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Derrière le masque [Ft. Aburame Shizen]

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Mer 28 Fév 2018 - 19:42
En quittant le complexe scientifique, cette journée-là, elle avait pris la peine de faire un détour par le bureau de l’Aburame. Toquant à la porte, elle attendit patiemment qu’il lui accorde le droit d’entrer avant de pousser la porte et de lui offrir un large sourire. D’un enthousiasme visible, elle lui adressa qu’elle avait une surprise pour lui, sans pour autant lui adresser de quoi il en retournait, tout en lui mentionnant qu’elle préférait ne pas avoir à le faire ici. Pourquoi ? Parce que ce bureau était celui du jônin, celui accablé de nombreuses responsabilités vis-à-vis de beaucoup trop de chose. Non. C’était avec l’homme derrière le masque qu’elle souhaitait s’entretenir, celui qu’elle commençait à découvrir, peu à peu. Certes s’était-il beaucoup livré à elle, mais il n’en restait pas moins qu’elle était persuadée qu’il y avait beaucoup encore à savoir sur l’homme. Et puis, un peu comme avec Sayo, elle était tout particulièrement intéressée au développement de ce dernier. Elle abandonna par la suite son bureau, une fois eut-elle obtenue les directions pour se rendre chez lui. Semblant cruellement seul, elle se disait vaguement qu’il ne devait pas y avoir bien des gens qui se rendaient à son domicile personnel. Pas si toutes ses relations se contentaient de rester professionnelle.

Ayant quitté finalement l’endroit où elle travaillait, ce fut chez la Nara qu’elle passa avant de se rendre chez elle. Cette dernière ennuyée, notamment de par l’absence de son sensei, ce dernier se trouvant toujours à Iwa auprès de l’ombre du village, elle venait voir et travailler un peu avec elle sur le projet qu’elles montaient. Quelque chose qui leur tenait à coeur et qui pourrait offrir de grandes choses, tant au village qu’à l’esprit curieux de la jeune femme. Une fois fait, alors que l’heure avançait, elle passa chez elle attraper ladite surprise pour l’homme aux insects et pris finalement la direction donnée. Connaissant comme sa poche ce village où elle était née et avait grandi, elle n’eut aucun problème quant à se rendre au lieu de rendez-vous donné, une maison se trouvant un peu plus en retrait. Elle n’en était pas surprise. Shizen semblait être un homme discret, appréciant sa tranquillité. S’avançant donc jusqu’à la demeure, d’une démarche altière bien digne d’elle, elle vint s’arrêter devant, hésitant quelques instants. Normalement, si elle se fiait à ce qu’il lui avait dit, à cette heure-ci, il devrait normalement être chez lui. Et puis, s’il n’était toujours pas rentrer, elle se contenterait alors d’attendre patiemment. Connue pour sa patience olympienne, elle saurait s’y faire.

Toquant finalement, elle fut bien heureuse de voir la porte s’ouvrir devant elle. Ce fut donc cet éternel sourire agréable qu’elle adressa à l’homme qui l’invitait à entrer. Curieuse, elle s’évita toutefois d’observer immédiatement les environs. Elle aurait sûrement tout le loisir de découvrir la demeure de l’homme. Pour l’instant, elle avait plus important, à savoir ce qu’elle tenait bien sagement dans la bourse accrochée à sa ceinture, aux côtés de sa marionnette format miniature.

- Bonsoir, Shizen. Sa voix était douce, comme à son habitude. Tu vas bien ?

Un peu de formalité ne faisait pas de mal, et bien, elle était sincèrement intéressée quant à la réponse qu’il pouvait lui donner. Retirant ses hautes bottes, par respect, elle le suivit à l’intérieur, s’arrêtant cependant quelques pas faits. La demoiselle avait bien hâte de lui présenter le fruit du dur labeur qu’elle avait effectué ces derniers jours, soit depuis leur rencontre qui s’était vue aussi improbable que surprenante. Aurait-elle cru, un jour, partager un repas avec ce dernier, dans un cadre qui n’avait rien de professionnel ? Aucunement. Mais elle ne s’en plaignait pas, bien loin de là, appréciant cette relation naissante entre eux deux, où elle lui avait fait la promesse, en quelques sortes, d’un soutien sans faille alors qu’il s’avançait sur une route qui s’annonçait sinueuse et parsemée d'embûches.

Sortant alors une petite fiole de sa bourse, qui contenait un liquide un liquide sombre tendant vers le vert, ce fut un sourire fier qu’elle afficha, non sans une légère lueur de défi dans le regard.

- Il m’aura causé une ou deux nuits blanches. Elle rigola, bien qu’il était visible qu’elle semblait légèrement plus fatiguée. Le voilà enfin ! Un antidote trouvé, testé et approuvé. Elle était définitivement de bonne humeur. Dis-moi, Shizen, ais-je gagné la course ?

Une petite touche de provocation se voulant gentille, une petite pique digne de son humour taquin. Bien qu’une partie d’elle espérait réellement avoir réussi avant lui. Certes avait-elle l’avantage du temps, étant prise avec bien moins de responsabilités de ce dernier, mais tout de même. Elle y était parvenue.
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Jeu 1 Mar 2018 - 14:56
Une routine classique. Depuis sa dernière journée passée avec Asami, Shizen avait eu le temps de se remettre en question. Notamment en réfléchissant aux différents moyens de s'épanouir un peu plus, que ce soit lors de ses fonctions ou dans sa vie personnelle. Ce qu'il avait décidé pour lui était relativement simple, il ne comptait pas changer lorsqu'il devait répondre de ses responsabilités. Quant à l'homme derrière le masque, il ne comptait plus travailler lorsque son temps était respecté. C'est en quittant l'atmosphère professionnelle pour se focaliser sur le personnel par le biais de diverses activités facilitant les relations humaines qu'il pouvait avancer. De cette manière, son efficacité ne régressait guère. Bien au contraire, en prenant un peu de repos pour lui, il serait deux fois plus efficace sur le long terme. En soi, il avait simplement besoin que quelqu'un lui ouvre les yeux. Ce quelqu'un était Asami qui avait su avoir la bonne attitude, prononcer les bons mots afin de lui faire réaliser de nombreuses choses. Concernant sa relation avec la marionnettiste, il ne savait pas tellement comment elle comptait avancer. Si elle avait affirmé vouloir être la personne qui l'aiderait dans ce nouveau départ, elle pouvait avoir des intentions derrière cette idée. Après-tout, il avait montré une position de faiblesse extrême. N'importe quel opportuniste aurait pu en profiter. Seulement, faisait-elle partie de cette case ? Le manipulateur d'insectes ne le savait pas et ne cherchait pas spécialement à le découvrir.

D'ailleurs, elle était venue lui rendre visite dans son bureau aujourd'hui. Une surprise qu'elle voulait lui montrer en dehors du complexe scientifique. En clair, elle voulait de nouveau s'adresser à l'homme qui ne portait pas ce masque qui le camouflait bien. Alors il décida de lui donner son adresse qui ne partageait pas à tout le monde. En effet, l'Aburame vivait reculé du reste de la population. Il aimait avoir cette tranquillité lorsqu'il était chez lui, sans entendre le brouhaha que pouvait faire le peuple dans les rues de Kumo. Bien évidemment, sachant qu'il comptait accueillir quelqu'un chez lui, il effaça comme un prince tout ce qui le liait de près ou de loin avec Shojito, notamment son petit secret. Et comme il aimait bien faire les choses, il rendu les pièces nettement plus agréables. Il prépara même du café - sa boisson favorite - ainsi que du thé pour accueillir la femme.

Voilà qu'elle venait tout juste d'arriver. Il l’accueillit avec un grand sourire, très content de la revoir.
Bonsoir, Asami. Je ne peux qu'aller bien. Dit-il avec un léger rire qu'il avait appris à assimiler grâce à cette femme. Par la même, cette réponse ne faisait qu'appuyer le fait qu'il était content à l'idée de pouvoir parler avec elle. Peu importe le sujet. Quant au foyer du Jônin, tout était carré. L'organisation était très importante pour lui, alors la disposition des différents éléments ne faisaient que coller à sa personnalité. La décoration était au rendez-vous, que ce soit des étagères comportant de nombreux ouvrages à des peintures qu'il commandait au clan Suzuri. Des représentations de paysages et de créatures que l'Aburame avait sans doute rencontré. La marionnettiste fut naturellement invitée au salon où les boissons chaudes étaient déjà prêtes.

Une ou deux nuits blanches ? Il ricanait, car il avait aussi connu ses nuits interminables lorsqu'il travaillait sur des sujets. Alors la raison de cette visite portait sur l'antidote, qu'elle avait déjà fonctionné. Le sourire aux lèvres, l'Aburame ne pouvait qu'admettre sa défaite. En effet, il semblerait que tu aies franchi la ligne d'arrivée avant moi. Mes félicitations. Comment vas-tu et qu'est-ce que je te sers ? Shizen connaissait déjà son choix, il attendait celui de la marionnettiste afin de la servir en première. Je n'ai pas avancé sur le poison depuis notre dernière rencontre. Alors dis-moi, as-tu rencontré des difficultés pendant tes recherches ? La défaite ne le dérangeait pas du tout. Au contraire, il était plutôt content qu'Asami ait profité de ce cadeau.

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Jeu 1 Mar 2018 - 19:03
Étant entrée chez l’homme, elle lui adressa un sourire, répondant à celui qu’il affichait. Déjà connue pour une nature assez sympathique, la surprise qu’elle lui amenait ne pouvait qu’accentuer sa bonne humeur apparente. Se dirigeant donc vers le salon en sa compagnie, elle l’arrêta toutefois, affichant avec fierté le fruit du dur labeur de ces derniers jours. L’antidote au poison des plumes de son oiseau. Ou, enfin, son oiseau. C’était vite dit, ce n’était pas tout à fait le cas, mais l’idée était là. D’un ton léger, bien que le regard légèrement provocateur, elle attendait finalement une réaction quant à ce qu’elle tenait entre ses mains. Elle y avait travaillé dur, se privant même du sommeil, dans l’idée d’obtenir un résultat rapidement. Elle était difficilement arrêtable lorsque cela concernait les poisons et leurs antidotes, un des rares sujets à réellement l’intéresser.

Elle avait donc réussi. Elle suspectait que l’homme aux insects n’y avait pas spécialement porter d’attention, depuis leur dernière rencontre, mais tout de même, cela en restait une réussite. Arrivée au salon, elle prit place sur l’un des fauteuils, croisant élégamment ses jambes avant de croiser ses bras sur ses genoux. Son regard se porta alors sur les boissons chaudes qu’il proposait, le choix ayant rapidement été fait dans l’esprit de la belle brune.

- Du thé pour ma part, s’il te plait.

Un sourire agréable flottait sur ses lèvres, ses prunelles enflammées ne le quittant pas des yeux. Ayant toujours eu un peu de difficulté avec l'amertume du café et elle avait été élevée dans un milieu où le thé régnait de par les préférences de sa mère. De ce fait, elle avait sut apprécier, au fil des années, toutes les subtilités des différents thé, rendant donc cette boisson celle qu’elle choisissait le plus souvent, bien qu’il s’agissait surtout d’une habitude.

- Je vais bien. Je suis contente de te revoir.

Et pourtant, ce n’était pas comme s’ils ne s’étaient pas côtoyer, ces derniers jours, au sein du complexe scientifique. Or, lui comme elle savaient que la situation était sensiblement différente et, alors qu’elle aurait bien eu envie de le remercier à nouveau, pour ses nouvelles responsabilités au Kankyushu, elle préféra ne rien ajouter à ce sujet. Ce n’était pas lui, l’homme, qui lui avait offert sa chance de s’élever mais bien le jônin qui avait reconnu ses compétences. Certes cela contribuait sans aucun doute à sa bonne humeur actuelle, ce vent de fraîcheur étant venu balayer l’ennuie qu’elle avait senti s’installer ces derniers temps. Cependant, elle aborderait le sujet avec qui de droit, ce qui n’était pas le cas à l’heure actuelle. Et puis, elle préférait tout de même poursuivre sur une même lancée, à savoir éviter de parler de leur travail respectif en compagnie de l’autre. Cela ne pouvait que lui (leur ?) être bénéfique.

- Concernant les difficultés… Oui, assurément. Elle eut un léger rire. Déjà, il m’a été difficile de lier ce poison à quoique ce soit de connu, ce qui rendait les recherches beaucoup plus hasardeuses. J’ai passé des heures à seulement tenter d’en comprendre les composants… Autant dire que ce fut le plus chronophage.

Si d’ordinaire, comme il avait très bien plus le remarquer lors de son épreuve pour rejoindre l’organisation, elle n’avait pas spécialement de problème quant à identifier un poison, ou ne serait-ce que ses composants, pour arriver à un résultat assez rapidement. Cependant, dans une situation comme celle-ci, elle s’était retrouvée larguée, plus qu’à son habitude, confronter à quelque chose de beaucoup plus complexe que ce elle connaissait. Ce oiseau était définitivement particulier et elle remerciait sincèrement l’homme de lui avait obtenu des échantillons avec une si forte concentration. Sans quoi, ses recherches auraient été voués à l’échec.

- Merci, vraiment, pour ces échantillons. Ils étaient vraiment intéressants, un défi qui m’a fait plaisir de relever. Un sourire satisfait flottait sur ses lèvres. Et puis, comme tu m’as dit que je pouvais utiliser la toxine pour mes pantins… J’en ai profité pour synthétiser le tout, sachant que des plumes, tu n’en as sûrement pas à volonté. Elle rigola. Et donc, créé sous forme de gaz, j’en ai fait un ehh… Un nuage toxique ?

