Derniers sujets
» Autour des braises // Watari
Aujourd'hui à 3:17 par Hoshino Watari

» Aller à l'essentiel
Aujourd'hui à 3:09 par Metaru Shūuhei

» Sora Uchiha (en Cours)
Aujourd'hui à 2:57 par Borukan Akimoto

» [Koga Kiseru] Un errant à Iwa et dans un Cofee Shop - Libre
Aujourd'hui à 2:26 par Hyûga Sanadare

» Oui ?... Oui ! (w/ Tsunechika)
Aujourd'hui à 2:10 par Seisui no Seifukusha

» 1/08. La manipulatrice
Aujourd'hui à 2:06 par Suzuri Kyoshi

» Question de coïncidence ; Sazuka
Aujourd'hui à 2:04 par Ikeda Sazuka

» Le bon et la brute [Shukiki S.]
Aujourd'hui à 2:02 par Metaru Nué

» Reiji / RP.
Aujourd'hui à 1:37 par Goketsu Reiji

Partagez | 

La glace de l'âme - Pv Yuki Eiichiro


Mar 20 Juin 2017 - 2:41
J'avais décidé de m'offrir quelques heures en ce soir frais d'hiver. Le soleil venait de s'en aller pour laisser la place à l'astre lunaire et aux étoiles. J'appréciais le calme que la nuit fournissais sur nos terres brumeuses. Les commerces étaient tous fermés, les bars et restaurant eux, s'éveillaient. Laissant place à un nouveau style de badauds. Certains étaient des alcooliques en mal de boisson, ou même parfois des bandits qui osaient faire irruption dans cette ville sainte qu'était Kiri. La Sanglante comme je me plaisais à l'appeler, ne tolérera pas ce genre de personne dans son enceintes. La chasse aux mécréants seraient ouvertes.

J'avais décidé de changer ma méthode de mise en route, pour une fois. Au lieu de marcher à travers toutes les rues à la recherche d'un problème ou d'une personne, j'avais cette fois-ci attendu la fin de mon entraînement au Dojo. J'étais rentré à ma demeure afin de me préparer pour aller me restaurer dans l'une des auberges de la ville.

Je trouvais rapidement mon bonheur, après tout, ce n'était pas les établissements de ce genre qui manquaient à Kiri. Les nombreux shinobis étaient des mines d'or pour les propriétaires d'auberges. Entre ceux qui buvaient pour oublier et les autres car ils avaient terminé une mission, les occasions ne manquaient pas.

En entrant dans le bâtiment, je cherchais du regard une personne qui ne m'était pas inconnue afin de faire causette avec celle-ci. Ma recherche était fructueuse. Je connaissais l'un des hommes assis à l'une des tables du bar, ou du moins, de vue. Je m'approchais donc de lui, afin de me proposer à sa table.

« Bonjour ! Enchanté tout d'abord, Hattori Yasuhito. Nous avons combattu lors de la libération de Mizu. Yuki comment déjà ? »

Il était vrai, j'avais quelques problèmes avec les prénoms.

« Je peux m'asseoir ? » Rajoutais-je tout en montrant le siège libre à sa droite.

Tout en attendant sa réponse, je faisais signe au serveur non loin afin de lui commander deux verres de saké. Que le Yuki me veuillent ou non, je lui offrirais un verre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t120-hattori-yasuhito-en-cours#402

Mar 20 Juin 2017 - 14:53
Il existe certains soirs où les hommes se détendent. Certains profitent de la soirée pour regarder les étoiles et y lire quelques mystérieuses significations qu’ils sont les seuls à voir et comprendre. D’autres préfèrent se noyer dans un pichet rempli de saké. Il arrive que ceux-ci, trop ivres pour se souvenir de leur chemin, finissent par se noyer littéralement dans les marécages brumeux et peu sécurisés. C’est alors aux patrouilles matinales que reviennent les macabres découvertes. Il y a aussi ces hommes qui, dans la nuit, laissent entendre leurs démons les plus vils. Entre rire, halètements d’hommes et femmes, il y a parfois ces cris qui glacent le sang, que personne n’aimerait entendre. C’est aussi au milieu des nuits que les comploteurs aiment à se réunir, comme si le voile lunaire était plus secret que les rayons solaires.

