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Une vie de plus. | ft. Muramasa

Kaguya Tsukiyomi
Kaguya Tsukiyomi

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Mer 28 Fév 2018 - 13:42


Une vie de plus.

Muramasa & Tsukiyomi



Il en fallait de la force, pour se montrer ainsi vulnérable et à visage découvert dans les rues d’Iwa. Plusieurs longues semaines après son emprisonnement, Tsukiyomi se voyait libérée des geôles d’Iwa et de la solitude qui allait avait, et cela, alors que le terme de sa grossesse approchait. Aussi absurde que cela puisse paraître, elle était moins rassurée une fois libre.

Prisonnière, Tsukiyomi connaissait son destin, ce à quoi ressemblait sa vie. Ce n'était pas grand chose et justement. Elle savait. Toujours les mêmes gestes, toujours les mêmes visages. A présent qu’elle déambulait naturellement dans les rues d’Iwa, elle pouvait voir la méfiance. Les regards sur elle, sur sa peau dont le sous-ton bleuté affichait ironiquement son origine. Tous ces gens qui la détaillaient de la tête aux pieds et qui s’attardaient sur son ventre, son enfant à naître, a quoi songeaient-ils ? A la meilleure façon de se débarrasser d’elle ? A comment sa faiblesse actuelle justifiait l’accueil qui lui était réservé ? La lunaire ne savait pas exactement ce qu’elle préférait dans ces deux éventualités.

Le papier remis par le Tsuchikage en main, elle entrait dans l'Académie Hashira avec une certaine appréhension. Même à Kiri, elle avait été souvent tenue à l'écart des personnages important du village durant de longues années et voilà que par sa simple présence et sa condition qu’elle n’avait pas choisie, elle devait faire bonne figure auprès de remarquables shinobis qui, quelques mois plus tôt, lui auraient tranché la tête probablement sans hésitation. Elle qui avait appris des Kaguya le respect du rang et de la puissance, voire même le concept de complexe d'infériorité devait prendre sur elle pour garder la tête haute en de telles circonstances.

Arrivée à l'Académie, elle en détaille l’architecture avec un sourire et un regard admiratif. Il fallait admettre que, si elle regrettait l’absence de la brume si caractéristique au climat des abords de Kiri en ces contrées, ils avaient du goût en terme d’architecture. L’ancienne Kirijin se présenta et questionna le premier badaud venu qui lui indiqua comment se rendre au bureau du Directeur de l'Académie, non sans un regard dubitatif sur la jeune femme. L’ignorant sciemment - après des mois à jouer les animaux en cage, se donnant en spectacle à qui veut bien faire le déplacement, elle n’avait que faire des regards. La Kaguya prit son temps pour grimper les escaliers sur trois étages ne songeant même pas a demander de l’aide à ceux qui, passant à côté d’elle, ne lui en auraient sans doute pas proposé. Elle avait accepté cet enjeu, celui d'être intégrée dans ce village et s’il fallait en passer par la, Tsukiyomi s’y ferait sans mal.

Lorsqu’elle se présenta au bureau du Directeur, elle dut reprendre son souffle. Les mains un peu crispées sur son ventre, elle décida d’attendre un peu avant de se manifester. Reprendre un peu de prestance était important pour elle en de telles circonstances. Quand bien même son ventre la faisait souffrir et les doutes l’assaillaient elle devait rester impassible, pour le moment. Après deux bonnes minutes, la Kaguya frappa enfin, serrant le papier du Tsuchikage un peu plus fort dans sa main. Qu’elle devait être pathétique a voir en cet instant.

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Borukan Muramasa
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Jeu 1 Mar 2018 - 13:54


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♫♪ music box ♪♫



Une journée comme une autre, passant paisiblement, inlassablement sous le joug du sablier éternel, s’écoulant inéluctablement depuis la nuit des temps. La vie à l’orée de l’Académie Hashira était aussi cyclique que le changement des saisons. Monotone et calme, mais parfois tumultueux, comme une averse ou un orage véhément s’invitant sans s’annoncer. Cependant, ces agitations finissaient toujours par converger vers les éclaircies, amenant une radieuse et salvatrice harmonie. Ces beaux jours couvaient pourtant, depuis quelques temps, ce qui s’avérerait sans l’ombre du moindre doute, une bien funeste tempête mortifère, qui se déchaînerait telle Calamité des Cieux. La guerre, n’ayant jamais été aussi sinueuse et menaçante envers la Roche, qu’en ces temps ci, la froideur glacé de la caresse de la mort pouvait faire frémir d’angoisse chaque échine. Les Shinigami se préparaient certainement déjà, à venir récolter leur tribut, lorsque ce monde obscur allait connaître ces noirs présages destructeurs. Il ne s’agissait que d’une question de temps, car toute paix ne peut durer pour l’éternité. La quintessence de ce monde étant cyclique, tout comme la vie et la mort incarnant parfaitement la toile de l’éternel renouveau, d’un recommencement sa fin.

Concentré à revoir quelques rapports concernant des élèves assez turbulents, le Directeur, affairé et assis derrière son Bureau, ne pouvait être que pensif. Tous ces élèves qui incarneraient prochainement les forces armées du beau village caché de la roche, allaient devoir se confronter aux atrocités insoupçonnées liées aux arts obscurs. Si candides et encore innocents, ces derniers ne pensaient certainement pas qu’ils seraient amenés à la dure et intransigeante réalité. La plupart d’entre-eux allaient mourir dans d’atroces souffrances, en baignant dans leur sang, sans la moindre reconnaissance et en n’ayant rien accompli. En avaient-ils seulement conscience ? Bien sûr que non, vu cette insouciance se lisant sur leur visage joufflu et juvénile. Pourtant ce n’était pas faute de le leur rappeler. Devenir un shinobi ou une kunoichi signifiait offrir sa vie au service d’un étendard, celui d’un village caché. Ses miroirs dorés glissaient en suivant le contour de ces encres, formant des mots bien peu encourageant. Dénotant que l’immaturité et l’irresponsabilité des jeunes pouces s’avéraient vraiment déconcertantes. Évanescent, le songeur se perdait en ses pensées, dérivant de certitudes, en doutes plus qu’amères. De sa morbide existence, il savait que l’ataraxie n’était qu’illusoire chimère, bien insaisissable, et malheureusement inatteignable.

Lassé du simiesque méandre de ces dossiers, le pragmatique soupira, avant de fermer ces pages n’inspirant qu’inquiétude. Les échos résonnèrent dans l’antre, marquant la venue d’une visite. Chose non rarissime, mais ne manquant point d’audace. En général, même si prévisible, ces venues en ce sanctuaire étaient la plupart du temps que peu distrayantes. Un professeur venant se plaindre, un élève ayant fait une gravissime erreur, ou autres joyeusetés du genre pour unique horizon. Qu’allait donc être la teneur de cette nouvelle rencontre ?

Se plastronnant, le Directeur posa le dossier qu’il feuilletait auparavant sur le bureau. Après s’être levé de son siège, il invita l’inconnu à se révéler, d’un mot simple et implexe.

“ Entrez. ” -faisant usage d'une voix solennelle et impérative-

Voilà qu’il s’agissait d’un visage inconnu, qui venait se révéler dans l’interstice de la porte s'entrevoûtant. Brisant l’ergastule routinière, passant alors de la simple curiosité à l'intérêt, concernant l’énigme se présentant à lui. Une peau au teint particulier, soulevant l'intérêt avec aisance. Un pastel bleuté rappelant les cieux de certaines journées estivale. Une chevelure d'ébène semblant plus sombre qu’une nuit sans la moindre nitescence stellaire. Des traits fins et savamment dessinés. Si l'obscur l’avait déjà croisée, il s’en serait souvenu. Hors, cela n’était vraisemblablement pas le cas. Elle semblait ne pas être au mieux de sa forme, comme troublée, finissant timidement par entrée après s’être assurée que l’endroit était sûre, mais surtout après avoir regardé l’hôte de ces lieux, comme soucieuse de déranger. L’indigence de certitudes étaient dès lors mutuelle. Finissant par passer le pas de la porte, il remarquât ce ventre arrondie trahissant l’état de la mystérieuse visiteuse, qui ne manquait pas de se targuer d’une nubile silhouette restant parfaitement gracile.

Muramasa s’avançât en sa direction, afin de l'accueillir, mais surtout soucieux de la raison amenant une femme enceinte dans son bureau.

“ Ohayô gozaimasu. ” -saluant la femme inconnue- “ Je me nomme Borukan Muramasa, Hajimemashite. “ -usant de sa correction, comme à son habitude-

Après s’être présenté, sans manquer de sa prestance habituelle, mais affichant toujours cet air inexpressif et sérieux, il l’invita à prendre à s'asseoir et à se mettre à l’aise. Monter des escaliers dans sa condition avait due être assez éprouvant pour cette dernière. Le médecin en avait parfaitement conscience.

“ Je n’ai pas la souvenance de vous avoir déjà rencontrée. Je vous en prie, asseyez vous. Que puis-je faire pour vous ? “ -montrant l’un des deux fauteuils faisant face à son bureau-

Il la regardât attentivement, patientant de connaitre le nom qu'elle portait, et la raison l'amenant en cet instant devant le Directeur de l'établissement.




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Even a storm that could ruin an umbrella
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Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

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Kaguya Tsukiyomi
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Sam 3 Mar 2018 - 13:01

Une vie de plus.

