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On m'a dit que tu faisais des miracles... ou pas (Meikyû Raizen)


Mer 28 Mar 2018 - 3:22



Nouvelle matinée d’un dur labeur dans la section hospitalière du complexe de Kumo. Il devait être dix heures du matin, j’avais encore était harcelée par le duo d’infirmières infernales… Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, du coup. J’avais passé mon temps, depuis mon arrivée à l’aube, à soigner des pathologies extrêmement graves genre rhumes, maux de tête et autres conneries de ce genre.

Le chef de l’aile, en dessous du directeur au nom bien connu, avait dû penser que mes compétences ne se résumaient qu’à ça, que c’était ma grande passion… En fait, je n’en avais pas grand-chose à faire, je ne faisais que répondre plutôt positivement à ce qu’on me demandait de faire. Ni plus, ni moins. Dans l’unique idée et intérêt surtout d’honorer le contrat. Le fameux contrat.

Les patients défilaient les uns après les autres dans la petite salle où j’étais assignée, un peu comme prisonnière. Et tous se ressemblaient. Enfants, que je n’aimais pas bien sûr et que je faisais taire à l’aide de sucrerie type sucette en espérant qu’ils décèdent d’hyperglycémie foudroyante. Des vieux, que je n’aimais pas non plus, auxquels je tentais aussi de refourguer ma marchandise sucrée, et dont ils ne voulaient pas la plupart du temps, soupçonnant probablement une tentative de mettre, enfin, un terme à leur vie. Et, les autres. Les normaux, les appelais-je. Ceux-là étaient sans doute pires encore que leurs congénères. Tous des civils… marchands, fermiers, forgerons… Que de bonnes gens méritant mes meilleurs soins. Enfin, ceux destinés aux civils en fait. Pas de chakra donc.

Il était onze heure, et sans surprise… Fort heureusement je n’aimais pas les surprises, sauf si elles m’apportaient quelque chose de vraiment grandiose ; mes tâches furent les mêmes. La plus palpitantes d’entre toutes fut sans doute ce jeune homme qui s’était déboité l’épaule. Pourquoi ?

Parce que j’avais pu lui faire mal en justifiant simplement que je la lui remettais en place… Pour dire. Je n’attendais donc qu’une chose, m’en aller, et retrouver celle qui serait ma future partenaire de « jeu » -évidemment je ne le savais pas encore- c’était ma seule motivation à venir ici : savoir que j’allais partir. Puis, le dernier patient, apparemment, entra dans mon petit cabinet. Je l’observais, lui faisant signe de prendre place et grommelais un truc du genre :

-Peuvent pas se soigner tout seul ou quoi ? Sans même me soucier de savoir s’il m’avait entendu, ou pas. Voilà voilà mes belles journées de médecin à Kumo en tant que « Nukenin », ce que je n’étais évidemment pas au sens propre du terme… Quoi que…

Ênfin... Moi aussi je souffrais. D'allergies aux gens, en général.



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Mer 28 Mar 2018 - 6:00

La vie de colocation avait ses hauts et ses bas, mais la relation qu’il avait avec Asami était assez particulière. Allant jusqu’à la marquer de son sceau de la putréfaction pour diverses raisons, Raizen avait cru remarquer que les marques étaient disparues beaucoup plus rapidement que quelqu’un de normal. Au début, il avait cru que son système immunitaire travaillait simplement plus rapidement que celui d’un humain normal, s’assurant ainsi de régénérer les cellules mortes. Pourtant, lorsqu’il avait abordé le sujet avec Asami, celle-ci, elle avait révélé avoir demandé l’aide d’une personne apte à guérir les blessures dans le village de Kumo. Il ne lui fallut que peu de temps pour extorquer son nom surtout que pour une fois, c’était au nom de la science, un des rares faits sur lequel tous deux s’entendaient à merveille.

Ainsi, faisant mine d’avoir l’épaule déplacée, il se rendit aux urgences. Cette inspiration lui était venue d’un homme sortant de la salle en se tenant l’épaule. Lorsque les gens visitaient les urgences, nombreux étaient ceux forcés de patienter plusieurs heures avant d’être appelés par un médecin. Pourtant, Raizen n’avait pas tout ce temps tout comme le temps ne voulait pas l’attendre. Ainsi, il força légèrement la destinée, lui permettant ainsi d’être le dernier patient à être consulté.

Observant la jeune femme de la tête au pied, il fut en mesure d’entendre les quelques paroles qu’elle murmura comme pour elle-même. Feignant un léger sourire à l’idée d’avoir affaire à un caractère particulier, il posa son postérieur sur un siège alors que la porte se refermait derrière eux.

Alors que Raizen tenait fermement son bras en gardant un seul œil ouvert, il s’amusait à fixer celle-ci d’un regard dénué d’émotion. Si cette situation devait lui faire mal, ce n’était pas le cas. Pour le commun des mortels, c’était un épisode douloureux et traumatisant. Pourtant pour un shinobi, ce n’était pas grand-chose. Après tout, pour les utilisateurs de Taijutsu, nombreuses étaient les fois où ils devaient consulter en plus de devoir réparer certains pots cassés.

-Pour ça je peux me soigner seul sans problème.

Replaçant ainsi subitement son épaule, signe pertinent qu’il était accoutumé à cela, le jeune kumojin fixa durement le docteur alors qu’il commença le dialogue.

-En réalité, je ne suis pas vraiment venu pour ça.

Se raclant la gorge, il poursuivit alors qu’il entrait dans le feu de l’action.

-Secret professionnel l’oblige, je sais que d’habitude vous ne parlez pas de vos patients aux autres et je ne viens pas vous demander si quelqu’un en particulier a une maladie transmissible sexuellement.

Se trouvant comique sur le coup, il poursuivit sur le vrai sujet.

-Une certaine Asami est venue se faire soigner ici pour des blessures assez peu communes. Disons qu’elle m’a dit qu’elles n’ont pas été aussi faciles à guérir que prévue et j’aimerais en savoir davantage sur les détails encadrant la guérison des blessures provoquées par cette personne, le temps de guérison, la difficulté et de quelle manière les dégâts ont affectés les cellules.

Sachant clairement qu’il venait d’atteindre le point critique de la conversation, il trancha finalement en ajoutant quelques mots convaincants.

-Car je suis la personne qui les a causés.

Sans aucune gêne, il allait droit au but, tout comme lui seul le faisait aussi bien.
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Mer 28 Mar 2018 - 15:43



Que deux personnes se soient déboitées l’épaule le même jour m’était apparu comme providentiel. Mais ma joie de dura pas longtemps lorsque je me rendis compte qu’il s’agissait d’un subterfuge. Bof, ce n’était pas non plus me déplaire ; rien ne pouvait être pire ou aussi ennuyeux que ce que j’avais pu faire jusque maintenant. Malgré tout, j’allais le rediriger vers un autre service jusqu’à ce qu’il me fasse comprendre qu’il était là pour une raison particulière. Ne pas parler de mes patients ? J’haussais les épaules. Je ne connaissais pas cette règle. Le secret professionnel était bon pour les autres, ceux qui se souciaient vraiment de leur patient.

Sazuka n’avait adhéré à aucune charte quelle qu’elle soit en relation avec la médecine. Elle connaissait les principes, Sarira, à Iwa, les lui avait expliqués en détail. Mais ce n’était pas pour autant qu’elle les appliquait, tout au moins pas tous.

Puis, tout devint plus clair et je compris qu’il était dès l’instant où il eut prononcé ce prénom : Asami. C’était lui, cet homme pour lequel j’avais un intérêt certain. Comme quoi ne pas chercher à provoquer les choses pouvait avoir du bon ; elles finissaient par venir d’elles-mêmes… Et quand il confirma mes pensées quant à son identité… Comment dire. Ce n’était pas le twist de l’année, en fait. Mais bon, il était là, moi aussi… C’était une bonne occasion.

Avant toute chose, je devais remettre certaines « informations » dans l’ordre.

-Pas ici. Mais à la bibliothèque, à vrai dire. Rectifiais-je.
-Je vois. Et bien… Vos compétences sont certes… originales ; mais les blessures que vous engendrez n’ont rien, absolument rien, de difficile à soigner. Pas pour moi. Lui expliquais-je assez simplement.
-Mais disons que… le procédé est intéressant. Autant que le fait que vous ne sachiez rien de votre propre pouvoir. C’est étonnant.

Lui fis-je remarquer. Que j'en sache plus sur les effets que lui était même un peu risible dans le fond... Ou pathétique. Enfin, peut-être m'avançais-je un peu sur le sujet. Je ne le connaissais qu'à travers quelques mots, après tout.



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Lun 2 Avr 2018 - 2:56

Arquant un sourcil, Raizen osa lui offrir un sourire qui semblait relativement arrogant pour ce qu’elle venait de lui dire. En effet, nombreux auraient été offusqués de voir leurs pouvoirs se faire diminuer à ce point. Pourtant, ce n’était pas son cas. Au contraire, il était intrigué de voir que celle-ci arrivait à se débarrasser de la putréfaction avec aisance.

Gardant toujours un sourire et ne cessant de flirter avec sa curiosité, le jeune homme se contenta de soupirer avant de finalement retrousser la manche de son bras gauche.

-Les blessures infligées à Asami étaient mineures et superficielles. Elles avaient surtout pour but de lui infliger une sensation de douleur sur le moment sans pour autant devenir dangereuses à long terme.

Soulevant le contact visuel du médecin, Raizen était relativement curieux par rapport à son style de communication. En effet, il catégorisait les gens sous divers angles. En premier lieu, il y avait les analytiques qui préféraient cumuler le plus d’information possible avant de parler. Le tout était suivi par les directifs qui étaient des êtres nécessitant des réponses et réactions assez promptes. Les autres étant aimables ou expressifs, la femme ne correspondait définitivement pas aux deux dernières catégories. Pourtant, Raizen avait l’impression qu’elle se situait entre la personne analytique et directive, chose qu’il n’allait pas tarder à découvrir.

-En fait, ce n’est pas vraiment que je ne sais pas beaucoup de choses sur mon pouvoir. Je le connais suffisamment pour savoir quel genre de dégât je peux infliger, mais disons que ce n’est pas le genre de chose que je peux tout bonnement utiliser entrainement ou sur n’importe qui.

Lui montrant sa main gauche, il sera son poing avant d’activer son sceau de putréfaction.

-C’est un don qui est fait pour détruire, déconstruire, mais surtout et indirectement pour tuer.

Marquant une pause, il arqua un sourcil avant de foncer à l’aide de son interrogation.

-Par contre, j’ai du mal à vous croire par rapport au fait que le processus soit aussi simple. Je parle dans le sens où une blessure normale va venir détruire les cellules de l’endroit sur lequel la coupure est effectuée. Par contre, un peu comme le feu, ma technique ne brûle pas seulement les cellules, elles les rongent et leur fait atteindre un stade de décomposition plus ou moins avancé en fonction de ce que je veux. J’ai du mal à croire que vos techniques de soin puissent aisément renverser l’état de décomposition que je suis en mesure de créer.

Posant sa main en dessous de son menton, il posa une question afin de comprendre comment son don fonctionnait.

-Si je me permets, quand vous guérissez quelqu’un, est-ce de la régénération cellulaire accélérée ou est-ce différent? Je me demande à quel point c’est difficile de régénérer un bras complet qui serait putréfié surtout que la zone serait complètement morte...


Il précisa ensuite :

-Et la raison pour laquelle je n’utilise pas mon don à plein escient, c’est surtout parce que je ne sais pas vraiment à quel point les dégâts que je cause grâce à ça peuvent être dangereux.

Regardant à droite puis à gauche, il termina.

-Vous n’avez pas un bras humain pour une démonstration?

Si ce n’était pas le cas, Raizen comptait utiliser son propre bras. Il n’avait aucunement froid aux yeux pour l’expérience et les apprentissages qui allaient suivre.

