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3/FINAL. L'Héritage du Soshikidan

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Jeu 5 Avr 2018 - 17:01
Elle n’en pouvait plus. Après Benten, après le bannissement des Yuki, après le sang, après les cris d’Eiichiro. Après le voyage jusqu’à Iwa, l’angoisse de voir sa famille mourir. Après l’attaque du Sandaime, après les meurtres de Nara Alderan. Après les hurlements des civils d’Iwa devant leurs morts. Après le sang, après la rage, après toute cette dernière année, l’esprit d’Ayuka était en train de vriller.

Dans l’assistance, assise, elle les écoutait tous parler, un à un, soutenant Watari du regard quand celui-ci osa prendre la parole. Pourtant à chaque mot du samouraï, elle craignait un peu plus qu’il ne soit condamné. C’était une crainte, pas une peur car en vérité, la blonde voyait difficilement comment un seul guerrier pourrait mettre à mal le samouraï du fer.

Aux paroles des Kage, elle avait envie de leur hurler de la fermer. De leur dire à tous les deux qu’ils la décevaient. Certainement que les deux colosses s’en fichaient totalement, de l’avis d’une simple chuunin des glaces mais en cet instant, et étrangement, elle repensa à Yuki Sosuke. Il avait eu ses tords, mais le Borukan et le Metaru ne valaient guère mieux. Ses triturant les mains, mâchoires crispée, elle avait envie de hurler. Que ce monde était fou, qu’ils étaient fous. Que finalement ils donnaient raison à Noah. Ce flegmatique et ennuyé cousin qui, d’un regard décidé, avait expliqué à Ayuka que le monde le monde serait en paix sans les Shinobis. Finalement, c’était peut-être lui le plus sage du Yuukan.

Et brutalement, le chaos prit totalement naissance, les mots de Daiki enflammant les esprits de ceux qui visiblement avaient non seulement des soucis d’égo mais également des esprits trop brûlants pour prendre des décisions logiques et convenable. Oui Daiki était dans son bon droit. Il n’y mettait pas les politesses cependant il était dans son droit de vouloir faire partir ceux qui ne désiraient que la guerre. L’illusion d’une paix à venir sombra avec l’aura puissante d’Akimoto et la lave qui se mit à grandir sur lui. Elle avait toujours envie de hurler, toujours plus et alors que le chakra se faisait de plus en plus oppressant, la Yuki se redressa de l'estrade. Heureusement elle n’était pas dans les premières à devoir être évacuée si bien qu’elle eut le temps de rejoindre Watari avant de définitivement, le Yuukan ne subisse une nouvelle fracture. Son regard croisa sur du Raikage, pourtant elle le dit rien, comme quand celui-ci avait détruit le corps de Kaldea. Déjà la veille elle avait eu envie de hurler. Déjà la veille le silence avait régné sur ses lèvres. Les auras puissantes de chakra tendaient les muscles de la Yuki qui malgré sa petite taille, étonnement, ne tombait pas à terre comme beaucoup de civils et jeunes shinobis. Sans rompre les mots du Raikage, Ayuka posa sa main dans le dos de Watari, comme pour lui accorder son soutien et c’était le cas d’une certaine manière.

Comme elle l’avait fait pour Kamin et pour le jeune manipulateur de sang, Watari se trouvait à présent marqué, sous ses vêtements et sur sa peau pâle d’un sceau qui le protégerait des glaces les plus impitoyables si celles-ci devaient se déchaîner au coeur du feu. Elle connaissait le samouraï comme très peu de monde et elle comprit. Qu’il allait se déchaîner. Qu’il allait hurler comme elle le désirait.

Elle en avait parlé une fois à un certain Zetsu Itsuwari. La tête arrachée d’Alderan avait été l’étincelle du chaos. A présent c’était le feu qui allait s’embraser et pour la première fois, Ayuka se sentait prête à déchaîner ses propres envies. Elle n’en pouvait plus de ce monde illogique, de son monde où jamais elle et Eiichiro ne serait en paix ! Ce monde où personne n’était capable de ranger son égo et ses muscles pour penser sereinement, ce monde où quelques puissants s’imaginaient en droit de tuer des civils, des innocents qui n’avaient rien de demander, des hommes et des femmes que leurs époux et épouses et les enfants attendaient de voir rentrer !

Le bruit d’un éclair traversa la salle, entre les cris, les hurlements et les pleurs et voici la deuxième étincelle, en réponse à toute cette rage accumulée. Watari disparut un très rapide instant si bien qu’Ayuka crut à une facétie de l’esprit mais elle comprit qu’il venait de hurler et même si ce n’était pas des mots, elle avait comprit.

Sans attendre, la femme des glaces composa de rapides mudras et six puissants et imposants loups apparurent autour d’elle, poussant des rugissements de rages, exprimant la haine d’Ayuka ressentait pour ceux qui tuaient sans prendre conscience que c’était des vies humaines, égales à la leur qu’ils détruisaient. Le regard enflammé, elle observa très rapidement l’état des lieux. La porte était scellée, ce qui signifiait que personne ne pourrait fuir, pas même ces civils massacrés.

A la différence des Kumojin, le Borukan avait juste blessé le seigneur et pas ordonné un meurtre de masse. En cela, même s’il le Tsuchikage avait perdu le respect de la Yuki, il était bien plus humain que le Raikage et l’autre Metaru. D’un geste de la main, Ayuka envoya cinq de ses loups vers Reiko, hurlant. “Protégez les civils, les gardes et les innocents !” Les cinq bêtes se jetèrent dans la foule, grognant, claquant leurs puissantes mâchoires alors qui barrèrent le chemin à Reiko, la séparant de ceux qui voyaient en la kumojin, un démon sanguinaire. Ils se jetèrent sur la Metaru et au moment où celle-ci devrait se défendre, Ayuka profita de l’ouverture offerte pour lancer un salve de Shurikens à toute vitesse vers Reiko. Les loups la harcelaient, tout comme ils l’avaient fait avec Kaldea avant de lui arracher les membres. Oui, elle profita de l’ouverture et du chaos pour offrir peut-être à quelques âmes, armées ou non, la chance de survivre. Cette fois plus méticuleuse que face à la Suzuri, elle avait pris le temps d’attendre pour mieux toucher.

Puis la blonde qui à présent ne ressemblait plus à la jeune femme déprimée après la mort de la Suzuri lança à Eiko, cette cousine d’Itsuwari qu’Ayuka ne connaissait guère pourtant Watari lui avait dit qu’elle était également une âme pure. Une âme qui méritait un monde de paix. “Si tu tiens à la paix de ce monde, si tu la désires tant, aide moi à protéger ceux qui se font massacrer !” Elle ne lui demandait pas de trahir le Iwa ou même Akimoto. Akimoto qui lui ne tuait pas comme une simple bête. “Je me souviens d’Iwa qui se voulait une terre de paix et d’honneur ! Si tu veux la paix pour ce village, si tu ne désires pas qu’Iwa soit à jamais associée à la mort comme Kiri l’est, aide ceux qui ne peuvent pas se défendre, comme moi !”

Et si jamais le chaos se faisait plus puissant ? Ayuka ne tenait prête à agir comme jamais elle ne l’avait encore fait.

résumé:
 

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Dernière édition par Yuki Ayuka le Jeu 5 Avr 2018 - 18:18, édité 3 fois
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Jeu 5 Avr 2018 - 17:02

Le discours de Daiki ne lui plaisait pas. Mais c'était ainsi. Si telle était la décision du seigneur lige sur son domaine, alors, il valait mieux partir. Et attendre plus-tard, pour rouvrir les négociations. Après tout, contester sa décision, c'était bel et bien prouver qu'il avait raison. Et c'était prouver cela à l'armée entière du pays du feu.

Mais Watari n'était pas dupe. Il l'avait entendu. Il l'entendait distinctement. Il ressentait les fluctuations du chakra, dans ces hommes avides de meurtre.

L'appel du combat.

Akimoto était trop orgueilleux. Il était prêt à jeter son honneur pour défendre sa fierté. Le discours de Shuuhei allait en ce sens. Une purge. Cela allait être une purge. Watari, soudainement, s'était éteint. C'était comme si... La présence chaleureuse s'était fanée, en cet instant. Ils voulaient tous la voie du carnage. Ils voulaient prouver leur force. Alors... Soit. Chacun se battrait pour imposer par la force, son autorité. Il se fichait bien de savoir qui mourrait aujourd'hui désormais.

Tout n'avait plus de sens. Tout était gâché. Leurs efforts de plusieurs mois. Tout s'effondrait. Dans un cycle éternel.

Celui du carnage.

Le monde avait disparu. Tout était sourd et distant. La voix de Yuki Noah. La voix de Hyûga Sanadare. Les rêves de Zetsu Eikō. Le discours plein d'orgueil et de mépris de celui qu'il avait respecté.

C'était donc ça, le destin des guerriers ? D'en arriver à de telles extrémités ? D'organiser un carnage ?

Watari avait un regard sombre, fermé, lorsqu'il dégaina sa lame. Sa main gauche s'était levée et firent remuer chacune de ses articulations, comme s'il cherchait à ressentir pleinement ses doigts. Il murmura alors de simples mots, perdus dans les hurlements du massacre.

Je vais vous crever. Ramenez-vous.

Ils voulaient des démons. Ils en avaient créer un. Le katana de Watari se mit à briller d'un blanc immaculé. Un son assourdissant, un mélange de vol d'oiseau et le bruit d'intenses vibrations. Et puis... Alors que Shuuhei était en plein massacre avec ses lames et ses mudras qui semaient la mort, le samouraï entama une danse morbide, lui aussi. C'était un flash.

La lame blanche avait laissée une trainée blanches, mais le mouvement était fulgurant. L'attaque n'avait pas pris plus d'une seconde, à cette distance. Watari venait de frapper avec l'intention de décapiter le raikage. Mais preuve que son coeur était désormais éteint, c'est qu'il enchaîna une nouvelle fois, cette attaque, cette fois-ci, à destination du tsuchikage. L'objectif était peut-être ici moins mortel, moins impitoyable. Alors qu'il était à côté de Daiki, probablement en train de brûler, Watari venait à nouveau d'utiliser l'art ancestral des samouraïs. Pour le libérer de son volcanique agresseur en tentant de lui sectionner les deux avants-bras. Le metaru était-il encore capable de chercher à le tuer ? Connaissant cet homme, il le poursuivrait même en enfer, si sa lame n'avait pas su le mettre à mort immédiatement. Ces choix étaient logiques : le plus dangereux, protéger l'héritier du pays du feu était ensuite la prochaine action logique. Peut-être que même si ses mains étaient souillées, il y avait encore cet unique espoir de protéger quoi que ce soit. Si je sens ton chakra fluctuer, félon... C'est ta tête que je couperais ensuite, chien.

Les yeux de Watari ne mentaient pas. Ils étaient éteints. Son visage était devenu blanc comme un linge. Spectral, il n'avait aucun doute. Une sorte d'éclat d'un profond désespoir. Il les haissait tous. Les shinobis finissaient toujours par abuser de leurs pouvoirs. Ils ne valaient rien. Plus jamais, il ne servirait un shinobi. Il se le promettait. Plus jamais il ne ferait confiance à ces chiens. Ils n'étaient bon qu'à se croire au-dessus des autres. Et à refuser d'écouter ce que les autres avaient à dire.

Ils n'avaient qu'à tous venir chercher leur mort, s'ils voulaient tant que ça jouer aux beaux.

Résumé du tour:
 


Dernière édition par Hoshino Watari le Jeu 5 Avr 2018 - 19:08, édité 6 fois
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Jeu 5 Avr 2018 - 17:22
Taishi aurait crû que la reaction de Reiko serait le haut point de la journée mais il se trompait manifestement. Comme tout les autres, il resta médusé devant les propos du nouveau seigneur du pays du feu. Et presque autant devant les paroles de l’imbécile de samouraï. Ce type était-il vraiment un Jônin ? Au final, l’Hayai n’était pas convaincu qu’il ait provoqué les évènements actuels alors ce n’était pas une priorité. Celle qui l’était, c’était l’ordre de quitter les lieux.

Ça semblait tellement… Invraisemblable. Pas le fait que le type souhaite rester neutre envers les villages shinobis mais bien qu’il se permette de parler de la sorte aux forces militaires les plus puissantes du continent. Les shinobis affiliées au pays du feu se comptaient désormais sur une main, un ramassis de nukenins et de mercenaires pour la plupart. Hi no Kuni n’avait aucune chance et il se permettait de montrer la porte ? Il fallait pas mal de couilles, mais un manque de jugeote inquiétant. Sur le moment, Taishi se demanda si cela ne cachait pas autre chose, mais n’eut pas vraiment le temps d’investiguer davantage. Akimoto était en passe de liquider un nouveau leader mondial. L’Hayai songea que l’homme avait brusquement changé depuis leur fameuse conversation dans son bureau, il y a quelques temps déjà.

Les gens commencèrent à s’agir et le chakra fusa dans tous les sens, le Raikage décidant proprement de liquider les hommes du nouveau seigneur. Ce jour n’allait pas célébrer la capacité des shinobis à gérer leurs frustrations en tout cas. Reiko lui lançait un regard meurtrier mais Taishi avait cherché à éviter une scène mais ce n’était plus la question désormais. Il propulsa son chakra dans l’assemblée à la recherche d’une marque et trouva la solution par une tête blanche se dirigeant vers l’avant de l’estrade. Un garde s’approchait de lui, mais semblait plus intéressé par Reiko que par le type en vert. Un instant plus tard, il avait disparu dans un éclair verdâtre de toute façon.

Sa main se referma dans les cheveux de Zetsu Eiko, un souvenir qu’elle ignorait probablement. L’apprence de Taishi avait changé, il portait désormais son masque de Tengû et son manteau était retourné à l’envers pour être de couleur encre. Il avait un Kunai verdâtre à la main.