Muramasa & Tsukiyomi


Sans fioriture aucune, la Kaguya s’exécuta, répondant à l’invitation du Directeur de l’Académie. La jeune femme dut admettre être un peu surprise, il avait l’air bien plus jeune qu’elle ne l’aurait cru. Les membres du clan Kaguya qui endossaient le rôle de précepteurs étaient souvent plutôt âgés, ou paraissaient ainsi, l’exigeance du clan étant telle qu’une longue vie d’expérience était de rigueur. Mais elle cacha sa surprise, tâchant de ne donner aucune raison d’être méjugée par un membre éminent de la communauté Iwajine. Acceptant ses salutations avec un sourire poli, elle l’imita, prononçant les mêmes paroles avant de s’installer. Non pas qu’elle ne souhaite pas se présenter - c’était même tout le sens de sa venue en ce jour - mais dans son appréhension, elle avait un discours tout préparé. Celui-ci, bien sûr, comprenait son nom.

“Merci.” Murmura-t-elle respectueusement en s’installant, la plus droite et digne possible malgré sa condition. Les mains jointes par le bout des doigts, posées sur ses genoux, elle s’efforçait de maintenir le contact visuel alors que des années d’éducation brutale et de menaces lui pressaient instinctivement de baisser les yeux. C’était bien de tout cela qu’elle comptait se défaire au village caché de la Roche. Et cette mission personnelle avait commencé à son incarcération.

“ Je suis Kaguya Tsukiyomi, ancienne kunoichi du village de la Brume. J’imagine que de par votre position et votre nom, vous avez entendu parler de moi.” Quelle présomptueuse, avait-elle envie de se flageller. Mais elle devait ignorer ces pensées. “ J’ai été libérée par le Tsuchikage qui m’a conseillé de venir vous consulter.” Elle baissa les yeux vers son ventre, elle approchait rapidement du terme. Tout en posant une main dessus, elle reprit en relevant les yeux. “ Je n’ai pas exactement eu un suivi irréprochable, tant à Kiri qu’ici - loin de moi l’idée de le reprocher, je n’étais qu’une prisonnière de guerre, c’est légitime. Néanmoins …” La lunaire fit une pause. Elle déglutit, et prit une grande inspiration. Le ton qu’elle employa ensuite sonnait plus naturel, moins préparé et récité. C’était bien que le protocole n’était plus maître de ses mots, mais elle-même, à présent. “Je ne peux m’empêcher d’être inquiète. J’ai beau avoir travaillé dans un hôpital une bonne partie de ma vie, un tel chamboulement aura toujours raison du rationnel, n’est-ce pas ?” Sourit-elle comme pour se présenter sous un jour plus agréable, plus humain.

Car elle ignorait ce que le directeur pensait de toute cette histoire. La grande majorité des Iwajins que la jeune femme avait croisés semblaient bien-sûr hostiles à son égard dans le pire des cas, méprisants dans leur indifférence dans le meilleur. Elle ne savait pas vraiment quel cas de figure elle préférait. Restait qu’elle n’attendait pas grand chose d’eux à titre personnel. Pour ce qui était de ce Borukan Muramasa, la situation était bien différente. Si Tsukiyomi s’était imaginé donner naissance à son enfant seule, faire confiance à un inconnu dans un village où elle baignait dans la défiance relevait de l’acte de foi. Et ce, alors même qu’elle s’était enfin attachée à son enfant à naître et faite à l’idée que sa vie devrait tourner autour de cette nouvelle vie à venir. “ Alors voilà. J’aimerais savoir ce qu’il en est de mon enfant. Si je dois craindre quelque chose pour les semaines à venir. Je vous en serais extrêmement reconnaissante.”

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Borukan Muramasa
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Lun 5 Mar 2018 - 2:53


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C’est avec une certaine curiosité, que le Directeur de l’Académie Hashira posait ses nitescences dorées sur la jeune femme lui faisant face. Elle ne manquait pas de manières, semblant très polie, un peu trop même. Le trait le plus frappant était cette peau lunaire et satinée qu’elle arborait avec élégance. Un trait pour le moins légèrement atypique, mais qui n’était pas déplaisant, au contraire.

Croisant les bras, toujours intéressé par la raison expliquant la venue de l’inconnu, il patientât sagement qu’elle prenne ses aises en s’installant, avant d’avoir la satisfaction de l’écouter. Surprenant, son récit s’avérait, mais implexe, son visage n’affichant aucune esquisse. Se contentant d’une oreille attentive, doublée d’un regard restant aussi imperturbable que le reflet du métal précieux à l’orée d’un astre incandescent. Si immobile était son être, son esprit lui ne l’était. Une foule de pensées naquirent alors, au fil des mots susurrés par cette femme dont le nom était parfaitement porté. Une histoire tragique, qui ne lui inspirait pas de ressentiments. Pourtant Kirijine, elle était aussi et avant tout un être humain après tout. Même s’il n’appréciait pas particulièrement le Pays de l’eau et ses habitants, en tant que médecin, il avait une vision plus sagace que bien des mortels. Un esprit plus … scientifique. Ne pas avoir un esprit impartial aurait été cocasse en tant que tel. Pourtant, point mécène, à contrario de sa Sensei, qui même elle ne s’avérait point altruiste pourtant, Muramasa n’accordait que rarement son intérêt à autrui. Cependant, concernant la femme venant de conter ses aventures avec une franchise semblant éhontée, le pragmatique n’être que songeur. Cela lui rappelait des souvenirs, un jadis où une femme avait due seule lutter pour mettre au monde l’enfant de la discorde. Triste passé, qui ne manquait pas de revenir sinueusement s’immiscer dans ses souvenirs.

Rompant le contact visuel un léger instant, avant de revenir fondre dans les yeux se posant sur lui, l’Iwajin laissa choir ses bras, avant de faire quelques pas en direction d’un plateau posé sur une petite étagère adossée à l’un des murs.

“ Vous devez être... tourmentée. Je vous comprend, Tsukiyomi-san. “

Ouvrant le rideau de bois finement sculpté, la main se glissa puis en extirpa un objet métallique, scintillant d’une lueur argentée et froide. Radiance disparaissant alors que la poigne venait se resserrer sur cette plaque. Scellant l’antre, le personnage se retournât vers l’invitée, marquant un court silence, avant de lui répondre concernant ses aspirations. Se raclant brièvement la gorge, afin de s’affairer d’une verve élucidant les énigmes taraudant les pensées de la femme à la chevelure de jais.

“Cela doit être éprouvant, que d’être dans un endroit où les regards se posent sur vous, des regards hostiles. Kirigakure no Sato n’est pas vraiment… apprécié depuis l'échauffourée marquant les débuts de cette sanglante guerre sans loi aucune entre nations. Mais rassurez vous, je ne vous déteste pas. “ -faisant un pas vers elle, tout en posant sa main sur le bois du mobilier étant à proximité-

“ Jadis, une femme a dû tout quitter pour protéger son enfant. Elle est morte dans l’indifférence. Mais la descendance qu’elle a protégée, en sacrifiant absolument tout… Cette dernière ne l’oubliera jamais. “ -sa voix se faisant sérieuse et lente, son visage légèrement amère trahissait quelque chose d’insondable-

Scrutant le visage de son interlocutrice, l’hôte de ces lieux s'avançant jusqu’à elle, puis déposa la paume de sa main sur la gracile épaule azurée, avec une délicatesse presque avenante.

“ Vous n'avez pas intérêt à mourir, Tsukiyomi-san. Vous le devez pour votre enfant.  “ -marquant un court silence- “ Si le Nidaime vous a envoyé vers moi, c’est qu’il souhaite que je vous aide. “ -retirant sa main, avant de croiser les bras- “ Je vais vous ausculter un peu plus tard, ne vous en faites pas. Je sens que vous êtes angoissée et stressée, ce qui n’est pas souhaitable, comme vous devez vous en douter. Vous n’avez rien à craindre,  je vais vous aider et m’assurer que vous alliez bien. “

Muramasa se demandait pourquoi Akimoto avait envoyée cette femme spécialement auprès de lui, alors que les services médicaux de l'Hôpital aurait sans doute pu s’occuper d’elle. Si il croyait que cela l’embêterait, cela le décevrait vite, car la présence de la visiteuse ne le dérangeait en rien. La crainte sans doute qu’elle ne soit pas traitée comme il se devait, ou peut être n’avait-elle personne au creux de la Roche pour l’aider et la soutenir ? Aucune certitude, mais une seule chose était implicitement évidente. Le Tsuchikage comptait sur le Directeur pour s’assurer que l’ancienne prisonnière soit hors de tout danger.

“ Comment se passe votre séjour à Iwagakure no Sato ? “ -prenant une voix plus douce- “ Soyez franche. “

S'enquérant de son âme, le médecin ne pouvait qu’aider la femme assise devant lui. Il ne la laisserait pas se morfondre dans le désespoir et emprunte au doute.




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Sam 10 Mar 2018 - 13:43


Une vie de plus.

