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Un paquet suspect [Ft. Eiko]


Dim 25 Fév 2018 - 23:50
Tout avait commencé dans les cuisines de l’illustre clan Borukan, lieu qu’elle avait le plus souvent fréquenté depuis son arrivée ici. Préparation d’innombrables plats en farandoles étaient évidemment au rendez-vous. A cela, ajouter quelques discussions de mégères et vous obtenez à la lettre, le quotidien de la jeune Nora. Un quotidien qui ne lui déplaisait guère et qui lui rappelait fortement ses amusantes matinées à Kumo. Que ce soit du côté de la foudre ou de la roche, les femmes ne cachaient pas leur nature hypocrite et vocifératrice. Des tas de rumeurs saugrenues s’envolaient dans la pièce à fourneaux. Un homme aussi fier soit-il, se vexerait sûrement en entendant tous les potins dont il était victime ici…
Aujourd’hui en tout cas, le sujet principal ne semblait pas être un homme en particulier. Au contraire, les demoiselles avaient l’air de pester contre une femme. L’oreille peu attentive, l’ex-moniale ne suivit toute la conversation, ignorant même le prénom de la lady assaillie de propos vipérins. L’ex-vagabonde était occupée à concocter quelques petites friandises pour son homme. Ce dernier en réunion importante, elle espérait grandement que son petit cadeau puisse sincèrement le toucher. Quand la jeune femme avait en tête l’homme de sa vie, elle avait tendance à négliger les sujets ne le concernant pas. Une bonne ainsi qu’une mauvaise chose en soi…

« Nora-sama ? Vous avez deux minutes ? » avait humblement demandé la représentante d’un petit groupe de mégères.

L’acquiescement simple et respectueux, l’ex-religieuse se rapprocha d’elles pour les écouter. Au-delà de leurs sourires mesquins, ce groupuscule sembla solliciter la charitable aide de Nora. Apparemment occupée dans divers travaux importants, ils avaient besoin d’une gracieuse âme pour apporter un paquet à quelqu’un. Déterminée à représenter chaleureusement le Kumo de son homme, elle accepta aussitôt de leur prêter main forte, sans penser un instant qu’elle pourrait s’attirer quelques problèmes.
En effet, s’il était effectivement question de jouer les coursiers, la demoiselle des sables n’avait en revanche aucune idée de l’identité du destinataire. Dans les informations qui lui furent divulguées, il avait juste été précisé que le paquet devrait être remis à l’assistante du Tsuchikage, dans son bureau. Ce ne fut d’ailleurs l’unique mystère qui lui fut réservé. Dès que le contenu du colis était abordé, les quémandeuses semblèrent furtivement éviter le sujet. Leurs gloussements répétés n’inspiraient rien de bon, mais ayant déjà accepté le job, le retour en arrière ne semblait plus possible.

Au moins, elle pouvait les remercier pour les indications géographiques. En un rien de temps, Nora était arrivée devant la porte du bureau de l’assistante… ou du moins, ce devait être son bureau. En fait, elle n’en était même pas sûre. Aucune plaque avec le nom de l’assistante en question ne fut visible… ou bien n’y avait-elle vraiment pas fait attention. Cette espèce d’hésitation était la preuve qu’elle espérait vite retourner à ses véritables occupations : son fiancé. Le souffle blasé, elle toqua donc hâtivement à la porte. Une fois, puis plusieurs fois. Sans aucune réponse ! Attendre ? Ne pas attendre ? Définitivement pressée, elle tourna le levier de la porte, sans s’étonner que ladite pièce ne soit ni verrouillée, ni surveillée.
Face à sa vue non abasourdie, un bureau était fièrement dressé devant une petite fenêtre. Sur les côtés, plusieurs étagères de dossier se fixaient lourdement. Un espion aurait saisi l’opportunité de lire tous les rapports y figurant, mais impatiente, Nora se contenta de poser le paquet sur la table et de rebrousser chemin vers la porte qu’elle avait elle-même refermé lors de son arrivée. Une aventure toute simple et qui déboucherait à la continuité de ses activités précédentes. C’était ce qu’elle imagina ! Alors donc qu’elle voulut poser la main sur le poignet de la sortie, celle-ci s’affaissa tout d’un coup. Aucune pression n’y avait été fait de sa part… ce qui voulut clairement dire qu’une personne était sur le point de rentrer dans cette pièce.

Un sourire complètement stupide détruisait son visage. Elle ne savait quoi faire face à la personne qui rentrerait d’une seconde à l’autre ici. A juste titre, elle comprenait qu'elle n'avait rien à faire ici ! Douée d'une sagesse désespérée, son cerveau l’alertait déjà que cette matinée était partie pour être un véritable calvaire…
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Lun 26 Fév 2018 - 14:30
Il y avait de ces journées particulières où rien n’allait comme elle se l’était imaginée. Tout d’abord, tranquillement assise dans son bureau, voilà que la tornade faisait son entrée, s’asseyant sur ce dernier, écrasant alors du même coup les dossiers sur lesquels elle s’était penchée. Habituée à cette façon de faire de la Hyûga, elle se contenta de soupirer avant de relever ses prunelles sur cette dernière, le sourcil arqué. Lorsqu’elle croisait ses jambes de cette façon, lui adressant son regard amusé, un sourire narquois aux lèvres, elle le savait que cela ne présageait rien de bon. Elle ne pouvait donc qu’attendre que le génie créatif de la demoiselle s’exprime et qu’elle lui partage l’ingénieuse (terrible) idée qui venait de lui traverser l’esprit. A priori, elle se devait de quitter le bureau, elle avait quelque chose à lui montrer. Bien évidemment, cela fut soldé par un non assez catégorique, elle avait autre chose à faire que se retrouver victime de ses élans créatifs. Les Kumojins allaient bientôt quitter le village caché de la roche et donc, de ce fait, elle avait encore quelques documents à mettre en ordre, tout en s’assurant de transmettre quelques documents à l’ombre, ce dernier devant y apposer sa signature.

Or, sa fidèle acolyte ne l’entendait pas de cette façon. Ce fut donc pour cette raison que Iago, son oiseau de malheur, vint s’emparer de l’un des dossiers sur son bureau pour quitter la pièce. Un long et profond soupire s’échappa des lèvres de la Zetsu, dont son poing se serrait, prête à l’abattre sur celle qui était à nouveau venu lui mettre des bâtons dans les roues, sûrement pour son propre plaisir personnel. La mâchoire serrée, elle se leva de sa chaise sans rien dire, attrapant sa ceinture qu’elle avait laissé aux côtés de la porte, ses deux épées s’y trouvant accrochée, partant alors à la poursuite du stupide piaf pour retrouver ces documents envolés. Si on lui avait dit que devenir l’assistante de l’assistante du Tsuchikage serait de poursuivre un kuchyiose qui s’amusait à lui mener la vie dure tout en s’assurant que sa propriétaire se tenait là où elle devait se trouver, elle aurait refuser le poste sans aucun doute. Or, maintenant qu’elle y était, forcée à des responsabilités, il était trop tard pour faire marche arrière.

- Je te jure Sana’, je vais avoir ta peau…

Finalement, elle retrouve l’oiseau, tout comme sa maîtresse, un peu plus loin, cette dernière lui sifflant qu’il était malsain de passer autant de temps à l’intérieur. Se souciant peu de son commentaire, elle arracha du mec de l’oiseau le dossier qu’il lui avait dérobé et se décida de retrouver sur son lieu de travail, ce qui se voudrait beaucoup plus productif que de passer son après-midi avec Sanadare.

Revenue à l’endroit initial, qui se voulait vide de vie à un tel moment de la journée, ayant même entendu ceux se trouvant à l’avant qu’ils comptaient aller déjeuner ensemble, l’invitant du même coup pour qu’elle se retrouve à faire comme à son habitude, à savoir refuser, elle adressa un long soupire. Les jours se suivaient sans se ressembler et ce n’était aucune surprise alors qu’elle partageait le quotidien de l’actuelle assistante du Tsuchikage, qui semblait avoir accepté ce poste que pour pouvoir mieux lui mener la vie dure. Observant autour d’elle ce vide de vie, appréciant le silence qui en découlait, elle se rendit jusqu’à son bureau en quelques enjambées. La main posée sur la poignée, elle ouvrit la porte, pour finalement y voir une femme à l’intérieure, ce qui fut assez surprenant pour celle qui s’attendait à tout simplement pouvoir travailler tranquillement, mais surtout, ranger le dossier qu’elle tenait en main, qu’elle avait réussi à récupérer auprès de l’idiot d’oiseau.

Son regard s’attarda sur la nouvelle venue sans qu’elle ne daigne dire quoique ce soit. Stoïque, son regard était froid, voir même glacial, comme à son habitude lorsqu’elle se trouvait en présence d’inconnus. Elle faisait attention, faisait même beaucoup d’efforts à ce niveau, à chercher à être plus sympathique, plus agréable. Or, à l’heure actuelle, elle n’était même pas certaine si elle devait se montrer sympathique, pas alors que quelqu’un de la délégation kumojin s’étant rendue jusqu’ici se trouvait dans son bureau sans y être invité. Souhaitaient-ils les trahir alors que l’alliance n’était toujours pas scellée ? S’agissait-il du but de toute leur démarche, à savoir accéder à l’information interne d’Iwagakure ? L’idée était peu plaisante, bien que possible et donc, elle se rassura en se disant que, pour l’instant, elle n’avait pas à se montrer sympathique.

- Déclinez votre identité et la raison de votre présence ici. J’imagine ne pas avoir à vous rappeler que cet endroit est interdit de visite, à moins d’y être spécifiquement convoquée ?

Elle était jeune, la Zetsu, petite même. Cela ne l’empêchait pas de s’adresser à la femme d’un ton presque cassant tandis qu’elle ne le quittait pas des yeux. Elle ne se laissait que très rarement intimidée par les apparences, sachant que les coups les plus doux pouvaient être les plus fatals. Elle-même faisait partie de cette catégorie. Alors, elle ne sous-estimait pas la jeune femme, une main s’étant même posée au pommeau de l’une de ses épées, se contentant de la dévisager, attendant une réponse de sa part.

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Mer 28 Fév 2018 - 19:21
Le pire scénario possible. Le quiproquo ! Avant même d’accepter la folle requête de ces mégères, elle aurait dû prévoir une telle fatalité. Maintenant, elle n’avait d’autre choix que de l’affronter, d’une quelconque manière qui soit. Nora n’oubliait pas qu’être à Iwa impliquait un comportement irréprochable. De ce fait, l’utilisation de la violence était évidemment à proscrire. De toute façon, l’ex-vagabonde n’était pas du genre à compter sur ses flamboyants coups de tatanes. Jusqu’au bout, elle essayerait de régler diplomatiquement le problème. Elle était notamment boostée par Shojito qui avait fait les frais de son indiscipline. Plus que de déshonorer le blason des Metaru, finir dans la même prison que l’armoire à glace était vraiment la pire des hontes.
L’air serein et peu affecté par la situation, Nora se mit donc à analyser les possibilités qu’elle avait. En face d’elle, se trouvait une ravissante demoiselle. Du moins, ravissante en apparence. En effet, elle avait une silhouette svelte colorée d’une peau de bébé. De plus, sa capillarité albinos n’était pas sans lui rappeler celle de son irrésistible fiancé. Un bon nombre de points communs qui pourraient donc mener à une bonne entente. Néanmoins, le visage impartial affiché par l’interlocutrice n’incitait absolument pas à la création d’une discussion pacifique. Il fallait que l’ex-moniale dédramatise la situation sans quoi elle serait dans de beaux draps :

« Détendez-vous Mademoiselle ! Je suis venue ici sans aucune mauvaise intention ! Vous pouvez me croire sur parole ! » avança-t-elle sur un ton doux et religieux.