« Reste près de moi »

Il l’entraina à proximité du Tsuchikage, où Yuki Rattata était également. Cette genin avait du cran, quand même. D’autres shinobis masqués, des Tengus, commençaient à atterrir dans le lieu. Pour l’instant, ils n’avaient pas eu d’ordres de participer à ce qui semblait être un génocide propre et simple. Et puis il y eu un éclat dans son regard. Es-ce que… Non, ses yeux ne le trahissait pas, le samouraï semblait avoir décidé que les critiques n’étaient pas pour lui. La décharge de chakra était fulgurante et Taishi ne pensait pas être en mesure d’intercepter l’attaque aussi rapide dirigée vers le Tsuchikage. Ce n’était pas l’intention de l’Hayai de toute manière, Akimoto était capable de se défendre seul. Et par chance ou le destin des choses, il était juste à côté de celui-ci. Taishi propulsa son propre chakra dans ses mains, les ramenant vers l’arrière. Un orbe verdâtre de chakra se mit à tournoyer dans sa main droite alors qu’un sceau complexe se formait dans sa main gauche sur le Kunai qu'il tenait. Taishi ne pouvait prétendre être aussi spectaculaire que sa cible, se contentant d’appuyer les mains vers le flanc du Samouraï en train de frapper.

« T’aurais dû couper la tête, crois-moi. »

L’orbe allait lui arracher la moitié du corps. Et le sceau, ce qui en resterait.



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There are things you can`t outrun. You call it destiny, Invité. I call it the End.

#GLOUBAFETT


Dernière édition par Hayai Taishi le Jeu 5 Avr 2018 - 18:41, édité 2 fois
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Jeu 5 Avr 2018 - 17:26
La politique n’étant pas vraiment mon domaine, je n’avais pas vraiment suivi le débat qui avait lieu dans le palais dans lequel je me trouvais. Toutes les paroles des deux Kages, des autres gars qui étaient avec eux ainsi que tous les shinobis des villages cachés qui intervenait ne m’atteignaient pas. Je les ignorais, en fait non, je n’arrivais pas à les entendre. Ça m’ennuyait tellement que je n’arrivais pas à rester concentré assez longtemps pour entendre un mot complet.

D’un coup, alors qu’un énième inconnu parlait de choses toujours plus inutiles les unes que les autres, le Tsuchikage, plutôt imposant comme type d’ailleurs, se leva et repoussa un autre gars. Là ça commençait à m’intéresser. Je ne savais pas vraiment pourquoi il l’avait poussé comme ça mais c’était amusant, la manière dont, d’un seul coup, il fit valser ce garde tel une mouche. J’écoutai alors ce que dit le Borukan. Des insultes, décevant venant d’un haut-gradé comme lui, enfin, c’était peut-être justifié. Je ne savais pas réellement qui était le mec à qui ces mots étaient adressés, on me l’avait dit mais j’avais dû oublier.

Après ça, une forte pression dans l’air se fit ressentir puis l’Ombre d’Iwagakure revêtit ce qui ressemblait à une armure. De la lave ? Ah ouais évidemment, les Borukan. Enfin, là n’était pas le plus important, tout le reste s’enchaîna très vite juste après. Et puis, finalement, le moment que j’attendais avec impatience, le Raikage prit la parole. Là ce fut une libération. Enfin ! J’allais pouvoir exploser des Hijins. Ces faibles. Je bouillonnais intérieurement. Non seulement j’allais me défouler et en plus j’allais exécuter un ordre de mon supérieur. Aujourd’hui allait vraiment être une magnifique journée.

De nombreuses lames sortirent du sol. Une vint perforer un garde qui courait vers moi. Quel joli spectacle ! Du sang giclait de partout, ravissant. Je lâchai alors un sourire avant de m’approcher de ladite lame. Grâce à celle-ci, je pu me blesser l’avant-bras. Pauvre avant-bras, c’était toujours de lui que je me servais pour lancer mes techniques. Bref, je m’entaillai, puis de cette blessure, fis sortir trois shuriken fabriqués par mes soins. La récréation allait commencer. Loin des difficultés du combat qui avait eu lieu la veille contre une ex kunoichi de Kumo, là ça allait juste être une partie de plaisir. Tuer ces civils et ces shinobis peu entraînés allait sûrement être plus simple encore que de se battre contre les pantins de bois des terrains d’entraînement.

Je projetai alors les projectiles fraîchement fabriqués vers tous les Hijins à portée de vue. Chaque shuriken suivait sa route, tuant au passage quelques cibles. Je les faisais virevolter tout autour de moi, en restant là, immobile à observer patiemment les combats qui avaient lieu par-ci par-là. Un combat attira mon attention, celui d’Ayuka et Reiko. Pourquoi se battaient-elles ? Enfin, c’était surtout l’Iwajine qui avait lancé les hostilités. Pourquoi faisait-elle ça bordel ? Iwa et Kumo n’étaient pas censés être des alliés ? Je devais faire quoi moi ? Les laisser s’entretuer ? En même temps, je ne pouvais pas faire grand-chose, ces deux kunoichis étaient beaucoup plus fortes que moi, un seul coup pourrait m’être mortel. Pff et puis, ce n’était pas mes oignons, je ne pouvais pas choisir entre ma supérieure et celle qui m’avait sauvé la vie.

Après ça, quelque chose d’autre d’assez intriguant se passa non-loin de là. Un Iwajin se mit à courir en direction des kages. Ahlala, cette réunion inter-nations partait vraiment en couille. Autant j’avais hésité à intervenir dans le combat opposant la Yuki à la Kumojine, autant là, les kages n’avaient sûrement pas besoin de moi.


Spoiler:
 


Dernière édition par Fujita Fumitaka le Jeu 5 Avr 2018 - 18:43, édité 2 fois
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Jeu 5 Avr 2018 - 17:55
Comment en étaient-ils arrivés là ? En un rien de temps, beaucoup d’évènements s’étaient enchainés. Les puissants discours des Kages, la prise de parole de courageux individus, les vociférations du public, l’intronisation du nouveau dirigeant des flammes. Tant de péripéties qui avaient mené à la pire des conclusions possibles : la révolte. Et si au départ, elle avait supposé une possible rébellion du peuple flamboyant à la suite de cette nouvelle prise de pouvoir, la vérité dépassa pratiquement ses nombreuses hypothèses. En effet, Iwa et Kumo avaient décider de ‘’retourner leurs vestes’’. Après tant d’efforts pour aider Hi à se relever, ils avaient littéralement cédé… cédé sous les ignominies prononcées par Araho Daiki.
A quoi s’attendait-il en manquant de respect à ceux qui lui avaient tendus la main ? Ni Metaru Shuuhei, Ni Borukan Akimoto étaient des enfants de cœur. En eux dormaient une puissance qu’il aurait dû ne jamais réveiller. De plus, son pays très clairement affaibli n’avait nullement les forces pour résister aux assauts de deux fronts belliqueux. Peu importe comment Nora ratissait la chose, elle arrivait toujours au même destin tragique. Alors qu’il était sur le point de se relever de moults tragédies, Hi no Kuni allait sombrer dans une anthologique mare de sang. Et il n’y aurait probablement pas de marche en arrière…

L’humanité l’agaçait particulièrement. En elle, résidait toujours la philosophie si particulière des moines. Observation du monde ninja, jugement, puis agissements si nécessaires ! Un précepte qui lui permettait de ne pas s’immiscer dans les problèmes quotidiens que pouvaient créer les shinobis. Seuls quelques évènements pouvaient la forcer à agir. Par exemple, il fallait qu’une page de l’humanité ne doive violemment se tourner. Ou alors, il fallait que l’élu de son cœur ne lui ordonne d’agir. Sinon, la demoiselle des sables avait sans cesse tendance de revendiquer ses origines moniales pour prétexter un non-agissement dans les combats.
Le plus exaspérant des scénarios avait l’air de se mettre en place. Un scénario qu’elle ne pouvait éviter puisque non seulement le monde changerait radicalement des suites de cette déclaration de guerre, mais puisque son fiancé lui avait également ordonné de goûter au sang. Un dernier soupir la rattrapant, elle allait devoir se mouiller plus que d’habitude ! Aux placards donc, sa réticence au combat ! Se battre pour ramener l’équilibre de l’Homme… peu importe la manière ! Des décisions rapides et efficaces influenceraient le véritable dénouement de cette journée. Il était grand temps pour elle de prier et de créer le monde de demain.

« Prions ! » soufflota-t-elle, en se dirigeant vers la sortie.

Visée par les regards vindicatifs de la garde du feu, elle se dirigea sans poser de questions vers le chemin qu’il lui indiquait. A ce moment, la maligne fiancée du Raikage avait immédiatement compris que l’entrée du palais jouerait un rôle stratégique dans cette bataille. En prendre le contrôle reviendrait à mettre dos aux murs leurs adversaires. A présent, il fallait juste en prendre le contrôle… quelque chose d’assez galère pour une moniale spécialisée dans les techniques défensives et utilitaires…
Heureusement qu’elle connaissait quelques tarés kumojins, adeptes de la bonne baston ! Elle n’avait même pas eu besoin de les appeler, pour qu’il fasse tout le grabuge dont elle avait besoin. Des petites Reiko en puissance s’occupaient de dératiser les quatre coins du palais sans qu’elle n’ait quoi que ce soit à faire. Un pur plaisir pour elle, puisqu’elle n’aurait pas à utiliser trop de chakra pour exécuter le fond de sa pensée.

Si la moniale avait choisi de se diriger vers la sortie, ce n’était pas uniquement parce qu’il s’agissait d’un point à contrôler. La voûte même de son plan nécessitait qu’elle se trouve à cet endroit précis, d’où l’importance de son contrôle. Elle ignorait l’efficacité qu’aurait sa technique, mais forte d’une bonne nuit de sommeil et d’un chakra gonflé à bloc, elle n’allait pas se gêner pour envoyer la sauce. Au détour donc d’une Reiko déchaînée et d’une sublissime marionnettiste, Nora avança près de la porte possédée semblait-t-il par la rébellion. Après une longue expiration, elle prit la parole en tâchant de se faire entendre de tous :

« Kumojins, Iwajins, je vous prie de bien vouloir me protéger pendant l’exécution de ma technique » énonça-t-elle, le ton on ne peut plus sérieux. « Aujourd’hui, marque un évènement majeur pour le monde shinobi et je vais vous y aider ! » terminat-elle, les yeux animés d'une lueur si intense qu'on ne pourrait l'imaginer mentir un instant.

Et sans rien dire de plus, elle s’assit au milieu de premiers cadavres et commença à réciter une incompréhensible prière. Après quelques secondes de paroles, ce qui avait fait sa célébrité durant la protection de Katenshedo venait d’apparaître : Son immense dôme conservateur était désormais en place et englobait tout le palais (de son point de vue). A présent, plus personne ne pouvait sortir ou entrer dudit palais…
Une véritable bataille à huit clos allait se dérouler à l'intérieur. Espérons juste qu'elle ne soit pas la prise d'attaquants présents à l'intérieur du dôme, sans quoi, elle serait obligé de stopper l'utilisation de sa technique. Le besoin d'être protégé était donc capitale !

Genocid in the Doom : Part I

Résumé du tour:
 
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Jeu 5 Avr 2018 - 19:41
« Non, je n’ai pas dit ne pas mais ne plus vouloir dépendre de vos villages et de vos institutions. Preuve en est votre arrogance une nouvelle fois, votre langage, vos insultes. Qu’allez-vous faire ? Raser ce palais, ce pays ? »

Et oui, c’était bien ce qu’ils avaient tous l’intention de faire. Et qu’importe ! Ils ne faisaient que dévoiler leurs véritables intentions. Le Soshikidan était peut-être réduit à néant, mais il allait sortir victorieux de cette guerre de longue haleine ! Les villages cachés d’Iwagakure no Satô et de Kumogakure no Satô perdaient totalement le contrôle de leurs apparences. Leur vrai visage était là !

L’énorme énergie alors dégagée par le Tsuchikage témoignait bien de son agressivité et de la folie qui le gagnait. De quel droit contredisait-il les ordres d’un Seigneur étranger ? Comment osait-il se comporter ainsi, sur ces terres étrangères, auprès d’innocents qui avaient eu à subir leurs caprices guerriers et sanguinaires ?

« Alors f-faites vite, p-parce qu’il a-arrivera… »

Alors que son bégaiement témoignait de l’impact de la pression oppressante de son ennemi Borukan, le nouveau Seigneur du Feu n’alla pas à l’encontre du sentiment qu’il avait donc désormais : la peur et la crainte. Il se transforma en terre, ou plutôt en boue, et s’écrasa jusqu’à s’enfoncer dans les espaces du sol du palais.

Se faisant, il lâcha le document qu’il avait avec lui. Il s’agissait d’un rapport commandité par son prédécesseur à la tête de la Seigneurie de Hi no Kuni : Nara Alderan recherchait l’Homme au Chapeau et avait obtenu des informations qui l’avaient poussé à se séparer de l’organisation du Soshikidan. Ce n’était pour rien qu’il avait pris cette décision il y a quelques semaines. C’était parce que cette enquête avait porté ses fruits. Et il avait découvert où l’Homme au Chapeau avait établi sa base.

Ne faisant désormais plus qu’un avec le sol, Araho Daiki utilisa la technique qu’il avait élaboré lors de son appartenance à l’élite du Soshikidan. De multiples entraves apparurent auprès des pieds de chaque personne présente dans le palais et même en dehors.

Mais malheureusement, cela n’avait pas tout empêché. Le Président avait été tué par Borukan Akimoto, et de nombreux soldats et civils avaient déjà péri sous les lames du Metaru. Certains shinobis s’étaient débarrassés de gardes comme Eikô.

Mais avec sa technique d’entrave globale, Daiki espérait bien réussir à empêcher le bain de sang de continuer, tout en confirmant son nouveau crédo : ne pas se rabaisser lui-même à la bassesse sanguinaire démontrée par Iwa et Kumo.