Muramasa & Tsukiyomi


Les manières et la voix du dénommé Muramasa eurent tôt fait de la mettre un peu plus à l’aise. La jeune femme était assez sensible à ces choses là, accordant une importance toute particulière aux tons et inflexions, les sons l’influençaient beaucoup. C’était par ailleurs pour cette raison, entre autres, qu’elle avait toujours suivi une voie légèrement déviante de celle des Kaguya qui étaient plus frontaux et moins subtils. Une valeur - ou un défaut - qui lui avaient valu nombre de déconvenues au sein de son propre clan. Sentant les muscles de sa nuque et de ses épaules se détendre assez ostensiblement, elle se risqua à un sourire, à l’écoute des mots prononcés par le directeur de l’Académie d’Iwa. Il était vrai qu’elle était tourmentée, et la particularité si spécifique de son tourment - ou de sa personnalité à proprement parler - était qu’elle ne s’en rendait que difficilement compte. Les priorités étaient toujours autres et elle ne parvenait jamais vraiment à embrasser son tourment pour l’exprimer et en faire une force ou le faire disparaître une bonne fois pour toutes. Le jour du départ des Yuki et des Hoshino, elle n’avait su exprimer son tourment et avait trahi. Interrogée sur la question elle avait sombré. Sa grossesse ? Un mélange de déni et de mutisme, une terreur permanente d’être découverte. Quant à son arrivée à Iwa … La lunaire n’avait été que portée par un désir altruiste pour lequel elle aurait tout sacrifié, ignorant même jusqu’à la conséquence éventuelle de ses actes. Sa mort, et celle de son enfant. Un fait qu’elle ne s’était mise à redouter qu’au moment même où elle se condamnait. Ressentait-elle de la gratitude envers ce village qui avait refusé de la condamner ? Assurément. Mais elle ne voulait pas entrer dans la même dynamique qui l’avait toujours liée au clan Kaguya, à la merci des sautes d’humeur de quelques sanguinaires aux lois plus que discutables.

La kunoichi ne savait pas trop quoi répondre à l’homme qui semblait, à demi-mots, parler de quelque chose de personnel. C’était une évidence à travers son ton et sa façon de parler qu’elle ne devait pas sa compassion à sa seule ouverture d’esprit, mais Tsukiyomi s’en contenterait bien. Acquiesçant d’un air sérieux, elle se risqua néanmoins à un commentaire, n’ayant jamais admis les conséquences sur elle même du fait qu’elle allait énoncer. “ Je ne sais que trop bien ce que c’est que de grandir sans famille proche. Et si j’assume ce que je suis, il m’est inconcevable de confier l’éducation de mon enfant à quelqu’un d’autre que moi. Je n’imposerai jamais à qui que ce soit d’autre ce que j’ai connu moi-même.” Répondit-elle en ponctuant d’un sourire un peu gêné ces quelques mots. La Kaguya ne savait pas parler des choses graves, des sentiments douloureux. Tout comme elle ne savait pas les déceler en elle ni les identifier. C’est pourquoi, souvent, elle se voyait sourire en abordant des sujets douloureux.

Au contact de la main du directeur, elle frissona légèrement, peu coutumière de ce genre de contacts, en particulier depuis son départ de Kiri. Mais elle ne se déroba pas, consciente que c’était un geste compatissant. “Je vous remercie.” Répondit-elle alors. Elle voulait ajouter quelque chose mais ne savait pas trop quoi dire. Elle trouvait à cette courte phrase un goût de trop peu. Comme si elle n’exprimait pas avec justesse sa reconnaissance compte tenu des circonstances. Mais il lui donna rapidement l’occasion de s’exprimer plus en détail lorsqu’il la questionna sur ses conditions de vie au village de la Roche. Un sujet sur lequel elle avait bien du mal à s’exprimer, elle ne savait pas encore comment elle allait s’installer. Tsukiyomi était allée directement rencontrer le directeur de l’Académie, avant même de songer à son logement. Elle ne voulait pas y penser, songeant qu’elle devrait peut-être demander la charité à eux qui avaient été ses amis les plus proches, mais s’y refusant, dans le fond de son âme. Car une fois de plus, elle devrait faire une croix sur son indépendance, une preuve de plus qu’elle ne savait pas se débrouiller seule. “J’ai surtout connu la prison pour l’instant. Mais vous traitez bien vos prisonniers, je dois admettre que je m’attendais à plus de brutalité - c’est l’image que je m’en fais. Evidemment je ne peux nier que mon statut de prisonnière Kirijine m’aura valu quelques visites et regards déplaisants mais j’ai beaucoup de gratitude envers votre village pour le traitement qui m’a été réservé.” Elle fit une pause, souriant, poliment, avec une certaine chaleur dans son regard néanmoins qui rendait son expression plus sincère. “ Je ne m’attends pas à être acceptée par tout le monde de la même façon que le Tsuchikage m’a accueillie. J’accepte cette reponsabilité et me mettrai au service d’Iwa aussitôt que ma condition me le permettra. Les jugements, les regards, ce sont autant de défis, de personnes à convaincre. J’imagine.”

La lunaire baissa les yeux. Un défi de plus, à son âge, elle devait encore prouver sa valeur. Sa légitimité. Elle ne pouvait pas refuser cet état de fait car, pour une fois, il était véritablement légitime. Mais la méfiance qui la caractérisait depuis plus de dix ans pesait lourd sur ses épaules et son besoin de liberté se faisait ressentir de plus en plus durement. Elle devrait accepter chaque acte de bonté comme une exception malgré tout. “ Mais je vous suis reconnaissante pour votre accueil. Je dois admettre que cela me fait le plus grand bien d’être… un peu plus libre.” Un sourire plus marqué, plus sincère, conclut ses paroles. Si le Tsuchikage, par sa libération, avait agi positivement à son égard, il ne faisait là que son devoir à partir de la décision qu’il avait prise. Le directeur de l’Académie, en revanche, et peut-être de par sa condition de médecin, lui apparaîssait comme le premier visage sympathique issu de la Roche. Peut-être qu’elle se fourvoyait. Mais la Kaguya avait envie d’y voir la promesse d’un futur plus souriant pour son enfant et pour elle-même.



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Dim 11 Mar 2018 - 5:25


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♫♪ music box ♪♫



Si lors des premiers instants de la rencontre, la visiteuse semblait intimidée et mal à l’aise, bien rapidement au fil de l’entretien, elle fut rassurée. voyant que le Directeur était un homme avisé et avenant envers sa personne, la lunaire Kaguya pouvait se détendre et se laisser aller à moins de cérémonies entre eux. Cependant, la correction et les manières de la nouvelle patiente du taciturne médecin s’avéraient particulièrement ancrées en elle. Du moins, c’était ainsi que le Muramasa le ressentait. Ce dernier était loin de ne pas apprécier ces traits, au contraire, étant particulièrement réceptif à ces derniers, surtout lors d’une toute première rencontre. mais même si elle se décrispait et s’ouvrait à lui, elle restait toujours tourmentée. Quoi de plus normal dans sa position si délicate ? Une position dont le silencieux inquisiteur ne connaissait point la totale envergure, mais était prêt - si elle le désirait- à en découvrir la moindre esquisse, la moindre essence formant alors quintessence l’incarnant.

Beaucoup de questions la concernant lui venait à l’esprit, énormément même. Mais le tact dictait de les omettre, de les laisser à un peut être plus tard, si l’occasion et la situation étaient de la partie. Ancienne Kirijine, quoi de plus normal que les lèvres Iwajines se firent brûlantes à s'enquérir de certaines énigmes demeurant épais mystères. Mais elle n’était pas présente devant lui pour satisfaire égoïsme ou curiosité mal placée. D’ailleurs, il ne se serait pas permit telle malice, souhaitant réellement l’aider comme tout médecin se devait de se montrer dévoué à panser les maux et à apaiser l’âme de ceux en ayant besoin. Plusieurs autres hypothèses venaient se jouer, mais toujours tabous ne devant être susurré à l’oreille de la future mère. Était-elle complètement seule et livrée à elle-même ? N’y avait-il pas un futur père dans l’équation ? Y avait-il des sujets importants et la tourmentant avec zèle dont elle évitait toute révélation ? Beaucoup d’inconnues insondables persisteraient, mais Muramasa n’était pas homme à froisser autrui. Il prendrait le temps nécessaire, peu à peu, pas à pas, étapes après étapes, afin de s’assurer que la jeune femme lui faisant face aillent bien et puissent s’épanouir dans cette nouvelle vie qui se présentait à elle. Nouvelle Iwajine et future mère, cela devait la changer de son passé. Le Directeur en avait pleinement conscience.

Une réponse franche et claire venait faire échos, en toute candeur, souligné d’un sourire dénotant toute les aspirations décidées s’incarnant en ses paroles. Un peu hésitante, toujours troublée, mais indubitablement désireuse de voir son souhait se réaliser. Du moins, elle donnerait sans doute tout pour que cela se réalise. Posant son regard, rappelant le métal précieux, sur ce beau visage depuis un certain moment, Muramasa appréciait particulièrement le discours et les désirs de son interlocutrice. Cela était normal, considérant son propre passé, il ne pouvait reconnaître ou s’entendre avec quelqu’un abandonnant son sang avec indifférence.

Une agréable compagnie se dessinait, la conversation se déroulant faisant montre qu’elle méritait attention. Muramasa accordait beaucoup d’importance à certaines valeurs, et Tsukiyomi s’incarnait être une personne répondant à ces dernières. De plus, elle avait grandit sans famille selon ses dires, ce qui ne pouvait que susciter un intérêt certain la concernant, ayant traversé lui-même un passé assez similaire.

