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La chose des profondeurs - [Borukan Akimoto]


Mer 21 Juin 2017 - 14:38



Une matinée assez chargée à Iwa. Arikasa venait de prendre ses fonctions, en bon Jûnin. Il fit comme chaque matin le tour d’Iwa. On pouvait appeler ça « la ronde quasi quotidienne ». Souvent, sur sa route, on lui demandait d’accomplir quelques petites « missions », rien de très extraordinaire, même pour un aspirant ces mission s’avéraient en général assez simples. Ce jour, ses pas l’avaient conduit devant ce qui semblait être une boulangerie, dans les quartiers résidentiels. Un petit commerce de quartier faisant bonne figure. Les odeurs de pain frais et autres produits du petit magasin flottaient aux alentours. Rien de plus agréable au petit matin. Une fois n’était pas coutume, le Borukan s’engagea dans cette boutique, dans l’espoir d’y trouver quelques brioches à se mettre sous la dent pour bien attaquer le reste de cette journée.

Mais à peine eut il mit un pied dans l’endroit que, limite, on l’agressa. Fort heureusement, le géant n’avait pas son marteau avec lui, ce qui lui évita un réflexe malheureux. C’était en fait le patron et unique boulanger. Ce dernier, avant même de dire bonjour, commençait à expliquer quelque chose d’incompréhensible, surtout aussitôt.

-Bonjour. L’interrompit Arikasa.

Qu’on ne lui dise pas bonjour, il s’en fichait, qu’on ne lui dise pas bonjour avant qu’il ait avalé quelque chose, par contre, c’était une toute autre histoire. Mais, fort heureusement, l’homme d’une quarantaine d’année plus ou moins, se reprit.

-Ah oui ! Bonjour… J’en oublie mes…
-Ok, c’est bon. Vous parliez donc d’un monstre…
-Oui ! Il y a quelque chose qui vient la nuit, et qui saccage toute ma réserve et dévore toutes mes productions de la veille !
-Un chien peut-être, tout simplement ?
-Non ! Impossible ! Tout est fermé, on ne peut pas rentrer la nuit !... C’est une catastrophe… Mon chiffre d’affaires est en chute libre !
-Je vois. Montrez-moi votre réserve.
-Oui suivez-moi… Faites attention, vous un peu…

Il mima sa taille avec les mains, et Arikasa comprit immédiatement, pas grâce aux talents de mime du boulanger, mais par la taille de l’endroit. Correcte en superficie, mais en hauteur… Enfin, c’était à l’échelle du bonhomme qui ne faisait pas plus d’un mètre cinquante… En effet, tout était par terre, les sacs de farine éventrés, du pain dans tous les coins, et des traces assez étranges sur le sol. Le Borukan se baissa, et observa.

-Jamais vu ça !

-Oui ! Moi non plus ! Mais je crois que ça vient d’en dessous !

Dit-il en pointant la trappe au fond de la pièce. Le patron lui expliqua qu’elle donnait sur un sous-sol dont il se servait pour entreposer des caisses, des outils mais où il n’osait plus aller !

-Ça donne sur les égouts d’Iwa !
-Je vous crois… Mais je ne passerai jamais par-là, par contre !
-Euh… Oui, en effet… Rigola-t-il nerveusement.

Après quelques échanges de formalités et de modalités, Arikasa quitta la petite boulangerie, et prit la direction de l’entrée des égouts d’Iwa.


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Dernière édition par Borukan Arikasa le Jeu 13 Juil 2017 - 17:42, édité 1 fois
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Jeu 22 Juin 2017 - 3:12

La chose des profondeurs - ft. Borukan Arikasa

Avez-vous peur des monstres ? Ces créatures horribles qui trainent dans l’ombre, toujours au coin de notre œil, que l’on craint la nuit venue, qui s’immisce dans nos rêves pour les pervertir. À quoi ressemblent-ils ? Parfois poilus, parfois couvert d’écaille, les yeux rouges sang, les griffes acérées, un souffle putride. Existent-ils vraiment par contre ?

Les élèves d’Akimoto en étaient convaincus. Ce matin-là, ils étaient arrivés sur le terrain d’entraînement avec une frénésie qui ne leur était pas habituelle. Normalement calmes et encore amorphes par leur réveil récent, aujourd’hui ils étaient nerveux et excités. « Eh bein, vous en faites une tête ce matin. Qu’est-ce qui s’est passé ? » dit-il haut et fort en espérant les secouer un peu avec sa voix de ténor. « Dite sensei, ça existe les monstres ? » lui demanda l’un d’eux. « Les monstres ? Bien sûr que nom c’est quoi cette histoire ?! » répondit-il en s’esclaffant. « Shishi dit qu’il en a vu un en rentrant chez lui hier soir, qu’il s’est presque fait dévorer ! » « Ou..ou..oui c’est vrai ! C’était énorme ! Aussi grand que vous sensei ! Avec des dents…aussi énormes que des épées ! Et des yeux rouges ! J’vous jure ! » répondit le gamin en question.

Les gamins peuvent avoir une imagination folle parfois, Akimoto n’en doutait pas. Mais de là à inventer quelque chose d’aussi étrange ? Y avait-il un fond de vérité à cette histoire ? Le shinobi ne prétendait pas avoir tout vu dans sa vie, certes de bien étrange créature existant dans les contrées sauvages au-delà des régions civilisées, mais de là à croire en l’existences des monstres…peut-être n’était-ce pas un monstre que le garçon avait vu, mais une bête sauvage ? Un ours peut-être ? Il n’était pas très commun à une telle hauteur dans les montagnes – et surtout si proche de la ville – Shishi n’en avait probablement jamais vu un vrai de sa vie. Dans l’obscurité et avec une imagination aussi fertile que la sienne, peut-être avait-il transformé dans son esprit une innocente bête poilue en une horrible créature hirsute et dangereuse.

