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Climat Volcanique | PV Botan

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Lun 26 Fév 2018 - 4:06


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Le Cœur-Commerçant d’Iwagakure no Sato, centre névralgique du Commerce, incarnait un véritable petit paradis sur terre. Pour peu d’avoir quelques Ryô en poche, impossible de ne pas trouver votre bonheur. Certaines marchandises venaient même des quatre coins du monde, offrant une diversité inouïe et laissant songeuse. Pourtant, cela n'empêchait pas que certains manques assez inquiétants se présentent. En effet, depuis quelques temps, la médecine était délaissée, le Nidaime ne pensait pas à cet aspect primordial, que de donner plus de poids aux maîtres des arcanes médicinales. Le syndicat Irou en avait gros, devant se débrouiller au mieux pour essayer de faire respecter les droits de ses membres et de cette sacrale profession. Cela était inadmissible, que d’être payé une misère et d’être surexploités. La preuve en était flagrante, lorsqu’on regardait ce qui servait d'Hôpital dans la roche. Depuis des années, tous les bons médecins s'expatriaient, fuyant tels vils Nukenins chenapans, afin d’essayer de trouver de meilleures conditions de vie, un peu plus de considération pour leurs arts, ne laissant alors que des charlatans incompétents, sautant sur les miettes de pain laissées, comme des charognards profitant du malheur des autres pour subsister. Ce n’était pas particulièrement la faute de quelqu’un, mais bel et bien de tous. Personne ne réagissait, ou n’essayait d’arranger les choses. Ce qui allait provoquer de bien dantesques répercussions, car les prémices du vent de la révolte commençait à siffler, dans un crissement ne pouvant aller que Crescendo. Rien que le cas de l’Héritier au Bois Dormant était criant de vérité. Il aura fallu six mois pour le tirer de son profond sommeil, chose qui était une honte et semait l'opprobre sur toute la profession, et plus particulièrement l'Hôpital et ses employés. Le Syndicat était outré, ne pouvant laisser passer pareil scandale. Un groupe de trois zigotos, externes aux services, avait réussi en un claquement de doigt à élucider un cas grave, que tous les internes n’avaient pu résoudre. Cela était inadmissible, remettant en cause la légitimité et le talent de tout le personnel hospitalier. Une purge allait avoir lieu, cela était certain. Il fallait que le Syndicat s’impose, en redorant son blason comme il se devait de l'être à la base.

Trop en était trop, il fallait que quelqu’un se lève et tape du poing sur la table, quitte à défenestrer quelques gens pour trouver justice. Tous ces pauvres médecins tombant dans la déchéance, sans aucune considération, ne trouvant plus de travail à cause du charlatanisme, tous devraient être vengés. Le sang allait couler et la Roche se teinter d’un rouge des plus sanguins.

Même le climat de guerre renforçait le manque flagrant de toute attention envers les vaillants Eisei-nin, chargés ingratement de panser les blessures et de sauver des vies, en devant prendre des risques inconsidérés pour se faire, et cela sans la moindre reconnaissance. Il était beau le monde shinobi, une véritable honte. Réprouvés, ces hommes et ces femmes ne méritaient pourtant pas tant de dédain et d’ignorance. Leur vengeance n’en serait que plus profonde, et s’abattrait bientôt avec violence.

Muramasa se rendait paisiblement à l’échoppe qu’il venait d’ouvrir dans les entrailles du centre du Coeur-Commerçant. Il s’agissait d’une sorte de cabinet de consultation, doublé d’une pharmacie où plusieurs remèdes étaient vendus. Ayant le cœur sur la main, le taciturne essayait de contribuer comme il le pouvait au bien être collectif d’Iwagakure, pas comme certains trop imbus de leur personne pour penser aux autres. La décision avait été prise dès suites du constat navrant qu’il fit, des suites de sa mission à l'Hôpital, où l’incompétence des Eisei-nin se fit montre. Il n’y avait que Docteur Lee, Etsuko, l’infirmière et lui même pour rattraper le niveau. De plus, le secret de son aisance aux art médicaux n’était plus cachée. Muramasa soupirât, un peu lassé de toute cette histoire. Passant devant le Koga Kiseru, il arrivait finalement à sa destination, mais quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu’il aperçut un attroupement chahutant juste devant son établissement, où ça tonnait fort. S'enquérant alors de ce qui pouvait expliquer pareil tumulte, il s’avança, afin de satisfaire sa curiosité. Interpellant l’un des freluquets, il lui demanda la raison de leur manifestation.

“ Ce rassemblement, en quel honneur, mon brave ? “

“ ON EN A GROS !!! “ -s'époumonant, en affichant un œil hagard-

“ … “ -ne comprenant pas bien la situation et pourquoi une douzaine de manants bloquaient son commerce-

“ Les Eisei-nin sont en grève !!! “

“ Voilà qui est fâcheux. Le Syndicat ne m’avait pas informé de telles mesures. Auriez vous l’obligeance de m’expliquer ? “

Plissant les yeux, le bougre affichant son courroux semblait en avoir gros, tout comme ses compères. Après s’être gratté le crâne, il expliqua de quoi il en retournait.

“ ON NOUS EXPLOITE ! CA VA TONNER FORT ! “ -s'esclaffant-

Les autres grévistes commencèrent à crier qu’ils en avaient ras la patate, avec hardiesse et véhémence. Tout cela ressemblait à un mouvement non autorisé par le Syndicat. Bloquer les services médicaux de ceux cherchant à travailler n’était pas une très bonne idée, car certainement une pratique interdite dans les Lois implexes de la Roche.

Muramasa haussa les épaules, un peu contrarié par tout ça, mais il pouvait comprendre les raisons poussant à de tels extrêmes, bien qu’il n’y participait pas.

Quarriverait-il si ce mouvement prenait de l'ampleur et se poursuivait ? 




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Mar 27 Fév 2018 - 0:20
Climat volcanique
So are you really telling me
that you’re director, doctor
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La gamine aurait très bien pu s’y attendre… Cette journée s’annonçait déjà mauvaise à partir de l’instant même où elle s’était levée. Il y avait des signes qui ne trompaient jamais : ne pas retrouver sa chaussure en voulant s’éviter de poser ses pieds sur le sol froid à la sortie du lit, se rendre compte qu’il ne reste plus de jus au petit déjeuner, remarquer trop tard qu’il fait bien plus chaud dehors qu’elle l’aurait imaginé... Et pour ne rien arranger, sa douleur à l’épaule la lançait encore. « Et putain... » jura-t-elle entre ses dents. Botan n’avait jamais été la gamine la plus polie qui soit, son langage avait toujours été pour le moins... fleuri. Et cela, malgré tous les efforts de son oncle et sa tante, et même T- non. Pas lui. Botan, il faut que tu le sortes de ta tête, l’heure n’était pas à faire de l’introspection. D’ailleurs elle préféra largement jeter un œil à son épaule : elle était encore bleue. Elle s’était un peu trop donnée pendant l’entraînement de taijutsu la veille. Comme toujours, en fait. Mais cette fois, elle avait pris un mauvais coup, et avait été trop faible pour contrôler sa chute, si bien que ce fut une pierre qui se fit la joie de la réceptionner. Elle l’effleura en mettant en place le bout de son débardeur, et elle grimaça. Ah, c’était encore douloureux ! Un autre juron siffla entre ses dents.

Oh elle imaginait d'ici les recommandations du docteur qu’elle verra, ou même les infirmières. Fais plus attention Botan. Tu dois prendre soin de toi Botan. Ce n’est pas raisonnable Botan. À y réfléchir, elle serait parfaitement capable de réciter tout leur discours de tête ! Et à la virgule près. Mais voilà, elle devait tout de même se rendre à l’hôpital. Ses professeurs y avaient tenu, et elle... eh bien. Elle avait cédé. C’était rare, elle qui avait toujours eu un problème avec l’autorité. Mais... Eh bien, l’avantage c’était qu’elle pouvait se balader. Mine de rien, c’était quelque chose qu’elle appréciait.

Enfin, jusqu’à ce qu’elle constate l’état de l’hôpital. Tout le monde courrait partout. À l’intérieur, et à l’extérieur aussi. On aurait pu croire que la guerre était arrivée. Encore. Oh elle essaya bien de se faire entendre, ou bien de trouver simplement un médecin pour s’occuper de son épaule ! Ça ne prendra pas deux heures de lui dire d’y aller mollo la prochaine fois, si ? Certes, elle oubliait le temps qu’il faudrait pour étaler de la pommade sur la zone bleutée. Presque noirâtre. Avec ce genre de plantes qui, mélangées et écrasées, dégageaient une odeur d’urine. La gamine essaya de s’imposer, elle dû même hurler à un moment pour attirer l’attention. C’était dingue quand même ! « Qu’est-ce que tu fais là, jeune fille ? » lui demanda alors une des infirmières qui semblait avoir enfin réalisé sa présence. Botan leva les yeux au ciel en lâchant un râle non dissimulé.« Je dois voir un docteur. » L’infirmière la regarda de haut en bas, comme pour juger son état. « Écoute, c’est l’apocalypse ici, nous manquons de personnel. » Comme si elle n’avait pas remarqué qu’ils couraient tous dans tous les sens. Ce n’était pas difficile de savoir où se trouvait le reste des médecins, ils s’agitaient à l’extérieur, dans les rues. L’infirmière prit rapidement un prospectus sur une étagère et y inscrivit une sorte de plan qu’elle tendit à la genin. « Si tu as vraiment besoin d’un docteur, va à cette adresse... C’est une clinique, gérée par un ami. Il saura t’aider. » La jeune fille prit le bout de papier, n’aimant pas l’idée d’aller s’aventurer. Se balader, pas de soucis, elle savait où elle allait. Mais là, c’était sensé être rapide ! De toute façon elle n’avait pas eu le temps d’ajouter quoi que ce soit, l’infirmière était déjà partie.

Oh oui, cette journée s’annonçait mauvaise. Peut-être ferait-elle mieux de retourner se coucher... Enfin, elle pourrait tout de même jeter un coup d’œil à cette adresse. On ne savait jamais. Elle ne se souvenait pas avoir déjà vu une clinique au centre du village, avec tous ces petits magasins et ces restaurants. Il était cependant vrai qu’elle ne s’y était pas encore attardée. Heureusement pour la gamine, l’adresse ne fut pas dure à trouver, le plus délicat était de traverser cette manifestation de gens. Oh ça, ça allait vite l’énerver ! Elle entra à la hâte dans la clinique, sans vraiment prendre le temps d’y être invitée. Au moins, elle pourrait échapper à cette masse humaine étouffante. Elle n’aimait déjà pas beaucoup les autres, alors tous en même temps dans la rue... on jouait avec sa patience ! Ce n’était que quelques secondes plus tard qu’elle réalisa... eh bien, qu’elle n’était pas seule.

« Vous faites grève, vous aussi ? » Elle n’avait même pas encore levé les yeux vers lui, et encore une fois, elle oublia la politesse... Peut-être parce que tout ça lui portait sur les nerfs. Rien que pour une pommade et une ou deux leçons de morale... La genin tourna alors la tête, et le vit. Elle fronça les sourcils sous le coup de la surprise, comme si on se moquait d’elle. Muramasa-sensei ? Ici ? Son regard se décala à droite, à gauche, personne, juste Muramasa-sensei. Que faisait le directeur de l’Académie ici ? « Muramasa-sensei ? Je croyais qu’il y avait un médecin... » Elle n’osa pas bouger, rien dans cette situation ne trouvait de sens. Oh non, Botan ne pourrait pas admettre en une seconde qu’un directeur pouvait aussi être docteur, et enfiler encore trois quatre casquettes de plus. Et pourtant, elle essaya de chercher une logique dans tout ça.

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by Wiise

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Jeu 1 Mar 2018 - 7:56


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Décidément, la Roche présentait des surprises bien insoupçonnables et inattendues. Sans crier gare, l’effervescence d’un groupe pouvait engendrer de bien étranges mouvances. Les gens étaient la plupart du temps imprévisibles, et force était de constater que Muramasa, de part son pragmatisme, n’avait jamais réellement aimé les surprises, ni même les relations sociales, trop volubiles à son goût. Trahison et félonie étaient après tout si malicieuses, qu’elles attendaient toujours le moment opportun pour se faire une joie de se révéler.

Après avoir réussit à traverser, non sans mal, cette foule en liesse, qui tonnait fort et avec véhémence, le médecin entra dans le cabinet médical, où la réceptionniste n’était même pas là. Ayant certainement profité de l’occasion offerte par la grève pour prendre du bon temps et lâcher le taciturne sans une once de regret. Se rendant à l’évidence, ce dernier soupira, se gratta la tempe, de manière désabusée. Tiens, quelqu’un venait de rentrer lui aussi dans la salle d'accueil, le carillon sonnant l’échos d’une nouvelle arrivée en cette antre aussi immaculée que sclérosée. S’enquérant de cette visite, le fier Directeur se retournât, découvrant un visage familier, celui d’une ancienne élève de l’Académie Hashira, institution où il incarnait avec espièglerie les fonctions de Juge, Juré et Bourreau.

Arborant avec finesse, sa nonchalance légendaire, cela lui faisait en réalité plaisir de revoir cette ancienne élève à la chevelure rappelant les braises d’un volcan. Il fit un pas vers elle, avant de légèrement incliner sa tête sur le côté, comme à son habitude lorsqu’il était intrigué. Que venait-elle faire ici ? Était-ce pour acheter un médicament ou encore une consultation ? L’établissement venait à peine d’ouvrir, alors il aurait été étonnant qu’il y ait déjà eu une prise de rendez-vous, concernant ce service. Il devait donc s’agir d’une simple nécessité pharmaceutique, selon les à priori du jeune homme. Mais le doute fut raviver lorsque la demoiselle posa sa question.