“ Cela est admirable, Tsukiyomi-san. “ -restant solennel, par soucis de convenance, mais lui offrant un sourire chaleureux afin de répondre à ce rire un peu gêné cachant son malaise-

Faisant lumière sur son séjour et sa situation depuis son arrivée à l’orée de la Roche, le médecin l’écoutait attentivement, restant inerte devant elle, mais sans être totalement de marbre, ses yeux montrant toute sa sympathie et sa compréhension. Le récit était teinté de désespoir, mais présenté avec humilité et aucune larmoyante poésie, aucun reproche. Mais il n’était pas dupe que la jeune femme avait dû énormément souffrir. Preuve une fois de plus qu’elle était vaillante et fière. Même si elle édulcorait son récit, comment un séjour en prison, surtout dans sa condition, pouvait être bénin ? Elle devait de plus repartir à zéro, se reconstruire une vie afin de pouvoir s’épanouir pleinement. Prônant que la liberté qui s’offrait dorénavant à elle, calmait ces stigmates empoisonnant encore son âme tourmentée.

Serrant l’arrière de sa nuque de la paume de sa main, un instant songeur, l’auditeur pensait à tout ce qu’elle venait de dire. Finalement, il s’avançait vers elle une nouvelle fois, cherchant la main de la visiteuse, afin de la prendre, puis de placer l’objet qu’il tenait depuis un long moment. Laissant la froideur du métal se révéler à elle, il referma les graciles doigts sur l’objet qu’il venait de lui transmettre. L’ambre de son regard la fixant dans ses yeux, marquant un court silence, lui rendant alors liberté en laissant choir le contact initié en toute sympathie.

“ Tenez. “ -lui souriant, avant de se reculer d’un pas, afin de ne pas se montrer trop invasif-

Il s’agissait d’une sorte de badge majoritairement rectangulaire, portant quelques gravures s'ancrant dans le métal le constituant.

“ Il s’agit d’une autorisation pour accéder librement, dans une certaine mesure, à l’établissement, ainsi qu’à la plupart des services qui y siègent. Le Nidaime vous a fait un document pour notre rencontre, mais cela peut être insuffisant ou porter à confusion, si vous avez prochainement besoin de venir me voir. “ -lui expliquant la raison de son geste- “ En fait, ce n’est pas uniquement pour cela que je vous donne cette objet. “

Portant sa main sa tempe, sa tête s’inclina légèrement sur le côté, essayant de trouver les mots afin de parfaitement lui expliquer de quoi il en retournait.

“ Tsukiyomi-san, je vais vous expliquer. Ne voyez pas un geste de charité ou de pitié de ma part, car il n’en est rien. Je vous admire, quand à votre choix de tout faire pour votre futur enfant, sachez le. Vous avez besoin de repos et de calme, mais surtout d'un environnement sain, pour votre bien, tout comme celui de cette nouvelle vie que vous portez en votre sein. Je veux m’assurer personnellement de votre suivis, en tant que médecin. De plus, vous avez besoin de quelqu’un pour vous aider à vous acclimater à Iwagakure, où vivre doit être bien différent de ce que vous avez connu par le passé. “

Laissant tomber son bras sur son flanc, il esquissa un nouveau sourire à la nouvelle Iwajine.

“ Vous êtes civile pour l’instant, mais souhaitez rejoindre et servir une nouvelle fois sous l’étendard d’un Village. Il ne faut pas vous forcer, sous les raison de vouloir remercier ou montrer de la gratitude. Il faut que cette envie vienne de la volonté de votre cœur, que ce soit votre vœux à vous et vous seule. “ -se perdant dans la verve tenant aux sentiments, qu’il avait énormément de mal à évoquer, n’étant point introspectif lui-même- “ Excusez moi si mes mots sont mal choisis, je ne suis pas très doué pour parler de ce genre de choses. “

Faisant quelques pas vers le mur où une bibliothèque s’érigeait, abondamment peuplée d’ouvrages (trop), il prit l’un des recueil sans main, regardant l’objet avec un air sérieux et assez soucieux.

“ L’Académie dispose d’une bibliothèque assez impressionnante. Aimez vous lire ? Si tel est le cas, vous seriez aux septième ciel. “ -reposant avec délicatesse les encres scellées à leur place, parmi les autres-  “ Comme je l'ai dit, ce badge que je vous transmet donne droit de visite et de séjourner à l’Académie, en tant que visiteur ou personne de passage. Cela vous permettra par exemple d’emprunter quelques livres, de vous reposer ou encore de venir me voir au moindre soucis vous inquiétant. “

Faisant quelques pas dans le théâtre incarnant son bureau, Muramasa continuait de lui expliquer la chose, en se montrant pragmatique.

“ Vous sortez d’un moment passé enfermée en prison, dans un village dont vous n’avez pas habitude, donc comment pourrais-je en tant que médecin vous lâcher dans la nature sans m'inquiéter ? De plus vous disiez avoir travailler dans un Hôpital. Il me vient donc une idée, une proposition à vous soumettre. Vous avez besoin d’un travail, d’être indépendante, d’assurer votre avenir et celui de votre descendance. C’est pourquoi, je pense pouvoir vous aider à trouver un travail, car vous me semblez être une personne sérieuse et appliquée. Bien sûr nous devrons discuter de tout cela plus en détail et attendre que vous soyez prête, mais la possibilité que nous soyons amenés dans un futur proche à travailler ensemble n’est pas improbable. Le Nidaime vous a envoyée vers moi afin que je m’assure que vous vous intégriez et que votre grossesse se passe bien. Il est impensable que je ne vous aide pas. D’ailleurs, c’est avec plaisir que je le ferais. J’espère que cela ne vous chagrine pas. “

Légèrement intransigeant, uniquement soucieux du bien être de sa patiente, Muramasa ne pouvait pas ignorer la réalité de ce monde. Peut-être qu’elle s’en verrait outrée, considérerait cela comme une violation à son désir de liberté tant escomptée, mais il n’en était rien. Il s’agissait uniquement de ce que ferait tout être humain civilisé. La solidarité.

“ Pourrions nous même être amis, qui sait. “ -courbant ses lippes, légèrement chaleureuses à cette idée tenant de la boutade innocente afin de faire conversation-

“ Je vais prendre ma journée et m’occuper de vous. Je dois vous ausculter, je n’ai pas oublié. Il y a une infirmerie, ce qui serait sans doute un espace plus avisé que mon bureau pour procéder à la consultation. Je manque à tous mes devoirs, ne vous ayant même pas proposé le moindre rafraîchissement. “ -souriant, attendant de savoir quel nectar lui conviendrait-

Une politesse innocente et candide, que lui offrait le Directeur, autant que par devoir, que par sa propre volonté.




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And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

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Kaguya Tsukiyomi
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Mer 14 Mar 2018 - 15:40


Une vie de plus.

Muramasa & Tsukiyomi


Sans la mettre exactement mal à l’aise, le comportement extrêmement avenant de Muramasa rendait la lunaire dubitative. Etait-ce coutume Iwajin que d'être à ce point au service de l’autre, ou bien l'éducation de la jeune femme était si biaisée et ternie par les messages contradictoires qu’elle en venait à devenir tout à fait paranoïaque ? Malgré ces questionnements, elle resta parfaitement immobile et impassible lorsque le directeur de l'académie loua sa façon de voir les choses et lui offrit nombre d’avantages qui, effectivement, la mettraient dans d’excellentes conditions pour le reste de sa grossesse et la naissance de son enfant. Bien meilleures que si elle etait restee dans son pays natal, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

Il y avait beaucoup de générosité dans ses actes et dans ses mots, quelque chose qu’elle ne savait pas imputer à la personne ou au pays et qu’elle n’osait formuler exactement. Mais ce qu’il lui offrait arrivait à point nommé. Elle ne voulait pas réclamer auprès de Watari, ou d’Ayuka. Elle ne souhaitait pas s'éloigner d’eux mais plus que jamais, il lui fallait cesser de se reposer sur eux et devenir la personne indépendante qu’ils pensaient connaître depuis de nombreuses années. Celle qui, secrète, n’avait jamais vraiment parlé de sa vie au sein de son clan, qui avait gardé le silence sur le poids de son identité. Et qui, au bout du compte, avait subi les conséquences de ce silence et des secrets. Face à cette nouvelle situation et aux mains qui se tendaient devant elle, il lui fallait faire les bons choix, tout en conservant son identité, son indépendance. Il aurait été extrêmement stupide de refuser ce que le directeur de l'Académie lui proposait au seul motif de sa soif de liberté. Cette liberté, elle l’obtiendrait certainement par la suite, autrement. Peut-être même l’avait elle déjà trouvée d’une certaine façon mais ne pouvait pas encore l'apprécier.

“J’aime beaucoup lire.” Commença-t-elle à voix basse, caressant le badge du bout des doigts. Un fait qui n’avait fait qu’accentuer les méfiances a son egard au sein du clan Kaguya. S’ils ne valorisaient pas l'illettrisme, loin s’en faut, son goût pour la stratégie et la lecture étaient assez mal vu depuis l’enfance, toute manifestation de son intérêt pour ces choses là n’avait fait qu’accentuer les méfiances a son egard. “En toute franchise, je dois prendre sur moi pour ne pas me méfier de tant de générosité. Je ne peux parler pour tout le village de Kiri, ce serait mentir par méconnaissance de tous ses habitants, mais mon expérience de vie me rend vraiment dubitative.” Un sourire, léger, pour indiquer qu’elle ne parlait pas ainsi par défiance mais par réelle honnêteté. “Je ne remets pas en question vos raisons ou votre sincérité, tout cela me semble honnête. Simplement … Je dois bien admettre que je ne m’y attendais pas.” Il fallait mieux expliciter ses doutes et dire absolument tout ce que cela lui évoquait. Elle s’était juré d’en finir avec cette sale tendance à tout garder pour elle et suranalyser tout ce que les gens pourraient dire. Elle n'était pas à Kiri, et il n'était pas un Kaguya. Il était un Borukan d’Iwa. Cela devait signifier quelque chose.