-J’aimerais éviter d’utiliser mon propre bras à titre de cobaye.
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Lun 2 Avr 2018 - 16:34



Encore un du genre bavard… Ne pus-je m’empêcher de penser. Il avait en effet un débit incroyable, presqu’autant que cette autre femme que j’avais rencontrée quelques semaines auparavant, mais il ne l’égalait pas encore. Pour arriver à la cheville de Takara, il en fallait. Je l’écoutais parler de son intention quant à Asami.

-Vous faites ce que vous voulez de votre temps libre. Si cela vous fait plaisir. Lui indiquais-je. Je n’avais pas mon mot à dire, chacun était libre de ses actes qu’ils soient excentrés, marginaux ou banals.

Lorsque la Tadaoki m’avait parlé de ça, j’avais pu deviner que ce n’était pas dans le cadre d’un simple entrainement. Je n’étais pas douée pour cerner les comportements, enfin, un peu plus qu’à mon arrivée en fait ; mais ce genre d’informations ne m’échappaient pas. Je sentais ces choses. Et je n’avais bien sûr aucun jugement dessus. Si le sadomasochisme plaisait à ces deux-là… Qu’à cela ne tienne et grand bien leur fasse. Bon, il était tout aussi probable que je me trompais sur eux… Mais ça… dans le fond… Je ne voulais pas vraiment le savoir.

-Vous seriez sans doute plus performant si vous saviez comment le soigner. Dis-je assez sèchement.
-Votre connaissance n’est donc que partielle.

Et je n’avais pas besoin qu’il m’explique le mécanisme de son « pouvoir », j’en avais vu assez pour le comprendre et savoir qu’il n’était pas plus dangereux qu’un autre. Juste, plus original et peut-être un peu plus mortel dans certaines circonstances. J’avais une idée précise sur le contact prolongé…

-Mon chakra régénère les cellules altérées ou mortes. Il reconstruit ce qui est détruit, ni plus ni moins. Le seul danger de ce que vous faites ; c’est la propagation. Vous accélérez la putréfaction, mais il n’est pas dit que son état reste fixe après que vous ayez agis. Pour Asami, je suppose que contact n’a pas été suffisamment long pour… Que cela ne devienne pas problématique. Mais si la dégénérescence que vous infligez venait à atteindre un organe vital… Tel que le cœur… La mort serait quasiment immédiate.

Une explication assez claire… Estimais-je. Il n’avait pas besoin d’en savoir plus sur mes compétences, et Asami en savait déjà pas mal, alors s’ils communiquaient… Je pensais en avoir fini avec lui, mais sa dernière demande fut assez surprenante. J’y songeais un instant. Je me souvenais de Sarira, rencontrée à Iwa, et du serment des médecins. Sans compter sur l’éthique et la déontologie que m’imposait le complexe.

-Cela aurait pu être intéressant. Je n’irai pas vous chercher un morceau de cadavre à la morgue pour que vous puissiez mieux comprendre… ce que vous faites. Désolée.

Et j’étais aussi désolée pour moi, j’aurais bien aimé voir ça en action. Je réfléchis un instant puis… Verrouillai la porte de la salle de consultation.

-Essayez sur moi. Dis-je d’un ton confiant en relevant la manche de la blouse que je portais.

J’avais déjà enduré beaucoup de choses, et ça… Ce ne serait probablement aussi violent que les divers coups de sabres que j’avais pu recevoir ou… m’infliger.

Ah… la curiosité.
Et ce Raizen était vraiment une petite nature!




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Lun 2 Avr 2018 - 17:15

Plus leur discussion avançait et plus Raizen comprenait les éléments qui constituaient ses capacités. En toute sincérité, il était vraiment surpris de savoir qu’elle était en mesure de totalement régénérer des cellules mortes et déconstitués. Ainsi, cela voulait simplement dire qu’il pouvait utiliser ses capacités en combat sans avoir forcément peur des répercussions sachant que tant qu’il ne visait pas un organe vital, rien de fatal ne se passerait.

Aussi rassurant soit-il, il était tout de même curieux de voir comment son pouvoir opérait. Faisant exactement l’inverse de tout ce qu’il pouvait faire, Ikeda maitrisait une capacité qui saurait être son meilleur ami tout en étant son pire ennemi.

L’espace d’un instant, un doute plana dans l’esprit du jeune homme tandis qu’elle ne semblait pas vouloir lui laisser utiliser son pouvoir. Or, contre toute attente, celle-ci ferma la porte et lui fit une proposition qui allait probablement à l’encontre des règles d’éthiques d’un médecin. Autrement, elle n’aurait jamais fermé la porte.

Sur le coup, aussi curieux soit-il, Raizen ressentait une légère hésitation à l’idée d’essayer son pouvoir sur Ikeda. En fait, il se demandait qui allait pouvoir lui rapporter le plus d’information et d’apprentissages au moment de l’expérience. D’un côté, s’il s’infligeait cette blessure à lui-même, il courait la chance de pouvoir mieux comprendre comment pouvait se sentir quelqu’un d’affecté par sa compétence. Sachant que lui-même n’était pas immunisé, il saurait à quoi s’attendre et comment rétablir la situation s’il était touché.

Pourtant, la seconde option était tout aussi intéressante puisqu’il allait pouvoir obtenir le point de vue d’une victime qui avait la médecine comme champ d’expertise. Tant qu’elle demeurait en mesure de se soigner, c’était l’essentiel.

-Je n’ai aucune crainte à l’idée de l’essayer sur mon propre corps, mais avoir ton point de vue risque d’être probablement plus enrichissant sur ce dont je dois changer pour le rendre...

Marquant une courte pause pour regarder à droite, il termina sa phrase avec un sourire aux lèvres.

-Plus précis et dangereux...

Prenant ainsi le bras du médecin, Raizen plongea son regard dans le sien le temps d’un moment pour y détecter un moindre signe de craintes, d’hésitation ou autre.

-D’ailleurs, ce qui se passe ici devra demeurer entre nous.

Adoptant un sérieux qui témoignait de l’importance qu’avait la confidentialité, Raizen voulait éviter que ses capacités fuitent. Après tout, c’était la première fois que quelqu’un allait pouvoir voir comment sa capacité agissait. Asami l’avait subi et ressenti, mais son regard avait toujours été ailleurs...

