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L'important, c'est de participer [Ft. Meikyû Raizen]

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Dim 25 Mar 2018 - 6:06
Voilà peu qu’elle était arrivée au village et elle n’avait pas encore spécialement eu de temps pour elle-même, pour se familiariser avec l’endroit. S’étant présentée comme étant une jeune Aburame souhaitant en faire plus que ce que son pays avait à offrir, ce dernier secoué depuis des années par une guerre civile, il n’avait pas fallu bien plus de temps pour qu’elle puisse rejoindre les rangs kumojins. Après tout, sa famille n’avait rien à se reprocher, même que, de ce qu’elle avait cru comprendre, ce nom était même apprécier au sein du village, à croire qu’une figure importante du même nom s’y trouvait. Intéressant. Elle allait sérieusement devoir s’intéresser davantage sur la question. Or, pour l’instant, son plan pour la journée était essayer de se familiariser avec cet endroit beaucoup trop grand, bien différent de ce qu’elle avait toujours connu. Et puis, elle se devait d’admettre que la solitude commençait à peser, quand bien même tentait-elle de garder cet optimisme bien digne d’elle.

Merci maman qui avait glissé une somme conséquente d’argent dans son sac avant qu’elle ne quitte pour la seconde fois son clan, elle était en mesure d’habiter un petit appartement, un endroit qui, désormais, appartenait à elle et seulement à elle. Son chez soi. Il était assez vide, ne comprenant que le minimum qu’elle avait été en mesure d’amener avec elle en quittant Hi. Que très peu de choses donc, juste assez pour montrer que quelqu’un y vivait, ayant tenté de rendre l’endroit un peu plus… Personnel. Le résultat n’était pas frappant, mais il ne s’agissait-là que d’un début. Elle aurait tout le loisir de l’aménager à son goût.

Quittant donc cet endroit, elle s’était habillée confortablement, s’étant surtout assurée d’avoir une veste sur ses épaules pour venir recouvrir ses bras. Nombreuses cicatrices ornaient son corps, vestiges des combats qu’elle avait mené au nom d’une organisation dont elle refusait désormais d’être associée. N’ayant rien de sérieux de prévu à l’horaire, elle avait laissé ses cheveux glissés sur ses épaules, venant ainsi encadrer son fin visage, quand bien même se gardait-elle quelques élastiques autour du poignet. Un style particulier ou simplement au cas où sa chevelure en viendrait encombrante ? Un peu des deux, elle-même n’aurait su dire. Prenant une discussion quelconque, elle avançait là où ses pas la menaient, ni plus ni moins, sans idée fixe ni même d’objectif tandis qu’elle déambulait dans le village. Le soleil était haut dans le ciel, un peu passé midi, tandis que le temps se voulait toujours un peu frais à ce temps-ci de l’année.

Ses prunelles s’attardèrent un peu partout autour d’elle. Les visages, les décors, les yatais, les restaurants, les boutiques, un peu tout et n’importe quoi venait accrocher son regard. Elle s’était même approchée de l’un des kiosques en question, se prenant trois brochettes de dangos. Elle n’avait pas spécialement faim, cependant, gourmande de nature, elle n’avait pas été en mesure de résister à l’invitation silencieuse de l’odeur sucré qui en émanait. Faible devant la nourriture ? Assurément. Poursuivant ainsi sa marche, s’éloignant de ce qui semblait être un secteur animé vers un autre un peu plus tranquille.

Contrairement à la majorité de la population qui passaient à côté d’elle, tantôt d’un pas pressé, tantôt d’un pas plus lent, un homme se trouvait assis sur le sol, contre un arbre, un livre à la main. Sans même se poser quelconque question, elle s’approcha de lui d’un pas décidé. L’idée qu’elle puisse le déranger ne lui effleura même pas l’esprit, elle n’était pas du genre à s’embêter pour si peu. Elle s’arrêta alors à quelques pas devant lui, la tête légèrement inclinée sur le côté, ses prunelles claires posées sur lui, un sourire agréable sur les lèvres.

- Yo !

Magnifique entrée en matière.

- Tu lis quoi ?

Aucune forme de présentation, ni même de salutation, abandonnant même tout respect alors qu’elle le tutoyait naturellement, comme si elle le connaissait depuis une éternité.

- Attends, attends, dis rien.

Elle leva une main devant elle, entre eux deux, l’air de lui dire de garder le silence. Il y avait sûrement mieux pour aborder des étrangers dans la rue, cependant, elle semblait avoir manquer ce cours dans sa jeunesse. Comme plusieurs, en réalité.

- J’vais essayer d’le deviner.

Un large sourire lui fut alors adressé, tandis qu’elle semblait vouloir qu’il garde le silence encore quelques instants. Elle le détailla donc, sans gêne aucune, ne se souciant même pas de l’éventualité qu’il puisse se sentir mal à l’aise de son regard sur lui, voir même de sa présence devant lui. Bien qu’assis, il lui semblait grand, une mâchoire un peu carrée, les cheveux sombres, un regard presque sévère, dans un premier lieu… Il lui semblait être un homme sérieux. C’était l’idée qu’elle s’en faisait, là, maintenant. Un homme sérieux. Important au sein du village ? Peut-être bien, elle ne s’y connaissait pas. Elle possédait son bandeau que depuis peu, celui-là même qu’elle avait encore oublié à son appartement.

Félicitation. De quoi faire bonne impression au sein du village qui l'accueillait, et ce, malgré le temps plus tendu qui baignait le monde dans une appréhension certaine. Une seule question semblait planer : quand la guerre éclaterait-elle ? Elle-même ne saurait dire. Bientôt, si elle en croyait ce qu’elle avait eu le loisir d’entendre, au sein du Soshikidan. Or, elle n’avait pas été assez haut placée pour détenir ce genre d’information. Si tel avait été le cas, sûrement jamais aurait-elle pu les fuir.

- À voir ta tête, ça doit être un truc chiant, non ? ‘Fin, j’dis pas que t’as une sale gueule hein, faut pas te méprendre, mais t’as l’air d’un type ehh… Ennuyant. Ouai, c’est pas trop ce que je voulais dire, j’voudrais pas te vexer… Sérieux. Oui, voilà, sérieux, c’est p’t’être plus le terme que je cherchais. Et donc bon, les gens trop sérieux, bah, ça lit des trucs sérieux.

CQFD.

10/10 pour l’effort.
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Dim 25 Mar 2018 - 8:49

Les avantages de vivre en collocation étaient multiples. Toutefois, il lui arrivait souvent de vouloir prendre l’air et de passer un peu de temps seul. S’il y avait bien une chose qui demeurait importante, voire même conditionnelle au fait de cohabiter avec quelqu’un, c’était bel et bien le respect de l’espace commun et des moments de solitude dont ils avaient respectivement besoin. Si Asami pouvait être considéré comme une exception par moment, c’était bel et bien parce que Raizen avait quelque chose à retirer de leurs altercations. Que ce soit une guerre de terrain ou autre, leurs duels étaient toujours intéressants.

Or, en cette journée, il avait besoin de se reposer et de lire, surtout qu’il lui avait volé un livre de sa bibliothèque. Eh oui. Après tout, s’il faisait des compromis pour elle, ce devait être aussi le cas pour lui. Cette femme avait une étonnante collection de livres qui rivalisait presque avec les librairies Suzuri au niveau de la qualité et de l’intérêt qu’il avait envers leurs récits.

Malheureusement, le karma était bel et bien un phénomène sur lequel il n’avait aucun contrôle. Si sa colocataire ne l’avait pas surpris à voler son livre, quelqu’un d’autre semblait vouloir lui faire payer afin de rétablir l’équilibre dans l’humanité. Sur le coup, Raizen n’osa même pas lever les yeux, se contentant de poursuivre sa lecture intéressante. Or, plus la personne parlait et plus il réalisait qu’elle tentait d’avoir une conversation avec nulle autre que lui. Si certains lui avaient dit de dégager tout en la traitant d’insecte, Raizen fut intéressé à l’idée qu’elle tente de deviner sa lecture. Après tout, ce qu’il lisait n’était pas vraiment commun et personne ne serait possiblement en mesure de deviner son contenu. Du moins, c’est ce qu’il pensait jusqu’à ce que celle-ci commence à établir une théorie non fondée sur sa personne.

Bon, il était vrai qu’à première vue, il avait tout pour avoir l’air du gars excessivement sérieux. De son air sérieux et son regard perçant, Raizen intimidait beaucoup de gens. Pourtant, il n’avait jamais repoussé quelqu’un l’approchant de manière aussi peu commune.

Levant ainsi les yeux, c’est une femme à la chevelure relativement pâle qui s’adressa à lui. Ses traits étaient fins et délicats contrairement à ses paroles. En réalité, si Raizen s’était contenté de fermer les yeux afin de l’imaginer, il aurait probablement eu pour image une personne ressemblant plus ou moins à Sayo. Or, jamais il ne serait attendu à un caractère aussi particulier dans un résultat angélique.

-Intéressant, je me demande pourquoi tu penses cela.

Se permettant de lui offrir un sourire qui voulait tout dire, Raizen garda son regard ancré dans celui-ci de la jeune femme alors qu’il gardait sa position.

-Dans plusieurs situations, tu aurais probablement eu raison. Par contre, je pense que tu voudras reconsidérer ta réponse en lisant davantage d’information sur le sujet.

Lui montrant le titre de livre sur la couverture, Raizen s’amusa à le lire à haute voix.

-L’art de la séduction et de la domination sexuelle.

Retournant ainsi le livre pour lui donner un avant-goût du contenu, il y avait quelques illustrations suggestives qui pouvaient en surprendre plusieurs.

-À moins que les relations sexuelles soient ennuyantes...

Penchant la tête sur le côté comme pour faire une grimace, Raizen lui disait indirectement qu’il ne fallait pas juger les gens sur leur apparence. Or, alors qu’il présentait le livre comme si de rien n’était, il préférait la mettre en contexte.

-Ce n’est pas mon livre par contre, je l’ai emprunté à quelqu’un.

Haussant les épaules , signe important qu’il ne ressentait aucune gêne face à tout cela, il fixa la jeune femme afin de voir comment elle réagirait.

-Alors Miss Chaste, quel est ton nom et qu’est qui t’amènes à interrompre ma lecture...

Marquant une pause, il s’amusait à pondérer chacun de ses mots, comme à son habitude.

-ennuyante ?.
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Dim 25 Mar 2018 - 9:36
Bon, il venait de passer d’homme ennuyant, oh, pardon, sérieux, dans son esprit à pervers. C’était peut-être rapide comme façon de juger les gens, cependant, avec un cerveau aussi actif que le sien, il lui était difficile que de ne pas prendre en considération tout ce qu’il lui disait et lui adressait. Il aurait tout le loisir que de changer éventuellement l’image qu’elle avait de lui, après tout, les choses changeaient et évoluaient, comme les gens le faisaient et donc, tout comme sa vision des choses. Pour l’instant, il était un pervers avec quelques envies particulières en ce qui concernaient les pratiques qu’il aimait. Or, qui était-elle pour émettre quelconque commentaire sur ses préférences sexuelles ? Il était en droit d’apprécier ce que bon lui tentait… Dans la limite du légal du moins.

Voyant donc qu’il s’intéressait un minimum à la discussion, voir même sa personne comme il lui demandait présentation, elle vint prendre place sur le sol à ses côtés, assise en tailleur, se ramenant ainsi à sa hauteur. Elle n’appréciait pas spécialement regarder les autres de hauts, ce n’était pas dans ses habitudes, quand bien même s’agissait-il simplement d’une façon de parler alors qu’elle ne l’avait fait que par concours de circonstances. Il était assis, elle était debout, la logique était implacable. Mais voilà, assise, elle serait plus confortable, mais surtout, au même niveau du regard perçant qu’il avait posé sur elle.

Le surnom lui ayant été attribué la fit marrer, l’amenant donc à laisser entendre un rire léger. Peu lui importait si son entrée en matière était peu conventionnelle, l’homme ne semblait pas embêter de sa présence, faisant même preuve d’humour, ce qui plaisait décidément à la jeune Aburame. Elle porta une des brochettes qu’elle s’était achetée à ses lèvres, en prenant un morceau avant de se décider de répondre.

- Aburame Kaede ! Mais t’peux m’appeler Kae, tout l’monde le fait. Sinon, miss chaste, ça peut aller aussi. J’suis pas certaine que ce soit applicable, mais si ça t’amuse, pourquoi pas.

Elle haussa des épaules, semblant très peu embêtée par ce qu’il lui avait dit, à croire que rien ne pouvait réellement la choquer. Ce qui n’était pas faux. Si elle ne se vantait pas d’avoir tout vu et tout vécu, elle était difficile à venir troubler, tout simplement. Elle prenait tout et n’importe quoi avec une certaine légèreté, l’amenant même parfois à négliger le côté sérieux que pouvait avoir une discussion. Or, ce n’était pas le cas à l’heure actuelle, ils n’en étaient pas rendu là, dans leur relation. Les conversations sérieuses, ce serait pour plus tard, alors qu’ils auraient fait plus que d’échanger deux-trois phrases où elle l’avait potentiellement insultée. Du moins, lui ne semblait pas avoir été embêté d’une quelconque façon par ce qu’elle avait dit.

C’était déjà ça de gagné, non ?

- Puis quant au pourquoi du comment j’suis ici, là, maintenant, à t’empêcher d’lire tranquillement ton livre, et bien… J’sais pas.

Elle était parfaitement sérieuse dans sa réponse, haussant des épaules, l’air de rien.

- Est-ce que j’dois vraiment avoir une raison ?

Elle fit mine de réfléchir, portant une main à son menton, son regard se perdant dans le vide tandis qu’elle semblait contempler quelque chose. Quelques secondes plus tard, elle leva la main, triomphante.

- Ah ! J’ai trouvé.

Un large sourire vint orner ses lèvres tandis qu’elle laissa filtrer un petit rire. Puis, elle inclina doucement la tête sur le côté, son regard s’attardant sur le jeune homme.

- C’est que tu étais mignon, et donc, nécessaire, j’me suis sentie obligée d’venir te parler, t’vois. Par contre, j’suis un peu maladroite, donc bon, m’fallait faire une entrée en matière intéressante. Il parait que c’pas trop mal, d’faire forte impression, ça va t’éviter d’m’oublier.

