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L'important, c'est de participer [Ft. Meikyû Raizen]

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Lun 16 Avr 2018 - 0:48


Raizen était amusé au point où son regard pétillait tranquillement sur le défi intéressant qui s’annonçait devant lui. Si Kaede n’en avait aucunement l’air, celle-ci était un danger assez radical. Or, ce danger était subtil, d’où toute la crainte que nombreux pouvaient ressentir face à de telles menaces. Ainsi, elle était non seulement impulsive, mais d’une douceur qui risquait d’en faire tomber plusieurs. Sur le coup, Raizen devait admettre avoir profité du moment plus qu’il ne l’aurait cru. Ainsi, le désir d’en redemander plus était présent. Même s’il aimait se convaincre du contraire, il devait admettre être curieux de cette approche. Étant quelqu’un de très coloré et de très taquin dans son approche, il aimait varier entre le sucré et l’épicé comme elle l’avait mentionné. Or, à force de mélanger, il venait de réaliser que certains ayant consacré plus de temps au sucré étaient meilleurs pour cuisiner ce genre de moments.

Souriant sur le coup, Raizen s’approcha lentement de celle-ci pour venir répondre à sa question. Après tout, elle avait répondu à toutes ses questions jusqu’à présent. C’était son tour de lui faire cette faveur et de lui faire la confidence de l’erreur qu’elle avait pu commettre à travers ce scénario.

Ainsi, le jeune Kumojin prit délicatement la main de celle-ci afin de l’amener tranquillement vers lui. Dès lors Raizen s’approcha en frôlant sa joue avec la sienne afin d’installer confortablement ses lèvres à proximité de son oreille. Comme s’il devait lui dire un secret, il laissa planer un court silence avant de lui murmurer quelques paroles.

-Tu sais, la première chose à faire avant de faire goûter quelqu’un est de collecter des informations pour savoir à qui tu as affaire.

Laissant un sourire transpercer son faciès, il poursuivit sans attendre.

-Sans information, c’est comme si tu offrais quelque chose à un aveugle, à quelqu’un qui est susceptible de ne pas aimer ou de n’avoir aucune valeur pour ton test.

Laissant lentement ses lèvres frôler l’oreille de Kaede lors de ce court moment d’instruction délicate, il poursuivit sans se faire attendre.

-Après tout, peut-être suis-je diabétique et que je ne supporte pas le sucre. Sinon, je suis peut-être diabétique, car j’ai consommé trop de sucre par le passé et que j’en suis toxicomane.

Ramenant son visage pour lui faire face, Raizen plongeait ses yeux de couleur miel dans les siens tout en admirant le visage innocent de celle-ci.

-Et si c’est le cas, je pourrais très bien te dire que j’en veux plus et mettre la faute sur une dépendance.

Lui offrant un clin d’œil digne de celui qu’elle lui avait aussi offert, Raizen poursuivait.

-Alors, si j’en veux plus, qui sait ? Peut-être que oui, peut-être que non. Alors, dis-moi Kaede, qu’est qu’on est supposé faire en cas d’indécision ?

Lui offrant un rictus totalement provocateur, Raizen venait totalement de la piéger. Allait-elle trouver une faille à cette logique ? Qui sait ? Or, il venait de battre les cartes d’une autre manière en optant pour une stratégie plus ou moins fourbe. Tout cela dans le but de ne pas répondre directement à la question, pas quand elle venait de lui enlever sa carte favorite, soit celle de la curiosité.

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Lun 16 Avr 2018 - 17:28
Elle ne pouvait que rire à son approche pour le moins tout aussi particulière que la sienne. Son visage était prêt du sien tandis qu’il venait lui chuchoté à l’oreille ce qu’il avait à lui apprendre. Elle n’était donc pas la seule à se jouer de la proximité qu’elle pouvait avoir avec autrui et cette idée l’amusait. Dès lors le visage de l’homme revint devant le sien, elle ne put qu’arquer un sourcil tout en lui adressant un sourire en coin, ses épaules toujours secouées de ce rire qu’elle peinait à calmer.

Les réactions de la demoiselle pouvait être surprenantes alors qu’un instant, elle faisait preuve d’un certain sérieux alors qu’elle lui faisait quelques propositions tendancieuses et puis, l’instant d’après, elle se retrouvait à rire, encore et encore, sans qu’elle ne puisse y faire quoique ce soit. Elle était dans ce second instant, venant porter une main devant ses lèvres tout en essayant de réfléchir un minimum à la dernière question lui ayant été adressée, et ce, quand bien même connaissait-elle déjà la réponse. Ou, tout du moins, elle savait exactement ce qu’elle, elle ferait, dans le cas échéant.