Dans tous les cas, Akimoto était un être beaucoup trop rationnel pour croire à une telle histoire. Mais d’un autre côté, il était de son devoir de sensei de rassurer ses élèves et de leur prouver qu’il n’y avait rien d’effrayant à toute cette histoire. « Bon, vous savez quoi ? Sortie spéciale aujourd’hui ! Shishi, tu vas nous montrer où tu as vu cette créature et je vais m’en occuper personnellement ! » Soudainement, la dizaine de gamins devant lui se tut et ils le fixèrent avec des étoiles dans les yeux, comme si la montagne était leur sauveur. « Ouuuuhhhhaaa trop cool ! Akimoto-sensei est trop fort, il va lui faire la peau à ce monstre ! » Sans plus attendre, le shinobi à la crinière de feu se mit en route avec sa petite troupe de ninjas. Selon les dires du petit Shishi, il avait croisé la créature un peu en périphérie du village, non loin de la petite excavation qui devenait l’entré des égouts. Il était en route chez lui tard le soir et avait décidé de prendre un raccourci par là pour ne pas être en retard pour le couvre-feu. Voilà déjà un détail qui rendait l’histoire tout de suite moins crédible aux yeux du grand shinobi. Il devait probablement avoir inventé toute l’histoire pour justifier à ses parents son retard.

L’entrée des égouts du village d’Iwa était toute discrète. Directement au pied de l’un des grands plateaux qui ponctuaient la périphérie au sud du village, on retrouvait une petite excavation qui avait pour but de rejoindre une source d’eau sous-terraine dans la montagne. De cette entrée, un réseau sous-terrain avait été mis en place – avec l’aide des Borukan et des Chôkoku – sous la ville pour permettre une sanitation décente et un accès à l’eau potable. Akimoto amena son groupe jusqu’à l’entrée du réseau. C’est apparemment ici que tout s’était déroulé. « Bon, alors, elle ét….hum ?! » Avant même que le Borukan ne puisse finir sa phrase, un bruit se fit entendre en provenance des égouts. « C’est la bêteeeee ! » cria Shishi, faisant ainsi paniquer tout le groupe qui prit la fuite en direction du village. Akimoto, visiblement désespéré, laissa échapper un long soupir. Le bruit en question ressemblait davantage à un écho qu’à une créature diabolique. Mais ça les gamins n’avaient pas pris le temps de le comprendre avant de prendre la poudre d’escampette.


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Dim 25 Juin 2017 - 1:19


Après quelques minutes d’une courte marche, le Borukan fut enfin devant l’entrée des égouts d’Iwa. Cet endroit lui rappelait pas mal de souvenirs, puisqu’il avait participé, à l’époque où le village s’appelait encore Rokkusu, à leur édification. Ce fut peu de temps après son arrivée, une tâche qui lui permit de reprendre pied et de s’intégrer assez simplement au « paysage », et de se faire connaitre un peu, de nouer certaines relations. L’idée que cet endroit abrite des rats ne le surprendrait pas, mais qu’autre chose que ça y vive… C’était assez fantasque, et pourtant les traces laissées dans l’arrière-boutique du boulanger ne pouvait pas laisser penser, un instant, qu’il s’agissait de rats, ou tout autre rongeur.

Le pas décidé, sans hésitation, il pénétra dans la structure souterraine. Un long escalier construit dans la roche semblait mener jusque dans les profondeurs du pays de la terre, les murs tout juste éclairés par quelques loupiottes grésillant de temps à autre et une odeur d’humidité… très prenante. Il descendit de quelques mètres et butta dans quelque chose, un caillou ou quelque chose du genre ; qui dégringola en résonnant jusqu’à ce qu’on ne l’entende plus. Au même moment, enfin, quelques secondes après, Arikasa entendit du bruit venant de l’extérieur et très distinctement « La bête ». Se pouvait-il que la créature de la boulangerie soit à cet instant dehors, en train d’attaquer les quelques badauds debout de bonne heure ?

Aussitôt, il fit demi-tour pour aller constater de ce qu’il se tramait au dehors. Une fois de retour à l’air libre, il fut assez surpris. Devant lui se tenait Akimoto et loin derrière une bonne dizaine de gamins semblaient s’enfuir. Le Borukan, pas trop stupide, comprit alors que la présence de son « cousin » n’était sans doute pas une coïncidence, et que la fuite de ses élèves l’était tout autant. Sans doute ces jeunes aspirants avaient ils cru que la "bête", remontait à la surface pour s'en prendre à eux... Les enfants et leur imagination... Merveilleux.

Une fois sorti, il s’approcha du Borukan, lui tendit la main en guise de bonjour.

-Salut Akimoto. Laisses-moi deviner, tu as aussi entendu parler d’une bête qui proviendrait, probablement, du réseau souterrain du village ? Souriait-il. Je reviens de la boulangerie du quartier Chokoku, et quelque chose a fait un carnage là-bas. Continua-t-il.

Heureusement d'ailleurs qu'il ne s'agissait que de simples sacs de farine, sinon le problème aurait surement était plus... inquiétant. Mais à cet instant, il n'y avait nullement lieu d'en informer la population, afin d'éviter tout mouvement de panique et surtout conserver l'image du village. Car oui, si on apprenait qu'une créature sévissait dans leur village... Le commerce, les affaires en pâtiraient, à coup sûr.

-Enfin, que des sacs de farine… Mais un peu trop pour de simples rats. Dit-il un avec un sérieux soudain. Je me souviens de la configuration là-dessous, mais on ne sera pas trop de deux ! Va savoir ce qui s’y cache. Termina-t-il en se retournant.

Bon, il ne trouvait pas cette histoire très inquiétante non plus, au pire, il s'agirait sûrement d'un rat plus gros que la moyenne, mais dans le doute, aller jeter un coup d'oeil et s'assurer que ce n'était pas quelque chose de plus dangereux semblait tout à fait judicieux. Puis, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait une petite chasse en compagnie d'un autre Borukan, ce serait l'occasion de s'amuser un peu, en même temps.

Enfin, ils ne seraient trop de deux, en cas de pépin...


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Lun 26 Juin 2017 - 16:04

La chose des profondeurs - ft. Borukan Arikasa

Laissé en plan, Akimoto regardait d’un air incrédule la trainée de gamin qui détalait à toute jambe en direction du village. « Eh bein ! Vous allez faire de valeureux guerriers, c’est certain ! » leur cria-t-il, une pointe de sarcasme dans la voix. Il ne comprenait toujours pas ce qui lui avait pris d’accepter de leur enseigner. Des matins comme celui-ci, le Borukan se disait qu’il aurait mieux fait de refuser l’offre et de se concentrer sur ses missions et son propre entraînement.

Maintenant seul, il se retourna vers l’entrée des égouts. Tant qu’à être venu jusqu’ici, il ferait bien d’y jeter un coup d’œil, il n’avait rien à perdre. Aussitôt retourné sur ses talons, Akimoto aperçu une énorme silhouette émerger des égouts. Il s’agissait de son cousin Arikasa. Décidément, les deux hommes étaient faits pour se croiser. Après de nombreuses années sans se voir, cela faisait deux fois qu’ils se croisaient au village en autant de semaines. Les deux Borukan échangèrent une bonne poignée de main et Arikasa lui expliqua la raison de sa venue ici. « Bien deviné, comme d’habitude Arikasa-san ! Les gamins que j’entraîne m’ont cassé les oreilles ce matin avec une histoire de monstre, je voulais leur montre qu’il n’y avait rien à craindre. » Le Borukan grisonnant lui expliqua comment quelque chose – provenant des égouts – avait saccagé les réserves d’un boulanger local. « Si les stocks du boulanger ont été attaqués…j’aurais dit des rats. Elles sont fourbes ces petites bêtes, elles bouffent tout ! » Le rouquin fit une pause et réfléchit quelques secondes. Des rats seraient une réponse logique…mais comment expliquer ce que le jeune Shishi avait aperçu la veille ? « Mais je ne vois pas comment des rats auraient pu effrayer autant un gamin comme Shi…même la nuit, impossible que ça ressemble à ce qu’il m’a décrit. Je ne doute pas qu’il ait exagéré un peu son histoire, mais de là à tout inventer…je ne crois pas. »

Sans plus attendre, les deux hommes reprirent la direction des égouts. En temps normal, c’est le genre de tâche qui serait confié à une équipe d’étudiants – de Genin comme ils étaient appelés dans la nouvelle hiérarchie – mais Akimoto avait besoin d’un peu d’action et cette petite chasse serait l’occasion idéale pour se dégourdir les jambes. « J’y suis déjà descendu quelques fois, mais je te laisserai guider le chemin, tu t’en souviendras probablement plus que moi. » Le colosse emboita le pas à son cousin. Ils descendirent un long escalier lugubre, dont la fin était masquée par l’obscurité presque totale. Akimoto décrocha l’un des quelques lampions qui éclairaient les parois – dont on pouvait toujours voir les marques de construction. Ici et là, on pouvait apercevoir les traces d’une coulée de lave laissée par l’un des membres de son clan ou les fissures d’une explosion passée laissée par le dangereux art des Chôkoku lors de l’excavation des souterrains. S’il voulait avoir une chance de se repérer dans les profondeurs du village, la maigre lueur que la lanterne lui procurait ne serait pas de trop. « J’espère simplement que ce n’est pas l’un de ces foutus yôkai des montagnes… »

Une fois en bas de l’escalier, les deux hommes arrivèrent dans une grande pièce circulaire. Au centre, un immense bassin recueillait l’eau provenant d’un tunnel qui s’enfonçait sous la montagne – à leur gauche. Le bassin se divisait ensuite en une multitude de canaux qui partait en direction du village – sur leur droite. Akimoto lança un regard à son compagnon, lui ouvrant la porte pour prendre une décision sur le chemin à prendre.


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Jeu 13 Juil 2017 - 17:37


Même s’il avait travaillé un certains dans les « coulisses » d’Iwa, Arikasa semblait avoir un peu de mal à se souvenir de cet endroit, ce passage. Certainement une section où il n’avait pas œuvré. Mais le pire dans tout ceci était sans doute qu’Akimoto comptait sur lui pour les guider… Enfin, ceci dit ils avaient certainement plus de chance ainsi. Maintenant devant cette porte ouverte et cette multitude de choix, le Borukan n’hésita pas. Ce serait donc à droite, tout à fait par hasard. Au pire cela ne changeait pas grand-chose, ils ne savaient pas vraiment ce qu’ils cherchaient ; et, avec un peu de chance cet animal qu’ils cherchaient, ou quoi que ce soit d’autre ; leur tomberait dessus… Ainsi, ils empruntèrent cette première voie, progressant toujours avec une certaine prudence. Le bruit des gouttes d’eau donnait à ces longs tunnels un aspect lugubre, et la réverbération qu’offraient les immenses parois et le leur longueur leur permettait d’entendre le moindre son…

-Bon, je pense que depuis tout ce temps, ma mémoire n’est plus tout à fait aussi… précise. Mais pas besoin de se souvenir des plans pour trouver ce qu’on cherche là-dedans… par contre pour sortir… Enfin, on verra quand on aura fini… Rigola-t-il.

Ils continuèrent donc leur progression dans le dédale de couloir que formait les souterrains d’Iwa, tout se ressemblait ici, les mêmes bruits, les mêmes pierres, les mêmes odeurs tout du long. Arikasa marchait en tête suivi de près par son cousin Borukan, puis il marcha dans quelque chose de visqueux ; il regarda le sol faiblement éclairé par la loupiote que tenait Akimoto, et il poussa un soupir. Il venait, semblait-il, de marcher dans ce qui ressemblait fort à un excrément, et vu la taille du machin, cela ne pouvait pas être un rat, qu’il fût gros, ou petit. Il se redressa, faisant de nouveau face à Akimoto.

-Je crois que tu n’étais pas loin, Akimoto. Un Yôkai des montagnes, hein ? Tu ne trouves pas ça étonnant qu’on ait rien entendu, ou vu ? Même pas un seul rat ?

Le Yaôkai -à ne pas confondre avec un Yôkai, qui était tout à fait autre chose- des montagnes était une créatures assez passives dans de fond, qui ne ressemblait à rien de précis, on aurait pu dire que cette bête ressemblait à un mélange de plusieurs espèces, dont le rat, de sanglier et autre chose peut-être. La Yaôkai se caractérisaient notamment par leur pelage clair, voir blanc par moment, qui leur permettait de se dissimuler dans la neige et la rocaille. La plupart du temps ces animaux évitaient les humains, connaissant leur dangerosité. S’il n’y en avait qu’un, cela serait assez simple de s’en débarrasser, mais ce qui inquiétait le Borukan, c’était que ces rongeurs se déplaçaient souvent en meute, par dizaine, voire plus. Seul, un Yaôkai pouvait se montrer agressif s’il était acculé, mais en groupe leur comportement changeait de tout au tout, passant du chapardeur au prédateur.

Tout ceci pour dire qu’il ne fallait pas les sous-estimer.

-Cela expliquerait beaucoup de choses… Croisons les doigts pour qu’il n’y en ait qu’un seul. Avec un peu de chance… Ajoutait-il.

Puis, dans son dos, ils entendirent un grognement. Arikasa se retourna à nouveau, et vit, leur faisant face une créature ressemblant à un Yaôkai.

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Ven 14 Juil 2017 - 18:36

La chose des profondeurs - ft. Borukan Arikasa

L’odeur qui régnait dans les égouts d’Iwa était infecte. Certes c’était une odeur typique pour un tel lieu sous-terrain servant à évacuer les eaux sales et les excréments, mais pas une odeur ordinaire pour les citoyens d’en haut. Akimoto suivait derrière son cousin qui menait la voie vers les profondeurs du village. Les deux cousins avançaient lentement et prudemment dans les tunnels – laissant bien le temps à leurs yeux de s’habituer à la noirceur à chaque croisement qui se présentait à eux. Un silence de mort régnait dans l’endroit – les deux Borukan étaient la principale source de bruit ambiant. Akimoto pouvait entendre l’écho de son souffle se disperser au loin, le bruit des gouttes d’eau qui suintaient du plafond des égouts.

Arikasa ne savait peut-être pas exactement où il allait finalement, mais c’était déjà mieux que si Akimoto avait essayé de prendre la tête du groupe – son sens de l’orientation n’étant pas tout à faire une bonne référence. Le rouquin espérait vraiment se tromper sur la nature de la créature qui hantait ces lieux. S’il s’agissait d’une bête sauvage affamée et perdue – un blaireau ou quelque chose dans le genre – la situation serait facile à régler. Mais un Yaôkai ? Ce n’était jamais si simple avec ces fourbes créatures. Akimoto se souvenait encore de la dernière fois qu’il avait affronté l’un de ces monstres…Adolescent, il s’était perdu en montagne avec un ami et ils étaient tombés sur un nid. S’il s’en était sorti en un seul morceau, encore aujourd’hui, il portait les marques de cet affrontement – une longue cicatrice sur son mollet droit.

À peine s’étaient-ils engagés dans un nouveau corridor que son cousin s’arrêta net dans son élan. Il se tourna vers Akimoto en soupirant et lui montra dans quoi il venait de mettre le pied ; une énorme bouse. « Je crois que tu n’étais pas loin, Akimoto. Un Yaôkai des montagnes, hein ? Tu ne trouves pas ça étonnant qu’on n’ait rien entendu, ou vu ? Même pas un seul rat ? » Il soulevait un bon point. Normalement, ces tunnels auraient dû être infestés de vermines, rats et chauves-souris auraient dû grouiller par centaines ici. Mais rien du tout. Mis à part les deux colosses, il ne semblait pas y avoir la moindre once de vie dans les égouts. « Maintenant que tu en parles…L’endroit aurait dû regorger de ces petites bêtes. Le Yaôkai a dû tous les manger ou les faire fuir et c’est pour cela qu’il s’est dirigé vers la surface pour se nourrir. » Ces créatures évitaient généralement la présence des humains. C’est pour cela qu’on les retrouvait principalement isolés dans les montagnes, loin de tout campement. Mais Akimoto savait ces monstres suffisamment intelligents pour passer outre leur peur des hommes si leur survie en dépendait.

Avant que les deux shinobis ne se remettent en route, un grognement se fit entendre plus loin dans le tunnel. Un son étrange, à mi-chemin entre le rugissement d’un ours, le couinement d’un sanglier et le chicotement d’un rat. Akimoto aurait reconnu ce bruit entre mille. Il dressa la lanterne devant son cousin pour éclairer un peu plus loin et c’est alors qu’ils virent apparaître dans l’obscurité le reflet de deux immondes globes oculaires. La bête grogna de nouveau et fit un pas vers l’arrière. Les deux Borukan devaient être prudents. Si la bête n’était pas seule, les autres ne tarderaient pas à arriver. Les lueurs dansantes projetées par la lumière sur les murs affolèrent la bête qui s’avança vers eux les crocs sortis. Sans attendre, elle bondit sur Akimoto, le renversant au sol. Le rouquin plaqua sa main contre la mâchoire de la créature afin d’éviter qu’elle ne lui arrache le visage et poussa de toute ses forces pour l’en éloigner. De son autre main, il tenta d’atteindre sa pochette à kunai pour en extirper une arme. Chose faite, il la planta dans le flanc de la créature qui prit du recule instantanément. Grognant de plus belle, le Yaôkai poussa un cri de détresse. Aussitôt, tel un écho, des bruits se firent entendre dans toutes les directions – des grognements, des griffes qui claquent contre la pierre. Les deux Borukan étaient dans de sales draps.


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Lun 21 Aoû 2017 - 14:44
Le premier grognement s’éleva dans leur dos. Lorsque le plus âgé des deux Borukan il vit l’une ces créatures vivant d’ordinaire dans les montagnes sur le point de lui bondir dessus. Arikasa eut juste le temps de placer le manche en pierre de son marteau entre lui et les crocs visiblement acérés du Yaokai avant de le repousser avec énergie. La bête était retombée sur ses pattes, en parfait équilibre prête à mener un nouvel assaut. A eux deux, ils auraient pu rapidement régler le problème, mais tuer une créature d’ordinaire si paisible, bien qu’un peu gênante parfois, posait un cas de science au colosse. Si un Yaokai se comportait de la sorte, il y avait forcément une raison.

Ce n’était pas son milieu naturel, les sous-sols d’un village. Ce n’était son comportement habituel, l’agressivité. Observant l’animal farouche, Arikasa se risqua à proposer quelque chose qui pourrait paraitre assez inutile et dangereux pour bien des personnes, mais, dans le fond… Ce n’était peut-être pas pire que tuer cette bête pour le moins innocente.

-On pourrait peut-être le capturer ?!

S’exclama Arikasa. En quelques secondes cette idée avait son chemin dans l’esprit du junin, la capturer et, pourquoi pas, l’apprivoiser ? Enfin, autant que cela pouvait être possible, bien sûr. Mais, le temps qu’Akimoto prenne une décision, un, deux, puis trois autres Yaokai surgirent, tous de tailles variables. Le premier qu’ils avaient rencontré ici, le plus gros, semblait être le dominant, le chef de cette petite meute. Leur nombre et leur hostilité palpable allaient ils mettre un terme à l’idée surprenante du cinquantenaire ? Qui sait.

L’homme au marteau laissait maintenant le choix à son coéquipier d’aventure le choix. Soit ils tentaient de mater ces bêtes sauvages, soit ils les éliminaient purement, et simplement. D’une façon ou d’une autre le problème devait être résolu, mais privilégier la vie sur la mort était sans doute bien plus honorable et juste.

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Lun 21 Aoû 2017 - 17:49

La chose des profondeurs - ft. Borukan Arikasa

Les deux Borukan étaient dans de sales draps, et ce n’était pas peu dire. Perdus dans les sous-sols d’Iwa, ils étaient aux prises avec une bête effroyable et redoutable. Si les Yaôkai n’étaient pas d’ordinaire autant agressifs, ils n’en demeuraient pas moins des bêtes capables d’arracher la tête d’un homme avec une facilité déconcertante. Akimoto avait déjà vu l’une de ces créatures – plus petite que celle qu’il avait en face de lui aujourd’hui – trancher nettement le bras d’un homme tout aussi gros que lui en un seul coup de griffes.

Alors que les deux shinobis avaient réussi à contenir les premiers assauts de ce qui semblait être l’alpha de la meute de Yaôkai, le cousin d’Akimoto proposa une idée des plus folles. « On pourrait peut-être le capturer ?! » Tenant toujours la bête en joue avec son kunai, le rouquin sursauta presque à l’écoute de cette proposition. « Le capturer ? Tu es cinglé ou quoi ?! » répondit-il en jetant un œil vers son ainé par-dessus son épaule. Déjà que vaincre une telle créature n’était pas chose facile, Akimoto ne s’imaginait même pas devoir tenter de la calmer pour la capturer. Était-ce l’âge qui rendait son cousin sénile ?

Avant que la montagne ne puisse élaborer sur son refus, trois autres Yaôkai finirent par arriver, rameuter par les cris de leur alpha. La situation était pire que jamais. La situation n’était clairement pas à leur avantage. Non seulement leurs adversaires étaient maintenant plus nombreux, mais l’étroitesse des tunnels des égouts ne les aidait pas non plus. Si Akimoto commençait à faire déferler sa lave pour contrer les créatures, il risquerait de faire tomber les tunnels sur leur tête. Peut-être que l’idée de son cousin n’était pas si folle finalement… « On n’aura peut-être pas le choix d’essayer, je crois… »

Mais comment faire ? Akimoto se posait bien la question…Si les plus jeunes étaient réactifs et agressifs, c’étaient fort probablement parce que leur alpha l’était également. Il faudrait donc commencer par calmer la plus grosse des créatures. Mais avant tout…Akimoto devait s’assurer de ne pas être dérangé. Avec les plus jeunes tout autour de lui, si l’alpha percevait un mouvement le moindrement menaçant envers ses petits, il chargerait. Sans attendre, le rouquin composa quelques mudras puis plaqua ses mains sur le sol, dans la direction des plus jeunes qui commençait à s’approcher. Aussitôt, une large gerbe de lave émergea du sol et se solidifia instantanément, formant ainsi un mur de roche volcanique bloquant complètement la route aux trois nouveaux Yaôkai.

Akimoto et Arikasa maintenant de nouveau seul avec la créature, ils allaient pouvoir tenter quelque chose. Mais quoi ? Les deux hommes allaient devoir faire vite, puisque les créatures allaient surement pouvoir trouver un autre chemin pour les atteindre. Le rouquin rangea son kunai et sortit de son sac une grosse poignée de copeaux de viande séchée. Il tendit la main vers la créature, lentement, sans geste brusque, mais cette dernière claqua des crocs en grognant. « Je crois qu’elle ne m’apprécie pas trop comme je l’ai blessée. Tu serais peut-être mieux placé pour tenter le coup. » dit-il en reculant d’un pas, laissant la place et l’opportunité à son cousin d’agir.


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Mer 23 Aoû 2017 - 14:21


L’étroitesse des lieux et malgré leur robustesse incontestable, il s’avérait assez délicat pour Arikasa d’utiliser ses compétences au ninjutsu qui étaient bien trop destructrices. Ne lui restait plus que ses connaissances en kenjutsu et en corps à corps qui devraient être en fait suffisantes pour se protéger de ces animaux. Le panel de son cousin semblait un peu plus étoffé, ou adapté. Son choix face aux nouveaux assaillants fut des plus judicieux et leur ferait assurément gagner un temps précieux. Après avoir repoussé avec « rigueur » celui qui devait être l’alpha de la meute, Akimoto avait tenté d’appliquer l’idée soulevée par Arikasa. Etant donné le nombre de Yaokaï qui leur faisait face, adopter ce comportement devenait la seule solution, et la plus raisonnable. Encore fallait il y arriver.

La créature maintenant seule devant eux ne semblait pas vouloir se laisser avoir comme ça, enfin, comme l’avait souligné son cousin, peut-être qu’elle se méfiait maintenant de lui. Ce qui prouvait que ces bêtes n’étaient pas stupides et ce qui les rendait sans doute encore plus intéressante aux yeux de Borukan grisonnant. Car, oui, il avait maintenant une idée derrière la tête, les concernant. Outre le fait que, s’ils parvenaient à au moins la calmer les autre ne prendraient sans doute pas eux et aux Iwajins, ces bêtes typiques de Tsuchi pourraient former une défense idéale pour le village. Si ceux-ci avaient décidé, ou s’ils avaient été contraints de vivre dans les sous-sols d’Iwa, autant qu’ils servent à quelque chose. Arikasa acquiesça alors d’un mouvement de tête et prit les quelques morceaux de viandes séchées.

L’instant suivant, il s’approchait lentement, vraiment très lentement de l’énorme Yaokai à moitié accroupi en tendant dans le creux de sa main le peu de nourriture qu’avait emporté avec lui Akimoto. Le Yaokaï restait sur ses gardes. Quoi de plus normal ? Ses poils grisâtres étaient toujours dressés sur son dos et il continuait de « cracher ». Le reste du groupe semblait avoir trouvé un autre chemin. Au loin, on pouvait entendre les pas des autres Yaokai ils se rapprochaient rapidement, et les sons raisonnants contre les parois donnaient l’impression qu’ils étaient encore plus nombreux. Ce qui ne serait pas étonnant… Après quelques secondes devant lui à espérer qu’il accepte ce symbole de « paix » -pouvait-on faire la paix avec un animal ??- Arikasa décida de poser « l’offrande » et reculer de quelques pas.

Sachant à quel point les animaux pouvaient être craintifs et méfiants la plupart du temps, Arikasa savait quel comportement ils devaient adopter afin de… ne pas représenter une menace.

-Maintenant, on ne doit plus bouger, plus montrer aucuns signes d’hostilité. Même lorsque le reste de la meute sera là.

Ajoutait-il avec une assurance terrifiante.



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Ven 25 Aoû 2017 - 19:48

La chose des profondeurs - ft. Borukan Arikasa

Devant les deux Borukan, la créature continuait de cracher et de montrer les crocs. Si elle n’osait pas attaquer les deux baraqués – signe de son intelligence et de sa méfiance – elle ne se montrait pas amicale pour autant. Les Yaôkai étaient des créatures particulièrement rancunières. Le fait qu’Akimoto l’avait blessé avec son kunai en se défendant ne le mettait pas dans une position très confortable. La bête le fixait constamment de ses grands yeux rouges et globuleux, ne portant que très peu d’attention à Arikasa. En reculant et en donnant les quelques victuailles en sa possession à son cousin, Akimoto avait laissé la place à ce dernier pour agir.

Le Borukan grisonnant s’était approché le plus qu’il le pouvait de la créature, mais celle-ci se refusa de prendre la nourriture dans sa main. Elle se contenta de la renifler quelques fois, toujours en gardant ses distances, et d’humecter ses babines de sa répugnante langue mauvâtre. Les Yaôkai étaient peut-être des créatures impressionnantes et terrifiantes d’aussi proche, mais elles demeuraient craintives à l’égard des hommes.

Finalement, le cousin d’Akimoto se contenta de déposer la viande à ses pieds – telle une offrande – avant de prendre du recul très lentement. « Maintenant, on ne doit plus bouger, plus montrer aucun signe d’hostilité. Même lorsque le reste de la meute sera là. » S’il était aisé de garder son calme face à une seule de ces créatures – même la plus grosse – il en serait autrement lorsque les autres les rejoindraient. Ce qui ne devrait plus tarder d’ailleurs. L’écho de leur course à travers les tunnels des égouts se faisait entendre jusqu’ici. Qui plus est, les deux cousins seraient pris au piège si la situation dégénérait. Si le mur de lave qu’Akimoto avait dressé plus tôt les avait protégés du reste de la meute, lorsque les autres arriveraient finalement, il les coincerait ici, bloquant le seul autre accès possible depuis leur position.

Comme le conseilla son cousin, Akimoto rangea finalement son arme. Pour se faire moins imposant, il s’accroupit. Dans cette position, il était plus vulnérable que jamais. Pendant ce temps, l’alpha des Yaôkai s’approcha de leur maigre offrande, reniflant la viande un peu plus. Il se risqua finalement à en prendre un morceau. Pratiquement au même instant, les autres créatures arrivèrent, plus nombreuses qu’à leur départ. Mais combien étaient-ils ?! Comment un aussi grand nombre de Yaôkai avait-il pu vivre aussi longtemps dans les égouts d’Iwa sans que personne ne les remarque avant aujourd’hui ?

À la vue des deux hommes en position de faiblesse, l’une des plus petites bêtes s’avança vers eux, les crocs bien sortis, avec l’intention d’attaquer. Mais à peine quelques pas fait dans la direction des deux shinobis que l’Alpha s’interposa d’un rugissement. Son cri résonna dans tous les tunnels, faisant presque trembler les deux Borukan. Aussitôt, les plus petits prirent du recul, baissant la tête devant l’autorité ultime de leur chef de meute. Ce dernier se pencha enfin, baissant sa garde pour la première fois depuis le début de l’altercation. Il goba la majorité du petit monticule de viande séchée d’une seule bouchée. Du bout de sa patte griffue, il tapota les derniers petits morceaux, en les avançant vers les deux cousins. « Je crois…je crois qu’ils ont simplement faim ? » Akimoto fouilla l’ensemble des poches et des pochettes de son attirail, à la recherche de la moindre petite chose à leur donner à manger pour valider sa théorie. Après quelques secondes, il trouva finalement enfoui dans la poche de son manteau un dernier petit morceau de viande. Sans s’avancer, le rouquin tira sa trouvaille au pied de la créature qui se jeta aussitôt dessus. « Ce doit être le manque de nourriture qui les a rendus agressifs…Tu penses…tu penses qu’on pourrait les domestiquer si on leur trouve à manger ? » dit-il d’un ton neutre à Arikasa.


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Ven 25 Aoû 2017 - 20:43
Certaines espèces animales, notamment celles vivant en meute, étaient douées d'un respect de la hiérarchie bien plus prononcé que les humains. Les Yaokai en faisaient parties, visiblement. Arikasa l'avait parié, et ce coup de poker avait porté ses fruits. Si l'alpha n'attaquait pas, alors ses subordonnés attendraient, à l'image des loups. Le Borukan était donc... assez content qu'adopter une attitude pacifiste plutôt qu'un comportement plus belliciste conduise à une probable future relation bénéfique entre les Iwajin et ces animaux hors normes. Oui, Arikasa avait déjà une idée bien précise de ce à quoi pourraient servir ces Yaôkai, et, Aikimoto semblait aussi commencer à voir se dessiner le projet un peu fou du "grisonnant". Il observa donc son cousin tentant de déceler chez lui ce petit éclat de lumière indiquant le passage temporaire d'une idée géniale, car ce qu'il allait lui dire, en était une, sans conteste!

-Je pense que c'est faisable. C'est même la meilleure chose à faire. Il ne doit pas y avoir meilleur système d'alarme dans tout Tsuchi.

Les nourrir, les apprivoiser, les domestiquer, les dresser... Les transformer en défense souterraine du village... Une aubaine en quelques sortes. A son tour Arikasa sortit quelques victuailles normalement prévues pour sa collation, et les abandonna devant la bête grisâtre afin de renforcer leur première approche, leur premier lien. Le plus gros, celui qui les avait d'une certaine façon protégé d'une situation plus que délicate, emporta alors l'ensemble des "dons" dans sa grande gueule et prit la fuite sans se retourner, entrainant avec son armée visiblement affamée. Après quelques secondes, les derniers échos, et plus un bruit ne se fit entendre. Les deux Borukan se retrouvaient seuls, comme si rien ne venait d'arriver. Seul le mur de basalte qu'avait dressé Akimoto prouvait que rien n'était sorti de leur imagination... Ou alors... C'était un puissant genjutsu... Hum... Non, fallait pas abuser non plus.

-Un tel nombre de Yaokai, au même endroit... Personne ne les a remarqué avant cette nuit.. Ils ne doivent pas être là depuis très longtemps. Et, ce n'est pas leur habitat naturel. C'est plus étrange non ? On pourrait presque croire qu'ils sont venus ici pour... se réfugier.

adressa-t-il d'un ton interrogateur à son cousin, l'invitant de ce fat à réfléchir à cette éventualité, ou une autre. Après tout, s'ils étaient là, c'était davantage pour enquêter que pour chasser le Yaokai. Depuis le début l'idée que cette espèce n'avait rien à faire ici prédominait... Il leur faudrait donc, surement, chercher un peu plus loin, un peu plus profondément...

-Il y a deux choses que me gênent dans tout ça, par où sont-ils passés; et surtout, pourquoi sont ils venus ici ?


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Lun 28 Aoû 2017 - 20:33

La chose des profondeurs - ft. Borukan Arikasa

« Je pense que c'est faisable. C'est même la meilleure chose à faire. Il ne doit pas y avoir meilleur système d'alarme dans tout Tsuchi. » L’idée émise par son cousin qu’Akimoto trouvait au départ complètement folle commençait à cheminer dans son esprit et à avoir de plus en plus de sens. Si au départ il ne l’avait accepté que dans l’idée de survivre à cette altercation dans les égouts, maintenant qu’il y réfléchissait, le rouquin était convaincu qu’ils tenaient quelque chose de potable. Si les deux Borukan étaient capables de retourner cette situation à leur avantage et qu’ils jouaient correctement leurs cartes, peut-être seraient-ils en effet en mesure de fournir un nouveau moyen de défense pour le village d’Iwa. Une unité de défense souterraine, complètement chaotique et imprévisible…Mais pour cela, Akimoto et son cousin devraient faire plus que les nourrirent de quelques maigres victuailles.

À son tour, Arikasa plongea sa main dans ses affaires pour trouver de quoi offrir à manger à la créature Alpha. Cette dernière accepta la nouvelle offrande avec sa grande gueule dentée, puis elle déguerpit avec les siens. Rapidement, l’écho de leurs pas et de leurs couinements disparut dans le lointain des tunnels, laissant les deux cousins dans un silence et une noirceur déconcertante.

« Un tel nombre de Yaôkai, au même endroit... Personne ne les a remarqués avant cette nuit... Ils ne doivent pas être là depuis très longtemps. » Son cousin soulevait un bon point. Akimoto y avait lui-même réfléchit un peu plus tôt alors que les deux hommes cherchaient la cause des dérangements du boulanger en surface. Il était environ une petite dizaine de créatures. Si l’attaque chez le boulanger était bel et bien leur première excursion en surface, cela voulait dire qu’il n’avait manqué de nourriture que très récemment. Il était bien difficile d’estimer le nombre de rats, d’opossums ou de rongeurs qui pouvaient vivre ici-bas…Quelques milliers peut-être ? Pour une dizaine de créatures aussi voraces, cela ne représentait que quelques jours de rations. En étant généreux, Akimoto estimait que les Yaôkai devaient squatter les égouts depuis moins d’une semaine.

« Et, ce n'est pas leur habitat naturel. C'est plus étrange non ? On pourrait presque croire qu'ils sont venus ici pour... se réfugier. » Un autre bon point de la part du Borukan grisonnant. Les Yaôkai vivaient dans les hauteurs, sur les falaises rocheuses des montagnes, près des sommets la plupart du temps. Pourquoi être venu jusqu’ici ? Akimoto n’avait pas connaissance d’aucun dérangement important dans les montagnes adjacentes au village. Depuis la transformation des hauts-plateaux par le clan Borukan et l’établissement des tunnels reliant les sources souterraines d’eau aux aqueducs du village, aucun travail officiel n’avait eu lieu dans les montagnes. « Il y a deux choses que me gênent dans tout ça, par où sont-ils passés ; et surtout, pourquoi sont-ils venus ici ? » Tout cela était bien étrange…

« Pour que des Yaôkai fuient leur habitat naturel, c’est que quelque chose de gros doit les avoir dérangés dans les montagnes… » répondit Akimoto d’un ton et d’un air tout aussi interrogateur que celui de son cousin. Il se gratta la barbe, faisant mine de réfléchir. Les possibilités étaient infinies. Un nouveau prédateur ? Un éboulement naturel ? Un campement de bandits ? Les deux montagnes n’auraient pas de réponse à moins de se rendre sur place. « À moins de n’être venu ici depuis la surface, ce dont je doute étant donné qu’ils auraient dû passer par le village…Je ne vois qu’une seule autre possibilité. Ils ont dû descendre jusque dans les égouts depuis les montagnes via la rivière souterraine qui sert d’alimentation aux aqueducs et aux égouts. Ils ont dû y accéder à partir d’une grotte quelque part dans les hauteurs des sommets plus proche de leur habitat naturel. »

Akimoto reprit sa lanterne – heureusement toujours allumée – et tenta de mener le duo jusqu’à leur point d’entrée dans les égouts. Après ce qui sembla être une éternité, les deux Borukan arrivèrent finalement dans la grande pièce centrale qui servait de distributeur d’eau, là où tous les tunnels des égouts radiaient aux quatre coins du village et l’endroit par lequel ils étaient descendus depuis la surface. En face d’eau, un énorme tunnel s’enfonçait sous la montagne, creuser à même le roc. En son centre, une véritable rivière au courant plutôt fort s’écoulait, ne laissant qu’un maigre mètre de pierre et part et d’autres pour pouvoir s’aventurer plus loin sans être mouillé. Akimoto regarda son cousin avant de s’y aventurer. « Il est temps d’aller jusqu’au fond de toute cette histoire… »


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La chose des profondeurs - [Borukan Akimoto]

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