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Le calme avant la tempête [Ft. Meikyû Raizen]

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Ven 16 Mar 2018 - 17:16
Contrairement à son habitude, la demoiselle n’était pas dans son laboratoire. Non. Elle était assise au salon, sur le sofa, un livre à la main, et ce, quand bien même n’arrivait-elle pas à se concentrer. Son esprit ne cessait de diverger vers la rencontre qu’elle avait eu un peu plus tôt en journée, avec des hauts gradés du village. Notamment avec la Fukutaicho, qui lui avait alors déclaré qu’elle ferait partie de ceux qui, de façon imminente, quitteraient le village caché des nuages pour Hi. Tout d’abord confuse, désormais… Elle l’était toujours. Elle ne comprenait pas en quoi sa présence était requise là-bas. Bien évidemment, digne de la genin exemplaire qu’elle était, elle avait accepté, et ce, quand bien même se doutait-elle qu’elle n’avait pas son mot à dire dans toute cette histoire. Telles étaient les ordres. Et donc, de ce fait, elle n’avait plus qu’à se préparer. Mais à quoi exactement ? Elle n’était même pas certaine de savoir ce qu’on s’attendait d’elle, si ce n’était que la mission se voulait d’une importance capitale.

Raison de plus pour amener plus de questions à l’esprit de la marionnettiste. Non pas qu’elle doutait d’elle-même, ce n’était pas dans ses habitudes. Elle avait pleinement confiance en ses capacités et ses compétences. Cependant, l’idée de s’opposer au Soshikidan n’était pas des plus alléchantes. Certes y trouvait-elle des bons côtés, comme celui que de finalement pouvoir quitter Kaminari pour ouvrir ses horizons. Et puis, elle avait beaucoup entendu parler du pays du feu, dernièrement, notamment de la part de Shôran et de Shizen, tous deux originaires de là-bas. Un endroit qui en valait le détour, si elle se fiait à ce que le second avait bien pu dire à ce sujet, et ce, malgré la guerre civile qui y faisait rage.

Un lourd soupire s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle refermait le livre, venant se pincer l’arête du nez, signe évident d’un mal de tête qui commençait à apparaître. La demoiselle n’était pas spécialement fan de l’inconnu, et donc, l’idée de se lancer dans elle ne savait trop quoi n’était pas spécialement agréable. Ce n’était pas qu’ils n’avaient pas voulu lui donner les détails de sa mission, on lui avait seulement indiqué qu’elle aurait tout le temps de comprendre sur le chemin jusqu’à Hi. Renversant sa tête vers l’arrière sur le dossier du sofa, son regard se posa sur le plafond, se perdant dans le vide tandis qu’elle n’arrivait pas à faire taire les nombreuses pensées et questions qui lui traversaient l’esprit. Elle allait faire équipe avec Metaru Reiko, la lionne de Kumo. Si elle, elle savait pertinemment ce dont elle était capable, elle ne connaissait aucunement le troisième impliqué de la mission, Hayai Taishi. Un gradé iwajin, si elle avait bien suivi.

La porte de l’appartement s’ouvrit, l’amenant alors à relever la tête pour voir qui entrait. Si la logique voulait que ce soit son colocataire, qui lui faisait aussi office de coéquipier, elle ne pouvait exclure une visite imprévue de la part de sa meilleure amie. Cette dernière semblait apprécier arriver sans prévenir en ces lieux, surtout depuis la fois où elle avait eu le loisir de rencontrer l’homme des lieux, sûrement la seule personne en ce monde à oser tenir tête de la sorte à Asami. Et ce, sans se voir mourir dans les instants suivant. À croire qu’elle était presque clémente, avec ce dernier. Se contentant de mettre cela sur l’intérêt qu’il représentait, un divertissement non négligeable, elle balaya rapidement cette pensée de son esprit déjà assez chaotique à l’heure actuelle.

Au final, il ne s’agissait que du Meikyû. Elle n’était cependant pas certaine si elle n’aurait pas préféré voir Sayo arriver. N’étant pas de celles à se confier, elle avait tout de même presque espérer pouvoir partager cette mission qui semblait tomber de nulle part avec sa meilleure amie. Et puis, elle n’était pas certaine d’avoir spécialement envie de se prendre la tête aujourd’hui.

- Hey. Elle avait reprit son livre, faisant mine de lire. J’ai une bonne nouvelle pour toi ! Ses lèvres s’étirèrent en un sourire amusé. Tu vas pouvoir manger ici, à l’appartement, sans crainte d’y trouver quelconque poison. Je quitte pour ehh… Quelques temps.

Elle eut un léger rire. Elle ne savait même pas combien de temps serait-elle hors du village. Quant à ce qu’elle lui adressait, elle ne put que lui adresser un regard de défi tandis que leur colocation n’était pas sans accrochage et encore moins sans menace. Elle n’était pas la plus facile à vivre, si elle en croyait ce qu’elle disait et la méfiance qu’il pouvait avoir vis-à-vis d’elle.

- Je suis cependant sérieuse lorsque je te dis que je sais exactement quels livres se trouvent dans ma bibliothèque et que je connais par coeur l’inventaire du laboratoire. Son ton se voulait désormais plus menaçant. Je pense que tu comprends le message.

Autrement dit, s’il faisait quoique ce soit dans son (leur, quand même) laboratoire, elle le saurait. Et il savait pertinemment qu’elle n’était pas spécialement de bonne humeur lorsqu’il osait déplacer quoique ce soit en ces lieux. Si c’était tant chez lui que chez elle, elle portait une attention particulière au laboratoire qu’elle avait réussi à aménager en ces lieux, qui se trouvaient aussi à être là où elle passait le plus clair de son temps lorsqu’elle était à l’appartement.

En espérant que sa menace avait été claire, sans quoi elle ne se gênerait pas de lui faire comprendre son mécontentement, à son retour.
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Dim 18 Mar 2018 - 5:11

Revenant d’une journée assez bouleversante, Raizen venait d’apprendre une nouvelle importante. Pour une raison qu’il ne connaissait guère, il venait d’être assigné à une mission excessivement importante. Bien qu’il aimait avoir des responsabilités qui lui permettraient tôt ou tard de se rapprocher de ses objectifs, cette mission était différente. Ça aurait pu être n’importe quelle mission, mais celle-ci avait de quoi générer des sentiments mixtes chez celui-ci.

Ainsi, le jeune homme s’était contenté d’accepter la mission avant d’errer une trentaine de minutes à l’extérieur. Malgré le temps glacial qui parsemait Kumo, il avait tout de même profité de cette courte période pour se changer les idées avant de rentrer à leur appartement. Après tout, il avait beau vivre avec Asami, mais la maison restait tout de même le lieu dans lequel il se sentait le mieux. De plus, malgré les accrochages, si la présence de sa partenaire le dérangeait autant, il ne serait pas rentré à leur domicile. Ils avaient beau vivre et revivre des périodes de turbulence et d’accrochages. Pourtant, il demeurait tout de même attacher à ce lieu dans lequel il pouvait se reposer et expérimenter en paix. De plus, il n’avait plus besoin de passer un temps phénoménal à chercher des livres à la bibliothèque des Suzuri. En effet, Asami possédait une collection importante de bouquins qui étaient tous aussi intéressants les uns que les autres. Ainsi, lorsqu’il n’était pas à l’entrainement, il retournait dans son élément qui était la découverte. Que ce soit la recherche scientifique, humaine, sociale ou stratégique, il était toujours curieux d’apprendre.

Parlant d’apprentissage, il fut surpris en entendant sa colocataire lui partager le fait qu’il serait en paix à leur domicile pendant un moment. Prenant le temps d’enlever son kimono pour se retrouver avec un simple chandail à manche courte, Raizen rejoignit celle-ci en attrapant une chaise. L’écoutant parler avec attention, il détectait son ton plus doux qu’usuel.

Étirant un léger sourire, Raizen attrapa son sac avant de l’ouvrir.

-Serais-tu nerveuse par hasard ? J’ai presque l’impression que je vais te manquer pendant ta mission.

La provoquant d’un air taquin, son timbre de voix était légèrement plus doux que d’habitude, signe qu’il avait lui aussi quelque chose à lui annoncer. Or, avant tout, Raizen avait quelque chose à lui remettre. Malgré l’atmosphère relaxante dans laquelle ils étaient plongés, il ne pouvait s’empêcher de laisser son sens de la répartie prendre le dessus. Désirant ainsi la taquiner gentiment, il plongea sa main dans son sac avant d’y attraper un livre.

-Très bon livre d’ailleurs. Mais aussi unique soit-il, il est facile de trouver un livre qui a une couverture similaire.

Aucun trou ne dévoilait l’absence d’un livre dans la bibliothèque d’Asami, signe que Raizen avait su faire preuve de ruse. Trouvant un livre à la couverture similaire, il s’était amusé à prendre l’objet qui l’intéressait avant d’y placer un livre substitut temporaire. Ne maîtrisant ni l’art du déguisement ni celui de la dissimulation, Raizen restait tout même un être ingénieux lorsqu’il voulait quelque chose.

-Je suppose que les poisons ne vont pas me manquer, mais j’ai bien l’impression que j’attire les marionnettistes.

Déposant soigneusement le livre sur la table, Raizen regarda Asami d’un air un peu plus sérieux alors qu’il comptait lui révéler quelque chose.

-On devra trouver quelqu’un pour s’assurer que notre appartement est en sécurité parce que moi aussi je pars en mission.

Tournant son attention sur la droite tout en se raclant la gorge, il retourna son attention sur Asami. Si de manière générale l’objet de certaines missions devait rester confidentiel, il restait tout de même quelqu’un de transparent avec sa coéquipière. Après tout, Asami lui avait révélé beaucoup de choses et lentement, il faisait de même surtout qu’il allait indirectement avoir besoin d’elle.

-Je compte faire partie du corps de sécurité qui compte ramener Katenshado ... à Kaze no Kuni.

Ne prononçant pas le nom de la criminelle qu’ils comptaient escorter, il prononça cette partie en étant muet. Il savait qu’elle saurait lire sur ses lèvres. Après tout, elle devait commencer à y être habituée après tout ce temps. Asami était si habitué qu’elle remarquerait peut-être même le changement de ton qu’il avait eu en prononçant le nom de son village natal. Malgré tout, Raizen ne comptait pas lui laisser l’occasion de rebondir sur le sujet. Il était curieux de savoir dans quel genre de mission elle avait été assignée. Après tout, il demeurait curieux de nature.

-Quelle sera ta mission ?


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Dim 18 Mar 2018 - 13:02
À son commentaire, elle se contenta de rouler les yeux, l’air de dire qu’il pouvait toujours rêver. Or, il n’avait pas tout à fait tort. Autant pouvait-elle le détester, autant était-il vrai qu’elle s’était habituée à sa présence, et surtout, au divertissement qu’il pouvait offrir. Le Meikyû était un défi de taille qu’elle prenait plaisir à relever, et ce, malgré les échecs qu’elle avait pu essuyer. La suite, cependant, lui fit arquer un sourcil, curieuse de ce qu’il pouvait bien insinuer par là. Avait-il osé ? Se redressant, elle attrapa le livre qu’il avait sorti, peut-être bien un peu brusquement, quittant la pièce pour se diriger jusqu’à sa bibliothèque. Sachant pertinemment où devait se trouver le livre, elle y trouva effectivement un autre livre qui faisait office de substitution. Un soupire s’échappa de ses lèvres, et ce, quand bien même un sourire vint flotter sur ces dernières.

Pouvait-elle réellement la qualifier de fourbe ? Non. Du moins, pas alors qu’elle faisait pareil. Plutôt que s’énerver, elle ne pouvait être qu’amuser de son initiative. S’était-elle adoucie, avec le temps ? Elle préféra ne pas s’attarder sur cette pensée, qui ne ferait que l’embêter davantage. Replaçant donc le livre là où il aurait dû se trouver, elle ramena le substitut dans le salon, le jetant sur la table basse, tentant de sembler agacée alors que son sourire affirmait le contraire. Aussi stupide le qualifiait-elle, tous deux savaient que ce n’était pas vrai et il venait, encore une fois, de lui prouver qu’il avait plus d’un tour dans son sac.

- Ne t’avise plus à faire quelque chose du genre. Maintenant que je sais, je peux t’assurer que je serai attentive. La prochaine fois, je t’étouffe avec le livre de remplacement.

Elle ne pouvait tout de même pas abîmer ses précieux ouvrages. Retrouvant place sur le sofa, elle s’asseya en tailleur, son coude appuyé contre son genou et sa tête dans sa main. Son regard, tranquillement posé sur le jeune homme, se fit plus curieux alors qu’il mentionnait attirer les marionnettistes. N’était-elle pas la seule kumojin à détenir de telles capacités ? N’ayant pas le temps de s’intéresser davantage sur le sujet, il enchaîna en déclara que lui aussi partait en mission. Elle fut surprise de constater que si tous les deux partaient, ils n’allaient certainement pas au même endroit. Est-ce que Hisao savait ? Quittait-il lui aussi pour quelque part ? Elle en aurait presque été déçue, de faire sa première mission avec autre que l’équipe dont elle faisait désormais partie.

Kâtenshêdo. Une fois ce nom articulée par le jeune homme, elle comprit où en venait-il, en parlant de marionnettiste. Cette dernière avait été capturée par les kumojins lors des événements à Shîto, puis interrogée ici-même. Elle allait donc être escorté jusqu’à Kaze. Observatrice, une qualité que toute bonne manipulatrice se devait d’avoir, elle nota l'intonation particulière qu’avait eu le jeune homme à l’évocation du Pays du Vent. Elle ne releva cependant pas immédiatement. Toute bonne chose savait attendre.