- T’es marrant toi.

Seuls mots qui parvinrent à s’échapper de ses lèvres alors qu’elle rigolait encore, son large sourire pouvant être contagieux. De quoi se marrait-elle ? De tout et n’importe quoi, pour tout dire. De cette situation, de ce baiser échangé et de la façon qu’il avait de revenir à la charge, venant provoquer sa petite personne de son visage près du sien et de son souffle contre sa peau, avec quelques mots bien choisis.

Elle aurait été différente que peut-être aurait-elle réagi différemment. Cependant, elle restait elle-même, cette agréable jeune femme au cruel manque de sérieux qui s’avançait constamment sur cette ligne grise qu’elle exploitait avant de perdre sa contenance pour éclater d’un rire franc et cristallin.

- Mais c’est là qu’tu t’trompes. Parce qu’t’vois, il y vrai qu’j’aurais pu tenter d’collecter des information sur toi. Or, ça, c’est dans l’optique qu’les conséquences d’mes actes m’intéressent un minimum. Mais j’vais t’confier un secret.

Joueuse, comme à son habitude, ce fut à son tour de se rapprocher, ancrant son regard dans le sien, ce sourire en coin toujours sur ses lèvres, venant jumeler l’innocence de ses traits au ton un peu plus sulfureux qu’elle venait d’employer.

- Si j’réfléchissais aux conséquences d’ce que j’fais, j’serais certainement pas ici aujourd’hui.

Laissant planer le mystère sur ce qu’elle voulait dire, elle ne fit que lui adresser un sourire en s’éloignant légèrement, se tenant cependant toujours devant lui. Si vraiment, elle s’était souciée des conséquences de ses actions, elle n’aurait sûrement jamais rejoint le Soshikidan. Peut-être même aurait-elle pu le convaincre lui de rester à ses côtés. Ou alors il y serait tout de même allé mais aurait survécu, ne serait-ce que parce qu’il n’aurait pas eu à veiller sur elle.

- Alors bon, qu’ça t’insupportes ou, qu’au contraire, qu’t’en sois dépendant… C’sont des choses possibles, hein. J’ai envie d’dire, tant qu’y’a personne qu’y’en meurt, c’devrait pas être trop mal, non ?

Un ton léger alors qu’elle avait pourtant eu à vivre une situation similaire. Des conséquences qu’elle avait ignoré suivit d’un moment d’inattention. Voilà tout ce qu’il lui avait fallu pour que sa vie prenne un tournant complètement différent de tout ce qu’elle aurait pu s’être imaginer, où sa belle histoire d’amour était devenue digne des plus grandes tragédies littéraires.

- Sinon, tu m’demandais c’que j’faisais en cas d’indécision ?

Rigolant encore un peu, elle sortit une pièce de son sac qu’elle lui lança.

- J’laisse le hasard décider.

Beaucoup de sa vie dépendait du hasard et de là où ses pas la menaient. Elle se laissait porter par les aléas de cette dernière, ayant compris, de toute façon, que peu importe ce qu’elle faisait, il était difficile que d’en changer le cours. Et puis, elle était dotée d’une capacité d’adaptation assez impressionnante alors qu’elle ne se laissait que très rarement déstabilisée. Elle voyait et réagissait dépendamment de ce qui lui tombait dessus, tout simplement.
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Mar 17 Avr 2018 - 1:19



Un éclair de joie traversa le visage du Meikyû qui était de plus en plus fasciné par ce style de vie complètement différent de ce dont il était accoutumé. S’il y avait bien une chose dont il pouvait être certain, c’était cette capacité qu’elle avait à constamment être intéressante et attiser l’attention. Si on veut, c’était une qualité qui pouvait très bien jouer en sa faveur tout comme le contraire. Après tout, Raizen était un être naturellement curieux. Or, peu de gens étaient en mesure d’attirer sa curiosité pendant une période plus ou moins longue. Si on veut, c’était une belle représentation de la qualité de la personne à qui il avait affaire. Elle savait taquiner, piquer sa curiosité et prendre le tout à l’aide d’un esprit joueur, des facettes d’une personnalité joueuse auxquels il pouvait aisément y trouver un certain point d’entente et de communication.

Le hasard n’étant pas quelque chose lui faisant peur, il lui arrivait de laisser ce phénomène dicter ses moindres décisions et relations. Ainsi, Raizen s’amusait très souvent à laisser l’inconnu décider du sort qui lui était réservé. Ainsi, Raizen était curieux de voir ce que le destin ou du moins, les probabilités favoriseraient. Y allant pour un principe assez simplet, il décida de la règle suivante : pile serait une absence de baiser et face serait un baiser. Ainsi, le tout suivait une logique simple.

Regardant la pièce tourner dans les airs, il ne délaissait aucunement son regard des iris de Kaede alors qu’il s’amusait à les froncer. Il était curieux de savoir ce qu’elle voulait dire lorsqu’elle faisait mention que la réflexion aux conséquences l’aurait probablement tué il y a de cela longtemps. Après tout, ce n’était pas forcément le genre de choses qui étaient aisées à dire. Généralement, les gens auraient plutôt tendance à s’adresser avec un processus mental totalement inverse. Généralement, la logique sauvait les gens et non l’inverse. Or, c’est justement cette absence de raison et de cohérence qu’il appréciait chez elle. Si on veut, elle défiait ce par quoi nombreux vivaient, brisant ainsi les normes pour devenir sa propre singularité dans un univers ou tout simplement désespérément vouloir être lié.

Sur ce bref moment, Raizen attrapa la pièce en plein vol et décida de la faire tomber sur sa main. Avant de dévoiler le résultat, il prononça les règles.

-Pile, rien, face, on rejette la faute sur une dépendance.

Tombant ainsi sur la face pile de la pièce, rien ne devait se passer. Affichant ainsi un sourire inquisiteur, il aurait très bien pu s’en tirer grâce au hasard, mais il se devait de se courber devant cette malchance que lui avait offerte la chance. Un vrai paradoxe.

-Bon, et si je décide de plaider coupable et d’avouer de mon plein gré que je désire en découvrir davantage, accepteras-tu de me dire pourquoi tu serais morte il y a de cela longtemps ?

Même dans la défaite, Raizen était du genre à y aller le tout pour le tout. Ainsi, qu’il bluffe ou pas, il y allait all-in, ne laissant jamais la chance dominer totalement un jeu quelconque. Ce n’était pas agréable sinon. Il y avait beaucoup plus d’intérêt dans l’incertitude et la réflexion sans réponse qu’en de simples probabilités. C’est donc ainsi que Raizen tentait de brasser les cartes pour favoriser sa personnalité joueuse et mystérieuse, car lui aussi préférait ne pas laisser les normes dicter sa manière d’être. 

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Jeu 19 Avr 2018 - 19:37
Son regard suivit la pièce qui s’envolait, surprise qu’il ait suivi son conseil. Si elle pouvait réellement l’appeler ainsi. L’Aburame était dotée d’une inconscience qui, pourtant, semblait parfaitement planifiée. Autrement dit, elle semblait volontairement inconsciente des dangers que pouvaient représenter la vie et l’inconnue. Ce qui n’était pas faux. Elle s’était décidée de vivre sa vie, comme si chaque jour était le dernier, laissant cette dernière dicter ce qu’elle faisait et ce qu’elle deviendrait. Elle ne pouvait plus que se reposer sur ça, après tout, et donc, elle avait abandonné l’idée que de tenter de diriger le tout.

Si beaucoup aimaient se complaire dans l’idée qu’ils étaient maîtres de leur propre destinée, pour sa part, elle était convaincue qu’elle était simplement maîtresse de comment pouvait-elle réagir et percevoir ce qu’il lui arrivait. Après tout, les choses allaient arriver, d’une façon comme d’une autre, qu’elle en repousse l’échéance ou pas. Alors, plutôt que de se retrouver simple victime des aléas de la vie, elle préférait leur ouvrir les bras et les attendre avec impatience. La vie ne l’attendait pas pour se poursuivre et elle n’avait d’autres choix que de s’adapter à cette dernière, et non pas l’inverse. Quelque chose que peu semblaient comprendre et ce que beaucoup lui reprochaient. Or, elle vivait très bien ainsi. Les événements allaient arrivé et la vie poursuivrait son cours, avec ou sans elle. Elle ne pouvait donc que suivre la vague et, lorsque tout lui semblait beaucoup trop désespérant, changer l’angle de vue qu’elle avait sur une situation.

La question lui étant adressée lui attira un sourire en coin, ce dernier plus mystérieux que les précédents. Une lueur particulière venait éclairer ce regard qui rencontrait celui ambré de son interlocuteur.

- Non.

Une réponse claire et efficace alors qu’elle ne se départissait pas de son sourire. Son rire fut cependant absent, signifiant qu’elle ne plaisantait pas. Qu’il rejette la faute sur ce qu’il voudrait bien, elle ne répondrait pas à sa question, pas plus lui permettrait-elle d’en savoir plus. Non pas qu’elle ne souhaitait pas satisfaire sa curiosité, après tout, elle avait elle-même signifié qu’elle serait toujours partante. Ou presque.

- Pile, rien. C’est c’que tu as décidé. C’est c’que l’hasard t’a donné.

Se devait-elle d’exposer son point de vue, sa façon de penser, ou comprendrait-il de lui-même pourquoi ne souhaitait-elle pas poursuivre ? S’il s’agissait d’une idée de le taquiner, ne serait-ce qu’un minimum, pour celle ayant toujours, depuis des années, laissé le hasard dicter sa vie, ce n’était que lorsqu’elle s’y était opposée qu’elle s’était retrouvée avec des conséquences parfois plus dramatiques.

- Et puis, tu as dit un truc qui t’a trahi. Tu as avoué, d’ton plein gré, qu’tu veux en savoir davantage…

Ancrant son regard dans le sien, elle ne pouvait que sourire doucement à cette provocation qu’elle laissait traîner, lui laissant ainsi tout le loisir de comprendre en parti qui pouvait-elle bien être et à qui avait-il affaire à l’heure actuelle.

- C’est un avantage non négligeable pour moi. Une carte qu’j’peux pas juste brûler comme ça.

Autrement dit, elle se savait intéressante et elle savait qu’elle avait attisé sa curiosité. Mieux encore, il semblait prêt à sacrifier beaucoup, et ce, pour satisfaire sa curiosité. De ce fait, elle ne pouvait laisser cette chance passée, peu importe ce que cela signifiait. Sous ses apparences naïves tendant vers l’innocence, cette dernière parfois brisée de quelques commentaires bien choisis baignant dans les sous-entendus, elle possédait un esprit vif que beaucoup négligeaient. Elle qui manquait cruellement de sérieux savait pourtant se saisir des informations pertinentes, laissées ici et là.

Elle se redressa finalement, bien qu’elle n’était au final pas bien grande, même debout.

- J’m’en voudrais d’causer une dépendance. Du coup… J’vais t’laisser d’concentrer sur comment dominer les gens.

Elle ne semblait cependant pas avoir fini tandis qu’elle s’étirait, restée assise trop longtemps était quelque chose qu’elle n’appréciait pas spécialement. Quelqu’un d’active et d’énergique, elle avait besoin de bouger. Beaucoup.

- J’me d’mande si ça parle des gens au caractère plus… Singulier.

Parlait-elle d’elle ? Assurément. Elle le savait, depuis le temps, que sa présence pouvait avoir quelque chose de déstabilisant chez plusieurs.
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Ven 20 Avr 2018 - 4:21

Souriant doucement, Raizen réalisait à quel point Kaede était plus intéressante que prévu. Même si elle était joueuse et intrigante, elle savait faire preuve d’autorité sans pour autant perdre ses qualités précédentes. C’était tout un art, sachant que les deux semblaient définitivement aller dans des directions opposées. Malgré tout, celle-ci semblait réaliser le tout avec brio, alternant ainsi aisément entre taquinerie et imposition. Après tout, son non avait été sec, franc et direct. N’ayant même pas une seule once d’hésitation, Raizen ne put s’empêcher de froncer légèrement les sourcils alors qu’un sourire trônait sur son visage pour la suite.

Elle avait en grande partie raison. De la manière dont il avait prononcé sa dernière phrase, tout portait à croire qu’il était déjà intéressé par celle-ci et qu’elle l’avait dans son sac. Or, c’était dans ce genre de moment que Raizen était le meilleur. Là où quelqu’un pensait tout à voir, c’était à ce moment précis qu’il arrivait et brisait la bulle illusoire dans laquelle ils baignaient.

-Je n’ai aucune raison de t’en vouloir pour une dépendance quelconque. Après tout, c’était peut-être juste une question rhétorique, qui sait.

Lui faisant un clin d’œil, Raizen lui envoyait indirectement le message qu’elle ne le saurait probablement jamais et qu’il savait aussi qu’elle était une personne de nature curieuse. Après tout, il ne pouvait être le seul à exposer ouvertement ses points faibles aux autres. En plus, elle avait commis une erreur en faisant de nouveau référence au livre tout en mentionnant un exemple. C’était comme dire : l’ami d’un ami m’a demandé de te demander. En bref, c’était un prétexte pour poser une question pour un autre, geste aussi subtil que sa précédente réponse. Le faisait-elle exprès ? Qui sait, or, c’était justement ce qu’il préférait chez elle, son imprévisibilité.

-Tu connais quelqu’un au caractère plus singulier ?

Penchant légèrement la tête sur le côté pour faire mine d’être curieux et inconscient de qui elle faisait référence, intérieurement, Raizen attendait patiemment la réaction de celle-ci.

-Mais bon, si jamais je pense bien qu’il y a quelque chose sur ce type de gens.

Faisant mine de réfléchir longuement, Raizen connaissait toutes les parcelles qu’il avait lues avec beaucoup d’aisance. De nature à retenir rapidement l’information, il n’avait aucun temps à perdre dans la relecture de quelque chose sur lequel il était déjà passé.

-Ah oui, ça dit qu’il faut savoir les surprendre en n’ayant pas peur de...

S’approchant d’un seul coup pour lui faire face, son visage était un peu plus proche de celui de celle-ci. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, son ton s’enveloppait d’une douceur bienfaisante, mais trop bien orchestrée pour être innocente

-de les surprendre voire même les battre dans leur singularité ou à leur propre jeu.

Lui offrant un bref sourire, il reprit sa position initiale alors que son ton redevint normal.

-Mais bon, ce n’est qu’une carte à jouer parmi tant d’autres, mais malheureusement, je ne peux les utiliser que sur les gens aux caractères singuliers...

Haussant les épaules, Raizen faisait mine de ne pas comprendre alors qu’il voulait simplement ramener le balancier en sa faveur.

-J’aurais bien aimé tester cela tient.

Pointant une page du livre que lui seul pouvait voir, il referma le bouquin .

-Ça devra attendre hein

Haussant les épaules, il riait intérieurement à cette taquinerie.

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Sam 21 Avr 2018 - 3:09
Malgré tout ce que tous pouvaient penser d’elle, la jeune demoiselle n’était ni dupe, ni naïve. Un esprit vif que ce n’était pas tous qui remarquaient aux premiers abords. Et pourtant, cela pouvait sembler évident alors qu’elle possédait une bonne répartie et ne se gênait pas pour renchérir. Au final, elle se contenta de sourire doucement alors qu’il se voulait sûrement un peu plus provocateur, ne réagissant même pas alors qu’il s’était rapproché d’elle. Que cherchait-il à faire ? La déstabiliser ?

C’était bien mal connaître son adversaire.

S’étant levée, elle vint cependant s’accroupir devant lui, son regard rencontrant le sien. En aucun cas avait-elle semblé perturbé par lui, que ce soit ses gestes ou encore ses paroles. Ce fut un regard plus doux qu’elle posait sur lui, presque réconfortant, comme si elle le plaignait. Avait-il fait quelque chose de particulier ? Non, pas tout à fait. Il semblait seulement assumer connaître qui était-elle alors que, de toute évidence, il y avait encore quelques détails qu’il négligeait.

- Les surprendre ? C’pas si mal, comme idée.

Il était évident qu’elle n’avait pas fini, son ton de voix semblant plus préparer le terrain à ce qui allait suivre, s’assurant aussi qu’il n’en perde pas un morceau. Sa main se leva pour venir caresser sa joue, son sourire en coin toujours présent sur ses lèvres.

- Par contre, t’sembles oublier un détail… Encore une fois. C’moi ou t’manques de vigilance ?

Elle se moquait bien évidemment, venant piquer la fierté de l’homme d’un commentaire qui ne semblait pourtant mener nul part pour l’instant.

- Pour surprendre quelqu’un, faut d’jà qu’cette personne ait des attentes.

Un clin d’oeil suivit ses paroles, venant ainsi lui déclarer que, pour sa part, elle n’attendait jamais rien,peu importe de qui. Même de la vie. Elle vivait cette dernière au jour le jour sans attente ni même envie particulière. Se laissant ainsi peu souvent surprendre, elle ne faisait que suivre les aléas de la vie et s’adapter lorsque la situation le demandait. Conciliante et surtout résiliente, il y avait peu de choses capables de réellement venir la déstabiliser et secouer son positivisme habituel.

Son regard se vit légèrement plus inquisiteur tandis que son sourire devint plus amusé, tandis qu’elle haussait les épaules alors qu’il lui disait qu’il aurait bien aimé tester. Se repliait-il suite à son refus ayant presque semblé catégorique.

- T’sais, si vraiment t’voulais quelque chose, t’avais qu’à pas d’mander l’avis du hasard. La joie d’vivre c’est d’être libre d’faire c’que tu veux.

Pour souligner ses propos, sa main toujours contre sa joue, elle se pencha vers lui pour venir lui voler à nouveau un baiser, d’une certaine délicatesse se mêlant à un côté taquin de sa personne. Désarçonner les autres était quelque chose qu’elle appréciait tout particulièrement. Les gens semblaient avoir une certaine difficulté avec l’imprévisibilité dont elle savait faire preuve. Se détachant de ses lèvres, elle garda son visage près de lui, venant croiser son regard du sien.

- Mais bon, faudrait d’jà qu’tu trouves cette personne singulière.

Jouant le jeu qu’il avait instauré, elle ne s’identifia pas comme tel malgré que tous deux la savaient parfaitement concernée.

- Donc j'imagine qu'ouaip, ça d'vra attendre.

S'éloignant finalement, elle lui adressa un large sourire innocent qui, elle l'espérait, saurait faire son effet.

- J'te r'contact pour un deuxième rendez-vous ?

Parce qu'elle savait qu'il serait tenté à l'idée de parvenir à la comprendre, ne serait-ce qu'un minimum.
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Sam 21 Avr 2018 - 4:37


Pour une des rares fois, Raizen avait l’impression de ne pas mener la danse et cette sensation résonnait avec sa curiosité d’apprendre et de découvrir des sensations et émotions nouvelles. Regardant celle-ci, elle amena sans soucis le fait qu’il n’était pas du tout vigilant. Or, jamais il n’aurait cru qu’elle mentionnerait cette faille avant d’y insérer des paroles aussi sanglantes que celle qu’elle avait prononcée.

Affichant un sourire dévoilant tout son intérêt, il se mordit la lèvre pour laisser passer la brulure passagère qu’il ressentait. Appréciant cette douce sensation perturbante, elle vint de nouveau mélanger toutes les cartes et perturber tout ce qu’elle venait de créer en lui volant de nouveau un baiser. Étrangement, cette fois-ci, le fait de ne pas le voir venir ne fit que confirmer ce que Kaede avait amené à son attention : il était insouciant. Ce signe pertinent de spontanéité fut toutefois fort agréable pour Raizen qui savoura temporairement cette douceur entrainante.

Alors que leurs lèvres se détachaient, un léger sourire s’affichait sur son visage alors qu’il se savait captif de son attention. Elle avait vraiment bien joué ses cartes. Du moins, elle les avait joués suffisamment bien pour remporter cette première manche et voler non seulement un premier, mais aussi un second rendez-vous. Il lui devait bien, après tout, ce n’était pas chaque jour qu’une personne arrivait à prendre le dessus sur Raizen.

-Mhmm, je suppose que je vais devoir passer quelques entrevues pour trouver cette personne singulière, donc, je pense bien que je pourrais trouver du temps pour un deuxième rendez-vous.

Par contre, même si Raizen aimait l’initiative dont elle faisait preuve, il ne comptait pas la laisser dicter tous leurs échanges. C’était le temps de faire preuve de plus d’attention et de s’assurer de ne pas se laisser entrainer dans un cercle aussi vicieux que vertueux. Après tout, quelqu’un de trop facile n’était pas intéressant.

-Par contre, je n’ai que des disponibilités la semaine prochaine à environ la même heure, donc si jamais tu acceptes la convocation, sache que le second rendez-vous sera planifié par mes soins.

Marquant une brève pause pour rebondir promptement sur sa phrase en ayant laissé suffisamment le suspense planer, il se leva , la regardant du haut de son mètre 91 avant de marteler quelques mots.

-Tout ce que je te demande, c’est de venir préparé... à toi de voir comment...

Lui faisant un clin d’œil, Raizen la défiait indirectement, sachant que toutes les cartes serait entre ses mains. Tentant ainsi de renverser la balance il précisa :

-Oh et Kaede...

Se rapprochant pour venir lentement amener sa joue proche de la sienne, il lui vola un nouveau baiser, cette fois-ci initié par sa propre personne. Ce n’était pas totalement son genre, mais pourtant, il se demandait quelle était la sensation d’initier un geste aussi spontané. Ainsi, son acte fut teinté d’une douceur subtile qui s’amplifiait tranquillement avant qu’il relâche le baiser au moment où le tout devenait intéressant.

-J’espère que tu feras aussi preuve de vigilance.

Lui offrant un sourire mi-taquin mi-sérieux, il la regardait avec un air de défi suffisamment intéressant pour qu’elle sache qu’il n’avait pas dit son dernier mot. Qu’il soit réellement intéressé ou pas, Raizen appréciait simplement le fait qu’elle était légère au point d’avoir pimenté sa journée.

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Sam 21 Avr 2018 - 18:04
Décidément, Kumo savait offrir quelques rencontres intéressantes. L’homme devant elle en faisait bel et bien parti. Ce dernier s’étant aussi levé, la demoiselle n’eut d’autres choix que de lever la tête pour le suivre du regard, inclinant ainsi sa tête vers l’arrière. Il était plus grand qu’elle, de beaucoup même, alors que sa tête lui arrivait à peine à la hauteur de son torse. Cette idée la fit rigoler tandis qu’elle l’écoutait avec attention.

Il souhaitait donc que le prochain rendez-vous soit selon ses conditions ? Il aurait alors le malheur que d’être terriblement déçu. Non pas qu’elle cherchait à imposer sa façon de faire et de voir les choses. Aucunement. Ce n’était pas son genre, absolument pas. Après tout, elle était celle qui laissait les choses allées, qui ne faisait qu’attendre patiemment que la vie lui tombe dessus comme elle aimait bien le dire. De ce fait, elle ne se voyait pas imposer aux autres ses règles et ses conditions. Ce qui était assez paradoxale lorsque l’on voyait comment imposait-elle sa personne dans la vie de ces derniers. Mais ça, c’était un tout autre sujet. Il s’agissait tout simplement qu’il parlait de quelque chose de bien inconnu pour la demoiselle. Ou, tout du moins, quelque chose qu’elle n’appliquait pas dans sa vie.

Le laissant poursuivre sans l’interrompre, elle était curieuse de le voir ainsi s’approcher d’elle. Et puis, pour une fois était-elle silencieuse plus de quelques secondes, il devrait sûrement profiter du moment. Avait-elle prévu le baiser qu’il vint poser sur ses lèvres ? Non. En était-elle surprise ? Non plus. Après tout, autant n’attendait-elle jamais rien, de rien ni personne, autant ne se projetait-elle pas non plus. Il ne servait à rien que de réfléchir à ce que l’autre pouvait bien faire ou penser. Elle aurait tout le loisir de l’observer lorsque cette personne se déciderait de l’exprimer. Elle ne s’embarrassait pas de prise de tête dans le genre.

Finalement, ce fut un éclat de rire qui se fit entendre venant d’elle, ses épaules secoués de ce qui semblait être un nouveau fou rire. Il était marrant, réellement. Portant une main à ses lèvres, elle tenta à nouveau, comme un peu plus tôt, de venir calmer ce dernier, ayant tout de même quelques petites choses à clarifier avec celui qui risquait d’être déçu.

- T’parles comme si j’étais du genre à faire des plans.

Rigolant toujours, son regard n’en était pas moins sérieux alors qu’elle l’avait relevé pour s’assurer de le plonger dans le sien, lui faisant ainsi réaliser à quel point pouvait-elle se montrer déstabilisante. Dans sa façon d’être, dans sa façon d’agir, tout semblait être dicter d’une certaine logique qui, pourtant, n’était pas évidente pour tous.

- C’marrant. On dirait qu’à chaque fois t’penses comprendre quelque chose, tu t’trompes.

Ou pas. Il avait réussi à cerner certaines facettes de sa personne. Cependant, de ce qu’il lui disait, de ce rendez-vous qu’il semblait vouloir planifier, elle réalisait sans peine qu’il ne semblait pas avoir réussi à comprendre l’essence même de sa personne.

- J’pense qu’j’vais t’amener un livre, la prochaine fois. Comment observer les gens. J’pense ça pourrait p’t’être t’être utile. J’l’ai pas lu, mais paraît qu’y’a un chapitre sur les gens singuliers.

Un clin d’oeil, encore, soulignant ses propos, une énième provocation accompagnée de son éternel sourire innocent dont elle se jouait en maître. Le tout alors qu’elle avait refusé ce rendez-vous de sa part, de ces conditions qu’il avait souhaité instaurer. Elle ne viendrait pas à sa rencontre parce qu’ils l’avaient planifier. Non. Elle n’était pas ainsi. Vivant au jour le jour, elle y allait au gré de ses envies et de ce qui lui effleurait l’esprit. De ce fait, elle préférait apprécier sa présence à sa juste valeur, et donc, de ne pas se l’imposer lors d’une journée où elle se réveillerait avec l’envie de faire tout sauf voir quelqu’un.

Égoïste ? Peut-être bien un peu. Aussi attentive et présente pour les autres pouvait-elle être, il y avait des choses qu’elle se refusait de faire. Comme s’imposer des choses qu’elle ne voulait pas. Sauf lors de très rares occasions. Or, voilà, Raizen méritait qu’elle soit disposer à passer du temps à sa compagnie et elle lui tomberait tout simplement dessus lorsque cette journée viendrait.

- Et t’inquiète.

Relevant son dernier commentaire, elle vint lui adresser un sourire confiant tandis que son regard était assuré.

- J’vais m’assurer d’être tout sauf vigilante.

Bien digne d’elle-même, de cette philosophie qu’elle avait à moitié partager au cours de cette discussion particulièrement intéressante, elle s’inclina, plus moqueuse que sérieuse, avant de lui envoyer un geste de la main, soufflant un baiser dans sa direction et repartant d’où elle était venue, ses pas légers la menant elle ne savait trop où encore.

Si elle aurait pu s’attarder plus longtemps, à quelque part, elle appréciait le quitter alors qu’il n’aurait que ça à faire : tourner en boucle dans son esprit tout ce qu’elle lui avait partager, de cette logique qu’elle semblait posséder mais dont elle était la seule à comprendre.
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Sam 21 Avr 2018 - 19:05

Souriant, Raizen observait Kaede qui du haut de son mètre 50 lui donnait une leçon d’humilité qu’il n’était pas prêt d’oublier. Pensant connaître les gens, il se trompait en partie, se heurtant ainsi à un mur dès sa première tentative de reprise de contrôle. Ainsi, il comprenait quelle erreur qu’il avait faite ! À force de constamment être en situation de contrôle et de défensive avec Asami, il avait indirectement imposé cette réalité à autrui, chose qui lui avait joué des tours. Après tout, s’il avait réussi à capter sa curiosité, Raizen avait oublié une chose primordiale, de laisser autrui lui apprendre constamment ce qu’il y avait à apprendre.

Était-ce un mélange d’orgueil ou simplement une décision maladroite ? La réponse était probablement un mélange des deux éléments mentionnés. Malgré tout, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il avait tenté de faire pousser le balancier dans une direction plus qu’une autre, ce qui avait fini par le mettre en mauvaise posture.

Comme si ce n’était pas assez, Kaede en ajouta pour finalement lui dire qu’elle ferait tout sauf ce qu’il lui avait recommandé de faire. En quelque sorte, elle venait de lui rappeler son propre code d’honneur : déconstruire pour mieux reconstruire. Or, contrairement à lui, Kaede ne s’occupait pas du tout de ce qu’elle reconstruisait. Au contraire, elle se contentait d’avancer. Le simple fait de savoir qu’elle allait là où le vent la dirigeait était son mot d’ordre, ce qu’elle suivait des pieds à la lettre.

Flirtant avec un sourire, Raizen la regardait partir alors qu’elle venait de lui souffler un délicat baiser pouvant même être interprété comme une manière finale de lui déclarer son indépendance.

Pour une fois, Raizen venait d’essuyer un échec suffisamment lourd pour qu’il puisse en rire seul et s’asseoir au sol. S’allongeant pour regarder le ciel, il laissait le vent baiser ses cheveux d’une brise agréable. Pour une raison inconnue, le vent soufflait dans des directions totalement opposées, contradictoires et imprévisibles, un peu comme Kaede. Or, au lieu de deviner d’où le vent allait-il venir, Raizen se laissait bercer par celui-ci profitant du moment et des apprentissages à venir.

Intérieurement, il ne le réalisait probablement pas, mais cette rencontre risquait d’avoir un impact important sur sa personne et sa manière de voir les choses. Si Raizen aimait tout analyser pour pouvoir déconstruire afin de mieux reconstruire, il comprenait maintenant qu’il y avait la présence d’une variable qu’il ne pouvait contrôler : l’imprévisibilité. Dans une formule mathématique, si certaines variables et leurs pondérations étaient connues, l’inconnu restait et demeurait un symbole qu’il ne pouvait que qualifier à l’état brut. Étant ainsi incapable de l’isoler, Raizen risquerait probablement d’apprendre sa pertinence au cours des prochains jours, semaines et mois. Après tout, parfois, il fallait juste y aller au gré du vent, se laisser bercer par l’intuition, l’instinct ou simplement l’envie.

C’était plus facile à dire qu’à faire. Malgré tout, c’était une piste intéressante pour quelqu’un qui avait passé trop de temps dernièrement à se confiner dans des stratégies et des raisonnements qui étaient contre-intuitifs. Après tout, il était connu que les éclairs de génie venaient aux moments les moins attendus. Certes, les liens préalablement effectués aidaient à avoir cet éclair de génie. Or, c’était parfois en voyant certaines applications hasardeuses que certains liens se faisaient. Ainsi, Raizen devait trouver un juste équilibre et sortir du gouffre contrôlant dans lequel il était. Après tout, il était impossible de tout contrôler et vouloir le faire ne résulterait qu’en une perte pour tous les partis prenants. Si le stratège fou savait le faire, jusqu’à ce que cette facette dormante se réveille chez lui, il devait apprendre à faire ce que faisait le stratège fou.

-Just go with the flow uh...haha

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L'important, c'est de participer [Ft. Meikyû Raizen]

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