C’était sans compter un énorme souffle, qui balaya tout le palais…

Spoiler:
 
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Jeu 5 Avr 2018 - 20:01
Alors que l’intérieur du Palais du Feu s’était transformé en théâtre d’une tuerie sanguinaire, où les shinobis avaient pris pour cible les Hijins, aussi bien les coupables que les innocents, il y avait même des trahisons. S’il était impossible en l’état de savoir qui avait survécu ou pas parmi leurs rangs, il était clair qu’avec ce qui était en train de se passer aujourd’hui, Iwagakure no Satô et Kumogakure no Satô allaient à jamais marquer l’histoire… et sans doute dans le mauvais sens du terme.

Et comme si c’était le fruit d’une intervention divine, un énorme souffle balaya l’ensemble du Palais du Feu. En effet, en l’espace de quelques instants, toutes les constructions, les meubles, le bois : tout cela avait été projeté vers l’extérieur. Pour cause, le souffle n’avait pas eu lieu de dehors, mais bien de l’intérieur.

Grâce à cela, et notamment au fait qu’Araho Daiki avait décidé un peu avant de chercher à entraver bon nombre des shinobis et Hijins présents ; personne n’avait apparemment succombé ou même valser suite à ce souffle dévastateur.

« Comme je le prévoyais, j’ai encore du mal à doser le chakra… »

Comme un rappel de l’évènement, cette voix vieille et rauque attira à elle tous les regards, et les oreilles de ceux qui ne pouvaient véritablement voire, comme Araho Daiki.

Un grand portail de chakra était apparu au centre exact de ce qui avait été jusque là le Temple du Seigneur du Feu. Et de ce dernier avaient été crachés deux hommes. Le premier était connu de la plupart des shinobis et même des Hijins encore vivants : il s’agissait de Yamanaka Rei, le grand frère de Yamanaka Ema. Ce dernier était blessé à de multiples endroits, mais tenait pleinement de bout et avait le regard furieux.

Quant au second, il était bien plus âgé. Et il semblait l’instigateur de tout ceci. Etait-ce son portail qui dans son apparition avait aspiré puis repoussé les constructions et fondations du temple ? Etait-ce là une indélicatesse d’une telle technique ?

Dans tous les cas, cet homme portant un haut en cuir était aussi vieux qu’inconnu. Il eut même le luxe de prendre son chapeau pour en retirer la poussière, avant de le remettre, et de porter enfin attention à tout ce qui se passait autour de lui. Il découvrit alors des shinobis et des Hijins, repoussés ou étrangement positionnés. Très rapidement, il comprit qu’il était apparu au plein cœur d’un bain de sang.

« Et bien, si je m’attendais à ça ! Moi qui pensais voir un Seigneur, me voilà en train de découvrir pour la première fois les plus puissants des villages shinobis. »

Il esquissa un sourire.

« Je ne vais pas me plaindre. Il fallait bien que nous soyons présentés un jour. Je suis l’Homme au Chapeau. »

Soudain, un énorme chakra se dégagea de celui qui jusqu’alors semblait presque inoffensif. Et cette énergie n’était même pas humaine, tant elle semblait puissante et presque anormale de part les multiples facettes qu’elle semblait adopter.

« Il y a toujours plus fort que soi, et c’est quelque-chose que personne n’a réussi à vous faire comprendre, villages cachés. J’ai hâte de voir le désespoir sur vos visages lorsque vous comprendrez que même après avoir tout tenté, votre défaite sera actée. »

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Jeu 5 Avr 2018 - 20:05
Lorsqu’il l’avait vu arriver, avec l’une de ses fichues techniques, Rei avait cru que c’en était fini de lui. Dans sa position, déjà extrêmement délicate face aux Kumojins, il lui savait impossible d’espérer vaincre l’Homme au Chapeau. Mais forcément surpris parce le fait qu’il lui fasse prendre l’un de ses portails étranges, Rei s’était mis à croire, ou plutôt à hésiter, entre une sanction des plus lourdes ou pour toute autre chose. Et lorsqu’il sortit de cette faille temporaire, il n’eut pas sa réponse, tant tout lui semblait flou.

Le Temple du Feu, c’était certain. En ruines, oui, à cause d’un problème de stabilité avec le portail créé par son ancien maître ? Mais pourquoi est-ce que tout le monde était dans cet état ? Alors qu’il regardait au sol, il crut reconnaitre certaines personnes. Avant tout un Hijin comme les autres, attaché à sa patrie, le Yamanaka ne comprenait pas. Et malheureusement, il n’avait pas assez de chakra pour se permettre d’en gâcher dans une prise d’informations sur des shinobis vraisemblablement puissants.

Son interrogation principale concerna alors sa sœur. Et comme s’il venait de se rappeler pourquoi il avait voulu fausser compagnie aux Kumojins à Ame no Kuni, il se concentra pour tenter de rétablir le lien spirituel et de communiquer avec sa sœur.

Mais le lien ne se fit pas.

« Q-qu’est-ce que… Est-ce q-que vous, là, vous… »

Etrangement, il rigola. Il était impossible que sa sœur, surtout avec l’organisation du Soshikidan qui l’entourait, ait pu à un moment… Pourtant, il y avait deux Kages, et un massacre en bonne et due forme des habitants de Hi no Kuni. Non, elle devait avoir été capturée… et privée de son chakra ?

« Non… »

Les poings serrés jusqu’au sang, celui qui ne ressentait même plus le chakra de sa sœur lança un regard incisif vers les shinobis, ponctué de larmes naissantes.

« JE VAIS VOUS CREVER ENFOIRÉS ! »

Important:
 
Précision:
 
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Ven 6 Avr 2018 - 0:21


Les démons avaient été déchainés. Non seulement le Borukan, mais également les démons Metaru. Avant même que le Raikage n’ordonne à ses hommes de vaincre l’ennemi, une démone à la chevelure rousse s’emporta dans l’audience, repoussant vindicativement les soldats qui s’étaient amassés autour d’elle. Elle portait visiblement en elle la même rage que lui refoulait depuis si longtemps, mais contrairement à lui, elle semblait l’embrasser pleinement. Tout se déroulait à une vitesse folle. L’ennemi tombait, avant même que Shuuhei-dono ne dévaste une partie de la salle d’audience grâce à son puissant métal. Partout, les Kumojins s’activèrent et commencèrent à repousser les soldats qui avaient reçu l’ordre de les expulser d’ici.

Akimoto, lui, n’avait pas encore pris le temps de donner d’ordres aux Iwajins. En guise de confiance? Pensaient-ils qu’ils allaient instinctivement faire le bon choix? L’Akimoto naïf aurait pu s’en douter…mais l’Akimoto porté par son instinct guerroyant savait mieux penser. Les seuls ordres qu’il donna furent sous la forme d’un avertissement aux deux jeunes filles qui étaient présentes à ses côtés. « Rakka, Eiko, tenez bon! » Elles avaient pénétré dans la zone d’influence de sa technique, sans qu’il n’y porte attention. Elles étaient jeunes, mais le Tsuchikage les savait toutes les deux fortes. Tout ce dont il avait besoin était quelques instants…Devant Daïki, qui subissait visiblement l’effet de son chakra terrifiant, le Borukan contemplait la mort. Non pas la sienne, mais celle du nouveau Seigneur. Il plongea son regard ardent dans le sien une dernière fois avant de porter le coup fatal. « Raser ce pays? Non. Mais l’en débarrasser de la gangrène laissée par Nara Alderan et le Soshikidan. »

Alors qu’il allait porter sa frappe, l’Annonciateur se volatilisa, emporté sous le sol. Mais Akimoto n’eut pas le temps de maudire personne. Aussitôt sa cible disparue, le Tsuchikage se retourna par réflexe et constata l’ampleur de la situation. C’était un carnage. C’était le chaos. Mais ce qui le choqua plus que tout autre chose fut de voir le samouraï Hoshino Watari lever sa lame contre le Raikage. Non loin derrière, Yuki Ayuka déversait sa glace contre la Metaru écarlate. Noir de colère, Borukan Akimoto fulminait. N’avait-il pas prévenu son prédécesseur? Ils avaient fui Kiri par dissidence, par mépris de leur chef d’État…Il avait prévenu le Nagamasa de ne pas leur ouvrir les portes du village, de leur expulser aussitôt, de les livrer à Kiri même…Mais l’Akimoto naïf et idéaliste avait accepté la décision de son chef et ami…Mais en réalité…N’étaient-ils pas la cause de tous les conflits d’Iwa? La mort de Chôgen, l’attaque sur Iwa…Le Nidaime avait promis les protéger au nom de son prédécesseur, pour respecter ses dernières volontés, écoutant les conseils de son bras droit Yoshitsune…Taishi l’avait pourtant bien prévenu, tout comme nombreux autres de ses proches. Mais quel idiot avait-il été…Encore une fois sa naïveté se prouvait être son talon d’Achille. Plus jamais.

Après avoir porté un coup contre le Raikage, s’est vert le Borukan que l’Hoshino porta son attention. Mais ce dernier, visiblement, sous-estimait grandement le Tsuchikage…En pleine course vers lui, il dût se rendre compte de la chose, dès qu’il s’était approché de lui, de l’immensité de son chakra démoniaque. Les intentions meurtrières d’Akimoto se manifestaient toujours, son chakra était toujours bien présent tout autour de lui, écrasant non seulement le Président sur son estrade, mais également Rakka et Eiko à ses côtés et maintenant Watari qui s’était approché. La pression physique insupportable, la sensation de peur viscérale, c’est toute l’amplitude de la technique que subissait le samouraï. Malgré tout, ce dernier s’était approché avec vélocité et le temps que la pression de l’aura n’écrase complètement ses épaules, il avait pu s’approcher à distance de frappe. Son épée venteuse était dangereuse, trop pour que le rouquin ne puisse se permettre d’encaisser. Akimoto se jeta alors vers l’arrière, malgré sa jambe qui le tiraillait toujours. L’amplitude de son propre mouvement ne fut pas aussi grande qu’à son habitude, mais il n’en demeurait pas moins très rapide ce qui lui permis de s’en sortir indemne.

Au moment où ses pieds touchèrent le sol, le Colosse d’Iwa sentit la terre se resserrer autour de ses jambes. Daiki n’avait donc pas dit son dernier mot…Probablement avait-il lancé une technique depuis sa cachette souterraine.

Soudainement, un souffle balaya la grande salle du palais, comme si la construction venait d’imploser. Quelques secondes suffirent pour qu’il ne reste plus rien, que le sol et la pierre, tous les débris emportés comme si le palais n’avait jamais existé. S’il n’avait pas été fixé au sol et s’il ne s’était pas cramponné de toutes ses forces, Akimoto auraient probablement été emmené lui-aussi, et ce malgré son poids et sa taille plus qu’impressionnante. Ce balayement quasi-divin s’accompagne d’une présence, d’un chakra aux multiples facettes, alors qu’au centre de la pièce, prêt du Raikage, un immense portail de chakra se manifesta. Deux hommes en émergèrent, amplifiant du même coup l’énergie menaçante. Qu’était-il donc en train de se dérouler? Le Borukan ne comprenait plus rien…Lorsque le plus âgé des deux hommes se présenta, il fut frappé par le choc de la révélation : L’Homme au Chapeau existait bel et bien. Les avertissements de Nara Alderan étaient donc véridiques… Le Tsuchikage releva alors le regard pour tenter de rapidement analyser la situation. Cet ennemi était plus terrifiant que tous les autres affrontés précédemment. Un vieil homme peut-être, mais son énergie, son chakra…Quelque chose était différent chez lui, quelque chose qu’Akimoto n’avait jamais ressenti auparavant. Même le Titan de Shîto ne paraissait pas aussi terrifiant que cet homme. Si ses hommes l’affrontaient, Akimoto savait que les pertes seraient nombreuses. Trop… « Iwajins! Fuyez! Ne tentez rien, c’est un ordre! Récupérez les blessées et fuyez! » hurla-t-il.

Il lui restait une dernière chose à faire…Un ultime geste avant de devoir quitter à son tour cet endroit. Usant de toute sa force, il parvint à extirper ses pieds de l’entrave terrestre, lui permettant donc de faire un unique pas vers le samouraï. Akimoto commença à enchaîner les mudras. « Tu aurais dû te taire Hoshino Watari. J’aurais pu pardonner ton intervention de tout à l’heure, mais maintenant… » Il était capable de prendre les insultes, ses épaules étaient larges après tout…Mais la trahison ne trouvait aucun pardon chez lui. « Tu trahis aujourd’hui la confiance qu’Iwa et ton cousin Chôgen ont placée en toi. J’espère que tu es fier de ton honneur…Car il causera ta perte. Tu disparaitras avec les ennemis d’Iwa. » Finissant sur ces mots amers, Akimoto expira finalement pour libérer non pas un souffle, mais une immense vague de lave, un torrent magmatique, qui déferla tout droit vers le traitre et le centre de la pièce. D’une pierre deux coups se dit-il…S’il pouvait emporter et carboniser non seulement le samouraï, mais également la Yuki traitresse et les deux nouveaux antagonistes…Il donnerait ainsi un peu plus de temps à ses compagnons pour fuir. Chaos et destruction, telle était la nouvelle volonté du Borukan, faire table rase du cancer qui rongeait son peuple et le Yuukan, effacer Alderan et sa volonté, comme il lui avait promis.

Le Borukan souffla pour la première fois depuis un long moment. Il calma son esprit, mettant donc fin à la pression chakratique qui immobilisait ceux présents autour de lui. Il aida l’Hayai à se relever en lui tendant la main avant de lui murmurer quelques mots à l’oreille. « Occupe-toi de mettre Eiko et Rakka à l’abri. Puis occupe-toi de la traitresse Yuki. » lui ordonna-t-il.

Maintenant, son devoir était d’offrir le temps nécessaire à tout le monde de fuir.