“ Je ne savais pas que les services médicaux étaient en grève, jusqu’à ce que je vois cet attroupement. “ -répondant d’une voix sérieuse et appliquée- “ Que puis-je pour vous, Botan-san ? ” -se remémorant parfaitement de chaque élève, car de part sa fonction, cela était obligation-

Surprise, la jeune ingénue ne fit pas le rapprochement. Après tout, Muramasa était surtout connu pour sa fonction de Directeur, et non de médecin. D’ailleurs, il souhaitait être discret concernant ses arts dans l’Iroujutsu, mais ce sacripant de père ne semblait pas l’entendre ainsi. Soit, Muramasa s’adaptait après tout, comme il avait toujours dû le faire.

Souriant très légèrement, de par la remarque de la volcanique, le parangon s’enquerra de la raison lui faisant nécessiter une personne maître des arts médicaux, sans vraiment lui confirmer qu’il était lui même un de ces adeptes du scalpel et de la seringue.

“ Vous avez besoin d’un médecin ? “ -s'avançant vers elle de quelques pas-

La regardant rapidement de haut en bas, afin de voir si elle semblait blessée, Muramasa porta sa main sous son menton, laissant transparaître une légère perplexité. S’il se souvenait bien, cette Botan était connu pour son tempérament excessif et le fait qu’elle se blessait souvent. Ses nombreux passages à l’infirmerie de l’Académie étaient assez impressionnant en nombre.

“ Je peux vous aider, je suis Docteur. “ -révélant sans une once de pudeur la terrible vérité-

Comment allait réagir la demoiselle, face à cette révélation plus qu'inattendue et loin d'être piquée des hannetons ?




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Jeu 1 Mar 2018 - 13:52
Climat volcanique
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Botan ne s’habituaient jamais à cette politesse. Chaque fois que Muramasa-sensei avait eu affaire à elle, il mettait toujours les formes, l’appelait Botan-san comme si elle était… son égale, en quelques sortes. Alors qu’il était un professeur, un directeur ! Et en outre, elle n’avait jamais réellement eu l’occasion de lui parler… ce qui n’était pas plus mal. Plus elle passe de temps loin du bureau du directeur, mieux elle se portait. Il ne manquait plus qu’elle fasse la connerie de trop et qu’elle soit de retour dans sa campagne. Oh non, plutôt mourir ! Elle le regardait s’avancer, avalant nerveusement sa salive en faisant un pas en arrière. Mais la main qu’elle porta à son épaule trahissait ses besoins.

« Docteur ? » Elle fronça les sourcils, comprenant encore moins la situation. Elle eut même un rictus, pensant pendant un bref instant que cette expression de perplexité sur son visage n’était due qu’à une plaisanterie de sa part, comme s’il voulait se moquer d’elle. Après tout, c’était possible ! Elle ne le connaissait pas plus que ça, rien ne l’empêchait de se payer sa tête. Son regard se fit de plus en plus méfiant. « Vous, sensei ? »

Il était vrai que cet endroit ressemblait à une petite échoppe médicale, comme une vraie. Et s’il était là… Ah, c’était compliqué, pourquoi devait-elle autant se prendre la tête ? Elle détestait quand les choses ne se passaient pas comme elle le prévoyait, et cette journée semblait décidée à lui peser sur les nerfs ! Voilà que son directeur était un médecin, maintenant… Mais oui, bien sûr, et à ses heures perdues il danse sûrement aussi la valse avec un clone, pendant qu’un autre jouait du trombone ! Ah comme elle détestait quand elle ne maîtrisait pas la situation. Ne sachant séparer le vrai du faux, surtout en cet instant, elle demeura silencieuse quelques instants avant de rentrer dans son jeu. Un tout petit peu.

« C’est… mon épaule. » avoua-t-elle finalement en la resserrant dans sa main. « Je suis mal tombée à l’entrainement, et elle est encore bleue. »

Et c’était douloureux. Mais ça, elle se garda bien de le dire : son directeur n’avait pas besoin de savoir ce genre de détail. Et si jamais il commençait à penser qu’elle était faible ? Qu’elle n’était pas véritablement apte à être une digne shinobi d’Iwa ? C’était possible, elle ne pouvait pas lire dans la tête des gens.

Sur le coup, ça n’avait absolument pas été douloureux : elle s’était battue, mais elle s’était relevée de suite après sa chute, revenant dans la bataille avec une vigueur encore plus grande. Ce n’était que le soir qu’elle s’était rendue compte que quelque chose clochait, et que son épaule était devenue très sensible. Rien que bouger son bras, elle sentait l’os, et pas de la façon dont elle devrait le sentir. Comme s’il était traversé par un pic de douleur. Rien de bien insurmontable, mais c’était désagréable, et sa peau était devenue bleuâtre durant la nuit. Ce n’était sans doute rien, comme d’habitude : un bandage, un petit comprimé et c’était reparti pour l’entrainement ! Mais pour ça, elle devait avant avoir un avis médical. Encore.

Maintenant elle était habituée de ce genre de chose, elle rendait souvent visite à l’infirmerie, même quand elle n’était encore qu’une étudiante. Jamais elle ne faisait attention quand elle se battait, elle laissait la frénésie prendre contrôle d’elle, en dépit de la prudence et de la retenue. On lui avait souvent fait la morale à ce sujet, et cela remontait à loin dans ses souvenirs ! Jusqu’ici, surtout à Iwa, ce genre de discours qu’elle n’écoutait plus, cela venait surtout d’infirmières ou de médecin, éventuellement ses professeurs, mais maintenant c’était le directeur de l’Académie qui allait s’y mettre ? Oh non, clairement, elle n’avait pas hâte.

« Vous êtes vraiment docteur ? » répéta encore une fois la jeune fille, relevant son éternel regard méfiant vers lui.

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by Wiise

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Ven 2 Mar 2018 - 6:37


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Ce moment où il s’avançât pour s'enquérir de la raison de la visite de la jeune demoiselle en ces lieux, où cette dernière, décontenancée se recula, fit légèrement sourire intérieurement le fier Directeur. Connu comme le loup blanc, dans l’enceinte de l’Académie Hashira, il suscitait bien entendu une certaine présence inquiétante pour tout élève, ayant ou non la conscience tranquille. Après tout, lorsque une jeune pouce faisait face au maître de ce Sanctuaire de l’apprentissage, ce n’était jamais anodin. Le bougre avait de plus la réputation de ne jamais prendre de décision sans conséquence. Faire choir dans le désespoir ces candides et les ramener à la réalité de ce triste monde tragique, se révélait être après tout un devoir et une obligation.

Une certaine inquiétude pouvait se lire sur les traits de Botan, qui ne semblait pas ravie d’avoir affaire au jeune homme, qui pourtant ne lui voulait aucun mal, au contraire. Simplement savoir ce qui l’avait conduite jusqu’ici, était sa seule aspiration. En général, on ne venait pas dans ce genre d’endroit si tout allait bien, notamment physiquement. Connaissant un peu l’allégresse de la rouquine, elle s’était surement faite mal en s’entraînant. Cela ne l’aurait pas étonné une seule seconde. Évasive, mais ne pouvant fuir l’oiseau de mauvais augure qui la fixait avec ses irradiants iris, elle finit par abdiquer, révélant alors son mal. Non pas sans émettre quelques doutes sur la fonction de Docteur du taciturne personnage, répétant une énième fois de manière dubitative, afin de s’assurer du plumage de sa Némésis.

“ En effet, je suis Docteur. Vous savez Botan-san, souvent les gens ont plusieurs talents. Le fait que je sois médecin a grandement contribué au fait que je sois placé au poste de Directeur. “ - s’avançant toujours vers elle, de manière décidée et sûre de lui-

Arrivant à sa hauteur, un fin sourire se dessinât sur les lippes de l’inquisiteur, afin de tenter de la rassurer. On aurait vraiment dit qu’elle allait prendre les jambes à son coup à la moindre occasion. Pourtant l’Iwajin n’était pas si affreux que cela, bien au contraire. Bien que sérieux et assez strict, il était avant tout là pour le bien être et l’épanouissement de ces âmes bien innocentes qui décidaient de revêtir les couleurs grisonnantes de la Roche, afin de servir le Village Caché.

Après un léger silence, dénotant toute l’incrédulité saisissant la frèle ingénue, elle finit par avouer enfin quel mal la tiraillait. Montrant ostensiblement l’épaule en question, tout en expliquant la situation.

Muramasa pencha légèrement le visage sur le coté, songeur, profitant des précisions pour laisser glisser son luminescent regard en direction de la lésion évoquée.

“ Votre épaule ? Vous devriez faire plus attention à vous lors des entrainement. C’est bien d’y mettre tout votre cœur, mais vous devez penser à votre sécurité. “ -la grondant légèrement, sans la moindre véhémence- “ Laissez moi voir. “ -demandant la permission, avant d’établir le moindre contact physique-

Posant ses doigts avec attention sur l’épaule, il fit glisser avec douceur l’étoffe la cachant à moitié d’un simple geste, révélant alors un bel hématome bien violacé. Avec la frénésie martiale de l'entraînement, la petite adolescente n’avait même pas dû s’en rendre compte sur le coup. Elle ne s’était pas ratée pourtant, à en voir la lésion, elle devait le sentir passer. Mais cela n’était rien de gravissime.

“ Botan-san, vous avez bien fait de venir faire examiner votre blessure. Je vois que vous êtes avisée, cela me fait plaisir. Les jeunes ont parfois trop tendance à se croire… invincibles. “

Posant sa main sur son biceps afin qu’elle ne bouge pas, le pragmatique posa la paume de son autre main en direction du fâcheux problème à résoudre. Pour un maître de l’Iroujutsu, cela était bien simple de traiter pareille ecchymose. Une douce lumière s’érigeât alors, d’une couleur verdâtre et incandescente. La douce chaleur régénératrice s’insufflât alors, soignant peu à peu la jeune femme, comme par magie.

“ Ne bougez pas. Cela ne sera pas long. “ -lui affichant un sourire, chose assez rare en connaissant le personnage-

Il était bien plus détendu et amical en dehors de l’enceinte de l’Académie, cela était frappant, pour ne pas dire surprenant. Le bloc de glace savait sourire, comme il venait d’en faire une fois de plus montre le visage semblant pourtant figé dans le marbre éternel.

Quelques secondes suffirent à ce que la blessure ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Cela pouvait être impressionnant pour les non initiés, mais cela n’était que la base des arcanes de l’Iroujutsu.

Lâchant son emprise, sa main fit remonter le tissu, jusqu’à la position où il se devait d’être. Après que la lumière et la main fussent retirés de la peau de la pléiade. Voilà qu’elle était de nouveau fonctionnelle et comme neuve.

“ Cela doit vous prouver que je suis bien Docteur. “ -rebondissant sur la preuve évidente qu'il venait gracieusement de lui offrir-

Se reculant d’un pas, le jeune soigneur cherchât dans la poste intérieure de son manteau, puis en extirpât un de ces rouleaux de tabac si prisés. Après l’avoir porté à ses lèvres, il l’allumât, afin d’en savourer le doux poison, dont il avait habitude de prendre inspirantes inspirations. Ce n’était peut être pas avisé de se laisser aller à fumer dans un endroit censé être particulièrement voué à la santé, mais après tout il était maître des lieux. Après avoir longuement inspiré, puis expulsé une volute brumeuse se faisant spectre évanescent vers les cieux pourtant absents, le parangon fixât Botan dans les yeux. Comme s’il s’attendait à une remarque particulière venant d’elle. Sans doute s’attendait-il à ce que cette dernière soit impressionnée et en pâmoison devant tant de prestance éhontée et de talent médical.




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Ven 2 Mar 2018 - 16:17
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Faire plus attention lors des entrainements… La jeune fille leva alors les yeux au ciel, ne cachant pas sa lassitude en entendant de telles leçons. C’était comme si on ne cessait jamais de lui dire ça, depuis sa plus tendre enfance, mais si jamais elle avait envie de se donner à fond dans ses entrainements et d’en ressortir cabosser, ça ne regardait qu’elle, non ? Sa santé et sa sécurité, c’était bien deux domaines dont elle n’accordait pas la moindre importance. Si elle voulait devenir une shinobi puissante, une ou deux blessures ne devraient pas freiner sa formation. Et puis peut-être que ça laissera un jour des cicatrices… ça avait quelque chose de glorieux, les cicatrices. Un peu comme son oreille, mutilée, qu’elle n’avait pas honte de montrer. Après tout, un bon ninja, c’est celui qui endure.

Il s’approcha encore, et elle eut un léger mouvement de recul… simplement par réflexe. Elle n’aimait pas qu’on la touche… Mais Muramasa était un médecin, un médecin… Elle inspira un coup, prenant sur elle pendant qu’il prit son bras et qu’il observa l’hématome. Elle eut d’ailleurs une légère grimace, mais ne dit rien, se contentant de fixer les mains du directeur. Oh elle espérait sincèrement qu’il ait raison et que ce sera rapide !

C’était drôle, elle avait toujours cru que Muramasa-sensei était un homme froid, un peu distant. Mais en le voyant sourire comme ça, en essayant de la rassurer – ce qui n’était pas très efficace – elle commençait à se dire qu’il était un peu différent avec ce qu’elle imaginait. Peut-être était-ce simplement à cause du fait qu’elle n’ait jamais cherché à savoir qui il était, en-dehors de son bureau et de ses papiers. Ça ne l’avait tout simplement pas intéressée…

« Hm. » répondit-elle tout simplement, en bougonnant encore. Quand la main du directeur commença à luire de cette couleur si… verte, Botan retint légèrement sa respiration. Chaque fois, ça lui faisait le coup : elle n’aimait pas trop cette sensation. C’était trop… doux, trop agréable, et la douleur qui s’en allait… Elle, elle avait l’habitude des produits qui piquaient, qui soignaient mais qui faisait mal. Les jutsu, tout ça… elle ne s’y était pas encore familiarisée, en dépit de ses visites plutôt fréquentes à l’infirmerie.

Mais le fait était là : son épaule avait retrouvé une couleur normale, et elle pouvait la bouger sans plus avoir mal. Incroyable, ça avait marché ! L’adolescente fit alors mouvoir son bras de haut en bas, puis devant et derrière, histoire de pouvoir vérifier ça…

« Sans doute… » Oh oui, elle restait de mauvaise foi ! Comme toujours, maintenant qu’on y repensait. « Ça ne me dit pas si vous avez vraiment passé votre diplôme de docteur. » Avait-il trouvé le temps pendant que d’autres étudiants étaient collés ? Ou alors pendant ces heures qu’il passait dans son bureau enfermé ? Elle remit correctement sa manche avant de relever sa tête vers lui, le voyant sortir une cigarette qu’il alluma. Elle ne se fit pas prier pour hausser grandement les sourcils, encore plus incrédule. Alors il fumait. Oui, bon, elle l’avait déjà vu fumer à un moment donné, mais ici ? Elle chassa d’un mouvement de main la fumée qui s’approchait d’elle, faisant une grimace un peu dégoûtée. Ah comme elle n’aimait pas cette odeur…

« Je suis presque sûre qu’il y a des règlementations pour ce genre d’endroit… » maugréa-t-elle dans sa barbe inexistante. Enfin, elle était très mal placée pour critiquer le manquement aux règles. Elle plus que quiconque ! « Mais… si vous êtes docteur maintenant, qui est le directeur de l’Académie ? » Et surtout, comment se faisait-elle qu’elle n’était pas au courant ? Certes elle ne courait pas derrière les informations, mais tout de même… il y avait une limite à tout. Et elle voyait mal l’Académie se gérer toute seule, maintenant que le directeur avait décidé de s’occuper d’une clinique au centre d’Iwa.

Enfin, cette idée lui traversait la tête, mais ce n’était pas ses affaires après tout. Maintenant qu’elle était soignée, elle n’avait plus grand-chose à faire ici, et le directeur docteur allait certainement avoir des patients…

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Sam 3 Mar 2018 - 6:58


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Encensoir ardent de ce théâtre blanc, le tabac crépitait, enivrant de sa brume grisâtre  révélant les nitescences diurnes baignant dans l'atmosphère aseptisée. Il fixait avec malice l’incrédule qui semblait toujours dubitative, bien que pourtant il venait de lui faire montre de cette arcane dont le secret reposait uniquement entre les mains des plus fins experts des arts médicaux. Amusé intérieurement, mais figé dans ses traits révélant sentiments, l’Iwajin reprit une taffe de son péché préféré, avant de laisser choir de ses lèvres embrumées, quelques réponses afin de satisfaire la curiosité qui virevoltait dans cette petite tête rousse.

“ Vous semblez dubitative. “ -prônant avec une légère nonchalance, l’évidence- “ Les diplômes ne sont qu’ancres illusoires. Seul le talent compte et fait la différence en vérité. Voilà que vous me faites dire, ce que je ne devrais. " -laissant transparaître une légère courbure de ses lèvres- " Ne soyez pas soucieuse, je dispose bien évidement des regalia attestant de mon ramage. “ -affirmant qu’il était bien un médecin confirmé-

Soufflant un nouveau nuage, venant se perdre avec sérénité, le pragmatique sieur porta l’une de ses mains et l’appuyât sur son front quelques instants, avant de la laisser chuter le long de son flanc. Ce n’était pas tout les jours qu’on osait remettre ses armoiries en question. De part sa prestance, il lui suffisait de simple mot, pour convaincre les foules, qu’il était un parfait Docteur, bien sous tout rapport. Comment pouvait-il en être autrement ?

Toujours soucieux de l’ingénue, il détaillât ce visage un peu rond, mais harmonieux, arborant taches de rousseur, ainsi que tiare des plus enflammée. En général, à Iwagakure, de tels apparats dénotaient un lien clanique au Volcan. Lui en était dépourvu, vilain petit rejeton à la crinière noire comme le jais. Maintenant qu’il y pensait, Botan était Botan. Mais Botan comment ? N’y avait-il pas une Borukan manquant, accompagnant ce joli petit nom qu’elle se targuait de porter ?

“ Ne t’en fais pas pour le règlement, cet endroit est mien. En plus avec cette grève, il vaut peut être mieux rester discret, voire le fermer le temps que cela se tasse. Les Iryo-nin sont très remontés dernièrement. Si un collègue vient à faire le malinois, cela serait mal perçu. Ne pensez vous pas ? C’est un peu comme… Comment dit-on déjà ? “ -cherchant un instant le terme, marquant une courte pause- “ Ah oui ! L’esprit de Nakama. “ -finissant par mettre le doigt dessus-

Le paragon de la médecine reconduisit l’extrémité de la tige de tabac vers ses lippes, afin d’en extraire l’empoisonnée quintessence. Savourant en silence cette étrange sensation, il expira une fois de plus la fumée, rendant l’endroit encore plus brumeux .

“ Allons, Botan-san... “ -l’arrêtant dans son erronée démarche cognitive- “ Vous savez, je suis toujours le Directeur, cela ne change en rien ma place au sein de l’Académie Hashira. Il se trouve simplement que pour aider la communauté Iwajin, j’ai décidé de contribuer comme je le pouvais. Une pharmacie vendant des remèdes et des médicaments, faisant aussi office de petite clinique médicale faisant quelques consultations, rien de plus, rien de moins. J’emplois quelques personnes qualifiées. Je ne fais pas les consultation personnellement, ni ne vends moi-même de remède. Il se trouve que ces personnes s’avèrent inopinément absentes, certainement à cause de ce mouvement entreprit pour faire montre du grand désarroi touchant le monde de l'Iroujutsu, chose que je regrette. “

Ayant terminé de se justifier, alors qu’il n’en avait pas vraiment besoin en réalité, le médecin fit un pas vers la jeune fille, la fixant avec intérêt dans ses prunelles.

“ Dites moi, Botan-san, je n’ai pas souvenance de votre nom de famille. Ne seriez vous pas une Borukan ? “ -posant la question sans détour, bien que ne manquant point de la plus élémentaire des corrections-

Ce mystère lui brûlait les lèvres, maintenant qu’il y avait pensé, il souhaitait trouver réponse avec un intérêt tout particulier. Les élèves avaient dans la grande majorité des cas, un fier nom à donner, représentant avec zèle leur clan. Il était rare que les familles de roturiers envoient leur descendance dans les forces armées du Village Caché de la Roche. Il y avait des exceptions, quelques prodigues réussissant à sortir du lot et à se hisser au même niveau d’excellence que les héritiers de familles ancestrales. Mais la rouquine était trop rousse pour ne pas éveiller les interrogations. Le tyran avait-il encore frappé ? Muramasa était un homme pragmatique, se posant toujours des questions avisées, son sixième sens lui faisant rarement défaut.




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Sam 3 Mar 2018 - 12:29
Climat volcanique
So are you really telling me
that you’re director, doctor
and my brother ?
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Dubitative... Oh ça, elle l’était ! Mais ce n’était pas quelque chose de nouveau : elle était toujours méfiante, surtout quand quelque chose la surprenait. Pendant un bref instant, la jeune genin crut même que son sensei avouait de lui-même ne pas avoir les qualifications requises ! Enfin, elle se reprit bien vite. Il semblait avoir ce qu’il fallait. Tant mieux, elle n’avait pas confié son épaule à un incapable. Comme pour accompagner ses pensées, sa main se reposa une nouvelle fois sur son épaule, cette fois-ci intacte, et resta soucieuse un petit moment. Il était vrai qu’elle ne savait pas vraiment comment était arrivée cette grève, ni même ce que les médecins trouvent à redire sur le système. Ils ne sont pas assez payés ? On ne les considère pas assez ? Elle n’en savait trop rien, et à vrai dire, elle s’en moquait. Tout ce qu’elle voyait, c’était que ça l’avait bien emmerdée pour aller trouver un docteur qui puisse remettre son épaule en place. Fichus médecins.

« Ça n’a rien à voir avec la camaraderie... » lâcha-t-elle finalement, une fois qu’il eut trouvé ses mots. C’est vrai, quoi... Si ces gens se souciaient un tant soit peu de ce genre de chose, ils n’auraient pas fait balader une genin dans tout le village pour trouver un seul docteur.

Elle ne le montrait peut-être pas, à balader son regard dehors, sur chaque détail de la clinique, mais elle écoutait réellement Muramasa. Sa place au sein de l’Académie, de la communauté, de la médecine. Cela devait lui prendre un temps monstre... jusqu’à ce qu’il avoua faire appel à d’autres. Ah. Oui. Dans ce cas effectivement, ça gagnait du temps. Et ça lui faisait réaliser qu’elle aurait très bien pu se faire soigner par quelqu’un d’autre. C’était sûrement pour ça qu’elle n’avait pas eu conscience de son statut de docteur avant ce matin.

Alors qu’elle se perdait dans ses pensées, la question du directeur vint la réveiller d’un coup. Ne seriez-vous pas une Borukan ?

Cette question... La jeune adolescente eut un léger sursaut, très rapidement accompagné par ce froncement de sourcil, notamment quand elle se tourna vers lui. Il plaisantait, là ? Borukan, comme les Borukan d’Iwa ?

« Non, bien sûr que non ! » s’empressa de répondre la rouquine en croisant les bras.

C’était ridicule, vraiment. D’où pouvait-il poser ce genre de question ? Il parlait beaucoup trop, ce docteur. Elle ne se souvenait pas qu’il était ainsi, quand elle le voyait à l’Académie. Toujours distant, ou à faire un discours à tout le monde en même temps, personne dans son petit entourage n’avait eu affaire avec lui directement. Alors là, maintenant il venait lui poser une question si... personnelle ! Il ne manquait pas d’air !

« Je viens de la campagne, normal que je n’ai pas de nom de famille. Surtout que... »

Elle se coupa dans sa phrase, se pinçant les lèvres.

Surtout qu’elle était abandonnée par ses parents.

Si Botan avait réussi à obtenir quelques informations sur sa mère, notamment son nom ou bien sa description physique, elle n’avait rien concernant l’homme qui l’avait engendrée. Un homme de passage, très certainement, en dépit de toutes les histoires qu’elle s’était inventé à son sujet. Mais pourquoi un Borukan, soudainement ? Quel rapport ? C’était un grand clan du village, certes, et elle n’avait pas les yeux assez blancs pour être une Hyûga, mais... et alors ? Une Borukan ? Quelle idée !

La jeune fille se risqua toutefois à lever un regard étonnamment timide vers Muramasa.

« Vous... savez qui est mon père ? »

C’était idiot, elle s’était fait une raison. Ni son père ni sa mère n’avaient voulu d’elle. C’était pour ça qu’elle avait été élevée par son oncle et sa tante. Derrière toutes ses fantaisies, elle avait bien compris qu’elle était une gamine sans histoire, et elle détestait cette vérité. Alors si jamais... si jamais cet homme savait quelque chose ? N’importe quoi ? Si jamais une partie de ses inventions était vrai ? Ah, comme tu es naïve, Botan. Pourquoi est-ce qu’il saurait quoi que ce soit, de toute façon ? Grandis, un peu.

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by Wiise
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Dim 4 Mar 2018 - 23:56


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Une certaine méfiance émanait de la petite rouquine, ce qui réconfortait le Directeur. Lui-même pragmatique, il savait que l’insouciance s’avérait une tare, une faiblesse qu’il fallait oblitérer et rejeter avec zèle. Le monde était noir, plus sombre qu’une nuit sans lune. Il ne fallait pas laisser les élèves inconscients sur ces intransigeantes facettes façonnant la dure réalité. Pas de la camaraderie ? Certes, cela n’avait rien à voir avec un humanisme éhonté. Après tout, l’homme n’était-il pas un loup pour l’homme ? Si les Iryo-nin se révoltaient, ce n’était que pour leur profit personnel

“ Certes, cela n’a rien à voir avec la camaraderie… “ -corroborant les paroles de la demoiselle, qui s’avérait plus avisée qu’il ne le pensât- “ Ce monde repose sur l’acceptation d’une pernicieuse mascarade. La trahison, la mort, l'adultère… et biens d'autres vices sont légion… tant de noirceur… “ -affichant un visage sérieux en laissant échapper ces mots-

Oh la camaraderie, qu’elle bien triste farce. Une de ces chimères adorée et vantée par les hommes. En réalité, toute amitié n’était finalement qu’une engeance facétieuse, qui s’instaurait un temps, le temps où cette relation profitaient aux deux partis. La félonie arrivait bien vite, dès que ce ne fussent plus le cas. 

Obscur, le médecin l’était, car toute chose en ce monde pouvait rapidement se transformer en bien rapide désillusion assassines. Qui était mieux placé que lui pour le savoir ? Beaucoup devaient partager cette vision.

Oubliant un instant l’innocence qui le fixait avec ses grands yeux écarquillés, le spectre changeat de sujet. Il n’était peut être pas sage de parler ainsi devant une demoiselle après tout.

“ Vous êtes sagace. “ -concluant sur cette évidence-

Concernant les origines de la gracile volcanique à la chevelure de braise, lorsqu’elles furent évoquées, cette dernière sembla plus que choquée, réfutant avec hâte, avant de choir dans une perplexité certaine. Muramasa fut légèrement surpris par la réaction de Botan. Mais avec un tel plumage rougeoyant, l’hypothèse de son lien clanique semblait tout à fait probable, pour ne pas dire inévitable.

“ Je ne sais pas qui est votre père. Le cherchez vous ? “ -affichant un léger sourire, non moqueur, mais encourageant- “ Il me semble que vous usiez du Yoton à l’Académie, si ma souvenance ne me fait défaut. “

Le Directeur avait une très bonne mémoire. C’était plus par correction qu’il mettait le doigt avec délicatesse sur ce fait avéré. Apparemment la Genin n’avait pas fait le rapprochement avec le lignage magmatique. Seuls ceux dont le sang portent le Kekkai Genkai pouvant user de ces brûlants arts.

“ A en croire votre réaction, vous cherchez des réponses concernant vos origines. “ -croisant les bras, laissant les miroirs dorés se perdre un instant, avant de se replonger avec intensité dans les prunelles de la juvénile-

Muramasa avait longtemps cherché son père, après la mort de sa mère, n’ayant qu’un horizon. Venger celle qui souffrit et mourut, des causes d’une bien triste solitude. Une solitude engendré par le tyrannique démon du volcan. Il savait reconnaître quelqu’un dans cette situation, ce désespoir rongeant l'âme avec allégresse. Chercher des réponses aux inconnues insondables, s’avérait une gangrène rongeant avec frénésie le cœur. Seul la révélation pouvait apporter repos et ataraxie.