Le regard audacieusement assuré, elle avait l’air nullement effrayé par ce délicat malentendu. Avant d’être casée chez les Metaru, Nora avait toujours vécu ainsi. Sans cesse ébouillantée par le goût du risque. L’on pourrait presque dire que se fourrer dans ce genre d’insupportables pataquès était l’une de ses plus immuables habitudes. Dieu seul, pourrait vous dire comment cette folle a toujours pu s’en sortir sans trop de problème. La résolution de « l’affaire créancier » tenait vraiment du miracle divin… Mais revenons à nos moutons.
Le premier détail à régler était évidemment l’épée. Tant que la guerrière ne la dégainerait pas, tout irait bien. Le problème étant qu’elle ne daignait quitter la garde de son katana. Le risque de décapitation était donc toujours présent. Pour autant, elle ne paniquait pas d’un millimètre. Non seulement, elle n’avait rien à se reprocher, mais en plus, elle n’était ni la première et ne serait ni la dernière personne qui lui pointerait une arme au nez. Désamorcer l’ambigu passait néanmoins par la non-utilisation de ce sabre, ce qu’elle devait confirmer par le dialogue :

« Je ne suis pas non plus venue dans cette pièce pour me frotter à une guerrière de votre trempe, rassurez-vous ! » enchaîna donc-t-elle, non sans abuser sur les flatteries.

Nora n’avait pas l’habilité de sonder précisément les capacités d’un adversaire. Par le biais d’analyses successives, elle était capable de s’en faire une idée approximative, sans nécessairement approcher de l’ultime vérité. En absence de combats, elle ne pouvait donc se faire une idée du niveau de lady bloquant la sortie. Si ça se trouve, l’ex-moniale avait peut-être suffisamment de compétences pour la rétamer… Là n’était toutefois pas la question. Les flatteries avaient pour but de faire fléchir la sévérité de la demoiselle. Une espèce de moyen de capitulation où l’ex-moniale reconnaissait grossièrement qu’elle ne gagnerait probablement pas un affrontement qui les impliquerait toutes les deux.
Et de toute façon, quand on y pense, Nora n’avait aucun compte à rendre avec cette demoiselle, en supposant qu’elle n’était pas l’assistante du Tsuchikage. En effet, de son point de vue, une assistante de Kage était une civile non-armée, pointilleuse dans son travail et dégageant une proximité affective que n’avait pas nécessairement le Kage. Metaru Mei correspondait parfaitement à ce descriptif et selon Nora, il était donc tout à fait logique que l’assistante du Tsuchikage remplisse les mêmes critères. Immédiatement, elle omit donc le fait que la menaçante demoiselle puisse être l’assistante de qui que ce soit. D’ailleurs, elle le lui précisa humblement :

« Je ne cherche en aucun cas les problèmes, la seule personne avec qui je dois m'entretenir étant l’assistante du Tsuchikage... j'espère pouvoir la rencontrer rapidement ! » lui confirma-t-elle le ton sincère tout en dédramatisant la situation.

Espérons que l’ex-moniale ait réussi à calmer le Dobermann à la froideur acérée…
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Jeu 8 Mar 2018 - 17:56
Aucune mauvaise intention, de ce qu’elle disait. Elle semblait calme, peu menacée par ce qu’il se passait. La Zetsu en vint donc à hésiter. Était-ce une trop grande confiance en elle-même qui lui donnait cet air serein ou, au contraire, était-ce qu’elle était sincère dans ses propos et donc, par conséquent, elle n’avait rien à craindre ? Elle soupira, relâchant le pommeau de son arme. C’était déjà un bon début. Son aura était toujours glacial, comme à chaque fois qu’elle se retrouvait face à une inconnue sans qu’elle n’ait prévu le coup. D’ordinaire, elle arrivait à bien tenir son rôle d’assistante car elle savait se montrer plus douce et conciliante lorsque derrière son bureau, sans compter qu’elle prévoyait à l’avance ses rendez-vous, et donc, elle avait le temps de mentalement se préparer à ces derniers. Elle n’aimait tout simplement pas être prise par surprise, encore moins lorsqu’elle pouvait se sentir menacée. N’accordant que très difficilement sa confiance, elle se voulait méfiante d’à peu près tout le monde.

Elle passa outre le compliment, n’ayant pas besoin que quelqu’un vienne lui flatter l’ego. Si elle souhaitait l’amadouer de cette façon, elle s’en était prise à la mauvaise personne. Les compliments n’avaient que très peu d’effets sur celle dont la confiance avait été brisée bien des années plus tôt. L’héritière n’avait jamais été assez bien, ouvertement déclarée comme une erreur par son père. Il avait voulu un homme et elle était une femme. Il avait voulu faire d’elle une imposante guerrière et, au final, elle n’était que poupée brisée derrière ce mur de glace qu’elle élevait entre les autres et elle-même, affichant une confiance qu’elle ne possédait pas. Elle était une gamine qui se cherchait, qui se redécouvrait et qui essayait d’avancer en ce monde hostile où elle avait été jeté sans rien ni personne pour la retenir alors que de violents courants l’amenaient loin de la rive.

Bien évidemment, elle cherchait à voir l’assistante du Tsuchikage. La demoiselle soupira une nouvelle fois, bien que son expression semblait immédiatement plus douce. La main toujours à sa ceinture, elle la décrocha pour venir déposer ses deux épées près de la porte tout en s’avançant dans le bureau. Elle espérait seulement que cette femme n’en vienne pas à porter plainte face à l’accueil peu agréable qu’elle venait de recevoir, ne serait-ce que parce qu’elle n’avait pas spécialement d’excuses, si ce n’était qu’elle s’était sentie menacée par la présence d’une inconnue dans son bureau. D’un geste de la main, elle lui désigna la chaise face au bureau qu’elle contournait elle-même pour venir prendre place derrière celui-ci, désormais désarmée.

- Je suis désolée. Son ton était sincère. Je suis Zetsu Eikō, assistante du Tsuchikage. Elle marqua une pause, quelques instants, laissant apparaître l’esquisse d’un sourire. Ou, plutôt, la situation est assez particulière, mais je suis celle que vous chercher.

Elle ne cherchait pas à s’étaler sur le manque cruel de responsabilité dont pouvait faire preuve Sanadare, tout comme ne souhaitait-elle pas s’attarder sur le fait qu’elle était l’assistante de l’assistante de l’ombre du village. Un titre qui se voulait presque risible et qui pouvait amener de nombreuses questions pour ceux ne connaissant pas le tempérament flamboyant de la Hyûga. Mieux valait ne pas trop attirer de regard suspect, ni même faire honte au village caché de la roche auprès de la délégation kumojin. Bon, pour le coup, c’était peut-être un peu raté, de part sa réaction première à sa présence dans le bureau, mais peut-être bien aurait-elle le loisir de rattraper le coup. Derrière le bureau, elle observa avec attention ce qui semblait être un… Paquet cadeau ?

- Pourquoi cherchiez-vous à vous entretenir avec l’assistante du Tsuchikage ?

Son ton était désormais beaucoup plus calme, sa voix plus douce. Elle faisait des efforts, depuis un certain temps, tant pour améliorer sa propre vie sociale que pour correspondre à ce que l’ombre pouvait s’attendre d’elle. Certes s’occupait-elle surtout de rattraper les erreurs de la Hyûga, mais elle voulait surtout lui faire comprendre qu’il n’avait pas tort de lui faire confiance. Elle se montrait donc, lentement mais sûrement, bien plus sympathique qu’elle l’avait été à une époque. Elle avait fait des progrès et c’était la seule chose qui lui importait pour l’instant. En espérant qu’elle puisse ainsi chasser la première image plutôt désagréable que la femme eut d’elle.

- Et puis, je me demandais… Est-ce que cela vient de vous ?

Elle arqua un sourcil, sceptique, désignant le paquet se trouvant devant elle. Son ton n’était nullement accusateur, tout simplement curieux. Car si tel n’était pas le cas, est-ce que quelqu’un d’autre s’était infiltré dans son bureau ? L’idée saugrenue que Sana puisse être derrière tout cela lui effleura l’esprit. Peut-être était-ce la raison pour laquelle elle l’avait traîné hors d’ici… Sans considérer nécessairement la femme lui faisant face comme de mèche avec sa meilleure amie, la possibilité n’était pas à exclure qu’il s’agissait peut-être bien d’un énième plan de cette dernière pour se jouer d’elle.

Elle ne changerait donc jamais.

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Ven 16 Mar 2018 - 1:51
Victoire ! Victoire ! Victoire ! Le Dobermann semblait s’être calmé… du moins en apparence. Il ne montrait plus d’effrayants crocs en recherche de chair fraîche. Un premier soulagement pour la future Metaru, essayant d’éviter le plus les problèmes. Elle n’était pas à Kumo et se devait donc de contrôler ses manières. De plus, l’exemple Ikezawa l’avait solidement sensibilisé contre toute tentative de connerie. Le désamorçage fut donc de loin la meilleure nouvelle qu’elle eut de la matinée. Compte tenu de sa brillante plaidoirie, elle avait même été conviée dans le bureau de ladite secrétaire du Tsuchikage. Quand on y pense, ce cadeau pouvait aussi bien être une consécration qu’un poison. En effet, rien ne dit que les problèmes n’allaient se multiplier en restant ici. Si Eiko avait décemment cessé de tenir son épée, rien ne dit qu’elle ne recommencerait pas si elle en estimait la nécessité…
En parlant d’Eiko, la demoiselle des sables fut un brin surprise en apprenant la vérité. La froide demoiselle se tenant devant elle était donc la fameuse assistante du dirigeant de la roche. Un profil assez différent de Mei Metaru, la titulaire au poste à Kumo. Par comparaison des deux demoiselles occupant ce même travail, Nora constatait joviale, que la véritable Dame de Fer n’était pas celle que l’on pouvait croire. L’on pouvait être une Margaret Thatcher sans être une Dame de Fer. De toute manière, seule l’efficacité administrative d’une secrétaire importait réellement aux yeux d’un dirigeant. L’harmonie de leurs caractères passait ensuite au second plan. Par conséquent, même si les mirettes d’Eiko étaient glacées, la qualité de son travail devait sûrement hallucinante.

Hormis ce bref incident, la lady albinos s’était reprise sur une note plus gaie. De petits sourires parachevaient chacune de ses paroles pour mettre à l’aise, celle qu’elle avait invité ici. Sa joie était retenue, typique des sévères bureaucrates et des vieilles familles aisées. Malgré tout, l’ex-moniale avait le sentiment qu’elle pouvait mieux faire. Pour des Reiko, afficher un sourire plus enthousiaste était une mission ‘’impossible’’, mais cette femme n’était pas l’ogre de Kumo… Peut-être que l’assistante se comportait ainsi avec les invités. En devenant son amie, une ouverture pourrait potentiellement se faire et des changements seraient visibles… Ne brûlons pas les étapes ! Nora venait à peine de se sortir d’un sacré pétrin. Il était maintenant temps d’instaurer un climat de confiance entre elles :

« Il m’a juste été demandée de vous l’apporter, Mme l’assistante du Tsuchikage ! » rétorqua-t-elle humblement des suites de sa dernière question.

