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Vérité et Sentiments. [T. Asami | N. Sayo]

Invité

Dim 25 Fév 2018 - 14:39
Le Raikage et la délégation qui étaient partie pour Iwa était de retour, et ce dont on peut être certain c’est que les deux camps avaient énormément de chose à se raconter. Des nouvelles assez bonnes, d’autres biens moins réjouissantes.
Et d’ailleurs, si chacune me tracassaient, l’une d’elle en particulier était un véritable problème pour moi. Pourquoi ? Tout simplement car il concernait Sayo, et qu’un moment difficile allait devoir se passer. Et ce n’était qu’un euphémisme… Le senseï de ma cousine était en effet du voyage pour Iwa. Il avait été choisi pour faire partie de la garde du Kage, avec un membre du conseil en qui le Kage avait confiance, Akahoshi Hisao. Seulement, il y avait eu un grave problème avec lui à Iwa, et ce dernier avait été arrêté par les institutions Iwajines. Un problème en appelant un autre, le chūnin de la police était aussi mêlé à un imbroglio qui pouvait grandement nuire à l’alliance. Fort d’heureusement, le Nidaime avait réussi à apaiser la situation, mais le senseï de Sayo allait maintenant devoir répondre de ses actes. Il allait sans doute devoir effectuer une peine de prison, et il se pourrait même qu’il ne puisse pas réexercer ensuite. Ikezawa Shojito, comment avait-il pu finir ainsi ? Sayo nous parlait tellement souvent de lui, à Shikarin et à moi. Elle lui vouait une admiration sans limite. Maintenant, il allait falloir lui annoncer la nouvelle, et toutes les répercussions que cela impliquait… Personne n’était prêt et armé pour vivre ce genre de chose. Encore moins Sayo. C’est comme si elle avait commencé à vivre sa vie et à s’épanouir grâce sa rencontre avec son équipe. Peut-être que cette admiration sans faille dépassait les liens de sang que Shikarin et moi pouvions avoir avec elle.

J’étais un Nara. Et maintenant, j’étais même le chef des Nara. S’il y avait bien une chose dont j’étais sûr, c’est que si je m’y prenais mal… Le prochain ordre de missions que me donnerait Shizen serait de l’éliminer. Et à vrai dire, je pensais moi-même déjà à cette solution. Cela me ramener à mon débat intérieur de toujours. Que ferais-je si Shikarin venait à déserter ? Je n’étais plus aussi sûr de ma réaction. Finalement, l’Aburame avait peut-être fini par me changer. Que penserait Kahei de tout cela ? Et si lui-même était devenu un criminel aux yeux de la loi de Kumo, qu’aurais-je fait ? Je me posais trop de questions. Je connaissais les gens, je n’étais pas un juge. J’avais foi en mon pays, et en Kumo, tel était l’héritage que m’avaient transmis mes parents. Si Kahei trahissait cet héritage, alors il n’était plus Kahei. Si l’Ikezawa avait trahi cet héritage, alors il n’était pas celui qu’il était aux yeux de Sayo. C’était cela que je devais lui faire comprendre...

Afin de m’aider dans ma tâche, j’étais en chemin pour une destination qui ne m’était pas familière. Le domicile de Tadaoki Asami. C’était une amie proche de Sayo. Je ne connaissais pas particulièrement ses amis, mais je savais que pour elle, dont la situation de son père l’avait jadis tenu à l’écart du clan… Ceux avec qui elle était liée étaient très importants. La genin en question, Asami, était d’après son dossier enregistré en tant que marionnettiste… Cela me rappela des souvenirs. Shôran... Katenshêdo... Peu importe. La manipulatrice de pantins avait été prévenue de ma venue, même si elle ne connaissait rien de l’objectif, elle savait que cela concernait Sayo. J’avais déjà vu de loin cette Asami, lors de l’intervention de Rei, mais pas plus que cela. Dans ma réflexion je n’avais pas vu le temps passer. J’étais déjà devant sa porte. Je frappais distinctement. On m’ouvrit.

Bonjour. Je suis Nara Shikarai, navré que nous nous rencontrions en de telles circonstances. Je te propose que l’on se tutoie directement, ce sera aussi simple. Et si tu le veux bien, nous parlerons de cette sorte de mission que l’on a à faire en chemin...

Je n’étais pas forcément très doué pour les premiers contacts, et la situation pour laquelle nous nous rencontrions était tous sauf plaisante. Je pris mon bâton de réglisse à la bouche, alors que nous commencions à avancer.

Je crois que tu le sais déjà, mais je suis le cousin germain de Sayo, son père était le frère de mère. Je te cache pas qu’il s’est passé un événement grave, à Iwa. Et cela va hélas se répercuter sur Sayo sans qu’on puisse y faire grand-chose, je le regrette. Cependant il va falloir être convainquant. Car l’une des personnes en qui elle a le plus confiance est désormais considéré comme un criminel pour notre pays, et devra être jugé et emprisonné. Tu connais Sayo tout comme moi. Elle ne va pas admettre cela comme ça. Pourtant il le faut... Sinon nous allons au-devant d’un grand danger pour elle. Je sais que nous ne nous connaissons pas. Mais...

