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Yoshitsune ᵜᴥ Retrouvaille


Ven 30 Mar 2018 - 18:45
Retrouvaille
Une indication, voilà avec quoi je devais me débrouiller pour trouver le domaine de mon clan. Observant la rue devant moi, je me remémore le chemin que l'on m'a dit de prendre pour y accéder le plus rapidement. Ainsi, si je me souviens bien, je dois prendre maintenant à droite. Autant se repéré à l'académie était quelque chose d'aisé, autant ici, dans un village, bien plus grand, bien plus imposant, c'est beaucoup plus compliqué. Il n'empêche que je ne vais pas renoncer face à un peu de difficulté, puis dans la pire des situations, je pourrais toujours demandé à quelqu'un de m'orienter ou au pire, de m'accompagner.

Néanmoins, malgré les quelques difficultés que j'ai eu pour le trouver, je me retrouve finalement au début du domaine Nagamasa. Observant l'allée et les maisons qui s'y trouvent, je me demande bien dans laquelle vous pouvez bien vivre. Je l'avoue, je suis anxieuse, parce qu'en réalité, j'arrive sans même vous avoir prévenu et sans même avoir daigné répondre à la lettre que vous m'aviez envoyé pour m'annoncer la mort de notre père. Un manque de respect plus qu'important dont je fais preuve et pourtant, je suis là, arrivant comme une fleur au risque de mal faire. Me suis-je montrer trop présomptueuse ? Possiblement.

Apercevant alors une femme, je me permets de m'approcher d'elle. "Bonjour madame. Excusez-moi de vous déranger, mais j'aurais besoin de savoir dans quelle maison vit Yoshitsune-sama ?" J'aurais pu dire Nagamasa-Sama, mais en vu du lieu, cela aurait été un peu plus compliqué étant donné que je me doute bien qu'il ne doit pas être le seul à arborer encore notre nom ici. Dans tout les cas, c'est avec une amabilité non négligeable que la vieille dame me répond, indiquant de sa main abîmée une maison un peu plus loin.

La remerciant alors d'un signe de la tête, je prends maintenant la direction de cette dite maison. Hésitant, le coeur battant à tout rompre dans ma poitrine, j'hésite un instant avant de finalement m'avancer encore et laisser mes doigts heurter le bois de la porte, manifestant ainsi ma présence à vos soins, si bien entendu, vous vous trouvez bel et bien à l'intérieur de la demeure.




Dernière édition par Nagamasa Mikazuki le Ven 20 Avr 2018 - 17:17, édité 1 fois
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Lun 2 Avr 2018 - 20:20



☆ ☆ ☆     RETROUVAILLES


Le jour agonisait en bronze et en rouge. Le soleil tutoyait une dernière fois la haut des montagnes avant de se fondre à l'horizon. La rosée, qui plumait les branches et les feuilles depuis quelque mois, scintillait sous les premiers rayons de l'astre ; l'étendue de montagnes et de forêt, quand d'aventure Yoshitsune se perd à les observer...

Ces ardentes lueurs dans le ciel alourdi, qui semblait tristement rêver. Les arbres recouvrant peu à peu leur impériale feuillage, en proie au mouvement sylvestre. Dans cet air flottaient les apaisements, les résignations et les inquiétudes. Du sol consterné montait une rumeur étrange, quelque peu inattendue. Pourquoi et en quel circonstance une Nagamasa avait-elle foulé les terres de la Roche ? Il se l’était demandé et avait décidé de faire avec sans même en avoir la réponse. Dans un silence quasi mortuaire, le Samourai déambule sans l’ombre d’un sourire, sans prononcer un traître mot.

Les lumières étaient encore éteintes dans l'intimité du Dôjo Nagamasa ; pas un seul son venant troubler ce vide immense nommé silence. L’éclat solaire attire les prunelles du jeune homme qui finit par s’agenouiller près de la convoitise, avant que la douce rosée matinale ne se répande librement. Les paupières papillonnent le temps d’un instant, avant d’osciller vers la gestuelle suspendue sous l’ombre d’un sourire incommodé, aussi le guerrier Bushido venait-il d’interrompre un procédé habituel d’une mécanique aussi personnelle que ses propres affaires. Le coude se pose sur le genou et la tête au creux de sa main. Son esprit suspendu s’était rapidement consumé au fond de ses iris. Les pupilles papillonnent et s’efforcent de trouver un point d’ancrage qu’est l'horizon.

Manifestement à entendre les mains qui tapent contre la porte du domaine, le Nagamasa ne semblait pas être le seul à être arrivé sur les lieux. La voix s’écorchant dans le silence qui s’était posé, ses jambes se replacent légèrement pour venir se poser en tailleur. Dans son esprit, un vide blanc s’était instauré. Ne laissant aucune place au dérangement que représentait les vils émotions humaines. - Son intensité brave l’immensité azure du ciel tandis que sa concentration s’avance en roi. Les yeux clos il s'exprime.

« Si vous voulez bien, vous donner la peine d'entrer. » dit-il en tournant la tête vers la porte


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Mar 3 Avr 2018 - 16:58
Retrouvaille
Une voix au loin derrière la porte close, intimant l'ordre d'entrée. La vôtre ? Très probablement. Ainsi, contrairement à toute mes attentes, vous ne venez pas ouvrir. N'est-ce pas digne de votre personne ou bien êtes-vous tout simplement occupé ? Je ne sais point, mais cela me donne quelque secondes de répits en plus, pour tenter de réellement trouver mon courage. J'ignore la réaction que vous aurez en me revoyant après tant d'année. Est-ce que vous serez ravis ou bien, ne serais-je pour vous qu'une inconnu sans aucune importance ? Parce que je suis forcée de reconnaître que pour moi, depuis le temps que l'on ne sait plus vu, vous êtes en quelque sorte un inconnu, néanmoins, vous n'êtes pas n'importe quel inconnu à mes yeux, parce que vous restez quand même un de mes frères. Un frère ayant grandit loin de moi, comme tout les autres, mais le sang que nous partageons reste similaire. En réalité, c'est une situation bien plus complexe que cela, je pense.

Pour dire vrai, j'ignore comment j'aurais réagis en vous voyant ouvrir la porte, peut-être que mon palpitant aurait battu à tout rompre dans ma poitrine en attendant le moment où vous me jugerez et ce jusqu'à ce que vous laissiez voir sur votre faciès que vous n'ignorez pas qui je suis. Mais est-ce qu'en réalité, la situation est différente là ? Alors qu'au final, c'est moi, qui me retrouve à faire l'exercice d'ouvrir la porte... Non pas vraiment.

Mon coeur dans ma poitrine est quand même là, à battre la chamade et ce malgré ma tentative, aussi vaine fut-elle de calmer cela en prenant une grande respiration. Mais c'est l'instant fatidique, le moment du jugement. Mes doigts s'approche de la porte avant de finalement la pousser doucement, en silence, par respect, mais également parce qu'un grincement aurait été des plus horripilant et angoissant pour moi dans cette situation. Je suis venue ici, en me disant qu'avec nos liens de sang, vous m'accepteriez à nouveau dans votre vie, mais si pour Shigure, je sais que cela est le cas, en est-il de même pour vous ? Je déglutis à ce doute.

D'un pas, je franchis le seuil de la porte et me retrouve dés lors dans la même pièce que vous, je m'incline alors, ne vous laissant que très peu de temps pour voir mon visage, mais il en est de même pour moi. Ainsi, j'ignore donc vos paupières closes alors que cérémonieusement, je me présente maintenant à vous. "Bonjour. Veuillez m’excusez de venir chez vous de bon matin Nagamasa-dono. Je suis arrivée cette nuit dans le village de la Roche, ainsi, je viens me présenter à vous, qui êtes, si je ne m'abuse notre chef de clan depuis la mort d'Hideyoshi-sama." C'est ainsi, que restant toujours inclinée, je finis par vous dire mon identité, vous permettant ainsi de nommé la masse de cheveux blanc qui reste inexorablement penchée devant vous. "Je suis Nagamasa Mikazuki." Soufflais-je alors doucement, l'estomac noué, redoutant votre réaction, parce que si je me souviens de vous, il n'en est peut-être pas le cas à l'inverse... J'ai peur de votre réaction.




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Mar 3 Avr 2018 - 19:45



☆ ☆ ☆     RETROUVAILLES

Alors que les minutes, esclaves du temps défilent et suivent leur cours ; Yoshitsune est toujours présent en ces lieux, remerciant les dieux. Il ne fait nul doute qu'il est heureux de savoir que d'autres Nagamasa vivent encore par-delà les contrées de la Terre. Pourquoi ? Sans doute parce qu'il est lui même fidèle à son sang ? Ou est-ce parce qu'il est devenu Chef de clan ? Peu importe la raison, le résultat fut le même. Dans la finalité, le Wagashira Nagamasa vit son cœur empli de joie que de retrouver une véritable famille et non pas des traîtres à son sang. Pour ceux-là qu’il a un jour pris pour des amis, il ne voue aucune clémence, aucune sympathie ; simplement mépris et dédain.

Enfin tandis que la silhouette prend la peine d’entrouvrir la porte du domaine, Yoshitsune note l'effort qui est fait pour ne pas l'a faire claquer et sourit silencieusement. Depuis quand est-ce qu'on lui voue un tel respect ? Il ne saurait lui-même le dire tant il se souvient encore des comportements bravaches de ses très chers pairs; Koga, Chogen, ou bien même Shiro. D'ailleurs cette étrange comme cette odeur, lui rappelle cette dernière.. Comme cette silhouette lui rappelle son sang.

Ainsi même le regard clos, il lui est possible d'observer méticuleusement cet écart fugace se réduire peu à peu, tandis que sa cadence se presse. Elle est là, tout près et nul besoin d'être senseur pour le savoir. Haletant quelque peu, puis un peu plus tant l'instant de la rencontre se fait imminent. Il a reconnu cette chevelure blanche, signature d’Hideyoshi. C’est donc sans attendre qu’il se saisit d’elle, apposant sa tête contre la sienne, ouvrant enfin les yeux.

Et alors qu’il revoit dans ses traits ceux de leurs pairs défunts, ses airs misanthropes s'enlacent sans qu’il ne puisse réverbérer d'autres paroles acerbes. Alors l’azur du ciel n'a plus rien de narcotique, d’enchanteur -statère de péchés qui désormais sur ses épaules frêles. Dans ses contemplations, Yoshitsune qui force son regard semble incertain, ses organes se crispent comme lors des danses macabres, le mutisme le sonne dangereusement et le galbe qui le plombe, l’obstrue dans un sentiment de désarroi d’un impuissance face tel situation.

« C'est bien toi, Mikazuki ? J’ai bien du mal à te reconnaître. » dit-il ahuri

A quoi penses-tu donc en agissant de la sorte Yoshitsune ? Bien sûr que c’est elle… Et bien évidemment qu’il le sait ce malotru. Mais les adages troubles, ce dernier est convaincus d'avoir la réflexion d’un philosophe et d’agir tel qu’il se doit.

Au fond de lui, sans doute aurait-il aimé continué à l’observer silencieusement parce qu'au moins il serait sûr de ne plus jamais l’a perdre de vue, d'être hors de l’ignorance. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’en à peine un battement de paupière, son doux faciès ne rencontre honteusement la surface du sol. Indisposé, non pas habitué à réagir, son corps -automate d’un jour nouveau, demeure placide face aux nuisances de “l'inconnu”. Incapable d'inhaler les flagrances pourtant si familière du lieu sous le choc, l’aîné Nagamasa pressent la douleur se répandre comme la peste à l’image de ces souvenirs d'antan qui resurgissent. Ses lèvres hermétiques prohibent ainsi ses plaintes martyrs, les éclairs bleus craintif partent en quête de jades maudits. C'est vraiment dommage.

Et tandis que les sentiments jaillissent semblable aux fumées louangées, Yoshitsune tente de requinquer ses idéologies conscientes. S’efforçant alors à reprendre haleine, l'air subitement saccadé. Les affres semblables aux brûlures menaçant les larmes de couler. Alors, pour égayer ses humeurs bien trop dramatique, celui-ci pense au passé, maudit son propre sang qui est dit muse, son imagination qui lui paraît alors étrangement surréaliste. Pourtant, il demeure de plus belle stupéfié ; l'ostentation qu’il porte à la figurante n'étant là qu’affabulation, de cette colère qui le domine.

Les regards importent peu, ce dernier se sentant fulminant. La conscience encore toute abasourdie, cherchant d'une main égarée un endroit où toutes ses géhennes pourraient reposées. Il endure le temps d'un souffle, les dernières effluences de ses amertumes s'évanouissant.

« Bienvenue à la maison, petite sœur. » Expire t-il de joie


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Mer 4 Avr 2018 - 18:18
Retrouvaille
Politesse et silence. Voilà ce dont il est de mise maintenant. Inclinée en avant, le moment de la sentence est là avec pour seul juge vous-même, ce frère que je n'ai plus eu la chance de fréquenter depuis bien des lunes et plus encore, bien des printemps. Quatorze ans pour être bien dans la précision. Tout cela pour dire que je serais parfaitement compréhensible, si vous ne me reconnaissez pas. Le temps à fait son oeuvre, l'eau à coulé sous les ponts. De l'enfant énergique que j'étais jadis, vous vous trouvez maintenant, face à une jeune femme accomplie, dans la fleur de l'âge et de sa féminité. Le visage ayant perdu ses rondeurs d'enfants et le corps s'étant allongé. Certes, je reste bien plus petite que vous, après tout, là est là différence entre la gente féminine et masculine. Cruelle est la nature dans son souhait de différencier le tout.

Un sursaut aurait pu me prendre alors que sans un bruit, vous vous êtes approché de moi et avez posé vos mains sur ma personne. Nul ninja, ne peux être saisit de cette façon, alors il est normal que je ne l'ai point été. Une sensorialité certes assez faible, mais tout du moins efficace que cela soit dans ce genre de situation ou bien même en combat quand cela est nécessaire. Relevant ainsi la tête, mes iris croisent les vôtres et soutiennent votre regard alors que nos fronts se touchent maintenant. Silencieuse, toujours, muette comme une carpe, je vous laisse décidé de la suite de notre entretien et vous semblez douter, pendant un instant de moi, de mes dires et de ma propre personne.

Allure fantomatique, désire fantasmagorique. Il est clair que tout cela pourrait être uniquement le fruit de votre imagination après une nuit trop courte ou sous l'état d'une forte fièvre suite, peut-être à un rhume mal soigné attrapé par la saison froide qui s'est fini il y a peu. Néanmoins, c'est dans une voix calme et un peu cristalline que je vous retire tout vos doutes. "C'est bien moi après quatorze ans. Je suis enfin de retour parmi vous." Une petite précision, pour que vous vous remémoriez peut-être un peu mon départ. Quatorze année passée loin de vous, de mon sang, de ma famille et pourtant aujourd'hui, je semble revenir comme si de rien était. Une erreur ? Non, je n'en doute pas et cela grâce à vous.

Une nouvelle proximité ? Les barrières détruite ? Non, cela n'est pas encore à ce point, mais plutôt une brèche dans la distance qu'il y a eu entre nous jusque là. Le retour dans la famille, des retrouvailles plus chaleureuse qu'escompté par la proximité de notre corps, par votre gestuel et l'enthousiasme dont vous sembler être le maître. Une sourire vient narguer mes lèvres, sincère et heureux. Oui, je suis heureuse de me trouver là, bien qu'un peu ennuyée d'avoir ainsi douté de vous.

Le coeur réchauffé, par une simple phrase qu'il est pourtant de coutume de dire. Un bienvenu à la maison plus qu'agréable et qui brise pour de bon la glace. Je me permets alors un nouveau geste, m'approchant de vous pour laisser mes doigts se glisser autour de votre taille et venir vous étreinte doucement. L'enfant à grandit loin de vous, mais toujours, elle reste désireuse de ce lien qui uni. Un lien qui malgré le temps est, visiblement resté fort. Un lien de sang. Un lien de fraternel. "Merci Onii-san. Je suis contente d'être enfin rentrée à la maison. Vous m'avez manqué." Vous comme nos autres frères, hélas, il n'y a que vous que je peux, dans mes bras, enlacer.


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Jeu 5 Avr 2018 - 22:17



☆ ☆ ☆     RETROUVAILLES

Il n’est pas chose aisé pour un homme de tel carrure que Yoshitsune que d’être sujet à de tels émotions. En effet, lui qui se souvient encore tristement des crises de colères de feu Hideyoshi, sait à quel point celle-ci peuvent s’avèrer dangereuse. Plus encore, il se remémore cette pulsion meurtrière qui fait désormais chambre commune avec sa pensée. Et c’est sans aucun doute la raison pour laquelle, il craint de fouler un jour le village de Kirigakure no Sato. La raison pour laquelle il s’interroge sur les émotions véritables qu’occulte ce coeur qui est sien. Alors oui le patriarche Nagamasa se questionne ; et tandis qu’il semble articuler quelques mots, l’impétuosité rendant sa voix alors presque râpeuse, lui qui aurait pu se prétendre viril dans une autre vie, voit son ton osciller pathétiquement. Parce qu’en définitivement, il n’a pas besoin de savoir ce qui se cache derrière ses émotions, pour déceler la vérité qui le trouble en réalité.

Rassemblant donc le quelque peu d’énergie qui lui vient, il s'écarte avec hâte de ce piédestal qu’il n’use qu’avec les inconnus pour n’être plus que lui l’espace d’un mièvre instant. Il délaisse donc cet univers de responsabilités, de devoir et de coutumes, déferlant sur sa seule et unique préoccupation du jour : Mikazuki Nagamasa.

Mais l’ensemble de ce jeu d’acteur n’est dérisoire quand la vastité de ses œillades dénoncent les sentiments véritables à l’égard de celle qui est sa soeur. Sa plénitude bien qu'ingrate s'oppose à ses allures présomptueuses dont jouit désormais Yoshitsune ; si il est roi, il est roi des bouffons, à esquisser des rictus plein d’hypocrisies toute plus abracadabrantes. Ainsi pense t-il que son clan le bénira, parce qu’il a le faciès tout plein de jérémiades, plein de complaintes gracile, pauvre martyr. Et bien peut-être que ce sera le cas, maiss’il a déjà fait l’erreur avec Sora ou Shiro. Mais Jamais plus il n’agira de la sorte.

Alors il y a ce ciel qui se plonge dans son regard, plus qu'orageux, marquant sa détermination à la protéger, de par cette tempête et ses tonnerres qui grondent depuis ses yeux. Typhon et autres cyclone n'empêchent pourtant pas son autorité d'avoir des airs surréalistes, pourtant Yoshitsune tes malédictions demeurent empiriques.

« Quand bien même je suis heureux de te retrouver, j'imagine qu'Hideyoshi est la raison véritable de ta venue. Je me trompe » Demande t-il ouvertement


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Ven 6 Avr 2018 - 20:42
Retrouvaille
Dupe, vous ne l'avez jamais été, du moins c'est une conclusion que je peux tirer en vue de votre position aujourd'hui au sein du clan. Chef des Nagamasa, après notre père. Un choix légitime ou un concours de circonstance ? Je ne sais point, mais si je suis désireuse d'avoir de réponses, je me doutes bien qu'il n'est pas encore venu le moment opportun pour les poser. Pas alors que vous me questionnez sur les raisons de ma présence, me remémorant malgré vous que notre père n'est plus de ce monde. Je baisse un peu la tête, laissant maintenant mes mains choir le long de mon corps, ne vous retenant plus. "Père est mort, vous le savez mieux que moi." Soufflais-je doucement en guise de réponse. "Je suis venu ici parce que ma place est au sein du clan et non pas perdue quelque part au pays du rempart." Argumentais-je alors avant de poursuivre une nouvelle fois. "Mais il est vrai que je suis désireuse d'honorer la mémoire de père." Je baisse alors un peu la tête, cérémonieusement alors que je parle là d'un mort, et plus encore une personne qui à mes yeux, et visiblement, seulement au mien, était quelqu'un d'appréciable. "Est-il enterrer ici ou auprès de nos ancêtres à Tetsu ?" Une nouvelle question tout à fait légitime à mon sens, mais peut-être pas pour vous, pas alors que probablement comme Shigure, vous ne l'aimiez guère.

Je relève alors la tête pour vous regarder, affrontant ainsi votre regard. "Si ma présence vous dérange, je m'arrangerais pour me faire discrète et ne pas vous déranger. Je peux comprendre que vous retrouver face à moi, une presque inconnue soudainement peut vous déranger..." Compassion ? Oui et non, parce qu'en réalité, je doute maintenant de savoir si en réalité vous étiez réellement ravi de me revoir là. Je me questionne probablement un peu de trop, mais n'est-ce pas là légitime quand après douze ans on se retrouve à nouveau face à une personne ? Il est normal d'être angoissé et de se poser un millier de question. Bien qu'en réalité, je risque de vous froisser un peu en agissant aussi maladroitement que je le fais présentement.



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Dim 15 Avr 2018 - 22:50



☆ ☆ ☆     RETROUVAILLES

Sans jamais s'en rendre réellement compte, le temps les avait-il tant changé que cela ? Ne laissant plus que derrière eux le sillage d'un visage apaisant ? De doux vestiges de mémoires plus agréables qu'à l'accoutumée ? Lui ne s'en était jamais rendu compte. N'ayant la accompli que le seul devoir qu'est celui de son cœur, qu'en tant que fier fils du Fer, il ne peut désormais plus renier. Et c'est peut-être parmi les méandres de cette vérité muette que réside l'ombre d'une relation éternelle et fluette. Car il est chose vrai quand sur son visage qu'il connaît si bien, Yoshitsune reconnaît la de sombres ressentiment qu'il aurait souhaité balayé d'un mièvre sourire enjôleur. Mais surtout maintenant, surtout avec les meurtre de Shiro et Chogen, Koga... L'éternel samouraï ne pouvait plus se permettre d'aimer. Le destin déciderait aussitôt de s'en repaitre et ça il ne saurait le tolérer. Pourquoi ? Parce qu'il est en réalité "Amour", il aime cette facette aimante de la jeune bushido qui l'accompagne ; parce qu'il se remémore peu à peu le panel déchirant de souvenirs qui bercent tant son existence que celle de la pauvre rejeté du clan.
Ces balades en forêt ; cette infime air qui résonne encore dans sa tête ; chanson dont il se souvient comme si l'aube n'eut jamais connu crépuscule depuis lors, myriades d'images aussi fidèles que celle du triste recueil froid qui dort près du feu ; ces journées de chasse dans les gargantuesques ergs enneigées, montagne qui couronnent la nation du fer… Ces choses qu’elle n’eut presque jamais partagé avec le reste de sa famille.

Alors quand il voit ces deux cœurs tant étrangers l'un à l'autre, il sent sa poitrine qui se tord mais demeure fort. Pour lui, qui prétend aimer comme il n'est plus permis et pour elle, qu'il chérit à l'image de ce propre sang qui virevolte en lui. Pour l'homme qui se tenait à la poupe du cortège, la situation pesant comme un rocher sur les épaules de Yoshitsune. Était-ce possible d'être si double ? Certainement dû à la complexité du coeur humain, organe qui est sien.

En cet instant, il aurait aimé être conversationniste et songea à Chogen qui avait toujours eu l’art naturel de tisser par ses mots, des fils rouges entre lui et le monde. Il songea à la richesse de ses plaisanteries, ses calembours, ses tirades enflammées et exhortations emphatiques que son esprit cultivait en abondance ; autant de secrets étrangers à Yoshitsune, qui ne trouvait dans sa gorge à lui, qu’une sècheresse aride pour une maigre récolte de mots secs et bourrus. Et en bon homme de strict nécessaire il ne semait pas en largesse mais en vérités inavouées.

Alors, content de ne pas l’importuner, Il hocha simplement la tête par deux fois en fixant ses beaux yeux clairs. Il pensa à un ciel, fragile d’une chaste pâleur, et aux rêves qui en parcouraient les horizons immobiles. Au rêve de Chogen qui paraissait toujours aussi beau et cela même après la pluralité des années qui s'effacent. Une déclaration basse lui échappa.

Alors, que reste t-il de nous ? Car il parle bien de votre famille. C'est encore une fois bien toi et lui.

Là, ça ne change pas… Ou alors lui et toi je ne sais pas.

Là encore il ne parle pas du toit qui abrite vos têtes. Ni de cette balance qui tangue

De ton côté bien sûr. Car son amour pour l’homme que tu décris ne fais pas le poids, car il n’a jamais existé. Alors que reste t-il dis moi ? De ce nous deux, de cette famille qui brille comme une médaille de bronze ?

On était bien heureux avant sa folie

Et l'on voyait nos dents

Et maintenant que reste t-il dis moi

De toi et puis de lui

De ce sourire niais que tu avais

Ce panier de promesses

Au beau fruit usurpé

Au marché des semblants

Que reste t-il de nous

On ne se couvre plus

Famille désuni

On ne fredonne plus

On se donne la main

Au passage, dans la rue

Que reste t-il de nous

Car oui, nous est-ce toujours lui et toi

Ou alors toi et toi seul ?

De vérités blâmées

En mensonges décousus

De dates fatidiques

En bouquets préconçus

De projets descendants

En bière de filiation

Mais de nous

De ce nous qui exalte

De ce nous qui nourrit

De ce nous qui exulte

De ce nous qui guérit

De ce nous qui terrasse

De ce nous qui gémit

Qui hurle à la folie

Pour toujours et à jamais.

Que reste t-il de lui ?

« Ta présence ne se fera jamais imposée mais désirée. Seulement il faut que tu saches que je ne suis pas celui que tu crois. Je ne suis pas simplement Digne Héritier de Feu Hideyoshi Nagamasa. Je suis également l'homme qui lui arracha la vie, Mikazuki »


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Lun 16 Avr 2018 - 11:53
Retrouvaille
Les aléas de la vie, le temps qui passe et qui ravage tout. Laissant uniquement des souvenirs pour seuls traces d'un passé plus ou moins lointain. Images vagues de souvenirs pouvant être radieux, mais qui se ternisse comme une photo qui subit le temps. Un souvenir n'est qu'un fragment du passé, pouvant s'étioler et bien entendu, s'éloigner de l'image réel et actuel de l'homme que vous êtes devenue et qui se tient devant moi.

Je déglutis à vos mots, alors que vous m'avouez l'impensable. Le sang de notre père, qui souille vos mains et votre lame. Je ne peux apprécier cette idée, mais puis-je vous en vouloir ? A vous, l'unique frère présent à mes côtés ? Shigure étant par de-là la mer, dans une archipel sanglante et brumeuse. J'ignore même si je pourrais le revoir, si ma supplique le fera quitter cette terre d'exile et d'asile pour lui. Et plus encore, s'il ne va pas se retrouver prit entre deux feux, dans ce village qui ne cesse d'être à feu et à sang. Une pensée défaitiste, mais bien trop réaliste. Il y a de forte chance que l'aîné de notre fratrie, ne soit, maintenant plus qu'un souvenir qui, comme pour Chôgen et Koga pour moi, ne restera que cela.

J'envie un peu l'homme que vous êtes, parce que vous avez eu la chance de cotoyer bien plus longtemps que moi tout le reste de notre famille, mais c'est aussi pour cela, que je peux vous tenir rancune à cause de vos actes. Le regard ainsi assombrit, mes iris se rivent dans les vôtre. Si je pouvais tuer d'un regard, vous seriez, hélas déjà mort. Mais fort heureusement pour moi, ce n'est pas le cas. Vous atteindre comme vous tuez relève d'une tout autre capacité que d'un simple regard posé sur vous.

J'inspire profondément, pour tenter de conserver mon calme, alors qu'un simple geste ou simple mot de plus de votre part pourrait tout faire voler en éclat. "Pourquoi ?" Articulais-je alors, ma voix ayant, à cause de la colère que j'éprouve à votre égard, prit des teintes bien plus graves. Le moment des émouvantes retrouvailles est déjà fini, bien trop court fut-il. Car si j'ai été ravie de vous revoir, de votre étreinte, maintenant, je ne sais plus si c'est le cas, à cause de vous et de vos actes passés, ayant réduit à néant notre père.

N'y-a-t-il pire réaction que ce calme mensonger ? Celui qui est présent avant l'orage ou la tempête ? Un calme annonciateur d'événement futur néfaste. Un calme qui représente un idéal détruit, une retrouvaille funeste plus que jovial. Un désir de vengeance se mêlant à l'incapacité de pouvoir agir. Parce qu'il s'agit de son propre sang, de sa propre famille. Vous voir comme un inconnu serait une chose, après tout, n'avais-je pas plus d'affinités avec père ? M'aviez-vous donner de vos nouvelles comme lui ou encore Shigure l'ont fait ? Non. Alors, il ne devrait y avoir aucun sentimentalisme qui devrait prendre place à cet instant. Et pourtant, je reste debout devant vous, attendant tout simplement une réponse à cette unique question que je vous ai posé, refusant d'imploser devant vous. Mes larmes de frustration ne souilleront mes joues qu'en votre absence, mes cris fuseront uniquement dans votre dos. Je garderais la face devant vous, pour vous faire regretter votre geste, pour vous montrer la rancune que j'ai à votre égard d'avoir commis un tel impair. Vous n'êtes pas digne de voir mes états d'âme. Et la route sera longue vers la rédemption et ce pardon que je n'escompte pas vous donnez aisément.



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Dim 22 Avr 2018 - 14:48



☆ ☆ ☆     RETROUVAILLES

Marcher sur les lignes éperdues d’un renouveau terrible – car inconnu. Face à l’éblouissante obscurité tout s’efface en un étourdissant tableau de déchéance continue
Sa suave aliénation s’écoule le long de ses sens – c’est le signal sans bruit de sa perte personnelle
il ne sent rien en elle, rien d’autre que l’emprise couarde d’un vil dictateur
Lui, il ne ressent rien d’autre en lui qu’un vide brisé à plein
Néant bien (trop) vivant explosé par la couleur rouge saturée d’un autre temps. Il revoit le sang de son père qui jonche ses paumes.
le paysage se tend sous ses cils comme une photographie qui s’abîme derrière le voile apaisant d'une infinité construite en morceaux de verre oscillants ; construit sur un tissu de mensonges.
Tout se perd nettement dans l’entrelacement flou des contours de cette rythmique qui revient sans cesse
il ne sent rien.
Rien d’autre en lui qu’une grisante et délicieuse illusion perdue qui se distille poison intime au cœur de son assourdissante colère.

Hideyoshi ? Il n’était rien d’autre qu’un homme vil, avare et sans considération pour ces semblables. Ainsi Yoshitsune n’arbore pas le moindre regrets d’avoir débarrasser le monde d’un déchet pareil. Mikazuki ? Elle ne lui en tient pas rigueur pour le moment, elle qui ne sait rien.

Puisque par-delà le fantasme d’un avenir meilleur
Et les sonorités futiles que sont les complaintes d’une ignorante – Yoshitsune se reconnaît encore et cela sans s’éprouver claire déformation de ce qui a été. Il y a son corps ses respirations et puis son cœur qui bat, tumultueux, fulminant de rage.
La lune en tâche noire gonflée de ciel
Tout est réel – tout est si réel
La sensation de se perdre dans une de ces disputes qu’il connait si bien
Le sentiment de se saisir si fort à s’en échapper
Miroir brisé d’une unique dualité.

Il revoit alors le miroir qui représente leur famille se briser, tandis que ces poings se referment bien trop amère.
Entre les éclats de verre s'incarne tranchante la silhouette rassurante d’un être estimé autrefois bien perçu.
La douceur d’une humanité toute proche de la réalité


« Toi qui n’a jamais connu Hideyoshi, reste dans l’ignorance. Il vaut mieux. J’ai eu la chance d’être élevé par ce monstre que tu daignes encore appelé “notre père”, et estimes-toi heureuse de ne pas avoir eu à faire face à ces crises de colère. Sans doute aurais-tu été celle qu’il aurait broyer sur jour-là. » Dit-il morosement


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Dim 22 Avr 2018 - 15:36
Retrouvaille
Les yeux posés sur vous, je vous fixe, prônant visuellement un calme d’apparat, pour ne pas être violente ou faire preuve d’une virulence verbal. Pourtant, vous venez là, parler de votre point de vue sans même savoir de quoi il en retourne pour moi. Vous parlez de votre expérience en sa compagnie, de cette vie que vous avez eu à ses côtés et plus encore vous lui reprocher de vous avoir accordé de l’attention. Parlant de chose que je ne considère pas allant de paire avec notre géniteur.

Je vous observe, vous dévisage même alors que vous vous permettez de me juger, m’estimant comme faible alors qu’au final, vous ne savez rien de moi. Je suis plus jeune, peut-être même plus fragile que vous, mais je ne vous permet aucunement de me juger de la sorte. “Quel esprit présomptueux vous avez-là mon frère. Je concède que père ai fait preuve de colère à votre égard en vue de votre capacité à juger autrui sans en connaître les véritable pensée. Père n’était pas qu’un monstre et contrairement à vous, il n’a jamais eu de cesse de prendre de mes nouvelles, de m’informer et surtout de me former malgré la distance qu’il avait mise entre nous. Vous le dépaignez tous comme un monstre, mais il existe a toute chose deux faces. Votre orgueil vous empêche de voir un autre aspect de cet homme. Car peut-être qu’il m’aurait brisé comme vous dites, mais retenez également qu’il est celui qui m’a permit de vivre. Sans lui, je serais morte à l’âge de trois ans et je ne me tiendrais guère en face de vous.

Je prends alors une longue respiration avant de me permettre de me détourner de vous. “En réalité, j’aurais mieux fait de ne jamais me tenir face à vous et d’aller rejoindre Shigure, qui lui ne m’a jamais oubliée contrairement à vous.” Je m’écarte alors, pour chercher à quitter les lieux et votre présence que je trouve plus que désagréable. J’ignore ou je vais aller loger, ni même où je vais vivre, mais au vue de ce que vous m’avez montré là, je ne peux me permettre de rester ici, dans la même bâtisse que vous.



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Dim 22 Avr 2018 - 16:33



☆ ☆ ☆     RETROUVAILLES

Légèreté d’une présence
écume d’existence qui s’égare au loin, vers l’horizon
veut-il l’a retenir en réalité ? Il ne saurait le dire avec le nom qu’elle vient d’oser prononcer, il est toute chose comme décomposé.

"Attends" devrait-il scander au travers des corridors qui s'efface petit à petit. Mais sa poitrine se fait minuscule tant les ressentiments qui l'assaillent se font intense. Depuis combien d'années n'avait il pas vu tel occasion se présenter à elle ? Depuis combien d'années se sentait-il "presque" fautif d'ignorer celle qu'il avait l'habitude de traiter avec tant d'affection ? Trop.. Beaucoup trop longtemps. Mais il était le chef de clan et son aîné, jamais il ne devait perdre se respect qu’elle lui devait.

l’infime monologue qu’elle prononce n’a que pour but de le déstabiliser et de le blesser, de le toucher dans son égo. Et d’ailleurs cela fonctionne presqu’à merveille tant son bras en vient à se contracter.

L’explosion de colère qui se forme, douce – amertume (lourde fumée qui se meure en rondo putréfiés le long de ses inspirations insufflées de rancoeur qui pulse. Minime nuée ardente des rythmes rougeoyants auxquels malade d’aimer on – je tu il – consent il y a – l’attractive désintégration des sens -- comme une étincelle de mort hypnotique rejetée par les rêves
il y a – l’impérieux désir de s’en saisir et de l’a remettre à sa place – de s’en faire une réalité dans laquelle Mikazuki serait où est sa place).

Il s'efforce comme il peut de rester à l'image de cette mer calme mais (l’esprit qui se désagrège à la pointe exquise de l’aiguille amène sa tourmente)
Non Il (je) ne peut pas (ouvrir les yeux pourquoi ? – regarder en face la vérité de cette pièce aveugle repeinte à l’énergie lascive de tous nos corps emmêlés guidés immobiles par leurs hallucinations consolatrices). Il ne peut pas Mikazuki. Il ne peut pas te raconter – ces couleurs rougeâtres là dans sa tête, toutes ces choses qu’à propos de ton propre père tu connais pas.
Parce que ces choses-là, ça ne se dit pas.

« c’est pas ça que je voulais »

Ton blanc timbre vide, les doigts que l’on desserre tandis qu’il se saisit de son bras et l’a retourne violemment.
(morbide floraison)
Sa paume qui prend de la vitesse et retombe vague contre sa joue, sans sommation.
(mortelle déraison)
Il regarde ainsi sa joue rougir dû à la violence du coup.

« Ne t'avise plus jamais de me parler sur ce ton, Mikazuki. » Dit-il impérialement « Quand bien même je te traite avec respect... Je ne suis pas ton égal et ne le serai jamais. Sur ce va t-en donc dans la pièce que tu souhaites et ne t'avises pas d'en sortir avant que je te l'ordonne. Suis-je bien clair ? »

Qui est-elle pour oser parler de Shigure ? pense t-il. Lui qui n'est rien d'autre qu'un traître, lui qui est mort.


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Dim 22 Avr 2018 - 16:51
Retrouvaille
Véhémence imprévue. Le plaisir de ces retrouvailles envolées. Nous nous sommes fourvoyés. L’ententes n’est plus et ne sera jamais idéal. Rêve brisé et brouillé par une simple annonce. Je déchante à cause de vous, de vos mots et de vos actes. L’un comme l’autres sommes des étrangers. J’ai cru bon de venir vers vous, suivant les ordres d’un père que vous avez tué sans raison à mon sens. Un ordre qui n’était plus d’actualité et que je n’aurais pas dû respecter. J’aurais dû aller le retrouver lui, mon autre aîné que je savais également toujours en vie. Un frère plus proche de moi que vous ne l’avez au final jamais été. Un lien qui ne pourra jamais être égalé…

Et ce même si vous vous y attelé.

Vous me retenez. Une poigne pour m’empêcher d’errer. Un geste que je n’apprécie guère, mais qui est justifiable que cela soit par vous ou tout simplement à mes yeux. Pourtant la suite… Je m’y refuse.

Le visage baisé.

Ma main libre se pose sur ma joue.

Meutrie.

Rouge.

Honteuse.

Je relève le regard vers vous. Incrédule de votre geste. De votre acte. Me gifler.

Paroles véhémentes.

Clair comme de l’eau de roche.” Répondis-je alors que j’avais envie de vous hurler au visage toute ma haine à votre égard. Un je vous hai n’aurait à mon sens eu que trop bien sa place à cet instant. Et pourtant, au lieu de cela, je me contente de vous obéir, preuve que contrairement à vous, je ne désire pas agir contre votre intégrité physique. Parce qu’il aurait été pour moi de répondre à votre geste ou de continuer notre joute verbal. Vous me parlez de respect quand vous n’êtes pas capable d’en faire preuve vous-même. Je vous hai. Voilà ce qu’il transpire de tout mon être, de ce regard que je vous porte avant de tourner les talons pour chercher la cuisine et m’y enfermer. L’espoir vain de voir Shigure y apparaître pour m’arracher un sourire malgré mon énervement…


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Dim 22 Avr 2018 - 20:13



☆ ☆ ☆     RETROUVAILLES

Yoshitsune n’aime pas ce cinéma. Non, il deteste ce que sont finalement les émotions humaines. Parce que le maître samourai n’aime pas jouer ce jeu débile et immature de la colère et la vengeance. Parce qu’il se revoit t’attraper le bras, parce qu’il ressens sa colère émaner de ses pores alors qu’il reprend la parole avec agacement. Il te voit serrer les dents Mikazuki, mais jusqu’à preuve du contraire Yoshitsune est ton aîné et tu es obligée de te retourner à moitié pour lui faire face, les yeux froids et pourtant brûlant d’émotion. C’est de trop. Elle part toute seule avec une force que Yoshitsune ne contrôle pas. Dans un claquement qui résonne, sa main rencontre sa joue pour lui faire mal, pour lui faire l’écho de ton cœur qui se serre au point d’avoir une sensation d’étouffer. Sa dernière remarque le réchauffe dans son irritation et il aurait presqu’envie de tirer son poignet encore… Mais Yoshitsune n’est point un Tyran.

Ça lui fait mal d’avoir du l’a gifler. Un rejet douloureux même. Son air qui se voulait distant se décompose pour montrer sa souffrance. Oui il a du mal à assumer qu’elle puisse l’atteindre si facilement, oui il a du mal à assumer qu’elle ait touché son cœur comme peu l’ont déjà fait. Mais il est son aîné et se doit de l’a protéger envers et contre tout. Quitte à être le méchant qu’elle rêve d’abattre, il se refuse à briser la confiance qu’elle a en Hideyoshi.

Pourtant quand elle part, cela le blesse parce qu’il repense à ces choses qu’il aurait préféré qu’elle nie. Et son regard ne change pas. Ses yeux restent fixes, avec cette lueur éteinte dans le fond de sa pupille : il n’y a que ses dents qui se serrent. la faute à ces mots amers et froids, qui sonnent si virulents à ses oreilles, si provocateurs. Entre eux, il n’y aurait dû avoir que de la familiarité, la plus simple des affections. mais le monde les avaient cassé en deux, et il l’avait laissé faire.

Rien ne le trahit, lui et sa colère facile, cordiale mais à peine contenue - sinon cette poigne qui se resserre par ses bras croisés.

« Pourquoi les choses sont-elles si compliqués, Mère ? » soupire t-il

une question rhétorique et plate, avec ces relents de mensonge qui maudissaient vos interactions. Mais il croit déjà le deviner. le temps d’un instant, ses yeux quittent le vide pour se poser sur elle. qui s’en est allé au loin puis à nouveau ils fixent le mur, comme si leur mouvement n’était qu’un mirage, un jeu d'ombres. Comme si désormais Mikazuki brûlait d’un feu trop ardent, aussi aveuglant que le soleil, que l’a regarder trop longtemps laissait une cicatrice.

Quelle ironie alors, car dans son regard à elle, il ne reste rien pour lui sinon de la glace.



FIN

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Yoshitsune ᵜᴥ Retrouvaille

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