Elle était la plus grande force de Nora : la sérénité ! Intérieurement, il y avait encore un peu de boulot avant de trouver l’ultime paix. Extérieurement par contre, la quiétude émanant de tout son être était irrespectueuse. Rare étaient les gens capables de faire fléchir le chatoyant flegme égayant sa facette. Effectivement, la gentillesse de l’ex-moniale faisait d’elle, une femme facile à approcher. Cependant, sa déroutante barrière de tranquillité la rendait difficile à cerner. Eiko était sûrement arrivé à cette conclusion également. La violence ou la torture envenimerait plus la situation qu’autre chose. Pour percer le mystère qu’était Nora Leoko, le débat pacifique était de loin la meilleure des solutions.

« Et si je ne dis pas de bêtises, il devrait contenir… » ajouta-t-elle en laissant son parler en suspens. Un rire idiot fusa tout d’un coup dans la pièce. Elle ne savait absolument pas le contenu du sac.

La faute aux femmes du clan Borukan. Il ne s’agissait nullement d’un manque d’informations involontaire. Elles savaient pertinemment le contenu du paquet, mais n’avait pas jugé nécessaire de mettre au courant leur nouvelle camarade. En se souvenant de leurs petits regards mesquins, la demoiselle des sables eut aussitôt un mauvais pressentiment vis-à-vis de ce panier. Peut-être que son contenu était justement le fruit d’une fomentation la dépassant complètement. Ou peut-être se faisait-elle juste des idées ! Ayant récupéré le colis dans les cuisines, peut-être s’agissait-il d’un bon repas… Ah du repos lui ferait le plus grand bien. Nora ne souhaitait pas vraiment réfléchir à la question. S’attirer de gros problèmes lui porterait préjudice et sa place chanceuse de fiancé du Raikage ne l’aideraient clairement pas éviter les sanctions…
Néanmoins, la curiosité n’était guère inexistante. Suite à toutes ces péripéties, il serait normal d’être un brin intrigué par le contenu de ce paquet : paquet qui n’était qu’un gros panier d’osier et dans lequel le contenu avait été enroulé avec un torchon opaque. Après avoir affrontée les menaces d’attaques d’Eiko, elle avait décemment droit à une récompense, d’où son habile discours tout à l’heure. Faisant mine d’avoir oublié ce que devait contenir son colis, elle allait piquer un petit regard dans ledit panier afin de connaître la nature du contenu. Un plan net et sans bavure… sur le papier. L’assistante n’aurait pas son mot à dire et l’indiscrétion de Nora serait comblé.

Elle tira donc le panier vers elle et le posa sur ses genoux. Les mains méticuleuses, elle déroula ensuite le torchon pour voir avec stupéfaction le secret du fameux paquet. La sérénité faciale de Nora s’était brisée aujourd’hui ! Lingerie osée, Menottes, Fouets SM, dildos exotiques et démesurés, bâillons à boule et autres flacons aux liquides suspicieux. Il y avait là la panoplie complète de la nymphomane… ce à quoi l’ex-moniale ne s’attendait absolument pas ! D'autres bricoles incompréhensibles furent aussi présentes dans le sac, mais effarée par les premiers objets, Nora omit les autres complètement. L’assistante du Tsuchikage était donc ce genre de femmes, aimant les plaisirs de la chair… et les plaisirs extrêmes de la chair. Nora ne retenait pas la rougeur qui attaquait ses joues. Chacun ses plaisirs, bien sûr, mais elle était toujours choquée de savoir qu’il existait une telle réalité. Les apparences étaient vraiment trompeuses…

« Je-Je-Je… A ça y’est ! Je m’en souviens, maintenant… J’avais oublié que vous-vous-vous étiez ce-ce-ce genre de demoiselles, Mme l’assistante... » beugla-t-elle complètement gênée par le contenu de ce panier. Elle payait le fruit de son mensonge par une gêne incontrôlable...

Depuis qu’elle était réellement fiancé à Shuu, Nora avait l’habitude des ébats lascifs et brutaux. Là n’était pas le problème ! Jamais, elle n’avait su que l’assistante du Tsuchikage aimait à ce point ce genre d’activités. Remballant vite le tout, elle déposa le paquet sur la table pour le remettre à sa véritable destinataire. Toujours affectée par cette découverte, elle ne sembla pas imaginer un instant être la victime d’un regrettable quiproquo…
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Lun 19 Mar 2018 - 18:09
Le paquet ne venait donc pas d’elle. Ou, tout du moins, elle n’était que la désignée pour venir le lui livrer. Hochant doucement de la tête, elle n’était pas certaine de ce qu’elle devait faire. Déballer le cadeau face à elle ? Attendre qu’elle quitte les lieux avant de s’y attarder ? La suite, cependant, attisa sa curiosité. Que devait-il contenir ? Même celle se trouvant devant elle ne semblait pas très confiante quant à la réponse à cette question. D’un naturel méfiant, elle évita cependant de se laisser aller à la paranoïa. Après tout, il n’y avait aucune raison pour que Kumo veuille s’en prendre à Iwa, non ? S’ils étaient là, c’était bel et bien pour une alliance et donc, de ce fait, elle ne pouvait que tenter d’accorder sa confiance en l’inconnue et en le paquet qu’elle avait amené jusqu’ici, sans savoir ce qu’il pouvait bien contenir. Après tout, si le pays de la foudre souhaitant s’en prendre au pays de la terre, avec un si faible nombre d’effectifs, elle doutait fortement qu’un seul d’entre eux soit en mesure de quitter le village. Ce n’était pas une menace mais bien un fait. Le village caché de la roche avait de nombreux shinobis qui avaient su se démarquer par leur puissance. Et si elle ne doutait ni ne sous-estimait pas la foudre, elle restait convaincu qu’en si petit nombre, ils ne pourraient avoir l’avantage. Sauf si, effectivement, une guerre se préparait et que le reste des shinobis de leur village se rapprochait déjà d’Iwa.

Toutefois, elle préféra ne pas s’attarder davantage sur ces pensées négatives. Il ne valait pas la peine que de penser ainsi. Après tout, on lui avait souvent reprochée sa méfiance qu’elle avait vis-à-vis d’autrui, cette distance qu’elle imposait avec les autres. La demoiselle dont elle ne connaissait toujours pas le nom semblait être une personne somme toute assez calme, bien qu’espiègle, rien de bien menaçant ne semblait provenir d’elle. Peut-être s’agissait-il de la personne idéale pour faire un pas dans la bonne direction ? Soupesant cette idée, la tête légèrement inclinée, elle l’observa, un sourcil arqué, déballer le cadeau qui se devait d’être pour elle. Soit, si elle était curieuse, elle ne pouvait que compatir. Sûrement avait-elle aussi envie de s’assurer que tout était exactement comme elle l’avait voulu.

Sa réaction, toutefois, fut plus que suspecte. Que ce soit le rouge de ses joues ou encore le ton adopté pour s’adresser à elle, décidément, quelque chose, concernant le cadeau, avait dû la choquer. Désormais elle-même plus que curieuse, elle attrapa le cadeau, l’air de se demander ce qu’elle pouvait bien dire lorsqu’elle la désignait comme était ce genre de femme. S’étant levée, elle déballa le cadeau sur le bureau, son regard se posant alors sur tout ce qu’il contenait. L’innocence frappante de la demoiselle lui empêcha de comprendre, dans un premier temps, ce qu’elle avait sous les yeux, comme si son cerveau s’assurait de la préserver. Puis, lentement, l’information fut traitée, le rouge venant colorer ses joues dans un effet presque immédiat. Les yeux écarquillés, elle referma le tout aussi rapidement qu’elle l’avait ouvert, la gêne plus que visible sur ses traits.

- J-je ne suis pas ce genre de d-demoiselle ! S’était-elle sentie le besoin de préciser, elle qui n’avait encore jamais connu de moment plus intime avec quiconque. V-vous d-devez certainement faire erreur sur le personne, m-mais ce ne devait clairement pas être p-pour moi !

Agitant les mains devant elle, elle tentait de chasser l’idée que l’inconnue pouvait avoir d’elle. L’avoir put, sûrement que l’héritière Zetsu se serait enfoncée dans le sol pour ne plus jamais en ressortir. La gêne, la honte, voilà deux sentiments bien présents dans son expression, tandis que son regard se voulait presque paniquer. Elle devait clairement faire erreur sur la personne. Ce paquet n’avait pas dû être pour l’assistante. Sauf si…

- Ah mais je sais ! Elle semblait prise d’une confiance nouvelle. C’est qu-que vous v-voyez, je ne suis pas tout à fait l’assistante, donc ce c-cadeau ne devait pas être pour moi !

Balbutiant encore certains mots, elle réalisa cependant tout ce qu’elle venait de dire. Si ce ne semblait pas être grand chose, aux premiers abords, elle venait tout de même d’admettre ne pas être celle qu’elle avait pourtant dit être en l’invitant en ces lieux. Secouant doucement de la tête, une main vint se porter à son visage, glissant sur celui-ci tandis qu’elle fermait les yeux, quelques secondes, le temps de remettre de l’ordre dans ses pensées, mais surtout, de chasser les images s’étant imposées à son esprit avec pareil attirail qui lui était offert. Est-ce que la lingerie lui ferait…? Non ! Elle ne pouvait tout de même pas penser ce genre de truc, pas maintenant. Ni jamais même.

- Je suis l’assistante de l’assistante du Tsuchikage. Un soupire s’échappa de ses lèvres. Ça peut sembler un peu complexe, dit comme ça, mais les circonstances ont fait que l’actuelle assistante n’est pas des plus… Fiable, si je peux m’exprimer ainsi. Je l’assiste donc et m’occupe de tout ce qu’elle trouve ennuyant à faire. Donc à peu près tout, en réalité.

Un léger rire s’échappa de ses lèvres, toujours aussi nerveuse, son regard se portant à nouveau sur le paquet sur son bureau. Que devait-elle faire ? Il était absolument impensable qu’elle remette elle-même ce paquet à Sanadare, peu importe l’excuse qu’elle aurait, elle trouverait le moyen de la désigner comme initiatrice d’un tel cadeau. Ce qui était loin d’être le cas. Elle n’était pas aussi tordue.

- Vous voulez le garder ?

Question posée en toute innocence, sans même penser quelques secondes à ce qu’elle lui proposait réellement. Souhaitait-elle garder tout ce que contenait le paquet pour son propre plaisir personnel ? Ses mots avaient dépassés sa pensée.

- Pourrais-je savoir votre nom ?

Encore une fois, une question semblant sortie de nulle part. Les pensées s’enchaînaient dans son cerveau tandis qu’elle faisait tout son possible pour complètement ignorer le contenu du panier et faire abstraction de sa présence. Déjà qu’elle portait toujours le rouge aux joues, mieux valait ne pas s’attarder plus longtemps sur ce qu’il était et ce qu’il représentait.

Et si la femme refusait de l’embarquer avec elle, qu’allait-elle bien pouvoir faire de ça ?

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Jeu 29 Mar 2018 - 0:25
La surprise était autant visible sur son visage que sur celle de la pseudo-assistante. Comme la demoiselle faisant face à Nora l’avait si bien expliqué, les circonstances particulières avaient amené l’albinos à se présenter comme étant l’assistante directe du Tsuchikage. Pas vraiment un mensonge en soi. Son lien hiérarchique n’était pas direct officiellement, mais officieusement Eiko semblait celle à qui la tâche de ‘’secrétaire’’ avait été confiée. Contrairement à Kumo, la bureaucratie de la Roche ressemblait à un véritable bazar. Forcément, l’efficacité de l’administration devait en pâtir, mais il ne fallait pas sauter à de hâtives conclusions. Seul cet unique cas désespérant avait été relevé par les yeux attentifs de la demoiselle des sables. Après avoir rétabli un statut quo tout à l’heure avec Eiko, elle ne gagnerait absolument rien à casser du sucre sur le dos de la Roche :

« Nora, Leoko Nora de la délégation Kumojin ! »
répondit-elle énergique, n’arrivant toutefois pas à montrer autre chose qu’un sourire embarrassé.

Le sujet en lui-même n’était pas déplaisant. Le contexte en revanche était abasourdissant. En acceptant de passer un séjour ici, loin de sa base du nuage, jamais, elle n’aurait cru savoir un jour que l’assistante du Tsuchikage utilisait ce genre d’équipements. Quiconque était-elle. Le visage de la froide Eiko, associé à cette farandole d’objets de plaisirs, l’avait décontenancé, mais elle se rassurait un peu d’entendre sa version des faits. Aucune femme forgée avec droiture et férocité ne s’abandonnerait à de l’extase si facile. Par exemple, pensez-vous réellement que l’impitoyable Reiko utilisait un dildo pour se soulager ? Pas moyen ! Reiko et Dildo rimaient peut-être, mais il était fort probable que la lionne de Kumo ne comprenne l’intérêt de ces instruments… Ou alors les utiliseraient-elles pour tabasser quelqu’un. Malgré tout… sur un incroyable malentendu, la plus invraisemblable des hypothèses pouvait se révéler immuable vérité.
Un examen plus approfondi s’imposait. Quand bien même le contenu de ce panier était plutôt explicite, quelques vérifications étaient encore nécessaires. En effet, la simple vue de ces monstruosités ne suffisait pas à les juger dignement. Peut-être avait-elle divagué et que les éléments composant le colis n’étaient si affolants que ça. Leurs réactions étaient potentiellement exagérées. Après tout, la création d’objets découlait d’une nécessité du peuple. Par conséquent, des gens éprouvaient l’étrange besoin de se servir de cette panoplie pour des parties BDSM. Certes rebutée à l’idée de le faire, elle décida finalement de plonger la main pour récupérer au hasard le premier artéfact du ‘’coffre’’ :

« C’est-à-dire que… »
hésita-t-elle longuement, la main touillant la masse d’objets dégradants. Enfin, elle en émergea finalement un de manière brutale…

Probablement le pire de tous, d’ailleurs. Sans même connaître le contenu exact de la boîte à malice, elle avait convenu que sa première trouvaille était déjà la plus choquante de toutes. Dans un jargon médiéval, l’on pourrait certainement dire qu’elle avait libéré de son socle, la divine Excalibur. La Sainte Excalibur du X, toute biscornue. Démesurément longue, incroyablement large, terriblement dure, aucune nymphomane ne saurait résister aux implacables assauts de cette massue. Déglutir face à ce bâton fait d’une matière inconnue, fut un comportement logique. Elle se doutait d’ailleurs de n'avoir été la seule à avaler sa salive d’effroi… De près comme de loin, cette tour de Babel avait de quoi faire tourner quelques têtes.
Plusieurs secondes d’observation et un détail la captiva littéralement. La forme lui rappelait à s’y méprendre celle de quelqu’un. Quelqu’un dont les performances au lit étaient exceptionnelles. Naturellement bien équipé, il était un étalon fait pour le sexe et prenant un plaisir à la démonter… Du moins quand il avait le temps. Quoi qu’il en soit, la comparaison lui parut tellement évidente qu’elle en rougissait fortement. Comment pouvait-elle se permettre d’imaginer des ébats lascifs, ici dans un bureau administratif en compagnie d’une assistante de Kage ? Elle-même n’y croyait pas. A force d’être prise par son homme à des rythmes inconstants, elle développait une indescriptible impatience. Une insatiabilité qu’elle n’aurait jamais ressentie, jadis, quand elle portait encore le titre de moniale.

« NON, NON, NON ! Je ne peux pas… »
haussa-t-elle soudainement le ton, les joues toutes affolées. Elle ne pouvait se permettre d’apparaître si dévergondée. Pas ici en tout cas ! Quelle image donnerait-elle à Kumo en acceptant un équipement de pervers ? Et quelle image donnerait-elle au puissant Raikage qu’était Shuu ? Elle était la fiancée du Raikage dont les faits et gestes étaient méticuleusement analysés. Plus que n’importe quel idiot de Shojito, elle ne pouvait se permettre des bévues. Représentante de Kumo n’était pas qu’un titre. Il valait même mieux mentir pour afficher le village de son tendre comme un idylle parfait. « Que dira mon fiancé s’il s’aperçoit que l’on m’a donné tout cet… attirail ? » avoua-t-elle toute gênée en agrémentant ses paroles d'un peu de mensonge. Dans le cadre d'une intimité, peut-être que le Raikage s'adonnerait à l'utilisation de ces ustensiles, mais elle ne voulait prendre aucun risque. Pour bien dissimuler ses tracas, elle faisait donc de son mieux pour être amical. Malheureusement pour la demoiselle des sables, sa psyché ne cessait de faire le comparatif avec celle de son homme...

Il fallait que les idées grivoises s’envolent et quittent ce cerveau définitivement malsain. A force de tenir ce gode, elle allait devenir nécessiteuse. Si le manque d’amour était flagrant, elle ne devait pour autant succomber à ses désirs pervers. Et surtout, elle ne devait laisser la perversion déformer son visage. L’esprit pourtant encore lucide, elle n’avait toujours pas remarqué qu’entre ses mains se dressaient toujours la fière Excalibur qu’elle gigotait instinctivement dans tous les sens. Que dire si ce n’est que la situation qui s’instaurait depuis plusieurs minutes ici était des plus malaisantes. Deux demoiselles à la face embarrassée n’osaient regarder le panier criminel. Et pourtant, telles deux factions en temps de guerre, ils allaient devoir discuter pour arriver à un compromis satisfaisant autant l’un que l’autre. Cependant, vu de la dangerosité du sujet contesté, la partie était loin d’être finie :

« Mais si vous n’êtes pas l’assistante du Tsuchikage, pourquoi ne pas lui donner… tout ça ? »
beugla-t-elle, toujours décontenancée par le magasin pornographique que constituait le panier. Débilement, elle hochait la tête pour tenter de s’en débarrasser, tout en faisant abstraction des pensées perverses tentant de lui détraquer la tête. « Sachez que je respecte tout à fait… chacun possède ses centres d’intérêts… aussi extrêmes et étonnants soient-ils ! » ajouta-t-elle pour tenter de rassurer son hôte. En fermant les yeux, la tête rouge toute titubante, l’effet était certainement contraire. Pour se débarrasser de l’exaspérante boîte, elle y mettait de la bonne volonté, mais troublée, le débat semblait partir pour s’écraser contre un mur…


« Et au pire, vous pouvez toujours les garder… » bredouilla-t-elle sans grande conviction, à la recherche d’une idée pour larguer le cadeau empoisonné à son interlocutrice de la journée…

Et tout ça pour une affaire de dildos. En impliquant deux femmes aux apparences prudes, les affaires pourraient traîner éternellement. Comment allaient-elles donc s'en débarrasser ?
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Sam 31 Mar 2018 - 15:17
Leoko Nora, un nom qui ne lui disait pas grand chose. Elle l’avait vu apparaître sur les quelques rapports qu’elle avait dû mettre à jour et classer, or, outre cela, elle ne savait rien de la femme venue lui porter un cadeau pour le moins particulier. Après tout, jamais se serait-elle attendue à retrouver un panier contenant nombreux jouets sexuels dont certains qu’elle ne comprenait pas l’utilité, et ce, sur son bureau. Était-ce pour Sanadare ? Ce ne serait pas impossible, connaissant le personnage qu’était la Hyûga. Et, comme l’avait souligné la demoiselle, elle pourrait le remettre à celle à qui ce panier revenait de droit. Il lui était cependant impensable que d’aller la retrouver avec ces nombreux objets entre les bras. Il était tout simplement hors de question qu’elle donne ainsi à sa meilleure amie une raison de se moquer d’elle pour les prochaines années.

Après tout, terriblement inexpérimentée, n’ayant même jamais embrassé qui que ce soit, si ce n’était que la Hyûga et ses idées saugrenues, ces jouets dépassaient de beaucoup sa compréhension. L’innocence était frappante chez la jeune femme au visage coloré qui ne pouvait se sentir à l’aise avec de telles choses se trouvant devant elle, sous ses yeux. Pire encore alors que son interlocutrice avait mis sa main dans le panier, en ressortant ce qui se rapprochait plus de la massue plutôt qu’un membre masculin. Était-ce seulement réaliste, une taille semblable ? À cette seule pensée, son visage s’enflamma. Mieux valait qu’elle n’essaie pas de s’imaginer les quelques hommes faisant partis de sa vie nue, sans quoi elle irait certainement se terrer dans un coin pour ne jamais en ressortir. Secouant donc vivement la tête en chassant ces quelques idées qu’elle n’appréciait pas spécialement, elle en vint à soupirer une énième fois, cherchant dès lors à éviter de poser son regard sur… Peu importe ce que la dénommée Nora tenait entre ses fines mains.

- Vous êtes fiancée ?

Voilà que l’innocente Zetsu cherchait à changer de sujet, comme ça, pour éviter de se concentrer sur le malaise qui baignait l’endroit. Tout ça alors que la massue se tenait toujours fièrement entre elles deux, tenue par la jolie demoiselle lui faisant face. Était-ce réellement possible de… Non. Elle ne pouvait laisser libre cours à ces pensées tordues. L’amour, la sexualité, des concepts encore inconnus pour celle qui apprenait lentement mais sûrement à vivre auprès d’autrui. Elle n’avait jamais été facile d’approche, terriblement froide, voir même agressive, alors qu’elle s’était refusée à tout contact humain. Or, maintenant qu’elle faisait des efforts, qu’elle laissait la chance à quelques personnes de s’intégrer un minimum à sa vie, était-ce quelque chose qui… Était-ce quelque chose qu’elle découvrirait ?

Et, si tel était le cas, serait-ce avec un membre d’une largeur aussi imposante que terrifiante que tenait la Leoko entre ses mains ? L’idée affolait presque la Zetsu qui ne comprenait même pas comment en était-elle venue à réfléchir à une première fois. Elle qui n’avait personne dans sa vie, ou, tout du moins, aucun homme pour qui tenait-elle des sentiments particuliers, elle ne comprenait pas pourquoi de telles idées s’imposaient dans son esprit. Était-elle en train de devenir femme ? Son adolescence bafouée par un père tortionnaire, elle avait raté quelques étapes dans son développement. Toutefois, ses hormones semblaient bel et bien être en mesure de s’exprimer.

- NON ! Je ne peux absolument pas garder ça !

La panique se faisait entendre alors que la dernière offre de la femme l’avait sorti de ses pensées dérangeantes qui l’amenaient à considérer les choses sous un angle différent. Voilà donc deux jeunes femmes avec un panier contenant d'innombrables objets sexuels entre eux qui ne savaient pas quoi faire dudit panier. Elles ne faisaient que se rejeter la balle, aucune des deux ne semblant vouloir responsabilité d’un tel fardeau.

- Vous êtes fiancée… Il paraît que c’est le genre de chose qui peut mettre du piquant dans une relation. Je suis sérieuse, je vous le laisse volontier.

S’agissait-il réellement de la timide Zetsu qui venait d’exprimer quelque chose de certes, parfaitement sensé, mais de complètement déplacé à une parfaite inconnue ? Elle lui suggérait donc d’utiliser pour son propre plaisir personnel et celui de son futur époux de ce présent qu’elle ne pouvait absolument pas garder.

- Je ne peux pas donner ça à Sanadare, elle va se moquer de moi des mois durant.

