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Lorsque la foudre surveille le feu [Ft. Akahoshi Hisao]


Lun 26 Mar 2018 - 19:52
Se trouvant au centre de la place du village, la jeune Aburame se trouvait devant un yatai offrant des dangos. Un péché mignon pour celle qui découvrait tout juste cette friandise, ces dernières n’étant pas offertes de là où elle venait. Autour d’elle, subtilement, voletaient quelques insectes, s’éloignant puis revenant, sans jamais attirer l’attention. Après tout, ils étaient nombreux ces derniers. Bon, peut-être pas, notamment compte tenu de la saison et de la température. Toutefois, les citoyens du village avaient sûrement mieux à faire que de porter attention à quelques insectes se promenant ici et là.

Pour la manipulatrice d’insectes, ils lui servaient surtout de yeux, observant ainsi son environnement tandis qu’elle regardait avec attention les dangos. Il y avait différentes saveurs et elle se retrouvait donc plongée dans une question existentielle quant à savoir laquelle se devait-elle de sélectionner, craignant presque une déception si elle faisait un mauvais choix. Une main posée sur son menton, le marchand lui lançait un regard agacé, s’impatientant presque face à l’indécision de la demoiselle. Finalement, elle leva la main, son choix ayant été fait. C’est d’une voix assurée qu’elle en demandant simplement une brochette de chaque, tout simplement. Il lui jeta un regard décontenancé face à l’assurance dont elle faisait preuve avant de simplement haussé les épaules alors que l’argent se déposait devant lui.

La voilà donc armée de huit brochettes qui tenaient mal entre ses petites mains. La modération n’était définitivement pas quelque chose qu’elle connaissait. Après tout, pourquoi se priver des bonnes choses ? Si elle devait toujours faire attention et dans le raisonnable, la vie en serait définitivement ennuyante.

Alors qu’elle quitta le comptoir avec un large sourire sur les lèvres, satisfaite d’elle-même, il lui en fallait peu pour la contenter, un insecte vint se déposer sur son épaule. Naturellement, son regard se porta tout autour d’elle, tombant alors sur un homme se trouvant non loin d’elle qui… Semblait l’observer. Naturellement, elle arqua un sourcil, avant de porter un regard à sa tenue. Rien à signaler à ce niveau, aux premiers abords. Difficilement de part les huits brochettes qu’elle tenait fermement, elle tenta de s’assurer que que ses mèches pâles tombaient toujours sur ses épaules, longeant son corps jusqu’au bas de son dos. Là non plus, rien ne semblait clocher.

Ou alors était-ce les dangos qu’elle tenait qui l’intéressaient ? Ni d’une ni de deux, la voilà qu’elle s’avança de sa démarche légère vers l’homme en question. Elle ignorait ce qu’il pouvait bien lui vouloir, or, elle comptait bien l’apprendre. Elle s’arrêta face à lui, relevant les yeux pour venir croiser son regard, lui adressant un large sourire enthousiaste.

- J’suis pas certaine si c’était moi ou encore les dangos qu’tu regardais d’la sorte.

Magnifique entrée en matière venant de l’Aburame, qui avait arqué un sourcil sans se départir de son sourire semblant presque innocent. On lui avait souvent reproché son manque flagrant de politesse alors qu’elle s’adressait à n’importe de façon beaucoup trop familières. Que cela plaise ou déplaise, au final, elle restait fidèle et honnête vis-à-vis de sa personne. Elle ne voyait pas l’intérêt que de s’adonner à certaines formes présentes que pour être socialement acceptables. Si elle faisait des efforts lors de rencontres officielles, comme lorsqu’elle avait cherché à rejoindre les rangs des kumojins, à l’heure actuelle, cela ne semblait pas faire parti des situations qui demandaient un effort particulier de sa part.

- Donc bon, j’suis sympa comme fille, j’t’offre les deux, à savoir ma compagnie et des dangos. Un léger rire s’échappa de ses lèvres. J’pense que j’ai aussi un peu abusé… Bon, pas qu’j’peux pas manger les huit brochettes, mais j’pense quand même que c’doit pas être recommandé. Alors tiens, choisi celle qu’tu veux, j’suis pas difficile d’toute. Si j’les ai toutes prises, c’est justement parce que j’étais incapable d’choisir.

Elle s’emportait dans ce qui ressemblait plus à un monologue pour l’instant. Elle parlait beaucoup, et surtout, rapidement. Les mots s’enchaînaient pour venir adresser de vive voix tout ce qui lui traversait l’esprit, sans distinction et sans s’imposer quelconque filtre.

- C’quand même difficile comme choix, t’trouves pas ? S’tu veux, j’peux aussi t’en offrir un peu d’chaque. C’comme tu veux !

Et voilà qu’elle venait de trouver la solution miracle face au dilemme qu’elle venait d’imposer à l’inconnu se trouvant devant elle. Et sur ses belles paroles, elle amena l'une des brochettes à ses lèvres, croquant avec appétit dans ce qu'appelait son estomac depuis quelques instants déjà.
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Mar 27 Mar 2018 - 21:17
Mon soupir fut discret, mais bien réel. Qu’est-ce que je venais faire là-dedans ? N’est-ce pas le genre de mission – si on peut appeler ça une mission – que l’on donne à des membres de l’unité de renseignement ? Et au-delà d’un rôle qui n’est pas le mien, je crois pas avoir spécialement une tronche à surveiller quelqu’un. Une chance que je n’avais pas encore remis mon bordel de prisonnier depuis mon retour d’Iwa, sinon la ‘’filature’’ aurait été sérieusement compromise.

M’enfin, dans un râle dissimulé, j’acceptais d’aller retrouver la dénommée Aburame Kaede, une Hijin qui s’est visiblement rendu à Kumo après toutes les saloperies qui se sont passées au Pays du Feu. Vu le nom de son clan, il est possible qu’elle ait décidé de fuir Shîto après l’arrivée de Soshikidan. Après tout, même si la majorité de la population du feu était particulièrement conne, ils n’étaient pas tous aveuglés par les faux idéaux de l’organisation pseudo-libératrice. Je me demande cependant pourquoi elle a autant tardé à venir. Hésitation ? Peur ? Sûrement un truc de ce style. On ne fuit pas Hi no Kuni aussi facilement qu’on pourrait quitter Kaminari, je pense.

Une fois dans les rues de Kumo, et après de longues minutes de recherche, je finis par localiser la concernée. Une fille svelte arborant une chevelure argentée. Elle ne semblait pas être particulièrement spéciale vu de loin, mais à force de l’observer, je finis par relever certains… comment dire… détails intriguants.

Les yeux rivés sur les huits brochettes qu’elle venait de commandées, je ne pus m’empêcher de me demander où est-ce qu’elle allait pouvoir foutre tout ça. Sérieusement, elle était pas bien grande et surtout très fine. Et je crois que cette petite confusion m’avait légèrement trahi. Avant que je puisse hausser les épaules d’incompréhension, elle était arrivée devant moi, à me fixer de ses deux yeux ronds et avec son large sourire.

Avec une petite grimace et des yeux qui roulèrent, je posais mon regard sur elle, puis sur ses Dangos. « Tu me facilites pas la vie… » Dans un soupir, j’allais annoncer la raison de ma venue. Puis elle est partie dans un délire avec ses brochettes, j’ai pas réussi à tout suivre. « Oi, calme toi. ». Elle m’offrait sa compagnie ? Non mais… « Oi. » Putain elle lâchait pas l’affaire, maintenant elle voulait carrément m’en refiler une de chaque.

- Oi, la ferme. dis-je en écrasant très lentement mon poing sur le sommet de sa tête. Et évidemment, je la regardais avec le même flegme que j’arborais constamment. D’où est-ce que tu sors cette énergie ? Tu peux pas être chiant, comme le trois-quart des gens ?

J’aimais beaucoup les kumojins mais c’est vrai qu’habituellement, je ne suis pas vraiment accueilli avec autant d’énergie. Limite, ça me fait peur. Car à chaque fois que je tombe sur un spécimen de ce type, je tombe sur des emmerdes.