-Et sachez que je n’ai aucun remords à l’idée de l’essayer sur vous.

Affichant de nouveau un léger sourire, il savait pertinemment pour quelle raison il disait cela. Il avait rarement vu un regard aussi effacé et peu effrayé, signe pertinent qu’elle avait un sang-froid à toute épreuve.

Ainsi, sur ses brèves paroles, il activa son sceau et fit un mouvement bref et sec pour insuffler une forte quantité de chakra dans le bras gauche du médecin. Ayant évité l’élan pour éviter d’infliger plus de blessures que nécessaire, il voulait absolument analyser la variable putréfaction à son état pur et isolé. De ce fait, le chakra allait se glisser dans ses tendons et muscles et venir putréfié la zone affectée en émergeant de l’intérieur vers l’extérieur. Contrairement aux blessures quotidiennes qui faisaient le chemin inverse, Raizen avait développé cette technique pour examiner toutes les manières qu’il avait d’utiliser son pouvoir et infliger les blessures voulues.

Tout comme les Hyuga le faisaient pour venir bloquer les flux de chakra, il le faisait autrement en venant toucher les organes importants.




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Lun 2 Avr 2018 - 17:56



Ainsi saurais-je comment s’initie et se propage le mal dont il était capable. Bien. Et je n’étais pas sûre qu’il en tire davantage d’informations que ce qu’il savait déjà. Je connaissais les moindres fibres musculaires, les moins tissus, os qui constituaient mon corps et sauraient exactement ce que cela fait. Aucun remords ? Tant mieux, il n’en fallait pas. On ne pouvait regretter de vouloir apprendre, de vous vouloir s’améliorer. Sans quoi nous stagnerions, comme ces Samouraïs de Tetsu. Puis moi-même n’aurais certainement aucun remord à l’abattre, Kumojin ou pas, s’il venait à menacer ma vie. Et, qu’il soit un homme n’arrangeait pas la chose. Pour le moment, je ne faisais que le tolérer, rien de plus.

L’expérience commença donc, à première vue, il ne se passait pas grand-chose. Je m’étais attendue à voir ma peau noircir subitement, dévitalisée ; mais rien. J’attendais quelques secondes sans rien ressentir d’autre qu’auparavant. A part un vague engourdissement qui s’emparait de ma main. J’observais, je réfléchissais. Et si… son… « effet » était inversé ? Il fallait s’attendre à tout avec les shnobis. Puis soudainement je vis mon épiderme changer de teinte pour aborder une couleur violacée puis noirâtre. La douleur n’était pas insoutenable, loin de là. La nécrose avait gagné une bonne partie de mon avant-bras. Je l’observais progresser puis ralentir progressivement.

Je fus incapable de bouger ma main, ni même mon bras. Mon était mort, désensibilisé et quasi indolore. A première vu tout au moins. Curiosité scientifique, j’avais attrapé une spatule en bois servant à l’occultation buccale, et l’appliquai dans une légère pression. Et là, là c’était douloureux. C’était une nécrose classique, bien qu’extrêmement rapide, voire fulgurante. Sans soin chakratique, il serait quasiment impossible de sauver le membre ainsi atteint. La douleur perçue eut pour effet de faire perler quelques gouttes de sueur sur mon front. Je me mordis la lèvre, de l’intérieur et après avoir posé le bâtonnet, levai la main et exécutai trois signes bien distincts.

Une aura verdoyante engloba ma main valide en émettant un son semblable à celui du vent dans les feuilles d’un arbre ; et je l’appliquai sur la blessure, enfin, sur… la… putréfaction. Et nous pûmes voir chaque parcelle de peau morte reprendre une teinte identique à celle qu’elle avait avant. La « reconstruction cellulaire » n’était pas sans mal, et était même douloureuse, preuve que cela fonctionnait mais sur que mon chakra combattait, et efficacement, celui du Kumojin. La blessure étant plus étendue que celle d’Asami, cela prit évidemment plus de temps.

La seule que je redoutais maintenant de cette… particularité, n’était plus la nécrose en elle-même, mais ses effets secondaires. Effectivement, des particules, cellules ou globules infectés avaient se disséminer dans le reste de mon système sanguin : c’était septicémie. Maladie du sang qui mettait de longues journées à tuer, si elle n’était pas traitée. Mais heureusement, j’étais médecin, et Eisei-nin. Lorsque j’approchai de la fin, j’attrapai un flacon dans ma poche, et en avalai deux pilules de ma confection, un puissant antibiotique.

-Ce fut rapide. Souris-je. Pas vraiment agréable… Vous savez que les effets secondaires de… Ce que vous faites, peuvent êtres… Plus dangereux que la nécrose elle-même ?

Lui dis-je. Cette expérience m'avait appris énormément.

-Merci. Ajoutais-je en serrant mon poing de nouveau fonctionnel, pour le désengourdir.



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Mar 3 Avr 2018 - 2:07

Une fois le coup exécuté, Raizen observa l’expérience avec beaucoup d’attention. Il était intrigué par cette lumière verdâtre légèrement électrisée. Ce don était excessivement puissant et rivalisait avec plusieurs techniques dont les siennes ne faisaient pas exception. Raizen fut agréablement surpris par la vitesse d’opération qui le poussa même à arquer un sourcil. Il était satisfait de la perle de sueur qu’il avait vu déferler de son front. Pourtant, il se demandait à quel point celle-ci avait souffert.

En voyant son sourire suite à la fin de l’opération, le Kumojin fut surpris de la voir sourire pour la première fois. De nature froide et inexpressive, il ne savait pas comment interpréter ce soudain élan de joie. Préférant l’ignorer, il porta son attention sur l’élément le plus intéressant.

Résonnant dans son esprit comme un éclair de génie, il lui demanda d’élaborer sur les effets secondaires de son sceau. Pour l’avoir rarement utilisé sur un être humain, il n’avait pas vraiment eu l’occasion d’en constater les effets ni les dégâts à long terme. Se contentant d’étudier la nécrose de manière théorique, la pratique manquait définitivement à ses techniques de combattants.

-Je dois avouer n’y avoir jamais pensé. En fait, je me suis toujours dit que le plus grand danger de mon sceau est sa faculté à donner la mort à n’importe quelle partie que je touche. Donc de là à penser aux problèmes que ça peut causer en affectant le système...

Prenant soudainement le temps d’y réfléchir, Raizen commençait à comprendre l’étendue de tout ce dont il n’avait pas envisagé en utilisant cette technique. Le fait de nécroser une surface était inoffensif. Or, il y avait probablement plus à la faculté d’injecter la nécrose à l’aide du chakra, notamment l’infiltration du système. Or, il ne savait pas à quel point il venait de toucher une mine d’information en or.

-Pouvez-vous élaborer sur les effets secondaires de ce que je fais ?

Prenant le temps de justifier ses propos, il voulait éviter qu’elle refuse sa demande par crainte qu’il soit plus dangereux qu’il ne l’était vraiment.

-J’aimerais pouvoir savoir ce que je dois éviter et de quelle manière je peux développer le plein potentiel de mon pouvoir puisque je n’y suis moi-même pas immunisé.

Attendant patiemment, plus il regardait Kaede et plus l’idée qu’elle devienne sa consultante médicale devenait intéressante.

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Mar 3 Avr 2018 - 13:25



Je m’en doutais. Ce n’était qu’un shinobi après tout. Un de ceux ne réfléchissant qu’à l’immédiat et sans doute pas aux répercussions, aux conséquences. Tout le monde ne pouvait pas être doué d’un esprit tel que le mien. Je ne lui en voulais pas mais me demandais ce qu’Asami pouvait bien lui trouver ? Loin de moi la jalousie mais il ne correspondait pas vraiment à l’archétype de l’homme futé… Cela-dit… Les personnes les plus différentes étaient souvent celles qui s’accordaient le mieux, non ? Je n’avais qu’à prendre mon exemple. Irrémédiablement attirée par les personnes pleines de vitalité, d’énergie…

- « éléborer » sur… Vous savez, je ne suis pas le seul médecin de cet hôpital. Et ce n’est pas mon domaine d’expertise. Rigolais-je nerveusement.

Oh ! Premier mensonge de toute sa vie. Pourquoi …

Cela m’intéressait, je ne pouvais dire le contraire. Mais, même s’il était Kumojin, il restait avant tout un homme. Et s’il ne pouvait participer à mon projet, je n’allais pas non plus l’aider à devenir meilleur. J’avais déjà assez affaire avec moi-même. Ce fut sans doute pour cette raison que j’avais menti. Certes je n’étais pas la seule docteur du complexe et sans doute que d’autres étaient aussi à mêmes que moi d’étudier son pouvoir, mais… J’étais la plus qualifiée. Tout ce qui touchait de près ou de loin à ce genre de pathologie m’était limite familier, et cette sphère… J’y étais comme un poisson dans l’eau… Alors… Ok, j’allais l’aider.

-Tout ce que je sais se trouve, aussi, dans les livres. Vous n’avez qu’à vous débrouiller, comme un grand. Dis-je un peu plus froidement.
-Vous avez quel âge ? Un peu plus de la vingtaine ? Ce que vous me dites… C’est que vous n’avez pas su mettre tout ce temps à profit pour apprendre ce-dont vous êtes capable ? Ajoutais-je encore plus froidement.

Du gaspillage. Ni plus ni moins. En plus d’être un homme, il était donc… ignare ? Il les cumulait. Je n’accordais que peu de valeur à ce genre de personne, et me demandais encore… pourquoi… Asami… Cela m’était vraiment compliqué à comprendre pour le coup. Comment pouvait-on avoir passé tant de temps à vivre sans rien apprendre… Que le plus basique ? Oui, ce qu’il pouvait faire était original, et plus si affinité ; mais… Quel gâchis. Enfin… Tout n’était pas perdu.

-Je veux dire par là… Que je ne suis pas un professeur, ni une consultante personnelle. Mon seul travail à Kumo est de maintenir les gens en vie, je suis payée pour ça. Rien d’autre. Sauf si vous avez quelque chose d’intéressant à me proposer en échange. Ce dont je doute.

En tant que mercenaire, je n’avais aucune obligation envers lui à ce sujet. Si le Raïkage m’avait soumis cette demande, peut-être aurais-je accepté, mais pour l’heure… C’était un simple non. A moins que, comme susdit, il eut quelque chose à me proposer en échange de ce travail supplémentaire.




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Mer 4 Avr 2018 - 3:02

Être le négligé était devenu une routine pour un être aussi mystérieux et assoiffé de connaissance. À vrai dire, Raizen préférait nettement jouer le rôle de cheval noir. Pour lui, c’était le meilleur moyen d’en apprendre davantage afin de pouvoir frapper au bon moment. Dans le moment présent, il pouvait sentir que Ikeda ne voyait aucun intérêt à lui partager quoi que ce soit. Aussi ironique soit la situation, celle-ci s’adressait à lui comme s’il ne passait pas déjà le plus clair de son temps à lire et à se cultiver. Or, dans une journée il y avait 24 heures et en excluant les 3 heures de sommeil qu’il utilisait continuellement pour sombrer dans un autre monde, tout le reste de son temps était assigné au développement de ses connaissances et de ses recherches. Or, il ne pouvait la blâmer. À ses yeux, Raizen était probablement un inculte qui était en quête de réponses facile, chose qu’il comptait rectifier.

Ainsi, du haut de son mètre 91, il plongea son regard dans celui du médecin, prenant le temps de lire la situation afin de l’utiliser à son avantage.

-Je trouve que vous étiez très curieuse et intéressée pour quelqu’un qui n’est pas un consultant ou un enseignant.

Marquant une pause afin de lui faire comprendre où il voulait en venir, il masqua un fou rire alors qu’il établissait sa pensée.

-Pour tout vous dire, cela ne fait que peu de temps que cette faculté s’est activée. Donc, je ne peux pas vraiment dire que c’est quelque chose avec lequel je flirte depuis ma naissance.

Gardant toujours son regard ancré dans le sien, il poursuivit sur sa lancée.

-Les livres sont importants et ne me méprenez pas. Je passe le plus clair de mon temps à me cultiver sur les limites du corps humain puisque je pense qu’il est possible d’aller au-delà des capacités que nous utilisons pour le moment.

Mentionnant le fait qu’il était doté d’une curiosité intellectuelle, Raizen s’amusait à détourner l’attention avant de revenir à la charge avec une riposte intéressante.

-Et de ce que j’ai pu apprendre, les livres sont certes enrichissants et représentent une bonne source pour assurer la continuité de l’information sans qu’elle soit altérée. Or, le rôle d’un spécialiste est de mettre les notions théoriques en contexte et de les appliquer dans un cas réel d’où l’intérêt d’aller droit au but avec quelqu’un du milieu.

Raizen n’était aucunement stupide et il savait. Pourtant, même si être considéré de la sorte ne le dérangeait pas forcément, il tenait à rectifier certains aspects puisqu’ils seraient importants pour la suite des choses.

-En toute sincérité, je doute que vous soyez réellement du genre à vous confiner dans un cadre. Autrement, ce serait une triste aliénation des capacités qui nous sont données.

Passant cette fois-ci de l’expérience sérieuse à un regard mi-joueur, mi-analytique, il joua une nouvelle carte supplémentaire à son argumentaire.

-Vous n’êtes peut-être pas le seul médecin de cet hôpital, mais vous êtes le seul médecin ayant suffisamment de l’intérêt sur le sujet pour mettre son bras en jeu pour mettre à profit une expérience.

Échec et mat. En aucun cas, celle-ci ne pouvait nier le fait qu’elle avait possiblement un intérêt pour son sceau. Or, la conviction de Raizen ne venait pas juste de cette situation. En fait, il faisait confiance à Asami et si elle avait décidé de s’ouvrir partiellement à celle-ci, cela voulait dire que cette femme était intéressante et pertinente. Ayant la fâcheuse habitude de s’entourer de gens influents et pleins de potentiels, Raizen devait avouer qu’il se fiait à l’instinct de sa coéquipière. Autrement, il serait surement parti sans demander son reste.

-Je ne suis pas du genre à proposer quelque chose sans avoir cerné les intentions d’une personne... mais...

Marquant une pause, il contrôla son timbre de voix avant de glisser lentement.

-N’êtes-vous pas curieuse à l’idée de voir jusqu’où peut aller cette faculté... ou plutôt, vous êtes-vous déjà imaginé une technique trop dangereuse pour être guérie ?

Raizen ne passait pas par quatre chemins. Il ne savait pas exactement ce qui pouvait motiver Ikeda. Pourtant, son intuition lui disait que les connaissances étaient plus importantes qu’elle osait l’admettre.
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Mer 4 Avr 2018 - 17:24



Je le laissais parler, expliquer tout ce qu’il avait à m’apprendre, se mettre debout… Etc etc. Mon regard sur sa personne ne changeait pas d’un iota. Il était comme les autres, pensait comprendre des choses à mon sujet, quels étaient mes centres d’intérêts et surtout pensait qu’il était l’un d’eux. Même s’il était original –et tout ce qui était original était souvent intéressant- il n’apportait et n’apporterait rien de plus à mon projet. Je fixai un instant de mon regard ambré, un peu blasée, et commençais à lui expliquer –si l’on peut dire- là où il avait faux, d’une voix monotone, alors que je me retournais vers le plan de travail derrière moi, où divers instruments médicaux étaient rangés.

-Votre erreur, dans tout ceci, c’est justement ça. De ce milieu… Un consultant… Un médecin… Un enseignant ? Soupirais-je. Avant d’arriver dans votre village, je n’étais rien de tout ça. Et ne le suis toujours pas. Si je vous accorde mon temps, c’est parce que je suis payée pour le faire, c’est dans le contrat qui me lie à votre village, et votre Raïkage. Rien d’autre. Et encore, vous n’avez pas réellement besoin de moi pour savoir ce-dont vous êtes capable. Haussais-je les épaules.
-Comprenez bien. J’ai soigné votre amie… coéquipière… ou ce que vous voulez… celle-ci vous a parlé de moi, vous êtes venu de vous-même à moi. Dis-je en me saisissant d’une seringue dont j’enfonçais l’aiguille dans une veine principale de mon bras précédemment infecté. Et m’avez montré ce que je voulais voir. Ajoutais-je en extrayant quelques millilitres de sang. La curiosité que j’avais pour vous, pour vos compétences est assouvie.

Le verbe mentir n’existait pas dans le vocabulaire de l’Ikeda. Elle était toujours d’une franchise irréprochable, ou presque. Et ce cas-ci ne dérogeait pas à la règle. Dès lors qu’elle avait vu ce qu’elle voulait voir, le Meikyu avait brusquement perdu tout intérêt à ses yeux. Les personnes, en règle générale, lui importaient peu. La seule chose qui comptait était ce qu’elle pouvait en tirer et ce dans un seul et unique but.

Le flacon détaché de son aiguille, je le glissais dans container réfrigéré -une petite boite métallique prévus pour conserver les échantillons de sang-, et, les mains dans les poches ; m’adossais à ce même plan de travail.

-Donc non, je ne suis pas… Enfin, plus curieuse de savoir jusqu’où vous pourriez aller. J’ai déjà imaginé le pire des scénarios... donc… Puis, beaucoup de choses, dans ce monde, ne peuvent être guéries. Un simple coup de poing comme le plus puissant des ninjutsu peuvent tuer. Une infection bénigne peut devenir la plus incurable des maladies. Votre… don… n’est pas… si dangereux, dans le fond.

Achevais-je en jetant un œil à la pendule qui indiquait presque midi.



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Jeu 5 Avr 2018 - 2:57

Sur le coup, Raizen fixa Ikeda, se contentant d’écouter la totalité des paroles dures qu’elle prononçait. Pour une des rares fois, Raizen s’était fait devancer de loin par la personne avec qui il communiquait. S’il avait cru être celui qui allait s’avancer, celle-ci avait masqué son réel intérêt depuis le début, ne lui exposant que le tout une fois qu’elle avait eu ce qu’elle voulait. Aussi provocateur soit-il, Raizen n’avait pas l’habitude d’être dans ce genre de posture. Ce qu’il ressentit sur le moment se mélangeait entre l’envie de rire cyniquement et celui de se mordre la lèvre. Il s’était fait avoir comme un vulgaire débutant. Étrangement, il eut une pensée pour un citoyen du village qui comptait fort probablement subir le même sort dans des circonstances possiblement plus destructrices. 

Fixant ainsi le contenu de la piqure terminer dans une éprouvette réfrigérée, Raizen ne put s’empêcher d’étirer un léger rire ou sourire désolé. Il comprenait dorénavant pourquoi Asami s’était ouverte à cette personne. Était-ce un coup monté pour qu’il subisse un pseudoéchec aussi lamentable ? Possiblement. Or, la curiosité était sa règle unique, code qu’il ne trahissait guère. Or, il se devait d’apprendre à l’utiliser à bon escient et comme toujours, le meilleur moyen de l’apprendre était que le tout se produise dans le feu de l’action. Si à la base, il avait cru ou du moins espéré pouvoir trouver un terrain d’entente avec celle-ci, il s’était lamentablement trompé, phénomène qui commençait de plus en plus à l’amuser. La sensation d’échec avait un goût relativement amer, saveur qu’il comptait embraser afin de mieux limiter ce genre de moments dans un avenir rapproché.

-Si je peux me permettre avant que vous me disiez que ma période de consultation est terminée...

Regardant à son tour l’heure après avoir remarqué ce signe d’impatience chez le médecin, Raizen décida de savourer son échec en laissant sa curiosité à l’air libre une bonne fois pour toutes. Après tout, s’il n’avait pas eu totalement ce qu’il voulait, il ne pouvait se plaindre. Elle avait tout de même éclairé une voix qu’il n’avait jamais considérée auparavant. Une fois de retour, il comptait explorer ce phénomène en utilisant aussi l’aide de sa coéquipière, après tout, ils étaient supposés s’entraider lorsqu’ils ne s’entretuaient pas.

-Asami est ma coéquipière et ma colocataire. Je la connais suffisamment pour savoir que vous devez être quelqu’un d’intérêt pour qu’elle ait eu affaire avec vous. Donc...

Prenant le temps d’entamer l’ascension vers la question la plus importante pour lui, il en profita aussi pour clarifier sa relation avec sa coéquipière. Si on veut, il ne mentait pas. Après tout, tous deux ne savaient même pas comment caractériser leur lien catastrophique.

-J’aimerais tout de même savoir en quoi j’ai pu vous intéresser pendant une courte durée et les raisons pour lesquelles vous êtes intéressé à mon pouvoir. Quel est votre projet Ikeda Sazuka ?

Si on veut, l’idée d’avoir donné sans recevoir ne lui plaisait pas forcément. Toutefois, il espérait tout de même comprendre. Après tout, ce n’était pas tous les jours que les gens s’intéressaient à la putréfaction. Bien qu’elle le considérait comme n’étant pas forcément dangereuse, il restait et demeurait important pour lui de mieux saisir.

Faisant quelques pas en s’éloignant, Raizen était déjà prêt à prendre la route de la sortie une fois qu’il aurait la réponse d’Ikeda. Positive ou négative, il ne comptait pas rester suite à la réponse à moins d’un retournement de situation. Il ne savait peut-être rien sur elle, mais il en savait suffisamment pour reconnaitre qu’elle n’allait pas retourner sur sa décision une fois prise. Sa seule certitude était la suivante : Ikeda Sazuka était un nom dont il allait se souvenir.

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Jeu 5 Avr 2018 - 3:42



Etonnement, surprise, stupéfaction… Appelons ça comme on veut mais ce que ressentait Sazuka en écoutant le Kumojin n’était pas loin de ça. Elle s’était attendue à une réaction plus impulsive, voire explosive. Mais ce fut tout l’inverse, prouvant que le Meikyu avait plus de jugeote qu’il n’en avait l’air. Enfin… J’étais plutôt contente de constater que mon piège avait plutôt bien fonctionné. Je n’avais pas eu dans l’intention de manipuler la Tadaoki, les mots m’avaient échappé, tous seuls comme si mon inconscient fût irrémédiablement attiré par cette… information. Et sans le connaître, sans avoir l’envie de chercher après… Cela avait fonctionné.

Alors, et face au calme qu’il avait su garder, je pouvais bien lui donner une petite récompense ?

-Qui a parlé de projet ? Lui souris-je.

J’étais encore plus étonnée de cette question que du reste de son explication quant à la marionnettiste. Je doutais qu’il ait compris le rôle qu’il avait joué aujourd’hui, mais je pouvais tout de même lui apporter quelques lumières.

-Pourquoi me suis-je prélevé du sang ? Pourquoi ai-je accepté de jouer les cobayes ? Je vais vous le dire.
-Même si je me suis soignée, une partie de l’infection –bien trop faible pour être dangereuse- subsistera dans mon sang pour quelques jours encore. Je compte simplement l’étudier.

Et probablement tenter d’en synthétiser les toxines pour en faire de puissants poisons. Mais ça… C’était une autre histoire.

-Et, je voulais juste observer une putréfaction avancée sans avoir à attendre plusieurs années. C’est vrai qu’attendre à côté d’un cadavre, même si leur présence ne m’était pas désagréable, pendant si longtemps… Aurait pu être… Fastidieux.
-Je travaille sur la résurrection, à mes heures perdues. Vous venez de m’aider, d’une façon ou d’une autre. Pourquoi ne vous l’ai-je pas demandé ? Ce genre de travaux ne sont pas… éthiques et sans dangers. Avez-vous d’autres questions ? Sinon, il est l’heure que je m’en aille.

Achevais-je.



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Jeu 5 Avr 2018 - 5:30


Dans ce monde, peu de choses avaient le don d’effrayer Raizen au point de lui envoyer des frissons partout à l’intérieur de son corps. Pourtant, c’est ce qu’il ressentit lorsqu’il entendit les dernières paroles de Ikeda. Si cette phrase paraissait intéressante, elle l’était beaucoup plus que prévu. En aucun cas, il ne se serait attendu à un tel dénouement ni même qu’elle s’ouvre sur ses objectifs et ses motifs. À vrai dire, il commençait même à regretter le fait qu’elle ait partagé autant d’information avec lui.

Probablement qu’il se serait comporté mieux s’il avait quitté avant même de poser sa question. Malheureusement, il venait de franchir un point de non-retour dans lequel l’excitation et la curiosité se fusionnaient. Ce mélange dangereux venait de provoquer une violente chair de poule chez Raizen. Sur sa peau, on pouvait y voir tous ses poils se dresser, comme s’il était intimidé. Pourtant, ce mélange d’émotion était un signe flagrant d’excitation qu’il n’arrivait pas totalement à canaliser.

Marquant une pause connotée d’un long silence, il étira un long sourire que Kaede ne pouvait pas voir. Baissant même la tête pour tenter de contenir les nombreuses émotions qui traversaient son corps et ses pensées, il n’osa pas se retourner dans un tel état. Jamais ses émotions faciales n’avaient été aussi transparentes. Pourtant, ce sujet faisait bien partie des eldorados de ses recherches. La résurrection, le fameux mot qui revenait à de nombreuses reprises dans plusieurs récits. Or, aucun d’entre eux ne savait réellement quoi que ce soit. Certes, certains possédaient des pistes. Malgré tout, il y avait certains secrets qui se transmettaient par la parole. Ainsi, à travers le temps, les nombreuses recherches sur le sujet s’étaient évanouies tout comme l’être humain redevenait poussière.

-La résurrection...

Pour y avoir passé de nombreuses heures, voire même nombreuses, semaines à travailler sur le sujet, Raizen avait trouvé des pistes par si et par là qui aurait probablement aidé Kaede. Or, il ne pouvait en être certain. Sachant que son expertise était la médecine, il ne savait pas vraiment sous quel angle celle-ci tentait d’aborder le sujet. Cependant, il comptait lui offrir une piste en guise de remerciement pour sa transparence.

-Merci de ta transparence, c’est intéressant de savoir que possiblement contribuer malgré moi à une recherche de calibre.

Souriant de nouveau, il leva la tête vers le plafond avant de se retourner une dernière fois pour confronter Kaede du regard. Dans ses iris, on pouvait y lire un mélange d’émotions qu’il ne saurait décrire.

-L’éthique selon qui ? L’éthique existe simplement pour limiter les gens déviants de briser les normes de ce monde. Or, comme toute chose existante, tout se brise, se déconstruit pour mieux se reconstruire. Cela s’applique aux objets, aux gens et je l’espère à la vie.

Marquant une brève pause il ajouta.

-Ensuite, il y a un prix à payer pour toute chose. À nous d’en assumer les risques. Tout ce que je peux dire c’est que la nécromancie fait en quelque sorte de la résurrection. Or, elle n’arrive pas à retourner l’âme d’une personne, elle ne fait que faire revenir le corps.

Souriant lentement, il poursuivait, atteignant ainsi sa vitesse de croisière.

-Je pense que vous devriez lire sur le Fuinjutsu et les sceaux Meikyû, peut-être que cela vous aidera à comprendre un morceau de la trinité.

L’être humain était composé de multiples aspects. Or, le corps, l’âme et l’esprit représentaient la trinité de la vie. Si le corps abritait les deux, afin qu’une résurrection soit complète, il fallait que les éléments soient réunis. Si la nécromancie maîtrisait la résurrection du corps, les Meikyû étaient experts dans l’utilisation des esprits. Or, la seule carte restante avec un point d’interrogation était l’âme.

-Merci Docteur Sazuka. S’il y a quoi que ce soit, vous savez où me trouver.

Pas vraiment non. En aucun cas, Raizen lui avait où il vivait. Pourtant, il la savait assez motivée pour venir à sa rencontre si jamais elle en ressentait la nécessité. Après tout, il y avait beaucoup d’éléments à reconstruire pour parvenir à un résultant quelconque.

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Jeu 5 Avr 2018 - 19:19




Ah oué apparemment il avait quelques connaissance sur quelques sujets. Je pouvais lui reconnaître ça. Mais au delà de ça, ce qu'il disait ne représentait pas grand chose à mes yeux, enfin, je voulais dire par là que tout ce qu'il pouvait me dire, je le savais déjà. J'acquiesçai néanmoins de la tête à chacune de ses phrases, simplement pour signifier que je l'écoutais.

Le fuinjutsu...

-Je sais ce que je fais. Affirmais-je

Suffisamment d'expériences réalisées par le passé pour savoir que je n'étais pas si loin de trouver la solution. J'avais largement dépassé la première phase du projet, et la seconde était bien entamée. Plus que deux je serais en mesure d'atteindre mon unique objectif. Ces progrès, je les devais en partie à ce village... Une aide assez précieuse dont je plaçais le bénéfice en bonne position dans ma mémoire.

J'estimais lui avoir donné assez, maintenant. Et ne le retint pas donc pas plus longtemps. Ceci étant, j'avais d'autres choses à faire. La fin de mon travail quotidien à l'hôpital achevé et notre rencontre terminée, je n'avais plus qu'à me rendre à mon rendez-vous suivant qui serait, sans aucun doute, tout aussi attrayant si ce n'était plus encore.

Avant de quitter cet endroit, je plaçais la boite réfrigérée en sûreté, pris mes affaire et me dirigeai vers l'unique porte.

-J'y songerai. Pensive.

Répondis finalement à ses derniers mots. J'avais archivé tout ce qui nous venions de dire dans un coin de mon esprit et n'y pensais déjà plus.

-Bonne journée, Meikyu Raizen.

Lui dis-je en refermant et verrouillant la porte derrière moi. Et, avec un signe de la main genre "goodbye", je m'éloignais tranquillement, vers les vestiaires afin de changer de vêtements. Je n'avais plus en tête que la suite de ma journée. Tout ce qui venait de se passer, était déjà le passé.


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On m'a dit que tu faisais des miracles... ou pas (Meikyû Raizen)

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