“ J’ai bien l’intention de servir Iwa et ses habitants du mieux que je pourrai et ce, même avant de pouvoir reprendre le combat. Ce n’est pas de la culpabilité mal placée ni une envie de me racheter, je ne peux simplement pas rester immobile, surtout pas après tant de temps a y etre forcee. Je veux aider. Laisser ma marque, positivement, dans ce village.” Elle n’osait encore l’exprimer mais ce n'était pas tant Tsukiyomi qu’elle voulait inscrire dans l’histoire d’Iwa que son nom de famille. Kaguya. Elle voulait autre chose pour ce nom. Et elle espérait de tout coeur que son enfant manifesterait les mêmes qualités qu’elle, donnerait au monde la preuve qu’il existait autre chose que les Kaguya de Kiri. Il était question la d’un de ses nombreux projets mûris en prison.

“Honnêment, je n'espérais pas rejoindre ce village en me retournant contre Kiri. Au-delà même de ne pas l'espérais, je ne le souhaitais pas. Comment pourrais-je faire confiance à un village dont je ne sais rien alors que celui que j’ai participé à fonder et qui devrait me correspondre plus que tout autre m’a déçue ?” Elle laissa un silence s’installer un moment. “Mais j’ai vu l’accueil que vous avez fait a mes amis. J’ai vu leur foi en votre village et j’ai vu la confiance - même relative - que vous m’accordez. J’ai vu des gens si différents, un pays différent. Alors j’ai réfléchi. Et j’ai compris que c’est à moi d’avoir foi, a present. Et de faire confiance à Iwa.” Le bébé frappait, ce qui l’interrompit brièvement. Elle porta sa main à son ventre en souriant, comme apaisée par ce fait. Cela la rassurait grandement, bien plus que ca ne la dérangeait.

“ Je n’accepterai de toute façon pas de charité ni aide gratuite de la part de qui que ce soit ici, j’en ai fini de dépendre des autres. Si votre hôpital a besoin de quelqu’un qui connaît bien les os, je serai ravie de mettre à disposition mes talents.” Tsukiyomi avait vu passer nombre de fractures et soigne la plupart d’entre elles, de même que ses cousins. Avec le temps, elle avait pris sincèrement goût a tout cela et regrettait même parfois de n’avoir jamais pu choisir la voie de la médecine. Mais à bien y réfléchir, cela ne lui correspondait pas tout à fait.

La jeune femme laissa un nouveau silence s’installer, craignant ce qui viendrait ensuite. Néanmoins elle se permit de demander à boire. “De l’eau, s’il vous plaît.” Un nouveau sourire pontua les mots qui suivirent. “Je ne suis pas habituée au climat plus sec de Tsuchi no Kuni, on dirait.” Puis, elle songea à la remarque faite par Muramasa un peu plus tôt. “Vous ne devez vraiment avoir rien entendu sur moi si vous envisagez que nous nous lions d'amitié, n’est-ce pas ?” Son sourire se fit plus triste. “Je m'estimerai chanceuse alors. Cela me donnera une chance d’aller à l’encontre de ma réputation faussée.” Traîtresse, inconstante et perfide Kirijine, sans honneur ni loyauté. Abandonnant pays et amis de la même façon, suivant le sens du vent, voilà l’image qu’elle avait donné d’elle a ceux qui l’avaient approchée. Et Tsukiyomi espérait de tout coeur effacer à tout jamais cette réputation exécrable de sa personne. “Quoi qu’il en soit je vous fais confiance. Merci beaucoup, Muramasa-dono.” La Kaguya n'était pas aussi loquace que le Borukan, mais elle espérait que ses mots, sobres, puissent transmettre toute l'étendue de sa reconnaissance.


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Borukan Muramasa
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Jeu 15 Mar 2018 - 17:34


RP ➤ Une Vie de Plus
PV ➤ Kaguya Tsukiyomi





♫♪ music box ♪♫



Silhouette inerte, la silencieuse auditrice écoutait avec calme les paroles avenantes venant apaiser son âme tourmentée. Bien trop sage pour ne pas être en proie aux doutes de la verve se présentant trop altruiste, la future mère demeurait inquiète. Paranoïa était de mise, surtout après avoir connu contrées bien moins hospitalières. Sauvage et fratricide, l’eau était bien loin des us et coutumes de la Roche. Pourtant, il fallait qu’elle accepte la nouvelle vie s’offrant à elle. Existence moins funeste que la précédente, moins chimérique qu’elle ne pouvait se laisser aller à croire à déraison. Impérial (mais pas trop), le jeune homme ressentait une certaine crainte dans l’immobilité lui faisant face. La peur de se retrouver bafouée, ou encore déçue, voire même souffrir une nouvelle fois. Il n’arrivait pas à mettre le doigt sur le fantôme hantant l’azurée et son visage à demi éclairé sous la lueur tamisée du diurne essoufflé par la saison maussade. Une gentillesse désintéressée pouvait elle exister en ce triste monde ? Que nenni ! Mais il ne s’agissait aucunement de cette orée. Faire montre de correction, tout simplement. Noblesse oblige. Faire montre de bonté envers ceux le méritant et en ayant besoin est chose toute naturelle. Tsukiyomi était peut être une femme qui avait déserté et trahit les siens, mais les conclusions faites à la hâte ne pouvaient être quintessence de la réalité. Pragmatique, le songeur ne pouvait pas la considérer mauvaise sans once d’une seule preuve concrète. Une humilité rare venant étayer la cause de sa rédemption, prouvait qu’elle était sans doute une personne n’ayant finalement eu aucune chance. Le destin (sadique) se jouait bien souvent des mortels. Le Directeur présentait à l’ancienne captive une proposition décente qu’elle ne pouvait refuser. Les charmes de la porteuse de soie bleutée poussaient à l'indécence, mais l’offre du médecin n’était point pernicieuse. Respectable, l’homme de lettres était tout simplement désireux d’aider une personne souffrante. De plus, le Tsuchikage en avait implicitement fait demande. Pourtant, Muramasa ne l’aurait pas aidée si lui-même avait jugé cela allant contre sa volonté. Comme il lui avait dit ce jour de révélation où il se proposa au poste vacant de l’établissement, il aimait faire les choses à sa manière, n’obéissant jamais à des vindictes lui paraissant dénuées de sens. Après tout, une moitié de son être et de son âme s’avéreraient à jamais indomptables.

Un sourire s’esquisse sur les lippes marbrées et imperturbables. Expression habilement volée, lorsque la confession d’un amour pour la littérature fut évoqué. L’amante des encres avait une passion rejoignant celles du taciturne contemplateur des mondes imaginaires. Évasive, quelles pouvaient être les genres trouvant passion à ses yeux ? Mystère !

Elle avouait, laissant subrepticement choir le solennel cérémonial s’érigeant entre eux. La générosité remise en question n’étonnait guère le généreux présupposé. Offrant ses vérité avec sincérité, la lunaire apsara donnait sa vision avec précision. Oreille attentive, l’attention recueillait chaque bribe des échos venant briser par intermittence le silence. Aucun mot ne se perdait. Inerte, l’interlocuteur se plaisait à cette conversation qu’elle lui offrait avec une certaine candeur. Réceptive, elle acceptait l’aide offerte avec simplicité. Perplexe, mais désireuse d’aller de l’avant.

Posant sa main derrière sa nuque frémissante sous la froideur de ses doigts, Muramasa ferme les yeux, marquant un silence avant de rétorquer aux inquiétudes taraudant la Kaguya. Révélant ses pupilles à nouveau.

“ Iwagakure no Sato est différent. De ce que j’en ai ouï dire, Kirigakure est plus sombre. J’ai conscience que cela n’est pas facile d’être dans votre position. Que je peux vous sembler trop… avenant. Pourtant, en réalité, cela ne me coûte rien de l’être. Je suis médecin et il est normal que l'intérêt et le bien être de mes patients passent en priorité. Vous êtes une femme ayant besoin d’une épaule pour la soutenir. Est ce que le fait que vous soyez de telle contrée ou d’une autre change ce fait ? Ne pensez pas trop à tout ça. Pensez juste à votre grossesse, c’est le plus important. “

Yeux clos un instant, une nouvelle fois durant quelques battements d'ailles. Le visage se tourne vers la carafe de cristal trônant comme à son habitude à sa place, sur un plateau. Ouvrant les rideaux cachant les globes dorés, il s’avance vers elle, puis prend un verre (minéral cristallin aux étincelants reflets). Retournant la coupe, un lac prend forme sous la cascade aqueuse, le prenant alors dans sa main. Il s’avance vers l’invitée afin de lui offrir son offrande en toute sympathie. Tendant simplement vers elle l’insipide breuvage pouvant se trouver bien rafraîchissant.

“ Tenez. Vous devez vous hydrater. “

Une évidence qu’il aurait pu taire. Ramenant sa main vers lui, il regarde la femme avec insistance. Pensif quand à sa vision d’elle-même.

“ Je pense que votre talent sera très apprécié. L’hôpital a toujours besoin de gens spécialisés dans divers domaines. “ -inclinant son cou, craquant imperceptiblement dans un râle inaudible- “Concernant votre réputation, cela doit être dur à porter. Mais est ce que vous avez eu le choix ? N’avez vous pas dû prendre, par exemple, des décisions pour préserver la vie que vous portez ? La protéger ? Si le quart de ce que j’ai entendu concernant Kirigakure est vrai, j’ai du mal à imaginer quelqu’un vouloir élever un enfant dans ce cadre. Je suis désolé de parler ainsi de votre ancienne patrie, qui plus est sur des préjugés, mais… n’ayant pas eu l’occasion de voir moi même, je ne peut que me baser sur ce que j’ai entendu. Peut être me feriez vous l’honneur de m’en parler vous même. Enfin, je ne veux pas vous troubler ou manquer de correction en vous imposant une discussion sur des sujets sensibles. “

Un sourire chaleureux se dessine sur ses traits. Il était là pour elle, non l’inverse.

