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Matinée chargée (Aburame Kaede)

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Dim 15 Avr 2018 - 3:58
Doucement, elle remercia la femme lui faisant face, celle qui n’eut aucune gêne quant à lui faire part qu’à ses yeux, elle n’avait rien d’une ratée. Au final, elle ne s’en souciait pas spécialement. Il s’agissait seulement de quelque chose qu’elle ne pouvait pas nier. Aux yeux de son clan, elle n’était pas spécialement douée, ni particulièrement sérieuse, sans compter que ses techniques laissaient perplexes bien des gens. S’étant découvert assez jeune son affinité avec le katon, certains furent surpris, d’autres inquiets quant à ce que la flamboyante demoiselle comptait en faire. Après tout, le feu était dangereux, et puis, cela pourrait mettre à mal les insectes qu’elle abritait. Toutefois, elle en était venue à accueillir une sorte d’insectes plus tenace vis-à-vis de la chaleur et des flammes, tout comme elle s’était assurée de faire vivre en elle des espèces qui sauraient correspondre à son style de combat. Si tous avaient leur utilité, certains se voyaient plus souvent demandé que d’autres. Or, alors qu’elle les avait ignoré pendant plusieurs mois, se refusant à ce que les Aburame soient affiliés au Soshikidan, elle reprenait tranquillement mais sûrement l’entraînement, mais surtout son contact avec ces derniers.

La suite était amusante. Pas tout à fait dans le sens propre du terme, mais suffisamment pour lui arracher un doux sourire alors que son regard se posait sur la femme. Elle n’avait pas tort. Cependant… Elle ne voyait pas la vie ainsi. Ne la voyait plus ainsi du moins.

- Mon copain avait d’l’estime pour moi. D’la confiance en mes capacités. On a bien vu où ça l’a m’né.

Elle haussa les épaules, l’air de dire qu’elle n’était pas certaine de vouloir que d’autres gens aient confiance en elle et comptent sur elle. Elle n’était pas assez sérieuse, pas assez digne pour que d’autres se reposent ainsi sur ses frêles épaules. Et puis, elle ne voulait pas de cette responsabilité. De cette culpabilité qui suivrait nécessairement en cas d’échec. Aussi insouciante pouvait-elle sembler être, elle était une jeune femme qui n’en restait pas moins empathique et qui, bien souvent, pour ne pas dire toujours, s’assurerait de pleinement ses émotions, peu importe lesquelles étaient-elles.

Leur repas arriva et son regard se porta alors à son assiette dont elle ignorait le contenu. De l’anguille et du riz, ce qui, au final, ne semblait pas mauvais. Remerciant le serveur, elle commença à s’attaquer à son plat avant de poursuivre ce qu’elle disait.

- En vrai, j’m’en fou un peu, qu’on ait confiance en moi et mes capacités. J’ai arrêté y’a bien longtemps d’vivre pour les autres et tenter d’correspondre à leurs attentes. J’suis bah… Exactement c’que j’suis et ils n’ont qu’à vivre avec ça. Si j’suis shinobi c’pas parce que j’veux aider les autres ou changer l’monde. J’le fais pour moi. Et bon, p’t’être un peu pour lui aussi.

Pour s’acheter une certaine paix d’esprit alors que si elle avait fait de nombreuses erreurs par le passé, elle s’assurait aujourd’hui de les réparer, en quelque sorte. De faire la paix avec son passé.

- Si les autres m’estiment, tant mieux pour eux hein. Mais sinon, c’clairement pas c’qui va m’empêcher d’fermer l’oeil l’soir.

Elle avait appris, avec le temps et auprès des bonnes personnes, à ne pas se voir au travers les yeux des autres, mais bien à devenir celle qu’elle, elle voulait être. Il s’agissait de sa vie et il n’y avait qu’elle pour décider ce qu’elle en faisait.

- J’vois donc pas l’intérêt d’leur donner tort. Ce s’rait leur donner d’l’importance. D’leur faire croire qu’ils ont une influence quelconque sur ma vie. Et c’est pas du tout l’cas. Si j’veux devenir meilleure, c’parce que moi j’en ai envie et en ressent l’besoin. C’simple comme ça.

Lui adressant un large sourire, elle se demandait si ses paroles étaient entendues ou si elle peinait à les comprendre. Après tout, elle avait une philosophie bien étrange pour une jeune femme de son âge, une mentalité que bien des gens ne partageaient pas. Elle avait une vision particulière de la vie, une vision teinté de rouge, par la mort qu’elle avait vu de trop près.

- J’veux bien l’aide, par contre, si l’offre tient toujours. Pour ta part, tu t’spécialises en quoi, autre la médecine ?

À savoir ce qui pouvait bien intéresser le médecin venant de contrées lointaines où l’utilisation même du chakra était presque à proscrire, de ce qu’elle avait compris.
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Dim 15 Avr 2018 - 23:57




Bien bien, je comprenais maintenant parfaitement sa façon de penser, ou tout au moins les grandes lignes. J’étais contente de voir que finalement elle se fichait d’à peu près tout, enfin, pas tout ; mais des autres. Sans accorder d’importance à ce que pensaient les autres de moi, je ne pouvais pas en revanche, comme elle, négliger la confiance. Je ne pouvais pas travailler avec des personnes en lesquelles je n’avais pas confiance, et en général je me doutais assez facilement des personnes qui ne me faisaient pas confiance, ce qui pouvait rendre certaines interactions… compliquées.

Bien sûr je ne lui en voulais pas de penser ainsi, chacun avait sa voie plus ou moins impactée par l’histoire et son vécu. Je me contentais donc de l’observer, de l’écouter.

-Bien. Me contentais-je de dire en m’occupant davantage de ma « salade » que du reste.

Je supposais qu’elle avait raison donc, d’une certaine façon. C’était un peu pareil pour moi. Je ne pensais pas vraiment aux autres et leurs attentes. Je n’avais rien à prouver à quiconque ? Je me connaissais.
Continuant donc de manger, m’arrêtai lorsqu’elle reparla de l’aide que j’avais proposée plus tôt.

-Je ne suis spécialisée dans rien de précis. Et je ne me suis pas spécialisée dans la médecine. C’est un peu plus complexe que ça. Enfin…

Je n’allais pas expliquer le pourquoi du comment, je n’en avais ni besoin, ni l’envie. Me contenter de la simplicité serait sans doute plus… à mène.

-Pour faire simple, je pratique le corps à corps. Rien d’autre. Avais-je ajouté… « simplement ». A priori, je ne te serai pas d’une grande utilité.

Je ne savais pas vraiment comment ça fonctionnait pour les gens comme elle, enfin, les Aburame. Aujourd’hui la majorité de ce que je savais faire avait une relation de près ou de loin avec la médecine, donc peut être avait elle raison sur point ci aussi, enfin, selon la définition des shinobi et autres ninjas ; j’étais « spécialisée ». Enfin, je ne me considérais pas comme telle, ni ce que je faisais donc… Et c’était trop… long et compliqué à expliquer. Bref.

En attendant qu'elle termine, j'avais déjà préparé un billet correspondant au prix de mon plat, que je venais de déposer sur la table.

-Bon, t'inquiètes... Je vais m'inviter finalement.


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Lun 16 Avr 2018 - 16:48
Mangeant tranquillement, elle s’était tut le temps de prendre quelques bouchées, son regard passant souvent de son assiette à son interlocutrice. Une rencontre pour le moins surprenante qu’elle venait de faire mais qui n’était en rien désagréable. Après tout, elle était celle au tempérament particulier qui s’était peut-être bien montrée désagréable dans les premiers instants de cette rencontre, en venant provoquer une parfaite inconnue. Elle était bien malheureusement ainsi, taquinant beaucoup trop souvent, et ce, sans connaître ni savoir à qui s’opposait-elle, ce qui pouvait amener des situations parfois un peu délicates. S’en souciait-elle réellement ? Non. Elle avait appris à ne pas se soucier des conséquences que pouvaient avoir ses actions, ou, tout du moins, pas jusqu’au moment où ces dernières lui tomberaient dessus.

Cela lui permettait de vivre sa vie comme elle l’entendait, sans avoir froid aux yeux ni même craindre quoi que ce soit ou qui que ce soit. Et voilà qu’elle était agréablement surprise de cette rencontre qui s’était désamorcée et qui les avait donc amené toutes les deux à manger tranquillement (pour ce que la tranquillité voulait dire avec quelqu’un comme Kaede) et discuter d’un peu de tout, de rien, de l’une et l’autre.

- J’suis pas d’accord avec l’fait qu’tu m’seras d’aucune utilité. ‘Fin, pas qu’j’ai envie d’te revoir juste parce qu’tu pourrais m’apporter quelque chose, hein, faut pas croire ça. C’plus que… T’m’sembles être quand même quelqu’un d’intelligent, d’plus posé et réfléchi qu’moi. J’suis sûre qu’j’aurais beaucoup à apprendre d’quelqu’un comme toi.

Son sourire était sincère, tout comme tout ce qu’elle venait de dire. Elle possédait une certaine maturité assez surprenante pour quelqu’un possédant un tel caractère, cependant, elle peinait à le mettre en application dans nombreuses sphères de sa vie. Le seul moment où il était possible de comprendre qu’elle était bien plus qu’une pile électrique ne réfléchissant jamais avant de poser une quelconque action était lorsqu’on écoutait sa façon bien particulière de voir la vie. Elle avait vécu des choses qui l’avaient forgé et qui auraient pu l’achevé. Or, elle avait préféré se relever.

Vivre, il n’y avait bien que ça qui comptait à ses yeux.

Voyant que son invitée sortait de l’argent, la réaction de l’Aburame fut quasi immédiate. Elle posa sa main dessus pour la repousser vers sa propriétaire, les sourcils froncés.

- J’ai dit qu’j’invitais. C’est non-négociable, hein. Disons qu’c’pour m’faire pardonner d’t’avoir agresser comme ça. Ou encore d’te remercier pour la sucette, t’choisis.

Elle était parfaitement sérieuse, pour l’une des rares fois qu’elle l’était, tandis que son regard se posait sur la femme lui faisant face, tentant de s’imposer pour qu’elle range l’argent qu’elle venait de sortir. De son côté, elle avait sorti ce qu’il fallait pour couvrir leurs deux repas.

- Puis ça t’donne une raison d’me revoir. T’auras qu’à m’inviter la prochaine fois.

Parce que oui, elle décidait de tout, toute seule. Elle était ainsi, la jeune demoiselle, celle qui adressait un large sourire innocent à celle avec qui elle venait de partager son repas.
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Lun 16 Avr 2018 - 22:13



Sur le plan « shinobesque » nous étions d’accords sur le fait que je ne le suis serai pas des plus utiles, c’était indéniable et je ne pouvais bien sûr lui en tenir rigueur. Mais qu’elle semble penser pour apprendre de moi, en tant que personne me laissait assez perplexe et la courbure très accentuée de mes sourcils pouvaient en attester. Pas que ce soit idiot, on apprenait forcément des autres, mais je ne pensais être la plus à même dans un tel rôle… Enfin, ce n’était pas vraiment un rôle d’ailleurs, il s’agissait bien de moi… Et je me demandais ce qu’il pouvait y avoir à apprendre, en plus. Oui, j’étais très sceptique sur ce coup…

Nous avions des points communs notamment sur la façon de mener nos vies respectives mais… je ne savais pas. Ne sachant même pas où j’en étais précisément moi-même. Il y avait eu tant de changement de ma vie, dans ma façon de voir les choses ces derniers temps… Donc en fait… Peut-être que… C’était à voir. Et je savais que j’étais intelligente… Du coup…

-Ben… Si tu penses que tu peux apprendre quelque chose de moi… Avais-je dit en haussant les épaules.

Avais-je répondu en l’observant toujours aussi dubitative. Je n’étais vraiment pas convaincue de pouvoir lui apporter quoi que ce soit… Franchement. Et lorsqu’elle repoussa l’argent vers moi, arborant un air un peu renfrogné, accompagnée de ses quelques explications, je n’insistais pas et repris mes quelques billets. Je ne savais pas pourquoi je lui avais demandé de m’inviter, cela me paraissait soudainement assez égoïste de ma part ou tout au moins étrange. J’aurais largement pu payer, j’en avais plus que les moyens aujourd’hui… Sans doute de vieux réflexe de ma vie d’avant.

-Une bonne raison ? Il faut un motif pour vouloir quelqu’un ?

Qu’étais-je en train de dire… La plupart des personnes que j’avais pu côtoyer jusqu’aujourd’hui m’avait apporté quelque chose, il y avait toujours une raison à nos rencontrer ou alors elles arrivaient par la suite. Rares étaient celles –les personnes- que je voyais par pur plaisir. L’hôpital qui se foutait de la charité, très clairement.

-Je t’inviterai. Ok. On se reverra. Avais-je souris.

Mais pour le moment, c’était sans doute elle qui m’apprenait davantage, que l’inverse. A chaque nouvelle rencontre j’avais l’impression de découvrir toujours un plus de nouvelles choses, autant sur moi, que sur eux.



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Dernière édition par Ikeda Sazuka le Sam 21 Avr 2018 - 19:39, édité 1 fois
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Sam 21 Avr 2018 - 17:07
Son interlocutrice ne semblait pas d’avis pouvoir lui apprendre quelque chose, cependant, la jeune Aburame était d’avis que tous avaient quelque chose à apporter à autrui. Une façon de voir la vie différemment. Un caractère un peu plus particulier. Des techniques. Des apprentissages. Tous étaient tellement si différents qu’il était impossible pour elle d’envisager qu’elle ne pouvait rien apprendre d’autrui. Mais là encore, chacun sa façon de voir les choses. Elle n’allait pas imposer la sienne aux autres, cela ne servirait à rien de toute façon. Tous étaient libres de voir la vie comme ils le voulaient.

La question posée avec un semblant d’innocence amusa celle qui l’exprima par un rire qui, encore une fois, n’avait rien de méchant ni de moqueur. Simplement sa joie de vivre naturelle qu’elle partageait à autrui, au travers son regard pétillant, son rire facile et son large sourire.

- Nope, mais y’a pas mal d’gens qui se sentent pas à l’aise d’aller voir les autres juste parce qu’ils en ont envie.

Le ton était léger tandis qu’elle finissait son assiette.

- T’serais surprise d’voir qu’la majorité des gens font pas c’qu’ils veulent par crainte, qu’ce soit du jugement des autres ou tout simplement qu’ils ont peur d’passer pour des idiots.

Pour celle qui faisait exactement tout ce qu’elle avait envie, étant très honnête vis-à-vis d’elle-même, il s’agissait de quelque chose qu’elle ne connaissait et ne comprenait pas trop. Se priver n’était pas quelque chose qu’elle faisait, et encore moins se retenait-elle de faire quelque chose avec, comme seule raison, que les autres pourraient porter un regard différent sur sa personne. S’il avait fallu qu’elle vive sa vie en se souciant de l’opinion d’autrui, elle n’en serait sûrement pas ici aujourd’hui.

Sûrement aurait-elle aussi éviter de rejoindre le Soshikidan, trop soucieuse de ce que sa famille pourrait penser. Or, tête brûlée qui ne se souciait ni de l’opinion des autres, ni des conséquences de ses actes, bien des choses avaient été fait dans une inconscience semblant pourtant volontaire. Ce n’était pas qu’elle était innocente vis-à-vis de la réalité du monde. Elle choisissait simplement de l’ignorer, pour ne pas se voir restreinte dans ses opportunités.

- Parfait aloooors ! Si t’es d’cet avis, on s’reverra.

Terminant son assiette tout en déposant son argent sur la table, elle se leva, faisant quelques pas vers la sortie avant de s’arrêter à la hauteur de Sazuka.

- J’m’excuse moi aussi. J’peux être chiante quand j’m’y mets, t’avais pas à supporter ça.

Un sourire sincère, elle se pencha dans sa directement, venant poser ses lèvres contre la joue de la femme avant de quitter, un dernier signe de main dans sa direction alors qu’elle franchissait la porte du restaurant. Décidément, elle était convaincue qu’elle saurait s’y plaire, à Kumo.

Pour l’instant, elle n’avait fait que des rencontres qui en valaient la peine. Et puis, cette demoiselle était intéressante. Vraiment. Il lui tardait donc que d’en apprendre un peu plus sur elle. Sûrement en aurait-elle l’occasion, à l’avenir. Après tout, elle-même n’était pas pressée de partir, comme en témoignait son bandeau portant l’emblème du village caché.
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Lun 23 Avr 2018 - 13:58




Je comprenais à peu près ce que voulait dire Kaede même si je n’étais pas, comme elle à priori, dérangée par quoi que ce soit lorsqu’il s’agissait d’aborder une personne. Si je n’étais pas la plus fine des observatrices du comportement humain, je pouvais néanmoins affirmer que cette jeune femme savait ce qu’elle voulait et où elle voulait aller. A peu prés. C’était la première fois que je rencontrais quelqu’un d’aussi retranchée dans ses positions et me donnant cette impression de pas vouloir changer. Enfin… Pas que cela me doit d’un intérêt quelconque qu’elle le fasse de toute façon. J’aurais bien aimé la rencontrer avant qu’elle de vive ses drames…

Je restée convaincue que j’avais plus à apprendre que l’inverse, des personnes si joyeuses, vivantes et optimistes avaient un don pour rendre les gens meilleurs, ou tout au moins pour les faire sortir de leur insipide neutralité. Moi, je faisais partie à peu de chose près de cette dernière catégorie, n’étant ni optimiste, ni pessimiste, juste en phase avec la réalité. Je ne voyais pas les choses en noir ou en blanc, tout, absolument tout était à relativiser. Les personnes que je rencontrais devraient en faire de même avec moi, me relativiser. Beaucoup trop s’arrêtaient au métier que j’exerçais, à la pseudo-sympathie dont je pouvais faire preuve. Sans gratter, sans vouloir approfondir.

Il n’y avait rien de plus triste.

Enfin, nous étions donc d’accords pour nous revoir, c’était une bonne chose, ne serait-ce que pour moi. Même si l’aburame était légèrement m’en-foutiste, à mes yeux. En revanche, ce fut bien la première fois que quelqu’un s’excusait, auprès de moi, d’être « chiante ». J’étais surprise. Habituellement les gens m’en-foutistes se fichaient un peu, comme du reste, de l’impression qu’ils laissaient derrière eux, mais elle, non ; elle… s’excusait. Se fichait elle donc vraiment de ce que les autres pouvaient penser d’elle ? L’interrogation était permise, et ouverte.

Et je fus encore bien plus surprise de son geste pour manifester cette excuse, ou peut-être… dire au revoir, ou… Je ne savais pas vraiment. Lorsque j’avais senti ses lèvres se poser sur ma joue… C’était aussi… encore une fois ; la première fois que je vivais ça. C’était étrange. Et je repensais soudainement à Akina, non, ça ne ressemblait en rien à ce nous pouvions échanger dans ce genre-ci…

-Pas… Pas grave !

Ce n’était… Qu’amical ? J’avais pourtant pu sentir mes joues rougir. Alors qu’elle s’éloignait, je passais le bout de mes doigts sur « l’impact » de l’innocent baiser et me retournai vers elle, lui faisant signe à mon tour. Oui, ce n’était rien de plus. Je ne faisais… qu’apprécier cette jeune femme, je n’avais pas pour elle la même… attirance que pour son « homologue » hyperactive.

Une rencontre étonnante que je n’aurais jamais pu faire ailleurs qu’ici…
Il n’y avait pas à dire, les personnes qu’abritait ce village étaient toutes –ou prresque- aussi surprenantes les unes que les autres.



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Matinée chargée (Aburame Kaede)

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