Un air parfaitement sérieux se dessinait sur son visage au fil de son discours. S’était-elle elle-même convaincue de son histoire ? Pas tout à fait, mais bon, il avait voulu une raison, elle lui en offrait une, aussi simple que ça. Et puis, il n’était définitivement pas moche, alors ce n’était pas comme si elle avait menti, non ?

- Ah, pardon, j’oubliais. C’vrai, c’est toi l’connaisseur, en séduction.

Elle désigna du menton le livre qu’il avait, non sans un sourire entendu.

- Alors, dis-moi, selon ton livre, c’est une bonne façon que de commencer les hostilités en adressant d’office qu’on a des intérêts communs ?

Comment en avait-elle déduit si peu alors qu’ils s’étaient à peine parler ? Qu’il comprenne ce qu’il voulait bien comprendre, de ce qu’elle sous-entendait de cette question adressée avec légèreté.
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Dim 25 Mar 2018 - 20:29

Le clan Aburame était un clan assez sous-estimé dû à la discrétion des membres. Généralement utilisés dans des contextes de reconnaissances ou lorsque la sensorialité était importante, ceux-ci faisaient souvent partie des missions un peu moins voyantes. Ainsi, ils ne recevaient pas totalement tout le mérite qui leur revenait, se contentant ainsi d’être efficace dans leurs domaines respectifs sans forcément être perçu comme les Metaru à Kumo. Or, pour toute personne curieuse comme Raizen, ce clan représentait un mystère à élucider. En effet, l’art de maîtriser les insectes était excessivement utile compte tenu de la flore. Utiles dans de multiples environnements, les insectes étaient des créatures à haut potentiel grâce à leur polyvalence. Certains étaient connus pour leur capacité à soulever de multiples fois leurs poids, d’autres pour leurs habiletés à infliger de violentes morsures.

En bref, cette capacité spéciale était excessivement dangereuse tout comme son hôte. Bien qu’innocent, il était rare que quelqu’un décide ouvertement d’opter pour la carte de la franchise avec Raizen sans avoir confiance en soi. Du moins, le tout pouvait se produire, mais pas de manière aussi crue. Lui faisant un peu penser à sa propre personne, il se contenta d’apprécier la présence de la jeune femme à ses côtés avant de rire légèrement à son enchainement de provocations et de mots crus. Ne la connaissant pas vraiment, Raizen pouvait toutefois affirmer que celle-ci était particulièrement drôle.

-Je tiens à préciser que ce n’est pas mon livre.

Fixant l’objet en question, il reporta son attention sur la jeune femme en prenant le temps d’analyser ses traits angéliques. Si elle paraissait à première vue comme étant une personne pure et innocente, Raizen ne pouvait nier le fait qu’elle s’approchait de cette vision. Or, sa pureté était différente. Si on veut, l’approche franche qu’elle avait représentait sa pureté et rien d’autre. Selon ses dires, elle n’était pas chaste, ce qui lui fit hausser des épaules. Après tout, les shinobis attendaient rarement un âge avancé avant d’avoir leurs premières expériences sexuelles. C’était la loi de la moyenne.

-Mais sinon, ce n’est pas mal comme approche, je dois avouer que ça change de ce à quoi j’ai eu droit par le passé.

La dévisageant tranquillement pour laisser flirter un sourire sur ses lippes, Raizen songeait à la manière dont il pouvait aborder la question qu’elle venait de lui poser. Après tout, elle venait de lui tendre la perche. Malgré tout, s’il devait la prendre, il comptait le faire intelligemment.

-Si tu parles d’une attirance physique réciproque, nous pouvons clairement dire que nous avons un point en commun.

Souriant intérieurement à l’idée qu’il venait de placer un commentaire subtil, Raizen voulait s’assurer qu’elle baisse sa garde avant de revenir en force avec le réel objet de sa réponse.

-Ensuite, je ne me serais jamais douté qu’une personne aux traits aussi angéliques et innocents soit intéressée par l’idée d’être plus dominante.

Lui envoyant un regard taquin, il poursuivit en profitant de la situation inconfortable qu’il établirait possiblement suite à ses propos.

-Je comprends mieux pourquoi il faut se méfier des apparences. Après tout, nous semblons tous deux nous être trompés sur notre première impression de l’autre, ça fait un second point en commun non ?

Tournant une page de son livre sans forcément porter attention au contenu, Raizen aligna son corps pour être face à face avec Kae.

-Tu peux m’appeler Raizen parce que mon prénom... c’est ... Raizen.

Passant sa main soigneusement dans sa chevelure, il réalisait qu’il n’avait pas vraiment de surnom.

-Raizen Meikyû. Ensuite, libre à toi de me trouver un petit surnom si tu veux Kae.

Prenant ses aises, il poursuivit en cuisinant l’ambiance à sa sauce.

-Par contre, qu’est qui te dit que je suis un expert en la matière ?

Soigneusement, Raizen vint se saisir de la main de Kaede avant de la regarder avec attention...

-Après tout, tes capacités spéciales sont beaucoup plus liées à l’art du contrôle que moi...

Adoptant un air semi-mystérieux, semi-taquin, semi-pervers, Raizen ne faisait que poser des questions pour voir à quel genre de personne il avait concrètement affaire. Lui disant ainsi la moindre idée qui lui passait par l’esprit ?

-Alors Kae, qui es-tu vraiment ? Désires-tu étendre ton contrôle jusqu’à ce que ressentent les individus à ton égard ou cherches-tu quelque chose d’autre ?

Question brève et simple qui pouvait être interprétée de nombreuses manières. Après tout, c’était un jeu qui se jouait à deux.
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Dim 25 Mar 2018 - 23:28
Pas son livre ? Peu importe, il le lisait avec intérêt, son idée était donc toute faite. Et puis, cela venait de donner un ton à la discussion qui semblait amusante aux yeux de la jeune demoiselle, qui se contentait d’afficher un sourire en coin en s’adressant à lui avec une franchise bien digne d’elle-même. Elle n’était pas connue pour sa délicatesse ni même pour faire preuve de retenue lorsqu’elle s’exprimait, partageant ainsi à l’inconnu dont elle ignorait toujours le nom à peu près tout ce qui lui traversait l’esprit.

Et bien ! Les points communs semblaient s’enchaîner, si elle en croyait les paroles de l’homme. Était-elle seulement sérieuse dans son discours ? Pas spécialement. Ce n’était pas dans ses habitudes, de toute façon, que de l’être. De ce fait, elle prit avec légèreté ses réponses, s’imaginant assez aisément que l’homme devait aussi en profiter pour faire preuve d’humour. Et, s’il était sérieux… Que grand bien lui fasse, elle n’était pas dans sa tête et n’était certainement pas celle qui viendrait juger quoique ce soit venant d’autrui. Bon, ça, ce n’était pas tout à fait vrai alors qu’elle portait un jugement sur tout et n’importe quoi, cependant, elle ne critiquerait pas. Tous pouvaient bien mener la vie qu’ils voulaient, là était toute la beauté de la chose.

- T’as fait fausse route sur ta première impression ? Elle semblait soudainement intéressée. Tu t’imaginais quoi, de ces traits aussi angéliques ?

Reprenant ses mots, elle l’observait, curieuse de sa réponse. Après tout, pour sa part, elle ne s’était certainement retenue que de lui faire part de ce qu’elle ressentait, venant de lui. Bon, évidemment, elle avait fait erreur, quelques paroles échangées et elle était désormais convaincue qu’il n’avait rien d’ennuyant. Quant à sa réputation de pervers qu’elle lui avait désormais attribuée, il n’allait certainement pas s’en débarrasser de si tôt.

Pervers et entreprenant. Cela lui semblait juste, alors qu’il attrapait sa main, lui offrant même que de l’affubler d’un petit surnom. Là encore, elle fit mine de réfléchir, son cerveau s’activant alors qu’elle assimilait le nom qu’il lui avait donné. Meikyû Raizen.

- Oulah, pas trop vite en affaire. On vient d’se rencontrer, y’a quoi, deux minutes top chrono et d’jà tu m’demandes qui je suis réellement ? T’penses pas que ça devrait attendre au minimum pour l’deuxième rendez-vous ? T’sais, d’laisser planer un peu d’mystère, que tu t’poses des questions concernant ma personne, qu’tu t’imagines des trucs, toussa et finalement laisser l’anticipation faire son oeuvre. Si j’te dis tout, tout d’suite, où est l’intérêt ?

Totalement sérieuse la demoiselle dans ce qu’elle venait de lui dire, lui offrant par le même fait un second rendez-vous. Elle était une demoiselle se sentant naturellement mieux auprès d’autrui, la solitude ayant ce petit quelque chose de déplaisant.

- D’jà, on va commencer par ton surnom, ok ? Ce s’rait un bon départ, qu’on s’rapproche un peu, un peu plus d’familiarité entre nous.

Elle établissait les règles comme elles lui venaient, qu’elles plaisent à son interlocuteur ou pas. Lorsque lancée, elle était difficile à arrêter, notamment lorsqu’elle se donnait une mission ou encore qu’elle avait une idée en tête. Cette fois-ci, l’ordre du jour était de trouver un surnom au jeune homme.

- Zen ? Mouarf, non, tu m’sembles pas spécialement zen comme personne. ‘Fin, p’t’être, mais c’est plus l’idée qu’j’me fais. Difficile à suivre dans le cheminement de ses pensées, elle exprimait tout de vive voix. Ton nom est nul. Sans aucune délicatesse. J’suis supposée faire quoi, moi, avec un nom pareil ? C’pas facile c’que tu m’demandes… Elle garda le silence quelques instants. Ray ?

Elle marqua à nouveau une pause.

- Ouai, Ray, ça sonne pas trop mal, c’court, concis, pratique. Donc Ray ce sera !

Victorieuse, elle afficha un large sourire. Que cela lui plaise ou pas, il était évident qu’elle n’en avait pas grand chose à faire. Elle venait de mettre du temps (quelques secondes tout au plus) à lui trouver un surnom et il n’aurait d’autres choix que celui de l’accepter.
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Mar 27 Mar 2018 - 3:36

Tout allait soudainement trop rapidement pour Raizen qui ne savait pas vraiment où donner de la tête. S’il était du genre à réfléchir beaucoup plus rapidement que la normale, il avait l’impression que Kae était en mesure de parler plus vite qu’elle ne pouvait réfléchir. Se contentant ainsi de dire les moindres paroles qui lui passait par la tête, elle poussait Raizen à arquer les sourcils de manière continue alors qu’il se faisait tout bonnement assommer de paroles plus surprenantes les unes que les autres.

-Regarde qui qui parle d’aller trop vite en affaire ?

S’esclaffant légèrement, il était surpris du surnom qu’elle lui avait donné. En réalité, il ne pouvait même pas comparer son ingéniosité à celle de quiconque puisque c’était la première fois qu’on lui en donnait un. En fait, il l’avait tout de même cherché, osant même utiliser un titre qui était peu glorieux. Ainsi, il devait se compter chanceux qu’elle n’ait qu’insulté son prénom. Après tout, elle aurait pu faire bien plus de dommage que cela.

-Tout compte fait, Kae, qu’on en soit au premier, second ou même à aucun rendez-vous, je pense avoir trouvé un surnom qui te convient mieux que celui que tout le monde utilise.

La regardant calmement, il ne pouvait s’empêcher de se dire que tout allait vite en sa présence. Étant forcé de boire la moindre de ses paroles sans forcément avoir le temps de répondre, un seul nom lui venait en tête.

-Speedy, je pense que c’est le surnom qui t’ira le mieux.

Lui faisant une petite grimace, il osa lui envoyer un petit clin d’œil, signe qu’il était étrangement d’humeur taquine.

-Peu importe les « mystères » que tu caches, je doute que tu puisses nier le fait que ce surnom te convienne.

Raizen était du genre à avoir les traits durs, voire même sévères. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de se dire que cette jeune femme était beaucoup plus drôle qu’il ne l’aurait cru. Après tout, d’apparence réservée et timide, il ne se serait jamais attendu à avoir droit à une vraie batterie humaine. Il osa même mimer des guillemets à mystère.

-Je ne savais pas qu’on était déjà au premier rendez-vous, mais je suis quand même intrigué de savoir ce que quelqu’un d’aussi franc et prompt peut avoir des secrets...

La fixant le temps d’un moment, il ne la laissa pas répliquer, préférant la devancer dans son élan de vitesse.

-Avoue que tu as envie de tout me dire.

Malgré qu’elle était totalement transparente, il était surpris de la voir défendre ses « mystères » alors qu’elle ne semblait pas vraiment en savoir. Quoi de mieux pour piquer l’attention du personnage curieux qu’était Raizen ? Après tout, si cette femme avait de secret, qu’en était-il des gens mystérieux comme lui ?

-N’as-tu pas l’impression que ça fait 24 ans que nous nous connaissons ?

Faisant exprès d’exagérer la situation pour créer une réaction qui était 100 % en cours de chargement, Raizen en profitait aussi pour voir comment elle réagirait face à un nombre aussi précis. Après tout, il avait utilisé son propre âge en guise d’indication, mais il se doutait qu’elle devait être plus jeune que lui. Or, la vraie question était la suivante : à quel point ?

-Ensuite, je comprendrais que Speedy la chaste ne connaisse pas l’art du teasing d’où le fait que tu ne vois pas l’intérêt d’au moins partager un peu pour mieux capter mon attention.

Affichant un air narquois, Raizen s’amusait à tester diverses approches pour voir quelles allaient être les réactions de la jeune femme. Après tout, c’était la première fois qu’il rencontrait quelqu’un d’aussi franc qui ne voulait pas lui casser la gueule à chaque seconde. Ressentant un profond frisson en pensant à Reiko, Raizen voyait là la possibilité d’apprendre de quelqu’un de différent et probablement beaucoup plus éducatif et intéressant.
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Mar 27 Mar 2018 - 4:22
Un nouveau surnom, elle ne pouvait qu’être en accord avec ce dernier. Après tout, elle le savait que trop bien, elle pouvait se montrer tout particulièrement étourdissante. Passant outre la question de rendez-vous, ce n’avait été qu’un énième commentaire traversant l’esprit de la jeune demoiselle, elle se contenta d’afficher un large sourire tout en éclatant d’un rire franc. Après tout, Kaede était une bonne vivante, prenant toutes les situations avec une légèreté parfois déconcertantes. Rien n’était réellement sérieux pour la demoiselle, qui préférait prendre la vie comme elle venait, sans se prendre la tête. Il s’agissait peut-être de la raison pourquoi personne ne se doutait du passé qu’elle traînait derrière elle, de ses mains recouvertes de beaucoup trop de sang.

La suite eut de quoi l’amuser. Il était rare qu’elle rencontre quelqu’un ouvert à ses excentricités et donc, de ce fait, elle comptait bien en profiter. Pivotant sur sa position, elle se laissa tomber vers l’arrière, sa tête venant donc reposer sur la cuisse de l’homme tandis que son visage était tourné vers le ciel, son regard s’attardant alors sur son visage qu’elle voyait pour la première fois sous cet angle.

- L’art du teasing ? J’ai même pas b’soin de ça, t’es d'jà intéressé de toute.

Faisant preuve de sa confiance débordante, elle lui affichait un sourire fier alors qu’elle s’était confortablement allongée, sa tête reposant contre lui. Elle avait relevé ses genoux pour plus de confort et ses mains reposaient sur son ventre, bien qu’elle se retrouvait à gesticuler tout de même lorsqu’elle ouvrait les lèvres pour partager une énième pensée qui lui traversait l’esprit.

- T’sais quoi ? J’ai changé d’idée. Si tu t’permets d’être aussi familier avec moi, j’ai définitivement l’droit d’faire pareil. Elle porta une main à son menton, venant se tapoter la lèvre inférieure en signe d’intense réflexion. Et donc, ton nouveau surnom sera… Elle mima un roulement de tambour. Ero-sempai !

Levant les mains devant elle en signe de victoire, elle se contenta de rigoler doucement. Sûrement que le jeune homme ne savait toujours pas dans quoi s’était-il embarqué, en jouant le jeu avec l’Aburame, qui possédait un esprit aussi vif que taquin. Son idée désormais toute faite, Ero-sempai ce serait pour les temps à venir, qu’il s’y oppose ou pas. Là encore, elle ne lui laissait pas le choix, il ne pouvait qu’assumer ce qu’il avait lui-même créé.

Elle se redressa légèrement pour venir tirer sur sa longue chevelure pour déposer ses mèches par-dessus son épaule gauche, histoire de ne pas les écraser. Puis, elle ramena sa tête contre la cuisse de l’homme, semblant nullement gênée par la situation. Ce n’était pas quelque chose avec laquelle elle était familière, la gêne. Un mot qui ne signifiait pas grand chose pour elle.

- Alors, s’tu veux tout savoir… J’viens d’Hi. Tout l’clan Aburame s’y trouve, ou presque. On s’fait discret, on cherche pas les embrouilles et on vit notre vie tranquillement, sans trop s’prendre la tête ni intervenir dans les conflits. Parce que bon, j’me dis qu’la guerre civile du pays du feu, ça doit au moins d’dire vaguement quelque chose, vite fait, non ?

Abordant un sujet aussi sérieux avec un ton léger, elle haussa les épaules, l’air de dire que ce n’était rien de bien important. Et pourtant, cette guerre, contrairement aux membres de son clan, elle y avait participé plus qu’elle ne l’aurait cru au tout départ.

- Puis si j’ai décidé d’venir ici… Elle ponctua ses paroles d’un silence. Ça, ce s’ra pour une prochaine fois. Tu-tu-tu, fais pas cette tête, j’en ai d’jà assez dit comme ça !

Rigolant à nouveau, elle vint le dévisager, un sourire en coin, l’air de se moquer de lui, ce qui était tout à fait le cas.

- Bon, et si tu m’parlais un peu d’toi, ero-sempai.

Parce que bon, elle venait de le faire, un minimum du moins, lui donner une idée de qui était-elle. Elle n’avait pas besoin de s’attarder sur sa personnalité ni même sa façon de penser, il comprendrait assez rapidement qui pouvait-elle bien être.

- Parce que bon, si toi t’dis qu’ça doit faire vingt-quatre ans qu’on s'connait, j’serais plus tentée d'dire dix-sept, un p'tit peu moins d'années qu'prévu pour avoir eu la chance d'apprendre à s'connaître.

Gardant son sérieux, tâche difficile pour la jeune demoiselle, elle cherchait alors à juger la réaction qu’aurait l’homme. Si elle avait assumé que le chiffre donné était son âge, elle s’amusait alors à fausser les pistes quant à quel âge pouvait-elle bien avoir. Tomberait-il dans le panneau ? Après tout, elle possédait des fins traits et une personnalité assez colorée qui dénotait une légèreté certaine pouvant s’apparenter à de l’immaturité, alors qu’au final, elle ne faisait qu’en faire à sa tête en toute connaissance de causes.
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Mer 28 Mar 2018 - 5:21

Ne pouvant s’empêcher de s’esclaffer, Raizen était vraiment dans une situation qui était peu commune pour lui. En effet, directement après s’être fait accusé d’être intéressé ET pervers, celle-ci c’était calmement allongée en posant sa tête sur ses cuisses. Bien qu’il n’était pas un oreiller, il trouvait la situation relativement comique, osant même partager un léger rire avec la batterie électrique.

Or, dès lors, une tournure un peu plus sérieuse prit le dessus, lui permettant d’en apprendre davantage sur le personnage qui était devenu soudainement moins extravagant. Malheureusement, alors que tout devenait croustillant, celle-ci laissa Raizen sur sa faim, se contentant de se jouer de sa curiosité quasi maladive.

-Tu devrais devenir romancière Speedy, n’importe qui achèterait tes tomes en attendant le second avec impatience...

Sourire en coin, le Meikyû comptait garder cette information dans sa mémoire afin de l’utiliser lorsque ce serait le bon moment. Pour le moment, il préférait ne pas trop insister. Après tout, lorsque quelqu’un d’hyper transparent gardait une partie pour la suite, cela voulait dire deux choses : soit la situation était compliquée et/ou trop croustillante pour être incluse dans un contexte global.

-Je ne sais pas qui est Ero-Sempai par contre, mais si tu veux je peux te parler de moi en espérant que tu ne sois pas déçue ?

Haussant les épaules, il se présenta brièvement tout comme il avait l’habitude le faire. Si celle-ci s’était permis de parler un peu de son passé, Raizen comptait se garder une petite gêne.

-Je suis originaire de Kaze no Kuni, mais contrairement à toi, je n’ai pas exactement vécu de guerre civile.

Marquant une pause, Raizen réfléchissait au meilleur moyen de présenter le tout. Ainsi, suivant son instinct, il poursuivit.

-Disons que c’était une guerre froide... dans le désert.

Commençant soudainement à anticiper les réactions de Kae, il osa rigoler un peu avant de poursuivre.

-Étrange hein? Mais bon, la suite pour... une prochaine fois.

Lui offrant un sourire en coin, Raizen venait d’utiliser un stratagème de bas niveau. Or, il était tout de même fier de lui. Après tout, c’était un jeu qui se jouait à deux. Or, ce n’était pas vraiment la vraie raison qui l’avait poussée à raccourcir son histoire. En fait, malgré les rires et les nombreux actes de comédie entre eux, quelque chose le tracassait depuis un bon moment. Étrangement, cette histoire d’âge ne le laissait pas indifférent, causant même un léger inconfort chez lui. Après tout, elle avait l’air jeune et bien qu’il lui aurait possiblement donnés 18-19 ans, jamais il ne serait douté qu’elle ait vraiment 17 ans. Pourtant, en aucun cas, il ne considérait quelqu’un d’aussi franc et direct apte à mentir. Du moins, c’était sa pensée jusqu’à preuve du contraire. Raizen usait de ruses à de nombreuses fois. Pourtant, le mensonge ne faisait aucunement partie des stratégies qu’il adoptait de manière quotidienne pour atteindre ses fins. Ce genre de tactique était plus digne d’Asami qui osait même jouer le théâtre en vraie vie. Soupirant à l’idée que sa colocataire soit probablement en train de faire du jeu de rôle en plein milieu des rues de Kumo, il effectua une pichenette sur le front de la pseudomineure.

-Par contre, il faut avoir 20 ans et plus pour pouvoir lire la prochaine histoire, désolée.

Lui offrant un sourire presque pas désolé, il fronça les sourcils alors qu’il s’attendait à une réaction colorée. Pourtant, il ne pouvait pas vraiment faire autrement que de dire la vérité dans les circonstances actuelles. Après tout, même s’il pouvait raconter son récit à n’importe qui, Raizen n’était pas du genre à vouloir trainer avec des mineurs qui s’amusaient à l’appeler Ero-Sempai. Speedy avait beau être sympathique, mais pour le moment, elle risquait de ternir sa mince réputation surtout vu qu’elle avait une personnalité bruyante. La seule idée que celle-ci puisse avoir un impact négatif vers son ascension nécessaire pour l’obtention du livre de Kumo le dérangeait à un point tel qu’il l’exposa.

-Et c’est 21 ans et plus pour pouvoir s’allonger sur mes cuisses. Je n’ai pas envie de finir cougar comme certaines personnes que je connais.

L’aidant celle-ci à se mettre droite, Raizen termina sa pseudo riposte en effectuant un geste qui ne ferait pas l’unanimité. Au même moment, il retint un léger fou rire en voyant une image de Shoran et Asami interagir ensemble. Ainsi, alors qu’ils étaient tous deux assis, il osa déposer son coude sur l’épaule de Speedy, lui montrant clairement ce à quoi elle aurait droit jusqu’à 21.

-Ah et les fausses pièces d’identité sont refusées à moins que...

S’arrêtant brusquement alors qu’il n’avait aucune idée en tête, il comptait torturer Miss Batterie humaine en faisant tourner son imagination à plein régime.

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Mer 28 Mar 2018 - 6:44
Un homme du désert, donc. Quelque chose semblait cependant le troubler. Lui qui avait accepté sans difficulté la présence de sa tête sur sa cuisse semblait désormais ne plus apprécier ce fait. Était-ce la mention de son âge ? Peut-être bien, ce ne serait pas impossible. Laissant planer le doute, se faisant violence pour ne pas éclater de rire, elle eut une exclamation mécontente alors qu’il s’attaquait à son front. Il se prenait pour qui, lui, de toute façon ? Une moue vint même se peindre sur ses fins traits alors qu’il la forçait dans une position assise, osant même venir s’appuyer contre sa frêle épaule.

- Refusées ? Sinon quoi ? Elle arqua un sourcil. T’vas d’voir me punir ?

Se jouant de la fine ligne qui séparait ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas, au final, il s’agissait de détails qui ne l’importaient que trop peu. Le plus grand défi que de côtoyer la demoiselle débordante d’énergie qu’elle était se trouvait à savoir lorsqu’elle était sérieuse et lorsqu’elle ne l’était pas. Une tâche difficile alors qu’elle ne l’était presque jamais et, lorsqu’elle l’était, ce n’était jamais pour bien longtemps.

Semblant sorti de nulle part, un insecte vint se déposer sur le coude de l’homme appuyé sur son épaule. Elle levant donc la main pour imposer le silence, penchant ensuite la tête vers l’insecte dans une comédie marquée par l’exagération de ses gestes. Suivant quelques secondes de silence, elle vient porter la paume de sa main à son front, venant se le frapper alors qu’elle poussait un long soupire. Elle semblait donc avoir réalisé qu’elle avait commis une erreure, peu importe ce que cela pouvait bien vouloir dire.

- P’tain, j’suis idiote.

Faisant durer le suspens, s’amusant ainsi de la curiosité qu’elle avait noté chez l’homme, elle observa l’insecte quitter son bras pour s’éloigner, quand bien même savait-elle qu’il ne partirait pas bien loin.

- On vient d’me rappeler un détail important. C’pas parce qu’j’ai fait un blocage mental y’a quatre ans parce que j’me suis refusée d’vieillir qu’la vie a pas poursuivi son cours. Parce que t’vois, dix-sept ans, c’pas mal comme âge j’trouve. Normalement, si t’joues les trucs d’la bonne façon, t’peux continuer d’faire un peu c’qui te chante en mettant tout sur la faute d’l’immaturité. Passé ça, on t’impose des responsabilités chiantes, sous prétexte qu’faut cesser d’faire les cons, qu’y’a pas qu’l’amusement dans la vie.

S’étant lancée dans un énième monologue, elle exprimait son point de vue à celui toujours appuyé contre elle sans pour autant qu’il sache où tentait-elle d’aller avec toute cette histoire. Puis, d’un geste rapide, sûrement trop pour qu’il le voit venir, elle se dégagea de son bras, se laissant à nouveau tomber contre lui, sa tête venant retrouver sa place sur ses cuisses alors qu’elle lui adressait un large sourire.

- T’ça pour dire qu’parait qu’j’ai vingt-et-un ans. J’sais pas trop comment ça s’est passé, mais bon, t’sais, ils habitent mon corps d’puis presque ma naissance, ils sont pas mal informés sur l'sujet.

Eux, les insectes qui étaient communs à son clan. Quelques uns s’échappèrent même pour souligner son point. Si elle devait admettre que cela lui attirait quelques regards sceptiques alors que ce n’était nécessairement pas une technique classée comme étant charmante, au final, ils étaient une partie d’elle-même, et ce, depuis toujours.

- Ils sont là pour m’rappeler à l’ordre, lorsque j’m’égares. Bon, ils font pas un boulot d’ouf, mais j’pense qu’ils ont compris qu’j’étais une cause perdue.

Comme beaucoup de gens la côtoyant. Beaucoup avaient abandonnés, même sa propre famille, quant à forcer un peu de bon sens dans sa tête. Beaucoup trop tête brûlée pour cela, malgré tous les avertissements qu’elle avait pu recevoir, elle continuait d’enchaîner les erreurs et d’en assumer leurs conséquences. Au moins possédait-elle la maturité nécessaire pour vivre avec ses choix plutôt que de tenter de les attribuer à autrui.

- Donc, ero-sempai, oui oui, c’ton nouveau surnom, j’te l’ai dit en plus, j’peux avoir la partie deux d’ton histoire ? Parce qu’on en était à un truc intéressant, là. T’parlait d’guerre froide dans l’désert. Un peu ironique quand on y pense. Nous, on a eu… Bah une guerre civile au pays d’feu. J’sais pas par contre s’ils ont essayé d’brûler les villages. Ce s’rait pas impossible, hein.