“ Vous aimez la littérature. Quelles encres en particulier trouvent intérêt à vos yeux ? “

Question anodine, désireux d’en savoir plus sur les goûts de la femme à la peau azurée.




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Kaguya Tsukiyomi
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Ven 23 Mar 2018 - 12:52


Une vie de plus.

Muramasa & Tsukiyomi


”Avenant oui …” Il n’avait pas l’air naïf ou crédule, Tsukiyomi le sentait. Il était alors étrange sachant que tous à Iwa l’avaient traitée avec une méfiance parfaitement légitime de le voir si avenant. La jeune femme en était heureuse mais ne pouvait que se demander si, à terme, cela ne cacherait pas quelque chose. Toute vulnérable qu’elle était, la Kaguya était prête à s’adapter et faire le nécessaire pour sa sécurité et celle de son enfant, de toute façon.

La jeune femme accepta avec un certain enthousiasme poli le verre d’eau qu’elle vida d’une traite. Elle n’avait pas à faire de manières devant quelqu’un qui la verrait probablement accoucher, après tout. Et il semblait déjà acquis à sa cause, en quelques sortes. “Merci beaucoup.” Répondit-elle enfin avec un sourire un peu gêné. La façon qu’il avait d’essayer de la réconforter vis à vis de sa réputation et de son rôle par rapport à Kiri était étonnante. Tsukiyomi n'était pas habituée à faire une si bonne impression aux gens qu’elle devait admettre leur bienveillance aussi directement. Mais dans la situation dans laquelle elle etait a present, la lunaire pouvait enfin s’ouvrir un peu, formuler ses ressentis vis à vis de sa vie passée à Kiri, quand bien même c'était récent et encore ancré en elle.

“ Kiri est un endroit particulier, c’est vrai. Mais en ce qui me concerne mon identité et ma vie est plus liée à mon clan qu'à mon village, du moins, c'était le cas. Quitter Kiri m’a été douloureux car j’ai participé à sa fondation, au même titre que le reste de mon clan. Et que tout n’y est pas comme vous pouvez l’imaginer, les quelques déserteurs de Kiri qui ont rejoint votre village en sont la preuve, je suppose. Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de passer du temps avec eux mais ils étaient autant Kirijiins que mon clan et leur approche de la vie est bien différente.” Un bref sourire se dessina sur son visage en évoquant cette différence. C'était bien ce qui l’avait aidée à tenir le coup et ne pas sombrer dans la mentalité autodestructrice que le clan Kaguya voulait lui faire adopter. “Maintenant je ne peux pas parler de ce qu’est Kiri aujourd’hui. Quant à ma réputation eh bien … J’imagine que nous ne sommes pas tous maîtres de l’image que l’on renvoie, c’est parfois pour le mieux je présume.”

Tsukiyomi ne comptait pas se flageller pour cela, mais elle se savait faillible et l’image que ses amis avaient d’elle, que son clan se faisait aussi de même que son ancien village était simplement le résultat de cette imperfection. Ce sur quoi elle comptait travailler, de même que son identité affaiblie et déchirée par ses décisions. “Je compte bien passer outre la sensibilité de ces sujets, il est normal d’en arriver un jour à en parler ouvertement. C’est le meilleur moyen de mettre derrière moi toute cette expérience et reconstruire quelque chose ici.” Tant pour elle même que pour le nom des Kaguya, la lunaire avait bien l’intention de fonder quelque chose. Au delà de Kiri, de Mizu no Kuni. Mais ses projets viendraient plus tard, le premier, urgent, semblait prêt à sortir d’un jour à l’autre.

Étonnée par la question qui suivit, elle sentit instantanément la différence entre Muramasa et les quelques figures d'autorité équivalentes de son clan. Eux lui reprochaient sa tendance intellectuelle, sous estimant sa férocité au combat au titre qu’elle préférait la stratégie au combat frontal seul. “L’histoire, essentiellement. Les récits de notre passé, et la stratégie egalement, quand bien même ce soit un domaine assez peu fourni la ou j’ai pu me cultiver.” Tsukiyomi était aussi une grande amatrice de légendes mais cela restait une culture orale, essentiellement. Et ce n'était pas toujours quelque chose dont on pouvait se vanter, c’est pourquoi elle garda le silence sur cet aspect de ses goûts. “Je presume que de par votre position vous devez etre tres cultive sur la question, n’est-ce pas ?” Un sourire se dessina une nouvelle fois sur ses lèvres. “Je n’ai pas pour habitude de fréquenter des précepteurs si … jeunes. Chez les Kaguya, l’instruction vient de l'expérience au combat. Si un combattant parvient à rester en vie si longtemps, c’est qu’il a énormément de choses à transmettre de son expérience passée. Mais il n'écrit pas.” Ce qui était parfaitement cohérent avec le fonctionnement qu’on lui avait enseigné. Tout reste au clan, on vit pour lui et par lui. L’enseignement par l'écrit impliquerait qu’il serait à la vue de tous et cela était hors de la conception des Kaguya, a priori.

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Borukan Muramasa
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Sam 24 Mar 2018 - 1:36


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PV ➤ Kaguya Tsukiyomi





♫♪ music box ♪♫



Les teintes se dessinaient toujours subtilement saupoudrées de légers doutes algides, quand à tant de sympathie se présentant sous un anonymat incarnant des traits encore nébuleux. Quoi de plus naturel ? Ce monde n’était pas un terrain de jeu anodin après tout. La règle immuable étant depuis la nuit des temps que le fort mangeait le faible. Il était abstrus de chercher l’explication découlant de cette placide sympathie revêtant une dichotomie qui pouvait décontenancer les ancres de la logique. Loin d’être déliquescent, Muramasa était simplement quelqu’un de bien plus subtil qu’il ne laissait paraître. La raison la plus primaire pouvant expliquer tant de verve avenante ne pouvait être que l'intérêt que pouvait éprouver un homme envers une femme. Ne sautez pas aux conclusions trop hâtives, vous en seriez éhonté faquin. Un peu de correction pouvait exister, non ? Irréfragablement.

Il débarrasse l’azurée du lac asséché ayant satisfait l'élégante polydipsie, écoutant avec attention chacun des mots susurrés des lèvres (scintillantes telles le cobalt) se mouvant un brin rassurées. Évoquer sa géhenne semblait apaiser l’esprit de lune se confiant alors à travers quelques fresques constituant son passé. Muramasa était pragmatique, mais n’y vit rien de spécieux, accordant une oreille attentive et dévouée. Il était juste là, devant elle, afin de l’aider au mieux, comme un simple médecin le ferait envers un patient en difficulté. Parfois, simplement parler pouvait être une remède plus salvateur que tous les autres existant en ce monde si pernicieux.
 
“ Je n’ai pas eu l’occasion de les croiser. Vous êtes la première première Kirijine que j’ai l’occasion de rencontrer. Enfin, fut une époque, je voyageait beaucoup, mais les Villages Cachés en ce temps là n’étaient pas encore légion. J’ai donc déjà rencontré des habitants de Mizu no Kuni, mais loin des aspects claniques. “ -posant avec sérénité sa main sur sa propre tempe, semblant se remémorer ce lointain jadis qu’il évoquait-

Était-il forcément zélateur de la femme se tenant assise calmement devant lui ? Il s’agissait simplement du fait que l’indolence ne faisait partie de son ramage. 

“ Parler est important pour tourner la page. Du moins commencer à la tourner plus aisément.“

Cela était une vérité. Bien que lui-même avait du mal à faire dans l’introspection, il connaissait ce sentiment de délivrance que pouvait insuffler une simple conversation avec autrui concernant la quintessence, autant de l’être que de l’âme se découvrant.

Sa question n’était pas anodine, sans être pour autant malicieuse tel goguenard serpent. Il voulait simplement mieux cerner la femme à la chevelure de jais. Après tout, sa compagnie était loin d’être déplaisante, au contraire. Cette visite impromptue était appréciée à sa juste valeur.

“ Vous aimez l’histoire et la stratégie. “ -appréciant ces révélation permettant de mieux la cerner- “ Vous serez comblée dans ce cas, la bibliothèque de l’Académie regorge de ces encres, comme de nombreuses autres. Très éclectique. “ -laissant échapper des traits un peu fier quand à ses dires un infime moment, il offrit ensuite un sourire plus que sincère à l’interlocutrice qui avait des goûts littéraires certains - “ Très cultivé… L’idée est séduisante, mais je m'intéresse juste à la littérature. Il faut bien remplir sa raison d'être après tout. “ -la taquinant un peu, tout en restant humble- “ Les traditions de votre clan sont un peu sectaires, comme tout clan. “ -comprenant que cela avait dû lui faire traverser des moments difficiles quant à sa soif concernant les encres-

Muramasa la regardait avec avec un air intéressé quand à tout ce qu’il pouvait ouïr venant de la Kaguya. Il était jeune, c’est vrai. Mais loin d’être moins sage que cela le laissait supposer. La preuve en était son poste de Directeur, qui aurait certainement fini par être occupé par quelqu’un arborant bien plus de rides que ce visage lisse et fin, s’il ne s’était battue pour obtenir cette place.