Un soupire, cette fois-ci presque désespérée, à l’idée que cette dernière pouvait même entrer à tout moment ici et ainsi se permettre de lui mener la vie dure plus qu’elle ne le faisait déjà.

- Puis vous semblez avoir beaucoup plus d’expérience que moi, avec ce genre de trucs ! Je suis sûre que le tout vous serait plus utile qu’à moi.

Elle avait bafoué cette excuse bidon qui n’avait rien d’un jugement ni même d’une critique, bien qu’elle avait adressé les choses d’une façon un peu particulière, sous-entendant alors que la jolie demoiselle lui faisant face se laissait aller à des pratiques un peu plus... Bestiales ? Passionnées ? Elle ne saurait dire, n’ayant jamais expérimenté d’étreintes de ce genre auprès d’un homme. Mais elle, si elle était fiancée…

Et pourquoi s’imaginait-elle son interlocutrice en ébats passionnés avec un homme quelconque ?

Décidément, quelque chose ne tournait pas rond dans sa tête.

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Ven 6 Avr 2018 - 18:24
« Mon fiancé… » bredouilla-t-elle amoureuse, la tête se teintant progressivement aux rouges.

Elle était toujours heureuse que l’on lui parle de Shuu, non pas en tant que dirigeant de la foudre overbooké, mais en tant qu’homme à chérir et à lover. Particulièrement ici, d’ailleurs. Dans le luxe de la roche, loin de son bureau débordant de paperasses, il semblait avoir un peu plus de temps à lui consacrer. La demoiselle des sables avait en effet noté une croissance exponentielle des ébats brutaux le soir. Loin de son abstinence mensuelle (voire bimensuelle) à Kumo, cet actuel train de vie rythmé par le sexe semblait lui convenir. Néanmoins, à force de goûter à tant de bonheur, il n'y aurait rien d'étonnant à ce que l’ex-moniale désire séjourner éternellement ici. Une pensée bien drôle, quand on savait que la délégation Kumojin aussitôt, les négociations terminées, plieraient bagages…
En parlant justement de négociations, Nora semblait empêtrée dans de cocasses pourparlers. Son interlocutrice était fermement restée sur sa position, ne concevant même pas l’idée de garder ce tas d’immondices luxurieuses. Pour elle, l’ex-moniale était la plus digne personne à recevoir le lot d’objets coquins. Presque assurée, elle s’était justifiée en insinuant que la demoiselle s’adonnait bien souvent à des pratiques hautement passionnées. Un argument qui l’avait pris au dépourvu. Toute rouge, elle bégaya quelques secondes, secouant involontairement la Sainte Excalibur du X dans tous les sens. Quand bien même la réponse pourrait être vraie, Nora s’embarrassait constamment quand quelqu’un d’autre que Shuu lui parlait d’ébats rugueux :

« B-B-B-Bhhhhh QUOI ?! » sursauta-t-elle, incapable de réprimer la rougeur de sa tête. « Je-Je-Je-Je… c’est FAUX ! » se défendit-elle piteusement sans lancer un quelconque argument.

Elle réfléchissait ardemment à des raisons ou à des prétextes suffisamment tranchants pour se débarrasser du panier satanique. De la fumée sortirait presque de sa tête au teint tomate au vu de tous les tracas que lui avaient causé cet imbroglio. Et elle ne remarquait toujours pas que la Sainte Excalibur du X ou ‘’SEX’’ de son acronyme était toujours empoignée par sa fine main. De quoi rendre la scène aussi affligeante que surréaliste. Croyait-elle que tenir cette gigantesque matraque améliorerait son QI ? Ou alors… peut-être s’imaginait-elle instinctivement tenir le missile nucléaire que cachait Shuu sous son pantalon ? Il est clair que la raison m’échappait autant à moi son narrateur qu’à Eiko, son interlocutrice.
Toujours est-il qu’elle ne daigna lâcher le dildo, n’ayant sûrement même pas compris qu’elle le tenait depuis plusieurs minutes dans sa main. Trop préoccupée à l’idée de refourguer toute cette ‘’came’’, elle ne faisait d’ores et déjà plus attention à cette époustouflante lance de Gungnir. La fiancée du Raikage était arrivé au stade où même le plus débile des plans feraient l’affaire. Par exemple, folle d’un désespoir remarqué, elle avait songé à récupérer le coffret pour l’offrir à Reiko lors de son anniversaire… Pour son bien et pour le bien de la conversation, l’ex-vagabonde se devait de parler, afin de lâcher, si possible un peu de lest :

« Mon fiancé me satisfait pleinement… C’est un homme extrêmement expérimenté... » affirma-t-elle en hochant plusieurs fois la tête. « Et en plus, … » et elle s’arrêta net de parler, consciente qu’une grosse connerie pourrait très bientôt sortir. Un aveu de faiblesse plutôt, soulignant très clairement qu’elle aurait plus de légitimité que quiconque à recevoir le butin contesté. Un blanc s’instaura alors brutalement dans la pièce sans qu’elle ne dise quoi que ce soit. D’un coup et sans qu’on ne sache pourquoi, Nora reprit la parole pour prononcer un invraisemblable « IL EST TRÈS BIEN ÉQUIPÉ !!! » aux parfums subtils de vérités.

Misère de misère…

Progressivement, Nora baissa la tête, ne voulant même pas assumer de telles paroles. Eduquée par les principes modestes des moines, ce ne devait être dans son genre de frimer de quoi que ce soit. Et encore moins de la pièce montée qu’utilisait Shuu pour la domestiquer. Même après avoir abandonnée ses fonctions, de tels enseignements ne disparaissaient du jour au lendemain. Si donc en privé, elle affirmait pleinement sa bestialité, elle n’avait en revanche ni le droit, ni la décadence pour exprimer sa perversion grandissante. Dans un futur plus ou moins proche où Shuu ne serait plus Kage, peut-être deviendra cette vétérane du plaisir exprimant sur tous les toits la jouissance que lui procurait une partie de sexe avec l'éminent Metaru.
Pour le moment, la réaction normale était donc à la gênance. Que dire après cet aveu stupide ? Elle ne pouvait éternellement rester la tête plongée au sol, à se demander pourquoi était-elle victime d’une telle embrouille. Représentante de Kumo, elle se devait en toute circonstance d’afficher la cité des nuages comme étant une perfection. Par conséquent, Nora se devait de rester elle aussi sur ses positions, quitte à faire traîner en longueur ces négociations brouillonnes :

« Dans tous les cas, je ne peux me permettre d’accepter… ceci » intervint-elle finalement en relevant la tête. La SEX pointait innocemment le panier. « Il s’agit d’un cadeau à destination de Madame Sanadare et je ne peux concevoir un seul instant l’idée de le lui en priver ! » enchaîna-t-elle, reprenant progressivement, son parler pointilleux, reflet de la nation foudroyante. « En plus, elle doit en avoir terriblement besoin ! » souleva-t-elle alors, se fiant à un instinct en carton.

Sanadare… Elle devait appuyer le débat sur cette personne en particulier. Grâce aux précédentes prises de paroles d’Eiko, Nora avait hâtivement admis que ladite Sana était l’assistante directe du Tsuchikage. Par conséquent, elle était celle censée recevoir tout ce lot de cochonneries. Sans trop donc réfléchir, l’ex-moniale en convint que la véritable secrétaire du dirigeant de la roche devait être une sacrée chaudasse. Le genre de demoiselles qui ne faisait pas de jaloux en soirée, tant elle s’occupait équitablement de tout le monde… il existait donc ce genre de profils à Iwa aussi ! Qu’il était choquant pour la demoiselle des sables d’apprendre une telle vérité :

« On ne commande pas ce genre d’objets pour rien ! » précisa une Nora qui avait l’air d'en connaître pas mal sur la fameuse chose. « Donc, je n'imagine même pas la tristesse de l'assistante du Tsuchikage si elle ne les reçoit pas… » força-t-elle une seconde fois, bien décidée à ne pas récupérer les objets cochons. Toujours pour se dépêtrer de cet infâme bourbier, Nora alla encore plus dans la supposition en déclarant honteusement « Et si c’est le fait d’amener tous les objets à Sanadare qui vous embarrassent à ce point, vous n’avez qu’à lui en apporter une petite partie seulement… le reste sera votre trésor de guerre ! » acheva-t-elle son parler, la mine un peu moins rosée.

Son front dégoulinait tant les bêtises sortant de sa bouche enverraient à la pendaison les plus érudits des moines. Pour ne pas retourner chez elle avec le paquet maudit, son entêtement dépassait très clairement l’entendement…
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Dim 15 Avr 2018 - 16:24
Plus jamais Eiko ne serait en mesure de regarder le Raikage de la même façon. Pas après cette exclamation de la part de sa fiancée. Pas après toutes les images qui défilèrent dans son esprit, entre ce dernier et le mastodonte qu’elle tenait entre ses petites mains. Ses joues prirent une violente couleur rouge tandis qu’elle resta muette, interdite, quelques instants supplémentaires. Il s’agissait du genre d’information qu’elle aurait préféré ne jamais avoir. Après tout, cela ne lui serait d’aucune utilité. Elle ne pouvait tout de même pas ajouté aux côtés du dossier concernant le Metaru : Est bien équipé. Si, d’un seul regard, il aurait peut-être été possible de croire en une quelconque utilisation du kinton, des équipements qu’il pouvait faire et avoir grâce à diverses techniques, elle saurait que cela n’en était pas le cas. À cette seule idée, de nouvelles images vinrent s’imposer, cette fois-ci venant y mêler l’utilisation de ce précieux métal dont était reconnu les Metaru pour en faire l’utilisation.

Elle se devait de chasser ces idées de son esprit, ces pensées qui concernaient tout de même le fiancé d’une autre femme. De celle qui lui faisait face, même. Sans compter qu’il s’agissait d’un homme important, l’ombre du village caché des nuages. Secouant doucement la tête de droite à gauche, elle se concentra sur ce qu’avait à dire la jolie demoiselle, non sans perdre son regard sur la contemplation de ce qu’elle tenait entre les mains, l’imposant jouet qu’elle avait sorti du panier. Était-ce comparable à… Non. Non. Non. Et encore non.

Finalement, une idée lui traversa l’esprit. C’était bas et elle ne pourrait que s’excuser à la femme. Cependant, à l’heure actuelle, il y avait beaucoup trop de choses qui venaient déranger son esprit pour lui permettre de réfléchir convenablement. Elle qui n’avait jamais vu un homme dans son plus simple appareil n’arrivait même pas à s’imaginer l’étendu des possibilités avec un tel présent. L’ouvrant à nouveau, jetant un regard curieux, il y eu même quelques accessoires dont elle ignorait tout de leur utilité. Sortant au hasard une babiole, elle se retrouva avec, entre les mains, une jolie queue de renard à la douce fourrure, le tout accroché à quelque chose qu’elle n’était toujours pas en mesure d’identifier. Était-ce pour venir accrocher à une ceinture ? À quoi bon posséder une telle chose ?

- Je pense que j’ai trouvé la solution.

N’étant pas certaine de ce qu’elle tenait et elle avait l’impression que plus elle l’observait, plus la réalisation se ferait, elle vint ranger l’objet dans son panier avant de le pousser en direction de la future Metaru. Son visage était toujours rouge, toutefois, son sourire avait quelque chose d’assuré, ce qui n’allait certainement pas plaire à la principale concernée, elle s’en doutait bien. Or, elle ne pouvait garder ce panier ici, pas alors que quiconque, ou presque, pourrait venir dans ce bureau et le découvrir. Et puis, Sanadare était généralement impossible à trouver, ce qui rendait la tâche difficile que de lui apporter. La jeune Zetsu ne se voyait pas se balader dans le village avant ce panier sous le bras à la recherche de sa meilleure amie. Pas plus pouvait-elle le ramener chez elle.

- Compte tenu qu’il s’agissait de votre tâche que de lui remettre ce panier, je crois que vous devriez repartir avec, pour ce soir. Demain, Sana serait là. Je m’assurerai qu’elle ne quitte pas le bureau. Ainsi, vous pourrez revenir demain et lui remettre personnellement.

Une idée de génie. Absolument géniale. Terriblement traitre, aussi, alors qu’elle imposait ainsi la tâche à quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui n’avait rien à voir. Mais surtout, quelqu’un qui ne connaissait aucunement le tempérament particulier de la Hyûga. Il s’agissait-là de la raison principale pourquoi elle refusait de le faire elle-même. Jamais lâcherait-elle le morceau et elle était dans l’incapacité de l’assumer.

- Vous n’aurez qu’à garder ce qui vous convient et lui apporter le reste. Vous semblez… Bien aimer…

Elle ne termina pas sa phrase, son regard vers le S.E.X. qu’elle tenait entre ses petites mains était sûrement suffisant pour qu’elle comprenne où voulait-elle en venir. Sa décision prise, le panier repousser sur son bureau, loin d’elle, elle venait de remettre entre les mains de la kumojin le sort de ce dernier. Qu’elle en fasse ce qu’elle veut, qu’elle ne le remette même pas à Sanadare si elle le voulait, au final, le plus loin s’en trouvait-elle et le mieux cela serait, elle en était convaincue. Jeune innocente qu’elle était ne pouvait assumer les quelques pensées qui lui avaient traversé l’esprit à la vue de son contenu.

Ce problème réglé, elle pouvait souffler. Un peu. Peut-être s’y opposerait-elle. Peut-être allait-elle renchérir qu’elle ne comptait rien garder, que son homme était plus que satisfaisant… Et elle ne devait décidément pas penser à ce genre d’histoire. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond dans sa tête ? À peu près tout, elle en était convaincue. Sûrement les hormones qui faisaient de leur sienne alors qu’elle avait enterré bien des choses au cours des dernières années qui recommençait à faire surface alors qu’elle vieillissait et prenait soin, petit à petit, de reconstruire son esprit.

- Et sinon, dîtes-moi, mademoiselle Leoko, comment trouvez-vous Iwa, depuis que vous y êtes ? N’est-il pas trop dépaysant de se trouver aussi loin ?

À quelque part, elle l’enviait presque. Elle qui n’avait jamais voyagé aimerait bien, un jour, pouvoir observer d’autres contrés, d’autres pays et d’autres villages. Celui du pays de la foudre semblait intéressant, de ce qu’elle entendait, de ceux qu’elle rencontrait depuis que les shinobis dudit pays étaient arrivés ici. Et puis, cela lui offrait une porte de sortie inestimée, un changement de sujet plus sérieux dans cette ambiance où toutes les deux semblaient mal à l’aise, cette dernière semblant toujours accrochée à cette arme qu’elle agitait dans tous les sens.

Si quelqu’un devait entrer en cet instant même, sûrement aurait-elle envie de s’enfoncer dans le sol pour aller mourir de honte.

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Mar 24 Avr 2018 - 0:34
Voilà ce que l’on pourrait appeler être acculée ! Nora était en effet, dans l’incapacité de lui renvoyer le panier d’atrocités perverses. La raison ? Un argumentaire rondement mené par la frêle, mais maline sous-assistante du Tsuchikage… Et franchement, l’ex-moniale n’aurait pas dû laisser paraître pareille faille face à son adversaire ! Pourquoi avoir gardée la S.E.X tout ce temps dans sa main ? Pour noyer tout le chagrin qu’elle ressentait par l’absence de son homme ? Pour marque une envie brûlante de lascivité que son statut de première dame ne pouvait décemment exprimer en public ? En fait, quel que soit la raison, la simple idée de le tenir avait été l’erreur fatale dans le combat qu’elle avait livrée face à Zetsu Eiko. A présent, n’importe quelle justification, même créée de toute pièce, ne glorifierait pas son image aux yeux de la dame aux cheveux argentées.
Les insistantes pupilles de ladite demoiselle l’avaient désemparés. Les joues toutes rouges, la demoiselle des sables avait pleinement conscience de son erreur. D’ailleurs, elle s’était immédiatement empressée de reposer le jouet massif et biscornue dans la boite à malice. Son regard déviait fébrilement de ladite boite, essayant tant bien que mal, d’oublier tout le temps qu’elle avait passé à gigoter l’inébranlable Excalibur. Aucun répit ne lui avait été accordé ! Aucune porte de sortie ne semblait visible ! Profitant de l’embarras de l’ex-vagabonde, Eiko avait habilement changé d’une main de maître le sujet de discussion. Un thème sobre et franchement plus convivial que les tendances perverses et survoltantes d'un couple...

« Iwa est vraiment une charmante place ! » renonça-t-elle, en apparence, passionnée par ce sujet plus élégant. Si Nora souhaitait encore se débarrasser du colis maudit, il valait mieux l’attendrir avec un débat plus ‘’banal’’. Le minois admiratif, elle se mit à détailler ô combien, l’architecture géographique des terres rocheuses la rendait à la fois unique et remarquable. « Un environnement montagneux a toujours eu cette apparence brute, mais celui d'Iwa dégage une beauté indescriptible… comme si l’Homme lui-même avait façonné et perfectionné les montagnes détaillant le paysage d’Iwa ! ». A l'entendre, on croirait réellement qu'elle adorerait s’installer ici. Ce qui n’était pas totalement faux, en soi ! Le nombre d’ébats était bien plus élevée ici qu’à Kumo.

Penser paysages et panoramas avait eu le don de lui remémorer quelques-uns de ses vieux souvenirs. Maintenant, l’on pourrait presque dire qu’ils étaient vieillots, mais pour Nora, ils avaient leurs lots d’importances. A travers les frasques colorées de ces anciennes découvertes, Nora avait mûri pour devenir celle qu’elle était aujourd’hui : une femme grâcieuse, audacieuse, jamais repue de nouvelles terres à explorer. Même casée et promise à un homme à la fois fortuné et équipé, elle ne refuserait sûrement pas un petit voyage vers l’inconnu. Et s’il pouvait se faire en compagnie de son fiancé, elle n’en serait que davantage comblée.
Ces rêves lui explosaient la tête. Des rêves… probablement irréalisables compte tenu du rôle occupé par Metaru Shuuhei, mais elle se devait de rêver. Après tout, le rêve est un carburant humain. Vivre au jour le jour n’impliquait pas nécessairement de n’avoir aucune ambition. Et qui sait, peut-être que l’impossible se muerait en étincelle réalité. Il ne fallait pas perdre espoir et très clairement, la nostalgie dessinée sur son visage, montrait avec délicatesse, qu’elle croyait en à la réalisation future de ses rêves. On dirait bien que ce sujet lui avait mis l’eau à la bouche. Ses yeux dégageaient en effet un gracieux pétillement.

« Il est vrai que les terres boisées et rocheuses de Kumo me manquent sincèrement. J’y ai trouvé là-bas, une quiétude et une béatitude que j’avais tant recherché dans ma vie, mais… » stoppa-t-elle, en pleine réflexion, son monologue. Shuu : ce seul mot expliquait pourquoi Nora pouvait s'afficher avec des traits si enjoués. Toujours prise de mélancolie, Nora posa sa main contre sa joue, puis reprit « Disons que j’ai toujours été une femme d’aventures ! Avant que la cité des nuages ne devienne mon foyer, j’ai longtemps voyagé et observé des panoramas inédits ! La découverte de nouvelles cultures est, ma foi, un séduisant quotidien... » avoua-t-elle sans gêne à la prude Eiko.

La demoiselle des sables s’enflammait peut-être trop ! A vrai dire, elle ne parlait pas à tout le monde, de ses longues marches festives à travers les mystères recouvrant le monde shinobi. Eiko était sûrement la première Iwajin à l’entendre blablater sur ces balades passées dans des contrées négligeables, mais radieuses. A travers l’intonation joyeuse de son interlocutrice, peut-être avait-elle sûrement compris tout l’engouement que portait Nora à la découverte de nouvelles terres innocentes. Si elle n’était pas attachée à des obligations conjugales et d’autres aléas bien fâcheux, elle vagabonderait déjà sur les routes de ce monde, continuant un périple qu’elle avait mis jusque-là en pause.
Pour quelle raison était-elle en train de ressasser ce délectable passé ? L’ex-moniale commença à s’en rappeler ! Eiko avait bifurqué sur ce sujet en apparence anodin. La demoiselle des sables en sortait tellement satisfaite, qu’elle supposa une potentielle anguille sous roche. Ses raisonnements n’étaient guère méchants, mais elle venait à se demander pourquoi la guerrière aux cheveux lui avaient posé ce duo de questions ? Récolter un feedback ? Détourner leur attention du panier ? Voilà que Nora était curieuse de connaître ladite raison… si bien qu’elle avait quasiment oublié que devant se tenait un panier de cochonneries. Interrogative, mais fascinée, la demoiselle des sables poursuivait un dialogue qui partait sur des notes plus communes :

« Sans vouloir vous offenser, pourquoi me poser une telle question ? » déclara-t-elle l’air intriguée. « Le désir de voyager serait-il par hasard en train de vous consumer ? » ses pupilles fines qu’elle associait à des lèvres persuasives paraissaient malsaines. Emballée peut-être exagérément par le sujet, elle semblait vouloir creuser un peu et voir les réactions d'Eiko en fonction de ses récits « Admirer une élégante plaine verte, la chevelure caressée par un délicat courant d’air… Ahhh, un plaisir unique !!! » s’extasia-t-elle avant même d’écouter la réponse d’Eiko.

Et dire que tout partait d’une licencieuse boite à malice et d’une épée d’Excalibur vachement disproportionnée…
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Sam 28 Avr 2018 - 7:53
Une femme qui avait voyagé, donc, avant de s’installer auprès de l’homme qu’elle aimait. Quelque chose de beau et de romantique, selon l’avis de celle qui n’avait encore jamais eu le loisir de connaître quelque chose de semblable. Elle était encore bien jeune, terriblement naïve aussi, innocente sur bien des sujets, à évoluer dans un monde bien sombre dont elle peinait à en comprendre l’étendu. Apprenant peu à peu à vivre, récemment libérée de la prison où elle avait été enfermée toute sa vie, elle découvrait ce qui l’entourait, ce village où elle avait pourtant vécu toute sa vie et tout ce qu’il avait à offrir. Elle n’avait toujours connu que son clan, presque séquestrée entre les murs du bâtiment principal, à subir ce que son père lui imposait, jour après jour, détruisant lentement mais sûrement son esprit pour espérer venir la remodeler comme il l’entendait. Or, ce fut un échec le jour où il perdit patience, venant transpercer son abdomen de sa lame dans l’idée de venir mettre fin aux jours de sa progéniture.

Elle y avait survécu, lui non. Mais à quel prix ?

Elle avait passé des mois à errer sans rien comprendre, buter dans son mutisme qui la suivait depuis des années déjà. Elle avait recommencé à s’ouvrir lorsque sa meilleure amie était revenue dans sa vie, seule personne qui comptait réellement à ses yeux. Et autant cette dernière l’agaçait-elle, autant jamais pourrait-elle réellement se passer d’elle.

