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Matinée chargée (Aburame Kaede)

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Lun 26 Mar 2018 - 0:54



Cette matinée fut sans doute l’une de ses plus chargées, et de loin. Depuis qu’elle avait accepté de se lier officiellement à ce village, depuis sa rencontre avec le Directeur ; sa vie ou tout au moins son travail avait considérablement changé. Elle n’était plus limitée aux simples soins de base réservée aux moins expérimentés ou aux étudiants ; en effet cette reconnaissance lui avait octroyé une toute nouvelle légitimité au sein de l’hôpital. Après, bien sûr, avoir testé ses compétences notamment en chirurgie, elle fut autorisée à opérer. Tantôt grâce à son chakra, et tantôt « à la main ». Et ce matin-là… Retour de Kumojin blessés en mission dont un très sérieusement.

Preuve qu’on lui accordait une réelle confiance, ce fut à elle qu’on demande d’intervenir. Elle avait demandé les causes de la blessure, et la réponse la surprise un peu. Il s’agissait d’une équipe improvisée, un genin entrainé par deux chuunin ; de façon tout à fait officielle. Une chasse au sanglier géant ayant mal tourné, un abdomen transpercé, presque éventré, un intestin perforé… Enfin, la scène était assez abominable, et dans ces circonstances, même en usant de tout son chakra, ce genre blessure serait difficile à résorber. Une telle urgence si tôt le matin… C’était inespéré pour Sazuka.

Mais après plusieurs heures d’intervention, de complications en tout genre et d’une grande dose de minutie, elle s’échappa du bloc, fière du travail accompli. Elle se sentait vraiment… Mieux, depuis ce jour-là. Malgré tout, elle restait assez froide et distante en ce qui concernait le reste ; à savoir la relation coéquipiers, famille… Ils voulurent la prendre dans leurs bras, la remercier etc… Et elle, comme à chaque qu’elle accomplissait son travail, elle refusait. Simplement. Partager les émotions, sentiments d’une personne lui était déjà amplement suffisant !

Ainsi, elle avait quitté le complexe scientifique un peu plus tard que d’habitude, pour se rendre à la bibliothèque et y retrouver cette femme un peu spéciale. Mais il lui fallait avant tout rentrer chez elle, se changer.

Ce fut le chemin du retour, un allé qui aurait dû me prendre moins d’un quart d’heures que j’heurtais tout à fait par inadvertance une petite masse difforme à laquelle je n’avais pas prêté attention avant cet instant T. Bien sûr, je m’étais arrêtée, pour voir ce que c’était, savait on jamais… Rien par terre… J’observais, et vis cette jeune femme sur le côté, se frottant légèrement son bras égratigné. Cas de conscience ou pas, je posai immédiatement ma main sur « blessure » des plus minime et la soignai en une poignée de secondes.

-Regarde où tu vas, la prochaine fois… Lui dis-je calmement mais néanmoins pressée, en m’éloignant tout aussi rapidement.


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Lun 26 Mar 2018 - 8:19
Un peu perdue dans ses pensées, elle déambulait dans le village qu’elle apprenait tout juste à connaître. Elle était bien loin de considérer l’endroit comme étant chez elle, se sentant encore comme étrangère aux yeux des gens, cependant, elle faisait les efforts que de tenter d’en apprendre un peu plus sur là où elle vivrait les prochains mois, voir certainement les prochaines années. S’étant engagée auprès du village, possédant désormais ce bandeau faisant d’elle une kunoichi, elle avait désormais des responsabilités. De ce fait, elle se devait de faire les efforts nécessaire à ce niveau.

Peu attentive à son environnement, elle frappa de plein fouet quelqu’un qui ne semblait pas l’avoir remarqué non plus. Perdant l’équilibre, elle se retrouva contre le sol sans trop comprendre ce qu’il venait de se passer. Tentant de se redresser, son regard clair rencontra celui d’une autre femme, celle qu’elle avait percuté, de ce qu’elle saisissait des derniers événements. Le bras légèrement écorché, elle ne s’en faisait pas en outre mesure. Elle avait connu pire, comme blessure, comme pouvait le prouver toutes les cicatrices qu’elle cachait aux yeux du monde, celles recouvrant son corps et marquant des combats qu’elle avait mené par le passé. La femme s’attarda quelques instants, faisant briller une aura verte autour de de sa main, venant ainsi soulager la jeune kunoichi des blessures suivant son manque d’inattention.

Si elle aurait pu se contenter de s’excuser et de la remercier, les paroles prononcées la firent rapidement changer d’avis. D’un naturel très impulsif, elle réagissait bien souvent sous le coup de l’émotion plutôt que de prendre quelques secondes pour réfléchir davantage. Sautant donc sur ses pieds, elle vint se placer face à la femme, l’arrêtant donc dans sa course, les sourcils légèrement froncés.

- J’sais pas hein, mais il m’semble que dans ce genre d’situation, on s’excuse plutôt que d’blâmer les autres.

Avec tout ce tact naturel qu’elle ne possédait définitivement pas. Son regard se faisait agacé tandis qu’elle croisa ses bras sous sa poitrine, adoptant ainsi une position qui en disait long sur son état d’esprit actuel. Elle était mécontente, voilà tout. Un peu plus et elle aurait eu l’impression que l’inconnue l’ayant bousculé (et envoyé au sol !) la considérait comme une enfant, de par les reproches qu’elle lui avait fait, cette suggestion qui n’était là que pour lui faire comprendre qu’elle avait mal fait.

- C’bien gentil, c’que tu as fait, mais j’pense qu’un peu d’politesse, ça t’tuerait pas.

Une bonne blague venant de l’Aburame tandis qu’elle était la première à passer outre la politesse. Elle accusait ainsi l’inconnue, le tout d’un ton pouvant se montrer désagréable tandis qu’elle ne s’embarrassait pas de quelques conventions sociales, tel que la vouvoyer comme elle semblait clairement être son aînée ou simplement appliquer ses propres conseil, à savoir s’excuser à son tour. Elle avait voulu le faire, vraiment, toutefois, réagissant au quart de tour la majorité du temps, pour ne pas dire toujours, cette idée avait bien rapidement disparu de son esprit.

Plus petite, plus jeune et légèrement plus frêle que celle lui faisant face, elle n’en était nullement intimidée. Possédant une certaine arrogance alors qu’elle n’hésitait pas à affronter plus fort qu’elle, tenant tête à quiconque s’opposait à elle, elle n’hésitait pas à venir la toiser du regard.

- Aller, j’suis sympa quand même. J’te laisse la chance de t’rattraper, face à l’affront qu’tu viens d’faire. Parce qu’bon, j’pas seule fautive d’cette histoire.

Décidément, pour une première impression, elle y allait en force. Or, compte tenu de la situation et des propos qu’elle lui tenait, ce n’était certainement pas une bonne première impression.
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Lun 26 Mar 2018 - 19:18


J’avais déjà chassé de mon esprit cette gamine qui m’avait fait perdre un temps considérable n’ayant qu’une pensée, qu’une envie. Je voulais seulement rentrer chez moi rapidement et rejoindre mon rendez-vous. Ce que la jeune femme qui avait été bousculée ne semblait pas entendre de cette oreille. Elle bloquait une nouvelle fois ma route, me forçant à m’arrêter une nouvelle fois. Surprise, sourcil arqué, je l’observais, l’écoutais. Je l’avais soigné, n’était-ce pas suffisant ? D’autre m’aurait seulement remercié sans demander leur reste ou me faire remarquer un manque éventuel de politesse. D’ailleurs… De politesse… Devais-je saluer toutes les personnes que je croisais ? Je ne comprenais pas.

Je soupirai.

-Tu as mal ? Non. Alors...

Une sage parole que je venais de prodiguer, là. Et je me rendais compte que je n’aimais pas vraiment les enfants, en fait, aussi. Mais cette proposition ne semblait pas non plus la séduire puisqu’elle me demandait maintenant une compensation, enfin, « de me rattraper ». J’étais encore plus décontenancée et étais loin de me douter que j’allais tomber sur quelqu’un d’aussi tenace pour une broutille si futile. Les gens n’avaient pas tous quelque chose à faire, dans ce village, visiblement. Bon, je pouvais faire cet effort, peut-être que dans la précipitation, effectivement, elle n’avait pas pu m’éviter. Ce fut donc pour cette raison que j’extirpais de ma poche une sucette et la lui tendis.

Je n'étais pas sûre de son goût, ni même qu'elle en avait encore un... C’était un reste… d’un autre jour… Pour faire taire les enfants un peu trop bruyants j’avais appris qu’il n’y avait rien de tel que les sucreries et c'était un peu moins radical que les somnifères. Ce n’était pas pour autant que je les supportais plus ! Ce petit stratagème m’aidait même davantage qu’eux… à vrai dire.

-Tien, prends-ça. Et… C’est tout ce que j’ai. Maintenant… J’ai autre chose à faire. Dis-je en lui faisant signe, et m’éloignant.

Cela fonctionnait habituellement avec les enfants… Puis je n’avais pas de seringue sur moi pour lui injecter quoi que ce soit, bien malheureusement. Et, vu son âge, je ne pouvais rien lui offrir d’autre.
J'avais été gentille et j’avais encore le temps de ne pas être en retard !



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Mar 27 Mar 2018 - 6:25
- Attends, mais c’t’une blague ?!

Voilà les paroles qui franchirent les lippes de l’Aburame tandis qu’elle se tenait immobile, une sucette à la main, observant consternée l’inconnue qui se défilait encore une fois. Qu’elle ait autre chose ou pas, elle était désormais mécontente. Elle aurait sérieusement pu ne pas s’en faire, de cette bousculade qui était une erreur que tous pouvaient commettre. Or, le manque flagrant de compassion que pouvait avoir le femme qui filait à nouveau venait l’embêter. Bon, en soi, ça non plus ce n’était un soucis. Pas tant, du moins. Elle s’était peut-être seulement levé du mauvais pied, ce n’était pas à exclure. Elle n’était pas reconnue pour ses réactions très rationnelles, de toute façon.

Accélérant le pas, la demoiselle à la longue chevelure pâle vint combler la distance qui la séparait de son assaillante (elle exagérait peut-être un peu) avant de finalement calquer son pas sur le sien, signe évident qu’elle ne comptait pas la laisser filer aussi facilement. Elle était contrariée et donc, de ce fait, il était difficile que de lui demander de réfléchir à autre.

- Tu t’fous d’ma gueule ou t’fais semblant ? Une sucette. UNE SUCETTE ? Mais t’peux pas être sérieuse, avec une connerie pareille ! T’as cru quoi, qu’j’avais quatre ans ?

Avec la crise qu’elle lui faisait à l’heure actuelle, c’était tout à fait possible. Mais elle n’en avait pas fini. Son ton démontrait son agacement, bien que seule son expression faciale suffisait pour comprendre ce fait. Étant naturellement très expressive, il était aussi aisé de lire en elle comme dans un livre ouvert. Toujours très honnête vis-à-vis d’elle-même et d’autrui, elle ne voyait pas l’intérêt que de faire semblant. Sans compter qu’elle était toujours très vive pour réagir selon l’impulsion du moment, écoutant ses émotions plutôt que sa tête, ne prenant définitivement pas la peine de réfléchir ne serait-ce que quelques instants.

- T’es toujours aussi désagréable, au fait ? C’était elle qui demandait ça. Genre, p’t’être que sourire un peu ça t’donnerait l’air plus sympathique. Pas donner l’impression qu’les autres c’des merdes, ça aussi, ça s’rait pas mal. Mais t’veux savoir, vraiment, c’qui serait l’mieux ? Elle laissa traîner un léger silence. T’excuser lorsque tu renverses quelqu’un dans la rue ! Bordel, c’pas compliqué ! Même moi j’sais ça !

Et c’était dire beaucoup, compte tenu de l’attitude qu’avait l’Aburame en temps normal. Ses prunelles s’enflammaient tandis qu’elle ne la quittait pas des yeux, bien décidée à ne pas la laisser se défiler une nouvelle fois. La pauvre n’avait sûrement rien demander de plus que de poursuivre sa journée en tranquillité, mais voilà qu’elle était tombée sur la jeune demoiselle qui, définitivement, semblait s’être levée du mauvais bien et avait décidé de venir lui mener la vie dure.

Tous la connaissant un minimum ne pouvaient qu’admettre que lorsqu’elle avait une idée en tête, il était impossible que de la faire changer d’avis. Et tant qu’elle ne se serait pas excuser, voir même fait preuve d’un minimum de compassion, elle ne la lâchera pas. Voilà l’objectif qu’elle venait de se donner.
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Mar 27 Mar 2018 - 17:41


La sucette n’était pas suffisante ? Qu’escomptait-elle d’autre ? Afin de me débarrasser d’elle, qui semblait très… revêche, plusieurs solutions étaient possibles. Acquiescer, s’excuser –ce qui ne faisait pas vraiment partie de la toplist des attributs de la demoiselle- ou, lui faire peur, la menacer ? Je pouvais faire un effort, je n’étais plus à ça prés avec ce village… Mais en avais-je seulement envie ? C’était tout de même une des parties prenantes de mes choix ; mes envies.

Et là, pour le coup, estimant la perte de temps et le « saoulage » progressif que m’infligeait cette enfant… Je m’arrêtai subitement au milieu de cette rue sans fin, attrapai son bras et la plaquai –sans fracas- contre le mur d’un restaurant que je connaissais bien –le buibui l’appelais-je- et approchai mon visage du sien, à tout juste quelques centimètres. Lui bloquant toute retraite avec mon autre bras dont la main était en appui contre le mur, à côté de son visage. Je l’observais un instant, la dominant facilement d’une tête, et lui répondis sur un ton… menaçant, ou tout au moins assez particulier. C’est que j’en avais appris des choses avec Akina…

-Tu n’as pas quatre ans… Tu veux quoi alors ? Dis-je en esquissant un sourire presque malsain sans relâcher l’étreinte sur son poignet.

Bien évidemment, je lui faisais, et ne lui ferai pas de mal. Les femmes, filles, gamines, n’avaient pas grand-chose à craindre de moi, d’autant plus les Kumojin. Ceci-dit je me sentis comme libérée un instant. Je n’avais pas agi de la sorte, comme auparavant, depuis un long moment. Cette face que je cachais, que je taisais depuis mon arrivée à Kumo. Et malheureusement, c’était elle qui la découvrait en avant-première.

D’autant plus qu’il n’y avait personne d’autre dans cette rue, c’était d’ailleurs pour ça que je passais par là et pas ailleurs. Je ne pus m’expliquer pourquoi à cet instant précis, j’avais décidé de ne plus porter le masque du gentil docteur qui soignait tout le monde. Cette personnalité était ma nature la plus authentique. Durant ces vingt-six dernières années j’avais eu une vie bien plus chaotique qu’à Kumo, et même s’il m’apportait une certaine stabilité… Être ainsi confrontée, m’avait réveillée.

-Dis-moi ce que tu veux vraiment en guise d’excuses. Lui répétais-je. Mais saches que tu ne l’entendras jamais de ma bouche. Lui chuchotais-je à l’oreille.

C’était un principe chez moi. Ne jamais s’excuser, du moins pas de vive voix. Je ne pouvais simplement pas, car je ne le pensais pas ; si ce n’était pas sincère, si j’y croyais pas moi-même… Je ne pouvais simplement pas ! Ni plus, ni moins.

Sazuka n’était pas la Kumojin sympathique que tout le monde pouvait voir que ce soit à l’hôpital, à la bibliothèque, ou ailleurs. On l’avait certainement comme –un peu- froidr, distante et calme… Mais c’était loin de la vérité. Certes elle changeait, lentement mais sûrement, mais la nature profonde d’une personne, on ne pouvait ni l’effacer, ni la restreindre trop longtemps


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Dernière édition par Ikeda Sazuka le Mar 27 Mar 2018 - 23:08, édité 1 fois
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Mar 27 Mar 2018 - 22:25
Semblerait-il que la femme qu’elle suivait en avait marre de son babillage incessant. Du moins, c’est ce qu’elle en comprit alors qu’elle se retrouvait plaquée contre un mur, et ce, sans ménagement. Passant de la surprise à l’amusement, toute trace d’agacement venait de disparaître. Sale peste ? Peut-être bien l’était-elle réellement, à ses heures. Une chose était sûre, la situation venait de prendre une tournure qu’elle n’avait pas envisager. Elle avait simplement souhaité qu’elle lui adresse quelques excuses pour l’avoir envoyé au sol, quand bien même elle-même aurait dû faire plus attention.

Maintenue par une force supérieure à la sienne contre le mur d’un restaurant dans cette ruelle déserte, elle ne s’empêcha pas que de venir la toiser d’un regard beaucoup trop confiant pour la situation actuelle. Inconsciente ou tout simplement arrogante ? Un peu des deux, très certainement. Elle n’en serait pas intimidée pour si peu, que ce soit de sa poigne ou encore du sourire presque malsain qu’elle affichait. Le danger, elle l’avait côtoyé pendant des années, notamment au sein du Soshikidan où elle avait mené des missions qui étaient loin d’être de tout repos. Un passé dont elle était peu fière, malgré qu’il soit désormais partie intégrante de sa personne. Tout en l’écoutant sans se départir de son sourire en coin, prisonnière de celle la dominant d’une bonne tête, elle vint porter à ses lèvres la sucette lui ayant été donnée, arrachant l’emballage à l’aide de ses dents.

- J’vais commencer à croire qu’c’est une pratique courante qu’de faire du rentre-dedans aux nouveaux arrivants du village.

Un ton assuré accompagné d’un source presque innocent. Une expression presque angélique vint se peindre sur son visage alors qu’elle la défiait du regard, portant la sucette à ses lèvres, le mettant dans sa bouche sans que ses prunelles claires ne quittent les siennes.

- Bon alors, ça c’passe comment ? J’ai encore quelques instants pour adressés mes derniers mots avant qu’tu mettes fins à mes jours dans cette ruelle abandonnée ? J’hurle en espérant qu’y’a un kumojin dans l’coin prêt à v’nir m’aider ? Ou alors on finit ça chez toi ?

Suivi d’un clin d’oeil, elle vint faire sortir la sucette d’entre ses lèvres dans un “pop” sonore, s’amusant plus de la situation qu’elle l’aurait sûrement dû.

S’il y avait bien une chose à savoir, concernant l’Aburame, était qu’elle n’avait absolument rien de sérieux. Sa propension à tout prendre avec une légèreté déconcertante faisait d’elle une personne parfois difficile à cerner. Et pourtant, elle était d’une honnêteté frappante, s’exprimant avec franchise. Le plus grand soucis était de savoir quand la prendre au sérieux et quand assumer qu’elle ne faisait que sw payer la tête de son interlocuteur. Une situation particulière où elle se jouait de ce doute créer chez les autres, quand bien même ne le faisait-elle jamais avec malice. Foncièrement gentille, il s’agissait seulement de sa façon de voir la vie, qui ne valait pas la peine que d’être vécue dans un sérieux ennuyant. Elle aurait dû mourir à Shîto et il l’avait sauvé, se sacrifiant pour elle. Elle comptait donc bien profiter de chaque jour qui s’offrait à elle.

- Qu’est-ce que j’devrais faire pour qu’tu t’excuses ? Doit bien y avoir une exception à ton jamais.

Ou pas, mais cela valait bien la peine que d’enquêter sur la question. Qu’avait-elle à perdre, après tout ? Kaede n’était pas de celle qui réfléchissait aux conséquences de ses actions, se contentant simplement de les assumer une fois l’action posée.
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Mer 28 Mar 2018 - 4:49



Ce fut sans doute la première fois que je traitais une femme de la sorte, même que je ne découvre mon attirance pour les individus du même sexe. J’avais eu par le passé de nombreuses occasions de faire du mal à mes homologues féminins, mais jamais je n’étais passée à l’acte. Sans doute parce qu’à l’époque déjà je savais, inconsciemment, ce qu’elles pouvaient représenter. Peut-être parce que j’avais grandi dans une communauté masculine, dans un pays machiste où les hommes s’étaient octroyés un pouvoir de loin supérieur à celui des femmes depuis des centaines d’années ; que je ne pouvais me résoudre à leur faire du mal. Un état de fait, une faiblesse qui causerait sûrement ma perte, pour sûr.

Mais en attendant, je me tenais devant cette gamine manifestant une arrogance hors du commun, une assurance démesurée et une inconscience dangereuse. A l’écouter, je ne pus m’empêcher de rire. Pas à gorge déployée, silencieusement plutôt. S’entendait-elle ? Je ne relevai pas sa première remarque, nous étions bien loin d’un vrai « rentre dedans ». J’avais appris à faire les choses avec un peu plus de subtilité, bien que la rugosité d’un rapport –de force- ne me faisait pas vraiment peur. Au contraire. C’était dans ces instants que je me sentais le plus… Vivante.

Par contre… La suite me semblait encore plus… risible.

-Ne sois pas idiote. Qui tuerait quelqu’un pour si peu. Il faudrait être un monstre pour tuer une gamine. Continuais-je de sourire, mes doigts enserrant parfaitement le bas de son bras.

L’idée de la tuer et abandonner son corps dans une poubelle… Ne m’avait pas traversé l’esprit. Je n’avais pas l’habitude de jeter les cadavres à la bene, cela aurait été du gaspillage… Et dans ce monde… Tout était utile. Enfin, je n’avais pas eu cette idée. En plus, si je venais à la blesser, volontairement ou pas, je me sentirai obligée de la soigner après… Non franchement… J’étais certainement la personne la moins dangereuse de Kumo, en fait. Tout au moins pour les Kumojin.

-Ha… Chez moi ? Tu ne sais pas de quoi tu parles. Rigolais-je.

Comment une enfant pouvait savoir quels étaient les « transports » des adultes ? Cette gamine était… Surréaliste. Mais elle me faisait marrer, enfin, mon alter ego en tout cas. Puis finalement… Je la relâchais. Elle voulait… échanger une excuse contre quelque chose, qu’elle ferait pour moi ? C’était tout de même très étrange. Je n’étais pas loin de penser que j’avais face à moi une fétichiste de l’excuse…

-Tu veux vraiment obtenir des excuses ? Dis-je avec un nouveau détachement qui contrastait grandement avec la situation précédente. S’excuser pour s’excuser n’a pas de valeur. Si je ne le pense pas.
-Haha… Les ados… Bien. Le mieux, ce serait que je sache ce que tu pourrais faire ?

C'était un reste de ma vie à Tetsu, de l'enseignement Samouraï sue j'avais reçu... On ne s'excuse que si on a quelque chose à se reprocher, que si on le fait avec sincérité et pas uniquement "pour faire plaisir". Par conséquent...



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Mer 28 Mar 2018 - 18:30
Nonchalante, elle vint à nouveau porter la sucette à ses lèvres, la défiant du regard, un sourire en coin, un sourcil légèrement arqué, l’air de lui demander ce qu’elle comptait bien faire. Après tout, elle était toujours à quelques centimètres seulement d’elle, la maintenant solidement contre le mur. Autre venir passer sa langue sur la sucette lui ayant été offerte dans l’idée de calmer son tempérament tout feu tout flamme, elle était plutôt restreinte dans ce qu’elle pouvait faire.

- En vrai, j’m’en fous pas mal, qu’tu t’excuses. ‘Fin, ça m’avait grave fait chier, qu’tu fasses comme si d’rien n’était et comme si t’étais pas du tout concernée par c’qui s’est passé. J’aime juste pas avoir l’impression qu’on m’prend d’haut, c’tout.

Toujours d’une franchise frappante, elle venait d’admettre qu’elle se payait plus sa tête qu’autre chose, désormais, ne se souciant que très peu des excuses qui ne lui seraient pas adressés, si elle se fiait à ce que lui avait dit son interlocutrice. Lui adressant un sourire innocent, comme pour venir l’amener à baisser sa garde, elle inclina sa tête sur le côté, affichant ainsi un air angélique qui pouvait détonner avec sa personnalité flamboyante.

- Puis j’y peux rien, j’aime les défis. J’suis une tête brûlée qu’y’aime pas qu’on lui dise non, c’comme ça, c’est dans ma nature. Donc t’peux être convaincue qu’si tu m’dis qu’j’peux pas faire quelque chose, j’vais faire absolument tout c’qui est en mon pouvoir pour y parvenir. On m’a toujours dit qu’j’étais une bombe à retardement et j’ai l’malheur de t’annoncer qu’tu en as allumé la mèche, en m’disant qu’c’était impossible qu’j’obtienne des excuses de ta part.

Elle se détacha légèrement du mur, approchant son visage du sien, mutine demoiselle qu’elle était, affrontant ainsi la certaine contrariété de la femme avec espièglerie.

Il n’y avait jamais rien de trop grand ni d’impossible pour elle. Ou, tout du moins, elle trouvait malheureux que de s’empêcher de faire quoique ce soit sous prétexte que c’était impossible. Mieux valait tenter, quitte à se prendre malencontreusement un mur. Puis tenter à nouveau, frappant ainsi le même mur. Frapper ce mur encore et encore jusqu’à ce qu’il se fissure et s’effondre finalement. Ainsi voyait-elle la vie et tout ce qui se dressait sur son chemin.

- Puis bon, pour ton information, la gamine a quand même vingt-et-un an hein. Donc rien d’une enfant ni d’une ado. Juste une adulte qu’y’a décidé d’arrêter d’vieillir, sans quoi la vie d’venait vraiemnt chiant.

S’étant subtilement échappé de sa nuque depuis le début de leur échange, glissant contre son dos avant de prendre leur envole, voilà que maintenant une bonne quantité d’insectes flottaient autour d’eux, semblant ainsi couper les deux issues qu’offrait la ruelle.

Loin d’être une victime, il s’agissait d’une position qu’elle pouvait adopter pour mieux leurrer ses ennemis. Après tout, très peu s’attendait à quoique ce soit venait de la jeune femme à l’apparence fragile qu’elle était. Et puis, il n’y avait pas que l’apparence. Pas très grande ni très musclée, son corps était certes, svelte, mais surtout menu. Or, elle n’avait pas remporté de nombreux combats qu’en se fiant sur la résistance physique qu’elle pouvait offrir.

- Y’a donc rien qu’j’peux pas faire. J’te l’ai dit, en c’monde, y’a aucune limite que celles qu’tu t’imposes.

Et alors, qu’avait-elle à répliquer à ça ? L’Aburame garda son regard ancré dans le sien, toujours ce sourire en coin, sa sucette entre ses fines lèvres.
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Mer 28 Mar 2018 - 20:49



-Ne pas te prendre de haut... Dis-je en la regardant. C'est compliqué. Ajoutais-je en lui tapotant la tête rapidement. T'es... petite. Rigolais-je. Tout doit te paraître... Haut.. Continuais-je de rire.

Evidemment, je ne savais pas ce que voulait dire cette expression... Du coup... Je l'a prenais au pieds de la lettre. J'en demanderai la signification plus tard, à Akina.

L’art de faire tourner les gens en bourrique. Voilà ce que pratiquait cette énergumène de petite taille. Fort heureusement, j’étais patiente. Cette même patience qui m’avait d’ailleurs permis d’être aussi performante dans mon champ d’expertise préféré. Je l’écoutais toujours, changer d’avis, comme une girouette de sens. Je soupçonnais un grave problème psychologique chez cette jeune femme. Ce n’était pas commun d’être aussi indécise que ça d’une phrase à l’autre. Même moi qui n’était pas le symbole de la stabilité n’étais pas si… versatile. Bipolarité ? Ah non juste… têtue, en fait ? Enfin…

-Stubborn… prononçais-je à voix basse. Et donc ? Tu vas pleurer si tu n’as pas ce que tu veux ?

J’aimais bien les gens têtus, Akina l’était. Mais en revanche elle n’était pas chiante ! Énergique, vigoureuse mais pas CHIANTE. Celle-là… J’avais un peu de mal à la cerner, malgré mes récents progrès. Il y avait dans le monde des gens un peu spéciaux, comme ça ; de temps en temps. Vingt et un an ? Vraiment ? J’étais presque choquée de l’apprendre, j’entrouvris la bouche de surprise et m’esclaffais. Elle blaguait surement.

-Vingt et un ans… Y a une différence entre rester jeune dans sa tête, et être une gamine. Je me fiche pas mal de ce tu es, en fait. Ce que je vois, c’est une gamine capricieuse.

Dis-je en jetant un coup d’œil au nuage noir qui venait de se constituer de chaque côté de la ruelle. Et rigolais de plus belle. Etait-ce une menace ?

-Et donc, je suppose que veux m’obliger à m’excuser ? C’est une réaction… d'ados pré-pubère...

Avais-je réagi en tirant de sa bouche la sucette qu’elle s’évertuait à manier comme pour tenter de me provoquer, de mettre à mal ma patience et la sympathie –toute relative- que je pouvais encore présenter. Tout ce que je disais n’était pas jugement, mais seulement ce que je disais. Puis si elle souhaitait jouer à ce jeu avec moi… L’une de mes grandes capacités dans ce genre de situation, où je ne savais pas vraiment quoi faire, j’imitais. Le mimétisme était un mécanisme de défense très efficace, étrangement. Puis je glissais la sucette entre mes lèvres, et la croqua.

-Excuses-moi. Je commence à avoir faim. Lui-dis-je avec ironie, en crachant le bâtonnet de sucette décapité.

Ah bah… Elle n’était pas si mauvaise cette sucette, finalement. Si j’avais su… Je plaquai une nouvelle fois ma main juste à côté de son visage, lui barrant une nouvelle fois la route et, la regardant dans les yeux ajoutais après avoir avalé :

-J’attends toujours de savoir ce que tu peux faire, gamine. Souriais-je avec une certaine sincérité.

Effectivement, je m’amusais et ne pouvais donc que sourire. Je n’étais pas bonne pour feindre ce que je pouvais ressentir à un instant T, et là…
Enfin, toujours était-il que j’avais encore faim.
Et à cause de cette gamine, une autre femme allait sans doute me faire la gueule…
Mais je m'amusais tellement... Et... attendais... patiemment... qu'elle se montre.





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Jeu 29 Mar 2018 - 12:56
Voilà qu’on venait de lui retirer sa sucette, comme quelqu’un pourrait le faire pour venir contrarier une gamine de quatre ans. Or, plutôt que d’en être contrariée, elle en était plutôt amusée, observant donc la femme faire d’un regard intrigué. Si elle l’insupportait, au final, elle ne faisait pas grand chose pour fuir sa compagnie. De ce fait, elle pouvait assumer qu’elle n’était pas si désagréable que cela. Ou, tout du moins, qu’elle trouvait quelque chose d’intéressant quant à rester à ses côtés quelques instants de plus. Devant elle, même, une main sur son bras et l’autre sur le côté de sa tête, lui empêchant toute esquive.

- T’vois, quand tu y mets un peu du tiens, tu peux y arriver. Ça d’vait pas être trop difficile, non, qu’d’excuser ? ‘Fin, t’la fait pour le vol d’la sucette, j’vois pas pourquoi ce s’rait bien différent d’m’avoir percuter dans la rue. Dans les deux cas, j’suis qu’la victime, non ?

Elle parlait d’un ton calme, comme si elle y avait effectivement réfléchi, comme si ce qu’elle disait faisait parfaitement du sens. Un sourire amusé, voir même un tantinet arrogant, qui ne quittait pas ses traits fins légèrement juvénils. Elle se devait d’admettre que beaucoup pouvaient avoir certaines difficultés quant à la considérer comme une adulte, tant par ses traits, sa petite taille et son caractère exubérant. Elle savait se montrer mature, par de très rares moments, lorsque la situation le demandait. Pas trop, par contre, parce qu’elle avait horreur que de prendre les choses au sérieux. Vivant sur une légèreté propre à elle, elle répondait à toute situation qu’elle se devait de traverser avec cette même légèreté, comme si rien ne pouvait réellement venir l’importuner.

Après tout, qu’est-ce qu’était la vie, si ce n’était que quelque chose de fragile à laquelle elle s’accrochait en souvenir de celui l’ayant sauvé d’une mort certaine ? Les mains tachées de sang n’étant pas le sien, elle avait pris bien plus qu’on lui avait enlevé, au fil des derniers mois, faisant respectés des idées auxquelles elle ne croyait pas, par amour pour un homme qu’elle aurait suivi jusqu’au bout du monde s’il lui avait demandé. Ne se prenant même pas elle-même au sérieux, et ce, presque jamais, il lui était difficile pour elle que de faire différemment avec autrui.

- L’soucis, en vrai, en c’moment, c’que tu considère même pas avoir fait un truc d’mal. Pour toi, c’donc parfaitement naturel et ok qu’de percuter quelqu’un en pleine rue puis d’continuer ton chemin comme si rien n’était arrivé ?

Elle la dévisageait tranquillement, un sourire narquois lui étant adressé.

- C’est une vraie question, si jamais. Ça m’intéresse quand même, c’que tu peux dire à c’sujet.

Ignorant la dernière question lui ayant été adressée, ne voyant pas l’intérêt que d’y répondre maintenant, elle en profitait désormais pour observer la jeune femme, ou, plus précisément, comme cette dernière était-elle. Elle ne semblait pas méchante, peut-être seulement un peu plus agressive que la moyenne. Ou alors était-ce elle qui avait réussi à l’énerver en trois seconds top chrono, ce n’était pas non plus à exclure.

- Mais faudrait vraiment qu’t’arrête, avec l’gamine. Parce que, j’veux dire, sinon, ça va juste t’causer encore plus d’problème. Qu’tu plaques une femme contre un mur, l’empêchant d’pouvoir fuir, bah ça va encore, limite c’t’excitant. Un clin d’oeil, s’exprimant toujours de son ton léger. Mais une gamine… T’pourrais avoir des problèmes avec les autorités. M’enfin, j’dis ça j’dis rien hein.

La tête légèrement inclinée sur le côté, elle observe chacune de ses réactions, jaugeant l’impact que ses paroles pouvaient avoir. Il n’était pas rare que de la voir jouer sur cette ligne subtile entre la provocation et le flirt, faisant d’elle quelqu’un d’encore plus difficile à cerner. Son cruel manque de sérieux amenait souvent les gens à ne pas savoir sur quel pied danser avec elle, sans compter que la franchise frappante dont elle pouvait faire preuve en était aussi déroutante.

- Moi j’t’ai dit qu’j’pouvais faire absolument n’importe quoi. J’peux t’rendre la vie impossible autant peut-elle devenir plus… Agréable. Sous-entendu quelconque ? Assurément. Reste donc à savoir c’que toi, t’veux, dans cet éventail d’infinies possibilités.

Aussi simple que cela !
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Jeu 29 Mar 2018 - 18:07



Parce que c’était intentionnel ? Pensais-je. Cela ne faisait pas une grande différence de toute façon. J’avais tenté une forme d’humour qui n’avait pas pris visiblement. Je n’étais vraiment pas bonne pour toutes ces choses-là. Je devais arrêter. Cette jeune femme avait une vision bien différente de la mienne pour toutes ces broutilles. Ce que les shinobis pouvaient être douillés, parfois, c’était affligeant.

Ils se prenaient des boules de feu, des éclairs, se faisaient ébouillanter… Noyer, transpercer, éviscérer… Et… Trouvaient encore la force de se plaindre pour « ça » ? Fallait pas s’étonner que tous les maux du monde leur tombent dessus si souvent… Et encore, j’en soignais une partie. Alors, je me demandais comme cette jeune femme pouvait avoir… survécu ? Cela ne me concernait pas. L’histoire des autres ne me regardait pas. S’y intéresser voulait dire prendre le risque de s’ancrer trop… profondément.

-Aaaah… fis-je nerveusement. Vous êtes tous des victimes… Pourquoi devrais-je m’excuser d’une chose dont je n’avais pas l’intention ? Lui avais-je donc dit en guise d’unique réponse.

Heu… Voilà dans toute sa splendeur la complexité de Sazuka. Sachant que même commis intentionnellement elle ne s’excusait pas de ses actes. Et que, d’ailleurs, l’excuse était bien plus utile dans l’inattention que l’inverse ? Tout ceci était –et Kaede l’avait très bien résumé- lié à ce défaut : la conception du mal. « Si je fais du mal, ce n’est pas si mal, si on me fait du mal, c’est mal ».

C’était un peu son nindo, en quelques sortes, mais c’était surtout son plus gros travers. Et de ce fait, elle ne s’excusait pas, car sa compréhension de ces deux notions primordiales –bien et mal- sans lui être inconnues ; était dans son esprit complètement biaisée ! Et, c’était même encore plus compliqué et probablement trop long à expliquer. Néanmoins, parfois, lui venaient quelques éclairs de lucidité quant à certains de ses faits. Rarement. Pas dans cette situation-ci, en tous cas. Quoique…

Je l’avais lâchée. Non pas par crainte des problèmes, dont je ne me fichais plutôt pas mal en fait ; arrivera ce qui arrive, comme on dit ; mais plutôt par conscience de ce que j’étais en train de faire. Contraindre une femme de la sorte, cela ne me ressemblait pas, pas sans son consentement. Alors, fait assez inhabituel, je fis un pas en arrière et m’inclinais légèrement devant elle.

-Je m’excuse. Dis-je d’un coup.

Evidemment, pas pour lui être rentrée dedans. Mais cela ferait-il une différence pour la nouvelle Kumojin ? Aucune idée. Puis, j’enchainais directement, en me redressant.

-A vrai dire… Tu peux faire quelque chose oui. Invites moi à manger.

J’avais faim. Et coïncidence étonnante, nous étions juste à côté du petit « Bui-Bui » que je fréquentais de temps à autre…

Rofl. Cette femme, Sazuka, était… bizarre. Vraiment bizarre. Mais au moins c’était plutôt raccord avec sa « victime » qui était aussi… un peu bipolaire, à priori. Ce que l'Ikeda était totalement.




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Sam 31 Mar 2018 - 16:10
Des excuses. Bon, elles ne semblaient pas très sincères ni même réfléchies, cependant, c’était déjà bien assez pour la jeune demoiselle toujours contre le mur, bien que relâchée. Son sourire était large, teinté d’arrogance tandis qu’elle se décala sur le côté. Les insectes revinrent vers elle, regagnant dès lors de corps de leur hôte au travers les pores de sa peau. Elle vint ensuite passer une main dans sa crinière pâle, ramenant ainsi sa longue chevelure derrière son épaule.

Lui devait-elle seulement quelque chose, maintenant qu’elle s’était excusée ? Pas spécialement, cependant, elle n’avait rien de mieux à faire que d’apprendre à connaître cette femme et donc, l’idée était déjà toute faite. Elle allait l’inviter à manger, elle-même commençait à avoir faim. Bien que ce n’était pas une indication, elle avait toujours faim. Il n’était pas surprenant que de la voir avec de la nourriture en tout genre dans les mains, elle qui mangeait un peu tout un peu n’importe quand. Il lui était même possible de se retrouver avec huit brochettes de dangos lorsqu’elle ignorait quelle saveur choisir… Donc bon, tout ça pour dire, elle mangeait beaucoup, souvent et donc, cette idée que de l’inviter lui semblait très pertinente. Une pierre deux coups, elle en était désormais certaine.

- Bon, va pour la bouffe alors ! J’étais convaincue qu’on saurait s’trouver des points communs. T’vois, la bouffe, c’plus que d’la simple bouffe, à mes yeux, c’t’une passion. Donc c’cool, d’être ici, parce que j’étais jamais vraiment sortie d’Hi avant, sauf pour une escale ou deux j’sais pas trop où. J’ai donc pleiiiiiiin d’trucs à découvrir, question bouffe, ici !

Elle semblait plus que motivée à l’idée de découvrir la culture culinaire du village où elle se trouvait désormais. Il s’agissait d’un intérêt comme un autre, bien que, pour sa part, elle était toujours aussi enthousiaste lorsqu’il était question de nourriture. Attrapant alors le bras de la demoiselle à ses côtés, sans aucune gêne ni retenue, elle la traîna à sa suite hors de la ruelle. À peine arrivée à l’artère principale, elle eut le plaisir de remarquer qu’elle s’était retrouvée contre un restaurant tout ce temps.

- Là ! C’moi qui invite, donc j’ai décidé qu’on allait là. Même si j’ai aucune idée d’c’qu’ils servent ici. T’es du village toi au fait ? ‘Fin, j’veux dire, t’es ici d’puis longtemps ? T’connais l’endroit ?

Enchaînant ses questions comme à son habitude, elle relâcha la femme pour pouvoir rentrer dans le petit restaurant, étant rapidement accueillies par quelqu’un venant les mener à une table. La remerciant poliment, car elle savait faire des efforts, surtout pour ces personnes qui s’occupaient de la nourrir, elle prit place d’un côté, faisant donc face à celle dont elle ignorait toujours le nom.

Et oui, ayant décidé de l’agresser presque au moment même où elle disparaissait après l’avoir percuté, elle avait oublié quelques détails pouvant être importants, comme les présentations.

- Pendant qu’j’y pense, moi c’Kaede. Aburame Kaede. Mais Kae c’plus court, donc t’peux m’appeler comme ça, aucun soucis.

Elle marqua une pause, semblant réfléchir, ce qui était rare chez elle.

- T’es médecin, non ? ‘Fin, vu comment t’m’as soigné, c’est c’que j’me dis, ça m’semble logique même. Tu travailles au complexe scientifique ? T’connais p’t’être même Shizen !

Elle s’emballait toute seule, lui adressant seulement toutes les idées qui passaient dans son esprit, semblant suivre une ligne directrice peut-être assez confuse pour ceux ne se trouvant pas dans sa tête.

- Ouaaah, l’monde est p’tit en fait.

Ne lui laissant même pas le temps de répondre, elle venait d’assumer que tout ce qu’elle venait de dire était vrai. Oups ?
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Lun 2 Avr 2018 - 0:54



Qu’il était… Bien d’avoir toujours autant de choses à découvrir, de s’en réjouir. Je l’enviais un peu. Pas que je n’avais plus rien à découvrir, loin de là ; je n’étais pas « prétentieuse » à ce point. Mais tout ce qui pouvait encore être découvert ne faisait pas spécialement parti de mes centres d’intérêts et par conséquent, je n’avais pas à les… découvrir. Et même la nourriture semblait bénéficiée à sa curiosité. Formidable. Bon, cela ne retirait évidemment à l’agacement qu’elle parvenait à susciter dans mon esprit. D’habitude impassible, il n’y avait grand qui parvenait à me faire… tant réagir.

Au moins avait-elle accepté ma requête. Ce que je faisais là, ce n’était pas… Si bien. Certes me sustenter l’était, mais… Je pensais aux conséquences de cette rencontre, surtout vis-à-vis de l’intendante. Enfin… Cela me permettrait du coup, d’expérimenter ça. Je pouvais remercier la gamine pour ça. Mais je ne le ferai pas, bien sûr, cela me concernait. Puis, je fus entrainée dans le restaurant adjacent, que je connaissais un peu. J’y étais venue à de nombreuses reprises avec Akina.

-Non, non et oui… Avais-je répondu successivement à ses premières questions.

Le personnel n’avait pas changé depuis la semaine précédente. Malheureusement. Ce qui voulait dire qu’ils m’avaient forcément reconnus, depuis le temps. Ce n’était pas comme si j’avais été saoule à plusieurs reprises par leur faute, que je venais manger ici tous les deux jours quasiment… Enfin. J’espérais seulement qu’aucun d’eux ne commettent de bourdes. Et pour ma part, j’étais restée très silencieuse…

-Ok. Ikeda Sazuka. Répondis-je sans plus de forme. Oui, je le suis. Et oui, je le connais, je travaille avec lui. Confirmais-je. Le monde est petit ?