Penchant légèrement la tête sur le côté, le Directeur sembla pensif. Un rustre abandonnant ses enfants à leur triste sort… Le renard avait-il encore frappé ? Fort probable que ce fusse le cas.

“ Votre mère n’est point Borukan, alors s’il s’agit de votre père, aux vues votre ramage, la réponse réside en un volcan. “




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Lun 5 Mar 2018 - 0:52
Climat volcanique
So are you really telling me
that you’re director, doctor
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La jeune fille eut un demi-sourire quand Muramasa évoqua sa sagacité. C’était quelque chose qu’elle n’entendait que très rarement, pour ne pas dire jamais. Elle était une gamine qui était tout sauf sage, ou raisonnable. Le genre de nom qu’on cite pour évoquer les mauvais exemples à ne pas suivre. Finalement, que quelqu’un soit de son avis, et la complimente ainsi... ça la touchait. Et dire qu’elle se considérait comme une fille à qui les compliments ne faisaient rien. Elle ouvrit légèrement la bouche, et la ferma, se contentant de se pincer les lèvres. Depuis la mort de Tekka, elle s’était fermée à beaucoup de choses, notamment l’amitié qu’elle pourrait trouver dans ses camarades. Elle le savait bien, avant, qu’elle allait en souffrir. Ça n’avait pas manqué, malheureusement. Sa disparition avait laissé un trou, un vide... et le pire, c’était qu’elle ne pouvait s’en vouloir qu’à elle. Il était mort à cause d’elle. La camaraderie, la solidarité, ça ne valait définitivement rien contre une lame et du poison.

Elle ne s’attendait pas à ce que le directeur se sente aussi concerné par son ascendance. Les gamins sans parents, par les temps qui couraient, c’était d’une grande banalité. Et la jeune fille doutait bien de l’intérêt que cet homme pouvait trouver dans tout ça. À quoi bon, après tout ? Elle-même ne savait pas ce que lui avait vécu, et était loin de soupçonner un quelconque lien entre eux deux. Mais il avait des remarques... pertinentes. Assez pour perturber la genin inflexible qu’elle était.

« J-Je... » ne réussit-elle à dire en voyant son sourire... tendre.

Le cherchait-elle ? Son père ? C’était idiot, mais... elle n’en savait rien. Son père n’était qu’une sorte de brume au loin, sans forme, ni même de voix. Elle avait toujours voulu savoir s’il était plus que ça, mais elle était assez réaliste pour avoir compris qu’il ne resterait certainement que cette brume. Et puis, elle avait son oncle : il avait été un véritable père pour elle, bien plus que son géniteur... Et fille ingrate qu’elle était, ça ne lui suffisait pas. Rien de sa vie d’enfant aimée et choyée ne lui avait suffit. Elle avait besoin de plus !

« Yôton, oui... Je peux utiliser le Yôton... »

Sa voix était plus basse, comme si elle réfléchissait en même temps, essayant de voir aussi loin que ce simple docteur/directeur semblait voir.

« Je serai... une Borukan, selon vous ? C’est... stupide, c’est... »

Non, pas stupide... mais elle peinait à y croire. Les Borukan était un clan puissant, et très grand ! Ils utilisent le Yôton, comme elle, et il paraissait que la plupart avec une chevelure flamboyante également. L’adolescente plaqua une main contre sa bouche, faisant quelques pas en arrière pour réfléchir. Pour repenser à tout ça. Il y avait beaucoup de Borukan, et elle ne s’était pas assez intéressée à cette famille pour en connaître tous les membres. Il y avait bien Nidaime-sama, et... d’autres... À mesure qu’elle se rapprochait d’une vérité qu’elle avait longtemps renfloué, son cœur se mettait à battre plus fort, plus vite. C’était comme si son père, son vrai père, était proche. Qu’elle n’avait qu’à sortir dans la rue pour voir cette brume se transformer en un visage.

Et Muramasa... Bon sang, pourquoi un médecin l’aiderait de la sorte ?! Sa méfiance revenait à grand pas quand elle se rendit compte qu’elle ne connaissait rien de lui, et que lui semblait déjà connaître les secrets de sa propre naissance. À elle ! Elle entre tous ! Et ils ne s’étaient jamais parlés jusque là ! Depuis quand avait-il fait le rapprochement ? Grâce à quoi ? Que savait-il d’autre ? Est-ce qu’il essayait... de la manipuler ? De lui mentir ?! Elle n’était venue que pour son épaule !

La colère, la peur de la vérité, la crainte du mensonge, tout ça eut raison de ce qui lui restait de sagesse. Elle saisit d’un coup un kunai de sa sacoche et le pointa immédiatement vers son directeur. Bien que sa garde était correcte, ses mains étaient légèrement tremblantes, preuve du choc qu’elle ressentait.

« Et qu’est-ce que vous en savez, hein ?! » s’exclama-t-elle en serrant plus fort son arme dans sa main. « C’est pas votre père, que je sache ! Mon vrai père, il m’a abandonnée, comme ma vraie mère ! Ils sont tous les deux pareils, comme des tas d’autres parents ailleurs, vous allez me faire croire que vous vous en souciez réellement ?! Pourquoi vous savez ça, vous ! Depuis combien de temps ? Qu’est-ce que vous me cachez, Muramasa-sensei !! »

Il en fallait bien peu pour qu’il passe du médecin qui la complimentait et l’encourageait, à traître menteur. Et... elle avait si peur de se tromper, de se faire des illusions... Ce serait si humiliant.

« Répondez-moi !! »

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Mar 6 Mar 2018 - 4:44


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Le côté obscur était puissant dans le cœur de la jeune Kunoichi, encore si inexpérimentée et innocente qu’elle n’avait pas encore trouvé la maturité de la sagesse de l’esprit. Le doute en son âme s'immisçait avec sinuosité tenant de pure malice, la tiraillant en déchirant son être, mais surtout sa raison. Elle ne savait pas et était perdue, tout simplement. Légèrement sauvage et hâtive, elle ne pouvait renier et dénier la triste vérité. Une vérité évidente, dès lors qu’elle était rousse, mais surtout utilisatrice des arts claniques de la lave. Cela paraissait tout à fait logique et irréfutable, que cette dernière soit porteuse du sang Borukan. Ces fiers représentants du Volcan, se targuant de pouvoir faire usage de la puissance du magma. Enfin, peut être pas tous, surtout si on connaissait le Directeur de l’Académie Hashira. Il fallait toujours une exception pour confirmer la règle.

Cédant à la colère et à l’incompréhension, Botan sombra dans la noirceur et s’y noyât complètement. Fébrile, sa main extirpa un Kunai acéré, puis menaçât ostensiblement son interlocuteur. Tremblante, mais prête à le suriner sauvagement à tout instant, la rebelle, exprimant son profond désarroi, ne faisait que fulminer de biens acerbes paroles, emprise d’une violente rage avec allégresse.

Pourtant, cela ne décontenança pas l’oiseau de mauvais augures, qui reprit une taffe de son poison préféré,  tout en continuant de la fixer sans sourciller d’un pouce. Néanmoins, son regard se fit sévère, plus strict qu’à l’accoutumée, n’aimant pas être ainsi considéré comme vil freluquet.

“ Pour tout vous avouer, je ne le sais pas. “ -la regardant fixement, remontant sa main paisiblement vers sa crinière de jais, puis la ramenant en arrière avec élégance-

L’intrépide semblait pour le moins courroucée, ce qui s'avérait normal, sachant la sensibilité du sujet évoqué en ces murs. Ce mystère, dont l’élucidation se faisait insaisissable pour elle, devait être une chimère bien amère. Muramasa ne lui en voulait pas, comprenant sa douleur, car tout comme elle, il avait cherché son géniteur en ses songes.

“ Je ne vous cache rien. Je n’émettais qu’une hypothèse. “ -dit-il, d’une voix calme et sereine- “ En réalité, j’ai une très bonne mémoire, concernant les élèves de l’Académie. Alors cela n’est-il pas normal, que je me questionne, dès lors qu'une jeune Kunoichi utilise le Yôton, sans porter le nom du Volcan ? “

S'avançant vers elle, il finit par s'arrêter devant la pointe étincelante lui faisant face avec véhémence.

“ C’est juste que, tout comme vous, ma situation familiale s’avère être… compliquée... “ -hésitant un instant sur le dernier mot-

Muramasa avait connu un passé tragique, c’était peut être pour cela qu’il s’enquérait de la situation de la frêle ingénue. Son père était un monstre, mais il l’avait retrouvé. Bien que leur relation soit des plus particulières, il pouvait au moins mettre un visage et un nom sur le personnage, voire même, mieux le connaître.

Il la fixait dans ses grands yeux miroitant de flammes embrasées. Attendant de voir si cette dernière aurait l’impudence d’oser le suriner, ou de se faire une raison.

Se plastronnant devant la lame assassine, avec un toupet certain, Muramasa la défiait de de mettre sa silencieuse menace à exécution. Son regard n'avait rien d'hostile, au contraire, cherchant uniquement à lui faire montre que sa réaction était puérile. Botan se voilait la face, il fallait donc lui faire prendre conscience qu'elle se fourvoyait. Réagir ainsi ne lui apporterait rien, cela étant finalement bien triste, qu'elle rejette une main tendue pour l'aider.

Plissant finement les paupières, le regard doré se fit plus vivifiant, l'invitant alors à se calmer, afin d'accepter la révélation salvatrice.

Cela ne faisait aucun doute. Elle était une Borukan.




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Mar 6 Mar 2018 - 17:35
Climat volcanique
SO ARE YOU REALLY TELLING ME
THAT YOU’RE DIRECTOR, DOCTOR
AND MY BROTHER ?
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Ça en faisait trop... trop d’un coup. Les mots de Muramasa sonnaient affreusement juste aux oreilles de l’adolescente, c’était sûrement pour ça qu’elle avait autant de mal à l’accepter. Le nom du Volcan, les Borukan... Était-ce réellement possible ? Pouvait-elle vraiment faire partie de ce clan ancestral alors qu’elle venait de rien ? La prise qu’elle avait sur son kunai ne se desserrait pas, et pourtant, ses doigts, tout son bras, sa peau tremblait. Il semblait si calme face à elle, s’approchant alors qu’elle était armée. Quoi ? Il ne la croyait pas ? Il ne la pensait pas capable d’attaquer ?!

« N’avancez pas ! » ordonna-t-elle en levant sa lame.

C’était comme si sa poitrine et sa tête allaient exploser. Non, il mentait. Il mentait, c’était évident ! Comment pourrait-il savoir tout ça, de toute façon ? Avec des soupçons basés sur des faits insignifiants ?! Sois réaliste Botan, il n’y a aucune chance qu’il sache vraiment de quoi il parle ! Mais dès qu’elle croisait son regard, tout se remettait en question. Encore et encore... Est-ce que ça allait finir ?! Est-ce que quelqu’un allait finir par être honnête avec elle, à la fin ?! Elle avait toujours appris à se fier à son instinct, mais là, c’était comme s’il s’était divisé en deux, et que les parties se battaient entre elles à mort. Comment était-elle sensée se calmer dans ces conditions ?

Au bout de longues minutes de silence, l’arme tomba à terre.

Et la jeune fille recula de quelques pas maladroits et lourds, le corps encore tremblant.

« Compliquée ? C’est comme ça que vous voyez ma... situation familiale ? »

Sa voix parut bien amère d’un coup. Qu’en savait-il, au juste ? Ce n’était pas comme s’il connaissait sa vie, il n’était qu’un... directeur. Un docteur. Rien de plus. Botan ne pouvait pas croire qu’il se souciait réellement d’elle, ou de ce qu’elle ressentait. À tout instant, elle s’attendait même à voir de la lassitude ou du mépris dans les yeux de Muramasa... mais rien ne venait. Personne ne se souciait gratuitement de personne, c’était un fait ! Et même elle, elle ne pouvait déroger à ça. Les gens et leurs problèmes ne l’intéressaient pas, alors pourquoi diable insistait-il ? Ça la perturbait. Tout ça, tout ce qui se passait dans cette clinique depuis qu’elle y avait posé les pieds !

« Et de toute façon, qu’est-ce que ça prouve ? Oui j’utilise de Yôton, mais il ne doit pas exister que les Borukan qui possèdent cette maîtrise ! Et je... » Elle se coupa, se rendant compte malgré elle que ses arguments étaient légers. Ça l’énervait encore plus. « Ne me faites pas croire que vous ne savez rien sensei, arrêtez de me mentir ! Si vous savez qui est mon père, dites-le moi. J’en ai plus qu’assez... »

Jamais elle n’avait été aussi proche de connaître celui qui l’avait engendrée. Celui qui, peut-être, n’avait même pas conscience de son existence. Hors de question qu’elle se satisfasse d’un petit « c’est peut-être un Borukan » ! Qui accepterait cela ? Certainement pas elle. Muramasa taisait bien plus de choses qu’il voudrait le faire croire... Une famille compliquée, hein ? Personne ne savait d’où venait le directeur. Ou plutôt, Botan ne s’y était pas intéressée. À ses yeux, il était là, seul, et c’était tout. Sans famille, sans rien. Un peu comme elle dans le fond, bien qu’elle avait son oncle et sa tante, et temporairement, elle avait eu... Tekka. Non Botan, ce n’est pas l’heure de penser à lui. Tu es si proche de la vérité maintenant !

