Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
» 03. Equipe Ema/Toji/Tsubaki
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 13:05 par Souhei Toji

» 05. Equipe Seika/Jurôjin/Meho/Eishun
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 12:16 par Yawa Seika

» 04. Equipe Nagami/Masato/Kagura
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 12:14 par Nagamasa Kagura

» 02. Equipe Shingen/Masami/Koharu
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 11:50 par Jiki Masami

» Soir étoilé [Pv. Tatsuya]
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 11:32 par Akiyama Tatsuya

» 06. Demandes d'apprentissage
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 11:16 par Hyûga Tsuyoshi

» Déménagement [Libre]
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 9:45 par Suzuri Takara

» Le sceau - [Résistance]
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 9:13 par Sakana Ayanokoji

» le passé engendre le futur; Sharrkan, Sazuka
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 5:32 par Hideaki Midori

» sur la route du bouclier; Kakusareta
Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki EmptyAujourd'hui à 4:26 par Hideaki Midori

Partagez

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki

Borukan Muramasa
Borukan MuramasaEn ligne

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Ven 30 Mar 2018 - 21:44





デウス・エクス・マキナ


::: RP ::: Les Encres Mystérieuses
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki




♫♪ music box ♪♫



Le Sanctuaire des Encres incarne une antre inextinguible de l’imaginaire. Les pages noircies de lueurs calligraphiés s'avèrent tarissables (du moins en ce lieu), mais peuvent trouver le repos. L’infini vient des légion d’esprits parcourant les fines fresques arborant les mots, laissant simplement voguer interprétation qu’ils en font jusqu’à toucher du doigt la Quintessence. Ce n’est pas les milliers de pages fragiles (si facilement froissables) qui font la beauté de ce Shangri-La, mais bel et bien les pléthores le visitant sans relâche en s'enquérant de s’en abreuvoir jusqu’à l’apaisante satiété (et plus encore).

Le silence est maître de ce Temple. La vacuité est inexistante, tant que les silhouettes continuent de hanter les murs tapissés des savoirs tudesques et insondables qu’ils abritent.

Les livres sont oniriques, ainsi que les héritages se devant d’être, mais surtout de subsister, afin de donner naissance aux insouciants rêveurs parsemant heureusement ce monde pourtant macabre et bien trop triste.

Il s’agit d’une habitude, que ses pas l’amènent à se poser quelques instants à la bibliothèque Hashirique. S’agissait-il du lieu qu’il préférait le plus dans le théâtre de l’apprentissage des arts obscurs ? Peut-être. Cela lui plaisait-il de prendre un morceau de temps (pouvant s'avérer précieux comme le métal doré si adoré de tous) pour feuilleter en toute sérénité un ouvrage ? Sans doute.

L’odeur du papier et des encres peut devenir un puissant poison pour ceux ne prenant pas garde à l’implexe envoûtement des pittoresques fantasmagories en découlant. Il tourne une page, laissant place à la suite de ces mots ancrés à jamais sur l’écrin frémissant en un écho placide. Il retient son souffle un court instant, tant l’imaginarium narré devient passionnant sous la caresse de ses nitescences irisées. L’apnée disparaît rapidement, car il connaît déjà la fin. Il la devine. Une aisance, tenant de la malédiction, que connaît malheureusement tout être disposant de sagacité, ainsi que de la passion pour la littérature.

Il poursuit néanmoins le fil du récit. La saveur est perdue, pourtant il continue toujours à glisser son regard jusqu’à devoir tourner encore et encore les pages. Jusqu’à la dernière, jusqu’à la fin.

N’allant point jusqu’au vespéral, la lecture se termine.

Le personnage taciturne referme le recueil sans sourciller. Une belle histoire, mais rien de plus. Il en avait lu beaucoup, en verrait encore bien d’autres. Il se lève, puis fait quelques pas afin de reposer l’écrit parmi les siens. Un visage n'évoquant point souvenance se présente au détour d’une des innombrables allées formant le labyrinthe dédale. Point inquisiteur, il se permet d’être pourtant intrigué. Il avait une assez bonne mémoire, pourtant il n’avait aucun souvenir lui remémorant la présence d’une personne aussi élégante parmi les élèves de l’établissement. Faisant montre de correction, il se permit de lui adresser quelques mots. Il brisait rarement le silence de lui-même, mais il fit naturellement une exception à cette habitude qui incarnait autant son âme, que son être.

" Je ne m’attendais pas à croiser une amatrice de ce genre littéraire. "

Ses yeux pointent la reliure qu’elle tient avec délicatesse de ses graciles doigts arborant un teint de porcelaine. Il met en exergue le choix de la jeune femme qui semble un peu surprenant. Voulait-il vraiment instaurer un dialogue à travers cette verve, ou tout simplement taquiner la lectrice de manière innocente ?






_________________

Even a storm that could ruin an umbrella
is not enough to halt a man’s journey.
Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/t8392-iwa-equipe-0 http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari
Nagamasa Mikazuki
Nagamasa Mikazuki

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Lun 2 Avr 2018 - 12:33
Les encres mystérieuses
L'un des lieux d'Iwa dont je connais plus ou moins l'histoire, je pense pouvoir dire que c'est au final l'académie et ce même si je n'étais point présente lors de la construction de celle-ci. Mais étant basé sur un système comme le lieu que j'ai quitté il y a peut, il est tout à fait normal que nous, de là-bas, nous soyons intéressé à cette petite soeur toute fraîche, nos instructeurs nous en parlant assez souvent pour montrer qu'au final, même si nous étions un institut en dehors des villages, on se retrouve quand même à donner l'exemple, comme les villages qui s'inspirent les uns des autres, ils vont également chercher les idées ailleurs, dans des autres lieux déjà existant.

C'est ainsi, par curiosité de découvrir cet endroit que je m'étais mis en marche ce matin, après avoir bien prit le temps de découvrir le chemin pour y accéder sans risquer de me perdre une fois de plus dans les rues du village. Cela serait fort embêtant pour moi, n'étant pas désireuse de perdre du temps encore une fois et ce même si je sais que ce n'est que le début de ma vie en ces lieux. L'impatience n'est pas quelque chose de bon, je le sais bien, mais pourtant en de rare occasion, elle peut se montrer bénéfique.

Néanmoins, je me contente quand bien même d'un rythme régulier, pas trop lent, ni même trop rapide pour me diriger vers ce lieu d'apprentissage et de savoir. C'est ainsi après une bonne vingtaine de minutes à arpenter les rues d'Iwa que finalement, je me retrouve devant le complexe de l'académie Hashira. Observant la bâtisse un instant, il me faut encore quelque minutes avant de finalement me rendre à l'entrée. Là, d'ailleurs, on me donne un brassard en guide de signalisation pour les autres, me donnant ainsi le titre de visiteuse des lieux. Chose qui n'est pas faut, même si j'avoue que cela fait un peu touriste d'une certaine façon. On pourrait croire que je suis là en tant que voyeuse uniquement alors que j'ai tout un intérêt réel pour cet endroit.

Prenant alors mon temps pour arpenter les couleurs, l'architecture et le positionnement des pièces, les une aux autres, je constate assez bien de différence avec l'académie d'où je viens, mais pas forcément des points que négatifs. L'agencement n'est pas que mauvais, il est en certain point, bien supérieur à l'académie du pays du rempart. Montant les escaliers une seconde fois, je finis par arriver devant la porte de la bibliothèque et observe celle-ci un long moment avant de m'y engouffrer. Je reste assez surprise de la grandeur de cette pièce et du tas d'ouvrage à l'intérieur. N'est-ce pas normalement Kumo le village du savoir ? J'ignorais qu'Iwa avait une telle bibliothèque en son sein et j'avoue que là, je suis réellement intéressée par cet endroit. M'avançant entre les étagères de livres, je laisse mon regard parcourir les couvertures tout en marchant, mémorisant au passage quelque titre qui m'intéresse avant de me stopper sur un titre et de directement sortir le livre de sa place. 'Les pupilles empourprée et le fer' tel était le titre de ce livre. Un titre qui me rappelle une légende que j'ai entendu pour la première fois à Tetsu. Une histoire d'un samourai trahit par son propre cousin, un peu comme Chôgen avec Watari. N'est-ce pas notre cousin qui l'a conduit à la mort avec son incapacité à suivre le bushido ? Je prends une profonde respiration à cette pensée, bien que je me fasse vite ramené à la réalité par vos soins.

Relevant le regard de ce livre que j'ai ouvert pendant ma petite réflexion, je vous observe un instant avant de formuler une réponse. "Est-ce un mal que de s'intéresser aux légendes ?" Vous demandais-je alors, ne sachant guère comment prendre vos paroles. Etaient-elles moqueuse ou bien êtes-vous réellement surpris que de constater que ce livre ne prenne plus la poussière sur l'étagère temporairement ? Dans tout les cas, je me permets de soutenir votre regard sans ciller et sans crainte en réalité, attendant surtout une réponse de votre part pour tenter de savoir ce que vous pouvez bien avoir en tête.


Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t2808-nagamasa-mikazuki#20668 http://www.ascentofshinobi.com/t2833-equipe-7-les-charognards http://www.ascentofshinobi.com/t2947-mikazuki-la-voie-du-bushido#21852
Borukan Muramasa
Borukan MuramasaEn ligne

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Lun 2 Avr 2018 - 17:20





デウス・エクス・マキナ


::: RP ::: Les Encres Mystérieuses
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki




♫♪ music box ♪♫



Il ne remarque pas immédiatement le stigmate trahissant la quintessence de l’inconnu, que ses lèvres mutines ont déjà laissé choir quelques mots légérement intrusifs. Une visite aussi éphémère que le battement d’aile du papillon s’incarnait sur l’étoffe élégamment arborée. Une explication silencieuse sur la présence de ce visage particulièrement inoubliable est faite. Il ne s’offusque point de lui-même, toujours d’un pragmatisme de marbre. Il désire simplement (pour commencer sans oublier une certaine correction) connaître la réponse qu’elle pouvait offrir quand à cet intérêt se faisant montre pour ces feuillets enneigés d’une couverture poussiéreuse qui démontre une popularité pour le moins désabusée.

Ce qui avait poussé l’intransigeant personnage à briser le mutisme était peut-être autre chose qu’une silhouette n’évoquant point souvenance en ses pensées. Il fixe l’interlocutrice avec un regard neutre, mais dénotant subtilement la soif intense de trouver une réponse. Curiosité mal placée ou bien simple intérêt quand à la teneur de cette oeuvre lui étant particulière ? l'inertie baigne l’écrin où les dorures sont ancrées.

Une genre littéraire ne trouvant juste adoration dans sa rétribution ? Hérésie, n’est il pas ? Parmis les milliers de comparses, quelques uns étaient moins populaires que les autres. Après tout, l’Académie revêtait des horizons particuliers. Les lecteurs et lectrices oubliaient certaines fenêtres de l’esprit afin de se concentrer sur d’autres. Cependant, l’antre n’oubliait pas de rester un Sanctuaire éclectique, offrant plus, bien plus, que les arts obscurs pour aiguiser l’imaginaire.

Ces encres, tenues entre les doigts de la jeune femme, étaient de celles un peu trop oubliées, voir injustement délaissées. Les récits narrant les légendes dramaturges, tenant de fantasmagories, s’avéraient moins parcourues que d’autres ouvrages plus ancrés dans les mouvances de ce monde. Cela était triste, mais malheureusement la sagacité pour s'intéresser à ces fresques divines ne pouvait être résidente de toute âme.

Depuis le vespéral estival où il fit la connaissance du Ciel, il avait souvent fait lecture de cet ouvrage contant les exploits d’un Samourai de l’Eternel. Il y trouvait un lyrisme tenant de la catharsis. Une histoire si dramatique, mais si passionnante, que n’importe qui tournant les pages s’en trouvait le souffle coupé.

