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Comme un air de famille [Ft. Aburame Shizen]


Dim 25 Mar 2018 - 21:14
- L’complexe scientifique… Juste l’nom m’ennuie déjà.

Allongée sur son lit, les bras étendus de chaque côté de son corps, la demoiselle fixait le plafond, semblant peu décidée à se lever. Voilà quelques temps qu’elle était arrivée au village caché des nuages, cherchant à venir y refaire sa vie en tant qu’Aburame qui pourrait être fière de ce nom qu’elle portait. Elle venait tout juste de rejoindre les rangs des kumojins, portant désormais le titre de genin ainsi qu’un bandeau qui trônait à l’heure actuelle sur sa commode, la lueur de la lumière de la pièce se reflétant sur la pièce de métal s’y trouvant, l’emblème du village y étant gravé. Jamais elle aurait cru un jour posséder telle chose. Originaire du pays du feu, elle n’avait jamais envisagé quitter ce dernier. Or, un concours de circonstances l’avait poussé à fuir, pour les temps à venir, tout ce qu’elle avait toujours connue. Quant à l’ironie de la situation… Elle préférait ne pas s’attarder sur celle-ci.

Il y avait cependant une raison pour laquelle elle avait opté pour le village caché du pays de la foudre. En quittant son clan, après y avoir fait un bref arrêt d’à peine une journée, il lui avait été recommandé que de s’y rendre. Avec un peu de chance, elle saurait y trouver un allié, qu’elle ne se sente pas trop seule ni même dépaysée. Lorsqu’elle avait su en savoir plus sur le sujet, elle se retrouva confrontée à l’inconnu tandis que même eux ne pouvaient confirmer avec exactitude que celui dont ils faisaient mention s’y trouvait toujours. Cela faisait des années qu’il avait quitté le clan en quête d’autre chose. En remontant plus loin dans ses souvenirs, elle se rappelait peut-être du départ de l’un des siens, quelques années plus tôt, bien qu’au final, elle n’ait jamais réellement connu l’homme en question. Ce serait peut-être alors là l’occasion que de remédier à ça, alors qu’elle avait eu la confirmation qu’il y avait bel et bien un Aburame au sein du village, et ce, depuis plusieurs années. Même que, si elle se fiait à ce qu’elle avait réussi à entendre et comprendre, il faisait parti des hauts gradés, un homme aux nombreuses responsabilités.

Elle avait donc remis à plus tard, toujours plus tard, la journée où elle se déciderait à aller à sa rencontre. Ce n’était pas qu’elle était particulièrement timide ni même gênée que de se retrouver face à lui. Elle n’était simplement pas certaine s’il s’agissait d’une bonne idée. Après tout, elle ne connaissait pas les raisons exactes qui l’avait poussé à quitter le pays. Peut-être était-ce le clan qu’il avait cherché à fuir ? Elle ne saurait dire.

- Bon aller ! Tu t’motives, tu bouges ton cul et tu y vas. T’as quoi à perdre, de toute ? Elle s’était redressée, son regard rencontrant son reflet dans le miroir accroché au mur, face à son lit. Au pire, t’as l’air idiote, ça t’changerait pas d’tes habitudes.

Voilà qu’elle se motivait elle-même quant à sortir de chez elle pour prendre la direction du complexe scientifique. On lui avait dit qu’il était directeur de l’établissement et qu’elle aurait ainsi bien des chances que de le trouver là-bas. Sur ces belles paroles dédiées seulement à elle-même, elle quitta l’appartement où elle vivait désormais avant d’attraper une carte du village et son sac qu’elle jeta négligemment sur son épaule, elle prit la direction dudit complexe scientifique, un endroit où elle n’aurait sûrement jamais mis les pieds volontairement.

Désormais dans le bâtiment, elle se devait d’admettre être un peu larguée. Seule au milieu de la grande salle qui devait être la réception, plusieurs personnes passaient devant elle sans même lui accorder un seul regard. Hésitante, elle en vint à intercepter l’une des personnes pour s'enquérir quant à savoir où elle pourrait trouver le bureau du directeur de l’endroit, un certain Aburame Shizen. Quelques instructions lui furent données avant que celle qu’elle avait arrêté soit forcée que de l’abandonner, ayant autre chose à faire que de l’accompagner. La remerciant poliment, elle suivit les instructions, montant ainsi aux étages supérieurs jusqu’à finalement atteindre la porte derrière laquelle l’homme devait normalement se trouver.

Si son premier réflexe aurait été que de simplement l’ouvrir sans faire preuve d’aucune gêne, elle préférait tout de même ne pas faire top mauvaise impression, et ce, quand bien même savait-elle qu’elle ne pourrait réfréner sa véritable personnalité bien longtemps. Toquant quelques coups, une voix l’invita à l’intérieur.

- Yo ! qu’elle lança d’un ton enthousiaste tandis qu’elle ouvrait la porte. Tu dois être Aburame Shizen, non ? Son regard s’était porté sur l’homme derrière le bureau. Si c’est pas l’cas, dis-le moi tout d’suite, que j’sache si j’suis à la bonne place ou pas.

Un jour elle apprendrait à se montrer plus polie tandis qu’à l’heure actuelle, elle le tutoyait sans que cela ne semble la choquer. Il était son aîné et certainement un supérieur au sein du village, étant plus gradé qu’elle, et pourtant, elle passait outre ces quelques détails pour une introduction pour le moins assez singulière.

- J’ai hésité un moment, avant d’venir ici. J’étais pas certaine de c’que ça changerait, en vrai, qu’j’vienne te voir ou pas. Même que j’savais pas trop quoi t’dire. Bon, j’sais pas plus quoi dire là, maintenant, mais bon, j’suis pas trop mal, pour improvisée. Elle était nerveuse. Si ce n’était peut-être pas évident d’un seul coup d’oeil sur sa personne, elle-même le savait que trop bien qu’elle l’était de par la quantité folle de mots qui s’échappaient de ses lèvres beaucoup trop rapidement. Tu comprends sûrement pas c’que j’veux d’dire, après tout, on s’connait pas, pas vraiment du moins. Elle tournait encore autour du pot. Mais j’me présente, Aburame Kaede.

