Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Une nouvelle voie ? ou une Enième impasse ? [ PV Raizen ]


Mer 14 Mar 2018 - 2:26

Mon Dieu ! Depuis combien de temps ? Combien de jours ou semaines avais-je passés ainsi ? À l’ombre ? Entourée de livres, de parchemins et même de grimoire poussiéreux, j’en commençais presque à oublier la douceur du soleil sur la peau… non j’en commençais surtout à me demander s’il n’allait pas me pousser un museau et une fourrure tant l’expression rats de laboratoire collait à mon comportement depuis quelques décades.
Plusieurs semaines que je vivais presque dans la bibliothèque du village, il était même arrivé que la bibliothécaire me laisse les clés de celle-ci persuadée qu’elle allait venir me retrouver sur le pas de la porte le lendemain ; certitude qui était loin d’être infondée… je ne saurais effectivement dire combien de fois je l’avais aidée à ouvrir, ou encore combien de fois je l’avais aidé à fermer celle-ci. Le fuuinjutsu me donnait du fil à retordre ? Oui… et non. J’avais assimilé les bases, m’étais faites au système d’utilisation de certains glyphes était même prête à utiliser certain d’entre eux en situations réelles, seulement mes recherches s’approfondissaient sur un type de fuuin bien particulier. Rien d’aussi basique qu’un simple sceau de rangement ou servant à restreindre les mouvements d’une quelconque cible… non et c’était en ça que mes exercices devaient particulièrement difficile…

- Un sceau privant une cible du contrôle de son être… étudier celui de la langue de plomb dans ma bouche aurait été un bon début, en soit il m’aurait permis d’appréhender comment fonctionnait la réaction des glyphes à la conscience de l’individu auquel ils étaient liés.

Figer la langue, un simple muscle pour ainsi couper la parle d’un tiers était l’équivalant de leur base… mais mon propre corps était off limite pour mener mes recherches, puisqu’un autre plus général quelque part dans mon crâne m’empêchait de grosso modo « chercher de l’aide »… comment une instruction aussi basique pouvait-elle en plus me prendre en compte dans le mot « recherche ». Non… peut-être était-ce justement là le secret, l’instruction en elle-même était si basique et dénuée de ramification que la mettre en pratique ne comprenait à ce sens aucune exception… d’où la simplicité, mais aussi la puissance de l’instruction.
Fermant le rouleau sur lequel je m’acharnais depuis quelques heures déjà, je poussai un long soupir avant le lever le regard au ciel. Depuis que j’avais fait la connaissance de Shenzy, je savais la venue de mon Némésis imminente, mais malgré tous mes efforts, j’étais encore loin… très loin d’avoir réussi à me défaire de ses malédictions, mieux, j’estimais ne pas avoir avancé le moins du monde, puisque dessiner un glyphe était certes à ma portée, mais était encore trop loin d’égaler ses compétences pour ne serait-ce que le contrer… non, lui tenir tête.

Assise contre un arbre sur le terrain d’entrainement, j’avais baissé le regard, les yeux rivés sur le parchemin que j’étudiais, mais avait un mal fou à assimiler. Ces sceaux ne relevaient pas des niveaux d’un débutant, ou de celui d’une personne essayant de l’apprendre à l’arrache en grillant des étapes… non leur utilisation relevait de l’expertise, aussi bien de la manipulation de l’art du fuuin que de la manipulation d’autrui. Il n’avait probablement pas été toute sa vie un mercenaire, pour à ce point maitriser quelque chose il devait croire de toutes ses forces en un élément, quel qu’il soit. L’amour d’une personne, le désir de faire ses preuves aux yeux d’un tiers… n’importe quoi autre que simplement torturer ses victimes… Comment avait-il pu tourner aussi mal ?
Non… Non Itagami ce n’était clairement pas le moment de prendre ton adversaire en pitié. La vie de Kuu chan est en jeu, ta vi est en jeu, presque tout ce que tu connais est sur le point de s’effondrer tu n’as simplement pas le droit de te ramollir à un moment pareil !

- Il ne s’agit que de maitriser la quintessence du Fuuin, et comprendre les différents liens qu’il pourrait y avoir entre elles et la prise de contrôle total d’un individu via un détournement de ses signaux neuronaux… ça ne doit pas être bien compliqué… … Tachai-je de me remotiver en ouvrant de nouveau le parchemin en question.

Certes je n’avais aucun talent en perception d’énergie et encore moins en dissimulation de cette dernière, mais il n’empêchait qu’une présence se faisait de plus en plus présente depuis un certain temps. C’était comme si… quelqu’un lisait par-dessus mon épaule. Fronçant le regard sur le texte que je lisais, je me retournai enfin.


.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Jeu 15 Mar 2018 - 3:05


Les journées de Raizen commençaient de plus en plus à changer. Passant de l’intellectuel au combattant, le jeune kumojin était entré dans un stade où il était dépendant de ses capacités physiques afin de continuer de faire valoir son potentiel stratégique. Plus il devenait puissant et maîtrisait ses techniques, plus il risquait d’être placé dans des situations nécessitant réflexion et stratégies. En d’autres mots, c’était un cercle qui pouvait très bien être vertueux pour les plus talentueux. Or, pour les moins talentueux et moins chanceux, le tout pouvait rapidement devenir un cercle vicieux, réduisant peu à peu les opportunités qui étaient disponibles. Face à une telle disparité au niveau de l’avenir, il ne pouvait stagner. Si le monde avançait, l’équipe 8 devait avancer. Faisant dorénavant partie d’une équipe solide, il se devait d’avoir la courbe de progression la plus élevée. Être le poids mort d’une équipe avait beaucoup de désavantages. Or, une chose que plusieurs semblaient oublier était la courbe de progression plus élevée qu’il avait le potentiel d’atteindre. Tel l’effet de rattrapage économique qui était observé dans de nombreux villages passant de la pauvreté à une situation relativement similaire à plusieurs villages stagnants, Raizen avait cette possibilité. Sa progression n’avait pour limite que la barrière qu’il comptait s’imposer à lui-même.

Ainsi, il s’exerçait, développait, pratiquait, élaborait et recommençait chaque jour. Malgré tout, la lecture et l’instruction le manquaient. Faute d’énergie, il finissait bien souvent par s’écrouler de fatigue quand Asami ne le menaçait pas d’essayer de nouveaux poisons sur lui.

Ainsi, alors qu’il venait de s’échauffer sur le terrain d’entrainement, Raizen aperçut une jeune femme adossée contre un arbre. Celle-ci semblait relativement concentrée, la tête penchée vers une source de distraction qui semblait aspirer toute son attention. Ne l’entendant même pas s’approcher, le grand ténébreux en profita pour jeter un coup d’œil par-dessus son épaule afin d’avoir un avant-goût de ce qu’elle lisait. Allait-il être intéressé par le sujet ? Il n’en était pas certain, mais de par les paroles qu’elle se murmurait à elle-même, le tout semblait suffisamment intéressant pour étirer un long sourire sur le visage du genin.

-Le fuinjutsu est la chose la plus simple pour ceux en quête de simplicité.

Fixant la jeune femme qui s’était soudainement retournée vers lui avant même qu’il commence à parler, Raizen plongea son regard dans le sien. Contemplant ses iris bleutés, il n’arrivait pas à lire son état d’esprit suite à une telle intrusion. Bien qu’il n’avait aucune intention hostile, sa taille et son visage naturellement froid intimidaient souvent les gens dès le premier contact.

-Mais c’est aussi la chose la plus intéressante pour ceux qui réalisent la beauté que porte la complexité.

Ces paroles ne semblaient pas porter beaucoup de sens outre un poème improvisé pour le moment. Pourtant, chacune de ses paroles était réfléchie, portant ainsi son lot d’information pertinente. En effet, avec le ninjutsu, il était possible de voir les démarches derrière chaque technique. Le fuinjutsu était similaire, mais on ne voyait que le résultat final. Pourtant, il y avait de nombreuses traces de démarches visibles à travers le sceau final. Ainsi, il était nécessaire de tout déconstruire en découvrant chaque singularité du sceau afin de pouvoir le reconstruire.

-Je me demande pourquoi quelqu’un chercherait à comprendre comment faire un sceau pour prendre contrôle d’une personne.

Faisant mine de réfléchir, le Meikyû croisa ses bras alors qu’il n’hésitait aucunement à se mêler de ce qui ne le regardait pas.

-Quelles sont vos motivations à apprendre un sceau aussi dangereux ?

Ce n’était pas tous les jours que quelqu’un tentait de trouver une manière de contrôler autrui. Peu de gens arrivaient à maîtriser ce genre de technique pour une raison précise. Plus la technique était difficile, plus le degré de difficulté suivait. De plus, c’était le genre de technique qui pouvait mal finir entre de mauvaises mains. Ayant une légère pensée pour Asami, il se contenta de demeurer concentré afin de cerner le type d’individu avec qui il avait affaire.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Jeu 22 Mar 2018 - 5:09

À peine m’étais-je retournée que mes yeux se posèrent sur un individu ben intrigant. Cheveux châtain pour un visage visiblement dur, l’espace d’un bref instant je m’égarer à me demande s’il lui arrivait de sourire ; fin de sourire plus souvent, au vu de celui que je voyais qui, pour le coup avait beau être aussi plaisant à voir que tout autre sourire, semblait faire tache sur son facies. Il ne fallut que ses premiers pour que je comprenne que comme Sayo chan, il s’agissait aussi d’un pratiquant de l’art du scellement…
Simple pour ceux en quête de simplicité hein…? Il était sûr ? S’était un tout nouvel alphabet qui devait être appris une toute nouvelle grammaire de toutes nouvelles syntaxes et bien entendu un tout autre panel de compréhension plausible du sujet en question, sans compter les créations originales de certains pratiquants… Le fait qu’un même glyphe utilisé dans le stockage pouvait se retrouver dans l’amplification d’énergie avec une fonction et une grammaire totalement différente était à première vue… pour moi du moins, un véritable calvaire pour les néophytes. Ceci dit, ça ne m’empêcha point d’écouter ce qu’avait à dire mon nouvel interlocuteur qui… au vu des vers qu’il exprimait sur le sujet semblait le maitriser au mieux. Silencieuse je l’écoutais jusqu’à ce qu’il se questionne sur le thème de mes études.

Ses inquiétudes étaient plus que fondées après tout, un sceau de la sorte devait certainement figurer parmi la courte, mais non exhaustive liste de jutsu interdit. Il était tout de même question d’arracher à un individu son libre arbitre, de le transformer en un véritable pantin en étant sure que peu, sinon personne ne découvriraient aisément le poteau rose ; l’emplacement même du sceau avant sa structure potentiellement compliqué était à lui seul un problème sans nom... Toutefois, amusée je l’observai un instant avant de me redresser un sourire aux lèvres :

Hum… n’y voyez là aucune malice, je ne l’étudie qu’à bute purement défensif ! Fis-je rayonnante. Un sceau de contrôle mental utilisé défensivement, outre le fait que cette affirmation était à 100% vraie, celle-ci sonnait fausse n’était-il pas ?