Un mal ? Au contraire. Un bien. S'intéresser aux légendes ne peut que démontrer le fait de ne pas avoir un esprit étriqué. Loin d’offrir une réponse, si ce n’est plutôt une question, la demoiselle soutient le regard, peut être curieuse de savoir pourquoi le maudit la dérange ou encore ce qu’il peut bien avoir en tête. Il ne lui avait pas vraiment posé de question, devait-il donc s’attendre à une réponse de sa part ?

" Ojou-san, les legendes sont un remede insoupconné permettant à l’esprit d’explorer les reveries infinies naquissant de l’imaginaire. "

Plissant légèrement ses yeux, soulignant un peu plus son regard aux reflets métallisés, il croise ses bras calmement.

" J’aime tout particulièrement les légendes. En réalité, je soulignais le fait que je suis surpris qu’une oeuvre aussi dramatique et tragique suscite l'intérêt d’une jeune femme. Cela m’intrigue un peu. Loin de moi l’idée de vous offusquer. Il s’agit juste que j’ai bien peu l’occasion de discuter littérature. "

Ses lippes s’arquent légèrement, dénotant un fin sourire tout à fait aimable.






_________________

Even a storm that could ruin an umbrella
is not enough to halt a man’s journey.
Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/t8392-iwa-equipe-0 http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari
Nagamasa Mikazuki
Nagamasa Mikazuki

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Lun 2 Avr 2018 - 23:22
Les encres mystérieuses
Mes iris relevées vers vous, je me permets de soutenir, sans sourciller votre regard. Afin d'obtenir une réponse à la question que je viens de vous formuler en guise de réponses à vos propos. Vous ne tardez d'ailleurs point à me formuler une réponse et j'avoue rester un peu sceptique face à celle-ci étant donné vos dires, n'arrivant guère à vous cerner. Faites-vous donc preuve encore de moquerie à mon encontre ? Je l'ignore et j'avoue que cela pourrait être assez horripilant, pourtant, je ne me laisse pas aller à de telles bassesses. Restant tout simplement silencieuse pour l'instant, je réfléchis seulement à vos dires alors que vous continuez de parler. Laissant entendre de nouvelles palabres. J'écoute donc vos mots, un peu songeuse suite à ceux-ci. Vous allez même jusqu'à faire un semblant d'excuses. Etes vous réellement sincère ? Je vous trouve malgré moi un petit air pernicieux. Peut-être est-ce tout bonnement à cause du manque de politesse, de présentation, mais surtout à cause de l'étrange manière dont vous m'avez aborder ?

Je baisse alors un peu la tête, laissant mes pupilles détailler les pages entre mes mains pour tenter de reprendre un peu le flux de mes pensées. Escomptant alors cesser de tergiverser concernant votre état d'esprit et ce que vous pouvez bien vouloir exprimer par vos mots. Nonobstant, il faut que je vous réponde et plus encore que je relève présentement le regard pour marqué la politesse qui veut qu'en s'adressant à quelqu'un on daigne le regarder.

"Cette oeuvre bien que dramatique se rapproche bien fortement d'une réalité que je connais et que vous-même, je pense avez côtoyez si vous êtes dans ce village depuis plusieurs lunes déjà." Je vous laisse alors voir un léger sourire triste à repenser de la sorte à mon aîné mort bien trop vite, sans même que j'ai eu le temps de le revoir. J'aurais réellement du me montrer plus inopiné après avoir reçu les lettres au lieu d'attendre, comme une pauvre d'esprit que ma tristesse s'estompe. J'ai été fragile et sotte de ne pas me mettre en marche en temps et en heure, car alors, j'aurais pu encore une fois, converser et échanger des éclats de rire avec l'un de mes aînés. Mais les actes manqués, les décisions prises trop tard, il y en a plein et je me doute bien qu'encore, j'en subirais, alors je me dois tout bonnement d'assumer tout cela. "Je me présente. Je suis Nagamasa Mikazuki, soeur de feu Chôgen dont la mort à été, à mon sens, causé par son propre cousin." Enfin, vous pourriez mettre un nom à mon visage et plus encore, vous pourrez comprendre l'attrait que j'ai pour cette légende, associé à mon pays, Tetsu, mais aussi à mon art. "Ainsi, si vous êtes désireux de parler de dramaturgie, je pense pouvoir répondre à vos attentes et vous offrir, si vous le désirez, l'opportunité d'écrire une refonte de cette légende." Je vous laisse alors voir un léger sourire empli de tristesse sur mes lèvres. Exprimant pour une rare fois, mes émotions réelles. La tristesse, une chose que je n'apprécie pas et qui pourtant semble continuellement faire partie de mon quotidien, la mort bien trop présente autour de moi et surtout dans ma famille au court de ces dernières années. Il y a eu Shiro, ensuite Koga, puis notre père et ensuite Chôgen... Une succession de deuil, de cadavres, mais ainsi est la vie... Et la mort.




Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t2808-nagamasa-mikazuki#20668 http://www.ascentofshinobi.com/t2833-equipe-7-les-charognards http://www.ascentofshinobi.com/t2947-mikazuki-la-voie-du-bushido#21852
Borukan Muramasa
Borukan MuramasaEn ligne

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Mar 3 Avr 2018 - 17:32





デウス・エクス・マキナ


::: RP ::: Les Encres Mystérieuses
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki




♫♪ music box ♪♫



Dès lors que le silence se brise, la sérénité du Sanctuaire devient périlleuse. Il suffit simplement de quelques mots (ou peut-être un soupir), pour que les murs se lézardent. Fragiles et éphémères, les ardoises succombent au moindre tremblement d’effroi.

Elle montre, sans l’afficher aucunement, toute sa perplexité découlant de l’approche inopinée de l'oiseau lui chantant ces mystérieuses affabulations. Silencieuse, elle écoute. Profitant du mutisme en savourant chaque seconde s’offrant à elle, afin de tenter de saisir les ombres se cachant dans les abysses de la nébuleuse tirade. Une maladroite audace l'anime de manière innocente. Pourquoi dérangeait-il la pléiade menant une calme aventure en ces lieux ? Un peu goguenard, l'albe soyeuse (immaculée tout autant qu'elle) attira son attention. Il en découle la somptueuse porcelaine, arborée par tout son être, pouvant instaurer pernicieux intérêt aux yeux d'autrui. Les lippes pulpeuses se démarquent par la coloration plus carmine qui les nimbe, contrastant la toile qu'elle revêt pour toujours et à jamais sous la parure drapée de fine étoffe qui est arborée avec une inconsciente délicatesse, comme si de rien n'était.

Le reflet sagace éblouit à outrance, tant le portrait donne naissance à vivante épopée de chair et de sang. Les lunes ont décimées à foison. Qui ne connaît point la funeste tragédie ayant endeuillé la Roche ? Tout Iwajin en connaît les murmures par cœur.

Elle se présente à l’orée du Bushido. Un nom qu’il connaît bien. Très bien même. Manque de correction ou volonté de prolonger le mystère, il ne s’est pas encore permit de lui présenter son propre nom.

“ Borukan Muramasa. Hajimemashite. “ -solennel, son visage de marbre reste neutre, à contrario du sanguin se troublant imperceptiblement-

Ne montrant once de surprise, il l’est pourtant (agréablement). Intrigué par les dires de la jeune femme. Non pas de la signification de ses paroles, qu’il comprend, mais par sa franchise. Pas de cérémonie pour annoncer sa pensée.

Une proposition qu’il ne peut refuser. Il n'eut jamais l’occasion de parler de ces démons. Il aurait pu en discuter avec le manieur de la lame la plus tranchante qu’il connaisse, mais n’évoqua jamais ces chimères courroucées. Il n’aurait point trouvé cela correct, mais intrusif. Parfois un silence valait tous les mots de ce monde. Mais quelques mots peuvent parfois être nécessaires, comme en cette occasion

“ C’est un honneur de vous rencontrer. “ -en inclinant légèrement la tête- “ J’accepte votre proposition.  “ -posant ses miroirs sur les siens-

Sœur du premier Tsuchikage, il fait montre de respect. Il connaissait bien son frère et sa cousine, alors qu’il n’avait jamais eu occasion de vraiment connaître l’Ombre de la Roche ayant donné sa vie pour le Village Caché. Il pouvait interpréter les faits du passé, mais les entendre de la bouche même d’une membre du Clan réputé pour ses arts ancestraux, ne pouvait que susciter curiosité.

“ Je désire parler dramaturgie avec vous. Saisir l’opportunité de découvrir la légende narrée et corrigée par vos soins. “ -dit-il, avec sincérité-

Portant un court moment son regard sur ce recueil qu'elle tient toujours entre ses doigts, il lui propose alors, si elle le désire, de trouver place dans ce théâtre, afin d'être plus à l'aise pour discuter.






_________________

Even a storm that could ruin an umbrella
is not enough to halt a man’s journey.
Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/t8392-iwa-equipe-0 http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari
Nagamasa Mikazuki
Nagamasa Mikazuki

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Mar 3 Avr 2018 - 21:00
Les encres mystérieuses
Ainsi, les présentations sont faites. L'un comme l'autre, nous portons des noms emblématiques ici à la roche. Borukan, ainsi donc, vous êtes liés d'une façon ou d'une autre au successeur de mon frère, Borukan Akimoto. Mais le plus étrange dans tout cela, c'est que j'étais persuadé que le point physique entre les membres de votre clan étant la rousseur dont il fait preuve, un peu comme nous, les Nagamasa de la branche principale, somme presque tous né avec une chevelure immaculée. Néanmoins, il y a des exceptions, que cela soit dans mon clan et visiblement dans le vôtre également. C'est bien la preuve qu'il ne faut pas rester fixé sur des clichés ou de simple rumeurs laissant entendre une telle généralité.

"L'honneur est pour moi." Vous répondis-je alors sur le même tons que vous, en inclinant un peu la tête de façon tout aussi respectueuse que vous. Pour ensuite, redresser la tête et croiser vos iris, quand déjà, vous répondez à ma proposition. Cela fut, assez rapide, mais depuis le début, n'avez-vous pas une sorte d'attrait pour ma personne en vue de votre désir de converser ? Et cela, bien entendu, malgré vos méthodes douteuses ? Néanmoins, je ne tiens guère à prétendre à temps d'importance et surtout d'intérêt pour autrui. J'estime être ce qu'il y a de plus banale comme jeune femme. L’exubérance dont font preuves certaines demoiselles de mon âge est et restera toujours pour moi, un véritable mystère.

Je vous laisse d'ailleurs entendre un petit rire cristallin quand vous semblez me donner des airs d'érudits concernant cette légende. Je pense qu'il y a eu un malentendu dans mes dires et avant même que je ne puisse réellement me corriger, vous me proposer de nous installer ailleurs. Il est vrai qu'un peu de confort, loin d'une bibliothèque où nous sommes obligé de ne pas parler trop fort sera bien plus propice à un véritable échange. "Allez donc, je vous suis." Soufflais-je alors doucement pour le suivre jusqu'à l'endroit dont il viet de parler pour prendre place à ses côtés.

Ainsi, après quelques minutes, je me retrouve assise, dans une autre pièce, le livre toujours entre mes mains, ayant oublier de le laisser là, bien qu'en même temps, il semble un véritable support à notre discussion. Une base plus qu'intéressante. Néanmoins, je le pose sur mes cuisses, enfin fermés. "En réalité, la légende que j'ai entendu concernant cette histoire remonte à loin. Je pense qu'il est plus propice pour vous de simplement relire le livre pour avoir quelque chose de plus tangible, à moins, que l'un de mes frères connaissent encore bien cette histoire que notre père nous à conter." Du moins, père me l'avait conter à moi, mais en était-il de même pour ses autres enfants ? Probablement, parce qu'il y a tout une leçon derrière cela, une histoire à apprendre pour l'éviter... Bien que je suis, là en droit de douter, à cause de ce qu'il s'est passé avec Chôgen. "En réalité, je vous proposais de vous faire une adaptation avec les événements récents, ayant eu lieu ici et à Tetsu. C'est cela que je sous entendu par une refonte. Parce que qui sait, si vous avez des talents d'écrivains, vous pourrez vous faire connaître avec cela." Je souris alors un peu en penchant légèrement la tête sur le côté, ignorant en réalité, si vous êtes un adepte de la plume.


Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t2808-nagamasa-mikazuki#20668 http://www.ascentofshinobi.com/t2833-equipe-7-les-charognards http://www.ascentofshinobi.com/t2947-mikazuki-la-voie-du-bushido#21852
Borukan Muramasa
Borukan MuramasaEn ligne

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Mer 4 Avr 2018 - 1:22





デウス・エクス・マキナ


::: RP ::: Les Encres Mystérieuses
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki




♫♪ music box ♪♫



La plumage de jais contraste avec les braises pourpres des volcans. Ne point arborer les legs sanguins de l’héritage peut inspirer suppositions. La teinte des cascades, la lueur irisée des miroirs de l’âme, la pulsion animant la mouvance, sont parmi les traits les plus révélateurs d’une dissonance. Il ne possède aucun des stigmates incarnant clanique quintessence de son géniteur. Non, bien au contraire. Loin du puissant et impulsif rouquin à la carrure colossale, il tient de sa calme génitrice aux cheveux de jais, de la finesse exquise de ses traits finement sculptés. L’interlocutrice est en harmonie avec les lames de ses ancêtres. Immaculée. Les exceptions existent, tout simplement. Bien qu’il portait ce nom lavique, il ne l’aimait aucunement. Ni celui dont on ne pouvait susurrer innocemment les lettres l’incarnant.

Il serait bien faux de penser qu’aucune idée ne se dissimulait derrière la mouvance instaurant la discussion. Sous ses airs insouciante, elle incarnait peut être légion. Pensées qu’il valait mieux taire afin de laisser la subtilité maître de leur interprétation. Cependant, même empreint de cataracte, le fantôme reste palpable. Quand bien même quand l'intérêt devient singulier, lorsque l’inconnue révèle la regalia de sa tiare immaculée.

Rester debout, face à face, afin de converser est peut-être un peu rude. Simple correction que l’idée de prendre plus confortables aises. Elle ne refuse point de le suivre. Acceptant d'approfondir l’inopinée rencontre spirituelle menant à discuter plus posément. Peut-être une volonté ombragée fourmille derrière ce visage un peu trop sérieux, pour ainsi accepter l’horizon se dessinant autour des encres ? Ou tout simplement, elle n’était pas réfractaire aux longues discussions. Profitant de l’une des salles d’études, où la règle du silence était absente, il purent se mettre à l’aise, afin de converser plus vivement et intimement. Il s'assoit sagement, tout comme elle. Un sentiment étrange baigne avec une certaine sinuosité la pièce. Une légère tension est palpable. Étrange. 

Muramasa voulait connaître la Nagamasa. Elle l’intriguait de plusieurs façon, bien évidemment. Il ne fut point déçu, juste surpris intérieurement, lorsqu’elle évoqua le fourvoiement quand à la légende qu’elle lui proposa de narrer. Une adaptation. Une femme ne manquant point d’esprit ne pouvait être que d'agréable compagnie pour discuter de la littérature. Il pose son menton dans la paume de sa main, s'avançant inconsciemment dans sa posture inerte afin de mieux la regarder. Elle titille sa curiosité, à travers ces paroles le narguant sans même en avoir conscience. Ou bien est ce malice ? Il ne le sait pas encore, mais désire élucider ce mystère.

 “ Je me suis fourvoyé, mais ne m’en tenez pas rigueur, car je suis maintenant encore plus désireux que vous me parliez d’adaptation. J’aime écrire, il est vrai. Cela fait quelques temps que je n’en ai pas eu l’occasion… Ou peut-être l’envie. Il faut de l’inspiration. Sans muse, l’imaginaire se terne. “ -il lui affiche un léger sourire- “ Vous semblez aimer tout autant les légendes, que les faits d’actualité. “ -avant de la corriger avec correction- Nous faire connaître serait une idée plaisante à mes yeux. Que diriez vous qu’on apprenne à se connaître tous deux, avant d’envisager de donner naissance, vous et moi, à ces encres ? “ -le regard malicieux- " Hormis légende, quel sont les sujets littéraires trouvant intérêt à vos yeux ? "






_________________

Even a storm that could ruin an umbrella
is not enough to halt a man’s journey.
Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/t8392-iwa-equipe-0 http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari
Nagamasa Mikazuki
Nagamasa Mikazuki

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Mer 4 Avr 2018 - 19:31
Les encres mystérieuses
Prenant place dans l'assise en face de vous dans cette nouvelle salle que vous me faites maintenant découvrir. Je me permets, pendant un instant, de laisser mon regard s'intéresser à la décoration, bien que fort sobre de cette pièce. Sobre, mais aucunement inexistante. Le juste milieu entre le trop et le pas assez, permettant une concentration maximal sans être sans cesse attiré par la contemplation d'un parchemin accroché au mur ou encore se perdre dans son propre imaginaire par manque d'attrait visuel. Le juste équilibire à mon sens, comme il est bien trop souvent difficile de trouver. C'est comme pour la tenue vestimentaire ou encore la coiffure. Il faut trouver la manière de s'habiller pour ne pas avoir trop de coloris différents ou encore de motifs n'allant guère de paire. Et pour la coiffure, un air trop strict ne me va point, me faisant dés lors paraître pour une fille morne et horripilante, alors, je me dois de faire preuve d'un peu de fantaisie dans mes attaches pour ne pas avoir cet air stricte qui me vieillirait d'autant plus. Ou pire ne pas en faire assez et avoir un air négligé, une chose que je détesterais d'autant plus. Ainsi, à cet instant, avec les cheveux simplement relevé en une queue haute, bien qu'avec quelque mèches tressée dedans, je n'ai pas l'air d'en avoir trop fait, ni même d'être simplement négligée. Parce qu'il est fort aisé de se lever à la dernière minute et de rapidement se faire une queue à l'arrière du crâne. Et oui, s’affréter est tout un art pour ne pas être trop facilement classifiée dans une branche ou l'autre.

Observant d'un œil intéressé votre position en ace de la mienne, alors que vous semblez quérir un petit peu moins de distance entre nous, chose que cette pièce nous à permit de remettre en place. Il faut dire que dans la bibliothèque, étant obligé de parler dans des murmures nous étions obligés de nous tenir plus proche l'un de l'autre, mais là, alors qu'une table nous sépare, que l'on peut réellement parler de vive-voix sans crainte de déranger qui que ce soit. La pièce étant uniquement là pour nous à cet instant.

Laissant vos palabres parvenir jusqu'à mes oreilles, je vous écoutes sans dire un mot, je me permets alors de sourire un petit peu. "Je pourrais vous la raconter quand j'aurais vu avec mon aîné qu'il me la conte à nouveau afin de pouvoir vous dire, la version que nous avons, nous héritier de Tetsu." Je penche alors un peu la tête sur le côté, vous regardant ainsi en biais. "Dans tout les cas, je suis ravie d'apprendre que vous écrivez. Pourrais-je avoir accès à quelques-uns de vos écrits ?" Curieuse ? Oui, c'est peut-être un peu question de cela, mais aussi, si vous compter narrer un jour l'histoire de mon aîné, j'ai envie que cela soit l'oeuvre d'une belle plume. Non pas que je doute de vous et de vos capacités, mais j'ai envie de lire, de découvrir la façon dont vous pourrez tourner les phrases, les événements.

Imitant maintenant votre position, venant m'accoudé à la table et poser mon menton sur le dos de ma main, mes iris toujours rivés dans les vôtres, je prends encore la parole. "Il n'y a pas réellement de genre littéraire qui m'intéresse. Je suis un peu touche à touche. J'aime m'instruire. Il faut dire que vivre pendant plus de douze ans dans une académie, si on n'aime pas le savoir, cela serait fort ennuyeux, ne croyez-vous pas ?" Une question, pour être sûr que mes mots ne vous ennuies pas alors que je me permets de parler un peu de ma personne.

Et modeste, je me permets finalement, de venir encore une fois vous corriger. "Si je joue le rôle de la muse pour ce futur livre, je n'escompte pas voir mon nom écrit sur la couverture, un simple mot sur la première page me suffira amplement." Une nouvelle fois, je vous offre un fin sourire, alors que je vous fais comprendre là que je n'escompte rien en retour hormis de simple mot de reconnaissance au final, bien que cela, montre en réalité un petit égo que je ne devrais point avoir non ? Curieux dilemme qu'est donc présent là.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t2808-nagamasa-mikazuki#20668 http://www.ascentofshinobi.com/t2833-equipe-7-les-charognards http://www.ascentofshinobi.com/t2947-mikazuki-la-voie-du-bushido#21852
Borukan Muramasa
Borukan MuramasaEn ligne

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Mer 4 Avr 2018 - 23:28





デウス・エクス・マキナ


::: RP ::: Les Encres Mystérieuses
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki




♫♪ music box ♪♫



Le temps s’effiloche peu à peu sous les galvanisations cathartiques s’érigeant de cette rencontre. Agréable, que de converser avec une jeune femme à l’esprit tout aussi aiguisé que la lame de ses arts claniques. Un peu plus vient étayer ce plaisir palpitant ,que de s’entretenir avec un esprit aimant les légendes. Sa parure est élégante, tout comme cette façon de mettre en plis sa chevelure immaculée. Elle semble ne pas trop en faire, pour ne pas trop mettre trop en valeur les courbes formées sous sa peau de porcelaine. Elle n’en a pas besoin. Preuve plaisante de son raffinement trouvant admiration dans les yeux effleurant avec respect les traits de ce fin visage. Comment ne pas admirer avec une attention particulière le portrait se dessinant face à lui ? Difficile.

Seuls, loin des oreilles indiscrètes ou de la règle tacite du Sanctuaire des Encres, les murmures disparaissent, se transformant échos plus prononcées. Mais pourtant, même s'ils n’enfreignent plus de règles, un tension persistante demeure. Un sentiment étrange plane, comme si quelque chose de malicieux persiste toujours. Cette chose semble devenir plus intense. Il ne peut mettre le doigt dessus, mais son nom est sur le bout de sa langue. Peut-être que le mot lui reviendra ? Surement.

Elle penche sa tête légèrement sur le côté. Il lui affiche un léger sourire, afin de répondre à cette mouvance qu’il apprécie. Il lui arrive lui-même d’en faire montre. Mais est-ce la même signification qui s’incarne derrière ce simple mouvement ? Qui sait ? Peut-être. Elle lui propose de lui raconter une autre fois la version de la légende forgée dans les esprits du Pays du Fer. Est-ce une excuse pour une nouvelle rencontre ? Ce n’était pas pour prendre congé, car elle l’aurait énoncé plus tôt. S’assurait-elle malicieusement d’avoir l’occasion de converser avec le jeune homme une fois de plus ? Il n’allait pas refuser, surtout qu’elle avait aiguisé sa curiosité. Elle en avait mené les flammes jusqu’à l’incandescence.

“ Bien sûr. “ -affichant un sourire à cette merveilleuse idée- “ J’ai quelques écrits, mais je suis encore dans une phase de recherche. Je vous les montrerais avec plaisir. “

Une idée plaisante, que de pouvoir faire lire ces ouvrages et avoir l’avis d’une personne semblant avisée. Bien sûr, il allait lui proposer de lui-même, par correction. S’assurer de la finesse de la plume narrant la légende était normal. Il savait déjà qu’elle serait conquise de ces œuvres encore inconnues.

Il la regarde en souriant. Il examine son interlocutrice avec un peu trop d'insistance. Aucunement de façon véhémente, bien au contraire. A travers ses miroirs ambrés, il lui montre qu’il apprécie la discussion, tout autant que la compagnie.

“ Vous appréciez tous les genres ? Nous sommes deux. “ -sa voix est un peu plus malicieuse- “ Vous venez de l’Académie des Remparts ? J’ai eu quelques échos de cette dernière. “ -agréablement surpris-

Voilà qu’elle expliquait pourquoi il n'eut jamais l'occasion de la rencontrer dans l’antre Hashirique. Décidément, plus ils discutaient, plus les surprises (toutes plus agréables les unes que les autres) apparaissaient sous la verve échangée en toute sérénité avec la Nagamasa.