L’interrogeais-je rhétoriquement. Je ne savais pas vraiment ce que voulait dire cette expression et elle me paraissait être un non-sens complet. Le monde était loin d’être petit. Enfin, comme d’hab, je devais comprendre les choses de travers. Et pourquoi semblait elle s’étonner de cette… expression erronée ? Mais avant que je ne comprenne la signification de cette phrase semblant pourtant anodine, l’un des serveurs que je commençais un peu à connaître, depuis le temps, un grand brun plutôt avenant au ton sympathique ; vint nous demander ce que nous voulions. Enfin, plus ou moins…

-Bonjour. Dit-il en nous remettant trois petites fiches comportant tout au plus une dizaine de plats dont un portant mon prénom. Une nouvelle amie ? Je suppose que Mlle Suzuri devrait arriver d’une minute à l’autre ? Vous prendrez la même chose que d’habitude ? Souriait-il
-Heu… non… Elle ne viendra pas… Et, oui. Pareil.
-Ok ! Je vous laisse choisir ce que vous voulez mademoiselle. Je reviens.

Bon, parler de choses personnelles à une étrangère sans me consulter avant : fait. Je fustigeais le dit-serveur du regard alors qu’il s’éloignait… Puis reportai mon attention sur la « demoiselle » un instant, persuadée qu’une série de questions allait maintenant fuser… Ceci-dit..

-Je ne pourrai pas te conseiller sur les plats, je mange toujours la même chose. Changeais-je sujet.



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Lun 2 Avr 2018 - 17:44
Elle balaya sa question d’un vague signe de la main, ne s’attardant pas en outre mesure sur l’expression qu’elle avait utilisé, sûrement qu’un choc de culture visible dans leur langage propre à chacune d’entre elles. Ikeda Sazuka. Elle avait donc eu droit à ce qu’elle lui donne son nom. Souriante, elle hocha simplement de la tête, ses prunelles toujours calmement posées sur elle. Du moins, maintenant qu’elle était un minimum calme, sa flamboyante personnalité s’était légèrement tempérée. L’énervement passé et la promesse de nourriture furent tout ce dont elle avait besoin pour qu’elle se montre plus encline à faire la part des choses. La nourriture, saint Graal pour la demoiselle qui ne cessait de s’émerveiller devant les spécialités locales, appréciant généralement tout ce qu’elle pouvait trouver et découvrir.

Le serveur apparut auprès de la table, s’adressant dès lors à celle lui faisant face. Elle n’avait donc pas menti en lui signifiant connaître l’endroit. Elle eut un large sourire à ce titre qu’il lui donnait, à savoir comme étant l’amie de l’Ikeda. Il ne pouvait pas être plus loin de la vérité, mais alors qu’elle ne niait pas ce fait, voilà qu’elle venait de s’en convaincre. Sûrement le pire lorsque venait le temps de discuter avec la jeune femme, elle ne s’attardait que sur ce qui lui importait et ne retenait que ce qu’elle aimait bien, interprétant tout à sa manière, selon ses envies et ce qu’elle voulait.

- C’pas bien grave, j’vais t’montrer ma technique secrète pour choisir un plat !

Elle sortit de son sac une pièce de monnaie, qu’elle tenait entre ses doigts un instant. Ouvrant alors le menu devant elle, sur une page lui semblant intéressante, elle jeta la pièce qui vint tomber sur le nom d’un des plats s’y trouvant inscrits.

- Voilà, c’décider.

Elle ne regarda même pas ce qui allait composer son repas du moment. N’étant pas bien difficile et mangeant un peu de tout, elle était convaincue qu’elle saurait aimer. Et puis, si tel n’était pas le cas, elle ne crachait jamais sur une expérience culinaire.

- T’connaîs les Suzuri ? J’en ai rencontré une, une fois, dernièrement même. Dans la serre du complexe scientifique. Elle était sympa, elle m’a même un peu aidé, à connaître l’village, les gros clans s’y trouvant, toussa, toussa… Parce que, t’vois, j’suis pas d’ici. C’fait même… Genre, vraiment pas longtemps qu’j’suis ici. J’viens d’Hi, c’qui est pas mal différent, parce que j’ai jamais connu ça avant, un village, une organisation shinobi, tout c’que ça implique… L’clan d’où j’viens est quand même assez discret.

Partageant dès lors ses origines hijins, exprimant qu’elle n’était pas du coin, elle avait préféré ne pas trop s’attarder sur le sujet de la Suzuri qui avait été évoquée. Elle n’était pas de nature particulièrement curieuse, ou, tout du moins, malgré tous les défauts qu’elle pouvait avoir, elle n’était pas intrusive. Elle-même possédait des secrets qu’elle préférait ne jamais avoir à partager et loin d’elle l’idée de forcer la femme à s’ouvrir sur un sujet qu’elle ne souhaitait pas aborder.

- T’as dit pas v’nir d’ici, pas vrai ? T’viens d’où du coup ? Pourquoi être venue à Kumo ?

Sans être intrusive, elle n’en restait pas moins quelqu’un s’intéressant à celle avec qui elle discutait.
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Lun 2 Avr 2018 - 20:02



-Et si tu n’aimes pas ça ? Dis-je perplexe en la regardant jouer à pile ou face.

Le hasard faisait bien les choses ? Pas forcément. Choisir son plat au hasard n’était pas vraiment très… futé. A moins qu’elle n’aimait tout ce qui se trouvait à la carte ? Une éventualité tout à fait possible… Puis si elle n’aimait pas, elle le donnerait à manger à ses insectes… probablement. Qu’en savais-je ? Et je soupirais de plus belle, elle ne choisissait pas vraiment au hasard, puisqu’elle ne regarda même pas sur quel plat était retombée la pièce. Ce genre de comportement amusant pour certain, m’exaspérait plus que tout… Mais bon… Chacun… sa méthode…

La question dont elle connaissait la réponse, comme les précédentes. Les Suzuri ? Avec l’autre serveur qui m’avait interrogée à propos de « mademoiselle Suzuri »… Enfin, de toute façon, qu’elle sache ou pas ; ma réponse aurait été la même.

-Je les connais, oui. Enfin… certains. Pas tous…

Je ne connaissais pas Kaldea par exemple, bien que cette personne devait être intéressante, pour avoir réussi à attirer tant d’attention à son égard, elle ne pouvait que l’être. Et les autres… Ouais… Ils étaient aussi intéressants, chacun à leur méanière et m’avaient apporté différentes connaissances, plus ou moins utiles mais dont j’appréciais les bienfaits.

-C’est aussi une Suzuri qui m’a fait connaître un peu mieux le village. De Hi ? J’ai entendu dire que c’est un beau pays, quand il n’est pas en guerre… Je devais y aller mais, mes plans ont changé entre temps. Et je suis arrivée à Kumo.

Et cette modification dans ce que je projetais de faire s’appelait Metaru Shuuhei. Inutile d’expliquer le pourquoi du comment. Un concours de circonstances, pouvait-on dire. Néanmoins…

-Je viens de Tetsu, j’ai décidé de venir à Kumo parce que j’y gagnais plus que je n’y perdais. Ce village est… Un bon endroit, pour un médecin. Hi ne te manque un peu ? Demandais-je subitement.

Puis le serveur revint avec ce que nous avions respectivement commandé. Moi, je demandais toujours le même plat. Un genre de salade à base de différentes plantes aux vertus largement éprouvées. Puis, le plat de Kaede.

-T’es sûre que tu vas aimer ça ? C’est un peu… spécial quand même, non ?

Comme spécialité il n’y avait pas plus spécial. Enfin, elle se débrouillerait avec sa tambouille, ce n’était pas vraiment mon problème, puis elle payait, aussi. Donc… J’aurais au moins pu lui dire de ne pas prendre ce plat… Finalement.





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Mar 3 Avr 2018 - 18:02
Le serveur revint vers elles, l’empêchant alors de répondre immédiatement aux questions lui étant adressées. Ce dernier venant prendre leur commande, elle pointa donc sur le menu ce que la pièce avait décidé pour elle, se contentant d’hausser les épaules alors que son interlocutrice semblait sceptique de son choix.

- J’sais pas c’que c’est, donc bon, on verra j’imagine. Et puis, t’as pas dit qu’tu prenais toujours l’même truc ? Ça t’ferait p’t’être pas d’mal d’varier, de temps à autre.

Un conseil comme ça, qu’elle appliquait ou non, cela ne changeait rien réellement à la vie de la jeune Aburame, qui affichait un large sourire au serveur alors qu’il repartait, leur commande donnée. Ensuite, son attention se reporta sur la femme tandis qu’elle essayait de se souvenir des sujets abordés. Avec une attention difficile à garder et rapidement distraite, là voilà donc garder le silence quelques instants de plus, le temps que leur précédent sujet de conversation lui revienne. Elle semblait hésitante, voir légèrement confuse, avant de finalement afficher un air satisfait, l’air d’avoir trouver ce qu’elle cherchait dans d’intenses réflexions.

- Hi c’est… J’imagine qu’on peut dire qu’c’est un beau pays, en effet. ‘Fin, j’y ai passé toute ma vie, donc j’pense que ça perd de son charme, ces décors qui s’ressemblent tous. Quant à savoir si ça m’manque… J’sais pas, c’particulier. J’dirais oui, mais j’dirais qu’non, en même temps.

Son discours semblait confus, et pourtant, son expression était plus sérieuse qu’avant. Passant une main dans ses cheveux pâles, elle vint les ramener derrière ses frêles épaules, jouant distraitement ensuite avec une mèche.

- Y’a quelqu’un très cher à mon coeur qui est mort y’a quelques mois. Donc bon, autant j’aimais beaucoup Hi, qu’ma famille et mon clan m’manque par moment, j’ai eu ce besoin d’partir, d’changer d’air, d’aller voir ailleurs c’qu’il y avait. La présence d’Shizen à Kumo est c’qui m’a amené ici, parce que, de base, j’avais aucune idée d’où j’voulais aller. Mes pas m’auraient bien menés quelque part !

Un enthousiasme bien digne d’elle alors que l’inconnu ne semblait pas l’effrayer, bien au contraire. Elle avançait au gré du vent, se laissant porter par les aléas de la vie. La seule chose qu’elle savait était qu’elle devait vivre, coûte que coûte, ne serait-ce qu’en mémoire de celui qui l’avait sauvé, sacrifiant sa vie pour la sienne. Il aurait été injuste, voir même ingrat que de faire autrement.

Attrapant le verre d’eau posé devant elle, elle en prit une gorgée, sa gorge sûrement sèche de tous ces mots qui franchissaient ses lèvres, et ce, à une vitesse parfois étourdissante.

- Et toi, Tetsu, ça t’manque pas trop ? J’suis jamais vraiment sortie d’Hi, avant ehh… Bah avant qu’j’vienne ici. C’est comment, là-bas ?

Lui retournant alors la question, son regard curieux se posait sur elle, un sourire sur les lèvres qui ne la quittait pas. Kaede avait toujours posséder une honnêteté frappante, ne craignant jamais dire quoique ce soit. Et si évoquer l’homme qui avait partagé sa vie pouvait sembler difficile, à ses yeux, au final, elle ne pouvait qu’accepter ce triste sort qu’était le sien. C’était triste, injuste, cela ne faisait aucun doute, cependant, s’appitoyer ne faisait pas partie de ses options. Elle avait fait son deuil, elle ne pouvait désormais que le porter dans son coeur en mémoire de qui avait-il été.
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Mer 4 Avr 2018 - 1:51



Finalement choisir un plat au pif c’était un peu pour moi comme mener mes expériences. Il n’y avait qu’un but, se sustenter d’une quelconque façon sans être sûr d’avoir fait le bon choix. Bon, c’était un peu réducteur de comparer la science à de la nourriture ; mais dans le fond… C’était ça.

-Ce n’est pas une question de changement. Je sais que je peux manger à peu près tout. C’est juste par pratique. Je ne prends que ce-dont j’ai besoin. Pas plus pas moins. Expliquais-je simplement.

La nourriture n’avait que peu de valeur à mes yeux, je connaissais mes besoins nutritifs et n’éprouvais pas de plaisir à manger des choses différentes tous les jours. Parfois, je mangeais un brochette histoire d’absorber un peu de protéines, mais sans ça… Alors pourquoi ne pas le faire moi-même ? Parce que je ne voulais pas perdre de temps à cuisiner. Enfin… C’était une question de logique, pour moi.

Logique plus bancale selon la situation. Mais pour ce qui était de tous les aspects de la santé, elle était extrêmement raisonnée. Peut-être un peu trop. Seul l’utile comptait pour elle, elle n’avait pas besoin de superflu, de saveur…

Bref, je comprenais sa sensation de monotonie. Même si j’étais d’une organisation implacable et n’aimais pas les surprises, parfois, un peu de nouveauté dans le paysage ne déplaisait pas. Ce fut d’ailleurs pour cette raison que j’étais partie, à la base, pour Hi. Entre autre. Et finalement j’avais atterris ici. Pour mon plus grand… bonheur… Ou quelque chose comme ça.

-Tu remets beaucoup de choses au hasard. Tu es trop… imprudente ? Soulignais-je. A tort ou à raison, peu importait.

J’évitais de laisser les choses au hasard, trop de mauvaises surprises. Mais cela m’arrivait aussi, malheureusement, j’en faisais l’expérience depuis peu…

Quant à Tetsu…

-Non. Rien là-bas ne me manque. Les personnes normales peuvent sans doute l’aimer, mais ce n’est pas mon cas… Et navrée pour toi. Je suppose que la vie n’est facile pour personne.

Je n’allais évidemment pas dire que j’y étais recherchée, qu’un mandat pesait sur ma tête pour des soi-disant meurtres… Mais, je n’y étais pas en état de grâce, c’était clair et net.



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Mer 4 Avr 2018 - 19:57
- Attend, donc tu m’dis qu’tu manges juste parce que tu as besoin d’manger et pas pour l’plaisir ? C’est possible ça ? T’es sûre qu’t’es humaine ? ‘Fin, j’veux dire, c’est bien manger, non ? Ouaaah. J’comprends pas, en vrai. J’pense j’suis choquée.

Un ton léger, elle ne se moquait nullement, se contentant de relever ce qui pour elle était plus que surprenant. Elle éclata même de rire suivant ses paroles alors que tout ça lui était impossible à comprendre pour celle qui pouvait passer son temps à s’empiffrer de tout et n’importe quoi. Culture culinaire qu’elle disait pour excuser le fait qu’elle aimait tout simplement découvrir de nouvelles choses, mais surtout manger. Voilà pourquoi elle pouvait passer autant d’heure à s’entraîner, à courir et à faire du sport, peu importe ce qu’elle faisait. Elle ne tenait tout de même pas à perdre sa forme physique.

Exprimant alors le pourquoi de son arrivée à Kumo, elle évoqua aussi le fait que si ce n’avait pas été de la mère de l’Aburame présent au sein du village, sûrement se serait-elle contentée de voir où ses pas l’auraient mené, certaine qu’elle aurait fini par atterrir quelque part. L’objectif premier avait tout simplement été de s’éloigner du pays du feu, là où se trouvait l’organisation qu’elle avait déserté, incapable que de poursuivre sa route auprès d’eux alors que celui pour qui elle y était n’était plus de ce monde.

Et puis, elle n’en pouvait plus de voir ses mains souillés du sang d’innocents alors qu’elle ne comprenait même pas ce qu’elle revendiquait. Si sa présence à lui fut tout ce dont elle avait eu besoin pour accepter ce qu’elle faisait, en ce nom qu’elle ne comprenait pas, maintenant qu’il n’était plus, toute l’horreur de ses actes semblait l’avoir finalement atteint. Pour lui, elle aurait fait n’importe quoi. Pour cette organisation, par contre, elle avait préféré fuir, et loin.

- P’t’être bien qu’j’suis imprudente. C’plus… Même quand j’prévois des trucs, au final, ça c’passe pas du tout comme ça. J’ai donc appris à faire sans plan, aller là où la vie m’mène et aviser, c’tout. Puis, l’inconnu à son charme, t’sais jamais sur quoi t’vas tomber. Avec un peu d’chance, c’est une agréable surprise et voilà ! J’savais pas c’que j’trouverais à Kumo, et pourtant, pour l’instant, c’cool.

Haussant les épaules, elle avait une philosophie de vie assez particulière. Plutôt que de diriger sa vie, elle s’adaptait à tout ce qui lui tombait dessus, faisant comme bon lui semblait en assumant les conséquences, tout simplement.

- Ça sert à rien d’se prendre la tête, c’est c’que j’ai compris, avec l’temps.

Un peu de maturité chez celle qui semblait en être totalement dénuée. Elle était sûrement plus intelligente que ce que beaucoup croyaient, d’un caractère forgé dans la guerre, que ce soit celle qui faisait rage depuis aussi longtemps qu’elle se souvenait au sein de son pays d’origine que celle menée par le Soshikidan.

- Pourquoi t’aimais pas Tetsu ?

Une question qui valait la peine d’être adressée, non ?

- T’dis donc qu’t’es pas normale ?

C’était, du moins, ce qu’elle avait relevé du discours du médecin, lui adressant dès lors un sourire innocent accompagné d’un léger rire. Son ton était toujours aussi léger qu’au départ, de ce manque de sérieux flagrant chez la jeune Aburame.
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Mer 4 Avr 2018 - 21:15



Cela pouvait étonner, je le concevais. Je comprenais que les gens en règle générale aimaient manger non seulement pour satisfaire leurs besoins physiques mais aussi psychologiques. L’endorphine que libérait le simple fait de manger une chose que l’on appréciait était important. Personnellement… Je n’aimais pas manger. Je le faisais parce que je devais le faire, puisque cela ne m’apportait rien d’autre. Kaede avait bien compris, malgré son rire que j’avais peut-être un peu de mal à cerner mais qui compte tenu du reste de sa personnalité ne me vexait pas vraiment. Ce n’était pas une moquerie. Juste sa… légèreté.

-Je comprends que ça puisse être difficile à concevoir… Je n’ai pas d’affinités pour la nourriture. Mais je trouve du plaisir ailleurs. Souris-je.

Evidemment. Je n’étais pas non plus complétement réfractaire à ça. Je prenais du plaisir dans mon travail, avec les livres et Akina. Mais pas avec la bouffe, clairement pas. Peut-être parce que j’avais toujours été habituée à me contenter de ce que je trouvais dans la nature, vivant à une certaine époque au jour le jour… Et parfois avec rudesse. Par conséquent je la comprenais. Je comprenais finalement sa philosophie, étrangement. On ne décidait pas toujours de la façon dont les choses allaient se dérouler. J’en savais quelque chose. Et, je me demandais… Puisque nous étions assises là pour déjeuner, plutôt qu’en train de nous battre…

-Je vois… Je te présente mes excuses, pour t’avoir bousculée et… contrainte, toute à l’heure. Dis-je en m'inclinant légèrement, une nouvelle fois.

Ce n’étais pas vraiment ce que je voulais dire, même pas du tout. En fait. Mais, les mots furent plus forts que moi et sortirent d’eux-mêmes. Sans doute me rendais-je compte qu’elle n’était pas juste une emmerdeuse puérile. Il fallait quand même avoir vécu certaines choses pour penser de cette manière et tenir ce genre de réflexion.

-J’espère alors que je n’ai pas été une trop mauvaise… Surprise... ou rencontre... Rigolais-je un peu gênée.

Je l’observais un instant et repris aussitôt.

-Baah… Je ne sais pas ce qu’est la normalité dans ce monde. C’est différent d’un pays à l’autre… Et à Tetsu, quand tu viens de l’institut Samouraï… Etre capable d’utiliser le chakra… N’est pas une bonne chose. Hum… Mais toi, tu viens d’où ? Je veux dire, quel endroit de Hi ? Que faisais… tu là-bas ?



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Ven 6 Avr 2018 - 13:18
La jeune demoiselle dû se faire violence pour ne pas lui faire part d’un commentaire aux sous-entendus douteux, quant au plaisir qu’elle pouvait trouver ailleurs. Elle garda miraculeusement le silence, quand bien même était-il évident par son regard pétillant et son sourire en coin qu’elle aurait bien eu quelque chose à ajouter à toute cette histoire.

Cependant, la suite eut de quoi chasser ces quelconque pensées alors que celle lui faisant face venait de lui présenter… Des excuses ? Elle n’avait pas rêvé ? Bouche-bée, l’Aburame se contenta de la dévisager, pas certaine de ce qu’elle devait faire, ayant été prise de court par celle qu’elle croyait décidé à ne pas lui adresser ces quelques mots. Elle s’y était faite, à cette idée, voir même qu’elle avait déjà oublié toute cette histoire, elle n’était pas de celles à s’attarder sur des détails rapidement devenus inutiles.

Lui adressant dès lors un large sourire, qui n’avait rien de moqueur ni même de provocateur, elle était simplement ravie de voir qu’elles semblaient être parvenues à une trêve, ou, tout du moins, que son interlocutrice ne semblait plus la voir comme étant simplement un insecte nuisible. Non pas qu’elle se souciait spécialement de ce que les autres pouvaient penser d’elle, toutefois, elle qui appréciait la compagnie d’autrui aimait savoir que sa présence n’était pas nécessairement… Désagréable. Étourdissante, oui, épuisante aussi sûrement, ne serait-ce que parce qu’elle ne s’arrêtait jamais. Cependant, désagréable ? Elle préférait éviter une telle fatalité.

- Oy, fais pas cette tête. T’es loin d’être une mauvaise rencontre. Bon, on a connu un début p’t’être un p’tit peu difficile, s’tu veux mon avis, mais rien d’insurmontable. La preuve, t’as vu ? On est tranquillement assises en attendant not’repas. Donc nope, pas une mauvaise rencontre, t’as pas à t’en faire avec ça.

Sourire agréable, fort sympathique même, un rire se fit entendre, provenant d’elle. Elle était ainsi, rigolant toujours un peu, parfois sans que cela semble avoir sa place. Il s’agissait presque d’une forme de ponctuation, venant d’elle, de cette légèreté dont elle faisait preuve, peu importe l’occasion.

- Tes excuses sont toutes acceptées !

Ça, c’était dit. Elle pouvait désormais se concentrer un peu plus sur la dernière question adressée par la demoiselle. Il y avait des choses qu’elle se devait d’éviter de partager.

- J’faisais pas grand chose, à Hi, pour tout dire. Les Aburame, on est un clan un peu discret, t’vois, donc bon, on fait nos trucs puis voilà. Après, sinon, ehh… J’me baladais ? ‘Fin, avec mon copain, on s’promenait pas mal, au cours d’la dernière année. Un peu plus même j’dirais. On avait envie d’voir l’monde un peu, faire autre chose. Bon, ça nous a pas réussi, mais c’est l’expérience qui compte, non ?

Parce qu’au final, vivre, ce n’était que ça. Les expériences qu’il était possible d’en faire. Ce sur quoi elle se concentrait, sur quoi elle misait tout. Il n’y avait plus que ça qui comptait, ou presque, à ses yeux, alors que vivre était devenu nécessaire, de profiter à fond de ces années supplémentaires lui ayant été octroyées.

- Mais t’as raison. La normalité, c’t’assez subjectif. Mais si j’me fis à c’que beaucoup disent, moi aussi semblerait-il qu’j’rentre pas dans cette catégorie. Troooop énergique pour une Aburame. Trop peu sérieuse pour une shinobi. On m’a même reproché une fois d’être trop… D’bonne humeur. C’est terrible non ? À croire qu’être heureux, c’quelque chose à éviter à tout prix dans c’monde-ci.

Un soupire exagéré s’échappa de ses lèvres alors qu’au final, tout ce qu’elle disait était effectivement vrai. Quelques personnes ne sachant rien de son histoire lui avaient reproché que de faire preuve de trop d’enthousiasme pour une demoiselle dont le copain avait été tué sous ses yeux alors qu’elle-même fuyait. Or, c’était justement pour lui qu’elle s’entêtait dans ses bonnes vieilles habitudes, de son énergie débordante et son positivisme à toute épreuve.

- T’as appris comment à utiliser ton chakra, si c’est mal vu du coup ?
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Ven 6 Avr 2018 - 18:48



Loin d’être une mauvaise rencontre… Pensais-je. Tous ne pouvaient pas dire ça… Mais il était que pour certains… Ou plutôt certaines… Enfin. Qu’elle l’estime parvenait à me faire lui accorder de l’importance, étonnement. Tout relativement, bien entendu. J’avais remarqué que j’avais bien plus de facilité à m’entendre avec la gente féminine, sauf exception –Yuko- qu’avec la gente masculine. Il était vrai que par le passé je n’avais pas eu d’occasions de rencontrer beaucoup d’individus du même sexe. Tetsu était si… Machiste. Maintenant, j’avais l’impression de me sentir un peu moins seule.. Pas que cela ne m’ait jamais dérangé, mais j’aimais ça. Les femmes étaient tellement plus futées que les hommes… pour la plupart… Sans doute pour cette raison, en partie.

Et donc, même si je pouvais avoir du mal à présenter des excuses parce que je n’en estimais pas toujours le bienfondé, ou parce que je m’en fichais royalement ; qu’on les accepte… Ou tout au moins qu’on me le dise semblait avoir plus d’importance.
C’était apparemment un pas dans la bonne direction pour Sazuka, vers une différenciation entre le bien et le mal… S’excuser signifiait qu’on avait compris que notre acte n’était pas le bon…

-Oui… En effet. Remarquais-je.

Du reste je fus assez surprise. Elle… ou tout au moins ils se baladaient ? Dans quel genre de balade ou de voyage pour découvrir le monde pouvait on bien se faire tuer ? A moins qu’ils ne se soient attirés quelques indépêtrables ennuis… Enfin, ce sujet… elle semblait vouloir l’éluder. D’ordinaire j’aurais voulu en savoir, j’aurais insisté au risque de blesser la personne. Je n’en aurais eu strictement rien à faire. Mais là… C’était sans doute l’effet Akina. Je comprenais mieux les choses, mieux les signaux.

-L’expérience oui… Soupirais-je. Mais parfois… Enfin non… rien. Soupirais-je une seconde fois.

J’étais d’accord. Seules les expériences comptaient. Mais quand je pensais à celles que j’avais traversées, celle dont j’avais été victime, je ne pouvais m’empêcher de penser que ma vie, aujourd’hui, serait bien différente. Mais pouvais-je réellement regretter tout ce qui avait pu se produire ? Assurément pas. Si elles m’avaient ôté beaucoup, elles m’avaient aussi donné en retour, peut-être à la même hauteur, mais… Je ne pouvais pas vraiment me plaindre, dans le fond… Je le supposais.

-J’aime bien les personnes… vivantes. Me surpris-je. Je suis quelqu’un de très calme… Et discrète la plupart du temps. Dis-je rapidement accompagné de mouvements désordonnés des mains le tout voulant dire « Même si ça s’est pas vu là ». Même si ça m’exaspère des fois… J’aime bien. Souris-je

Les personnes animées, joyeuses et vraisemblablement me rendaient plus vivantes que jamais et me permettaient d’oublier certains aspects de ma vie. Des choses que je ne ferai pas étant seule, je pouvais les faire avec ce type de personnes. C’était comme une complémentarité, un genre de symbiose.

-C’est bien d’être heureux… Et puis, nous sommes comme nous sommes… Haussais-je les épaules.

Il était clair que je n’allais pas me forcer à changer, à devenir quelqu’un d’autre si on me le demandait. Les personnes étaient amenées à changer d’elles-mêmes, elles évoluaient. Mais l’évolution contrainte… Etait une mauvaise chose.

-Même si tu ne corresponds pas à ce que les autres voudraient… Je ne vois pas pourquoi tu devrais changer… Dis-je pensive.

Puis vint la question jackpot, celle qu’on me posait très régulièrement. Celle-ci devait correspondre à la norme chez les autres manipulateurs de chakra… Et à force, je m’en amusais… un peu.

-Haha.. Tu n’es pas la première à me demander ça… Aujourd’hui les mentalités ont un peu évolué à Tetsu, mais il y a vingt ans… Soupirais-je encore. J’ai appris seule, en étudiant… en m’exerçant.

Seule. C’était le mot et le mal qui avait de Sazuka une personne si… désaxée.




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Lun 9 Avr 2018 - 19:03
L’enthousiaste demoiselle arqua un sourcil aux propos de son interlocutrice avant d’afficher un large sourire alors qu’elle l’écoutait avec attention. Comme quoi, cette dernière appréciait les gens au caractère aussi coloré que celui de la jeune Aburame, ce qui ne pouvait que l’amuser. Elle était légèrement sceptique quant au caractère discret qu’elle se disait avoir, cependant, elle avait conscience qu’elle pouvait avoir cet effet sur ces gens. C’est-à-dire qu’elle se savait posséder un trop plein d’énergie qui se voulait soit contagieux, soit exaspérant, et qui, dans tous les cas, venait influencer ces gens soi-disant calme.

Il s’agissait donc d’une petite victoire pour la jeune femme, quand bien même n’ajouta-t-elle rien, si ce n’était que son rire léger qui ponctuait presque toutes ses phrases.

Et puis, elle ne pouvait qu’être d’accord avec ce qu’elle disait. Après tout, elle s’était entêtée à ne jamais changer, sauf si réellement elle en éprouvait le besoin. Ce n’était pas les autres qui dicteraient sa conduite, pas plus sur le comment se devait-elle d’être. Et puis, quand bien même le voudrait-elle. Elle s’était essayée, à se montrer plus sage, moins étourdissante. Elle avait été lassée à peine une dizaine de minutes plus tard. La vie pouvait se montrer bien ennuyante lorsqu’elle se brimait elle-même pour mieux s’adapter à ce que la société pouvait s’attendre d’elle. Et donc, de ce fait, elle s’était fait la promesse de ne jamais rien faire seulement pour satisfaire autrui. Et puis, lui avait toujours aimé son caractère singulier, l’une des raisons pour lesquelles il était tombé éperdument amoureux d’elle.

- J’ai jamais eu l’intention d’changer, pour rien ni personne. J’veux dire, j’suis comme ça, j’me plais bien à moi-même, donc bon, les autres, soit ils supportent, soit ils dégagent. D’toute, j’ai pas b’soin d’gens pour m’dire comment vivre ma vie. Ça peut p’t’être t’sembler arrogant, dit comme ça, mais disons surtout qu’j’ai eu ma dose de ceux qui tentaient d’vivre ma vie à ma place, sans soucier d’ce que moi, j’pouvais bien vouloir.

Elle haussa finalement les épaules, son sourire toujours présent sur ses lèvres. Elle était seule détentrice de son futur et elle ne comptait pas laisser quiconque lui priver de ce pouvoir qu’elle avait sur sa propre vie. Vie qui aurait dû se terminer bien plus tôt et dont désormais, elle ne faisait que profiter à fond de tous ces jours qui s’offraient à elle et pour lequel quelqu’un avait chèrement payé.

S’intéressant à la femme lui faisant face, relevant que là d’où elle venait, l’utilisation du chakra était mal vu, elle eu la surprise de voir qu’elle avait appris seule. Pour sa part, ses techniques claniques avaient été apprises auprès d’autres Aburame, et ce, quand bien même s’était-elle intéressée à des domaines bien différents de ces derniers. Si eux se contentaient, pour la plupart, de la manipulation des insectes, pour sa part, elle s’était rapidement intéressée au fuinjutsu et s’était vue tenter de développer des techniques pour que l’un vienne supporter l’autre.

Pour l’instant, elle en était encore au stade d’apprentissage, alors qu’elle avait rapidement mis de côtés ses apprentissages pour ne faire que l’usage de deux petites épées au cours des derniers mois, lors de son passage au Soshikidan.

- Ça a pas dû être facile. ‘Fin, moi j’ai appris auprès d’mon clan et j’suis toujours une merde.

Elle éclata de rire.

- J’dis ça, mais c’plus… J’suis vraiment loin du niveau qu’on pourrait s’attendre d’une Aburame d’mon âge, qui a quand même passé sa vie avec ses insectes. Mais bon, j’imagine qu’y’en a dans toutes les familles, des ratés.

Elle parlait de ça sur un ton léger, semblant peu touchée par ce qu’elle disait. Elle le savait, que les Aburame n’avaient rien pour être fière d’elle. Mauvaise élève, piètre kunoichi aux compétences encore à développer, elle manquait cruellement de sérieux et ne semblait pas plus tentée qu’il ne le fallait quant à s’améliorer. Elle le savait et l’avait assumé, depuis le temps, et donc, de ce fait, elle ne faisait que poursuivre en ce sens. De toute façon, nul ne s’attendait à plus, venant d’elle.

- Mais j’y pense, un médecin qui peut guérir les trucs aussi facilement qu’toi, ce doit être genre, génial dans un hôpital, non ?

Son regard vint cependant s’assombrir, rapidement, une fraction de seconde avant de retrouver son éclat habituel. Si elle avait eu un médecin, comme elle, sur le champ de bataille qu’avait été Shîto, aurait-elle été en mesure de le sauver ? Si, plutôt que de faire l’idiote, elle s’était intéressée à des choses plus utiles, est-ce que la finalité aurait été la même ?
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Lun 9 Avr 2018 - 21:32



Kaede était une jeune femme forte, finalement. Malgré ce qu’elle semblait penser. Un peu comme moi dans le fond. Elle savait ce qu’elle voulait, dotée d’un fort caractère et d’un optimisme incroyable… Je ne comprenais pas pourquoi elle se considérait comme une « ratée ». Que sa famille la renie, que d’autres la considèrent comme une « merde »… Etait une chose, mais que cela déteigne sur elle ? Peut-être que je me trompais aussi… Néanmoins…

- Je ne pense pas que tu sois une « ratée ». Le chakra… ce qu’on en fait… On ne se résume pas qu’à ça. C’est peut-être même ça qui peut nous faire douter de nous-mêmes. Mais… Tu as survécu, connu la mort d’un être cher, t’es venue ici, à Kumo. Tentais-je d’expliquer. Et tu es… pétillante, et… plutôt sympathique ? Enfin, assez pour que je te demande de m’inviter et que je me retrouve ici. Rigolais-je. Mais tu sais déjà tout ça, n’est-ce pas ? La fixais-je un moment.

Problème de confiance en soi spotted. Je n’étais pas douée pour les choses humaines, mais tout ce qui concernait la confiance, aussi subjectif soit ce sujet, m’était comme… inné. J’avais toujours fonctionnait par la confiance. Un lien que je tissais avec les personnes que je jugeais dignes et qui me menait bien souvent à devenir… Une autre Sazuka. Et les femmes accédaient, étrangement, plus facilement à ce statut. Et si elle était respectée alors… Qui savait jusqu’où je pouvais aller ?

-Heu… Ouais je suppose. Souris-je un peu décontenancée, ou surprise de la question. Ce qui peut être soigné conventionnellement… On le fait… à la main ? Je veux dire… Je n’utilise mon chakra que pour les cas le nécessitant…

J’y repensais… C’était vrai que j’avais utilisé un soin un peu rapidement pour elle. Mais ce fut… instinctif, quasiment.

-Je pourrais peut-être t’aider, si tu veux ? Ou s’entre aider… Je ne suis pas si douée que ça non plus… A part pour la médecine. Rigolais-je. C’est ma passion… Tu n’as rien qui te passionne ? Quelque chose que tu aimes faire ? A part sourire ? Souris-je de nouveau.

C’était pour ça que j’étais douée, mais que dans la médecine et vaguement le combat rapproché. Tout le reste m’était étranger et ne m’intéressait pas. Peut-être que les arts de son clan ne l’intèressaient ? Peut-être qu’être une Kunoichi non plus ? Mais je n’en savais rien… Clairement rien. Mais il était plus simple de progresser, de s’améliorer, dans un domaine que l’on aimait… Et moi, j’en avais découverts plusieurs récemment.



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Mer 11 Avr 2018 - 18:34
Elle était mignonne. Voilà ce qui avait traversé l’esprit de la manipulatrice d’insectes en écoutant attentivement ce que son interlocutrice avait à lui dire. Elle trouvait adorable la façon dont elle tentait de venir… La réconforter ? Elle n’en était pas certaine, toutefois, dans tous les cas, c’était bien aimable de sa part que d’agir de la sorte. Ce fut donc un large sourire qu’elle lui adressa, soulignant ce que ces paroles faisaient naître en elle. Si, au départ, elle avait pu douter un petit instant de la femme, elle lui semblait désormais bien sympathique. Un peu maladroite, cela ne faisait aucun doute, mais bel et bien sympathique.

- C’gentil. T’inquiète pour ça, j’sais qu’j’suis cool.

Un éclat de rire se fit entendre alors qu’il était évident que celle à la crinière pâle ne se prenait pas au sérieux, comme à son habitude.

- ‘Fin, j’veux dire, j’sais qu’j’suis passée au travers d’trucs pas super sympa, mais en même temps… Ça sert à quoi d’vivre si c’est pour s’morfondre plutôt qu’d’en profiter ?

Autrement dit, cela ne lui semblait pas être une force de caractère quelconque mais bel et bien que d’un simple besoin que de donner un sens au sacrifice de l’homme qu’elle avait aimé. Si elle avait arrêté de vivre cette journée-là, il l’aurait sauvé pour aucune bonne raison et serait mort en vain. Et, pour elle, cela était tout simplement inacceptable.

- Par contre, et j’te jure j’exagère pas, aux yeux d’tous les Aburame, en c’qui concerne la manipulation du chakra, j’suis une ratée.

Ce détail ne semblait pas l’embêter en outre mesure, elle ne faisait que l’assumer sans s’en soucier davantage. Les faits étaient là et cela ne l’avait jamais empêché de faire ce qu’elle voulait et ce qu’il lui tentait.

- J’manque de puissance, d’contrôle et puis, pour c’que j’en fais… Disons que j’me suis attirée quelques regards découragés.

Un rire supplémentaire alors qu’elle laissait sous-entendre que ses techniques étaient particulière, du moins, aux yeux d’un Aburame. Ce qui n’était pas faux. Elle avait un style de combat particulier qui jumelait différentes techniques qui ne semblaient pas du tout aller ensemble. Et pourtant, elle y arrivait, dans une certaine mesure, offrant ainsi un regard différent sur leur capacité clanique. Ce n’était pas surprenant, venant d’elle, alors qu’elle avait toujours été un peu plus… Originale.

L’idée d’un peu d’aide n’était pas déplaisante, cependant, elle doutait réussir à apporter quoique ce soit d’utile à la femme. Elle fit donc mine de réfléchir, posant une main sur son menton, avant d’hocher doucement de la tête.

- J’crache jamais sur un peu d’aide, c’est toujours apprécier. Après, j’pas sûre d’pouvoir t’apporter grand chose. En plus des insectes, mon truc, c’est l’fuinjutsu et l’katon. Mais même ça… Si j’assimile bien l’fuinjutsu, c’est encore en apprentissage.

Elle haussa les épaules, lui laissant ainsi considérer si elle pourrait lui aide d’une quelconque aide.

- Mes passions ? J’aime bien emmerder les gens.

Le tout fut accompagné d’un clin d’oeil adressé à la femme et de son sourire narquois, le tout suivi d’une expression innocente qui soulignait les derniers propos qu’elle avait eu.
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Mer 11 Avr 2018 - 19:22



J’eus un petit rictus et rire d’étonnement en l’écoutant. Non en fait… Je ne la comprenais définitivement. J’avais beau essayer, beau avoir compris certaines choses, lui porter de la considération… Je n’y arrivais. Mais ce n’était pas tant Kaede que j’avais du mal à suivre que la nature humaine, elle-même. Enfin, je comprenais quand même ce qu’elle pouvait dire et affirmer… C’était déjà bien pour moi. Cette fille représentait donc la prochaine étape de mon évolution, la prochaine phase de ma compréhension des autres.

Ce domaine, la sociologie, que je n’affectionnais pas vraiment jusqu’à récemment commençait à prendre de plus en plus d’importance dans ma vie à Kumo, avec ses habitants, avec Akina et je l’appréciais de plus en plus à chaque nouvelle découverte. Et évidemment… L’Aburame en était une, ce qui expliquait mon comportement un peu plus tôt, mon apparente agressivité, ce retour au ressource qu’en fait je voulais effacer. Mais elle, cette jeune… J’en parlerai à coup sûr à ma senseï en sociabilité.

-Tu as raison, il faut… profiter…

Ce que je n’avais fait pas fait depuis… Un sacré bout de temps. Je ne parlais pas de profiter des instants présents, ou de ce que pouvait m’offrir Kumo, non… Mais… Profiter de la vie ? L’idée d’abandonner certains pans de mes activités venaient de m’effleurer grâce à cette jeune femme. Son énergie, son optimisme semblait… M’inspirer. Il était donc tout à fait normal qu’une envie d’aspirer à autre chose se niche dans un creux de mon crâne…

-Si c’est comme ça qu’ils te perçoivent… Qu’à cela ne tienne. Pour moi « un raté », c’est une personne qui abandonne. Dis-je sur un ton plus sérieux. Des parents drogués qui abandonnent… M’arrêtais-je brusquement. Enfin, saches que pour moi, tu n’es pas une ratée.

Je ne pouvais pas mentir, c’était sans doute le plus gros de mes défauts. Lorsque je parlais d’un sujet qui me tenait à cœur, même si je n’en n’étais pas toujours consciente, il m’était difficile de toujours contrôler et mon débit de paroles et la teneur de mes propos. Je savais que je pouvais faire preuve de véhémence, être ce qu’on qualifierait de « pire des garces » voire me montrer cruelle à certaines occasions bien précises ; mais c’était simplement lié à ça… Jamais je ne pourrai faire une bonne kunoichi, ou kumojin avec cette faiblesse.

Et tout reposait sur la confiance. Dans le mensonge il n’y avait pas de confiance. Se mentir à soi-même était le signe d’un manque profond de confiance en soi… Et, c’était la seule qui fonctionnait parfaitement chez Sazuka. La confiance en elle.

-Oui, j’ai cru remarquer… Et bien… Pour « emmerder » un peu plus les gens… Tu pourrais… Je ne sais pas, t’entrainer davantage encore ? Donner tort à ceux qui pensent que tu es une ratée ? J’ai compris que tu te fichais de l’avis des autres. Mais… Enfin… Tu te fiches que d’autres personnes aient de l’estime pour toi ? Qu’on ait confiance en toi autant que dans tes compétences ?

Oh gad… Que ne venais-je pas de dire là. C’était peut être bien la première fois qu’une personne me posait un véritable cas de conscience. Finalement je ne savais si vouloir comprendre la nature humaine, et la sienne encore plus ; était une si bonne idée que ça. C’était bien plus simple avant… Jamais je n’aurais eu ce genre de discours…

-Enfin, si tu veux vraiment, ouais je peux t’aider. Pas pour les insectes, les sceaux et le reste –je n’y connais pas grand-chose- mais pour ce qui est de ton chakra…

Dis-je alors que le serveur venait interrompre ma longue tirade. Il venait nous apporter nos commandes. Je le remerciais, et observant la jeune femme ; piquais dans mon assiette une ou deux feuilles de ces plantes culinaires et à la fois curatives, que j’enfournais dans ma bouche et mâchai longuement. Il fallait bien ça pour que je me taise. Et tout en mastiquant, je soupirai… par le nez.

Je devais me calmer. Je n'étais pas loin de la surréaction, et puis... dans le fond, je ne la connaissais pas suffisamment pour interférer dans ses plans de la sorte. Je l'avais bien compris... Elle dirigeait sa vie comme elle l'entendait. Je n'essayais pas de la persuader, de la convaincre... Juste d'entendre de sa bouche qu'elle se fichait complètement de tout ça.



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Matinée chargée (Aburame Kaede)

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