« Dites-moi ce que vous savez. Tout ce que vous savez. Je veux l’entendre ! Qui est-il, qui est mon père ?! Vous le connaissez, j’en suis sûre ! Mais vous refusez de me le dire. »

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Mer 7 Mar 2018 - 22:07


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Le mur protecteur se lézardait dans un cinglant crissement métallique. L'acier aiguisé de la lame glissant des frêles doigts pour venir choir sur le sol immaculé de la scène qui se jouait. Les cris des badauds en colère faisant échos, dans une eurythmie tenant de la frénésie. Bouleversée par son cœur en quête de réponses, la rebelle finissait par craquer, tant le mystère pesant sur ses origines la faisait en réalité souffrir jusqu’à en perdre raison. Doux théâtre aux murs blanc, la clinique était une hôte silencieuse de cette dramaturgie éprouvante. Tourmentée, elle s’échinait à espérer trouver les réponses de sa lignée cachée. La quête d’identité que la demoiselle s'efforçait à mener, elle devait avoir tant eu désir de la satisfaire depuis l’âge où la question vint traverser ses esprits. Peut être avec le temps, elle avait finit par abandonner, par l’oublier, par la laisser esseulée et scellée dans un recoin de son esprit. Mais voilà que le Directeur venait raviver cette lancinante flamme, par de simples mots innocents. L’étaient-ils vraiment ? Innocents ?

Muramasa ne voulait pas faire de mal en réalité, mais de par son sérieux et sa froideur, il venait avec insouciance de briser l’ingénue plus qu’elle ne l’était auparavant. Paupières fermées, il finit par tendre les bras vers la fébrile silhouette tremblante comme une feuille harassée par le zéphyr. Refermant ses ailes, l’oiseau de mauvais augures la gratifia d’une réconfortante accolade, afin de la calmer, mais surtout le la rassurer. Profitant de la tendre étreinte, il lui glissât quelques mots. Pas des excuses, mais tout comme.

“ Ce n’est pas ce que je voulais dire... Je parlais me concernant. “ -voix calme et sereine, mais légèrement amère-

Relâchant son emprise, il s’éloignât, faisant alors volte-face, en faisant quelques pas vers les entrailles de l’antre. Puis, le son inaudible de ses avancées disparurent, figeant alors le médecin immobile. Il se retourna vers la Kunoichi, certainement encore plus décontenancée qu’auparavant, mais peut être moins véhémente pour le coup.

“ J’ai quelques soupçons vous concernant. Mais ne soyons pas trop hâtifs en conclusions. “ -sa voix résonnant entre les murs aseptisés-

Pragmatique, il était bien vrai qu’une possibilité pouvait faire se nouer les liens du destin, contre toute attente. Mais cela était si improbable, que tout paraissait irréel. Faisant un signe de la main, il invitait la rousse à le suivre, tout en restant l’énigmatique personnage qu’il avait toujours dû être à ses yeux candides et juvéniles.

Quelle serait sa décision ? S’enfuir et oublier, ou bien alors accepter cette invitation et peut être trouver l’illumination tant espérée ? Mais il n’y avait que peu de chance que les cordes s’entrecroisent… si peu…

“ Je ne vous promets pas que cela porte ses fruits. Vous avez déjà une piste, non ? Nous pouvons en vérifier tous deux une autre. Qu’en pensez vous ? “ -mots malicieux-

Au moins, la jeune pouvait se targuer d’avoir un solide indice. Son père était lié au clan du Volcan, ce qui réduisait drastiquement les possibilités. Aveuglée par la colère et en proie aux doutes, peut être n’y avait-elle même pas songé.




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Jeu 8 Mar 2018 - 22:30
Climat volcanique
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••••

La jeune fille ne s’attendait pas à un tel geste. Elle venait tout juste de le menacer avec un kunai, elle venait de lui ordonner de rester à sa place, mais malgré ça... voilà qu’il s’était avancé pour... pour quoi au juste ? L’enlacer ? Ce n’était pas le genre de contact auquel elle était habituée, loin de là. La genin n’était jamais à l’aise quand on lui démontrait de l’affection, même si c’était... comme ça. Elle se pétrifia entre ses bras, silencieuse... et elle se surprit à se sentir légèrement apaisée. Son cœur battait moins vite, et elle ferma même un instant les yeux avant de les rouvrir. Ce n’étaient pas des excuses, ça, ni même une explication. Mais elle ne le releva pas.

Il s’éloigna finalement, puis avança vers un couloir derrière la boutique qu’il gardait. Si sa méfiance était remontée bien vite, la jeune fille ne manqua pas d’être intriguée par ses mots. Et surtout par ses gestes. Est-ce qu’il s’attendait à ce qu’elle le suive ? Ha, comment pouvait-elle refuser maintenant ? Il en savait trop, et elle trop peu. Il parlait de soupçons, de conclusions, mais il refusait encore de lui dévoiler ce qu’il entendait derrière tout ça. Si seulement elle pouvait lire les pensées, voir les images qu’il avait dans le crâne ! Nul doute qu’elle y découvrirait le portrait du père qu’il refuse de lui avouer. Pour l’heure, elle le regarda s’avancer dans la pénombre, avant de soudainement reprendre son arme au sol qu’elle rangea avec les autres, et le suivit à grandes enjambées.

Jamais elle ne pourrait oublier, ou faire marche arrière. Ce ne serait pas elle ! La peur, elle ne connaissait pas.

Même si ses entrailles s’entortillaient entre eux dans son ventre.

« De quoi parlez-vous ? » demanda-t-elle, légèrement austère, quand elle arriva à son niveau.

Muramasa avait une sorte de sourire... il avait trop de choses derrière la tête. Qu’est-ce qu’il allait essayer ? Vérifier tous les registres de naissance datant de sa venue au monde ? Bon courage avec ça, on ne recensait jamais les enfants de la campagne.

Pas un seul instant elle ne se douta de ce qu’il avait derrière la tête... comment l’aurait-elle pu ? Elle ne connaissait rien de son directeur, et ne parlons même pas de la fonction de médecin, qui à ses yeux ne se limitait qu’à soigner des patients quand ils venaient. Une existence passionnante, vraiment ! Maladivement ennuyeuse.

« Sensei, si vous aviez des doutes... Pourquoi ne m’avoir rien dit quand j’étais encore à l’Académie ? » osa demander Botan en relevant son regard vers lui.

Au fond elle, elle ne pouvait pas s’empêcher de lui en vouloir : il ne la connaissait peut-être pas, mais il pouvait bien imaginer ce qu’on ressentait quand on ne connaissait pas ses parents ? Il aurait fallu attendre qu’elle cherche un docteur pour qu’il se dénoue la langue... et encore. Pas totalement. Tout ce qu’elle avait obtenu, c’étaient de maigres soupçons quant à son appartenance à un des plus puissants clans du village.

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Ven 9 Mar 2018 - 12:03


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Muramasa avait déjà croisé quelques fois la volcanique, lorsqu’elle était encore à l’Académie Hashira. Une élève particulièrement turbulente, mais néanmoins douée. Plus que la moyenne, elle faisait montre de talent malgré ce caractère légèrement indomptable. Ce n’était pas faute de ne pas vouloir lui parler, au contraire. Mais de part son rôle de Directeur, il se devait de rester une icône froide et implacable, un modèle pour tous ces apprentis des arts obscurs, quelqu’un à qui il valait mieux éviter d’avoir affaire. Parler ou éprouver la moindre considération pour un élève ne pouvait avoir lieu dans le Sanctuaire des connaissances. C’était une règle que le médecin s'efforçait de suivre, quand bien même cette dernière ne lui était pas toujours plaisante. parfois, il aurait bien enfreint son propre code de conduite, sans regrets.

Tirant une nouvelle bouffée du crépitant empoisonnée, le médecin fixât la rousse en arborant un visage se faisant moins inerte, plus avenant. Lui répondant simplement la vérité, nue et dénuée de la moindre malice.

“ Nous allons juste dans une salle de consultation, faire un test sanguin afin de nous assurer que vous disposez bien du sang du volcan. “

Il patientat qu’elle le rejoigne, qu’elle accepte enfin de le suivre. Chose qui ne tardât pas. Encore légèrement troublée par toute cette situation qu’elle était très certainement bien loin d’escompter, la jeune fille s’avançât et l’accompagnât, le gratifiant d’une nouvelle question.

“ Botan-san, à l’Académie je suis un Directeur. Et un Directeur ne peut pas montrer de signe d’attention particulière concernant un élève. Il doit rester professionnel, ne pas aborder la vie privée des élèves. Comprenez-vous ce que je sous-entends ? Peut être que cela doit vous paraître idiot, mais avec le temps, je suis certain que vous comprendrez. “ -voix calme, pas assurés-

Arrivant rapidement devant l’une des salles médicales, Muramasa ouvrit la porte, invitant Botan à entrer. Puis il la refermât, après avoir allumer les lumières de cette salle comportant tout le nécessaire médical pour les consultation. Le taciturne invitât la demoiselle à s'asseoir sur le fauteuil médical, où les patients pouvaient s’allonger afin d’être diagnostiqués.

“ Asseyez-vous. Je vais vous faire une prise de sang. Vous n’avez pas peur des piqûres, j’espère ? “ -un ton légèrement taquin venant s’immiscer dans sa voix-

Muramasa pris le nécessaire, le posant sur le plateau à roulette. Un flacon de désinfectant, ainsi qu’une seringue et quelques autres objets servant à l’intervention. En général, les jeunes gens n’appréciais pas vraiment ce genre de situation, mais Botan était une Kunoichi et une fille bien plus mûre que sa juvénile apparence ne laissait suggérer. Comment allait-elle réagir à tout ça ?

L’expert pris un bon morceaux de coton, puis une fiole dont il se servit pour imbiber de liquide le nuage duveteux. Portant son regard vers le visage de l’ingénue, il examina si elle était prête à offrir son sang afin de savoir la vérité.

“Puis-je ? “ -lui demandant sa permission afin de commencer la sanguine extraction-

Profitant de ce moment de quiétude, Muramasa se laissait aller à lui faire une confidence, quelque chose qu'il ne disait à personne, qu'il tenait clos dans l'ombre comme un secret bien gardé. Tous deux étaient similaires après tout, voilà pourquoi il éprouvait un certain sentiment particulier envers l’embrasée. Leur passé n'était pas si différents, au contraire. Ses yeux se perdirent dans le vide, emprunt d'une mélancolie placide.

" Feu ma mère a vécu seule. Mon père ne savait même pas que j'existais jusqu'à récemment, même pas une année s’est écoulée depuis. Je connaissais son nom, c'est pourquoi j'ai pu aisément le retrouver. Mais mon cœur à toujours été tiraillé entre le désir de lui annoncer mon existence, puis ma rage du fait qu'il fit tomber ma mère dans la déchéance et une éternelle solitude... Une solitude qu'elle était bien loin de mériter. Elle était une Sainte, elle ne méritait pas de mourir sans un homme l'aimant d'un amour vrai et sincère à son chevet... et si triste... " -voix faible, à peine audible-

Se raclant la gorge, il reportât son regard d'or vers la petite chipie. Silencieux, attendant qu'elle veuille bien accepter de se laisser faire un bref instant, le temps d'une simple piqûre bien bénigne.




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Jeu 15 Mar 2018 - 15:31
Climat volcanique
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Pour paraître idiot, c’était gagné. La jeune fille ne voyait vraiment pas l’intérêt de cacher ce genre de chose à quelqu’un qui cherche désespérément des réponses. Directeur ou non, quelle importance ? S’il avait des informations, alors il se devait de les partager. Sinon, eh bien… cela devenait un enfoiré. C’était bien ça le problème avec les adultes, ils devaient toujours être professionnels pour un rien ! C’était bien une notion avec laquelle la jeune kunoichi avait énormément de mal, elle qui prenait tout personnellement, et qui était incapable de laisser ses sentiments de côté. Elle vivait à l’instinct, uniquement guidée par ses émotions ! La plupart du temps, elle ne ressentait que de la colère, ou de la frustration… Parfois, c’était plus calme. Comme en ce moment, où sa curiosité avait largement pris le pas sur ses autres états d’âme. Ça et Muramasa, qui avait réussi l’exploit de l’apaiser d’une simple étreinte. Elle se laissa guider en silence, jusqu’à cette salle blanche, comme toutes les salles de médecin. S’asseyant sur le fauteuil, la jeune fille le regarda préparer ses affaires, et lui annonça qu’il allait lui prendre du sang.

Évidemment, l’adolescente fronça les sourcils. Elle n’aimait pas vraiment ça… mais qui appréciait les piqures ? Personne. C’était… glauque. Un peu morbide, surtout cette vue de son sang dans une petite fiole. Cela dit, elle n’avait pas peur pour autant : c’était malsain, mais loin d’être vraiment douloureux. La jeune fille releva alors la tête vers lui, hochant un coup la tête tout en tendant son bras. C’était idiot, mais elle ne le quittait pas des yeux, comme si son directeur pouvait partir avec.

« Ce sera long ? »

La piqure, le diagnostic, tout ça… Botan n’était pas une enfant patiente, et attendre jusqu’au bout de la nuit pour avoir une réponse aura certainement tendance à ramener sa colère au grand galop.

Elle s’était attendue à faire tout ça dans le silence le plus complet. Ni elle ni Muramasa n’étaient de grands bavards il semblerait, mais l’entendre ouvrir la bouche, après ces secondes de flottement, cela fit relever le regard de la jeune fille. Est-ce que… c’était vrai ce qu’il racontait ? La tristesse et l’empathie étaient des sentiments qu’elle éprouvait rarement pour autrui, mais remarquer combien son histoire ressemblait à celle du docteur, ça… la perturbait. Son père avait abandonné sa mère ? Sans savoir qu’un enfant existait ?

Malgré elle, cette histoire la laissa… sans voix. La genin vint se pincer les lèvres, baissant son regard vers ses chaussures.

Elle n’avait jamais vu sa mère comme une sainte figure. Au mieux, elle était tout aussi coupable que son père, l’avoir laissée là, leur propre fille… sans un mot, sans rien… Mais ce n’était pas comme si elle ne pouvait pas comprendre quand il disait qu’il était tiraillé par les sentiments qu’il éprouvait pour son géniteur. Cette curiosité, cette colère, cette haine, et en même temps, ce désir de s’affirmer. D’exister. C’était précisément ça. C’était exactement ces mots-là !