Il acquiesce à son idée. Tant de modestie était-elle permise ? 

“ Un simple mot. “ -inclinant légèrement le visage, dénotant son approbation-

La Muse d’un seul ouvrage ? Ou peut être de plusieurs ? Qui sait ?

Il se plastronne, portant ses yeux dans les siens. Un peu songeur, il laisse un court silence se faire, avant de rouvrir ses lippes pour lui parler un peu de lui-même. Elle avait offert beaucoup d’elle-même. Il aurait été incorrect de ne pas faire de même.

“ J’aime particulièrement les livres, tout autant que les arts des esquisses, des peintures. “ -inclinant la tête sur le côté (à son tour), comme pour dénoter une idée- “ Je suis médecin. Si j’aime autant les livres, c’est peut-être parce que depuis ma plus tendre enfance, j’ai commencé à apprendre la médecine à travers eux. “ -marquant un bref répit, il reprend à nouveau sa tirade introspective- “ Mikazuki-san, j’apprécie de vous parler. “ -il lui offre un sourire plus prononcé, sincère sur ses propos-

Il avait parfaitement remarqué le livre qu’elle avait déposé sur ses genoux, après s’être assise. Était-elle un peu gênée ? Éprouvait-elle, à travers ce geste inconscient, une sensation particulière en sa présence ? Où était ce l'absence de table qui l'avait fait adopter cette posture éhontée ?

Il la regarde d’un air un peu taquin, mais doux. Il ne veut pas l’offusquer, mais ne peut s'empêcher d’être un brin malicieux. Connaissait-elle l’importance que revêt une muse aux yeux d’un artiste ? 

“ Vous êtes généreuse à mon égard. Je ne peux accepter cette bonté désintéressée sans vous offrir rétribution en retour. Je ne doute pas que mes écrits vous plairont, mais cela serait profiter de vous. Car je veux que la première lectrice me donne en toute franchise ses critiques sur ma plume. Muse ne voulant qu’un mot ? Muse pour une seule oeuvre ? -laissant transparaître une certaine contrariété à cette idée cruelle- “ Je suis certain que vous deviendrez la muse de pléthore d’œuvres. Pas seulement dans la littérature. “ -dit-il, affichant les nitescences perlant de ses dorures sphériques- “ Je suis humble, tout comme vous l’êtes. Je ne recherche pas particulièrement le succès ou à être connu. “ -laissant sa réelle quête sous les ombres (plus ou moins), sa voix se nimbe légèrement, avant de poursuivre ses palabres personnels, se tournant question- “ Nous avons tant de sujets passionnants à évoquer, vous et moi. Je ne regrette pas de m’être permis de vous aborder. “ -laissant échapper un léger rire cristallin-

Cette frontière invisible les éloignant le dérange, il ne l'aime pas. Les murmures rapprochés s’avéraient plus plaisants. Il se lève, puis fait quelques pas, avant de venir s'asseoir auprès d'elle, cote à cote, le plus naturellement du monde. Après tout, le siège était prévue pour accueillir plusieurs personnes, il aurait été dommage de ne pas en profiter. Appuyant sa joue dans la paume de sa main, tournant sa tête vers la jeune femme, il peut dès lors apprécier de plus près son visage et chaque expression qui y prend forme.

" Mikazuki-san, puis je vous parler d'une oeuvre que j'aime tout particulièrement ? "






_________________

Even a storm that could ruin an umbrella
is not enough to halt a man’s journey.
Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/t8392-iwa-equipe-0 http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari
Nagamasa Mikazuki
Nagamasa Mikazuki

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Ven 6 Avr 2018 - 20:21
Les encres mystérieuses
S'il est fort aisé de parfois se contenter de répondre tout simplement un oui, quand une question vous est posé, il est cependant bien plus attrayant que de répondre par des expressions synonymes de ce mot devenu bien trop courant et ayant bien trop souvent des consonances déplaisantes dans des accents horripilants. Ouais, la preuve flagrante de manque de tenue. Oui, la simplicité à l'état pure, se cantonné à l'expression commune. Mais là, c'est tout autre chose que vous m'avez servit. Bien plus appréciable et prouvant une fois de plus vos connaissances. Un esprit érudit se tient donc en face de moi, en même temps, ayant supposée que vous pourriez être l'auteur de quelques livres, il est normal que vous me montriez malgré vous votre vocabulaire. Et comment dire que j'aime cela, d'entendre et surtout de participé à une conversation qui ne sera point plate d'une aucune manière.

Et je souris, satisfaite dans toutes les manières possibles de votre réponse, riche en signification à mon sens. Mais bien à milles lieux d'imaginer la signification que vous avez donné à ma proposition. Une proposition pour être sûr de se revoir. Je suis bien le de penser à cela maintenant. Pourquoi penser à une prochaine fois, alors que là maintenant, nous sommes déjà entrain de converser ? Pourquoi ne pas tout simplement profiter de l'instant présent, comme il est bien trop souvent compliqué de le faire. La vie est courte alors, il ne faut pas tout le temps penser aux futurs, parce qu'alors, on risque d'oublier de vivre. Et vivre, c'est ce qu'il y a de plus important. Le présent ne devrait pas être diminué par le passé ou encore par le futur. Le présent est à mon sens le plus important. Vous comprendrez donc, que je suis bien étrangère à cette pensée qui vous anime et que vous taisez.

"J'avoue me languir déjà des textes que vous me permettrez de regarder. Je ne doutes pas de la richesse de votre vocabulaire étrangement."" Je souris, vous faisant ainsi un petit compliment sur une analyse que j'ai peut-être été un peu trop hâtive à faire. Mais en même temps, ne dit-on pas souvent que la première impression est la bonne ? Bien que je me trompe peut-être, mais de toute façon, c'est ce que j'ai envie de croire et je suis persuadé que très rapidement vous me montrerez que je ne me suis point leurrée à votre sujet sur ce point. "En réalité, je serais même bien tenter de vous en emprunté un le plus rapidement possible." Surenchéris-je alors, malgré moi, vous montrant ma curiosité et vous offrant ainsi la possibilité de l'attiser davantage. "Si bien entendu, cela ne vous mets point dans l'embarras. Je ne voudrais pas vous offusquer par cette demande, surtout si vous estimer que vos oeuvres sont au point mort." J'esquisse un petit sourire, pour vous manifester que cela m'angoisse un peu, que de vous mettre de mauvais poil pour quelque chose comme cela. Néanmoins, je ne m'arrête point là, continuant sur ma lancée, faisant ainsi preuve d'une franchise à toute épreuve. "Mais si c'est le cas, peut-être qu'un oeil extérieur pourrait justement vous aider à poursuivre." Je penche alors un peu à nouveau la tête. "Vous ne croyez pas ?" Questionnais-je alors innocemment, bien que sachant pertinemment le risque que j'ai là, d'avoir déclencher vos foudres.

Néanmoins, face à mes dires, vous ne faites preuves d'aucune véhémence. Chose plus qu'appréciable et surtout qui permet ainsi à la conversation de se poursuivre. Nous permettant ainsi de nous intéresser un peu plus aux intérêt de l'autre. Je ne peux pas m'empêcher de rire en entendant votre réponse. "Pour dire vrai, je n'arrive pas à comprendre les personnes qui n'aime pas un genre littéraire. Je peux comprendre que l'on n'aime guère la plume d'un auteur, mais un genre entièrement... C'est plus difficile à concevoir car il existe tellement de possibilités dans chaque genre." Je souris alors un peu, le regard un peu amusée, bien qu'affichant en même temps une expression un peu embêter. Le contraste entre l'ennui provoqué par les autres, mais l'amusement de notre échange.

Tandis que maintenant, vous me questionner sur l'académie des Remparts, je me permets de reculer un peu dans ma chaise, croisant les jambe, cherchant une conversation un peu plus confortable. "En effet, j'ai grandit là-bas, alors j'avoue être assez curieuse du système que vous avez implanté ici à Iwa. J'ai déjà pu constater quelques différences aux niveaux des agencements des pièces et c'est plutôt bien pensée." Un nouveau compliment ? Non étant donné que ce n'était probablement pas vous qui avez pensé et organisé les lieux. En effet, je n'ai nullement l'information que vous êtes le directeur des lieux. "Mais vous voulez peut-être avoir des informations sur celle-ci pour ne plus vous fier qu'a des rumeurs ?" Echo, voilà ce que vous aviez dit, mais cela reste pareil non ? Echo, rumeur, bruit de couloir, souvent, il s'agit de sujet ayant une existences douteuses. Alors, si ma présence et mes réponses peuvent vous aider, je serais des plus ravies de vous répondre, mais encore faut-il que cela aie réellement un attrait pour vous.

En parlant d'aide et d'échange, je vous informes assez rapidement de mon unique souhait, si jamais un jour, une collaboration entre nous existe belle et bien pour un livre parlant de la vie de Chôgen ou plutôt des événements qui ont conduit à sa mort plus que tragique. Bien que je doute réellement que l'on puisse le qualifier de martyrs. Il est comme beaucoup le diront un dommage collatéral dans la guerre opposant deux villages ninja. Pourtant, je me refuse à voir cela de cette façon. Dans tout les cas, à cet instant, ce n'est point le sujet et j'avoue être sceptique face à votre réaction. "Quelque chose ne vous sied guère ?" Questionnais-je alors que je ne peux manquer votre mimique et le ton de votre voix qui contraste bien trop avec le mouvement de la tête que vous avez pourtant fait quand je parlais encore.

Et puis le silence s'installe, pourtant, aussi mystérieux que cela puisse être, il n'est nullement oppressant, ni même dérangeant. Une sorte de petit moment de répit dans notre échange intellectuel et culturel. Une façon de reprendre un peu ses idées, de se recentrer ou presque. Parce que les iris rivées les unes dans les autres, il est étrangement compliqué que de faire réellement le point. Pourtant, vous brisez maintenant le silence d'une voix fluette et fort appréciable pour commencer à vous livrer. Je vous écoute, sans décrocher mes pupilles des vôtres au risque de vous mettre, peut-être un peu mal à l'aise en face d'une telle insistance. Néanmoins, mon but n'est aucunement d'être désagréable, après tout, je ne vous regarde point comme si on était entrain de faire un duel de regard comme j'ai déjà pu en faire avec Shigure pour rire quand j'étais encore toute petite. Non, il s'agit là, d'un regard plus doux, bien plus appréciable et supportable. Surtout que vous semblez réellement vraiment me parler de vous. M'expliquant un peu plus en détail qui vous êtes et l'origine votre attrait pour les livres.

Je vous écoutes, sans chercher à vous interrompre, attentive à la moindre de vos syllabes. Je bois peut-être un peu trop vos paroles même. Pire encore quand soudainement, vous vous décidez à prononcer cette phrase à mon sujet. Je détourne alors le regard du votre malgré moi, le rouge me montant bien trop vivement au joue. Surprise par cette déclaration soudaine et impromptue. Quelle idée que de déclarer cela de cette manière. Je m'en retrouve toute déboussolée alors que jusque là, je n'avais aucun mal à soutenir votre regard. Et le pire, fut votre aisance à prononcer mon prénom, me provoquant un léger frissons sous la surprise d'être ainsi, si vite appelée de façon familière. A l'académie, l'on m'a tellement servi du Nagamasa-san qu'être appelée par mon prénom est quelque chose de très rare pour moi, et là, vous venez de le faire, si vite, si facilement que cela me déroute. Mais peut-être que l'ambiance de la pièce n'aide pas, cette proximité et cette intimité qui semble prendre place entre nous... Le tout ensemble n'est point habituel pour moi et ainsi, j'ai du mal à faire preuve de mon calme et de ma retenue pourtant si bien maîtrisée en temps normale.

Je l'avoue, je ne sais plus du tout comment réagir, ni même quoi vous répondre. Je me contente tout simplement de garder la tête baissée, les joues rouges et mes doigts ayant saisi à nouveau le livre pour m'en saisir et m'y agripper.