Bon, ça ne s’était pas trop mal passé, non ?
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Lun 26 Mar 2018 - 22:38
Quelqu'un frappait à la porte. Une bonne habitude pour Shizen qui recevait régulièrement des personnes dans son bureau officiel. Cette journée avait eu le mérite d'être très ennuyante. Alors si quelqu'un se présentait devant lui afin de le mettre sur une piste, de quoi s'occuper et se satisfaire personnellement ... Il ne disait pas non. Clairement pas. Ce fut donc une femme a la chevelure très claire qui fit intrusion dans ce qui s'illustrait comme une deuxième maison pour l'Aburame. Autant dire que son arrivé était plus ou moins ... Marquante. La formule de politesse n'était même pas respectée, même s'il préférait ne rien dire à ce sujet. D'ailleurs, c'était le cas depuis plusieurs semaines. Elle demanda dans un premier temps son identité, afin d'être sûre de faire face à Aburame Shizen. Le jeune homme restait silencieux. Derrière son masque, il plongeait son regard dans les yeux de la femme. Elle lui rappelait quelque chose, quelqu'un. Mais il ne savait ni quoi, ni qui. Que voulait-elle ? C'était bien la première fois qu'il la rencontrait ici, au village. Que signifiait toute cette histoire ? Devait-il jouer le gradé sévère, sur ce qui semblait être un manque de respect ? Non, non ... Ce n'était pas nécessaire. Le nécessaire, là, maintenant, était de tout simplement écouter cet étrange personnage. Oui, étrange. Car elle parlait comme si elle le connaissait. Comme si elle avait quelque chose à avoir avec lui. Et ce fut le choc : Aburame Kaede ... ? Moment de silence. Expression absente. Cela pouvait durer des heures. Mais l'homme se reprit rapidement.

Toujours aussi silencieux, il se redressa, sans lui adresser de regard. Direction la porte, qu'il refermait lentement, très lentement. Tout n'était pas si clair à ce moment précis. Une personne de son clan, à Kumo ? Pourquoi ? Devait-il être puni de son départ ? Que dire ? Que faire ? Alors qu'il s'apprêtait à reprendre place sur sa chaise, il s'arrêta net, proche de cette personne ... Un mouvement, un bruit, une lame cherchant à caresser cette chair. Une chaire familiale ... Mais l'était-elle réellement ? Le manipulateur d'insectes était tellement resté en retrait vis-à-vis de son clan qu'il imaginait ce scénario impossible. Ce n'était pas à eux de venir, mais l'inverse. C'était lui, qui devait retrouver ses semblables. Un coup monté ? Quelqu'un lui voulait du mal ? Une énième action de Soshikidan ? Paranoïa totale. Le masqué prenait le dessus sur l'humain. Directeur du Zakugai, superviseur de l'élite du village. S'il fallait un protéger quoi que ce soit, il comptait bien se salir les mains, ici même. Dans son bureau. Si le sang devait couler, il coulerait à flots. Expression hostile. Pulsion meurtrière. Le choc. Un choc qui laissait échapper les émotions les plus néfastes possibles.
Prouve-le. Sinon, meurt. Un ton froid. Un ton sérieux. Un ton accompagné d'une pulsion de chakra qui en disait long sur les intentions de l'homme à ce moment même.

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Mar 27 Mar 2018 - 0:14
Il s’était levé de son bureau et elle s’était contentée de le suivre du regard. Peut-être aurait-elle pu se sentir menacé du fait qu’il venait lentement fermé la porte derrière elle tandis qu’elle s’était avancée dans la pièce, or, elle était beaucoup trop inconsciente pour se soucier de ce genre de détail. Après tout, devait-elle réellement craindre quelque chose de l’homme, haut gradé du village ? Elle n’était que petite genin (pour ce que ça voulait dire) se présentant comme membre du même clan que lui. Sans réellement se connaître, il était normal qu’ils s’offrent soutiens, étrangers (surtout pour elle) à ce village, ce pays qui n’était pas le leur.

Ce fut donc la surprise suivit d’une panique certaine qui traversa son regard alors qu’une lame venait se loger sous son menton, contre la fine peau de son cou. Se montrant alors très peu rationnelle, à défaut de réellement savoir faire différemment, elle leva une main pour venir se saisir du poignet de l’homme, éloignant du même coup ce qui venait la menacer. Son esprit fut envahi de diverses pensées et craintes alors qu’elle en venait à se demander s’ils savaient, pour son appartenance au Soshikidan. Pour ce passé trouble qu’elle souhaitait garder caché. L’avaient-ils découverts en si peu de temps ? Avaient-ils reconnus la guerrière aux cheveux pâles qui avait fui Shîto, la mort dans l’âme, laissant derrière elle le seul homme qu’elle ait jamais aimé ? Était-ce pour cela qu’il venait alors la menacer, pour lui faire payer ses crimes qui souillaient ses pâles mains ?

Non, ce n’était pas ça. Qu’une méfiance vis-à-vis de qui prétendait-elle être. En quelque seconde à peine, son regard tantôt confiant avait été traversé par un éclair de panique pour, au final, regagner cette assurance bien propre à elle. Ses lèvres esquissèrent alors un sourire, ses prunelles claires se posant sur le masque de l’homme, à défaut de pouvoir observer son regard. Elle aussi, à une époque, elle avait porté un masque. Ce masque qu’elle avait fait brûlé sur le chemin de Kumo.

- Woh ! Ça va hein, pas b’soin d’te montrer si vite en affaire. J’aime p’t’être la menace, mais j’préfèrerais ne pas mourir au premier rendez-vous.

Un clin d’oeil qui n’avait absolument pas sa place dans la situation actuelle fut adressé à son aîné, affichant dès lors un sourire un tantinet arrogant. Bon, il y avait toujours cette lame représentant un danger, lui qui menaçait que d’en finir avec elle si elle n’était pas celle qu’elle prétendait être. De ce fait, et sans plus attendre, par soucis d’instinct de survis (il dégageait vraiment un aura à faire peur, celui-là), de nombreux insectes s’échappèrent des pores de sa peau pour venir envahir la pièce dans laquelle ils se trouvaient.

- Bon, ça va, t’es rassuré ? Non parce que, vraiment, j’pensais qu’j’étais passée maîtresse dans l’art des premières impressions foirées, mais décidément mec, tu sais faire fort ! Elle éclata d’un rire franc, sans même se soucier de l’atmosphère qui baignait encore l’endroit. Si j’m’étais attendue à m’faire menacer d’mort en mettant les pieds ici… Nope, c’était définitivement pas dans mes plans. Après, tu m’diras, j’prévois jamais grand chose en réalité, j’l’ai dit, j’suis forte en improvisation.