« Je hais mes parents… » finit-elle par avouer à son tour, serrant le poing qu’elle avait offert à son interlocuteur. « Mon père, ma mère, et même les autres s’il y en a. Ils ont décidé que je n’existais pas. »

Volontairement ou non, elle s’en fichait. Si son oncle et sa tante ne lui avaient pas menti, alors sa mère s’était délibérément débarrassée d’elle, pour pouvoir vivre tranquille avec son mari, tandis que son père n’avait même pas daigné revenir une seule fois. Et pourquoi l’aurait-il fait ? Pour rencontrer un bâtard ? Non, bien sûr que non. L’un comme l’autre, ils l’avaient abandonnée. Dès qu’elle saura qui est son père avec précision, et peu importait qu’il fasse partie d’un des plus puissants clans du village, elle irait le voir. Le confronter.

« De quelle façon avez-vous rencontré votre père, sensei ? »

Et voilà qu’elle venait lui poser une question personnelle maintenant. D’ordinaire, elle n’en avait que faire ! Les histoires des autres ne l’intéressaient pas. Mais là… là c’était différent. Son instinct ne cessait de lui dire que c’était important, qu’elle et Muramasa étaient liés, d’une façon ou d’une autre. Peut-être par leur similitude de passé.

« Vous lui avez… pardonné ? »


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Ven 16 Mar 2018 - 6:51


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



La révélation semble agacer la Kunoichi. Ses sourcils parlent silencieusement à sa place. L’expression se fige, marquant avec précision le mécontentement la traversant. Une moue se dessine sur ses traits. Muramasa reste stoïque, comptant sur la coopération de ce visage arborant les tâches de rousseur. Mécontente, elle offre son bras, le tendant vaillamment sans vraiment rechigner. Une sourire vient naturellement devant les mouvances offertes par l’ingénue. Les doigts du médecin taciturne s’avancent, se refermant peu à peu sur la peau du petit  avant bras fragile et délicat, puis se referment avec précaution. Le coton humide vient se poser délicatement, comme un papillon candide, puis s’envole.

“ Ça ne sera pas long. “ -nouveau sourire, plus réconfortant-

Le verre et l’acier sont tirés du piédestal. L'aiguille s’enfonce délicatement dans la tendre chair. Elle trouve avec aisance la veine pour venir s’en abreuver. Le tube se remplit du vermillon, rassasié jusqu’à la totale satiété. Le dard à terminé son ouvrage. Ta tige s’extirpe lentement après sa douce morsure. Une perle écarlate sur la toile satinée vient prendre vie. Vite asséchée par la caresse du coton, l’artiste repose sur la plaine de métal  la soiffarde épine ayant frappé et trouvé satiété. un nouveau nuage cotonneux (mais aride) vient se poser. Les chaînes libèrent la sage prisonnière horrifiée.

“ Ce ne fut pas si terrible ? “ -air taquin, la malice miroitant dans les yeux-

Quelques secondes qui parurent aux premiers abords un peu effrayantes, mais serait vite souvenir s’effilochant sous le poids du temps

Prenant la petite main toujours crispée sur l’étoffe de sa parure, avec délicatesse, il la pose sur le pansement duveteux. Laissant la propriétaire prendre le relais, afin de pouvoir mener l’analyse tant escomptée.

Il laisse choir une goutte sur le verre, puis l'emprisonne de sa fine lamelle, jumelle transparente. Une sphère rouge de vitalité prend forme en parfaite suspension. Il la place avec attention sous le microscope, puis en contemple l’essence. L’encensoir se meurt, au même instant qu’une découverte apparaît. Une légère perplexité se profile sur son visage qui ne montre le moindre émoi. Il porte son regard sérieux sur la jeune Kunoichi.

“ Je comprend ces sentiments qui animent vos pensées. “ -voix sérieuse, prestance assurée-

Sa tête pivote, bien que de marbre. La main s’approche du sang afin de s’assurer de la véracité de la réponse. Aucun doute. Il se retourne, croisant ses bras, répondant à la Borukan avec simplicité.

“ J’ai rencontré mon père en le confrontant. Une missive afin qu’il vienne, sans vraiment lui dire la teneur de l’entretien. Quelque chose de… théâtral. “ -laissant échapper un rire inaudible à l’idée- “ Cependant, je l’ai connu bien avant, mais je suis resté une ombre anonyme. Une spectre l’observant, cherchant à savoir pourquoi il avait abandonné ma mère… Ou encore moi. “ -son regard devient plus sombre au fil des mots-

Il laisse choir ses bras le long de ses flancs, désarticulant son être avec prestance, toujours préservée. Un silence plus long se marque sous la question du pardon. Pardonner ?

“ Pardonner n’est pas facile… “

Les globes arborant les nitescences à la dorure impériale se posent calmement dans les grands yeux de la jeune pousse. Une révélation se profile à l’horizon, sans crier gare.

“ Votre père... Il s’agit du Nidaime. “ -voix solennelle-

Légère apnée, le temps se fige, continuant pourtant sa course effrénée.

“ J’ai aussi quelque chose de plus à vous dire, Botan-san, mais cela doit demeurer un secret entre vous et moi. “ -regard intense, le mystère se tamise-




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Lun 19 Mar 2018 - 23:46
Climat volcanique
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La jeune fille ne pouvait pas ôter son regard de la seringue quand elle s’approcha de son bras, prenant une plus grande inspiration quand l’aiguille pénétra sa chair. Elle n’avait pas peur, ni du sang ni de la douleur, mais évidemment elle n’aimait pas ça.

« Facile à dire pour celui qui tient la seringue... » rétorqua-t-elle avec un léger sourire en levant son regard au plafond pour éviter de voir le sang remplir cette fiole.

Au moins, ce fut rapide. Et elle n’avait presque rien senti. Oh Botan n’allait certainement pas l’admettre, mais après avoir passé ses doigts sur le petit point de sang, elle se rapprocha du bord du fauteuil à mesure que Muramasa s’éloignait. Ses mots, elle les pensait sincèrement. Elle les détestait tous les deux, tous autant qu’ils sont. On lui avait souvent dit ces mots « Je te comprends » « C’est normal » mais pour l’heure, il n’y avait que cet homme en face d’elle qui pouvait vraiment comprendre. Il était comme elle, alors il le pouvait. Son esprit imagine déjà la scène qu’il lui décrivait : cette porte qui claque, cette colère évacuée, cette vérité enfin dévoilée.

Mais il ne lui avait pas répondu. Avait-il pardonné cet homme en le voyant ? Il disait que ce n’était pas facile... Ce n’était ni un oui, ni un non. La jeune fille ouvrit alors la bouche pour insister, mais la referma rapidement.

La vérité, cette vérité, elle éclata. Ici.

Nidaime.

Borukan Akimoto.

Elle ne saurait dire quelle expression traversait son visage en cet instant. Elle resta figée un instant, et quand elle essaya de se relever, elle dû prendre appui sur un chariot à côté d’elle, mais sa main maladroite fit tomber tout ce qu’il y avait dessus dans un fracas qui parut assourdissant dans ce silence. Il lui avait avoué ça dans les yeux, sans détour. Avec ce genre de... voix...

« Le traître... » grinça-t-elle entre ses dents.

Sa voix était presque inaudible, mais sa colère était certaine. Elle le revoyait, le grand Tsuchikage, donner discours et courage aux étudiants, ou encore sa silhouette qui passait derrière la fenêtre d’un de ces grands bâtiments, en regardant la rue. On parlait beaucoup de lui, on louait son courage et sa force, et tout ça pour ça ? Pour apprendre qu’il n’est rien d’autre qu’un géniteur qui courait les campagnes et qui abandonnaient enfants et amante sur le chemin ? Il était une légende... Un modèle.

« Le traître, le traître ! Et il reste là, à regarder ?! Du haut de sa fichue fenêtre ! Est-ce qu’il sait ? Non, non... Il s’en fout ! Le lâche ! »

Elle inspira longuement, essayant de se calmer. Au moins un petit peu. Si elle s’écoutait, elle quitterait cet endroit en quatrième vitesse et irait confronter son père dans la seconde, comme pour se donner des raisons supplémentaires de le détester. Sa colère avait toujours été difficile à gérer, bien rare sont ceux qui avaient pu la rendre sereine. L’un d’eux était même mort. Mais Muramasa... il avait pu.

Quel autre secret pouvait-il bien lui révéler maintenant ? Son père n’était nul autre que le guerrier le plus puissant de ce village ! Un homme dont elle admirait la légende.

« Qu’est-ce que vous pourriez bien m’annoncer maintenant ?! Encore des révélations ? Que vous êtes mon frère ?! Ha... »

Elle poussa tous les jurons qu’elle connaissait, tout en faisant les cent pas dans la pièce, envoyant valser du pied le moindre objet se trouvant sur son chemin.

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Mer 21 Mar 2018 - 20:31


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



La violence de la révélation déchire les cieux eux-même. Les sentiments se font tumultueux, comme un orage véhément éclatant soudain sans même avoir la pudeur de s’annoncer avant de frapper. Torrent frénétique se déchaînant violemment en emportant tout sur son passage, la réponse laisse tomber son masque nébuleux se brisant en mille et un éclats. La raison n’est plus qu’un arbre bien frêle. Dépassée, elle est déracinée, arrachée de son ancre encore trop éphémère pour subsister.

Le pragmatique sait combien elle peut souffrir. Tortionnaire de son esprit s'embrassant au firmament, il montre son égard à son encontre, simplement en assénant le coup prestement. Ni détour, ni mascarade. Il sait combien il est important pour quelqu’un d'abandonné, que de découvrir la substantielle moelle de l’origine de sa quintessence. S’il était à sa place, il voudrait lui même que son bourreau lui montre autant de mansuétude. Colère laisse place à la rage (dévorante), l’envie de faire payer ce vil chenapan des crimes lui incombant n’est que compréhensible. Une telle félonie ne devrait jamais rester impunie. Mais cela était faire fit de possibles raison pouvant l’absoudre de ses vilenie. Il ne fallait jamais se montrer trop hâtif.

La demoiselle est méconnaissable. Le visage crispé et déformé par le courroux qu’elle éprouve est bien loin de son innocente petite bouille (adorable, mais le lui dire l’énerverait). On peut lire à travers elle, qu’en réalité, elle souffre.

Il se frotte le front, sachant qu’il venait sans doute de mettre une belle pagaille dans la tête de la rouquine qui était bien loin d’avoir besoin de cela. Il ne voulait pas lui infliger ça. Mais cela n’était-il pas cruel de ne rien dire ?

Un traître, assurément. A l’époque, lorsque la mère du médecin disparue tristement, même bien avant, Muramasa avait toujours considéré sont géniteur de la sorte. Un traître ayant abandonné sa pauvre mère qui ne méritait aucunement de sombrer dans le désespoir. La différence était subtile. Lui l’avait toujours su dès son plus jeune âge et avait pu se préparer à le confronter. A contrario, elle, ce fût inopinément, alors que peut être, elle idéalisé celui lui ayant offert sa naissance future, bien que esseulée. Peut être s’imaginait-elle une de ces fables.

Quelle drôle d’idée, pourtant pas si folle pour qu’elle ne puisse être vérité.

Troublée, la frénésie l’animant démontre tout l’énervement qu’elle tente, autant que faire se peut, de contenir. Agitée, il ne pouvait lui en vouloir que de faire montre des foudres s'érigeant en elle. Ça tonnait fort !

Les révélations n’étaient pas terminées. Loin de là. Quelques secondes d’hésitation marquèrent parfaitement le mutisme serrant ses lèvres. Il était le fils d’Akimoto, mais cela restait un non dit. Non pas qu’il désirait le cacher plus que cela. Mais cela n’était pas évident à révéler, ou même encore simplement à évoquer.

Muramasa prit une profonde inspiration, puis s’approcha de la fulminante rebelle. Posant sa main sur son épaule, il la regarde un instant de son visage de marbre (mais aussi avenant qu’un rayon de soleil).

“ C’est important. J’ai connu une situation similaire à la votre. “ -mordant l’intérieur de sa bouche- “ Botan-san… Vous… Tu es ma sœur. Ma demi-sœur. “

Voilà qu'une seconde révélation venait la frapper en plein cœur. Quelle serait la réaction face à ces mots qui pouvaient embrasser son esprit que davantage ?

Le climat était déjà volcanique. Apaiser la fureur de la lave bouillonnante semblait une tache épineuse et délicate.




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Mer 21 Mar 2018 - 23:58
Climat volcanique
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L’esprit de la jeune fille avait du mal à assimiler toutes ces informations. Et surtout la plus grave de toutes : son père, son propre père, le Nidaime. Comment pouvait-on imaginer qu’elle resterait calme devant une telle révélation ? Ce n’était pas n’importe quel homme, c’était simplement... le Nidaime. Elle avait parfois imaginé son père, comme un héros de contes que lui racontait sa tante pour l’apaiser avant de dormir. Botan avait toujours été une enfant agitée... Jamais elle ne trouvait la paix aisément, c’était peut-être dans son sang finalement. Les Borukan étaient réputés pour leur rage. Et c’était bien ce qu’elle ressentait : de la rage. Un mélange de déception et de colère vis-à-vis de son géniteur. De quel droit venait-il donner la vie et repartir comme si rien n’avait d’importance ? Comme s’il avait le droit de se moquer des conséquences ? Elle était une conséquence ! Rien que ça. Seulement ça. Une conséquence. Et dire qu’elle avait aspiré à être davantage...

Et lui, Muramasa, restait si calme... Comment pouvait-il être comme ça ? On aurait dit qu’il était insensible ! Mais en même temps, pas réellement. La jeune fille était si en colère, elle ne saurait pas lire les émotions qui traversaient le regard de son sensei.

Sentir sa main sur son épaule, par contre, la ramena un petit peu plus sur terre. C’était une main douce, calme, prudente, mais en même temps si lourde. Botan s’arrêta de respirer un instant, le regard se baissant sur ce contact avant de relever son visage troublé vers son interlocuteur.

Et dire que dans sa bouche à elle, ce n’était rien d’autre qu’une plaisanterie.

Sa sœur... Ou sa demi-sœur. La genin ne répondit pas, ne respirait même plus, elle se contentait de... fixer Muramasa comme elle ne l’avait jamais fait auparavant. Lui ? Son frère ? Réellement ? Impossible. Stupide. Ils ne se ressemblaient même pas ! Est-ce qu’il... se moquait d’elle ? Parce qu’elle avait eu la bêtise de le croire ?

Elle chassa sa main d’un geste brusque, comme si sa paume brûlait, et recula maladroitement : sa jambe heurta le siège dans lequel elle était assise quelques instants plus tôt. Cela dit, elle n’y fit même pas attention, ses yeux ne pouvaient pas se détacher de celui avec qui elle partageait peut-être le sang.

« Mais... qu’est-ce que vous foutiez ? » jura-t-elle entre ses dents en oubliant complètement qu’il s’agissait du directeur. « Sur ça aussi, vous aviez des ʻdoutesʼ ? Vous attendez que je vienne vous voir par hasard pour une putain d’épaule pour finalement daigner me dire tout ça ! »

Que peut-être elle avait une famille. Que peut-être elle n’était pas seule. Il n’y avait qu’avec Tekka qu’elle oubliait ce sentiment. Son oncle et sa tante n’avaient jamais pu combler le vide qu’avaient laissé ses parents. Mais maintenant, Tekka était mort. À cause d’elle. Et elle était si seule...

Et là, maintenant... maintenant... Elle ne savait même plus quoi penser. Tout se chahutait dans sa tête, comme si toutes ses émotions se manifestaient d’un coup et qu’elles hurlaient toutes pour prendre le dessus sur les autres. Elle était furieuse oui, mais aussi soulagée, frustrée, triste, déçue.

« Si jamais vous vous foutez pas de ma gueule... Si jamais c’était vrai... Alors vous attendez quoi de moi ? Que je vous saute dans les bras ?! »

Lui, il restait toujours aussi stoïque, de glace. C’était insupportable. Qu’est-ce que vous attendez ? Énervez-vous ! Emportez-vous ! Je vous insulte ! Cependant au final... à quoi bon ? Elle n’avait aucune envie de se battre contre lui, simplement de faire exploser cet endroit. Ou cette fenêtre par laquelle elle avait vu le Nidaime. Elle qui pensait que savoir ses origines pourrait lui dire qui elle était, elle s’était trompée : la voilà encore plus perdue qu’avant.

« Ça vous fait quoi... à vous ? Vous êtes déçu ? »

Sa voix était devenue... plus faible. Certainement sa douleur qui avait pris le dessus, cette fois. Mais Muramasa était si inexpressif, à parler de manière si pragmatique à chaque fois. Jamais elle ne l’avait connu autrement, mais là... là c’était important. Il l’avait dit lui-même. Elle était incapable de réprimer ses émotions, mais lui, il ne semblait en éprouver aucune.

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Jeu 22 Mar 2018 - 23:47


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Les yeux s’écarquillent lorsque les mots tombent. L’apnée est cinglante, enserrant les poumons d’une poigne de fer. Le temps se fige dans le marbre et la scène devient intemporelle. Elle repousse avec virulence la main de du gracile perchoir, démontrant l’ampleur du courroux qui la fait tressaillir. Ce que faisait le taciturne ? Il soupire intérieurement. Avoir des doutes ? Était-il supposé être omniscient pour savoir du premier coup d’œil que Shishi no Hi avait encore frappé et qu’elle était sa sœur ? Si Muramasa n’avait en rien les traits du Volcan, à contrario, la petite harpie en avait tout le ramage. Si impulsive qu’elle s’en trouve aveuglée. Il écoute silencieusement la complainte de l’ingénue. Chaque mot de la verve est teinté de colère et fait bien plus de mal que ce que le visage de marbre ne le laisse transparaître. Pas de culpabilité, car le jeune homme n’y pouvait rien. Comment aurait-il pu deviner que cette petite tête rousse pouvait être liée à Akimoto, ou encore qu’elle se révélait être en réalité une sœur cachée ? Pouvait-elle lui en vouloir pour ça ? Devait-il supposer à chaque jeune demoiselle aux parures de feu croisées, que cette dernière s'avérait être de son sang ?

Botan était trop enragée pour se rendre compte elle-même de tout cela, mais quoi de plus normal lorsqu’on traversait pareille situation.

Une faible luminescence, semblable à la brume de la mélancolie, plane dans l’antre bucolique. la gorge se serre dans une palpitante amertume. Il sent refroidir le sang coulant dans ses veines, tant cela le chagrine. Cette pauvre enfant trahie, tout comme lui même l’avait été, ne méritait pas ça. Personne ne méritait ça. Personne.

“ Tu es énervée, ce qui est normal. Je ne suis pas omniscient. Tu penses que je savais, mais en réalité il n’en était rien. “

Les bras se croisent dans le bruissement inaudible de l'étoffe de la parure de jais arborée avec élégance assurée. Ses yeux scrutent ce visage en proie à la souffrance que d’être esseulé de son propre sang depuis tant d’années. Que pouvait-il faire ou encore dire sous les accusations qui faisait de lui un monstre silencieux ?

“ Botan, tu crois que je n’aurais pas voulu apprendre bien avant aujourd’hui moi-même que j’avais une sœur ayant traversé une situation similaire à la mienne ? Que je suis aussi vil que je m’en retrouve à être insensible à la souffrance te transperçant le cœur en cet instant ? “

Un soupire désabusé tombe de ses lèvres en fracassant les désillusions trop amères pour être vérités. Il détourne le regard un instant, pensif quand à cette étrange tribunal se tenant à présent dans l'alcôve immaculée. Pour quel crime le jugeait-on ?

“ Ne penses tu pas que même si je n’en fais aucunement montre, moi aussi je souffre ? “ -levant les yeux vers une constellation de son imaginarium- “ Si je suis comme ça, c’est que pensant des années j’ai été seul. Je ne pouvais compter que sur moi. Même maintenant, je suis toujours seul. J’aurais beau m’énerver, cela ne changerait rien. “

Les lippes marquent un désarroi saisissant, alors qu’il pose sa main sur l’arrière de sa nuque glacée par les tourments.

“ J’ai beau avoir confronté le Nidaime, ce n’est pas pas pour ça que je suis proche de lui. Je lui ai à peine parlé pour tout t’avouer. Trois malheureuses fois. En même temps, ce serait te mentir que de ne pas t’avouer que j’ai du mal à garder mon calme lorsque je suis en sa présence. “

Ses doigts se crispent sur sa peau. Il pensait toujours à sa mère dès lors que le Volcan montrait le bout de son nez, à la triste fin qu’elle avait connu. Comment pardonner si facilement à son tortionnaire, même si ce dernier ne savait rien des drames qu’il avait laissé dans son sillage.

“ Des arrières pensées ? Sur ce point tu me ressembles. Je n’accorde ma confiance à personne. Car au final, je me fais toujours trahir tôt ou tard. Tu voulais savoir qui était ton père, non ? Maintenant tu le sais. Si j’attendais quelque chose de toi ou voulais te duper, ne penses tu pas que cela m'aurait été plus profitable que de te faire miroiter la réponse que tu cherchais tant, sans te la donner gratuitement ? “

Ses yeux se posent à nouveau sur la jeune femme qui commençait à l’énerver, mais qui pourtant suscitait sa sympathie. Elle avait du caractère, contrairement à ces gourgandines suffisantes qui peuplaient bien trop la Roche.

“ Tu ne sais rien, Borukan Botan. “

Le regard est intense, mais loin d’être noir. Il avait cure de ces accusations désobligeantes qui déferlaient sans cesse sur sa personne.

“ Ce que ça me fait ? Depuis l'âge de raison, même avant, pas un seul jour ou une seule nuit ne se passent sans que la colère ne me hante. Mais j’ai accepté certaines choses. Le fait que d’après ses dires, qu’il ne savait pas me concernant, ni même pour feu ma mère. Cela est loin d’être une excuse suffisante, mais je veux découvrir quel genre d’homme il est en réalité. Je suis un peu trop pragmatique… “

Un nouveau soupir laisse place à un court silence. L’introspection n’était pas le fort de la Lame Maudite.

“ Tu crois que je ne partage pas les sentiments que tu es en train de traverser ? Tu ne sais vraiment rien... “




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Ven 23 Mar 2018 - 0:52
Climat volcanique
SO ARE YOU REALLY TELLING ME
THAT YOU’RE DIRECTOR, DOCTOR
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Aux yeux de Botan, le directeur de l’Académie n’était qu’un adulte parmi tant d’autres. Il était là, mais absent en même temps, comme une sorte de figure d’autorité invisible et omnisciente. Chaque fois qu’elle l’avait entrevu, il était pareil : toujours droit, le regard inexpressif, distant, à dire les choses de manière parfaitement réfléchie, pragmatique. Et c’était tout. Muramasa-sensei ne se limitait qu’à cela à ses yeux, et jamais elle n’était allée soupçonner quoi que ce soit les rapprochant. Elle était une élève, lui un directeur, aucun point commun. Et elle n’irait certainement pas en chercher.

Mais là, tout était différent. Ces révélations l’affectaient bien plus qu’elle-même aurait pu le penser, et même son corps réagissait violemment. Dire qu’elle était une grande dure, qu’elle maîtrisait toujours la situation, même quand elle faisait exprès de chercher querelle avec des camarades ou des professeurs. C’était plus fort qu’elle, elle détestait l’autorité. C’était presque inscrit en elle qu’elle devait sans cesse provoquer ceux qui lui disent de se tenir correctement ! Maintenant, elle était à deux doigts de la crise de nerfs... si elle ne l’avait pas déjà faite.

Cependant elle n’était pas la jeune fille forte qu’elle croyait, et lui n’était pas le directeur insensible qu’il paraissait. Elle avait réussi à briser la glace, l’énerver, comme elle savait si bien le faire... mais ce n’était pas aussi salvateur qu’elle l’aurait pensé. Dire qu’elle avait pensé que ça la soulagerait. C’était idiot, mais elle avait toujours réagi comme ça : quand elle souffre, elle s’efforce à blesser encore davantage ceux qui sont autour d’elle, pour qu’ils souffrent plus qu’elle. La jeune fille n’était rien d’autre qu’un animal blessé qui montrait les crocs.

Malgré elle, elle était forcée d’écouter. Car chacun de ses mots faisaient écho à l’intérieur de son esprit confus. Il souffrait, se sentait horriblement seul, détestait accorder sa confiance, et craignait la trahison plus que tout. Et il était encore, affreusement, tristement, infiniment en colère. Si Botan ne ressentait pas exactement ces mêmes émotions, ces exacts mêmes sentiments, elle n’aurait jamais su combien tout ceci était vrai. C’était comme si Muramasa la décrivait en parlant de lui ! Elle et ses peurs les plus inavouables, les plus profondes...

Comment était-ce possible qu’il éprouve tout cela ? Était-il un reflet ? Il ne pouvait pas tout simplement inventer tout ça, pour la duper comme il le disait. Non, c’était impossible, personne ne le pourrait.

Elle s’en trouvait paralysée. Démunie. Achevée par son nom qu’elle entendait pour la première fois. Borukan Botan.

Ses jambes cessèrent dès lors de la soutenir, et elle tomba à genoux sur le sol froid. Complètement vaincue. Des larmes d’amertumes commençaient alors à perler aux coins de ses yeux.

« C’est de sa faute... »

C’était la seule explication logique, après tout. Il lui fallait un responsable. C’était vital à présent, il fallait quelqu’un à blâmer. Et la jeune fille était tout simplement incapable de se retourner contre celui qui était son reflet.

« Je ne lui pardonnerai pas... »

Que pouvait-elle donc faire d’autre ? La colère était la seule vraie réaction qu’elle connaissait, surtout après une pareille épreuve. La jeune Iwajin ne savait rien faire d’autre que ça, haïr quelqu’un, dans l’espoir de se soulager un petit peu, de se consoler elle-même du vide qu’elle avait dans le cœur. Mais comment pourrait-elle continuer cette journée normalement, maintenant ? Comment rentrer au dortoir ce soir, et se coucher en ayant maintenant connaissance de tout ça ? Son monde qui n’était basé que sur un bancal château de cartes s’était écroulé en à peine une heure.

Et au final, maintenant que son regard humide se reposait sur celui qui était son frère aîné, Botan ne savait même plus ce qu’elle devait en penser. Ou faire. Comment devait-on réagir, dans ce genre de cas ? Les frères et les sœurs prenaient soin les uns des autres, mais dans toutes les familles qu’elle connaissait, les frères et les sœurs ne se rencontraient pas par hasard dans une clinique. Même lui, il ne devait pas savoir ça. Est-ce que ça le soulageait de savoir qu’elle existait ? Non, il devait être en colère, lui aussi. Elle ne pourrait l’imaginer autrement. Il devait être... comme elle.

Mais qu’éprouvait-elle ? Il n’était plus son directeur, ou même un docteur... Il ne la vouvoyait plus – elle ne s’en était rendue compte que bien tard – et ne l’appelait plus Botan-san, mais devait-elle faire de même ? Non. Non, impossible. Et puis, ça ne pouvait pas être si simple que ça. Ses bras viennent se refermer sur elle-même, tentant de protéger les bouts d’elle-même qui tenaient encore faiblement... Voilà bien un spectacle dont bien peu étaient ceux qui avaient pu assister : une Botan faible, complètement en proie à la déchirante vérité, misérablement à nue face à Muramasa. Une enfant si vulnérable, à l’intérieur de la forteresse qu’elle s’était bâtie.

« Je ne sais même plus ce que je dois faire, maintenant... »

Confronter son père, et ensuite ? Elle désirait le tuer, mais elle s’en savait incapable. Tout comme il lui était impossible d’accepter. Personne ne pourrait mieux répondre à cette question que celui qui ressentait les mêmes émotions, celui avec qui elle partageait le sang.

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Ven 23 Mar 2018 - 18:12


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Les larmes cristallines perlent en roulant sur les taches de rousseurs des joues de la jeune femme. Les cascades naquissent pour enfin verser la souffrance derrière la colère. Elle craque. L’oiseau au plumage de jais se baisse vers elle, avançant le bout de son aile vers sa joue humide et contre fumante de son courroux. Un simple effleurement venant couper la quintessence de ce chagrin arboré. Quelques mots simples, mais plus significatifs qu’ils ne laissent paraître.

“ Maintenant, tu n’es plus seule. “ -dit-il, d’une voix calme et réconfortante-

Il tend sa main vers la petite poupée de porcelaine désarticulée se tenant en apesanteur au dessus du sol glacé, afin de l’aider à se relever. Patientant qu’elle accepte ce simple geste, avec attention démontrant que malgré le marbre l’incarnant jusqu’aux bouts des ongles, il se souciait d’elle. Une sœur semblable à son frère, même si tous deux sont loin d’apprêter même ramage. Ébène et Écarlate. Écarlate et Ébène.

“ Je n’ai jamais été très fort pour aborder ce genre de chose… La famille… Je n’en ai pas vraiment eu durant plus d’une décennie. “ -se raclant la gorge, ne brisant rien à sa prestance- “ Penses tu vraiment que maintenant que je sais que j’ai une sœur, je vais simplement repartir comme si de rien n’était ? “ -en arquant un coin de ses lippes- “ Lève-toi et sèche-tes larmes. “ -essayant de la réconforter comme il le pouvait, avec ses maigres talent déficients dans ce genre de mouvances-

Sa main libre se pose à l'arrière de sa main, puis se resserre en la frottant brièvement.

“ Botan, tu vas venir vivre avec moi. Je ne peux pas te laisser seule, surtout pas en ce moment. " -se montrant intransigeant, mais pas trop- “ Le temps que tu saches ce que tu dois faire. “ -la regardant paisiblement, en espérant qu’elle accepte-

Laisser la petite rebelle volcanique dans la nature est impossible. Prête à entrer en éruption ou à se damner à jamais, il fallait qu’il l’aide dans ce moment propice aux doutes. De plus, trouver une sœur dans la même situation que lui, le poussait sincèrement à vouloir la protéger, à l’aider en tant que grand frère, même si cette relation était des plus étranges quand on y réfléchissait bien.

“ Botan, je ne te le dirais qu’une fois. Ne fais confiance à personne, jamais. Pas même à moi. Prépare-toi toujours au pire, ainsi, tu sauras toujours te sortir des mauvaises situations et rien ne te surprendras. Le monde est sombre et remplit de terreurs. Ainsi que de tarés qui essayeront toujours de se servir des autres. Iwagakure no Sato ne déroge pas à la règle. Plus le fruit semble sucré et appétissant, plus il est empoisonné. “ -sa voix fut sérieuse, mais douce-

Il fait quelques pas, rangeant le matériel et mettant en ordre ce que la petite sauvageonne avait éparpillé au quatre coins de la pièce et avait ravagé. Décidément, lorsqu’un volcan se déchaînait, il valait mieux ne pas être dans les parages. Délaissant son regard de son interlocutrice, il continu néanmoins cette leçon qui s'avérait loin des cours Hashirique. Une leçon que seul quelqu’un p tenant à la sécurité et au bien être d’un autre pouvait enseigner.

“ Cela doit te sembler étrange que je te dise de te méfier de moi, alors que je te dis que je ne me joue pas de toi. Est ce vrai tout ce que je t’ai dit ? C’est à toi de le découvrir. Je ne veux pas que ma sœur soit autant trahi que moi je l’ai été à chaque fois. “ -soupirant intérieurement à cette idée-

Il ramasse le matériel au sol. Avec attention, afin de ne pas se couper sur un scalpel ou autre de ces objets particulièrement tranchants.

“ Je vais te présenter Naoko-san. Vous devriez bien vous entendre toutes les deux. C’est la seule personne qui ne m’a jamais trahie jusqu’à maintenant… Tout comme feu ma mère… ou mon meilleur ami. Je me demande ce qu’il devient, cela fait longtemps que je ne lui ai pas rendu visite. “ -cherchant à parler pour lui faire oublier un peu ses tourments-

Il se relève, posant le tout sur un plateau. Ayant mis à peu près en ordre ce que la chipie avait ravagé. Il se tourne vers elle, lui offrant un sourire chaleureux. Il lui offrait une occasion de pouvoir mieux se connaître, d’en apprendre plus autant l’un que sur l’autre, de l’aider à traverser sa situation. Un peu de temps partagé, jusqu’à ce qu’elle-même confronte le Volcan et décide ou non de lui pardonner ou autre.

“ J’ai beaucoup de chose à te raconter, tout comme toi tu dois en avoir à me conter. Tu vas peut être regretter ce Directeur emprunt de mutisme. “ -la taquinant un brin, en lui souriant doucement-




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Ven 23 Mar 2018 - 22:46
Climat volcanique
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Pendant un instant, elle préféra éviter d’y croire. Cependant cette douce main qui s’approcha d’elle, qui se glissait sur sa joue humide, lui confirmait ce qu’elle craignait. Elle avait pleuré. Pire, elle avait complètement perdu l’esprit pendant un bref instant ! Devant un inconnu ! Enfin, plus si inconnu, mais tout de même, même devant son oncle et sa tante, même face à Tekka, elle n’était jamais tombée si bas. Oh elle mourrait de honte… si bien qu’elle hésita de longues secondes avec cette main face à elle, qui n’était pourtant là que pour l’aider. Muramasa n’avait pas idée… oh non, il n’avait pas idée de ce que cette simple phrase pouvait générer dans l’esprit de cette jeune fille qui s’était toujours sentie seule, et qui avait cultivé cette solitude malgré elle.

C’était sans doute pour ça qu’elle n’arrivait pas à bien réagir. Le changement, le bouleversement de toute une vie… rien ne sera plus pareil, après cette simple visite chez le médecin.

Au moins, c’était réciproque. Elle se rassurait là-dessus, son frère aussi devait assumer le choc, bien qu’il semblait le prendre bien mieux qu’elle. Il lui souriait, essayait de se montrer chaleureux, doux, attentionné… La jeune fille finit par accepter cette main offerte, se redressant pendant qu’elle se séchait ce qui restait de larme avec le dos de sa main, comme si rien ne s’était passé. Elle ne se ridiculiserait pas davantage !

Son regard se tourna tout autour d’elle, devant tout le bazar qu’elle avait mis et dont elle ne ressentait pas de remords encore, bien trop secouée par les récentes révélations. Mais pourtant… elle l’entendait. Elle était immobile le regard figé, mais elle l’entendait.

Elle fronça légèrement les sourcils quand il la mit en garde. Elle ? Se méfier ? Oh elle ne faisait que ça, à longueur de journée. Encore maintenant, elle ne parvenait pas à donner à Muramasa la confiance qui devrait lui revenir. La jeune fille était encore une simple genin, mais elle connaissait déjà la dureté de la vie, des relations sociales… elle n’était pas la mieux placée pour créer des liens avec autrui.

« Je ne fais jamais confiance à personne… » confia-t-elle, finissant par baisser la tête.

Ce n’était pas comme si elle pouvait en être fière… Botan s’était trop humiliée pour pouvoir ressentir pareil sentiment à l’heure actuelle, bien qu’elle ne se privait pas de le rappeler auparavant. Refroidir les ardeurs de ceux qui voulaient être ses amis. Elle craignait tellement d’être trahie… Eh bien c’était gagné : cette fois-ci elle avait gagné le gros lot ! Sa respiration était encore saccadée, son cœur acharné, peinant à retrouver son calme.

Il se mit à beaucoup parler. Peut-être trop. Sûrement pour la mettre à l’aise. C’était raté, mais elle ne dit rien, se contentant d’écouter. Ses mises en garde, ses tentatives de l’embrouiller encore davantage, pendant qu’il faisait face au sol pour ramasser tout ce qu’elle avait envoyé voler. Naoko, sa mère, son meilleur ami… jusqu’à il y a une heure, elle n’avait aucunement conscience de l’existence de ces gens.

« Naoko… qui c’est ? »

Une femme, assurément. Mais la jeune fille se méfiait toujours lorsqu’on lui disait qu’elle s’entendrait avec quelqu’un. Souvent, ces personnes avaient tort. Puis, elle réalisa que finalement… ce n’était pas ça qui la préoccupait.

« Ce n’est pas… parce que je suis votre sœur que vous devez vous sentir obligé de me proposer de vivre avec vous, sensei… » déclara la petite rouquine, quand elle le vit se redresser avec le plateau. Elle ne pouvait pas se défaire du ‘sensei’, ou pas encore, du moins… C’était trop soudain, il lui fallait au moins digérer ces nouvelles, avant de se préoccuper des suffixes.

Et puis, vivre avec le directeur… C’était quelque chose ! Comment pouvait-il lui proposer ça si rapidement ? Que s’imaginait-il qu’elle devrait répondre si on lui posait des questions ? Une ancienne élève, chez le directeur. Certes, elle n’avait noué aucune amitié avec les autres adolescents du dortoir. Au contraire, elle s’était même fait quelques ennemis… rien qui sortait de l’habitude, en d’autres termes. Mais pourquoi ? Parce qu’il avait pris pitié d’elle ? Ce serait la pire insulte qu’il pourrait lui faire, et cette pensée fut la première à avoir traversé son esprit… Cependant, en jugeant ce sourire qu’il avait sur le visage, elle ne put que se retirer cette idée. Mais alors, pourquoi ?

Sa dernière phrase répondit rapidement à sa question silencieuse. Discuter. Partager du temps. Peut-être apprendre à se connaître. Il devait en ressentir le devoir, maintenant qu’il devait assumer que la furie rousse de l’Académie était sa sœur.

Cela ne lui déplaisait pas autant qu’elle l’aurait cru. Ne plus être seule… Peut-être que c’était dû à son moment de faiblesse, mais à cet instant, elle pourrait accepter volontiers cette offre. Voir où ça mènera. Bien qu’elle gardait encore quelques réserves.

« Jurez-moi. » Elle retrouva sa petite voix ferme et autoritaire, en relevant son regard dans les yeux de son aîné. « Jurez-moi que tout ce que vous m’avez dit aujourd’hui, c’est vrai. J’accepte de venir uniquement si vous me donnez votre parole. »

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Dim 25 Mar 2018 - 17:54


RP ➤ Climat Volcanique
PV ➤ Borukan Botan





♫♪ music box ♪♫



Directeur, médecin et frère. Les visages sont légion, arborés avec la subtilité permettant de les fusionner en un seul. En tout cas, le rôle de frère est nouveau et Muramasa est bien loin d’être habitué à ce trait venant se greffer à lui. Il doit s’adapter. Bien que maladroit, il est loin d’être récalcitrant à cette idée. La petite Botan avait beau être colérique et un brin cataclysmique, ce qu’il avait vu en elle ne pouvait le laisser indifférent. Il ne s’attendait pas à découvrir que cette ancienne élève puisse être en réalité quelqu’un de similaire à lui, en plus d’être lié à elle de part le sang.

La confiance demeurait la tare la plus vive accompagnant l’innocence de la jeunesse. Fort heureusement, elle semblait être aussi avisée que lui sur ce sujet. Cela ne manqua pas de rassurer le pragmatique personnage qui laissa échapper un sourire en ayant la confirmation de la part de la rouquine sur ce sujet.

Qui était cette mystérieuse Naoko ? Tout comme ces autres personnage qu’il avait évoqué ? Cela n’était pas vraiment important. Le plus important était que Botan comprenne que désormais, elle avait un frère qui se souciait d’elle.

“ Naoko-san est… Je ne vais pas te gâcher la surprise. “ -soulignant ses mots d’un fin sourire- “ Tu vas la rencontrer. “

Enjoindre la jeune femme à venir vivre sous le même toit que lui semblait logique. Bien loin d’être affaire résultant d’un sentiment de pitié envers elle. Il était désireux de rattraper le temps perdu, ainsi que de mieux la connaître. Il était certain que cela leur serait mutuellement bénéfique. Bien sûr, le principe du frère devant aider sa cadette était une évidence, mais même si cela était une valeur importante, il y avait bien plus de choses se cachant derrière cet adage. La proposition ne se revêtait d’aucune incartade poussant le Genin à la refuser.

“ Me sentir obligé ? Si je te le propose, c’est que j’en ai envie. Tout simplement. “ -se relevant avec fluidité, autant dans la gestuelle, que dans la verve-

Cela ne servait pas vraiment à grand chose que d’essayer de remettre un peu d’ordre. Cependant, cette action lui permettait de mieux se focaliser sur ses paroles. Il ne pouvait pas lui faire face en demeurant stoïque, surtout pas après tout ce qui venait de sortir des ombres. Il s’en voulait de ne pas avoir fait le rapprochement plus tôt. Il ne pouvait rien y faire. Par contre, beaucoup de choses nouvelles se présentaient et devaient être faites. Et ce n’était pas lui qui allait manquer à celles-ci.

Elle prouva qu’elle ne lui avait pas menti. Ne pas accorder sa confiance. Du moins, pas à la légère.

Muramasa se tourna vers elle, la regardant droit dans les yeux, en affichant un visage sérieux. Il avait beau être taciturne, le mensonge n'était pas une de ses déviances.

“ Botan, je te jure que c’est la vérité. “ -dit-il, d'une voix calme et implexe-

Laissant le bazar de coté, il s'avança vers la petite chipie, puis posa sa main sur le haut de la tête en lui ébouriffant les cheveux. Le geste était fait si naturellement que cela semblait une habitude ancrée depuis la nuit des temps entre les deux Borukan. Peut être que cela la ferait entrer en éruption, mais Muramasa ne s’en soucia guère. Il se contenta de lui afficher un sourire, tout simplement. Taquiner sa jeune sœur était le devoir de tout frère aîné après tout.

“ Viens, nous n’avons plus rien à faire ici. Avec la grève, tout le personnel est absent, donc ça ne sert a rien de s'échiner à remettre un peu d'ordre. “

Il n'y avait aucun reproche dans ses paroles. Il ne faisait que d'énoncer une évidence.

Il commence à s’avancer vers la sortie, marquant le désir de partir de cette antre au décor aseptisé et froid. Soudain, il s'arrête avant de passer la porte, puis se retourne vers l’ébouriffée, l’invitant à se dépêcher de venir avec lui.

“ Tu ne sais rien, tout comme moi, de ce qui a trait à la fratrie. Découvrons le ensemble. “

Un sourire sincère sur son visage, accompagnant une invitation candide qui s'esquisse sur ses lèvres, Muramasa la regarde avec sérénité. 




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