Elle hésita sur le mot qui, au final, définissait le plus l’apparence qu’avait désormais le poison. Un nuage toxique qui avait la propriété de se répandre rapidement dans l’air, faisant donc de lui une arme redoutable dans son arsenal. Il ne suffisait que d’en respirer un peu, même pas besoin d’y être confronté longtemps, pour en venir à ressentir les effets, le tout premier forçant l’affaiblissement du corps. Elle était satisfaite du résultat, encore plus d’être en mesure de désormais pouvoir l’utiliser lorsque la situation le demanderait. Elle avait conscience du danger que représentait ce poison, notamment sous une telle forme, ses alliés n’en étant pas immunisés, toutefois, il devenait aussi rapidement ingérable pour l’ennemi.

- Tout ça pour dire que, merci. Sincèrement. Comme prévu, j’ai eu de quoi m’amuser un petit moment.

Elle était sincère dans ces quelques paroles, plus qu’à son habitude du moins, alors qu’en plus de ses nouvelles responsabilités au Kankyushu, ce petit projet s’était montré tout particulièrement intéressant.

- Quant à toi… Quelque chose d’intéressant à raconter ?

La question se voulait assez large, ce qui n’était pas pour rien. Plus que de lui demander comment s’était déroulé ces derniers jours, au final, elle voulait simplement qu’il lui parle un peu, de tout et de n’importe quoi, ce qui lui traversait l’esprit en cet instant même. Qu’il s’agisse de quelque chose d’ordre personnel ou tout simplement un peu plus banal, c’était de retrouver l’homme au ton léger avec qui avait-elle partager un repas.
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Jeu 1 Mar 2018 - 20:54
Voilà pour madame. Shizen servit le thé dans son verre, puis servait du café pour sa propre personne. La fumée provoquée par la chaleur était visible sur le petit tableau, qui était d'ailleurs composé de quelques biscuits pour accompagner la boisson. Même s'il n’accueillait pas grand monde chez lui, l'Aburame connaissait un minimum les codes afin de rendre la situation nettement plus agréable. C'était le minimum à faire pour accueillir une personne qui n'était pas n'importe qui pour lui. En un rien de temps, la femme comptait énormément pour le manipulateur d'insectes. Certes, elle était tombée à un moment clé de sa vie, mais une autre personne aurait pu agir très différemment. Quoi qu'il en soit, il espérait que la relation avec la femme allait durer longtemps. Nul ne sait comment celle-ci allait avancer. Une amitié durable ? Bien plus que ça ? Ou au contraire, une raison quelconque mettrait fin à cette histoire qui commençait ? Le destin pouvait être tragique. Du moment qu'il avait la marionnettiste à ses côtés, cela lui suffisait. Tout, comme il espérait pouvoir être là pour elle, dans les moments phares de sa vie. Nous sommes tous les deux contents de se revoir, alors. Un sourire se dessinait sur son visage. Depuis la dernière fois, l'homme semblait nettement aller mieux sous son masque. Certes, il y avait encore cette trace d'épuisement qui prendrait certainement du temps à quitter son visage. Mais l'amélioration pouvait se faire ressentir sur celui-ci ainsi que dans son attitude. Il ne restait plus qu'à espérer que cela dure.

Elle lui expliquait globalement le déroulement de ses travaux. En effet, le poison venant d'une espèce rarement exploitée, elle avait dû avoir certaines difficultés à ce niveau-là. C'était normal.
Ce n'est pas étonnant. Quand nous découvrons de toutes nouvelles choses, ce n'est jamais gagné. Un peu de difficulté donne du piment à notre train de vie. Les épreuves de la vie ne dérangeaient pas Shizen. Rien n'était facile dans ce monde, il fallait être réaliste. Tout le plaisir est pour moi Asami. Il était très content d'apprendre qu'elle avait réussi à utiliser ce poison pour ses pantins. C'était comme un héritage qui était en train de perdurer.

Alors qu'elle lui demandait des nouvelles, le manipulateur d'insectes se leva afin de récupérer quelques bouquins dans une étagère, qui accueillait aussi son ancien masque, nettement plus imposant que celui-ci.
Dans un premier temps j'ai retrouvé des sources sur les Arcanes. J'ai un peu lu, mais je te laisse le plaisir de le faire toi-même lorsque tu auras du temps à dépenser. Dit-il en posant le petit paquet de livres à ses côtés, souriant comme il avait appris à le faire. D'ailleurs, les procédures du départ avancent. Nous ne devrions pas tarder à pouvoir quitter le village et nous rendre sur les lieux. Aussi, tu parlais de nuages toxiques. Tu auras le plaisir de le voir à très grande échelle. L'oiseau propage ce nuage dans un très grand rayon comme système de défense. Un peu comme le tableau là-bas. Dit-il en pointant du doigt un tableau qui était une représentation de cette montagne empoisonnée. C'est aussi un de mes loisirs. Enfin, je n'ai pas la plume que peuvent avoir les Suzuri. Mais j'adore cet art. Une simple image peut représenter tellement de choses, c'est fascinant. S'il ne parlait pas spécialement de ce tableau en question, le reste des œuvres qui décoraient sa maison avaient des messages bien différents. Sinon, hormis ça ... Je n'ai pas réellement quelque chose d'intéressant à raconter. Je suis toujours soumis à cette routine, même si elle est différente qu'auparavant. Et même en dehors du travail ... Il n'y a pas tellement grand chose pour moi. Je suppose que tu es celle qui rend mon train de vie intéressant. Dit-il en prenant son verre avec les deux mains, en prenant une petite gorgée. La dernière rencontre avec la femme était récente. Entre temps, il n'y avait rien qui avait chamboulé la vie de l'Aburame.

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Jeu 1 Mar 2018 - 22:47
Les Arcanes. Ce simple mot suffit pour attirer toute l’attention de la belle brune, dont la curiosité à ce sujet était bien visible dans son regard. S’étant concentrée sur le poison ces derniers jours, elle s’était contentée d’attendre que Shizen revienne à la charge à ce niveau. Après tout, ne lui avait-il pas dit qu’il trouverait les quelques documents qu’il avait lu à ce sujet ? Dotée d’une patience incroyable, elle avait donc décidé de lui faire confiance et d’attendre, tout simplement. Les quelques livres posés près d’elle, elle avait déjà bien hâte de s’y attarder. Contrairement à bien des gens qui avaient croisé sa route, qui tenaient leurs techniques d’une capacité clanique, de son côté, elle n’avait toujours eu qu’elle-même et les livres. N’ayant jamais croisé de marionnettiste, comme elle lui en avait déjà fait part, elle s’occupait de tester les limites de son talent, tentant de voir où est-ce que son contrôle du chakra pouvait s’étendre. Et plus elle avançait, plus elle réalisait qu’il y avait de moins en moins de choses qui lui semblaient impossibles.

Elle le remercia tout en lui adressant un sourire sincère. Tenant sa tasse de thé entre ses mains, elle souffla sur le thé légèrement avant de le porter à ses lèvres. Un goût délicat, agréable, l’homme avait décidément bon goût en matière de thé, et ce, quand bien même semblait-il avoir une préférence pour la café.

Vint ensuite la question du voyage, en quelque sorte, qu’elle lui avait demandé, ce dernier consistant à se rendre à la montagne où avait élu domicile l’oiseau propriétaire des plumes qu’elle avait utilisait. Montagne qui, selon les dire de l’homme, avait une faune des plus particulières en ce qui concernait la toxicité des espèces s’y trouvant. Un endroit qui se voulait tout particulièrement intéressant aux yeux de la demoiselle et se trouvait donc plus qu’enthousiaste à l’idée de finalement pouvoir quitter ce village qu’elle connaissait par coeur depuis les années. Parlant de ce voyage, il avait proposé à ce que Sayo soit de la partie…

- Sayo ne viendra pas. Elle n’était pas particulièrement convaincue à l’idée de quitter le confort de son chez soi pour une montagne pouvant s’avérer menaçante. Un rire sur ces quelques mots. J’espère que cela ne vient pas trop chambouler les procédures pour ce départ ? Auquel cas je peux me tenter de me montrer plus convaincante !

Un mensonge, rien de plus. Elle avait parlé de sa précédente rencontre avec sa meilleure amie, adressant alors cette possible sortie du village qui s’offrait à elle. Un moyen supplémentaire pour en apprendre plus sur le manipulateur d’insecte. Elle n’avait donc pas particulièrement envie d’avoir la Nara dans les pattes, ni même quiconque en réalité. Si elle ignorait le ton qu’elle souhaitait donné à cette nouvelle relation entre eux deux, elle préférait éviter d’avoir à superviser quiconque, surtout cette dernière qui ne se gênerait pas d’un quelconque commentaire, et ce, quand bien même savait-elle pour tous les efforts fournis par l’hypocrite pour maintenir la belle image que tous avaient d’elle.

Son regard se porta sur le tableau désigné par l’Aburame. S’agissait-il de cette montagne où il comptait l’amener ? Sûrement, si elle en croyait ses paroles. Elle se devait d’admettre être surprise. Elle ne s’était pas imaginée un seul instant que l’homme puisse être un artiste, ou tout du moins attiré par l’art. Elle pouvait comprendre l’attrait, elle même se trouvant à en être une… Du moins, en quelque sorte. Si elle trouvait ses marionnettes magnifiques, de vraies oeuvres d’art, il était évident que cet avis n’était pas partagé de tous. Et pourtant, ce n’était pas faute d’y mettre tout son coeur. Elles étaient dotées d’une beauté incomprise, tout simplement.

- Et cette nouvelle routine que tu as… Tu en penses quoi ? Elle se doutait que cela était en lien aux changements qu’il souhaitait faire. Bien que cela en reste une routine, tu préfères ?

Elle lui demandait donc, indirectement, comment se portait-il depuis ses nouvelles résolutions prises ? Y arrivait-il ou, au contraire, était-elle le seul contact qu’il avait eu depuis leur dernière rencontre qui sortait du cadre professionnel ? De ce qu’il avait dit, déclarant qu’elle était à peu près la seule chose intéressante de son quotidien, elle avait tendance à pencher pour la seconde option.

- Dis-moi… Est-ce toi qui ais peint tout ça ?

Un regard curieux, un sourire aux lèvres, elle désigna les tableaux qui se trouvaient dans la demeure agréablement décorée de l’homme.
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Jeu 1 Mar 2018 - 23:44
Oh ... La jeune Nara ne souhaitait pas venir. Dommage. Shizen avait proposé à Asami de la convier à ce départ après avoir appris la relation qu'elle entretenait avec. Les raisons étaient très compréhensibles, alors ça ne dérangeait pas réellement l'Aburame. Des occasions, il y en avait tellement. Si elle refusait aujourd'hui, elle accepterait demain. Je pensais qu'elle serait intéressée à l'idée de découvrir ce qu'il pouvait y avoir là-bas. Si elle ne veut pas, ce n'est pas la peine de la relancer à ce sujet. Une prochaine fois, peut-être. Vu l'intérêt qu'elle avait pu montrer pour ses insectes, le refus avait le mérite d'être surprenant. Mais les choses avaient pu changer depuis la dernière fois. En effet, le Jônin n'avait pas passé du temps avec la manipulatrice depuis très longtemps. Le départ de son professeur pour Iwagakure no Satô devait certainement lui provoquer un vide. Enfin bref. Comme il l'avait bien dit, une prochaine fois. Sinon, non, cela ne devrait pas changer les procédures de départs. Cela nous laissera du temps pour nous deux, je suppose ? En effet, une autre présence aurait certainement modifié le voyage dans son déroulement. Notamment dans l'attitude des deux protagonistes.

Je me laisse plus de temps pour ma vie personnelle. En effet, il faisait énormément d'heures supplémentaires auparavant. Néanmoins ... Je ne partage pas tellement pendant ce temps. Je suis seul la plupart du temps et je m'occupe comme je veux. Dit-il en grattant sa crinière écarlate. Sachant que l'Ikezawa n'était plus présent au village. Que le Yotsuki était blessé et avait coupé tout lien avec lui, le manipulateur d'insectes se retrouvait tout seul. Actuellement, il n'y avait qu'Asami dans sa petite vie. Même si elle lui disait qu'elle ne serait pas dérangée par ses demandes, il ne voulait pas être omniprésent. Certes, sa compagnie lui donnait le sourire. Néanmoins, il ne voulait pas forcer les choses. En marquant du temps entre les rencontres, il y avait ce désir, qui rendait les choses beaucoup plus plaisantes. Donc, oui, je me sens mieux, mais je ressens toujours ce manque. Ce quelqu'un. Je ne sais pas si j'en ai besoin tous les soirs. J'ai encore besoin de temps. C'était le cas.

Il fut amusé lorsque la femme pensait que les peintures étaient de lui.
Ahah, j'aimerais. Mais non, je commande ces œuvres au clan Suzuri. Ceci dit, tu viens de me faire penser ... Il se leva afin de fouiller dans ses armoires. Un petit carnet qu'il ouvrit devant la femme après avoir repris place. S'il n'avait pas un grand talent pour le dessin, il avait toujours été intéressé par la pratique. Jusqu'à même avoir dessiné le paysage que son ami lui avait montré à Hi. Quant au crayonné en lui-même, il était loin du niveau des tableaux, mais illustrait facilement cette immense forêt et sa cascade. J'aime la découverte. Alors ceux que les gens considèrent comme un art, j'aime bien m'y pencher. L'art n'était pas pareil pour tout le monde. Là était tout le plaisir de s'y intéresser.

