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A Iwa ? (SŌSAKU-Ō ENKEÏ)


Mar 20 Mar 2018 - 2:47
Cet entretien avec la Borukan m’avait été d’une grande aide. Si j’avais les attributs du parfait médecin je n’en avais en revanche pas la conscience, bien loin de là. La jeune femme aux cheveux de feu m’avait appris –sans le vouloir- comment me comporter pour ne pas éveiller de soupçon sur mon manque complet de sentiments, d’émotions. Refuser de venir en aide à un blessé ou un malade quelconque serait le signe d’une absence totale de compassion, davantage encore pour un médecin. Au moins m’avait-elle gratifié d’un « ravi de vous avoir rencontré » prouvant que j’avais su passer inaperçu.

Mes gardes, Tenshu d’expérience de ce que j’avais compris, m’avaient suivi jusque dans la rue, ils me suivaient partout en fait. Leur présence me dérangeait, davantage que leur personne, car ils n’étaient pas si désagréables que ça, j’avais peut-être fait bonne pioche avec eux. Ainsi, après quelques minutes à me promener sous escorte je fis halte, volteface, et leur soumis mon idée.

-Le Raikage se porte garant de mon comportement vous savez. Il a dit, texto, que si nous posions le moindre problème… Enfin, tout ça pour vous dire que je ne suis pas vraiment une menace pour vous, ni pour votre village. Je suis médecin après tout.
-Sarira-San est aussi médecin, et certainement plus dangereuse que nous deux réunis. Et nous avons des ordres, désolés.
-Je ne vous demande pas de me laisser vagabonder. Juste me laisser un peu d’espace. Tout le monde nous regarde.

Et j’avais la plus grande d’horreur de ça, déjà la foule, j’avais du mal à m’en accommoder, alors que tous les regards se braquent sur moi comme des projecteurs… J’aurais pu en faire une syncope.

-Je vous donne ma parole, et cela nous permettra une confiance mutuelle… Arguais-je dans l’espoir qu’ils acceptent.
-Bah… T’en dis quoi Atsuki ? On peut lui laisser quelques mètres de liberté… Puis regarde la…
-Hum… Ouais, on peut peut-être faire cet effort. Puis.. Leur Raikage est assez… flippant, à côté d’Akimoto-Sama.

C’est ainsi que les deux gardes lui permirent de prendre un peu plus de liberté. Sazuka les salua de la tête et prit un peu d’avance. Ce n’était qu’une illusion de liberté, mais c’était bien mieux. Au cours de cette froide après-midi, la jeune femme avait eu le temps de visiter pas mal de choses dans Iwa, les points les moins sensibles évidemment. Et s’était retrouvée en toute fin de journée dans cet endroit qu’ils –les Iwajin- appelaient les Hauts-plateaux.

Cet endroit ressemblait beaucoup à Kumo, par certains aspects, et notamment la vue qu’il offrait sur toute la vallée. En dehors d’être un endroit assez peuplé, foisonnant d’édifices en tout genre, c’était un excellent point d’observation, même si en dehors du paysage il n’y avait pas grand-chose à scruter. Je m’étais accoudée à un long muré en pierre pour observer donc, mes deux gardes eux, s’étaient assis un peu plus loin, discutant entre eux. Visiblement ils n’avaient pas eu à regretter de me faire confiance, comme la plupart des autres…

Un peu plus loin, un homme semblait être occupé de la même façon, ou pas, je ne pus le dire. Et mon regard resta fixé sur ce qu’il portait à la ceinture, ne pouvant s’en détacher.

-Un Samouraï ici ? Murmurais-je.

Cet homme, malgré lui, me rappela un souvenir douloureux tout droit sorti des tréfonds de ma mémoire.

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Lun 26 Mar 2018 - 14:26
Les hauts-plateaux. Lieu désolé où la roche grise renvoyait à ceux qui la contemplaient un rien-du-tout, un vide et c’était peut-être tout l’effet recherché. Lui, du moins, recherchait cette sensation. Celle-là même qu’il lui renvoyait l’image de lui-même et lui enseignait l’humilité, entre autres. Ici, l’œil avait accès à toutes les vues, l’horizon, infini, n’étant limité que par la force de son acuité. Les paupières closes, ceci dit, le guerrier taciturne était en ce jour désireux de les ouvrir ailleurs. Il se projetait mentalement vers des destinations issues de son imaginaire. Là où les chaines de l’asservissement qui le maintenaient ici étaient rompues, où la liberté d’être était un sentiment ressenti, une terre de paix éternelle, sans nation, sans appartenance à qui que ce soit, à quoi que ce soit.

Des mots murmurés lui furent portés à ses oreilles. Il revint à la réalité, d’un papillonnement de paupières, les bras le long du tronc. Ce lieu imaginaire de tous les fantasmes devra attendre encore un peu. Il s’y projettera plus tard.

Quelqu’un avait troublé sa quiétude. Une kumojin, ici ? Le guerrier taciturne darda vers elle un regard farouche du coin de l’œil, lui signifiant volontiers sa méfiance.

« Il faut être courageuse pour s'aventurer dans un village qui n'est pas le sien. »
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Lun 26 Mar 2018 - 18:38


Il m'avait remarqué, évidemment. Alors que je restais accoudée au long rebord de pierre dominant toute la vallée et offrant une vue dégagée à plusieurs kilomètres, le Samouraï s'approcha de moi. Ce qu'il me dit alors... Je trouvais ça assez ironique en fait. Ce village n'est pas le mien, c'était sûr, comme aucun autre d'ailleurs. Je n'appartenais pas à Kumo.

Et, s'il était un vrai Samouraï, il venait de Tetsu... Alors cet endroit... N'était pas plus le sien. C'était un expatrié. Heureusement, ma vision de ces guerriers avait un peu évolué ces dernières années, surtout depuis ma rencontre avec un autre Samouraï qui m'avait montré que tous n'étaient pas des brutes épaisses avec un semblant d'honneur.

-C'est sûr ! Dis-je froidement. Mais ce n'est pas comme si j'étais en danger, n'est ce pas ?

Dis-je en jetant un oeil à mes gardes toujours à l'ombre d'un arbre, un peu plus loin. Ceux-ci ne m'avaient pas quitté des yeux un instant, mais au moins ils me laissaient un peu d'espace, c'était déjà ça. Cela faisait longtemps que je n'avais pas croisé un de ces hommes, et cela ne m'avait pas manqué. Malgré mon regard un peu différent à leur sujet, je gardais toujours cette espèce d'appréhension. Après, j'étais considérée par l'institut Samouraï comme une fugitive...

-Vous n'êtes pas vraiment à votre place, si ? Ce n'est pas Tetsu ici...

Ajoutais-je rapidement. J'aimerai bien savoir ce que pouvait faire un Tetsujin issu de l'institut, ici; et, par coïncidence, au même endroit que moi.


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Mar 27 Mar 2018 - 17:33
Entre le rire franc et le mépris total, il n’y avait qu’un désir : celui de mener à bien ou non cette conversation naissante. Il ne fit guère attention aux molosses, dissimulés dans l’ombre, qui semblaient surveiller son interlocutrice. Qui était-elle pour ainsi bénéficier d’une escorte personnelle ? Si tel était le cas. Où peut-être, justement à cause de sa condition d’étrangère au village, avait-elle été placée sous surveillance à cet effet ? Il fit finalement le choix du rictus, de quoi concilier au mieux ses deux idées de départ, et d’un silence éloquent, cela valait parfois bien mieux que des mots inutiles. Elle ne lui était aucunement hostile et lui-même s’arrangeait malgré son ressenti envers les inconnus pour ne pas déployer cette sinistre aura qui le caractérisait tellement bien. Il la dévisagea depuis sa position. Elle avait l’œil vif et la silhouette athlétique, elle savait certainement se défendre sans mal. Il sortit de son silence.

« Il n'y a aucun danger à craindre,
Dès lors où l'on ne représente pas un danger ..

Il n'y a pas de place à privilégier,
Il n'y a que l'appel du destin,
Et, aujourd'hui, plus qu'à Tetsu,
Mon destin m'a appelé à être ici ..

Tu sembles être très avisé sur Tetsu,
Que sais-tu de ce lieu ? »
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Mer 28 Mar 2018 - 0:20


Bon, bah j’étais ravie de l’apprendre ! Qu’un Samouraï ne me veuille pas de mal. C’était assez rare pour être souligné. A moins que la présence de mes gardes l’en dissuadaient. Qu’importaient ses intentions à mon égard, ce n’était pas pour eux que j’étais ici –les Samouraïs- je pouvais tout de même cohabiter avec ces personnes, surtout en territoire « neutre ». Ceci-dit et malgré l’aversion que je pouvais avoir pour ces hommes en arme et leur honneur hypocrite, sa façon de parler, d’aborder les choses, de me répondre m’intriguait un peu. Eprouver une quelconque forme d’intérêt pour un Samouraï ? Qui l’eut cru ?

-Le destin ? Vous n’êtes pas juste un paria de l’institut ? Souvent les Samouraï loin de leur contrée avaient été simplement… excommuniés ? Hum… Je suis « avisée » de beaucoup de choses. Concernant Tetsu en particulier. Dis-je en croisant rapidement son regard. Et les Samouraïs.

Pensait-il que d’une seule interaction, une unique question il apprendrait qui j’étais, d’où je venais et pour j’étais ici plutôt qu’ailleurs ? Je n’étais la plus douée pour ce qui était de mentir, d’échanger ou même d’être « agréable », mais je ne me vendais pas aussi facilement, et encore moins à un Samouraï. Quoique, ce n’était peut-être pas ce qu’il cherchait, des infos. Moi et ma paranoïa…


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Dernière édition par Ikeda Sazuka le Mer 28 Mar 2018 - 15:46, édité 1 fois
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Mer 28 Mar 2018 - 15:41
Un paria de l’institut. Le regard du guerrier taciturne s’enténébra aussitôt, cette façon, à la limite de l’insolence, d’aborder le sujet le déplaisait. Enveloppée de mystère, la jeune fille semblait allègrement tourner autour du pot au détriment de l’exaspération grandissante de son interlocuteur. Il y avait également ce ressenti perceptible, presque de la rancœur dans ses propos, mais cela ne pouvait le concerner personnellement puisqu’ils ne se connaissaient pas .. peut-être était-ce alors envers ce qu’il représentait ? Les samouraïs. Elle s’égarait lourdement, si tel était le cas. Cette appartenance qu’il avait envers les siens avait une limite : être samouraï n’est qu’un titre, à ses yeux. Le zèle à outrance était parfois la conséquence d’un esprit trop étriqué. Lui, au vu de son histoire personnelle, était à l’écoute des opportunités présentées par la vie et ne croyait véritablement qu’en ses propres capacités, qu’en son propre destin, glorieux, espérait-il pour l’avenir. Ainsi, le juger d’après son statut, d’après son attirail, était une erreur à ne pas commettre. Ce serait sinon mépriser l’individu et ne voir de lui qu’un stupide statut au sein d’une société.

Elle n’avait rien de limpide et la question qu’il avait posé plus tôt n’avait trouvé pleine satisfaction. Cette discussion semblait s’emboiter comme un jeu de patience, mais allait-il être aussi vertueux cette fois-ci ?

« Avoir vécu aussi longtemps avec autant de hardiesse est admirable,
 Et, surtout si tu affiches une telle attitude à d'autres samouraïs,

On gagnerait du temps à aller droit au but,
 As-tu un quelconque ressenti envers les samouraïs ?
Car, je ne suis pas le plus exemplaire de leurs représentants .. »
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Mer 28 Mar 2018 - 19:53


Je l'observais un instant et pus observer l'intervalle d'une seconde comme un rictus sur son visage, ou quelque chose s'en rapprochant. Pile au moment où j'avais parlé de l'institut. Sans tirer de conclusion hâtive, cela me laissait néanmoins penser que je n'avais pas tout faux, malgré que je ne fus pas vraiment douée pour ça, pour deviner et interpréter.

