Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Présentations (Suzuri Takara)

Aller à la page : Précédent  1, 2

Mar 8 Mai 2018 - 6:18
La réponse la rassurait, au moins n'y aurait-il pas la nécessité de lutter pour accomplir cette fade besogne...

Cependant, Takara ne s'attendait pas à se retrouver dans un autre filet. Sazuka non plus ne comptait pas parmi les plus loquaces, et le pont qui les avait réuni jusqu'ici, à savoir Akina, ne les reliait plus dès lors que le courrier avait été transmis. Aussi elle lança un regard interrogatif, souhaitant intimement ne pas avoir à remettre une seconde lettre, cette fois-ci à sa cousine. Ce rôle de factrice ne lui plaisait pas, et son sens de la sollicitude reposait sur des limites franchement établies.
Pour autant, sous condition qu'on ne l'employait pas d'avantage via cette fonction, elle demeurait comme toujours disponible.

Bien sûr, dîtes-moi. Rétorquait-elle en jetant quelques coups d’œil aux alentours, préoccupée par l'agitation ambiante.

Puis son attention se reporta sur son interlocutrice, qu'elle dévisageait plus assidument. L'eisei-nin semblait différente. Peut-être même plus apaisée. La Suzuri se remémorait leur conversation passée, qui outre la particularité d'avoir tourné autours de sa relation avec Akina, avait également brassé bien des sujets. Cette femme évoluait, et même si certaines mauvaises impressions avaient été ressenties par la trentenaire au gré de leurs échanges, elle reconnaissait la valeur de son travail, de sa recherche personnelle. Par conséquent, si c'était sur ce terrain là qu'elle souhaitait s'engager, il n'y avait pas l'ombre d'un problème à ce qu'elle lui accorde du temps et de la considération.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2778-suzuki-takara

Mar 8 Mai 2018 - 7:27



-Passons dans mon bureau… Qui fort heureusement n’était pas très loin, tout juste au bout de ce couloir. J’avais un peu de temps devant moi et nous y serions plus tranquilles qu’ici, observées par les regards interrogateurs de certains de mes collègues de travail bien particuliers. Chiyo et Imiko… A force je devenais paranoïaque avec ces deux-là. Toujours au courant, par je ne sus quel miracle, de ce que je faisais. A croire qu’elles faisaient parties de la branche renseignement de l’institut et je faisais l’objet d’une mission… paranoïa. Enfin, quelques pas et nous fûmes, une pièce assez spacieuse, très sobre avec le matériel habituel d’un cabinet d’auscultation. Je pris place derrière mon bureau invitant la Suzuri à s’installer, ou pas, comme elle voulait, et déposai la lettre sur la pile de dossiers qui attendait d’être vérifiés, ou complétés. Classés par ordre priorité, ils se voyaient maintenant relégués à un autre plan, sous cette enveloppe.

L’envie de l’ouvrir, lire son contenu, de savoir ce qu’avait à dire l’intendante me démangeait, cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu, ni entendu et cela m’avait un vide que j’essayais de remplir comme je le pouvais, entre le travail et la Metaru. Toutes ces histoires auxquelles j’avais été longtemps hermétique me perdait aujourd’hui, je n’y trouvais plus rien de troublant, la surprise, la sensation de découverte avaient perdu de leur saveur…

-Je suis presque sûre de ce qui est écrit dans cette lettre… Avais-je soupiré en reprenant l’enveloppe entre mes doigts. Enfin… Je voulais vous présenter mes excuses pour ce j’ai pu dire la dernière fois. Beaucoup de choses se sont passées entre aujourd’hui et hier. Inutile de préciser quoi, j’avais l’impression que Takara en savait déjà pas mal, et je ne parlais de ce qui avait pu se passer avec sa cousine. Ce qu’il s’est passé au pays du feu, ce qu’il y a ou avait entre votre cousine et moi… ça m’a ouvert les yeux sur Kumo, sur ce que j’étais et suis réellement. Je n’étais en revanche pas certaine qu’elle me suive sur ce coup-là, je ne donnais volontairement pas de détails pour autant, étant persuadée que mes états d’âme en ennuyaient plus d’un, même s’ils prétendaient le contraire. Donc, si je peux faire quoi que ce soit pour me racheter... pour vous aider… N’hésitez pas à me demander.

C’était un peu comme lâcher prise finalement, et me laisser porter par les choses. Tenter de comprendre, d’apprendre, jouer le jeu des autres… Tout ceci avait fini par avoir raison de mon endurance. Cela me fatiguait. Aujourd’hui je me contentais seulement de faire ce que j’aimais, d’apporter mon aide aux autres s’ils en voulaient… Ce qui me faisait à vrai dire le plus grand des biens. C’était tellement mieux que de rester seule, que de garder tout ce que je savais pour moi…

-Ne vous inquiétez pas, j’vais pas vous demander de lui donner ma réponse. J’irai lui parler, ce sera plus… simple. Je lui dois aussi des excuses. Avais-je ajouté avec un peu de tristesse dans le regard. Je savais que j’avais agi de façon impulsive, si ce n’était même « mal agi » … Bon, et vous, que faites-vous à Kumo ? Je vous ai aperçu… oui… de nombreuses fois au village.




_________________

Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Ven 11 Mai 2018 - 9:49
La Suzuri lui emboîtait le pas sans réfléchir, accueillant avec plaisir le calme du nouveau lieu, puis s'installait au creux d'une chaise. En quelques secondes, elle avait passé en revue l'ensemble du bureau ; l'étendue de la pièce, les meubles, les décorations, les méthodes de rangement. Non pas que cela l'intéressait spécifiquement, il s'agissait en réalité d'une seconde nature chez elle. De part son sens de l'attention aux détails et sa philosophie comme quoi on en apprenait d'avantage sur quelqu'un à travers ses manières d'être ou l'énergie dégagée par ses espaces de vie. Elle ne s'attardait pas pour autant sur les choses, les enregistrant brièvement et accordant l'essentiel de son acuité à la personne elle-même.
L'entrée en matière de Sazuka ne manquait d'ailleurs pas de la faire sourire. Elles en étaient restées à un rapport plutôt neutre et distant, aussi, les excuses sonnaient à l'oreille de Takara comme une drôle d'invitation à relancer une discussion, plus que pour demander un réel pardon. De quoi pouvait-elle bien se faire pardonner, après tout ? Rien d'assez sérieux pour que la trentenaire ne lui en ait tenu rigueur, en tout cas. Ce fût donc armée d'une grande honnêteté qu'elle rétorquait rapidement.

Vous n'avez pas à vous excuser, et encore moins à vous racheter... Le prix d'une discussion est toujours purement personnel.


Du reste, elle écoutait patiemment. Effectivement, l'eisei-nin opérait une certaine transformation dans son existence - Tant mieux pour elle. Cela semblait lui réussir, comme si elle renouait avec un aspect plus naturel, abandonnant peu à peu la solide façade qu'elle s'était érigée. Pour autant Takara décida de ne pas en tirer de conclusions hâtives, son interlocutrice était douée, et peut-être qu'en se livrant à un déballage de quelques vérités, elle continuait d'entretenir son masque ou du moins, escomptait le perfectionner.
Dans un cas comme dans l'autre, cela ne changerait pas son attitude à elle.

En effet après mon dernier passage à Kumo j'ai voulu regagner Teitetsu. Mais j'y ai appris durant la route les événements de Hi, j'ai donc décidé de faire demi-tour. De telles nouvelles ne peuvent laisser insensibles... En théorie.
Complétait-elle, retenant un soupire. Je ne sais pas si l'on peut vraiment comparer ça à la fin d'une amourette, par contre.

Elle plongeait son regard dans celui de Sazuka. Sa franchise, bien loin d'épargner les ressentis de cette dernière au sujet d'Akina, tranchait à vif pour diverses raisons. La première, faire comprendre qu'elle n'était pas assez investie dans l'affaire de sa cousine pour porter un quelconque jugement ; la seconde, vérifier si Sazuka ne remplacerait pas sa politesse par de la vexation ; la troisième, elle n'était pas dans un bon jour. Non, plus exactement, elle n'était plus dans de bons jours depuis son altercation avec Shuuhei.

La vie n'est que changement... Ne vous torturez pas avec les regrets, concentrez vous plutôt sur les meilleurs comportements à adopter, afin d'être en accord avec celle que vous souhaitez devenir. Il n'est jamais trop tard, peu importe ce qui vous travaille. Akina s'en remettra, vous aussi.

Malgré le ton réconfortant de la réplique, une certaine froideur se dégageait de la trentenaire. Rien qui ne se voulait précisément destiné à son interlocutrice, seulement, là où celle-ci témoignait d'une certaine avancée, l'autre succombait à un tumulte psychologique naissant. Raison pour laquelle son aura apaisante perdait de sa superbe...

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2778-suzuki-takara

Sam 12 Mai 2018 - 9:15



Pourtant ce côté abrupt de ma personnalité que certains avaient dû endurer malgré toutes leurs tentatives, souvent vaines ; me donnait le besoin de me m’excuser. Si la franchise était une qualité ce qu’elle nous amenait à dire pouvait parfois être plutôt négatif. La franchise, et je l’avais appris d’Asami, était une chose à utiliser avec parcimonie, comme le mensonge ; tout le mon n’était pas apte à attendre la vérité telle qu’elle était. Mais elle, Takara, semblait plus que capable de le supporter. Elle abordait toujours les choses avec une certaine philosophie qui était la plupart du temps apaisante, ou agaçante… aussi.

Et évidemment sa réponse ne fit pas exception à nos précédents échanges, ce qui me fit sourire, à mon tour. Je n’avais jamais discuté avec quelqu’un aussi en phase avec elle-même, moi qui pensais l’être ; une fois que je l’eus rencontrée… Je m’étais apparue sous un nouveau jour, en quelques sortes. C’était assez difficile à expliquer. Mais la suite par contre, c’était sans doute la première fois que je l’entendais parlais de quelque chose la concernant. Cette réponse… Si son ton n’avait pas été aussi… avenant ? J’aurais presque cru entendre du sarcasme. Hum… Elle avait raison, ces deux histoires n’étaient pas comparables mais avaient pourtant chacune leur importance dans ce que je tendais à devenir.

-Hm… Il me semblait pourtant… Vous avez sans doute raison. Haussais-je les épaules. Ouais, disons simplement qu’ils n’ont pas la même portée. Ajoutais-je simplement. C’est une question de point de vue je suppose.

Je concevais que tous n’accordaient la même importance aux choses, et ils avaient parfaitement raison. Un début de guerre et la fin d’une relation amoureuse… ça n’avait pas grand-chose des très commun… Mais quand même, l’un est l’autre avait eu leur propre impact sur ma façon de voir les choses, je ne pouvais dire le contraire, au que l’un avait pour moi plus d’importance que l’autre. Dans un cas comme dans l’autre c’était la première fois que j’y assistais et que je le vivais.

-Bof… J’ai quelques regrets, c’est sûr ; mais si je me torture avec… Non, clairement pas. On fait des choses… on peut les regretter, mais au final… ce qui est fait est fait non ? Question rhétorique bien évidemment. Et donc… Vous avez prévu devenir, vous, Kumojin à part entière ? Lassée de la solitude ?

Une question simple appelant une réponse qui pouvait l’être aussi… Dans le fond, ce qui comptait, était bien évidemment qu’elle soit à Kumo, plutôt qu’ailleurs à Kaminari…



_________________

Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Dim 13 Mai 2018 - 1:36

Décidément... Que leur arrivaient-ils tous à la pousser à l'intégration ? D'abord Shuuhei, maintenant Sazuka. Même si ce n'était jamais que deux personnes, Takara en l'espace de ces quelques derniers jours avaient du en rencontrer grand maximum six à tout casser, sans plus s'étendre que ça dans une quelconque conversation. Ils avaient tant besoin que ça de gonfler leurs rangs ? Elle serait tentée de dire que oui, en raison des conséquences évidentes qu’amèneraient tôt ou tard le bain de sang de Hi. Mais elle ne serait jamais une brave soldate... pourquoi donc la brancher sur pareil sujet ?
Arquant un sourcil, suspicieuse, elle réagissait instantanément, son attitude teintée d'une certaine irritabilité.

Pourquoi est-ce que je me lasserai de la solitude ? Et pensez-vous vraiment qu'enfiler un uniforme et un bandeau serait la seule solution plausible pour me faire des amis, si c'était le cas ?
J'ai besoin de ma solitude, c'est différent. La maintenir est presque un défi ; la preuve, vous me faîtes entrer de ce bureau pour discuter d'on-ne-sait-trop-quoi alors que je ne suis qu'une simple messagère. De passage.

Cette fois-ci, la frontière entre l'explication et le reproche devenait presque inexistante. Ironiquement, Sazuka pouvait par l'intermédiaire de cette seule scène déterminer pourquoi son interlocutrice, si elle ne devait pas avoir de mal à se lier d'amitié ou se faire des connaissances, n'était jamais entourée. Ses mots agitaient souvent les esprits, au point que lorsqu'ils n'étaient pas tournés vers l'empathie, ils se montraient pour le moins violents à l'écoute. Pourtant la trentenaire se contentait d'énoncer sa vérité, sans se soucier de la réaction adverse.

Non, ce n'est pas ça. Continuait-elle comme si de rien n'était.
Mais je suis bien lasse. Savez-vous que le retour de la campagne de Hi est célébrée à Kaminari ? Vous qui êtes kumojin ne devez pas l'ignorer : On ne parle pas d'horreur, mais de succès. J'en suis dégoutée.
Comme vous dîtes, c'est une question de point de vue.
Comme vous dîtes, ce qui est fait est fait.
Les torturés ne seront pas les responsables, les torturés sont les victimes, et je doute fortement que cette "leçon de vie" élève leurs âmes.


La mine fermée, l'amertume révélée.
Une vive colère s'était dessinée sur son visage pourtant peu propice à l’accueillir, sans s'éterniser, laissant respectueusement sa place à une intense tristesse. Devenir Kumojin ? Si l'option devenait envisageable pour d'autres raisons, cela risquait d'être compliqué... Comment se sentir kumojin, quand on se sentait Humain avant tout autre chose, en faisant fi de toutes frontières...

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2778-suzuki-takara

Dim 13 Mai 2018 - 7:32



La solitude était une chose que je connaissais plutôt bien, que j’avais longtemps si ce n’était toujours pratiqué. Mais contrairement à Takara je ne l’avais pas enduré sciemment ; je supposais même qui si les circonstances avaient été différentes, vingt ans plus tôt, j’aurais été bien plus entourée et n’aurais pas rejoint un village shinobi… Mais ça… L’histoire ne pouvait plus être réécrite. La Suzuri alors assise face à moi devait en savoir quelque chose. Je ne connaissais ni son passé, ni ses motivations après tout. Peut-être avions nous là un point commun qui n’avait pas encore été découvert.

-Je ne voulais pas dire ça… c’était idiot. Répondis-je d’abord affichant une légère moue, un plissement de lèvres. Mais je ne vous ai pas obligé à me suivre non plus. Je pouvais admettre mon erreur et mes malheureuses formulations qui représentaient si mal ce que je voulais dire, mais… Je ne contraignais jamais personne à aller dans mon sens, au sens propre comme au figuré, toujours. Mais vous êtes quand même là. Achevais-je sur un ton plutôt neutre accompagné d’un furtif haussement d’épaules.

Je n’étais ni psy ni thérapeute ni experte en relations sociales mais certaines choses me sautaient au visage… Vouloir rejeter la faute sur quelqu’un… même moi je ne m’y adonnais pas. Enfin, je pouvais –semblait il- comprendre ce qu’elle pouvait ressentir, ô pas avec une grande précision, mais… Cette sensation que quelque chose interférait avec son discours… Je ne lui en voulais évidemment pas, chacun d’entre nous avait ses passages à vide, si l’on put dire.

-Je ne suis pas forcément la mieux placée pour parler de ça mais… Restez, devenez une véritable Kunoichi… aux yeux des autres, j’entends. C’est de l’intérieur que les choses peuvent être… améliorées. On ne peut pas changer les choses par la force… on ne fait que les aggraver. C’est ce qu’il s’est passé à Shugure. Autant notre action contre le Shoshikidan était nécessaire, autant ce qui a suivi… Je ne le cautionne pas. Bien sûr, même si j’avais vu et infligé la mort à de nombreuses reprises, je ne m’étais jamais laissé aller à mes pulsions meurtrières, qui n’existaient d’ailleurs pas. Je ne m’en étais jamais prises aux civils, aux personnes innocentes et ne m’étais jamais exprimée par la violence; pas sans raison telle que le menace physique, celle d'une mort imminente. Je ne pouvais simplement pas contraindre les autres, encore moins par la force. Même s’il existait quelques exceptions, comme Yuko. Les villages shinobis sont jeunes, et je ne suis pas sûre qu’ils aient encore trouvé leur vraie place dans ce monde…

Un point de vue, oui, assez idéaliste, oui ; mais sûrement bien plus réaliste qu’il n’en avait l’air. Même si je n’étais pas une experte en la matière, il me semblait que ce que nous avions fait dans ce palais du seigneur du pays du feu n’avait rien à voir avec de la diplomatie. Les ninjas de Kumo et d’Iwa n’avaient fait preuve d’aucune intelligence, réagissant tels des enfants pourris face au refus. J’avais lors de cette « altercation » vu d’autres choses à dire… Mais, je n’avais aucune légitimité à cette époque. Mon nom n’était pas le mien, et malgré que je sois une Kumojin dans les faits ne retirait rien à ce que j’étais quelques mois plutôt ; qu’une nukenin, une criminelle, une pièce rapportée.

Ce discours que j’avais tenu ne ressemblait en rien à ce que j’avais pu être, à ce que j’avais pu penser par le passé ; mais j’étais désormais trop impliquée pour rester… sur le côté.

-Il y a d’autres façons de faire entendre sa voix… Dis-je en croisant les bras et m'enfonçant davantage dans mon fauteuil. Que de rester en retrait, ou fuir le tumulte. C’est pour ça que vous êtes ici. Affirmais-je comme s’il s’agissait d’une vérité dominante. Oui, peut-être était-elle ici, dans le fond, inconsiemment, pour faire changer les choses… Si j’avais eu cette motivation, je ne pouvais m’empêcher de me dire que j’aurais pu faire changer les choses à Tetsu… Maintenant, il était trop tard pour moi et ce pays.



_________________

Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Lun 14 Mai 2018 - 1:31

Ne le prenez pas mal.
J'expliquais juste à quel point la solitude peut être superficielle. En tout cas chez moi, elle n'est pas un fardeau que je subis, chaque jour j'ai mon lot de rencontres et il ne tient qu'à moi de les accepter ou de les éviter...
Justifiait-elle par la force des choses.

La Suzuri réalisait à travers les réponses de sa comparse que sa mauvaise humeur détournait le sens de ses propos. Une raison de plus qui aurait pu la conforter dans ses distances relationnelles le temps que le calme soit rétabli, néanmoins Sazuka dans la suite de son discours abordait une vérité ; il y avait divers moyens de faire entendre sa voix, et c'était bien pour cela que la trentenaire était revenue, en proie à de futures décisions. Évidemment, si elle n'était pas spécialement en accord avec le cheminement de son interlocutrice ayant conduit à cette conclusion, elle reconnaissait la valeur de la réflexion. Cela expliquait aussi pourquoi des piques d'incertitude parsemaient les paroles de Takara ; son avis n'étant plus aussi tranchant qu'avant et son esprit mieux préparé à une telle éventualité.

Mais vous dîtes vrai... Voilà quelques temps déjà que je me sens... insatisfaite. Et ne me parlez pas de crise de la trentaine s'il vous plaît. Ajoutait-elle sur le ton de l'humour, comme pour désamorcer la tension dont elle avait été responsable un temps plus tôt. J'ai l'impression que vous me définissez comme une ermite prompt à critiquer les autres... Il n'en est rien. Je suis en quête de vérité, et actuellement, à la recherche de ma nouvelle place. Il y a peu de chance que je trouve celle-ci au sein de Kumogakure. Mes différences provoquent la solitude, pour mon bien être, et peut-être aussi celui des autres.
Je n'ai pas l'intention de jouer un rôle qui ne me correspond pas, ni de céder à des compromis qui vont à l'encontre de toutes mes convictions, tout cela pour un "intérêt supérieur" qui à mes yeux causent plus de tords qu'autre chose.

Je ne m'attarderai pas sur les villages shinobis. J'ai conscience de ce qu'ils sont, ce qu'ils peuvent être...
Certaines personnes pensent que bousculer le présent peut sauver le futur, je pense quant à moi que nos actes présents déterminent les actes futurs. Le message est le messager - Actuellement, Kumogakure est annonciateur de morts et d'impulsivités.
Pourquoi donc est-ce que je voudrai me lier à cela... Le regard des autres m'importent peu.


Elle marquait un arrêt dans son exposé à vif. Même si la Suzuri ne cachait pas le dégout latent éprouvé à l'égard du village, elle avait retrouvé son calme et pesait plus minutieusement ses mots afin de ne pas heurter son interlocutrice.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2778-suzuki-takara

Lun 14 Mai 2018 - 21:21




Que voulait elle que je lui réponde ? Je n’avais qu’une philosophie, toujours la même : chacun était libre de faire ses choix, de recourir à ses propres méthodes et qu’importait en effet le regard des autres. Je n’étais pas là pour faire changer les avis les plus profonds sur ceux qui les entouraient et encore moins la vision de Kumo et plus largement du monde qu’avait Takara. Je n’en avais pas envie et ce n’était pas mon rôle. Néanmoins je savais faire la part des choses… J’avais longtemps affirmer que les affaires shinobi n’étaient pas les miennes, une affirmation qui s’infirmait un peu plus chaque jour, chaque semaine et mois que je passais dans ce village. En même temps, prétendre le contraire ; que je m’en fichais toujours, autant qu’avait, aurait été un mensonge honteux, pour moi.

-J’avais un peu le même style de vie que vous il y a quelques temps… Dis-je simplement sans rien ajouter. J’avais connu la solitude, enfin, j’étais plutôt solitaire, ce qui n’était pas vraiment la même chose. Durant cette longue période, comme elle je choisissais quand rencontrer ou éviter les personnes. J’exerçais un contrôle total sur mon environnement, mes relations aux autres et de façon plus complexe sur tous les sentiments susceptibles de me traverser et pourtant, malgré tout ce temps passé seule, je vivais aujourd’hui en communauté sans rien y redire. Bien sûr je n’aimais pas vraiment les foules, les lieux trop fréquentés ; je n’étais pas non plus à cent pour cent en accord avec les décisions de la direction du village. S’il y avait du bon, il y avait aussi beaucoup de mauvais. Mettre un terme aux agissement d’une organisation plus néfaste que bénéfique, ok. S’en prendre à des personnes, si elles n’étaient pas innocentes, au moins sans défense ; qui ne représentaient pas une menace… Me laissait sceptique.

-hum… Pourquoi la trentaine ? J’avais compris qu’il y avait de l’humour dans cette phrase mais la référence ou sa signification m’échappait et du coup je n’avais pas lâché ne serait-ce qu’un sourire. Ce fut à cet instant que je compris la différence notable entre sa façon de vivre et la mienne. C’était davantage une question de caractère qu’autre chose. Takara n’était donc pas une personne facile à vivre ? C’était… étonnant, alors qu’elle se montrait plutôt attentive à ce que les autres pouvaient lui dire et qu’en retour les autres –moi- l’écoutaient. J’ai un peu de mal à vous suivre quand même… Vous ne voulez pas jouer un rôle qui ne vous correspond pas, vous ne voulez pas vous lier à Kumo, vous vous fichez du regard des autres… Que voulez-vous que je vous dise, Takara ? Que Kumo n’est pas un endroit pour vous, que vous feriez mieux de retourner à une vie civile ? Ouais, peut être que ce serait une solution… Haussais-je les épaules. Si vous faites une demande, elle sera sûrement acceptée. Le tout dit avec beaucoup de sérieux.

J’avais beau avoir changé, m’être ouverte aux autres ; mon caractère lui n’avait pas bougé d’un centimètre, n’avait subi aucune évolution ou régression. Ecouter les gens exposer des problèmes aux allures insolvables, ou se plaindre de leur situation n’était vraiment pas fait pour moi. Pourtant j’étais plutôt patiente dans l’ensemble… Mais retenir ce que je pensais, me retire de donner le fond de ma pensée… Ouais, j’étais sans doute un peu comme elle, dans le fond.

-Ha… Désolée, ce n’est pas exactement ce que je voulais dire… mais comprenez… Il me semble que nous n’avons pas tous des « rôles » définis. Peut-être que le vôtre n’est justement pas… d’être en dehors de tout ça. Vous êtes une Suzuri, vous vous intéressez aux affaires de votre clan… Et c’est à mon sens à des gens comme vous, comme les Suzuri, comme les Nara ; de faire bouger les choses… Vous avez la chance d’avoir un nom, servez-vous-en. Haussais-je les épaules. Enfin… ce n’est de toute façon pas votre but. Soupirais-je alors en ouvrant la lettre qu’elle m’avait remise, de la part de sa cousine.



_________________

Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Présentations (Suzuri Takara)

Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages :: Grande Bibliothèque
Sauter vers: