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Une réalité bien difficile à accepter [Ft. Borukan Akimoto]


Ven 30 Mar 2018 - 17:22
Un mélange d’émotions encore plus vifs que précédemment animait la jeune Zetsu tandis qu’elle quittait d’un pas décidé le poste de police numéro 12, celui où travaillait le Hyûga qu’elle avait lancé en plan non sans lui dire haut et fort sa façon de penser. Tout comme elle lui avait déclaré qu’elle n’avait plus de compte à lui rendre, que s’il voulait son rapport, et donc toutes les informations qu’elle possédait concernant Seitamaro et Sanadare, il devrait aller les chercher auprès de l’ombre lui-même.

Parlant de ce dernier, c’était bien vers son bureau qu’elle se dirigeait à l’heure actuelle. Derrière elle, une explosion se fit entendre. Or, elle ne daigna même pas jeter un regard vers l’arrière. Il était grand garçon, il saurait gérer avec la menace. Au final, cette enquête n’était pas fait pour elle. Qu’il s’occupe des différents meurtres et des potentiels coupables, pour sa part, elle comptait s’occuper du cas Sanadare. S’il était évident qu’elle était complice d’une quelconque façon de ces nombreux meurtres, elle restait convaincue qu’elle ne s’était pas directement sali les mains. Compte tenu de la cause des différentes morts, et de ce qu’avait pu souligner son ancien directeur concernant les signatures chakratiques présentes sur les corps, il ne s’agissait pas de celle de la Hyûga. Ce n’était pas pour autant qu’elle était innocente dans toute cette histoire.

Et, à son plus grand dam, elle le savait que trop bien maintenant.

Quelques regards surpris se posaient sur elle alors qu’elle faisait son entrée dans le bâtiment où se trouvait le bureau de l’ombre de la roche. Après tout, quelques instants plus tôt, elle quittait l’endroit, un regard troublé suite aux réponses peu satisfaisantes de l’homme. Si elle avait quitté avec l’intention que de terminer l’enquête avec ceux qui l’avaient commencé en sa compagnie, à l’heure actuelle, il n’y aurait qu’au Borukan qu’elle partagerait ses informations. Le dégoût qu’elle avait ressenti face au manque de professionnalisme du Hyûga se faisait toujours ressentir, lui laissant un goût amer au travers la gorge alors qu’à une époque, elle avait respecté cet homme aux ambitions louables.

Toquant à la porte, elle la poussa par la suite, s’invitant ainsi dans le bureau de celui qu’elle aidait au quotidien quant à alléger ses épaules de nombreuses tâches et responsabilités. Assistante fidèle et dévouée, il devait certainement en ressentir la différence alors qu’il avait finalement quelqu’un pour effectuer ce travail et non pas pour se contenter de lui mettre des bâtons dans les roues. S’avançant, elle referma la porte derrière elle, venant poser ses prunelles céruléennes sur le grand roux de la pièce.

- Je me doute que mon retour aussi précipité doit vous surprendre, Akimoto… Disons seulement qu’il y a eu quelques accrochages au cours de l’enquête, si je peux m’exprimer ainsi. Je souhaite donc vous donner mon rapport final concernant cette histoire. Il sera ensuite libre à vous de partager les informations, ou non, à l’imbécile que vous avez mis à la charge du poste de police numéro 12.

Son agacement était palpable, concernant la situation qui entourait son cadet aux pupilles pâles.

- Loin de moi l’idée de critiquer vos choix, bien évidemment.

Elle esquissa un sourire, aucune malice présente sur ses traits. Elle aurait tout le temps que de lui expliquer la situation une fois celle qu’ils avaient entre les mains réglée. Elle s’avança ensuite vers le bureau, se tenant bien droite devant l’homme. À quelque part, elle se demandait s’il ne faisait pas comme elle. Après tout, s’il était homme de confiance, nul n’était exempt de ce que les émotions pouvaient amener à faire. Ses réponses évasives, ses tentatives que d’ignorer les propos de la folle, tentant même de convaincre l’héritière Zetsu d’en faire de même… Tentait-il de fuir l’évidence par amour pour la Hyûga qui avait réussi, bien malgré elle, à bien s’entourer ?