Pour celle qui avait mené cette guerre sans en comprendre les enjeux, cela pouvait presque faire étrange qu’elle parle de ces événements d’un ton aussi peu affecté. Surprenant, même. Certes celle-ci datait-elle de bien des années, voir même avant qu’elle ne vienne au monde, cependant, elle avait activement participé à cette révolution des derniers mois avec l’arrivé du Soshikidan. Une erreur qu’elle ne pouvait qu’assumer et accepter, quand bien même préférait-elle que nul n’apprenne la vérité. Cela pourrait venir compromettre sa place au sein du village. Qui sait combien de kumojins avaient péri de sa main.

- Ou alors t’préfère parler d’la cougar qu’tu connais ? Paraît qu’ça à son charme, les femmes plus âgées. D’l’expérience, même. J’peux comprendre l’intérêt. Alors, c’qui ? La mère d'ton meilleur pote ?

Tout en délicatesse, comme toujours.
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Lun 2 Avr 2018 - 23:50

Plus elle parlait et plus l’expression d’interrogation de Raizen s’accentuait. En résumé, il n’y comprenait rien, cherchant désespérément à trouver le sens de ses paroles. Elle parlait de tout et rien de manière si rapide, prompte et enchainée qu’il avait soudainement du mal à préparer quoi que ce soit. De nature à avoir un bon sens de la répartie, elle ne laissait même pas à son cerveau le temps de comprendre l’information qu’elle était déjà en train de l’asséner d’autres stimulus. Ainsi, en un temps record, elle regagna sa position sur les cuisses du jeune homme, se contentant d’un sourire qui avait tout pour le narguer.

Pire encore, elle avait regagné cette position, mais au final, il ne savait même pas quel âge elle avait. Avait-elle 21 ans ou 17 ans ? Il n’en était pas certain, mais quoiqu’il arrive, elle semblait avoir arrêté de vieillir à l’âge de la maturité.

Sur le coup, Raizen fut légèrement pris au dépourvu, constatant le nouveau changement de sujet en plus de son surnom quelque peu dérangeant. En bref, cette conversation était purement un cirque dont il n’avait aucun contrôle. De tous les animaux possibles du cycle, il s’était pris un singe qui était sous forme d’insecte. Se posant à l’endroit là où c’était le plus dérangeant, Kaede s’amusait à faire ce dont elle voulait, quand elle le voulait. Elle allait même de provocation franchissant la zone grise, la limite entre le politiquement correct et incorrect.

-Taper un insecte peut être fatal, donc j’éviterais de chercher la punition si j’étais toi.

Ne lui offrant aucun regard ni une once d’émotion, il poursuivit comme si de rien n’était, se précipitant sur un autre sujet pour ne pas lui laisser le temps de rebondir.

-Si ça se trouve, tu es une vieille de 45 ans qui utilise ses insectes pour te faire une cure de rajeunissement permanente.

Faisant mine d’être surpris, il plongea son regard dans le sien avant de le dévier vers l’endroit qui devait vraisemblablement abriter son buste.

-Quoique non, tu as surement 17 ans.

Sur le coup, il lui n’eut aucune réaction puis vint soudainement pincer gentiment le nez de celle-ci pour l’embêter. Il y avait un prix à vouloir contourner les règles et continuer de s’asseoir sur ses genoux malgré l’interdiction précédente qu’elle avait reçu.

-Sinon, comme dit, ero-sempai m’est inconnu et je doute qu’il ait diverses parties à ses histoires...

Marquant une pause, il feignit la réflexion avant de briser le moment douteux qu’il venait de créer.

-Quoique...

Toussant pour tenter d’essuyer le moment pseudogênant qu’il avait créé par pur divertissement, il poursuivit comme si de rien n’était.

-Bref, au cas où tu es une femme de 45 ans prisonnière dans un corps d’adolescente, sache que l’âge à son charme, mais tout dépend de la manière dont la personne mature.

Étant totalement flou dans ses paroles, il évita de répondre à sa question qui était impertinente. Pour le moment, un sujet l’intéressait et il espérait que sa tactique allait fonctionner. Tentant désespérément de garder une cadence de paroles assez élevée, il espérait briser sa garde pour susciter suffisamment de spontanéité pour qu’elle réponde à tout et rien sans y penser deux fois. Son intuition lui disait qu’elle serait totalement transparente avec lui à condition qu’il partage aussi. Toutefois, il était tout de même important pour lui de mettre toutes les chances de son côté.

-C’est toi qui m’as dit qu’il faut en garder pour les prochaines rencontres de toute manière ? Mais si tu veux un aperçu, sache que la guerre froide n’était pas ouverte. Au sein de mon clan, il y a eu des combats internes pour savoir quelles politiques allaient être mises de l’avant, quelque chose qui arrive dans la plupart des clans si on veut. Par contre, à Kaze no Kuni, c’est un peu particulier puisque la religion et la tradition occupent quand même une place plus importante.

Gardant ses iris dans les siens, il poursuivit sur sa lancée.

-Tu devrais le savoir non ? Les Aburame n’ont-ils pas un culte des insectes ou de la nature ?

À force d’agir avec des insectes, Kaede était peut-être devenue elle-même un insecte, vif, dérangeant et présent. Pourtant, il demeurait tout de même fasciné par sa personnalité vive. Cette légèreté lui faisait du bien et faisait changement des moments dans lesquels ses neurones voulaient explosés sous la pression qu’il leur imposait.

-Par contre, ta famille et toi n’étiez-vous pas présent lors de la guerre civile de Hi no Kuni ? Tu devrais savoir s’ils ont essayé de brûler le village non ?

Était-elle trop jeune pour se souvenir de ce qu’il s’était passé ? Il ne le savait pas. Pourtant, il se disait qu’elle devrait probablement en avoir eu vent auprès des autres citoyens ayant vécu cet épisode.

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Mar 3 Avr 2018 - 18:34
La tête sur les genoux de l’homme, elle ne lui laissait plus le choix quant à accepter sa présence contre lui. La demoiselle s’amusait, à ses dépens, le tout avec une légèreté bien digne d’elle-même. Ce n’était pas tant qu’elle se moquait mais plutôt qu’elle se divertissait, alors qu’il n’avait pas hésité une seule seconde à entrer dans son jeu, faisant preuve d’une répartie qu’elle ne pouvait qu’apprécier. Roulant des yeux avant d’éclater de rire suite à son commentaire sur son âge, ayant bien vu son regard dévier ailleurs, elle afficha une mine un peu plus sérieuse, quelques instants, pour poursuivre sur cette lancée.

Qu’il ne lui en veuille pas, c’était lui-même qui avait commencé.

- Tu sais, il y a bien des façons avec lesquelles je peux te prouver que je n’ai pas dix-sept ans.

Ralentissant son débit de voix pour appuyer chacun de ses mots, un clin d’oeil suivit alors qu’elle venait passer sa langue sur ses lèvres, d’une provocation qui ne lui échapperait certainement pas. Puis, elle lui afficha un sourire innocent, l’air de rien, bien digne de sa personne, l’éclat de malice toujours présent dans son regard qu’elle lui adressait.

Le pauvre, il n’avait sûrement rien fait pour se retrouver avec le cas Kaede sur les bras, et pourtant, maintenant qu’elle lui avait imposé sa présence, elle ne comptait pas partir. Pas maintenant du moins. Et puis, ses cuisses offraient un oreiller confortable pour sa tête. Toutes les raisons étaient donc bonnes pour qu’elle reste ici et poursuive cette rencontre pour le moins originale, avec une personne qui ne semblait pas trop embêté par sa personnalité particulière. Si beaucoup préféraient rapidement mettre un terme à leurs discussions avec l’Aburame, ce dernier semblait même y voir un certain intérêt. Elle comptait bien en profiter.

La guerre dont il parlait ne concernait donc que deux écoles de pensées différentes qui souhaitaient avoir le pouvoir. Quelque chose comme ça. Il s’agissait d’un sujet la dépassant un peu, et donc, de ce fait, elle venait de se faire une idée générale de la chose, pas besoin de s’y attarder.

- Un culte ? C’pas vraiment ça. J’veux dire, on fait littéralement qu’un avec les insectes hein.

Levant son bras, quelques uns s’échappèrent de sa main pour venir voleter autour, soulignant les propos qu’elle venait de lui adresser. Si certains pouvaient trouver déplaisant l’idée que de nombreux insectes se retrouvent sous sa peau, à l’intérieur même de son corps, pour sa part, il s’agissait d’une partie d’elle-même.

- Ensuite, l’clan Aburame a toujours été assez discret. Ils ont jamais cherché à trop s’impliquer dans les trucs. J’dirais pas qu’on était un peu mal vu, c’pas du tout ça. Mais disons qu’ça rendait certaines personnes mal à l’aise, l’idée qu’on ait des insectes sous la peau. Va savoir pourquoi, hein. Donc bon, voilà, un clan assez discret, on fait nos trucs puis voilà quoi. Après, j’peux pas trop dire c’qui s’est passé ces derniers mois, voir années, là-bas. J’ai pas été super présente.

Elle haussa les épaules, sans même réaliser qu’elle en disait plus que ce qu’elle avait déclaré, alors qu’elle souhaitait garder du mystère pour un prochain rendez-vous. Oh, et puis, au final, elle n’en avait rien à faire, moulin à parole comme elle était, il était évident qu’elle n’aurait pas su tenir sa langue. Et puis, cette énième provocation était déjà oublié du cerveau de l’Aburame, et ce, quand bien même avait-il trouvé nécessaire que de relever le point pour souligner son propre silence.

Il y avait beaucoup trop de choses qui passaient à chaque instant dans sa tête pour qu’elle parvienne à se souvenir de broutilles de ce genre, et ce, quand bien même était-elle celle à dire de telles absurdités.

- Donc nope, pas vraiment d’guerre civile pour nous. Et puis, la majorité des autres grands clans sont tous partis vers d’autres pays, genre, les Hyûga sont à Iwa, si j’me souviens bien. Ici, y’a les Nara, d’ce que j’ai cru comprendre. ‘Fin, c’est surtout leur départ qui a causé la guerre civile, mais ça… Des histoires qui m’ont pas trop intéressés, j’dois bien avouer. J’étais une bien piètre élève, pour tout dire.

Très rapidement distraite et déconcentrée, sans compter du peu d’intérêt qu’elle portait à l’histoire de son pays d’origine, elle ne se souvenait que de quelques détails ici et là sans réellement être en mesure de tout poser en ordre chronologique.

- Assez parler d’moi et d’où j’viens ! T’fais quoi dans la vie, autre t'intéresser à comment dominer sexuellement les gens ?

Avait-il compris qu’elle interprétait tout comme bon lui semblait, selon son humeur ?
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Mer 4 Avr 2018 - 4:26

-Charmant.

Cette parole sortit de manière presque naturelle chez Raizen alors qu’il ne savait plus quoi penser. D’un côté, il réalisait que celle-ci était forcément dangereuse. La manière dont elle avait léché ses lèvres lui avait même étiré un violent frisson, signe que tout son corps venait de se mettre sur la défensive. Ne s’étant pas forcément attendu à un tel comportement, il préférait rester sur ses gardes même si elle était aussi imprévisible que les insectes. D’ailleurs, parlant d’insecte, le fait de voir des insectes volants se glisser sous son aisselle de manière lambda contribua au ton neutre avec lequel il annonça tout le charme qu’elle avait.

Passant ainsi de la jeune femme possiblement vicieuse à la femme étrange, Raizen ne voyait qu’un seul et unique point commun : le danger qu’elle représentait dans son imprévisibilité. Se questionnant soudainement par rapport à la situation dans laquelle il venait de s’embarquer, il soupira alors qu’il ne voyait aucune issue. Pourtant, son soupir était plus lourd que cela. En fait, il réalisait que ce clan avait adopté une position plus ou moins externe ou simplement d’observation malgré lui. Aussi triste soit la situation, le clan Aburame était un clan qui avait la possibilité d’être plus dangereux qui ne l’était actuellement. Or, ils préféraient rester dans l’ombre pour des raisons historiques et obscures.

-C’est triste qu’un clan aussi intéressant et puissant ne réalise pas tout le potentiel qu’il détient.

Ne lui offrant par le plaisir de la regarder pour lui offrir ses quelques paroles, Raizen décida de faire la transition d’un sujet important et pertinent vers autre chose. Il avait l’impression d’en savoir suffisamment. Après tout, la peste avait partagé plus qu’elle devait le faire à la base, signe que sa tactique avait fonctionnée avec brio.

-Va savoir pourquoi je ne doute aucunement que tu n’étais pas la meilleure élève.

Lui faisant de nouveau un clin d’œil , même si Raizen se faisait plus ou moins agréable, il n’avait aucunement oublié le fait qu’elle s’entêtait à le provoquer et le taquiner. Elle venait visiblement de le ficher comme étant un pervers et briser cette vision qu’elle avait de lui risquait d’être excessivement difficile.

-Je ne me plains pas du fait que tu présumes que j’essaye d’apprendre à dominer les gens, mais t’es-tu un jour dit que j’étais plutôt en train d’apprendre comment les gens dominent les autres ?

Penchant la tête sur le côté comme si sa phrase était excessivement simple, Raizen se faisait un malin plaisir à riposter à ses tentatives de le faire mal paraître. S’il y avait bien une chose dans laquelle il était passé maître, c’était bien de ramener la situation dans l’angle où il voulait qu’elle soit. Autrement, il se serait fait écraser par le cerveau croche de la jeune femme.

-Je suis genin et membre de l’équipe 8. Je passe le plus clair de mon temps à étudier les gens et leurs compétences pour trouver un moyen de repousser les limites des êtres humains et mon pêché mignon est de remettre à sa place des gens qui s’amusent à poser leur tête sur mes cuisses comme si je n’étais qu’un vulgaire coussin.

L’aidant ainsi à se redresser, il était hors de question que Raizen garde une proximité avec celle-ci, chose qu’il fit avant de reculer pour venir s’adosser à un arbre. Toujours assis, il fixait celle-ci.

-Sinon, je suis quand même curieux donc, tout ce qui attire ma curiosité fait partie de mon passe-temps et même si parfois je manque de sommeil, j’aime beaucoup faire des expériences même si cela veut dire sacrifier une partie de mon repos.

Marquant une pause, il se demandait s’il avait trop partagé. Or, quoiqu’il arrive, ils seraient quittes.

-Le reste au prochain épisode comme dit, mais je pense que ça te donne une meilleure idée de toutes les raisons pour lesquels tu devrais m’appeler Zen au lieu de ero-sempai , speedy.

Il ne pouvait s’empêcher de faire des liaisons à tout et rien. Après tout, c’était sa réputation qui était en jeu.