Sur une de mes récentes missions j’ai perdu le contrôle sur mon être, mes émotions, mes sentiments, mes décisions, tout m’était hors de contrôle. Fis-je en évoquant la mission durant laquelle la réunion au sommet avait littéralement explosée… Nous avions à ce moment-là mon coéquipier et moi failli causer une véritable catastrophe diplomatique entre Kumo et Iwagakure… Quelque part moi qui me disais que le baiser volé à ce moment-là allait me poursuivre plusieurs années durant, j’étais heureuse de me tromper.
Fort heureusement le coupable avait été mis en déroute avant que la situation ne passe l’irréversible, continuai-je d’expliquer à l’individu. Et puisqu’il n’était point exempt que je retombe sur un tiers avec des pareilles capacités je cherchais une parade pour éviter de me retrouver que fois encore à l’état de pantin entre les doigts d’une personne aux plans plus sombre encore.

- Ainsi la cible de ce Fuuin de contrôle ne serait autre que moi-même ! Fis-je en me pointant du doigt avec l’index. l’idée étant de pouvoir m’en prémunir en me contrôlant moi-même… mais il est vrai qu’il serait aussi idéal de pouvoir traquer ceux qui sous l’emprise de ce genre de sceaux jouerais double jeu... Fis-je en tenant mon menton du pouce et de l’index.
Finalement en y réfléchissant un peu, il était aussi possible d’utiliser cette technique avec plus de stratégie ; c’était le meilleur moyen de prendre un groupe en filature par exemple. Transformer l’un des leurs en taupe et lui faire faire un rapport sur leurs différentes activités… ou même capturer un grand ponte, le priver de toute volonté et ainsi extirper toutes ses connaissances d’un sujet ou d’activités en particulier. Fronçant le regard plus s’étayait les possibilités d’utilisation de cette horreur, je finis par me demander qu’est que l’utilisation de ce sceau certes un peu douteux avait de différent d’un couteau de cuisine ? Pour cuisiner ? Ou pour tuer ? Tout dépendait de ce qu’on en faisait n’est-ce pas… ?

- Ha excusez mon insolence ! Me réveillai-je enfin constatant mon manquement aux règles de bien séance. Itagami, Metaru Itagami ! Ravie de vus rencontrer… finis-je en m’inclinant légèrement, espérant qu’il ferait de même.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Dim 25 Mar 2018 - 3:29

Un fuinjutsu de contrôle ? Ce genre de techniques était excessivement intéressant compte tenu de la polyvalence et du danger potentiel qu’elles pouvaient représenter. Probablement lié à un fuinjutsu quelconque, Raizen se demandait quel était le mécanisme d’activation d’un tel sceau. Après tout, maîtriser un sceau de fuinjutsu était un fait, mais être en mesure de le poser avec aisance sur quiconque en s’assurant de les posséder en était une autre.

-Enchanté, cher Metaru.

S’inclinant à son tour, Raizen était assez curieux, se demandant soudainement quel était le rang de celle-ci pour avoir été exposé à une mission qui avait possiblement ruiné la situation diplomatique entre Iwa et Kumo.

-Je suis Raizen Meikyû, membre de l’équipe 8.

Souriant intérieurement à l’idée qu’il se présentait dorénavant comme étant membre intégrant d’une équipe, Raizen se trouvait dans une situation assez intéressante. Outre la chef de la police, c’était sa seconde rencontre positive avec un Metaru, clan qu’il apprenait à connaître sur ses nombreuses facettes.

-Si tu veux mon avis, je pense que tu devrais surtout apprendre comment créer un sceau de relâchement.

Raclant sa gorge, Raizen poursuivit en précisant son schème de pensée.

-Si tu apprends à poser un sceau de relâchement, tu pourrais l’adapter pour te permettre d’avoir un sceau de protection contre un quelconque sceau de contrôle. Ça te permettrait aussi de relâcher n’importe quel sceau contrôlant quelqu’un.

Sondant Itagami afin de voir comment elle réagirait, Raizen s’était permis de lui parler avec un langage familier, se permettant même de la tutoyer.

-J’espère que ça ne te gêne pas si je te tutoie.

Lui offrant un léger sourire en coin, Raizen poursuivit.

-Tes intentions sont nobles, mais poser un sceau de contrôle sur soi ou autrui serait contre-productif surtout que ça marcherait difficilement. De ce que je sais, le fuinjutsu de contrôle fonctionne tout comme le genjutsu. Il faut une exposition physique ou visuelle pour prendre contrôle d’une personne et le tout ne se limite qu’à une importante suggestion. Si ça fonctionne facilement sur les gens faibles d’esprit, je pense surtout qu’il sera primordial que tu renforces ton esprit pour être en mesure d’y résister.

Tout comme tout art, le fuinjutsu n’était pas surpuissant. Il ne faisait qu’influencer les bons facteurs aux bons moments. Ainsi, à proprement parlé, il était rare qu’un fuinjutsu soit assez puissant pour contrôler quelqu’un. Au contraire, afin d’atteindre sa finalité, un fuinjutsu pouvait influencer les sentiments négatifs enfouis chez autrui, les rendre plus sensibles à la suggestion et bien d’autres facteurs similaires. Tout dépendait réellement de la complexité du sceau et de la maîtrise de l’émetteur.

-Qu’est que tu maîtrises actuellement en Fuinjutsu ?

Le meilleur moyen de jauger le niveau de quelqu’un était de le mettre en pratique ou tout simplement de demander. Au même moment, Raizen craqua ses jointures, dévoilant ainsi son sceau de putréfaction située sur sa main gauche.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mar 10 Avr 2018 - 12:42


Une chose, s’il était bien une chose dans sa présentation qui n’avait véritablement pas manqué de piquer ma curiosité… non, non soyons honnête, de « m’agacer », s’était son affiliation à une des équipes shinobi du village ; la Numéro 8… ceci dit, non ; il n’en était absolument pas la cause, pour sure, il n’était point directement ou même indirectement lié à cette histoire. Souriant avec une certaine pointe de nostalgie, mes pensées remontèrent forcément à cet instant celui ou je faillis rentrer dans une équipe, l’équipe numéro 1… aussi bien avais-je appréciée mon team mate, que les manœuvres, manigances et psychologie de celui qui devait nous servir d’instructeur m’avait insupporté, et ce au plus haut point. Fronçant quelque peu le regard en me remémorant sa manière de faire les choses, c’est la voix du Meikyuu qui me ramena au présent…

Un sceau de relâchement… non n’allez pas croire que je le jugeais ou trouvait son conseil mal avisé, bien au contraire, le problème était ailleurs. S’était à un expert en fuuinjutsu que j’avais affaire, un individu qui avait vendu autant d’esclaves qu’avait posé de sceau de contrôle pour les transformer en marionnette entre les doigts de leurs nouveaux propriétaires. C’était plus ce que j’avais entendu d’un esclave qui m’avait fait froid dans le dos… quelqu’un avait apparemment essayé d’utiliser un rouleau avec un sceau disruptif, la personne… piégée dans un genjutsu s’est grattée le cou jusqu’à s’ouvrir la jugulaire…

- Hum non, ça ne me dérange pas plus que ça, je t’écoute… Fis-je d’un ton sérieux, le tutoyant à mon tour pour définitivement lui en donner la permission. Gardant en mémoire que le sceau en question réagissait aux intentions directes de son porteur et se « protégeait » à sa manière…

Un genjutsu hein… si seulement il savait… combien de fois j’étais morte, non pas des effets du sceau, mais plutôt des genjutsu que celui-ci m’imposait à chaque fois que je transgressais une de ses restrictions… Prendre à mal ses propos quant au fait d’être « faible d’esprit » ne me traversa pas vraiment le crâne, après tout, quoi de mieux qu’une cible terrorisée pour la contraindre dans de simples suggestions ?
Silencieuse je l’écoutai jusqu’au bout, prenant bien en compte chacun de ses propos en décortiquant ces derniers, cherchant non pas des failles dans son argumentation, mais dans la carapace mentale que je trimbalais dans ma vie quotidienne.

- Pour le moment pas grand-chose, je me suis surtout sur gavée de théorie crafting, de recherches et d’exemple vis-à-vis de X, Y ou Z sujet… Répondis-je l’index et le pouce pinçant légèrement mon menton. S’il s’agit d’une simple suggestion, aussi forte soit-elle, comment donc fonctionne le sceau de la langue de plomb ? Demandai-je en levant vers lui un regard d’autant plus sérieux. S’il avait s’agit de quelque chose d’aisé à outre passé, il ne serait pas aussi utiliser et pourtant, dans certaine organisation à l’extérieur c’est littéralement devenu monnaie courante… Poursuivis-je en soulevant un sourcil.
De mon point de vue, il s’agissait du même type de sceau, celui dont je parlais à l’origine en étant simplement un plus élaboré. S’il avait s’agit de suggestions, aussi fortes soient-elles, sur une centaine de sujets il devrait au moins y avoir un d’entre eux capable de s’exprimer vis-à-vis de son sujet tabou ou même de balbutier… Poursuivis-je.

Toutefois jusqu’à présent... jamais ce genre de cas n’a été recensé… tout du moins pas dans les documentations que j’ai parcourues. Certe ici le sceau ne contrôle qu’un muscle, forçant celui-ci à se raidir dans le cas où le concerné voudrait faire part de ses connaissances… mais cette commande d’activation est bien liée au fait que le porteur entreprenne de parler d’un sujet dont il ne devrait pas… Continuai-je dans un marmonnement en faisant état de mes pensées vis-à-vis de la clé de voute de notre conversation.

Petit à petit, de marmonnement en marmonnement, d’élaboration de théorie à voix basse en une autre, je finis par me rendre compte du point qui me chiffonnait le concernant : ceci dit, excuse mon manque de culture, mais… Meikyû ? Je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir déjà entendu ce nom… qui êtes-vous ? Si je puis me permettre du moins ? Fuyais-je le sujet ? Oui, un peu… des picotements sur ma langue m’indiquaient déjà que je dépassais les bornes… la sanction ne tarderait pas si je restais aussi explicite dans mes dires…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Mar 10 Avr 2018 - 14:40

L’écoutant attentivement, Raizen trouvait que les points qu’elle amenait étaient intéressants. Après tout, le mieux pour décortiquer une situation était d’avoir un exemple concret qui risquerait d’être utilisé comme cas d’études. Même si le sceau de langue de bois n’était pas aussi utilisé qu’elle semblait le laisser présager, il était vrai que les organisations procédaient souvent à l’usage de ce genre de sceau. Malgré tout, le gouvernement était généralement celui faisant usage de ce type de sceau, notamment pour s’assurer la fidélité et loyauté des membres de l’équipe spéciale en cas de capture. C’était un moyen de les sécuriser, mais aussi de sécuriser le village de toute possibilité menant à la dénonciation. Or, l’élément le plus surprenant de cette conversion fut probablement le fait qu’elle n’avait jamais entendu parler des Meikyû, un clan pourtant relativement connu pour tous ceux s’intéressant au fuinjutsu.

Arquant légèrement un sourire en ayant un sourire en coin, Raizen commença à traiter chaque sujet dans un ordre prédéterminé à l’avance.

-Le clan Meikyû vient de Kaze no Kuni et tire tout son pouvoir à travers le fuinjutsu. Ayant scellé des ancêtres ancestraux puissants, les membres sont en mesure d’activer des fuinjutsu leur permettant d’avoir accès à certaines capacités qui peuvent varier.

Désirant donner certains exemples sans forcément s’étaler sur son propre cas, Raizen décida de donner des exemples connus sans forcément qu’ils soient affiliés à lui : Que ce soit des facultés Genjutsu spéciales, l’augmentation de la dextérité d’un membre, l’absorption du chakra ou même la surpuissance d’un membre, les sceaux sont tous relativement puissants et dévastateurs.

La fixant sans forcément broncher, il poursuivit :

-Les Meikyû sont un des clans les plus puissants en termes de Fuinjutsu. Les Uzumaki sont aussi connus pour leurs pratiques diverses en Fuinjutsu. Cependant, pour le moment, ils se font plus ou moins discrets et ne collaborent jamais avec les Meikyû, il y a une trop grande rivalité entre les deux clans.

Mettant sa main sur sa lèvre, il commença à se demander s’il n’y avait pas une solution à ce problème. Après tout, s’il y avait bien un clan qui avait développé une technique Fuinjutsu pour briser les sceaux du genre, c’était bien les Uzumaki. Si les Meikyû étaient des experts de l’art du stockage, les Uzumaki étaient plus puissants en marquage.

-Pour un sceau comme la langue de plomb, il est vrai qu’il est tout de même difficile à le briser, mais c’est principalement parce que le sujet scellé est connu que de la personne l’ayant posé et la victime.

Arborant un fier sourire, Raizen poursuivit en étalant sa théorie sur le sujet.

-Malheureusement, je ne me suis jamais retrouvé dans une situation où j’ai dû briser ce genre de sceau. Par contre, un des phénomènes importants pour briser un quelconque sceau est sa compréhension et si nous ne comprenons pas ce qui active le mécanisme de destruction, il est impossible de savoir ce que nous devons désamorcer à la base, c’est ce qui fait toute l’efficacité du sceau.

Reportant son regard vers la droite puis la gauche, il finit par ancrer ses iris dans ceux de la blondinette.

-Donc, pour tout te dire, ce genre de sceau ne peut être brisé que par un expert du fuinjutsu pour la simple et bonne raison que le sceau qui sera posé pour briser celui qui est activé se doit d’être assez puissant pour réécrire tous les cas d’activation et les briser à la source. Si c’est facile pour l’hôte du sceau, il faut une grande maîtrise pour qu’une personne externe puisse s’attaquer au tout.

Or, dans toute cette discussion, une chose l’avait marqué. En effet, Raizen ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi elle posait une telle question.

-Si je peux m’y aventurer, pourquoi l’intérêt ?

Après tout, il était rare que quelqu’un utilise un sujet aussi précis pour tenter d’en savoir plus. Faisait-elle partie d’une escouade d’opération spéciale ? De par son physique, il était fort possible qu’elle ait un rôle important. Après tout, les Metarus étaient connus pour être des combattants puissants et dangereux dans de nombreuses situations de combat. Ainsi, il était fort possible que celle-ci fasse partie de ce genre d’équipes spéciales. Or, il y avait plus important.

-Sinon, on peut aussi retourner la situation et poser un sceau parasite qui aura pour but de graduellement consumer l’effet d’un autre sceau en l’absorbant.

Raizen n’avait jamais vu de situation du genre. Toutefois, il était presque certain que ce genre de sceau devait être faisable. Combinant un mécanisme de marquage et de stockage, le tout aurait pour but d’absorber les effets du sceau en divisant l’impact lié aux conséquences en microévénements qui arriveraient jusqu’à ce que le sceau soit totalement absorbé par le sceau de stockage. Si on veut, c’était comme si le sceau parasite aurait pour but d’essayer de nombreuses combinaisons jusqu’à ce qu’il soit en mesure de trouver la clé permettant de briser le sceau de langue de plomb. Combiner avec un sceau médical continue, ceci pourrait être une bonne solution.

-Au lieu de subir les effets d’un seul coup, le sceau parasite tenterait de trouver la clé de descellement en effectuant plusieurs microconversions de manière continue jusqu’à ce que le code soit brisé.

Certes, la douleur risquait d’être délicate, voire même insupportable, par moment. Or, c’était un exemple concret d’innovation plausible à l’aide du fuinjutsu. Au final, peu de règles régissaient cet aspect technique pourtant très réglementé. Les règles imposaient le langage et la suite n’était qu’une question d’innovation et de créativité.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mer 11 Avr 2018 - 21:00

Hum, cette situation était exactement celle dont Shuu m’avait fait part, mais aussi la raison pour laquelle je ne comptais pas faire vivre à Kuu cette même illusion de confort dans laquelle j’avais été cadenassée. Les Meikyû étaient sensés êtres des individus connus, sans même m’en rendre compte j’avais été particulièrement grossière en lui demandant des « informations générales » sur le clan dont il était un fier membre. Quelque part je comprenais mère qui avait accepté de m’isoler dans cette cage dorée, me protéger des dangers de l’extérieur, de l’esclavagisme, des tortures, de la « loi du plus fort » et bien d’autre joyeuseries régnant en bien des endroits du Yuukan… après tout maintenant que j’y pensais, qu’allait faire d’une jeune fille des individus en manque de présence féminine depuis plusieurs décades lunaires ?
Fronçant quelque peu le regard, j’écoutai, comblant de ses quelques paroles mes lacunes en la matière avant d’insister là-dessus : Excuse-moi, mon ignorance m’a amenée à être incroyablement discourtoise… Fis-je en inclinant légèrement la tête, un sourire gêné sur le visage tout en le laissant potasser ses idées avant de revenir au sujet premier. Ou plutôt, donner quelques nouvelles indications sur son clan.

- Des experts dans l’art du scellement ? Avais-je répété à voix basse en l’écoutant. J’en avais cherché des jours, des mois, voire des années durant sans résultat. Me rendre compte maintenant que mes inquisitions n’étaient en fait que mal orienté… je me sentais un peu idiote…

De ce qu’il en avait expliqué, leurs capacités me paraissaient pour le moins intéressantes, se servir des fuuinjutsu pour le combat n’était pas particulièrement innovant, mais les leurs, lié à des pratiques plus particulières semblaient avoir une part de mystère ; mystère qui quelque part rendait attrayante leur habilité. Le côté « ancestral » de la chose m’intriguait, mais la perspective d’utilisation des différents sceaux Meikyu me paraissait intéressante. Les engrenages vis-à-vis de ceci et de leurs limitations, tout du moins de celles que j’en avais déduites me dérangeaient véritablement. Mais là n’étais pas le sujet, avant même que je ne commence à véritablement sombrer dans les mers de mes réflexions, la voix du Meikyu reprit de plus belle, me donnant cette fois-ci son avis vis-à-vis de mes précédentes allégations.
Effectivement pour des kumojins, ou plutôt pour des personnes baignant dans la lumière des lois établies pour la protection du peuple, il était presque impossible de se retrouver confronté à ce genre de sceau ; il n’était donc point étonnant qu’il n’ait jamais eu à en désamorcer un… et si la question vous triturait l’esprit, oui… j’avais eu une période… hors des lois.

Son analyse n’était pas mauvaise, bien au contraire, j’étais parfaitement en accord avec elle, connaitre la nature du sceau pour être en mesure de réécrire ses commandes, et soit le disrupter, soit le supprimer de l’existence de son porteur. Mais là était le problème, pour ce genre de sceaux, disons celui-là en particulier, il fallait que l’individu marqué montre sa langue, qu’en face les gens sachent qu’il n’est pas en mesure de divulguer quoi que ce soit, mais aussi que des personnes qualifiées pour puisse voir, analyser, comprendre et préparer une contre-mesure en rapport au fuuin en question ; un expert, comme Raizen venait de le préciser.
J’avais conscience de ses dires, conscience de la véracité de ceux-ci, et même s’il apportait des précisions supplémentaires à ce à quoi mes recherches avaient abouti, ma première proposition à pareil cas restait selon moi la meilleure…

Pourquoi avais-je insisté sur le fait de faire connaitre l’existence du sceau aux gens pour qu’ils puissent venir en « aide » à la victime ? C’était bien simple ; dans mon cas ceci m’était impossible… la dernière personne qui avait réussi à me forcer à ouvrir la bouche et constater la présence de ces inscriptions parasites avait lâché son dernier soupir dans mes bras… tués par ma main ; évidemment, quel docteur se douterait que son patient voudrait sa mort… ? Quel médecin se méfierait de son malade ?
Pouvez-vous seulement comprendre, l’horreur que de se rendre que ses propres chairs ne sont plus siennes, qu’elles réagissent avec une brutalité sans nom soit contre elle-même, soit contre les personnes cherchant à là délivrer de cette prison, de cette servitude aveugle en des inscriptions dissimulées çà et là… ?

- Lorsque j’ai pour la première fois appris le genre de vie que menait le peuple à Hi no kuni, j’en ai parlé à Shuu, il fallait aider ces gens… en tant que mère, je ne pouvais me résoudre à imaginer ce que vivaient celles de ce pays… Fis-je en me rappelant de cette entrevue avec l’actuel raikage dans la raffinerie. mettre au monde un nouvel être une expérience qui vous change, le seul désir que vous avez pour cette petite chose est de la voir prospérer en toute quiétude dans ce monde… poursuivis-je avec une pensée pour la petite Metaru qui s’évertuait certainement à apprendre encore et toujours plus de choses de son sensei…
Ce n’est qu’à ce moment-là que je le compris, si vraiment nous nous devions de les aider, faire taire le régime politique actuel n’était pas la seule et unique chose à faire, les différents groupes nés de ce chaos se seraient certainement bien établis, avec suffisamment de sécurité autour des esclaves et agents pour taire leur opérations. continuai-je en fronçant le regard. Techniquement si vous aviez suivis, vous devriez le comprendre… pour être capable de soutirer des informations aux victimes, comme aux acolytes de ces organisations… les libérer de l’emprise des différents fuuin les scellants est non pas une étape primordiale… mais littéralement la première avant de pouvoir procéder à un interrogatoire, et détruire ces organisations à la racine…

J’écoutai avec une attention particulière l’idée du sceau parasite, effectivement, enchainer plusieurs combinaisons telles celles des coffres forts serait une solution plausible, les répercussions seraient minimes, si du moins l’on ne prenait pas en comptes les éventuelles réactions du sceau à disrupter vis-à-vis de ceci… mais cela n'était malheureusement point valable pour toutes opérations…
Fronçant le regard, j’aurais pu y voir un espoir, mais… cette possibilité n’était utilisable que dans un certain cas de figure, lorsqu’il n’y avait qu’un et un seul sceau. Menton de nouveau entre pouce et index, j’avais le regard mi-clos, j’y voyais aussi un inconvénient de taille. Une telle opération serait particulièrement douloureuse, le sujet serait presque en permanence au bord de l’évanouissement, et c’était ça le souci… nous ne prenions ici en comptes que les « sujets » adultes… qu’en était-il des enfants ? Il était absolument hors de question de soumettre Kuu chan à ceci… … …

Bien sûr que cette histoire concernant Hi no kuni n’était qu’une face, aussi bien avais-je foie à me dires vis-à-vis de ce pays que la première chose m’important véritablement était le sourire de mon petit ange, son sourire, sa santé, sa vie… c’était le pourquoi de mon acharnement ici. L'on disait qu'un mensonge se devait d'être empreint de vérité pour qu'il ne soit que plus réaliste... ici je ne mentais point, je me sentais véritablement concernée par Hi no kuni ; mais comme le disait le dicton... la charité bien ordonnée commence toujours par sois même.