- Akahoshi Hisao, d’ailleurs. Et pour être tout à fait honnête, je regardais pas vraiment tes brochettes, mais plutôt toi. Je laissais couler quelques secondes avant de me masser les sinus. Enfin, ce que je veux dire… c’est que je regardais ce que tu faisais. Je clignais quelquefois des yeux alors que mon regard était posé sur elle avec désillusion. Je pris une longue inspiration avant de poursuivre. Bon, on va reprendre depuis le début. Je suis Hisao, Jônin de Kumo. Officiellement, je suis là pour voir comment tu te portes, comment tu t'adaptes à Kumo. Officieusement, je regarde que les Kumojins n'ont rien à craindre de toi. Franchement... moi les secrets et les manipulations... ça faisait deux. Ils avaient qu'à prendre quelqu'un d'autre s'ils voulaient faire dans la discrétion et le mensonge.

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Mar 27 Mar 2018 - 23:35
Un poing sur sa tête, l’amenant à couper court à son élan lyrique qu’elle adressait à l’homme. Bon, il ne semblait pas particulièrement apprécier son débordement d’énergie pourtant naturel chez la demoiselle. Y pouvait-elle quelque chose ? Absolument pas. Ou peut-être que si, elle y pouvait quelque chose, si réellement elle le souhaitait. Cependant, elle ne cherchait pas à changer sa façon d’être et de voir la vie. L’héros lui ayant sauvé la vie et s’étant sacrifié pour la même cause, cet homme ayant même partagé pendant quelques années avait craqué pour sa personnalité colorée. La preuve que certains arrivaient à la tolérer.

Silencieuse, ce qui était presque surprenant, relevant même du miracle, elle l’écouta avec attention alors qu’il se présentait à elle. Hisao, jônin… Et il était là pour la surveiller. Vraiment ? Est-ce que le village la voyait comme une menace ? Avaient-ils eu vent de ses quelques mois au sein du Soshikidan ? Devait-elle se sentir menacer par l’homme lui faisant face ? L’inconscience avait quelques avantages, dont celui de l’amener à ignorer le danger qu’il pouvait potentiellement représenter. Si, vraiment, il lui avait voulu du mal, sûrement aurait-il fait plus que de l’observer sagement alors qu’elle prenait la décision que d’acheter huits brochettes de dangos. Elle n’avait donc rien à craindre, pour l’instant, et ce fut tout ce qu’elle avait besoin pour l’instant. Elle ne prenait jamais réellement la peine que de voir plus loin que le bout de son nez, prévoir n’était pas quelque chose qu’elle faisait en règle générale. Elle posait ses actions avant de réellement réfléchir à ce qui en découlerait, se contentant d’assumer lorsqu’il était de toute façon trop tard.

- J’connais pas tes goûts, mais normalement, ceux-là sont d’bons vendeurs.

Ignorant superbement tout ce qu’il venait de lui dire, elle tendit une main pour attraper la sienne et vint lui donner deux brochettes sans réellement lui donner le choix. Toujours souriante, elle vint prendre une bouchée de l’une des siennes, inclinant doucement la tête sur le côté tout en l’observant.

- Si j’comprends bien, t’es là pour m’surveiller, c’est ça ? Ça fait parti du comité d’bienvenue du village ? ‘Fin, j’comprends hein, j’imagine qu’une demoiselle d’à peu près vingt-et-un an, d’à peu près un mètre soixante et d’à peu près cinquante kilos, c’doit être super terrifiant !

Un air sérieux, s’adressant à lui d’un ton léger, voir même un peu détaché, alors qu’il était évident qu’elle parlait d’elle-même. Le comprendrait-il ? Elle n’en doutait même pas. Prenant une nouvelle bouchée, finissant rapidement l’une de ses brochettes, elle mena ensuite ses mains devant son visage, l’air de se soustraire de son regard. Jusqu’à ce qu’elle les ouvre rapidement

- Bouh !

Un éclat de rire s’échappa de ses lèvres

- T’as eu peur, pas vrai ?

Elle se moquait ouvertement, faisant preuve de son manque de sérieux naturel, sans même prendre la peine de se soucier du fait qu’il s’agissait a priori d’un haut gradé, si elle avait bien assimilé les informations qu’on lui avait donné concernant les différents rangs que pouvaient avoir les shinobis.

- Mais bon, t’assurer qu’les kumojins sont en sécurité en ma présence, j’imagine que c’est supposé qu’t’arrive à m’garder à l’oeil, pas vrai ?

La question posée en toute innocence. Portant alors sa main vers son bras, le tout d’un geste calme et naturel, elle n’hésita pas un seul instant à venir poser un sceau sur la peau de son bras. Puis, suivant ce geste, un épais nuage d’insectes s’échappa des pores de sa peau, venant l’entourer d’un amas bourdonnant. Profitant de la confusion qu’elle espérait avoir provoqué, camouflée derrière ses insectes, elle s’empressant de tourner les talons et prendre la direction opposée, s'engouffrant dans une ruelle à proximité.

Le sceau qu’elle avait posé contre lui n’avait rien de bien méchant ni même était-il offensif. Portant sa marque, la signature de son chakra, il ne servait qu’à avoir une idée de la position de l’homme grâce à ses insectes, lui permettant ainsi, l’espérait-elle, de se payer un peu sa tête.

Il avait pour mission de la surveiller ? Soit alors. C’était seulement mal la connaître que de croire qu’elle lui faciliterait la vie.

La vie était trop courte pour se contenter que d’être chiant, comme le trois-quart des gens.
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Mer 28 Mar 2018 - 20:40
Oh non… Je suis encore tombée sur une hyperactive qui écoute rien et qui s’en fiche d’à peu près tout ce que je lui dis. Décidemment… peut-être que mon destin c’est de me retrouver face à ce genre de personnes. Bon... j’allais devoir gérer l’affaire avec pas mal de précaution. Je sais exactement à quoi m’attendre avec ce genre de…

Quelques clignements de paupières et un regard sur les deux brochettes que je tenais soudainement résumèrent mon état d’esprit actuel.

- Oi mais…

J’abaissais la tête et prenais une bouchée à contrecœur. Enfin, pas tant que ça mais bon. C’était pas le sujet. Du coup, elle déroulait ses petites excuses et provocations, mais bon, classique. Je m’y attendais. Et du coup, entre ça et son discours, je lâchais un petit rire.

- Comme si des personnes répondant à cette description ne pouvaient pas être dangereuses. Tu sais ce qu’on dit, la prudence avant tout. Donc sous-estimer un potentiel infiltré n’est pas vraiment une bonne chose. Mais je pense que tu le sais, au fond de ta petite tête, pas vrai ?

Apportant un nouveau Mochi à ma bouche, j’arquais le sourcil en la voyant se cacher les yeux. Putain mais sur qui j’étais encore tombée ? Et… je crois que la raison m’exaspérait. Ou m’amusait. En fait, je savais pas trop. Je passais une main sur mon visage, ce qui ne fit qu’accentuer le léger mélange de désespoir et d’amusement que je ressentais actuellement.

- Si tu savais à quel point j’ai eu peur… dis-je dans un interminable soupir avant de répondre à sa question. Euh… bah y a pas de piège, hein. Si je dois te surveiller, c’est que je dois garder un œil sur toi, oui. T’es spécialiste en questions existentielles ou… ?

Je soufflais du nez pour dissimuler un rire. Mais j’allais malheureusement bien perdre mon euphorie pour laisser place à l’exaspération seulement. En effet, alors que je la regardais d’un air confus poser sa main sur mon bras, une petite nuée d’insectes vint m’emmerder, couvrant ainsi sa fuite.

- Sale petite…

Il allait falloir un peu plus pour m’effrayer, mais elle avait bel et bien réussi à filer. En même temps, j’avais deux brochettes dans les mains, putain j’étais censé faire comment ? En plus les insectes se sont collées au Dangos, donc… direction poubelle.

- Kuchiyose no Jutsu.

Un nuage apparut soudainement sur mon épaule. Une fois dissipée, il laissa place à un Suzaku en position… étrange.

- Tu fous quoi ?

- NOOOOOOON. Hisao-Zo ! J’étais en train de conclure avec une poulette ! En plus t’es à Kumo ?! Non mais, j’me casse !

D’une pichnette sur la tête, je l’obligeais à se ressaisir. Une petite explication plus tard, il fut finalement rassuré de voir qu’il avait laissé une prétendante pour une fille. Cet oiseau avait de sérieux problèmes sentimentaux, mais au moins, il allait m’aider à la détecter. Il ne tarda pas à retracer la fille.

- Coucou belle gosse. Tu pourrais attendre mon esclave humain s’il te plaît ? Comme ça on discute et tout et tout... Non mais je sais. Il est un peu chiant et effrayant mais en vrai, il est trèèès facile à-…

- Reviens ici, gamine. J’ai autre chose à faire que me promener dans Kumo !

J’étais encore loin d’elle, je ne faisais que détecter Suzaku. Mais bon… le connaissant, cet enfoiré n’allait absolument rien faire pour l’arrêter. Du moins, pas en imposant son physique de cacatoès.

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Jeu 29 Mar 2018 - 6:28
La mutine demoiselle venait de s’enfuir suite à la confusion qu’elle avait cherché à provoquer en faisant surgir une bonne quantité d’insectes entre elle et lui. Si elle n’avait rien à se reprocher, son caractère joueur ne pouvait que profiter de l’idée que quelqu’un avait été assigné pour la surveiller. S’il était vrai qu’elle jouait à un jeu dangereux de par l’existence de son passé de criminelle (aux yeux du village), au final, elle ne pouvait que venir le provoquer un peu. Mener la vie facile aux autres n’était décidément pas quelque chose dans laquelle elle excellait, il n’y avait qu’à voir comment elle n’hésitait pas une seule seconde à réagir sous l’impulsion du moment pour comprendre ce fait important de sa personne. Or, de par la transparence qu’elle avait, il était difficile que de lui en vouloir, voir même de l’accuser de mauvaise foi. Après tout, elle ne le faisait pas dans l’idée que de réellement nuire à quelqu’un. Disons seulement qu’elle réagissait sur l’idée saugrenue lui traversant l’esprit.

Courir et manger en même temps n’était décidément pas quelque chose de sécuritaire, et pourtant, elle s’y tentait. Une brochette à moitié dans la bouche, les quatre autres dans sa main, elle s’aventurait dans une ruelle adjacente.

Si ses insectes lui faisaient comprendre que l’homme à sa poursuite se trouvait toujours à une certaine distance d’elle, ce fut un large oiseau qui vint l’arrêter dans sa course. Freinant brusquement, elle posa ses prunelles claires sur ce dernier, curieuse que de l’entendre s’adresser à elle. Décidément, elle avait le loisir que de rencontrer des choses intéressantes au sein de ce village qu’elle venait à peine de rejoindre. Aussi insouciante pouvait-elle sembler, ce n’était pas pour autant qu’elle était stupide. Loin de là, même. Entre la voix de l’homme qui se rapprochait et l’oiseau qui lui demandait d’attendre son esclave (ce qui lui avait arraché un sourire), elle en vint à en déduire qu’il lui appartenait.

- J’ai pas spécialement l’temps qu’d’attendre ton esclave humain, par contre… Elle lui adressa un clin d’oeil et un sourire en coin. Mais s’tu veux discuter, y’a moyen qu’ça s’arrange… J’connais pas ton nom, alors beau gosse, ça t’va ?

Draguait-elle un oiseau ? Oui, sûrement. Un dernier regard dans sa direction, lui faisant signe que de la suivre, elle reprenait sa course, un éclat de rire se faisant entendre.

- Si t’viens pas, c’moi qui va être vexée… Beau gosse.

Une journée définitivement plus amusante que ce qu’elle aurait cru, alors qu’elle avait passé de longues années à faire son choix de dangos. Parlant de ces derniers, elle continua de manger en bifurquant dans une autre ruelle. Or, ses insectes la suivant précédemment poursuivirent leur route dans une autre direction. De par cette idée, elle espérait être en mesure de fausser les pistes, qu’il n’avait pas eu le temps de la voir atterrir dans cette ruelle et ainsi suivrait ailleurs. Parce que bon, derrière elle se trouvait un haut mur, la coinçant s’il la retrouvait si vite.

Un sourire enthousiaste aux lèvres, elle s’appuie donc contre le mur à sa droite, faisant toujours face à la ruelle où elle espère y voir l’homme poursuivre sa route, convaincue qu’elle serait ailleurs. Là idée l’idée de ce qu’elle avait tenté de faire.

Ce qui était négligé l’oiseau à ses côtés. N’étant pas une excellente tacticienne, encore moins pour des moments qui ne demandaient aucun sérieux de sa part, elle ne pouvait donc que poser les gestes qui lui semblaient intéressants pour par la suite observer et assumer les réactions. Si elle faisait des efforts sur un champ de bataille, aujourd’hui, sa mission ne consistait qu’à rendre complètement fou l’homme chargé de la surveiller.

Pauvre lui.
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Jeu 29 Mar 2018 - 20:12
S’il avait pu, Suzaku aurait commencé à suer tellement la fuyarde lui fit de l’effet. Il n’avait jamais été très connu pour sa résistance face à la gente féminine – oui, peu importe que ce soit des humaines, des oiseaux ou quoi que ce soit d’autre. Le clin d’œil, le petit rire, le regard intense, le vocabulaire approprié… Ouais, c’était même pas une surprise qu’une fois sur place, je réalisais que ce bâtard avait filé.

- On peut vraiment pas compter sur lui, c’est quand même incroyable. J’le jure, mais sincèrement, que je vais un jour brisé mon pacte avec cette foutue volaille.

Bien sûr, je n’avais jamais rien marmonné d’aussi faux. Pour autant, mon exaspération, elle, était bien réelle. Sérieusement, j’avais une mission à réaliser. Il pourrait au moins faire l’effort de résister ne serait-ce que deux secondes aux charmes de la fille. Car oui, même si je ne l’avais pas vu, c’était absolument sûr et certain qu’une peste comme elle drague Suzaku. A force, je commençais à cerner ces personnes-là ! … Bon, elle m’avait surprise une fois, mais je l’avais sous-estimée.

- Tu sais, je suis déjà sur ton épaule, tu peux pas être vexée ma jolie, Ku ku ku. ricanait de son côté Suzaku, bien loin de moi. Oh, par contre, si tu pouvais éviter de dire que je l’ai traité d’esclave. Tu vois.. c’est, euh… euh… euh… disons que c’est la vérité mais, en fait, enfin, pas tout à fait. Ou plutôt, il l’accepte pas, voilà. C’est ça que je voulais dire. paniquait-il. Mais il ne perdait évidemment pas le sens des priorités. Sinon, c’est quoi ton petit nom ? Moi c’est Suzaku-sama, Seigneur des airs !

Si je ne faisais que marcher, voire, parfois, quelques petits bonds, je finis par bousculer un peu plus les passants à mesure que ma cadence augmentait. Je sentais la présence de Suzaku s’éloigner de plus en plus, donc elle courait plutôt vite la morveuse. Si son intention était de me pousser à bout, elle avait réussi.

Sur tout le chemin, j’avais l’impression d’avoir des insectes dans les oreilles, c’était assez insupportable. Je me demande si elle n’a pas disséminé des insectes juste pour me faire tourner en rond toute la journeé… Putain, avec ma chance, c’est sûrement ce qu’elle fait.

Arrivé à une ruelle, je sentais que Suzaku était proche, mais alors le détecter était impossible. Un mur étant sur le chemin, j’en déduisais qu’elle l’avait gravi pour tenter de me semer. Avec de l’élan, je fis deux enjambées avant de venir coller mon pied au mur et me propulser par-dessus.

- Euh….

Le haut de mon corps sortit du mur, dévisageant l’ancienne Hijin depuis en haut. Un coude se posait sur le haut du mur tandis que j’enfonçais mon menton dans le creux de ma main.

- Franchement, fais au moins semblant de me prendre au sérieux. Comment tu veux être discrète avec une tâche rose sur ton épaule ? T’aurais dû le laisser derrière. Il t’aurait trahi aussi, tu sais ? demandais-je dans un bref soupir. Tu veux pas retourner manger des Dangos pour parler tranquillement ? Ou tu veux vraiment continuer ton petit tourisme ?

Un petit sourire en coin se dessina alors, même s’il aurait fallu que je reste un peu strict.

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Ven 30 Mar 2018 - 19:40
S’étant arrêtée dans sa course au travers les ruelles du village, elle s’appuya contre un mur, l’oiseau coloré posé sur son épaule. La tête tournée vers lui, elle lui adressait un magnifique sourire bien digne de la mutine demoiselle qu’elle était, un éclat amusé venant éclairer son regard. Intéressée par ce qu’il lui disait, elle garda le silence, quelques instants, s’amusant des mots qui s’échappaient de son bec. Elle se demandait comment est-ce qu’il arrivait à articuler quelque chose d’intelligible, avant de finalement abandonner l’idée que de tenter de comprendre. Elle n’avait pas besoin de s’attarder sur les détails.

Portant une main vers lui, elle lui proposa d’y monter pour le descendre de son épaule, l’amenant dès lors à lui faire face. De son autre main, elle vint lui gratter doucement l’arrière de la tête, jouant doucement avec ses plumes. Voilà qu’elle venait de se faire un nouvel ami, ça, elle en était convaincue. S’étant présenté comme seigneur des airs, elle eut donc une légère révérence en direction de ce dernier, s’amusant de la situation plus qu’elle ne l’aurait dû, ayant presque oublié qu’elle fuyait, pour s’amuser, un jônin du village chargé de la surveiller.

- C’t’un honneur alors, Suzaku-sama.

Et dire que le seul ayant droit à une quelconque forme de politesse venant de la part de l’Aburame se retrouvait à être un oiseau. Ce que la vie pouvait être étrange par moment. Toujours souriante, un léger rire s’échappa de ses lèvres, résonnant contre les murs l’encadrant. Pour la subtilité, elle allait repasser.

- Pour ma part, c’est Kaede. Aburame Kaede. T’peux m’appeler Kae, c’tu veux. T’es beau gosse, t’es charmant, donc nécessairement, t’as l’droit hein.

Flirter avec un oiseau, voilà une situation qu’elle n’aurait jamais cru connaître. Or, voilà ce qu’il se passait à l’heure actuelle, enlevant sûrement toute crédibilité à sa tentative d’évasion.

Tentative d’évasion ? Quelle tentative d’évasion ? Pour l’instant, elle préparait le terrain avec le nouvel homme de sa vie, le seigneur des airs.

- J’sais qu’c’est pas aussi classe qu’les airs, mais j’suis seigneur des insectes !

Comme pouvait le souligner ceux qui se tenaient non loin d’eux, ou encore les autres qui parcouraient les ruelles du village pour tenter de semer la confusion chez l’Akahoshi. Elle se pencha ensuite vers la tête de l’oiseau, toujours souriante, une lueur malicieuse dans le regard.

- Puis promis, t’peux m’faire confiance, j’lui dirai rien d’ce qu’tu m’as dit. Après tout, ce s’rait mal vu qu’d’te trahir si j’veux un rendez-vous avec toi, pas vrai ?

Elle déposa ensuite ses lèvres sur son plumage, où elle suspectait être sa joue, avant de se redresser, rigolant doucement tout en lui adressant à nouveau un clin d’oeil. Or, voilà que l’homme qu’elle avait cherché à semer réapparaissait dans le décor. Ce qu’il pouvait être rabat-joie ! Levant son regard vers lui, elle se contenta alors de sourire, une main toujours contre la nuque de l’oiseau au plumage aussi coloré que sa personnalité.

Puis, elle éclata de rire, tout simplement, venant le rejoindre sur le sommet du mur. Debout, tenant en équilibre sur ses pieds, tout en gardant le seigneur dans ses bras, elle le dévisageait, une nouvelle idée traversant alors son esprit suite à ses paroles. Elle afficha dès lors une moue un peu triste, tournant son regard peiner vers son nouveau compagnon.

- Tu m’aurais trahi ?

Question qui faisait mal alors qu’elle avait cherché à venir soulever un peu de culpabilité. Ou alors peut-être s’énerverait-il contre son propriétaire que d’avoir oser mettre des idées aussi stupides et irréalistes dans la tête de la jeune femme. Dans les deux cas, elle ne pourrait qu’aimer la réaction.

- Puis j’sais pas. Elle reposait son regard sur l’homme, semblant toujours ébranlée à l’idée d’être trahie par l’oiseau. J’fais qu’ça, manger des dangos, puis j’connais pas spécialement bien l’village. L’tourisme me semble être une excellente idée, maintenant qu’tu l’proposes.

Puis, se tournant vers l’oiseau, esquissant un sourire malgré le regard qu’elle lui adressait, faisant preuve d’un manque de sérieux frappant pour la jeune adulte qu’elle était.

- Ça nous permettrait même d’faire plus connaissance, non ?

Pour peu qu’il ne veuille pas la trahir, cela allait de soit.
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Sam 31 Mar 2018 - 15:36
L’unique œil de Suzaku n’arborait plus l’iris perçant et charismatique qui démontrait d’habitude la qualité et la puissance de sa vision. Non, il n’y avait qu’un cœur qui fixait l’Aburame avec une intensité hors du commun. En même temps, connaissant Suzaku, tous les ingrédients étaient là pour le mettre à terre. Les caresses, le baiser sur sa ‘’joue’’, les mots doux… qu’est-ce qu’il était faible d’esprit, mais bon... c’était prévisible.

- Madame seigneur des insectes, tu viens de gagner mon respect et mon amitié… non, mon amour pour la vie ! TOUTE LA VIE ENTIERE ! Franchement, pourquoi je suis tombé sur un mec comme Hisao alors qu’il y a des humaines trop choupinette comme toi ! Kukuku, aller, on essaye de le s-…

Et alors que j’étais entrer en scène et que je les avais découvert, je constatais malheureusement que la manipulatrice d’insecte était une peste bien plus maligne que je ne l’aurai imaginé. En à peine quelques minutes, elle avait réussi à cerner le caractère et les faiblesses de Suzaku. Putain, elle va vraiment pas me rendre la vie facile.

- Te trahir ? Moi ? JA-MAIS. C’est Hisao-Zo qui croit que je suis son larbin.

- Tu l’es.

- HISAO-ZO, LAISSE-MOI BRILLER AUPRES DES FIIIIIIIILLES ! ARRÊTE DE M’EMBÊTER ! Tyraaan !

Il s’effondrait sur la poitrine de Kaede, entourant le cou de la jeune fille de ses belles plumes roses, comme si le volatile la prenait dans ses bras pour se morfondre et se consoler de ce que ‘’l’abominable Hisao’’ lui avait dit.

- Je pense que t’as pu découvrir Suzaku. Pas besoin de faire les présentations, du coup. Tu l’auras compris, il aime bien les filles.

Un petit rire s’échappait de ma bouche tandis que mon regard se portait sur l’Aburame. Visiblement, et heureusement, elle ne semblait pas décider à poursuivre sa fuite. Ca m’arrangeait pas mal qu’elle se décidait à agir calmement. La gérer elle et Suzaku, ça m’aurait foutu une migraine pendant au moins une semaine sinon.

- Alors on va faire un peu le tour du village. Tu peux choisir la direction... Du coup, elle s’appelle comment déjà la demoiselle d’à peu près vingt-et-un an, d’à peu près un mètre soixante et d’à peu près cinquante kilos ? J’avoue que j’ai oublié.

Elle ne me l’avait pas dit, mais son prénom m’avait échappé depuis que l’on me l’avait dit lors de la remise de la ‘’mission’’.

- Et tu viens d’où ? Pourquoi je t’ai jamais vu avant, tu viens d’arriver ? Toi aussi t’en avais marre du barbu à lunettes noires ? Oh, oh, oh et pourquoi t’es pas celle qui a fait un pacte avec moi ? Non parce que Hisao, qu’on se le dise…

- Oi. Commence pas. Tu vas me faire passer pour le mec invivable alors que de nous deux…

- … je ne vois pas de quoi tu parles, Akaho-koko.

Je roulais des yeux avant de me tourner à nouveau vers l’Aburame.

- Par contre, ses premières questions m’intéressent, ouais. J’ai pas trop voulu m’informer sur toi donc je suis venu à peine après qu’on m’ait dit à quoi tu ressemblais. J’ai bien compris que t’étais une Aburame, mais sinon ? je marquais une pause en regardant mon bras puis mes paupières plissées se redirigèrent vers elle. D’ailleurs, en y repensant, évite de foutre un sceau sur un inconnu qui te dit qu’il doit te surveiller.

Je soupirais avec amusement en enfonçant les mains dans les poches.

- T’as aucune notion des risques et des conséquences, pas vrai ? En même temps, je parle à une fille qui s’achète huit brochettes à la fois…
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Sam 31 Mar 2018 - 20:33
La situation était amusante. Alors que l’oiseau lui déclarait son amour éternel, ce qui lui arracha un sourire alors qu’elle lui grattait toujours la nuque, voilà que l’homme, propriétaire de son nouvel amoureux, venait de les retrouver, embêté par la situation. Du moins, c’était ce qu’elle aurait cru, si ce n’était pas de son sourire qui trahissait le certain plaisir qu’il devait avoir à se retrouver confronter à une demoiselle comme l’Aburame, dont la vivacité d’esprit ne laissait pas de marbre.

Écoutant avec attention l’échange entre l’oiseau et son maître, elle ne put que prendre le parti de l’oiseau en venait le serrer contre sa poitrine, une main dans ses plumes, cherchant à venir le rassurer, déposant à nouveau ses lèvres sur sa tête, un baiser de réconfort donc. Et ça, c’était sans compter la lueur de défi qui vint éclairer son regard qu’elle dirigea vers le jônin, bien satisfaite que d’avoir comme nouvel allié celui aux plumes colorées. Silencieuse, se contentant alors de tenir l’oiseau contre elle, profitant de la situation pour afficher un sourire innocent, voir terriblement adorable, elle écouta les questions qui fusèrent d’un peu partout, tant de la part de son aîné que de celui qu’elle tenait dans ses bras.

- J’n’ai pas d’pacte parce qu’ils seraient jaloux.

Par ils, elle évoquait les insectes qui revenaient tranquillement vers elle, reprenant place dans le corps de leur hôte alors qu’elle n’avait plus besoin d’eux. De toutes les questions adressées et malgré que son interlocuteur humain avait souligné être intéressé par certaines d’entre elle, elle avait préféré répondre à celle-ci d’abord, le sourire aux lèvres.

- Tu n’auras qu’à m’passer la bague au doigt, l’meilleur pacte qu’il puisse y avoir.

Un éclat de rire se fit entendre, bien qu’elle essaya d’afficher une mine sérieuse en dévisageant le seigneur des airs, avant de finalement reporter son attention sur l’homme. Lui faisant signe de la suivre, elle se laissa tomber pour atteindre le sol, prenant ainsi une direction au hasard. Ne connaissant nullement le village, ses seules capacités en orientation lui venaient de ses insectes. Sa démarche était légère, semblant presque seulement effleurer le sol à chacun de ses pas. Elle fit volte face, s’avançant à reculons, pouvant ainsi observer celui en charge de la surveiller.

- Aucune notion ? J’dirais pas ça… Disons seulement qu’j’sais qu’ils existent, comme j’sais qu’y’a des conséquences à chacun des gestes que j’pose. Par contre, j’ai seulement appris à les assumer et faire avec les conséquences. C’p’t’être irresponsable, ce l’est sûrement même, mais bon, j’ai décidé d’pas m’priver d’vivre, peu importe c’qu’il peut c’passer. Puis va pas croire qu’j’dis ça parce qu’j’ai jamais eu à être confronter à des conséquences déplaisantes hein. J’ai perdu mon copain, l’homme d’ma vie, à cause d’une foutue erreur d’notre part. Ça r’froidit un peu, j’te l’accorde, mais sinon… Comme toutes les fois avant, y’a fallu qu’j’assume, qu’j’accepte et qu’j’me morfonde pas dans l’regret.

Malgré son débit de paroles toujours très rapide, un certain sérieux pouvait s’entendre dans sa voix alors qu’elle évoquait un événement peu agréable de sa vie. Shîto, elle s’en souviendrait toujours. Alors que le combat battait de son plein, qu’elle portait sur ses mains le sang de nombreuses victimes, beaucoup innocentes, lui l’avait poussé, l’avait forcé à fuir tandis qu’il sacrifiait sa vie pour s’assurer de sa survie.

Autant avait-elle appris à vivre avec son absence, avait-elle accepté sa mort et s’était-elle donnée comme ordre de vivre comme jamais, de profiter de cette chance lui ayant été offerte, le souvenir n’en était pas moins douloureux. Elle ne comptait seulement pas vivre dans le regret et se morfondre dans la tristesse. Elle avait mieux à faire de ce qu’il avait sacrifié sa vie pour lui offrir.

- J’viens d’arriver parce que j’avais b’soin d’changement. J’ai passé toute ma vie à Hi, mais t’vois… Beaucoup trop d’souvenirs liés bah… À lui. J’ai tenté d’rester, parce qu’c’est tout c’que j’ai t’jours connu, mon clan, ma famille, l’pays… Mais voilà, j’avais b’soin d’changer d’air, d’partir. Si j’connaissais pas vraiment Shizen avant d’arriver ici, c’est ses parents qui m’ont dire d’venir à Kumo, qu’au moins j’commencerais pas un truc d’nouveau seule livrée à moi-même.

L’histoire toute travaillée, seul mensonge qu’était capable d’adresser la jeune Aburame sans que l’on décèle chez elle que cela en était effectivement un. Le livre ouvert qu’elle était y arrivait pour une seule et bonne raison : sa survie dépendait de cette histoire. Elle n’avait pas pu rester à Hi, ayant déserté le Soshikidan et ne se voyait pas partager pour l’instant le passif qu’elle avait au sein de l’organisation. Pas alors que cette dernière était ouvertement en guerre avec les villages cachés.

- Et toi, t’es originaire d’ici ?

Autant tenter de faire la discussion avec celui forcé que de passer de son temps en sa compagnie. Elle pouvait presque se montrer agréable, lorsqu’elle y mettait un peu du sien. Il s’agissait surtout des douloureux souvenirs qu’elle venait de faire remonter à la surface, une lueur de nostalgie passant rapidement dans ses prunelles claires.

- AH ! J'oubliais. T'peux m'appeler Kae.
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Lun 2 Avr 2018 - 1:22
Parfois, je ne parvenais pas à savoir si Suzaku était un oiseau dans la norme ou s’il était vraiment particulier. Il y a peu, j’ai certes rencontré une nouvelle cacatoès, qui avait un caractère des plus original, mais Suzaku restait un spécimen particulier malgré tout. A l’entendre, je croyais en effet entendre un chat qui ronronnait sous les caresses et les bisoux de son maître, sauf que ce devait être un roucoulement étrange. En tout cas, il était totalement sous le joug de l’Aburame, qui avait totalement percé à jour ses faiblesses.

- … Quoi ?

Ce fut le commentaire de trop. Tel une enveloppe vide, Suzaku semblait faiblir au point de presque tomber de l’épaule de Kaede. « la…la… la bague… ? » Trop d’émotions pour lui, on dirait. Le pire, c’est que je suis sûr que cette gamine avait tout prévu. Je lisais la malice et la fourberie dans ses grands yeux ronds. Pourtant, à nouveau, je ne pouvais cacher une certaine forme d’amusement face au spectacle.

Mais la joie s’estompa progressivement alors qu’elle nous en disait plus sur son passé. Comme prévu, elle venait de Shîto et comme prévu, la situation a été totalement merdique pour elle, là-bas. Un lent soupir s’échappait de mes poumons tandis que mon regard se déportait calmement sur elle. Même Suzaku avait abandonné son caractère hyperactif et hypersensible pour simplement abriter sa petite tête ronde dans le cou de l’Aburame, frottant ainsi sa douce crête contre elle.

Cependant, si le contraste entre son humeur habituelle et celle qu’elle adoptait maintenant m’était familier, je n’allais pas jusqu’à ressentir de la tristesse ou du regret.

- On a tous nos emmerdes. Après, si t’as autant de chance que moi, tu verras dans les semaines qui viennent que tous ces moments lourds, tristes et insupportables t’auront, finalement, aidé à te mettre sur le chemin qui t’était destiné. En tout cas, aujourd’hui, je regrette pas totalement les galères que j’ai vécues.

J’haussais les épaules, me montrant plus rassurant que dramatique. Franchement, une ambiance pareille n’allait faire plaisir à aucun de nous trois, donc autant rester positif, ce que Kaede semblait vouloir faire aussi.

- Pas exactement. Je viens d’Humy, une ville côtière assez isolée de Kaminari. Je suis à Kumo depuis… six mois, peut-être ? Donc ça fait pas si longtemps que ça. C’était un peu compliqué au début, mais faut dire que j’avais plus trop l’habitude de tout ça.

Mes yeux se détournèrent pour fixer quelques instants Suzaku, avant de revenir à Kaede, qui préférait au passage que je l’appelle Kae’.

- Oi, direct les surnoms ? Tu voles mon kuchiyose et tu deviens déjà si familière ? j’arquais un sourcil faussement accusateur. Je souris finalement avant d’hocher la tête. Va pour Kae’. Moi c’est Hisao, tout simplement. Du coup, t’as visiblement rencontré Shizen. Comment ça a été ? Il était content de revoir un membre de son clan ?

C’était un type plutôt sympathique, même si je lui ai surtout parlé dans des contextes assez… particuliers. Mais bon, même si je ne le connaissais pas vraiment, revoir un proche devait sûrement lui faire plaisir.

- En tout cas, si t’as besoin d’aide, hésite pas. Quand je suis arrivé, j’avais pas d’argent ni de famille, mais Kumo m’a bien aidé le temps que ma situation se stabilise. Donc tu peux emmerder l’administration. Tu leur fais tes petits yeux fourbes mais mignons et ça devrait le faire. Toute façon, tu connais bien la technique, non ?

Un sourire moqueur et taquin se dessina sur mon visage alors qu’un œil empli de malice se déposa à nouveau sur elle.

- Du coup, tu comptes rester ici… bah… pour du long terme. T’as des projets en particulier ? A part bouffer, demander en mariage des oiseaux et fuir des Jônin, bien sûr.
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Lun 2 Avr 2018 - 7:53
- C’était soit lui, soit moi d’toute. Il a décidé qu’c’était lui. Si ça avait pas été d’ça, c’moi qui y passait. Est-ce qu’ça m’a aidé à aller sur l’chemin m’étant destiné ? J’imagine hein, parce que sans ça, y’aurait pas eu d’autres chemins.

Cela expliquait sûrement beaucoup de sa personnalité, mais surtout, de sa façon de vivre et la position qu’elle avait vis-à-vis de celle-ci. La mort, elle l’avait vu de très près tout comme elle l’avait vu s’emparer de l’homme qu’elle avait aimé sincèrement, assez pour accepter de le suivre où il décidait d’aller, allant même jusqu’à mener cette guerre dont elle ne connaissait pas les enjeux. Elle n’avait même jamais réellement su ce que le Soshikidan revendiquait. La seule chose étant sûre était qu’il lui était impossible de s’imaginer vivre sans lui. Et pourtant, aujourd’hui, elle y était contrainte.

Vivre sans regret ni restreinte, voilà ce qu’elle souhaitait. Elle ne voulait pas se priver, pas plus souhaitait-elle s’enliser dans la culpabilité. Vivre, voilà tout ce qui comptait à ses yeux, peu en importait le prix. Il s’était sacrifié pour lui offrir cette chance, elle ne comptait donc pas cracher aux doux souvenirs qu’elle avait de lui et des années passées à ses côtés.

S’intéressant alors à lui, de où venait-il et qui était-il, elle eut le loisir de constater qu’il n’était donc pas du village, s’y trouvant depuis peu. Plus longtemps qu’elle, cela ne faisait aucun doute, mais sûrement pourrait-il comprendre ce sentiment que de se sentir étrangère en ces lieux. La hijin savait qu’elle pouvait s’attirer quelques regards méfiants, malgré sa personnalité fort sympathique. Les tensions avec le pays du feu étaient plus vraies que jamais en ce temps où la guerre semblait menacer tout le continent. Un rire se fit entendre alors que la conversation se poursuivait sur un ton léger, lui ne semblant pas lui en vouloir pour avoir tout simplement disparu sous ses yeux. Même qu’il s’en moquait à son ton, ce qui lui arracha un large sourire.

Elle l’aimait bien, lui. Il était sympa. Mais surtout, il ne cherchait pas à lui dicter comment vivre sa vie, ce qui était rare chez les adultes.

- D’jà, bouffer m’prend tout mon temps. Ou beaucoup d’mon temps. J’aime bien manger, mais j’pense tu l’avais r’marquer. Puis vous avez des trucs ici qui sont pas possibles d’trouver à Hi, donc c’est génial ! Après, bon, l’seigneur ici présent, c’est l’seul et unique qu’j’ai d’mandé en mariage et cela restera ainsi. J’ai pas besoin de personne d’autres maintenant qu’j’t’ai, pas vrai ?

Son attention s’était portée sur l’oiseau qu’elle tenait toujours contre elle à cette question, ses prunelles pétillantes se posant sur lui. Un sourire et un clin d’oeil, avant qu’elle ne repose son regard sur le jônin.

- J’sais pas trop, pour l’reste. J’prends les choses comme elles viennent, au jour le jour qu’j’aime bien dire ! J’essaie d’m’habituer au village, à la culture et m’faire une p’tite place éventuellement. J’en profite donc pour goûter à tout c’qui passe, parce que bon, la bouffe, ça fait bien parti d’la culture, non ?

Sourire adorable, bien digne d’elle, comme il l’avait souligné. Elle connaissait cette technique, qui fonctionnait bien souvent. Sans être hypocrite, loin de là même, la jeune Aburame avait conscience qu’il était difficile de lui en tenir rigueur, notamment de par son fin minois, son large sourire et son regard enthousiaste. Adorable peste qu’elle était, tous finissaient bien souvent par la pardonner.

- Concernant Shizen, ça dépend j’pense. Ça dépend c’que t’entends par content. L’moment où j’ai mis les pieds dans son bureau et qu’j’me suis présentée comme étant une Aburame, il m’a mis une lame sous la gorge et m’a menacé d’me tuer. Elle marqua une pause, cette fois-ci parfaitement sérieuse. S’il est toujours comme ça quand il est content, alors oui, j’imagine bien qu’c’est l’cas.

Elle haussa des épaules, rien de plus. Cet événement l’avait plus amusé qu’autre chose, elle qui avait garder son calme habituel, après les quelques secondes de panique alors qu’elle croyait qu’ils savaient, pour le Soshikidan.

- Pourquoi t’as quitté Humy ? À cause des galères dont t’m’as parlé ? C’est souvent à cause d’trucs chiants qu’on en vient à quitter c’qu’on connait d’puis toujours. ‘Fin, j’dis ça, mais c’était p’t’être l’air marin qui t’donnait la nausée aussi, c’pas impossible.

Éviter les sujets délicats ? Ce n’était clairement pas quelque chose qu’elle faisait.
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Jeu 5 Avr 2018 - 21:44
- Hm... J’ai remarqué que t’aimais bien manger, ouais. Moi aussi, mais c’est vrai que je le fais un peu moins. Légèrement moins. Bon, carrément moins.

J’arquais brièvement le sourcil en sa direction, un air à la fois amusé et provocateur sur le visage. Soufflant du nez, riant discrètement à son petit sourire innocent et adorable, je secouais la tête face au spécimen que j’avais avec moi. Franchement, le Yuukan réservait quelques amusantes surprises.

- Hein ? Mais qu’est-ce que tu racontes, encore ?

Shizen ? Une lame sous la gorge ? Une telle menace m’étonnait pas mal de lui, mais je ne pouvais m’empêcher d’imaginer qu’il avait eu une bonne raison. Mais pas vis-à-vis de Kaede – elle me paraissait sympathique, peu importe son attitude. Plutôt vis-à-vis du passé du Jônin, sûrement un moyen naturel de réagir à cause d’un événement quelconque.

- Merde. Alors si ça peut te rassurer, il n’est pas toujours comme ça quand il est content. Encore heureux. Normalement, il est plus du genre à offrir un café ou quelque chose du genre. Avoue, t’as fait une connerie que tu ne veux pas me raconter, non ?

Je souriais en coin, du côté opposé à Kaede. C’était donc discret, même si c’était lisible sur mon visage que j’étais amusé. Une expression plus neutre vint le tapisser cependant à l’énonciation d’Humy.

- L’air marin m’était pas désagréable, j’ai grandi avec. Lui dis-je avec un sourire qui sonnait légèrement faux. Non, t'as raison, c’est bien les galères dont je t’ai parlé. J’ai pas vraiment de filtre ou de secrets, donc pour tout te dire, j’ai fait un séjour en prison. Rien de…

Je m’arrêtais soudainement, ma langue passant sur le bout de ma lèvre supérieure, marquant une hésitation. Celle-ci était simple : Est-ce que je parlais du fait que c’était involontaire, que j’étais innocent et tout le bordel habituel ?...

- Ca m’a pas mal changé. Je suis le mec que je suis grâce à ça. Je ne dirais pas ‘’à cause’’. Je pense m’être bien sorti et Kumo me le rend bien. La chance a fini par tourner. Je suis toujours très attaché à Humy, mais c’est plus chez moi.

- C’est là que je l’ai réquisitionné et que c’est devenu mon esclave, d’ailleurs !

- Oi.

- Mon subalterne !

- Oi.

- Mon associé ?

- Suzaku, bordel !

- OH LA LA, d’accord, c’est là qu’on a fait un contrat ensemble et que je suis devenu son kuchiyose. Ca y est, t’es content ? Tu veux que je te donne ma belle et élégante compagne, la Seigneur des insectes, pendant que t’y es ?! Toujours à m’humilier ! dit-il en profitant de sa victimisation pour frotter sa petite tête à l’Aburame.
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Dim 8 Avr 2018 - 18:23
- Ah parce que tout d’suite, c’est nécessairement moi qu’y’a fait une connerie. J’vois qu’la confiance règne en tout cas.

Elle vint croiser ses bras sous sa poitrine, les sourcils froncés et une moue sur son visage, les joues légèrement gonflées pour venir souligner son mécontentement. Il était évident qu’elle n’était pas bien sérieuse, ne serait-ce de par l’éclat pétillant de son regard, qui montrait qu’elle s’amusait plus qu’elle ne le laissait paraître. Et puis, elle était certaine d’avoir un petit air intimidant, avec le piaf coloré sur son épaule.

- J’suis arrivée, toute gentille, dans son bureau, j’me suis présentée, Aburame Kaede, et j’sais pas, ça lui a pas plus j’pense. Puis oh, il s’est levé, a refermé la porte et là baaaam, une lame sous la gorge. Et, j’cite… Prouve-le, sinon meurt.

Elle avait adopté un ton différent, tentant d’imiter de façon assez risible son aîné, alors qu’il l’avait menacé de la tuer si elle ne lui prouvait pas qu’elle était effectivement une Aburame, ce qu’elle prétendait être. Le ton était à la plaisanterie tandis qu’elle s’était tout de même sérieusement donner au jeu. Arriverait-il à reconnaître ce personnage austère qu’elle venait d’imiter, le tout en soulignant une situation qui pouvait sembler bien surprenante vu de l’extérieur ? Elle-même en avait été surprise, que de sentir le métal froid contre la fine peau de son cou, cette menace ayant été bien réelle, bien qu’ignorer, ou presque, par celle qui n’avait pas froid aux yeux.

La suite attira l’attention de la demoiselle, l’amenant à arborer une expression un peu plus sérieuse alors qu’elle écoutait son récit. Le jônin chargé de la surveiller était donc un ancien prisonnier. Pouvait-elle réellement jugée ? Désormais kunoichi d’un village caché, elle représentait tout ce contre quoi elle s’était battue ces derniers mois. La vie était bien étrange, par moment, amenant des situations particulières semblant presque entrées en contradiction avec tout ce qu’il s’était passé jusqu’à aujourd’hui.

Son rire se fit entendre à nouveau, un éclat sincère tandis qu’elle observait l’oiseau qu’elle tenait contre elle, nouveau fiancé de sa personne, se prendre la tête avec l’homme.

- T’sais, et j’dis ça pour toi… Elle peinait à calmer son fou rire, essayant de parler sans que cela n’en soit très concluant. Mais c’vachement pas crédible, haha, qu’de t’voir t’prendre la tête avec ton maître. Elle avait embarqué dans le jeu de l’oiseau. Surtout qu’bon, Suzaku est génial, c’serait pas l’homme d’ma vie sinon, mais tout d’même, haha, t’as pensé à ton image, alors qu’tu t’obstines avec un oiseau ?

Sa main vint se porter devant son visage alors qu’elle tentait de calmer son rire, tâche assez difficile alors qu’elle avait été spectatrice d’une scène toute particulièrement amusante.

- Ou, ‘fin, avec le Seigneur des Airs, cela va d’soit.

Elle n’en pouvait plus de rire, manquant presque de faire tomber Suzaku alors que ses épaules étaient toujours secouées de ce rire qu’elle ne semblait plus être en mesure de contrôler. Un véritable fou rire, ne serait-ce de par l’image qu’il avait tenté de projeter dès le début et qui se voulait peu à peu détruite par celui aux plumes colorées, de cet échange plus que divertissant à observer.

- T’étais en prison pour quoi ?

Les questions délicates, elle ne connaissait définitivement pas.

- Non mais qu’j’sache si c’est parce qu’t’as tué trois familles, enfants inclus, ou si c’est juste parce qu’t’as volé l’poisson du marchand du coin.

Décidément, elle ne connaissait pas la délicatesse, pas plus se souciait-elle des sujets sensibles, abordant ce dernier avec une légèreté bien caractéristique d’elle qui n’avait pas toujours sa place, dépendamment des situations. Or, difficile que de faire autrement, la concernant, alors qu’elle n’était jamais en mesure de rester sérieuse bien longtemps.
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Sam 14 Avr 2018 - 15:31
Dans un regard complice et surpris, Suzaku et moi arborions le même visage médusé et confus. Nous nous regardions tellement naturellement qu’on aurait pu croire qu’on était en train de discuter grâce à notre pensée. Mais il en était rien, on avait seulement vu la même chose ; établi le même constat…

- Putain… c’était Shizen tout craché… lançions-nous alors à l’unisson, avec la même intonation et le même visage ombré par la surprise.

En vérité, ça faisait très théâtral la manière dont nous avions réagi, Suzaku et moi. Mais elle était passé avec une telle aisance de la petite moue boudeuse à celle de l’imitation ridiculement convaincante que ça nous avait pris de court. Cela dit, je pouvais pas m’empêcher de reconnaître en la jeune Aburame un certain caractère. Elle apparaissait certes comme une jeune fille, mais elle avait visiblement connu deux-trois conneries qui l’ont bien forgé… en plus de cette histoire avec son petit ami, bien sûr.

Suzaku finit logiquement par perdre son visage médusé pour un visage euphorique. Plus Kaede riait, plus le piaf explosait de rire. Ces p’tits bâtards… Elle savait pas, elle, ce que c’était d’avoir Suzaku comme compagnon. Une vraie peste, insupportable et incontrôlable. Non pas tant à cause de son caractère en présence de femmes, mais bien parce qu’un coup, il est le plus fidèle et sérieux des Kuchiyose, un coup, c’est un amoureux transit qui ne sait que me rabaisser pour gagner des points auprès d’une fille.

Un connard que j’adore, j’peux pas le nier.

- Tu sais, les gens finiront bien par comprendre à quel point t’es ingérable.

- Moi ?! MOIIIIIIIII ? Je suis un modèle de vertu, de sagesse, de politesse et d’humilité !

Manquant de m’étouffer face à tant de connerie, je finis par lui afficher un petit sourire avant de le voir presque tomber de l’épaule de Kaede à cause de son fou-rire. Putain, j’allais passer une longue journée avec ces deux-là. Sauf que bon… je pense discuter encore un peu avec elle et la laisser tranquille. J’en ai vu assez. Mais avant…

- Si je dis que j’ai été enfermé sans avoir commis aucun crime, si ce n’est avoir tenté d’aider, tu me crois ? Ou pas trop ?

Si la phrase avait été lancé avec un ton bon enfant, on pouvait au moins constaté que Suzaku n’avait fait aucun commentaire là-dessus. Kaede était libre de penser et de dire ce qu’elle voulait, mais derrière ces airs d’abruti, le cacatoès savait que j’avais toujours, quelque part, une certaine rancœur pour tout ça.

- J’ai été enfermé à Humy, pendant 7 ans. J’ai tué aucune famille, encore j’ai encore moins tué d’enfant, si ça peut te rassurer. Et je suis incapable de voler quelqu’un.

- Aucune discrétion.

- … je n’ai pas besoin de tes commentaires.

- Toujours là pour aider, boss.

Je soupirais en haussant les épaules, regardant alors Kaede. Finalement, pour une inconnue, mon histoire se résumait à ça. Je ne cachais aucun détail particulièrement important et lui racontais ce qu’il fallait pour se faire une idée de moi.

- En gros, j’suis pas un méchant, un criminel, un voleur ou j’sais pas quoi. Juste un mec plutôt malchanceux. La preuve, j'dois gérer une peste comme toi. J’haussais légèrement le sourcil dans un geste moqueur. Morale de l’histoire ? …

Je m’arrêtais maintenant que nous arrivions lentement un peu moins fréquentée. On risquait donc pas de se faire emmerder par des passants un peu trop pressés.

- J’aurais dû rester tranquillement dans mon coin à bouffer des dangos.

Suzaku caressait la joue de Kaede avant de revenir sur mon épaule, sentant que le départ allait se faire bientôt.

- Alors. C’est quoi tes projets maintenant que t’es à Kumo ? A part marier ce débile d’oiseau, bien sûr ?

- J’te permets pas.

- J’me le suis permis.

- Oh… d’accord. … Hey ! …non attends. … Merde je sais plus.

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Dim 15 Avr 2018 - 8:10
Au final, il ne s’agissait donc pas d’une mauvaise personne. Ou, tout du moins, de ce qu’il disait, il avait été injustement emprisonné. Était-ce réellement quelque chose qui se faisait ? Des innocents retrouvés derrière les barreaux ? À quelque part, elle n’avait aucune difficulté à le croire. Et puis, même si tel était le cas, elle ne voyait pas de raison de douter de l’homme. Qu’il s’agisse d’une surdose de confiance en les autres ou encore d’une naïveté venant de sa part, elle croyait au bien fondé de tous et chacun. Elle ne pouvait concevoir la malice chez autrui, pas plus s’imaginait-elle que les gens pouvaient être foncièrement méchants. Certaines personnes pouvaient poser des actions répréhensibles, après tout, elle en était le meilleur exemple. Toutefois, elle ne pouvait croire que ces dernières le fassent en toute connaissance de cause. De ce fait, elle se retrouvait souvent à chercher des excuses à ces personnes, cherchant à comprendre ce qui les avait amené à agir ainsi plutôt que d’assumer qu’il était possible que ce ne soit que par envie.

Hochant simplement de sa tête, le sourire qu’elle lui adressait était sûrement suffisant pour qu’il comprenne sa position sur cette histoire. Elle ne pouvait alors que compatir avec celui qui avait perdu de belles années de sa vie derrière les barreaux. Sept ans qu’il avait dit. C’était quand même vachement long, surtout qu’il ne semblait pas bien vieux. Elle se demandait ce que ce pouvait être, que de se retrouver privé ainsi du début de sa vie adulte, tout ça pour quelques conneries. Toutefois, elle préféra ne pas émettre de commentaire sur cette histoire. Il semblait bien le vivre, ou presque. Après tout, malgré le ton presque léger donné à l’histoire, elle ne pouvait que s’y reconnaître, en quelque sorte, de cette façon dont elle parlait de ces événements à Shîto, ceux lui ayant arraché l’homme qu’elle aimait. Elle n’avait pas besoin de pitié et encore moins qu’on la plaigne. Les choses étaient peut-être pareilles chez lui.

- T’vois qu’j’avais raison ! Les dangos, c’toujouuuurs une valeur sûre. ‘Fin, c’est c’que j’ai découvert d’puis qu’j’suis ici, comme y’a pas d’ça chez moi. Mais en même temps…

Son ton léger revenu, elle ne pouvait que chercher à alléger la situation, rebondissant donc sur les détails les plus anodins pour éviter quelconque malaise en sa compagnie. Elle n’avait pas besoin de revenir sur cette histoire de prison. Elle avait compris l’essentiel, ce qu’il souhaitait partagé, et elle offrirait le même respect qu’il avait eu à son égard, concernant son ancien petit ami.

- Aujourd’hui, j’prévoyais manger tranquiller des dangos, t’vois. Puis j’me suis r’trouvée avec un homme un peu zarb qui m’fixait d’loin… Genre, il avait pas l’air mal commode, hein, c’pas ça j’veux dire, du tout même. C’plus que, il essaie d’faire son mec crédible, toussa, avec sa grosse voix et son regard agacé, puis l’instant d’après, il s’prend la tête avec son oiseau.

Elle haussa ensuite des épaules, l’air de rien, lui adressant toutefois un clin d’oeil entendu avant d’éclater de rire.

- C’pas parce qu’tu manges des dangos tranquillement qu’les choses vont nécessaire être tranquille. Mais c’ça la beauté d’la chose, j’trouve. La vie c’t’une merde, vraiment, qu’y’a aucune considération pour rien ni personne. Mais, au final, c’quand même tout c’qu’on a. Alors qu’elle soit chiante ou pas, qu’elle emmerde ou pas, qu’elle t’laisse tranquille ou pas… T’as pas l’choix d’accepter c’qu’elle t’met sur ta route, tous les jours, et faire avec.

Des paroles assez matures venant de celle qui déballait son discours sans même sembler prendre une seule respiration. Elle était ainsi, la jeune femme, encore plus lorsqu’elle se laissait emporter sur un sujet ou sur un autre.

- Moral d’l’histoire ? Tu te s’rais assis pour manger tranquillement tes dangos qu’le ciel t’serait tombé sur la tête.

Ainsi voyait-elle la vie, des aléas de cette dernière et ce qu’elle pouvait parfois imposer. Un point de vu assez particulier venant d’une femme au caractère aussi singulier, que l’on pouvait facilement catégorisé comme étant assez immature alors que, pourtant, la réalité en était toute autre. Elle manquait cruellement de sérieux, cela ne faisait aucun doute, mais il s’agissait de cette vision qu’elle avait de la vie qui l’avait amené à penser ainsi.

- Alors j’pense qu’t’auras compris qu’des projets… J’en ai pas spécialement. J’vis la vie au jour le jour, sans m’prendre la tête et sans avoir d’attente. Arrivera c’qui arrivera, j’suis génialement pas trop mal en c’qui concerne l’improvisation.

C’était sans compter l’honnêteté flagrante de celle qui ne prenait jamais la peine de garder une pensée pour elle-même, exprimant à peu près tout ce qui lui traversait l’esprit. Alors que l’oiseau avait quitté son épaule, elle s’était donc rapprochée de l’homme, ce dernier la dépassant d’une bonne tête au moins, si ce n’était pas plus. Du haut de son à peine mètre soixante, si ce n’était pas plus petit, elle n’en menait pas large.

Elle fit signe à l’homme de se pencher vers elle, comme si elle avait une confidence à lui faire, un sourire innocent sur les lèvres. Une fois ce dernier à sa hauteur, elle vint dès lors poser ses lèvres contre sa joue, un baiser parfaitement innocent qui vint lui arracher un rire.

- J’suis sûre qu’t’es un homme occupé. Alors, j’vais t’laisser vaquer à tes occupations, promis j’me tiens tranquille. Se tournant ensuite vers l’oiseau. À la prochain beau gosse.

Un clin d’oeil pour souligner à nouveau ses propos alors qu’elle souffla un baiser dans sa direction, histoire de ne pas faire de jaloux.
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Lorsque la foudre surveille le feu [Ft. Akahoshi Hisao]

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