Je me stoppai net dans ma marche, et me retourna vers elle pour la regarder droit dans les yeux. Mon ombre tressaillait toute seule. Je tendis ma main vers elle, paume vers le haut.

Je ne connais pas mais...dis-je en me paraphrasant. Je te propose un marché. Tous les deux, on fait équipe pour empêcher Sayo de faire quoique ce soit qui lui serait néfaste. Il faudra qu’elle oublie son sensei. En échange...

Je regardais ma main avant de me replonger dans ses yeux.

Le chef du clan Nara que je suis t’en devra une belle. Je ne peux pas te garantir que j’accepterai toute tes propositions... Cependant, tu pourras proposer ce que tu veux.
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Lun 26 Fév 2018 - 4:09
Elle ne savait pas grand chose du déroulement de sa journée. Tout ce dont elle avait été informé, c’était que le chef de clan des Nara, soit le cousin de sa meilleure amie, passerait la voir avec une demande particulière qui concernait nul autre que la meilleure amie en question. Sceptique, voir même un peu inquiète, ce qui était assez surprenant considérant la façon d’être de la jeune femme, elle avait donc attendu patiemment que ce dernier se manifeste, en espérant en apprendre plus sur la situation. Arborant une tenue fort simple qui, comme à son habitude, ne manquait pas de mettre en valeur ses courbes qui attiraient nombreux regards, elle faisait les cent pas dans le salon de la demeure Tadaoki. C’était bien la première fois qu’il était possible de la voir agir ainsi, ou, tout du moins, alors qu’elle ne faisait pas que prétendre. Le fait de ne rien savoir l’embêtait et la situation la tracassait et elle se détestait de se retrouver dans un tel état. Depuis quand se souciait-elle des autres ? Cette seule pensée la rendait malade, et pourtant, l’évidence était là. Aussi détachée était-elle de ses sentiments et de ses émotions, ne pensant toujours qu’à elle-même avant les autres, une personne avait réussi à se hisser là où personne ne s’était jamais rendu, pas même ses propres parents. Était-ce de l’affection qu’elle éprouvait pour celle qui se trouvait à ses côtés depuis tellement longtemps maintenant ? Elle s’arrêta à cette simple idée, qui se voulait inconcevable pour la manipulatrice qu’elle était. Elle était froide, détachée de toute relation sociale et c’était ce qui faisait sa force. Nul ne pouvait l’atteindre car elle ne se souciait de rien ni personne. Un éhonté mensonge qu’elle s’adressait à elle-même, comme elle le faisait avec tous ceux qu’elle côtoyait.

Les coups se firent finalement entendre à sa porte et elle s’y rendit peut-être avec beaucoup trop d’empressement. Quelques secondes à peine et elle ouvrait cette dernière sur un homme qu’elle connaissait de nom et de visage, tout simplement. Elle avait envie de lui dire de se taire, de passer outre les présentations. Après tout, la seule chose qui l’intéressait, c’était de savoir ce qu’il se passait avec la Nara et pourquoi son aide était-elle réquisitionnée. Quelque chose lui disait qu’elle avait peut-être des problèmes et cette idée ne l’enchantait guère. Elle mit cela sur le compte qu’elle ne souhaitait pas voir rien ni personne endommager ce projet sur lequel elle travaillait depuis des années déjà. Car ce n’était tout ce qu’était Sayo : un projet. L’influence qu’avait Asami sur elle était hallucinante et, depuis tout ce temps, elle ne faisait que se divertir de l’évolution de cette dernière, qui lui ressemblait dangereusement de plus en plus.

- Tadaoki Asami. Il est bien vrai que j’aurais préféré te rencontrer dans d’autres circonstances.

Malgré l’inquiétude dans son regard, elle lui adressa un doux sourire se voulant sympathique, comme à son habitude. Si la situation concernait Sayo, elle ne se défaisait cependant pas de ce masque qu’elle arborait en toute situation qui impliquait autre que la jeune demoiselle et elle-même. De ce fait, elle était la meilleure amie soucieuse, dotée d’une personnalité sympathique et d’un agréable sourire. Elle suivit donc l’homme hors de sa maison, ayant accepté d’en apprendre plus sur ce qu’il se passait alors qu’ils prenaient la direction de l’appartement où vivait la Nara. Et, au final, c’était bien pire que ce qu’elle aurait pu s’imaginer. Pour l’instant, tout allait bien dans sa vie, ou du moins, en quelques sortes. Or, très rapidement, les choses en viendraient à se compliquer et elle serait celle à lui apporter la nouvelle, en compagnie de son cousin. Une nouvelle qui, elle le savait, passerait très mal auprès de sa cadette. Elle se mordilla la lèvre inférieure, son cerveau réfléchissant déjà à toute allure, tentant de prévoir ses réactions pour être en mesure de les contrer.