- De ce que j’ai compris, à Iwa, ils ont réussi à sauver un héritier du dernier Damiyô du feu. Ils veulent donc le mettre à la place d’Alderan, qui est mort, si jamais tu ne savais pas, pour essayer de ramener la paix au pays.

Si elle n’était pas certaine de pouvoir en parler, il n’y avait nul autre qu’eux deux en ces murs. Et puis, à quelque part, peut-être avait-elle eu besoin d’adresser sa mission à quelqu’un d’autre et si elle faisait une confiance totale en sa meilleure amie, si elle considérait ses dernières actions et réactions, elle n’était peut-être pas la plus à même que de l’écouter. Elle n’était pas certaine que de lui faire totalement confiance lorsque cela concernait le village, notamment du fait qu’elle semblait avoir une certaine haine vis-à-vis de ce dernier.

- Bien que ça, ce n’est pas ma mission, mais celle de d’autres, si j’ai bien compris. Pour ma part, je ferai partie de l’un des groupes chargés de capturer, ou éliminer, au choix, les forces restants du Soshikidan.

Un groupe de renégat connu pour les dégâts qu’ils avaient su infligés aux villages cachés. Il était aisé de voir, dans son regard et même dans sa voix que, si elle ne doutait pas de sa capacité à remplir une telle mission, elle n’était pas certaine de la pertinence de sa présence. Encore moins lorsqu’elle savait que son équipe serait composée de deux jônins. Allait-elle réellement pouvoir contribuer à quoique ce soit ? Si elle était kunoichi et qu’elle était douée en combat, elle restait aussi une scientifique, un domaine où elle excellait.

- Sache que je suis jalouse. Je n’ai jamais eu le loisir de rencontrer d’autres marionnettistes. Elle avait tout appris seule. Tu y vas avec qui ?

Après tout, qui disait corps de sécurité disait que, nécessairement, plusieurs personnes étaient impliquées. Elle se demandait dès lors qui étaient ces personnes l’accompagnant. Était-il trop tard pour insister de rejoindre une autre mission ? Si elle ne se considérait pas garde du corps, elle y voyait tout de même un intérêt que de pouvoir échanger avec la marionnettiste. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, elle avait cru entendre que, justement, ils se trouvaient plus nombreux à Kaze.

- À t’entendre parler, j’ai presque l’impression que c’est moi qui vais te manquer. Moqueuse, un léger rire s’échappa de ses lèvres. Ça te dérange tant que ça que de quitter pour Kaze ?

Faisant référence à son ton, qui avait pu changé, alors qu’il lui partageait les détails de sa mission. Après tout, si elle s’était peut-être adoucie, ou plutôt, habituée à sa présence, elle n’en restait pas moins la même jeune femme désagréable qui lui avait promis de faire de sa vie un enfer.
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Lun 19 Mar 2018 - 3:48

Tandis que Raizen aurait pu aisément sombrer dans un moment de réflexion profonde, celui-ci venait de se faire indirectement sauver par celle qui étrangement, lui avait promis de lui faire vivre un enfer. Asami avait beau amener des sujets intéressants. Or, elle demeurait tout de même celle qui lui avait promis de l’amener dans ses retranchements. Même si Raizen s’habituait à celle-ci, à son rythme de vie et sa personnalité, il devait tout de même la ramener sur terre lorsqu’elle délirait. Après tout, il lui arrivait souvent de délirer et bien qu’il était plaisant de voir quelqu’un vivre dans un monde illusoire, il devait parfois s’assurer de la ramener sur terre pour prouver son point.

-Aussi dangereuse soit la mission, il n’y a rien de plus dangereux que de vivre avec toi.

Brisant ton ton monotone pour faire place à l’assurance naturelle qu’il dégageait constamment, Raizen lui retournait son attaque. Allant du tac au tac, il n’avait aucunement peur de remettre les pendules à l’heure.

-Je n’ai peut-être peur de rien, mais je ne suis pas suicidaire au point de ressentir de la nostalgie face à tes tentatives constantes de meurtre.

Lui tirant la langue alors qu’il exagérait à moitié sur le phénomène de meurtre, Raizen ne comptait pas s’arrêter là. Une fois qu’il était lancé, il était difficile à arrêter. Ce phénomène était réel pour lui, mais aussi pour Asami. Lorsque la balle était lancée, ceux-ci ne semblaient pas savoir quand s’arrêter.

-Quoique... j’admets que c’est tout de même plaisant de te faire échouer chaque fois que je suis à la maison.

Ajoutant le tout par un court bâillement qui témoignait de la journée éprouvante qu’il avait eue, le jeune kumojin en profitait pour narguer une nouvelle fois sa rivale.

-Entre toi et moi, il fait beaucoup moins chaud que je le pensais en enfer. Tu aurais dû me dire de bien m’habiller. Après tout : Hell is also a lot cooler than I thought.

Lui faisant un clin d’œil, il termina sa provocation par un bref silence qu’il laissa durer le temps qu’Asami pense à une réplique quelconque. Malgré tout, il n’avait pas fini. Bien qu’il aimait l’affronter sur son propre territoire, elle avait tout de même posé des questions qui valaient la peine d’être répondues, qu’il tente de les éviter ou pas.

-Mais bon, je pense que c’est plutôt moi qui risque de te manquer. J’ai presque l’impression que tu es triste à l’idée de savoir que ta cible ne saura résister à tes poisons comme je le fais si bien.

Ricanant légèrement, Raizen trouvait que cette mission était étrangement parfaite pour Asami. Malgré tout, il conservait quelques réserves internes quant à ce que ce genre de situation risquait de créer chez elles. En effet, elle n’avait peur de personne et ressentait très peu de sympathie envers les individus de manière générale. Ainsi, une partie de lui ne pouvait s’empêcher de penser à l’impact qu’une mission d’assassinat masqué allait avoir sur un personnage qui à tout moment pouvait exploser. Après tout, Asami était une bombe à retardement consciente qui était voilée aux yeux de tous. Raizen était un des seuls à pouvoir contempler ce pouvoir destructeur et là était tout le problème. Depuis qu’il vivait avec celle-ci, il avait pu découvrir de nombreuses facettes humaines et intéressantes qui faisaient d’elle un individu agréable. Or, ce qui l’attirait le plus était ce côté chaotique dont il n’arrivait toujours pas à voir la fin...

-Le convoi sera composé de Nara Shikarai et d’un gamin dont je ne me souviens pas le nom.

Prenant une seconde pour réfléchir, il se remémora le nom qu’il avait oublié.

-Un certain Shoran. Un Jonin et un Chunin. Les deux sont probablement plus jeune que moi. Ensuite, il y aura peut-être d’autres gens d’Iwa, mais pour le moment, ce sont les membres du groupe que j’ai rencontré.

Attendant la réaction d’Asami pour voir si elle ne reconnaitrait pas un seul, il poursuivit.

-Tu les connais?

Quelque chose le tracassait. Plus il regardait Asami et plus il se disait que sa mission ne semblait pas l’emballer. Tout en interagissant avec elle, Raizen revoyait ses moindres réactions et paroles. Quelque chose clochait. Son enthousiasme destructeur laissait place à une personne reculée, fait qu’il n’avait pas encore vu chez elle... du moins... pas souvent

-M’enfin, avant de parler de Kaze no Kuni, j’aimerais savoir ce qui te tracasse à propos de ta mission. Après tout, si on vie ensemble, c’est bien parce qu’il n’y a aucun tabou non ?

Fermant les yeux, le guerrier électrique affirmait ses propos avec confiance. Mieux encore, il savait qu’elle allait s’ouvrir s’il lui promettait quelque chose en retour. Après tout, dès le moment où elle avait mentionné que Kaze no Kuni semblait le déranger, celui-ci était condamné à devoir répondre à sa question. Faire mine de n’avoir pas entendu n’aurait pas fonctionné. Tout comme il voyait de plus en plus en elle, elle voyait de plus en plus en lui. Or, le problème était l’évolution constante qu’ils vivaient. Ce même phénomène ne faisait que les rendre beaucoup plus complexes de jour en jour.

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Lun 19 Mar 2018 - 18:18
Elle qui s’était réinstallée sur le sofa se leva à nouveau. À croire qu’elle ne tenait pas en place, ce qui n’était pas faux. Un malheureux contre coup de son cerveau qu’elle n’arrivait pas à faire taire, et ce, depuis qu’elle était rentrée avec les informations concernant la mission lui ayant été attribuée. Elle l’écouta parler, roulant des yeux tout en rigolant doucement, se dirigeant vers leur cuisine pour se prendre un verre d’eau. Tentatives de meurtre ? Ce n’était pas exactement ça. Elle s’amusait seulement à tester son génie créatif sur sa personne. Revenant à ses côtés, elle s’arrêta près de lui, se penchant à la hauteur de son oreille, un sourire taquin sur les lèvres.

- Not hot enough for you ? Is there something I’m supposed to understand with that statement ?

Soufflant contre sa peau, un geste se voulant seulement provocateur, elle avait presque frôler son oreille de ses lèvres lorsqu’elle s’était adressée à lui. Ne s’attardant pas davantage, si ce n’était que peut-être venir secouer son esprit quelques instants, elle revint prendre place à lui, en tailleur sur le sofa. Elle passa outre ce qui avait suivi, préférant ne pas y perdre son temps. Tôt ou tard, elle l’y entraînerait, dans cet enfer qui était le sien, qu’il le veuille ou non. Une descente qu’elle souhaitait être aussi subtile que brutale. Pour ce faire, elle n’avait d’autre choix que de se montrer plus calme, plus douce, faisant presque mine d’avoir oublié cette promesse alors que tous deux savaient que c’était bien loin d’être le cas. Chaque chose en son temps, et puis, ce n’était pas comme si elle était pressée. Asami était une demoiselle patiente. Très patiente, même. Elle saurait frapper lorsque ce serait fatal pour le Meikyû, pas avant.

Lui demandant, curieuse, qui seraient les heureux élus à se rendre à Kaze, ce fut un sourire amusé qui vint étirer ses lèvres à leur mention. Elle ne put retenir un rire lorsqu’il désigna Shôran comme un gamin. Si ce n’était pas tout à fait vrai, elle ne pouvait qu’admettre qu’il se voulait jeune, tant en âge que dans sa façon parfois assez innocente (pour le pas dire toujours) que d’agir et de voir les choses. Pauvre jeune homme qui se verrait être une énième victime de la veuve noire qui avait jeté son dévolu sur la nécromancie, un talent qu’elle comptait bien maîtriser un jour.

- Oui, les deux. Shikarai, c’est le cousin de Sayo. Sa meilleure amie, donc, qu’il avait eu le loisir de rencontrer, pour le meilleur ou pour le pire. Il est sympa, un type bien, qui se soucis des autres. Quant à Shôran, lui aussi il est sympa. Quoique jeune, effectivement. Naïf aussi. Son coeur est à la bonne place, par contre, l’innocence peut se montrer fatal.

Sous-entendait-elle qu’elle pouvait se montrer menaçante pour ce dernier ? Sûrement. Pour les deux, en réalité. Si elle n’avait pas eu le loisir de réellement apprendre à connaître le premier, le simple fait qu’il soit jônin et membre du conseil faisait de lui quelqu’un d’intéressant. Quant au second, il manipulait les morts, et là était tout l’intérêt que lui portait la Tadaoki.

- Si ma mémoire ne me fait pas défaut, ils étaient de la même équipe, du temps qu’ils étaient genin. Quelque chose s’est passé avec leur sensei, je ne saurais te dire quoi.

Elle haussa les épaules. Pour le reste, elle ne s’en souciait pas en outre mesure. Elle n’avait pas pour habitude que de retenir des faits divers et futiles, sauf s’ils pouvaient se montrer d’un quelconque intérêt dans les plans qu’ils avaient. Or, ni l’un ni l’autre n’avait abordé ce sujet avec elle, elle savait seulement pour s’être intéressée aux équipes shinobis du village. Elle n’aurait aucun mal quant à jouer l’innocente si le sujet tombait un jour.

Quant à la question qui suivit… Un lourd soupire s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle portait son verre à ses lèvres, prenant une gorgée tandis qu’elle pesait le pour et le contre quant à répondre à sa question.

- Je ne comprends pas pourquoi j’y vais, en vrai. Je veux dire… Je suis genin, je commence tout juste mon entraînement auprès d’une équipe et je me retrouve avec deux jônins expérimentés. Qu’est-ce que je peux apporter au groupe ? J’veux dire, je ne doute pas de mes compétences, nullement… Mais la différence de niveau entre Reiko et moi est notable. L’autre, je ne le connais pas. Et puis, tu es le mieux placé pour savoir que mes poisons sont ma plus grand force, par contre, avec deux inconnus, je ne peux décidément pas les utilisés. Pas alors qu’ils sont deux pratiquant de taijutsu. Et puis… C’est ça. Je ne comprends pas. Et tu te doutes comment je déteste ne pas comprendre.

Un soupire. Encore. Ces derniers temps, elle avait été confrontée à de nombreuses situations qui la sortaient de son confort habituel. Le principal initiateur de ces situations n’était nul autre que le Meikyû se trouvant face à elle. Or, à l’heure actuelle, il y avait aussi cette mission qui faisait naître en elle nombreuses questions.

- Et alors, Kaze ? Tu as une ex-copine Kazejin et tu refuses catégoriquement de la revoir ?