“ Je suis jeune, cela ne manque pas d’être surprenant quand on associe mon visage avec la fonction de Directeur. J’en ai bien conscience, tout comme beaucoup ne comprennent pas pourquoi la place n’est pas revenu à quelqu’un de plus… mûr. “ -Penchant la tête légèrement en arrière, cela l’amuse un peu en son fort intérieur, mais il ne lui en veux aucunement d’entendre ce rappel sur ce fait établi- “ L'âge, c’est dans la tête. “ -prônant en toute simplicité sa vision en mots se voulant nébuleux et aux sens laissant à l’interprétation- “ Vous savez, beaucoup des professeurs sont choqués d’avoir un Directeur si jeune. Pourtant je leur ai prouvé à maintes reprises que je méritais ce poste plus que quiconque. L'âge est une notion si… sociale dans une certaine dimension. Tsukiyomi-san, vous me semblez une femme particulièrement avisée. Je suis certain que vous comprenez ce que je veux dire. “ -se mouvant mutin, mais toujours avec avenante tonalité dans sa voix-

Si tous les Kirijins avaient été un tant soit peu aussi agréables que l’invitée avec qui il s’entretenait présentement, alors le conflit n’aurait certainement jamais existé. Une question épineuse venait à l’esprit du médecin. Une question que bien sûr il ne pouvait poser ouvertement, par correction. Il s’agissait de sa vie privée après tout, et cela il le respectait au plus haut point. Une aussi charmante jeune femme se retrouvait seule, alors que nombreux auraient été les hommes (et tout autant les femmes) à se livrer querelle pour obtenir sa charmante compagnie. De plus, elle se retrouvait seule, mais surtout enceinte. Muramasa n’allait pas poser cette question, cela ne le regardait pas, mais il trouvait ça dommage que l’ancienne habitante de l’Eau n'ait pas un homme afin de la soutenir. Autant continuer la discussion en toute innocence. Elle lui avait beaucoup parlé d’elle, il était donc normal qu’il en fasse de même le concernant.

“ Pour ma part, j'apprécie la plupart des encres, mais je dois vous avouer que j’ai une petite préférence (doux euphémisme)  pour les romans imaginaires ou encore les dramaturgies théâtrales. Ce qu’il y a de plus beau dans les écrits, à mes yeux, c’est qu’ils permettent à l'esprit de voyager vers des mondes inaccessibles autrement. J’allais oublier que j’aime particulièrement les encres ayant pour sujet la romance. L’amour est quelque chose de si compliqué dans la réalité, que sans de belles calligraphies pour en inspirer la quintessence qu’il peut incarner, j’ai bien peur qu’en ce triste monde, on ne perde espoir en ce dernier ou qu’on en vienne à oublier son existence. “ -l’invitant à méditer sur ces mots, tout en la regardant dans les yeux-

Il laissa planer un court silence, puis finit d’une mouvance un peu espiègle par s’avancer vers elle, afin de l'inviter à se lever, tout en lui offrant une main afin de lui faciliter la tâche.

“Je parle beaucoup et j’en oublie que je dois vous ausculter. Allons à l'infirmerie. “




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And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

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Kaguya Tsukiyomi
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Ven 30 Mar 2018 - 21:05


Une vie de plus.

Muramasa & Tsukiyomi


”Oh je sais bien, mais la parole n’est malheureusement pas le pilier de mon éducation, aussi peu souhaitable que cela puisse être.”Tsukiyomi n’était pas femme à critiquer son clan, pas auprès d’étrangers, pas aussi ouvertement. Mais son verbe pouvait se faire très tranchant par le passé et, hors de danger, il pouvait le redevenir. Seulement dans de telles circonstances, elle ne voulait pas paraître sous un mauvais jour, tout au contraire. Si sa volonté était de se trouver et d’être elle-même, le contexte ne la présentait pas sous ses plus beaux atours, qu’ils soient physiques - quand bien même cette considération frivole ne lui traversait plus l’esprit depuis bien des mois - ou de caractère.

”Oh, pour ce que j’ai pu me pencher sur la littérature - moins que je ne l’aurais vraiment voulu - il me semble que l’on y trouve des perles de sagesse qu’il est bon de ne pas négliger. Moi-même, je trouve dans les ouvrages d’histoire quelque chose de rêverie que d’aucuns chercheraient dans la fiction et les légendes.” Répondit-elle en souriant sincèrement. Pour elle, la littérature n’en était pas moins une source de culture viable, quand bien même elle ne s’était qu’assez peu penchée sur le sujet. Quelque chose d’autre considéré comme frivolité et intellectualisme inutile par ses pairs et donc, largement ignoré voire déconseillé.
”J’espère que mes mots ne vous ont pas semblé déplacés. Je ne juge pas votre jeune âge vis à vis de votre rôle, tout au contraire. Je trouve cela très impressionnant et l’opportunité qui vous a été accordée par-delà ces conventions absurdes est remarquable.” La lunaire croisa ses mains sur ses genoux, lentement, et l’observa en l’écoutant avec grande attention.
”Mon avis est peut-être biaisé puisque vous vous posez en bienfaiteur mais je n’ai rien à redire sur votre âge ou vos actions.” Ajouta-t-elle avec un petit sourire en coin, taquine. Elle ne pensait pas faire de l’humour ce jour là, même si peu, mais la tournure des événements allégeaient son coeur et, pour cela, elle était déjà extrêmement reconnaissante envers le Directeur. Curieuse, elle continua de l’écouter en soutenant son regard de ses iris dorés.

”Je comprends votre intérêt pour la romance, ou tout du moins, les écrits qui la concernent. Ca n’est pas quelque chose que je comprends bien, et cela me semble bien plus clair dans la fiction que dans la réalité.” Un nouveau sourire amusé se dessina. S’il y avait bien un sujet dans lequel Tsukiyomi était ignorante, c’était bien l’amour. Elle ne savait pas ce que c’était, à un point tel qu’elle n’aurait jamais été capable de le déceler si elle le ressentait. Et finalement son état actuel n’étant dû qu’à un coup de tête, une folie d’un soir qui ne faisait aucun sens au regard de sa vie et de ses pratiques et préférences, la Kaguya en venait souvent à la conclusion que si l’amour s’invitait dans la vie des autres, il n’avait manifestement pas sa place dans la sienne. Comme pour toute chose dont elle avait été privée depuis toujours, elle ne réalisait pas le manque que cela pouvait représenter, et considérait simplement que sa vie se construirait sans.

Mais la parenthèse devait bien arriver à sa fin. Muramasa était bel et bien parvenu à lui faire oublier ses tourments un instant, une nouvelle chose qu’elle lui devait et pour laquelle elle était reconnaissante. Il lui fallait cependant redescendre sur Terre à présent. Et reporter son attention sur les choses les plus urgentes, à savoir son état, et la santé de son enfant. Sa mine redevint sérieuse. Ses muscles plus tendus. Tsukiyomi baissa les yeux sur la main tendue du Directeur, qu’elle saisit sans attendre pour s’aider à se relever. Dieu qu’elle détestait son état pour cela, elle qui appréciait particulièrement sa souplesse et sa légèreté depuis toujours. Devoir lutter en permanence pour supporter un tel poids depuis des mois. Chaque petit geste de ce genre lui rappelait l’impatience qui la tenait tous les jours, celle d’en être libérée, quand bien même un poids d’une autre sorte s’inviterait dans sa vie.
“Bien sûr. Je vous suis.” La Kaguya se leva alors, parfaitement droite, le regard sérieux. On pouvait sentir l’appréhension dans sa voix, après tout, c’était le premier véritable examen de sa grossesse, officiel. Qui n’aurait pas été pratiqué à la va-vite dans sa cellule avec tout l’inconfort que cela supposait. La jeune femme s’efforça néanmoins de garder une contenance et un certain sérieux dans son maintien, et suivit le médecin


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Jeu 5 Avr 2018 - 8:03


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Les mots employées par l’interlocutrice sont choisis avec le plus grand soin. Il ne parvenait pas vraiment à déceler si cela était juste une preuve de sa correction ou si cette rencontre l’intimidait. Après tout, elle devait s’être fait violence pour venir jusqu'ici. Elle avait même dû s’attendre à faire face à une personne plus plus véhément, à un directeur plus ridé. Manque de chance pour elle, il n’en fut rien.Ou plutôt était ce dame chance qui lui sourit à pleines dents ? Peut-être. Si ses mots parurent déplacé ? Non, pas vraiment. Il omit le sujet, se contentant d’un sourire aimable. Démontrant que non, il fut loin d’être outré. Il avait l’habitude qu’on lui fasse souligner (de manière moins sympathique) qu’il ne semblait pas à sa place. Elle reconnaissait même que certains préjugés relevaient de l’absurde. Il partageait cette vision des choses, tout comme elle en fit mention, le taquinant légèrement d’une petite boutade. Ce qui ne manqua point de faire sourire le médecin, loin d’être réfractaire à cette légère touche d’humour.