-Toi, outre venir t’approprier les cuisses des inconnus, tu fais quoi d’intéressant?


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Mer 4 Avr 2018 - 19:56
Peut-être avait-elle poussé la blague trop loin, de son manque de sérieux bien caractéristique de la jeune femme qu’elle était. Forcée à nouveau dans une position assise, elle ne put que rire, l’air d’être sincèrement amusée de ce qu’il ne comprenait sûrement pas. Le pauvre semblait embêté, encore plus lorsque son surnom revint dans la discussion. L’avait-elle insulté ? Elle roula des yeux, poussant un lourd et profond soupire, avant de lever une main entre eux deux, l’air de lui demander d’attendre. Elle répondrait à sa question plus tard. Pour l’instant, elle avait quelques petits trucs à mettre au clair avec lui, sans quoi sûrement allait-il garder une bien piètre image d’elle. Et si elle ne se souciait pas spécialement de ce que les autres pouvaient bien penser d’elle, il était sympathique et elle trouverait presque dommage que de le voir simplement partir alors que de son côté, elle appréciait tout particulièrement sa répartie.

- Raizen, j’pense qu’on s’est mal compris, en vrai. D’moins, qu’y’a eu un quiproquo. T’sais, si y’a un truc qu’tu vas réaliser avec moi, c’est qu’j’suis jamais sérieuse. Jamais. Ou presque. J’ai arrêté d’me prendre au sérieux y’a quelques temps déjà, des années même.

S’asseyant en tailleur, ses prunelles claires vinrent rencontrer le regard de l’homme alors qu’elle affichait un sourire agréable et une expression peut-être plus sérieuse qu’à l’accoutumé, ce qui détonnait avec le discours qu’elle lui tenait. Cependant, mieux valait mettre les points sur les i et les traits sur les t, sans quoi risquait-elle de perdre son partenaire de jeu du moment.

Finalement, elle tendit une main dans sa direction, l’invitant alors à la serrer.

- Aburame Kaede, j’suis une hijin de vingt-et-un ans récemment arrivée à Kumo, désormais genin pour l’village. T’peux m’appeler Kae, ou Speedy, grand bien t’en fasse du nom qu’tu veux m’donner. Pour ma part, j’vais m’en tenir à Raizen, t’concernant, ça t’va ? Après, t’peux t’en vouloir qu’à toi-même hein, qu’j’ais poursuivi sur cette lancée. T’as été l’premier à m’appeler Miss Chaste et m’montrer ton livre là.

Et ça, elle n’en démorderait pas. Elle n’avait fait que poursuivre en cette direction, marchant dangereusement sur ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas, prenant plaisir quant à observer les réactions qu’elle provoquait chez lui.

- T’sais, t’fais c’que tu veux, t’lis c’que tu veux et au final, tu t’intéresses à c’que tu veux. J’vais sûrement être la dernière à juger quoique ce soit à c’sujet. T’vis ta vie comme tu l’entends et ce s’rait hypocrite d’ma part de tenter t’dire le contraire.

Voilà, c’était dit. Le mettre mal à l’aise n’avait pas été son intention, pas plus que de venir l’embêter. Du moins, pas réellement. De ce fait, elle avait expliqué le tout avec un calme assez surprenant venant d’elle. Ou, tout du moins, pour ce que calme voulait dire chez elle alors que son débit de paroles avait été tout aussi rapide qu’à l’ordinaire. Peut-être était-ce seulement sa voix qui ne possédait pa le même enthousiasme qu’à l’habitude.

Restant sagement assise face à lui, elle le dévisagea quelques instants, souriant toujours. Pour l’instant, elle se tiendrait loin de ses cuisses. Si elle était tenace, elle savait comprendre les limites, ne serait-ce qu’un minimum.

- C’que j’fais d’intéressant sinon ? J’découvre la nourriture d’ici.

Une réponse bien simple de celle qui aimait tout particulièrement manger, et ce, un peu tout et n’importe quoi. Presque une véritable passion pour celle qui découvrait la culture culinaire du village.

- Découvrir les limites de l’humains, hein ? Ça t’fait quoi d’savoir qu’certains d’entre nous réussissent à manipuler sans un seul mot d’importantes quantités d’insectes ? J’veux dire, il est souvent dit qu’les insectes ont une sorte d’conscience collective et les Aburame, en quelque sorte, font partis d’cette conscience collective-là. J’ai pas b’soin d’rien dire ni d’rien faire, et pourtant…

Son corps abritait plus d’insectes que ce que quiconque pouvait s’imaginer. De part les pores de sa peau, n’importe lequel, que ce soit ses bras, sa nuque, son dos, peu importe, elle pouvait les utiliser pour l’aider lors de diverses situations. Ils ne formaient qu’un, au final, malgré la folle quantité qu’il y avait de ces derniers. Et puis, plusieurs espèces cohabitaient entre eux, permettant d’élargir le champ de possibilité de l’hôte. La paume lever vers le ciel, quelques insectes supplémentaires furent libérer de son corps.

- Ceux-là sont particulier. En quelque sorte, ils sont chargés d’mon chakra. Quant à eux…

Ce qui ressembla à une épaisse couche d’insectes vint recouvrir son bras et son épaule, semblable à une armure prenant place sur une partie de son corps.

- Ils sont plus résistants qu’la moyenne. Ils sont une extension d’moi-même, tout simplement.

L’Aburame partageait une relation particulière avec ceux qui l’accompagnaient depuis toujours. À peine née qu’ils avaient été intégrés à son système et désormais, elle doutait pouvoir survivre si elle était privée d’eux. Ils étaient, après tout, une partie intégrante de sa personne.
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Jeu 5 Avr 2018 - 5:30

Raizen était fortement intrigué par l’absence totale de jugement dont faisait preuve Speedy. S’il avait cru initialement qu’elle ne savait pas forcément quand s’arrêter, celle-ci s’arrêta tout juste alors qu’elle flirtait avec la ligne grise. C’était intéressant de voir un caractère aussi particulier dans cette position. Après tout, cela démontrait une facette d’elle assez intéressante. Semblait-il qu’elle était du genre à s’attacher facilement aux gens ou du moins aux choses. Même si elle ne l’avait pas dit, c’était l’impression qui s’était dégagée de celle-ci lorsqu’elle prit le temps de préciser le fait qu’elle ne le jugerait jamais. Cette manière retirée d’indiquer à quelqu’un qu’elle n’avait aucune difficulté à les accepter, peu importe comment ils étaient, représentait une forte capacité d’acceptation. Or, ce n’était pas donné à tout le monde d’être aussi ouvert ni de pardonner facilement. Pourtant, Kaede semblait pouvoir le faire avec aise.

De plus, il percevait dorénavant celle-ci comme étant quelqu’un aimant être entouré. De par la passion qu’elle véhicula en parlant de ses insectes, le jeune homme pouvait aisément comprendre qu’elle comptait sur eux plus que la normale. Après tout, un être humain pouvait en trahir un autre, qu’ils soient liés par l’amour, l’amitié ou autre. Pourtant, les insectes avaient cette faculté de penser aux autres avant de penser à eux-mêmes. Le sens du sacrifice personnel était souvent confronté à la brute réalité des gens qui préféraient profiter des autres. Pourtant, ce genre de circonstance n’avait pas lieu dans une collectivité comme celle des insectes. Travaillant tous d’un commun accord, ceux-ci considéraient le destin de l’autre, le leur, phénomène dont plusieurs villageois pourraient bénéficier.

Intrigué, Raizen arqua un sourcil avant de se demander de quelle manière il devait poser sa question. Or, d’humeur joueur, il décida de faire preuve de stratégie pour continuer de découvrir et d’approfondir ses connaissances dans ce sujet enrichissant.

-Mhmm, je ne sais pas trop , Raizen-Senpai m’irait peut-être...aussi

Affichant un air sérieux avant de s’esclaffer doucement, le jeune homme suivit le tout d’un puissant bâillement, signe qu’il ne se prenait aucunement au sérieux. Or, il préférait désamorcer la situation avant d’aller droit au but. Après tout, un interrogatoire se devait de ménager la personne jusqu’à ce qu’elle soit réellement prête à répondre à la totalité des questions qui allaient être posées. Ainsi, Raizen s’était soi-disant amusé à tester cela.

-Sinon, je trouve le concept de collectivité assez intéressant, voire même captivant...

Ne masquant aucunement son intérêt pour ce phénomène en plus de ne pas montrer une once de dégoût face au fait que des insectes pouvaient sortir à tout moment de ses pores, Raizen tentait de comprendre comme fonctionnait la ligne et chaîne de commande interne. Une telle obéissance devait avoir des implications importantes. Or, reproduire un tel phénomène chez des créatures pensantes risquait d’être assez ardues. De ce fait, il devait y avoir quelque chose à apprendre dans ce sentiment de communauté malgré leur absence de pensées et sentiments.

-Comment tu te sens sachant que tu es la seule créature pensante dans la communauté ?

Cette question était assez farfelue puisque c’était à se demander si kaede pensait et réfléchissait vraiment comme toute personne. Pourtant, il était curieux de savoir comment elle se sentait. Certes, ceux-ci la réconfortaient, l’entouraient et étaient là pour elle. Pourtant, agissaient-ils comme de simples animaux de compagnie ou démontraient-ils d’autres signes qu’elle seule pouvait capter ?

-Parlant cuisine, est-ce que ça te fait quelque chose quand les gens se nourrissent d’insectes ?

Un régime à base d’insecte était excessivement nutritif. Sur le coup, Raizen osa même penser qu’indirectement, Kaede représentait une énorme source de protéine et de nourriture en mission malgré son corps frêle. À bien y repenser, il devait y avoir de nombreux avantages à manipuler de tels insectes. Si exploités de la bonne manière, nombreux étaient les ravages qui pouvaient être issus du tout.

-D’ailleurs, quand deux Aburame se confrontent, comment fonctionne le partage d’insectes ?

Tentant d’établir la ligne de commande afin de mieux comprendre comment le tout fonctionnait, Raizen posait plusieurs questions et rapidement. Étrangement, les rôles semblaient s’être inversés alors que ses yeux pétillaient face aux nombreuses réponses qu’il tentait d’obtenir à l’instant.

-D’ailleurs, l’homme aux questions est aussi mon deuxième surnom au cas où tu voudrais faire changement de temps à autre.

Faisant référence à ce pseudonyme conçu à l’instant, Raizen tentait d’amortir la situation après avoir asséné la jeune fille de question. La pauvre ne devait pas savoir où donner de la tête. Malgré tout, il ne pouvait ressentir de pitié, car indirectement, il avait l’impression d’être venu alimenter en électricité une batterie n’attendant qu’une étincelle pour exploser.

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Ven 6 Avr 2018 - 13:51
Il était rare qu’elle se retrouve confrontée à une telle situation. D’ordinaire, lorsqu’elle évoquait ses insectes, le regard que les autres posaient sur elle en venait à changer. Un mélange d’incompréhension et de dégoût vis-à-vis de celle dont le corps entier était habité de ces créatures sur qui dépendait-elle presque aujourd’hui. Pour sa part, il s’agissait seulement de quelque chose de normal, de naturel, alors qu’elle avait grandi avec eux en elle, de cette symbiose caractéristique des Aburame. Elle avait seulement appris, au fil des années, pourquoi son clan se tenait un peu plus à l’écart, malgré la force et l’intelligence qu’ils possédaient.

Les questions étaient nombreuses, ce qui amusait la jeune femme qui, pour une fois, se retrouvait dans la position de celle n’ayant pas le temps d’en placer une. Une situation assez rare pour la boule d’énergie qu’elle était, étant celle qui, d’ordinaire, venait assommer ses interlocuteurs de ses paroles parfois beaucoup trop nombreuses et prononcées beaucoup trop rapidement.

- J’t’avouerais qu’j’ai pas les mêmes sentiments pour tous les insectes. Donc bon, les gens mangent bien c’qu’ils veulent hein. Pour ma part, tant qu’on touche pas aux miens, ça m’va. Parce que t’vois, c’est assez ehh… Particulier ? J’ai jamais vécu sans mes insectes. Le corps d’un Aburame d’vient un nid à sa naissance. Donc la relation qu’j’ai avec eux est bien différente que celle avec l’reste des insectes. C’juste… Pas la même chose.

Difficile que d’exprimer ce qu’elle pouvait vivre ou ressentir, vis-à-vis des insectes en règle générale, ne serait-ce que parce que ceux l’habitant n’étaient pas… Comme tous ces insectes. Voilà vingt-et-un ans qu’ils vivaient en elle, se développaient, se multipliaient, d’un échange qui bénéficiait aux deux partis.

- Après, est-ce qu’j’suis vraiment la seule créature pensante d’la communauté ? Officiellement, j’imagine qu’oui. Par contre, puis ça vient sûrement juste d’mon subconscient, mais ils font preuve d’une vigilance qui n’est certainement pas la mienne. J’sais qu’j’peux compter sur eux en permanence.

Demoiselle assez tête en l’air, et surtout, peu concernée par un quelconque risque, ses insectes étaient bien souvent eux assurant ses arrières pour qu’il lui arrive trop d’ennuis. Si, du temps du Soshikidan, elle s’était entêtée à ce qu’ils ne quittent jamais leur nid, hors de question pour elle que de mettre à mal le nom Aburame et l’associé à l’organisation, désormais, alors qu’ils étaient plus libre, il n’était pas rare que de les voir à proximité tout en assurant une certaine surveillance.

De quoi simplement s’assurer qu’elle ne se mettait pas en danger inutilement, chose qui était particulièrement difficile, compte tenu du personnage qu’elle était.

- Mais comme dit, la relation entre un Aburame et ses insectes est particulière. Parce qu’elle n’est pas qu’dans un sens hein. Ces insectes se nourrissent d’mon chakra en permanence. Et, en échange, bah… Ils m’obéissent ? D’ce fait, dans un affrontement entre deux Aburame, y’aura des insectes pour obéir à un et d’autres à l’autre. J’veux dire… Ils sont une extension d’moi-même et n’répondent qu’à moi, qu’il y aille un autre Aburame ou pas dans les parages. C’est d’mon chakra qu’ils s’nourrissent d’puis des années, j’espère qu’y’a au moins un minimum d’fidélité hein.

Elle éclata d’un rire franc par la suite alors qu’elle lui partageait bien plus que ce qu’il avait demandé, concernant ses insectes et comment fonctionnait son clan vis-à-vis de ces derniers.

- Puis, ils réagissent à mes changements d’humeur. Pour l’instant, ils sont paisibles, parce que j’suis bien. Par contre, quand j’suis en colère par exemple, ils l’ressentent aussi, tout comme si jamais j’ai peur ou autre. S’ils n’agiront pas sans mon consentement, ils peuvent, pas exemple, c’montrer hostile. Pour c’que ça veut dire, venant d’insectes… Parce que bon, t’dois d’douter qu’ça grogne pas, ces trucs-là.

Un nouveau rire alors qu’elle porta une main à son menton, réfléchissant. Il lui semblait avoir tout dit ce qu’elle pouvait dire à ce sujet, ou, tout du moins, les bases de sa relation avec les insectes, ceux qu’elle côtoyait depuis toujours. Cette grande communauté dont elle faisait partie, l’empêchant presque de se sentir seule même lorsque c’était effectivement le cas. De cette conscience collective qu’elle partageait avec eux, au final, elle se savait supporter, en quelque sorte.

- Alors, m’sieur aux questions, satisfait des réponses ?

Un sourire taquin accompagna sa question, lui demandant alors s’il y avait autre chose qu’il souhaitait comprendre à ce sujet.
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Dim 8 Avr 2018 - 4:49


Raizen comprenait de plus en plus comment fonctionnait le pouvoir des aburames. Ainsi, si pendant un instant il s’était attendu à ce que les aburames soient en mesure d’utiliser les insectes d’autrui, il se rendait compte que c’était complètement différent. Tout comme les Inuzuka, ce clan possédait des créatures excessivement fidèles, les rendant ainsi des armes utiles, dangereuses et polyvalentes.

À bien y penser, Raizen trouvait ce phénomène vraiment intéressant à étudier. Après tout, les insectes étaient des créatures redoutables qui témoignaient de leur force dans le pouvoir collectif. Ainsi, le fait qu’elle soit connectée à cette source la rendait ainsi apte à puiser dans un pouvoir collectif qui était probablement plus grand que ce qu’elle pensait.

Si les êtres humains pouvaient facilement se faire manipuler, jamais ils ne pourraient communiquer de manière aussi efficace. Après tout, les insectes ne formaient qu’un et représentaient littéralement une communauté.

Par contre, à travers tout ce dialogue, quelque chose avait laissé Raizen perplexe. En effet, si les insectes faisaient partie de son corps et étaient une partie intégrante de sa personne, cela voulait-il dire qu’elle....

-Je suis plus que satisfait même.

Lui faisant un clin d’œil légèrement aguicheur, le jeune Meikyû porta sa main à son propre menton de manière à témoigner qu’il était prisonnier de quelques réflexions. En effet, depuis quelques minutes, une question lui trottait dans l’esprit. Or, il avait peur de la poser en faisant preuve d’un manque de tact quelconque. Raizen n’était pas du genre à faire preuve d’hésitation, et pourtant, pour une fois, il allait rebrousser chemin.

-Quand tu fais l’amour, cela ne dérange-t-il pas les gens qu’il y ait des insectes un peu partout ?

...ou pas. Ne faisant preuve d’aucune gêne ou filtre, Raizen regardait d’un regard amusé la jeune femme qui avait supposément 21 ans. Les chances qu’elle soit encore pure étaient fortes compte tenu des circonstances. Après tout, les insectes avaient le don de faire fuir plusieurs personnes. N’étant pas aptes à voir au-delà de la carapace, plusieurs pouvaient s’arrêter aux apparences et fuir avant même d’apprendre à la connaître ce qui pouvait être dommage. Néanmoins, Raizen ne faisait pas partie de ce groupe de gens. Certes, il devait admettre que les insectes n’avaient rien d’excitant dans certaines circonstances. Or, il était vraiment curieux de savoir comme les aburames géraient ce genre de situation. Après tout, ce devait être un des seuls clans en communion totale avec des insectes de tous types.

-Ou est-ce que les aburames s’accouplent entre eux pour une question de simplicité ?

De nombreux clans préféraient s’accoupler entre eux. Sans pour autant vouloir citer de noms, la pureté du sang était une priorité qui pouvait s’expliquer à travers la nécessité de passer des compétences. Pour plusieurs comme les Hyûga, avoir deux parents du même clan augmentait de beaucoup les chances de maîtriser le Byakugan par exemple.

-Par exemple,

S’approchant soudainement, le jeune Meikyû porta sa main au visage de Kaede avant d’y déposer un délicat geste de la main visant à caresser sa joue. Bien qu’il pouvait passer pour un pervers avec ses questions et ses actes, son but était simplement de confirmé ou d’infirmer une théorie qui lui trottait dans la tête. Après tout, il se devait d’assouvir sa curiosité, c’était un mal nécessaire.

-Quand quelqu’un t’approche sans avoir d’intentions hostiles, comment tes insectes réagissent-ils ?

Sur le coup, il posait sa question, mais il n’allait pas tarder à savoir la réponse. Après tout, s’ils réagissaient en fonction de ses émotions, il était aussi probable que les insectes soient en mesure de capter les intentions hostiles de la part des gens. Ces créatures étaient des experts en matière de sensorialité au même niveau que plusieurs animaux. De ce fait, il ne serait pas surpris qu’ils aient cette capacité.

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Dim 8 Avr 2018 - 18:48
- Et après monsieur s’embête si je l’appelle Ero-sempai.

Elle roula des yeux, un soupire s’échappant de ses lèvres tandis que son minois laissait voir un sourire en coin, cette dernière amusée des questions cette fois-ci plus personnelles quant à la présence d’insectes dans son corps. Même qu’elle laissa entendre un rire tandis que la main de l’homme se glissait contre sa joue, l’amenant à hausser un sourcil, curieuse quant à ce qu’il souhaitait prouver.

La question avait de quoi être intéressante, cependant, il ne semblait ne pas avoir tout saisi quant aux capacités des Aburame, ou, tout du moins, à cette conscience collective dont elle parlait. Peut-être aussi s’était-elle mal exprimée, ce n’était pas une éventualité à oublier, alors qu’elle n’était pas nécessairement pédagogue lorsque venait le temps que d’expliquer quelque chose. Et puis, elle s’était lancée dans de longues explications qui pouvaient se montrer assommantes, quand bien même cela, semblerait-il, n’avait fait qu’attiser la curiosité de l’homme qui avait enchaîné avec de nouvelles questions.

- Mes insectes réagissent comme moi j’le veux. C’plus compliqué qu’ça, mais pour faire simple, voilà. Ça y va surtout avec comment j’me sens. Là, j’suis détendue, peu paniquée et j’me sens pas menacée, ils s’tiennent tranquille. Puis, entre toi et moi, j’me sens très rarement menacée, pour être honnête. Mais même quand c’est l’cas, j’dois vouloir qu’ils sortent d’leur nid, mon corps donc, pour qu’ils l’fassent. Parfois c’t’instinctif, mais bon, l’idée est là.

Elle n’avait pas quitté son regard du sien, lui adressant toujours un sourire en coin, venant à nouveau le narguer comme elle l’avait précédemment fait. Si elle pouvait bien faire des efforts pour ne pas chercher à le rendre trop mal à l’aise, ce dernier allait décidément en contre-sens que ce qu’il avait dit un peu plus tôt, de cet agacement qu’elle avait perçu dans leur proximité.

Décidément, elle n’arrivait pas à saisir les intentions de l’homme, pas plus comprenait-elle sa façon de faire, et voilà qui était plus qu’amusant pour la jeune Aburame. Il était rare qu’elle se retrouve confrontée à quelqu’un d’aussi contradictoire qu’elle pouvait elle-même l’être.

Sa main posée sur celle de l’homme, contre sa joue, elle s’était rapprochée de lui, ou, tout du moins, rapprochant son visage, un éclat curieux dans le regard alors qu’elle semblait un peu plus sérieuse que précédemment, chose qui n’était jamais bon signe venant d’elle.

- Mais pourquoi le soudain intérêt ?

Elle restait près de lui, son visage à quelques centimètres du sien, un sourire narquois lui ayant été adressé tout en ayant arqué un sourcil.

- Wanna try it ?

À nouveau, elle venait de passer cette ligne quant à ce qui était acceptable et ce qu’il ne l’était pas, ses iris clairs venant croiser celles de l’homme, sa langue passant à nouveau subtilement sur ses lèvres, un sourire plus aguicheur désormais sur les lèvres.

Jusqu’à ce qu’elle éclate de rire et se décale légèrement, n’ayant plus garder son sérieux plus de quelques secondes dans cette situation.

- Pour tout dire, ils s’échappent pas comme bon leur semble, donc des insectes, y’en a pas partout. Puis bon, ils s’sentent pas, sous la peau, donc aucun risque d’sentir quelque chose bouger sous tes doigts s’tu m’touches. Puis, ça a jamais semblé dérangé mon copain, donc bon. J’pense ça dépend des gens et c’qu’ils veulent bien voir.

Son copain. L’homme qui avait partagé sa vie pendant plusieurs années, amour d’enfance s’étant concrétisé à l’adolescence alors qu’elle s’était vue à ses côtés pour toujours. Or, la vie en avait voulu autrement, leur connerie ayant mené à la mort précipité de ce dernier, une ultime action pour venir la sauver elle dans une guerre dont elle avait pris part sans réellement y comprendre quelque chose. Par habitude et manque d’attention de sa part, elle l’avait évoqué sans mentionner qu’il s’agissait de chose du passé. Après tout, elle n’avait cherché qu’à souligner le point que ce n’étaient pas tous qui étaient embêtés par ce fait.

- Après, j’imagine qu’oui, y’a des Aburame qui préfèrent rester entre eux, parce que l’jugement des autres est assez rapide et parfois violent. Mais j’m’en suis jamais vraiment souciée, d’c’que les autres pouvaient bien penser. J’ai pas b’soin d’ces personnes dans ma vie, donc bon, j’vois pas pourquoi j’devrais leur accorder d’l’attention. C’comme ça qu’j’vis.

Chose qui n’allait sûrement pas étonner l’homme, qui semblait avoir compris un minimum le caractère particulier de la demoiselle qui n’avait pas peur que de s’imposer auprès des autres, peu importe ce que ces derniers pouvaient bien dire.
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Mar 10 Avr 2018 - 3:33
Si Raizen avait prévu qu’elle fasse encore mention de son surnom, il ne pouvait pas dire qu’elle tentait de limiter à tout prix les allusions possibles. Après tout, elle répondait du tac au tact, avec le feu pour combattre le feu. Ainsi, alors que celui-ci se concentrait sur ce qu’elle disait, un autre frisson d’effroi vint traverser son corps lorsque celle-ci lui proposa d’essayer. En réalité, elle avait tout à fait raison de faire preuve de soupçon. Après tout, Raizen avait une approche assez directe qui était peu commune. Généralement, les gens essayaient d’éviter d’être tactiles à tout prix. Si on veut, c’était une manière idéale pour eux de ne pas s’engager dans une zone dans laquelle ils n’avaient aucun contrôle. Si Raizen semblait être une personne désirant plus de contrôle que la moyenne lambda, c’était faux. Contrairement à plusieurs, Raizen préférait agir et laisser le flux de ses actions guider là où il devait imposer un contrôle ou pas. Basant cette limite sur des expériences passées qu’il voulait éviter de reproduire, il était en mesure de délimiter le type d’événement similaire qu’il refusait de vivre.

Ainsi, il ne broncha pas lorsqu’il sentit son souffle frôler le sien alors qu’elle était à quelques centimètres de son visage. Au contraire, il concentra toute son attention sur celle-ci, subissant ainsi les effets négatifs de la zone grise qui venait d’être franchie.

-L’attention est relative, je suppose. Certains peuvent préférer voir les insectes et laisser leurs phobies prendre le dessus tandis que d’autres vont voir cet esprit aguicheur et joueur.

Lui retournant un sourire puis un rire alors que celle-ci s’était retiré après sa énième tentative de le faire craquer, le jeune homme pris une délicate respiration avant d’arquer son sourcil. Fondant son regardant dans le sien, il comptait relever un élément qu’ils n’avaient pas traité préalablement. Après tout, elle ne pouvait avoir fait mention d’un tel sujet sans s’attendre à ce que la curiosité de celui-ci soit piquée, surtout pas après avoir franchie une zone grise à deux reprises depuis le début de leurs interactions.

-Ai-je l’air du genre de personne à vouloir essayer des lèvres déjà prises 

Lui faisant un bref clin d’œil, il savait pertinemment qu’il ne répondait pas à la question et qu’il faisait plutôt part de son intérêt pour une information qui avait été omise. N’étant pas du genre à tourner autour du pot, il voulait comprendre pourquoi une personne prise avait un tel comportement avec un inconnu.

-Ton copain ne semble visiblement pas s’en plaindre, mais je me demande s’il est d’accord avec le fait que tu taquines d’autres personnes de la sorte.

Gardant son regard ancré sur celui de sa correspondante, il attendait avec impatience sa réponse. Il n’était pas donné à tous de pouvoir faire preuve d’autant d’honnêteté et d’être aussi directs. De ce fait, Raizen profitait plus ou moins de ses caractéristiques psychologiques pour avoir le dessus sur cet échange assez intéressant.

-Sinon qui sait ? Je ne suis pas du genre à révéler toutes mes cartes aussi facilement, surtout pas dans des circonstances plus ou moins immorales.

Lui faisant un clin d’œil, il savait très bien qu’il faisait preuve d’encore plus de mystère, chose qui allait probablement la rendre curieuse. Or, il ne s’en préoccupait guère, sachant pertinemment que le phénomène de moralité était très ambigu chez lui.

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Mar 10 Avr 2018 - 19:00
Un détail semblait manquer, dans ce qu’elle avait raconté, et elle s’en rendit bien vite compte alors qu’il relevait le sujet de son copain. Défunt copain, pour tout dire, ce qu’elle n’avait pas partagé. Les questions de l’homme étaient donc légitimes, si elle considérait le fait qu’elle l’avait provoqué à plusieurs reprises, et ce, à différents niveaux, depuis qu’elle l’avait interpellé, peu soucieuse de le déranger, concernant ce qu’il pouvait bien lire en cette douce journée. Un léger sourire en coin à sa dernière remarque, ses prunelles claires, prenant une teinte variant du violet au bleu, plongées dans le regard de son interlocuteur, elle allait faire ce qu’elle savait le mieux faire. Aborder un sujet que beaucoup considéraient comme étant sensibles avec sa légèreté habituelle.

- Oh, l’est décédé, y’a quelques mois d’ça.

Le tout avec été dit avec un naturel déconcertant alors qu’elle ne cilla pas, ne le quittant pas du regard. Même qu’elle portait toujours son léger sourire, bien que peut-être terni par ses paroles. S’il était vrai qu’elle avait fait son deuil, qu’elle s’y était faite, à son absence, le sujet n’en restait pas moins sensible. Elle leva toutefois une main entre eux deux, l’air de lui demander de garder le silence.

- Parce que j’anticipe d’jà tes questions, j’vais t’devancer. J’ai parcouru pas mal d’pays, avec lui, parce qu’il avait ce besoin d’voir l’monde puis il m’était impossible d’m’imaginer sans lui. Par contre, les choses c’sont compliquées, comme elles l’font tout le temps. Intrépides et téméraires tous les deux, sans jamais un pour rattraper l’autre…

Elle eut un doux rire, teinté de nostalgie alors que son regard avait quitté celui de son interlocuteur pour venir se poser sur le sol. Malgré le détachement qu’elle semblait pouvoir avoir, de cette légerté qui la caractérisait, sa difficulté à rester sérieuse peu importe la discussion qu’elle avait, il n’en restait pas moins que certaines choses venaient encore ébranler la demoiselle émotionnelle qu’elle était. Elle s’était faite la promesse de vivre, sans se morfondre, de profiter de chacun de ces jours qu’il lui avait offert et elle comptait donc poursuivre dans cette lancée.

- On nous est tombé d’sus. On m’a tombé d’sus, pour tout dire. Puis, alors qu’l’attaque était portée vers moi, il s’est interposé et l’a pris d’plein fouet. Il m’a ensuite ordonner d’partir et moi, bah, j’ai fait c’qu’il m’a d’mandé et j’ai fui.

Finalement, elle se décida de relever son regard vers l’homme, son regard légèrement plus sombre à l’évocation de ce moment qui lui était toujours difficile à ressasser. Cependant, elle-même d’une honnêteté déconcertante face à un homme qui ne semblait pas être en mesure de tempérer ses questions, l’assommant de ces dernières, à quelque part, malgré le fait qu’elle le connaissait depuis très peu, elle était convaincue qu’il aurait tenter de chercher ce qu’il s’était passé. Elle se contentait donc de répondre aux questions qu’elle savait allaient venir.

- Il a eu l’choix d’partir ou m’sauver. Il a choisi l’deuxième choix. Ça aurait été idiot d’rester et d’y laisser à mon tour la peau. La seule chose qu’il m’a été possible d’faire, c’était d’donner un sens à son sacrifice.

Une façon pour elle d’expliquer à l’homme sa façon de voir les choses, de réfléchir et de réagir. Têtue et impulsive, elle ne faisait que profiter de tout ce qu’elle aimait tout en s’affirmant assez pour savoir que nul ne parviendrait à la changer. Et puis, lui avait toujours aimé ce caractère particulier et coloré qu’elle avait.

Elle ne voulait toutefois pas laisser un froid s’installer, comme la chose arrivait souvent lorsqu’elle évoquait ce sujet. Si elle pouvait les comprendre de ne pas savoir comment réagir, pour sa part, elle trouvait le silence bien plus pesant. Sans compter qu’elle n’était pas à plaindre, pas plus voulait-elle de la pitié. Les choses étaient ce qu’elles étaient et au final, ils avaient simplement été imprudents. Une guerre menée contre des force supérieures à la leur, voilà ce qu’il s’était passé et ce face à quoi était-il mort. Sûrement était-ce pour ça qu’il l’avait sauvé. Plus que par amour, il savait qu’elle ne se battait pas pour les revendications du Soshikidan. Si elle y était, c’était simplement pour ne pas être éloignée de lui. Pour sa part, il était mort pour ce qu’il croyait, pour ses convictions.

- Moi j’retiens surtout qu’tu as ignoré la question.

Un clin d’oeil suivit d’un sourire amusé, venant chasser les dernières traces de nostalgie sur ses traits, dans son regard. Elle était revenue à la charge, se moquant gentiment, comme elle savait si bien le faire.
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Mer 11 Avr 2018 - 4:42

Écoutant attentivement la jeune femme briser l’ambiance joueuse qu’elle avait établie, Raizen concentra toute son attention à l’écoute de son récit. Il était étonné qu’elle ait vécu une situation aussi difficile et ne le laisse pas paraître. Nombreux disaient que les gens ayant le plus lourd vécu tentaient souvent de le masquer à travers leur bonne humeur. Après tout, si plusieurs préféraient se morfondre et maudire la vie chaque jour, d’autres préféraient le voir sur un angle positif afin d’en profiter un maximum. Disons que les deux courants étaient excessivement populaires parmi les victimes de situation aussi triste et dévastatrice.

Ainsi, Raizen passa quelques minutes à analyser son interlocutrice. Ses moindres réactions et paroles connectaient à 100% le fait qu’elle avait digéré la situation et fait totalement son deuil. Il était impressionné par le calme et la maturité dont elle faisait preuve même si elle démontrait quelques signes de nostalgies qui étaient indéniables. Après tout, perdre un proche de cette manière lui était inaccoutumé. Pourtant ce qu’elle véhiculait était si vrai et vif qu’il pouvait en goûter une parcelle. SI on veut, c’était le talent des gens expressifs, la capacité à véhiculer leurs sentiments à autrui. Représentant des membres cœurs dans les armées, ceux-ci étaient généralement utilisés pour mener les troupes grâce à leur charisme et leur capacité à influencer les autres. Autrement, ceux-ci pouvaient aussi être utilisés à titre de protagoniste solo qui saurait inspiré les autres dans les moments critiques. Pour le moment, c’était de cette manière qu’il catégorisait celle-ci.

-C’est intéressant de voir que tu continues d’évoluer ou d’avancer là où pour plusieurs tout se serait arrêté. Tu sais voir le sens des opportunités.

Malgré tout, Raizen n’était pas quelqu’un d’insensible. Il devait tout de même montrer de la compassion envers ce souvenir qu’il avait déterré malgré lui.

-Mes condoléances pour cette perte.

La fixant calmement, pour une fois, il préférait mettre sa curiosité de côté pour s’y concentrer à un moment plus opportun. L’espace d’un instant, la raison avait laissé sa place à l’empathie, phénomène qui était relativement rare chez l’individu curieux. Or, il admirait le moment et désirait en profiter au maximum. Malgré tout, toute bonne chose avait une fin, phénomène qui se produisit dès qu’il eut terminé sa dernière parole. Revenant en affaire, Raizen entama un sujet beaucoup plus immédiat alors qu’il comptait traiter l’information partagée pour revenir plus tard avec des questions pertinentes une fois son esprit reposé.

-Qui sait ? Si tu devais présenter les motifs pour lesquels je devrais essayer, que mettrais-tu de l’avant ?

N’ayant même pas un regard joueur, sa parole était pleine de défi et de provocation. Pourtant, il ne s’en faisait guère, sachant pertinemment qu’elle risquait d’être animée par sa spontanéité pour venir défendre son territoire. Après tout, cet individu n’avait probablement pas sacrifié sa vie pour rien.
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Jeu 12 Avr 2018 - 19:16
Sa réponse lui fit arquer un sourcil, comme si elle n’était pas certaine d’en comprendre le sens. Au final, elle haussa les épaules, un doux sourire venant étirer ses lèvres, semblant plus calme que précédemment. S’il ne faisait aucun doute que son deuil avait été fait et qu’elle avait su vivre et continuer d’avancer malgré son absence, il s’agissait bien évidemment de douloureux souvenirs pour elle. Sûrement même n’arrêterait-elle jamais de l’aimer, lui qui avait occupé une si grande partie dans sa vie. Non pas qu’elle se privait de nouvelles rencontres, toutefois… Il avait simplement une place particulière dans son coeur, et ce, très certainement pour toujours.

- Des opportunités ? Non, pas vraiment. C’pas l’genre d’truc que j’regarde et j’suis décidément pas assez perspicace pour les r’marquer. Ça aurait donné quoi, qu’j’arrête d’avancer ou d’évoluer ? Il serait mort, pour m’sauver, et moi, j’me serais appitoyée ?

Ses prunelles rencontrèrent calmement le regard de l’homme lui faisant face, expliquant brièvement sa vision des choses, sa façon de voir la vie en générale, désormais sous un autre regard alors qu’elle avait rencontré la mort de près.

- Ça aurait été ingrat. Il s’rait mort pour rien. Et ça… J’peux simplement pas l’accepter. Ça a été sa décision d’se sacrifier pour moi, alors j’vais m’assurer d’respecter sa décision jusqu’au bout.

Son sourire se fit plus large alors qu’elle ne pouvait qu’avoir des bons souvenirs de lui. Il avait partagé son quotidien, et ce, depuis tellement d’années. Au final, elle n’était même pas surprise que, lors de cette bataille, il se soit glissé entre elle et la lame. Elle avait été inattentive, son attention saisit un peu plus loin par un détail, peu importe ce que cela avait été. Il l’avait remarqué. Puis il avait sauté, sans même hésiter un seul instant. Et ça, elle n’en était pas surprise.

- Il souhaitait qu’j’vive et c’est ça qu’j’m’assure d’faire.

Aussi simple que cela. Les dernières volontés d’un homme mort trop tôt, au sein d’une guerre dont les victimes furent nombreuses. À chaque fois qu’elle rencontrait de nouvelles personnes, de nouveaux visages, elle se demandait s’ils avaient été là, sur ce champ de bataille opposant nombreux ennemis, donc le village caché et le Soshikidan. La reconnaîtrait-elle ? Elle en doutait.

Par respect pour son clan, ce nom qu’elle portait, elle s’était refusée de s’identifier comme une Aburame. Personne n’avait jamais su pour ces insectes abritant son corps. Et puis, elle avait combattu masqué, ne souhaitant pas que quiconque puisse remonter. Le clan dont elle faisait parti ne s’impliquait pas au sein des conflits, préférant rester calmement en retrait. De ce fait, par soucis de ne pas se dire comme porte-parole de ce dernier et de leurs idéaux, elle s’était assurée que personne ne la reconnaisse ni ne puisse l’associer au clan.

Finalement, revenant à un sujet plus léger, plus taquin surtout, sa question eut de quoi l’amuser. Un sourire narquois sur les lèvres, elle fit mine de réfléchir, s’y intéressant davantage.

- D’jà, t’es quelqu’un d’curieux. Y’a qu’à t’écouter parler deux minutes pour comprendre qu’tu crèverais presque d’envie d’une nouvelle expérience quelconque, peu importe quoi qui pourrait stimuler ton intérêt, mais surtout, satisfaire ta curiosité.

Ce n’était pas parce qu’elle parlait beaucoup qu’elle n’était pas attentive. Elle se souvenait de chacune de ses questions, de son regard curieux, de sa façon de la provoquer pour essayer d’obtenir le plus d’elle. Son sourire restait inchangé alors que son regard pétillait de malice. Et pourtant, elle affichait toujours cette expression innocente, qui le mettait presque au défi.

- Après j’suis cool. Et mignonne. Deux points pour moi donc.

Un éclat de rire suivit ses propos, comme à son habitude, alors qu’elle rigolait souvent, et bien souvent pour pas grand chose.

- Et sinon… It depends if you would rather have it spicy or sweet.

Un clin d’oeil, un sourire enjôleur, voilà qu’elle haussait à nouveau des épaules. Joueuse, elle flirtait encore sur une ligne pleine de sous-entendu, s’amusant ainsi de ce jeu innocent qui s’installait. Elle affichait désormais sa gaieté habituelle, ayant chassé la nostalgie précédente pour se concentrer sur ce qui importait réellement : le présent et comment comptait-elle le vivre.
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Sam 14 Avr 2018 - 4:34


Pour la peine, Kaede déviait du stéréotype cliché de la personne trop enjouée qui cachait quelque chose. Après tout, celle-ci semblait faire preuve d’une résilience pour le moins impressionnante et modèle. Après tout, il avait rarement eu l’occasion de constater quelqu’un vivant un deuil s’en remettre avec cet état d’esprit. Du moins, généralement, il y a avait une longue période de déni qui influençait tout le processus. Or, celle-ci semblait s’en être tiré tout comme elle avait habilement esquivé le syndrome de survie. Ayant vu sa vie être épargnée par quelqu’un d’autre, elle aurait pu très bien avoir des remords au point de vouloir interchanger sa place avec celle d’autrui.

Or, cette histoire était chose du passé et il comptait tourner la page pour se concentrer sur les éléments les plus importants comme le fait qu’elle l’ait cerné aussi rapidement. Affichant un rictus d’approbation, il ne put s’empêcher de se dire que derrière cet esprit enjoué se cachait un esprit analytique ou simplement vif. Après tout, plusieurs trouvaient Raizen un minimum mystérieux, s’attardant sur ses décisions au lieu de l’ensemble. Tout comme les gens trop ancrés dans leurs tactiques, il leur arrivait souvent d’oublier que la tactique existait pour corroborer la stratégie et la faire vivre. Ainsi, chacune de ses actions existait dans un cadre plus important et pertinent. Si certains préféraient s’attarder à ses motifs, d’autres voyaient au-delà de cela et comprenaient son style de vie.

Or, il y avait plus impressionnant. Peu de gens arrivaient à cerner cette facette de lui tout en acceptant ouvertement de flirter avec celle-ci. Après tout, nombreux étaient les risques notamment celui de finir colocataire avec son pire ennemi. Asami restait et demeurait toutefois un cas spécial. Toutefois, chaque personne qui avait tenté de pénétrer dans ce cercle pour le moins incertain avait fini par ressortir en étant marquée. Il était rare que Raizen était la plus grande victime de ce genre de scénario. Après tout, il était assoiffé d’expériences au point de chercher les échecs de manière à apprendre le plus possible.

-What do you consider spicy and what do you consider sweet ?

Arquant un sourcil, le jeune homme n’hésita aucunement à entrer dans ce jeu qu’il savait plein de pièges et de taquineries. Si Asami était une femme qui aimait se faire désirer et était en tout point désirable, Kaede jouait d’autre chose. Arborant des airs mi-innocents mi-dangereux, elle trouvait tout son charme dans la zone grise sur laquelle elle flirtait constamment. C’était tout à son honneur et le fait qu’elle en prenne conscience l’était encore plus. Après tout, nombreux étaient ceux qui mettaient des années à comprendre leurs points forts.

-Ce que tu as dit est vrai, ma curiosité est ma meilleure amie tout comme elle risque probablement de m’amener à ma perte un jour.

Arborant de nouveau un sourire, il poursuivit en ajoutant quelques paroles pertinentes.

-This is why I would go with both.

Lui retournant un clin d’oeil, le jeune homme stagna pendant un court moment, marquant la scène d’une inaction qui saurait créer un moment de tension psychologique. Après tout, il ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. Ayant tous ses membres en alerte, il avait le choix entre la devancer ou la laisser venir à lui. Or, son intuition lui disait qu’elle ne ferait rien. Après tout, à force de flirter avec la zone grise, il était fort possible que les paroles ne se transposent jamais en action, chose qu’il comptait relever sans gêne.

-However, I feel like you’ve been so used to teasing that it might be part of your dna to the point that you even forgot what comes after.

Martelant ses propos sans aucune gêne, Raizen leva les épaules faisant clairement preuve de nonchalance. Après tout, il prétendait être désolé pour ce qu’il avait dit alors qu’au final, son rictus trahissait tout signe de remords.

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Sam 14 Avr 2018 - 8:17
Cela ne faisait aucun doute aux yeux de la demoiselle que l’homme qui lui faisait face était quelqu’un d’intéressant. Soulignant ce qu’elle avait compris de sa personne, ce dernier ne chercha pas à la contredire, l’amenant à penser qu’elle.avait donc raison. Il vivait pour l’adrénaline que lui apportait la découverte de nouvelles choses et semblait en constante quête d’apprentissage. Tout chez lui semblait respirer ce fait, de la façon dont il adressait directement ses questions à celles plus subtiles constituées de provocations qui savaient faire mouche.

Cette ligne grise sur laquelle tous deux dansaient pour l’instant ne semblait effrayer ni l’un, ni l’autre. Pour sa part, il s’agissait surtout de sa façon qu’elle avait de ne craindre rien ni personne, sûrement de par le fait qu’elle ne prenait jamais la peine d’envisager potentielles conséquences. Elle vivait comme elle le voulait, comme elle l’entendait et si quelque chose devait lui retomber dessus… Et bien, elle assumerait et passerait à autre chose. Mais qu’est-ce qui poussait la tatoué à poursuivre ce chemin où l'ambiguïté semblait régner ? Si elle avait deviné d’être d’un intérêt (temporaire ou non) pour ce dernier, il y avait tout de même quelque chose qu’elle n’arrivait pas à discerner.

Or, elle n’eut point le temps de s’y attarder. Suivant ses paroles, un sourire narquois aux lèvres, elle s’était redressée puis rapprochée pour s’installer sur ses genoux face à l’homme, s’inclinant pour venir rapprocher son visage du sien. Ses prunelles claires étaient animées d’une étincelle de malice, ces dernières accompagnées d’un sourire presque mystérieux alors que ses intentions n’étaient pas tout à fait clair. Son visage près du sien, son nez vint effleurer celui de l’homme d’un léger mouvement. Puis, elle s’éloigna un peu, venant ancrer son regard dans le sien.

- Guess I’m not the only one who got to understand the other one…

Ces paroles furent prononcées doucement tandis qu’elle venait approuver cette provocation qu’il avait eu à son égard. Elle s’amusait et s’amusait, flirtant sur cette ligne aux nombreux sous-entendus.

Semblant faire un geste pour reculer, au final, elle se pencha vers l’avant, venant ainsi poser ses lèvres contre celles de l’homme, d’un geste doux et délicat. Une certaine tendresse pouvait se ressentir, ce qui contrastait certainement avec sa personnalité flamboyante que ce dernier avait eu le loisir de rencontrer jusqu’à maintenant. Le geste devint cependant plus appuyé, donnant un autre ton à cet échange, quelque chose de plus vif, intéressant même, lui donnant ainsi l’occasion de goûter à ce qu’elle avait à lui offrir, cherchant à satisfaire sa curiosité qui n’avait pu faire un choix. Se détachant par la suite, ce fut un large sourire qu’elle lui adressa, l’air fier de son coup, alors que son regard ne dévia pas du sien.

Peut-être bien malgré lui, il venait d’apprendre que s’il avait cru cerner une partie de sa personnalité, il y avait bien plus à découvrir chez elle. Mais surtout, il était dangereux que de mettre au défi celle qui n’avait pas froid aux yeux. Par désir que de foncer mais aussi par fierté, il était rare, pour ne pas dire impossible, que de ne pas y répondre par la positive.

- But you made a mistake, Mr. Too-Many-Questions.

Elle s’amusait clairement à ses dépens, continuant sur cette lancée où elle se jouait de son air innocent et de son sourire mutin pour venir à nouveau perturber celui qui avait cru avoir raison avant de se retrouver confronter à quelque chose pour laquelle il n’était sûrement pas prêt.

- I’m always willing to help with satisfying your…

Une pause, un sous-entendu plus qu’évident venant de celle qui avait incliné la tête sur le côté, se mordant légèrement la lèvre inférieure.

- Curiosity.

Bien évidemment. Elle haussa les épaules, l’air de rien, s’éloignant finalement pour revenir s’asseoir en tailleur devant lui.

- Anything else I can help with ?
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Dim 15 Avr 2018 - 4:37
Le mieux dans un défi ou une confrontation était le stade dans lequel les deux principaux concernés réalisaient qu’ils se comprenaient au point d’être de bons opposants l’un pour l’autre. Ce fut notamment le cas de Raizen et Kaede qui échangèrent des paroles et des regards complices. Ceux-ci étaient complices dans leur analyse respective de l’adversaire, venant ainsi à la même conclusion : ils se comprenaient.

Dès lors, la personne qui semblait vraisemblablement avoir accepté le fait qu’elle n’allait jamais au-delà des taquineries s’approcha pour venir confirmer sa prémisse. Dès lors, il savait pertinemment que celle-ci ne ferait rien, fait qu’elle confirma jusqu’à ce qu’elle se rapproche soudainement pour venir enlacer ses lèvres d’un doux baiser. Commençant de manière assez timide, le tout fut relancé, mais cette fois-ci Kaede avait ajouté une tournure différente à cette douce attention qui fit rougir le Meikyû. N’ayant même pas le temps de réagir, il se joignit instinctivement au baiser, surpris de voir à quel point celle-ci pouvait faire preuve de douceur. Ceci changeait grandement de l’habitude. Après tout, généralement, il avait des affrontements et des luttes pleines d’action avant d’avoir un moment plus intéressant avec Asami. Or, cette fois-ci, tout était différent. S’il ne s’attendait pas forcément à apprécier totalement l’expérience douce et nouvelle, il fut agréablement surpris lorsque son corps et son esprit lui donnèrent tort. En d’autres mots, il avait apprécié le tout, savourant ainsi le doux baiser de Kaede. Si elle se vantait d’être spicy and sweet, elle s’était vraiment accaparé le titre d’être sweet. Après tout, ce baiser était 100 % porteur de la personnalité de la jeune femme. Il y avait ressenti une teinte de taquinerie qui camouflait une vraie douceur et innocence. En d’autres mots, Kaede était loin d’être une femme fatale. Étant dynamique et énergique, elle savait non seulement utiliser son énergie pour motiver autrui, mais elle savait aussi quand canaliser le tout pour le concentrer sous une forme plus douce et moins vive.

-Je doute que je sois le seul à avoir fait une erreur dans ce cas.

Se détachant après cette étreinte soudaine de leurs lèvres, Raizen lui retournait ce sourire coquin qu’elle lui avait adressé. Si on veut, Kaede savait compenser son absence de courbe par d’autres éléments relativement intéressants. Or, elle avait tout de même passé outre sa propre règle.

-Il me semblait que c’était le genre de chose que tu gardais pour la seconde ou troisième sortie, le temps qu’on se connaisse ?

Lui envoyant un clin d’œil, Raizen s’approcha de celle-ci avant de venir loger son visage proche de son oreille.

-Also, for your information. That may have been sweet but this was not spicy at all. I hope it wasn’t all. Otherwise...

Se retirant sur ses paroles, il mima une moue légèrement déçue, signe qu’il avait de hautes attentes à son égard. Après tout, la branche épicée était une branche qu’elle avait pu goûter à un haut niveau. Considérant sa relation avec Asami de chaotique, Raizen savait qu’elle ne pourrait le surprendre de ce côté. Or, l’envie de donner un défi à autrui n’était pas quelque chose dont il pouvait refuser, surtout lorsque la situation était aussi drôle et intéressante.

-Est-ce que c’était la bouchée sucrée qui devait me faire en vouloir plus, parce qu’il se peut bien que je sois immunisé.

Lui adressant un court sourire, il réalisait que ses échanges avec Asami l’avaient préparé à résister à ce genre de situation mieux qu’il le pensait. Profitant ainsi de cette résistante, il s’amusait à battre les cartes de nombreuses manières pour voir comment Kaede allait réagir. Après tout, c’était le terrain de jeu parfait pour faire des erreurs qui ne seraient pas fatales.


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Dim 15 Avr 2018 - 8:38
Avait-elle fait erreur ? Peut-être bien. Après tout, elle n’était pas un génie de l’observation et se basait surtout sur ce qu’elle ressentait vis-à-vis de ses interactions avec l’homme. La façon dont elle percevait le tout, à commencer par ses paroles jusqu’à ses regards. Le Meikyû était quelqu’un d’intéressant avec lequel elle sentait qu’elle pourrait longuement s’amuser, tous deux semblant dotés d’un humour plein de sous-entendus alors qu’ils n’avaient pas peur de se lancer tête première dans quelque chose qu’ils ne connaissaient pas. Ne prenant même pas la peine de réfléchir aux conséquences, elle n’hésitait pas à aller de l’avant, peu importe où cela la mènerait-elle. Voilà pourquoi elle n’avait pas hésité un seul instant avant de venir se saisir de ses lèvres dans un baiser aussi vif que doux, représentatif de la personne qu’elle était.

Il ne manquait définitivement pas de réparti. Rebondissant sur ce qu’elle-même avait pu dire, elle se devait d’admettre que le tout était plaisant. Elle était surtout assez surprise qu’il ait porté ainsi attention à ses paroles, sachant qu’elle s’exprimait parfois à une vitesse hallucinante, venant étourdir ceux qui avaient le malheur de devoir la supporter. Or, dans son cas, il semblait avoir mémoriser chacun des mots franchissant ses lèvres, ce qui était assez surprenant, bien qu’agréable.

- T’sais… J’me complique pas la vie. J’fais c’que j’veux quand j’le veux, ni plus ni moins. Là, j’avais envie d’t’embrasser, alors pourquoi est-ce que j’me s’rais forcée d’attendre ? Tantôt, c’est juste qu’j’avais pas envie d’te répondre.

Un sourire en coin, elle n’avait aucune honte quant à adresser clairement et avec honnêteté tout ce qui lui traversait l’esprit. De ce fait, elle ne pouvait qu’hausser les épaules alors qu’elle répondait calmement, bien qu’elle avait toujours son ton habituel, cette façon de déballer tout ce qu’elle avait à dire en trop peu de temps. Saurait-il faire face à une personne faisant preuve d’autant de franchise ? Après tout, Kaede n’avait jamais vu l’intérêt de mentir, pas plus voyait-elle pourquoi se devait-elle de cacher des choses. La seule chose qu’elle se refusait de partager pourrait venir mettre à mal sa sécurité, et là était la seule raison pour laquelle elle ne parlait pas du Soshikidan. Autre cela, elle s’exprimait assez franchement, et ce, avec à peu près n’importe qui. Pour peu qu’elle en ait le droit. En tant que kunoichi, elle comprenait tout de même ces histoires de confidentialité.

- Tu m’as d’mander c’que j’avais à t’offrir et pourquoi tu d’vrais essayer. I never said I was spicy. Juste qu’ton intérêt pour la chose pouvait varier selon tes préférences, c’tout.

Son regard dévia dès lors vers le livre qu’il avait amené avec lui, semblant peu gêné de lire telle chose en public.

- Pour quelqu’un qui lit j’genre de truc, j’aurais pas cru qu’le sucré, c’était ton truc.

Elle éclata de rire suivant ses paroles. Autrement dit, elle était une femme douce, malgré les apparences et que ce que d’autres pouvaient suspecter. Jouant souvent sur la provocation, elle n’avait pas ce quelque chose rendant les échanges si… Particuliers. Elle n’avait pas ce regard, pas ce défi dans ce dernier. Pas beaucoup, du moins.

Aussi surprenant cela pouvait sembler, elle était une romantique. Une romantique qui ne s’empêchait pas de vivre et qui profitait de la vie, cela ne faisait aucun doute, mais une romantique tout de même. Elle avait vécu un idylle auprès de son amour de jeunesse s’étant concrétisé à l’adolescence. Pour elle, il n’y avait rien de plus beau que ce qu’ils avaient partagé, cette promesse d’éternité ayant été abruptement rompu. Et si elle ne cherchait pas, étant plus de celles qui vivaient leur vie sans rien attendre jusqu’à ce que quelque chose leur tombe dessus, il n’en restait pas moins qu’elle souhaitait, en quelque sorte, revivre une même histoire. Pas avec n’importe qui et décidément pas la même. Toutefois, si elle comptait un jour se poser avec quelqu’un, ce serait dans une douceur ponctuée d’un minimum de provocation.

- ‘Fin, tu m’diras, t’es p’t’être un mec versatile. Du sucré au p’tit déjeuné, un truc bien épicé au dîner… À chacun son truc, comme on dit.

Un clin d’oeil, comme elle lui avait déjà offert, soulignant le sous-entendu qui ne laissait place à aucun doute dans ce qu’elle lui disait.

- Puis c’t’à toi d’me dire. Tu en veux plus ? Parce qu’tu vois, un ça va, on met ça sur l’compte d’la curiosité et voilà. Mais si t’veux plus… Ça commence à être sérieux tout ça.

Elle vint soutenir son regard, un sourire en coin, se moquant ouvertement de lui. Elle n’en éprouvait aucune honte ni même remord.

- Mais avant ça, dis-moi… Où est-ce qu’j’ai fait erreur ?

La réponse à cette question l’intéressait tout de même beaucoup alors que son analyse avait, somme tout, été assez juste à son avis.
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L'important, c'est de participer [Ft. Meikyû Raizen]

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