- Hormis le fait que cet enchainement d’essai et de raté concernant les différentes combinaisons et associations possibles serait atrocement douloureux… comment ferais-tu pour les cas de chaine de commandes ? Demandai-je en levant vers lui un regard inquisiteur. Dans le cas où ce sceau de la langue de plomb serai lié à un autre, en enclenchant un autre… en régissant un autre… ? Fis-je en sentant un voile noir lentement ternir ma vision… Dans ce genre de cas, chercher à tâtons les points faibles d’un sceau, avant de remonter à celui dont dépendait son activation et ainsi de suite… finirait par couter la vie de cible. Finis-je en croisant les bras pensive.
De technique dans l’art du Fuuin ? Je n’en avais guère, pas même une seule, mais s’était surtout parce que je concentrais absolument tous mes efforts sur ce sujet-là. J’étais certes presque incollable là-dessus, mais c’était au détriment de toute autre connaissance approfondie dans un quelconque autre domaine de cet art… Finalement, ma conclusion me revint en tête comme étant la meilleure option.

- L’idée d’un sceau de contrôle me semble être la plus pertinente… Finis-je par lui marmonner alors que s’éclipsait le voile suite à ce changement de sujet.. un sceau suffisamment puissant et intrusif pour prendre le contrôle des sceaux déjà présent, pour pouvoir les contourner… ce serait un système équivalant à celui des ampoules dans une chambre avec plusieurs interrupteurs. En ajoutant un nouvel interrupteur dans le circuit, on en éclipse l’autre… l’idée ici est de créer un sceau qui s’imposerait comme maitre, sur le principal ou sur le seul présent, permettrait de couper à la racine les autres sceaux… et leur différentes répercussion possibles… puisqu’ils seraient sous notre contrôle… un sceau qui agirait comme un virus… achevai-je en gardant un être sérieux avant de lever les yeux vers lui. Qu’en penses-tu ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Sam 14 Avr 2018 - 4:43


Plus Itagami parlait et plus Raizen était intrigué et curieux. Ce n’était pas tous les jours qu’il avait l’opportunité de voir quelqu’un étant confrontés à une telle réalité. De plus, le fait qu’elle fasse mention de Shuuhei ne faisait que confirmer l’idée qu’elle soit possiblement impliquée dans des affaires prioritaires. Après tout, personne ne pensait à vouloir trouver un moyen de briser un sceau empêchant un otage de parler si ce n’était les membres des opérations spéciales. Malgré tout, il y avait un point sur lequel Raizen n’était pas d’accord. Tout comme de nombreuses personnes, Itagami tentait de briser le feu par l’eau. Lorsqu’un virus émergeait, le réflexe premier était de concevoir un antidote venant détruire les propriétés du feu. Bien que pertinent et utile, Raizen préférait aborder la situation d’une autre manière. Optant pour le vent avant d’opter pour le feu, il trouvait sa solution beaucoup plus ingénieuse et réfléchie.

-Au lieu de tout bonnement trouver un contre à une situation, c’est beaucoup mieux de trouver une manière de la contrer tout en l’amplifiant de la manière dont on veut.

Ne délaissant pas celle-ci du regard, il décroisa ses bras pour utiliser sa gestuelle afin de dépeindre ses idées.

-Par exemple, si quelqu’un que vous kidnappez possède un sceau de langue de plomb, à moins que la personne ait été assez ingénieuse pour aussi brider la mémoire de la personne, il ne suffirait que de développer une technique permettant de pénétrer l’esprit de quelqu’un pour savoir ce qu’elle cache.

Souriant lentement, Raizen poursuivit sans hésitation.

-Ce qui fait la force des Yamanaka est leur capacité à pénétrer l’esprit d’un individu et à le commander. Par contre, tous les Yamanaka sont potentiellement plus dangereux que les gens le pensent. En plus de pouvoir contrôler un autre individu, ils pourraient décider de vouloir se glisser simplement dans la mémoire des autres individus pour comprendre et savoir tout ce qu’ils savent. C’est un processus plus ou moins long, mais pour quelqu’un en prise d’otage, c’est relativement facile d’avoir suffisamment de temps pour pouvoir utiliser cette méthode d’interrogation.

Poursuivant, Raizen n’avait pas fini.

-Sinon, c’est aussi possible de développer une technique d’extraction de la mémoire et des pensées. Ce genre de technique est excessivement rare, mais à long terme, ce serait beaucoup plus intéressant que de développer une technique antisceau de langue de plomb. Après tout, ce n’est pas parce qu’une personne a un sceau l’empêchant de parler qu’elle parlera une fois absent. Même sous la torture, je suis presque certain que les ninjas gardant les informations les plus dangereuses préférons souffrir ou mourir ou lieu d’avouer la réalité.

Utilisant un concept qu’il connaissait très bien, le kumojin continua d’illustrer la situation.

-La règle du 80/20 représente le fait que 20% des gens détiennent 80% de la valeur. Ainsi, les 20% possédant les informations les plus valorisantes sont probablement les personnes les plus entrainés et préparés à faire face à ce genre de situation. Ainsi, ça tuerait tout l’engouement pour de telles techniques.

Amenant sa main à son menton, il avait toutefois une meilleure image du sceau parasite.

-Par contre, un sceau parasite est une bonne idée. En plus de pouvoir briser un sceau, ce parasite, tout comme un virus pourrait être utile. Si l’on veut, c’est comme un virus qui vient combattre un poison en changeant une variable pour rendre le poison utile à l’organisme. Il ne suffit que de détruire les pièces du puzzle que nous avons pour les remodeler à notre manière.

Souriant face au génie dont tous deux faisaient preuve, le Kumojin dévoila sa main gauche pour y montrer son sceau de putréfaction.

-Par exemple, ce sceau scelle les pouvoirs d’un ancêtre me permettant de faire d’importants dégâts. Par contre, je pense qu’il y a un moyen de changer une variable du sceau pour permettre de relâcher une plus grande parcelle du pouvoir qui a été scellé. C’est ce que je compte investiguer prochainement.

Terminant sur cette brève tranche personnelle, il se demandait toutefois pourquoi Itagami cherchait autant d’information.

-Tu as fait mention du Raikage et de nombreux éléments intéressants. Je suppose que tu fais partie des services secrets de Kumo non ?

Ayant un regard neutre, bien qu’intrigué, Raizen ne démontrait aucun signe d’hostilité ou de malveillance. Il désirait simplement connecter les fils pour mieux comprendre à qui il avait affaire. Après tout, ce n’était pas chaque jour qu’une personne désirait pousser un sujet à ce point sans avoir un motif important.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Jeu 19 Avr 2018 - 2:25

De deux choses l’une, je m’étais mal exprimée, ou il ne m’avait pas écouté… fin il restait aussi l’option de la compréhension de mes dires, mais finalement ça remontait à l’idée de m’être visiblement mal exprimée, puisque les premiers mots de celui-ci étaient dans l’idée de me contredire, mais reprenait exactement mon idée à deux ou trois détails près…
Le contre « amplifiant » que je proposais était justement un sceau plus puissant que le contrôle principal posé pour profiter de la totalité de la machinerie et non d’un simple point précis de celle-ci, ou même de la suppression de ses différentes et éventuelles ramifications… je fis tout de même silence, écoutant ses propositions dont l’exemple avec le sceau de la langue de plomb, exemple consistant à directement extirper lesdites informations de la tête de la victime. Dans un cas de prise d’otage, c’était effectivement une possibilité… mais dans mon cas, alors que le Yamanaka serait probablement en train de chercher à briser d’éventuelles défenses mentales… mon corps aura tôt fait de le tailler en pièce ; ce n’était pas encore ma solution miracle.

Inclinant la tête sur le côté, j’aurai voulu lui fairepart de cette possibilité ; du fait que la victime puisse être contrainte à réagir violemment en cas de tentative de violation ou de détournement trop évidente de ces différentes restrictions psychiques… Ceci dit, les miennes, toujours actives me clouèrent le bec avant même que je ne songe à l’ouvrir. Il y avait visiblement une limite aux failles que je pouvais me permettre d’exploiter, même dans le cadre de l’étude du fuuin en lui-même.

Cette idée de créer un extracteur d’informations était toutefois intéressante, dans des cas d’enlèvements comme je l’avais soulevé ceci restait une belle proposition ; voir même un excellent outil pour les interrogatoires… personnellement, préférant la manière forte en tant que Jashiniste confirmée, je dépréciais quelque peu cette possibilité. Mais… dans le cadre d’un usage pratique, il pouvait ainsi se montrer plus utile que mes petits… penchants… mais qu’en serait-il si Shirotsume était le poseur… ? La victime mourrait pendant l’extraction.
Combien de fois l’avais-je vu ricaner alors qu’il mettait au point cette prison ? Pour mes années de loyauté j’avais écopé d’une version légère de celle-ci… fin, légère, j’avais juste été épargnée vis avis du fuuin sensé ôter la vie selon certaines conditions ; je supposai qu’assister impuissant à cette extraction forcée causerais la mort dudit patient… valait mieux un subordonné mort et silencieux qu’un loyal bras droit devenu une balance malgré lui… Mon regard s’était assombri en repensant à cet individu, ces souvenirs remontaient à presque huit ans, mais le voir rire aux éclats devant ces gens saignant par tous les orifices possibles durant ses tests… était quelque chose que j’avais du mal à oublier… comme j’avais du mal à effacer le souvenir de mon propre rire… se joignant au sien.

*… ha bha.. il m’avait compris in fine…* ne pus-je m’empêcher de penser en soulevant un sourcil lorsque celui-ci émettait de nouvelles réflexions, présentant le sceau de contrôle dont je lui avais parlé comme un parasite ; un parasite remodelant l’espace dans lequel il évoluait pour le faire sien. Ça ne présentait certes pas très glamour, mais restait effectivement l’idée, une idée qui finalement ne marchait véritablement que contre les créations de celui qui m’avait fait ça.

Toujours plongée dans mes pensées, je réfléchissais à ses précédentes idées, Shiro… était un individu appartenant à une organisation qui, très sélective ne s’attarderais pas à placer ses « œuvres » sur le premier venu… le contrer lui particulièrement n’était donc pas forcément utile pour le village, bien que cette perspective me paraissait être une option marchant dans tout cas de figure. Cependant, exploiter les idées de Raizen pour des zones comme celles des territoires de Hi no kuni ou d’Ame gakure restait plus qu’envisageable et moins chronophage… peu de groupes étaient à même de se payer le luxe d’avoir pareil scelleur dans leur sein, donc… développer ces méthodes rapides d’interrogations pour ces secteurs était… une perspective à considérer.

- Hum ? Oui, il avait réussi à m’intriguer ce petit passage sur le sceau dont il cherchait à exploiter le plein potentiel, sceau qui renfermait des capacités.

Je pris sa main avant qu’il ne puisse la ranger une nouvelle fois, portant une grande attention au fait de ne pas le toucher directement avant de scruter avec attention les glyphes qui… renfermaient la fameuse capacité.

Il y avait des similitudes avec certains sceaux restrictifs que j’avais entraperçus lors de mes différentes investigations, mais ça s’arrêtait là ; des similitudes. Des encoches en plus, des courbes, des modifications paressant mineures, mais lourdes de conséquence sur la syntaxe du tout. Certains glyphes n’étant même pas censés cohabiter ensemble semblaient carrément liés sur le sceau qu’il portait…
Soulevant un sourcil en m’égarant dans mes analyses et suppositions, j’en vins à une conclusion qui avait sa part de logique. Comme dans le monde nous entourant, changer de pays pour un autre avait pour inconvénient de souvent avoir à changer de langage, j’assumais qu’il devait en être de même pour les sceaux… ce langage n’avais presque rien à voir avec celui que je connaissais ; fin, connaissait… c’était encore un bien grand mot, mais même si ressemblance il y avait, on était loin, loin du langage habituel… intéressant… très… intéressant

Fronçant les sourcils, je finis par lâcher sa main, indexe sous le menton en pleine réflexion, avant de répondre à sa dernière question. Supposons que j’en fasse partie… que devrais- je faire d’un imprudent qui me soupçonne… ? Fis-je avec un air détaché, tandis qu’une épée de métal d’aspect particulièrement agressif prenait lentement forme, semblant couler de ma main… je devrais le supprimer pour la sécurité nationale non ? Fis-je avec un sourire avant de simplement laisser tomber l’épée.

- Haha, désolé, j’ai toujours rêvé de jouée les durs un jour, non je connais juste Shuu, c’est la famille… Fis-je d’un visage souriant. je ne suis qu’une tierce partie concernée, et une mère empathique envers ses consœurs d’autre pays, d’autres contrées… Poursuivis-je en levant le regard vers le ciel. Je me disais juste, que je détesterais avoir à élever ma fille dans une zone de guerre, ou… en étant une esclave… en ayant conscience que l’héritage que je lui laisserais, ne serait qu’une vie empêtrée dans les chaines de la servitude… Finis-je avec une petite voix en baissant les yeux…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Jeu 19 Avr 2018 - 4:39

Regardant Itagami après qu’elle ait soudainement examiné son bras, Raizen étira un mince sourire à l’idée qu’elle soit possiblement membre d’une unité spéciale. Il était si fanatique de l’idée qu’il n’osait même pas voir à travers le mauvais jeu de comédie dont elle faisait délibérément preuve. Ainsi, ses yeux se mirent à pétiller sans relâche alors qu’elle avait son épée en main. Ce n’est que lorsqu’elle relâcha son épée qu’il fut en mesure de voir à travers la supercherie, se contentant ainsi d’échapper un rire en l’écoutant parler jusqu’à la fin.

Dès lors, il arqua un sourcil lorsqu’il fit référence au fait qu’elle était mère. Le fait qu’elle soit liée par le sang à Shuuhei n’était pas surprenant étant donné qu’ils partageaient le même nom de famille. Or, le fait qu’elle soit mère n’était pas vraiment visible. Après tout, peu importe de quelle manière il la regardait, elle ne semblait pas avoir porté d’enfant. Sur le coup, il examina le corps de celle-ci, réalisant à quel point elle avait une belle apparence. À travers sa musculature, il pouvait aisément y voir une grande dévotion à l’entrainement quotidien. Ce devait être de cette manière qu’elle s’était séparée des aspects négatifs de la grossesse. Après tout, elle semblait trop jeune pour avoir 100 % l’air d’une mère ayant eu plusieurs enfants.

Ayant probablement environ son âge, Raizen était intrigué par la vision que pouvait avoir une personne qui éduquait quelqu’un dans ce monde nouveau. Certes, ses idéaux de destruction pour mieux reconstruire n’étaient pas les plus pertinents dans le cas actuel sachant pertinemment que la stabilité était importante pour la croissance des enfants. Malgré tout, une part de lui pensait qu’un environnement changeant contribuait indirectement à l’évolution forcée qui avait un aspect positif sur la croissance des enfants. Après tout, le monde était peuplé de bien comme de mal, fait, qui était inévitable. De ce fait, plus tôt ils étaient exposés aux deux facettes, plus tôt ils apprenaient à les accepter pour ensuite jongler avec.

-Heureusement, même dans mes soupçons, je suis plutôt prudent, donc nous n’aurions pas eu ce problème.

Jouant sur les mots afin d’établir la table pour passer à un sujet plus personnel il poursuivit.

-Je n’aurais jamais cru que vous étiez parent, mais c’est quand même intéressant d’avoir l’opinion d’un parent. J’imagine que ta vision de bien des choses risque d’avoir changé.

Soupirant légèrement, il se laissa bercer un temps dans son regard bleuté avant d’avoir une légère idée.

-Mais en tant que parent, ça peut être intéressant de poser des sceaux de protection sur ses enfants, comme un sceau brisant un genjutsu malveillant, un sceau qui se déclenche à la moindre blessure ou autre. Ce sont généralement de bons réflexes à avoir surtout qu’au final, il n’y aura jamais réellement de période de paix, car même dans la paix, ce n’est pas toujours le beau temps.

Sa phrase avait un sens plus poussé, mais il espérait qu’elle comprenne.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mer 25 Avr 2018 - 12:22


- … Tout n’est que nuance de gris. Finis-je par marmonner vis-à-vis de ce qu’il disait sur la perception de ce monde fonction des gens.

Hum, honnêtement à l’époque où maitre Nara tentait de faire rentrer cela dans ma petite caboche blonde, je n’avais pas écouté, ou plutôt avait l‘esprit trop plein et fort probablement trop jeune… non… trop inexpérimenté pour pouvoir assimiler ce concept. Ça me prit du temps, l’adolescence et un peu plus pour clairement l’assimiler, tout dépendait de comment l’on le prenait, à mon niveau je le voyais comme une manière de non pas justifier toute chose, mes accepter aussi bien ses actes que ceux des autres fonctions des situations, les actes et leurs conséquences...
Que ne ferais-tu pas pour ce que tu aimes ? Condamnerais-tu un acte répréhensible s’il a été perpétré pour sauver une vie ? Tant de choses entraient en compte que la notion du « bien et du mal » devenait très très vite abstraite…

Il était ceci dit un point sur lequel je n’étais pas tout à fait d’accord avec lui, la personnalité, je l’avais écouté ans bronché, mais préféré ne point interférer plus que ça sur le sujet. À mon sens cette même personnalité n’était en rien un acquis de naissance, mais plutôt le résultat de ses expériences, de sa vie, de son milieu et bien d’autre détail dans ce genre :

- Force est donc de constater que tes parents ont fait du bon travail… fis-je avec un sourire.

Trop de richesse et d’opulence menaient généralement à une suffisance et une arrogance à toute épreuve, un certain laxisme qui si mal géré devenait très vite un poison. C’est dans cet univers que j’aurais dû baigner, m’enfoncer dans cette paresse et cette oisiveté pour devenir une noble, 100% dépendante des autres ; qu’est-ce qui m’en a empêché… ? Ces fameux actes répréhensibles ; et l’inquiétude me rongeant jour après jour. Lui avait été élevé à la dure, moi m’étais dégradée en cachette dans un monde que tôt ou tard me rattraperais... Des chemins différents pour des résultats presque similaires hein…
Me retournant vers lui, faisant nonchalamment tourner le rouleau informatif sur le fuuin entre mes doigts, je l’observai amusé, repensant à la manière dont il tentait de me convaincre de me mettre par moi-même à l’utilisation poussée et l’élaboration de fuuinjutsu de mon cru, comme ceux déjà connus que je pourrais retoucher à ma guise. Ceci était déjà mon plan, mieux, s’était déjà ce que je mettais en place en me surchargeant ainsi l’esprit de documentations sur le fuuinjutsu et sur les possibilités d’utilisation de celui-ci. Le domaine en effet se présentait comme étant particulièrement vaste, la moindre virgule, ou anicroche dans un glyphe pouvant modifier la signification non pas de celui-ci, mais de tous ceux qui se rapprochaient de près ou de loin à lui dans des architectures données en changeaient le sens.

Fronçant le regard un instant, fixant celui-ci sur le rouleau avec lequel j’avançais, j’avançais, oui, mais à une vitesse que j’aurais espéré de plusieurs crans plus élevés, je posai finalement mes yeux saphir sur le Meikyu, réfléchissant sérieusement à ce que lui, son intellect et son affiliation avec les sceaux pouvaient avoir à m’apprendre... En réalité il n’y avait pas beaucoup à réfléchir, curieuse comme je l’étais, ou comme j’avais été entraînée à l’être, voir s’étendre devant moi un univers aussi mystérieux que pratique tel que le fuuin… sans pouvoir l’étudier comme il se devait me paraissait être un crime en vers ma soif de connaissance.
D’abord Sayo et maintenant lui… j’avais cette drôle d’impression que demander un nouvel enseignant pour ce qui concernait l’at du scellement serait fort probablement mal vu, non… non pas mal vu, ça allait plutôt me peser sur la conscience vis-à-vis de la Nara qui avait pris tant de son temps, de ses ressources et de plaisir à partager avec moi son savoir sur cet art. Je restais certes sélective sur ce qui connait mes désirs par rapport au fuuin, mais ce temps passé avec elle n’était visiblement pas perdu…

- Ne t’inquiète pas je vois bien ou tu veux en venir. Fis-je en lui offrant un nouveau sourire, montant au niveau de mon visage ledit rouleau, pour lui faire comprendre que j’avais bel et bien assimilé ses dires. ceci dit, je dois t’avouer que ces sceaux ancestraux m’intriguent encore… Fis-je en baissant le regard vers sa main marquée. Je restais ainsi dans le domaine du fuuin sans évincer ma précédente institutrice ; mais le sujet n’avait pour le moment de cesse de me triturer les méninges.

j’ai étudié plusieurs langages concernant le fuuin, mais celui que j’y ai vu me parait vraiment appartenir à un tout autre dialecte.



_________________


Dernière édition par Metaru Itagami le Sam 5 Mai 2018 - 1:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Mer 25 Avr 2018 - 14:43

Qui avait réellement parlé de faire confiance à autrui pour une tâche aussi colossale. À vrai dire, il comprenait d’où elle venait et tout ce qu’elle voulait dire. Toutefois, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il y avait une certaine zone grise qui était importante à considérer. Tout comme la surprotection n’était pas un phénomène à encourager et mettre de l’avant, le libre arbitre n’était pas toujours la meilleure solution. Lorsque venait le temps de consacrer des moments à l’éducation d’un clone miniature partiel de sa personne, il était important de prendre en considération la personnalité de l’enfant. Sans quoi, celui-ci pourrait se sentir étouffer ou évoluer dans un univers trop laxiste pour son propre bien. Tout était une question de propension à avoir besoin de certains facteurs d’encadrement pour grandir. Telle était sa philosophie. Toutefois, il ne pouvait réellement parler d’expérience sachant pertinemment qu’il n’avait jamais été dans ce genre de situation. Or, il appliquait cette théorie à l’ensemble des phénomènes qui régissait l’univers, se contentant de changer ce qui nécessitait une modification quelconque.

-Je comprends que le phénomène de confiance n’est pas forcément la chose la plus facile surtout que comme dit, c’est important pour un enfant de voir le monde de ses propres yeux, de s’en faire sa propre idée et de réaliser son niveau de difficulté lui-même.

Marquant une pause, le jeune homme posa son doigt sur ses lèvres, signe de réflexion pertinente. Sincèrement, il se demandait comment aborder le tout, mais tel qu’accoutumé, être direct et franc risquait d’être sa meilleure carte.

-Mais j’ai un dicton qui est le suivant : si tu ne fais pas confiance aux individus, tu n’as qu’à trouver un moyen de faire ce qu’ils font en mieux.

Ayant un léger sourire marquant son rictus, Raizen l’invitait clairement à approfondir sa connaissance du fuinjutsu pour qu’elle puisse poser les sceaux de son choix sur son enfant. Après tout, elle n’aurait pas besoin de mettre sa confiance en quiconque et le résultat serait le même.

-Comme dit, tu n’auras qu’à bâtir l’ensemble de règles que tu voudras, comme des sceaux de protection en cas de situations critique, ni plus ni moins.

Tentant de plus en plus d’innover les multiples facettes du fuinjutsu pour les appliquer à diverses réalités, force était de constater que cet art était vraiment flexible, s’adaptant aisément aux besoins respectifs de ses utilisateurs. Tout était une question de visualisation comme il le dirait plus tard à Ikeda Sazuka lors de leur entrainement.

-Mais bon, j’ai aussi vécu dans un clan populaire et en quelque sorte important, donc je sais ce que c’est de vivre avec plus ou moins une cuillère dorée dans la bouche. Par contre, j’ai eu la chance que mes parents me fassent voir la dure réalité d’autrui et ce pour quoi ils combattaient. Si on veut, que je sois en accord ou non avec leur opinion, ça m’a permis très tôt de voir qu’il n’y avait rien de blanc ou noir. Ce qui est bien pour un, mais qui aurait pu être mal si j’avais une autre personnalité. Ce qui fait la joie de l’un , ne fait pas le bonheur de l’autre et vise versa. Or, il y a une balance qui est tout de même pertinente à garder.


Marquant une pause, il poursuivit :

-M’enfin, si tu veux, je peux t’aider au niveau du fuinjutsu sur l’élaboration d’un sceau de contrôle pour te protéger toi-même. Par contre, ça prendra beaucoup de temps, d’essai et d’erreurs, mais surtout et avant tout d’études pour voir s’il a déjà été tenté par le passé.

Sachant pertinemment que ça ne devrait pas prendre des siècles , Raizen eut un léger rire, se mettant lui-même indirectement au défi d’être productif sur ce cas précis. Ainsi, il rejetterait son dévolu sur le jashinisme et ses questions plus tard. En résumé, chaque chose en son temps. Il devait y aller avec un ordre de priorité bien précis.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Sam 5 Mai 2018 - 1:37


- … Tout n’est que nuance de gris. Finis-je par marmonner vis-à-vis de ce qu’il disait sur la perception de ce monde fonction des gens.

Hum, honnêtement à l’époque où maitre Nara tentait de faire rentrer cela dans ma petite caboche blonde, je n’avais pas écouté, ou plutôt avait l‘esprit trop plein et fort probablement trop jeune… non… trop inexpérimenté pour pouvoir assimiler ce concept. Ça me prit du temps, l’adolescence et un peu plus pour clairement l’assimiler, tout dépendait de comment l’on le prenait, à mon niveau je le voyais comme une manière de non pas justifier toute chose, mes accepter aussi bien ses actes que ceux des autres fonctions des situations, les actes et leurs conséquences...
Que ne ferais-tu pas pour ce que tu aimes ? Condamnerais-tu un acte répréhensible s’il a été perpétré pour sauver une vie ? Tant de choses entraient en compte que la notion du « bien et du mal » devenait très très vite abstraite…

Il était ceci dit un point sur lequel je n’étais pas tout à fait d’accord avec lui, la personnalité, je l’avais écouté ans bronché, mais préféré ne point interférer plus que ça sur le sujet. À mon sens cette même personnalité n’était en rien un acquis de naissance, mais plutôt le résultat de ses expériences, de sa vie, de son milieu et bien d’autre détail dans ce genre :

- Force est donc de constater que tes parents ont fait du bon travail… fis-je avec un sourire.

Trop de richesse et d’opulence menaient généralement à une suffisance et une arrogance à toute épreuve, un certain laxisme qui si mal géré devenait très vite un poison. C’est dans cet univers que j’aurais dû baigner, m’enfoncer dans cette paresse et cette oisiveté pour devenir une noble, 100% dépendante des autres ; qu’est-ce qui m’en a empêché… ? Ces fameux actes répréhensibles ; et l’inquiétude me rongeant jour après jour. Lui avait été élevé à la dure, moi m’étais dégradée en cachette dans un monde que tôt ou tard me rattraperais... Des chemins différents pour des résultats presque similaires hein…
Me retournant vers lui, faisant nonchalamment tourner le rouleau informatif sur le fuuin entre mes doigts, je l’observai amusé, repensant à la manière dont il tentait de me convaincre de me mettre par moi-même à l’utilisation poussée et l’élaboration de fuuinjutsu de mon cru, comme ceux déjà connus que je pourrais retoucher à ma guise. Ceci était déjà mon plan, mieux, s’était déjà ce que je mettais en place en me surchargeant ainsi l’esprit de documentations sur le fuuinjutsu et sur les possibilités d’utilisation de celui-ci. Le domaine en effet se présentait comme étant particulièrement vaste, la moindre virgule, ou anicroche dans un glyphe pouvant modifier la signification non pas de celui-ci, mais de tous ceux qui se rapprochaient de près ou de loin à lui dans des architectures données en changeaient le sens.

Fronçant le regard un instant, fixant celui-ci sur le rouleau avec lequel j’avançais, j’avançais, oui, mais à une vitesse que j’aurais espéré de plusieurs crans plus élevés, je posai finalement mes yeux saphir sur le Meikyu, réfléchissant sérieusement à ce que lui, son intellect et son affiliation avec les sceaux pouvaient avoir à m’apprendre... En réalité il n’y avait pas beaucoup à réfléchir, curieuse comme je l’étais, ou comme j’avais été entraînée à l’être, voir s’étendre devant moi un univers aussi mystérieux que pratique tel que le fuuin… sans pouvoir l’étudier comme il se devait me paraissait être un crime en vers ma soif de connaissance.
D’abord Sayo et maintenant lui… j’avais cette drôle d’impression que demander un nouvel enseignant pour ce qui concernait l’at du scellement serait fort probablement mal vu, non… non pas mal vu, ça allait plutôt me peser sur la conscience vis-à-vis de la Nara qui avait pris tant de son temps, de ses ressources et de plaisir à partager avec moi son savoir sur cet art. Je restais certes sélective sur ce qui connait mes désirs par rapport au fuuin, mais ce temps passé avec elle n’était visiblement pas perdu…

- Ne t’inquiète pas je vois bien ou tu veux en venir. Fis-je en lui offrant un nouveau sourire, montant au niveau de mon visage ledit rouleau, pour lui faire comprendre que j’avais bel et bien assimilé ses dires. ceci dit, je dois t’avouer que ces sceaux ancestraux m’intriguent encore… Fis-je en baissant le regard vers sa main marquée. Je restais ainsi dans le domaine du fuuin sans évincer ma précédente institutrice ; mais le sujet n’avait pour le moment de cesse de me triturer les méninges.

j’ai étudié plusieurs langages concernant le fuuin, mais celui que j’y ai vu me parait vraiment appartenir à un tout autre dialecte.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Lun 7 Mai 2018 - 0:10


Fixant Itagami, Raizen pouvait conclure qu’elle semblait comprendre plus vite que la normale ce qui le rassurait en partie. Si on veut, Raizen ne comptait pas débattre plus longtemps sur ce genre de sujet. Étant un peu à la discrétion de chaque individu, il commençait lentement à apprendre qu’il y avait certaines visions qui ne pouvaient être changées chez certaines personnes. Ainsi, il fallait être en mesure de savoir quand abandonner ou prolonger un combat. C’était de cette manière dont fonctionnaient les choses. Or, il n’eut pas à faire face à ce dilemme en compagnie d’Itagami qui semblait complimenter le travail que ses parents avaient fait. N’en disant rien, Raizen préférait faire mine de rien, donnant tout le crédit à ses parents. Or, s’il y avait bien une chose qu’il savait, c’était que les parents n’étaient pas responsables de tout. Si on veut, ils pouvaient être au cœur du début, mais la finalité provenait à 100 % de l’enfant. Or, leur donner crédit une fois de temps à autre ne lui ferait pas de mal, surtout qu’ils avaient énormément sacrifiés pour qu’il ait une meilleure vie.

-Les sceaux ancestraux...

Regardant le tatouage qu’il portait à sa main, il eut un léger rictus en reconnaissant une curiosité qui dépassait la normale, une curiosité qui s’approchait de la sienne. Généralement, il y avait ceux qui tentaient de se cultiver, ceux qui demandaient sans vraiment vouloir savoir et ceux qui avaient un intérêt allant au-delà d’une simple question anodine. Dans le cas suivant, Itagami répondait à tous les critères pour faire partie de ceux ayant un intérêt plus poussé que la normale. Les sceaux meikyûs étaient source de mystère pour bien des gens, surtout pour des utilisateurs de fuinjutsu qui n’arrivaient ni à les lire, ni à la créer. Or, il y avait bien plusieurs utilités derrière leur fondement et il espérait sincèrement qu’un jour, le tout soit popularisé. Utile dans de nombreuses façons, c’était une manière si on veut de renforcer bien des gens. Or, les sceaux étaient pour le moins trop puissant pour être confié à n’importe qui. Ainsi, il faudrait que quelqu’un fasse l’effort d’en démocratiser l’accès et la force.

-Ce sont de redoutables alliés qui sont possédés par tous les membres du clan Meikyû. Il y a de nombreux sceaux, mais ils sont tous excessivement difficiles à reproduire et possèdent des capacités pour le moins distinctes.

Bâillant, Raizen poursuivit.

-À ce jour, il existe des sceaux employant la puissance d’ancêtres assez connus : l’ancêtre de la guerre, l’ancêtre de la putréfaction, l’ancêtre de l’insatiabilité, l’ancêtre de la malice, l’ancêtre du renouveau, l’ancêtre de l’élévation et l’ancêtre de l’adresse. Si on veut, ils représentent tous une balance entre le bien et le mal et possèdent des capacités phénoménales. Il y a d’autres ancêtres qui sont scellés dans les sceaux Meikyus, toutefois, les autres sont dits des ancêtres uniques. Si on veut, ce sont des esprits qui ont fait un pacte spécifique avec membre du clan.