Autant connaissait-elle par coeur sa meilleure (et seule) amie, autant, pour cette fois-ci, elle n’avait aucune idée ce à quoi elle devait s’attendre.

Il s’arrêta de marcher et elle en fit de même, arquant un sourcil, n’affichant aucunement l’impatience qui l’habitait. Elle faisait cela depuis toujours, prétendre, ce n’était donc rien de bien difficile à l’heure actuelle. Penser une chose et en exprimer une autre était un jeu d’enfant pour la manipulatrice et elle se contenta donc de dévisager silencieusement l’homme, le questionnant du regard quant à la raison de leur arrêt subit. La réponse ne tarda pas à venir, ce à quoi elle hocha doucement la tête.

Elle en voulait à l’Ikezawa. D’ordinaire, elle n’en avait rien à faire de lui, ne le portant pas spécialement dans son coeur et se contentant donc de l’ignorer. Elle savait toutefois qu’il était quelqu’un d’important (à son plus grand dam) aux yeux de sa cadette, et c’était donc la raison principale pour laquelle elle éprouvait de la rancoeur vis-à-vis de ce dernier. Elle se souvenait des menaces qu’il lui avait adressé, le jour où il était venu l’agressé presque en l’accusant de tous les maux du monde. Il ne supporterait pas que quiconque fasse de mal à Sayo, sa protégée. Or, bien malheureusement pour lui, il était la raison de la douleur qui allait s’abattre sur elle et cette idée était plus que déplaisante pour la jeune femme. Elle lui en voulait donc, de son inconscience et son manque cruel de responsabilité. La prison, vraiment ? Cela en était risible, et pourtant, elle ne voulait même pas en rire.

Secouant doucement la tête de droite à gauche, elle eut un léger soupire avant de venir ancrer son regard de flamme dans celui du jeune homme. Elle vint serrer sa main, lui adressant un doux sourire, semblant rassurer de voir qu’il tenait à sa cousine. Au moins ne serait-elle pas seule à devoir affronter la tornade Nara.

- Je n’ai pas besoin de ce marché, ni même d’une promesse de quoique ce soit pour te suivre aujourd’hui, Shikarai. Sa voix était douce, son ton légèrement plus ferme. Si je t’accompagne aujourd’hui, c’est pour Sayo. C’est ma meilleure amie, depuis aussi longtemps que je peux me souvenir… Il est tout simplement hors de question que je la laisse seule dans un tel moment.

Son expression était sérieuse tandis qu’elle ne le lâchait pas du regard. Elle ne le faisait pas pour lui, mais bel et bien pour Sayo. Rejetant alors l’offre du marché, elle ne le faisait pas que pour bien paraître : aussi étonnant que cela pouvait être, une partie de son discours se voulait terriblement sincère. À croire que si elle avait une influence certaine sur sa cadette, cette dernière avait réussi à venir amadouer la redoutable marionnettiste. Une idée qui ne pouvait que lui déplaire et sur laquelle elle ne s’attarda pas.

- J’espère avoir le loisir d’apprendre à te connaître dans d’autres circonstances. Revenant donc sur le fait qu’ils étaient inconnus l’un pour l’autre. Mais, pour aujourd’hui, concentrons-nous sur Sayo, d’accord ? Elle lui adressa un sourire agréable. Elle va avoir besoin de nous et je te fais confiance pour la soutenir toi aussi.

Les choses étaient désormais claires, notamment quant aux motivations de la Tadaoki, ils purent reprendre leur route jusqu’à chez la bombe à retardement. Si elle était honnête quant au fait qu’elle ne l’accompagnait que pour la demoiselle, refusant donc l’offre qu’il lui avait fait, ce n’était pas pour autant qu’elle comptait l’oublier. Rangeant cette information dans un coin de sa tête, avec tout ce qu’elle considérait comme pouvant s’avérer utile à l’avenir, elle était persuadée qu’un jour, ça pourrait lui servir. Or, à l’heure actuelle, elle avait plus important en tête, une autre pensée qui se voulait aussi terriblement dérangeante.

- Je lui annonce ou tu lui annonces ? La question valait la peine d'être posée. Je sais que tu es de la famille, cependant, de ses crises, j'en ai essuyé plusieurs. C'était peu dire. Si tu ne te sens pas à l'aise de le faire, je peux m'en occuper. Car je t'assure qu'elle va jeter sa colère sur celui entre nous deux qui apportera la nouvelle. Un sourire se faisant presque triste suivi ses paroles. J'ai fait quelques conneries, entre nous deux et pourtant, elle m'a toujours pardonné... Je peux donc me sacrifier pour la cause, ça ne devrait pas trop faire mal à notre amitié.

Elle semblait positive sur ce fait, et ce n'était pas faux. Si elle en avait grassement abusé, de la patience de sa cadette, aujourd'hui, elle espérait seulement qu'elle comprenne ce qu'il se passait sans en venir à la détester. Après tout, elle n'était que l'oiseau de mauvais augure, en rien coupable de la situation si ce n'était que venir lui porter la nouvelle.

Un silence presque nerveux s’était installé entre eux et finalement, ils arrivèrent face à celle qui ne s’attendait pas du tout à ce qui allait tomber sur elle. Elle s’en sentirait presque coupable, si elle était en mesure d’éprouver une telle émotion. Levant sa main, elle toqua deux coups, comme à son habitude, avant d’ouvrir la porte, toujours comme à son habitude et s’inviter à l’intérieure sans que sa cadette ait à dire ou faire quoique ce soit. Elle fit signe à Shikarai de la suivre, haussant les épaules en guise de toute réponse s’il en venait à la questionner sur sa façon de faire. Voilà bien longtemps qu’elle n’attendait plus qu’elle l’invite à rentrer pour le faire.

- Sayo ? Son ton se voulait aussi serein que cela était possible, de la douceur qui était propre au personnage qu’elle incarnait. Sûrement comprendrait-elle qu’elle n’était pas seule. Rien à faire que tu sois occupée, j’ai à te parler quelques instants.

Seule s’étant exprimée, cherchant alors à amadouer la bête, elle attendit patiemment aux côtés de l’homme. Elle était habituée, de toute façon, la Nara, de la voir ainsi débarquer sans s’annoncer pour réquisitionner sa personne pour la journée. Cependant, sûrement en serait-elle surprise de la voir en compagnie de son cousin, accessoirement chef de son clan.

Spoiler:
 


Dernière édition par Tadaoki Asami le Lun 26 Fév 2018 - 7:31, édité 1 fois
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Lun 26 Fév 2018 - 7:10
Dans le petit appartement de la Nara, l’espace était encombré. Chaque recoin reporté son amour pour le savoir, sa grande curiosité et son affection pour le papier peut-être, entre les rouleaux de ses notes et les piles de livres ne rentrant plus dans sa bibliothèque. On pouvait dire que la jeune ombreuse avait deux passions ou passe-temps, étudier et découvrir de nouvelle chose pour flatter son ego dans la création et se défoulait pour mieux pouvoir penser en traînant dans les pattes de son mentor aussi souvent que possible. Et quand elle ne se forgeait pas par ces biais-là, c’était dans l’ombre d’Asami qu’elle aimait se reposer… Parlant d’elle…

-Cette garce ! Marmonnait la Nara dans sa barbe en claquant son livre entre ses mains.

Sa face sérieuse semblait la montrer fâchée, pourtant, au bout de quelques secondes, son fascié s’adoucissait pour rire à sa pensée. C’était, que la Nara avait eu des jours difficiles cette dernière semaine grâce à sa plaisanterie de la laisser trop parler, tandis qu’elle discutait ouvertement avec sa meilleure amie. Les racontars n’avaient jamais rien valu à ses yeux, les faits étant une vérité absolument que si elle les approuvait par elle-même, mais il fallait avouer que entendre parler les gens tout bas à son passage ou rire dans son dos à l’institut commençait légèrement à l’irriter. Si elle n’était pas si feignante, la genin aurait déjà cassé plusieurs nez. Sa frustration l’incita alors à mettre le nez dehors en ouvrant sa fenêtre pour profiter de l’air frais de cet hiver qui durait, les mains dans les poches, son regard se perdait dans l’horizon. Sayo n’aimait pas perdre son temps d’ordinaire, mais pour une raison évidente, elle avait changé ses habitudes de traîner en plus de ses heures de travail à l’institut pour ses travaux. Fallait dire, qu’elle tournait en rond un petit peu dans le domaine, comme enlisée. Un manque d’inspiration ? Ou de motivation. Ça arrivait parfois et beaucoup de petits problèmes cumulés en formaient un plus gros sur son mental. Lui qu’elle nourrissait dans les livres par exemple, mais…

-Cet abruti celui-là aussi… Quand elle repensait à Hanim ou Damin… Peu importe…

N’étant plus la bienvenue à la bibliothèque grâce à une fraiche connaissance qui se disait moine, ses deux repères de prédilections tombaient à l’eau. Une bonne inspiration lui offrait un sourire –assez rare pour cette bêcheuse, cela aurait été le moment idéal pour s’entraîner avec Shojito-senseï… Mais il était parti à Iwa…

-Saloperie d’iwajins… Déjà qu’elle les aimait pas de base.