Les insectes bourdonnant autour d’eux se calmèrent finalement, semblant dès lors seulement flotter tout autour d’eux. Certains vinrent se poser sur ses épaules, d’autres s’attardèrent sur l’homme, sans pour autant se montrer menaçants. Pour sa part, elle n’avait aucune raison que de se montrer agressive vis-à-vis de lui. Si ce n’était qu’il lui avait foutu une belle frousse.

- Shizen, c’bien ça ? J’sais qu’on s’connait pas, pas vraiment du moins, mais bon, si j’suis venue à Kumo, c’était sous les conseils de quelques personnes bien avisées du clan. ‘Fin, ils étaient pas trop sûrs si tu y s’rais encore, mais bien heureusement pour moi, c’est l’cas !

Elle qui ignorait tout, ou presque, de ce qui avait motivé l’homme à partir évoquait dès lors cet événement, tout comme l’absence d’information que sa propre famille avait à son sujet. De son côté, elle ne pouvait réellement jugé, elle-même ayant quitté, plusieurs mois plus tôt, sans réellement tenter de les recontacter par la suite. Certes n’était-elle pas partie plus de dix ans, mais n’était-ce pas l’intention qui comptait ?
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Jeu 29 Mar 2018 - 0:14
Le regard était toujours aussi perçant. L'attitude toujours aussi hostile. La crainte omniprésente. Pourtant ... Elle ne semblait pas être partagée par celle qui s'était identifiée comme membre du clan Aburame. La main de la femme saisissait le poignet de l'homme armé, afin de légèrement éloigner cette menace tranchante. Fin observateur, Shizen se contentait d'observer. Il laissait tout simplement faire la personne, sans forcer quoi que ce soit. Relativement confiant quant à son efficacité, il savait qu'il pouvait amener de nouveau cette lame là où il le fallait en une fraction de seconde. Alors il laissait l'opposant prendre les devants. Il laissait l'opposant chercher un climat de confiance. Mais l'étrange personne qui lui faisait face réagissait de manière imprévisible dans cette situation. Toujours le même ton aussi agaçant ... Le tout accompagné d'un clin d’œil ? Quel blague. Puis soudainement, des insectes s'invitaient dans cette pièce. Ce n'étaient pas les siens. Ils ne venaient pas non plus de quelqu'un situé à l'extérieur du bureau. Non, ces insectes appartenaient à cette fameuse Kaede. Derrière le masque, son regard témoignait de sa surprise. L'attitude était plus sereine. La crainte absente.

D'un mouvement lent, l'Aburame rengainait son tantô. Après avoir suffisamment observé les essaims en relevant les espèces précises, le Jônin reposait son regard sur la femme. Sur le moment, il ne faisait qu'observer cette femme qui partageait son nom. Qui partageait son individualité. Ce qu'elle disait, il l'écoutait à moitié. La seule chose qu'il entendait était une personne de relativement dynamique ... Qui ne lui ressemblait absolument pas. Le jeune homme n'avait pas besoin de la connaître plus en profondeur pour s'en rendre compte. La première impression suffisait pour forger cet avis. Puis, le silence. Le directeur du Zaikugai ne lui répondait même pas. La main de l'homme s'approchait lentement du visage de la femme, venant caresser ce visage qui allait lui devenir très familier.
Mes excuses. Dit-il en rejoignant sa chaise, laissant son masque qui cachait une partie de son expression sur la table. Oui. Je suis Shizen. Fils de Jinzô et Haruna. Elle connaissait peut-être les parents du Kumojin. Qui sait. Ce n'est pas comme si ses parents étaient les plus réputés du clan, mais le père du concerné avait tout de même réussi à se faire un nom.

Un membre du clan ici. Quelle surprise. Là encore, les interrogations étaient nombreuses. Elle disait avoir été conseillée à propos de la destination. Le clan se rappelait encore de Shizen. Surprenant. Lui qui pensait tomber dans l'oublie après dix ans d'absence sans aucune nouvelle.
Je ne pensais pas retrouver un membre de notre clan aussi rapidement. Du moins ... Je ne m'attendais pas à ce que ce membre en question fasse le premier pas. Que fais-tu ici Kaede ... ? Mais surtout ... Comment va le clan ? L'occasion de prendre des nouvelles s'était présenté à lui. Alors autant la saisir. Néanmoins, il comptait bien s'intéresser aux intentions de cette nouvelle personne.

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Jeu 29 Mar 2018 - 13:32
La menace désormais écartée, elle se sentait… Pas spécialement différente que quelques secondes plus tôt, en réalité. Elle avait gardé son calme naturel, pour ce que calme voulait dire pour sa personne, n’ayant même pas bronché un seul instant. Ou peut-être, quelques secondes, alors qu’une vague de panique l’avait traversé, mais maintenant qu’elle était rassurée que la menace n’était pas venue de son ancienne appartenance au Soshikidan, la lame qui s’était retrouvée près de sa gorge ne lui semblait plus si terrifiante. Oh, elle ne doutait pas de ses compétences, sûrement aurait-il pu le tuer en une fraction de secondes s’il l’avait voulu, toutefois, quelque chose lui disait qu’il ne l’aurait pas fait. Pas sans raison valable, du moins. Une confiance aveugle en l’Aburame se tenant devant elle ? Non, pas nécessairement. Malgré l’assurance qu’il avait eu en tenant son arme contre sa gorge, malgré l’aura meurtrière qu’elle avait senti venir de sa personne et malgré qu’elle soit convaincu que s’il l’avait tué, cela aurait été froidement et sans regret, au final… Elle allait jouer la carte de l’intuition, tout simplement.

Lui retournant vers sa chaise, laissant tomber le masque, elle eut donc le loisir que de l’observer. Tout autour d’elle, les insectes s’étaient calmés, revenant même tranquillement vers elle, reprenant leur place bien sagement. Elle n’avait aucune raison de se sentir menacé, encore moins maintenant que son aîné s’était calmé. Elle s’avança donc vers son bureau, tirant la chaise devant lui sans même qu’il ne l’ait invité. Elle n’en avait pas besoin, de toute façon. Elle faisait un peu ce qu’elle voulait quand elle le voulait. C’était quelque chose qu’il apprendrait bien assez vite.