Bien évidemment, elle ne pouvait que se moquer de lui lorsque la situation se présentait, et ce, malgré le sérieux de sa question initiale.
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Mar 20 Mar 2018 - 3:52

Elle avait vraiment le don de la provocation et Raizen le constatait de nouveau pendant qu’elle soufflait des paroles glaciales proches du lobe de son oreille. Sur le coup, il ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire alors qu’il s’était surpris à se mordre la lèvre, signe qu’il avait été tenté par ce geste anodin, mais dévastateur.

Toujours plus sensuelle et dangereuse, Raizen fut forcée de se lever puisqu’il ne pouvait pas rester sur place. Sentant la température monter alors que ses oreilles étaient légèrement devenues rouges, il alla dans la cuisine afin de prendre quelques glaçons qu’il déposa dans un verre avant de le remplir d’eau. Écoutant Asami tout en profitant du moment pour se rafraichir, il revint face à elle alors qu’il écoutait les informations qu’elle avait à lui donner sur ses coéquipiers. Sur le coup, bien qu’elle disait des choses pertinentes, il ne put s’empêcher de se dire qu’elle connaissait vraiment beaucoup de gens au village. Beaucoup trop même. Raizen avait remarqué que lorsqu’il faisait mention d’un nom, les chances que cette personne ait été victime d’Asami étaient loin d’être nulles. Au contraire, à travers ce sourire et cette phrase beaucoup trop bien placée pour ne vouloir rien dire, il présageait déjà le pire. Or, quelque chose de plus intéressant capta son attention. Le gamin et son innocence pouvaient attendre.

Pour une des rares fois, Asami semblait dévoiler une inquiétude par rapport à elle-même et ses compétences. La marionnettiste était connue comme étant une femme confiante et dangereusement charmante. La base de son charme résidait à travers ce sourire et ce visage à toute épreuve. Quelle que soit la situation, Asami avait toujours la confiance de renverser la vapeur à son avantage. Pourtant, elle démontrait ouvertement un signe d’inquiétude qui étirait un léger sourire curieux aux lèvres du Meikyû.

Si elle avait évité sa blague de dernière minute, il aurait cru qu’elle était visiblement en train de s’adoucir. Or, la marionnettiste était venue tout gâcher avec sa mauvaise blague. Malgré tout, il mentirait s’il n’avait pas eu un léger sourire après avoir soupiré en prétendant être agacé.

-Les poisons ta plus grande force ?

Levant un air interrogateur à son sujet, Raizen s’amusait à brasser les morceaux de glace dans son verre. Gardant tout de même un contact visuel avec celle-ci, il appréciait ce court moment dans lequel elle semblait confuse et ne plus vraiment se reconnaître. Ainsi, il en profita pour s’approcher tranquillement d’elle. Volant un morceau de glace avant de quitter son poste, il vint s’asseoir droit devant elle, s’asseyant ainsi sur la table. Lui faisant face, il avait jugé que cette proximité serait importante pour la suite des choses.

Se tournant pour attraper deux autres morceaux de glace, il s’amusa tranquillement à établir sa logique. Ainsi, d’un seul coup, il lança les deux morceaux de glace vers Asami. Le lancer n’avait rien de blessant. Il avait mis suffisamment de force pour qu’elle sente l’objet frapper son bras, mais rien de plus.

-Si on veut, les autres ont une force considérable, un rang et de l’expérience, ce que tu n’as visiblement pas.

Prenant le temps de soutenir son regard pour s’assurer qu’elle comprenne, Raizen poursuivait sur sa lancée.

-C’est certain que si tu te compares à eux sur des facettes similaires, tu risques de te sentir petite dans tes chaussures, surtout que tu n’es pas grande à la base.

Se gardant cette blague de mauvais goût pour lui même, il étouffa soigneusement son rire avant de prendre le dernier morceau de glace dans sa main.

-Le poison a beau être un de tes éléments d’expertise, mais ton outil le plus redoutable est ce qui se cache dans ta tête et tu le sais. Les autres ont beau avoir des qualités plus grandes et plus fortes, mais entre toi et moi, qu’est qui est le plus dangereux ? Les gros morceaux de glace que tu vois venir et que tu as le temps d’anticiper ou..

Amenant délicatement le morceau de glace à ses lèvres, il s’approcha soigneusement d’Asami, posant une main sur son épaule avant de nicher ses lèvres dans son cou. Rapidement, le morceau de glace fondait, rendant ainsi ses lèvres froides. De ce fait, Raizen en profitant pour amener ses lèvres à son cou. Utilisant ce qui restait de la glace, il s’assura d’exposer le glaçon à son cou qui devait probablement connaître une hausse de température suffisamment élevée pour qu’une goutte glacée se sépare du glaçon et glisse le long de son cou.

-Ou le glaçon un peu plus petit, mais fatal, lorsqu’utilisé différemment.

Se retirant, il croqua le morceau restant du glaçon avant de la confronter du regard. Indirectement, Raizen essayait de comprendre ce qui causait tant de doute chez elle.

-Les poisons représentent ton outil le plus dangereux, mais ton arme la plus dangereuse c’est....toi-même, Asami.

Il aurait préféré avoir à lui priver d’une telle information. Pourtant, pour le moment, elle avait besoin de savoir le tout. Ainsi quoiqu’il arrive, Raizen se portait garant et responsable d’avoir possiblement fourni une piste à quelqu’un qui du jour au lendemain pourrait devenir le pire ennemi de tous.

-Tu comprendras une fois sur le terrain ce que seul toi peux penser à faire.

Terminant sa courte session de mentorat, il détourna son regard avant de finalement aborder le sujet de Kaze no Kuni.

-Si j’arrive à vivre avec toi, je doute que je ne puisse supporter une ex.

Étirant un sourire pour sa propre personne, il poursuivit en y ajoutant quelques soupirs.

-Kaze no Kuni c’est un état qui a été fait et pensé par un marionnettiste comme toi. La religion domine tout et ce côté traditionnel a beaucoup d’aspects positifs, mais restreint la population de son plein potentiel d’évolution et de découvertes.

Marquant une brève pause, il se remémorait ses derniers souvenirs.

-Le fait que la religion soit au pouvoir depuis tant d’années et qu’elle continue d’exercer son pouvoir pour y imposer des traditions qui éloignent les différents clans du progrès me dérange.

Son humeur était devenue légèrement changeante alors qu’il touchait à un sujet sensible.

-Que ferais-tu si on te privait de ta bibliothèque sur de nombreux poisons, car quelqu’un décréterait que seuls 10 des 100 poisons que tu étudies sont réellement utiles ?

Questionnant Asami sur le sujet, il poursuivit sur sa lancée.

-Il est clair que j’ai été envoyé à Kaze no Kuni puisque je suis un Meikyû. Autrement, ils auraient envoyé quelqu’un de plus puissant que moi. Mais en toute sincérité, c’est en voyant ce genre de société que j’ai envie de tout détruire pour tout reconstruire à ma façon.

Dès lors, une flamme sombre enveloppa ses iris tandis qu’il visualisait les nombreux éléments qui méritaient une révolution dans cette contrée. Asami n’avait probablement jamais eu la possibilité de lire ce genre d’émotions dans les iris du jeune homme. Pourtant, le côté fou de Raizen s’était emparé de lui, le temps d’un instant pour lui vendre des idées radicales qui témoignaient de son impatience.

-Mon dernier souvenir de Kaze no Kuni est marqué par la division interne qui se propageait malgré la domination de la religion.

Soupirant, de nouveau il poursuivit.

-Imagine maintenant alors qu’une personne ayant marqué le territoire va revenir. Mon petit doigt me dit que les avis risquent d’être tranchés...

Lui-même ne savait pas quoi penser de cela. Le pouvoir en place le dérangeait, mais il devait demeurer patient. Si son impatience lui apportait une source quelconque de frustration, Raizen devait mieux comprendre plusieurs choses afin de décortiquer les problématiques pour mieux reconstruire ce territoire maudit.

-Mais bon, si tu veux, je te ramène un jeune esclave, ça devrait te faire plaisir non ?

Grimaçant et abordant le sujet avec un sarcasme évident, Raizen démontrait qu’il n’était pas pour l’esclavage. Au contraire, bien qu’intéressant pour les criminels, le phénomène d’homme libre ou d’esclavage était beaucoup trop bidimensionnel à son goût.

-Après tout, tes victimes n’ont pas de limite d’âge je pense.

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Mar 20 Mar 2018 - 21:35


Elle n’était pas certaine de bien comprendre ce qu’il se passait, à l’heure actuelle.

Assise en tailleur sur le sofa, faisant face à son colocataire, ce dernier s’était approché d’elle. Pour sa part, elle tenait son verre dans une main, sa tête appuyée dans l’autre, ne le quittant pas des yeux. Or, il était évident, de par l’expression qu’elle affichait et par son regard qu’elle était légèrement confuse. Plus encore que lorsqu’elle s’était vue attribuer sa mission au pays du feu.

Était-il en train de la réconforter ?

Bon, ce n’était pas tout à fait ça. Alors qu’elle avait exprimé plus ou moins indirectement avoir quelques doutes vis-à-vis de la tâche lui ayant été confié, l’homme lui faisant face était plus agréable qu’à l’habtiude. Si, d’ordinaire, elle se serait presque insultée de l’entendre prendre ce ton avec elle, semblant presque moralisateur, elle le laissa poursuivre, curieuse de ce qu’il comptait lui dire. Silencieuse, elle ne fit que lever son bras lorsque les glaçons furent lancés dans sa direction, préférant encore l’écouter que d’émettre quelconque commentaire. Peut-être était-il vrai qu’elle s’était adoucie en sa compagnie, en quelque sorte. Rare étaient ceux pouvant prétendre tenir tel discours sans qu’elle n’affiche son petit air arrogant, démontrant toute la confiance dont elle pouvait faire preuve.

Ce fut un frisson qui vint la sortir de ses pensées, le Meikyû désormais près d’elle, peut-être même un peu trop, tandis qu’elle sentait l’eau glacée lui glisser dans le cou. Il y avait quelque chose de dérangeant, dans sa présence à ses côtés, sa main contre son épaule et son souffle contre sa peau. Or, il y avait aussi quelque chose de terriblement attirant, qu’elle se contenta de chasser de son esprit, son regard venant rencontrer le sien, hochant doucement de la tête tout en soupirant.

Elle, manipulatrice au fort caractère, qui avait toujours affiché cette confiance à toute épreuve, se jouant des autres d’une main de maître tout en ne craignant jamais rien, ou presque, venait de dévoiler un côté de sa personne qu’elle-même ne se connaissait pas, et ça, à celui qui allait très certainement profiter, maintenant ou plus tard, de cet instant de faiblesse qu’elle lui laissait le loisir d’observer. Il était encore une fois trop tard pour les regrets, elle n’aurait qu’à gérer ce soucis plus tard, si vraiment il venait se jouer d’elle sur ce sujet bien particulier.

- Merci.

Elle avait marmonner ce mot, sans grande conviction, espérant presque qu’il ne l’entende pas. Une partie d’elle aurait bien voulu se contenter de rester silencieuse, de ne rien dire ni même faire preuve d’une quelconque reconnaissance. Toutefois, elle avait marmonné ce mot, craché presque, cherchant à clore rapidement ce chapitre pour reprendre un peu plus contenance. Ce serait très certainement la dernière fois qu’il entendrait ce mot venant d’elle, ou, tout du moins, alors qu’elle n’arborait pas son masque hypocrite. Elle ne voyait plus l’intérêt, avec lui, qui avait eu tout le loisir de voir qui était-elle réellement. Sûrement était-il fou, ou alors inconscient, que pour d’accepter de la côtoyer ainsi, au quotidien, là où il était le plus vulnérable, en sachant à quel point pouvait-elle être dangereuse.

S’intéressant à son tour à Kaze, préférant ne plus parler d’elle tandis que sa main était venue se poser contre son cou, là où il avait effleurer ses sens de son souffle, elle se concentra sur ce qu’il lui disait, bribe de son passé qu’elle apprenait à connaître. Elle pouvait comprendre, en partie, le ressentiment qu’il avait vis-à-vis du pays. Après tout, l’exemple donné lui parlait, concernant ses poisons. Ne s’étant jamais réellement intéressée à la relation, elle venait d’une famille de scientifique et avait donc baigné dans l’évolution constante qu’apportaient de nouvelles découvertes. De ce fait, pour elle, l’idée de se complaire de ce qu’ils avaient déjà, dans une position, certes, peut-être bien sécuritaire, mais sûrement aussi dénuée de tout avancement, avait de quoi l’ennuyer.

Ce qui vint la surprendre fut la lueur dans son regard qu’elle n’avait jamais aperçu jusqu’à maintenant, alors qu’il semblait se promettre à lui-même qu’il se chargerait de tout détruire pour mieux reconstruire. Une lueur qui se voulait tout particulièrement intéressante pour la jeune femme, bien plus sombre que ce qu’elle avait pu déjà observer chez lui. La destruction mènerait certainement au chaos, à l’anarchie même. Avait-il vraiment besoin de reconstruire après cela ? Ce fut donc un léger sourire mesquin qui vint étirer ses lèvres, se contentant de l’observer avec un certain amusement.

- Tu penses à qui quand tu dis ça ? Shuuhei ou Shôran ?

Elle haussa les épaules, comme si ce qu’elle venait de dire était parfaitement normal vis-à-vis des accusations portées à son encontre. Sans même qu’elle n’ait à le dire, il avait compris la subtilité de ses paroles, concernant le jeune chûnin. Or, cela lui faisait tout de même plaisir que de rappeler que ses griffes s’étendaient jusqu’au Raikage lui-même, une menace silencieuse quant à ce qui concernait le pouvoir séducteur qu’elle pouvait avoir sur autrui.

- Tu crois vraiment être en mesure de détruire une nation ?

Si elle s’était presque voulue moqueuse, au final, il n’en était rien. Elle aurait bien voulu se moquer de lui et de ses ambitions, qui se voulaient difficiles à réaliser, cependant, elle s’était contentée de poser la question franchement, curieuse de sa réponse. Avait-il un plan ? Une idée ? Une révolution ? Peut-être qu’il était en contact avec d’autres membres de sa famille et qu’ils préparaient quelque chose, pour un futur plus ou moins rapproché. Faisant tourner l’eau dans son verre, elle le porta finalement à ses lèvres pour en prendre une gorgée. La conversation qu’ils avaient semblait bien loin d’être terminée.

- Plonger un village, voir un pays même, dans le chaos, ça me rappelle les ambitions de quelqu’un… Je ne sais pas où j’ai déjà entendu ça.

Un regard entendu, suivi d’un sourire amusé. Ils se ressemblaient plus sur bien des facettes que ce qu’ils voulaient bien admettre. Certes, pour sa part, il semblait avoir un objectif précis, dans sa démarche, tandis qu’elle, elle souhaitait s’amuser aux dépens des autres, de voir le peuple sombrer et l’anarchie régner. L’humain était intéressant à observer, divertissant même, et il n’y avait qu’en absence de loi qu’il pouvait réellement s’exprimer.

Là était tout l’intérêt de la belle brune. Si l’homme lui faisant face était le premier pas, celui qu’elle souhaitait entraîner dans sa chute, peu importe ce qui lui en coûtait, au final, c’était le monde qu’elle souhaitait voir sombrer dans l’obscurité. Il n’y aurait que là où elle aurait droit à un spectacle divertissant.

- C’est pour ça que tu as quitté Kaze ?

Sans tabou qu’il avait dit, non ? Elle voyait donc là le parfait moment que d’en apprendre un peu plus sur celui qui partageait son quotidien. Et puis, il était rare, tout de même, qu’ils soient ainsi, assis l’un face à l’autre, à tenir une discussion civilisée où, malgré les quelques piques, tous deux se tenaient tranquilles.
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Mer 21 Mar 2018 - 1:29

La réaction d’Asami avait de quoi tirer une étincelle de plaisir chez lui. Après tout, ce devait bien être la première fois qu’il entendait celle-ci prendre le temps de le remercier pour quoi que ce soit. De nature vantarde et confiante, elle s’assurait toujours de montrer que son usage d’autrui était un acquis qui lui revenait de droit à elle et elle seule. Ainsi, alors qu’il s’apprêtait à réagir face au tout, il décida de laisser cela couler en attendant de trouver le bon moment pour le lui remettre au visage. Malheureusement, la réalité dans laquelle tous deux vivaient était loin d’être utopique. Lorsqu’un passait à l’attaque, l’autre répliquait sans attendre. Parfois de peur de se faire prendre en mauvaise posture où tout simplement par pur plaisir, ceux-ci s’échangeaient des attaques multiples en prenant soin d’être prêt à en subir les conséquences.

Pourtant, le moment dans lequel ils étaient plongés était différent. Contrairement aux fois précédentes où ils s’affrontaient ouvertement en n’hésitant pas à accentuer les dangers dans lesquels ils s’impliquaient respectivement. Ceux-ci prenaient le temps de s’observer et s’analyser. Si on veut, ils étaient sur un territoire neutre dans lequel tous deux négociaient pour un court traité de paix. En d’autres mots, c’était le calme avant la tempête. Or, ce calme était sinistre, voire même douteux. Aussi paisible soit-il en apparence, il était beaucoup plus violent qu’il en avait l’air. Après tout, avec un peu de recul, Raizen venait de réaliser qu’il venait de s’ouvrir sur une fraction de son passé tout comme il venait en quelque sorte de la réconforter. Bien qu’ayant été franc, en temps normal, il se serait contenté de rire afin de voir l’impact que cette baisse de confiance allait provoquer, quelles qu’en soient les conséquences. Pourtant, il avait opté pour un choix qui le surprenait lui-même. Or, ce n’était pas le moment d’avoir une introspection à ce sujet, pas quand Asami venait ouvertement de s’exposer sans qu’il n’ait à lever le moindre petit doigt.

-Si j’étais toi, je me serais contenté de nommer Shuuhei.

Si l’atmosphère était plus ou moins sérieuse, voire même profonde, Raizen ne put s’empêcher de regarder sur le côté. Malgré lui, ses joues se gonflèrent alors qu’il pouffa de rire.

-Shôran...

Essuyant une larme artificielle, il prit le temps de racler sa gorge alors qu’il reporta de nouveau son attention sur Asami. Ayant un peu de mal à garder son sérieux, Raizen devait l’admettre. Ce rire était plus fort que lui. Rien qu’en imaginant le gamin naïf, il ne pouvait s’empêcher d’imaginer les nombreuses situations dans lesquelles Asami pouvait profiter de lui. Que ce soit à travers sa gentillesse ou son innocence, cet homme avait tout pour se faire abuser par quelqu’un d’aussi rusé et destructeur. Plus il y pensait et plus il avait pitié. Si la mission avec Katenshado s’avérait difficile, il aurait encore plus de difficulté maintenant qu’il devait s’assurer de ne pas rire de lui dès qu’il poserait son regard sur le jeune homme.

-Je me demande bien ce qui peut t’intéresser chez lui.

Passant d’un air hilare à son côté curieux, il ne pouvait s’empêcher de tenter de démystifier la raison pour laquelle elle l’utilisait. Après tout, Raizen savait pertinemment que Asami ne tournait pas autour des gens pour rien. Peu importe la personne, que ce soit Shizen ou Shuuhei, Raizen avait clairement pu y déchiffrer un but la motivant à vouloir maîtriser cette personne. Pourtant, aux premiers abords, Shoran n’avait rien qu’elle pourrait convoiter, ne serait-ce que sa virginité et son innocence. Après tout, aussi utopiste soit la société, personne à Kumo n’aurait daigné croire qu’il n’était pas aussi innocent qu’il prétendait l’être.

-Après tout, tu ne fais jamais rien pour rien et...

Marquant une pause, il délaissa le sérieux le temps d’un moment afin d’enfoncer le couteau dans la plaie.

-Quoique peut-être que tu aimes les petits jeunes.

S’amusant à l’idée qu’Asami était peut-être une succube cachée sous le visage d’un shinobi, il profita du moment actuel dans lequel il pouvait planer avant d’entrer dans les sujets sérieux.

-Ne te méprends pas, si mes ambitions semblent ressembler un peu aux tiennes, les gens de 18 ans ne m’intéressent pas.

Bon, il avait menti sur le fait d’entamer les sujets sérieux. Toutefois, ce mensonge fut de courte durée tandis qu’il comprenait tout le poids des paroles qu’elle venait de dire. Le temps d’un moment, Raizen fixa sa main alors qu’il réalisait qu’il était capable du pire comme du bien. Après tout, il avait beau retourner la question sous de nombreux angles, mais ses capacités avaient tout pour faire de lui un ennemi de la civilisation. Pourtant, il refusait de se plier au concept de bien ou de mal. Il était trop tôt pour qu’il y pense. Ainsi, il garda ce questionnement pour lui-même au moment même où il ferma la main. Refermant de ce fait ce sentiment de culpabilité qu’il ressentait pour une première fois, il étira un sourire à l’idée que bien des choses pouvaient évoluer dans la zone grise dans laquelle il se situait.

-J’étais trop jeune pour prendre cette décision de mon propre chef.

Marquant une pause, il hésitait à raconter cette histoire qu’il n’avait pas racontée à beaucoup de gens. En aucun cas, ce court récit de sa vie n’était un secret. Pourtant, il se demandait pourquoi il ressentait tant d’aise à partager avec Asami. Le tout le déconcertait, mais il comptait bien embraser le moment afin d’en apprendre davantage sur ce qui l’influençait. Était-ce pour qu’elle s’ouvre en retour à lui ou parce qu’il avait la confiance qu’en dire davantage sur lui n’allait aucunement changer la dynamique entre eux qui allait en sa faveur ? Qui sait, il était beaucoup trop tôt pour le déterminer, surtout que la réponse était surement beaucoup plus complexe.

-Mon père s’est battu dans le but de révolutionner la tradition installée au sein du clan. Il a monté un mouvement progressiste qui avait pour but d’exploiter le fuinjutsu en partageant ses connaissances auprès d’un clan similaire, les Uzumakis. Par contre, même si quelques personnes se sont ralliées à sa cause, le côté traditionnel et protectionniste a préféré conserver les secrets du Fuin à l’interne et il a essuyé un échec lamentable en voulant révolutionner le système.

Fixant Asami, il poursuivit, conscient qu’il partageait trop d’information.

-Donc en bref, après un tel échec, ils ont préféré que je grandisse dans un environnement où l’évolution était mise de l’avant, loin du côté traditionnel qui aurait pu me rendre un esclave du confort que procurent les coutumes et normes d’une civilisation comme celle des Kazejin. Si on veut, ils ont aussi voulu éviter que je subisse les représailles d’un mouvement contre lequel ils avaient lutté de la mauvaise manière.

Amenant le verre à ses lèvres, il absorba une grande quantité d’eau tandis qu’il comptait finir sur ses paroles.

-Pour répondre à ta question sur si je me sentirais capable de détruire tout un village...

Laissant le silence amplifier la réponse qu’il comptait lui fournir, Raizen acquiesça d’un air mi-sérieux, mi-joueur.

-Qui sait ? Disons simplement qu’il y avait des manières plus intelligentes de mener cette microrévolution.

Partager était une chose, or, il serait faux de croire qu’il comptait s’arrêter sur cela, après tout, il fallait toujours relancer la balle du côté d’où elle était venue.

-Pour quelqu’un qui veut voir le monde en cendre et en destruction, je trouve que tu es de plus en plus entourée malgré toi. Réalises-tu que cela pourrait nuire à tes ambitions destructrices ?

N’hésitant pas à présenter son sourire le plus hautain, Raizen savait pertinemment que cette question avait un double tranchant tout comme la stratégie d’Asami. En voulant s’entourer des bonnes personnes pour pouvoir les manipuler, il était probable que la situation inverse se produise.

-Faking can be a double-edged sword because before you know it, you might be faking until you make it whether you like it or not.

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Mer 21 Mar 2018 - 2:35
Il y avait des choses qu’elle ne comprenait pas. Des choses même qu’elle choisissait d’ignorer, ne serait-ce que parce qu’elle n’était pas en mesure d’y voir clair. D’ordinaire confiante en elle-même, en ses capacités et en ses talents de manipulatrice, le Meikyû venait ravager tout ce qu’elle avait toujours connu d’une arrogance qu’elle avait de la difficulté à lui faire ravaler. Elle s’adressait à lui avec un naturel qu’elle ne se connaissait pas, parlant même ouvertement de ceux qu’il pouvait sûrement considérer comme étant ses victimes. Il n’y avait bien qu’avec Sayo qu’elle tenait ce genre de discours, s’amusant du regard qu’elle lui arrachait lorsqu’elle ajoutait un nouveau nom à sa liste. Toutefois, elle n’y voyait aucun soucis que de partager telle chose avec l’homme lui faisant face, ce qu’elle peinait à comprendre. Après tout, n’était-il pas l’ennemi ? Tout du moins, elle aurait bien aimé le voir de la sorte. Il était celui faisant ressortir le pire d’elle-même, de ces nombreuses émotions qu’elle avait pourtant enterré pendant de nombreuses années pour maintenir les apparences, un parfait contrôle sur elle-même pour lui permettre d’avoir ce même contrôle sur autrui.

Malgré le sérieux de leur discussion, le calme qui régnait dans cette atmosphère particulière où tous deux n’avaient pas l’habitude d’évoluer, ils ne pouvaient s’empêcher que de se jeter quelques commentaires ici et là, des provocations bien digne de la relation qu’ils entretenaient. Quelle était-elle, cette relation ? Une question qu’elle avait choisi d’ignorer, comme bien d’autres, à défaut d’avoir de quoi y répondre.

- Oh ! Je vais le dire à Sayo, donc. Ça va m’éviter d’avoir à vous gérer vous deux. Légèrement agacée, elle laissa tout de même un sourire venir s’installer sur ses lèvres. Bah quoi ? Tu as pas dit que les jeunes de dix-huit ans ne t’intéressaient pas ?

Haussant les épaules, elle savait pertinemment que ce n’était pas exactement ce qu’il voulait dire. Cependant, la première règle de la manipulation était d’arriver à jouer sur les mots. De ce fait, elle se contenta de son léger sourire tout en le toisant du regard. Elle voyait d’un mauvais oeil le fait qu’ils se soient rencontrés. Déjà qu’ils pouvaient s’avérer être une menace pour elles, tous les deux en sachant beaucoup trop sur sa personne, elle ne voulait pas imaginer le danger que représentait une alliance entre eux. Ils en savaient beaucoup trop sur elles et possédaient un savoir exclusif à chacun d’entre eux. S’il fallait qu’ils partagent certains détails…

- Quant à Shôran, tu le verras sûrement bien vite, si tu te bats à ses côtés. Il s’agit d’un nécromancien.

Pas besoin d’en dire plus, sûrement comprendrait-il seul tout l’intérêt qu’Asami avait pour le jeune homme, qu’il désignait comme étant le gamin. Elle n’avait pas non plus besoin que de s’étendre sur le sujet. L’idée de contrôler les morts était plus qu’intéressante pour la marionnettiste, qui avait tout de même été élevée auprès de cadavres en tout genre. Et, pour s’être affrontée à lui, elle se devait d’admettre que détenir un tel pouvoir était alléchant.

Terminée de parler d’elle et de l’intérêt qu’elle pouvait avoir pour ses différentes victimes, elle s’intéressa à son histoire, son passé, ce qui l’avait amené à quitter Kaze. Attentive, elle le laissa donc parler, restant silencieuse en l’invitant du regard à poursuivre son récit. Il y avait certaines choses qu’elle arrivait à mieux comprendre aussi, chez lui, de par ce qu’il lui racontait. Un soupire s’échappa finalement de ses lèvres alors qu’elle décroisa ses jambes, venant s’appuyer plus confortablement contre le dossier du sofa, ne le quittant cependant pas des yeux. Avant de se caler confortablement, elle vint porter son verre aux côtés de l’homme, sur la table, pour finalement venir s’appuyer contre le bras du fauteuil, à sa droite.

Son sourire était particulier. S’il semblait plus doux qu’à l’habitude, il ne présageait cependant rien de bon. Elle l’avait invité à s’ouvrit et si elle le savait assez intelligent pour ne pas lui révéler quoique ce soit qui pourrait être compromettant, elle arrivait toutefois à mieux comprendre le personnage qu’il était. La manipulatrice qu’elle était savait écouter les discours, en comprendre le sens, mais surtout, analyser chaque ligne, ou presque, pour l’associer à ce qu’elle savait déjà de la personne.

Préférant garder ses observations pour elle, tandis qu’elle avait écouté son histoire avec attention, tout en s’assurant de ne manquer aucun détail vis-à-vis de son non verbal, la suite eut le mérite de la faire rire. S’il s’était ouvertement moqué d’elle un peu plus tôt, c’était à son tour que de trouver ridicule ce qu’il lui disait. Secouant doucement la tête de droite à gauche, elle semblait peiner à calmer son amusement.

- Nuire à mes ambitions destructrices ? Je trouve que tu commences à prendre un peu trop confiance en toi-même, si tu peux te permettre de me sous-estimer de la sorte.

Elle s’était redressée, le sujet étant intéressant. Penchée légèrement vers l’avant, ses bras sur ses cuisses, elle le toisait du regard, jaugeant ses réactions. La flamme de ses prunelles s’animaient, signe avant-coureur du chaos qui l’habitait, et ce, quand bien même était-il aisé que de l’oublier, derrière ses airs charmeurs et son sourire tantôt agréable, tantôt réconfortant. Même auprès de lui, tandis qu’elle semblait plus douce, voir presque plus sympathique, il était aisé que d’oublier le monstre qui se cachait derrière ses beaux mots.

- Je pourrais presque m’en sentir vexée. Et puis, sur quoi tu te bases pour affirmer que je suis bien entourée, et ce, malgré moi ? Il n’y a jamais rien qui est fait pour rien, je pensais que tu l’avais compris, depuis le temps. Ces gens ont une importance pour ces ambitions destructrices. Pour reprendre ses mots. Je suis patiente. À l’heure actuelle, je me contente que de placer les pions aux bons endroits, m’assurer d’avoir le plus de force de frappe possible lorsque la scène sur laquelle ils jouent tous à leur insu tombera en ruine.

Elle parlait avec une conviction certaine, son regard était assuré. Tous ceux qu’elle s’assurait de garder près d’elle avait un rôle à jouer, à court ou à long terme. Ou, tout du moins, presque tous. Il y avait bien une personne qu’elle n’arrivait pas à placer là où elle le souhaitait. Une seule qui faisait sûrement parti de ceux que le Meikyû devait considéré comme faisant parti de son entourage et dont elle était incapable d’établir quelle utilité avait-il vis-à-vis de ses ambitions. S’il lui serait aisé de dire qu’il ne s’agissait que d’une vision du monde qu’ils partageait, en partie, ce serait se mentir à elle-même. Il s’agissait bien évidemment dudit Meikyû, qui se faisait un malin plaisir que de la rendre folle, qu’il en ait conscience ou pas. Pourquoi était-il encore là ? Pourquoi ne l’avait-elle tout simplement pas tuer ? Pire. Pourquoi avait-elle accepté sa présence à ses côtés, derrière tous ces masques qu’il avait été en mesure de briser, un à un ?

- Alors, raconte-moi tout ! Changeant de sujet pour chasser ces pensées désagréables, elle croisa les jambes, toujours légèrement penchée vers l’avant, vers lui donc. Quelles sont donc ces manières plus intelligentes que de mener cette microrévolution ?

Un sourire léger, elle lui adressa un clin d’oeil, l’air de lui dire qu’il pouvait se confier à elle, qu’il n’avait rien à craindre. Et ce, quand bien même savait-elle que l’effet inverse se produirait, ce dernier en sachant beaucoup trop sur elle pour croire en sa pseudo sincérité. Mais là était toute l’idée que de s’amuser à ses dépens, jouant d’un visage plus vrai avant d’enfiler un de ses nombreux masques, dansant sur diverses personnalités qu’elle se faisait un plaisir de lui présenter. Qu’il comprenne qu’elle n’était pas une amatrice dans le domaine.

Et ce, quand bien même avait-elle été presque tentée de lui donner raison. Presque. Il y avait des choses qui changeaient chez elle. Des choses qu’elle se refusait de voir et d’entendre. Elle avait de l’expérience dans le domaine. Il était tout simplement impensable qu’elle se laisse prendre à son propre jeu, celui qu’elle entretenait depuis des années déjà.

La guerre était bien loin d’être terminée entre eux deux. Et si, pour l’entraîner dans sa chute, elle devait échouer, encore et encore, elle le ferait. Sa tactique avait changé, au fil des semaines, sans pour autant qu’elle n’agisse différemment. Elle allait s’assurer qu’il s’y perde à son tour, qu’il s’enfonce sans même le réaliser, sans même comprendre ce qu’il lui arrivait. Et avant qu’il ait le temps de s’y opposer, elle allait abattre le coup qui lui serait fatal.

Pour ce faire, elle se devait de garder la tête froide et son esprit à la bonne place. Ce qui, bien évidemment, n’était pas toujours évident, avec un homme comme lui partageant son quotidien.
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Mer 21 Mar 2018 - 3:55

Asami évitait le point ce qui faisait rire intérieurement Raizen. Il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il avait probablement plus d’emprise sur elle qu’elle n’osait l’imaginer. Ce devait possiblement la tracasser au point où elle s’amusait à dévier le sujet vers ce qui lui plaisait. Tournant ainsi chacune de ses paroles à son avantage, Asami usait même d’une situation qui l’avait visiblement dérangé pour le provoquer. Elle savait que Raizen et Sayo représentaient deux dangers possibles pour elle. Le kumojin l’avait compris à travers leur dernière réunion. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’on voyait Asami montrer son vrai visage à quelqu’un. À sa connaissance, Sayo était la seule et unique personne outre lui-même à l’avoir vu sur son vrai visage. Mieux encore, Raizen connaissait Asami sous un aspect qui était inconnu de Sayo, chose qu’il ne mettrait pas forcément beaucoup de temps à réaliser.

Pour le moment, elle était en sécurité. Or, la paix était parfois mauvais présage. Le tout indiquait le plus souvent que quelque chose de dangereux allait arriver, tout comme ce fut le cas au beau milieu de leur discussion. Alors que ceux-ci se lançaient dans une guerre froide, Asami perdit le contrôle, montrant de nouveau une facette d’elle qui était plus agressive. À travers sa respiration, son regard, son ton et les mots qu’elle prononçait, Raizen pouvait y voir de nombreuses failles qu’il pouvait exploiter. Tout son non verbal penchait en sa faveur, phénomène qu’il aimait analyser et admirer. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’une experte du contrôle perdait son piédestal. Ainsi, il comprenait et apprenait à travers elle, chose dont il devait être excessivement reconnaissant. Asami avait beau perdre contre lui. Or, même dans la défaite, elle était intéressante, phénomène qui était peu usuel. À travers ses nombreux masques, une constante demeurait : le fait qu’elle était beaucoup trop intéressante pour que sa curiosité ne soit pas attisée.

Ainsi, Raizen se contenta de prendre toute l’information qu’elle venait de lui cracher au visage avec du recul. Bien qu’il se doutait que celle-ci était beaucoup plus rusée et préparée qu’il ne le pensait, elle oubliait des éléments fondamentaux qu’il se délectait à l’idée de lui présenter. Pourtant, il ne disait rien, se contentant de la regarder déverser son fiel sur lui. Canalisant son énergie au mauvais endroit, celle-ci invitait Raizen à donner son avis sur la manière dont elle devait s’y prendre. S’il ne la connaissait pas comme étant une femme si fière, Raizen se serait probablement dit que la personne tentait de lui voler son plan. Or, ce n’était pas le cas actuel. Asami était bel et bien dans une phase de questionnement dans laquelle, indirectement, elle cherchait à confirmer ou infirmer quelque chose. Cet état de choc devait la faire paniquer plus qu’elle n’osait l’imaginer. Avec un peu de recul, le kumojin savait que cette introspection serait destructice pour celle-ci. Ainsi, il avait deux choix. En premier lieu, il pouvait la laisser s’autodétruire par ses propres pensées et sa soudaine insécurité. Après tout, elle pourrait très bien finir comme elle pouvait mal finir. Or, il pouvait aussi contribuer à cette situation pour y mettre son grain de sel et en mesurer l’efficacité. Les deux options étaient tentantes, mais de nature observatrice, Raizen serait probablement allé avec la première option. Or, cette fois-ci, c’était différent. Bien qu’alléchante, le Meikyû réalisait de plus en plus qu’il s’approchait de son tendon d’Achille. Il n’était pas encore certain de l’élément déclencheur, mais il désirait voir à quel point il pouvait contribuer à cette catastrophe.

-Pour mener une microrévolution, il faut comprendre ce que tu as et ce que tu n’as pas. En bref, tes points forts et tes faiblesses.

L’observant sans broncher, Raizen se délectait des flammes qu’il lisait dans ses iris. L’idée de les refroidir l’excitait à un point qu’il ne saurait décrire. C’était l’heure de la ramener sur terre.

-Tu es certes dangereuse, intelligente, manipulatrice et derrière toi tu as su te rallier de nombreuses personnes pouvant t’aider ou être manipulé de manière à atteindre tes objectifs, ce qui est bien.

Raizen n’aimait pas ajouter un « mais »à ses discours. Or, celui-ci était pertinent à condition qu’il soit introduit au bon moment.

-Tu sembles même comprendre ce qu’il te manque pour combler les effectifs qu’il te faudra pour lever une guerre ou révolution. Des morts vivants, quoi de mieux que des êtres insensibles, morts et obéissants pour quelqu’un qui aime tout manipuler et contrôler. Quoi de mieux que cela pour être en situation d’avantage en n’ayant qu’à lever le petit doigt ?

Sirotant tranquillement l’eau, Raizen s’amusait à faire languir Asami. Si celle-ci avait confiance en ses propres moyens, il savait pertinemment qu’une partie d’elle demeurait inquiète. Ainsi, il allait s’assurer de s’en prendre à cette partie pour la fragiliser le plus possible.

-Mais, tu sembles oublier que pendant que tu places tes pions calmement, d’autres joueurs rejoignent la partie ou changent.

La regardant alors qu’elle était confortablement assise en tailleurs sur la chaise, il se complaisait à l’observer dans son état de confort.

-Tu as beau rallier les gens importants à ta cause, mais s’il y a bien un désavantage à maîtriser l’art de la manipulation, c’est ce désir inné de vouloir avoir le contrôle sur tout ce qui te déstabilise les rares moments où ça arrive.

Étayant sans aucun problème ce qu’il pensait, Raizen continuait, en ajoutant toujours une couche supplémentaire.

-Ainsi, tu te concentres sur des manières de reprendre le contrôle, chose que tu fais dès que tu réalises qu’une de tes cibles tente de s’échapper de la toile dans laquelle elle est prisonnières depuis très longtemps.

Faisant clairement référence à Shuu tout comme plusieurs autres victimes, Raizen lui montrait qu’elle n’était pas la seule à l’analyser.

-Le plus drôle c’est que tu en viens même à mélanger la patience et le perfectionnisme. Tu fais de même avec le désir d’avoir tous les pions alignés au bon endroit, de la manière dont tu veux, quand tu le veux pour les utiliser afin d’avoir le résultat que tu veux.

Riant légèrement, il termina son verre d’eau d’un seul trait.

-Tu deviens donc une tacticienne hors norme, ajustant les moindres pions récalcitrants pour les faire tomber dans ton cadre, autrement, tu les élimines.

Poursuivant son regard, il ne flanchait pas. Sa concentration restait maximale, chose qui témoignait de l’importance du moment.

-Par contre, tu finis par être tellement occupée par tes tactiques que tu en oublies ta stratégie initiale, la raison pour laquelle tu fais cela. À force de prendre plusieurs masques, même si tu ne le réalises pas, tu te perds dans ta gestion des pions, finissant par te mettre en position où les manipuler sera de moins en moins facile bien que tu aies l’illusion que connaître leur faiblesse t’aidera.

S’il avait pu, il lui aurait tiré la langue. Pourtant, il se faisait un plaisir fou à détruire ce qu’elle avait bâtît.

-Tu es tellement occupée à aligner tes pions comme tu le veux que tu t’attardes même au pion qui sort de nulle part et qui n’est régi à aucune règle. Et au lieu de t’en débarrasser, de peur qu’il contamine les autres, tu te donnes le défi de le comprendre et de l’analyser afin de savoir comment tu peux t’en servir.

Ayant un léger sourire alors qu’il arrivait au point qu’il bâtissait depuis le début, Raizen poursuivit.

-Tu te rapproches, opte pour diverses tactiques, tente, échoue, réussit, te rapproche et ce n’est qu’à la fin que tu réaliseras pourquoi rien de ce que tu as fait n’as fonctionné.

Se rapprochant de nouveau d’Asami pour venir lui murmurer quelques mots à l’oreille, il en profita pour déposer calmement sa main sur sa cuisse.

-C’est à ce moment que tu réaliseras qu’à force de vouloir tout contrôler, tu t’es laissée emportée et que tu as tenté si fort d’être en contrôle que tu t’es toi-même retrouvée emprisonnée de la toile de quelqu’un d’autre.

Activant son sceau une nouvelle fois sur sa cuisse, Raizen s’amusait à prouver physiquement les moindres paroles qu’il prononçait pour qu’elle puisse comprendre.

-Peu importe à quel point tu te débats, tu vas facilement te rendre compte que tu t’es fait piégée, non pas par un tacticien, mais bien par quelqu’un ayant une stratégie.

Continuant de lui murmurer quelques paroles alors qu’il s’amusait à faire fluctuer la force de son sceau, il poursuivit.

-C’est à ce moment précis que tu vas comprendre que l’intrusion soudaine sur ta toile n’était pas anodine. Tu vas aussi comprendre qu’il s’est joué de toi en réalisant la raison pour laquelle tu tentais de le rendre conforme à ce que tu voulais. Tu vas aussi comprendre qu’au final, il l’aura compris avant que tu comprennes quels étaient ses objectifs, son but, sa finalité. C’est alors que tu vas comprendre que tu ne mènes plus la danse, tout simplement parce que quelqu’un aura eu une vision stratégique pendant que tu te seras concentrée dans tes tactiques.

S’emportant tout d’un coup, Raizen déposa quelques sensuels baisers au cou d’Asami avant de laisser son nez glisser contre sa peau. Il remonta tranquillement son visage avant de lui chuchoter quelques mots.

-Je ne te dirais pas la manière la plus intelligente de mener une microrévolution, mais je tiens tout de même à te dire que la moindre des choses, c’est d’avoir une vision stratégique au lieu d’être tactique, autrement, tu te retrouves prisonnière du filet d’un autre et tu finis...

Baissant soudainement le timbre de sa voix, il murmura ses dernières paroles.

-À sa merci...

Sur ce, il lui infligea une douce morsure au lobe de son oreille avant de se détacher lentement et de s’asseoir comme si de rien était. Il venait littéralement de lui expliquer pourquoi elle avait tant de mal à le mener, et ce même si c’était risqué pour lui qu’elle comprenne mieux.

-Mon petit doigt me dit que tu connais ce mot...


Détruire pour mieux reconstruire, Raizen venait de lui en donner un court avant-goût...


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Mer 21 Mar 2018 - 5:24
Assise sur le sofa, une jambe par-dessus l’autre, position élégante tandis qu’elle était appuyée sur ces dernières pour se pencher vers l’avant, elle dévisageait l’homme, une lueur de défi dans le regard, son sourire malicieux tandis qu’elle lui demandait son avis quant à comment comptait-il s’y prendre pour mener cette révolution qu’il avait évoqué. Après tout, son père avait mené le combat et avait échoué. Qu’avait donc le jeune Meikyû pour réussir là où plus vieux avait échoué ?

Ce n’était pas spécialement la réponse qui intéressait la demoiselle. Certes, elle était curieuse quant à l’idée qu’il pouvait bien avoir, le plan qu’il avait sûrement travaillé au fil des précédentes années. Sûrement n’était-il pas finalisé, la destruction n’étant certainement pas pour maintenant. Or, un retour au pays du vent pourrait peut-être lui laisser voir ce qu’était devenu le pays qu’il avait quitté. Non. Ce qui intéressait réellement la marionnettiste, c’était cette lueur sombre dans son regard, quelque chose qu’elle n’avait jamais vu chez lui. Jusqu’où était-il prêt à aller pour ses idéaux ? Quels étaient les sacrifices qu’il était prêt à faire pour mener une nation complète à sa destruction pour ainsi pouvoir rebâtir sur les décombres ?

Comment allait-il s’y prendre pour provoquer ce chaos qu’elle anticipait presque ? Une idée semblable qui pourtant représentait deux objectifs bien différents. Elle souhaitait s’amuser là où lui semblait vouloir amener un peuple entier dans une direction différente. Elle souhaitait les voir brûler là où lui voulait voir renaître.

Ce fut donc toujours armée de ce sourire qu’elle lui adressait, une confiance revenue chez elle qui avait montré, précédemment, un côté plus fragile de sa personne, avec une promesse silencieuse de ne plus lui laisser la chance que de l’apercevoir de la sorte. Elle avait été embêtée par la mission qu’elle avait reçu, les nombreuses questions quant à sa présence là-bas s’étaient vues venir perturber son esprit dans un état déjà plus chaotique qu’il ne l’avait jamais été. La réponse qu’il lui adressa ne fut cependant pas celle escomptée. Alors qu’elle s’était imaginée le voir reculer, peu tenter de lui partager son plan, voir peut-être lui aurait-il exprimé les idées qu’il avait, voilà qu’il s’était tenté à un tout autre discours. Comment s’y prendre pour mener une révolution ?

Sans se départir de son sourire, elle attendait ce qui allait suivre avec une anticipation mêlée à de l’agacement. Où souhaitait-il en venir ? En soulignant ainsi les qualités qu’elle possédait, elle ne pouvait que s’attendre à le voir critiquer quelque chose par la suite, une erreur qu’elle aurait commise ou une faiblesse qu’il chercherait à exploiter. Si elle se savait faillible, son emprise n’étant malheureusement pas possible sur tous, elle se savait assez intelligente pour éviter de s’en prendre à ce qu’elle ne pouvait contrôler. Ou presque. Raizen restait une exception à cette règle, un défi qu’elle comptait bien relever. Quant au reste, elle savait choisir ses pions, s’introduire dans leur vie subtilement, sans même qu’ils ne réalisent qu’à chaque parole qu’ils échangeaient avec elle, il s’agissait du piège qui se refermait sur eux. Shôran, Shizen, Shuuhei… Voir même Hisao, dans une certaine mesure. Ils étaient prisonniers de ce piège aux allures d’oasis qu’elle avait sut créer. She was a nightmare dressed like a daydream.

Encaissant ce qu’il lui disait sans ciller, garder son sourire fut cependant légèrement plus difficile, l’instant de quelques instants, tandis qu’il venait frapper ces barrières qu’elle avait réussi à ériger entre eux deux, venant à nouveau les fracasser de son arrogance déplaisante. Cette fois-ci, cependant, elle s’assura de les garder en place, s’assurant de ne pas faiblir aussi facile face à lui. Perdre était quelque chose qu’elle acceptait de faire, l’orgueil n’étant que secondaire lorsqu’elle avait une idée en tête. Si, la première fois, sa fierté avait été mise à mal, maintenant qu’elle avait un objectif en tête, plus rien ne lui était interdit, voir même impossible. Prête à tout, elle allait lui laisser apprécier sa victoire jusqu’au jour où elle s’assurerait de le faire tomber. De haut, de préférence.

Toutefois, garder parfait contrôle de ses émotions devint plus difficile au moment où il décida de se rapprocher d’elle. Toujours concentrée sur ses paroles, ne comptant pas laisser passer un seul mot de ce qu’il disait, sa concentration était mise à mal par sa présence près d’elle, ses lèvres à proximité de son oreille tandis que sa main reposait sur sa cuisse. Elle le détestait autant qu’il l’attirait, et l’une comme l’autre des alternatives était dérangeante pour celle qui se voulait d’ordinaire indifférente.

Son sceau contre sa cuisse, venant à nouveau marquer son corps, manqua de lui arracha une expression tant de surprise que de douleur. Il venait souligner ses propos de cette menace qu’il savait saisissante. S’il s’était contenté que de cela, sûrement n’aurait-elle eut aucun problème quant à garder sa tête froide, son esprit dirigé vers son seul objectif. Ce fut cependant ses lèvres dans son cou qui menacèrent d’avoir à nouveau le dessus sur sa raison. Elle ignorait comment il y arrivait, toutefois, il était en mesure de balayer du revers de la main tout ce qu’elle avait été avant leur rencontre. Elle ferma les yeux, quelques secondes, se mordillant la lèvre inférieure, tentant d’oublier le frisson qui lui parcourait le dos tout comme les sensations qu’il faisait naître chez elle. Il l’allumait, cela ne faisait aucun doute, et elle ne pouvait bien malheureusement pas le nier. Pas après ce qu’ils avaient déjà partagés. Pas alors que chacun de ses contacts venait électrisé ses sens.

La torture, tant psychologique que physique désormais terminée, elle se contenta de sourire, ce qui devait sûrement être surprenant, si elle tenait en compte le discours qu’il lui avait tenu. Un sourire doux, n’ayant rien de méchant, tandis qu’elle faisait mine de s’étirer, apportant ses bras derrière son dos. Elle pouvait cependant sentir son coeur cogner contre sa cage thoracique, la faute de ce qu’il était venu provoqué chez elle.

- J’imagine que dans toute cette histoire, tu te considères comme étant le pion ne répondant à aucune règle, pas vrai ?

La question semblait presque posée avec innocence tandis qu’elle l’observait, curieuse. Mais surtout, avec un calme assez surprenant, pour ce qu’il savait d’elle. Elle s’était finalement levée, portant une main à sa cuisse qui démontrait à nouveau le passage du Meikyû sur sa peau.

- J’ignore si je devrais ou non te partager ce fait. Après tout, ce serait peut-être te donner un avantage considérable pour la suite des choses. Elle s’était penchée vers lui, attrapant son propre vers d’eau. Mais bon, je suis une fille bien, tu vois. Un clin d’oeil, toujours ce sourire beaucoup trop agréable. Tu t’es montré sympa, un peu plus tôt. J’imagine qu’il serait seulement juste que j’en fasse de même, tu ne crois pas ?

Questions rhétoriques tandis qu’elle finissait à son tour son verre, s’éloignant du salon pour aller le déposer dans la cuisine. Elle laissait traîner son discours, d’une voix beaucoup trop mielleuse pour qu’il puisse se sentir en sécurité. Elle qui en était presque venue à apprécier la discussion calme qu’ils avaient eu précédemment se voyait réfléchir activement à ce qui avait été dit dans les derniers instants. Revenant vers le salon, elle s’avançait lentement de sa démarche féline. À ne pas oublier qu’elle était le prédateur, dans cette histoire.

- Je pense que la victoire t’est montée à la tête, darling. Tu n’es pas aussi imprévisible que tu aimerais le croire, pas plus es-tu aussi indépendant des règles que tu le prétends.

Elle s’arrêta dans son dos, venant passer ses bras par-dessus ses épaules, s’appuyant contre lui en déposa sa tête sur son épaule. Ses mains vinrent glisser contre lui, passant sur son torse avant de s’arrêter contre son ventre.

- Tu réponds à certaines règles, que tu l’admettes ou non. Et puis, si tu aimes te faire croire que je suis déjà prisonnière de tes filets, j’ai le malheur de t’annoncer que la réciproque est vraie. Ses lèvres glissèrent contre son cou. Tu as le goût du risque, du danger. S’il est évident que tu ne crains rien, je sais pourtant que tu n’es pas suicidaire. Elle vint marquer sa peau de ses lèvres, à la base de son cou. Et pourtant, tu as accepté de vivre avec moi, sous le même toit même. Partager ton quotidien avec quelqu’un qui, et tu le sais très bien, pourrait te tuer dans ton sommeil. Sa voix se faisant plus caressante. Les poisons ont l’avantage d’être discrets. Tu serais considéré comme mort d’une crise cardiaque, sans plus.

Soufflant contre sa peau, elle s’amusait, plus qu’elle ne l’aurait cru. Si elle aurait pu venir se braquer de ce qu’il lui avait dit, elle avait préféré se servir de cette confiance qu’il avait en lui-même pour amener son point. Si elle ne pouvait nier l’emprise qu’il était en mesure d’avoir sur elle, il ferait bien de ne pas oublier qu’elle était une dangereuse demoiselle qui n’appréciait pas qu’on lui dise non. Et puis, elle possédait un charme certain qu’il ne pouvait certainement pas ignorer, si elle se fiait aux réactions qu’elle provoquait chez lui.

- Cette part d’obscurité que tu vois en moi t’attire, comme le ferait la lumière pour le papillon. Ce n’est plus la raison qui dicte tes pas, pas alors que celle-ci doit sûrement te suggérer de partir le plus rapidement possible, que chaque instant passé en ma présence pourrait t’être fatal.

Elle vint alors mordre sa peau, marquant ses propos d’une douleur légère qui pourrait sûrement se montrer plus excitante qu’autre chose dans la situation actuelle. Était-ce là l’objectif ? Bien évidemment.

- Tu as envie d’apprendre à me connaître, toutes ces facettes que je ne t’ai pas encore présenté. Tu es plus intelligent que tu ne le laisses paraître. Sûrement as-tu déjà enregistré toutes les faiblesses que tu as pu apercevoir chez moi aujourd’hui. Traître. Ce faible mot qui fut ponctué de quelques légers baisers dans son cou tandis qu’elle remontait vers son oreille. Et quelle est l’idée derrière tout ça ? Je pense que je connais la réponse. Elle frôla son oreille de ses lèvres, baissant le ton pour lui susurrer quelques mots. Détruire pour mieux reconstruire, pas vrai ?

Elle laissa échapper un rire qui semblait presque menaçant.

- Peu importe ce que tu dis, peu importe ce que tu fais et peu importe comment tu tentes de te croire au-dessus de tout ça, au-dessus de moi, tu ne peux nier la vérité. Son ton devint plus sensuel pour ce qui allait suivre. Peu importe ce qu’il se passe, tu vas inlassablement revenir vers moi. Je représente un chaos que tu n’as toujours pas encore eu la chance d’apprécier dans toute sa splendeur.

Marquant une pause, la marionnettiste lui laissa la chance de bien assimiler ce qu’elle venait de lui dire, venant toutefois faire glisser sa main contre son torse, par-dessus son vêtement, d'un geste délicat, voir presque distrait, continuant de s'amuser à ses dépens.

- Et si tu me rappelais qui mène la danse, déjà ?
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Jeu 22 Mar 2018 - 3:41

Raizen pensait avoir pris les devants en la voyant s’éloigner pour aller y déposer son verre. Ses paroles avaient été apportées avec tant de soin qu’il s’attendait à ce qu’elle perde le contrôle et se braque comme elle l’avait si bien fait à de nombreuses reprises. Pourtant, ce ne fut nullement le cas. Revenant avec sa démarche féline et des mots beaucoup trop louches pour qu’elle n’ait pas une idée en tête, il la laissa s’approcher et lui servir sa salade. Lorsqu’elle se présenta comme étant une bonne personne, un violent frisson d’effroi traversa la totalité de son corps tandis qu’il se rendait compte qu’il était maintenant prisonnier de ses bras. Malgré lui, son rythme cardiaque s’emporta lentement, suivant ainsi la cadence qu’il lui avait imposée. Si jusqu’à présent, il avait été celui à imposer à autrui une cadence quelconque en leur servant leur propre médecine, elle faisait de même, utilisant son charme naturel pour venir le briser.

Or, contrairement aux épisodes passés, elle démontrait un calme et des paroles beaucoup trop calculés pour être inoffensifs. Chacun de ses gestes pouvait tuer, qu’ils soient sensuels, doux ou légèrement agrémentés de douleur. Semant ainsi la possibilité d’être plus dangereuse qu’elle prétendait l’être en Raizen, celle-ci se complaisait à parcourir son corps de ses mains et lèvres. Chacun de ses gestes était une torture pour le jeune homme qui se sentait abandonner toute raison. Pourtant, il s’accrochait tantôt par curiosité, tantôt par plaisir. Quoiqu’il arrive, il ne pouvait nier le fait qu’elle l’enflammait, faisant jaillir des émotions fortes qu’il peinait à contrôler et maîtriser. Si l’inconnu et la découverte étaient ses fétiches personnels, celle-ci l’amenait au-delà de cela. Basculant ainsi ses sens dans un enfer aux désastres multiples, Asami le heurtait de paroles semi-véridiques et de délicates attentions. Ayant de plus en plus de difficulté à se concentrer, Raizen ne pouvait s’empêcher de se mordre les lèvres face à une telle accumulation. Contrairement aux épisodes passés, Asami n’avait pas opté pour une stratégie de pente fatale. Au contraire, elle s’était amusée à l’amener tranquillement au milieu de sa proie, lui en donnant suffisamment pour l’attirer, mais pas trop pour le faire fuir. Ainsi, Raizen se retrouvait sur son emprise, ressentant un mélange intense de désir et de passion naître en lui alors que son souffle se faisait de plus en plus turbulent.

Il était tracassé. Les paroles d’Asami le dérangeaient, leur proximité en faisait autant tout comme la manière dont elle avait canalisé les mots constructifs qu’il venait de lui balancer au visage. Pire encore, elle venait d’utiliser sa propre phrase fétiche contre lui. Détruire pour mieux reconstruire, ce pour quoi et par quoi Raizen subsistait, elle, Asami venait de se l’approprier sans forcément comprendre l’étendue de cette phrase et son importance.

Ne pouvant s’empêcher d’étirer un sourire, le temps d’un moment, Raizen décida de devenir l’esclave de ses pulsions et de laisser aller ce qu’elle avait réveillé en lui.

Ainsi, sur ses dernières paroles, il vint dangereusement l’amener contre un mur, la plaquant solidement sans forcément démontrer la moindre culpabilité. Au contraire, son regard était aspiré autant qu’il était inspiré. Dire que Raizen n’était pas animé par quelque chose de plus fort que la raison n’était pas nécessaire. Le tout était apparent à travers son regard qui fixait Asami dans une énième provocation. Pourtant, il était beaucoup trop concentré pour qu’il ne soit pas sous l’emprise de quelque chose qui lui était inconnu.

Cette fois-ci, contrairement à son habitude, il était celui qui ne parlait plus, laissant ses gestes parler de lui-même. Si Raizen donnait l’impression de succomber, c’était peut-être que c’était le cas...

Après tout, il s’amusait à l’embrasser au niveau du cou avec beaucoup plus d’intensité et moins de retenue. Malgré tout, il n’hésitait aucunement à faire trainer ses lèvres fiévreuses le long de sa peau, se complaisant des frissons qu’il lui étirait au fur et à mesure qu’il se laissait inspirer par cet art destructeur qu’elle lui inspirait. Remontant de nouveau à son oreille comme la dernière fois, il répondit à sa question en frôlant le lobe de son oreille avant de laisser son souffle créer une anticipation chez celle-ci. En profitant ainsi pour lui rappeler les souvenirs d’un moment dans lequel il avait mené la danse sur tous les points, Raizen s’amusait à utiliser le temps à son avantage. Sans aucune gêne, il ralentissait de plus en plus son souffle alors qu’elle devait s’attendre à des paroles de sa part.. Pourtant, rien, outre un souffle éternel qui semblait se prolonger éternellement. Dès lors, de manière fluide, il glissa à son tour sa main le long de sa côte, flirtant ainsi avec le désir de lui infliger une douleur contrôlée qui saurait lui étirer un soupir de plaisir. Pourtant, contre toute attente, son geste resta doux et sensuel, signe qu’il bâtissait sur l’attente pour rendre la situation plus pénible et insupportable pour celle qui prétendait être la prédatrice. Si parfois il arrivait aux créatures de croire qu’elles étaient les prédateurs alors qu’elles étaient celles à se faire chasser, Raizen pouvait transformer cette situation en cas pratique alors qu’il décida de se saisir du lobe de son oreille.

Faisant preuve de sensualité, il commença à remonter lentement sa main alors que son sceau s’activait et se désactivait. Dans une synchronisation beaucoup trop réelle pour être anodine, il s’amusait à mordre le lobe de son oreille entre les moments où son sceau était désactivé, signe qu’il maîtrisait ses moindres faits et gestes.

-Can you really handle it?

Ainsi, l’être qui semblait avoir perdu tout contrôle n’était qu’un mythe tout comme le fait qu’elle soit une bonne fille. Se permettant ainsi un rire tout proche de son oreille qui voulait tout dire, Raizen décida de venir murmurer quelques mots à son oreille.

-Whatever you say, I’m looking forward to the chaos you are describing. I hope you won’t disappoint me…

Montant soudainement sa main au niveau de son cou, Raizen s’amusait à la regarder alors qu’il était en position totale de domination. Pire encore, sa main la plus dangereuse était à la gorge d’Asami, y appliquant une douce pression.

-Il arrive parfois que le prédateur chasse une proie qui prétend être une bête inoffensive alors qu’au final, elle est le vrai prédateur. Et le pire dans tout cela, c’est qu’à la base, le pseudoprédateur part à la chasse en rejetant son dévolu sur plus faible et sans s’en rendre compte, perd sa place alors que la proie utilise crocs pour emprisonner l’assaillant dans un piège calculé.

Retournant à son oreille Raizen ajouta quelques mots :

-Dis-moi Asami, que ferais-tu si tu étais à la place du pseudoprédateur et que tu te rendais compte de la supercherie....

Relâchant son emprise sur celle-ci, il se contenta de reculer d’un pas, alors que celle-ci avait encore le dos longé contre le mur. S’amusant à la défier du regard, il était suffisamment proche pour être à portée de main, mais suffisamment loin pour prouver son point.

-et que ta fausse proie décidait de te laisser une dernière chance de t’en sortir...

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Jeu 22 Mar 2018 - 15:44
Il y avait quelque chose d’enivrant dans ses gestes, qu’il s’agisse de sa main contre sa peau, dessinant des arabesques marquées de son sceau, ou encore de ses lèvres dans son cou. Il l’avait plaqué contre le mur le plus près, sans ménagement, ce qui n’était pas pour lui déplaire, bien au contraire. Or, il marquait la violence de cet acte par des gestes beaucoup plus doux, mêlés à la douleur qu’il pouvait provoquer chez elle avant d’en revenir à plus lent, ce qui manquait presque de la rendre folle. Elle ne saurait dire ce qu’il y avait chez cet homme, toutefois, elle ne pouvait nier sa présence toxique, venant lui faire perdre la tête alors qu’il balayait sa raison d’un souffle contre son oreille. Et autant aurait-elle voulu s’y opposer, elle en était tout simplement incapable, ce dernier venant écraser sa volonté sans qu’elle ne sache encore comment.

Elle avait cependant plus de facilité à garder contrôle d’elle-même, dans une certaine mesure, que cette journée s’étant terminée dans son laboratoire, où elle s’était abandonnée à lui. Après tout, cette fois-ci, elle n’avait pas une certaine quantité d’alcool traversant ses veines. Malgré ce contrôle qu’elle se tentait d’avoir, elle ne put retenir ce soupire de contentement alors qu’il s’attaquait à son cou, à sa peau sensible, tandis qu’elle ferma temporairement ses paupières, tentant de ralentir sa respiration s’étant accélérée dans le processus. Elle, femme forte et fière, qui n’avait aucun problème quant à faire tourner le monde dans le creux de sa main, y trouvait un plaisir presque malsain alors qu’il avait posé sa main gauche contre sa gorge, y faisant pression, comme pour la défier ne serait-ce que d’oser bouger. Elle avait rouvert les yeux, ancrant son regard dans le sien, les flammes s’y trouvant toujours particulièrement calme, malgré l’électricité qu’il y avait actuellement entre eux.

Un sourire flottait toujours sur ses lèvres, semblant presque amusé tandis qu’elle ne le quittait pas des yeux. Il s’était éloigné, légèrement, bien que toujours trop près pour qu’elle ne soit pas obligée que de relever la tête pour l’observer. Elle sentait encore son souffle contre sa peau, fantôme des provocations qu’il s’était fait un plaisir de lui adresser, se vengeant sûrement de ce qu’elle lui avait imposé un peu plus tôt. Toujours appuyée contre le mur, elle ne voyait pas l’intérêt que de s’éloigner. Au contraire. Tendant une main vers l’avant, elle attrapa son chandail, le rapprochant à nouveau d’elle, passant ensuite ses bras par-dessus ses épaules pour venir rejoindre ses mains derrière son cou.

- Well, well, what have we got here ? Is the prey trying to fight back ? That’s adorable.

Désormais, elle se moquait ouvertement, de son sourire en coin et du rire qu’elle laissa passer entre ses lèvres, une lueur de défi dans le regard. D’une main, elle vint glisser ses doigts contre sa nuque, remontant vers ses cheveux, jouant distraitement avec une mèche sombre.

- I never said anything about you being weak. If you were, you’ll be dead by now. La lueur de son regard changea drastiquement, devenant beaucoup plus menaçante, l’espace de quelques secondes, soulignant par le même les propos qu’elle lui tenait, avant de reprendre ce calme presque surprenant. What if I tell you I’ve been waiting for you to hunt me down ?

Elle laissa ses paroles en suspens, quelques secondes supplémentaires, qu’il puisse prendre conscience de ce qu’elle lui disait. Elle en profita pour se hisser sur la pointe des pieds, venant frôler ses lèvres des siennes, ne se départissant pas de son sourire beaucoup trop agréable pour ne pas en être menaçant. Puis, revenant s’appuyer contre le mur, l’une de ses mains glissa le long de son corps avant de venir s’infiltrer sous son chandail, entrant alors en contact avec sa peau. Sans le quitter des yeux, ne souhaitant pas manquer quelconque réaction il aurait, elle fit remonter sa main sous le tissus d’un geste délicat, subtile. Passant de son ventre à son torse, elle vint s’arrêter près de son coeur, s’amusant de ce qu’elle provoquait chez lui, sentant ce dernier cogner contre sa poitrine.

- Come on, take a bite. What are you waiting for ? Isn’t that what you want to do ? To rip my flesh off with your fangs ? After all, am I not a poor and scared little prey who misjudged who she was up against ?

À nouveau, elle avait baisser le ton, laissant ses paroles flotter dans l’air, susurrant presque ses derniers mots, s’identifiant elle-même comme la proie qu’il disait voir en elle. S’il avait pu gagner, lors de leurs précédentes altercations, elle mettait cela sur la faute de la surprise. Elle avait été prise au dépourvu, faisant face à des situations qu’elle n’avait encore jamais rencontré. Jamais s’était-elle attendue à se confronter à un homme capable de s’opposer ainsi à elle, doté d’un esprit tout aussi fort que le sien.