La soirée commençait pour Eiichiro après une journée dans les cellules. Il avait interrogé plusieurs hommes qui, sous la torture, avouaient souvent ce qu’il voulait bien entendre. Il avait eu cet homme qui, juste à l’entendre, s’était évanoui. Un autre s’était pissé dessus avant de fondre en larmes, implorant sa mère de lui venir en aide. Un autre avait gardé le silence, même dans la douleur. Ses lèvres en sang de se mordre intensément ne s’étaient pas une fois ouverte. Satisfait de sa journée, et avant de rentrer prendre une douche méritée, le Yuki souhaitait prendre la température dans le Village. Pour cela, quoi de mieux que de se rendre dans des établissements où la boisson coulait régulièrement à flot. Aussi, l’esprit apaisé par les informations obtenues, il se rendit dans une auberge où les hommes aimaient à se rendre. Malgré le soleil couchant, certains étaient déjà étalés de tout leur être sur des tables, tandis que certains essayaient de les en déloger. D’une certaine façon, cela lui rappela la Grande Marche Libératrice. D’un sourire tranquille, il hocha de la tête vers le tavernier qui lui apporta un unique verre de Saké, une boisson alcoolisée très appréciée.

Ce fut un « Bonjour ! » qui le déconcentra. A l’affût des ragots, il sentit quelqu’un se poser non loin de lui et, l’écoutant, il comprit que l’homme était bel et bien là pour lui. Hattori Yasuhito. Il se présentait d’entrée de jeu et, comme il semblait reconnaître Eiichiro, il évoqua la libération de l’Archipel. Aussi, sans plus attendre et se tournant pour observer le nouvel arrivant, il jeta un coup d’œil rapide à son ensemble. Le nom lui disait bel et bien quelque chose. Un Sabreur différent. Pas réellement de la même espèce que la majorité de son groupe. Il avait même, un peu, de cette allure noble et fière, loin de ressembler à un vulgaire bandit affamé. Puis l’homme de demander s’il pouvait s’asseoir, tout en commandant déjà pour les deux hommes. Coincé. Pourtant, sans montrer sa frustration, venant même à ouvrir ses épaules vers son nouveau partenaire, il lui fit comprendre qu’il était le bienvenu à sa droite. « Assieds-toi ! Viens. » Le tenancier amenait déjà un pichet bien rempli, sûrement avait-il reconnu les deux hommes, ainsi que deux verres, d’une propreté aussi étonnante.

_ Yuki Eiichiro, pour ton rappel. », laissa-t-il tomber en servant le nouvel arrivant. « Je me souviens vaguement de toi, Yasuhito. Nous avons combattu l’une ou l’autre fois ensemble, même si je n’ai jamais assisté en personne à ton art du Sabre. » Il vint à sourire, buvant d’un trait le verre qui lui restait sur le côté. Dans la salle, deux hommes braillaient à tue-tête que ce soir serait leur soir et, en même temps, d’offrir une tournée à l’ensemble de l’auberge. Et déjà, oubliant leur proposition, ils s’étaient remis à chanter. « Kirigakure t’a bien accueilli, Hattori-san ? Tu travailles où ? » Deux filles passèrent dans leur dos, le leur caressant brièvement au passage, avant d’enchanter la salle d’un rire cristallin qui vint à s’évanouir sous les hommes qui sifflèrent bientôt à leur passage. Qui viendraient-elles à envoûter ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t30-yuki-eiichiro-don-t-remain-silent-termine http://www.ascentofshinobi.com/t450-yuki-eiichiro http://www.ascentofshinobi.com/u355

Jeu 29 Juin 2017 - 14:07
L'homme avait accepté ma demande et c'est donc ainsi que je prenais la direction du siège qui se trouvait sur sa droite. Le tavernier amenait au même moment un pichet de saké, fort intéressant, ainsi que deux de ses plus beaux verres. Je lui lançais un sourire avant de poser sur le devant du bar quelques ryôs, bien suffisant pour payer le pichet du vieil homme.

J'écoutais ensuite le Yuki, qui me rappelait son prénom ; Eiichiro. C'était vrai. J'éprouvais souvent un léger gêne, ils se souvenaient tous de mon prénom tandis que moi, je les oubliais. Je n'avais aucune idée d'où pouvait venir ce problème, mais cela n'était pas l'un des plus graves aujourd'hui. Il ne m'avait jamais vu me battre avec mon sabre ? Haha. Il le verrait en temps voulu, si cette occasion se présentait.

« Haha, tu auras bien l'occasion de le voir, ne t'inquiète pas. J'aime laisser planer quelques interrogations quant à mon pouvoir. Tu sais, cela peut toujours m'être utile. Sache uniquement, que le fil de mon sabre n'est pas son arme la plus puissante. » Lançais-je à Eiichiro avec un sourire.

Je prenais ensuite le pichet de saké qui nous avait été amené et commençait à servir, d'abord le Yuki et ensuite mon tour. Des hommes braillaient toutes sortes d'inepties dans cette auberge pendant que quelques filles passaient derrière nous, se frottant légèrement à nos dos.

« Si Kiri m'a bien accueilli. Extrêmement bien. Je n'ai rarement été si bien accueilli qu'ici. J'ai beaucoup voyagé durant ma courte vie et pourtant. Ton clan ainsi que les Kaguya m'ont accueillis à bras ouvert lorsque je me suis proposé pour la purge. J'ai vraiment apprécié cette ouverture, même face à un étranger. » Je marquais une légère pause afin de resservir nos verres. « Je ferai tout ce qu'il m'est possible pour donner à Kiri ce qu'elle m'a donné. Sinon, je n'ai pas vraiment un travail fixe. Et toi, où travailles-tu ? »

Je buvais cette fois-ci mon verre un peu plus sagement. Mon but n'était pas de sombrer dans l'ébriété rapidement. Je me tournais ensuite vers mon interlocuteur. Je remarquais cette fois son cache œil. Il était vrai, avec les informations remises les unes avec les autres, j'avais entendu quelques rumeurs à son sujet. Rien de bien intéressant. Je lui lançais un sourire avant de lui poser à mon tour une nouvelle question.

« Tu aimes jouer ? Go, shogi ? Si je ne me trompe pas, il y a une salle un peu plus loin et plus calme. Si t'es intéressé, je le suis aussi ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t120-hattori-yasuhito-en-cours#402

Mer 5 Juil 2017 - 23:03
Qui es-tu, Yasuhito ? Voici la question qui taraudait l’esprit du Yuki alors que son compagnon d’un soir s’asseyait à sa droite. Aussi, alors que l’homme leur servait un premier verre, et qu’il se mettait à causer de sa vie, de son passé, et de ce qu’il vivait, Eiichiro rassemblait déjà, dans un coin de sa tête, les quelques maigres informations qu’il possédait à son sujet. Un Sabreur. Encore inconnu quelques années auparavant. Il n’était pas originaire de l’Archipel. A son arrivée, il avait proposé au mouvement révolutionnaire de se joindre à eux. Kaguya et Yuki avaient accepté. Il n’était un de ces bandits qui cherchait la rédemption. Il n’était pas un criminel. C’était un mercenaire. Aussi, alors qu’il rassemblait les derniers éléments dont il se souvenait, le Jônin se demandait s’il pouvait réellement faire confiance à un tel homme, prêt à se vendre pour quelques vulgaires pièces ?

Soudainement, sortant de sa rêverie, il entendit la question du Sabreur. « Et toi, où travailles-tu ? » Relevant la tête, oubliant momentanément qu’il n’en savait pas assez sur son interlocuteur, il jeta un coup d’œil aux alentours, comme suspicieux d’être entendu par des oreilles indiscrètes. Finalement, prenant une gorgée, et oubliant l’environnement social dans lequel il évoluait, il posa son regard sur Yasuhito. « Je travaille principalement aux geôles. Je m’occupe surtout d’interroger les criminels, d’obtenir des informations utiles et vitales. » Il sourit une nouvelle fois, comme fier de ce qu’il faisait, puis de prendre une autre gorgée, achevant le verre de Saké. Pourtant, il savait aussi qu’il ne faisait pas qu’interroger et que, régulièrement, il dépassait le simple interrogatoire, pour torturer quelques vulgaires bandits.

Rapidement, un nouveau groupe d’hommes entra dans l’auberge, bientôt accueilli par de grands cris par quelques camarades déjà installés. Soudainement, alors que le bruit avait été, jusque-là, supportable, il devint totalement différent. Comme si les deux groupes principaux luttaient à distance, par la seule force de leur voix, à savoir quel groupe ferait le plus de bruit. S’il n’en montra aucune irritation, Eiichiro, pourtant de bonne humeur, se sentit se refermer aussitôt, agacé par le comportement juvénile de ces ouvriers. Comme s’ils n’avaient pas mieux à faire. Aussi, haussant les épaules, se retenant d’un soupir trop audible, il se demanda un bref instant s’il ne ferait pas mieux de rentrer chez lui. Finalement, comme si le Sabreur savait, il se redressa à la question. « Les deux, en vérité. », sourit-il alors que, donnant un bref pourboire au serveur, il prit le pichet avec lui, sortant à la suite de l’homme.

_ Je dois bien le dire, je ne suis plus habitué à ces soirées. » Observant le ciel étoilé, il se remémora quelques instants le passé puis, buvant une gorgée rapide directement au pichet, il l’adressa à son compagnon. « Pendant la marche révolutionnaire, cela m’est arrivé d’avoir quelques soirées auprès du feu, avec mes hommes. » Les souvenirs lui revenaient au fur et à mesure. « Mais jamais de tels rassemblements, à part avec l’ensemble du Clan. » Puis, ajoutant d’un sourire amusé à ce souvenir. « Mais l’alcool n’était vraiment pas au rendez-vous. Plutôt le genre de trucs barbants où les vieux parlent des heures pour garder leur statu quo. » Un long soupir, agacé, par ce dernier souvenir. « En vérité, j’ai toujours détesté les rassemblements. », lâcha-t-il finalement.


Dernière édition par Yuki Eiichiro le Dim 9 Juil 2017 - 17:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t30-yuki-eiichiro-don-t-remain-silent-termine http://www.ascentofshinobi.com/t450-yuki-eiichiro http://www.ascentofshinobi.com/u355

Jeu 6 Juil 2017 - 1:56
La prison, intéressant. Cet endroit m'intriguait. Je n'y avais que très peu mit les pieds depuis que j'étais à Kiri, trop peu même. Faire des interrogatoire, cela m'intéressait. Eiichiro avait piqué mon intérêt au vif en me parlant de son métier, je voulais en savoir plus. Mais d'abord, nous devions nous rendre à la salle de jeu qui se trouvait quelques pâtés de maisons plus loin.

Le Yuki tenait le pichet et moi mon verre, le paiement au tavernier fait, nous nous en allions. L'homme était donc plutôt shogi, intéressant. Pour un homme interrogeant des criminels, la stratégie d'approche devait être primordiale et le shogi pouvait bien aider à maintenir notre cerveau à jour avec ce genre de jeu. J'écoutais ensuite le jeune homme expliquer qu'il n'était plus habitué à ce genre de soirée.

« Oh, tu sais, parfois on ne s'y habitue jamais. » Je marquais une légère pause avant de continuer ma tirade. « Je ne m'y suis jamais vraiment fait et pourtant, j'ai moi aussi passé des soirées au coin de feu pendant la libération et pourtant, je ne m'y suis jamais vraiment fait. Certain soir, nous avions perdus des hommes et les mines étaient basses et l'ambiance morose, d'autre après une victoire importante par exemple, étaient beaucoup plus joyeuses, mais je ressentais toujours un certain gêne. Enfin, voilà quoi. » Disais-je en tirant un léger sourire.

Nous arrivions enfin à la salle de jeu, l'ambiance était ici très calme et posé. Pas de bruit ou presque, si ce n'était les sons des quelques machines ainsi que les cartes et les dés d'autres joueurs. Nous entrions et je m'adressais au tenancier afin de louer comme il se devait une table de shogi.

« Alors, allons-y. Au shogi. Tu es déjà venu ici ? » Demandais-je.

Tout en écoutant la réponse du Yuki, je me dirigeais vers notre table, la numéro 9. Je m'asseyais d'un des côtés de la plaque de jeu et invitait mon compagnon à en faire de même de l'autre côté. Avant de commencer à jouer, j'avais une dernière petite question qui me taraudait l'esprit depuis quelques minutes maintenant, j'allais la lui poser.

« J'aimerais connaître un peu plus ton métier... je dirais même que je suis intéressé, chaque jours doivent être différents, non ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t120-hattori-yasuhito-en-cours#402

Jeu 6 Juil 2017 - 15:44
Il hochait la tête devant ce qu’affirmait Yasuhito. Il se souvenait de ces soirées, tantôt joyeuses, tantôt moroses. Il n’était jamais facile de vivre la guerre, encore moins lorsque l’on commandait une troupe. Parfois, il était même possible d’accomplir la mission avec un véritable succès et perdre un homme. C’était alors un mélange étrange, entre le plaisir de la réussite, et la défaite de la perte. Comme si chacun ne savait pas exactement que dire, ou que faire. Ces soirées-là étaient alors les plus silencieuses, car personne ne savait s’il fallait parfois de l’absence d’un homme ou des raisons d’un tel succès. Pourtant, son interlocuteur soulignait alors sa gêne, que le Yuki n’arrivait pas à comprendre. Aussi, posa-t-il la question. « Une gêne ? Que veux-tu dire ? » Il fronçait le sourcil de son seul œil.

L’établissement était bel et bien totalement différent de ce qu’ils venaient de quitter. Ici, l’ambiance était différente. Quelques machines tournaient, sur des hommes souvent concentrés. Là-bas, quelques hommes se lançaient les dés, sautaient de joie lorsqu’ils gagnaient, partaient la mine défaite lorsque la chance n’était pas avec eux. Quelques personnes s’étaient aussi installées sur des tables, jouant aux cartes. En ces lieux, la concentration transpirait, tandis que quelques serveuses, souvent courtement habillées pour détourner un bref instant le regard, offraient quelques verres à qui le voulait. Pour autant, ici, il était interdit de les toucher, auquel cas un homme, bien taillé, vous sortait sans plus attendre. « Non, je ne suis jamais venu ici. Mais le lieu est agréable. Cela change des auberges. », lâcha-t-il en réponse à la question du Hattori.

Suivant son partenaire nocturne, jetant un bref coup d’œil aux alentours, et s’assurant que le lieu était sans danger, il posa le pichet au sol, tandis que, se posant en tailleur, il vint s’asseoir à terre, face à la table. Bientôt, alors qu’une jeune femme venait offrir deux nouveaux verres ainsi qu’un pichet rempli d’eau, Yasuhito lui posa une question particulière sur son actuel travail au sein des prisons de Kiri. Aussi, alors qu’elle repartait chercher le jeu et les pièces, il répondit. « Disons surtout que les criminels que nous éradiquions auparavant, nous les gardons emprisonnés dorénavant. » Il hausse les épaules devant ce fait, car lui-même ne comprend pas vraiment la décision qui avait été prise ce jour-là. Comme si la vie de rats méritait d’être épargnée. Servant de l’eau dans les deux verres propres, il continua à discuter de la vie au sein des cellules. « En réalité, les bandits ont souvent la langue bien pendue. » En réalité, cela l’ennuyait profondément. Il n’éprouvait plus le même plaisir sadique qu’auparavant. Comme s’il était devenu trop facile d’arracher des informations. « Parfois, ils mentent, évidemment. » Il haussait une nouvelle fois les épaules, comme si cela ne l’affectait guère. Après tout, les bandits essayaient de sauver leur peau ainsi que celles de leurs compatriotes félons.