Résumé:
 

Note:
 

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
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Ven 6 Avr 2018 - 6:40
Un chaos...

Le spectacle qui se déroulait était un foutoir semblable à l'histoire de ta vie... Les gens gueulaient, d'autres pleuraient mais la plupart tentaient de désespérément face à la colère vindicative de ceux qu'ils avaient provoqué... Jusque là, tu n'avais attaqué que les gens armés, que ceux qui avaient osé lever la pointe de leurs lances face à toi. Et ceux, malgré l'ordre premier de ton frère, tu n'étais clairement pas intéressée par des civils apeurés et sans défense face à la situation. Tu avais besoin de combat, et jusqu'ici, seuls les gardes encore capable pouvaient te l'offrir.

Néanmoins, qu'elle ne fut pas ta surprise lorsque tu te fis attaquer par l'une des Iwajin adepte de la maitrise du Hyoton. Haussant les sourcils, tu eus à peine le temps de te recouvrir de ton armure de métal avant que ses loups ne viennent à tenter de te dévorer. Malheureux pour elle, tu étais une bête avec des crocs bien plus meurtriers que ses créations. Quand bien même elle tenta de se te meurtrir davantage, ton armure était toute indiquée pour encaisser encore une fois son offensive sans broncher.

Elle voulait la guerre ? Elle allait l'avoir. Tu n'étais de toute manière plus apte à réellement raisonner, c'était le rôle des Kage actuellement, pas le tiens. Même si l'état d'Akimoto était sans doute comparable au tiens.

Alors que tu t’apprêtais à passer à l'offensive, la suite des choses te prit une nouvelle fois de cours. Daiki n'avait pas dit son dernier mot, et bien que plein d'un soi disant honneur, il ne put finalement que se réfugier dans la terre avant de balancer une technique ayant pour but premier de tous vous paralyser. De mieux en mieux... Tu avais des loups gigantesque entrain d'essayer de te défoncer et maintenant tu étais en plus entravée par une technique des plus fourbes.

Mais encore une fois, tu aurais pu contre attaquer ! Jusqu'à l'arrivé d'un énième protagoniste tout droit sorti des histoires avec le plus de rebondissement. Celui-ci par contre déconnant bien mieux que Daiki ou même la Yuki. Son arrivé fut signe d'un carnage destructeur sans précédent au sein du palais. Tout ce qui n'avait pas eu la chance d'être enraciné fut emporté par le souffle terrifiant provoqué par l'homme en question. Les meubles avaient été traités comme des déchets et les civils comme des meubles. Même les loups encore accrochés à ton armure furent emporté tandis que tu peux encaisser une grande partie du souffle grâce à tes attaches ainsi qu'à ton armure.

Une fois tout ceci écoulé, tu pouvais alors contempler la puissance de cette fameuse personne... Elle possédait un niveau tout autre, si haut que cela te ramenait presque à ton impuissance que tu avais pu subir durant ton enfance. Et pourtant, malgré cet écart flagrant, tu ne vins même pas à lâcher une goutte de sueur. Tu avais déjà eu temps de fois l'occasion de vivre cette différence de puissance écrasante. Et cela n'avait clairement pas moyen de saper ta volonté bien que tu savais que ce qui allait suivre n'envisageait rien de bon en perspective.

Usant alors de toute ta volonté pour t'extraire de tes attaches, tu en vins à poser ta main sur ton armure afin la réparer des précédents assauts. Actuellement tu avais laissé passer énormément de chose se dérouler devant tes yeux. Bien trop à ton gout. Et bien que l'envie de te venger sur la Yuki t'ayant prit en traitre était grand, tu avais détecté une proie bien plus alléchante aux cotés de l'homme au chakra si imposant.

Vos chances de survit étaient faibles face à un adversaire pareil mais comment faire autrement ? Il fallait que ce monde soit vraiment mal foutu pour laisser un ennemi pareil apparaitre et être capable de gérer deux villages cachés enragés. T'approchant alors de l'homme que tu avais identifié comme étant le Yamanaka de la dernière fois, tu te demandais bien pourquoi il était aussi blessé, son corps aussi ravagé.

S'était il déroulé un combat face à l'homme au chapeau pendant que le groupe d'Hisao et le Yamanaka était parti vers Ame ? Si cela était le cas, tu avais du mal à certifier la survie de celui ainsi voir même de Shizen... Pestant intérieurement, il y avait bien trop d'inconnu que tu ne pouvais envisager et tu avais tellement peu de temps pour y réfléchir. La seule chose dont tu étais capable de constater était la furie du Tsuchikage qui déversait sa rage sur le samouraï.

Une rage qui si tu n'avais pas été depuis le début excentré au sein du palais ce serait aussi déversée sur toi. Heureusement, le destin ne t'en voulait pas autant que ça. Tu avais déjà assez subit d'offensive sans n'avoir rien pu faire.

Avançant alors par la suite vers le Yamanaka en question, après qu'il ai eu la possibilité d'esquiver ou de se défendre des dégâts provoqués par le colosse de lave, tu en vins à l'affronter directement dans les yeux. Même blessé comme il l'était, il allait être une aussi grosse épine que l'ennemi qui l'avait accompagné, d'autant plus qu'il semblait pleurait la perte de sa sœur...

Aujourd'hui, c'était le dernier de la fratrie que tu allais emporté dans l'au delà... Bien qu'avec la présence de cet homme au chakra si imposant, rien n'était certains.

- C'est moi qui lui ai arraché la tête ! Enfoiré !


Ouvrant alors grand les bras légèrement inclinés vers les cieux, tu l'invitais à s'engager dans un combat à mort avec toi. Tu le savais bien, les hommes d'Iwa et de Kumo ne pouvaient ni envisager une fuite et encore moins une contre attaque si vous laissiez deux hommes aussi puissant agir à leurs convenances. Actuellement, tu ne pouvais pas t'occuper seule de l'homme portant un chapeau des plus élégants. Mais ce n'était pas le cas de la bête enragée qu'était devenu le Yamanaka. Depuis le début, le destin vous aviez convié à vous affronter tôt ou tard de toute manière.

Ton rôle pour le moment était de canaliser l'un rage des deux opposants. Tu espérais que ton frère ou le Tsuchikage décide de s'occuper du second avec toi afin de permettre aux troupes présentes de fuir le mieux possible.

En attendant il était de ton devoir et de ta rage d'endiguer la progression ennemie du mieux que tu le pouvais. Quitte à en oublier ta haine face aux actions de la Yuki.

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Dernière édition par Metaru Reiko le Ven 6 Avr 2018 - 17:53, édité 1 fois
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Ven 6 Avr 2018 - 15:42



Si le comportement des Shinobi était prévisible, ce qui l’était beaucoup moins en revanche fut cette onde de choc qui balaya la majeure partie de cette place. Je n’avais rien vu venir, ni de ce qui se tramait à l’intérieur du palais quelques secondes plus tôt, ni de moi projetée à plusieurs dizaines de mètres accompagnée d’innombrables débris. Nous nous écrasâmes tous dans un rare fracas. Après avoir été sonnée pendant un certain temps, je rouvris les yeux, réveillée par les lamentations des nombreuses victimes. Un énorme bloc de pierre provenant certainement d’un des murs du palais m’empêchait tout mouvement et une quantité de sang anormalement abondante coulait de ma bouche.

‘Font chier. Pensais-je. Etaient-ils obligés de raser la zone pour faire entendre leur mécontentement au nouveau seigneur du feu ? Leur impulsivité les perdrait. Avec le peu de force dont je disposais, j’explosai le pan de mur d’un seul coup de poing. Dégagée, je constatai l’état de ma jambe droite, et de mon torse. La chute, le poids des décombres m’avaient bien amoché. ‘Font vraiment chier. Dis-je cette fois en crachant un peu plus de sang. Je fis alors quelques signes et une aura verdâtre m’engloba complètement, et quelques secondes après, je me relevai portant pour seules traces de cette mésaventure mes vêtements à moitié déchirés et le sang encore bien frais qui recouvrait une bonne partie de ce qu’il en restait.

J’observais autour de moi. Beaucoup de morts, beaucoup de blessés et beaucoup de ruines. Mais ce qui me faisait le plus de peine dans tout ceci était sans aucun doute la disparation de la cigarette. Un signe du destin ? Sûrement. Cela faisait de nombreuses années que je n’avais pas fumées et « on » venait de me faire comprendre que je ne devais pas m’y remettre. Soit. Cela me suffisait comme avertissement. Je devais garder un esprit sain dans un corps sain, ok.

Je fis quelques pas, on appela à l’aide… J’observais.

-Inutile, il va mourir. Répondis-je froidement en observant l’endroit où se trouvait l’imposant édifice quelques minutes plus tôt.

Tout semblait plutôt calme, étrangement. Pas d’autres explosions, pas d’autres cris… Cela me paraissait étrange.
Après une courte course, d’obstacle bien sûr, je me retrouvais à l’emplacement de la grande porte, enfin, ce qu’il en restait. Mon regard fut attiré par l’épicentre de cette folie. Je m’attendais à y voir un ou une Metaru ou l’autre balourd d’Iwa. Mais non, il n’y avait au centre que deux types, l’un paraissant à peu près normal et l’autre complétement farfelu. L’HAC et son larbin ? Ce dernier gueulait comme un putois… Proférant de graves menace ~

Et, tout autour, tous, semblaient… comme figés. Ou… contraints ? J'étais donc la seule à avoir expérimenté la gravité ?... Enfin, ce n’était pas naturel, vu l’agitation dont ils faisaient tous preuve habituellement… Et je ne fus pas surprise de voir que certains l’étaient encore et toujours, agités; malgré tout.
La conclusion ne tarda pas à éclore dans mon esprit : ce n’était pas l’œuvre de nos bons shinobis de la foudre et de la terre, mais bien le leur. Deux hommes se pointant comme des fleurs… Et m’agressant.

Pour une fois, Sazuka allait prendre part à quelque chose qu’elle n’appréciait pas, de son propre chef.



Spoiler:
 

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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Sam 7 Avr 2018 - 14:52
Akimoto se concentrait sur son offensive, Shuuhei appelait ses hommes au meurtre, Rakka vit Eiko et Taishi arriver entre deux éclats de métal fleurissant à travers le palais. Le sang, les cris, cela lui rappelait cet échange au rempart de la Roche, mais nul maître des renards ne vint la rassurer et l’aiguiller cette fois. Droite, concentrée, patiente, inexistante dans sa passivité, l’enfant observait, analysait, mémorisait, soudain, un bruit. Rakka se retourna pour voir Watari comme jamais elle ne l’avait vu, terrifiant et fou, attaquer le Raikage. La Yuki en resta sans voix et aperçut d’un même coup sa “tante” attaquer une kumojin. Que se passait-il enfin ? La brunette sous le choc accusait l’aura terrifiante d’Akimoto malgré son encouragement et finit par en ployer le genou comme les sentiments du guerrier parasitaient son esprit. Elle ne comprenait pas, sa détermination s’étiolait, fondant comme neige au soleil alors que la violence se déchaînait. Rakka était impuissante face à tout cela et ne put qu’observer, muette sous l’assaut intangible, les yeux humides sous la peur et la douleur provoquées par ce dernier, Watari s’en prendre ensuite au Tsuchikage. Elle aurait voulu hurler, s’interposer, mais son corps luttait comme il pouvait pour ne pas céder davantage à la terrifiante technique du Borukan. Il n’y avait plus de place pour l’admiration, pour la défense, pour la sauvegarde, tout n’était plus que survie informe et sanguinolente, laissant place à une frustration presque rageuse dans le coeur d’une genin en peine.

L’enfant avait un genoux à terre, Akimoto s’éloigna d’un bond pour éviter l’assaut du samourai et la pression se fit moins forte sur la fillette plus que crispée. Elle tenta d’en profiter pour se relever. Opération impossible. Des entraves de terre s’étaient emparées de ses membres inférieurs et la genin paniqua, confrontée à une peur savamment enfouie depuis sa découverte quelques années plus tôt. Rakka resta bloquée sur ces bouts de terre, les martelant de ses poings sans plus faire attention au reste, tournant frénétiquement cette pensée dans sa tête, elle était coincée et cela l’effrayait. Elle étouffait sous cette contrainte, réagissant de manière disproportionnée. Elle finit par laisser sa glace prendre le contrôle de son être et expira si fort son chakra hyôton qu’elle s’en brûla la langue et la gorge, atteignant de manière floue la matière la retenant au sol lorsqu’un souffle à nul autre pareil traversa le palais. La force du vent heurta son corps et brisa en partie l’entrave fragilisée, laissant partie de sa jambe prisonnière. Un craquement peu agréable vint électriser le corps enfantin, mais le cri qui en découla fut noyée dans la masse, la tête de Rakka frappa violemment le sol et la fillette sombra dans les brumes de l’inconscience.

Résumé:
 

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Unbowed, unbent, unbroken
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Sam 7 Avr 2018 - 19:15
- « AH OUAIS ?! PARCE QUE TU TE SENS CAPABLE DE NOUS BUTER, DUCON ?! »

Du fait de notre proximité, le murmure de Watari n’avait pas atterri dans l’oreille d’un sourd. Ni le crissement de sa lame contre son fourreau alors qu’il avait dégainé bien avant de l’ouvrir. Ni le bruit assourdissant des affinités qui recouvrirent sa lame. Beaucoup trop d’actions muées en indices qui m’avaient largement donné le temps de me recouvrir de mon métal le plus résistant sans effectuer le moindre mudra. C’était bien l’avantage de cette technique que j’avais perfectionné et légué à ma frangine. Et puis il fallait être con pour ne pas saisir ses intentions après son discours. L’instant d’après fut effectivement semblable à un flash pour moi. S’il avait tenté de me buter, il fut loin de pouvoir arriver à ses fins. Néanmoins, il eut le mérite d’avoir réussi à bien dégommer mon armure au niveau du cou, sans doute grâce à sa technique affinitaire. Un simple iai n’aurait pas pu provoquer de tels dégâts. Mon cou était d’ailleurs marqué par une entaille qui saignait plus ou moins abondamment. J’eus un sourire jaune. Qui se transforma d’ailleurs en quelque chose de plus malsain et de plus carnassier, tandis que mes yeux s’injectaient de sang. Faut croire que la traitrise était le dada de ce bâtard ! Chassez le naturel et il revient au galop…

Il allait payer que j’me suis dit !

Sauf que le destin en décida autrement…

Je ne sais pas trop ce qui m’avait le plus choqué par la suite : L’entrave de Daiki ? L’explosion qui s’en suivit peu après ? Ou l’arrivée inopinée du Yamanaka qui accompagnait celui-là même qui se revendiquait être l’homme au chapeau ? Va savoir. Toujours est-il que le chakra qu’il émana ne me dit rien qui vaille. C’était bien la toute première fois que je sentais quelque chose du genre. Je me mis à serrer les dents avant de faire un effort pour me dégager brusquement de la terre qui nous coinçait, avant de craquer mes doigts, prêt à passer à l’action. La technique du Tsuchikage me passa dessus en fusant également vers l’homme au chapeau et vers Rei, mais je n’avais pas daigné l’esquiver puisque mon armure pouvait aisément la supporter pour le moment. Qui plus, il y avait urgence : « RETRAITE ! ON SE BARRE TOUS D’ICI ! » Ma phrase était bien évidemment adressé à tous les kumojins. Ces gens qui venaient d’arriver n’étaient pas des personnes dont on pouvait s’occuper à l’instant T. S’il y avait des moments de folies que j’assumais comme le massacre que j’avais perpétré, ma raison et mon instinct de survie me criaient de foutre le camp de ce pays maudit au plus vite. L’ombre de la terre avait eu le bon réflexe et je l’avais volontiers imité.

- « FUYEZ !!! »

Daiki et Watari étaient dorénavant le cadet de nos soucis. A mes yeux, ils n’existaient même plus, puisque la survie de nos troupes passait avant tout. Et si Akimoto s’érigeait en dernier rempart, j’allais faire de même tout simplement, quitte à me sacrifier pour la prochaine génération de mon village. J’aurai pu créer un dôme qui enfermerait momentanément nos deux adversaires, mais je préférai plutôt passer à l’offensive. De ce fait, je multipliai les mudras avant de foutre mes pognes dans la lave pour pouvoir toucher le sol. Rebelote ! Des lames jaillirent en un rien de temps du sol comme la dernière fois. Mais cette fois, toutes mes lames (des centaines !) se concentrèrent exclusivement sur la zone qu’occupaient Rei et l’homme au chapeau. Si je n’en avais strictement rien à foutre du premier, c’était le deuxième et le plus dangereux que je visais. Les esquives qu’ils allaient devoir enchainer permettraient aux shinobis de l’alliance Iwa/Kumo de s’enfuir. Le combo de la lave et du métal ne pouvaient décemment pas être balayé aussi facilement. J’aurai pu rester sur place après mon attaque, mais je préférai commencer à reculer par petits bonds juste au cas où. D’ailleurs, je lançai un regard inquiet à ma sœur qui était encore sur le front.

- « ON BOUGE REIKO ! TU POURRAS LE PRENDRE PLUS TARD MAIS PAS MAINTENANT ! »

Oui, c’était un ordre. Celui du kage.


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Dim 8 Avr 2018 - 17:44
Les choses dérapaient à un rythme effrayant. Elle qui s’était décidée à ce que personne ne sorte, gardant ainsi l’entrée du palais où elle avait ériger un mur de pierre. Personne n’en sortirait, voilà l’ordre qu’ils venaient de recevoir et qu’elle appliquait. Si certains tentaient de s’opposer à elle, armée de sa lance, bien en sécurité dans son armure, elle s’assurait que personne n’ose s’approcher de trop près. Et puis, avec Kuchiki devant elle, certains préféraient ne pas trop s’y risquer, par alors que plusieurs avaient déjà connus une fin assez brutale alors que d’énormes pics de métal étaient sortis du sol. Restant attentive à ce qu’il se passait, son regard s’attarda sur la fiancée de l’ombre du village caché des nuages, qui s’approchait de l’entrée, elle aussi décidée à ce que personne ne sorte.

- Tu peux me faire confiance !

D’une voix assurée, elle venait de garantir à la l’ex-moniale qu’elle allait la protéger, suite à sa demande, le temps de sa technique. Le massacre qui avait lieu sous le regard de la Tadaoki avait de quoi l’amuser, de cette paniquer et ce sang qui envahissait la pièce, ce combat qui se déroulait alors que nul n’avait sûrement prévu que les choses se passent ainsi. Pour sa part, elle tenait à distance les gardes, tentant d’éviter de blesser les civils, préservant ainsi un minimum le discours émotif qu’elle avait partagé à tous, osant s’élever alors que son grade lui aurait sûrement conseiller de se taire.

Et dans toute cette cacophonie semblait mélodie agréable aux oreilles de la marionnettiste, les choses se compliquèrent encore plus que ce qu’ils avaient pu s’imaginer. Ou, tout du moins, de ce qu’elle avait pu s’imaginer. En sécurité, de ce qu’elle croyait, protégée de sa marionnette faisant aussi d’armure, cette dernière se retrouva entraver à même le sol, ses pieds ne pouvant plus bouger. Sceptique, un rapide regard autour d’elle lui suffit pour qu’elle réalise que tous étaient victimes de cette même technique. Le seul avantage qu’elle pouvait avoir, pour l’instant, était qu’elle n’était pas personnellement entravée au sol, contrairement à tous, ses marionnettes étant seules victimes, de son côté, de cette technique. Une technique fort intéressante aux yeux de la Tadaoki, alors qu’elle maîtrisait aussi le doton.

Du moins, ce qu’elle avait identifié comme un avantage se retourna bien vite contre elle. Un souffle important vint raser le palais et si tous purent rester en place, grâce à cette technique les maintenant au sol, ce ne fut pas son cas à elle. Désormais prisonnière de ce qui se retrouvait désormais à être une armure contre elle-même, elle sentit Osoroshi être balayé à son tour, disloqué suite à la violence de ce qui venait de détruire là où ils se trouvaient. L’impact sur sa tête fut violent, assez pour venir l’étourdir alors qu’elle sentait presque immédiatement du sang venir recouvrir la partie gauche de son visage, cependant, elle n’eut pas le loisir de s’y attarder bien longtemps. Comme l’avait souligné Hisao et alors qu’elle n’avait pas eu le temps d’apporter les modifications nécessaire à son armure avant de venir en mission, la cage thoracique de sa marionnette se fractura, venant s’écraser contre elle, à l’intérieur. Elle sentit de ses os craqués alors que le tout se refermait tel un piège mortel, lui écrasant douloureusement les côtes. Si ce n’avait pas été de l’adrénaline du moment, sûrement les choses auraient-elles pu être bien plus difficile.

Ce fut au final avec une jambe mal en point, quelques côtes brisées et l’arcade sourcilière fendue qu’elle réussit à s’échapper de son armure, arrivant à la manipuler de sorte à ce qu’elle s’ouvre, juste assez pour qu’elle en sorte. Un regard autour d’elle, légèrement sonnée, peut-être même un peu confuse, et voilà que les ordres de fuir se faisaient entendre. Pourquoi ? Elle eut sa réponse alors que ses prunelles flamboyantes se posèrent sur les deux hommes semblant avoir surgi de nul part (ce qui était effectivement le cas), l’un deux s’annonçant comme étant l’Homme au Chapeau, le second étant nul autre que l’homme étant venu à Kumo, les prévenir d’une soi-disante menace.

Son souffle était difficile alors que respirer lui était douloureux, cependant, elle ne pouvait s’attarder ici. L’ordre avait été de fuir. Nul ne servait à s’attarder auprès de ceux dont l’aura à elle seule arrivait à convaincre quiconque qu’ils étaient d’un niveau supérieur. Cette pensée vint aussi faire naître un sentiment plus que désagréable en elle, quelque chose qu’elle avait rarement, pour ne pas dire jamais, connu. Si Rei était ici, est-ce que cela voulait dire que… Avait-il eu raison d’Hisao, l’un de ceux chargé de l’accompagner à Ame ? Elle ignorait ce qui l’énervait le plus, à l’heure actuelle. Cette pensée qui n’avait rien de rassurante ou le simple fait qu’elle s’inquiétait pour autre qu’elle-même ?

Pas le temps de s’y attarder davantage, elle se rapproche de la fiancée de Shuuhei, celle à qui avait-elle déclaré qu’elle la protégerait du mieux qu’elle le pouvait. Ayant abandonnée ses marionnettes derrière elle, elle aurait tout le loisir que de les recréer une fois chez elle. Si elle était en mesure de rentrer chez elle, cela allait de soi. L’idée à l’heure actuelle était d’aider la Kumojin la plus près d’elle, à savoir Nora, pour ensuite fuir avec cette dernière, l’adrénaline étant tout ce qui l’empêchait que de ralentir alors que la douleur promettait d’être vive une fois le tout retomber.

Aider Nora, ou, tout du moins, s’assurer qu’elle était en mesure elle aussi de fuir, puis partir en compagnie des autres shinobis. Tel était son plan à l’heure actuel. Le seul qui lui semblait logique. Le seul qui pourrait sûrement assurer sa survie.

Spoiler:
 

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Merci Kaedlin ❤:
 
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Dim 8 Avr 2018 - 21:17
Des frères qui attaquent des frères... Le début d'une purge... Daiki sous terre, puis une explosion...

Le chaos...

Il se passe trop de choses en trop peu de temps pour que j'ai réellement l'occasion de réfléchir à tout cela. Une chose est certaine, il y a des forces en marche qui sont bien plus grandes que je ne le suis, que je ne le serais jamais si je ne quitte pas se lieu aussi on va dire. La force du souffle, même avec l'entrave elle m'a donnée l'impression de me faire arracher des membres, des morceaux un à un... La douleur, implacable, vicieuse. Pourtant, même au sol je ne me laisse pas aller à l'inconscience. Fermer les yeux, ça serait mourir et je ne compte pas abandonner aussi vite.

J'ai mal, je sens ici et la des choses qui fleur bon des blessures qui sans encore être réellement visible, sont bien présentes. Je n'ai jamais était particulièrement solide, surtout comparé à certain monstre d'endurance, mais cette onde de choc aurait mis en morceau plus d'une personne... D'ailleurs... Elle la fait. Je regarde ailleurs, je regarde... J'observe notre chef, la lumière, le phare au centre de notre monde. Je l'observe ainsi pour une bonne raison, si je commence à réfléchir au nombre de morts qui nous entoure je ne suis pas sûr de ma réaction et c'est typiquement le genre de moment où perdre la tête fasse à ce charnier peu plus ou moins littéralement m'enterrer directement.

Non, je suis bloquée, forcément l'entrave... Je n'ai rien pour la contrer, alors il ne me reste qu'une solution, même si j'aimerais avoir plus de possibilités quand même. Je force, je tire avec la force du désespoir en sentant mes muscles, ma chair, mes jambes se tordent et le bruit qu'il en résulte et tout sauf naturel. Mais finalement, j'en suis libéré et serre les dents encore au sol alors que j'emploie mon chakra pour remettre juste assez d'ordre dans mes membres inférieurs pour pouvoir me mouvoir au plus vite... Enfin, pouvoir le faire dans les délais les plus brefs, je suis loin d'être en état de courir et je me ferais bien une sieste au contraire.

En tout cas, je ne peux pas me le permettre, non, d'un pas lent, boitant et tenant ma poitrine, les mâchoires qui claquent et des larmes de douleurs qui s'échappent, j'avance. Un premier pas en sa direction, même quand il nous ordonne de fuir... Je ne pourrais tout simplement pas le faire, enfin si, mais pas assez vite pour avoir la moindre chance que cela soit utile pour moi comme pour n'importe qui. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui m'en manque de me tourner à l'opposé de ses être surpuissants, ses êtres aux techniques dépassant de loin la compréhension humaine. Mais si je le fais, je risque de disparaitre bien avant d'atteindre une zone raisonnablement sûre. Non, si je veux être utile et vivante dans un instant, je n'ai qu'une chose à faire et c'est pour ça que je vais vers lui, illuminant cette plaine de décombres par une lave aux reflets d'un orange magnifiquement mortels. Plus j'approche, plus la chaleur m'accable, comme si une force invisible essayait de me repousser et me mettre à terre... Mais j'ai encore assez de volonté pour continuer, combien de temps ? C'est une autre histoire là par contre.

Finalement, j'arrive à ses côtés, je serais peut-être plus une gêne qu'autre chose, mais je me dois d'essayer, j'ai trop de bonnes raisons de rester en vie et ma survie passe inévitablement par le fait que le plus fort d'entre nous reste debout, peu importe ce que ses adversaires tenteront contre lui.

"Je suis désolé Tsuchikage, je n'ai pas la force de suivre votre ordre. Mais, je peux encore faire un dernier effort..."

N'étant pas totalement stupide ou suicidaire... Quoique la question se pose vue où je suis à l'instant ? Bref, je laisse volontiers son corps faire barrage entre moi et nos adversaires, enfin les siens, je ne suis qu'un point de détail comparé à eux... Néanmoins, reste une chose plus que problématique : la lave. La chaleur est violente, hostile, étouffante même. J'arrivais déjà à peine à tenir debout, ce n'ai plus trop le cas maintenant. Des mudras, j'ai l'impression que chaque inspiration est une torture, comme si je cuisais de l'intérieur, mais aussi de l'extérieur. J'ai besoin de tout ce qu'il me reste de force mentale pour maintenir mon chakra stable, assez pour passer ma main auréolée de mon énergie sur la jambe du plus grand des Borukan puis les éventuelles autres blessures qu'il pourrait avoir par la suite... Mais je tiens bon, je n'arrête pas là, car, si je stoppe ma technique, je ne suis pas certaine de pouvoir la réutiliser, je dois la maintenir le plus longtemps possible. Pas sûre qu'on me laisse le loisir de la continuer longtemps, mais le moindre moment passé à m'assurer de sa bonne santé sera gagné pour nous. Bon je n'ai pas trop le temps pour un examen approfondi il faut dire, donc blessé ou pas j'applique mon chakra régénérant sur lui et espérant que ce soit utile...

J'ai fait ce que j'avais à faire, vu ce qui l'entour il ne vaut mieux pas que j'essaye de me retenir sur lui, sinon je vais finir en steak humain bien a point. J'ai un genou au sol, la respiration lourde et sifflante et transpirant abondamment. Le genre de situation où j'ai mieux à faire qu'un trait d'esprit n'est-ce pas...

"Monsieur, il va vraiment falloir serrer la vis une fois qu'on sera rentrés chez nous."

Mais j'avais besoin de dédramatiser un peu... Je viens peut-être de faire la toute dernière erreur de ma vie, emportant avec moi non seulement mon existence, mais celle qui grandit dans mon ventre par la même occasion. Mais de toute manière, je n'aurais jamais réussi à partir d'ici seule, alors autant faire une dernière chose avant de tomber. Histoire de pouvoir partir, presque sans regret. Enfin ça c'est dans le pire des cas, je ne suis pas seule, personne ne l'est réellement ici.

Résumé du tour:
 

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Lun 9 Avr 2018 - 9:00
Pourquoi ?

Elle s’était rapprochée de l’ombre de son village, fuyant ces gardes qui avaient osé poser leurs mains sur elle. Elle assistait, impuissante, à ce qui ressemblait à un carnage. L’injustice de la situation, de tous ces morts dont l’odeur l’écoeurait, avait de quoi la rendre malade. Or, elle sentait son esprit se briser, peu à peu, tant par cette pression qu’avait le grand roux sur elle, qui venait lui oppresser la poitrine, rendant sa respiration plus difficile. Peu à peu, alors que tout ce sang venait souiller le sol de l’endroit, ces morts et blessés dont elle entendait les éclats de voix, les cris, les pleurs, son regard se vidait. Difficile que d’exprimer ce qu’il se passait dans sa tête alors qu’elle semblait s’être détachée de la réalité qui se déroulait sous ses yeux.

L’admiration qu’elle portait vis-à-vis du Hoshino laissa place à une incompréhension certaine alors qu’elle le voyait tenter de s’en prendre au Raikage, puis au Tsuchikage. Elle aurait voulu s’interposer, comprendre ce qu’il se passait, pourquoi s’en prenait-il de la sorte à eux. Ou plutôt, elle comprenait, dans une certaine mesure, pourquoi réagissait-il ainsi. Il lui en avait parlé, avec une honnêteté déconcertante, lors de leur première rencontre, tandis qu’elle avait eu envie d’en apprendre plus sur son arrivé à Iwa.

Il servirait le village tant et aussi longtemps celui-ci irait de pair avec ses valeurs.

Trop petite et trop faible pour réagir, elle se sentait defaillir, cette aura qui s’échappait du Borukan avait de quoi menacer de lui faire perdre ce contrôle qu’elle avait partiellement sur sa personne, sur tous ces sentiments négatifs qui ne demandaient qu’à être exprimés. Or, outre venir soutenir son propre système nerveux, elle n’avait pas encore levé la main sur quiconque, attendant des ordres qui ne venaient pas. Ce ne fut que lorsqu’une main se posa sur sa nuque, contact auquel elle ne se soustraya pas, qu’elle vint reprendre un peu de ses esprits. Si elle ne connaissait pas l’homme masqué à la veste sombre qui s’était élancé sans un seul instant d’hésitation vers le samouraï, cette lueur verte ne lui était pas inconnu, pas plus qu’était ce toucher à la base de sa chevelure pâle.

- Pourquoi…

Elle tremblait. Elle était en colère. En colère vis-à-vis d’elle-même, prisonnière de sa propre tête et de ce que toute cette situation venait animée chez elle, sans compter de la terreur que lui inspirait le pourtant si gentil Akimoto. Toutefois, comme à son habitude, elle n’en fit rien, assistant impuissante à ce spectacle d’horreur.

Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien de ce spectacle d’horreur.

- RAKKA !

Prisonnière de ces entraves qui s’étaient élevés du sol, elle n’avait pu qu’assister, impuissante, encore une fois, à ce que cette situation venait d’infliger à la genin. Pour sa part, elle ignorait si elle avait quoique ce soit de casser. La douleur complètement absente pour le moment, s’étant interdit de la ressentir, elle aurait tout le loisir de s’y attarder plus tard. Elle était désormais paniquée, son coeur débattant dans sa poitrine, tandis qu’il ne restait plus rien du palais s’étant fièrement tenu ici même quelques instants plus tôt. Il n’y avait qu’en son centre deux nouveaux venus dont la puissance semblait transpirer par chacun des pores de leur peau.

- Non.

L’ordre d’Akimoto, voilà qu’elle avait envie de s’y opposer. Elle ne voulait pas être amenée plus loin. Ou peut-être que si, tout compte fait. Partagée entre la peur et la détermination, elle n’était pas certaine de ce qu’elle voulait. Fuir étant ce qui était logique, il s’agissait, après tout, de l’ordre reçu. Cependant, elle les voyait, ces shinobis qui étaient prêt à risquer leur vie. Et elle, qu’allait-elle faire ?

Allait-elle se contenter de pleurer et s’appitoyer jusqu’à la fin de ses jours ?

Sanadare ne se serait certainement pas gêner pour lui faire comprendre à quel point était-elle pathétique.

- Occupe-toi de Rakka.

En priorité celle qui était inconsciente. Bon, elle ne pouvait pas faire grand chose, prisonnière de l’entrave ayant pris place sur tout l’endroit où ils se trouvaient. Pourrait-elle répétée le même exploit que la veille alors qu’elle avait défoncé le sol de ses lames ? Elle en doutait. Et pourtant, cela ne l’empêcha pas que d’essayer, venant fracasser ses katanas recouvert d’électricité pour venir affaiblir ce qui la retenait prisonnière. Nombreux coups furent donnés pour qu’elle parvienne à finalement s’extirper. Solide sur ses jambes, ignorant tout de la douleur qui se serait difficile à vivre une fois le tout fini, elle ne voulait pas être de celle dont certains se sacrifieraient peut-être pour lui permettre de fuir.

- Je peux aider.

Elle plaidait presque sa cause, son regard s’étant tourné vers la Yuki, Ayuka de son prénom. Elle avait déjà entendu parler d’elle, de ses doux rêves que Watari souhaitait préserver. Elle ne semblait pas être une mauvaise personne, loin de là même. Cependant… N’était-elle pas une traîtresse ?

Si le chaos régnait tout autour, voir même en elle, elle était décidée à ne pas s’appitoyer, ni même laisser les autres la sauver sans qu’elle n’ait son mot à dire.

Elle ne voulait pas tuer Ayuka. Elle n'y arriverait pas, de toute façon. Cependant, elle connaissait ses capacités, la douceur que pouvait avoir ses techniques claniques. Elle avait dans l'idée, pour peu en ait-elle la chance, de venir la mettre hors d'état de nuire sans pour autant attenter à sa vie. Elle ne méritait certainement pas la mort, aux yeux de la jeune Zetsu, pas alors s'était-elle élevée pour suivre ce qui lui tenait à coeur. En avoir la chance, elle souhaitait seulement éviter de lui faire du mal tout en respectant les ordres donnés par le Borukan, qui était de s'occuper d'elle. Certes n'avaient-ils pas été adressés à elle, toutefois, de ce qu'elle avait vu de l'attaque portée vers le Hoshino, il aurait de quoi lui faire du mal.

Résumé du tour:
 

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God knows we're worth it
I won't give up on us, even if the skies get rough. I'm giving you all my love. I'm still looking up. 'Cause even the stars they burn some even fall to the earth. We've got a lot to learn, no, I won't give up.
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Mar 10 Avr 2018 - 4:23
Tout se déroula tellement vite. Il y avait encore quelques mois, Ayuka aurait certainement perdu le compte des attaques qui fusèrent dans tous les sens, noyées dans les cris, les hurlements et la peur qui saisissait tout le palais de la capitale. C’était un chaos sans nom où ennemis devenaient amis, ou respects et honneurs se perdaient parce quelques gestes et déclarations. Sur ses gardes, prête à affronter la Jônin du Kumo, cette fameuse soeur Metaru, le regard de la Yuki fut rapidement attiré vers de nouveaux éclats de voix et le coeur d’Ayuka rata un battement en voyant la vie de Watari être mise ainsi en danger. Serrant vivement les dents, la colère saisit l’esprit de celle qui pourtant rêvait d’un monde paix. Les poings fermés, Ayuka n’avait pas ressenti de tels émotions depuis le jours où la sabreuse avait volé l’oeil de son cousin adoré.

La manieuse de glace n’avait jamais aimé tuer, en témoignait les pleurs passés sur le corps sans vie de Kaldea. Le loup à ses côtés grogna également, attendant de pouvoir se jeter à la gorge de ceux qui attentaient à la vie du samouraï cependant… Le regard vif de la Yuki fut attiré par le seigneur du feu qui disparut sans attendre son reste, blessé mais visiblement non prêt à mourir. La terre se referma en une fraction de seconde sur les pieds d’Ayuka qui chercha à esquiver mais fut attrapée dans l’entrave de terre, tout comme sa créature de glace. Sans attendre un seul instant car ayant bien conscience que seuls ceux qui se dégageraient de cette technique pourraient s’en sortir vivants, Ayuka poussa un souffle glacé en direction de ses propres pieds, bien décidé à fragiliser l’entrave pour s’en échapper. En même temps et voyant sa créatrice agir, le loup ne chercha pas à se débattre, juste à mordre également dans la terre, un de ses crocs rappa sur le mollet d’Ayuka, sur la partie non protégée ce qui fit grimacer légèrement la Yuki qui ne comptait pas abandonner. Mais...

Une très violente déflagration résonna avant que les éclats de pierres et de débris n’explosent de partout, libérant un grand nuage de poussières qui fit tousser une Ayuka déboussolée. Elle se retourna de son mieux en entendant une voix inconnue résonner, mais surtout, une voix qui semblait être la seule à comprendre l’entièreté du massacre et l’idiotie de la scène qui se déroulait. Il fallait être idiot pour ne pas comprendre qui était cet homme lorsque les poussières retombèrent. Un chapeau et une assurance qui ne laissaient guère place au doute. Ainsi il existait réellement… Ainsi, Nara Alderan n’était pas venue à Iwa par simple piège ou tromperie. Et si ce décapité craignait l’homme à quelques maîtres de certaines les plus puissants shinobis ce monde… Même un idiot et naïf comprendrait que l’heure n’était plus au combat sans aucun sens, mais bien à la fuite. Son loup ne pourrait pas fuir, mais avait réussi à libérer un des pieds de sa créatrice. Tirant violemment, Ayuka fractura la terre gelée, retrouvant sa mobilité, retrouvant un semblant de liberté.

Elle ne comptait pas mourir sous le magma d’un Borukan ou encore moins des mains d’un de ses Jônin. Toujours concentrée, le coeur battant très rapidement, la Yuki se tenait prête à réagir. Voyant la vague de lave se former, la jeune femme laissa les shinobis, l’homme au chapeau ainsi que Rei se débrouiller. Prenant appui, elle poussa de toutes ses forces, usant d’années d’entraînements pour courir rapidement et contourner le magma en fusion. Dans son geste, elle observa également la fameuse Eiko. Cette femme certainement aussi douce et intéressante que le disait Watari. Elle lui souhaitait de survivre mais Ayuka ne comptait en rien se faire avoir aussi facilement, profitant de sa course pour rejoindre directement le samouraï alors que le magma fusait vers le centre de la salle détruite. Non, c’était l’envie de protéger ses idéaux et celui qu’elle aimait qui lui donnait cette rage de vaincre. La puissante aura du Tsuchikage retomba également sur la Yuki qui était bien décidée à ne pas tomber au sol.

Rakka supporterait. Watari supporterait. Se concentrant, Ayuka lança un très rapide regard complice à Watari. Elle voulait le protéger, lui et son honneur, lui et ses douces paroles, lui et ses sourires sincères. Plaquant ses mains l’une contre l’autre, le regard déterminé, Ayuka libéra avec violence son chakra de glace qui prit possession des ruines “Eien no toushi jigoku !”. L’enfer des glaces éternelles, un art que seuls quelques Yuki maîtrisaient et qu’Ayuka n’avait jamais utilisée, connaissant les conséquences funestes de cette technique. Les températures chutèrent avec violence jusqu’à atteindre un niveau qui ne laissait pas de répit à la vie. Chaque surface des ruines se retrouva congelée, le magma solidifié autant que les êtres vivants subirent cette enfer mortel et au milieu des pierres et gravats, le sabre de l’ancien Tsuchikage se brisa. Rakka était capable de supporter plus longtemps que les autres. Le sceau dans le dos de Watari ainsi que son enveloppe de chakra le protégeraient. Elle détestait tant tuer pourtant pour le sauver, elle était prête à hurler de douleur pendant de longues nuit. Elle détestait tuer pourtant elle ne s’arrêta pas, aux côtés de l’homme qu’elle désirait voir vivre.

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Mar 10 Avr 2018 - 4:23
Et toi, de partir tant qu'il en était encore temps, chien de shinobi. Ce mot était parti comme une insulte alors que la main de celui qui venait de porter secours à Akimoto s'approchât de lui, tentant de le tuer. En vain. Si les forces du jeune homme allaient se tarir, il ne comptait pas se laisser faire ainsi. Pas alors que les lames de métal sortaient perpétuellement du sol et que le roux était prêt à gâcher la vie des morts pour ses projets de conquête et de fierté. Même si ses mouvements de kenjutsu étaient particulièrement fatiguant à enchaîner, il n'était pas un de ses ninjas qui possédaient des forces élémentaires qu'ils déchaînaient sous diverses formes. Ce n'était pas pareil que de dégainer un sabre que de faire germer des forêts de lames ou des torrents de lave. Ni même de recouvrir sa lame d'un puissant manteau de chakra et d'en exhaler par tous les orifices de son corps.

Ce serait probablement ses dernières techniques. Mais il comptait bien punir ces meurtriers et ces assassins. L'orbe verdâtre allait probablement meurtrier ses chairs... Mais Watari, dans un rugissement, fit coulisser le chakra de sa lame jusqu'à son corps et usa de ses réserves pour rediriger celui-ci dans toutes les directions. Et alors qu'une puissante déflagration, semblerait-il provenant de son dos, semblait prêt à tous les happer et que ses jambes se retrouvaient coincés par ce qui semblait être de la pierre, il remarquât l'absence du seigneur du feu. L'orbe vert, de chakra neutre tentât de tordre ce qui était une barrière et une armure qui s'était formé pour recouvrir le samouraï. Les yeux du tengu de chakra fixèrent l'agresseur dont les kunais volèrent chaotiquement. Entre la déflagration, l'entrave et la tempête de Kunai, Watari usa de ses dernières forces pour châtier celui qui s'était cru si malin de lui donner des conseils. Dans la tempête de poussière, Watari se libéra de ses entraves, fit sortir les kunai planté sur son enveloppe de chakra et souleva le katana de son Susanoo depuis la terre pour tenter d'empaler celui qui était probablement lui-même prisonnier des objets de la terre. L'énergie du Tsuchikage avait pu retenir son corps de mortel, mais qu'en serait-il de cette enveloppe de chakra ? Rien n'en était moins sûr. Mais ces félons feraient tout pour survivre, il en était persuadé. Il mourrait probablement ici, dans cet ultime assaut et dans ses ultimes forces. Il sentait déjà son corps payer la violence de ses efforts. La déflagration passée, celui qui avait provoqué cette horreur se remit à lui parler. Mais s'il croyait pouvoir parler librement... Menaçant, Watari lui coupa la parole et lui dit clairement :

Ferme bien profondément ton chantre qui te sert de claque-latrines ! N'essaie pas de me faire passer pour un traître à ma propre cause quand tu es celui qui par orgueil, n'hésites pas à trahir celui que tu as protégé car il refuse de te remercier ! Il prit une pause, le susanoo poussant un hurlement de rage déchirant, ignorant tout bonnement l'arrivée remarquable d'un chakra particulièrement puissant et dangereux. Mais Watari n'en avait pas fini. Je me suis battu pour la paix, pas pour qu'on se souvienne de moi comme un traître, un belliciste et un conquérant ! Si votre conscience peut rester servile face à de tels conséquences, c'est que c'est bien vous qui trahissez vos idéaux, chiens de Shinobi ! Nara Alderan et Araho Daiki ont raison, vous n'êtes que des opportunistes et des meurtriers ! Il s'exprimait ainsi à ceux qui pouvaient encore l'entendre. Probablement la jeune Rakka et probablement Eiko. Mais aussi à ceux qui n'étaient là que par respect pour la gentillesse de deux meurtriers qui ne respectaient que leurs intérêts, quitte à noyer le nom des villages cachés dans le sang. Kiri, Kumo, Iwa. Ils étaient finalement tous les mêmes. Ils ne vivaient que pour écraser, que pour se faire respecter, que pour mépriser, que pour massacrer. Les Shinobi, comme Yuki Noah l'avait dit, étaient des êtres incapables de paix. Voyant du coin de l’œil la jeune Zetsu rejoindre le camp de ceux soumis et incapables d'assumer leurs propres idéaux, Watari fit solennellement la prière, que si elle lui survivait et s'échappaient, que plus jamais elle ne le croiserait. Car la prochaine fois, elle se battrait comme shinobi de la roche. Et Watari ne ferait plus jamais confiance aux shinobis. Il ne souhaitait plus jamais en servir un seul, car ils n'étaient que des êtres bouffis d'orgueil, de puissance, d'hypocrisie et de jugements auto-justificateurs. Et par-delà ça... Il voyait la seule en qui il pouvait avoir un minimum de confiance. La seule qui n'avait jamais eu d'autres cesses que vouloir le bonheur des autres.

Une femme qui valait bien mieux que ce ramassis de connards belliqueux qui ne connaissait que la violence et la mort. Une jeune femme qui devait survivre à son ultime combat pour défendre ce pourquoi il s'était toujours battu et qu'elle avait rejoint. D'un regard complice, muet à ces monstres, il savait ce qu'elle comptait faire. Tant pis pour eux. Tant pis pour Eiko. Tant pis pour Akimoto. Qu'ils périssent et qu'ils aillent rejoindre l'enfer qui leur était dû. Watari, profitant des derniers instants avant que la jeune femme ne déclenche sa technique, se tourna vers l'homme au chapeau, laissant son dos à la seule personne digne de sa confiance. Boushi no otoko... Ils sont faibles. Ils fuiront. Ils ne savent piétiner que ceux qui sont plus faibles qu'eux. Et si jamais votre combat vous oppose à eux... Alors, l'ennemi de mon ennemi sera mon ami.

Et à peine ses mots furent terminés qu'une puissante vague de chakra hyôton balaya l'ensemble de ce plateau qui fut le palais du feu, baissant les températures à des niveaux inégalités pour tout ceux qui s'y trouvaient et qui étaient incapable de s'en protéger. Il se doutait bien que ce mystérieux chakra protègerait son interlocuteur. Comprenant que cette diversion était sa dernière chance de sortir Ayuka de ce traquenard, Watari usa des puissantes ailes de son Susanoo pour s'envoler après avoir attrapé celle-ci. Son corps lui faisait affreusement mal, alors que dans un dernier effort, il éloignait la jeune femme loin du champ de bataille : elle devait vivre. Il ne pouvait en être autrement, s'ils souhaitaient un jour que les rêves de celle-ci puisse se réaliser. Alors que ses dernières forces partaient de son corps vers son enveloppe ailée, la vue de Watari se troubla. Encore un peu, juste un peu... Alors qu'il sentait son corps s'endolorir sous l'effort, il se concentra une dernière fois et les ailes battirent à nouveau pour les éloigner de plus belle, alors qu'il survola la capitale du feu, en alerte totale après de tels événements chaotiques... Tant mieux... Ce peuple méritait d'être uni face à cet injuste agresseur commun. Et même s'il devait mourir après avoir été fidèle à ses convictions... Il n'aurait aucun regrets.

Sentant ses dernières forces le quitter, il amorça la descente dans la campagne de Hi no Kuni... Trop tard. Il s'écrasa violemment au sol et quelques secondes plus-tard, l'enveloppe se dissipa, laissant Watari, exsangue, au sol. Dans ses derniers efforts, il intima à Ayuka, de faire parvenir son message, tant que les ninjas d'Iwa ne pouvaient le faire : ... Préviens... Préviens... Qu'Iwa... A trahi... Ma famille... Préviens Eirin... Sakuya... Taka...Zane... Et... Rei..Sei... Ils.. Ils les tue...Ront... Il cracha violemment un flot de sang, avant de chuter dans le coma. Dans la merde, en terme de chakra, probablement. Dans le sang qu'ils espéraient tous le voir perdre. Plus près de la mort, que jamais, pour avoir défendu ses valeurs.... Dans l'ultime prière qu'un jour, la paix serait finalement célébrée sur ces terres ensanglantées.



Résumé du tour:
 
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Mer 11 Avr 2018 - 5:01
En termes general, Taishi vivait assez simplement. La plupart de ses soirées étaient des rencarts avec une iwajine quelque part dans un bar perdu du coin résidentiel. Le matin, un jogging ou bien aller jouer quelques chansons au coin commercial, histoire de financer la beuverie suivante. Et le reste du temps ? Soit il perdait son temps avec l’idiote d’aveugle, soit il s’entraînait. C’était la vie normale qu’il avait vécu depuis son entrée au village. On peut s’impressionner de la manière dont les choses peuvent rester semblables et pourtant être totalement différentes du jour au lendemain. Le genin était devenu chuunin, puis entrainé malgré lui dans le Yamagenzô pour côtoyer les nuits meurtrières dans l'équipe personnelle du futur tsuchikage, Shokugeki. Les choses avaient bien progressée depuis l’ère des guerriers de la bouffe, qu’en penses-tu, Akimoto ?

Parce que le Yamagenzo avait mené à ce fameux sommet où il avait dû se réveiller après avoir vu Inuzuka Meian et le poulpe mourir sans vraie raison, si ce n’est que d’être au mauvais endroit au mauvais moment. À ce moment, une certaine rancœur l’avait étreint malgré lui et il avait été las de jouer les gendarmes. C’est ce qui l’avait poussé vers les Tengus, ça pouvait sembler simple et cliché, mais la réalité était peut-être que Taishi était bel et bien simple et stéréotypé. Bref, ensuite vint l’enrôlement par le fameux Yoshitsune. Une balade bien loufoque puisque le type devint aussi actif que les neurones de Sanadare. Taishi avait quand même appris sa leçon : il n’y a aucune cause qui justifie un rencart au clair de lune avec un autre mec.

La suite était prévisible. À travers l’unité Tengu, il avait réussi à ramener l’équilibre dans son esprit, apaiser ce désir de vengeance. Et lorsque ce fut fait… Il continua sans raison particulière. Il avait la confiance croissante du Tsuchikage, et les pouvoirs nécessaires pour changer les choses. Et lorsqu’il eut la chance d’aller voir ailleurs, il le fit. Mais Kumo, si différente soit-elle d’Iwa, était au fondement bien identique, et la réponse ne s’y trouvait pas. Le Soshikidan était juste une étape de plus, mais celle-ci avait mené à cet endroit. Et à cet instant bien complexe.

Les choses en ordre, il fut déstabilisé quand une barrière sembla se dresser entre ses mains et le samouraï. Le type était beaucoup plus rapide que Taishi ne l’avait crû, ayant réussi à enchaîner son attaque tout en réagissant défensivement de la sorte. Quant à la nature de sa technique, l’Hayai ne pouvait que soulever des hypothèses. Il y eut quand même un effet positif puisque l’aura sembla absorber la majeure partie de son faisceau de kunai, évitant les dommages collatéraux. Mais en même temps une immense brise venait de frapper les lieux et Taishi du se protéger le visage. Parallèlement, il se sentait engourdi par la chaleur qui émanait d’Akimoto, sans doute un effet secondaire de sa technique de niveau avancé. La main de Taishi tenant le Kunai lâcha celui-ci qui fut emporté par le vent. Ses yeux se posèrent à nouveau sur le samourai qui dégainait dans sa direction, étrangement peu importuné par les effets combinés de la brise et de l’armure du Tsuchikage. Taishi voulu faire un pas en arrière mais ses pieds restèrent en place. Quelque chose le retenait, et ce n’était probablement pas positif, même si ça l’avait empêché d’être soufflé par le coup de vent. Le sabre du samouraï lui continuait à descendre. La main de Taishi se ferma sur le kunai qu’il avait lâché quelques instants plutôt dans un éclat de lumière verdâtre, à quelques mètres de côté. Il tomba sur le sol, repoussé par la brise, un indice qu’il avait été trop lent à réagir à la force combinée du vent et des entraves. Le shinobi fouilla dans sa poche et lâcha un autre kunai qui disparut au loin, emporté par le vent. Une douleur à la poitrine lui indiqua que la lame du samouraï avait fait des dommages, même s’il était incapable d’en connaître la mesure actuellement. Le Tsuchikage l’aida à se relever, lui donnant des ordres clairs et pourtant compliqués à appliquer dans les circonstances.

Il resta immobile un instant et il tourna les yeux vers les deux comparses qui venaient de faire leur arrivée. Cette technique venant de l’homme portant un chapeau… Ce chakra… Taishi se demanda si le personnage avait lui-aussi remarqué la similarité entre leurs énergies spirituelles… À un certain degré du moins. L’Hayai aurait eu du mal à l’expliquer, mais la technique que celui-ci avait employée était à la fois presque identique et pourtant complètement différente de la sienne. Taishi n’eut pas le temps de réfléchir davantage, car la scène devenait toujours plus chaotique. Rakka était au sol et semblait inconsciente, toujours prisonnière des entraves de pierre d’une jambe. Eikô, à proximité, semblait elle aussi blessée. Pire encore, le Tsuchikage ripostait vers le Samurai et la Yuki avec une vague de lave. Si Taishi intervenait, il pouvait peut-être s’assurer que l’un ou l’autre n’y survivrait pas. Mais s’il n’aidait pas les deux genins… Enfin, serra les dents avant de se détourner un instant.

« Ne discute pas Eiko, ramène toi ! »

Il se précipita auprès de Rakka. Taishi n’avait aucune connaissance médicale mais pouvait s’occuper de sa jambe. L’Hayai focalisa son chakra dans son bras et taillada les entraves avec son Kunai, la lame gorgée de chakra mordant dans l’entrave qui lâcha prise. Le Tengu embarqua la fillette sur son épaule, ignorant la douleur aigue et le sang qui tachait son manteau sombre. Taishi regarda autour de lui et constata que les iwajins restant étaient tous autour du Tsuchikage désormais, y compris la médecin, celle qu’il l’avait si sauvagement repoussé aux sources, il y a déjà longtemps dans la défunte ville de Shitô.

De son côté, la Yuki avait réussi d’une manière ou d’une autre à devancer la lave, lave qui ne semblait pas non plus affecter le samourai outre mesure. Étaient-ils vraiment des jônins ? Soudain, la lave sembla ralentir et s’assombrir, refroidissant à une vitesse ahurissante. Quelque chose arrivait de la part de la Yuki, et ce n’était probablement pas des photos coquines.

« TOUT LE MONDE, TENEZ-VOUS À MOI! »

Il empoigna la veste de la Zetsu et la projeta sans cérémonie contre la médecin avant de lui-même bondir vers Akimoto. Une lumière verte se mit à émaner de sa silhouette alors que son esprit se concentrait sur une marque bien précise. Il sentit son manteau craqueler sous le froid, l’air devenir brûlant et irrespirable. À l’instant même où Eiko tomba contre la blonde bien dotée, et que la main gantée de l’Hayai toucha la Zetsu et de l’autre bras le roux massif, il y eut un éclair vert…

***

Le sol les accueillit brutalement. Ils étaient quelque part hors de la cité, peu importe là où le kunai avait fini par échouer. Taishi n’en avait strictement rien à faire. Il avait d’autres préoccupations. D’abord, il avait beaucoup de mal à respirer. L’Hayai déposa Rakka sur le sol. Il était couvert de givre. Peu importe ce que la Yuki avait fait, ça avait bien failli le tuer. Après un regard vers Eiko et l’eiseinin, il se pencha vers la fillette, essayant d’ignorer sa propre douleur. Il y eut une ombre et Taishi releva les yeux. C’était l’aura gigantesque du samouraï. De toute évidence, il était même à l’abri du froid de sa compagne. Malgré tout cela, Taishi eut bien l’impression qu’ils n’entendraient plus parler de lui pour un moment. Au final, tant accueillir les Yuki à Iwa que de tolérer les samouraï semblait se retourner contre Iwa.

Si quelqu’un osait encore dire que Chôgen avait fait du bon boulot…

Il chassa de son esprit les malsaines pensées, essayant d’aider Rakka de son mieux.



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Mer 11 Avr 2018 - 22:46
Bon, le côté barbant de cette petite réunion avait clairement disparu. Alors que je m’amusais toujours avec mes shurikens, mes pieds se retrouvèrent bloqués, fixés au sol. Même sans essayer de bouger j’avais senti que quelque chose me retenait. C’était horrible, il m’était devenu impossible de me déplacer. Heureusement, le côté horrible qui était le seul que je voyais sur le moment laissa place au bon côté, celui que je vu après que le palais eut été rasé. Sans ce truc qui me bloquait au sol et qui bloquait aussi les autres personnes présentes dans le palais, ou ce qu’il en restait, je me serais envolé avec les débris dudit palais.

J’avais quand même senti le souffle passer. J’avais eu l’impression que mes pieds s’arrachaient et que j’allais m’envoler. Ça aussi c’était horrible. Enfin quand ce fut fini, l’entrave était toujours là, contrairement au palais. Je ne m’intéressai pas vraiment à ce qui se passait autour, en vérité, la peur avait un peu pris le dessus. Ces mecs étaient des monstres. Face à eux, j’étais comme ces Hijins que je faisais tomber un par un comme des mouches avec mes shurikens, impuissant.

Je n’avais pas le niveau pour prétendre pouvoir me confronter à eux, il suffisait d’un seul coup, même un qui ne m’était pas destiné, pour mourir et non, je ne comptais pas mourir tout de suite. Je parti donc sous terre, à l’abri, ou presque, de toutes attaques. Une fois sous terre, je me mis à partir loin. Merde. J’agissais comme un lâche. Même si c’était un ordre, ce que je faisais était horrible, laisser tous les autres là, dans la ligne de mire du responsable de tout ce merdier.

Je m’arrêtai une seconde afin de réfléchir à ce que j’étais en train de faire. Je pouvais faire demi-tour là, maintenant, tout de suite. Ce n’aurait pas été la première fois que je n’exécutais pas un ordre mais là, j’avais aucune raison de revenir sur mes pas si ce n’était ma loyauté. Bordel. Que devais-je faire ? Non, pas de demi-tour. Il fallait continuer, pour ma vie. Et puis c’était un ordre direct du raikage donc c’était bien, finalement, de fuir.

Au bout d’une demi-douzaine de minutes à « courir » sous terre, je ressortis. Là, une forêt inconnue, je ne l’avais jamais vue auparavant. J’étais clairement perdu. Que faire maintenant ? Sous terre, je n’avais aucun repère alors je ne savais pas vraiment d’où j’étais arrivé. Je me mis donc à regarder autour de moi et là évidemment, que de l’inconnu. Je n’avais plus aucun repère. J’étais là figé sur place à ne pas savoir quoi faire. J’attendais, je ne savais pas quoi mais j’attendais.


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Jeu 12 Avr 2018 - 17:10
Infinie tristesse ! Il n’y aura pas de Genocid in the Doom : Part II. En revanche, un génocide semblait toujours acté et les rôles semblaient légèrement s’inverser. Les deux grands villages n’avaient plus l’ascendant sur cette situation déjà exceptionnelle. En effet, en l’espace de quelques secondes, un homme avait fait penché une nouvelle fois la balance du destin. De son inhumaine puissance, il avait balayé la véhémence et les espoirs des ninjas jusqu’à leur instaurer une peur glaciale. Présente sur les lieux de cet évènement incroyable, l’ex-moniale avait pertinemment compris que l’assurance Shinobi n’était plus. Tous avaient compris que l’être nouvellement apparu avait la force suffisante pour rayer ce pays de la carte. De par sa main assassine, trop de corps étaient déjà tombés et d’autres les rejoindraient rapidement si une contre-attaque était ordonnée.
Figée par l’ennemi, Nora était pétrifiée : Chose ô combien rare pour une femme éduquée par les principes de la cardinalité ! Ses yeux s’écarquillaient d’effroi, la pupille tremblotante, cherchant l’espoir dans une terre désolée. Elle n’avait rien pu faire ! Ce souffle divin avait rasé son plus fidèle atout, comme un senbon transperçait du papier mouillé. Immobilisée par une roublarde technique, elle n’avait pas été emportée par ledit souffle, mais ses yeux n’avaient pu se fermer devant l’effroyable technique adverse. Qui était cet homme au chapeau capable de ‘’nettoyer’’ les zones qu’il souhaitait ? Il avait littéralement balayé une barrière érigée par la dualité de l’équilibre.

Le souffle actif, son front perlait plusieurs gouttes de sueur. Jamais auparavant, la demoiselle des sables n’avait ressenti telle peur. Et pas une fois, n’avait-elle imaginé d’autres moines fléchir face à cette incarnation des enfers. Ses qualités en lecture de chakra étaient ridicules, mais le grand protagoniste ne cachait nullement son sinistre et inépuisable chakra. Le monde était dans un sacré pétrin… Son cerveau s’était arrêté sur cette vérité. Inhibé par la peur, elle ne faisait pas attention à ses potentielles blessures. De plus, elle n’arrivait même plus à réfléchir à autre qu’à l’inévitable fin de ce monde. Croiser le fer avec ce mystérieux ennemi était simplement du suicide. Face à cette extinction potentielle de l’humanité, ne fallait-il pas que les moines ne daignent sortir de leur isolationnisme ?
Une question auxquels il valait mieux réfléchir une prochaine fois… Les cris d’effroi des fuyards eurent le mérite de redémarrer son cerveau. L’ordre d’alerte avait été hurlé, que ce soit par Kumo que par Iwa. Un ordre censé qui eut le don de la rassurer. En quelques secondes, Nora avait surpassé sa peur et n’eut plus aucun mal à se reconcentrer. Cependant, ses pieds étaient toujours figés à la lisseur du sol. En plusieurs prières, elle savait qu’elle pourrait remédier à ce problème. De ce fait, elle s’exécuta puis frappa puissamment les entraves. Une fois, puis deux fois… puis un nombre conséquent de fois, jusqu’à ce que les entraves ne daignassent la libérer. La demoiselle des sables pouvait à son tour, démarrer la manœuvre de retrait.

Seulement… la voilà qui redescendait vraiment sur Terre. La vision non au loin de cette personne l’avait stoppé dans sa démarche de fuite. Pourquoi se dressait-il encore devant l’ennemi ? N’avait-il pas conscience du danger ? Nora ne comprenait pas et s’il y avait bien une personne qu’elle ne voulait pas savoir derrière elle, c’était bien lui ! Pas une seconde, elle n’avait hésité dans sa prochaine action. Consciente de la protection qu’elle avait pu recevoir précédemment, notamment de la femme marionnettiste toujours restée à ses côtés, elle remercia ceux l’ayant protégé avant le cataclysme :

« Merci… partez sans moi, j’ai encore quelque chose à faire ! Veuillez m’excuser ! » leur avoua-t-elle en souriant, ayant sagement en tête danger persistant tout juste arrivée.

Et sur ce, sans même écouter le refus possibles d'autres ninjas, elle partit le rejoindre, cet homme lui tournant le dos. Cet homme à qui elle avait tout donné. Cet homme encore capable de tout donner pour son peuple. Contrairement à Shito, elle n’avait pu qu’attendre le retour de son sauveur, Nora comptait l’aider, qu’importe si sa vie pourrait être en danger. Toujours sur le champ de bataille, elle n’avait pas laissé le plein contrôle à ses sentiments. Dans ses élans de sagesse, la demoiselle des sables avait déjà préparé ses futures actions en priant. La course jusqu’à lui paraissait interminable, mais le cœur noble, elle avait accouru jusqu’à lui, le Raikage. Sans chercher à comprendre pourquoi le Tsuchikage n’était plus là et sans connaître la crise de Watari, elle s’était approchée de ce point culminant.
Dos à Metaru Shuuhei, elle l’avait enlacé, caressant la forteresse brûlante qu’il avait enfilé. Elle espérait être reconnue par cet homme avec qui elle partageait de vifs sentiments. La souplesse de ses mains glissant autour de son torse devait lui mettre la puce à l’oreille, tout comme la douceur agitée de son souffle. Dévouée, ses doigts de fées glissèrent rapidement jusqu’à son cou, épicentre d’une sérieuse blessure. De là à dire que son pronostic vital était engagé, elle ne pensa ainsi une seconde. La résistance du dirigeant de la foudre était prodigieuse… mais l’adversaire face à eux semblait d’un tout autre niveau. Pour se prévenir de la légendaire témérité du Metaru, elle passa outre (grâce à l'adrénaline également) la chaleur de ce fer et lui demanda dans une inquiétude honnête :

« N’en fais pas trop ! Kumo a besoin de toi ! » qu’elle affirma sans avoir le courage de surpasser son rang de combattante pour lui avouer ô combien elle avait elle-aussi besoin de lui.

Iwa semblait avoir déguerpi. Il n’y avait plus qu’eux. A leur tour de se retirer du champ de bataille avant qu’ils ne se fassent supprimer.

Résumé du tour:
 
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Dim 15 Avr 2018 - 19:57
Comme il aurait pu s’y attendre, Rei qui avait été si longtemps son disciple s’était emporté. La mort de sa sœur était l’élément déclencheur d’un déferlement de colère, mais également une transpiration d’impuissance compte tenu de tout ce qu’il avait eu à faire pour finalement échouer. Quand avait-elle été vaincue et tuée ? Difficile à dire, même pour l’Homme au Chapeau. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait sorti sa montre de poche.

Mais très vite, il avait à faire attention. Tout d’abord parce que le conflit s’était confirmé au sein même des shinobis des villages cachés, ce qui pouvait bien entendu arranger les affaires du criminel, mais également et surtout parce qu’une voix s’était fait entendre, celle de Metaru Reiko, qui avait tout fait pour provoquer le Yamanaka. Etait-elle vraiment la coupable ?

Aussitôt la provocation faite, Rei bondissait déjà vers la Kumojine. Mais dès que les pieds pourtant fragilisés par son combat à Ame du Yamanaka étaient prêts à se détacher du sol, il fut complètement paralysé. Il ne bougeait pas, ou alors quasiment pas. A ses côtés, l’Homme au Chapeau regardait sa montre de poche.

« Reste tranquille, tu n’es plus en état de les vaincre… »

L’heure et la date indiquées par son objet lui confirmèrent son impression : son portail avait mis un jour pour les faire se déplacer du Pays de la Pluie à celui du Feu. C’était une coïncidence extrême d’avoir eu ce timing. Mais malheureusement, il était trop tard pour Ema. Y aurait-il quelque-chose à tirer de sa mort ?

Entre les lames de métal, les vagues latérales de lave et autres projectiles qui pouvaient arriver vers l’Homme au Chapeau et un Rei encore immobilisé malgré lui, tout pouvait laisser croire que la situation était dramatique pour le criminel. Mais comme les Iwajins et Kumojins pouvaient s’en douter : cet homme-là n’était pas du genre à faire mentir l’opinion que Nara Alderan, par exemple, avait eu de lui.

Ce fut ainsi que tout autour de lui, l’Homme au Chapeau fit figer la lave, le métal et tout ce qui aurait pu l’inquiéter. Et à peine ceci fait, il avait disparu, pour se retrouver accroupi juste devant le Raikage. Sa position n’était pas simplement surprenante par sa rapidité, elle l’était également par sa précision, puisque le vieil homme avait esquivé les branches de métal qui auraient pu le toucher.

« … mais moi, si. Kaishi ! »

Au milieu de la technique Kinton de Metaru Shuuhei, le bras droit du criminel planta sa paume en plein sur le buste de sa cible. Aussitôt, les techniques de métal du Raikage se retrouvèrent fissurées, puis éclatèrent. L’instant d’après, l’Homme au Chapeau était déjà revenu à sa place initiale, aux côtés de Yamanaka Rei, toujours figé.

Il croisa les bras, et regarda tous ses adversaires fuir d’une façon ou d’une autre. Mais malgré cette victoire qui aurait pu être savoureuse, le vieil homme ne souriait pas, par respect pour le carnage qui avait eu lieu.

« Seigneur Araho, vous pouvez sortir. Ils fuient. Et j’aimerais m’entretenir avec vous… »

Spoiler:
 
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3/FINAL. L'Héritage du Soshikidan

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