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Ven 2 Mar 2018 - 0:49
Haussant les épaules, elle ne pouvait que partager les désirs de sa meilleure amie, ces derniers concernant qu’elle préférait rester chez elle plutôt que de les accompagner à la montagne. Bon, il ne s’agissait pas réellement de ce qu’elle voulait, sachant que la marionnettiste s’était contentée de lui imposer cette décision. Et, comme toujours, la Nara avait accepté, jouant le jeu de son aînée, prête à mentir comme à son habitude pour la soutenir. S’il y avait bien une personne sur qui elle pouvait compter, c’était bien sa partenaire de toujours. La réaction de cette dernière s’était montrée plus qu’amusante pour l’aînée tandis qu’une discussion récente lui était revenue à l’esprit. Et dire qu’elle lui avait partagé qu’elle préférait ne pas l’avoir comme concurrente au sujet de Shizen, ce dernier se voulant déjà difficile d’approche. Il en était presque dommage que la vie en ait voulu différemment. Mais il s’agissait d’une raison de plus pour ne pas traîner la jeune femme avec elle.

- J’imagine que oui, cela nous laissera du temps pour tous les deux. Après, il n’est pas à exclure que tu en viennes à préférer la compagnie du premier oiseau venu. Elle se moquait gentiment. Quoique, si je me fis à ton expérience, sont-ils tous aussi hostiles à ta présence ?

Il devait l’avoir remarqué, lors de leur précédente rencontre, qu’elle possédait un humour léger qui se voulait particulièrement taquin. Jamais rien de bien méchant, relevant quelques détails avec un amusement certain. De quoi garder le ton agréable, et ce, quand bien même la discussion glissait sur un sujet un peu plus sérieux.

Comment vivait-il ces changements qu’il imposait à sa vie ? S’il prenait plus de temps pour lui-même, ce qui vint chasser l’éclat plus inquiet de son regard, il se trouvait toujours aussi seul. Il s’agissait d’un premier pas dans la bonne direction, bien qu’il semblait avoir encore beaucoup de route à faire. Il était presque triste de se dire qu’il était au village depuis aussi longtemps et que malgré toutes ces années de loyaux services, loin du regard de tous, il se trouvait aussi seul. À première vue, si elle ne considérait que l’expérience et le contact qu’elle avait eu avec le jônin, jamais se serait-elle imaginée une telle chose. À croire qu’il n’y avait pas qu’elle à être douée pour arborer un masque en public, camouflant son plus vrai visage du regard des autres.

- Je me doute que tu le sais déjà mais je vais réitérer mon offre je crois. Si jamais tu as envie de chasser la solitude, même sur un coup de tête, je ne veux pas que tu hésites. Peut-être pas tous les jours, comme tu l’as toi-même dit, mais il me fera plaisir de sortir de mon laboratoire si c’est pour être en ta compagnie.

Sous-entendait-elle que sa présence était particulière ? Oui, sûrement. Il pouvait bien le percevoir comme il le souhaitait, c’était bien là-dessus dont elle comptait se jouer. C’était ainsi qu’elle faisait toujours, en réalité. Les mots étaient un art qu’elle avait appris à manipuler au même moment où elle avait réalisé qu’il était plus aisé d’abuser des autres lorsqu’elle se montrait aimable. Elle gagnait ainsi leur confiance, rendant ses divertissements pour le moins… Particulier, beaucoup plus faciles qu’ils ne l’avaient jamais été. De ce fait, elle s’adressait avec une certaine innocence où il était aisé de s’y confondre entre simple gentillesse ou s’il fallait y lire quelque chose de plus.

Les oeuvres n’étaient donc pas les siennes, mais bien celles du clan Suzuri. Elles étaient fort jolies et elle comprenait aisément pourquoi souhaitait-il les affiché de la sorte. Son regard fut attiré sur autre chose, ce carnet qu’il ouvrit devant elle, où un dessin représentant un paysage s’y trouvait.

- Et celui-ci, il est de toi ?

C’était ce qu’elle osait penser en relevant ses prunelles vers lui, son regard de flamme rencontrant le sien. Et si elle se trompait à nouveau, et bien… Elle ne pourrait que souligner ses bons goûts en ce qui était en matière de dessins et de peintures. Comme la dernière fois, parce que sa marionnette ne la quittait jamais, elle en vint à sortir Konchuu, qu’elle manipula jusqu’à ce qu’il atterrisse sur les genoux de l’homme avant de se désarticuler, lui laissant alors ainsi le loisir de l’observer. Il n’y avait bien que peu de personnes pouvant se vanter d’avoir toucher l’une de ses créations sans qu’elle n’ait eu l’idée de s’en prendre à eux.

- Il s’agit de mon art. Un pantin donc. Ils sont au nombre de quatre, pour l’instant, dans ma collection. Elle eut un doux sourire. Elle les aimait sincèrement, ces petites bête là. Si les autres sont beaucoup plus impressionnantes de par leur taille et leur allure, celle-ci fut assurément mon plus grand défi. Si tu l’observes, elle possède tous les mécanismes de mes autres marionnettes et… Elle s’interrompit. Attention aux réservoirs de poison. Un léger sourire. Il m’a fallu tout adapter à sa petite taille.

Elle n’était pas plus grosse que son poing, se tenant aisément dans sa main et il était donc évident de voir les divers problèmes qu’elle avait pu rencontrer lors de sa création.


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Ven 2 Mar 2018 - 2:24
Ce n'est pas un oiseau qui me fera oublier la personne qui m'aide à me redécouvrir. Loin de là. Dit-il avec le sourire, le ton était à la plaisanterie. C'est peut-être à cause de mon masque que j'ai quelques problèmes avec les volatiles. Qui sait ! Shizen avait appris à assimiler l'humour d'Asami. Si elle aimait la moquerie et être taquine, ce n'est pas un trait de caractère qui dérangeait l'Aburame. C'est plutôt quelque chose qu'il appréciait, tout particulièrement chez elle. C'était un très bon moyen pour détendre l'atmosphère, tout en le mettant plus à l'aise. Elle avait dû remarquée que son côté humoristique avait été parfaitement accueillit par lui. Pour preuve, il avait tendance à sourire ou rigoler avec elle quand elle se moquait gentiment de lui. Je suis sûr et certain qu'ils seront beaucoup plus préoccupés à contempler une belle femme, plutôt que venir m'embêter. S'il affirmait une nouvelle fois la beauté de la marionnettiste, cette phrase lui avait provoqué un léger ricanement. En effet, il avait vu sa réaction plutôt timide lorsqu'il l'avait complimenté la première fois. Observer la réaction une deuxième fois s'avérait intéressant, allait-elle réagir de la même façon ? Ce petit détail montrait à quel point le Jônin pouvait être joueur. Comme quoi, il s'adaptait très facilement à quelqu'un. Elle remit ensuite les choses au clair, après qu'il lui ait parlé de sa solitude. En lui expliquant une seconde fois qu'il ne devait pas hésiter. C'est toujours aussi plaisant de t'entendre dire ça. Merci Asami. Des paroles sincères. Comme elles l'étaient depuis le début de cette histoire.

Ce dessin est effectivement de moi. Je ne sais plus à quand il remonte. J'essaye de l'améliorer lorsque j'ai le temps pour. En l’occurrence, c'est le cas depuis quelques jours. Un moyen pour lui de se remémorer de bons souvenirs. Malheureusement, cette image dégageait aussi de lourdes histoires. Il venait de lui montrer un art qui lui plaisait, alors elle décida de faire de même en manipulant sa plus petite marionnette. Les révélations étaient surprenantes : elle possédait les mêmes caractéristiques que d'autres plus imposantes. Je te fais confiance, tu dois bien connaître l’antidote, ahah. C'est une très belle œuvre qui a dû te demander beaucoup de temps et de précision pour tout adapter à cette taille. Je suppose que ça doit être ta plus grande fierté ? Ce ne serait pas étonnant. En effet, ce ne le serait pas. Tu connais déjà mon art. Mais tu l'as vu dans des conditions peu accueillantes. Le manipulateur levait ses doigts. Savais-tu que mon clan contrôle plusieurs espèces ? Elles ont toute une particularité bien précise. Certaines servent au repérage, d'autres à la destruction. Parfois, je me demande même si les membres de mon clan encore en activité à Hi n'ont pas découvert de nouvelles espèces. J'en contrôle deux. C'est la première fois qu'il lui mentait, le nombre réel étant de trois. Il laissa échapper quelques insectes des espèces concernées. Les scarabées que tu vois sont nommés Kikaichû. Ce sont les plus répandus. Quant aux autres, ils ressemblent aussi à des scarabées, ce sont des Kidaichû. Les deux consomment le chakra, mais ne fonctionnent pas de la même manière. La deuxième se loge dans le corps de l'être-vivant pour prendre ses ressources de l'intérieur. Ce qui lui vaut une taille plus grande, quant à la suite, je te laisse l'imaginer ... L'insecte à taille géante sortait sans aucune gêne du corps humain en lui déchirant les membres. Parfois, l'insecte pouvait même exploser de l'intérieur. C'est drôle, n'est-ce pas ? Je te disais que je n'aimais pas les affrontements. Pourtant, l'art de mon clan se vaut particulièrement destructeur sous son apparence. Dis-moi, Asami. Souhaites-tu inculquer ton art aux nouvelles générations et laisser ta trace ? C'est ce qu'il avait fait en fondant l'institut.

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Ven 2 Mar 2018 - 8:39
Alors qu’elle rigolait doucement, accompagnant le ton léger de l’homme, ce dernier s’arrêta un peu abruptement pour la jeune femme dont les joues vinrent se colorer de rouge. Taquine et un tantinet moqueuse, appréciant s’amuser sans méchanceté des autres, faisant même preuve d’une certaine audace, elle n’en restait pas moins une demoiselle… Timide ? Un tantinet, oui. De ce fait, le compliment qui fut inattendu fit son petit effet sur la Tadaoki, qui porta une main à ses cheveux, glissant l’une de ses mèches sombres entre ses fins doigts. Un léger signe de malaise chez elle, qui ne savait quoi répondre à ce qui avait été dit. Elle se contenta alors d’une esquisse de sourire, avant de tout simplement changer de sujet. Si ce n’était assurément pas la première fois, ni même la dernière, qu’on lui adressait une telle chose, le coup de théâtre actuel voulait que sa réaction soit provoquée par le simple fait que Shizen avait été celui prononçant ces quelques mots.

Ayant cherché à le rassurer, reprenant contenance, elle souhaitait surtout lui rappeler qu’elle était là pour lui, que malgré tout ce qu’il pouvait bien penser, jamais viendrait-il l’embêter. C’était ce rôle qu’elle s’était décidée d’endosser et, comme à son habitude, elle ne faisait pas les choses à moitié. Elle se devait d’être crédible, dans ce qu’elle faisait. À ce stade-ci de sa vie, si elle considérait toutes les relations qu’elle avait avec autrui, un seul faux pas pourrait forcer son monde à s’écrouler. Il s’agissait bien de la dernière chose qu’elle souhaitait voir arriver.

Un carnet entre ses mains, elle admira le coup de crayon du dessin se trouvant sous ses yeux. Un dessin ayant été réalisé par nul autre que l’homme lui faisant face. Si les peintures ne venaient pas de lui, il avait un réel talent en ce qui concernait l’art, ou, tout du moins, de ce dessin qu’elle tenait toujours. Elle prit même la peine de lui mentionner, qu’elle appréciait tout particulièrement l’oeuvre, cette dernière semblant transpirer d’une émotion bien particulière. S’agissait-il de Hi ? Ce n’était pas à exclure, même qu’il s’agissait d’une réponse très problème. Il s’ennuyait, en quelque sorte, du pays l’ayant vu naître, de son clan dont il n’avait plus de nouvelles à l’heure actuelle. Un énième choix dont il ne pouvait désormais qu’accepter les conséquences.

Konchuu ayant trouvé place sur les genoux du manipulateur d’insectes, elle entreprit de présenter sa petite bestiole à l’allure d’un scarabée faisant tout au plus la taille de sa paume de main. La seule différence était ces crocs qu’elle possédait à la place de pinces et de cette queue de scorpion où se trouvait un venin composé par elle-même. Ladite queue de scorpion le trouvait sur chacune de ses créations, variant en grosseur et en longueur, dépendamment de ce qu’elle cherchait à faire.

- Oui, j’en suis très fière. Lui et Osoroshi… Mon armure. Ou, enfin, c’est peut-être un peu plus compliqué que ça. Il s’agit d’une marionnette beaucoup plus grande et imposante que moi, qui peut donc faire office d’armure, me permettant ainsi de me protéger. Ces quelques mots lui arrachèrent un rire. Je pense ne pas avoir besoin de dire que ce n’est pas au corps à corps que je me démarque le plus. Dotée d’une fine silhouette qu’elle entretenait avec application, elle ne semblait posséder ni la force, ni la résistance pour se tenir trop près des adversaires. Pour celle-ci, je suis même allée demander de l’aide à une Metaru, pour certaines pièces.

Asami aimait créer. Il suffisait de l’observer un minimum, de remarquer ses centres d’intérêt pour que cela en soit évident. De ses poisons aux marionnettes, pour peu qu’elle était le génie créatif derrière tout cela, elle y trouvait son compte. Bien qu’ayant une affection toute particulière pour sa première marionnette, Kimera, les autres avaient su gagner une place importante dans sa vie. Pour Konchuu, sa petite taille faisait de lui quelque chose d’assez passe-partout, mais surtout de terriblement discret. Pour agresser à l’aide de nuages toxiques, le tout sans se faire repérer, il était tout désigné pour cette tâche.