Et comme pour me narguer, vous continuer de me parler de cette façon, cherchant à me complimenter sur une attitude qui est pourtant tout à fait normale pour moi. Ainsi, aussi malaisé que je puisse être par cette situation, mon coeur en ratant quelque battement, je vous laisse poursuivre votre tyrade à mon égard sans m'y opposée. Et puis la retombée pour vous parler à nouveau de vous et je me tente à relever un peu le regard, les joues toujours en feu par votre faute. Nullement habituée à être ainsi flattée. Mais voilà qu'alors que mon regard se pose sur vous, vous vous mouvez pour venir prendre place à mes côtés. Trop près, trop vite et pire encore, vous recommencez à m'appeler par mon prénom. "Je..." Bégayais-je un peu malgré moi, étant vraiment dans ce genre de situation pour la toute première fois de ma vie. Je tente néanmoins de reprendre contenance en toussotant un peu dans ma main, ne vous regardant plus, mes quelques mèches courtes dissimulant partiellement mon visage à vos yeux. C'est ainsi, dans cette position peu respectueuse et montrant une trop grande timidité que je reprends la parole maladroitement. "Je vous en prie, Borukan-san." Réussis-je finalement à articuler alors que j'ose à nouveau un léger regard sur lui. J'ai tellement de chose à dire, pour réagir à ce que vous avez dit, mais je n'y arrive pas, n'estimant pas qu'il s'agit là d'un moment judicieux pour cela, étant tout bonnement incapable de réfléchir comme je le faisais juste là, bien trop perturbée par vous, vos mots et votre proximité.


Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t2808-nagamasa-mikazuki#20668 http://www.ascentofshinobi.com/t2833-equipe-7-les-charognards http://www.ascentofshinobi.com/t2947-mikazuki-la-voie-du-bushido#21852
Borukan Muramasa
Borukan MuramasaEn ligne

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Sam 7 Avr 2018 - 15:17





デウス・エクス・マキナ


::: RP ::: Les Encres Mystérieuses
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki




♫♪ music box ♪♫



Il est dit que pour le Samouraï, son propre Katana est comme une partie de son âme, voire même, que tous deux ne forment qu’une seule et unique entité. L’origine de cette évocation, faisant état de vérité, est insondable. Ancestrale, depuis la nuit des temps. Nul ne peut contester que la nitescence de l'éclat de la lame du Bushido, s’avère le reflet de son maître. Le métal ouvragé demande même au forgeron, que lui-même offre une part de sa quintessence, afin de parachever le chef-d’oeuvre. Un écrivain est peut-être bien plus proche de cet esprit, que ce que l’on peut à première vue supposer. Ce dernier donne une part de l’essence l’incarnant, lorsqu’il sculpte avec délicatesse les folies de son imagination. Les calligraphies, laissant voguer l’imagination en légion de teintes pouvant aller jusqu’à firmament, sont les miroirs où s’incarnent ceux qui les écrivent avec dévotion. Il suffit de quelques mots qui se suivent, pour tenter de mieux discerner la nébuleuse silhouette les ayant choisis et mis en ordre. Il n’aime pas les réponses simples. Préférant le silence à ces dernières, il fait le plus souvent montre de plusieurs sens derrière les paroles qu’il offre. Unissant derrière une réponse sincère, d’autres horizons tout aussi véridiques. Loin d’être introspectif, il affiche pourtant chaque once de ses tumultes sous ses placides échos. Un peu goguenard, il apprécie que ses interlocuteurs doivent saisir les nuances insoupçonnées, dans leur totalité. Pourquoi tant de facéties, alors qu’une simple réponse, allant à l’essentiel, s’avérait bien plus facile. Sans doute la correction ou bien les convenances héritées, entre autres, des règles de la sociabilité. Sans ces piliers instituant les règles, seraient-ils en train de converser ? Certainement, mais d’une manière moins formelle. Une conversation manquant de spiritualité, où ce ne serait plus l’esprit qui tient la place principale, mais simplement les pulsions les animant. Parler ne nécessitait pas toujours la verve d’une langue aiguisée. Fallait-il être érudit, pour avoir des soupçons, quand à la discussion s’érigeant entre deux personnes se retrouvant à l’orée d’un endroit isolé ? Non, la réponse est évidente. Ils laisseraient leur corps parler pour eux, mais certainement entre eux, tout simplement. Elle lui sourit, démontrant que la réponse qu’il lui avait donné lui plaisait. Même si une légère dissonance s’était immiscée derrière les significations comprises par chacun, cela revenait finalement au même. Il était bien loin de ne pas apprécier le moment présent qu’elle-même savourait. Tandis qu’elle, de son coté, ne disait pas non à une prochaine fois. Il fallait lui concéder que le plus important, en cet instant, était bel et bien le présent. Elle se languissait de ces encres qu’il lui faisait miroiter, en plus de doublement le complimenter. Peut-être même que le premier des jumeaux tenait du lapsus, ce qui démontrait qu’elle aussi aimait transmettre des messages un peu voilés par l’abrupte de la rhétorique (bien plus infinie qu’elle laisse imaginer). Il lui tardait que ces lèvres rosées, mais un brin sanguines, se montrent hâtives dans la démarche. Chose faite tout naturellement, acceptée d’un simple mouvement. La tête s’incline légèrement, lui affirmant la curiosité de la jeune femme l’enchantait. Il saurait ne pas décevoir ses attentes, ni sa soif d’encres, faisant en sorte de les attiser davantage, jusqu’à la rendre inextinguible, mais non moins point assouvie.

“ Vous ne m’offusquez en rien, au contraire. “ -marquant une courte pause, afin de la gratifier d’un sourire des plus aimables- “ Soudainement, j’ai très envie de les dépoussiérer. “ -se contenant de laissait échapper un petit rire après ces mots taquin, mais tenant d'euphémisme- “ Surtout si c’est en votre compagnie. “ -en faisant mine d’un ton taquin, mais plus que sincère- “ Je ne crois pas, je suis certain que vous avez raison. “ -la rassurant d’un sourire-

Parfois, contrairement à ce que l’adage prônait, il valait mieux être accompagné que seul. Surtout lorsque la compagnie s’avérait agréable. Il ne doutait pas que la Nagamasa soit appréciable à côtoyer de bien des façons. En plus de sa beauté, elle se targuait de posséder de l’esprit, ainsi qu’une langue plus qu'habille (dans sa verve), sans compter une parfaite correction. Elle n’avait aucune peur à avoir à se risquer de demander quelques égards (plus que mérités) à l’homme lui faisant face. D’où venait ce désir d’échanger tant avec elle, qu’il était prêt à acquiescer à la moindre demande de sa part ? Se serait-il montré si ouvert d’esprit s’il s’agissait de quelqu’un d’autre ? Non. La vie est courte. Le destin est souvent funeste. Pourquoi ne pas profiter de cette rencontre pour en explorer la moindre possibilité (de fond en comble) ? Ce n’était pas comme si quelque chose l’empêchait. De plus, elle semblait sincère, tout comme lui. Comme elle le souligne, on peut ne pas aimer la plume d’un auteur, mais il est inconcevable de se fermer aux possibilités de pléthores de genres littéraires. Leurs pensées s’accordaient parfaitement. Tous deux appréciaient explorer en détail les diverses nuances qui s’offraient à eux, du moment que ces fantasmagories exultait d’une personne talentueuse dans son art. Tous deux s’accordaient parfaitement, laissant présager de fructueux horizons, où les infinies seraient passionnément partagées. Lorsqu’il évoque l’Académie, il remarque qu’elle désirait ne plus parler de choses assez solennelles, mais plus personnelles. Sa mouvance parlait pour elle. Le sujet de conversation se profilant alors était certes intéressant pour le directeur, que de connaître l’avis d’une ancienne élève ayant grandit là bas, mais pour l’homme il s'avérait loin d’être prioritaire. Il voulait connaître la femme en face de lui sur le plan personnel et la mettre à l’aise. En réalité, l’Académie des rempart était certes quelque chose d’inspirant, mais bien loin d’arriver à la cheville de la muse.

“ Si vous le souhaitez, je vous ferais visiter. Ce sera une occasion de discuter en profondeur de ces deux lieux et de notre expérience académique. “ -n’insistant pas, plus envieux d’autres sujets-

Jouer les guides pourrait être amusant. Il n’était pas contre le fait de lui faire visiter l’établissement. Un Directeur d’Académie devait toujours se montrer courtois et disponible afin de satisfaire les personnes désireuse de s’enivrer de connaissances et emprunte à découvrir le dédale hashirique. Peut-être prévoyait-il de lui faire une proposition concernant un poste vacant. Mais il oubliait volontiers cet intéressement, préférant pour l’instant d’autres horizons.tenant priorité sur le travail. Elle remarque la contrariété de l’interlocuteur, quand à l’idée éphémère ne laissant supposition qu’à une seule union entre muse et écrivain. Il ne s’en rendit point compte, que le marbre, façonnant son visage bien souvent stoïque, s’était lézardé. Il lui signifia que non, en pivotant légèrement la tête, puis lui souriant avec sincérité afin de la rassurer. 

“ Au contraire. “

Ces regards échangés avec intensité, mais emprunt de calme et de sérénité, allant de pair avec les tonalités, dénotent d’un réel plaisir à converser avec elle. Il était rare pour lui, que de ne pas se montrer froid et distant avec les autres. Mais avec la Nagamasa, il se montrait chaleureux tout naturellement. Ses mots sont un peu avenants, parfois trop, si bien que le rouge empourpre la porcelaine de ses joues albes et forcément douces. Il apprécie la coloration se dessinant sur ce beau visage, souhaitant qu’il affiche chaque nuances possibles et imaginables, qui s’incarnent du rose pâle immaculé, jusqu’au sanguin incandescent le plus brûlant et bouillonnant. Il ne voulait pas qu’elle lui en veuille, c’est pourquoi, il lui ferait peu à peu adopter ces teintes, avec subtilité et délicatesse. La soirée était encore jeune, et il ne la laisserait pas s’échapper avant qu’elle ne lui ait fait montre de toutes les possibilités de la coloration qu’elle pouvait offrir à son regard attentif, comme contemplatif. Elle frissonne lorsqu’il prononce en toute impudence le prénom qu’elle porte. Remarquant aisément que cette petite touche de familiarité, n’est pas anodine, mais particulièrement efficace pour lui offrir les palpitations venant manquer de lui couper le souffle. Preuve qu’elle était une femme bien sous tout rapport, dont l’éducation était raffinée et parfaite. Loin des gourgandine ne s'offusquant pas un instant de fricoter avec allégresse et perversion éhontée. Muramasa appréciait les femmes comme Mikazuki, les demoiselles prudes et chastes, faisant preuve de timidité à travers leurs joues pourprées. Cependant, celles-ci étaient si rares, que d’avoir la chance d’en croiser une, s’avérait du miracle. En général, quand on est bonne à marier, on ne reste pas seule bien longtemps. Le Directeur ne le fit même pas exprès, ayant pour habitude d’appeler les gens par leur prénom, accompagner du suffixe respectueux qu’il employait qu’importe l’age ou la noblesse de l’interlocuteur lui faisant face. Il fallait vraiment être quelqu’un de proche de lui, pour qu’il laisse choir cette étiquette. Sa sœur spirituelle par exemple, qu’il connaissait depuis tant d’année qu’ils en venaient même à des surnoms. Cela venait sans doute du fait que malgré sa jeunesse, il était bien plus sage que ce qu’il paraissait. Pour lui, l’âge ne signifiait pas forcément la même chose que ce que les autres pensaient. Elle panique en tentant de contenir ses émois , détournant le regard, s'agrippant à la première chose qui peux la rassurer, comme bouclier ou masque la protégeant ou la cachant de ces choses la perturbant intérieurement, tout comme extérieurement. Il poursuit comme si de rien n’était, apportant quelques braises, avant de lui laisser le répit nécessaire à ce qu’elle reprenne son souffle. Il voulait attiser sa curiosité, mais aucunement la troubler au point de l’offusquer ou qu’elle se sente insultée. Il avait beaucoup de respect envers une femme si intéressante, en plus de l’évidente admiration qu’il avait toujours eu pour le clan Nagamasa. Mais quand bien même, le malicieux ne pouvait pas insulter la jeune femme, en manquant de sincérité ou en n’étant pas lui même. Il se rapproche d’elle, la décontenançant à nouveau. Le médecin n’avait jamais autant apprécier la couleur rouge qu’à cet instant, où Mikazuki lui montrait, sans même le vouloir, tous les attraits de ces pigments. Elle tente de le cacher autant que faire se peut, mais se retrouve acculée, ayant pour seul voile cristallin, les fines cascades perlant de sa tiare de soie immaculée, offrant une éphémère protection. Rapprochée d’elle, au plus prêt qu’il puisse se le permettre, sa contrariété est dès lors apaisée. Il voudrait se rapprocher un peu plus, mais être intrusif au point de risquer que les peaux s’effleurent à la moindre inadvertance de l’une ou l’autre, serait bien mal avisé. Laisser à son interlocutrice un espace personnel, bien qu’infime, était la moindre des correction. Il affiche sur ses lippes un sourire un peu malicieux, pour ne pas dire charmeur. Un peu songeur, il détourne les yeux quelques instant, afin de réfléchir à comment lui narrer cette histoire. Quelques secondes suffirent, afin de trouver une des infinies à lui exposer. Il plonge son regard à nouveau vers elle, avant que ses lèvres ne commencent à donner vie à ses pensées, dans les échos de sa voix calme, mais endiablée.

“ Imaginez un monde où les créatures les plus improbables existent depuis la nuit des temps. Monstres et autres féeries. “ -en souriant paisiblement à ce genre qui lui plaisant tant- “ L'histoire se déroule dans un monde où humains et monstres se font la guerre depuis toujours. Une créature, surnommée le Roi Démon a éradiqué la moitié de l'humanité et pris la tête des créatures. Pour contrer ses plans qui consistent à détruire l'humanité tout entière, les hommes ont confié à un individu aux pouvoirs exceptionnels, le Héros, la tâche de l'éliminer. “ -posant le cadre de l’histoire- “ Le Roi Démon, comme le surnomme les hommes, est en réalité une femme aux oreilles longues et pointues, seul trait physique révélant sa véritable nature. Étrange, non, qu’un monstre puisse être si proche à un détail près. Mais c’est aussi ce qui est intéressant dans cette histoire. “ -en souriant, laissant un suspense quand au genre littéraire-  “ Elle se rend dans un château qui lui appartient, mais dont un autre monstre a pris possession. C'est là qu'elle rencontre le Héros, qui était venu voir si le Roi Démon s'y trouvait. Alors que des monstres attaque la méchante, le Héros la sauve, croyant qu'elle est un monstre ordinaire, car il ignore l'apparence du Roi Démon. Celle-ci, surprise en découvrant ses principes pacifistes, qu’il fasse une différence entre les monstres, qu’il puisse considérer qu’ils ne sont pas tous forcément mauvais, décide de se joindre à lui. Pour se faire, elle prétend être tombée amoureuse de lui. Cependant, alors que le héros est momentanément blessé par un monstre, elle se sent prise d'une réelle affection pour lui. Elle choisit donc de l'accompagner pour pouvoir le tuer au moment le plus opportun. “ -marquant un court silence- “ Résumée ainsi, le début de cette oeuvre peut sembler ne point faire sens, mais pourtant elle est captivante. “ Je ne veux pas vous gâcher la surprise que de la découvrir par vous même. Tellement d’aventure et de péripéties passionnantes, dont je suis certain vous feront rêver. Vous devinez peut-être la suite ? “ -la taquinant légèrement- “ Un indice, bien que pouvez vous en douter à travers mon court résumé, j’aime particulièrement les écrits ayant pour sujet la romance. “

Il lui affiche un sourire une nouvelle fois, cherchant à savoir si ce genre d’histoire lui plaisait.

“ Cette histoire est très peu connue, car il n’en existe qu’un seul recueil en réalité. C’est une oeuvre qui a été écrite par l’une des plus fines plumes du Yuukan, mandatée pour ouvrer un cadeau atteignant le Quintessence d’un genre littéraire. Je ne vais pas faire de mystères, Cadeau destiné à la princesse d’un pays. C’est un peu étrange, mais je dois reconnaître que l’idée est belle. Enfin, lorsque le père de celle-ci vérifia ce que l’artisan des encres avait produit, se rendant compte d’une histoire inadmissible, il se sentit outré, bien entendu. Et énerver un tyran, je vous laisse imaginer la suite. Ce fut la toute dernière oeuvre qu’il put écrire. “ -laissant une légère mélancolie transparaître sur son fin visage, avant de reprendre des traits plus chaleureux- “ Excusez-moi, je me laisse aller à trop en dire et à parler de choses un peu dramatiques. Alors que mon intention est de discuter avec vous de choses plus plaisantes. “ -toussant un peu, derrière le point venant masquer ses lippes-

Il voulait changer de sujet, retourner sur un terrain où la verve serait plus amusante et délicieusement nimbée. Laisser les drames ou la tristesse de ce monde, afin de profiter pleinement de la compagnie de la jeune femme, sous les meilleurs aurores.

“ Mikazuki-san, aimez-vous ce genre, où la romance est pierre angulaire des écrits ? “ -espérant apercevoir une nouvelle nuance colorée, ainsi que d’en savoir un peu plus la concernant-






_________________

Even a storm that could ruin an umbrella
is not enough to halt a man’s journey.
Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/t8392-iwa-equipe-0 http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari
Nagamasa Mikazuki
Nagamasa Mikazuki

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Lun 9 Avr 2018 - 19:48
Les encres mystérieuses
Vous m’envoyez ravie alors. J’aurais été ennuyée que vous preniez mal mes mots alors que mon intention n’était nullement là.” Soufflais-je doucement alors que je reste surprise par la suite de vos propos. Un compliment masqué peut-être ? Je n’en saisis pas toute les nuances, mais cela semble être réellement quelque chose de positif, que cela soit pour vous ou pour moi. Alors, je souris, légèrement tandis que vous poursuivez dans votre flatterie nons dissimulée cette fois-ci. “J’espère que mon avis vous conviendra alors. Vous commencez à me mettre un peu la pression n’est-ce pas ? Avez-vous peur que cela ne puisse pas me plaire ?” Une question légitime, un auteur à toujours le droit de douter, mais en même temps, j’ai un peu du mal à croire que je puisse vous inquiétez de la sorte. Ne suis-je pas déjà persuadé que vos ouvrages seront quelque chose de bon, de bien, de fort agréable dans la fond comme dans la forme ? Mais là, ne suis-je pas entrain de juger le livre à la couverture sans même la voir ? Si, c’est un peu le cas et je m’en navre moi-même, mais quand une personne a du talent, c’est quelque chose qui se remarque. Du moins, c’est mon avis. Et vous, je suis déjà persuadé que c’est le cas.

Petit à petit, l’on s’éloigne du sujet de vos livres pour parler du bâtiment dans lequel nous nous trouvons actuellement. L’académie d’Iwa comparée à celle du Rempart. Il y a, à mes yeux, tellement de chose à dire et pourtant, je me contente d’une petite comparaison, après tout, je n’ai pas encore eu le loisir de visiter l’entièreté des lieux, d’en découvrir le rythme et surtout les applications. Ainsi, quand vous me proposer de me guider dans cet endroit et de me permettre une bien meilleure comparaison via nos expériences, je ne peux être que intéressée par cela. Vous donnant donc une réponse affirmative d’un mouvement de la tête avant de prendre la parole pour le confirmer de vive-voix. “Je serais ravie de le faire en votre présence, je suis certaine que cela sera bien plus instructif et ainsi, j’aurais rapidement des réponses aux questions que je peux me poser. Mais excusez mon impolitesse, êtes-vous un élève ou un instructeur des lieux ?” Après tout, vous ne vous étiez pas présenté dans votre profession, alors il est tout à fait normal pour moi de vous poser maintenant la question.

---

Etrange situation. Tumulte de sentiments inconnus et incompréhensible. Je me retrouve réduite au silence par cette proximité nouvelle entre nous, mais surtout par cette ambiance et cette aura qui émane de vous. Je ne comprends pas moi-même les réactions de mon corps, ni même de mon coeur qui s’emballe comme si je venais de courir pendant de longues heure. Maîtrise des sentiments, c’est une chose que j’étais jusque lors capable de faire. Mis là, à cause de vous, je me retrouve à douter, à ne plus me comprendre alors que j’ai bien longtemps médité sur mon propre cas pour me connaître autant que possible. Et là, comme un caillou que l’on vient de jeter sur une étendue calme, vous venez détruire tout cela. Me faisant remettre tout cela en question à cause de quelque secondes en votre présence. Une présence un peu trop intime, trop proche. Trop vite peut-être même ? N’est-il pas de coutume de ne pas être si avenant avec la gente demoiselle ? De ne pas appeler ainsi une femme par son prénom trop vite, surtout quand la rencontre vient d’avoir lieu ? Êtes-vous donc ce genre d’homme qui enchaîne les conquêtes et les femmes à vos pieds ? J’ai envie de croire que non, que vous êtes bien plus respectable que cela, mais je doute, à cause de votre aisance dans cette situation qui me retourne toute.

Cruelle impression. Manque de confiance en vous, qui au final resté un parfait inconnu malgré vos palabres, nos échanges sur les contes et légendes. Hormis votre nomination, je ne connais rien de vous, et pourtant, je me retrouve, comme ses demoiselles dans les livres dont on parle actuellement à être émoustillée. Du moins, c’est ainsi que je tente d’analyser la chose, mais en même temps, je tends à me conforter dans l’idée que ça ne peut pas être cela. Oh, je ne nie point que vous ayez du charme, que j’apprécie l’ébène de vos cheveux fin ou encore les perles sombres dans lesquelles à plusieurs reprises je me suis déjà plongée. Mais tout cela ne peut pas être si simple, si facile. Je ne peux pas croire à cela, alors, je tente, tout bonnement de reprendre contenance, pour ne pas avoir l’air de ces filles nunuches, incapable d’aligner plus de trois mots à cause de sentiments infondés, prenant place si soudainement, sans raison. Parce que là, il ne s’agit que d’un malaise. Oui, c’est cela, un malaise à cause du toupet dont vous faites preuves en vous montrant si familier avec moi sans que je ne vous en ai donné l’autorisation. Je devrais vous corriger, vous remettre sur la bonne voie de la politesse. Oui, je devrais…

Hélas, je ne le fais pas, par pure folie ou bien peut-être à cause d’une certaine dose de masochisme dont je fais preuve là. Relevant légèrement le regard vers vous, les joues toujours d’un léger cramoisi, que je vous laisse maintenant réellement voir. Je cesse de me cacher derrière le voile de ma chevelure blanchâtre. Après tout, pour vous répondre, il est bien plus poli de le faire en vous regardant. Je ne compte pas me laisser aller à mes sentiments aussi incompréhensibles puissent-ils être. Je pourrais y réfléchir après, pour l’heure, je me dois de vous faire face sans faillir. C’est une belle épreuve n’est-ce pas ? Surtout que vous êtes là, avec votre sourire charmeur visé sur vos lèvres, me donnant réellement cette impression de faire face à une sorte de don juan. Suis-je si stupide pour me laisser aller devant un homme tel que vous semblez l’être là ? Un dragueur de bas étage ? Un coureur de jupon avec un tant soit peu de vocabulaire ? Vous êtes dévastateur et à cet instant, j’ai réellement envie de vous maudir pour cela.

Et pourtant, encore une fois, vous me mettez le doute. Alors que vous semblez ravit par cette situation, par cette proximité, vos iris dans les miennes, vous détournez le regard un bref instant avant de me laisser encore une fois me perdre dans l’océan sombre de celles-ci alors que vous prenez la parole, non plus pour tenter de me charmer, comme vous sembliez le faire jusque là. Non, vous me conter maintenant une histoire et je reste stupide un instant sous la surprise de cela. Est-ce donc réellement un jeu pour vous ? Je ne vous comprends pas. Vous êtes réellement énigmatique, cela en est perturbant.

