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Proposition (Metaru Shuuhei minimum)


Dim 4 Mar 2018 - 0:03
Leur retour d'Iwa, comme leur voyage pour s'y rendre, s'était déroulé sans accroc, sans surprise et tant mieux car Sazuka n'aimait pas vraiment ça, les surprises. Depuis leur retour, soit quelques jours, l'eisei nin n'eut de cesse de repenser à la jeune Borukan rencontrée durant cette visite diplomatique, de leurs échanges, leur discussion. Ce fut sans doute la première qu'elle ressentit un intérêt pour quelqu'un d'autre qu'elle même. A vrai c'était aussi la première qu'elle rencontrait quelqu'un capable de lui apprendre quelque chose sur son "métier". Et forcément, elle repensait aussi à ce fameux serment, comme cela avait réveillé une part; même si infime, de sa conscience.

Ô elle ne considérait toujours pas ce qu'elle faisait comme mal ou bien, mais, en revanche elle avait compris que son talent pour la médecine s'améliorerait si elle en accordait les bienfaits à ceux en ayant besoin. En vingt six ans de pratique, elle n'avait soigné, réellement, que deux personnes... Pour dire. Et comprendre que ce cheminement dans sa logique avait était possible grâce à Kumo, et au Raikage... Semblait changer légèrement sa vision des choses. En fait, elle n'exerçait plus son savoir et ses compétences particulièrement pour ce pouvait lui apporter ce contrat passé entre elle et lui; mais davantage pour ce qui ressemblait à... du plaisir. Ce qui avait le don de perturber significativement la jeune femme, étrangement.

Levée depuis peu mais déjà prête pour le travail, de bonne heure comme d'habitude, à peine eus-je le temps d'avaler ma première gorgée de café qu'on frappa à ma porte. Étonnant, très étonnant. Jamais durant ces dernières semaines quelqu'un avait eu l'idée de me rendre le visite le matin, et même jamais en fait. Je reposai ma tasse et sans vraiment me poser de question allais ouvrir la porte. Un tour de clé, la cliche baissée et laissai apparaître éclairé par la lumière de l'intérieur une silhouette, un corps; que je connaissais. Enfin, à peu prés. Je l'avais reconnu quoi. Et, comme par magie l'étonnement s'envola pour laisser place à l'incertitude. Comme je n'étais pas complètement sauvage et étrangère à la civilisation, je lui fis signe d'entrer. Il faisait plutôt froid, dehors.

-Je ne sais pas pourquoi, mais j'suis pas vraiment étonnée de vous voir là, je veux dire, qui d'autre que vous pourrez gratter à ma porte à cette heure ? Dit-elle en se dirigeant vers la table, à laquelle elle s'assit pour reprendre une gorgée de café. Un problème avec les termes de notre contrat ?

Demanda-t-elle en laissant reposer sa tête sur ça main, fixant le Raikage. Pour quelle autre raison serait-il là, si ce n'était pour lui parler de ça ? A moins que quelqu'un, quelque part ait besoin de ses services instamment... Sans ça...
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Lun 5 Mar 2018 - 1:51
- « Charmant comme accueil… J’en viendrais presque à penser que ma tête ne te revient pas du tout. C’est un peu triste non ? »

Qu’avais-je dit en tirant une taffe ma cigarette sans même prendre la peine de l’éteindre alors que je rentrais dans sa piaule et que je fermais la porte derrière moi. En la regardant de plus près et vu qu’elle avalait une gorgée de son café, je me doutais qu’elle était sur le point d’aller à son lieu de travail. Good Girl. Beaucoup seraient tombés dans l’oisiveté, tandis qu’elle semblait bien se plaire ici, à Kumo ce qui me confortait dans le fait qu’elle pourrait faire une bonne kumojin en fin de compte. Elle était un peu barrée, mais le fait de se poser, d’avoir un toit décent, de l’argent et un boulot ne pourrait que l’encourager à intégrer pleinement les rangs. Tout du moins c’est ce que je pensais…

Je finis par m’avancer vers elle en silence en regardant un peu l’état de son salon. Alors que je m’attendais -et je ne savais pas vraiment pourquoi- à tomber sur un bordel sans nom, l’endroit était plutôt propre et plutôt bien entretenue. C’était à se demander si elle utilisait vraiment les environs. D’ailleurs, je me fis également la réflexion selon laquelle la jeune femme ne m’aurait certainement pas laissé entrer si son appartement était sale et répugnant. Comme un parent, je me sentis même l’envie d’aller visiter sa chambre, mais être kage ne signifiait pas « abus » ce pourquoi je m’étais contenté de me planter tout juste en face d’elle. Il y avait une chaise, mais je préférai ne pas y toucher.

- « Aucun problème avec les termes de notre contrat. Au contraire même. Je venais voir et m’assurer que tu ne manquais de rien, mais aux premiers abords, tout semble aller pour le mieux. »

Je la regardai fixement dans les yeux, avant de rajouter tranquillement :

- « Ton travail te plait d’ailleurs ? Être sous les ordres de Shizen ne t’emmerde pas trop ? »
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Lun 5 Mar 2018 - 3:00
Je ne relevai pas et me contentais de finir mon café tout en l'observant. Je ne faisais pas de distinction entre un Raikage et un simple villageois. Tous bénéficiaient du même accueil, des mêmes égards. Et d'ailleurs je n'étais pas payée pour être un modèle de "chaleur". Je l'observais observer lui même la pièce. Je me demandais un bref instant ce qu'il pouvait penser et puis je me souvins qu'en fait... Je m'en fichais.

Tout était en ordre chez moi, rien n'avait même bougé, sans doute; depuis mon arrivée, si ce n'était cette tasse de café que je tenais entre mes mains. En même temps je ne passais que très peu de temps ici et tout ce dont j'avais besoin se trouvait à l'extérieur, quoi que ce soit. Cette tasse, et une pile de livres divers et variés juste à côté de mon lit, qu'il ne pouvait évidemment pas voir, d'ici.

Donc, sa venue n'avait rien à voir avec notre contrat. Tant mieux. Je m'étais attendue à ce que sa "générosité" prenne fin mais visiblement ce n'était pas à l'ordre du jour. Tant mieux. Je n'avais pas encore fait le tour de la bibliothèque et, pas tout à fait honorer tout notre contrat. Mais bon... C'était sur le point de se résoudre, tranquillement à priori. Une simple visite de courtoisie alors ? Étrange.

-Ce n'est pas contre vous. Personne ne vient ici, en dehors de Reiko, une fois. Mais, c'est mieux ainsi. Souris-je.
-C'est l'un des rares travail dont je peux m'acquitter efficacement, donc je suppose qu'il me plait. Haussais-je les épaules. Et il me prend beaucoup de temps, je n'ai donc pas pu rencontrer Aburame Shizen, encore. Mais, cela devrait s'arranger aujourd'hui. Ce matin même.

Je ne savais même pas à quoi il ressemblait ce dénommé Shizen, je l'avais peut-être déjà rencontré sans savoir qui il était. Mais à priori ce que je faisais au premier niveau du complexe scientifique devait... satisfaire, puisqu'on ne m'a jamais fait une seule remarque... Enfin, j'avais prévu de le rencontrer aujourd'hui, un jour où j'avais le temps.

-Sait-il au moins que je dois travailler avec lui ? Ha, ne dites rien. J'adore les surprises. Dis-je ironiquement, bien sûr. Enfin... Vous n'êtes donc là que par courtoisie, finalement ? Ou pour du café peut-être ?
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Lun 5 Mar 2018 - 14:11
- « Reiko ? Et qu’est-ce qu’elle est venue faire ici ? »

Ma gueule avait été marquée par la surprise, carrément. Comme si ce que l’Ikeda venait de me dire était plus qu’irréalisable. Ma frangine ici ? Bon, une fois, ce n’était pas trop déconnant, mais qu’est-ce qu’elle avait pu demander à cette toubib ? Et puis surtout, qu’est-ce qu’elles avaient bien pu se dire en fait ? Deux taiseuses associables ensemble… Bon Dieu… L’idée était aussi choquante que marrante en fait, mais je remuai ma tête dans tous les sens pour exploser de rire. Il serait malvenu qu’elle pense que je me foutais ouvertement de sa gueule, surtout que ce serait un peu con de le faire sans savoir la raison de leur entrevue. Après, était-ce mon problème ? Avais-je raison de m’y mêler ?

- « Quoique non. Oublie ma question. Ça ne me concerne pas.Et oui, un café ne serait pas de refus. »

Puisqu’elle me le proposait gentiment, je n’allais pas refuser. J’en raffolais d’ailleurs. Ça m’aidait à bien tenir pendant mes longues journées où je n’étais entouré que de paperasses. En pensant à celles qui m’attendaient d’ailleurs pour la journée, j’eus un râle presque imperceptible. Qui m’avait dit que la vie de Kage était une sinécure ? Si je savais pertinemment dans quoi je me fourrais, la réalité fut bien plus brutale et choquante que prévu. M’enfin… Là n’était pas le propos. « On pourrait appeler ça aussi de la courtoisie, si on veut, mais est-ce qu’avoir une relation amicale avec moi t’intéresse vraiment ? » Non. Tout du moins c’est ce que je pensais. Les conventions sociales, c’était pas son truc à première vue…

Surtout quand je me souvenais de notre première rencontre.

Ceci dit, elle avait fait des efforts.

- « Je suis venu te féliciter spécialement pour ton comportement exemplaire à Iwa et te remettre cette prime pour m’avoir suivi sans broncher. Quelque part, j’ai un peu abusé des termes de notre contrat, alors… »

Sans attendre, je sortis d’un pan de mon kimono une enveloppe qui contenait une liasse de billets conséquente et encore plus que celle du tout premier jour où je l’avais installé ici. C’était de toute façon la seule manière que j’avais de la récompenser puisqu’elle avait déjà un toit, un accès à la bibliothèque et un boulot décent. En parlant de boulot d’ailleurs… « Shizen a des méthodes et un programme bien à lui. La manière dont il planifie son emploi du temps et l’organisation du complexe scientifique ne regardent que lui. Je ne l’influence en rien. » En gros, le scientifique avait totalement carte blanche sans en abuser bien entendu et tout en me fournissant des rapports à chaque fin de mois.

- « Vu que tu adores les surprises, tu as une idée sur le pourquoi de ma présence ici ? » Que m’étais-je permis de rétorquer avec un petit ton railleur.
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Mar 6 Mar 2018 - 18:33

-J'aime beaucoup votre sœur, Shuuhei.

Ces derniers mois à Kumo m'avaient appris bien plus sur moi que le reste de ma vie. Certaines choses que je ne comprenais pas ou éludais de façon voulue ou pas me semblaient beaucoup moins futiles et je devais cette évolution non seulement à Kumo, mais aussi et surtout à Akina, une personne que j'affectionnais particulièrement, avec laquelle j'avais partagé des choses fortes jamais ressenties par le passé. J'avais compris que le Raikage n'avait pas souhaité que je réponde, mais il me semblait logique qu'il le sache, malgré tout.

-Je ne pense pas que ce soit... Réciproque. Enfin, je ne sais pas...


J'avais espéré qu'il dise non. Partager n'était pas vraiment l'une de mes motivations, déjà que je lui/leur fournissais mes compétences, je devais en plus lui offrir du café ? Ces lectures sur la bienséance et la courtoisie n'avaient pas vraiment que du bon. Quelle idée avais je eu là de suivre ces conseils... Ah oui, pour apprendre à me sociabiliser un peu... Erreur ? Pour le moment, à priori, non. Personne ici n'avait encore tenté de me transpercer avec un sabre ou toute arme tranchante, ni même de me blesser d'une façon ou d'une autre. Bien au contraire.

J'avais remarqué que depuis mon arrivée ici, je fournissais pas mal d'efforts pour tenter de m'intégrer et, étrangement, dans le fond; pour "plaire" ne serait ce qu'un minimum. Je ne su dire d'où me venait ce nouvel attrait et cette "envie". Peut-être un effet secondaire de la confiance qui semblait régner ici. Il me faudrait sans doute encore un peu de temps pour comprendre le pourquoi du comment, en attendant; et avec le plus grand des dépits, je servis un café au Metaru. Après tout, ce n'était que du café.

-Une relation... amicale ?

Dis-je pensive. Il faudrait que j'étudie ça aussi... Un simple dictionnaire me permettrait d'y voir un peu plus clair. Je n'avais jamais entretenue la moindre "relation" dans ma vie, si ce n'était avec mon travail et mes "patients" et penser qu'il en existait d'autres types me paraissait... surprenant. Je devrais apprendre à caractériser ce lien social. A quel moment une rencontre, une discussion, des moments passés avec une personne ou une autre pouvaient être qualifiés de relation ? Un vaste domaine qui m'échappait encore, sans surprise.

-Ah, bah... Merci.

Sans rien ajouter d'autre en prenant l'enveloppe si généreusement offerte. Une rétribution voulant sans doute effacer les dits "abus", qu'elle n'avait ni considérés ni perçus comme tels. Mais bon... Elle n'allait pas remettre en question ses choix, après tout. Une autre personne aurait sans doute ajouter "Il ne fallait pas", "c'est tout à fait normal"... Mais elle, Sazuka, rien. Les interactions sociales qui plus est spontanées, sans dire qu'elles n'étaient pas sa tasse de thé, ne représentaient pas grand chose; ou tout au moins elle ne comprenait pas, à terme, leur utilité. Les livres expliquaient le comment, pour le reste il y avait Akina.

-Chacun a ses méthodes. J'ai les miennes. Vous les vôtres, et lui les siennes... Tant que nous allons.... Dans le même sens.

Et surtout dans le sien.

-Non mais... C'était de l'ironie... Je n'aime pas les surprises.

Expliquait-elle sans se douter un instant que Raikage avait très certainement compris et n'ayant pas perçu elle même qu'il en usait. Mais après quelques secondes, elle s'en rendit tout de même compte, comme si elle venait de comprendre quelque chose pour la première fois. Une découverte de premier ordre, et elle se souvint subitement toutes ces fois on lui avait parlé avec ironie. Merde... pensa-t-elle.

-... Vous le saviez... Hum... Bon dites moi, perdez pas trop de temps. Je n'aime pas les devinettes non plus.

J'étais curieuse, indéniablement. Explorer, étudier, expérimenter étaient des choses qui me plaisaient, mais poireauter pour une réponse ou une solution auxquelles je pouvais moi même penser, ou "deviner"; avaient tendant à m'agacer. Malheureusement.

Et surtout, elle ne nourrissait aucun type d'espoir et ne se projetait pas réellement. L'instant présent, la façon dont se déroulait les choses semblait lui plaire ou à défaut, ne pas la déranger. Au contraire.

-Non mais vraiment, je n'aime pas ça.

Je me levai de ma chaise, m'approchai de lui et pris la cigarette qu'il n'avait pas fini directement de sa bouche et l'écrasai dans la paume de ma main sans broncher alors que la sensation de brûlure s'estompait déjà et que la blessure -minime- se régénéra en quelques secondes.

-Ça aussi, je n'aime pas. Vous êtes déjà Raikage, vous ne voudriez pas non plus chopper un cancer ?

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