Soupirant, elle fit glisser de son épaule le sac qu’elle était passée chercher chez elle avant de se rendre ici. À l’intérieur, nombreux dossiers concernant Seitamaro, qu’elle avait obtenu auprès du défunt s’étant chargé de son état mental. Elle fit tomber les documents face au roux, tout comme elle déposa sous ses yeux les questions qu’elle avait adressé à Sanadare et les réponses qu’elle avait obtenu.

- Ce sont toutes mes informations concernant l’enquête. La relation qu’avait le Chôkoku avec Sana, ce qu’elle a à voir dans toute cette histoire. Ce qui l’avait motivé, lui, à suivre la voie qu’il a choisi. Mais surtout…

Elle prit une profonde inspiration alors que la vérité de tout ce qu’elle avait appris ces dernières heures la frappait de plein fouet.

- Les preuves incriminant Sana comme complice de tous ces meurtres, ou presque.

Idiote. Voilà la seule chose qu’elle avait envie d’hurler au visage de sa meilleure amie à l’heure actuelle.

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Sam 31 Mar 2018 - 21:30
Notre Borukan était profondément bouleversé. Depuis plus d’une heure qu’il était perché à la fenêtre sur son bureau, telle une demoiselle en détresse, l’air maussade, à la recherche de réponses...Son assistante Eiko était venu le voir un peu plus tôt dans la journée, porteuse de troublantes questions au sujet de Sanadare. Celle qui était sa protégé et que le Colosse d’Iwa considérait comme sa véritable fille était dans de beau drap. Sans en avoir été informé, le Yamagenzo avait lancé une enquête sur elle. Apparement que la Hyûga serait impliqué dans une sordide affaire impliquant Seitamaro, un autre de ses anciens élèves présentement en prison, et de nombreux meurtres, en plus d’une affaire de contrebande et trafic d’hommes auxquelles son clan serait lié. Intérieurement, le Borukan maudissait la Zetsu pour l’en avoir informé...Si seulement il était demeuré aveugle à cette situation, il aurait pu continuer de détourner le regard, faire comme si de rien n’était plus longtemps, prétextant une nouvelle fois - comme il le faisait avec tout le monde ces derniers temps - qu’il était trop occupé avec son devoir de Kage pour voir passer ce genre de chose sous son nez. Non, maintenant il devait confronter ses démons...ou plutôt sa démone : Sanadare.

Depuis qu’elle lui avait annoncé avoir mis au monde un enfant, après avoir coupé les ponts pendant plusieurs mois, Akimoto savait que quelque chose ne tournait pas rond. Il l’avait prise comme assistante pour la garder prêt de lui, pour l’empêcher de faire des bêtises, mais en faisant ainsi, il s’était lui-même aveuglé à son comportement excentrique. En la gardant à ses côtés tous les jours, le grand naïf à la chevelure rousse qu’il était avait baissé sa garde, s’imaginant que sa seule présence majestueuse dans son entourage ne suffise pour la calmer...À quel point avait-il été idiot pour penser ainsi…Akimoto était au courant de beaucoup de ces accusations, depuis un moment, mais tant que la jeune femme n’avait pas joint les gestes à ses paroles, il avait préféré ne rien faire...Il savait la haine qu’elle portait envers son clan, et son désir de le voir périr à tout jamais. Mais pour le reste, les meurtres, le désir de finir en prison...Akimoto n’y croyait pas une seule seconde. Son amour pour elle l’aveuglait complètement.

Pour la première fois de son existence, Akimoto était réellement apeuré. Apeuré, car au prise entre deux feux, il ne savait quoi faire. Dernièrement, il s’était montré vulnérable, cédant à ses impulsions pour tuer le chef du Soshikidan. Aujourd’hui, il ressentait la même chose que cette journée là devant les portes de son village. Un besoin primal d’agir pour son propre intérêt, avant celui du village. Perché à sa fenêtre, les poings serrés, le Borukan contemplait l’idée d’étouffer toute l’affaire pour sauver Sanadare de la prison à vie, voir même pire. Il ne pensait ni à sa carrière, ni à son avenir, mais uniquement à celui de l’Hyûga. Le rouquin se sentait coupable, une fois de plus de l’avoir laissé tombé, lui qui s’était pourtant promis de ne plus jamais le faire. De plus, cette enquête tombait à un moment inoportum et charnière. Si la majorité de la population avait accepté son exécution expresse et sans procès du despote Alderan, plusieurs redoutaient encore les conséquences de ce geste. Tous les yeux étaient rivés vers lui, et la moindre bavure lui serait fatale. Le Nidaime était également en plein préparatif de départ pour Hi no Kuni, pour aider à apaiser les tensions justement. Il n’avait pas le temps ni l’énergie de contrôler cette enquête en plus...Même s’il était Kage, si l’ancien Taisho s'immisçait dans cette affaire, il attirerait les regards de ses détracteurs assurément…Et sa tête tomberait avec celle de l’Hyûga, qui semblait vouloir à tout prix s’autodétruire.

Les toquements discrets à sa porte firent sursauter le Colosse, et lui donnèrent tout juste le temps de retourner vers son bureau avant que la jeune Eiko ne s’invite dans son entre. Akimoto ne s’attendait pas à la revoir de si tôt ici, pas après la manière évasive dont il avait répondu à ses questions. Revenait-elle le questionner? Le sermonner? Bien au contraire, il s’avéra finalement qu’elle était là pour lui livrer un ama de preuve sur l’enquête. Suite à un désagrément avec l’officier en charge de l’enquête, son assistante avait plutôt décidé de revenir vers lui. “Le poste 12?” dit-il en haussant les sourcils. “Mais je n’ai encore nommé personne pour prendre la charge de ce poste.” En plus de cette histoire, Akimoto apprenait qu’un idiot s’était proclamé roi et maître du poste de police Hyûga? Était-ce possible que…”Non, elle n’aurait pas osé…” ajouta-t-il presque choqué. Il fouilla frénétiquement la pile de document qui trainait sur son bureau, à la recherche d’un rouleau dont il se souvenait avoir été livré par une Sanadare particulièrement coquette et gentille, beaucoup trop pour que le Borukan ne se souvienne plus de ce comportement atypique. Il le trouva alors, et ce qu’il y lu le renversa. À son sommet trônait en grosses lettres Autorisation d’affectation - Direction du Poste 12...Et tout en bas la griffe de son assistante au Byakugan, juste à côté du sceau de son administration. “Quelle idiote..” marmonna le rouquin tout en s’affaissant lourdement dans son fauteuil. Eiko l’avait pourtant prévenu lors de sa dernière visite, de son impression sur les intentions de la Hyûga, comme si elle cherchait délibérément à faire croire à tous ces crimes, n’hésitant même pas à les pointer du doigt parfois.

La pile de document que la Zetsu déposa sur son bureau en prime donna une sincère envi de dégueuler au Nidaime. Le regard nauséeux, il ne pouvait plus supporter cette pression. Il ne feuilleta du bout des doigts que quelques pages avant de s’arrêter. Il y avait là, dans ce sac, suffisamment de preuves et d’informations pour la faire mettre au trou pour toujours...et peut-être même pour mener à son exécution vu la gravité apparente de certains crimes. Aujourd’hui, finalement, Borukan Akimoto voyait pour la première fois ce qu’était Sanadare : une manipulatrice sans coeur. Déchiré, il se rendit à l’évidence qu’il ne pourrait bientôt plus rien pour elle. Mais était-il vraiment prêt à la perdre pour de bon? Avec tous ces documents entre ses mains, le Nidaime n’avait qu’elle seule envie, celle de claquer des doigts et de faire disparaître toutes les preuves dans une nuage de cendre et de lave. Eiko venait de lui apporter toutes les preuves contre elle...il n’y avait plus d’enquête possible sans ces dossiers. L’hésitation était palpable, probablement que son assistante pouvait même la distinguer dans son regard ambré...Même s’il n’y croyait pas encore totalement, cette histoire avait mis en exergue une chose évidente sur l’Hyûga : elle était prête à tout pour assouvir ses intentions. Si ces preuves disparaissaient et qu’Akimoto la laissait courir en liberté...Ne recommencerait-elle pas tout simplement une nouvelle fois?
Il releva les yeux, finalement, pour regarder Eiko en face. “Toi qui la connaît si bien...La crois-tu vraiment capable de tout ça? Est-ce que c’est moi qui est aveugle au point de ne pas vouloir le reconnaître? Est-ce que Sana est véritablement la psychopathe qui est dépeinte dans ces dossiers?” dit-il. Akimoto était à la recherche d’une lueur d’espoir, d’un signe...De la moindre petite information qui pourrait le faire douter de s’être trompé sur son compte.