- Des présentations aussi officielles ? J’vois, j’vois… ‘Fin, donc, j’suis Kaede, comme j’l’ai dit, fille de Haruto et Izuki. Elle porta une main à son menton. Si j’ai bonne mémoire, c’que j’ai pas du tout, j’te préviens, j’pense qu’ta mère, c’est une copine d’la mienne.

Ou, tout du moins, lorsqu’elle était rentrée chez elle en coup de vent, s’attardant à peine quelques heures avant de repartir, elle avait croisé sa mère. Ça, elle en était convaincue. Au sein d’un clan aussi grand que celui des Aburame, il était possible que de porter le même nom sans pour autant jamais se rencontrer, ce qui donnait une connotation assez particulière à ce que pouvait signifier la famille.

La surprise passée, qu’il exprimait très clairement, quelques questions tombèrent. À quelque part, elle s’en était doutée. N’ayant pas donné des nouvelles à sa famille (famille proche, donc) depuis de nombreuses années, elle avait tenté d’en comprendre les raisons d’un tel silence. Au final, elle croyait avoir compris sans même savoir. Si elle se fiait à l’intérêt qu’il portait au clan, il n’avait pas dû quitter sur une note négative, ce qui l’amenait donc à croire que, comme elle, il ne l’avait simplement pas fait. Sans raison aucune, si ce n’était que de ne jamais prendre la peine que de donner et prendre des nouvelles.

- J’sais pas. J’ai quitté l’clan y’a un an et quelques mois. J’suis partie avec mon copain en quête du monde, et puis, j’ai pas vraiment donner d’nouvelles à quiconque après ça. ‘Fin, j’suis rentrée, vite fait, genre, peu avant qu’j’arrive ici. J’suis pas restée longtemps, à peine une journée pour tout dire. C’ta mère qui m’a conseillé d’venir ici plutôt qu’ailleurs. J’ai donc pris c’qui m’fallait et j’suis repartie.

Allait-il être déçu qu’elle ne puisse pas en dire davantage au sujet de leur clan, elle-même ayant été cruellement absente au cours des derniers mois. Lui en voudrait-il qu’elle parle ainsi de sa mère alors qu’elle ignorait tout des sentiments qu’il pouvait avoir vis-à-vis de la situation ? Si elle était d’une nature à vouloir réconforter les autres, elle manquait terriblement de tact tout comme d’empathie, l’empêchant ainsi que de voir les choses pourtant évidentes sans que quiconque ne les exprime.

- C’que j’fais ici, bah… J’donne un vent nouveau à ma vie parce que j’tiens pas en place. Puis bon, j’l’ai dit, pourquoi j’ai choisi d’venir à Kumo. Avec un peu chance, t’y serais encore, c’est c’qu’on m’a dit ! Et bon, ils avaient pas tort, t’y es toujours.

Bien évidemment, commentaire très pertinent venant de sa part.

- Mais d’c’que j’ai vu, rapidement, l’clan s’porte bien. ‘Fin, comme depuis toujours. Ils restent tranquilles et cherchent pas trop les embrouilles. À se demander si elle venait du même clan donc. J’pense qu’y’en a certains qui s’inquiètent un peu. Mais loin d’moi l’idée d’te dire quoi faire, j’imagine qu’tu as tes raisons et eux s’en doutent bien aussi. Puis j’peux décidément pas juger la démarche.

Elle eut un rire, léger, alors qu’elle avait évoqué avoir fait pareil, lorsqu’elle avait quitté le clan pour le Soshikidan. Elle avait gardé un silence total pendant plusieurs mois avant de débouler chez sa mère, l’air de rien, en panique, venant tout juste de déserter l’organisation, ce qui l’avait amené à vouloir fuir le pays le plus rapidement possible. Si elle possédait une inconscience du danger assez impressionnante pour une demoiselle ayant mené une guerre, elle n’était pas suicidaire. L’idée que le Soshikidan lui retombe dessus était présente et donc, elle avait préféré partir loin et faire profil bas. Aussi peu discrète pouvait-elle être.
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Mer 4 Avr 2018 - 17:51
La mère de Shizen connaissait celle de cette fameuse Kaede ? Possible. Le garçon ne s'était jamais réellement intéressé aux relations de ses semblables. La seule personne qu'il côtoyait vraiment et régulièrement était Sumu. De plus, avec son départ, il ne devait plus du tout être à la page concernant son propre clan. Un triste constat pour celui qui désirait retrouver ceux qui partageaient son art. D'ailleurs, s'il avait déjà tout prévu pour renouer des liens avec le Pays du Feu, il était fort probable qu'il ne soit pas bien accueilli. Une possibilité qu'il ne fallait absolument pas écarter. Puis, l'Aburame ne serait pas étonné de faire face à une telle situation. Néanmoins, il n'avait toujours pas anticipé sa réaction. Que devait-il faire, si une fois sur place, le clan ne désirait pas lui ouvrir ses bras ? Devait-il insister, convaincre ses confrères de son utilité pour celui-ci ? Devait-il prendre cette mauvaise expérience comme élément déclencheur pour couper tous les ponts avec Hi no Kuni ? Une bonne question. Il devrait peut-être s'y pencher sérieusement avant de se rendre sur place. Bien que pour le moment, il préférait ne pas penser à ce sujet-là. Autant profiter de retrouver quelqu'un qui partageait son nom.

De ce que cette femme disait, elle avait aussi quitté le clan. Vivre des aventures de ce monde avec son petit-ami. Elle ne devait pas avoir plus de nouvelles que le Jônin. Quoi que : la personne qui l'avait conseillé de partir pour Kumo était sa mère. Elle était encore vivante, de quoi rassurer le manipulateur d'insectes. Le clan était certainement au courant de son ascension au sein de ce village caché.
Dans ce cas ... Bienvenue à Kumo, j'espère que tu t'y plairas. Tu es seulement venue parce que tu pensais pouvoir rencontrer un de tes semblables ? C'était possible. Lorsque quelqu'un faisait face à l'inconnu, mais avant la chance d'avoir une connaissance pouvant jouer le rôle de support, l'intégration était plus facile. Tout comme le quotidien, l'Aburame était capable de privilégier la femme grâce à ses responsabilités. Le directeur de l'institut se redressait et se servait du café. Par principe, il en servait aussi dans une autre tasse pour en proposer à Kaede. Le Jônin avait énormément de questions à lui poser. Mais il ne souhaitait pas spécialement la bombarder d'un seul coup. Non, il préférait prendre son temps. Si nous allions marcher un peu ? Quitter ce bureau me ferait un peu de bien. Quitter le contexte professionnel était préférable. Depuis quand es-tu ici ... ? Tu as aussi dit être parti en quête avec ton copain, il n'est pas ici ? Question certainement sensible.

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Mer 4 Avr 2018 - 20:00
La jolie demoiselle accepta la tasse lui étant tendu, préférant garder sous silence qu’il n’était peut-être pas la meilleure chose pour elle que d’ingérer de la caféine. Déjà une véritable pile électrique débordante d’énergie, si en plus, elle se retrouvait avec du café coursant dans ses veines… Ce serait aux risques et péril de celui qui venait de lui offrir la tasse de café noir, qu’elle porta dès lors à ses lèvres, appréciant le goût corsé de ce dernier. Elle n’en prenait pas souvent, pour des raisons plus qu’évidentes, et elle comptait donc bien en profiter pour l’instant. À croire que l’Aburame lui faisant face avait bon goût.

Il semblait même être sur la même longueur d’ondes. Elle qui avait horreur de l’immobilité ne pouvait qu’accepter cette idée que d’aller marcher, mais surtout, de quitter ce bureau qui avait tout pour être ennuyeux. Elle ne pouvait qu’être en accord avec son idée, ce qui l’amena à se lever presque immédiatement, tenant toujours sa tasse entre ses petites mains. Suivi toutefois un sujet plus sensible, à croire qu’elle n’était pas la seule du clan à manquer cruellement de tact. Elle secoua sa tête de droite à gauche, venant ainsi silencieusement souligner qu’effectivement, il n’était pas ici. Ou, enfin, pas physiquement. Elle osait croire qu’il était toujours avec elle, de cette vie qu’il lui avait offert au prix de la sienne.

- Il est mort, y’a quelques mois d’ça. C’pour ça qu’j’ai finis par rentrer, en vrai. Puis qu’j’me suis décidée d’partir, d’faire autre chose, d’changer d’décor. Au départ, j’voulais partir j’savais pas trop où, voir où mes pas allaient m’mener et décider une fois j’serais arrivée quelque part. Mais ils sont su s’montrer convaincants et j’ai fini par abdiquer, et donc, j’suis arrivée ici.

Était-ce parce qu’elle y trouverait quelqu’un portant le même nom qu’elle ? Pas nécessairement. Elle avait surtout souhaité calmer le coeur inquiet de sa mère, qui l’avait vu disparaître du jour au lendemain, sans savoir où allait sa fille, avec comme seul espoir qu’elle rentrerait saine et sauve. Et si son souhait avait été exaucé, la demoiselle était rentrée la mort dans l’âme pour quitter le soir-même pour le pays de la foudre.

Terminant sa tasse de café peut-être trop rapidement alors qu’elle lui avait à peine donné le temps de refroidir, elle était désormais fin prête à quitter ce bureau pour elle ne savait trop où encore.

- T’es parti pourquoi, toi ?

Un regard curieux qu’elle posait sur son aîné, un délicat sourire sur les lèvres alors qu’elle se dirigeait vers la sortie. Elle aussi pouvait se permettre des questions parfois délicates, comme celle-ci pouvait potentiellement l’être. Elle ne connaissait rien de l’homme, rien de ses motivations et elle n’avait pas non plus cherché à en savoir plus auprès de sa famille. En une dizaine d’années, un homme avait le temps de changer et elle avait tout son temps devant elle pour apprendre à le connaître.

- J’veux dire, y’a dix ans, c’t’ait quand même pas si terrible que ça, non ? J’veux dire, la situation à Hi. ‘Fin, tu m’diras qu’j’étais sûrement trop jeune pour tout comprendre, c’qui serait pas faux. Puis pourquoi t’as choisis Kaminari ? Une raison particulière ou toi aussi t’aimes bien l’hasard ?

Peut-être avaient-ils un point commun alors que tout semblait les opposés ? Elle parlait beaucoup là où lui était plus réservé, elle l’assaillait de questions alors qu’il se tempérait. Ouvrant alors la porte, elle s’éclipsa dans le couloir, attendant presque impatiemment qu’il la rejoigne pour qu’ils puissent sortir de ce lieu beaucoup trop sérieux et beaucoup trop blanc pour elle.
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Lun 9 Avr 2018 - 17:55
Effectivement ... Sujet sensible. Enfin ... C'est ce que Shizen pensait après avoir eu la confirmation de la mort du petit ami de Kaede. Néanmoins, elle ne semblait pas aussi gênée que le Jônin d'en parler. Et honnêtement, ce n'était pas étonnant. Certes, il ne la connaissait pas plus que ça, mais la première impression en disait long. Très long, pour le coup. Quoi que ... Elle n'avait pas mentionné les raisons exactes de sa mort. S'il aurait aimé en savoir un peu plus sur cette histoire, il préférait s’abstenir et ne pas relancer le sujet. Une femme qui suivait l'amour de sa vie afin de l'accompagner dans ses aventures. Un retour seul était certainement la pire chose qui pouvait arriver dans une histoire pareille.
Mes condoléances. C'était la seule phrase qu'il jugeait correct. Parler d'un sujet comme celui-ci n'était pas chose facile pour lui. C'était le cas lorsqu'il mentionnait son meilleur ami. Si Asami avait su l'aider à s'ouvrir un peu plus, il n'était absolument pas la bonne personne pour jouer le rôle de la marionnettiste avec Kaede. Le roux avait énormément à apprendre concernant les relations humaines.

Pourquoi Shizen avait-il quitté Hi ? Il n'avait jamais caché les raisons de son départ.
Hi no Kuni. Je n'espérais plus rien de ce pays, alors j'ai préféré partir, il y a dix ans de cela. Comme il le disait souvent, il ne regrettait pas spécialement cette décision. Lorsqu'il faisait face à la réalité avec le Soshikidan et la situation du Feu, il était plutôt satisfait d'avoir fait un tel choix. La situation n'était pas pire que maintenant, c'est un fait. Mais je préférais me projeter dans l'avenir, plutôt qu'attendre que les choses changent. Surtout que le changement n'est pas très beau à voir. Shizen n'était pas le seul. De nombreux Hijins avaient quitté le pays à cause de cette guerre civile. Par conséquent, ce n'était pas surprenant de l'entendre expliquer le pourquoi du comment. Les deux manipulateurs d'insectes quittaient ensemble l'institut pour commencer une petite balade. Je me suis renseigné un minimum avant de partir. J'ai toujours aimé le climat de Hi et celui qui s'en approchait le plus était Kaminari. La faune et la flore, c'est quelque chose qui me fallait. Je ne suis pas déçu de ce que vend le Pays de la Foudre. Dans l'idée, il quittait un lieu de confort pour en trouver un nouveau qui avait de nombreux points communs. Si tu as besoin de quoi que ce soit ici, tu peux me demander. J'ai réussi à gravir les échelons au sein de cette communauté. Une fierté pour lui. C'est drôle. Je prévoyais de retourner à Hi dans pas longtemps pour prendre des nouvelles du clan. Et tu fais ton apparition, haha. Sillonnant les rues de Kumo, l'Aburame avait une main au dos, l'autre qui tenait toujours sa tasse de café. Depuis combien de temps es-tu ici ? L'intégration n'est pas difficile ? Elle était du clan. Naturellement, il devait se montrer protecteur et s'assurer d'un quotidien correct.

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Mer 11 Avr 2018 - 18:15
Son deuil, elle l’avait déjà fait. Elle s’y était faite, à son absence, à l’idée qu’elle ne le verrait plus et que plus jamais pourrait-elle le serrer dans ses bras. Il s’agissait d’une réalité qui était la sienne et si son souvenir venait encore de temps à autre étreindre son coeur, elle vivait bien. Elle avait simplement choisi de ne pas laisser cet événement avoir le meilleur d’elle-même, sachant qu’il aurait été presque ingrat de sa part de se morfondre et de ne pas profiter de ces années supplémentaires dont le prix avait été tout particulièrement élevé. Qu’il se montre désolé ou non, cela ne changeait pas grand chose au final. Elle avait partagé cette histoire rapidement pour expliquer en bref la raison de sa présence ici et non pas pour s’attirer sa sympathie. Certes les choses seraient-elles plus faciles si elle arrivait à entretenir une bonne relation avec l’Aburame présent au village, cependant, il se devrait de savoir supporter son caractère propre à elle. Elle ne changeait pas pour les autres.

Les changements et l’état du pays du feu… Elle en vint à rapidement se demander quelle était la position de l’homme vis-à-vis du Soshikidan. Que ce soit en tant que Hijin ou encore en tant que shinobi, la vision était peut-être différente. Pour sa part, elle avait décidé de fuir l’organisation, de déserter, incapable d’accepter ce sang sur ses mains si ce n’était pas de lui. Sa présence avait rendu le tout supportable, car elle le faisait pour rester avec lui, cependant, maintenant qu’il n’était plus… Le mieux pour elle avait été de partir loin.

- C’fait vraiment pas longtemps. Et ehh… L’intégration… Ça va, j’crois. ‘Fin, j’connais vraiment pas beaucoup d’personne pour l’instant et c’est franchement pas comme à Hi, l’village, toussa… Mais bon, c’pas ça qui va m’arrêter. J’vais juste apprendre à connaître l’village j’suppose.

Un large sourire confiant s’afficha sur ses lèvres tandis qu’elle suivait l’homme au travers de ce village lui étant encore inconnu.

- C’gentil d’offrir, mais j’devrais m’en sortir. J’ai un p’tit appartement, j’l’ai décoré un peu, c’classe quand même. Et ouai, j’ai vu ça. Directeur d’complexe scientifique ? Les gens t’font confiance, c’cool. Après, j’pas sûre que j’aimerais ça, moi, autant d’responsabilité. Y’a bien des gens qui doivent compter sur toi, non ?

Elle tourna la tête sur le côté pour venir le regard, toujours ce sourire en coin sur les lèvres et son regard pétillant. Tout chez elle respirait la bonne humeur alors qu’elle s’était toujours fait un point d’honneur de rester positive, peu importe ce qu’il pouvait arriver.

- J’pense ils seraient contents, qu’tu y r’tournes. ‘Fin, ils l’étaient quand j’suis r’venue, et pourtant, j’ai pas fait ça cool quand j’suis partie.

Un léger rire alors qu’elle évoquait ce souvenir. Elle était partie, au milieu de la nuit, laissant une lettre sur son lit comme seul message d’adieu. Elle savait que sa mère avait été morte d’inquiétude, toutefois, elle n’avait pas pu lui partager où se rendait-elle et pourquoi. Elle aurait tenté de la retenir. Ou de lui faire cracher le morceau. Alors elle était tout simplement partie, suivant là où son coeur lui disait d’aller. Il n’y avait pas grand chose de rationnel chez elle, encore moins lorsqu’elle était folle amoureuse.

- Mais bon, t’fais c’que tu veux. Puis ici, y’a moi maintenant.

Comme s’il s’agissait de la meilleure chose qu’il aurait pu lui arriver que d’avoir la jeune Aburame à ses côtés. Il allait sûrement rapidement réalisé qu’elle n’était définitivement pas facile à suivre et encore moins à vivre. Peut-être même allait-il rapidement se lasser de sa personne, à voir. Elle n’était pas une mauvaise personne, pas du tout, elle avait tout simplement cette façon d’être pouvant être étourdissante.

- L’seul truc cool en vrai, qu’d’venir ici où j’connais rien, c’est toute la bouffe que j’peux découvrir.

Un sourire enthousiasme alors que cela ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un sujet qu’elle aimait tout particulièrement, à savoir manger. Un plaisir qu’elle savait apprécier et dont elle abusait certainement par moment.
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Ven 20 Avr 2018 - 19:04
Malgré l'affiliation de la femme au clan Aburame, Shizen n'était pas spécialement à l'aise. L'attitude de celle-ci ainsi que son langage ne lui étaient guère familiers et il avait quelques difficultés à rebondir sur ce qu'elle pouvait dire. C'était un retour au point de départ pour lui, notamment le manque de facilité qu'il avait concernant les relations humaines. Le manipulateur d'insectes aimerait en savoir un peu plus sur le clan. Malheureusement pour lui, elle aussi avait eu sa période de distance avec. De plus, il ne savait même quoi lui demander. De quoi pouvait-il bien parler, lui qui avait limite fait une croix sur ceux qui partageaient son sang ? Si aujourd'hui, il avait énormément de mal à parler à Kaede, comment allait-il s'en sortir le jour où il rencontrerait de nouveau les membres de son clan en personne ? Tant d'interrogations qui cherchaient désespérément des réponses.
Les gens sont plutôt bienveillants ici. Tu trouveras toujours de l'aide, il suffit de demander à la première personne que tu croises. Si tu as l'occasion d'aller à la Grande Bibliothèque, tu pourras en apprendre sur le village. Ce qu'il y avait avant, les histoires autour des clans ... Nous avons la chance d'avoir une fontaine de savoir, à Kumo. C'était le cas. Elle avait l'entière décision d'exploiter cet endroit. Même si ce n'était pas pour en apprendre plus vis-à-vis du village. Cette jeune femme s'illustrait comme quelqu'un de parfaitement autonome. Elle ne semblait pas avoir besoin d'une quelconque aide de la part de Shizen. Quant à l'interrogation à propos du complexe scientifique, cela l'amusait. Des responsabilités trop nombreuses deviennent étouffantes. Mais oui, il y a plus ou moins une attente. Fort heureusement, tout ce poids sur ses épaules allaient progressivement le quitter. Une bonne nouvelle pour lui.

Je l'espère. Oui, il l'espérait du plus profond de son cœur. Si la réaction du clan était négative, il n'aurait certainement pas le cran de réagir comme il le faudrait. Un simple voyage qui en réalité, était bien plus complexe que ça. Comme quoi, le retour aux sources pouvait poser de nombreuses problématiques. Lorsqu'elle parlait de la gastronomie, l'Aburame ne pouvait s'empêcher de ricaner. Il n'y a pas que la nourriture que tu as à découvrir ici. Il y a bien plus de choses. Mais tu as tout le temps pour ça, ce n'est pas un problème. Si tu adores manger, je veux bien t'inviter. Continuons de marcher et si un restaurant t'attires, tu n'auras qu'à me le dire. C'est une offre alléchante, n'est-ce pas ? Un repas pour parler de la famille, ce n'était pas une si mauvaise idée. Encore fallait-elle qu'elle accepte la proposition.

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Dim 22 Avr 2018 - 20:04
Un regard en coin. Était-il sérieux ? S’attardant plus longtemps sur ses traits, elle le dévisageait carrément maintenant avant de simplement éclater de rire.

- Attend, t’crois qu’j’ai la tête d’une fille qui va aller perdre son temps dans une bibliothèque ? Volontairement ?

Elle avait arqué un sourcil, parfaitement honnête dans ses propos. Les livres, ce n’était définitivement pas sa tasse de thé. Elle était une fille active, qui avait besoin de bouger, de courir, de faire quelque chose. Rester sagement assise à lire n’était définitivement pas quelque chose qu’elle se voyait faire, n’y trouvant aucun intérêt. Certes, cela pouvait-il aider à son apprentissage. Sûrement même. Toutefois, ayant un besoin de contact humain, elle préférait encore aller chercher l’information dont elle avait besoin auprès d’autrui plutôt que dans un livre. Beaucoup trop silencieux comme façon de faire.

Passant par-dessus ce sujet qui illustrait parfaitement la différence qu’il y avait encore lui et elle, un fossé imposant entre deux personnalités bien distinctes. Commentant sur ses responsabilités, la réponse donnée par l’homme ne fit que la convaincre encore plus qu’ils n’étaient en aucun cas semblable. En quelques instants à peine et voilà qu’elle en était déjà venue à cette conclusion. Elle n’émettait cependant aucun jugement, ne faisant que constater ce qui était l’évidence même.

- D’la bouffe gratuite ? Ouaip, décidément, t’sais comment m’parler.

Rigolant doucement, elle hocha donc de la tête à son offre, le tout avec un sourire amusé, voir même un tantinet taquin, comme à son habitude. Elle avait bien hâte d’apprendre à le connaître, qu’il le veuille ou pas. Bien que, au final, il semblait aussi tenté d’en savoir plus sur elle. Deux seuls Aburame au sein du village, elle avait eu le loisir de constater que son arrivée l’avait surpris.

Observant tout autour d’eux, elle semblait être à la recherche d’un restaurant, prenant son offre très au sérieux.

- T’disais donc t’être fait une place ici, c’bien ça ? Puis, j’ai cru comprendre qu’tu avais des responsabilités, avec… L’complexe scientifique. Mais exactement, t’fais quoi ?

Elle porta un regard curieux sur son aîné, s’intéressant ainsi à lui, à ce qu’il faisait.

- J’pense qu’ça va pas t’sembler comme étant une surprise si j’te dis qu’j’suis un peu dépassée par ehh… Toute l’organisation shinobi. J’suis genin, mais encore, après, j’pense qu’j’ai pas touuuut saisi l’truc.

Souriant doucement, elle le suivait à pas léger, comme à son habitude, ses prunelles azurées passant de lui à ce qui les entourait, toujours à la recherche de là où elle pourrait avoir le loisir de satisfaire son appétit, mais aussi, son goût de la découverte de nouvelles spécialités culinaires du village.

- Puis si t’as des questions, tu t’gênes pas. J’peux p’t’être pas spécialement t’dire beaucoup au sujet du clan, toussa, mais j’étais jamais vraiment bien loin, donc sait-on jamais.

Son ton était léger, comme depuis le début, alors qu’elle offrait ainsi à l’homme une possibilité d’apprendre à la connaître, s’il en avait envie. Elle se savait d’un caractère particulier, cependant, cela ne faisait aucunement d’elle une mauvaise personne, bien au contraire.
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Lun 23 Avr 2018 - 16:26
Apparemment, la lecture n'était pas sa tasse de thé. Ce n'était pas étonnant, vu tout le dynamisme que Kaede offrait depuis le début de cette rencontre. Les fesses sur une chaise en train de se renseigner sur un quelconque sujet au travers d'un livre n'était pas son genre. Tant pis pour elle ! Même si son avis était parfaitement compréhensible. Les méthodes de l'être-humain pour se renseigner sur son propre monde n'étaient pas toujours les mêmes. Là où certains préféraient fouiller des ouvrages afin d'obtenir des réponses, d'autres se rendaient directement sur place pour avoir du concret.
Tu devrais essayer au moins une fois. Qui sait, tu découvrirais peut-être une nouvelle facette de ta personnalité ! Bon, honnêtement, il ne pensait absolument pas ses propos. Cette femme semblait avoir un fonctionnement bien précis et elle avait l'air de s'y coller à la lettre. Shizen n'était personne pour forcer les choses. Il lui donnait simplement quelques pistes afin de faciliter son intégration. Libre à elle de les exploiter comme elle le souhaitait. La petite offre d'un repas gratuit lui plaisait bien. De quoi continuer cette conversation plus facilement, mais surtout d'en apprendre encore un peu plus. Cela valait pour lui, comme pour elle. Au final, tout le monde sortait gagnant.

Naturellement, elle désirait en apprendre un peu plus sur son quotidien.
Je m'occupe de la supervision du personnel. Je fais en sorte que tout soit carré et j'aide le village à développer son côté innovant. Sinon, je fais aussi partie du conseil du Nidaime. Je participe à quelques débats servant à l'avenir de notre village. Ce qu'il avait pu accomplir depuis le début, il en était très fier. Le chemin fut long, l'instant présent très court. Il avait beaucoup à faire encore, mais préférait déjà laisser la main à quelqu'un d'autre. Lorsqu'elle lui disait être un peu perdue par la hiérarchie du village, il ne pouvait s'empêcher de sourire. Cela l'amusait, va savoir pourquoi. Je vais t'expliquer. Tu as donc ton grade à toi, puis au-dessus il y a le grade de Chunin et de Jônin. Il y a aussi ceux qu'on peut nommer Jônin spécialisé. Ils remplissent une tâche très précise. Dans l'idée, un grade recense plus ou moins tes responsabilités. Tu es Genin, alors tu n'agiras que très rarement sur de gros objectifs et tu seras très souvent supervisée. Un grade peut aussi recenser la puissance de quelqu'un, même si je n'aime pas réellement ce cliché ... Par exemple, l'Ombre de la Foudre qui est le grade suprême n'est pas forcément la personne la plus puissante du village. En tant que Genin, tu seras certainement intégrée au sein d'une équipe. Tu pourras développer ton apprentissage grâce à ce système. Cette organisation était plus qu'efficace. Si elle était adoptée par l'ensemble des villages cachés, ce n'était pas pour rien. Ce schéma était le plus prometteur. Si tu me parlais de tes aventures après avoir quitté le clan ? Un sujet qui l'intéressait tout particulièrement.

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Ven 27 Avr 2018 - 18:56
Elle n’avait donc décidément pas eu tort en considérant son aîné comme étant quelqu’un d’important au sein du village et de l’organisation shinobi. Hochant doucement de la tête, elle écoutait attentivement ce qu’il avait à lui dire au sujet des grades et ce qu’ils représentaient. Une façon d’apprendre qu’elle appréciait nettement plus, à savoir qu’une autre personne lui explique plutôt qu’elle soit forcée de le lire dans un bouquin. Bon, cela n’avait jamais fait d’elle une bonne élève et les plus vieux de son clan avaient eu tôt fait de vouloir s’arracher les cheveux avec quelqu’un comme elle qui n’en faisait qu’à sa tête et écoutait à moitié, toutefois, c’était déjà mieux que de lire un livre.

L’idée d’être intégrée au sein d’une équipe était plaisante et surtout intéressante. Un doux sourire vint donc éclairer son visage à cette idée. Malgré sa façon de voir la vie et sa tendance à agir sans trop réfléchir, cela ne l’empêchait pas que d’être quelqu’un de fidèle et loyal sur qui il était possible de compter. Après tout, malgré toutes les conneries qu’elle pouvait faire, son mot d’ordre avait toujours été de s’assurer que nul autre elle-même en subisse les conséquences.

Vint la question qu’elle savait viendrait, concernant son errance au sein du pays du feu. Le Soshikidan. Levant son regard vers lui, elle s’était déjà décidée à ne pas lui en parler. Pas maintenant du moins. Il y avait trop d’enjeux, trop d’implications autour de cette organisation, surtout pour les villages cachés tel que Kumo. Elle ne comptait pas non plus parler de ce sang sur ces mains, de cette guerre qu’elle avait mené avec acharnement, tout ça par amour plus que par réelle motivation. Elle n’avait jamais rien compris de ce qu’ils revendiquaient, elle savait seulement qu’elle ne se voyait pas ailleurs qu’à ses côtés.

- Des aventures, j’pas sûre qu’on peut vraiment appeler ça comme ça hein. J’ai plus… J’ai voyagé, on s’est baladé, on a découvert du pays, rencontré des gens… J’ai surtout voulu voir autre chose que c’que j’avais toujours vu. J’ai voulu vivre, ailleurs qu’dans l’clan, voir c’que l’monde avait à offrir. Puis, avec la guerre civile s’étant calmée, on s’tait dit que c’était plus tranquille. Qu’les risques étaient moins nombreux.

Ce guerre civile qui s’était plus ou moins étouffée avec l’apparition du Soshikidan. S’il y avait bien une chose qu’ils avaient réussi à faire, au nom du pays, c’était bien cela.

- J’ai rien fait d’vraiment intéressant. J’me suis même pas entraînée, c’qui fait qu’j’ai encore quelques lacunes à c’niveau-là, j’recommence peu à peu à renouer avec mes compétences.

Elle eut un léger rire. Elle se devait d’admettre que côté puissance, elle ne faisait pas honneur aux Aburame, encore moins avec les techniques qu’elle avait su lentement mais sûrement développer. Elle était certaine que sa mère aurait eu tôt fait de la disputer pour ce qu’elle faisait alors que, de son côté, elle s’amusait du côté peu orthodoxe de la chose.

- J’ai juste profiter d’la vie. J’étais amoureuse et avec celui qu’j’aimais. J’avais vraiment pas b’soin d’plus. On était ensemble, à découvrir l’monde, même si on est jamais parti bien loin, s’laissant porter là où nos pas nous m’naient, sans jamais poser d’question ni même chercher à connaître c’que l’lendemain nous offrirait. C’tait bien, vraiment.

Elle aurait aimé que ce soit effectivement le cas. Pour celle assumant toutes ses décisions, s’étant toujours fait un point d’honneur à ne jamais rien regretter, ne pouvant qu’accepter les conséquences de ses gestes, se voyait tout de même accabler de remord face aux vies qu’elle avait pris.

- T’as voyagé, toi, avant d’venir ici ?
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Comme un air de famille [Ft. Aburame Shizen]

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