Écoutant avec une attention non feinte son récit, elle se voyait être un peu envieuse de ce qu’elle lui décrivait, tant de ses voyages et aventures que l’amour qu’elle lisait dans ses yeux, sur ses traits et entendait dans sa voix, le tout concernant son fiancé qui devait être plus que chanceux d’avoir une telle femme dans sa vie. Elle se demanda vaguement si elle aurait la chance, un jour, de rencontrer un homme qu’elle saurait aimé avec tant de tendresse, comme le faisait son interlocutrice. Était-elle réellement capable de tels sentiments ? Elle-même habitée de nombreux sentiments négatifs qu’elle étouffait, ne sachant pas envers qui les exprimer, elle se demandait si un jour elle saurait faire preuve d’autant de douceur, mais surtout de franchise, vis-à-vis de quelqu’un.

Sa question la prit de court, et pourtant, elle ne pouvait qu’acquiescer à ce qu’elle suggéra. Ayant longtemps été prisonnière de sa haute tour, au domaine Zetsu, elle l’avait quitté pour, au final, se retrouver à nouveau prisonnière, cette fois-ci de ce village qu’elle apprenait tout juste à en découvrir la beauté. Elle avait soif d’aventures, ce besoin que d’aller explorer ce qu’elle ne connaissait pas. Autant était-elle bien dans sa pseudo sécurité, autant ressentait-elle ce besoin que d’aller de l’avant. De voir autre chose. Peut-être y trouverait-elle réponses aux nombreuses questions qu’elle se posait depuis des années.

- J’ai toujours vécu ici, village autrefois nommé Rokkusu. De par mon statut d’héritière du clan Zetsu, je n’ai jamais eu le loisir de quitter le village plus jeune. Désormais kunoichi du village et seulement genin, je n’ai toujours pas le droit d’en quitter les remparts pour voir ce que m’offre l’horizon.

Un doux sourire s’étira sur ses lèvres tandis qu’un ombre traversait son regard. Ce sentiment d’être prisonnière ne la quittait pas. Que ce soit de son clan, du village ou tout simplement d’elle-même… Parfois la jeune demoiselle avait l’impression d’étouffer. Et pourtant, comme à son habitude, elle acceptait, silencieusement, ne faisant qu’acquiescer. C’était ce qu’elle avait toujours fait, de toute façon. Accepter son sort. Obéir à ce que d’autres demandaient. Tenter tant bien que mal de répondre aux exigences, en tant qu’héritière de son clan. Une héritière que tous ne faisaient que regarder de loin, ayant depuis longtemps été fichée comme folle, alors qu’elle ne leur avait pas adressé de mots depuis des années.

- J’imagine que si vous avez cessé de voyager, c’est pour votre fiancé ?

D’un naturel curieux, elle ne pouvait s’empêcher de poser des questions, et ce, sur divers sujets. Manquant cruellement d’expérience lorsqu’il était question de relations avec autrui, elle peinait encore parfois à discerner de ce qui était trop personnel. Et puis, y avait-il réellement de sujets délicats alors qu’elles venaient tout deux de discuter en exhibant divers jouets sexuels ? À voir.

- C’est comment, Kaminari ? Et Kumo ? Que ce soit les décors ou encore la culture… Qui a-t-il de frappant comme différence, entre chez vous et ici ?

Sauf si elle posait des questions trop indiscrètes. Mais, à quelque part, elle souhaitait en apprendre plus, sur ce monde qu’elle ne connaissait pas et qu’elle n’avait pu que s’imaginer au travers les nombreux livres qu’elle avait lu, n’ayant rien de mieux à faire alors qu’elle s’était plongée donc un silence qui l’avait suivi des années durant.

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Ven 4 Mai 2018 - 22:46
Nora se délectait d’une lointaine, mais délicieuse nostalgie. Toutes ces questions la replongeaient dans un passé qu’elle adorait désormais. Sa venue à Kumo. A l’époque, rien ne lui promettait de devenir la femme qu’elle était aujourd’hui. En fait, il était même fort probable que son installation au cœur de la Foudre ne fût la continuité de sa vie nimbée de désillusion. Sans la bienveillance des habitants, peut-être aurait-elle mal fini ! Sans sa rencontre avec cet homme en particulier, peut-être aurait-elle mal fini ! Sans leurs sentiments mutuels, peut-être aurait-elle mal fini ! S’il est bien vrai qu’avec des ‘’si’’, il était aisé de changer le monde, l’ex-moniale aimerait que rien ne change… ou du moins, elle semblait satisfaite du bonheur dans lequel elle était bénie. Le sourire innocent qui éclairait son visage en était la preuve. L’ex-vagabonde était tout simplement heureuse. Heureuse de goûter à une parcelle de bonheur après tant de déconvenue.

« A la base, Kumo ne devait être qu’une halte dans mon voyage sans fin. Un lieu qui aurait dû être derrière moi, une fois mes urgences résolues... » lui révéla-t-elle, la voix annonciatrice d’une histoire d’amour niaise et innocente.

Elle avait la tête légèrement baissée, comme gênée de parler du fameux sujet qui allait suivre. Elle, qui était pourtant capable de tenir Excalibur dans la main et qui était connue comme étant une audacieuse femme têtue… était en train de se tourner les pouces, à la recherche de force pour parler d’un sujet qui lui tenait vraiment à cœur. L’amour qu’elle portait pour sa moitié. Dans des conditions normales (c’est-à-dire, dans le cas où une panoplie d’objets cochons n’avait influé leurs discussion), elle aurait eu une certaine réticente à en parler, mais sa langue s’était déliée au fil de leur conversation. Ses intempestives sautées d’humeurs l’avaient enfin quitté au profit d’un minois plus modeste, mais respirant la sincérité. N’importe qui pourrait affirmer sans réfléchir que ce dirait Nora à présent serait la pure vérité :

« Puis je l’ai rencontré… » continua-t-elle toute idiote, des pommettes rouges se dessinant sur ses joues. « Je dois d’ailleurs vous avouer que nous n’étions pas en très bons termes au début ! » Ces souvenirs blablatés eurent le mérite de la faire rire sympathiquement. Elle n’était pas rentrée dans les détails de leurs anciennes dissidences. Il s’agissait en effet d’un sujet assez délicat à raconter et Eiko n’avait pas suffisamment fraterniser avec l’ex-moniale pour en apprendre plus en profondeur. Les grandes lignes de son aventure romantique pouvaient au moins lui être récitées « Le temps a alors fait ses œuvres et nous a rapproché… Comme quoi, un coup de foudre peut être long à se dessiner ! » admit-elle la joie mesurée.

Pour savourer cet infini bonheur, elle avait traversé maints et maintes épreuves. Modestie était de mise maintenant, car la malice du destin pourrait la punir de la plus invraisemblable des manières. Jamais elle ne devait se souvenir de tous les bas traversés avant de connaître le haut. Les rares connaissant la totalité de son passé savaient qu’elle venait de loin. Ayant survécu aux aberrantes différences sociales à Taiyo, elle avait aussi pauvre, dû durant son périple monial, vivre la bonté discutable des gens. Des souvenirs forts qui forgeaient et qui lui rappelaient que tous les efforts étaient récompensés d’un gracieux réconfort.
Il fallait toutefois qu’elle note l’apport que lui avait donné Kumo dans cette réhabilitation mentale. Sans le cadre très spéciale de la capitale de la foudre, elle n’aurait été cette femme sachant maniant honnêtement sa malice. Jamais, elle n’aurait pu parler à Eiko dans un ton débridé par une joie réelle. Pour elle, la cité des nuages restait un lieu magique qu’elle pouvait détailler dans toute sa splendeur. A vrai dire, elle pourrait en parler des heures, mais elle ne voulait pas importuner son interlocutrice avec des compliments à la rallonge. De ce fait, elle réfléchit un instant avant de trouver les bons mots pour continuer :

« J’imagine que Kumo a bien aidé à la formation de notre couple… que ce soit le cadre du village ou ses habitants ! » Toute simple, elle lui parlait de choses dont peu avaient entendus jusqu’à aujourd’hui. Shuu lui-même n’avait ouï de telles paroles. En même temps, il ne la croirait certainement pas de paroles si mignonnettes. Elle en revanche, saurait sûrement se faire attendrir par la vision glorieuse qu’elle avait de Kumo. « Ils m’ont en effet vite accueilli lorsque j’étais perdu… A l’époque, j’étais impertinente, salie par de nombreux péchés ! Je ne méritais pas cette assistance, mais ils ont su me pardonner et me redonner le sourire que j’avais autrefois perdu… » Nostalgique, la joie dans sa voix était aussi limpide que de l’eau. Difficile de ne pas la voir « Et que dire du panorama dans lequel je me suis remis de mes traumatismes… » Une douce mélancolie parfumait la salle. Nora semblait limite vouloir la convaincre de rallier la somptueuse Kumo. « Idéal, Idyllique ! Une délicieuse proximité avec la nature, une architecture classique et aérée, une ville battant au rythme des innovations... Bien que j’adore vagabonder, j’ai presque l’impression d’être amoureuse de cette ville ‘’parfaite’’ ! Le meilleur paysage que j’ai pu découvrir jusqu’à maintenant ! » un rire naïf éclaira la beauté de son visage.

Aveuglée, elle niait les défauts ô combien évidents de Kumo. Et il n’y en avait pas qu’un. Pour commencer, le marché du nuage était bien plus petit que celui d’Iwa et il était naturel de penser alors que la qualité de ce dernier était loin derrière celui de son concurrent. Ensuite, il existait toujours cette différence sociale entre riches et pauvres, comme à Iwa. Les riches vivaient en amont des plateaux tandis que végétaient les pauvres à l’aval… Et surtout, le quartier coquin de Kumo n’avait rien de charmant pour les touristes et l’ex-vagabonde y avait observé un temps sa putride cruauté. Ces mêmes défauts prouvaient qu’Iwa et Kumo divergeaient environnementalement sur quelques points, mais Nora sembla un long moment occulter ces pensées trop difficiles. Au moins, elle avait remarqué gênée le florilège, peut-être excessif de compliments qu’elle avait octroyé à sa terre d’accueil, Kumo. De même, elle constate le manque cruel de louanges à Iwa, terre la recevant temporairement :

« MAIIIS…. Je suis certaine qu’Iwa possède sa part de beauté également ! N’est-ce-pas ? » affirma-t-elle embarrassée par toute la pléthore de remarques mélioratives qu’elle avait adressé à son actuelle patrie. La demoiselle des sables n’avait, semble-t-il pas desceller les blessures présentes sur le cœur de son interlocutrice. « Je n'ai pas encore eu le temps de tout visiter ici... » justifia-t-elle le manque de commentaires sur Iwa, timide.
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Dim 13 Mai 2018 - 13:15
Le village caché des nuages semblait être un bel endroit, de ce qu’elle en comprenait. Un doux sourire vint flotter sur ses lèvres tandis qu’elle laissa la jeune femme parler de son histoire, une romance qui avait de quoi faire rêver dans des décors tout aussi idylliques. Est-ce que la jeune Zetsu était envieuse ? Peut-être bien que oui, un peu. Ou alors était-ce qu’elle n’avait jamais réellement su apprécier ce que le village dont elle était elle-même issue avait à offrir ? Sûrement un peu des deux. Pouvait-on lui en vouloir, sachant les nombreux souvenirs peu agréable qu’elle avait en ces lieux ? Aussi forte tentait-elle d’être, continuer de vivre malgré ses démons qu’elle sentait ramper dans son dos, elle le savait, qu’elle n’avait rien de fort. Elle était faible, malgré tout ce que son père avait tenté de lui imposer. Si la force n’avait pas été une option, pourtant, elle avait tout de même trouver le moyen de rester faible, incapable de réellement aller de l’avant, continuant de s’enfoncer dans cet abysse dont elle peinait à voir l’issu. Mais elle arrivait à sourire, tout en appréciant un minimum la présence d’autrui, à croire qu’elle évoluait réellement, elle qui, d’ordinaire, se voulait réserver, et surtout, particulièrement méfiante.

- Ne vous en faites pas pour si peu.

Un rire s’échappa des lèvres de la Zetsu, signe qu’elle se montrait plus à l’aise, en quelque sorte, en présence de la jeune demoiselle. Elle pouvait comprendre, en quelque sorte, pourquoi un homme voudrait-il d’elle à ses côtés pour le reste de sa vie. Elle était sympathique, il était facile de discuter avec elle sans compter qu’elle était fort jolie. À nouveau une pointe de jalousie ? Oui, sûrement. Elle n’avait pas ce naturel qu’elle avait, ni même ce visage avenant. Les gens avaient même tendance à l’éviter… Même elle, la jolie Nora, avait presque eu un mouvement de recul lorsqu’elle était entrée dans son bureau.

Parler d’Iwa lui était toutefois difficile. Il y avait tellement de chose qu’elle pensait sans nécessairement pouvoir l’exprimer, de peur de devoir aborder des sujets sensibles. Sa famille. Les Zetsu. Son père. L’abandon de tous ceux sur qui aurait-elle cru pouvoir compter. Et pourtant, elle s’efforçait de se battre, souhaitait faire la différence, pas nécessairement dans sa vie mais dans celle des autres. Un désir de paix, que tous pourraient connaître. Loin de la guerre et de la misère. Certes était-elle shinobi, mais ils n’étaient pas que des armes. Elle se refusait de voir les choses ainsi. Elle se faisait même un point d’honneur à ce que l’utilisation de son Kekkei Genkai ne se fasse jamais dans l’idée de blesser mais bel et bien de neutraliser. Tel était la façon dont elle voyait les choses et qu’elle comptait les appliquer. Peu importe ce que sa famille pouvait dire, de cette application du Shinkeikei alors qu’elle ne l’utilisait pas à son plein potentiel… Elle se refusait de devenir la meurtrière qu’ils étaient.

- Je ne sais pas si c’est le fait d’être née ici qui m’empêche de réellement apprécier tout ce que le village a à offrir, en ce qui concerne la beauté de l’endroit et les décors idylliques… Et puis, pour être honnête, je n’ai encore jamais réellement eu le temps, ou tout simplement pris le temps, pour réellement l’admirer. J’imagine que c’est quelque chose que je devrais m’essayer à faire.

Lui offrant un doux sourire, elle se leva finalement, poussant le panier qui se trouvait en face d’elle pour l’amener sous les yeux de la demoiselle. Il était tout simplement hors de question qu’elle se charge de ce paquet qui enflammait toujours ses joues. Bien qu’il contenait divers objets dont elle pourrait potentiellement trouver une utilité, ne serait-ce que pour explorer des horizons qu’elle… Non. C’était stupide. Idiot. Pourquoi pensait-elle seulement à ça ? Elle qui n’avait jamais réellement eu de l’intérêt vis-à-vis de sa sexualité se voyait désormais victime de ses hormones trop longtemps étouffées. Ses joues se colorèrent vivement, quand bien même son interlocutrice ne pouvait-elle pas comprendre.

- Ce fut un plaisir, Leoko Nora. Encore une fois, désolée de mon accueille un peu… Brutale.

Elle se devait d’admettre qu’elle allait décidément devoir apprendre à être plus sympathique si elle ne souhaitait pas que tous la perçoivent comme un chien de garde. Toujours avec un sourire aux lèvres, elle se dirigea vers la porte de son bureau. Il y avait encore beaucoup de questions qu’elle souhaitait poser, notamment concernant Kumo, cependant, pour cette fois-ci… Il y avait des souvenirs qui étaient remontés à la surface, des sujets qu’elle souhaitait éviter. Et elle se doutait que si elle invitait la demoiselle à parler de son village, elle serait sûrement forcée d’en faire de même.

- Je m’assurerai que Sanadare soit au bureau demain dans la journée. Ce ne sera pas une tâche facile, mais je suis certaine qu’en combinant nos efforts, il sera possible d’amener ce paquet à bon port… Sauf si vous me dites vouloir le garder. Je vous le laisse volontier.

Autrement, elle allait s’arranger pour que sa meilleure amie se tienne tranquille dans son bureau, et ce, même si cela demandait à ce qu’elle la supporte tandis qu’elle-même essaierait de sérieusement travailler. Elle savait aussi faire sa part des choses.

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Mer 30 Mai 2018 - 15:29
Malgré toutes ses tentatives d’attendrissement, Nora ne semblait pouvoir échapper à son destin. Et ce n’était pas faute d’avoir essayé ! Pour tenter de faire oublier la présence de ce colis maudit, elle y avait franchement mis du sien. En effet, gaieté et mélancolie s’étaient mélangés dans une longue, mais merveilleuse conversation dans laquelle elle avait évoqué son passé. A travers des mots parfumés de sincérité, elle avait, pendant plusieurs minutes, transmis à son interlocutrice son amour et sa chaleureuse nostalgie vis-à-vis de Kumo, son actuelle patrie. Eiko avait-elle été émue par son ardente histoire ? La jalousait-elle à cause de cette étincelante romance ? La haïssait-elle pour un bonheur qu’elle avait du mal à exprimer naturellement ? Voilà quelque chose que l’ex-moniale aimerait bien savoir ! Néanmoins, il était déplacé de poser une telle question… surtout à une jolie jeune femme.
Même si la curiosité brûlait son palais, elle s’abstint finalement de lui poser toute question dérangeante. Que dirait le Nidaime Raikage s’il apprenait que sa fiancée avait verbalement vexé un éminent membre de l’administration ? Probablement la punirait-il ! Avec ses mains irrésistibles, il lui donnerait certainement les plus puissantes fessées jamais données à ce jour ! Un simple constat qui la fit gracieusement rêvasser ! Oui, la demoiselle avait des pensées licencieuses traduisant un certain manque d’affection. Elle mentirait si elle affirmait qu’actuellement, sa moitié ne lui manquait pas. Le retrouver dans l’après-midi, même quelques secondes, prédominait sur n’importe quelle autre envie. Par conséquent, il semblait grand temps de terminer cette agréable discussion :

« Pour commencer, vous n’avez pas à vous excuser pour votre accueil ! Ce fut une discussion vraiment intéressante ! » déclara-t-elle en quittant le siège qui avait jusque-là, accueilli son popotin.

Le corps maintenant dressé, les pupilles violacées de l’ex-moniale tombèrent sur ce qui avait été l’objet de ces enchères. La boîte à malices. L’obligeance de son interlocutrice, couplée à cette rougeoyante timidité avait résigné celle qui était autrefois une moniale cardinale. Toujours réticente, les joues prises de rougeur, elle prit son temps. Ses respirations bruyantes s’étaient maintes fois enchaînés tandis que ses mains entouraient le panier sans jamais le soulever. S’avouer vaincue dans cette bataille l’agaçait particulièrement. Elle voulait se permettre un dernier baroud d’honneur. Une dernière joute verbale où elle pourrait se débarrasser du panier empoisonnée… Mais on dirait que son esprit avait abandonné la simple idée de gagner.
De toutes les deux, elle était celle qui tomberait le moins vite dans les pommes en amenant le panier à Sana. Certes, elle serait prise d’une inévitable gêne, mais elle saurait davantage la contrôler. Qui sait si Eiko ne finira pas brisée face à une telle honte… il valait mieux ne pas prendre de risques ! Et puis, en y réfléchissant… elle pourrait les utiliser pour son usage personnel au lieu de les livrer à son propriétaire légitime ! Vu comment était rempli la fameuse boite, il y avait clairement de quoi varier les plaisirs pendant plusieurs mois. D’ailleurs, Nora était certaine qu’elle comme Shuu y trouveraient son compte. Manipulée par sa perversion, la demoiselle des sables céda et attrapa le coffret, non sans arborer des lèvres délicieuses…

« Je veux bien me charger de cette boîte… Ne vous en faites pas ! » affirma-t-elle délicieusement. Ambiguë, elle ne détailla en aucun cas le futur de tous ces objets. Seront-ils utilisés par Nora ? Ou alors, seront-ils donnés et donc utilisés par Sana ? Seul l’avenir le dira !

Toujours est-il qu’elle s’était présentée devant la porte de sortie. Le temps de recroiser une dernière fois la beauté de son interlocutrice du jour. Les yeux de l’ex-moniale brillèrent devant l’élégance naturelle d’Eiko. L’éclat immaculé de sa chevelure lui rappelait celui des ravissantes fleurs de jardin. A l’image d’un lys royal ou d’un jasmin étoilé, il s’agissait de fleurs certes fragiles en apparence, mais attirant louanges et protections. De ce fait, elle ne s’inquiéta pas trop pour l’avenir sentimental de son interlocutrice. Si l’ex-vagabonde avait globalement compris que l’amour n’avait pas encore frappé à la porte d’Eiko, elle était certaine que le destin la comblerait d’une douce étreinte romantique. Un jour, elle était certaine que l’albinos aurait son propre cheval bien monté. Et cette simple image la fit joyeusement sourire… sans que la secrétaire ne puisse comprendre le pourquoi du comment ! Pour l’éclairer, elle lui annonça simplement le fond de sa pensée :

« Si vous voulez mon avis... je suis certaine qu’un magnifique garçon posera le grappin sur vous, un jour ! » Pas de sournoiserie ! Juste une niaise et dynamique sincérité fut émise de sa voix. « Votre beauté est évidente et ne passe pas inaperçue ! » ajouta-t-elle enjouée en admirant une dernière fois, cette petite crinière à la blanche argentée. « Et par-dessus-tout, je suis certaine que vos capacités aux combats doivent être extraordinaires ! » supposa-t-elle sans avoir de preuves concrètes ! Malgré tout, en se remémorant cette main sur le pommeau et l’aura guerrière qui émanait de son corps, elle se mettait à croire que cette hypothèse tendait plus vers une réalité. « Donc souriez et montrez-vous fières de vos attributs ! » termina-t-elle, prise d’une fougue contagieuse, visant à booster une estime de soi, peu évidente chez son interlocutrice.

Un cadeau en soi, pour cet intéressant moment passé en sa compagnie… Et puis, la demoiselle des sables était curieuse de voir le visage d’une Eiko touchée par une joie maladive… Ce serait pour une prochaine fois !

« Ce fut un plaisir de vous rencontrer Eiko ! » annonça-t-elle en se courbant révérencieusement vers son hôte de la matinée. « Je me languis de notre prochaine rencontre ! » précisa-t-elle en empruntant le pas de la porte pour sortir ! Qu’elle ait lieu demain ou un jour indéterminé, Nora sera ravie de retrouver la secrétaire autour d’un thé. Et pour lui prouver qu'elle attendrait ce moment avec impatience, Nora prit carrément la peine de sortir du panier, la star de ce quiproquo : la Sainte Excalibur du X. La brandissant en l'air, elle la nargua gentiment d'un commentaire tout en s'éloignant. « La prochaine fois que l'on se reverra, j'aurais une petite idée de cadeau... ! » finit-elle en faisant frétiller la S.E.X dans ses doigts ! En attendant, il était grand temps pour elle de retrouver son fiancé… Mais avant, il était préférable de passer par la case « chambrette », histoire de ranger ce regrettable butin de guerre.


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Un paquet suspect [Ft. Eiko]

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