Plus clair dans la fiction que dans la réalité. Elle avait tout dit. Décidément, l’esprit de la Kaguya était affûté. L’amour est plus beau et plus pur dans les imaginaires, qu’en ce monde tragique. Peut-être l’espoir de le trouver naît dans les livres. La mise en application de ces fantasmagories s'avèrent bien souvent épineuse. Est-il simple illusion ou réalité palpable ? Même le plus érudit ne connais réponse à cette énigme existant depuis la nuit des temps. En tout cas s’il n’existait aucunement, la balance jonglant entre espoir et désespoir penchait dangereusement. Il offre un autre de ces sourires paisibles, dont il a le secret. Aimables, mais de marbre, ses lippes sont complaisantes. Pourtant, la discussion lui plait, mais il sait bien qu’elle n’est pas venue pour discuter autour d’un thé, ni même parler de littérature. Il voulait un peu mieux la cerner, ainsi que la détendre pour quel oublie un peu ses tourments. Il semblait qu’il avait réussit, ou du moins c’est ce qu’elle laissait paraître.

Lorsqu’il revint au sujet principal, les traits de l’interlocutrice se firent plus sérieux. Montrant bien tout l'intérêt qu’elle portait à son futur enfant. Elle était inquiète et cela se comprenait parfaitement. Il l’aide à se lever, d’un simple geste, ayant bien conscience que malgré sa silhouette parfaitement dessinée (même le ventre bien rond), les efforts sont plus pesant.

Une certaine hésitation se dessine dans ses simples mots. Un sentiment que beaucoup de patients éprouvaient avant un examen. Redouter cette épreuve était normale. Muramasa se permit de la rassurer.

“ Ne vous inquiétez pas trop. “ -dit-il, d’une voix douce et avenante-

Il pensait sincèrement chacun de ces mots. Elle avait beau n’avoir pas eu en environnement propice pour prendre soin de sa grosse, elle semblait aller assez bien à première vue. Bien sûr s’avancer sur ces choses s’avérait mal avisé. C’est pourquoi un examen était inévitable.

Il l’invite à la suivre, chose qu’elle accepte. Ils sortent du bureau. Il prend la direction direction de l’infirmerie, où tous deux arrivent rapidement. Ils entrent à l'intérieur. L’endroit à ces heures est calme. Ils ne seront donc pas dérangés.

L’examen se fait calmement, amenant les conclusions inéluctables en découlant. Il lui suffit d’afficher un sourire pour la rassurer. De manière un peu solennelle, il se racle la gorge un bref instant avant de parler, sans perdre la prestance qui lui sied si bien.

“ Tsukiyomi-san, tout  va bien, vous pouvez être rassurée. Vous avez une constitution plus solide que vous ne laissez paraître. Le bébé et son développement va parfaitement bien. “ -dit-il, en lui souriant- “ Vous devez être fatiguée, mais cela est dû au stress et au fait que le placenta à puisé plus de nutriment qu'en temps normal. Un peu de repos devrait vous aider à vous sentir mieux. Mangez sainement et plus. Prendre des vitamines en complément serait avisé. “

Cela était une promenade de santé, étant habitué à de bien plus complexes situations. Muramasa avait une expertise si fine dans la médecine, que le corps humain n’avait aucun secret pour lui. Il croise les bras, non pas renfermement, mais par une habitude trompeuse, entretenue et maintenue au fil du temps.

“ Souhaitez vous savoir si c’est un garçon ou une fille ? Ou vous préférez garder la surprise ? “ -posant la question, d’une voix amicale-

Tsukiyomi pouvait être rassurée. Plus de peur que de maux. Les Kaguya semblaient avoir une santé particulièrement solide. Chose que remarqua le médecin, qui fut étonnamment surpris.




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Jeu 5 Avr 2018 - 12:14


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Muramasa & Tsukiyomi


Si Tsukiyomi aurait pu douter un seul instant que l’homme qui se tenait face à elle était un bon médecin, son ton et ses manières l’auraient instantanément convaincue de sa fiabilité. Comme ce n'était pas le cas, la lunaire se sentit simplement plus détendue, plus à même de se laisser aller, a l’abri. Tout dans ses methodes et sa façon d’agir semblaient parfaitement maîtrisé, il était sûr de lui. Ce qui, dans une période de doute et de flou, donnait à la jeune femme une personne fiable à qui se raccrocher, même temporairement. Étrangement, elle se sentit plus légère en le suivant et lorsqu’elle dut s’installer pour l’examen, elle se retrouva telle qu’elle avait toujours été. A l’aise, ne craignent aucunement d'être exposée ou vulnérable.

Tout dans les gestes de Muramasa la rassureront. Quand bien même l’examen semblait routinier pour lui, la Kaguya était de plus en plus anxieuse à chaque seconde qui passait, la rapprochant de l'inéluctable verdict. Elle n’avait pas vraiment lieu de craindre quoi que ce soit, sentant régulièrement du mouvement, mais la certitude était toujours bien plus rassurante que le pressentiment. En un sourire et quelques mots, le médecin lui apporta cette certitude qu’elle espérait tant. Réalisant une bonne fois pour toutes, définitivement, qu’elle désirait cet enfant et ne l’avait pas gardé que par peur des remords et de la mauvaise conscience. La jeune femme lui répondit par un sourire, et avait bien du mal à cacher son émotion, quelque chose qu’elle regretterait sans doute plus tard, elle le savait déjà. “Merci beaucoup.” Répondit-elle simplement avant de porter sa main a sa bouche, comme pour cacher ses expressions. “Je ferai très attention, le terme approche, il serait vraiment risque de donner naissance à un enfant fragile.”

Elle baissa les yeux vers son ventre en souriant. La coïncidence est troublante et l'émotion plus grande encore de le constater. Si elle n’avait pas connu ses parents, elle avait entendu de nombreuses fois de la part de ses pairs du clan Kaguya qu’elle était un bébé fragile. Que sa mère avait craint de nombreuses fois de la perdre, mais que le temps lui avait donné tort, quand bien même elle n'était plus là pour le constater. Étrange représentation de son existence, celle de la résilience, quelque chose dont elle imaginait que son enfant hérite.

Quant à savoir son sexe, Tsukiyomi en avait véritablement envie. Comme pour la santé de son enfant, elle avait de lourds pressentiments. L’on disait que dans sa famille, les femmes donnaient souvent naissance à des filles, et les quelques superstitions - sur fond de vrai - dont elle avait eu vent, petits détails de la grossesse, pointaient vers cette éventualité. Mais encore une fois, la Kaguya ne pouvait pas se fier à ses seules impressions. Au fond, c'était surtout un espoir, celui d'être liée, même par delà la séparation inévitable qu’elle avait subie, à sa famille. D’avoir une enfant qui lui ressemble, également, qui ne lui rappellerait pas une erreur d’un soir mais bien un espoir. Celui de construire quelque chose a son image.

La lunaire leva les yeux vers son bienfaiteur, hésitant quelques secondes, avant d’acquiescer. “J’aimerais savoir. S’il vous plaît.” De toute évidence, elle aimerait son enfant et cela, quel que soit son sexe. Mais Tsukiyomi aimait tout savoir. Tout le temps. Sur tout. Cela lui donnait une sensation de contrôle sur son existence et ce qui l’entourait. Compte tenu de la période de flou et de perte de repère qu’elle venait de vivre, chaque pan de son existence sur lequel elle reprenait le contrôle était un pas de plus vers une stabilité bien méritée. Un besoin prégnant.

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Sam 7 Avr 2018 - 18:54


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Muramasa affiche un sourire, la rassurant vite et bien. Elle n’avait rien à craindre. La jeune femme était assurément en bonne santé, même après avoir traversé de bien éprouvante épreuves. Les membres du clan Kaguya semblaient, à en croire le peu qu’il avait vu, d’une remarquable résistance physique. Bien que frêle et délicate fleur, Tsukiyomi faisant montre d’une santé remarquable, même pour une Kunoichi au corps entraîné depuis son plus jeune âge aux prouesses physiques. D’ailleurs, cela pouvait laisser un peu songeur, voir rêveur. Comprenant qu’il fallait néanmoins faire attention, la future mère semblait être avisée et écouter les conseils prodigués pour son bien, tout comme celui de l’enfant.

“ Vous êtes avisée. Comme je vous l’ai dis, le plus important dorénavant, en plus de faire attention, c’est de vous détendre et de vous reposer. Ne vous inquiétez pas.. “ -la rassurant-

Elle semblait être bien plus détendue qu’auparavant, ce qui était positif et très encourageant. Si elle continuait de trop stresser vis à vis de sa grossesse, cela aurait été risqué. Bien sûr, le médecin ne pouvait pas prophétiser le futur, les événements risquant de changer la donne, mais si elle suivait ses conseils et faisait attention -choses dont il ne doutait pas après avoir vu tout l'intérêt qu’elle portait à sa future progéniture-, il n’y avait aucune raison pour que la grossesse ne porte pas ses fruits.

Était-elle curieuse ? La plupart du temps, les parents voulaient connaître la réponse à ce mystère, mais parfois, quelques uns préféraient découvrir le moment venu. Elle semblait hésiter quelques instant, avant de faire montre, qu’en effet, elle était curieuse, désirant profiter de cette opportunité que de lever le voile. Peut-être que comme le Directeur, elle n’aimait pas laisser le hasard ou les surprises se jouer de goguenarderie bien espiègle.

Il dissipe le brouillard, afin qu’elle puisse se défaire d’un des doutes pesant dans son esprit. Plus elle était rassurée, plus cela serait appréciable, autant pour la grossesse, que pour elle-même.

“ Une fille. “ -lui souriant- “ Rassurée ? “ -en la taquinant un peu, se doutant légèrement qu’elle désirait avoir une petite Tsukiyomi-

La consultation s’était bien déroulée. La nouvelle Iwajine pouvait être sereine. Si elle avait des questions ou besoin d'aide, elle pouvait compter sur le médecin pour l'aider.




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