Elle observa la démonstration de l’homme, ces insectes qui se détachaient de lui. Elle les observa avec attention, écoutant ses explications, tant concernant son clan que ces différents insectes qu’il était en mesure de manipuler.

- C’est peut-être parce que tu as conscience de la puissance destructrice que tu peux avoir que tu préfères ne pas l’utiliser sauf si nécessaire. Elle supposait, mais cela semblait aller à l’image qu’elle se faisait de lui. Et comment ça fonctionne, en vrai ? Ses insectes. ‘Fin, je ne suis pas certaine d’avoir tout saisi.

Car s’il était une chose de contrôler une marionnette au travers des liens qu’elle créait entre ces dernières et elle-même, la situation de l’Aburame semblait bien différente, surtout qu’il pouvait influencer quelque chose de vivant. Elle portait un intérêt semblable à cette technique qu’elle avait pu le faire pour la nécromancie de Shôran. Bien que, concernant celle-ci, elle comptait bien en apprendre les secrets un jour. Elle prit quelques secondes pour réfléchir à la question lui étant adressée, comme elle le faisait bien souvent, cherchant les meilleures mots pour lui exprimer sa pensée.

- Il me ferait un plaisir d’enseigner mes techniques à quiconque voulant bien l’apprendre, cependant… Je n’ai pas spécialement envie de laisser ma trace à grande échelle. Je vais assurément laisser derrière moi nombreux carnets de note, qui concernent tant la façon dont j’ai fabriqué mes marionnettes que toutes ces années passées à étudier les poisons et leurs antidotes. Outre cela… Si, lors de ma mort, il n’y a ne serait-ce qu’une seule personne pour se souvenir de moi, si j’ai laissé ma trace dans la vie même d’une seule personne, alors c’est bien assez pour moi.

Asami ne réécriverait pas l’histoire. Pas directement du moins. Elle serait dans l’ombre, à chuchoter aux bonnes personnes, sans y prendre part. Son nom serait oublier, son visage aussi, seuls les grands acteurs étant présents dans les cahiers d’histoire. Or, ce n’était pas pourquoi autant qu’elle n’y aurait pas participé. Elle était tout simplement plus discrète que cela.

Spoiler:
 


Dernière édition par Tadaoki Asami le Ven 2 Mar 2018 - 19:19, édité 1 fois
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Ven 2 Mar 2018 - 17:46
La réaction d'Asami au compliment de Shizen n'avait pas tellement changé depuis la dernière fois. Sous son apparence, elle s'avérait très timide. Pourtant, cette timidité ne semblait pas s'appliquer lorsqu'elle approchait quelqu'un. En effet, elle avait vite sympathisé avec l'Aburame alors qu'il était avant tout un supérieur à ses yeux. Même si depuis la dernière fois, la relation qu'ils entretenaient dépassaient de très loin le professionnel. Le départ pour les montagnes pourpres était le moment parfait pour voir comment la relation comptait avancer. En effet, si contempler le paysage pouvait prendre peu de temps, le travail quant à lui pouvait prendre plusieurs jours. Ce qui changeait était le fait qu’il comptait travailler sans porter le masque du directeur de l’institut. Après tout, il était avec la femme qui voulait passer du temps avec l’homme et non celui qui avait de nombreuses responsabilités. Enfin bref, le manipulateur d’insectes était pressé à l’idée de sortir un peu du village. D’ailleurs, cela lui faisait aussi plaisir de retrouver le volatile avec qui il partageait un lien. D’autant plus que cela lui permettrait d’évaluer la situation sauvage : le reste des espèces continuaient-elles de s’en prendre à celle que Shizen devait protéger ? C’était très important pour lui, car il avait fait la promesse d’assurer la paix dans cet endroit.

Je serais bien curieux de découvrir ce pantin qui te sert d'armure. Elle était intéressante. Alors il ne pouvait que montrer de l'intérêt pour elle et ses créations. Nous avons tous nos lacunes. Je ne suis pas aussi un expert du corps-à-corps. J'ai quelques notions qui peuvent m'être utile, mais rien de plus. Ce n'était pas étonnant qu'un marionnettiste et un Aburame n'appréciaient pas le combat rapproché. Après-tout, le concept même de leurs arts ne favorisait pas ce style de combat. Le Jônin reprenait une gorgée de son café après avoir croqué dans un biscuit. Je pense que c'est surtout à cause de ma personnalité. En effet, il connaissait le potentiel de son pouvoir. Néanmoins, ce n'était pas ça qu'il lui faisait détester les combats. C'est simple, les insectes habitent dans le corps de l'hôte. Quant à l'utilisation en elle-même, elle dépend de la volonté de celui-ci. Un mouvement n'est pas nécessaire pour contrôler la direction des insectes, par exemple. Ce qui permettait à l'utilisateur de surprendre si son adversaire s'il était dans une situation délicate. Qui sait, nous aurons peut-être l'occasion de se battre côte à côte ahah. Ce ne serait pas étonnant avec ce qu'il se prépare. En effet, ce n'était pas à exclure. Même s'il espérait que la situation s'apaise, quoi que cet avis était tout de même très naïf.

Concernant un possible héritage, elle disait ne pas vouloir le laisser à grande échelle. Elle n'avait pas tort. Pour l'Aburame, cela était un peu difficile avec ses projets. Tout de même, il espérait se faire oublier petit à petit. Il n'avait que la vingtaine et donc de belles années devant lui.
Un carnet ... C'est une très bonne idée. Tu es déjà en train de le rédiger ? Cela pouvait être intéressant de lire quelques lignes.

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Ven 2 Mar 2018 - 19:34
Lui non plus n’était pas un expert au corps à corps. Dans un sens, c’était compréhensible. Tous deux possédaient des capacités qui les incitaient à garder leur distance, ne serait-ce de par le contrôle qu’ils pouvaient avoir sur ceux qui se battraient à leur place. C’était, du moins, ainsi que la Tadaoki le voyait, alors qu’elle envoyait ses marionnettes prendre la place qu’elle aurait dû normalement occupée lors d’un combat. Cela lui permettait d’avoir un point de vue plus général d’une situation, se trouvant plus loin, lui permettant ainsi d’aborder les choses sous un regard différent que si elle s’était retrouvée au centre de la mêlée. Intelligente jeune femme, elle appliquait beaucoup de ses préceptes tant dans la vie de tous les jours que dans sa façon de se battre. Elle observait et analysait pour mieux saisir la faiblesse de l’opposant et ainsi en prendre avantage.

Attentive, elle attrapa un biscuit tout en l’écoutant lui décrire rapidement comment il arrivait à manipuler les insectes. Lui n’avait pas besoin de mouvements pour leur contrôler, ce qui amena la jeune femme à repenser à son combat avec le nécromancien. Les morts lui répondaient sans qu’il n’ait besoin de dire ni faire quoique ce soit. De son côté, il lui fallait tout de même un mouvement, aussi léger pouvait-il être, pour faire bouger ses marionnettes comme bon lui semblait. Avec le temps et l’expérience, il lui avait fallu de moins en moins de liens la rattachant à ces dernières pour être en mesure de leur imposer sa volonté. En plus de posséder une bonne réserve de chakra, pouvant enchaîner pendant un certain moment avant de s’épuiser, elle possédait un grand contrôle de ce dernier, sa façon de se battre en était la preuve. Il n’était pas aisé que de manipuler de la sorte des choses inanimées. Or, il n’y avait pas que cela. Depuis peu, elle était en mesure d’infliger un tel sort à victime non consentante. Alors que l’ennemi pouvait se débattre, elle pouvait garder le plein contrôle de ce dernier.

- Les insectes habitent ton corps donc ?

Elle avait arqué un sourcil, signe qu’elle n’était pas sûre, encore une fois, de comprendre exactement ce qu’il lui expliquait. Et pourtant, c’était évident, elle les avait bien vu s’échapper de lui. Or, si elle se fiait au nuage d’insectes qu’elle avait pu observer en rejoignant l’Aburame au terrain d’entraînements, il pouvait en manipuler une très grande quantité. Est-ce que tous ces insectes habitaient son corps ? Autant il n’y avait plus grand chose qui la surprenait, autant avait-elle trouvé important d’aborder cette question, cherchant meilleure compréhension.

Se battre à ses côtés pouvait être problématique. Elle accompagna son rire, ramenant sa tasse à ses lèvres, hochant doucement de la tête. Certes était-il sûrement question de ce qui se dessinait à l’horizon, une guerre semblant se préparer. Cependant, il n’était pas à exclure que s’il s’était retrouvé à affronter un oiseau dans la montagne où devaient-ils se rendre ensemble, d’autres animaux peut-être un peu plus agressifs ou dangereux pouvaient leur tomber dessus. Non pas espérait-elle combattre, il ne s’agissait pas de sa grande force, encore moins contre un animal, toutefois, l’éventualité était toujours présente.

- Oui ! Plusieurs mêmes. En réalité, au fil de mes études et de mes recherches, j’ai décidé de noter tout, mais absolument tout ce que je faisais. Et donc, j’en ai quelques uns concernant les poisons, leurs composants, la façon dont certains réagissent entre eux. De même pour les antidotes. J’ai aussi une liste de quoi est en mesure de contrer quoi. Lorsqu’elle était lancée sur le sujet, il était bien difficile de l’arrêter. Si cela a été difficile au début, ne serait-ce que tout répertorier, cela rend ma tâche aujourd’hui beaucoup plus facile qu’elle ne l’a jamais été. Un sourire éclairait son visage, un éclat passionné dans son regard. Un peu lorsque je t’ai assisté à sauver les citoyens. Une fois le poison identifié, je n’ai eu qu’à parcourir mes notes pour trouver ce qui serait en mesure de le contrer.

Elle avait déposé sa tasse sur la table, gesticulant tout en parlant pour tenter de supporter ses mots et ses phrases qui semblaient parfois flous. Elle ne doutait cependant pas de la capacité de compréhension du scientifique, ce dernier ayant très certainement dû rencontrer, au cours de sa carrière, des choses similaires, où il avait dû se baser sur de précédentes recherches.

- De même pour les marionnettes donc. J’ai tout noté les procédés de confection, en passant de l’allure de celles-ci à tous leurs mécanismes, qu’il me soit ainsi plus facile de répéter le procédé sur les suivantes. Et donc… Si je dois laisser tout cet héritage à quelqu’un un jour, cette personne ne sera pas totalement larguée.

Elle porta une main à sa taille, où se trouvait donc sa bourse, en sortant un petit carnet. Rien à voir avec ceux où se trouvaient toutes ses notes qui se voulaient bien détaillées et bien rangées, mais ce sur quoi elle se basait lorsqu’elle devait retranscrire au propre. Il y avait donc plusieurs notes qui se suivaient peu, des annotations de coin de page, des idées, des tests à faire, et toute autre chose bien digne de ses recherches. L’ouvrant à la dernière page, il était aisé d’y comprendre le processus de création de l’antidote pour les échantillons de toxine qu’il lui avait donné, tout comme ce qu’elle avait dû faire lors de la synthétisation. Elle lui tendit alors le carnet.

- Ça ressemble à ça, écrit plus proprement et plus compréhensible, surtout. Mon nom n’est cependant pas écrit sur mes carnets. Elle venait de repenser à sa question, quant à laisser sa trace. Que les gens sachent qui les a écrit ou pas, cela ne change rien au fait qu’il s’agit d’information pertinente à faire survivre au cours des prochaines générations. À mon avis du moins.

Asami n’avait pas besoin de reconnaissance. Elle ne cherchait pas la gloire, préférant même rester dans l’ombre, bien loin des regards, tirant les cordes de sa position discrète.

- Qu’en est-il de ton côté ? Elle lui adressa un sourire. Quoique, tu en as déjà fait beaucoup, pour Kumogakure, avec la construction du complexe scientifique. Ce fut un grand pas vers l’avant, quant aux recherches.
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Sam 3 Mar 2018 - 0:08
Ce n'était pas forcément quelque chose de beau à attendre. D'ailleurs, ça pouvait même faire de Shizen quelqu'un de très repoussant.
C'est ça. Depuis ma naissance. C'est par les pores qu'ils sortent. Quant à la procédure de génération, elle est continue. Tant que j'ai des ressources, je peux les utiliser. Ce qui me permet de pouvoir en contrôler une quantité non-négligeable. Parfois, je me demande même si je ne suis pas accueillant en tant qu'Aburame. Je veux dire, je dois dégager une image très spéciale auprès des autres gens. Il haussait les épaules, ne sachant pas quoi dire. C'était une réalité, car il y avait bien des gens qui le pensaient. Qui trouvaient le concept crade et le manipulateur pouvait le comprendre. Seulement, cela lui portait plus préjudice qu'autre chose. J’espère ne pas t'avoir dégoûté en parlant de ces détails-là, ahah. Si c'était cas, là aussi, il le comprendrait. La maîtrise de certains arts ne facilitait pas forcément l'intégration. Quelqu'un qui maîtrisait des cadavres pouvait être jugé très différemment. C'était triste, mais cela faisait partie du monde et de la nature humaine. Un point noir que Shizen avait appris à accepter.

Le Jônin continuait tranquillement sa tasse en écoutant la femme parler. Le sujet du carnet avait eu le mérite de la lancer dans de longues phrases. Ce n'était pas ça qui allait le déranger, non, c'était plutôt intéressant de l'entendre parler de ce moyen d'héritage. Elle laissait une trace de tout ce qu'elle faisait. Si cela pouvait être bénéfique pour des générations futures, cela avait tout son intérêt pour sa propre personne. Si sa mémoire lui jouait des siennes, elle avait l'occasion de rapidement trouver une réponse à ses interrogations. Une méthode d'organisation que le manipulateur d'insectes appréciait tout particulièrement. Il réceptionna un carnet qu'elle lui tendit, qui comportait justement le poison qu'il lui avait offert.
Tu as raison. Le plus important est de transmettre du savoir. Il lui répondait sur le fait de ne pas avoir mentionné son nom. Quoi qu'il en soi, c'est une très bonne idée. C'est un beau cadeau que tu comptes laisser à ceux qui tomberont sur tes ressources. Espérons qu'ils en font bon usage. On peut transmettre quelque chose qui peut être reçu très différemment. Typiquement, quelqu'un pouvait se servir des confections de la femme pour semer le chaos. La création du complexe scientifique est surtout un projet du Nidaime, en réalité. J'ai les responsabilités de ce lieu, mais mon héritage est avant tout l'institut. Et ce projet seul me suffit. Je ne sais pas si je pourrais être à la tête d'une petite équipe shinobi ou quoi que ce soit. J'attends que mon heure sonne et j'essayerais de me faire oublier. C'est le souci lorsqu'on laisse une image. Lorsque nous ne sommes plus là, celle-ci peut considérablement être dégradée. Shizen n'avait pas que du bon. C'est ce qu'il craignait.

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Sam 3 Mar 2018 - 8:05
Elle secoua doucement la tête de droite à gauche alors qu’il s’excusait pour quelque chose qui, aux yeux de la demoiselle, n’en valait pas la peine. Elle avait écouté son explication avec intérêt, concernant la façon dont les insectes habitaient le corps de leur hôte. Par conséquent, le sien. Certes telle technique pouvait s’avérer vu d’un mauvais oeil de la part de certaine personne, cependant, ce n’était pas le cas de la Tadaoki. Elle qui souhaitait toujours en apprendre un peu plus, il y avait peu de choses qui pouvaient arriver à la dégoûter. Après tout, elle avait tout de même été élevée auprès de cadavres, ses parents étudiant avec attention comment pouvaient-ils s’assurer de les conserver au travers le temps. En ce qui concernait les intérêts parfois un peu glauque, elle avait de l’expérience dans le domaine.

- Ce n’est pas ça, pas du tout. Tu es intéressant. C’est intéressant. Du moins, c’était sûrement ce qu’elle aurait dû dire. Elle fit cependant mine de ne pas s’y attarder, comme s’il s’était agit de la chose la plus naturelle à lui adresser. C’est pour cette raison que j’avais envie de comprendre, tout simplement. Si les gens s’arrêtent à ton nom et tes capacités plutôt que de prendre la peine de te connaître… Et bien, ce sont eux qui sont perdant, dans toute cette histoire.

Parce que depuis le début, elle avait montré de l’intérêt à l’homme, en toute innocence bien évidemment. Elle s’était intéressée à lui, ce qu’il avait traversé, comment pouvait-il bien se sentir. De ce fait, elle continuait sur cette lancée, son doux sourire éclairant son visage. Le sujet en vint rapidement à nouveau sur ces recherches, chose dont elle pouvait parler longuement sans se lasser. Cela en venait presque à embêter la Nara qui se retrouvait victime de son génie créatif alors qu’elle lui partageait toutes les idées qui pouvaient lui traverser l’esprit. Elle réfléchissait plus souvent à voix haute qu’autre chose, en sa compagnie, ne s’attendant pas à ce que cette dernière puisse réellement l’aider dans le processus. Or, cela lui permettait de mettre de l’ordre dans ses idées, de les dire à voix haute.

Il était donc de son avis, que le savoir était sûrement la chose la plus importante à faire passer au travers les générations. Elle s’amusait toujours de constater à quel point était-elle crédible, dans ce rôle qu’elle endossait depuis des années. Si ses recherches tombaient entre de mauvaises mains ? Le pire dans cette histoire était qu’elle était certainement les plus mauvaises mains pouvant se poser sur ces dernières.

- C’est dommage. Elle avait repris sa tasse et un biscuit, croquant dans celui-ci avant de reprendre. Tu as quoi, la mi-vingtaine ? Elle arqua un sourcil. ‘Fin, je ne suis pas certaine de comment exprimer cela… Tu es jeune, avec encore tant de choses à vivre, et pourtant… Elle tenta de faire de l’ordre dans ses idées. Shizen, dis-moi, regrettes-tu d’être devenu shinobi ?

N’ayant pas fini le cours de sa pensée, cette question s’était toutefois imposée. L’homme lui semblait las, semblant impatient de retrouver une vie tranquille où nul n’attendrait rien de lui. S’il était vrai que les responsabilités pouvaient être lourdes, il était tout aussi difficile que de répondre à ce que les autres pouvaient s’attendre de lui. Cette pression pouvait même s’avérer dévastatrice, pour quelqu’un cherchant satisfaire un peu tout le monde. Elle espérait seulement ne pas l’avoir brusquer, dans une telle question. La flamme de son regard se voulait réconfortante, l’esquisse d’un agréable sourire sur ses lèvres. Et puis, la raison pouvait très bien être intéressante, permettant ainsi à la manipulatrice de mieux saisir le personnage complexe et troublé qu’était l’Aburame.
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Sam 3 Mar 2018 - 18:22
Ce sujet ne la dérangeait pas, de quoi soulager Shizen. En effet, il se serait senti mal de voir que la discussion prenait une tournure négative à cause d'un sujet qu'il jugeait parfois sensible. Mais comme elle avait pu le dire, si les gens s'arrêtaient à ce qu'il dégageait de par son nom et son pouvoir, ils étaient perdants. Enfin, c'est plutôt que l'Aburame qui était gagnant. Si des personnes arrivaient à raisonner de cette manière, le bénéfice était tout pour lui. Après tout, s'il n'avait pas à côtoyer des gens avec des idées aussi néfastes, pourquoi devait-il se faire autant de soucis ? Le manipulateur d'insectes était dû genre à prendre tout à cœur. Parfois, sur un sujet très simple, il réfléchissait pendant des heures et des heures. Alors que celui qui portait le masque savait parfaitement comment agir. Qui sait, pour son nouveau départ, il devait peut-être se fier un minimum aux facettes qui avaient pris le dessus. Ce n'était comme si l'homme plein de responsabilité ne connaissait que souffrance.

Bientôt vingt-sept. J'approche dangereusement de la trentaine, ahah. Comme elle avait dit et comme il le savait bien : il était jeune. Pourtant, il avait énormément endossé à cet âge. C'était peut-être pour ça qu'il se mettait dans des états pas possibles. Cet homme n'avait jamais eu réellement d'enfance, d'adolescence. Si je regrette ? Cette question était très importante pour lui. Non. Tellement importante qu'il n'avait pas hésité une seule seconde à répondre. Le discours que j'ai depuis le début peut sûrement te faire penser cela, mais ce n'est pas le cas. Lorsque je porte ce masque, je suis ce shinobi et j'aime l'être. C'est très important pour moi. Le mot shinobi est bien plus qu'un terme qui désigne un combattant à mes yeux. C'est tout un style de vie, des valeurs et une certaine loyauté. Parfois, j'aimerais avoir une fin paisible. Auprès de mes semblables. Mais il y a des moments où je veux connaître ma fin en tant que shinobi. Ce sujet l'intéressait énormément. D'ailleurs, il avait posé énormément de question à ce propos à son entourage et Asami n'allait pas échapper à la règle. Qu'est-ce qu'un shinobi pour toi, Asami ? La réponse de la marionnettiste pouvait être intéressante. Et c'est ce qu'il appréciait par-dessus tout. Car les réponses étaient toutes différentes des unes des autres. Et c'était là tout le plaisir de découvrir de nouvelles personnes, découvrir leurs visions des choses. Le Jônin critiquait souvent l'être-humain, mais savait apprécier ses facettes.

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Dim 4 Mar 2018 - 14:23
Si le ton de la demoiselle s’était voulu plus sérieux, légèrement teinté d’inquiétude, la réponse plus légère concernant son âge eut de quoi lui arracher un sourire. Comme elle l’avait suspecté, un peu plus vieux qu’elle, de quelques années tout au plus. Elle avait enchaîné sur une question qui, si elle en remettait pas en doute la fidélité de l’homme vis-à-vis de leur village, se voulait tout de même à s’interroger les choix qu’avait fait l’homme.

La réponse ne se fit pas attendre et semblait catégorique. Ce n’était pas surprenant et, au final, malgré le discours qu’il avait pu tenir, elle ne s’était pas réellement attendue à autre chose. Quand bien même la route qu’il avait choisi, et elle aussi en réalité, pouvait se montrer difficile et impitoyable, de son côté, elle ne se serait pas vue faire autre chose. Aussi intéressantes étaient les recherches de ses parents et autant adorait-elle se trouver dans un laboratoire, la routine se serait retrouvée dévastatrice pour celle qui était continuellement en quête de divertissement. Elle l’écouta donc, attentivement, comme elle le faisait depuis le début, ne le lâchant pas des yeux sauf peut-être lorsqu’elle se saisissait d’un biscuit ou prenait une gorgée du thé qu’il lui avait offert.

Une fin paisible. Elle s’attarda sur ces quelques mots, se demandant elle-même si c’était ce qu’elle souhaitait. Non. Elle n’était pas faite pour une vie paisible, sa mort en serait donc tout aussi haute en couleur. Et puis, aussi confiante était-elle en ses capacités, un jour, elle en était certaine, le karma ferait son oeuvre et ce monde qu’elle façonnait selon ses envies s’écroulerait. Cela ne faisait aucun doute. Il n’y avait sûrement qu’à ce moment-là où elle consentirait à baisser les bras. La mort ne l’effrayait pas, que le cycle naturel des choses, comme le soulignait le tatouage qu’elle portait au-dessus de sa poitrine. Or, ce n’était pas pour autant qu’elle était prête à quitter ce monde, pas alors qu’elle avait encore tant à faire, mais surtout, tant à découvrir.

- Je ne sais pas.

Des mots pouvant sembler surprenant venant de la part d’une kunoichi, qui avait décidé d’arborer l'emblème de son village en mettant au service de celui-ci ses compétences. Elle passa une main dans sa crinière sombre, emmêlant ses doigts dans ses mèches, chose qu’elle en venait à souvent faire lorsqu’elle réfléchissait.

- J’ai décidé de suivre cette voie avec une seule et unique envie : protéger. Mes parents sont des scientifiques, ne connaissent rien aux combats, à la guerre, ni à rien de ce qui peut être dangereux en vrai. Lorsque j’ai réalisé que, de mon côté, j’étais en mesure de contrôler mon chakra, comme pouvait le faire Sayo, j’ai voulu tout apprendre ce qu’elle savait. Au fil du temps, j’en suis donc venue à me dire que je pourrais faire la différence. J’ai accepté ce bandeau dans l’idée d’offrir le meilleur de moi-même au village.

Le portant à sa ceinture, elle le décrocha pour le déposer sur ses genoux. Elle arborait un doux sourire, son pouce glissant sur la plaque métallique qui se trouvait désormais devant elle.

- C’était naïf comme motivation, je le sais bien. Et au final… Je ne regrette pas. Elle sentait important de le préciser. Il s’agit seulement de questions que tout humain, je crois, pourrait en venir à se poser. Est-ce que ce que l’on fait est la bonne chose ? Sommes-nous les armes ou le bouclier ? Sommes-nous les gentils dans toutes ces histoires ou est-ce ce que l’on tente de nous faire croire ? Elle soupira. Je sais que je serai amenée à faire face à des situations qui demanderont un parfait sang froid de ma personne et une fidélité à toute épreuve, tout comme je sais que je serai en mesure de l’offrir. Cela ne m’empêchera cependant pas que de me demander si ce que je fais est bien.

La tasse désormais vide, elle vint la déposer sur la table, face à elle, ayant légèrement baissée les yeux lors de son discours. Elle s’adressait bel et bien à l’homme, dans une telle situation, sachant qu’elle n’aurait sûrement jamais tenu de tels propos, de tels doutes auprès du jônin. S’il avait montré un côté beaucoup plus vulnérable de sa personne, Asami faisait de même, dévoilant une facette de sa personnalité où se trouvait la gamine aux idées utopiques qu’elle aurait pu être, confrontée aux réalités de ce monde.

- Et donc, pour répondre à ta question, je ne sais pas. Je pense que je cherche encore le sens que je souhaite donner à ce mot, la place que j’aurai à occuper en me considérant comme tel.

Elle marqua une pause, soupirant à nouveau.

- Presque la trentaine ? C’est pour ça, les cheveux roux ?