La jeune femme revenait vers eux, apportant avec elle le plateau ainsi que les différentes pièces. « Merci. », lâcha-t-il à son adresse, d’un sourire léger. Oubliant encore une fois que son interlocuteur était un Sabreur d’un autre niveau, le Yuki, attendant qu’elle reparte dans sa direction, continua la discussion. « Je pense que nous allons devoir bientôt prendre une décision radicale au sujet de ces hommes. Ils sont tous entassés comme du bétail. » Prenant les premières pièces qu’il déposait sur le plateau, il continua. « Personne ne veut les relâcher car ils retourneraient à leurs activités de brigandage. Mais personne ne veut les tuer car nous essayons de créer une civilisation différente, sans traces de sang sur nos mains. » Haussant les épaules, il lâcha finalement un « Bah … », bientôt suivi d’une longue gorgée à son pichet. Qu’y pouvait-il exactement ?

_ Je te laisse la main, Yasuhito. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t30-yuki-eiichiro-don-t-remain-silent-termine http://www.ascentofshinobi.com/t450-yuki-eiichiro http://www.ascentofshinobi.com/u355

Mer 12 Juil 2017 - 14:35
Oui, c'est ce que je ressentais parfois. Un gêne, une mauvaise sensation. Quelque chose de bizarre que même moi je ne savais pas forcément y répondre.

« Mon gêne, tu sais, je ne sais même pas trop l'expliquer. Disons... » Je réfléchissais quelques secondes avant de continuer ma réponse. « Une sensation de ne pas être à sa place ? Je ne sais pas trop comment de décrire cela. Quelque chose n'allait pas avec moi, mais je ne savais pas quoi. »

Nous nous asseyions à la table qui nous avait été donné, Eiichiro face à moi et attendions l'arrivée de plateau de jeu ainsi que le peu d'eau qui nous était donné. Nous en profitions donc pour discuter, il répondait à mes questions sur son travail avec précisions et je lui étais reconnaissant. J'écoutais ces paroles avec attention et je hochais parfois de la tête tout en lâchant un « oui », « hum hum » lorsque cela était nécessaire, afin de prouver que je suivais toujours les paroles du Yuki.

Sa dernière tirade m'intriguais plus que nécessaire. Les bandits étaient beaucoup trop nombreux et il fallait prendre rapidement une décision. Je réfléchissais aussi quelques secondes, portant mon regard un peu plus loin, sur d'autres tables de jeu. Que faire de ses bandits ? J'avais quelques idées, peut-être étaient-elles viable ? Je ne le savais pas.

« En effet, les tuer parait peu utile et surtout cela entacherai nos relations que cela soit avec le peuple comme avec les autres nations. Avec l'émergence de certaines grandes puissances, envoyer un pareil message n'est pas une bonne idée... Pourquoi ne pas les utiliser ? Comme mercenaires, corsaires ? Plusieurs possibilités s'offriraient à nous. Mais pour cela, il nous faudrait un dirigeant. »

Personne, si ce n'étaient les candidats et certainement d'autres personnes bien observatrice ne se doutaient que le choix du Shodaime allait bientôt être fait. Et l'une des premières décisions que celui-ci devra prendre concernera ces prisonniers. La serveuse arrivait ensuite avec le plateau de jeu et, suite à l'invitation d'Eiichiro je commençais la partie.

Nous placions nos pièces sur le plateau les unes après les autres pour finir par le Général de Jade pour ma part et le Roi pour celle d'Eiichiro. Je préférais être celui que l'on pouvait considérer comme l'agresseur dans ce jeu. Je commençais ensuite le jeu en faisant avancer l'un de mes pions d'une case. Je décidais d'en profiter pour lui poser une petite question, tout anodine qu'elle puisse être.

« Que penserais-tu de l'élection d'un Shodaime ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t120-hattori-yasuhito-en-cours#402

La glace de l'âme - Pv Yuki Eiichiro

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de l'Eau :: Kiri, village caché de la Brume
Sauter vers: