsqu’il tourna sa tête vers moi que je découvris son faciès gauche défiguré par une importante brûlure. Bref une sale gueule le type, un peu comme un film de seconde zone que j’avais vu il y a quelques années déjà. Vous savez, avec un méchant nommé double face ? En tout cas cela ne devait certainement pas être facile pour une jeune personne de porter une marque si voyante.

On boit pour atténuer la douleur ? Un thé vert avec de la canneberge et des graines de kéfir vous soulageraient énormément vous savez ?

Un léger sourire se dessine sur mon visage à la suite de mes mots, comme pour adoucir le rude visage du jeune homme, avant de prendre une gorgée de mon si bon thé. Il me faisait penser à mon père, luttant constamment contre la douleur physique.


Je m’appelle Kurenai, si l’envie de me parler vous chante Maître d’arme.


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Invité

Lun 19 Juin 2017 - 21:26

Koi Pinku ? Beh ... Y'a vraiment qu'des cas désespérés pour nommer leurs établissements d'la sorte. Tu m'diras, on peut s'y attendre dans ces putains d'marécages, cette boue putride doit r'monter au cerveau des civils et ça devient des niqués d'la tête sûrement. Enfin, au moins j'aurai trouvé d'quoi m'hydrater l'gosier. D'un fracas sourd j'enfonçais à coup de talon la porte du bar, marquant un profond silence dans ce putain d'brouhaha. Bardes, clients, serveurs, tous s'était arrêtés à leurs activités respectif, me fusillant du regard, engendrant un malaise général.
« Hmh, pardon, spasme musculaire. Bah quoi bande de tapettes, continuez d'me fixer et j'vous crève ! »
J'ai jamais pigé mon don d'braquer l'attention sur ma gueule. C'était peut-être à cause de mon entrée fracassante, mon imposante arme, ou d'cette saloperie de balafre, allons-bon, quelle barbe.
« Oï garçon, ouais toi le fragile en salopette, sers-moi un verre ... Non une bouteille de saké. »
Je m'affalais en bout de comptoir, sans manquer par la même occasion d'en péter le recoin sans trop faire gaffe. Alalah, sale journée, attends qu'est-c'que j'ai branlé déjà ? Ah ouais, j'ai mené un type vers une mort certaine durant un " entraînement ". Pays militaire d'mes couilles, j'sais pas c'qu'ils ont les gars de Kiri, du peu que j'me souvienne, j'en ai croisé qu'un seul digne de respect, pour cause c'est cet enfoiré qui a posé sa marque sur ma tronche, même si en contrepartie, j'lui ai rendu la pareille. Tiens, ça fait une paie qu'on ne s'est plus recroisé, ce serait ironique d'le voir débarquer dans un endroit si ridicule, j'pense qu'à chaud j'lui décollerai un bon gnon dans les dents. Et merde, j'ai déjà terminé la bouteille, j'vais en avoir pour mon pognon si j'continue.
« Magnez-vous l'cul, une autre ! Et puis merde, dites à vos putains d'lapins d'la foutre en veilleuse ! »
Mais merde, c'est un coin d'beuverie ou un bordel c'te taverne. J'te jure, on pouvait entendre des margoulins copuler à l'étage supérieur, et ça devait être une sacré orgie, pour en faire trembler l'plafond. Puis à l'autre bout d'la pièce, l'autre ménestrel et ses vieilles chansons à deux sous. Bordel j'suis d'mauvais poil quand j'ai mal au crâne et qu'ma stigmate me démange.

Et là j'vois quoi ? Une p'tite rouquine m'aborder, c'est elle la gérante d'ce lieux délabré ? Moi qui croyait qu'les femmes étaient maniaques. Enfin, elle était plutôt bien gaulé la gueuse.
« On boit pour atténuer la douleur ? Un thé vert avec de la canneberge et des graines de kéfir vous soulageraient énormément vous savez ? »
Qui que quoi ? Thé au karfour canne à perche ? Wowowo doucement mademoiselle, moi j'connais qu'une seule boisson : Le saké. Allons-bon, j'vais pas faire le rabat-joie, une donzelle qui vient m'causer malgré le sale faciès que j'arbore, c'est pas tous les jours qu'ça m'arrive.
« Pour atténuer la douleur ? Pas vraiment, juste pour le plaisir de m'enfiler une pinte ou deux et accessoirement, faire ta rencontre. Bon, vas-y, fais-moi goûter ton ... Thé. »
Siroter ne serait-ce qu'une légère gorgée d'ce machin se révélait être bien plus compliqué que prévu, c'est ... Vraiment dégueulasse. Une saveur amer s'empare de votre palais, venant agresser vos papilles de la manière la plus abjecte qui soit. De l'eau mélangée à de la pisse, grosso-merdo voila c'que ça donnait. Putain qu'est-c'que j'ferai pas pour les beaux yeux d'une donzelle.
« Je m’appelle Kurenai, si l’envie de me parler vous chante Maître d’arme. »
« Oï, Totsuka. Tu l'auras peut-être remarquée, mais ce truc là, pointais-je à l'arrière de mon dos, marquant une courte pause afin d'avaler ma salive imprégné d'immondes agrumes c'est une arme blanche. Hiramekarei, c'est un peu comme mon seul compagnon de route. Bien qu'intrinsèquement, ce n'est qu'un vulgaire morceau de métal. Au fait, dis-moi, ce bar t'appartiens ? »
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Lun 19 Juin 2017 - 22:38
Il est dit que certains naissent dans la boue. Que d’autres, plus chanceux, naissent dans des palais. Que chacun, peu importe où il vient à naître, est maître de son destin. Que la naissance seule ne suffit pas à décider de l’avenir d’un être. Pour autant, la question peut se poser lorsque l’on observe le bâtiment lugubre qui se dressait devant le Yuki. Devant lui, une taverne. Lugubre. Sobre. Malfamée. Là était un véritable repaire à bandits, une souricière où, à poser un unique pied, vous pouviez attraper toutes sortes de maladies, aussi connues qu’inconnues. Loin des murs de Kirigakure, la bâtisse avait ce privilège particulier de refuser les règlements de compte à l’intérieur. Que le chasseur trouve sa proie, il devrait attendre sa sortie pour l’attraper.

Le Koi Pinku. Un nom aussi improbable qu’imprononçable. C’était une taverne. Ou un bordel. Tout dépendait de la raison qui vous poussait à entrer. Si l’établissement ne donnait pas une mine joyeuse, qui aurait sûrement fait fuir le Daimyo et ses représentants, il était, pour Eiichiro, une source importante de ses informations. Là, se tenant à la lisière des quelques arbres, alors que la brume marécageuse lui cachait ses propres pieds, le Yuki avança de son pas glaçant. Comme si rien ne pouvait l’atteindre. Il savait qu’à l’intérieur, en demandant auprès du tenancier, un certain Kon’, il pourrait obtenir quelques renseignements cruciaux sur la criminalité de l’Archipel.

A l’intérieur, comme toujours, l’air était chaud, comme saturé par l’humidité environnante de ces hommes qui transpiraient de leur inertie. Chacun d’eux le dégoûtait. Son regard, méprisant, scrutait déjà la pièce alors que, sans se faire remarquer des quelques clients, il fermait la porte derrière lui. Directement, se dirigeant vers l’unique pièce du mobilier où les hommes n’étaient pas à moitié couchés, il demanda au serveur d’appeler le Chef, comme il aimait encore l’appeler. Car, autant l’environnement n’était pas à son avantage, le cuisinier avait un véritable don. Derrière des fourneaux, il faisait grâce de tout son talent, pour le plus grand plaisir gustatif. Et son oreille souvent attentive aidait à son intérêt.

S’il n’avait pas encore remarqué l’énergumène, celui-ci se fit bientôt entendre. Alors qu’il entendit sa voix résonner dans la pièce, le borgne, évitant de se retourner d’un geste brusque, fit un tour de sa tête pour découvrir un visage reconnu. Totsuka. Un Sabreur. Celui qui, il y a des années, l’avait définitivement marqué. Celui qui l’avait rendu borgne. Une vermine. Un déchet que même la mort ne désirait pas. Il était de ces espèces qui ne voulaient pas mourir mais dont la vie ne rimait à rien. Il n’était qu’un vulgaire chien qui traînait encore dans les pieds d’Eiichiro. Totsuka.

Déjà, le Yuki avait déplacé sa main, prêt à exécuter les mudras qui mettraient fin à la vie de ce misérable. Puis, d’un coup d’œil vers le serveur, il se rappela de la nécessité de la neutralité. Il ne pouvait pas se mettre au sein de l’établissement. Aussi, alors que le premier serveur lui revenait, annonçant l’absence du Maître des lieux, alors que les lustres continuaient de balancer sous l’effet fornicateur d’un homme vigoureux, Eiichiro prit le thé qu’on lui offrait. Aux saveurs brutes, quasiment sauvages, il l’aimait ainsi, sans aucune forme d’adoucissement. Déjà, de son pas élégant et glacial, il s’approcha de Totsuka et son interlocutrice. Et, depuis le dos du Sabreur, il coupa court à ce qu’il disait. « Tu devrais apprendre à aboyer moins fort, Sabreur. Les chiens les plus dangereux sont les plus silencieux. », lâcha-t-il abruptement. Puis, prenant la chaise d’un ivrogne qui se relevait en titubant, il se plaça entre les deux.

D’un coup d’œil vers le verre de Totsuka, il comprit que ce dernier n’en était sûrement pas à son premier verre d’un saké « maison », peu coupé à l’eau. Son regard, réprobateur, jugeur, en disait assez pour qu’il garde le silence. Et, abandonnant celui qu’il voyait déjà comme un ivrogne sans foi ni loi, il se tourna vers la mystérieuse jeune femme. Flatteur, d’un sourire moins glacial, il pointa la tasse de thé. « Un bon goût. Mais trop doux pour mon palais. » Et, oubliant encore quelques instants le fameux Sabreur, il continua. « Yuki. Eiichiro Yuki. » Encore un sourire, moins chaleureux cette fois-ci. Il savait que ce nom était connu de tous. Peut-être même que, dans la salle, certains l’avaient entendu le prononcer. En haut, dans une des chambres, un homme fit entendre à tout le monde qu’il finissait son travail d’un râle prononcé, comme s’il venait à rendre son dernier souffle.
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Lun 19 Juin 2017 - 23:56
L’homme à double face n’a pas dû complètement comprendre ce que je lui disais. Je lui parlais d’un tout autre thé que le mien, et pourtant, sans le temps de pouvoir lui réexpliquer, mon interlocuteur gouta mon thé. Etait-il si bourré que ça ? Ce n’était pas si grave, de toute façon l’alcool de son haleine avait pour sûr désinfecté sa bouche. En tout cas, les premières impressions de rustre ne manquaient pas de punch dans son discours. A la suite de quoi l’homme fit la grimace, confirmant sa prise de parole ; il n’était pas là pour niaiser. D’un visage de stupéfaction, je souris brièvement en montrant mes dents. Après tout il me faisait penser un peu à mon frère, si ce n’est complètement lui imbibé d’alcool. Le genre de mec qui serait capable de soulever des montagnes et à jurer la terre entière sous l’emprise du breuvage, mais qui le lendemain serait en position latéral de sécurité à cause de la violente gueule de bois. C’est bête car un thé vert à la menthe et au miel remet sur pieds en un clin d’œil les lendemains de cuites.

Enchanté Totsuka, et c’est un plaisir également de voir Hiramekarei. Tu as un fort lien avec ton arme c’est fort honorable
, reprenant une gorgée de mon thé si fruité. Non ce n’est pas mon établissement, c’est celui de mon frère, d’ailleurs si tu me demandes, cela veut aussi dire que tu ne connais pas cet endroit.

Je me retourne et lui montre toute la vermine de ce bâtiment. Je pointais plusieurs fois du doigt sur certaines des personnes présentes dans le hall et chacun me saluait amicalement. Il y avait là de nombreux chasseurs de primes, d’autres compères ninja, des renégats, bandits et assassins, tous dans la même pièce. Même le ménestrel était dans le coup. Et pour finir je faisais coucou de la main à Jakku Rippa, la pire ordure de cette salle. J’aurai aimé lui défoncer la gueule à celui là, plus que les autres, mais non seulement la règle était de ne pas chercher des emmerdes ici mais en plus je n’étais pas de taille. Niveau classification du rapport de force, Jakku était un SSS. Et il n’était pas le seul dans ce genre. Tous amis de Kon’, je détestais cet endroit et ses fréquentations. Cependant ce lieu était une mine d'information et Jakku était un grand bavard.

Tu vois la dernière personne que j’ai saluée ? C’est Jakku Rippa, tu as déjà dû entendre parler de lui comme Jack l’éventreur. Enfin bon, c’était pour te montrer où tu te situais. La taverne de mon frère est un lieu neutre entre la loi et le hors loi. Aucune bagarre et rien de nocif à l’établissement n’est accepté ici, ni à ses clients, me retournant sur le comptoir pour finir mon thé. Tu peux être tranquille ici, personne viendra t’embêter.

Je fais signe au barman pour me resservir de mon thé. J’espérai sincèrement que Totsuka avait compris où il avait mis les pieds. Chacun respecte les règles et si quelqu’un y déroge, les autres de l’auberge s’en chargeraient.

C’est dommage que tu n’apprécies pas, c’est pourtant prouvé des biens faits de la santé mes petites merveilles d’herbologie. Enfin bon, je suis curieuse de savoir comment tu as hériter d’une telle arme et serait contente que tu me racontes tes péripéties avec.

Hélas un homme coupa la parole à Totsuka. Une connaissance peut-être ? En tout cas pas si sympathique que ça. Je n’eu pas plus le temps que de tourner mon regard que l’élément perturbateur s’était assis entre le grand blond balafré et moi-même. Je sentais Totsuka bouillonner tout autant que son interlocuteur. Des rivaux sans doute. L’homme entre nous avait un certain charme et possédait le même cache œil que mon père. J’avais l’impression d’être dans un hôpital avec tous ses blessés.

Vous avez l’habitude de couper court aux conversations Mr Yuki ? Tout en sirotant mon thé. Connaisseur en thé, intéressant, le votre est pas mal non plus concernant ses biens faits thérapeutiques. Néanmoins Eiichiro, je pense que vous savez où vous êtes, il est donc inutile de vous rappeler que votre nom n’a aucune importance ici. Et c’est également dans la même foulée que je vais te tutoyer si ça ne te dérange pas, buvant mon thé de manière digne d’une maitresse de maison.
Cela dit, beau sourire, avec ton cache œil j’ai l’impression de voir mon père ahahah. Kurenai simplement pour ma part.


Je lui rendis son sourire tout en lui indiquant être la sœur de l’homme qu’il cherchait.

La tension était palpable entre les deux hommes, bien plus que les quelques instants d’avant. J’avais hâte de voir la suite, un peu comme une gamine qui ouvre ses cadeaux de noël. De toute façon les deux messieurs devant moi ne pouvaient pas faire grand-chose ici. La frustration allait être forte d’ici peu.

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Invité

Mar 20 Juin 2017 - 2:13

Mazette, j'avais pas fais cas sur le coup, maintenant qu'elle m'le dit, ça m'parait plutôt logique. Cet endroit, c'était pas qu'une taverne banale, mais un nid à morpions. Le repère des plus gros fils de putes d'ce pays. Pour être honnête, l'idée m'excites, le contexte me plaît vraiment bien. Putain, dire qu'à l'époque j'aurai considéré cette brasserie d'merde comme un paradis. Mais aujourd'hui, les mœurs ont changés. Les règles ? Alalah si tu savais ma belle, je n'en ai rien à branler, tout c'que je capte à l'heure actuelle, ce sont les informations qu'tu m'balances gratuitement. Bandits et autres criminels en tout genre peuplent ce bar n'est-ce pas ?
« Oï, écoute Kurenai. J'en ai foutre couilles aucune idée si t'as pigée, mais le délire, c'est qu'je suis un Shinobi de Kiri. J'te remercie pour ta bonne volonté, mais j'vais t'avouer qu'les emmerdes, c'est mon dada quotidien. »
Le simple fait d'évoquer ma vocation de soldat avait eu l'effet de marquer une résonance particulièrement pesante en ces lieux. Seul, j'étais accablé par un innombrable groupe de vaux-riens squattant cette foutue taverne d'mes deux.
« Te raconter mes histoires ? Ouais, ce serait avec plaisir, mais il faut garder une part de mystère, et pour l'heure ... »
Une atmosphère glaciale s'emparait précipitamment des lieux, empreint d'une aura froide, tachetées de sang, pour autant, elle m'était familière. Et merde, c'est l'ironie du sort qui me joue des tours ? J'pensais pas l'rencontrer dans un taudis pareil. Les démangeaisons provoqués par ma stigmate commençaient à s'amplifier au fur et à mesure que celui-ci semblait s'approcher. Un fin sourire sarcastique s'accentuait sur mon faciès.
« Krshihahahahaha ! J'te retourne le compliment, Eiichiro, le vétéran humilié par un enfant. »
Rétorquais-je, appuyant sur ses cordes sensibles avant d'me lever du comptoir, éclatant d'autant plus cette surface de bois. Non j'suis pas bourré, c'est juste c'te merde qu'est aussi fragile que du verre ! Bah au pire si le proprio m'emmerde j'l'enverrai s'faire foutre à coup de tatane dans sa gueule. Moi qui pensait qu'en deux ans, le mouvement libérateur avait rayé toute forme d'activités illégales de la carte, un tel refuge de bâtards n'a le mérite d'exister.
« Kurenai ! Tu viens bien d'me dire qu'cet établissement pullule d'ces merdeux ? M'exclamais-je en plein milieu de la salle, encerclé par un attroupement de parias. J'ai bien pigé ton blabla sur les règles et pour te prouver ma bonne foie, j'vais procéder dans les règles de l'art. Jackie Pappu, c'est bien lui l'plus dangereux tu m'dis ? Navré, cependant mon devoir de Shinobi m'oblige à agir ainsi. »
Situé à quelques centimètres de ce fameux Jack l'éventreur, d'un geste vif, j'empoignais sa gueule à pleine main, exerçant une pression colossale. Les règles, les règles, en temps normal j'en aurai rien eu à foutre d'ces putains d'règles, exceptionnellement pour les beaux yeux d'la donzelle j'allais faire un effort. En attendant, j'avais un compte à régler avec ce Jackie Mippu, Jackie Michelle ou que sais-je d'autre encore. J'le traînais à même le parquet et, face à cette porte que j'avais fracassé quelques instants plus tôt, l'envoyait valser sauvagement.
« Finalement, t'es rien d'plus qu'un vulgaire pétard mouillé. Un criminel hautement recherché ? Laisse moi rire, bizarrement, j'ai jamais entendu parler d'ta sale gueule de fils d'inceste. »
Répétitivement, j'encastrais littéralement son crâne au sol à coup de violentes talonnettes, jusqu'à c'que la terre immerge complètement sa pute de tronche. D'après Kurenai, c'était lui le plus gros morceau ? Alors qu'je dévisageai chacun d'entre eux, l'assemblé de brigands et de mercenaires croupissait encore à l'intérieur de ce bordel délabré.
« Alors, qu'est-c'que vous attendez ? Vous êtes les dernières brebis galeuses de ce pays, une chose est sûre, vous ne sortirez pas d'ici indemnes ! »
C'est là qu'cette situation allait dégénérer. Un seul soldat prêt à en découdre contre un troupeau d'enculés, sauf, bien sûr, si Eiichiro décidait de se joindre à moi. Quoi qu'il en soit, comme à mon habitude j'venais de foutre un beau boxon et c'est toujours aussi palpitant !

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Mar 20 Juin 2017 - 12:40
Il existe trois types d’hommes en ce monde. D’abord, il y a ceux qui connaissent les règles et les respectent. D’autres ne les connaissent tous simplement pas. Finalement, il existe une troisième catégorie. Ceux qui connaissent les règles mais arrivent à les contourner. Le premier se compose majoritairement de shinobis respectueux de la hiérarchie ou du charisme. Le deuxième, lui, est un ensemble de vermines. Le dernier groupe, lui, est différent. Il se forme majoritairement de shinobis ayant des desseins qui les obligent à dépasser les règlements. Ceux-là, souvent encore plus dangereux que les criminels, sont prêts à tout pour leur but.

Totsuka n’était que du deuxième groupe. Un vulgaire criminel que la compassion de ses hommes avait épargné. Eiichiro l’avait marqué de la brûlure de la glace, pour que toujours il se souvienne de ses crimes. Mais les années étaient passées et le criminel « repenti » avait gardé son triste comportement. Peut-être n’avait-il même pas tout à fait abandonné ses anciennes activités, d’où sa présence en ce lieu sacré. Mais, avant même d’arriver à la hauteur du duo, le Yuki comprit que le Sabreur n’avait nulle idée d’où il se trouvait, sinon d’une taverne banale. Comme toujours, il était médiocre. Marqué du sceau de la faiblesse. De la médiocrité. Il ne pouvait aspirer que du dégoût.

Aussi, alors qu’il s’asseyait seulement, Eiichiro comprit rapidement qu’il avait, face à lui, deux personnages qui ne se ressemblaient guère. Totsuka, comme à son habitude, manquait cruellement de réparties. Toujours à rappeler le passé, comme si c’était là l’unique grand fait accompli de sa piètre existence. Aussi, sans attendre, le Yuki répondit. « On s’en serait surtout souvenu si tu avais su me rendre aveugle. Depuis, tu vis de l’alcool pour essayer de te rappeler ton échec. » Tapotant sa joue brûlée, tu vins à lui sourire de façon sarcastique, lui rappelant, par ce simple geste, qu’il était bien plus marqué qu’il ne l’était.

Il y avait aussi une femme, Kurenai de son prénom comme il allait l’apprendre. Il avait haussé les épaules lorsqu’elle lui avait demandé s’il coupait régulièrement court aux conversations. Puis, il apprécia toute la répartie de la jeune femme, cette franchise qu’elle avait de le défier, de lui dire qu’ici, son nom n’avait aucune importance. Aussi, dans l’esprit pervers du Yuki, il se vit déjà la faire souffrir pour son insolence. Mais, il le savait, il n’était pas dans les geôles, ni même entre les murs de Kiri. Puis d’elle, encore, de continuer sur sa lancée, affirmant qu’elle le tutoierait. Comme un autre affront à ce qu’il représentait. Elle se fichait bel et bien de qui il pouvait bien être. « Faites. » Finalement, elle lâcha un indice sur qui elle était. Aussi, c’est à cet instant qu’il comprit qui elle était exactement. La sœur de Kon’, le grand absent du jour. Elle venait de faire exactement la même réflexion que son frère avant elle. Le cache-œil leur rappelait à tous les deux leur père. Souriant à pleines dents suite à cette dernière remarque, il lui répondit chaleureusement. « Kon’ m’avait fait exactement la même réflexion à l’époque où l’on s’était rencontré. »

Pourtant, rapidement, Totsuka n’était pas un homme à se laisser mettre de côté aussi facilement. Sans le charisme d’un Yuki, sans la carrière d’Eiichiro, il devait (ou voulait) prouver à chacun qu’il était davantage qu’un vulgaire chien. Car, depuis la création de Kirigakure, son état de service était risible. Aussi était-il encore à la recherche de cet instant de gloire, de ce moment où il pourrait fièrement bomber le torse. Mais ce jour ne serait pas dans cette taverne. Se ridiculisant davantage, il vint à aboyer contre un criminel. L’empoignant à même la taverne, faisant donc preuve de violence au sein de l’établissement et ne respectant donc pas l’unique règle en place, il le fit traverser la pièce et le fit bientôt traverser la porte. « Un chien mal élevé restera toujours un mauvais chien. », lâcha alors Eiichiro à son interlocutrice. « Veuillez m’excuser. », vint-il encore à dire en se levant, sachant déjà qu’il n’aurait aucune information, que chaque bouche resterait fermée suite à la maladresse du Kirijin.

_ Totsuka ! », cria-t-il pour se faire entendre de l’homme déjà dehors, tandis qu’il demandait à reprendre le même thé. « Tu risques fort de t’être fait de nouveaux ennemis. », lâcha-t-il alors, pensant déjà à Kon’ et sa sœur, qui serait témoin de la brutalité sauvage de ce monstre. « J’aurais dû t’épargner cette misérable vie que tu as en te tuant, comme je l’ai fait pour tes complices. » Aussi, se dirigeant de nouveau vers la table, mais cette fois-ci en rangeant la chaise empruntée et prenant celle qu’avait occupé le Sabreur, il vint à se rasseoir et, sourire en coin, il vint à boire une gorgée. « Maintenant que tu n’es plus un enfant, tu vas pouvoir assumer les conséquences de tes erreurs. », dit-il en soufflant sur le thé qui, malheureusement, venait de lui brûler le bout de la langue. Aussi, à destination de Kurenai, d’un ton plus bas, mais toujours aussi glacial et distant. « Vous ne devriez pas intervenir. Profitez de votre thé et laissez le chien jouer avec son os. Qu’il se fatigue. »
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Mar 20 Juin 2017 - 18:01
Oh tu connais mon frère ? Dois-je comprendre que tu es ici pour déguster un de ses bons petits plats ? Ou pour d’autre manière insidieuse comme des renseignements ? lui faisant un petit sourire en coin tout en roulant mes doigts sur le comptoir. Je suppose que l’on t’ait déjà averti de son absence, et tout comme toi j’en suis bien déçue, cela fait un moment que je ne l’aie pas vu ce frère indigne ! C’est toujours moi qui vais le voir et jamais l’inverse…

De vif aboiement derrière notre élément perturbateur se faisait entendre. Un vrai sanguin ce Totsuka. Et qui plus est inconscient. Finalement je m’étais trompée sur son compte, c’était un abruti n’ayant écouté que la moitié de mon discours. Il n’y avait pas que des criminels, et il n’était pas le seul shinobi. D’ailleurs la raison pour laquelle Kiri n’avait pas encore fait fermer cette taverne était dû à un vieille adage ; sois plus proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis. De plus les conséquences en termes de pertes humaines pour le village n’auraient pas été négligeables, réduisant par la suite sa puissance militaire. Bien que je n’aime pas plus que ça la famille des Yuki, celle-ci avait pourtant bien compris la situation en laissant ce repaire à merde ouvert. A moins que les bons repas d’ici camouflaient l’odeur de la criminalité.

Pour ainsi dire, Totsuka avait franchi les limites que mon frère avait fixées. Qui plus est, son aboiement ne servait à rien non plus. La masse humaine se connaissait entre elle, et chacun se supportait de part les différentes opinions sur chacun. Même Jakku était au courant que c’était une ordure de première pour moi et pourtant on se tolérait. De plus, de part les prises de paroles des deux protagonistes, je conclu assez rapidement que chacun d’eux avaient les blessures de l’autres. Voilà d’où venait leur ressentiment réciproque. Le Yuki avait apparemment le même avis que moi concernant son antithèse.

Le maître d’arme avait empaffé Jakku en pleine face pour le faire sortir d’ici. Dans sa fougue et son excès de zèle, le shinobi n’avait pas remarqué qu’il n’avait en réalité empaffé personne. Un genjutsu de la part de Jakku. Voilà pourquoi je n’étais pas de taille face à ce monstre. Et c’est également pour cela que personne n’avait réagit à la crise d’hystérie de Totsuka. D’ailleurs ma seconde rencontre me demanda de ne pas intervenir.

Eiichiro, je crois que tu sous estimes les personnes de cette auberge. N’oublies pas que ta famille a eut besoin des Kaguya pour instaurer un régime de paix. Regardes bien la chaise de la personne que Totsuka vient d’emmener dehors. Et qui plus est, l’énorme épée de notre sabreur se trouve à côté du vrai Jakku. Joli genjutsu n’est ce pas ? Il y a toujours quelqu’un au dessus. Nous sommes certes forts, mais il y a toujours bien plus fort que nous en ce bas monde. Je reprends quelques gorgées de mon thé aux agrumes. L’éventreur aime cet endroit et il ne voudrait certainement pas qu’on lui supprime l’accès. Ton chien joue avec un os illusoire. C’est dommage, je pensais qu’il avait un bon fond, mais son ego le mènera à sa perte.

En parlant de cette enflure de Jakku, il vint près de nous afin de me demander que devait-il faire de cet impoli brassant de la tourbe devant l’auberge. C’est d’ailleurs ce qui sauva le balafré. En effet, L’éventreur avait de l’estime pour mon frère d’avoir construit un tel établissement, et puis le fait que sa cuisine était la seule sensation digne d’être respectueux envers ses règles et sa vie. L’homme en question enleva sa capuche pour sourire à Eiichiro. Il laissa ainsi apparaître un visage défiguré, chauve, et ayant les lèvres et une partie des joues arrachées. Ses dents limés laissaient une image d’un sourire carnassier.

C’est bon Jakku on sait que ton physique reflète l’ordure que tu es. Laisses l’effronté tranquille, il est bourré et ne sait même pas qui tu es. T’as qu’à faire comme pour tes victimes avant de les éventrer sur une pique, lui remémorer sa pire blessure psychologique, je pense que c’est assez sadique pour toi vu l’affront qu’il t’a fait. Et puis Kon’ sera content de ta sérénité face à la situation, il te fera un bon plat de ma part.

Décidément gamine, tu sais parler comme ton frère, c’est dommage que t’aimes pas le paradis qu’il a construit. J’vais rien lui faire, la honte de s’être roulé dans la vase tout seul est déjà bien suffisante. Pas d’temps à perdre avec les sous races qui se prennent pour des caïds. J’attends qu’il revienne à l’intérieur et je lui rends son cure dent. Sauf si j’le rcroise dans l’pays, j’lui frai bouffer ses tripes à ce p’tit merdeux d’merde sans nom ! Tu sais comment j’procède hein, une illusion d’un passé traumatisant, puis l’éventrer avant d’le percher du haut d’une pique ! Se retournant vers Eiichiro, C’fut un plaisir de voir un Yuki, infirme qui plus est c’est rare ahahah ! Bref faudra que tu te joignes à notre table un de ces quatre ma belle, ça fait un bail qu’on a pas parlé, puis ça m’permettra de matter tes beaux tattoos aux bras, avant de remettre sa capuche.
Toujours aussi bavard et mal léché à ce que je vois…


Je regardais Eiichiro d’un air à lui demander de répondre diplomatiquement, comme sur enchérir mais sans en venir aux mains. On ne sait jamais defois qu’il fut comme son comparse. Je pense qu’il saura gérer même si son ego m’a l’air d’être pas mal non plus.


Tu m’excuseras Eiichiro j’ai quand même à parler au gamin qui joue dans la boue dehors. On rediscute après si tu veux ? Des fois que je puisse t’aiguiller sur les infos qu’il te faut, lui lançant un petit sourire en coin tout en prenant mon thé pour aller devant la porte d’entrée.

Totsuka, c’est finit, regardes bien le gars que t’as défoncé dans la boue, y’a personne. Et ton arme elle est où ? Tu peux avoir de l’ego mais si tu veux te suicider je t’invite à prendre une corde et à te pendre du plafond. Au moins il n’y aura plus que les lustres qui feront des va et vient à cause des chambres du haut. Je reprends une gorgée alors que je me tenais contre le mur. Jakku te fera rien de plus et te rend ton arme si t’arrêtes tes conneries de gamins. T’allais faire quoi sérieusement ? Une trentaine contre toi ? Aller rentres donc je te paye ta prochaine bouteille de sake.

Je retourne dans le hall sans attendre, récupérant Hiramekarei pour le rendre à son propriétaire. J’espère qu’il va enfin réfléchir.
De mon côté, je me demande s'il n'a pas un complexe d'infériorité, comme s'il a quelque chose à prouver.

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