Or, peu à peu, elle retrouvait ses aises de ce jeu d’esprit installé entre eux deux. Peu à peu, malgré les déconvenues et la facilité avec laquelle il pouvait abattre tous ses remparts, elle se refusait de perdre à nouveau, pas sans entraîner une partie de lui avec elle. Il y avait encore beaucoup qu’il ne connaissait pas d’elle, de cette menace qu’elle pouvait représenter. Et si ce jeu devait mener à sa perte, et bien, qu’il en soit ainsi. Au final, elle ne vivait que pour s’amuser, bien souvent aux dépens des autres. Et aussi haïssable pouvait-il être, il était une source constante de stimulation mentale, l’empêchant ainsi de sombrer dans une ennuie pouvant se montrer dangereuse. Elle avait donc tout à y gagner, même si elle risquait beaucoup en se faisant. Après tout, il possédait assez d’information sur elle qui pourrait la ruiner.

Quelque chose lui disait toutefois qu’il n’en ferait rien. Lui-même étant beaucoup trop intéressé pour se contenter de se débarrasser d’elle.

- Go ahead, taste my blood. Elle passa sa langue sur ses lèvres. But let's learn something about poisonous people, shall we ? Once you think you’ve got a hold on me, it’ll already be too late. It may already be too late, actually. Am I not already crawling under your skin, a poison inside your veins, slowly driving you mad ?

La flamme de son regard s’embrasa, son sourire devenant plus carnassier.

- That’s something you should know about people like me. It’s when you think I’m the weakest that I hit the hardest.
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Ven 23 Mar 2018 - 3:55
Chaque parole que prononçait Asami résonnait dans l’esprit de Raizen comme étant une goutte de trop, celle faisant déborder le vase. Pourtant, il continuait de cumuler le tout, supportant chacun des actions et mots qu’elle osait lui dire. La détestant presque qu’autant qu’il était attiré envers elle, il ne pût s’empêcher de se sentir ridicule dans cette situation. Alors qu’il lui avait clairement indiqué qu’elle était dans ses filets, celle-ci s’était saisie de lui alors qu’il n’avait su faire qu’un seul pas de distance. Une part de lui justifiait cet acte par le fait qu’il voulait voir comment elle réagirait. Pourtant, une autre partie de lui voulait garder cette proximité, ce moment profond d’inspiration dans lequel il avait l’impression de se faire infecter, contaminé.

Flirtant ainsi avec le cumul de sens qu’elle ravivait en lui, Raizen ne pouvait s’empêcher de mordre ses lèvres à de nombreuses reprises alors qu’il tempérait chacun de ses gestes pour ne pas broncher. Étouffant ainsi son plaisir à travers des sons muets qu’il n’assumait pas, Raizen savait pertinemment qu’elle avait raison. En la sous-estimant, Asami pouvait devenir beaucoup plus dangereuse. Mieux connue sous le concept de Kamikaze, celle-ci était prête à tout abandonner et délaisser pour l’entrainer avec lui, l’empoisonner. Ressentant ainsi un profond désir de succomber, Raizen se contentait de mêler son souffle au sien alors que ses lèvres ressentaient violemment tous ses sens l’amener à vouloir goûter à ce fruit défendu. De nature non conventionnelle, il n’avait qu’une seule envie : se laisser aller et assumer ce pêcher. L’être réfléchi qu’il était voulait tout abandonner, tout délaisser pour goûter à ce qu’elle lui promettait. Pour une fois, Raizen avait envie de céder à ses pulsions, libérant ainsi toute raison pour laisser place à l’envie pure et simple...

Venant coller son nez contre le sien, il n’était qu’à un geste de goûter à ce fruit empoisonné. Pourtant, quelque chose le retenait. Il n’avait aucun contrôle sur ce phénomène qui le gardait encore en jeu. Ce court instant de confusion fut suffisant pour le ramener partiellement à la raison. Or, alors qu’il pensait reprendre le contrôle, Raizen constata qu’il bougeait sans forcément commander ses actions. Adoptant ainsi le siège de copilote, il était au cœur de toutes les sensations. Pourtant, son côté destructeur avait décidé de prendre le dessus, offrant un sourire d’une violence étourdissante à Asami.

-Come and crawl inside my veins, I’ll tame you and make you crumble under your own attempts to break me.

Lui mordant violemment la lèvre, il la fixa le temps d’un moment afin de lui montrer à quel point il n’était pas intimidé.

-Don’t you worry about it. I picture you at the highest of the peak so I can watch you fall from higher and shatter yourself against your own lust.

Les paroles de Raizen étaient beaucoup plus crues et destructrices que ce qu’il avait l’habitude de dire, démontrant clairement qu’il avait perdu une partie de son calme naturel. Au contraire, pour que le stratège fou se réveille de cette manière, cela voulait dire qu’Asami venait de réveiller un mécanisme de défense qu’il ne pouvait réprimer. Au contraire, Raizen se complaisait à ressentir le moindre impact qu’il provoquait chez elle pour en ressentir les répercussions chez lui. Si elle se léchait la lèvre, il allait mordre une d’entre elles. Si elle s’en prenait à son cou, il allait en faire de même en y ajoutant un violent cocktail de passion et de douleur. Quoi qu’elle fasse, il allait répliquer, allant même jusqu’à la devancer dans son propre jeu comme il le fit.

Longeant doucement sa main pour la passer dans sa chevelure, il s’amusa à frôler la nuque de la jeune femme alors que ses lèvres continuaient de se balader, alternant entre baisers et morsures. Tout dépendait de son humeur, signe de son imprévisibilité qui se manifestait de plus en plus. Alors que ses doigts tournaient lentement dans la chevelure de celle-ci, Raizen empoigna soigneusement sa chevelure avant d’attirer Asami vers lui.

-Tasting your blood would immune me to your poison and the break the joy of destroying what you take pride in.

Sur ses quelques paroles chaotiques, il laissa un léger sourire flirter sur ses lèvres avant de le voir se résorber de lui-même. Unissant de nouveau son regard à celui d’Asami, Raizen craqua, commençant ainsi à l’embrassée comme il ne l’avait jamais fait auparavant. Y mêlant passion, désir et haine, il enlaçait sa langue comme pour illustrer le duel qu’ils avaient en l’instant présent. La question de qui avait l’emprise sur qui était aux lèvres de tous, les empêchant dorénavant de discuter ni même de répliquer ? La balade ténébreuse que leurs lèvres avaient l’une envers l’autre avait d’autres plans et Raizen ne comptait pas l’arrêter. Freinant à peine sa démarche pour reprendre son souffle, il laissa aller toute garde, toute défensive pour croquer à ce poison à pleines dents. Si on venait de lui dire qu’Asami était un cadeau empoisonné, il s’en foutait. Il voulait voir à quel point le poison dont elle parlait était violent. Il voulait le ressentir, le vivre et avoir l’expérience de le voir couler dans ses veines afin de savoir à qui il avait affaire.

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Sam 24 Mar 2018 - 20:12
Un frisson lui parcouru l’échine tandis que les paroles de l’homme s’imposaient dans son esprit. Sans même s’y opposer, elle le laissa l’attirer contre lui, venant rencontrer ses lèvres dans un ballet endiablé. Il y avait dans cet échange silencieux un mélange de haine et de passion, de frustration et de désir. Difficile que d’exprimer la relation qu’ils avaient tant elle n’avait rien de rationnelle, pour le plus grand dam de la marionnettiste. Elle qui aimait tout comprendre et tout contrôler se voyait perdre de cette envie pour laisser place à une impulsivité qu’elle ne se connaissait toujours pas. Agissant sous l’émotion du moment, laissant son instinct lui dicter quoi faire, elle perdait peu à peu ce contrôle dont elle était si fière, s’abandonnant un instant au baiser échangé, une main sur sa nuque, la seconde contre son torse.



- But before I do that, I can promise you one thing that I'll do...

Elle aurait pu ajouter autre chose, le provoquer davantage, lui rappeler quelques règles pourtant essentielles. Essayer de ne pas se briser alors qu’il menaçait de l’écraser, par exemple. Ce pourrait en être dommage, pour la joueuse qui en attendait désormais beaucoup de lui, ses lèvres rencontrant les siennes, à défaut d’avoir autre chose à lui dire. Elle préférait y aller doucement, se contentant de le mettre au défi plus que de le provoquer. Elle se plaisait de l’état dans lequel il se trouvait actuellement et mieux valait donc éviter de l’y en chasser. Il serait dommage que de ne pas en profiter.

- I'll be slowly driving you mad.

Qu’elle vint articuler contre ses lèvres, lui rappelant l’effet qu’elle comptait bien avoir en propageant son poison dans ses veines.
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Dim 25 Mar 2018 - 8:14

Raizen était en train d’entrer dans un élan de passion qu’il ne reconnaissait pas. Comme s’il était drogué, il ne pouvait cesser de vouloir continuer ce contact avec Asami. On aurait dit qu’il était devenu toxicomane à sa personne. Ressentant toutefois un mélange assez chaotique d’émotions à son égard, il ne comprenait pas pourquoi toutes ses émotions s’étaient unies pour représenter conjointement un désir qui ne faisait que croître. Ainsi, tous deux s’affrontaient à un rythme qui électrisait tous ses sens, tout son être et toute sa personne.

Ne réfléchissant plus à rien, Raizen se laissait emporter, s’inspirant de ce moment d’oubli pour goûter pleinement à cette expérience renouvelée qui semblait avoir réuni tous les éléments pour le surprendre. Mieux encore, elle optait pour une méthode qu’il connaissait tellement bien qu’il l’avait utilisée sur elle la dernière fois. Ainsi, Asami s’amusait à mélanger les stimulations physiques et psychologiques ce qui n’aidait aucunement Raizen. Or, alors que la facette psychologique aurait dû avoir un impact quelconque sur le jeune homme, ce ne fut pas le cas. Beaucoup trop entrainé dans le moment pour se soucier un moindrement de ce qu’elle disait, il ne comprit même pas l’enchainement de paroles qui mena Asami à l’amener jusqu’au sofa. Or, il la laissa faire, admirant, de quelle manière elle comptait tenter de prendre, le contrôle de la situation, de lui.



Les cataclysmes avaient la mauvaise habitude de frapper tous en même temps et Raizen semblait vouloir à tout prix perpétuer cette tradition. Du moins, il la conserverait jusqu’à ce qu’elle ne l’avantage plus.
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Dim 25 Mar 2018 - 9:08


Elle vint donc s’asseoir sur la table, face à lui, inversant les rôles qu’ils avaient un peu plus tôt. Croisant une jambe par-dessus l’autre, elle le dévisagea, son sourire étant devenu aussi calme que précédemment. Si elle aurait pu se montrer satisfaite, voir même amusée, elle n’en fit rien, se contentant d’une expression beaucoup trop paisible pour en être sincère, comme il devait sûrement déjà s’en douter.

- De quoi parlait-on, déjà ?

Elle s’adressait à lui comme si rien ne s’était passé. Comme s’il ne l’avait pas brusquement plaqué contre un mur, les amenant tous deux vers une déchéance qu’elle ne pouvait bien malheureusement pas goûter. Pas cette fois-ci. Ou, tout du moins, pas en ce moment. Elle avait un certain honneur à préserver, mais surtout, des points à lui apporter, comme quoi elle n’était pas autant à sa merci qu’il osait le prétendre et le croire. Bien que ça, c’était surtout elle-même qu’elle tentait de convaincre.

- Ah oui ! La révolution ratée qu’a tenté de mener ton père, à Kaze. Tu ne m’as toujours pas dit comment tu comptais t’y prendre, pour faire les choses différemment. Parles-moi de ta stratégie, darling.

Et alors, comment allait-il réagir alors qu’elle venait à nouveau de changer de visage, et ce, en quelques secondes à peine ?
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Lun 26 Mar 2018 - 2:07

La créativité était un signe de passion et de désir de se dépasser, ce que Raizen tentait désespérément de perpétuer dans ce moment bref. Ainsi, il s’amusait, profitant des moindres sensations qu’il provoquait chez celle-ci. Voir son corps et toute sa personne se relâcher aux moindres actions qu’il entreprenait malgré sa position ne faisait que le motiver à vouloir lui offrir plus. Le tout était bel et bien exécuté dans un seul et unique but : la faire chuter malgré sa position de force actuelle.



-C’est dans ce genre de moment qu’il est important de provoquer l’ennemi et de lui demander...

Lâchant tout d’un seul coup pour venir lui poser cette question, il s’amusait à lui faire revivre ce qu’elle venait de lui faire vivre. Après tout, ils étaient deux dans cette situation et Raizen savait pertinemment que cette frustration allait être encore plus nocive pour tous , surtout qu’ils avaient atteint un stade dans lequel il était difficile de reculer. Pourtant, Raizen recula légèrement la tête, signe qu’il allait lui priver de cette finalité auquel ni l’un ni l’autre désirait se soumettre.

-et toi... rappel moi ta stratégie ?

Faire comme s’il n’y avait eu ni suite, ni autre épisode pour attirer toute l’attention sur ce simple moment où l’ennemi avait vécu une micro-défaite , telle était sa stratégie.

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Lun 26 Mar 2018 - 20:54
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Mer 28 Mar 2018 - 2:39



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Jeu 29 Mar 2018 - 17:19

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Lun 2 Avr 2018 - 5:51
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Lun 2 Avr 2018 - 19:31



Dernière édition par Tadaoki Asami le Mar 10 Avr 2018 - 19:05, édité 1 fois
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Mar 3 Avr 2018 - 4:57




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Mar 3 Avr 2018 - 19:33
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Le calme avant la tempête [Ft. Meikyû Raizen]

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