Fixant toujours son tatouage, il poursuivit.

-Généralement, les Meikyûs les plus expérimentés arrivent à maîtriser un total de 3 ancêtres dans leur vie, principalement car, il y a une limite à la puissance qui peut être scellé dans le corps d’un individu surtout que la plupart des gens ne se limitent qu’à un sceau.

S’arrêtant, il décida qu’il en avait assez dit pour aujourd’hui. Après tout, il y avait une limite à l’information qu’il pouvait révéler sans gêne.

-Pourquoi est-ce que les sceaux Meikyûs t’intéressent autant?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Mer 9 Mai 2018 - 23:38


Hummm… il avait finalement décidé d’éviter le sujet familial ? Bien, après tout je ne pouvais lui en vouloir, les choses étaient généralement loin d’être simple avec tout ce qui touche de près ou de loin à nos proches. On y voit souvent du bon, nous identifions à de bons moments passés avec eux, mais… c’était dans la nature humaine après tout… de se rappeler de tous les mauvais souvenirs accompagnant, non, ternissant les plus heureux, les effaçant petit à petit sous des couches et couches de rancune, jusqu’ace qu’elle engloutisse toute positivité…
Fronçant le regard, une pensé pour père et ses manigances, je restai silencieuse un temps, tachant de ne pas trop me détacher du moment que je partageais avec le Meikyu, tout en me remémorant bien des crasses entachant mon existence. Fermant un bref instant les yeux, profitant de la pause qu’il m’accorda, j’en profitai pour faire le vide…

--------------------------------------------

- … mais ils sont tous excessivement difficiles à reproduire et possèdent des capacités pour le moins distinctes. Disait-il, tandis que je posais le regard sur celui qu’il portait présentement à la main.

Concernant la reproduction une chose était certaine : il avait absolument raison. Se baser sur l’alphabet connu dans le langage du fuuin pour tenter d’en faire une copie mènerais certainement à moult erreurs sur le sujet. Les similitudes étaient multiples, mais les petites différences les accompagnants étaient fort probablement en plus grand nombre ; allant du simple détail à une toute nouvelle manière de percevoir un glyphe connu…
Alors que mon interlocuteur poursuivait ses explications, je pliai l’échine pour m’assoir, me posant tranquillement sur une chaine de métal faisant son apparition dessinée et créée avec mon chakra. Le menton entre l’index et le pouce, je lui accordai un regard aussi sérieux qu’intrigué, tentant d’assimiler correctement le nombre « d’ancêtres ». Honnêtement le mot utilisé pour ces entités me dérangeait, non pas dans le mauvais sens, mais j’avais du mal à assimilé l’idée de l’après mort omni présente dans le système de ce clan.

- Si on veut, ce sont des esprits qui .. J’y fronçai le regard, il l’avait dit. Nombre étaient les ninjas s’approchant de la mort et tentant de manipuler le repos éternel associé à celle-ci, mais leur résultat étaient généralement proche de la médiocrité ; les Meikyu avaient-ils réussi ?

Je connaissais l’existence de la nécromancie, était bel et bien au fait qu’un de Shinobi de kumo no Kuni, le jeune Aaron maintenant devenu Jonin en était un utilisateur ; mais jusqu’à présent, j’ignorais qu’il existait une manière bien plus élégante de faire appel aux défunts. Ces fameux ancêtres comme il les présentait semblaient avoir passé ces pactes intemporels pour que leur savoir-faire et leur habilité se perpétue plus facilement au sein de leur descendance… non, non l’un des points forts du fuuinjutsu était justement de permettre à tout un chacun d’être à même de l’utiliser avec un minimum de connaissance en la matière… tout l’inverse de la sélection génétique dont faisait preuve certain Kekkai, dont le nôtre, nous les Metaru…

- Désiraient-ils vraiment partager leur savoir de la sorte… ? me murmurai-je, plongée dans mes réflexions tachant de ne pas manquer trop d’informations.

Transmettre leur savoir et leur puissance de la sorte, tout en permettant que plusieurs maitres cohabitent dans un seul corps… certes la limite qu’imposait la chair se faisait rapidement ressentir au bout de trois d’entre eux… mais, ces gens faisaient déjà fi de l’expression disant que deux tigres ne pouvaient demeurer sur la même montagne… ou qu’un apprenti ne pouvait avoir plus d’un maitre. Moi-même fruit de plusieurs enseignements distincts ne pouvais qu’apprécier cette attention, mais me demandais surtout quel niveau de sagesse ils avaient atteint à cette époque pour en arriver à pareil désir de transmettre leur enseignement… ?

- Pourquoi est-ce que les sceaux Meikyûs t’intéressent autant ? Fit finalement la voix de Raizen, visiblement intrigué par cette attention soutenue que je leur portais, à lui, à son clan et visiblement à leurs connaissances.

- Hum ?!... Ha ! Excuse-moi je me suis montrée trop indiscrète ?! m’exprimai-je prise au dépourvu, ceci dit… je ne pouvais plus vraiment faire marche arrière maintenant qu’il l’avait remarqué. Un instant de silence après avoir redressé la tête vers le ciel, mes lèvres s’entrouvrirent :

la curiosité… non, ce serait plus que minimaliste et insultant de le présenter ainsi… je dirais peut-être… le désir de savoir et comprendre. Répondis-je en me redressant, ramenant mon regard sur le shinobi du désert.

- Je me suis mise au fuuinjutsu dans un premier temps par panique, ou plutôt dans l’urgence de certaines difficultés… Commençai-je, lui expliquant par la suite le point auquel avait été difficiles mes débuts, tant je galérais à déchiffrer des messages et code avec des connaissances très rudimentaires du langage utilisé. J’évoquai les jours passés en bibliothèque à perfectionner et étendre mes connaissances en la matière, avant qu’une Nara attentionnée ne me vienne en aide pour les mois qui suivirent…

- Puis, de fil en aiguille, disons que je me suis simplement mise à aimer ce que je faisais, découvrir, déchiffrer, recréer, réécrire, aller au cœur des problèmes en trouvant une manière pour le fuuin d’y parvenir… celui que j’ai précédemment énoncé en étant un parfait exemple ! Fis-je en lui donnant le dos, parlant de l’idée d’un sceau pour les esclaves avant de reprendre mon argumentaire. Forcément lors de mes études j’ai compris le pourquoi mon sensei me l’avais chaudement déconseillé, du moins pour la débutante que j’étais… mais c’est devenu un défi et enfin une forme de passion... mais maintenant ! Je me retournai pour lui faire face, le regard sur sa main. j’apprends que ce sujet est encore plus vaste que je ne le pensais, mieux, que des individus, tes ancêtres, on réussit à trouver un moyen de faire éternellement perdurer leur savoir et les applications de celui-ci par le biais de ceux près à emprunter cette voie, encore et encore… je marquai une pause en croisant les bras, levant de nouveau le regard vers le ciel.


c’est une nouvelle vision de l’immortalité à mon sens… j’aimerais savoir… ce qu’ils tenaient temps à faire vivre par-delà le temps… murmurai-je normalement pour moi-même, mais suffisamment audible pour qu’il le perçoive.

- Meikyû… un dédale… un labyrinthe, c’est vrai qu’envoyant la complexité de leur travail… l’on pourrait se sentir aussi perdu que dans un labyrinthe… Marmonai-je de nouveau proche de sa main. Mais la connaissance serait-elle donc le prix au bout de ce dédale… ? Cette fameuse harmonie entre bien et mal… poursuivis-je à voix basse. HA ! m’exclamai-je soudain en me redressant.

Je joignis les mains dans une forme d’applaudissement avant de lentement les écarter, créant une épaisse sphère métallique entre elle dont je finis rapidement la création avant de la laisser lourdement tomber sur le sol. Onegai ! fis-je en joignant les mains comme une prière. Tu pourrais me faire une démonstration du tien ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Ven 11 Mai 2018 - 2:28


Écoutant attentivement Itagami, Raizen arqua un sourcil alors qu’elle n’arrêtait tout simplement pas de parler. Triant le nécessaire du non nécessaire, il venait de transformer son profil empathique en profil plus analytique. Ayant besoin des facteurs pertinents, il ignorait tout ce qui était dit pour meubler la conversation afin de mettre le doigt sur le point principal qu’il devait touché : son intérêt pour le fuinjutsu.

L’observant ainsi sortir une boule métallique de nulle part, il y avait fort à parier que la Metaru considérait les sceaux Meikyu comme étant plus qu’une bénédiction. Après tout, vu tout le prestige qu’elle avait mis en décrivant le tout, on pouvait clairement voir qu’elle était plus que fascinée à ce sujet. Malgré tout, Raizen ressentait une certaine hésitation. Étant quelqu’un de curieux, il savait pertinemment que nourrir ou cultiver une curiosité ne faisait que la faire croître encore plus au point de devenir excessivement demandant. Dans le cas suivant, bien qu’il respectait et appréciait l’intérêt qu’elle avait sur son sceau Meikyû, il se demandait jusqu’où irait cet intérêt. Après tout, il y avait certains éléments clés à prendre en considération surtout lorsqu’il était l’instructeur ou du moins, partageait ses connaissances.

-Le mien? Qui a dit que je n’en avais qu’un seul ?

Répliquant aisément à l’aide d’un clin d’œil, il avait beau révéler qu’il en possédait deux, mais ce n’était pas pour autant qu’il comptait les lui montrer d’une quelconque façon. Lors de leur premier entrainement, Hisao avait reproché à Raizen d’avoir trop longtemps conservé ses techniques pour lui même, n’utilisant ainsi pas pleinement les capacités qu’il maitrisait. Si on veut, c’était surtout, car Raizen aimait l’effet de surprise. N’étant pas du genre à vouloir ouvertement tout montrer, il était du genre à attendre le bon moment et cultiver le mystère pour employer ses techniques au moment où elles auraient plus d’impact.

Malgré tout, dans le cas suivant, il n’avait rien à perdre. Même s’il aurait préféré ne pas avoir à utiliser son sceau, il le fit par pure réponse à une curiosité intellectuelle que lui-même cultivait. Ainsi, il activa son sceau de guerre, lui procurant ainsi une force surhumaine avec laquelle il attrapa la sphère métallique comme si ce n’était qu’un simple jouet. Ne réalisant pas réellement le poids de la sphère, il s’amusait à lancer le ballon comme si ce n’était qu’un simple jouet avant de laisser soudainement la balle tombée pour s’enfoncer dans le sol.

Soupirant, il s’étira avant de désactiver son sceau. À première vue, on aurait dit qu’il n’avait pas fait grand-chose outre lever la grande balle et la redéposer. Le tout était principalement lié au fait que l’utilisation du sceau ne provoquait aucun changement permettant à autrui d’en reconnaître l’usage.

-Au final, ce n’est pas réellement de l’immortalité. Je ne suis pas un expert par rapport à tout ce qui est lié aux esprits et aux ancêtres, mais la vraie question que j’aimerais te poser est la suivante : Que qualifies-tu comme étant la mortalité ?