Eux et tous les autres non kumojins en fait. Est-ce que c’était du fanatisme pour sa patrie ? Peut-être bien, mais c’était ce qu’on lui avait appris, son père pour leur clan, Shojito pour Kumo qui comptait plus que tout à ses yeux quand il lui en parlait. Avait-il fini par la contaminer ? En se retournant, la jeune femme fit face à une maison vide, Shiro lui faisait encore la gueule, leur entente était déplorable aussi depuis des semaines, ils ne se croisaient qu’à peine, sans se parler et Nué leur troisième colocataire… Plus de signe de vie depuis presque trois mois, son retour de la rencontre l’avait perturbé, il avait eu besoin d’air… Visiblement trop pour la Nara qui s’était lassée d’attendre de ses nouvelles. Inutile de dire que ses pères n’avaient pas plus de temps pour elle aujourd’hui encore plus que quand elle était enfant. Ses cousins, enfin surtout Shikarai était bien trop occupé maintenant pour qu’elle lui fasse perdre du temps et son cadet avait son chemin à faire, pas besoin qu’elle vienne le distraire de ce dernier. Au final, hormis Shojito et Asami…

La pensée lui fit baisser le regard, le vent frais balayait ses cheveux. Que valaient les connaissances si ce n’était nous distraire un temps ? Quel poids faisaient-ils dans la balance. Aucun, mais elle s’en foutait, déjà le blond et la brune lui demandaient beaucoup d’efforts, encore plus parce qu’ils se détestaient. Sa bonne humeur chassait alors sa déprime du moment, qui aurait cru que l’Ikezawa lui manquerait autant pour au final un si petit temps d’absence… Mais elle le voyait tous les jours, sa routine, peut-être même plus qu’Asami, comme une fille qui n’aurait pas coupé le cordon avec son père trouvant toujours une excuse pour rivaliser contre Hana, la fille du blond pour garder sa place de favorite. Un jeu idiot, mais s’il suffisait à son bonheur, c’était ok non ? C’Était dans des moments comme ça, que la Nara aurait eu besoin de traîner entre les griffes de son aînée, mais cette dernière lui avait dit avoir un rendez-vous important la veille… Alors quelle était sa surprise de la découvrir ouvrant sa porte.

-Asami ? S’étonnait distinctement dans la voix la jeune kunoichi en relevant un sourcil interrogateur, toujours les mains dans ses poches, assise sur le bord de sa fenêtre. Ce ton-là n’annonce rien de bon… Si c’est encore cette histoire avec Shizen, je vais me fâcher tu sais… Lui fit-elle un regard froncé avant de découvrir… Shikarai ?...

La pièce principale était en bordel, jonchée de livre ou de notes diverses, de kunais aux marquages ratés ou pas. Des piles de dossiers de ses travaux à l’institut, des gribouillis d’idées de techniques ou autres projets. La petite Nara parfaite, studieuse, kumojins irréprochable presque.

-Qui est mort ? Ou à déserter. Fit-elle d’un ton cynique, bien que sa malice lui faisait prévoir un truc du genre. Sa première pensée se tournait vers Nué.

Mais elle était loin, très loin du compte. Et pas du tout patiente.




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Invité

Mer 14 Mar 2018 - 19:40
Il est difficile pour moi de savoir si elle fut déconcertée ou non par ce que je lui ai annoncé. Toujours est-il qu’elle n’avait pas bronché. En vérité, je redoutais un peu sa réaction au départ. Certaine personne refuse que d’autre interviennent dans la vie de leur proche, quand bien même cela serait pour une bonne cause. Elle n’avait pas l’air ainsi. Elle était totalement encline à m’aider bien au contraire. Elle ne voulait visiblement que le bien de Sayo. Derrière cela, se cache presque toujours une once d’égoïsme. C’est vrai, en principe, lorsqu’on a peur pour nos amis, on a aussi un peu peur pour nous.

Merci. Je suis content que Sayo puisse compter sur une amie comme toi. Je te propose de nous revoir demain, on pourra parler de tout ça d’autre chose dans de meilleures conditions.

En continuant la conversation la Tadaoki avait abordé LA question. Avec une sorte de résilience, elle s’était même proposé de lui annoncer la nouvelle elle-même. Ce n’était pas son rôle cependant, et mon intention de l’associer à cela n’avait pas ce but. Et puis, je n’étais pas certain que Sayo ait besoin que l’on passe par quatre chemins pour lui annoncer cela. Mieux valait être totalement franc avec elle. Sans concession.

Non Asami. Je te remercie de le proposer, mais c’est moi qui m’en chargerais. C’est mieux ainsi.

Sayo ma cousine, comme une petite sœur supplémentaire que je n’avais jamais eu. Bien sûr que c’était moi qui m’en chargerais. Nous étions vite arrivés chez la Nara. Le vif du sujet allait enfin pouvoir être abordé. Lorsque l’on arriva, Sayo nous repéra avant que l’on entre. Elle était à la fenêtre. Elle ne m’avait pas vu sur le moment, et commença à parler de Shizen à Asami. Qu’est-ce qu’il avait à voir dans tout ça ? Peu importe, elle comprit vite en me voyant la gravité des événements qu’on venait annoncer. Une désertion ou un mort ? Elle était très proche du compte en fait.

Peut-être bien que ce sera… Toi. Dis-je avec froideur.

Sans vraiment lui demander la permission et emboîtant le pas d’Asami, nous étions entré dans l’appartement, puis nous l’avons rejoint.

Sayo, je ne vais pas y aller par quatre chemins, et j’espère que tu m’en seras grès. Ce sera difficile pour toi. Mais avant de te dire quoique ce soit, je préfère te donner mon avis au sujet de ce que vais t’annoncer. Cela concerne celui qui était jusqu’à présent ton professeur, Ikezawa Shojito.

En exprimant mes paroles, j’avais relié mon ombre à la sienne pour la contenir. Ce n’était peut-être pas très fair-play, mais en pareil situation je n’avais pas vraiment le choix. Afin de peser le coup de ses émotions, et le poids de chacun de mes mots en m’exprimant à elle, j’infusais mon chakra dans mon ombre afin de la sonder.

Tu verras forcément des choses à redire. Mais je t’assure que j’ai étudié le dossier, sous toutes les coutures. Tu connais mon pragmatisme. Je ne juge pas les gens, et je suis à même de comprendre, même certain actes, qui pourrait être horrible pour certain. Pour autant je ne les excuse pas. Les actes ici reprochés, te paraitront peut-être insignifiants, mais le lourd poids qu’ils possèdent suffit à justifier les actions intentées. Il risque une lourde peine de prison ainsi que la déchéance totale d’exercer en tant que Kumojin à l’avenir. Et avant que tu dises quoi que ce soit, avais-je dit en haussant le ton.
Je t’en prie, prend conscience de ce que je t’ai dit juste avant Sayo.

Comment allait-elle réagir ? Nous allions le savoir bien assez tôt. Asami allait sans doute s’avérer d’un grand soutient pour la contenir.

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Sam 17 Mar 2018 - 4:14
Le visage de son cousin était aussi grave que son ton, si bien que Sayo en perdait son sourire plaisantin, un mauvais pressentiment lui pesant sur le cœur. Enfin, si on aurait pu le dire ainsi, la Nara se voulait primant sur la logique avant tout, dans son idéal, mais damne comme ces deux-là étaient bien placés pour savoir à quel point elle pouvait être émotive. Sur certains sujets du moins. Le choix du mot au passé de « était » lui donnait à son tour de la sévérité dans les traits, une qui cachait en fait plutôt une inquiétude. Jusqu’à présent ? Il l’était et le serait toujours, vivant ou mort, la question ne se posait même pas, aussi, les premières phrases lui faisaient chauffer les oreilles, mais elle restait silencieuse craignant qu’on lui annonce un deuil. Ou plutôt, certaine que ce serait le cas, elle voulait anticiper pour garder la face…

Il aurait été sûrement préférable en fait.

La suite lui faisait froncer le regard, dans son esprit bien des choses se répercutaient entre elles. Avant toute réaction, la Nara semblait fixer assez livide ses deux invités de longues minutes durant lesquelles elle restait figée et muette, partant on pouvait deviner qu’il ne s’agissait là que d’une suractivité cérébrale la connaissant qu’une réelle déconnection. Tant qu’elle ne s’était pas encore aperçue d’être la victime de l’ombre de son cousin. Shikarai ne lui mentirait pas. Même si Kumo le lui demandait ? Elle voulait que croire que oui, parce que c’était important pour elle, mais pour autant, ces mots sonnaient faux dans ses oreilles. Déchéance et prison attendaient donc son sensei, mais pourquoi diable ? Autant, ne fut-elle pas fâchée encore, elle restait perplexe, voire totalement incrédule de ses informations. Le détail du dossier s’affichait en évidence dans son esprit. Un dossier dépendait des éléments ajoutés et choisis par ceux ou celui qui l’écrivent.

-Et de quoi est-il accusé exactement ? Insistait-elle lourdement sur le dernier mot dans un calme inquiétant. Dans le même temps, elle avait voulu bouger ses bras sans succès, se rendant alors compte du bonus de la rencontre. Sérieusement ? Lançait-elle d’un ton amer. Tu me kagename, chez moi, en traître… C'est en moi ou en tes arguments que tu n'as donc pas confiance ?

Son irritation sur la méthode était palpable, pourtant, la genin n’avait nulle envie d’engager l’affrontement, surtout que pour le moment, sa relative compréhension à l’affaire était due à sa curiosité.

-Et quand je te dis exactement, il va de soi que je ne me contenterais pas d’une réponse évasive ou d’un pseudo sceau de confidentialité. Tous les non-dits, seront des manquements d’argumentation ou de faits réels. Je t’écoute.

Nul doute qu’elle décortiquerait chaque mot, chaque emploi, de chaque phrase. Son regard carmin se tournait vers Asami qu’elle fixa avec tout autant de perplexité, qu’est-ce qu’elle venait faire là-dedans ? Tempérer sa réaction, alors ils savaient déjà qu’elle serait explosive, car en définitive avaient-ils les arguments faisant du bon sens ? Perçantes, ces pupilles revenaient sur Shikarai avant qu’elle ne se mette à… rire ?

-Non, faisons mieux. Allons chercher ce dossier, laisse-moi le lire. D’ailleurs de qui vient exactement cette décision ?

Petite Nara parfaite, arrangeante et donnant toujours ce qu’on espérait d’elle, même quand elle voulait le contraire, comme là, rager et affirmer à quel point cela ne faisait aucun sens venant de celui qui lui avait appris à respecter ce village, son bandeau, son titre. Pourtant, encore là, elle prit sur elle pour être la Nara réfléchie qu’on attendait d’elle. La cousine et l’amie fidèle, docile, malléable. À cet instant, elle se sentie comme une poupée de chiffon, marionnette de ses paires, peut-être bien plus encore dans les griffes d’un jutsu qui obstruait ses gestes pour ne même pas lui accordait le droit de se mouvoir ou de partir ? C’était ce qu’il imaginait d’elle, une créature impulsive qui aurait rejoint les portes d’une prison pour en briser les murs ? Certes… Elle aurait sûrement fini par le faire, mais pas aussi subitement, aussi stupidement. Après tout, aucun de leurs dires n’avaient de poids et n’en auraient jamais, car s’il y avait bien une chose dont elle était certaine, Shojito ne pourrait jamais lui mentir en la fixant dans le blanc des yeux.

-Je veux voir mon Senseï. Car il est toujours Shikarai et le restera, quoi que vous lui reprochez, ou comment vous le condamnez, il est le mentor qui a fait de moi une Kumojins. Une kunoichi, et cracher sur tout ce qu’il a pu être ou faire avant ça en se basant sur une potentielle faute reprochable ou non… Je ne vous le permettrais pas. Jamais. Est-ce que tu entends bien ce que je te dis : JA-MAIS. Comme je n’aurais jamais renié aucun de vous deux, même si c’est moi que vous blessez directement dans vos actes.

Son torse se bombait, avec ou sans Kagename, si elle savait déjà que les propos seraient graves à la réaction de son cousin et aux premières informations, un cœur alourdis ne suffirait pas à lui faire poser le genou à terre et simplement se complaindre. Sa dernière phrase n’eut alors rien d’anodine, car elle se doutait bien que parmi tous si c’était ces deux-là qui avaient été choisis pour le lui dire, c’était dans le but de la manipuler dans ses sentiments. Kumo était-elle aussi mesquine ? Ou voyait-elle le mal partout tout à coup ? Une chose était sûre, dès cet instant, la Nara se plaçait sur ses gardes, ne sachant pas exactement à quel saint elle devait se vouer…

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Dim 18 Mar 2018 - 13:27
Il fut donc décidé qu’il allait s’en charger. Sûrement assumait-il qu’il n’avait pas le choix, la mission lui ayant été incombé. Il était, après tout, sûrement le gradé le plus proche de la demoiselle, si on excluait le principal concerné de cette visite. La belle brune ne put que venir hocher de la tête et accepter sa décision, quand bien même se demandait-elle si elle était juste. Sayo pouvait se montrer aussi imprévisible que prévisible. Elle la connaissait par coeur, et ce, depuis des années, assez pour souvent prédire correctement les réactions qu’elle pouvait potentiellement avoir. Or, à l’heure actuelle, le sujet était d’une importance telle qu’elle ne savait sur quel pied danser, ni même ce qu’elle était supposée s’attendre d’elle. Elle soupira à cette idée, discrètement. Il n’y avait rien de plus qu’elle ne pouvait faire pour l’instant, si ce n’était que de se rendre chez la demoiselle et espérée qu’elle ne fasse pas tout exploser une fois les paroles franchiraient les lèvres de son cousin.

Arrivée chez elle en compagnie de l’homme, elle s’invita, comme à son habitude, déclarant qu’elle avait besoin de lui parler. À son seul ton de voix, se voulant hypocrite, elle comprendrait que quelque chose clochait. Ou alors qu’elle n’était pas seule. Dans les deux cas, elle aurait raison. Un sourire amusé vint étirer ses lèvres, ce qui détonnait avec le ton que la conversation allait avoir. Puis, sa cadette enchaîna. Cette fois-ci, sa remarque ne lui arracha aucun sourire. Elle aurait bien voulu pouvoir lui annoncer telle chose, que son abruti de petit-ami (ex ?) avait déserté. Ou encore qu’il était mort. Voir même que Shojito était mort dans l’exercice de ses fonctions. Peut-être qu’elle l’aurait mieux accepter. S’il était mort en héros, sûrement l’aurait-elle pleurer, or, elle n’en aurait pas été aussi révoltée qu’avec la nouvelle qui allait suivre. Silencieuse, elle se contenta d’hausser les épaules. C’était désormais au tour de Shikarai que de jouer ses cartes. Elle espérait sincèrement qu’il ait une bonne main, sans quoi les répercussions sur la demoiselle pouvaient être violentes.

Son regard porté entre les deux Nara, elle ne put cependant s’empêcher de remarquer l’ombre étendu de l’aîné des deux. Un nouveau soupire, tandis qu’elle secoua doucement sa tête de droite à gauche. La réaction de sa cadette ne se fit pas attendre, concernant tout ce qu’il venait de lui dire. Ils avaient raté. Totalement raté. Peut-être que lui ne le verrait pas ainsi, de par le calme qu’elle affichait, or, elle, elle le savait. Plus elle était calme et pire c’était. Une bombe à retardement, voilà ce qu’était la jeune Nara. Les questions et accusations fusèrent, en ce qui concernait l’emprisonnement de celui qu’elle considérait toujours comme son sensei. Pire encore, elle voulait aller le voir, lui demander dans le blanc des yeux ce qu’il en retournait.

Elle vint poser une main contre le bras de Shikarai, attirant par le même coup son attention. D’un regard, elle désigna l’ombre qui reliait les deux Nara ensemble.

- Sayo n’est plus une enfant, je pense que tu peux la relâcher. Ses prunelles vermillons vinrent se poser sur l’homme. Ce n’est pas nécessaire, vraiment. Pas vrai Sayo, tu sais faire preuve de maturité ?

Cette fois-ci, la flamme de son regard vint rencontrer celle chez sa cadette. Il y avait de nombreuses ressemblances physiques entre les deux femmes, assez pour qu’elles soient parfois confondues comme étant de la même famille, tant elles pouvaient passer du temps l’une avec l’autre. Toutes les deux cette même crinière sombre, tout comme ce même regard enflammé.

Elle ne savait pas sur quel pied danser. D’un côté, elle avait presque envie de se montrer sincère, dans l’inquiétude qu’elle avait pour sa cadette. Or, le verrait-elle sous cet angle ? Elle en doutait. Si elle se fiait à l’amertume de ses paroles, elle pourrait croire à une nouvelle façon de la manipuler pour l’amener à accepter ce qui lui était imposé. Elles se connaissaient sûrement mieux que personne. Et, depuis toutes ces années, la Tadaoki n’avait jamais montré qu’elle pouvait sincèrement se soucier d’elle. Ce qui l’amenait à un autre plan de match qui viendrait sûrement briser son masque face à un homme qu’elle ne connaissait pas. Préserver sa meilleure amie ou les apparences ? Elle soupira.

- La vie est injuste, mais il va falloir t’y faire. Contre toute attente, son temps était plus tranchant que ce qu’ils auraient pu se douter. Il y a de très fortes chances que les raisons de son emprisonnement soient, effectivement, confidentielles. C’est triste, mais c’est comme ça que va le monde. Et ça, tu le savais, en acceptant de devenir Kumojin. Il y a des choses qui se disent, d’autres non. Il y a des choses qui te concernent, et d’autres non. Pour cette fois-ci, aussi difficile ça peut te sembler, tu n’as pas le choix que de ravaler peu importe l’émotion que tu peux éprouver en ce moment-même et encaisser la nouvelle.

Si elle était calme, ce n’était qu’en apparence. En réalité, elle n’en menait pas large, sentant pour la toute première fois de sa vie ce que la culpabilité pouvait être. Elle aurait voulu se montrer plus compatissante, réellement. Ne serait-ce qu’un minimum. Lui offrir un peu de soutien. Toutefois, elle était convaincue que telle tentative ne pouvait fonctionner. Pas maintenant.

- J’ai passé les dernières années à t’expliquer pourquoi t’attacher aux autres pouvait t’être dangereux. Qu’est-ce que ça t’a apporté, au final ? Rien du tout. Nué s’est barré, sans rien dire à personne et voilà que Shojito est en prison. T’as l’air intelligente, toi, maintenant, non ? Toute seule à souffrir, ne te trouves-tu pas risible ?

Elle regretterait sûrement de s’afficher aussi franche face à Shikarai. Notamment parce qu’il lui avait proposé qu’ils se revoient, le lendemain, avoir la chance de discuter peut-être plus calmement. Une facette d’elle-même que peu de personne avait le loisir de rencontrer. Et elle aurait préféré que l’homme de la rencontre jamais.

- Et si tu déconnes, imagine, ce sont tous les autres dont tu seras privée. Shiro, Reiko, Itagami, Hisao, Hana. C’est vraiment ce que tu veux ? La mention de la fille de Shojito n’était pas innocente. Je doute que d’aller voir Shojito, là, maintenant, soit une bonne idée. Te connaissant, tu en profiterais pour observer les lieux et la première chose que l’on va apprendre demain matin, c’est que tu as fait exploser la cellule pour en faire sortir ton sensei.

Elle avait insisté aussi sur ce dernier mot. Il était son sensei. Il avait confiance en elle, à n’en pas douter. Assez pour la désigner comme marraine de sa fille. Assez, l’espérait-elle, pour qu’elle se calme, ou, tout du moins, accepte de se montrer moins vindicative, dans ses demandes. Appuyée, à moitié assise contre la table, elle venait de croiser ses bras sous sa poitrine, toisant sa meilleure amie du regard.
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Vérité et Sentiments. [T. Asami | N. Sayo]

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