Elle eut un léger rire, lui adressant alors un sourire amusé. De quoi chasser peut-être bien un peu le sérieux de ce qu’elle venait de lui admettre, voir même ce nuage passé devant son regard. Comme quoi, malgré toute sa motivation, son envie de parcourir le monde et d’en découvrir toujours plus, la Tadaoki éprouvait aussi quelques doutes, des questionnements, quant à ce qu’elle faisait réellement.
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Dim 4 Mar 2018 - 16:57
Shizen écoutait d’une oreille attentive la réponse d’Asami. Une question très importante à ses yeux, dont il aimait connaître les différentes définitions de ceux qui étaient justement « shinobis ». D’un côté, il fut surpris d’apprendre que la marionnettiste ne savait pas placer des mots précis pour cette définition. D’un autre côté, il le comprenait. Bien souvent, il avait eu affaire à des gens qui ne savaient pas aussi décrire réellement ce terme. Et c’était normal. Dans un premier temps, il fallait vraiment se considérer comme tel. Si ce n’était pas le cas, il était inutile de faire naître le sujet. Comme elle l’expliquait, c’était pour protéger les siens qu’elle avait décidée de suivre cette voie. Une raison très honorable qui devait être celle de nombreuses personnes. En voyant le bandeau Kumojin, l’Aburame ne pouvait que sourire. Ce n’était pas son village natal, mais il avait été accueilli ici même en plus d’être parfaitement accepté par les hautes instances. Certes, il avait ses qualités et défauts, mais le manipulateur d’insectes pouvait difficilement critiquer les Nuages. La suite avait le mérite d’être intéressante. Notamment un point : nos actions étaient-ce les bonnes ? Si elles s’avéraient bénéfiques pour un camp, l’autre souffrait terriblement. Dès lors, le shinobi pouvait-il être satisfait ? C’est ce que se posait souvent le Jônin et expliquait pourquoi il préférait la paix à la guerre.
Si tu n’as pas de regrets, c’est le plus important. Les regrets sont parfois très dangereux et peuvent nous faire terriblement de mal. En avait-il ? Nombreux. Mais étrangement, il arrivait à ne pas se laisser consumer par les plus gros d’entre eux. Car il savait parfaitement que dans certaines situations, il fallait se salir les mains. Que ce soit pour protéger sa petite personne ou le village. Tout simplement, car le monde tel qu’il était forçait une telle vision des choses. Forcément, de nombreux individus l’appliquaient.

C'est un grand sourire qu'il offrait à la femme.
Tu as déjà ta définition. Un shinobi est quelqu'un qui protège ses proches et son village. Qui doit malheureusement faire le pire afin d'assurer la protection de sa cause. C'est comme ça que je vois les choses en t'écoutant. Si elle disait ne pas savoir, tout son discours avait été reçu comme une définition très précise.

Il ne put s'empêcher de rigoler en l'entendant parler de sa teinture.
Non, non. J'ai les cheveux blancs de naissance. Je ne sais même plus si tu as pu me voir sous cette couleur. Il tournait son regard vers son ancien masque, nettement plus imposant que celui qu'il portait habituellement. J'ai voulu changer de style, afin de prendre un nouveau départ. Je me disais qu'en étant un peu plus ouvert visuellement, j'aurais plus de facilité à approcher des gens. Malheureusement, cette tentative fut un échec. C'était aussi un moyen pour oublier le Shizen de Hi. C'est drôle hein ... J'ai la vague impression d'être en permanence contradictoire avec moi-même Je veux oublier mon passé mais je finis toujours par m'y accrocher. Enfin bref. Je vais devoir arrêter de me faire du soucis sur ce sujet. Sinon, je n'avancerais jamais. Il marqua une courte pause. Tu as des projets pour Kumo, Asami ? Des ambitions particulières, hormis ce que tu fais déjà ? Comme récupérer mon bureau ? Dit-il en ricanant. Ce n'était pas impossible, qu'un jour, elle se retrouve à la tête de l'institut. Ce serait plutôt gratifiant.

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Dim 4 Mar 2018 - 22:28
Fidèle à ce qu’elle lui avait dit au cours de leur première discussion sincère, Asami n’était pas du genre à s’accabler de remords et de regrets. D’ordinaire, elle assumait pleinement ce qu’elle faisait, que ce soit celle sous le masque ou celle qu’elle présentait aux autres. De ce fait, elle ne regrettait pas sa décision que d’avoir choisi cette voie. Cela ne l’empêchait toutefois pas que d’en éprouver certains doutes, et d’être aux prises avec quelques questions qui se voulaient d’ordre très humain. Faisait-elle le bon choix ? Était-elle la protectrice qu’elle souhaitait être, en obéissant sans poser de question ?

Était-ce réellement une définition ? Elle n’avait fait qu’exprimer le désir premier qu’elle avait eu en rejoignant les rangs des shinobis du village caché des nuages, tout en lui partageant les nombreux doutes qu’elle avait à ce sujet. Le sourire qu’elle lui adressait se voulait agréable, mais surtout reconnaissant. Elle n’avait pas souvent la chance de parler d’un tel sujet avec une telle sincérité. Bon, il était vrai qu’elle ne cherchait jamais réellement à le faire, ces doutes n’existant que dans le cadre de ce personnage qu’elle incarnait. Cependant, ils n’en restaient pas moins presque sincère. Si elle pouvait éprouver de tels sentiments, s’il lui était possible de réellement s’inquiéter pour d’autres, peut-être se serait-elle posée de telles questions. Or, ses raisons étaient beaucoup plus égoïstes. Elle cherchait divertissement et elle cherchait à agrandir cette scène désormais presque lassante.

Son petit commentaire l’avait amusé, et elle ne put que l’accompagner dans son rire. Ce n’était donc pas la première fois qu’il s’essayait, à un changement dans sa vie. Toutefois, cette fois-ci semblait un peu plus réussi. Certes était-il trop tôt pour voir les effets sur le long terme, mais voilà qu’il semblait aller mieux. Son rire était plus léger, ses traits un peu moins sombre. Était-ce réellement sa présence qui y était pour quelque chose ? Ou s’agissait-il du fait qu’il avait décidé de prendre plus de temps pour lui ? Il ne souhaitait pas s’étendre sur ce besoin de changement qu’il avait eue autrefois, ce à quoi elle répondit d’un hochement de tête.

- Ton passé reste une partie de toi et ce qui a formé l’homme que tu es aujourd’hui. Si s’y raccrocher n’est pas l’idéal, l’oublier est impossible. Il te faudra seulement… L’accepter et vivre avec. Elle souria doucement. Les choses auraient été différentes que nous n’en serions pas ici aujourd’hui.

Il devait le savoir, cependant, alors que son passé semblait être un sujet délicat, le ramener à ce qu’il en résultait dans le présent lui avait semblé une bonne idée. Il avait exprimé qu’il appréciait sa compagnie et elle l’avait donc souligné avec son agréable sourire. Elle attrapa un autre biscuit, son thé désormais terminé. Quant à la suite…

- Ce serait mentir que de dire que je n’aspire pas à te succéder. J’ai envie de pouvoir accompagner les prochaines générations dans le développement de la science au sein du village. Cependant, vu notre âge rapproché, il n’est pas à exclure que ta retraite précédera de peu la mienne. Pour peu qu’ils ne connaissent pas une mort précipité au combat. Pour l’instant, je prend les choses comme elles viennent, me saisissant des opportunités qui se présentent à moi pour perfectionner mes arts, m’améliorer continuellement en tant que kunoichi mais surtout en tant que personne. J’essaie de ne pas trop me projeter dans le futur.

Elle haussa les épaules. Cela pouvait sembler pessimiste, qu’elle n’envisage rien sur le long terme, toutefois, elle se contentait d’être réaliste. La voie qu’ils avaient tous les deux choisis pouvait s’avérer dangereuse.

- J’ai été bien jeune confrontée à la mort, compte tenu du sujet d’études de mes parents, qui consistent, rapidement, à préserver le plus longtemps possible ce qui est mort. Des vieux, mais surtout des moins vieux. J’essaie donc de profiter ce qui s’offre à moi maintenant. À trop vouloir aller trop vite, je crains mourir sans avoir pris le temps de vivre.

Au jour le jour, c’était ainsi qu’elle voyait la vie. Et sur ce fait, elle était complètement honnête. Il ne servait à rien d’aspirer à trop, la vie était si fragile qu’un rien pouvait s’en saisir.

- J’espère que tu ne te sens pas menacé par mes ambitions ?

Une lueur de défi accompagné d’un sourire moqueur, elle n’était pas bien sérieuse dans cette menace s’apparentant à une taquinerie.
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Lun 5 Mar 2018 - 21:01
Il lui était impossible d'oublier son passé. C'était sûr et certain. Qui sait, peut-être qu'il devait s'en servir comme tremplin comme elle avait pu lui dire la toute première fois. Néanmoins, c'était difficile pour lui. Le fait d'utiliser la disparition et perte de son seul ami comme exemple afin de rebondir sans sa vie personnelle était un concept très malsain pour lui. Certes, cette triste expérience pouvait le convaincre d'une chose : toujours finir ce qu'il entreprenait et prendre soin des personnes qui comptaient sur lui. Car s'il perdait de nouveau une personne qu'il appréciait et qu'il portait dans son cœur, il risquerait de ne pas s'en remettre et se retrouver dans un état encore plus inquiétant que celui-ci.
Tu as raison, je dois l'accepter. D'ailleurs ... Tu veux encore du thé ? Dit-il en souriant. S'il avait parlé ouvertement de son passé avec la femme, discuter de ce sujet était toujours aussi difficile. C'est pourquoi il essaya de changer très rapidement le centre de cette discussion en proposant de nouveau du thé. Quant à lui, il se servait encore une petite quantité de café. La discussion semblait loin d'être terminée, alors autant profiter du service aussi longtemps que possible.

Lorsqu'elle lui annonçait qu'elle aspirait à le succéder, un grand sourire s'était dessiné sur le visage du directeur actuel. En effet, rencontrer des gens avec de telles ambitions était très satisfaisant. Cela montrait bien que le projet de l'institut avait marqué des gens. D'autant plus qu'il n'était pas parfait et qu'il fallait bien un peu de fraîcheur afin de frôler cette perfection.
Tu sais, j'ai beau être tout jeune, je peux quitter le poste demain. Je ne veux pas tenir ce rôle et cette responsabilité pendant trop longtemps. Alors si tu arrives à atteindre cet objectif, tu pourras t'en satisfaire pendant de nombreuses années, ahah. Cette occupation était encore très récente. Mais il savait parfaitement qu'il serait amené à s'occuper d'un tout autre projet ou à laisser toutes ses responsabilités pour retrouver le calme qu'il adorait tant. D'autant plus qu'avec le climat mondial, il n'est pas impossible que je meure tout jeune ! Un sujet qu'il prenait à la rigolade. Je ne me sens pas menacé, loin de là ! Je suis même honoré d'apprendre qu'une personne comme toi cherche à récupérer ce projet. Je te souhaite bonne chance, je suis sûr que tu y arriveras ! Elle était intelligente et organisée. Si les premiers membres plausibles à reprendre le projet étaient ceux appartenant au conseil de l'institut, il n'était pas impossible qu'un simple membre récupère la place. C'est quand même marrant. J'ai très rarement invité des gens ici. Pourtant, c'est très agréable de pouvoir parler avec quelqu'un qu'on apprécie dans une ambiance comme celle-ci. Tu es et tu seras toujours la bienvenue ici Asami. Maintenant que tu connais l'adresse, ne te gêne pas. Ce n'est pas comme si tu risquais de me trouver avec une petite amie. Dit-il en ricanant, en prenant une petite gorgée par la suite.

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Lun 5 Mar 2018 - 21:41
Évoquant alors ses ambitions, elle aborda aussi sa façon de pensée qui, si elle pouvait sembler pessimiste, se voulait très réaliste. Elle ne se projetait pas dans l’avenir, n’étant même pas certaine si elle serait toujours en vie le lendemain matin. Certes cela ne l’empêchait pas d’avoir des idées, des plans et des objectifs, quelque chose qu’elle aspirait avoir ou devenir, or, elle ne s’imaginait pas déjà à cette place-là. Elle s’assurait seulement de garder une ligne directive, qu’il en soit ainsi plus aisé pour elle que d’avancer dans ce sens. Sans aimer être dans le devant de la scène, récupérer un projet comme l’institut était une idée intéressante pour la scientifique, qui verrait ainsi beaucoup d’opportunités s’ouvrir à elle. Et puis, l’unité spéciale dont elle faisait partie se voulant secrète pour bien des gens, tous hormis ceux en faisant partis et quelques hauts placés, elle pouvait s’assurer de garder une certaine discrétion quant à sa personne et ses actions.

L’idée semblait lui plaire, ce qui l’amena à rire doucement. Lui aussi semblait réaliste, ce qui n’était pas surprenant. Leur mode de vie était dangereux et la mort monnaie courante. Perdre des frères d’armes était le quotidien de tous ceux ayant choisi cette voie. Une chose que la majorité cherchait à éviter, c’était bien vrai, cependant, comme elle l’avait mentionné plus tôt, les missions se devaient d’être réalisées et des sacrifices devaient parfois être faits au nom de celles-ci.

- Je te remercie des encouragements. La route est encore longue et j’ai encore beaucoup de travail à faire pour un jour pouvoir prétendre à ton titre… Toutefois, avec de la motivation et de l’acharnement, rien n’est impossible. Son sourire était convaincant. Et puis, maintenant que tu sais, je n’ai d’autres choix que d’aller de l’avant avec cette idée. Je ne tiens tout de même pas à te décevoir.

Le commentaire était amusé alors qu’elle attrapa la tasse de thé fumante que venait de remplir l’homme. Elle avait bien évidemment accepté, n’ayant pas prévu quitter dans l’immédiat. Discuter avec l’homme était agréable, divertissant même, et lui permettait de se faire une meilleure idée de qui était-il. Ou, tout du moins, de cette facette qu’il présentait à très peu de gens, si elle en croyait ce qu’il lui disait. Portant la tasse à ses lèvres, elle hocha doucement de la tête alors qu’il lui faisait part qu’elle serait toujours la bienvenue ici. Après tout, ce n’était pas comme s’il y accueillait bien des personnes, si elle en croyait ce qu’il disait. Le dernier commentaire la fit sourire, pour une raison ou pour une autre.

- Ah bon ? Elle avait arqué un sourire, semblant légèrement amusée. Pourtant, je suis convaincue que si tu continues de sourire comme ça en public, ce ne sera plus qu’une question de temps.

Un compliment agréable, alors qu’elle-même avait droit à une facette peut-être moins austère que celle qu’elle avait rencontré précédemment, au cours des derniers mois, au sein du complexe scientifique. Venait-elle de sous-entendre qu’il était charmant ? Assurément. Le tout avec une certaine innocence qui faisait son charme, tandis qu’elle attrapait un nouveau biscuit, ses prunelles vermillon rencontrant les siennes.

- Et donc, si tel est le cas, ma présence pourrait venir nuire si tu venais qu’à rencontrer une charmante demoiselle.

Toujours sur le ton de la plaisanterie, bien qu’elle n’en restait pas moins un minimum sérieuse. Les femmes avaient tendance, de ce qu’elle en savait, à se montrer jalouse et ne pas apprécier la présence de d’autres autour de ceux qu’elles convoitaient. Elle-même en était une et si elle n’était pas à proprement parler jalouse, elle n’appréciait pas trop qu’on s’approche de trop près de ses… Projets. Un peu comme Sayo, bien qu’elle n’eut d’autres choix que de la partager lorsqu’elle s’était vue attribuer une équipe.

- Mais j’en prend bonne note. Je trouve effectivement qu’il est agréable de discuter de la sorte avec quelqu’un qu’on apprécie. Bien que, me connaissant, je ne voudrais pas m’imposer. Déjà que je n’étais pas très à l’aise de te proposer de passer ce soir… Elle rigola doucement, secouant doucement la tête de droite à gauche. C’est dans ma nature, j’ai envie de dire. Ce n’est pas faute d’apprécier ta compagnie, mais je sais les gens très occupés. Et cela en est de même pour toi, hein. Bon, je n’ai pas encore mon chez moi, profitant peut-être un peu trop du laboratoire qui se trouve chez mes parents mais… Tu es toujours le bienvenue.

C’était la moindre des choses, après tout.

- Quoique non, peut-être pas, finalement. Elle éclata de rire. Mieux vaut que tu ne croises pas ma mère. La situation semblait vraiment l’amuser, et ce, malgré le rouge gêné qui vint colorer ses joues. Autrement, elle va te bombarder de question et va refuser de te laisser partir. Elle roula des yeux. Il paraît qu’à mon âge, je devrais déjà avoir des enfants, tu vois ?

Autrement dit, elle était toujours célibataire, depuis un bon moment déjà. Ce qui n’était pas faux, après tout, la demoiselle ne s’était jamais intéressée à s’impliquer de la sorte dans une relation avec autrui. Déjà avait-elle de la difficulté à sincèrement apprécier quelqu’un, ce n’était clairement pas pour elle, que de tomber amoureuse.

- Elle s’attaque donc à tout homme franchissant la porte de la demeure.

Ce qui lui arracha un nouveau rire.
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Mer 7 Mar 2018 - 22:09
La route était très longue, en effet. Shizen le savait. S'il avait toujours eu le projet de l'institut, il avait attendu pendant de très longues années d'être reconnu par les scientifiques du village. Cette tâche n'avait pas été de tout repos, car elle lui demandait énormément de travail et une remise en question constante. Très souvent, il présentait ses expériences à certaines têtes du village, tout en profitant de la fête de la lumière qui permettait de mettre un peu plus en avant le côté innovant de Kumo. Il lui aura fallu bien plus que trois années afin de posséder cette petite reconnaissance. Finalement, ceux qui lui avaient fait confiance formaient le conseil de l'institut avec lui. Et cette confiance lui avait permis de s'élever au poste de directeur, qu'il ne convoitait pas spécialement lors des premières discussions à propos de la création du Zakugai. Aujourd’hui, obtenir cette reconnaissance était beaucoup plus facile avec le complexe et la section scientifique. Les principaux acteurs du village étaient bien connus, il était donc plus facile de capter leurs attentions.
C'est parfaitement ça. Si tu ne laisses pas tomber et que tu t'engages à fond dans ce que tu veux entreprendre, tu auras le mérite d'être satisfaite des résultats. Je suis sûr et certain que les candidats à ce poste doivent être nombreux. Mais tout le monde a sa chance, c'est ce qui est intéressant ! Tout le monde avait son mot à dire. Tout le monde. Ce qui faisait réfléchir Shizen : la décision du prochain dirigeant allait-elle lui revenir ?

Le manipulateur d'insectes rigolait en entendant le compliment de la jeune femme. S'il savait aussi complimenter des gens, l'Aburame ne savait pas réellement s'il pouvait entrer dans un jeu de séduction avec quelqu'un. Après-tout, il n'avait jamais eu de relation avec la femme. Très isolé comme il l'avait toujours été, il en avait très rarement côtoyé. Prévoyait-il depuis longtemps de finir ses jours tout seul ? C'était possible, lui-même ne savait plus. Il écoutait la femme revenir sur le fait qu'elle était la bienvenue ici, tout comme le sujet de ses parents.
C'est vrai qu'il peut être étonnant d'apprendre qu'une femme comme toi n'ai pas réussi à trouver son prince charmant. Dit-il en ricanant. Je prends note dans ce cas, ne pas tomber sur la mère d'Asami ! Là encore, il plaisantait. Sinon, tu as effectivement du temps avant d'envisager de fonder une famille. Tu es encore très jeune, puis, encore faut-il que tu possèdes cette envie. Si cela ne l'intéressait aucunement, elle n'était, en aucun cas, obligée. Ma mère avait le même discours lorsque j'étais encore à Hi. J'avais de la chance d'avoir un père qui m'aidait à éviter ce sujet. C'est vrai que ce sujet peut être délicat, ahah. C'était bien la première fois qu'il parlait de ses géniteurs. Finalement, quitter le Feu pour vivre ses rêves en laissant ses parents n'était pas forcément une bonne chose. Ils avaient sans doute besoin de leur fils bien-aimé.

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Jeu 8 Mar 2018 - 18:07
Si elle n’avait pas eu le loisir d’apprendre à connaître l’homme derrière toutes les responsabilités, peut-être aurait-elle été surprise d’apprendre qu’il était célibataire. Après tout, l’Aburame était un homme intelligent, cela ne faisait aucun doute, fort sympathique malgré ses airs un peu austère et puis, quelques points de plus pour lui, il était bel homme. De ce fait, si elle ne savait pas pour sa solitude imposée, sûrement qu’elle aurait pu en être sincèrement étonnée, que d’apprendre qu’aucune femme ne partageait son quotidien. Or, elle se contenta de sourire, soulignant même qu’il ne serait sûrement qu’une question de temps, s’il continuait sur cette voie où il s’était décidé d’avancer.

Bien qu’elle pouvait se montrer à l’aise à donner un compliment, en recevoir était toujours une situation un peu plus délicate. Ses joues prirent à nouveau une teinte plus rouge tandis qu’elle levait sa tasse devant elle, prenant une gorgée, comme pour venir cacher sa gêne actuelle. Elle ne put que rire lorsqu’il reprit ses quelques mots, soulignant qu’il y penserait, de tenter d’éviter sa mère. Pour le coup, elle n’avait pas menti, sa mère pouvait se montrer terrible lorsqu’il était question d’hommes dans son entourage. Les questions fusaient à chaque fois qu’elle en mentionnait un, qu’il s’agisse du frère d’une amie ou tout simplement un collègue. À croire qu’elle devait s’en faire une priorité, ce qu’elle trouvait risible. Elle avait bien d’autres choses à penser qu’une relation où elle ne saurait même pas se montrer sincère. Du moins, l’idée pouvait tout de même être considérée, dépendamment de ce qu’elle avait à y gagner…

- Je ne dirais pas que c’est étonnant si je considère mon rythme de vie. J’ai tellement la tête dans une multitude de projets, qu’ils soient personnels ou pas que je me retrouve rapidement à y noyer quelconque vie sociale. Elle eut un léger rire, sûrement pourrait-il se reconnaître. Peut-être aussi était-ce de là qu’elle avait aisément pu comprendre comment se sentait-il. J’essaie donc de garder du temps pour quelques personnes qui me sont chères. Il pouvait considérer en faire parti, après tout, elle était en sa présence à l’heure actuelle. Et puis, je fais confiance en la vie. Je saurai bien trouver un jour un homme capable de suivre le cours de mes pensées et mon rythme presque exaspérant.

Là encore, elle riait de bon coeur. Asami était dotée d’un génie créatif qui contrôlait beaucoup d’aspects de sa vie tandis qu’elle ne s’arrêtait jamais, ou presque. Décidée à ne jamais laisser l’ennuie prendre le dessus, elle se devait alors d’être toujours sur un projet, une nouvelle idée, un poison, une marionnette, peu importait, tant qu’elle pouvait mettre son cerveau en action. Même Sayo, sa meilleure amie de toujours, avait fini par abandonnée, s’occupant seulement de donner des idées et des avis ici et là lorsqu’elle lui en demandait.

- J’ai envie de fonder une famille. Un soupire s’échappa de ses lèvres. Mais ne s’agit-il pas d’une envie profondément égoïste, sachant les risques de ce que l’on fait ?

La question se voulait sincère alors qu’elle levait son regard vers lui, inclinant légèrement sa tête sur le côté. Elle voulait son avis sur la question. En suivant la voie du shinobi, c’était d’accepter de mourir pour ses convictions, mais surtout, pour le village, que ce soit en temps de guerre ou tout simplement lors d’une mission périlleuse. Est-ce que fonder une famille était donc une option envisageable, sachant qu’ils pouvaient ne jamais rentrer ?

Comme quoi, les mères n’étaient toutes pas bien différentes les unes des autres. Or, de son côté, elle n’avait jamais eu le soutien de son père pour fuir ces discussions, ce dernier ayant depuis bien longtemps abandonné l’idée de s’opposer à sa femme. Il ne faisait alors que suivre la conversation distraitement, pour finalement demander à son tour quand deviendrait-il finalement grand-père. Ce qui amenait souvent la demoiselle à quitter d’un soupire exaspérer. Même auprès de ses propres parents, elle faisait semblant, endossant sans problème ce rôle de gentille jeune demoiselle.

- Tu peux déjà te compter chanceux que ton père t’aidait à te sortir de ces discussions. Toujours sur un ton de plaisanterie. Tes parents sont toujours à Hi ?

C’était ce qu’il lui avait semblé comprendre, de ce qu’il avait dit la dernière fois et ce qu’il ajoutait aujourd’hui. Une famille dans un autre pays où la guerre faisait des ravages et lui ici, sans réellement personne à ses côtés, elle pouvait comprendre, dans une certaine mesure, la solitude qui l’habitait.
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Ven 9 Mar 2018 - 19:28
Effectivement, le train de vie de l'être-humain pouvait rendre la fondation d'une famille très difficile. Si c'était le cas de Tadaoki Asami, c'était exactement la même chose pour Shizen. Bien que pour le coup, son cas se positionnait à plus grande échelle : son rythme n'offrait rien pour sa vie personnelle. Alors pouvait-il réellement assumer une femme et des enfants dans cette situation ? Oui et non. Le manipulateur d'insectes savait parfaitement qu'il était capable de faire des sacrifices au niveau de ses responsabilités afin de s'occuper de ses proches. Tout comme il savait parfaitement qu'à des moments, il serait dans l'obligation de faire quelque chose pour le village. Non pas qu'il se sur-estimait - il détestait ça - mais son expérience et son savoir finirait toujours par le rattraper. Que ce soit pour quelques heures, quelques jours ou des mois, il aurait certainement toujours des comptes à rendre au village. Néanmoins, il savait aussi qu'il pouvait agir très dangereusement pour sa famille. S'il l'avait déjà fait pour Kumogakure, il était évident qu'il ne se retiendrait pas pour ceux qui feront intégralement partie de sa vie. Bien que pour l'instant, il n'était pas encore arrivé à ce stade. Après-tout, il fallait apprendre à sympathiser avec la gente féminine avant de se projeter dans un quelconque projet familial.
Dans ce cas, j'espère que tu trouveras l'homme qui te conviendra parfaitement, Asami. Dit-il en buvant une énième fois dans son café. La marionnettiste avait tout pour plaire, alors trouver son âme sœur ne devrait pas être une chose difficile.

La suite était très importante. Elle venait de soulever une problématique bien triste de ce monde. Les orphelins dans le Yuukan ne manquaient pas. Nombreux étaient les enfants ayant perdu leurs parents à cause de leurs responsabilités de shinobis.
Nous pouvons partir d'un moment à l'autre et laisser toute une famille sans son pilier, c'est vrai et c'est malheureux. Mais non, ce n'est pas égoïste. Si nous partons et laissons des enfants derrière nous, ce sera très difficile. C'est certain. Quand ils prendront de l'âge, ils comprendront que notre départ a été fait pour les préserver eux. Je vois la chose de cette manière. Si j'avais une femme et des enfants, tout ce que je ferais, ça serait pour eux. Car j'aurais toujours cette envie de rentrer et voir leurs visages. Et je suis sûr et certain qu'avec cette envie, je serais capable de faire l'impossible. Le discours de l'homme se voulait très sincère et touchant. Des paroles remplis d'émotions, comme s'il était déjà dans cette position alors que ce n'était pas le cas.

Il reprenait une gorgée.
Je ne sais pas. Lorsque j'ai quitté Hi, mes parents y étaient encore. Mon clan est du genre à rester dans son coin. Je ne connais pas sa position vis-à-vis des incidents à Hi et le Soshikidan. Du coup, je ne peux pas savoir s'ils ont gardé leurs bonnes habitudes, s'ils ont quitté le pays où s'ils ont rejoint cette organisation. J'aurais prochainement la réponse de toute manière. Je compte bien y aller et voir l'état de mes semblables. C'est important de revenir à la maison. Après-tout, on finit toujours par y revenir, non ? Dit-il en souriant.

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Ven 9 Mar 2018 - 23:11
Elle lui adressa donc un remerciement, le tout accompagné d’un doux sourire. Être un peu plus émotive, peut-être bien aurait-elle pu se sentir coupable de l’hypocrisie de ses paroles alors que l’homme s’exprimait avec une sincérité presque touchante. Il semblait réellement lui souhaiter tout le bonheur du monde, ou, tout du moins, trouver ce qui la rendrait heureuse. La chose en était presque adorable, de celle qui se nourrissait de ces belles paroles pour mieux pouvoir les appliquer par la suite.

Pour la suite, un sujet plus délicat, qui semblait tenir à coeur à la genin exemplaire qu’elle était. Leur mode de vie était dangereux, les missions parfois périlleuses et pouvait-elle vraiment vouloir fonder une famille dans cette ordre d’idée ? Sa réponse l’intéressait. L’homme lui faisant face lui avait longuement parlé de solitude, mais surtout, d’une envie d’avoir une famille. Cela pouvait presque lui sembler surprenant alors que, toujours suivant son discours, il semblait être accaparé de toute part de ses nombreuses responsabilités vis-à-vis le village. Elle l’écouta donc avec attention, sa tasse de thé dans les mains, son regard ne le quittant pas, hochant doucement de la tête pour lui faire signe qu’elle comprenait.

- Seront-ils en mesure de comprendre ou vont-ils tout simplement considérer cela comme un abandon ? Et si je partais alors qu’ils sont trop jeunes pour se souvenir de moi ?

Lui ayant fait part qu’elle était une kunoichi émotive, c’est donc sur cette corde qu’elle joue. Comprenant ce qu’il disait, cela ne l’empêchait pas, encore une fois, que d’avoir des doutes. Shizen s’était ouvert à elle et donc, elle en faisait de même, dans une certaine mesure, lui présentant une partie d’elle-même plus vulnérable. Une partie d’elle-même qui doutait beaucoup. Derrière ses grands sourires et cette confiance affirmée qu’elle affichait, les questions étaient nombreuses : faisait-elle le bon choix ? Une demoiselle partagée entre son devoir et ses émotions, son envie de toujours plus découvrir contre son côté plus sentimental. Et pourtant, elle avait toujours fait ce qu’on lui demandait de faire, sans jamais poser de question ni même chercher à s’y opposer et elle comptait bien poursuivre dans cette voie. Là n’était pas sa place de questionner les ordres. La moralité de ses propres actions, peut-être bien, or, au final, les shinobis n’étaient qu’une arme supplémentaire au service de leur village.

- Je suis désolée. Elle baissa légèrement les yeux. Mais il est vrai qu’une famille peut apporter une motivation supplémentaire, quant à rentrer. L’esquisse d’un sourire se dessina. Je te souhaite de trouver celle qui te donnera envie de rentrer à tous les coups.

Sincère dans ce qu’elle disait, elle porta sa tasse à ses lèvres. Elle aurait pu ajouter autre chose, peut-être bien lui dire qu’elle en serait triste, s’il venait qu’à connaître un triste sort en mission, toutefois, elle laissa rapidement tomber l’idée, ne souhaitant pas non plus trop en faire. Patience et subtilité était son mot d’ordre, et puis, elle n’avait pas encore décidé du ton qu’elle souhaitait donner à cette relation naissante entre eux. Une chose était sûre, elle comptait bien garder cette place privilégiée qu’elle avait obtenu auprès de lui, étant rapidement devenue importante, de ce qu’elle en comprenait, alors qu’elle s’était armée de bonne volonté et de sa bienveillance naturelle.

Abordant finalement le sujet de ses parents avec une certaine curiosité, la réponse vint la surprendre. Si elle avait bien compris qu’il était parti seul de sa propre initiative, elle n’aurait pas cru qu’il n’aurait pas gardé contact avec ses parents, pas de la façon dont elle l’avait entendu s’exprimer concernant la famille.

- Tu n’as pas gardé contact avec eux ?

Son ton semblait étonné, alors qu’il était possible, aux travers de lettres, que de communiquer loin. Or, cette histoire ne la regardait pas spécialement. Elle ne lui en tiendrait pas rigueur s’il décidait de ne pas répondre.

- Quand tu parles d’aller voir… Ce sera un retour définitif pour Hi ? Ou tu envisages prendre quelques semaines pour toi et aller y faire un tour ?

Elle n’était pas certaine d’avoir bien compris ce qu’il disait, à ce sujet-là. Revenir à la maison. Pour elle, ce n’était pas bien difficile, elle était née à Kumo et elle s’y trouvait encore. Quant à lui… Une mine un peu plus inquiète se dessina sur ses fins traits, à l’idée qu’il aille y faire un tour, en sachant la menace qui pesait là-bas. Le Soshikidan n’avait pas été tendre avec les kumojins, cela ne faisait aucun doute.
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Jeu 15 Mar 2018 - 20:14
Un abandon ? Cela devait être le ressenti de nombreux orphelins. Si les géniteurs disaient combattre pour leurs enfants, eux, ne le voyaient pas forcément du même œil. Non, il pouvait y avoir cette idée d'égoïsme comme Asami l'expliquait. Quelque chose qui devait être omniprésent durant les premières années. Mais avec un peu plus de maturité et avec les bonnes personnes pour expliquer, les sans parents pouvaient comprendre le pourquoi du comment. Simplement le comprendre. Car accepter cette décision était un autre sujet.
Ils comprendront tôt ou tard. Quant à la décision en elle-même, elle pourrait être acceptée comme critiquée. Il peut y avoir l'orphelin qui considère ses parents comme des héros, comme l'orphelin qui s'est senti abandonné à cause de certaines responsabilités qui seront futiles à ses yeux. Finalement ... Ça dépend des cas. Il marquait une pause. Je pense qu'un parent laisse toujours une trace pour ses petits. Comme tes carnets par exemple. L'entourage aussi est très important. Si quelqu'un te connaissait bien, il pourrait s'occuper de leur parler de toi. Honnêtement, partir sans laisser une seule trace me paraît difficile. Comme il venait de le dire, il y avait de nombreuses possibilités pour retracer la vie d'une personne quelconque. Encore fallait-il s'en donner les moyens.

Lorsqu'elle exposer son souhait par rapport à une possible âme sœur, l'Aburame se contentait de sourire tout simplement. Lui il aussi, il le souhaitait. Bien que pour le moment, la présence très amicale de la marionnettiste lui suffisait entièrement.
Non je n'ai pas gardé contact avec eux. C'est étonnant, tu ne trouves pas ? Ça l'était. Je ne pourrais même pas te donner les raisons. Je ne les connais pas. Comme quoi, il était bel et bien perdu depuis tout ce temps. Mais il ne se voyait pas envoyer une lettre après tout ce temps, sans savoir ce qu'il se passait à Hi. C'est pour ça qu'il désirait retourner dans son pays natal. Un retour temporaire dans un premier temps. Puis un retour définitif, si c'est envisageable. Je ne veux pas finir mes jours en tant que Kumojins. Je veux voir les nouvelles générations de mon clan, retrouver les plus anciennes. Laisser quelque chose de mineur pour mes semblables. Revenir aux sources tout simplement ... Je n'ai pas vécu grand-chose là-bas, mais c'est important pour moi. Reste à savoir si j'aurais l'occasion de réaliser ce rêve. Enfin bon, c'est un sujet sur lequel nous avons déjà parlé, il me semble. Lorsqu'elle lui demandait pourquoi il n'avait pas tout laissé tomber. Tu te vois rester ici, Asami ? Tu as des gens qui comptent ici. Mais tu as aussi des envies. Qu'en est-il ? La découverte du monde par exemple.

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Ven 16 Mar 2018 - 17:02
Elle hocha simplement doucement de la tête, signe qu’elle comprenait ce qu’il lui disait. Elle le remercia, doucement, de ses paroles réconfortantes quant aux nombreux doutes qu’elle exprimait. La demoiselle se voyait partagée entre envie et devoir, cherchant à ne pas être égoïste dans ce qu’elle souhaitait. Mais ça, sûrement l’avait-il déjà remarqué, dès leur première discussion, qu’elle agissait bien souvent, pour ne pas dire presque toujours, dans l’idée de venir en aide aux autres, d’une quelconque façon que ce soit. C’était ainsi qu’elle semblait se retrouver, la jeune kunoichi, tandis qu’elle se voulait demoiselle dévouée à autrui. Ce n’était toutefois pas exactement le cas, cependant, elle ne s’arrêtait devant rien pour préserver les apparences, notamment parce qu’au fil des dernières années, elle avait compris qu’il y avait tellement plus à gagner en se montrant aimable. La confiance semblait motivé bien des gens et elle se chargeait donc de tisser ce lien avec ceux qu’elle considérait comme intéressant.

S’intéressant de plus près à ses parents et de ce retour à Hi qu’il évoquait, une légère inquiétude semblait s’être manifestée dans son regard. Était-ce l’idée de le voir quitter définitivement Kumo ? Et pourtant, il lui en avait fait part de cette envie, lors de leur précédente rencontre. Il n’avait effectivement pas garder contact avec ses parents, comme elle le suspectait, si elle suivait son discours, ce qui ne manqua cependant pas de la surprendre. Il semblait tenir à sa famille, assez pour vouloir y retourner, une fois sa carrière de shinobi terminée. De ce fait, elle ne comprenait pas trop ce qui l’avait mené à ça et… Lui-même ne semblait pas réellement le comprendre. Décidément, il ne lui avait pas menti, lorsqu’il avait affirmé être un peu perdu.

- Je ne sais pas. Elle eut un léger rire. J’ai l’impression de te répondre ça beaucoup trop souvent.

Amusée, elle l’était. Elle garda le silence, quelques instants, cherchant à faire de l’ordre dans ses idées, d’organiser sa réponse pour qu’elle fasse un minimum de sens. Elle prit une énième gorgée de son thé qui commençait à refroidir avant de soupirer.

- J’ai toute ma vie ici. Mes parents, mes amis, l’institut, tout. Puis il y a des gens que je ne me vois pas laisser derrière moi. Et je ne dis pas ça pour eux, mais bien pour moi. Sayo, par exemple. Ce ne serait définitivement pas la même, si je ne pouvais pas la voir de façon quotidienne.

Elle avait de l’importance dans sa vie. Sûrement la seule personne à pouvoir prétendre à un tel titre dans le coeur de la belle brune, qui d’ordinaire se voulait fermée à quelconque attachement. À croire qu’au fil des années, cela s’était fait naturellement, tellement qu’elle ne s’en était même pas rendu compte. Et maintenant, il semblait être trop tard pour y remédier, ce qui l’embêtait définitivement plus qu’elle n’osait l’admettre.

- Toutefois, je n’ai pas envie de rester ici indéfiniment. Partir parcourir le monde, voilà quelque chose qui me tient aussi à coeur. Découvrir tout ce qu’il a à offrir, les différents villages, la faune et la flore, ce qu’il est possible de trouver hors de ce que Kaminari peut offrir… S’il y a bien un rêve que j’aimerais faire réalité, il s’agit bien de celui-ci. Il est triste, je trouve, que de ne pas chercher à profiter de tout ce que le monde à offrir.

Elle fit mine de réfléchir, quelques instants supplémentaires, un doux sourire flottant sur ses lèvres. Elle vint passer une main dans sa crinière sombre, dégageant quelques mèches de cheveux qui se glissaient devant ses prunelles rougeoyantes.

- Normalement, j’ai dans l’idée de revenir à Kumo, peu importe les périples que j’entreprends. Cependant, il n’est pas à exclure que cet homme qui me conviendra parfaitement. Pour reprendre ses mots. Ne soit pas d’ici. J’imagine que ça pourrait venir changer mes plans, que je pourrais vouloir m’installer définitivement ailleurs. C’est pour ça que j’essaie de ne pas me projeter aussi loin. Elle rigola doucement. J’ai parfois de la difficulté à envisager ce que je vais me faire pour déjeuner.

Une touche d’humour sur la fin, alors qu’elle haussait les épaules. Elle doutait d’un jour se poser avec quelqu’un, ce n’était clairement pas le genre de la maison. Du moins… Là encore, c’était à voir. L’amour était un sentiment lui était inconnu et qui ne l’intéressait aucunement, encore moins lorsqu’elle voyait la faiblesse que cela créait chez autrui. Cependant, il y avait bien peu de chose qu’elle se refusait de faire dans le but d’atteindre un objectif particulier. Pour l’instant, elle se contentait de vivre la vie comme elle venait, se saisissant des opportunités lorsqu’elles passaient. Pour le reste, elle aviserait.

- Qui vivra verra, que j’aime me dire. Il n’est cependant effectivement pas toujours aisé que de répondre aux attentes des autres tout en tentant de ne pas s’oublier dans tout cela. Bien que, jusqu’ici, je pense m’en tirer pas trop mal, à ce niveau.

Et puis, il n’avait pas à s’en faire. Terriblement égoïste, il n’y avait rien qu’elle ne faisait pas pour elle-même, aussi dénuée d’intérêt pouvait-elle sembler.

- Tu promets de m’envoyer des lettres, lorsque tu seras à Hi ? Avec un dessin de paysage, s’il te plaît ?

Un sourire ravissant suivit ses paroles. S’il lui avait bien fait comprendre un désir sincère que d’y retourner, définitivement, cela ne l’empêchait tout de même pas que d’envisager garder contact avec lui, non ? Elle se doutait que ce départ n’était pas prévu pour bientôt, du moins, pas dans l’immédiat, et donc, elle soulevait ce point plus par plaisanterie qu’avec un réel sérieux.
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Derrière le masque [Ft. Aburame Shizen]

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