Ainsi, je me laisse un peu bercer par votre voix, m’adossant au fond du fauteuil pour écouter votre histoire, mon regard toujours tourné vers vous. Vous écoutez ainsi parler calme un peu mon émoi, la proximité ne devient plus un problème, que du contraire. Dans cette narration, elle devient un avantage, un réel plaisir alors que vous parlez de ce monde fantastique que je suppose pour l’heure être de vous. Un monde sombre et ténébreux, ravagé par les conflits comme peut l’être le nôtre à l’heure actuelle. L’homme ne peut s’empêcher d’être un guerrier destructeur. Il ne peut vivre sans détruire et pour calmer sa perfidie, l’excuse du démon est né, n’est-ce pas cela l’histoire que l’on pourrait aussi se raconter pour expliquer la nature humaine ? Cette histoire de conscience tiraillée entre le bien et le mal, conseillé par un démon et un ange. Néanmoins, je ne dois pas me laisser aller à mes pensées et continuer à écouter votre voix afin de ne pas perdre une miette de ce que vous me contez là.

Et comme pour vous moquer de moi une nouvelle fois, après m’avoir mit l’eau à la bouche, vous vous stopper, pour ne pas me retirer le plaisir de le lire quand vous me l’aurez possiblement fait parvenir. Quelles torture ! Quelle supplice que vous me faites donc là. Néanmoins, vous profitez de cela pour me livrer un peu plus de vous en m’avouant apprécier les romances. J’acquiesce. “J’aime bien quand il y a de la romance, mais j’ai un peu plus de mal quand ça ne tourne réellement qu’autour de ça. Certains auteurs ont l’art de faire passer les filles pour des….” Je réfléchis alors. “Je ne sais pas comment dire… Enfin, le terme exacte.” Je continue de réfléchir un peu, baissant le regard sur le livre que je tiens toujours.”Vous savez, le genre de fille naïves, qui ne connaissent rien à la vie et à l’amour. Qui tombent amoureuse au premier regard et ne se posent pas plus de questions, quitte à aimé un parfait inconnu et tout accepter de lui.” Un aveu de ma part, marquant bien quel genre de livre je ne veux pas, ou plutôt, plus lire. Bien qu’en réalité n’est-ce pas un peu la situation qui se présente là ? Non ! Que du contraire, parce que je ne suis pas amoureuse de vous et je ne dirais pas oui à toutes vos propositions, du moins, pas sans réfléchir et plus encore, j’ai de la jugeotes comparé à ces filles que j’ai décrite, parce que je me refuse tout bonnement à vous courir après ou je ne sais pas trop quoi d’autre. Enfin, dans tous les cas, il faut que je réfléchisses à tout cela…

Écoutant alors votre tirade sur l’origine du livre et de son auteur, je reste un peu surprise, ayant réellement cru, pendant un instant que vous me parliez de l’un de vos écrits. Relevant le regard vers vous, surprise par vos mots une nouvelle fois, je souris légèrement, le rouge de mes joues s’étant légèrement estompé grâce à cette petite interlude que vous m’avez offert avec l’histoire. “Et vous l’avez en votre possession ? Vous devez avoir de sacrément bonne relation ou un très bon réseau pour avoir réussi à trouver un livre unique… Je serais un peu honteuse de vous demander de me prêter un livre que vous semblez tant apprécier.” Mais en même temps, je serais ravie de lire les mots de cet auteur que vous considérez comme étant l’un des meilleurs.

Acceptant cependant votre demande de parler de quelque chose de plus plaisant, je réfléchis au sujet que je pourrais maintenant lancé, pour ne pas vous laisser tout le temps mener la danse comme on dit. Pourtant, vous revenez à la charge en disant mon prénom et je me fige quelque seconde à cause de cela, détournant une nouvelle fois la tête, je fixe alors un objet imaginaire à l’opposé de votre position pour vous répondre. Adieu ô magnifique politesse. Néanmoins, je peux m’excuser de cela étant donné que je réfléchis en même temps à votre question. Ma voix étant dès plus calme et surtout mes mots plus lent sans pour autant être hésitant. “Comme je vous l'ai déjà dit, j'apprécie partiellement. Car il n'y a pas que le point sur la vision des femmes qui peut me chagriner. Il y a cette redondance sur la finalité de l’histoire et en même temps, dans certains cas, les obstacles sont d’un prévisible plus qu’ennuyeux. Enfin, ce n'est pas pour autant que je n'en lis pas, c'est parfois très agréable et ça permet, quand la plume est plaisante de rêver, de s'imaginer vivre une histoire d'amour avec un happy end.” Je repense alors à un livre que j’ai lu et que j’ai vachement apprécié, ayant même redouté le second volume quand l’auteur avait réussi à faire paraître. “Connaissez-vous le livre 3 mètres au dessus du ciel ?” Une question qui peut paraître stupide, mais en même temps, si vous êtes adorateur de ce genre, un tel livre ne devrait pas vous avoir échappé. L’histoire d’un shinobi renié par son père et à peine soutenu par son aîné. Un shinobi bon à rien d’une certaine façon, jusqu’à ce qu’il rencontre cette kunoichi, si excellente, issus d’un clan important, avec une éducation et des principes. Une rencontre que rien ne présageait et plus encore un amour dévastateur. Une liaison dangereuse, mais en même temps bénéfique pour les deux. Lui il s’assagit un peu, arrive à être un peu plus apprécié par son frère et elle, elle apprend à rire, à ne plus être aussi guindé. Et pourtant, quand le meilleur ami du héro meurt, elle lui remet la faute dessus, comme si c’était à cause de lui et là, tout part en vrille. L’amour devient haine et c’est la fin, le couple rompt. Il n’y a plus d’idylle, juste deux inconnus à nouveau.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t2808-nagamasa-mikazuki#20668 http://www.ascentofshinobi.com/t2833-equipe-7-les-charognards http://www.ascentofshinobi.com/t2947-mikazuki-la-voie-du-bushido#21852
Borukan Muramasa
Borukan MuramasaEn ligne

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Mar 10 Avr 2018 - 14:06





デウス・エクス・マキナ


::: RP ::: Les Encres Mystérieuses
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki




♫♪ music box ♪♫



Il ne désirait pas ennuyer la Nagamasa, encore moins lui mettre de pression. Il voulait simplement titiller la curiosité de la belle, afin qu’elle ne perde aucun intérêt à poursuivre la conversation en sa compagnie. L’écrivain avait bien sûr quelques doutes, malgré son implexe certitude de posséder une plume enivrante et des plus respectable. Il fallait avouer que la demoiselle intimidait, faisant montre d’un goût certain, doublé d’une éducation parfaite jusqu’au bout des ongles. Très vraisemblablement adepte du Bushido, suivant les préceptes de ses ancêtres, elle ne pouvait qu’inspirer respect et admiration à l’unanimité.

Imaginez qu’un ouvrage puisse renfermer une volonté. Qu’elle serait-elle, à part celle d’être lu, de susciter suffisamment de curiosité pour être choisi, puis qu’on désire ardemment le parcourir de la première jusqu'à la dernière de ses pages. Du premier mot, jusqu’au dernier.  En plus de cela, ajoutez l’espoir de susciter l’inextinguible soif de s’en abreuver à nouveau. De n’en être point lassé, mais irrémédiablement stimulé à tel point que parcourir ses encres à nouveau décuple la saveur de celles-ci vers de nouveaux horizons. Ne plus pouvoir se passer de parcourir ces encres devenant un doux poison dont ne peut point se passer. Etre le poison d’une aussi plaisante demoiselle, n’est ce pas le souhait de tout homme ?

Ce livre, qu’elle tenait entre ses doigts graciles et délicats, n’était-il pas aux anges que d’être sorti de son sommeil, d’avoir suscité suffisamment d'intérêt chez quelqu’un pour être sorti de son lit. De plus, ce chenapan de cuir et de papier trouvait le bonheur d’une étreinte innocente, mais suave.

Muramasa voulait peut-être devenir ce recueil aux yeux de la Nagamasa. Du moins, il aurait été fier qu’une personne aussi raffinée puisse ne plus se passer, que son absence la fasse trembler d’un manque pesant et indélébile. Elle le narguait un peu, car c’est bel et bien lui qui avait une certaine pression, celle de lui exposer ses écrits, que ses travaux soient mis à nu et qu’elle les juge, autant ces derniers que lui-même.

“ Excusez mon impatience. “ -en souriant-

Impatient de connaître l’avis de la jeune femme, car bien qu’elle demeurait une inconnue, son instinct le poussait à naturellement à ne pas décevoir ses attentes.

Il ne lui avait pas parlé de son rôle au sein de l’Académie. Pourquoi ? Car il n’y accordait pas de réelle importance. Qu’il soit simple élève, ou bien professeur, voire même en charge des lieux, Muramasa restait Muramasa. Humble. Évidemment, il préférait qu’elle ne sache pas qu’elle avait affaire au Directeur de l’établissement. Cela aurait surpris la visiteuse. De plus, n’était-il pas un peu jeune pour pareille position ? N’aurait-elle pas pensé au pire ? Pensé à un vil dragueur tentant de mentir sur son ramage afin d’impressionner ?

“ Votre impolitesse ? “ -penchant légèrement la tête sur le côté- “ Ne serait-ce pas moi l’impoli ne m’étant pas complètement dévoilé à vous ? “ -arquant malicieusement le coin de ses lippes- “ Élève ou instructeur ? “ -un peu taquin- “ Je préfère laisser planer le mystère encore un peu. Je vous le dirais à la fin de notre conversation. Ou peut être le découvrirez vous au fil de celle-ci ? “ -un peu mystérieux-

Pourquoi briser ce doux mystère si vite ? Non. Il préférait la faire languir encore un peu, sachant qu’elle serait peut être outrée lorsqu’elle apprendrait la position de son interlocuteur. En tout cas, il l’aurait trouvée cruelle que de changer d’attitude lorsque ce moment serait venu, ou qu’elle ne lui en veuille d’être simplement le Directeur. Étrangement, il ressentait qu’elle ne lui en voudrait aucunement. Peut-être même qu’elle verrait cela comme de l’humilité et qu’elle apprécierait ce trait.


xxx


Pourquoi tant d’avenante assurance dans la moindre de ses mouvances ? Pourquoi tant de confiance en lui ? Naturellement, le taciturne personnage exprimait implicitement ce qu’il ressentait envers la jeune femme. Une attirance. Était-elle innocente ? Mikazuki était coupable, mais inconsciente de son crime s’incarnant dans ce charme qui émanait irrémédiablement de sa personne. Belle et intelligente, elle avait tous les attraits qu’un homme pouvait rechercher chez une femme. Comment rester de marbre ? Muramasa était loin d’être un coureur de jupons invétéré, mais il restait un homme. Un homme loin d’être insensible à une la demoiselle qui ne cessait de faire montre de qualités, les unes après les autres.

Bien que charmeur, il est loin d’être habile dans sa démarche. Elle se trompe sur son compte, en pensant que cela est un jeu pour lui. Derrière ces joues empourprées, ces pensées tumultueuses, ces yeux évasifs, la jeune femme se trompe cruellement, injustement, mais par la même, prouve une fois de plus qu’elle est une perle inestimable et nacrée de vertus. Il n’aime pas les femmes qui succombent aux assauts sans résister, et cette inconnue était loin d’être de ces gourgandines. Cela sautait aux yeux dès les premières secondes. Muramasa a tout comme elle des valeurs, des principes, des préférences, des attentes… ou encore des espérances. Il voulait découvrir si tous deux étaient semblables, chose qu’il ressentait, mais que par pragmatisme, il voulait approfondir. Irrémédiablement, il désirait qu’elle s’intéresse à lui, qu’elle soit charmée, qu’elle en vienne à en devenir folle rien qu’à l’idée de ne pas être en sa présence. Bien sûr, n’est ce pas normal entre un homme et une femme, que de chercher à se séduire l’un l’autre ? Cette tension qui baignait la pièce étaient certainement ressentie par tous deux.

Elle finit par relever l’azur de ses yeux, dévoilant timidement les reflets de son âme émoustillée. Preuve qu’elle était loin d’être insensible, comme le soulignait la teinte sanguine de ses joues. Pourtant, elle luttait, résistant de tout son être et de toute son âme, ne suscitant que plus d’attrait dans les yeux la contemplant. Est-ce à son tour de tenter de résister à tant de charme éhonté ? Il voulait lui offrir un peu de répit, ne pas l’offusquer, ne pas la faire rougir trop vite. Pourtant, il a lui-même besoin de cette accalmie. Douce ironie de l’arroseur arrosé. Néanmoins, elle ne fait rien de provoquant, mais sa placidité est plus destructrice qu’il n’y parait. La meilleure défense était pourtant censée être l’attaque.

Elle écoute attentivement l’histoire que le conteur lui narre. Sage, l’oreille attentive et le regard désireux de parcourir chaque trait de l’esquisse prenant forme. Dès lors, il ressentait que la Samouraï appréciait les légendes comme elle s’en était vantée auparavant. Il attise sa soif, puis retire le nectar après une infime gorgée. Le tortionnaire de son imaginaire est sadique. Mais pas autant qu’il n’y paraît. Il désire réellement qu’elle prenne le plaisir de découvrir la suite du récit par elle-même, sachant qu’il n’y a rien de plus cruel que de priver quelqu’un du suspense d’une histoire palpitante.

Elle avoue aimer les romances, mais pas que les femmes soit illustrée de princesses nunuches en détresse. Il n’est on ne peut plus d’accord avec ce qu’elle lui dit. Il est normal pour une fière Nagamasa, de ne pas apprécier que la gente féminine soit caricaturée de jouvencelles se reposant sur le schéma si classique et bien connu de tous.

Voilà qu’elle venait agréablement lui confirmer qu’ils étaient fait pour discuter littérature. Leurs goûts concernant cette passion commune s’accordaient au diapason. Par là même, elle en profitait pour annoncer le fond de sa pensée à travers l’analogie entre sa question et la tension planant entre eux.

Muramasa lui affichait un sourire, n’ayant rien de ceux si charmeurs et captivants qu’il lui offrit auparavant. Sincère et rassuré. Il ne s’était pas trompé sur la jeune femme, au contraire.

“ Savez vous pourquoi le livre dont je vous ai parlé est une de mes œuvres préférées ? Parce que dans celle-ci, les femmes sont bien loin des stéréotypes de ces ouvrages ne vous plaisant pas. Je sais maintenant que mes écrits vont vous passionner. “ -rassuré, il la regarde dans les yeux avec assurance-

Bien sûr, il sous-entendait qu’elle découvrirait elle-même l’ouvrage. Ce dernier étant une pièce unique, il se devait de l’avoir lui-même. Avait-il une signification particulière pour l’écrivain, hormi d’être apprécié pour l’imaginaire quil inspirait ? Peut-être qu’elle découvrirait prochainement comment ce trésor était parvenu entre ses mains. Une belle histoire encore, qui ne demandait qu’à être racontée.

“ Je l’ai effectivement en ma possession. Je ne peux pas vous proposer de découvrir l’histoire vous-même, si je ne comptais pas vous le prêter. “ -semblant pensif un instant- “ Ne vous sentez pas honteuse. Il me vient une idée. Que diriez-vous de me lire cette oeuvre, tout en la découvrant vous même ? “ -intéressé par cette idée- “ Nous formerions en quelque sorte un club de littérature, qu’en pensez-vous ? “ -lui suggérant l’idée sur un ton léger, mais sincère-

Elle n'aimait pas les histoires prévisibles, déjà vues et revues. Pourtant, il était rassurant que de lire ces contes un peu trop prévisibles, où la romance se terminait sur des notes eurythmiques laissant espoir dans les coeurs les lisant, que de trouver la réalisation du rêve de trouver catharsis. Muramasa appréciait la réponse de Mikazuki.

“ Je suis parfaitement de votre avis. “ -un peu songeur- “ La majorité des gens désirent trouver l'âme sœur et vivre une belle histoire. Les livres ayant la romance pour sujet principal sont toujours prévisibles. Mais n’est ce pas grâce à ces derniers que l’espoir de trouver et de vivre une histoire d’amour subsiste, malgré les horreurs de ce monde rendant difficile et chimérique une réelle romance ? “ -mettant en évidence ce fait-

L’idée semble lui tenir à coeur. Il ose espérer trouver quelqu’un ne le trahissant pas, comme dans ces écrits un peu trop utopistes pour pouvoir trouver incarnation dans la réalité. Un peu rêveur ? Folie que de se laissait aller à espérer ? peut-être bien. Ayant déjà goûté aux amères désillusions de ce triste monde tragique, Muramasa savait que le monde n’était pas un de ces romans où tout était si facile et évident. Pourtant, il restait rêveur de ces belles histoires. Il désirait même en vivre de semblable. La Nagamasa était là, devant lui, le narguant en attisant les braises pourtant froides et mourantes. Pourquoi faisait-elle ça ? Pourquoi fallait-il qu’elle réponde si bien à chaque fois ? Pourquoi lui faisait-elle espérer qu’elle soit une fille bien sous tout rapport ?

Voilà qu’elle lui demande s’il connaît un ouvrage au titre évoquant souvenance. Il le connaît, comme tous les passionnés des encres. Une histoire tragique, mais belle. Muramasa suppose, à tort ou à raison, qu’il s’agit d’une oeuvre particulièrement appréciée par son interlocutrice. Pourquoi ? Car elle est bien plus proche de la réalité que toutes les invraisemblables idylles si classiques, que leur fin était connue dès les premiers paragraphes..

Affichant des traits de marbre, il reste silencieux un instant, posant son regard sur le livre que la demoiselle garde contre elle. Ensuite, son regard remonte vers les prunelles azurées, afin de s’y plonger avec douceur.

“ J’ai parcouru ces pages, appréciant chacune d’entre-elle. Est-ce un livre trouvant votre intérêt tout particulièrement ? “ -sans se montrer inquisiteur, au contraire- “ J’ai conscience que vous êtes une femme avisée. Vous m’en avait fait montre à travers vos paroles. "

" Que diriez vous d’écrire, vous et moi, une histoire où la romance est sublimée, mais imprévisible et passionnante ? Cela serait intéressant. "

Lui laissant interpréter comme bon lui semblait la proposition.

“ Je désire vous montrer le livre dont je vous ai parlé sans plus attendre. M’accompagneriez-vous ? J'en profiterais pour vous montrer mes écris. ”

Invitant la jeune femme, en tout bien tout honneur. Il lui tardait d’entendre sa voix suave narrer ces encres, tout comme voir son fin visage s’émouvoir de ces fresques qu’elle découvrirait.






_________________

Even a storm that could ruin an umbrella
is not enough to halt a man’s journey.
Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t1918-muramasa-this-silence-is-mine http://www.ascentofshinobi.com/t8392-iwa-equipe-0 http://www.ascentofshinobi.com/t1934-muramasa-monogatari
Nagamasa Mikazuki
Nagamasa Mikazuki

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki Empty
Mar 10 Avr 2018 - 19:04
Les encres mystérieuses
Si l’ennui existait réellement en ce lieu, alors il ne serait nullement quelque chose de déplaisant et de contraignant. Que du contraire, parce que là, le moment que je passe en votre compagnie, bien qu’étant plein de rebondissement en tout genre, est surtout, pour moi très instructif. Parler ainsi de littérature avec une personne qui, comme vous semblez, aussi instruit et cultivé c’est, comment dire plus que plaisant. Deux esprits éclairés ne peuvent que bien s’entendre dans un échange constructif et bien que néanmoins assez abstrait par l’absence de preuve des écrits et plus encore, à cause de l’aspect artistique. Ne dit-on pas souvent que l’art est abstrait, que le beau n’est pas une valeur que tout le monde possède et plus encore, difficile à cerner à cause de toutes les nuances et subtilités dont il peut faire preuve ? Juger un livre, des écrits est donc en réalité subjectif. Je m’en rends bien compte. Plus encore quand on connaît l’auteur des mots que notre cerveau va parcourir, assimilé et traduire pour les interpréter d’une façon ou d’une autre. Ainsi, face à une personne que l’on apprécie, on se mettra plus clément et inversément si on ne porte point l’écrivain dans son coeur.

Ainsi, alors que vous semblez en attendre autant de moi, je me demande si réellement, j’arriverais à vous satisfaire, et plus encore, à apprécier pleinement vos écrits sans redouter de vous inquiétez de trop quand à savoir si cela ne me plait guère… Et si jamais en effet, je n’aime pas… Que devrais-je dire pour ne pas risquer de vous froisser ? De vous faire regretter de m’avoir ainsi offert une partie de vous. Parce que me demander comme cela d’être votre première lectrice, c’est un peu un moyen de vous offrir à moi non ? Aussi étrange que cela puisse être. Un cadeau très personnel et surtout bien trop rapide alors que l’on ne se connait que trop peu et pourtant…

Pourtant, comme si tout était déjà tracé par ce que l’on appelle communément la destinée, tout semble déjà pré-écrit entre nous, un peu comme une entente trop rapide, une rencontre que l’on ne pouvait pas manquer. Un acte définit par une entité bien au dessus de nous. La plaisanterie d’un Dieu ? Non, monter cela si haut pourrait ressembler à du blasphème de ma part et je n’escompte point faire cela. Néanmoins, je ne peux pas nier que notre échange, notre complicité, elle prend place bien trop facilement, trop rapidement.

Enfin une complicité pas encore réellement complète, après tout, nous ne savons que très peu de chose l’un sur l’autre à l’exception de nos goûts communs pour les romans en tout genre. Une façon de voir les choses peu commune et qui en même temps nous relie. C’est peut-être pour cela, que curieuse, je tente de lever un peu le voile sur vous, pour tenter d’en apprendre un peu plus sur l’homme qui se tient en face de moi, ne pouvant guère me contenter que de vos goûts littéraires et de vos écrits pas encore entre mes mains. Certes, je suis certaine que quand je vous lirais, je découvrirais sûrement une partie de vous. Tout auteur qui se respecte met, il me semble, une partie de lui dans ses oeuvres. Ne pas le faire revient à proposer quelque chose de plat, de sans intérêt à mes yeux, alors oui, tout comme vous vous êtes impatientes, je le suis tout autant pour en apprendre plus sur vous. Surtout que vous êtes visiblement désireux de laisser le mystère planer encore sur vous. Comme un jeu, un moyen peut-être de garder mon intérêt ? Je doute réellement changé d’avis sur votre compte à cause de cette position, surtout que ça ne change en rien la personne que vous êtes et ce que vous aimez. Il me semble, à moins que tout cela ne soit que subterfuge de votre part ? Une possibilité, surtout en vue de comment vous me chamboulée toute par la suite.

Une proximitié encore plus présenter, une intrusion dans mon intimité, mon prénom franchissant vos lèvres. Vous vous jouez de moi, comme je pourrais laisser mes doigts pincer les cordes de mon Shamisen. Malaisée, mais incapable de vous repousser, de vous remettre à votre place ou je ne sais pas trop quoi d’autre, je me retrouve les joues en feu. A tenir la discussion maladroitement avec vous tandis que vous aller jusqu’à me conter un début d’histoire. Un nouveau supplice pour me pousser à vous suivre… Et comme une enfant qui ne peut refuser la sucrerie d’un inconnu, j’accepte tout bonnement de vous suivre...


Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t2808-nagamasa-mikazuki#20668 http://www.ascentofshinobi.com/t2833-equipe-7-les-charognards http://www.ascentofshinobi.com/t2947-mikazuki-la-voie-du-bushido#21852

Les Encres Mystérieuses | PV Mikazuki

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Académie Hashira
Sauter vers: