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Les chevelures d'argent | Eiko


Sam 31 Mar 2018 - 21:26
Les chevelures d'argent
Eirin & Eiko

C’est à dos de son cheval à la robe brune, sombre, que la samouraï passa les portes d’Iwa. Cela faisait quelques semaines que l’opaline n’a a pas vu ce village, depuis son départ pour Tetsu. Cette patrie qui lui manquait déjà. Les cheveux en partie attachés, tenant ses rênes d’une seule main, elle observait Iwa qui n’avait pas changé sinon quelques bourgeons sur les arbres, signant le début du printemps. Elle n’allait pas mentir, le voyage avait été long et c’était presque soulageant de revenir au sein du village. Rapidement, un ninja s’approcha du petit groupe, les saluant. Visiblement il fallait clarifier les derniers papiers de la phase finale de la forteresse des Hoshino. Le bain ne serait pas pour de suite, bien d’Eirin rêvait de se glisser dans une eau brûlante et se laisser bercer par les vapeurs et l’eau salvatrice.

D’un simple hochement de tête, l’opaline signifie au ninja qu’elle avait comprit en le dépassant et se dirigeant vers les écuries des samouraïs. Pas celles communes au village ? Hors de question. L’équitation était une réellement passion pour Eirin serait capable de dégager si un fou tentait d’approcher son étalon offert quelques années plus tôt. Elle retira elle-même les équipements, tapotant légèrement sur la croupe du cheval, lui souriant. “Jamais tranquille comme tu peux le voir.” Puis elle referma la porte, lançant quelques mots “Repose toi bien, tu le mérites.”

Bon. Maintenant, la paperasse. Si Eirin aimait dessiner, imaginer quelques stratégies sur des immenses parchemins, l'administration l'ennuyait au plus au point. D’un pas rapide, son katana à sa ceinture, l’opaline traversa une grande partie du village jusqu’à la tour du Kage. La dernière fois qu’elle s’y était rendue, c’était pour découvrir feu Nagamasa Chôgen. Soupirant, elle observa quelques instants l’imposant bâtiment avant de s’élancer, déambulant dans les couloirs. Visiblement pour de simples papiers, c’était à l’assistante de l’assistante… Amusant tiens, enfin, à une assistante de recevoir les Hoshino. Mais Watari avait surtout un rapport à faire, bien plus important que quelques signatures futiles.

“Zetsu Eiko ?” Lança-t-elle à l’aveuglette entre deux bureaux ?



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Dim 1 Avr 2018 - 12:17
Quelques documents sous les yeux, la jeune demoiselle se trouvait assise à son bureau. Le sien. Pas celui qu’elle partageait avec Sanadare, non. Si les choses avaient été ainsi quelques mois, ce n’était plus le cas. Elle n’était plus ici. Elle ne pouvait plus prétendre au titre d’assistante du Tsuchikage. Après tout, il aurait été difficile de faire autrement, maintenant que l’idiote était en prison. Cette pensée lui donnait encore la nausée, à celle qui aurait préféré ne jamais connaître le fond de l’histoire, continuer à se voiler la face concernant la véritable nature de la Hyûga. Or, tous les faits étaient là, pour la plupart du moins, pointant du doigt celle que beaucoup trop avaient sous-estimé, ne croyant qu’en une folie excentrique. Elle était aussi en colère contre elle-même, de n’avoir jamais rien vu. Rien compris. De l’avoir laisser s’enfoncer ainsi, se jetant dans la gueule du loup, sans avoir été en mesure de la retenir. Quel genre de meilleure amie était-elle, pour avoir laissé la demoiselle ruiner sa vie ainsi, dans une ravageante envie de se venger de ceux lui ayant causé de tort ?

Elle n’était pas la seule à avoir ces pensées, cette culpabilité qui étreignait son coeur. Elle savait le Tsuchikage dans le même état qu’elle. Tous deux avaient tout tenté pour sortir la Hyûga de là où elle se trouvait, de la ramener sur le droit chemin. Et ils avaient misérablement échoués. Désormais, elle était en prison, derrière les barreaux, à défaut d’avoir pu mieux faire. Compte tenu de tout ce qu’elle avait fait, elle aurait été bonne pour l’exécution, alors, qu’elle soit en prison était là tout ce qu’avait pu faire le gros roux pour sauver un minimum celle qui était chère à son coeur. Pour sa part, elle se contentait donc de ruminer, dans ce bureau qui était désormais le sien, de celle qui était officiellement l’assistante de l’ombre du village, et non pas de son assistante.

La tête penchée vers ses documents, ses mèches blanches glissant de chaque côté de son visage, ce fut son nom prononcé hors du bureau qui la sortit de ses pensées. Relevant la tête, elle quitta son siège pour se diriger vers la porte de son bureau. Celle-ci étant entrouverte, il ne lui fallut pas bien plus de temps pour remarquer celle qui semblait être à sa recherche. Passant un main sur les traits de son faciès, elle tenta de cacher les cernes et sa morosité pour esquisser un doux sourire. Après tout, si elle n’avait pas spécialement envie de parler à quiconque, si elle préférait encore ériger à nouveau ce mur de glace qu’elle imposait entre elle-même et autrui, le titre qu’elle détenait ne lui permettait pas que de faire dans l’égoïsme.

- Si vous cherchez Zetsu Eikō, c’est par ici.

Sa voix claire s’était fait entendre dans le couleur, attirant l’attention de celle à la chevelure aussi peu colorée que la sienne. Lui faisant signe que de la suivre, elle ouvrit plus grand la porte du bureau pour l’inviter. Dans tout ce remue-ménage, tant dans sa vie personnelle que professionnelle, alors que les nombreux dossiers s’étaient accumulés, elle-même peu motivée quant à ce qu’elle devait faire, encore moins compléter les rapports de police, il y avait d’autres sujets qui lui étaient complètement sortis de la tête.

Comme la finalisation du Temple pour les Hoshino, par exemple.

Reprenant place derrière son bureau, elle fit signe à nouveau à la demoiselle de prendre place devant elle. Après tout, si elle était à sa recherche, ce devait nécessairement être parce qu’elle avait quelque chose à discuter avec elle, ou plutôt, avec l’assistante du Tsuchikage. Cela lui avait permis d’être plus agréable avec autrui que de détacher sa personne du rôle qu’elle assumait. Ce n’était pas elle personnellement qu’ils venaient voir, mais bien ce qu’elle représentait.

- Que puis-je pour vous ?

Parce que, bien évidemment, la tête ailleurs depuis quelques jours déjà, elle avait complètement oublié qu’elle avait demandé aux Hoshino que de se présenter à son bureau dès lors seraient-ils rentrés de Tetsu.

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Mar 3 Avr 2018 - 19:58
Les chevelures d'argent
Eirin & Eiko

Se retournant à la réponse à son interrogation, l’opaline croisa le regard de celle qui était donc l’assistante du Kage Borukan Akimoto. Un très léger sourire se distingua dans sur les lèvres de la jeune femme qui dut admettre que l’homme pourtant âgé à présent, savait choisir les femmes l’entourant. En effet,, bien que ses cheveux se trouvaient aussi pâles que les siens, Eirin reconnaissait à l’assistante, un charme naturel et une beauté peu commune.

D’un pas léger mais décidé, Eirin suivit l’objet de sa contemplation avant que celle-ci ne soit dévié vers le grand bureau qu’occupait la Zetsu. Non seulement le vieux Borukan savait choisir ses employées mais en plus celles-ci travaillaient dans un confort certain. D’abord sans un mot, l’opaline s’approcha du grand bureau et s’assit dans le sien, faisant face à la Zetsu. Elle croisa les jambes comme elle le faisait à son habitude et Eirin n’était pas femme à ignorer ses envies pour quelques protocoles d’un pays qu’elle peinait encore à respecter. “Si vous êtes cette fameuse Zetsu Eiko, autant me présenter de suite. Hoshino Eirin, samouraï et genin d’Iwa.” Certains s’amusaient d’un rang aussi bas à l’âge d’Eirin. La vérité ? Elle s’en fichait. Genin, chuunin, jônin, en rien cela ne témoignait de la force et du respect à offrir à la personne.

Passant sa main dans ses cheveux pour dégager quelques mèches rebelles, la samouraï prit ensuite le temps de replacer correctement sa lame à sa ceinture. Puis de nouveau, son regard rentra en contact avec celle de l’assistante et elle continua. “Mon cousin fait actuellement son rapport de mission, celle de Tetsu no Kuni au Nidaime Tsuchikage et visiblement, il manque quelques signatures concernant la construction commandée par notre clan. Je viens donc à sa place récupérer ces documents pour qu’il les lise ce soir et vous les fasse rapporter.” En d’autres termes, Eirin, en cet instant, n’était qu’une simple messagère pour ce cousin qu’elle admirait tant pour sa force et son esprit affuté.

Cependant alors que son regard azuré continuait de détailler la Zetsu, il était évident que cette assistante non seulement, était plus qu’une simple secrétaire mais qu’en plus, son esprit n’était pas en paix.



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Mer 4 Avr 2018 - 20:04
Hoshino Eirin. Une samouraï, donc. La jeune demoiselle avait, par le passé, fait la rencontre d’un autre membre de ce clan, Hoshino Watari. Un homme sympathique dont elle gardait de bons souvenirs de leur rencontre. Si une différence de maturité la séparait de l’homme, cela ne l’avait pas empêcher que d’avoir une discussion intelligente, mais surtout, intéressante avec ce dernier, ayant tentée du mieux qu’elle le pouvait de passer outre son aversion pour les contacts humains. Le chemin était long, la route sinueuse et les défis nombreux, cependant, il était fin temps qu’elle parvienne à entretenir des relations avec autre que cette solitude pourtant si réconfortante. Faire confiance à d’autres était un véritable défi du quotidien pour celle qui avait essuyé nombreuses trahisons et déceptions venant d’autrui. L’homme lui avait partagé qu’il était dommage, que de se fermer ainsi aux autres, se privant de la possibilité de surprises agréables. Or, elle préférait encore ça que de se retrouver à nouveau toujours un peu plus brisée.

Mais voilà, elle faisait des efforts et avançait à son rythme. À quelque part, ces efforts portaient leur fruit alors qu’elle se voulait arborer une expression plus avenante, différente de l’austérité et la froideur dont elle avait pu faire preuve par le passé. Elle était plus ouverte à la discussion et ne se contentait plus que de répondre par quelques mots monosyllabiques à défaut de réellement vouloir s’attarder auprès d’autrui. Sa position comme assistante de l’ombre du village l’avait aussi aidé en ce sens, l’ayant forcé à devoir interagir auprès d’autres tout en préservant l’image. Il aurait été mal vu qu’elle reçoit froidement ceux ayant requête à lui faire parvenir.

Rencontrant son regard, elle écouta la raison de sa visite, de la confusion se voulant notable dans le regard qu’elle lui adressait. Elle arqua même un sourcil, l’air de se demander ce dont quoi elle voulait bien parler. De quels documents parlait-elle ? Ces derniers jours avaient été éprouvant pour le coeur sensible de la jeune Zetsu, la privant ainsi de sommeil, mais surtout, de concentration. Si elle avait été habituée à tout faire seule, Sanadare n’étant définitivement pas d’une aide quelconque en ce bureau, le fait de la savoir absente, et ce, pour de longues années, suffisait à écraser toute sa motivation. La seule chose qui la tenait encore ici était sa loyauté, mais surtout, son désir de bien faire.

- Je suis désolée, mademoiselle, mais pouvez-vous m’éclairer sur le sujet de…

Puis, tout lui revint. Soupirant face à un tel manque de professionnalisme de sa part, elle s’était arrêtée au beau milieu de sa phrase pour se lever et se diriger vers un large classeur. La construction de la forteresse pour les samouraïs. Pour les Hoshino. Elle attrapa dès lors les documents demandés, retournant à son bureau pour apposer sa signature puis le sceau officiel du village en bas de pages sur certaines d’entre elles, les tournant ensuite vers la demoiselle.

- Il me faudra aussi votre signature ici et là.

Elle désigna les deux endroits, son sourire forcé revenu prendre place sur ses lèvres, la confusion désormais passée. Elle faisait de son mieux, que son malaise ne soit visible de personne, qu’elle poursuive sa route comme elle l’avait toujours fait. Il n’y avait qu’auprès de la Hyûga qu’elle avait accepté de s’ouvrir à nouveau, mettant toute sa confiance en ses mains. Et voilà où ça l’avait mené, aujourd’hui. Désabusée face à une situation hors de son contrôle, elle peinait à s’en remettre. Mais surtout, elle se sentait à nouveau assaillit de nombreux sentiments négatifs, partagée entre la haine et la colère, cette rage face à l’injustice, qu’elle ne pouvait pas exprimer. Qu’elle tentait d’étouffer du mieux qu’elle le pouvait.

- Normalement, tout devrait être bon. Pouvez-vous saluer Watari de ma part ?

Un peu plus et elle aurait été déçue que ce ne soit pas lui qui se soit présenté. Il avait cette aura particulière qui l’avait apaisé à peine s’était-elle retrouvée en sa compagnie. Peut-être était-ce ce dont elle aurait eu besoin, à l’heure actuelle.

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Lun 16 Avr 2018 - 17:04
Les chevelures d'argent
Eirin & Eiko

Elle observait. Ses gestes, ses hésitations, sa démarche, ses soupires. Eirin sourit en coin quand elle découvrit avec plus de détails, le corps agréable et délicat de la jeune femme qui ne tarda pas à lui tendre quelques liasses de paperasses. Toujours les jambes croisées, la samouraï les attrapa et les retourna avant de rapidement les survoler. A l’intérieur se trouvaient quelques plans, mais surtout des paragraphes administratifs tous plus ennuyeux les uns que les autres. Et les dieux savaient à quel point Eirin détestait perdre son temps sur des formalités écrites. Cependant et par quelques mauvaises expériences passées, l’opaline n’apposait plus sa signature sans prendre conscience des engagements possibles. Cependant tout semblait en règle et après de longues minutes, la guerrière du fer déposa les papiers, saisit une des plumes du bureau de l’assistante avant de signer aux deux endroits mentionnés. D’un souffle léger, elle fit rapidement sécher l’encre avant de retourner le document à l’assistante. “Cela devrait être réglé, s’il ne s’agit que de quelques signatures, cela ne gênera pas mon cousin à ce que je le seconde.” Elle était sûre d’elle. Pourtant il était bien rare que l’opaline se targue d’aider son cousin tant celui-ci la surpassait de puissance et d’expériences.

Se redressant, son corps quittant la chaise de bureau, Eirin prit cependant le temps de planter son regard dans celui de la Zetsu qui venait de faire naître en elle, les flammes infernales de la curiosité. Watari ? Rares étaient les êtres appelant son cousin par son simple prénom, encore plus au sein de ce village shinobi. “Mon cousin vous est proche ? Je l’ignorait. Enfin…” Elle sourit malicieusement, bien consciente que les yeux de la Zetsu ainsi que son visage fin attirait certainement plus d’une âme dans ce bureau. “Je le comprends.”

Dégageant quelques mèches de cheveux tombés devant des yeux azurés, la samouraï ne quitta pas de suite le bureau, son regard oscillant entre la jeune femme pâle et ses deux armes qui avaient directement intéressé Eirin. Faisant un pas en avant plutôt que de reculer, l’opaline ajouta “Je lui confierai vos salutations, Zetsu Eiko. A tout hasard… Mon cousin regardait-il plus les ligne de votre sourire, ou les deux armes que vous semblez manier ?” D’un léger geste de la tête, la guerrière désigna les deux katanas. Intéressants. Presque autant que cette jeune femme et assurément plus que la paperasse passée.



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Ven 20 Avr 2018 - 19:38
Silencieusement, elle laissa la samouraï prendre connaissance des documents qu’elle se devait de signer au nom de son clan. Le projet était presque terminé, elle se devait simplement de compléter les rapports et s’assurer de finaliser le dossier. Sûrement étaient-ils soulager que d’apprendre qu’ils seraient officiellement un peu plus à leur place, au sein du village. Ou, tout du moins, tel était l’idée initiale, de ce temple qui serait le leur.

Se perdant un peu dans ses pensées, l’esprit ailleurs, bien loin d’ici, elle sursauta alors que la femme lui faisant face semblait avoir terminé. Revenant devenant elle, son regard un peu plus lucide posé sur elle, son trouble était flagrant. Son mal-être aussi, peut-être bien. Après tout, comment pouvait-elle bien vivre le fait qu’elle avait amené sa meilleure amie derrière les barreaux ? Pour Sanadare, elle aurait tout donné, sa propre vie même si elle l’avait demandé. Il n’y avait rien de trop gros, rien de trop cher payer pour la seule, sûrement, qui comptait réellement à son coeur. À sa vie.

Et elle l’avait mis derrière les barreaux. Pire. Elle aurait pu contribuer à sa mort, si Akimoto ne s’était pas chargé de certaines preuves.

- Je ne dirais pas que nous sommes proches… Il est venu ici, une fois, pour un sujet similaire à aujourd’hui. Et nous avons beaucoup discuté.

La paix dans le monde. Des idées nobles et naïves. Plus le temps avançait et plus elle peinait à y croire. Une partie de sa personne s’était fracturée lors de cette soirée avec l’ombre du village, qui avait mené à la perte de celle qui comptait le plus à ses yeux. Peu à peu, elle s’enfonçait dans ce tourbillon d’émotions négatives qu’elle étouffait depuis si longtemps.

Ses joues prirent une teinte pivoine à son commentaire alors qu’elle secouait la tête de gauche à droite, ses mèches pâles tombant devant ses prunelles azurées.

- Un peu des deux, si je me souviens bien de notre discussion.

Une réponse timide alors qu’elle se souvenait des propos qu’il lui avait tenu, des compliments sur sa personne. Pour sa part, elle ne portait qu’un vague intérêt au physique. La beauté était éphémère, et surtout subjective. Rien de concret dans l’apparence de quelqu’un. Qu’une enveloppe pouvant se montrer fort décevante, alors que si les traits étaient harmonieux, il n’était pas garanti qu’il s’agisse d’une belle personne.

- Pourquoi ? Ces armes vous intéressent ?

Elle s’était levée à son tour, venant attraper les deux épées qui avaient autrefois appartenues à sa mère. L’une des lames était d’un noir profond tandis que la seconde aussi pâle que ses cheveux.

- Dawn et Dusk. Elles appartenaient à ma mère. Parce qu’il y a toujours de la lumière pour suivre aux ténèbres, mais il ne faut pas oublier que ces derniers, bien que parfois discrets, sont toujours bien présents.

Deux épées qu’elle chérissait, tant pour ce qu’elles signifiaient que les souvenirs qui s’y trouvaient rattacher. Levant ensuite son regard vers la femme, une samouraï, elle comprenait l’intérêt qu’elle pouvait y porter, elle-même utilisant sûrement une arme semblable. De ce qu’elle savait du clan.

- J’ai appris à les manier seule, ma mère n’étant plus là pour m’apprendre. Votre… Cousin ? Watari. Il m’a offert d’un jour m’aider.

Un doux sourire vint flotter sur son visage à ces paroles. Un art qu’elle maîtrisait mais dont elle n’excellait pas. Et ce n’était pas faute d’effort. Au fond d’elle-même, elle souhaitait se rapprocher de ce souvenir qu’elle avait de cette femme, de cette image qu’elle s’était créée de la kunoichi.

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