S'il était qu'en exile, cela allait. Les Samouraïs en exile avaient forcément fait quelque chose ne correspondant pas aux critères de leur société, un peu comme moi. Sauf que, je n'étais pas une Samouraï, évidemment. Et n'étais ni en exile, en fait.

Aucun d'entre eux n'avaient jamais réussi à m'arrêter, me faire juger et exécuter -car à Tetsu c'était souvent ainsi que se passaient les choses, il y avait un jugement dont l'issue était souvent la mort- et au contraire, j'avais à mon actif un nombre de victimes dans leur assez... Important. Et je savais que, malgré l'utilité de mes actes, je ne pouvais bénéficier, là-bas, d'aucune clémence. Sans être spécialement connue par là-bas; il était évident que ma tête avait pour eux plus de valeur si elle était détachée du reste de mon corps, et un samouraï en disgrâce aurait eu vite fait, en me tuant, de retrouver son honneur auprès de l'institut.

-Vous êtes surfaits, vous, les samouraïs. Mais merci pour le compliment... Il a tellement... de valeur, venant de vous. Samouraï. Ironiquement.
-Un ressenti ? Souris-je. Le mot est assez faible. J'ai connu une période où, à Tetsu, la différence pouvait conduire à la mort. Dis-je avec une certaine froideur.
-Et donc, vous êtes, ou vous n'êtes pas un paria ?

Pendant longtemps je n'avais pas compris la raison du geste que j'avais subis, mais aujourd'hui... Je le savais. Ma différence m'avait valu une mort... temporaire.




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Mar 3 Avr 2018 - 20:26
Le regard du guerrier taciturne s'aiguisa, la discussion, prenant une tournure fort déplaisante, engageait un sujet qu'il ne souhaitait ouvrir. À qui avait-il affaire exactement ? Était-elle une malmenée, une écorchée vive, délaissée par Tetsu, victime de cette terre farouche et de ses occupants, isolés de tout. Était-elle la seule pour ainsi s'exprimer ? Elle ne semblait tenir compte que de sa misérable -au vu de ses propos et de son attitude- condition, au détriment de ce que son interlocuteur aurait pu vivre lui là-bas. C'était un samouraï, cela suffisait pour l'assimiler aux auteurs -si tel était le cas- de son malheur. Était-ce l'un de ces esprits étriqués qui ne savaient voir au-delà des réalités, au-delà des apparences et des appartenances ? Ou bien, ce ressentiment l'en empêchait.

« Il n'y a pas de vous, les samouraïs, ici,
Il y a un individu, qui dispose librement de ses propres choix,
Et, qui n'a aucune envie de voir l'inconnue que tu es gerber sa haine.

Je ne suis pas la samouraï que tu t'imagines,
Fier, jusqu'à l’aveuglement,
Issu d'une noble lignée, l'héritier légitime par excellence,

Non,

Des stigmates de là-bas, j'en porte aussi,
Assez, pour lire dans ton jeu,
Celui de la dure à cuir au cœur meurtri,

Pour répondre à ta question :
Je ne suis pas un paria,
J'ai été appelé à être ici,
Levant ses yeux vers des cieux mitigés-
L'Appel du Destin,
Avant de les faire retomber sur l'inconnue,
Rictus aux lèvres-

Mais, peut-être n'y crois-tu pas .. »
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Mer 4 Avr 2018 - 2:19



Ce n’était pas vraiment son cœur qui était meurtri. Mais uniquement sa chair et son esprit. Le cœur et toute la philosophie qu’il sous entendait n’avait aucune importance pour elle comme un paquet d’autres choses. Ce rare sentiment qu’elle éprouvait était à l’encontre de ces hommes-ci. Les Samouraïs, ce qu’ils représentaient. Je l’observais, l’écoutais alors qu’il parlait du destin… Il y croyait. Même s’il était un Samouraï, il avait parfaitement le droit de croire en ce qu’il voulait. Chacun sa méthode, chacun sa voie.

J’esquissai un sourire. Lire dans mon jeu ? Une personne avait pensé la même chose, il y avait de cela quelques temps. Et s’était totalement fourvoyée.

-Ce n’est pas en vos paroles que je ne crois pas. Si c’est votre méthode pour faire des choix. Tant mieux. Chacun sa méthode. Pour moi, ce sont les faits.

Et surtout, je ne croyais qu’au tangible. Tout ce qui était spirituel… Etait loin de moi. Mais je ne crachais pas sur les croyances des autres. En revanche sur les préceptes…

-Enfin… quelle qu’en soit la raison, vous avez bien fait.

Dis-je vaguement. Au moins j’étais sûre, à peu près, qu’il ne savait pas qui j’étais exactement. Je devais le tout de même le vérifier.

-Ikeda Sazuka. Cela vous dit quelque chose, ou pas du tout ?

Question étonnante qui permettrait de savoir où en étaient, peut-être, les autorités de Tetsu, me concernant… Mais à écouter et observer cette personne… Je n’avais pas grand-chose à craindre.



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Jeu 19 Avr 2018 - 13:54
Cette personne semblait tellement haïr les samouraïs et leur caste. Ces trop-fiers guerriers, isolés de tout, et dont l'intransigeance n'avait d'égale que leur habilité à manier le Katana. Cette lame qu'il considérait comme l'extension de leur propre corps et qui avait fait leur histoire, en partie. Elle était l'ennemi de ces figures emblématiques du monde actuel, semblait-il, et de tout ce qu'il représentait. C'était à respecter, c'était .. à tolérer, du moins. Le rictus du guerrier taciturne s'effaça, la question ayant retenu toute son attention. Se considérait-elle comme une personne recherchée ? Par, les samouraïs originaires de Tetsu ? Son regard se fit plus fin, enténébré, quasi-secret sur les émotions que généraient la situation.

« Ce nom ne me dit rien,
Mais, cela ne veut pas pour autant dire que ce soit la même pour d'autres,
Les affaires de Tetsu ne me concernent pas,
Es-tu donc recherchée ? »
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Ven 20 Avr 2018 - 0:14



Ainsi ce que Tetsu voulait ne le concernait pas ? Sans arranger spécialement mes affaires j’étais tout de même plutôt… soulagée ? Après tout il était à Iwa cela se comprenait donc, que tout ça ne l’intéressait plus… Me parut soudainement logique. Si je n’aimais pas, et c’était un euphémisme, les hommes et encore moins les Samouraïs, je faisais néanmoins des exceptions. En général je ne jugeais personne sur sa son apparence ou son appartenance mais ces guerriers du pays du fer… étaient une exception, aussi.

Et lui aussi semblait en être une, dans le fond. Et je fus même assez étonnée de sa réponse, ou plutôt de sa question. Comment avait-il pu penser que je parlais de moi ? Même si c’était de moi dont je parlais. Donc, étant donné que le mensonge lui était impossible, et ne put répondre qu’avec la plus grande honnêteté. Jamais elle ne répondait trop vaguement, jamais évasive. Si l’interrogation était précise, ce qu’elle répondait le serait également.

-Je le suis. Pour une raison qui m’échappe encore. Bien que… Dis-je pensive.

Effectivement, elle était recherchée et suspectée d’une multitude de… Crimes ? Le seul délit que la jeune femme estimait avoir commis était de s’être défendue contre des Samouraïs et de les avoir, inévitablement, blessé. Ô sans doute plus dans leur amour propre que physiquement ; mais cela ne faisait pas une grande différence pour les autorités de ce pays. Ainsi, l’Ikeda se méfiait toujours lorsqu’elle rencontrait un Samouraï, même dans un autre pays, dans un autre contexte.

Elle avait vu son visage placardé sur quelques murs et quelques poteaux, la contraignant à vivre en dehors des agglomérations et éviter tous contacts sauf… exception.

-Il n’y a donc que la destinée qui vous a mené ici ? Aucune autre raison ? M’étais-je adoucie. Votre famille peut-être ?

Ma curiosité pouvait-être maladive parfois… Mais le destin, vraiment ? Au mieux je pouvais accorder du crédit au karma... Le mais le destin...



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Ven 20 Avr 2018 - 10:51
La famille. Un père, une mère, éventuellement des frères et sœurs, un cocon, dont chaque membre était lié par les liens du sang ou autres, tous réunis pour vivre ensemble et se protéger mutuellement. Il en avait oublié la définition, à vrai dire. Il ne connaissait la famille que sous la forme clanique, c'était tellement différent à ses yeux. La question, plus que perturbante, le laissa sans voix, le visage bas, autant que l'était son regard qui ne disait également rien. La question en avait réveillée d'autres, plus personnels, plus intérieurs et à ce jour, insolubles. Le mal qui le grugeait de l'intérieur lui semblait de plus en plus incurable, ce mal, qui ne se traduisait parfois que par une mélancolie passagère quand tout se passait bien ou par un caractère irascible dans le cas contraire. Il s'était tout de même discipliné et avait appris à grandir avec la pénible frustration de ne pas être capable d'éclaircir les mystères qui enveloppaient son enfance.

Il lui fallut désormais réponse à la question, l'attente ne pouvait durer plus longtemps, même lui le ressentait et pourtant, ce dernier n'était pas des plus sociables, mais là, ça finirait pas devenir vraiment compromettant. Le guerrier taciturne s'efforça de lever les yeux vers elle, des yeux, qui ne savaient se décider sur l'émotion la plus adéquate à choisir.

« Le Destin et rien de plus,
Iwa a été pour moi une terre d'accueil,
Cela s'ouvrait à mes yeux comme une opportunité à saisir ..

Ici, il y a des enjeux politico-socio-économique à comprendre,
Et, c'est justement ce qui me dérange le plus :
Servir une cause, qui, à mon échelle, échappe à la compréhension. »
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Ven 20 Avr 2018 - 21:57



Le destin… J’étais assez toujours assez sceptique mais soit. C’était sa façon de voir les choses, malgré cela une idée continuait de persister, j’allais être obligée de l’exposer à un moment ou un autre. Contemplant le paysage qui se déroulait sous mes yeux comme une gigantesque fresque, je prêtais une nouvelle attention particulière à ses mots. L’aspect social… politique… et économique de cet endroit… Iwa ? Je n’avais jamais vraiment pensé à ça concernant Kumo. Je ne voyais pas tout ça, je n’avais donc pas forcément les mêmes aspirations que les Kumojin.

Nous partagions donc quelques similitudes, vraisemblablement. Malgré tout. Devais-je le reconsidérer ? Cela restait à vérifier. En attendant je pouvais relâcher un peu mon attention et la tension qui me parcourait tout court. Je l’observais, tentant de savoir, toujours, pourquoi il était là. S’en m’en rendre compte je me montrais certainement un peu trop insistante. Mais bon… J’aimais savoir les choses, leur fond. Et lui… Ne me donnait que la forme, le vecteur si on voulait.

-Je comprends à quel point cela peut-être… « dérangeant » de se battre sans savoir pourquoi. Je suis venue à Kumo sans aucune volonté de faire partie de ce village, et aujourd’hui je les accompagne dans cette visite diplomatique… Alors que, les affaires shinobi ne me concernent en rien… C’est qu’être ici vous apporte quelque chose de positif, non ? Hum… Et si un jour le « destin » vous dit d’aller ailleurs ? Vous partirez ? Aujourd’hui… Vous êtes Iwajin ?

Nouvelle salve de questions appelant une nouvelle série de réponses qu’à priori j’allais aussi avoir du mal à obtenir. Mais bon, qu’à cela ne tienne…

-Heu... C'est le destin qui vous a conduit ici ? Ou bien... Vous y êtes venu par opportunité ?? C'est un peu différent...

Cette question-ci m'était soudainement apparue...



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Dim 22 Avr 2018 - 12:20
Existait-il bel et bien, une puissance extérieure à la volonté humaine, qui, selon certaines croyances, régirait l'univers ? Cet enchaînement nécessaire et imprévu des événements qui composaient la vie de chaque être, d'un pays, voir du monde. Destin. Fatalité. Logique inexorable. Qu'importe le nom que l'on lui attribuait, cette fatale puissance serait au dessus des Hommes, tissant leurs jours et leurs années. Le guerrier taciturne voulut y croire, en cette volonté supérieure à toutes choses, incorruptible et impartiale. Le bas-monde en avait tant besoin.

Elle semblait, son interlocutrice, si terre-à-terre, si pragmatique, si loin de ceux qui mettaient leur vie entre les mains du destin, elle, qui ne croyait certainement qu'en ses propres capacités, sans décision prise par une quelconque force supérieure régisseuse. Elle était néanmoins un peu comme lui sur un point : faire partie d'un tout, en l’occurrence un village caché, sans se sentiment fort d'appartenance.

« Je suis iwajin, pour l'heure.
Réagissant ensuite à la deuxième question significative.
Ah bon ? Une opportunité à saisir ne peut être un signe du destin ?
C'est pourtant ce que l'on attend de celui-ci en général,
La voie, le chemin, une direction,
Mais, je vois bien que tu ne crois pas au destin,

Peu importe,

Iwa, Kumo, ne sont que des destinations,
J'essaie de ne pas l'oublier,
Car, on s'attache très vite à des valeurs que l'on ne souhaite pas au départ,
Notamment, celui qui exige de mourir pour son village,
L'abnégation, le sacrifice de soi,
Alors, que le Monde s'étend au-delà,
Et, que le destin réserve peut-être un avenir plus glorieux encore. »
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Dim 22 Avr 2018 - 19:00




Je supposais que, lorsqu’on était familier de cette notion, il devenait bien plus simple de tout faire reposer dessus, et d’y croire. Malheureusement, ou heureusement d’ailleurs ; je n’avais aucun type de croyance si ce n’était en la science, et dans ce domaine il n’y avait aucune entité supérieure sur laquelle se rabattre en cas d’échec, ou à remercier dans le cas contraire. Tout ce que je faisais, je ne le devais qu’à moi et mes choix. Se dire qu’on faisait ces choix de façon prédéterminée… Destinée, n’était qu’une grosse foutaise, à mes yeux. Mais, je respectais le point de vue de ses adeptes et au mieux, j’essayais de le comprendre. Pour moi, la destinée, le divin… N’étaient que prétextes. Et tant qu’on essayait de m’en convaincre… Je ne pouvais que laisser parler.

-Oui, pour le moment ce ne sont que des destinations. Vous avez raison. Kumo est une opportunité pour moi de devenir meilleure dans mon domaine. Une fois qu’il n’aura plus rien à m’apporter… Mais bon, « ils » savent très bien que je ne me battrais pas pour eux.

Le village ne me déplaisait pas. L’appartement que j’y occupais était bien plus confortable que les tas de feuilles où j’avais été habituée à dormir. Il m’apportait un savoir que je n’aurais pas pu avoir ailleurs, et une expérience de vie parfaitement inédite. Mais je ne voulais pas être mêlée à ses affaires, je n’étais pas une guerrière et n’irai probablement pas risquer ma vie sur un champ de bataille, certainement pas, et le Raïkage le savait. C’était une part de notre contrat.

Je jetai un regard rapide à l’homme et la femme qui me gardaient, m’assurant qu’ils ne s’étaient pas assoupis… Cela faisait déjà un moment que nous parlions et le climat hivernal de Tsuchi avait l’air aussi clément que celui de Kaminari. Peu à peu le ciel s’obscurcissait de nombreux nuages anthracites comme annonçant la pluie, ou la neige. Les premières ? A voir.

-Hum… Vous êtes différent des autres… Je dois bien l’admettre… Vous l’avez compris, je m’appelle Ikeda Sazuka. Comme ça… la prochaine fois que nous nous rencontrerons…



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A Iwa ? (SŌSAKU-Ō ENKEÏ)

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