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Sam 31 Mar 2018 - 22:31
À quelque part, la jeune Zetsu s’en voulait. Elle se sentait même terriblement coupable, de ces documents qu’elle venait de poser sur le bureau de l’ombre du village, toutes ces preuves désignant la Hyûga comme étant une criminelle bonne pour la prison, voir même pire. La douleur était visible dans le regard clair de l’héritière de clan, celle qui se contenta de garder le silence alors qu’il assimilait tout ce qu’elle lui disait et tout ce qu’elle lui présentait comme preuves. Difficile de nier la vérité dans une situation comme celle-ci, et pourtant, dans le trouble qu’elle pouvait lire dans son regard, elle se doutait que, tout comme elle, il avait sûrement envie de détruire tous ces documents. Si elle ne connaissait pas aussi bien le roux que sa meilleure amie, elle avait cependant une petite idée des sentiments qu’il nourrissait à l’égard de cette dernière. Sanadare avait réussi l’exploit que de s’entourer de personnes qui tenaient presque désespérément à elle, tentant de la sauver de cet enfer où elle se lançait tête première sans aucune considération pour eux. Alors qu’elle souhaitait sa propre déchéance, voilà que le Borukan et la Zetsu se faisaient face, lui affalé sur son siège, elle debout devant le bureau, à considérer l’ampleur de la connerie que venait de faire celle qu’ils aimaient peut-être bien plus que de raison.

Le regard mordoré de l’homme vint rencontrer celui azur de la jeune femme, qui ne se défila pas, se contentant dès lors de l’observer. Devant lui se trouvait les documents qu’il avait à peine parcouru des yeux. Elle ne pouvait que le comprendre. Elle aussi se sentait nauséeuse. Elle aussi se sentait en colère. Elle avait envie d’exploser, d’aller rejoindre Sanadare et la frapper, de lui hurler au visage. Elle avait envie de gueuler, de lui faire comprendre combien avait-elle mal à l’heure actuelle. Elle l’avait déjà abandonné une fois, des années auparavant. Et là, aujourd’hui, elle en faisait de même, quittant sa vie sans préavis. Ou, tout du moins, cela aurait été le cas, si elle n’avait pas été mise sur cette enquête, sûrement par la principale concernée. S’était-elle attendue à ce qu’elle quitte en furie le bureau de son cousin ? S’était-elle attendue à ce qu’elle aille rejoindre l’ombre, celui qui la considérait comme une fille, preuves à la main ? De ce qu’elle savait, de tout ce que lui avait dit sa meilleure amie, elle en doutait.

Elle était peut-être sans coeur, insensible et ne possédait presque aucune compassion, mais quelque chose lui disait qu’elle n’aurait pas voulu mettre l’homme dans une position aussi délicate, partagé entre une envie de la sauver elle et d’assumer ce rôle qui lui incombait. L’homme ou le Kage. Elle s’en voulait. Elle vivait mal l’idée d’avoir été celle à avoir tout avouer au Borukan. Or, il méritait de savoir. Cela aurait été d’autant plus cruel que de régler cette histoire dans son dos, loin de son regard. Qu’il soit confronté qu’aux faits accomplis n’était sûrement pas la meilleure des idées. Et puis, ayant quitté l’équipe de l’enquête, hors de question que de faire équipe un instant de plus avec l’abruti aux pupilles pâles, par respect pour tout ce qu’elle savait et parce qu’elle était une kunoichi ne cherchant pas à nuire aux forces de l’ordre, elle était allée voir le seul à qui s’était-elle sentie capable de partager tout ça.

La question lui étant adressée de la part de l’homme n’était pas facile à répondre. La rage montait en elle face à l’injustice de la situation, tandis que l’idiote avait tout fait dans l’ombre, sans jamais rien partager à personne. Elle comprenait mieux ce qu’elle lui avait déjà dit. Pour préserver sa cadette, elle s’était refusée de lui dire bien des choses. Était-ce réellement pour la préserver ou pour se préserver elle ? Se sentait-elle coupable ? Alors que la colère montait et que le poids dans son estomac descendait, elle serra des poings, assez fort pour que ses ongles viennent y faire perler du sang.

- Oui. Une profonde inspiration. Elle ne devait pas pleurer. Oui, je la crois capable de faire une telle chose. La Sana’ que j’ai vu aujourd’hui, celle avec qui j’ai discuté… Non, même pas. La Sana’ de ces dernières semaines, voir même mois, ce n’est pas celle que j’ai connu. Et finalement, voilà que des larmes roulaient sur ses joues. Abrutie. J’ai été stupide, Akimoto. Je la côtoies tous les jours, que ce soit au bureau, chez elle, chez moi, tout le temps. Elle et son abruti de piaf. Elle porta une main à son visage, essuyant ses larmes qui ne cessaient d’affluer. Et je n’ai rien vu venir. Rien du tout. Tout était là, devant moi, évident même je dirais et pourtant… Je me suis tellement convaincue…

Celle qui avait voulu garder toute sa prestance ne pouvait que pleurer comme la gamine qu’elle était alors que la douleur étreignait son coeur, cette trahison lui étant bien difficile à assumer. Et pourtant, ce n’était pas elle que la Hyûga trahissait mais bien son clan. Cependant, elle vivait mal cette rupture qui ne tarderait pas à venir, sa meilleure amie promise à la prison dans le meilleur des cas.

- Je comprends la haine qu’elle voue à son clan. Je comprends sa rage. Son envie de le voir couler. J’ai les mêmes sentiments vis-à-vis des Zetsu. Et pourtant… Jamais je n’aurais cru qu’elle irait aussi loin, que ses idées de vengeances étaient plus qu’un simple souhait. Du moins, jamais jusqu’à maintenant. Sanadare n’est pas aussi folle que l’on peut le croire. Il y a plus derrière ce qu’elle veut bien faire croire aux gens. C’est elle-même qui me l’a dit, lorsqu’elle est rentrée à Iwa, lorsqu’on s’est retrouvée. La folie est un masque bien utile pour t’excuser ou te cacher de bien des situations. C’est quelque chose comme ça qu’elle m’a dit. Sous-estimée, tout lui était possible.

Elle s’en veut. Elle n’a rien vu venir. Rien compris. Et pourtant, n’était-elle pas sa meilleure amie.

- Je suis désolée, Akimoto…

Car à quelque part, elle aussi aurait voulu pouvoir sauver sa meilleure amie. Elle aurait cru que sa présence aurait pu l’aider, calmer ses idées et ses besoins de vengeances.

- Je n’ai pas envie d’y croire.

Alors qu’auparavant, il s’agissait de la kunoichi assistante du kage qui s’était adressée à lui, celle droite qui ne souhaitait que rétablir ordre et justice, il s’agissait désormais de la gamine qui sanglotait presque face à l’homme, confrontée à une réalité qu’elle ne voulait pas assumer.

- Elle n’a jamais rien voulu me dire, pour me protéger qu’elle disait, que c’était mieux pour moi… J’aurais dû essayer, chercher à comprendre, peut-être même la forcer à abandonner, je ne sais pas.

Si le trouble était présent chez l’homme, le désarroi de la demoiselle était frappant, rongée par les remords et la culpabilité. Elle lui avait tout dit, à celui qui aurait sûrement préféré tout ignoré. Mais surtout, elle n’avait pas été en mesure de sauver la seule qui comptait réellement à ses yeux.

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Lun 23 Avr 2018 - 4:55
Le doute n'était malheureusement pas présent, la lueur d'espoir qu'il cherchait dans les paroles d'Eiko, il ne la trouva pas. Si une personne comme la jeune Zetsu, si proche de Sana, ne trouvait plus la force de lui accorder sa confiance, Akimoto ne trouverait jamais un autre signe.

Si Eiko se sentait coupable de n'avoir rien vu venir, elle n'avait pourtant rien à se reprocher. S'il y avait quelqu'un à blâmer, c'était lui. Après sa longue absence, alors qu'elle était prête à tout abandonner et à quitter Iwa, Akimoto l'avait forcé à rester, lui offrant même son poste d'assistante...S'il ne lui avait pas accordé ce pouvoir, jamais elle n'aurait eu l'autorité nécessaire pour faire tout ce qu'elle avait fait. Ils n'en seraient pas rendus là aujourd'hui...Elle lui avait pourtant tout dit, partageant avec lui en toute honnêteté son désir inextinguible de détruire son clan. Pourquoi n'avait-il rien fait alors? S'il y avait bien un idiot dans toute cette histoire c'était lui, non Eiko. Idiot, car il s'était laissé berné tout ce temps. Sana l'avait guidé par le bout du doigt pour assouvir tous ses plans.

"Et moi donc..." Il laissa échapper ses quelques mots lourdement, le regard évasif, la poitrine resserrée. "Elle a été mon élève...En tant que Sensei, n'ai-je donc pas aidé à façonner la femme qu'elle est aujourd'hui? Je ne peux m'empêcher de penser que si j'avais été plus présent pour elle, si je ne m'étais pas laissé emmener dans toutes ces conneries politiques...Nous n'en serions pas là aujourd'hui." Akimoto se souvint de leur première rencontre, de leur premier entraînement...des premiers mois...Avec Taishi ils avaient formé un beau trio d'éclopé. Les restaurateurs de tout Iwa craignaient la visite des Shôkugeki dans leur établissement, de peur de se voir faire piller tout leur stock. Puis, progressivement, lorsqu'il avait pris la tête du village, Akimoto avait lentement abandonné ses protégés, ceux à qui il avait promis d'être toujours présent pour eux. Était-ce, finalement, à cause de lui que Sanadare avait craqué? Probablement n'aurait-il jamais réponse à cette question, mais elle le hanterait pour toujours.

"Il n'y a plus qu'une chose à faire..." dit-il en se relevant lentement, serrant solidement les accoudoirs de son fauteuil. Il aurait pu tergiverser, lutter contre la vérité, mais si ce n'était pas lui qui le ferait avec clémence, c'est l'un de ses shinobis qui le ferait sans retenue. Et connaissant Sanadare, elle ne se laisserait pas emporter sous aucune circonstance sans résister, sans davantage de violence. Et si cela devait arriver, il ne pourrait plus rien pour elle. Non...Akimoto devait assembler son courage et mettre de côté sa fierté...Il devait se rendre devant Sana et la confronter, Eiko à ses côtés. Si la prison était vraiment ce qu'elle souhaitait, qu'elle avait réellement tout calculé, si c'était lui qui venait la chercher, elle ne lutterait pas. Au moins ainsi, il éviterait une mort inutile de plus.

Le Borukan quitta l'arrière de son bureau pour rejoindre Eiko, il plaça sa main sur son épaule. "Si tu n'as pas la force de le faire, je peux m'en charger seul." dit-il en quittant la pièce.

Comme si elle les attendait, en quittant son bureau Akimoto entendit l'écho d'un rire et d'un chantonnement venant de plus loin dans le bâtiment. C'est sur sa balançoire, haute perchée, qu'ils la trouveraient...

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Sam 28 Avr 2018 - 0:25
Plus qu’une chose à faire.

Une triste fatalité qu’elle peinait à assumer. Sa meilleure amie, criminelle. Sa meilleure amie qu’elle allait devoir mettre en prison. Sanadare. Qu’est-ce qu’elle était idiote… Essuyant ses yeux rougis par les larmes, elle tentait de reprendre contenance. Elle n’avait pas voulu pleurer devant Akimoto et se trouvait même un peu pathétique de l’avoir fait. Ce n’était pas digne de la kunoichi qu’elle était que de pleurer devant l’ombre de son village. Toutefois, à quelque part, sûrement comprenait-il. Il n’y avait personne qui avait autant d’importance à ses yeux que la Hyûga, cette dernière étant presque le centre de son univers. Devait-elle réellement rester silencieuse face à tant d’injustices dont elle était coupable ?

Tous les deux avaient compris qu’elle était perdue, qu’ils ne pouvaient plus rien pour elle. Malgré la bonne volonté, malgré tout l’amour qu’ils avaient pour l’imbécile… Plus rien ne pourrait la sauver, à l’heure actuelle. Le ton de l’homme était grave et elle tremblait lorsqu’il posa une main sur son épaule. Il lui offrait de rester ici, qu’il s’en occuperait seul. Cependant… Pouvait-elle réellement le laisser y aller seul ? Oui, elle aurait pu. Parce que faire face à Sanadare allait certainement être douloureux. Or, c’était exactement pour cette raison qu’elle souhaitait y aller. Avec un peu de chance, elle arriverait à la détester. Elle arriverait à diriger sa rage et sa colère sur elle pour l’haïr comme elle n’avait jamais haïs. Et ainsi, peut-être arriverait-elle à faire son deuil. Peut-être réussirait-elle à la sortir de sa vie, de sa tête. À vivre sans elle.

- Je viens aussi. C’est ma meilleure amie… Elle est partie une fois sans rien dire. Je ne la laisserai pas faire pareil une seconde fois.

Une motivation comme une autre. Elle quitta alors le bureau du Borukan en sa compagnie, le suivant de ses petites jambes alors qu’il la dépassait de plus d’une tête. Elle semblait petite et fragile à ses côtés, ce qui n’était pas faux. Mentalement, tout lui semblait plus difficile à supporter. Son monde commençait à se fissurer plus elle avançait. Plus elle faisait face à tout ce qu’elle ne connaissait pas et plus elle réalisait à quel point les choses pouvaient-elles être horribles. Injustes. Difficiles à accepter.

Plus elle se rapprochait de son bureau, de sa balançoire, et plus son coeur se serrait. Ce serait un nouveau chapitre de sa vie, un chapitre où elle ne serait pas là. Une histoire qui se continuerait sans elle à ses côtés. Lui pardonnerait-elle seulement un jour tous ses mensonges ? Elle aurait aimé dire non. Elle aurait aimé dire qu’elle allait la détester, pour tout ce qu’elle lui avait infligé. Cependant, nul n’était dupe. Elle aimait profondément sa meilleure amie, sans qu’elle ne puisse exprimer comment. Elle lui pardonnerait tout. Toujours tout. Parce qu’elle s’était fait la promesse, la seule, que de la suivre, jusqu’au bout du monde s’il le fallait. L’importance que la Hyûga avait dans sa vie était démesurée et ne faisait aucun sens. Cependant, il n’y avait jamais rien eu de plus vrai pour elle.

Il ne manquait plus qu’à confronter celle se trouvant sur cette balançoire, comme si elle était au-dessus de toutes conséquences. Elle préférait laisser le Borukan commencer les hostilités. Elle craignait que, si elle en venait à ouvrir la bouche, elle lui vomirait toute sa rancoeur, tous ses ressentiments. Elle ne pouvait pas maintenant. Elle se devait de garder la tête froide, un minimum.

Si elle était là, ce n’était pas tant pour y jouer un rôle concret, mais bel et bien pour faire face à la Hyûga. Et peut-être parvenir à la détester. Panser son coeur blessé et malmené par celle en qui elle avait toujours eu une confiance infaillible.

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