La base de toute cette discussion résidait dans la prémisse à laquelle la mort matérielle n’était pas forcément la mort spirituelle. C’était ce sur quoi le fuinjutsu basait sa force et les Meikyus aussi. De par leur habileté à connecter les deux mondes, ceux-ci agissaient ainsi comme un tremplin entre deux entités distinctes, ni plus ni moins.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Sam 19 Mai 2018 - 12:01


Effectivement, elle était bonne cette question, pourquoi l’avais-je limitée à un seul sceau quand quelque minutes au par avant il m’expliquait qu’il était possible pour un individu d’en avoir trois… ? Pour être honnête je ne le savais point, non, plutôt ne croyais point être suffisamment chanceuse pour que mon interlocuteur actuel asse parti de ces fameux heureux élus. De cette élite dont il me parlait à l’instant.
Suite à un clin d’œil complice, celui-ci se pencha vers la sphère de métal et… l’arracha simplement du sol… lentement me yeux s’écarquillèrent alors que je le voyais simplement « jouer à la balle » avec une sphère que j’avais créée pleine pour une expérience de type destructrice ; je pensais honnêtement que celui-ci allait porter une attaque violente, quelque chose de dévastateur à telle enseigne que de base, j’avais instinctivement reculée pour éviter d’être prise dedans… Combien pouvait-elle peser ? Moins d’une demie tonne certes, mais, s’était quelque chose que même Reiko n’aurait pu aussi aisément déplacer à la force brute…

Lorsqu’il la relâcha et que celle-ci s’enfonça plus profondément encore dans la terre, j’avais encore la bouche bée, observant sans trop le voir, l’objet. Intriguée j’y portai la main pour être sûr de ne point m’être trompée. Bien sûr je l’avais vu s’enfoncer dans le sol, bien sûr j’avais ressenti cette petite secousse lors de sa chute… mais cela me paraissait encore irréel. Essayant de la tirer moi-même à la force brute, constatant bel et bien qu’il avait très certainement utilisé un de ces fameux sceaux, je me redressai alors que mes oreilles lui étaient entièrement dédiées…
Le shinobi du désert me demandait ce que je pensais du concept du la mortalité, ou plutôt comment percevais-je ceci. Dans un premier temps, j’étais encore en train de penser à un élément qui avait été éludé ici, il en avait un deuxième, il avait un deuxième sceau tout aussi prodigieux, mais fonctionnant d’une tout autre manière... qu’était-ce… ? Que cachait-il encore ? Pourquoi ne me le montrait-il pas… ? Fronçant légèrement le regard j’ouvris la bouche pète à poser cette question avant de me raviser, hochant la tête de gauche à droite pour lutter contre cette curiosité qui cette fois-ci serait certainement déplacée.

- Je ne faisais pas allusion à l’immortalité de la chaire, de l’esprit, ou même de la personne en elle-même… répondis-je après un court instant, serte je déviais encore du sujet, mais préférais lui donner mon idée de ce concept tel que je le percevais. En ce sens, certaines personnes ont atteint ce stade d’immortalité sans pour autant être des combattants. Le créateur d’une tontine pour enfant qui jusqu’à présent est encore chantée, une œuvre qui depuis des siècles tourne à travers le monde avec le nom de sa création gravé dans les esprits des admirateurs d’arts, ou… dans notre cas présent, des connaissances et mises en pratique d’un langage entièrement créé par de véritables prodiges… fis—je en indiquant d’un signe de tête le sceau qu’il avait à la main.
- L’as-tu remarqué ? Fis-je en récupérant ma sphère de métal, utilisant cette fois-ci mon chakra pour m’y aider en la remodelant en fonction de mes dires. j’ai cité mes sujets en fonction de la pertinence que l’on retient de l’auteur. Le souci des Tontines est qu’elles perdurent éternellement, mais éclipses leur créateur, seule son œuvre reste ; son nom et sa personne sombrent petit à petit. Celui des œuvres d’art est en tout point similaire, certaines portent le nom de leur créateur et d’autres comme les chants éclipses simplement celui-ci ; mais dans le cas des Meikyu… Réutilisant la sphère qui présentement avait la forme d’un vase pour illustrer « l’œuvre d’art » pour lui donner la forme d’une chaise sur laquelle je repris place, l’invitant d’un signe de main à utiliser l’autre à sa guise :

- Puisqu’il s’agit d’esprits permettant d’utiliser leur puissance et capacité pour en arriver à X ou Y résultat, je pense pouvoir affirmer que leur cas de « l’immortalité » se rapproche de la plus saine et authentique qui soit. Fis-je l’index et le pouce sous le menton. Dès le départ ils ont permis à leur esprits de devenir intemporels pour vous autres Meikyu, pouvant ainsi vous transmettre à travers les âges ce savoir et ces capacités qu’ils ont mis au point via des années de travaux… Fis-je en prenant une pause. Excuse-moi je ne me rends compte que maintenant de la grossièreté de mes exemples précédents. réalisant bel et bien que l’on parlait d’un niveau complètement au-dessus.

- Mais pour en revenir à ta question, sur un point de vue plus… général ? Je vois la mortalité comme l’oubli, la fin… partir de ce monde sans laisser aucune trace derrière soi. Sans graver son nom dans une quelconque histoire… Fis-je en baissant lentement le ton. Excuse-moi je parles beaucoup quand un sujet me passionne… Repris-je avec un petit rie gêné.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Sam 19 Mai 2018 - 21:43


Écoutant les propos d’Itagami, il comprenait un peu mieux ce qu’elle voulait dire. Il osait même ignorer le sentiment de surprise qui paraissait sur le visage de celle-ci alors qu’il venait de lever une balle assez lourde. Si on veut, Raizen était plus concentré sur sa capacité à faire le tri et trouver l’information importante dans les nombreuses paroles d’Itagami. Celle-ci avait la capacité de s’emporter et elle le savait. Si elle ne l’avait pas reconnu, il aurait été celui à lui en faire prendre conscience. Avoir trop d’information pouvait noyer ce qui était réellement important au point d’en perdre l’interlocuteur. Par chance, elle avait l’opportunité de discuter avec quelqu’un de curieux comme Raizen. Autrement, avec quelqu’un comme Kaede, celle-ci se serait fait mettre à la porte en quelques secondes ! Un moindrement quelqu’un avait un léger déficit d’attention que le tout aurait été simplement trop pour être correctement suivi.

-La plupart des individus finiront possiblement par être oubliés, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne lègueront rien à ce monde. Par exemple, la personne qui a planté cet arbre est inconnue et oubliée, mais son travail subsiste encore. C’est exactement le même principe pour les sceaux Meikyû. Ceux-ci regorgent une force et une puissance qui est potentielle à plusieurs facteurs.

Marquant une pause, Raizen ne put s’empêcher de sauter sur le vif du sujet, ne prenant même pas le temps de la rassurer sur le fait qu’elle parlait trop.

-Sinon, l’intérêt et la curiosité poussent souvent les individus à trop parler, mais il faut faire attention de ne pas noyer le poisson dans son propre élément.

Utilisant cette caricature pour véhiculer son message, le jeune homme lui fit un clin d’œil légèrement amical avant de désactiver complètement son sceau de guerre.

-Mais bon, sur ce, je dois rejoindre mon équipe, mais c’était intéressant de te rencontrer Itagami.

Réalisant qu’il avait passé trop de temps à l’extérieur, Raizen risquait d’être en retard sur son plan de la journée. Quelques responsabilités l’attendaient, notamment un entrainement avec Hisao et Asami. Connaissant Hisao, celui-ci risquait de ne pas apprécier son retard.

-Si jamais tu es si curieuse sur les Meikyû et le Fuinjutsu, je te conseillais de visiter Kaze no Kuni, tu risques d’en apprendre davantage là-bas.

Sur ce, il lui tourna dos, commençant calmement à se diriger vers le Nord, là où le point de rencontre avait été décidé.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction

Lun 21 Mai 2018 - 13:35


S’il y avait une chose par laquelle brillait présentement le Meikyu, c’était sa patience. Il avait écouté mes mots, tirades et exemples sans broncher et visiblement sans les éluder, puisque sa réaction suivait mes dires. Ceci dit, bien que nous avions bel et bien le même sujet en tête, nos dires ne s’accordaient pas véritablement, tout du moins il avait une autre vision de l’oubli auquel je faisais mention. Non elle n’était pas étrique, et elle n’en était pas moins vraie, mais ceci restait de fait une question de point de vue.
Un faible sourire sur les lèvres, je l’écoutai avec la même attention en me faisant une idée de ce à quoi il faisait mention. Suivant l’exemple qu’il avait pris, à savoir ce robuste végétal dont nous profitions de l’ombre, il était effectivement vrai qu’il avait laissé une trace en ce monde… mais pour le coup ceci valait aussi pour les parents et leurs enfants représentant justement cette trace qu’ils ont créée et laissée ensemble. Mais je me l’interdisais… je m’interdisais de voir Kuu comme un simple témoin de mon passage comme le faisaient certains. Nous n’étions ni dans le faux, ni dans le vrai… tout était une question de point de vue, voire… j’étais probablement celle qui voyait les choses d’un drôle d’œil…

- Haha… encore désolée… Ne pus-je m’empêchera d’ajouter d’un petit rire à sa remarque sur la curiosité et ses aléas. Je ferais attention... dans les situations à venir… Poursuivis-je d’une petite voix.

C’est après un clin d’œil qu’il m’annonça indirectement tirer sa révérence. La même de mon côté, qui plus ai j’ai un nouveau sujet d’étude, merci à toi. acquiesçant d’un signe de tête à sa recommandation, à savoir aller chercher des réponses à la source au sein de Kaze. Pour le coup une nouvelle question trottait dans ma caboche, comment allaient-ils eux recevoir mes interrogations.
Lui faisant au revoir de la main, je restai assise encore un certain temps, l’observant s’éloigner pour la ville tandis que je profitais de nouveau de la solitude de l’endroit que j’occupais. Une équipe hein… Marmonai-je en m’affalant sur ma chaise, le regard dirigé vers le feuillage plutôt dense de l’arbre en question.

--------------------------------------------------------

Après le véritable fiasco qu’avait été la team one, c’était un sujet que j’avais jusqu’à présent préféré éviter. Entre les méthodes de ce sensei que je n’appréciais guère, mon style de combat encore bancal et la disparition soudaine de celui-ci, ils restaient une mauvaise expérience que je n’étais pas foncièrement pressée de réitérer.
Fronçant le regard, une pensée pour cette fameuse nuit qui avait décidée de mon abandon de cette fameuse équipe, je finis par m’en rendre compte… * Ne m’en suis-je pas simplement servie comme excuse pour éviter de sociabiliser ? * Me redressant avec un sourire amusé, je devais m’avouer que même sur ce point Hisao avait réussi à me distancer…

- Jusqu’à quel point as-tu évolué toi… Marmonai-je en récupérant mon rouleau… rouvrant ce dernier, je repris ma lecture quelque temps avant d (y marquer une pause. Puisque j’avais décidé de marquer un arrêt avec le Fuuinjutsu… cet entêtement me paraissait soudain dérisoire… Kaze no Kuni hein….

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1186-metaru-itagami

Une nouvelle voie ? ou une Enième impasse ? [ PV Raizen ]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages
Sauter vers: