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Un Esprit sous serre [Pv: Aburame Kaede]


Mar 27 Mar 2018 - 14:48
Kumogakure se développait constamment, ça, Takara ne pouvait le nier alors qu'elle arpentait l'enceinte d'une des serres du complexe scientifique fraîchement érigé. Du moins, fraîchement pour elle qui ne passait qu'en de trop rares occasions en ces lieux ; les travaux ne dataient pas non plus de la veille au vu de la croissance bien avancée des plantes qui s'y trouvaient. Celles-ci étaient prodigieuses, sans doute même un peu trop. Diverses techniques devaient être à l'oeuvre afin de décupler leur potentiel, cela relevait de l'évidence.
Une des répercussions du savoir. Allant de découvertes en découvertes, l'humain se flattait de ses apprentissages au point de les appliquer à la va-vite, sans trop se poser de questions. Or le principe même d'une serre constituait une fracture avec la nature. Si cela s'avérait sans importance pour bien des gens, ce n'était pas son cas. Sans y être frontalement opposée, elle considérait ces méthodes comme un filtre dénaturant les produits, et donc détournant leur utilité en ce monde.
Mais qui donc ce type de considération pouvait-il bien intéresser ? La vision demeurait exaltante. Une végétation sublime, contrôlée, productive, dans laquelle on pouvait ressentir la fierté de ses créateurs en pleine quête d'absolu technologique.

La trentenaire se contentait d'observer les variétés qui y étaient cultivées, d'analyser les systèmes d'appoint mais aussi les personnes qui géraient cette partie du complexe. Non, il n'y avait pas à dire : On ne pouvait qu'être intrigué. Une telle organisation contribuait au prestige du village et justifiait assurément la juste position des shinobis dans tout le pays, puisque, avec ceci, on envisageait sans mal que toute la population ne connaîtrait plus la faim ou que chaque médecin y trouverait la base nécessaire à ses onguents. Une petite vision du futur, pourtant simpliste, cruellement essentielle.
Est-ce que pareilles manœuvres existaient ailleurs dans le Yuukan ? Si cela était possible, ce serait certainement le cas. Mais est-ce que le monde ninja s'avérait assez partageur pour répandre ses accomplissements dans d'autres contrées ? Probablement pas.
Peut-être était-ce mieux ainsi.
En fait, elle ne savait encore quoi en penser. Éternelle étudiante, curieuse à souhait, vigilante comme personne. Ainsi était la Suzuri.
Sa prudence et son sens aigu de la contestation ne l'aidaient pas à se faire des amis, d'ailleurs. Les gens n'accordaient pas beaucoup de considération à la subtilité de la vie, la beauté de ce qui existait avant l'humain, ou encore à l'importance de sa propre conduite. Il y avait au contraire à foison - y compris dans son propre clan - bien plus de fanatiques prêts à encenser toutes les découvertes, se les appropriant à travers un fond de nationalisme.

Quelle ironie. La plupart d'entres eux venaient d'ailleurs, alors qu'elle, qui avait toujours vécu ici, ne s'y reconnaissait pas. Même le Daymio s'était retranché dans ce village, quittant Teitetsu pour plus de sécurité et allez savoir, de prestige. De son côté, elle avait fait l'inverse. Son modeste habitat dans la campagne de Teitetsu lui manquait.
Mais ici ou ailleurs, c'était un fait : Le monde était shinobi.
Composer avec ça ne constituait plus une option mais une obligation.

Takara se laissait aller à ses pensées, passant sa main dans une rangée d'orties verdoyants.
Les picotements accompagnaient délicieusement son amertume naissante.

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Mar 27 Mar 2018 - 18:37
Il y avait un autre Aburame en ce village, portant le nom de Shizen. Elle avait eu le loisir de le rencontrer, s’invitant dans son bureau et se présentant comme étant membre de son clan. Il s’agissait d’un personnage assez particulier aux yeux de la demoiselle alors que les premières paroles qu’il eut décidé de lui adresser furent des menaces de mort. Chacun son truc qu’elle dirait.

Au final, il s’agissait sûrement de la seule personne qu’elle pouvait prétendre connaître un peu plus en ce village lui étant toujours aussi inconnu. Plus grand de là où elle venait, elle se devait d’admettre de se sentir un peu perdue. Décidant donc de s’intéresser un peu plus à lui et ce qui semblait être ses intérêts, elle avait décidé de retourner au complexe scientifique. Elle avait assumé qu’il devait s’y plaire alors qu’il y occupait le poste de directeur. Elle n’avait jamais été très scientifique, pas du tout même, pour ce que ça voulait dire, cependant, elle y voyait l’occasion que d’en apprendre plus sur le village et sur l’homme. Faisant ainsi une pierre deux coups, elle s’invita donc dans le grand bâtiment.

Si elle ne pouvait traîner aux premiers étages réservés à l’hôpital et qu’elle risquait définitivement de briser quelque chose en se rendant aux laboratoires des étages supérieurs, ce fut les serres qui attirèrent l’attention de celle à la pâle chevelure.

Et rapidement, elle en vint à s’ennuyer. Observant tout autour d’elle, force fut de constater que les plantes n’avaient décidément rien de passionnants. Essayant vraiment que de se montrer intéressée, elle en vint à pousser un long et profond soupire en se laissant tomber contre un banc qui longeait les différentes sections. Assise, elle ferma les yeux quelques instants, se demandant bien ce qu’elle faisait ici. Au final, il ne s’agissait que d’un peu de respect qu’elle avait pour l’homme, ce dernier possédant nombreux titres semblant notés nombreuses responsabilités et elle se voyait donc mal simplement débouler dans son bureau comme elle l’avait fait la première fois.

- Ouai bah décidément… J’ai connu mieux comme divertissement.

Elle se parlait à elle-même, déclarant de vive voix l’ennuie qu’elle ressentait. Si elle pouvait aussi partir, elle était tentée que d’au moins faire encore quelques efforts. Il devait sûrement y avoir quelques fleures intéressantes.

Des fleures mangeuses d’hommes, c’était possible, ça ?

Puis son regard s’attarda sur une femme qui passait par-là, semblant définitivement plus vieille qu’elle. Non pas qu’elle lui donnait l’allure d’être vieille, mais l’expression qu’elle affichait dénotait d’une certaine maturité qui était bien difficile de retrouver chez elle. Elle fut cependant surprise que de la voir passer ses mains dans les orties. Savait-elle au moins ce à quoi elle touchait ?

Sautant sur ses jambes, elle venait de décider que d’aller l’aborder, avec tout le plus grand tact qu’il était possible d’avoir en ce monde.

- J’sais pas si tu sais, mais les orties, j’pense qu’il est pas recommandé d’mettre ta main dedans. ‘Fin, c’toi qui voit hein, y’a même d’bonnes chances que tu connaisses mieux ça qu’moi. Mais voilà, j’pensais qu’il était nécessaire que j’te le partage, au cas où.

Sans politesse aucune, ou, tout du moins, aucune forme dénotant d’une attention particulière aux conventions sociales. Elle ne s’embarrassait pas de telles choses. S’adressant à elle comme elle le faisait avec presque tout le monde, elle déclarait d’une voix sympathique ce qui venait de lui traverser l’esprit, lui adressant un agréable sourire. Car si elle n’était pas connue pour sa politesse, elle restait tout de même une agréable demoiselle.

- Qu’est-ce qui t’amène ici ? Parce que bon, j’sais pas trop c’qu’il y a d’intéressant, pour vrai, à venir ici. Parce que, évidemment, il sera pas possible qu’de voir les fleurs poussées à l’oeil nu. D’moins, pas en si peu de temps. J’pas sûre d’bien exprimer c’que j’veux dire, mais tu vois un peu l’idée, non ?

Déballant nombreuses paroles à un rythme hallucinant, voilà qu’elle venait d’imposer sa compagnie, sans même se présenter, à quelqu’un qui avait peut-être seulement eu envie d’un peu de tranquillité.
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Mer 28 Mar 2018 - 14:39
On la tirait soudain de ses songes. Une juvénile à l'allure coquette s'était immiscée dans son espace vitale dans le plus grand des calmes.
Ou justement, pas du tout. Cette fluette silhouette représentait en réalité un insatiable ouragan d'émotivité, ce fut d'ailleurs ainsi que Takara l’accueillit, plissant légèrement les yeux en encaissant le flot de paroles déchaîné. D'un air d'abord stupéfait - largué ? -, elle dévisageait l'intruse qui ne perdit pas de temps pour lui décocher un large sourire.
Bon, elle était toute pardonnée.

Bonjour, d'abord, non..? Improvisa la trentenaire, amusée par ce concentré de dynamisme sur pattes.
Je sais, je sais que ce sont des orties. Mais... Enfin, c'est sans importance.

Difficile de justifier cette bien bête pulsion. Oui, elle aimait les picotements des orties ; il n'y avait pas de quoi en faire toute une histoire. Ce n'était ni douloureux ni bien gênant dans le temps, ça la stimulait voilà tout. Cependant, il y avait fort à parier que sa recherche de stimulation quelconque soit définitivement close maintenant qu'elle se retrouvait aux prises avec la turbulente petite chose à la chevelure satinée.

L'idée de..? Je ne suis pas certaine d'avoir saisi tout ce que tu viens de dire. Tu devrais articuler, respirer surtout. Soufflait-elle calmement, sur un ton qui ne dénotait pas le moindre signe de commandement ni de jugement. Je me baladais. On croit tout connaître d'un village et en l'espace de quelques mois, on découvre de telles nouveautés. Ses mains s'élevaient délicatement afin de représenter l'immensité des serres, et même au delà. En fait, je me demandais simplement si c'était prodigieux ou bien effrayant.

Elle marqua une pause, sans abandonner le sourire serein qui s'était dessiné un instant plus tôt. Certes la jeunette l'avait bousculée, mais de son attitude s'extirpait une gaieté charmante à laquelle il était difficile de rester de marbre. Takara particulièrement demeurait très sensible à l'énergie des gens - il ne s'agissait pas d'une perception du chakra, plutôt de l'aura qu'il dégageait. De ce qu'il portait, ce que la vie avait fait d'eux.

Hmm, tu voulais quelque chose ?
Je ne pense pas rester bien longtemps ici.


Elle n'essayait pas de fuir, révélant simplement la vérité : Elle avait fait le tour des lieux. Au contraire, cette compagnie pouvait même lui être agréable, pour peu qu'elle refrène légèrement sa cadence au cours de ce dialogue tout juste ouvert. Elle se rendit d'ailleurs compte qu'elle l'avait tutoyé dès le départ, ce qui n'était assurément pas dans ses habitudes.
Son interlocutrice n'était pourtant pas une petite fille, quand bien même on pouvait aisément s'y tromper.

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Jeu 29 Mar 2018 - 6:05
- Oui, b’jour, j’imagine, si ça t’fait plaisir en vrai. Mais j’me suis toujours d’mandée, pourquoi est-ce qu’on dit bonjour ? C’pas un peu prétentieux, tu trouves ? T’inquiète, j’veux pas t’insulter ni t’vexer, c’pas ça que j’veux dire. Mais bonjour, ça veut dire quoi exactement ? T’souhaites à la personne une bonne journée ? T’assumes qu’elle en a eu une ? Y’a tellement d’possibilités. Ça pourrait être une mauvaise journée en plus. Moi j’trouve ça… Ouai, voilà. Bonjour c’est… J’vais dire ‘jour, tiens.

Articuler, respirer, voilà deux choses que la demoiselle ne faisait jamais. Cela prendrait trop de temps et viendrait l’interrompre dans ce monologue qui s’échappait de ses lippes, adressant de vive voix tout ce qui lui traversait l’esprit. À croire qu’il était impossible de l’arrêter lorsqu’elle se lançait, ce qui n’était pas faux, pour tout dire. Son cerveau tout aussi actif que sa personne ne faisait que l’amener à parler davantage, beaucoup trop rapidement pour que tout en soit compréhensible, sans compter que nul n’avait un accès direct à son cerveau pour comprendre d’où lui venait tous ces mots qu’elle exprimait.

Les mains derrière son dos, un sourire adorable, voir même innocent sur le visage, elle semble réfléchir à ce que la femme lui dit. Effrayant ou intéressant ? Elle n’aurait su dire. Venant d’un pays définitivement moins avancé que celui-ci, en ce qui concernait la science et la technologie, elle ne pouvait donc qu’être confuse, bien que terriblement intéressée, par tout ce qu’elle trouvait ici.

Ou presque. Elle appréciait voir le résultat, ces choses qu’elle ne connaissait pas. Or, n’ayant rien d’une scientifique et ayant toujours été terrible élève, le processus derrière tout cela ne l’intéressait guère.

- J’en comprends donc qu’t’es née ici ou tu y es d’puis longtemps ? Pour ma part, j’faisais pas grand chose ici, aujourd’hui, dans les serres. J’penses j’essayais juste d’changer d’décor, un peu. Puis t’vois, j’porte le même nom qu’le directeur d’l’endroit, alors j’me suis dit qu’ça pouvait pas m’faire du mal que d’essayer d’comprendre et d’m’intéresser à c’qui l’intéresse.

Elle passait du coq à l’âne sans prévenir, changeant de sujet de discussion dans ce qui semblait pourtant faire un enchaînement logique pour elle. Elle était difficile à suivre, étourdissante même pour quiconque n’ayant pas l’habitude de côtoyer sa flamboyante personnalité. Et pourtant, elle… Non, elle ne faisait absolument aucun effort, assumant sa personne comme elle l’était. Que cela plaise à autrui ou pas, elle ne s’en souciait pas spécialement. Elle avait autre chose à faire que de s’inquiéter de ce que les autres pouvaient bien penser d’elle.

- J’m’appelle Kaede. Aburame Kaede. T’peux m’appeler Kae, c’plus court, facile puis tout l’monde l’fait. J’viens d’arriver au village, j’le connais pas beaucoup, donc j’suis assez curieuse sur à peu près tout l’concernant.

D’un geste surprenant venant de sa part, elle tendit une main vers l’inconnue, la droite, comme pour sceller cette présentation. Et pourtant, elle ne faisait jamais telle chose, ne s’embêtant que rarement quant à se soucier de ce qui était socialement acceptable ou pas, tout comme tout ce qui pouvait bien lui être demander au nom de ce qui était bien ou pas.

La pauvre demoiselle qui n’avait sûrement voulu qu’un passage calme dans la serre se voyait agresser du moulin à parole qu’était l’Aburame, désormais bien décidée quant à passer un peu de temps avec elle, à défaut d’avoir mieux à faire dans ce village où elle ne connaissait personne, ou presque.
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Jeu 29 Mar 2018 - 23:22
Un lourd effort venait d'être accompli du côté de Takara.
Non contente de ne pas avoir moufté durant tout le monologue adverse, elle s'était assurée d'enregistrer tous les éléments mentionnés avec vélocité et sans se laisser distraire par les mimiques frivoles qui appelaient quant à elles bien plus à s'imprégner d'une certaine joie de vivre plutôt que de s'attarder sur le suivi de la discussion. De toute manière, le temps de formuler une réponse manquait, la jeunette traçant sa route sans se soucier d'une potentielle pénurie de salive.
Puis vint le top départ ; une main tendue. Un geste plutôt que des mots. La conversation en suspend.
La Suzuri saisissait délicatement la fine dextre, ne la lâchant pas aussitôt. Puisqu'en fait, elle se décidait à prendre la main dans les deux sens du terme.

Simple.
Bonjour est une marque de courtoisie généralisée mais aussi une façon d'entrer en contact tout en douceur, justement pour éviter de vexer ou insulter quelqu'un, il n'y a rien de prétentieux puisque c'est effectivement un souhait, tu n'assumes ni la journée à venir ni la façon dont la personne va la vivre puisqu'il s'agit uniquement de ta propre mise en avant vis à vis de quelqu'un. Mais tu peux dire 'jour, ça marche aussi même si ce n'est pas très élégant.
Sa main se libérait doucement afin d'effectuer l'instant suivant un vif claquement de doigts, empêchant Kaede de rétorquer instantanément. Je suis bien née ici, à Kumogakure, anciennement Shitaderu, mais je n'y vis plus tout à fait depuis une bonne dizaine d'années, je préfère la campagne de Kaminari no Kuni où se trouve justement ma nouvelle maison. Oui j'ai eu vent que le directeur du pôle scientifique portait le nom d'Aburame, vous devez tout deux venir de Hi no Kuni alors. Je ne le connais pas alors je ne pourrai pas vraiment t'informer à son sujet, cela dit puisque vous êtes de la même famille je pense que le temps suffira à consolider les liens qui vous unissent et à t'enseigner l'essentiel, sur lui, son travail ou ta contribution future. D'un geste supplémentaire, son index se déposait gracieusement sur les lèvres de son interlocutrice. Toujours pas, pas encore. Pour ma part je suis Takara du clan Suzuri, enchantée de te rencontrer Kaede, je n'aime pas raccourcir les mots alors je m'en tiendrai au nom complet, bienvenue dans la région, si tu as besoin d'une guide je peux t'accorder de mon temps jusqu'à mon propre départ. La curiosité est une bonne chose à condition qu'elle ne flirt pas de trop près avec le danger, alors je veux bien en assouvir une partie si, bien entendu, tu fais un effort pour parler moins vite.
Tu m'as l'air adorable, mais tu vas m'épuiser et je trouverai ça dommage.


Voilà, la main droite de la dame à la chevelure d'or s'éclipsait cette fois pour de bon alors qu'un sourire sincère habitait sa moue satisfaite.
Elle préférait mettre les choses au clair maintenant, quand bien même son interlocutrice retomberait dans ses habitudes, au moins il y avait plus de chance qu'elle fasse preuve de contrôle. De son côté, le feeling passait étrangement bien même si ce n'était définitivement pas le genre de personnes dont elle s'entourait d'ordinaire. Quoique, ça ne signifiait pas grand chose : Elle ne s'entourait jamais vraiment de personne sur le long terme.

Takara croisait les bras, défiant l'Aburame d'un air avenant .
Au moins dans cette position, sa main droite ne risquait plus de menacer cette dernière de conserver le silence. La gauche non plus d'ailleurs, même si elle n'était pas entrée en scène ; évidemment, puisqu'elle était inexistante, seulement représentée par un gantelet de métal bien trop rigide pour oser rentrer en contact avec qui que ce soit.

Alors, qu'en dis tu ?

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Sam 31 Mar 2018 - 20:09
- Bwah, c’pas comme si j’étais particulièrement élégante ou comme si j’m’en souciais. Mais oui, j’comprends un peu l’idée. Mais après, t’imagine, tu dis ça à quelqu’un qui passe une journée HO-RRI-BLE. C’est presque s’moquer d’cette personne-là. ‘Jour, c’est bien. J’vais dire ça à l’avenir.

Elle s’emportait sur des détails, relevant des points qui auraient aussi très bien pu être ignoré, partageant ainsi ses idées singulières à la femme lui faisant face, le tout avec un large sourire aux lèvres et le regard pétillant. Animée d’une joie de vivre à toute épreuve, son optimisme transpirait par tous les pores de sa peau, tant de par la gaieté dans sa voix que par son visage expressif qui transcrivait toutes les émotions qu’elle vivait, sans même chercher à s’en cacher. Toujours très honnête, tant vis-à-vis d’elle-même que les autres, elle ne mentait pas, jamais même, sauf peut-être pour une plaisanterie, quelques secondes tout au plus. De ce fait, son visage était tel un livre ouvert, quiconque s’attardant quelques instants pouvait aisément comprendre l’émotion l’habitant à un moment quelconque.

Par la suite, elle n’eut pas le droit d’en placer une, le claquement de doigt puis la main posée sur ses lèvres l’intimant au silence. Elle se contenta donc de la regarder, calmement, quand bien même semblait-elle peiner à rester en place. L’hyperactive avait besoin de bouger, de parler, de rebondir sur ce qu’il lui était dit, alors que les pensées défilaient sans qu’elle n’ait l’occasion de les prononcer de vive voix. Elle qui partageait toujours, ou presque, tout ce qu’elle pensait, voilà un défi de taille qu’on lui imposait que de venir la forcer au silence. Elle se dandina donc d’un pied à l’autre, à défaut de pouvoir faire plus, semblant presque bouillir de l’intérieur en attendant le moment où elle pourrait à nouveau laisser libre cours à son flot incessant de parole.

- J’vais faire des efforts. J’garantis rien, c’t’ancrer en moi, d’parler aussi vite, j’essaie d’tenir l’rythme de mon cerveau et t’comprendras qu’c’pas toujours facile et…

Un moment de silence. Déjà, qu’elle accepte de faire des concessions, quelques efforts pour rendre sa présence plus tolérable, était signe d’une bonne foi qu’elle n’offrait pas à tout le monde. Têtue et bornée, elle s’assumait pleinement et refusait de changer pour les autres. Et puis, il était tombé amoureux de la boule d’énergie qu’elle était, ce trait de caractère bien particulier de l’Aburame. L’ignorer serait donc mettre à mal les souvenirs qu’elle avait de cette relation abruptement terminée.

- J’viens effectivement de Hi. J’y ai passé toute ma vie, j’viens tout juste d’arriver ici, à Kumo, donc j’essaie encore d’comprendre comment vivre en aussi grande communauté. Mais j’aime bien, pour l’instant. Puis, ils m’ont permis d’rejoindre les rangs des shinobis, j’suis donc officiellement genin de Kumo !

Sourire fière de celle qui avait pourtant fait parti d’une organisation criminelle pendant de nombreux mois. Ce que l’amour pouvait amener à faire… Si elle ne regrettait pas sa décision, elle ne regrettait jamais rien, se contentant d’assumer les conséquences qui en découlaient, cela ne l’empêchait pas que de vouloir rattraper ces erreurs qui marquaient son parcours, ce sang qui souillait ses fines mains.

- J’serais pas contre donc d’un peu d’aider, s’tu l’offres. Et promis, j’vais me tenir tranquille, rien qui puisse nous mettre en danger.

Elle rigola doucement, signe qu’elle se mettait elle-même en danger plus souvent qu’elle n’osait l’admettre alors que, véritable tête brûlée, elle se jetait bien souvent tête première dans une situation dont elle ne savait rien, espérant seulement ne pas rencontrer un mur et, si tel était le cas, que l’impact ne soit pas trop violent.

- Jusqu’ici, j’ai fait la rencontre d’une Metaru, qui m’a vaguement parlé des clans majeurs d’l’endroit. Suzuri en fait parti, non ? Si t’es souvent loin du village, t’dois pas être une kunoichi, si ?

Le regard curieux, adressant plusieurs questions semblant n’avoir aucun lien entre elles. Elle avait ralenti le débit de ses paroles, fournissant beaucoup d’efforts tandis qu’elle se faisait violence pour ne pas retomber dans ses vieilles bonnes habitudes, ne serait-ce que pour cette discussion.
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Mar 24 Avr 2018 - 8:32
Un fin sourire aux lèvres, elle pivotait la tête de gauche à droite en signe de tendre exaspération.
Cette fille serait incorrigible en la matière, seul le temps et la maturité risquaient un jour d'avoir un impact sur son empressement ; néanmoins cette frénésie émotionnelle n'empiétait pas sur les bons sentiments qu'elle détenait assurément. La Suzuri appréciait les efforts et composerait désormais plus à son aise.

Tu te compliques quand même la vie.
Pour se manifester avec élégance il n'est pas nécessaire de se dénaturer tu sais... Un simple "Salut" conviendrait à toutes les situations. Tu as une belle voix, un joyeux "Hei!" te collerait aussi à la peau.


Des détails. Mais le cervelet agité de son interlocutrice devait en traiter des tonnes à la minute, et avec un sérieux certain, pour l'amener à communiquer autant. Takara se disait donc que le minimum à faire pour répondre aux attentes de sa fraiche comparse serait de ne pas louper une seule de ses remarques afin d'y apporter un ressenti complémentaire.

Oh, et tu n'as pas besoin de me garantir quoique ce soit. Seulement, un esprit vif comme le tien a besoin d'être canalisé pour gagner en efficacité ; c'est le propre de bien des génies. Attention, je n'ai pas dit que tu en étais un !
Se corrigeait-elle instantanément afin de réprimer une potentielle poussée d'enthousiasme chez sa partenaire. Seulement tu en présentes quelques traits favorables, à première vue. Même si tu es loin d'avoir l'assise pour exprimer ce potentiel.

Ce n'était pas dans ses habitudes de complimenter gratuitement quelqu'un, d'ailleurs cette soudaine remarque n'incarnait pas véritablement un quelconque compliment, plutôt une brève analyse de la personnalité de Kaede et une projection de ce qu'elle pourrait devenir en contrepartie d'efforts personnels intenses. Cette dernière malgré ses qualités apparentes vivait dans un flou artistique peu productif, quoique sans doute exaltant et riche en divertissements de toute sorte.
Cela dit, ce n'était pas vraiment le sujet. Et en l'instant, la raison de cette rencontre se justifiait justement à travers le besoin d'occupation de l'Aburame plutôt que via une recherche privée de travail et de consolidation.

Genin, alors ? Je ne suis pas surprise. Pour ma part non, je ne suis lié à Kumogakure que par l'implication de mon clan, mais je ne suis pas une arme. Intégrer les rangs shinobi ne m'intéresse pas.
Je ne risque pas d'être d'un grand soutien en la matière, si c'est ce que tu cherches... Surtout que d'ici peu je quitterai le village pour retourner chez moi. Mais en intégrant une équipe et en œuvrant pour Kumogakure, ton acclimatation devrait être très rapide - Surtout pour toi, oui, je ne m'en fais pas pour toi.

Les Metaru ont une très grande influence par ici, entre elle et le directeur de ce complexe qui est donc de ta famille, tu devrais même en savoir plus que moi sur la politique du village d'ici très peu de temps.

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Sam 28 Avr 2018 - 9:12
Rien à faire, l’Aburame ne faisait qu’entendre ce qu’elle voulait et, de toute façon, se contentait toujours de tout interpréter comme elle le voulait, prenant ce qu’elle aimait bien tout en ne portant plus aucune attention au reste. De ce fait… Elle était une génie dotée d’une belle voix. C’était tout ce qu’elle avait compris de ce que lui avait dit son interlocutrice et, honnêtement, elle n’avait pas besoin de plus. Un large sourire satisfait sur les lèvres, cette dernière allait peut-être réaliser bien assez vite qu’en plus d’assimiler énormément d’informations à la seconde, son cerveau faisait un tri de ces informations, ce qui l’amenait bien souvent à oublier des détails importants pour, encore une fois, se concentrer sur ce qui lui plaisait.

Il était donc parfois bien difficile que d’entretenir une discussion sérieuse avec elle tandis qu’elle parlait beaucoup trop et souvent pour ne rien dire, mais qu’en plus, les réponses de ses interlocuteurs se voyaient parfois jetées bien rapidement. Elle le faisait même sans s’en rendre compte, tantôt par simple envie de taquiner, tantôt parce qu’elle n’y pensait tout simplement plus.

- Trop tard, c’dit. J’ai toujours su qu’j’avais quelque chose d’différent… Une intelligence incomprise, voilà c’que c’tait. Digne du génie qu’j’suis, hein ?

Elle lui adressa un clin d’oeil, un sourire narquois flottant sur ses lèvres alors qu’il était évident qu’elle s’amusait un peu trop de rebondir sur ce qui l’enchantait, passant outre le fait qu’elle avait affirmé ne pas l’avoir désigné comme tel tout en soulignant qu’elle n’était clairement pas à même d’exprimer ce potentiel si jamais le détenait-elle.

- J’trouve ça triste, par contre, qu’à chaque fois qu’j’entends parler des shinobis, automatiquement ils sont associés à des armes. Comme si genre… On était pas des humains avant toute chose. Qu’dès l’instant où on accepte d’porter ces bandeaux nous désignent comme tel, on perd toute humanité pour d’v’nir qu’des armes aux yeux d’tous.

Jamais critiquerait-elle la façon dont les autres voyaient la vie. Après tout, elle savait qu’elle-même avait une vision assez particulière, balançant en une cruelle connaissance de la réalité de ce monde et une insouciance volontaire.

- ‘Fin, j’veux dire… J’sais pas trop, en vrai.

Elle rigola doucement. C’était bien digne d’elle, que d’amener une idée sans être totalement en état de la terminer. Comme quoi elle-même se perdait dans les différentes pensées qui affluaient à une vitesse folle dans son esprit, passant d’un sujet à un autre sans même qu’elle n’ait elle-même le temps de tout comprendre.

- Plus qu’des armes… On est aussi des boucliers. Si certains, ouai, ont p’t’être des motivations plus… Agressives j’dirais, pour beaucoup, c’t’une histoire d’protection.

Ou plutôt, dans son cas, de racheter ses erreurs du passé. De venir tenter, un minimum, d’essuyer tout ce sang qui tachait ses petites mains.

- J’ai des capacités qu’d’autres ont pas. J’ai la puissance d’p’t’être pouvoir faire une différence dans la vie d’ces gens-là. Il s’rait égoïste, t’trouves pas, qu’d’rien faire alors qu’j’pourrais faire toute la différence ?

Question rhétorique ? Oui, un peu. Elle n’était pas certaine si elle devait s’attendre à une réponse. Elle exprimait son point de vue, venant de celle qui avait vu la guerre civile ravager son pays natal avant de finalement prendre par à cette guerre, au sein du Soshikidan, qui avait opposé l’organisation aux villages cachés. Un point de vue venant de celle qui avait vu de ses yeux innocents la cruauté de ce monde, cette triste réalité ponctuée de cris et de larmes.

Si elle pouvait faire la différence, autour d’elle, protéger ceux qui ne le pouvaient pas, alors elle comptait bien tout donner en ce sens.
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Dim 29 Avr 2018 - 8:16
Takara hochait la tête en guise de tendre négation.
Entre ce pourquoi une personne était faite et ce pourquoi elle était prête, il y avait un monde. L'Aburame réaliserait certainement tôt ou tard le chemin à franchir, elle était encore jeune. Mais à l'heure actuelle sa joie de vivre l'instant présent demeurait trop pure pour être sabordée par la moindre ordonnance ; cela en devenait presque ironique, pourtant la conclusion de la Suzuri à l'égard de son interlocutrice impliquait que cette dernière ne se précipite pas dans cette voie.

Si tu le dis, alors ça doit être ça ! Rétorquait-elle, cédant et éludant ainsi le sujet non sans ajouter une pointe d'ironie à sa mine affectueuse.

De toute façon Kaede s'engageait d'ores et déjà sur un autre terrain, développant un discours haché à propos du rôle des shinobis. Évidemment, ce qu'elle posait sur la table en se faisant l'avocate de ce système n'étonnait en rien la trentenaire qui de son côté, considérait et pesait les tenants de ce sujet depuis assez longtemps maintenant.

Bien sûr, nous sommes tous humains - C'est d'ailleurs la seule vérité.
Mais porter un bandeau annonce déjà une première fracture au sein de cette humanité. Quant au terme Shinobi, il désigne l'emploi d'un individu à se faufiler, dans le cadre d'un combat indirect. C'est donc une arme au service de l'un et à l'encontre de l'autre.


Alors qu'elle commençait son explication, elle marqua une rapide pause afin de jauger si la jeunette suivait bien ce qu'elle disait. Mais pas trop courte, car elle n'en avait pas terminé et ne comptait pas se faire couper l'herbe sous le pied.

Faire la différence, peut-être, mais dans quel but ? Lorsque notre seul outil est un marteau, il est tentant de considérer chaque chose se présentant à nous comme un clou.

Tu estimes qu'il serait égoïste de ne pas mettre ta force au service d'un pays entreprenant à l'égard de ses voisins, tu as d'ailleurs fait ce choix en étant peu aux faits de sa politique. D'autres estimeront qu'il serait stupide de ne pas mettre ce talent au service de leur gloire, leur avidité, ou que sais-je encore, et de la même façon, ne prendront pas en compte l'ensemble des choses avant de se fixer un objectif. Un objectif qui sera lourd de conséquence, et amènera des réactions en chaîne lourdement sous-estimées ; voire inconsidérées.
Puis vint fierté ou regret... mais certainement pas la paix.


Elle s'arrêtait là. Quel sujet délicat, de toute façon.
Ce n'était sans doute pas le genre de discussion que souhaitait l'Aburame, ni même le type de discours agréable aux oreilles des villages cachés. Takara retint un soupire, puis annonça tout à coup :

Bon !
Sortons d'ici, j'ai fait le tour de ces serres. Elles sont étouffantes.

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Lun 30 Avr 2018 - 13:45
Sa façon de voir le monde et la vie dans son ensemble ne venait pas d’une vision utopique de celle s’étant enrôlée dans l’espoir de faire la différence dans la vie des autres, bercées par de douces promesses de ceux étant passés par là avant elle. Non. Elle lui venait d’une cruelle réalisation de ce monde dans lequel ils vivaient tandis qu’elle avait connu la guerre et l’horreur l’accompagnant. À commencer par la guerre civile qui avait ravagé son pays d’origine, suivi de celle initiée par le Soshikidan, organisation qu’elle avait rejoint dans la seule idée que de suivre l’homme qu’elle aimait. Elle avait vu du sang couler, elle avait fait couler beaucoup de sang aussi, sur ces champs de bataille où cris et pleures se faisaient entendre.

De ce fait, elle ne pouvait pas partager l’opinion de son aînée, qui désignait ainsi les shinobis comme des armes au service du village. S’il y avait une part de vérité, la réalité de la guerre pouvait être frappante. Quelque chose que peu arrivait à bien comprendre avant d’y être personnellement confronté. S’il était aisé de se dire que certains s’enrôlaient pour leur avidité ou leur envie de grandeur, la jeune Aburame se demandait ce que valait réellement ces raisons face à la mort inévitable qui les attendait au bout de ce chemin où une seule erreur pouvait être fatale. Il était dangereux, dans le milieu, d’être ainsi aveuglé par tout ce qui n’était, au final, que futilité…

Pour la première fois de sa vie, ou presque, elle n’argumenta pas. Présenter son point de vue sur le question sans jamais évoquer le Soshikidan n’était pas chose aisée. Et donc, de ce fait, pour se préserver, elle se décida de garder le silence, hochant doucement de la tête. Si elle était incapable de mentir, elle comptait bien traîner ce secret avec elle sans l’adresser à personne. Il y avait trop de risque, en situation de guerre comme celle-ci, que de déclarer avoir fait partie de l’organisation contre qui le village s’était-il battu. Si elle était volontairement insouciante de nombreux dangers, elle possédait toujours un fort instinct de survie. Mourir ne faisait définitivement pas parti de ses plans.

- J’te suis alors. D’toute façon, j’connais pas trop la place, c’donc la chose logique à faire, j’crois.

Souriante, elle venait d’essuyer le précédent sujet sans rien ajouter, faisant comme si de rien n’y était. Il s’agissait, de toute façon, d’un sujet délicat, sûrement que son interlocutrice n’avait pas non plus envie de se lancer dans un débat de sourd où tous les deux semblaient avoir un avis assez tranché sur la question.

- Sinon, dis-moi, autre mettre sa main dans les orties, qu’est-ce que l’village a à offrir en terme d’divertissement ? Des trucs chouettes ? ‘Fin, j’imagine, sinon y’aurait sûrement pas autant d’personnes qui y vivraient encore. Même si t’es pas souvent ici, t’connais bien l’endroit ?

Revenant à ses bonnes vieilles habitudes, elle assommait presque son interlocutrice de questions alors que ses prunelles étaient éclairées d’un enthousiasme non feint.

- Parce qu’j’ai p’t’être fait l’tour d’ces serres, mais décidément pas d’village.

Un large sourire vint étirer ses fines lèvres tandis qu’elle se dirigeait déjà vers la sortie à pas léger, comme à son habitude, suivant tout de même d’assez près la Suzuri. Pour l’instant, sa présence ne semblait pas lui déplaire et elle comptait bien en profiter jusqu’à ce qu’elle la trouve trop étourdissante pour son propre bien.
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Sam 12 Mai 2018 - 15:10
Le village, oui...
Takara accueillait les réponses avec désarroi. Comme elle l'avait déjà mentionné, ce n'était pas une experte en la matière ; guide touristique dans les montagnes, les hameaux et les forêts alentours, oui, mais dans les rues de Kumogakure, pas vraiment. Ce n'était pas une citadine, et au delà de ça, elle s'ennuyait vite au cœur des activités urbaines. Tout comme Kaede risquait donc de s'ennuyer aussi en sa compagnie, au vue de ce qu'elle recherchait à son arrivée ici.
Mais plus encore, la Suzuri se fatiguait vite des gens. Et devinait que la petite perle qui l'accompagnait, une fois sortie des serres, réclamerait aussitôt tout un tas de choses. Outre le fait qu'elle n'avait pas moufté durant de bien trop longues secondes alors que le sujet shinobi était tombé sur le tapis, démontrant probablement un manque d'intérêt, ou encore une retenue faute à une divergence d'opinion, elle semblait partante pour d'autres "aventures". Or, que pouvait-elle bien lui proposer ?

Kumogakure est l'une des cités les plus développées et avancées du Yuukan, tu auras fort à faire en l'explorant par toi-même.
Se contentait-elle de répondre, s'extirpant subtilement de toutes responsabilités. Tu ne pensais tout de même pas que j'allais te prémâcher une telle expérience ?

Elle lui adressa un sourire satisfait. Certes, sur ce coup, elle rusait plus qu'autre chose. La vérité, c'est qu'elle ne se sentait pas de prendre sous son aile la mignonnette - Déjà le calme la rappelait, et elle cherchait une porte de sortie avant que cela aille trop loin pour s'en défaire. Néanmoins, l'ingratitude ne se mêlerait pas à la conversation, aussi elle tira de sa besace une large feuille qu'elle tendit à son interlocutrice.
Laissant quelques secondes passer le temps que cette dernière se rende compte que le papier en question était complètement vierge, elle attendit malicieusement que l'incompréhension s'ajoute à l'instant avant d'ouvrir une petite fiole également présente au ceinturon. Puis l'encre en quittait le contenant, s'étalant sur le support préalablement donné jusqu'à y dessiner un large plan de la ville, identique à ceux que l'on pouvait trouver dans les manuels les plus détaillés. Ensuite, elle pressa son pouce contre le discret tatouage rougeâtre de son front, puis en déposa une goutte. A l’œuvre, un fuinjutsu de bas étage néanmoins pratique s'accomplissait.

Tu es ici.
Cette marque se déplacera en même temps que toi. Tu trouveras toujours un point de repère tant que tu as cette note.
Moi je dois regagner le domaine Suzuri, des affaires m'attendent...
Porte toi bien Kaede, nous nous reverrons sans doute plus tard.


La gratifiant d'un dernier sourire, Takara baissa légèrement la tête en guise de salut puis tourna les talons sans plus de procédures. Hop, voilà une situation finement désamorcée.

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Dim 13 Mai 2018 - 23:34
Une moue se dessina sur les fins traits de la jeune demoiselle alors que sa partenaire du moment lui déclara qu’elle ne lui ferait pas office de guide touristique. Dommage. Elle l’aimait bien, celle-là, malgré qu’elle lui faisait penser un peu à sa mère. Un peu. Peut-être. Elle lui tenait le même genre de discours, à savoir qu’elle se devait de se tenir tranquille, de parler moins vite et, surtout, de laissant la chance à autrui de comprendre le fil de ses pensées. Ce qui se voulait difficile, parce qu’elle-même s’y perdait, tant il y avait d’informations qui étaient assimilées en même temps et tant d’idées qui s’y bousculaient. Elle était étourdissante, elle le savait que trop bien, et pourtant, malgré les efforts qu’elle avait tenté d’y mettre, changer l’essence même de sa personne relèverait du miracle. Alors, au final, elle ne faisait qu’imposer son exubérante personne aux autres et, jusqu’ici, cette façon de faire semblait fonctionner.

Bon, la Suzuri semblait décider à fuir son débit de paroles beaucoup trop rapides pour en être entièrement compréhensible, toutefois… Elle était certaine qu’elle ne l’avait pas tant embêté que ça. Le sourire qu’elle lui adressait semblait signifier qu’elle pouvait l’apprécier. À petite dose, assurément. Mais, elle était sûrement en mesure de l’apprécier. Elle lui adressa donc elle-même un large sourire, prenant entre ses mains le rouleau de parchemin lui ayant été tendu.

- J’pense qu’vous faites erreur, parce qu’le parchemin est vierge et…

Coupée court dans son élan, elle l’observa déverser un peu d’encre dessus pour que finalement apparaisse un plan détaillé du village où elle se trouvait à l’heure actuelle. Ouvrant grands les yeux, elle vint poser sur la femme un regard aussi confus que curieux, lui demandant silencieusement d’expliquer comment avait-elle réussi ce petit tour de passe-passe. Parce que, décidément, le tout était intéressant.

- Ouah, c’génial. Comment t’arrives à faire ça ? Et comment est-ce…

Encore une fois, la Suzuri semblait décidée de ne pas la laisser s’emporter dans un énième monologue. Lui souhaitant de bien se porter, elle tourna les talons, se dirigeant dès lors vers le domaine de sa famille. Pour sa part, la jeune Aburame resta immobile quelques instants, décontenancée de cette rencontre qu’elle trouvait particulière. Agréable, oui, mais bel et bien particulière. La manipulatrice d’encre avait son caractère bien à elle et n’avait aucune peur quant à l’affirmer, ne s’étant nullement gênée pour venir l’arrêter dans ses vagues d’information qu’elle partageait à l’oral, exprimant ainsi les milles et une pensées qui lui traversaient l’esprit.

Finalement, elle esquissa un sourire, observant le plan qu’elle tenait entre ses mains. Elle se fit la promesse que de chercher à la revoir, ne serait-ce que pour lui rendre ce cadeau fort utile une fois se serait-elle elle-même familiarisée avec le village où elle s’était décidée d’élire son domicile. Elle commençait ici même sa nouvelle vie, loin du pays du feu, et elle comptait donc tenter de bien faire les choses.

Après tout, elle s’était armée de toute la bonne volonté du monde, ne manquait plus que faire les premiers pas dans la bonne direction.
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Un Esprit sous serre [Pv: Aburame Kaede]

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